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 Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)

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MessageSujet: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptyJeu 17 Juil - 18:07

Ils étaient lancés. Kazoku et Izawa allaient remettre sur pied le jeune Chuunin, l’aider à reprendre son apprentissage. Le tuteur avait été surpris par la déclaration de son protégé, ses mots n’étaient pas tombés dans l’oreille d’un sourd étant donné leur intensité. Ils avaient comme raisonné dans l’espace temps, invoquant les dieux de l’aider. Kazoku était loin d’être un dieu mais il lui jura de faire tout ce qui était en son pouvoir. Izawa suivit, fidèle à son ami, toujours là pour lui, comme il le sera toujours pour elle.

Peut-être avaient-ils du boulot sur la planche, mais tout d’abord il leur était indispensable de le faire se reposer. Il n’était pas encore apte à se donner à fond, une semaine de repos lui ferait du bien, rechargerait ses batterie, testant également sa volonté. Même si Kazoku n’en doutait pas.

Arai venait de sortir de l’hôpital. Il y avait laissé son tuteur et ses parents, rentrant à ses appartements avec son amie.

[Izawa] « Tu as… vraiment décidé de suivre la voie de ton père ? Malgré ce qu’il lui est arrivé ? »

[Arai] « Tu sous entendrais que c’est sur le chemin de la connaissance médical, ou de son application, que mon père est devenu ainsi ? Comme une sorte de … malédiction ? Tu sais, nous ne sommes plus des primitifs, ce genre de croyance ne m’est pas permis. Je suis un scientifique et c’est dans cette optique que je continuerais ma vie. La science médicale a encore beaucoup à dire, je serais l’un de ceux qui seront ses interprètes. »

[Izawa] « Tu te méprends, je voulais simplement dire que c’est peut-être son acharnement qui lui a coûté ce ‘châtiment’. Comme s’il en avait trop appris. Lui aussi était excellent, peut-être trop. »

[Arai] « Dans ce cas qu’ils viennent me chercher. »

Izawa senti une légère tension. Elle préféra changer de sujet.

« Tu as un traitement à respecter ou pas durant les prochains jours ? »

Ils arrivèrent sur le pas de la maison. Izawa en ouvrit la porte, elle possédait les clés depuis plusieurs années, au cas où. Tout deux pénétrèrent l’habitat, et ressortirent aussitôt dans le jardin. Ils s’assirent sur un rocher d’une hauteur moyenne, bercés par la mélodie du bassin et de son écosystème.

[Arai] « Etant donné que je suis médecin, je dois me faire deux fois par jour la technique de régénération pendant dix à quinze minutes. Des médicaments viennent en compléments, ils sont dans ma sacoche. Si tu pouvais m’en sortir un de chaque, sauf le rose, tu m’en prends deux. Merci. D’ailleurs il est l’heure. »

Le chuunin retira sa chemise et découvrit ainsi ses blessures. Malaxant préalablement son chakra, il se concentra un instant et activa les sceaux. Trois billes vertes apparurent dans le creux de ses mains et se mirent à virevolter autour de lui. Pendant les dix prochaines minutes elles allaient parcourir son corps à la recherche de plaies à combler. Izawa revint un verre d’eau à la main, les pilules dans l’autre. Elle tendit le tout à Arai qui les prit de bon cœur et les consomma.

Durant le traitement, Izawa s’écarta et s’assit dans un coin tranquille. Elle aussi se concentra, cherchant à améliorer son rapport avec son chakra. La rapidité avec laquelle elle pouvait compter sur lui. Chaque jour elle travaillait cette symbiose.

Ils finirent en même temps, Arai fit disparaître les billes de chakra, remit sa chemise et alla ranger le verre. Une fois arrivé dans la cuisine Izawa le rattrapa, éveillée après sa méditation.

[Arai] « Tu as des nouvelles de nos camarades ? »

[Izawa] « Comme je te l’ai déjà dit Aniko est parfaitement rétablie, Kazoku s’est chargé d’elle en un rien de temps. Elle et Kurotsu sont déjà en train de s’entraîner dur pour m’égaler ! Qu’ils sont adorables ! Ils n’ont aucune chance. Bien entendu, toi il te faudra un peu plus de temps. Surtout pour ce qu’on te prévoit. Quant à moi et bien je vais bien. Je travaille toujours mon Chidori. Peut-être m’attaquerais-je un jour au Raikiri, qui sait ? Ces techniques me transcendent ! »

[Arai ] « Tu as bien de la chance. Je n’y toucherais sûrement jamais. Et puis je préfère me consacrer corps et âme à la médecine. Je serais un soutien puissant pour l’équipe. Je ne vous trahirais plus. Puisque je ne peux pas bouger, pourrais-tu m’apporter des ouvrages pour que j’en étudie au moins les théories ? »

[Izawa] « Non mais tu te moques de qui là ? Personne n’a dit que tu ne pouvais pas bouger d’ici ! Tu vas te sortir les doigts du cul et y aller tout seul à la bibliothèque ! Tu pourrais même aller rendre visite aux professeurs de l’académie. »

[Arai] « Oulah ne m’en demande pas trop. Tu sais quel associable je suis ! Mais bon, il faudra bien que j’y aille un de ces jours. »

[Izawa] « Sur ce, j’ai un entraînement quotidien à respecter ! On se revoit ce soir. »

Et c’est toute souriante qu’elle quitta les lieux, laissant planer son doux parfum derrière elle. Arai alla s’installer dans sa chambre, méditant sur les événements à venir.

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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptyVen 25 Juil - 16:32

[Ako : Suite d'une merveilleuse et larmoyante idylle]

La nuit était tombée depuis quelque temps déjà, et les étoiles qui la pointillaient étaient à demi recouvertes des habituels nuages de Kumo. Géants d’humidité, ils ne disparaissaient que rarement du ciel, faisant alors de la météo une caractéristique propre au pays. Mais par chance il ne pleuvait pas. Enfin, pas dans l’atmosphère. La pluie, voire l’orage, retentissait dans les cœurs d’hommes et de femmes ce soir. Certains s’infligeaient eux-mêmes le châtiment, enfermés dans leur paranoïa autodestructrice, d’autres souffraient à deux, pris dans un ouragan de mal être dont le partage forcé pouvait être autant salvateur que fatal. La distance n’était en rien un remède à ce genre de tempête émotionnelle. Accoudés l’un à l’autre malgré l’espace les séparant, Asuna et Arai semblaient s’être laissé emporté par la marée, emprisonnés tous deux dès lors derrière les barreaux de leurs propres actes, non forcément conscients et volontaires.

Les deux jeunes adultes avaient encore beaucoup à apprendre sur la vie, et les émotions qui font qu’elle existe. Non pas que deux autres personnes d’un âge supérieur n’auraient pas fait les mêmes erreurs, chaque expérience est différente. La leur venait de commencer.

Arai n’avait jamais vraiment connu ça avant. C’était d’ailleurs étrange, cette personne, il ne la connaissait pas. Une seule demi-journée aurait suffit à les attacher ainsi ? Bien entendu, il pensait être le seul des deux à être mal en cet instant. Et il ne pouvait pas savoir qu’il se trompait. Un lien était né entre eux aujourd’hui et c’est à cause de celui-ci qu’ils avaient vécu cette discorde, et à cause de lui qu’ils allaient encore en vivre dans les temps à venir.

Le jeune homme s’était enfui, lâchement selon certaines pensées, mais lui préférait se préserver. Ou n’était-ce qu’un moyen d’extérioriser son mal-être crier ainsi, silencieusement, un appel à l’aide ? Il n’avait pas réfléchi à la question. Qui donc l’avait fait ? Une seule personne. Asuna n’était pas indemne dans cette histoire. Prise de remords, elle s’était rendu chez lui, ne pouvant pas fermer l’œil dans ces conditions. Une fois devant sa porte, elle hésita à frapper, allait-elle le voir lui ? Ou quelqu’un d’autre habitait ici… ? Ne sachant pas comment procéder, elle répéta une ultime fois ce qu’elle aurait aimé lui annoncer.

[Asuna] – Euh... Arai-sensei, je... euh... à propos de ce qu'il s'est passé tout à l'heure... je veux dire... enfin... Aaaaaaaah !!!! Pourquoi c'est si difficile ?! Pourquoi je me suis comportée comme une imbécile aussi ?! Qu'est-ce qu'il m'a pris de lui parler de la sorte ?! Asuna, t'es vraiment qu'une idiote...

Raisonnant dans la nuit, ces mots ne tombèrent pas dans l’oreille de n’importe qui. Mais ces oreilles n’étaient pas celles qu’Asuna aurait pu espérer. Une jeune femme ouvrit la porte, perturbée par la voix qu’elle venait d’avoir entendue. Les yeux assombris par l’inquiétude évidente, Izawa regarda la jeune inconnue, puis compris. Tout s’était assemblé dans sa tête.

[Izawa] – Je suis désolée, Arai n’est pas là. Il n’est d’ailleurs pas rentré de la journée… J’imagine qu’il m’est inutile de vous demander où il s’est rendu.
En tout cas, à en croire vos vêtements, votre souffle coupé et vos yeux pétillants, vous devez être activement à sa recherche. Pas comme moi qui n’ait fait qu’attendre son retour ici. Si le cœur t’en dit, attendons à l’intérieur. Il y fera moins froid.


Un bruit de pas résonna dans la rue alors que les deux jeunes filles étaient toujours sur le pas de la porte. Toutes les deux eurent le réflexe d’élever leurs yeux dans la même direction, mais toutes deux furent comme déçues. Ce n’était pas Arai qui rentrait, mais Kazoku, son tuteur, après une dure nuit à l’hôpital.
Celui-ci s’approcha de la maison visiblement animée malgré l’heure tardive. A peine avait-il passé la barrière de bois qu’il dévora délicatement le silence pesant de sa voix adulte et posée :

[Kazoku] – A vous voir attendre sur le pas de ma porte, dois-je en comprendre que vous devriez être trois et non deux ? Et si j’en saisi l’expression sur vos têtes, ce n’est pas moi l’élu de votre espoir commun. Izawa, ton jumeau n’est donc pas rentré…
Quant à vous jeune demoiselle, je me présente, Kazoku, je suis le tuteur d’Arai. Et voici Izawa, sa dite jumelle. Ils font partis de la même équipe.


Izawa sourit à Asuna, gênée d’avoir peut-être laissé un suspens s’être installé quant à son rapport avec Arai, ne s’étant pas présenté plus tôt. Elle ouvrit alors chaleureusement la porte, invitant les deux arrivants à se réchauffer à l’intérieur.

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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptyVen 25 Juil - 20:39

Ce qui était en train de se passer sous yeux allait un peu trop vite pour Asuna. Il y avait à peine une seconde, elle était plantée toute seule dans la ruelle sombre et silencieuse puis d'un coup une jeune femme avait ouvert la porte qu'Asuna avait tellement hésiter à frapper dessus. L'habitante informa la demoiselle qu'Arai n'était toujours pas rentré et qu'elle attendait son retour également.

A ces paroles, Asuna ne put s'empêcher de ressentir un pincement au niveau de sa poitrine. La demoiselle ne pouvait s'empêcher de se demander quelle pouvait bien être sa relation avec Arai, pour qu'elle ait les yeux remplis d'inquiétude? Asuna décida de ne pas poser la question à la jeune femme, après tout, ce n'était pas ses oignons. Qui était-elle pour venir poser des questions sur la vie d'Arai? Elle n'en avait aucunement le droit.

Elle ne s'était pas totalement remise de l'apparition de la jeune femme par la porte de la maison d'Arai, qu'un son retentit dans le silence de la ruelle. Mûe par une impulsion, Asuna, ainsi que l'autre demoiselle, leva les yeux en direction de la provenance de ces bruits de pas. Elles ne s'étaient pas concertées, leur inquiétude commune avait simplement pris les commandes de leurs réactions.
La personne à l'origine de ces bruits de pas ne tarda pas à se montrer. Il s'agissait d'un homme plus âgé qu'Asuna, et qui semblait habiter dans la maison d'Arai également. Ce dernier s'arrêta sur le pas de la porte, et résuma fort bien la situation des deux jeunes demoiselles et se présenta, ainsi que l'autre fille. Ainsi, Asuna faisait face au tuteur d'Arai, Kazoku et la jeune femme s'appelait Izawa. Elle fût présentée en tant que jumelle d'Arai. Silencieusement, le pincement au niveau de la poitrine se calma un peu et Asuna se sentit un peu plus soulagée, allez savoir pourquoi.

Ce soudaine soulagement entraina la jeune élève dans une introspection sur ces sentiments. Elle ne connaissait le Chuunin que depuis aujourd'hui, enfin en réalité elle l'avait déjà croisé plusieurs fois à l'académie mais elle ne lui avait pas vraiment parlé, jusqu'à ce soir. Jamais Asuna ne se serait doutée qu'elle tisserait des liens aussi rapidement avec le Chuunin, et encore moins des liens aussi puissants à son égard.

La demoiselle ne s'était jamais réellement attachée à quelqu'un, son père adoptif mis à part. Ce n'était pas qu'elle ne le désirait pas, mais à chaque fois qu'elle était sur le point de s'attacher, l'inconscience d'Asuna la faisait automatiquement prendre de la distance vis-à-vis de l'individu. Son père supposa que cela était dû à son passé: ses proches ayant tous été tués sous ses yeux, Asuna redoutait de tisser des liens avec les gens autour d'elle de peur qu'ils ne finissent par connaître le même sort que ses proches.
Mais Asuna s'était inconsciemment attachée au Chuunin. Bizarrement son inconscience n'avait pas pris le relais cette fois-ci, et à cause de cela, ou grâce à cela suivant le point de vue, le blocage d'Asuna ne se déclencha pas et la demoiselle ayant pu développer, à partir de là, son attachement à l'égard d'Arai.

La jeune élève elle-même ne savait pas réellement où elle en était, et jusqu'à quel point elle tenait au Chuunin. Sa réaction de l'instant était la preuve qu'elle considérait le ninja plus, beaucoup plus qu'une simple relation. Et ses sentiments contradictoires durant toute la mission ne faisait qu'affirmer qu'elle ne le voyait plus du tout comme son simple supérieur hiérarchique... mais alors qu'était-il pour elle? Asuna décida qu'elle ne parviendrait pas à regler la question ce soir: sa tête était trop remplie d'interrogations, et son coeur subissait l'assaut de sentiments contradictoires. La demoiselle savait qu'il lui fallait repenser à tout ceci à tête reposée... et ce n'était pas le cas, en cet instant.

Izawa ouvrit plus grandement la porte, invitant Asuna à entrer dans la maison afin d'attendre Arai au chaud. La jeune fille ne savait pas si elle pouvait accepter, elle n'avait aucune raison, et encore moins le droit d'imposer sa présence aux deux personnes qui lui faisaient face. Mais l'envie de voir Arai prit le pas, et Asuna entra dans la propriété, non pas sans avoir remercier humblement Izawa et Kazoku de leur hospitalité.
Une fois à l'intérieur, Izawa servit le thé, accompagné par des gâteaux. Encore une fois, Asuna remercia la demoiselle et but une gorgée de la boisson qu'on lui avait si généreusement servi. Kazoku, avait disparu, probablement était-il allé prendre une douche et se changer, pensa Asuna. Il lui semblait que l'homme venait de rentrer d'une journée bien fatiguante et la jeune femme se demanda si elle avait bien fait d'entrer dans la maison. Kazoku était surement épuisé, et ne souhaitait qu'une chose: se reposer tranquillement mais la présence d'Asuna l'en empêchait.

Même si elle était parfaitement consciente de la gêne qu'elle était en train de causer aux deux habitants de la maison, Asuna ne souhaitait pas partir... elle ne pouvait pas encore partir. Elle devait lui parler, mettre les choses au clair avant de quitter la maison d'Arai. Mais avant cela, une question torturait l'esprit d'Asuna et elle ne pouvait s'empêcher de la poser, afin de s'en libérer.

¤Asuna¤
Izawa-san, quel est réellement votre lien avec Arai-sensei? Je veux dire, êtes-vous réellement sa jumelle, sa véritable soeur ou...

Asuna laissa sa question en suspens, elle n'eut pas la force nécessaire pour finir sa question. Les mots ne voulaient pas sortir de sa bouche, de peur de les rendre réels. Izawa se retrouva donc avec une demi-question sur les bras.

*Pourquoi est-ce que je pose cette question... Qu'est-ce qui me prend, tout à coup?*

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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptyLun 28 Juil - 19:00

Izawa fit donc rentrer les deux personnes qui stagnaient sur le pas de la porte. Kazoku ne tarda pas à disparaître, la journée ayant été difficile il chargea discrètement Izawa de s’occuper de leur convive en attendant qu’Arai ne rentre, s’il rentrait. Car Kazoku le connaissait un minimum depuis le temps, si Arai avait disparu et qu’une jeune femme était en cause, il ne réapparaitrait pas de suite. Il ne dit pourtant rien, préférant laisser Arai régler ses propres problèmes. Il monta alors les escaliers et entra dans la salle d’eau. Se rafraichissant, il décompressa de sa journée. Quel était cet homme qu’Arai venait de lui apporter ? Etait-ce un bohémien attaqué dans sa roulotte comme l’avait indiqué Arai ? Ou avait-il dissimulé la véritable identité du blessé, Kazoku n’étant pas seul durant l’échange qu’ils avaient eu. A en voir les vêtements et bijoux qu’il portait, ça n’était pas un pauvre homme, ses sous-vêtements, qu’ils ont dû lui retirer, étaient quant à eux bien plus que douteux. Ceci dit, ils n’avaient pas à juger de ces choses là, il le savait bien, mais ça en indiquait long sur la personne, sur ce qu’elle faisait, ou pensait. Persuadé de voir Arai le lendemain Kazoku quitta la salle d’eau et rentra dans sa chambre.

Izawa resta alors avec Asuna, tandis que le tuteur de l’absent partait se coucher. La jeune femme, qui n’habitait même pas ici, se chargeait très bien de l’accueil de la kunoichi. Sachant où se trouvait tout se dont elle avait besoin, elle put lui préparer un thé et lui servir quelques gâteaux pour l’accompagner.
Alors qu’elle était encore dans la cuisine, Izawa s’arrêta, réfléchissant à tout ça. Arai avait-il vraiment disparu ? Où était-il dans sa chambre, rentré en douce pendant que le trio de ninjas s’attardait devant la porte d’entrée ? Non, il n’aurait pas osé ne serait-ce qu’apparaitre à l’autre bout de la rue, en grand lâche qu’il avait toujours été. Arai avait beau être un ninja comme tous les autres, c'est-à-dire tourmenté par ses problèmes de famille, il n’en restait pas moins un homme, enfin un jeune homme. Il devait assumer ses actes et ses dires. D’ailleurs… Ne serait-il pas en ce moment même avec son père et sa mère, à l’hôpital, s’étant réfugié dans les bras de ses parents. Izawa était inquiète, car Arai aurait très bien pu, également, se blesser ou s’être fait enlevé. Mais la probabilité que ce genre de choses n’arrive était très faible, et un enlèvement nécessite des raisons, qui n’étaient pas existantes dans son cas. C’est pourquoi elle ne se morfondait pas dans le vide qu’il laissait ce soir. Elle avait simplement mal pour lui, pour ce qu’il pouvait ressentir, étant donné les probables raisons de son absence.

Izawa se ressaisit et apporta le thé et les gâteaux à Asuna, elle lui en servit un tasse et attrapa un biscuit qu’elle dévora silencieusement. Asuna remercia ce qu’elle pensa être son hôte et bu une gorgée du breuvage. Izawa ne se priva pas de finir sa tasse d’une traite. C’était à son habitude, cependant elle pensa un instant qu’Asuna aurait pu mal le prendre. Elle chercha alors à briser le silence en s’expliquant mais elle fut devancée. La kunoichi en yukata la prit de court.

[Asuna] – Izawa-san, quel est réellement votre lien avec Arai-sensei? Je veux dire, êtes-vous réellement sa jumelle, sa véritable soeur ou...

Et la suite ne vint pas. Mais ça n’était pas un problème, Izawa n’en attendait pas, et d’ailleurs elle ne put s’empêcher de rire, discrètement tout de même. Son regard pétillant se posa sur les yeux d’Asuna et, se calmant, elle répondit :

[Izawa] – Quelle est la réponse que tu souhaiterais entendre, jeune kunoichi ?

Un clin d’œil en sa direction indiqua qu’Izawa avait bien compris le fond de sa question. Elle sourit d’autant plus afin d’apaiser les probables tensions naissantes. Elle reprit alors.

[Izawa] – Tout d’abord, saches que je suis une amie, intime certes, mais une amie d’Arai. Rien de plus, hormis le fait qu’on fait parti de la même équipe depuis ses débuts. Je n’habite donc pas ici, enfin pas vraiment. Disons que j’aime venir le voir, car on partage beaucoup de choses, et que Kazoku et moi nous nous entendons bien. Du coup, je suis la bienvenue dans cette maison, et ce depuis un moment déjà. Je n’ai aucun rapport au-delà d’une amitié forte avec lui… Quant à toi, si tu veux me prendre mon p’tit bonhomme, va falloir commencer par te présenter, tu ne penses pas ?

Elle sourit de nouveau, se resservit une tasse de thé et en proposa à cette jeune femme dont elle ne connaissait pas le nom… Erreur de stress probablement. D’où le fait qu’Izawa n’avait ajouté aucun reproche à sa remarque précédente.

[HRP: Désolé, tant d'attente pour un si petit post... =(]

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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptyLun 28 Juil - 22:20

[Pas grave =), je ne pense pas que ce post soit meilleur ^^"]

Izawa-san avait tout de suite vu clair dans son jeu. La jeune Asuna était-elle aussi transparente que cela? Tout le monde parvenait-il à lire en elle, et à deviner ses plus profonds sentiments ou était-ce simplement qu'Izawa possédait une intuition féminine très développée? Difficile de répondre à de telles questions, surtout que la jeune demoiselle était certaine qu'il y avait un peu des deux: son état d'esprit actuel influait surement sur sa manière d'être, d'agir et peut-être même de parler et la jeune femme qui lui faisait face devait certainement posséder un sixième sens, ou quelque chose du genre.

Izawa lui avoua toute la vérité sur la relation qu'elle entretenait avec Arai. Ainsi, elle était une amie, une amie très proche mais elle-même déclara que leur relation ne dépassait pas les frontières de l'amitié et ce, même s'il s'agissait d'une amitié très profonde. Asuna voyait à présent pourquoi Kazoku avait employé le terme de jumeaux.
Pour un peu, la déclaration à laquelle Izawa venait de se livrer aurait fait pousser un grand soupir de soulagement dans le coeur d'Asuna. Au fur et à mesure que la jeune femme s'exprimait, Asuna sentait son coeur s'alléger de plus en plus sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi. En réalité, elle le savait -tout son être le savait- mais Asuna se refusait de reconnaître. Ce n'était pas encore le moment, se dit-elle.

La demoiselle piqua un fard lorsqu'Izawa lui rappela qu'elle ne s'était toujours pas présentée, malgré le fait qu'elle lui ait posée une question très personnelle. Asuna était réellement gênée: elle avait tant de choses à penser qu'elle en avait oublié les principes même de la courtoisie. Asuna exécuta une courbette en signe d'excuse.

¤Asuna¤
Je suis vraiment désolée... Je m'introduis chez vous, enfin je veux dire, chez Kazoku-sama alors que je ne me suis même pas convenablement présentée. Je m'appelle Asuna Kagurazaki, encore que je ne suis même pas certaine que cela soit mon véritable nom. Le fait est que suite à un violent choc émotionnel durant mon enfance, je suis devenue amnésique et c'est pourquoi je ne me souviens que de ces trois dernières années, à partir de l'instant où mon père adoptif m'a retrouvé et élevé.

Elle avait annoncé cette anecdote avec un léger rire, soulignant le fait que cela ne la dérangeait pas réellement de ne plus avoir les souvenirs de ses premières années. Elle continua sa présentation avec un doux sourire dessiné sur ses lèvres, et une voix claire et chaude.

¤Asuna¤
A vrai dire, je ne suis pas kunoichi. En réalité, je ne suis encore qu'une étudiante qui aspire à le devenir. Je pense avoir tout dit de ma personne. Mais ne vous méprenez pas, Izawa-san, je n'ai aucune intention de vous enlever Arai-sensei. Je suis simplement venue m'excuser auprès de lui pour ma conduite déplorable de ce soir. Je ne sais pas vraiment ce qui m'a pris sur le moment, mais je lui en ai voulu pour plusieurs choses alors qu'il ne faisait seulement que son travail. Je me suis comportée comme une enfant égoïste, capricieuse...

La demoiselle avoua la raison de sa venue à Izawa les yeux baissés, telle une enfant pris en faute. Elle n'osa pas regarder la jeune femme assise en face d'elle dans les yeux, Asuna semblait avoir son regard focalisé sur la tasse de thé qui fumait devant elle. Elle craignait de lire dans les yeux d'Izawa un regard hautain et méprisant à son égard. Un regard qui signifierait qu'elle veillerait à tenir Asuna loin d'Arai, afin qu'elle ne puisse plus avoir la possibilité de le blesser de la sorte. Et s'il y avait une chose qu'Asuna refusait de penser, c'était bien de ne plus pouvoir approcher le Chuunin. Rien qu'à l'évocation de cette idée, la jeune femme sentait son coeur se tordre et les larmes lui monter aux yeux.

¤Asuna¤
C'est pourquoi j'ai pris la décision de venir voir Arai-sensei afin de m'excuser de mon comportement. Je ne voudrai pas qu'il ait une mauvaise opinion de moi parce que je ne supporterai pas l'idée de voir de l'indifférence dans ses yeux lorsqu'il me regardera. Vu le comportement que j'ai eu avec lui aujourd'hui, vous n'avez aucune raison de vous inquiétez, Izawa-san, il n'y a aucune raison pour qu'Arai-sensei vous soit enlevé... et encore moins par une personne comme moi.

Asuna finit son discours avec une voix où l'on pouvait distinguer un regret profond et des remords plus grands encore, et ses yeux exprimaient la tristesse de la perte de la chose la plus précieuse pour la demoiselle. Asuna ne fondait pas de grands espoirs sur l'avenir de ses relations avec le Chuunin, et tout cela était de sa faute. La jeune femme se ressaisit et but d'une traite, comme l'avait faite son hôte précédemment, la tasse de thé qu'elle lui avait servi. Puis elle leva les yeux vers Izawa et conclut véritablement son discours, avec un sourire à demi-forcé.

¤Asuna¤
Arai-sensei mérite quelqu'un de bien, de vraiment bien. Une personne forte et fière, qui saurait le soutenir et le réconforter. J'aurais aimé, sincèrement et véritablement aimé être cette personne mais je ne suis qu'une fille faible, une simple fille qui n'est même pas capable d'avouer qu'elle éprouve des sentiments envers une personne, et qui se comporte comme la pire des pestes face à lui. C'est la raison pour laquelle je ne pense pas avoir le mériter, et encore moins le droit, de vous enlever Arai.

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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptyVen 1 Aoû - 2:46

[HRP: on enchainerait donc les mauvais post ? :p]

Asuna n’avait pas dit grand-chose en arrivant, mais une fois lancée elle ne s’arrêtait plus. Elle s’était excusée, s’était présentée ainsi qu’un bref résumé de sa vie. Vie qui était étonnement courte, trois ans malgré son âge physique. La jeune fille avait vécu un choc probablement et était devenu à la suite de celui-ci amnésique. Il ne lui restait alors que les souvenirs qu’elle avait accumulés depuis son réveil. Cela doit faire bizarre d’avoir un corps si vieux pour une ‘vie’ si courte. On doit se demander comment s’est créée cette apparence, petit à petit, comment sont arrivées ces cicatrices et autres marquent indélébiles. Surtout pour une jeune femme, ces hormones qui débarquent durant l’adolescence et qui chamboulent tout ce système sans prévenir. Déjà que ça n’est pas facile de constater une perte de sang lorsque l’on vit pleinement, mais ça doit être assez horrible de le vivre lorsqu’on a rien vécu d’autre et qu’on ne se souvient de rien. Asuna avait dû vivre des débuts difficiles et malgré tout, elle en parlait librement et avec le sourire. Son amnésie ne semblait pas la choquer ni la perturber. Peut-être était-ce encore une feinte de l’esprit humain pour se cacher ses propres tristesses… Mais personne ne pouvait le savoir ni le deviner. Peut-être pas même Asuna.

Elle avait enchaîné sur Arai assez rapidement. C’était, de toute manière, la raison de sa venue, et elle avoua le tout à Izawa. Cette dernière écouta attentivement sans pour autant répondre au taquet. Asuna finit par dire qu’elle ne craignait pas leur ‘voler’ Arai étant la personne qu’elle était. De la tristesse se ressentait dans sa voix. Parler d’elle ainsi, et de lui, paraissait si difficile. Elle commença à dire qu’elle ne le méritait pas. Mais qu’est-ce que c’était que cette notion là ? Le mérite. Il n’y a que les jaloux pour dire une chose pareille. Personne ne mérite personne. Lorsqu’un sentiment nait, on le vit ou on ne le vit pas. Et la seule raison à cette négation est l’uni-sens probable d’un tel sentiment. Seulement elle était désemparée devant l’aveu de tout ceci et paniquée elle commença à baragouiner cette histoire de mérite dont elle espérait le sens inexact et non fondé.
Izawa la regardait pendant qu’elle parlait, puis une fois qu’elle eut fini, elle lui servit une nouvelle tasse, la précédente ayant été bue d’un geste bien tremblotant. Elle retourna son regard sur la jeune femme et lui répondit :

[Izawa] – Arrête avec ce genre de propos Asuna. Je ne sais pas qui tu es, même après ces quelques mots, mais tu m’as l’air d’être une personne fort sympathique qui réfléchit et ressent. Bon, tu penses peut-être un peu trop mais ça arrive. Arai est pareil. Il ne sait jamais ce qu’il veut et comment il doit faire pour l’obtenir. Il s’embourbe dans des explications personnelles très floues qui ne le mènent guère souvent à quelque chose. Pour te dire, cela fait trois ans qu’il a n’a pas appris une seule technique il me semble. Les ninjas tout autour de lui, tel moi ou un autre de nos camarades, avons fait de nombreux progrès dans les voix que nous avons choisies. Lui, il est resté bloqué à ses débuts, à se demander s’il avait fait le bon choix, s’il allait réussir ce qu’il s’était donné comme objectif. Mais depuis peu il a repris confiance en lui, bien qu’il ait fallut lui mettre un coup de pied au cul. Même si on aurait tous préféré que ce coup de pied n’arrive pas de cette manière, il est venu, et Arai est allé de l’avant.

Une courte pause lui permis de boire un peu de thé qu’elle s’était servi en parlant. La tasse fit un bruit clinquant au contact de sa soucoupe et Izawa reprit :

Je te dis ça car cela ne s’applique pas qu’à la décision de notre voix, mais aux décisions en général de notre vie. Peu importe ce que peuvent penser les autres, c’est à toi de faire le choix et de trouver la réponse qui te scier le mieux. Je voulais pas te bousculer lorsque je t’ai dit que tu semblais vouloir nous prendre Arai. Ca n’était pas pour t’en empêcher. C’était seulement une introduction à ton rapport avec lui, comme je venais de te présenter le mien, sous ta demande. Cela peut paraître con, mais je m’en fou de ce que tu peux faire avec lui. Qu’il aille s’amuser avec les poules si l’envie le prend ! Comprends-tu ? Si il te plaît, fonce et ne te pose pas de questions stupides quant à l’appréciation de ses proches. Donc, prend le temps de réfléchir avant de te laisser emporter par ton stress. Détend toi, ici si tu le souhaites, cette banquette n’attend que toi !

Izawa lui sourit chaleureusement en tendant le bras en direction de cette dite banquette. Ce n’était autre qu’une armature en métal rembourrée de coussin, sur laquelle elle avait dormi plus d’une fois. C’était assez confortable, cependant la couleur ne lui avait jamais plus. Pas assez exotique selon elle.

Je te propose donc de dormir ici. Ou du moins d’attendre allongée sur ce fabuleux lit d’urgence. Si Arai ne rentre pas tu auras eu tout le temps pour réfléchir, baignée dans un lieu où il vit chaque jour. S’il rentre tu pourras lui parler, ou faire la fourbe et faire semblant de dormir. Le connaissant il ne te réveillerait pas, l’est trop timide le choupinet. Moi je vais rester aussi, mais pas ici, ni dans sa chambre, je te rassure de suite. Depuis qu’ils ont constaté que j’aimais bien être ici sans forcément aimer l’esthétique de ce… lit de dernière minute, ils ont décidé de m’attribuer une pièce a part. Enfin, un placard à balais rembourré de matelas sur les murs !

Quoiqu’il en soit, je vais me débarbouiller. Je suis dans la salle de bain, si tu veux faire de même tu n’as qu’à me suivre. Sinon, le lit est à toi !


Izawa tourna les talons en direction de la salle d’eau, elle n’avait visiblement pas laissé beaucoup de choix à la prétendante ninja. Il ne valait mieux pas laisser les personnes dans ce genre de situation émotionnelle trop longtemps dans la réflexion. Décider certaines choses à leur place leur faisait souvent du bien, même inconscient. Ceci dit, si Asuna désirait partir, elle le pouvait, Izawa avait le dos tourné et la fenêtre de la pièce d’à côté semblait ouverte, étant donné le courant d’air frais que la nuit apportait dans le salon.


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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptyVen 1 Aoû - 19:28

[ C'est ce qu'il semblerait être... x) ]

La première réaction d'Asuna fut de refuser de rester passer la nuit ici: dans sa tête, cela revenait à s'imposer encore plus qu'elle ne l'avait déjà fait en pénétrant dans la maison d'Arai. Mais devant l'insistance et le débit de paroles d'Izawa, la jeune femme ne put opposer qu'une résistance dérisoire que la kunoichi balaya purement et simplement. Aussi, bien que parfaitement consciente qu'elle s'enfonçait encore plus dans la vie des personnes vivant sous ce toit et ce, sans leur consentement réel sauf de la part d'Izawa, Asuna accepta et remercia comme il se devait la kunoichi qui l'hébergeait pour la nuit.
Au fond d'elle, Asuna se sentait soulagée de ne pas être obligée de rentrer chez elle avec tout ce poids dans sa poitrine. Bien qu'une partie s'était envolée pendant la discussion avec Izawa, la plus grosse partie était encore bien présente en elle, faute d'avoir pu rencontrer Arai afin de lui parler. C'était une autre raison d'apprécier la personne qu'était Izawa: cette dernière avait pris les devants, pour le plus grand bien d'Asuna. La jeune demoiselle ne savait pas vraiment si ce qu'elle venait de faire était délibérée de sa part, mais qu'il le fut ou non, Asuna éprouva un grand sentiment de gratitude envers son aînée.

Izawa déclara qu'elle allait se retirer dans la chambre qu'on lui avait attribué, étant donné le fait qu'elle était omniprésente dans la vie de deux hommes de cette maisonée, mais pas avant de s'être rendue dans la salle de bain. Elle invita Asuna à faire de même si l'envie lui en prenait et si c'était le cas, elle n'avait qu'à la suivre afin de savoir où était située la salle d'eau.
Cette dernière lui avoua que comme elle n'avait guère prévu de rester ici cette nuit, elle n'avait aucun vêtement pour pouvoir se changer mais Izawa rassura la petite demoiselle en lui disant qu'elle lui en prêterait un sans aucun problème. Asuna accepta alors bien volontiers de se rafraichir un peu en faisant un petit tour dans la salle de bain, après qu'Izawa y eut terminé ce qu'elle avait a faire. Elle pouvait attendre, rien ne pressait.

Après qu'elle lui eut montré l'emplacement de la salle d'eau de la maison et qu'elle eut terminé ses ablutions, Asuna entra alors à son tour dans la salle de bain. Celle-ci, bien qu'ordinaire, était fort spacieuse et donnait l'envie de barboter dans sa baignoire pendant des heures durant. Asuna déposa ses vêtements de nuit emprunté à Izawa, et commença à défaire le noeud de la ceinture de son yukata. Une fois qu'elle fût complètement dévêtue, la demoiselle plongea dans l'eau tiède et fumante avec un profond bien-être. Asuna bloqua sa respiration et plongea la tête sous l'eau, elle y resta plusieurs secondes afin de profiter du silence que l'immersion aquatique procurait.
La demoiselle resta ainsi jusqu'à ce qu'elle eut atteint sa limite d'apnée, puis ressortit sa tête. Asuna profita de son bain plus longtemps que nécessaire mais la douce température de l'eau semblait réchauffer son coeur froid, en même temps que son corps. Au bout d'un certain nombre de minutes passés dans l'eau, Asuna se dit qu'elle s'était baignée plus que de raison et décida de sortir. La jeune femme se secha à l'aide de la serviette que lui avait tendu Izawa, puis entreprit d'enfiler le vêtement de nuit d'Izawa... qui s'avérait être un yukata. Mais celui-ci, qui était en coton, avait clairement été conçu pour être un vêtement de nuit, contrairement au sien qui avait été taillé dans de la soie, et qui convenait aux moments de fêtes ou de soirée.

Asuna revint dans le salon, vêtue de son pyjama, sa serviette sur la tête afin d'éponger ses cheveux mouillés et son yukata soigneusement plié dans ses bras. Elle déposa ce dernier dans un coin de la pièce, et se dirigea vers la fenêtre qui était encore ouverte. Celle-ci faisait entrer un vent froid qu'Asuna sentait encore plus intensément à cause de ses cheveux humides. La demoiselle passa la tête à l'extérieur et leva les yeux au ciel. Alors que le ciel des nuits précédentes était clair et dégagé, celui de cette soirée était bouchée par de gros nuages qui bloquaient les rayons de la lune. Les étoiles étaient visibles par intermittence et il soufflait un vent vraiment frais pour la saison.

*C'est étrange... Pourquoi ai-je l'impression de voir dans mon coeur en regardant ce ciel? J'ai également la sensation que de gros nuages obscurcissent mes sentiments et m'empêchent d'y voir clair en moi.*

Un courant d'air plus froid que le précédent ramena Asuna dans son corps, et elle en profita pour refermer précipitamment la fenêtre. La demoiselle regarda la pièce dans laquelle elle se trouvait, comme si c'était la première fois qu'elle y mettait les pieds, et s'aperçut que le thé qu'Izawa avait servi avait refroidi. Asuna décida d'en refaire et pour cela, se dirigea vers la cuisine avec le plateau. Etant donné le fait qu'elle était désormais seule, elle jugea inutile de réellement refaire du thé et se contenta de réchauffer ce qu'il restait dans la bouilloire. Puis elle posa de nouveau le plateau sur la table basse, et posa ses jambes en dessous. La demoiselle se versa du thé dans sa tasse et souffla sur le dessus du liquide plusieurs fois avant d'en boire une gorgée.

Une fois le thé fini, Asuna se mit à réfléchir sérieusement aux événements de la soirée. Plusieurs choses s'étaient passées et Asuna n'avait eu aucun controle dessus. Tout s'était enchaîné comme dans un roman au scénario bien ficelé qui ne laissait pas la place aux protagonistes de faire de l'improvisation. Mais en plus d'avoir été nombreux, ces dits événements avaient été épuisants pour la jeune demoiselle aussi, ne tarda-t-elle pas à somnoler au dessus de la table. Tentant de lutter autant que possible contre le sommeil, Asuna finit par perdre le combat et s'endormir sur la table, ses bras croisés en guise d'oreiller.

Le reste de la nuit passa bien vite, sans qu'Asuna ne s'en rende vraiment compte. Mais les rayons du soleil qui filtraient a travers les fenêtres de la piece témoignaient bien du retour de l'astre du jour dans le ciel de Kumo. Asuna ouvrit petit à petit les yeux et repoussa la couverture du haut de son corps: elle avait rudement chaud. Elle regarda ensuite autour d'elle... avant de se rendre compte qu'elle n'était pas dans son appartement. La jeune femme se leva brusquement et se rappela subitement qu'elle venait de passer la nuit chez Arai. Elle se rendit également compte qu'elle était allongée sur le lit que lui avait désigné Izawa la veille, et qu'une couverture était étendue sur ses jambes.

*Je me suis pourtant bien assoupie sur la table non? Je n'ai pas le souvenir de m'être allongée sur ce lit... mais alors... qui?*

En effet, qui avait bien pu déplacer Asuna de la table jusqu'au lit sommaire qui se trouvait à quelques mètres? La demoiselle n'en avait aucune idée mais elle n'eut cependant pas le temps de se questionner plus longtemps sur le sujet.
Un bruit à l'extérieur de la maison attira son attention, et Asuna se dépêcha de se lever. Elle fit son lit et plia la couverture convenablement avant de se rapprocher de la fenêtre qui donnait sur le jardin d'où semblait provenir le bruit. La jeune demoiselle ouvrit la fenêtre et passa sa tête à travers l'ouverture avant de regarder tout autour d'elle. C'est en plein milieu du jardin qu'Asuna aperçut une silhouette. Cette dernière se situant en contre-jour, la jeune femme ne put déterminer à qui elle pouvait bien correspondre aussi, décida-t-elle d'aller voir la personne directement.

Mais avant cela, Asuna se rendit dans la salle de bain afin de se débarbouiller. Pas question pour elle de se montrer à peine réveillée et les cheveux en bataille. Mais alors qu'elle était en train de se coiffer, Asuna eut le sentiment d'avoir la tête qui tournait. Elle prit appui sur le lavabo, tête baissée, en attendant que cette désagréable sensation daignait disparaitre. Au bout d'une minute ou deux, la sensation disparut plus ou moins: en réalité, il ne lui restait qu'une légère sensation de tournis qui était supportable cependant. Asuna aspergea son visage d'eau froide et termina de s'attacher les cheveux.
Elle prit ensuite la direction de l'extérieur, se tenant tout de même contre les murs. La jeune fille semblait éprouver de la difficulté à marcher droit devant elle, mais elle attribua cela au fait qu'elle n'avait pas vraiment déjeuner depuis la veille, au midi.

Asuna parvint tout de même à atteindre la porte qui s'ouvrait sur le jardin, et s'approcha de la silhouette qu'elle avait aperçu depuis la fenêtre. Arrivée à quelques mètres auprès de la personne en contre-jour, Asuna put enfin voir de qui il s'agissait...


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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptySam 2 Aoû - 16:48

[HRP: Tu déconnes ! Il est super bien ton post ! Il m'a motivé !]

La jeune femme s’approchait peu à peu de cette silhouette dont l’identité la tracassait davantage à mesure que ses pas la guidaient vers elle. La personne ne semblait bouger que très légèrement, sans s’être pour autant retournée. Elle était assise au bord d’un petit plan d’eau, sur un rocher plat et assez long pour accueillir au moins trois personnes. Une veste était visiblement posée à ses côtés, ainsi que nombre d’objets à l’apparence médicale : des bandages, compresses et autres absorbants, une seringue et son flacon, quelques scalpels et une ou deux pinces, le tout sur un linge blanc par endroits sali par du sang séché ou encore frais.

C’est alors qu’un nuage traversa la trajectoire de la lumière parvenant aux yeux d’Asuna, bloquant alors l’effet de contre-jour, permettant aux sources secondaires d’éclairer avec douceur la silhouette d’Arai, le torse partiellement nu. De longs bandages lui parcouraient le dos et une partie de l’épaule droite. La jeune aspirante posa le pied sur une brindille hasardeuse, réveillant le chuunin de son rituel quotidien. Ce dernier se retourna en direction du bruit et aperçu pleinement Asuna, illuminée alors par le retour du soleil. Un sourire se dégagea sur le visage du ninja.

~

Quelques heures plus tôt…
Arai tournait en rond depuis un moment déjà. Alors qu’il avait quitté la rue où Asuna était passée, il s’était stoppé, de bout au beau milieu d’un toit de la ville nocturne. Le vent pénétrait ses cheveux avec délicatesse tandis que le chuunin regardait dans le vague. Il se posait la même question depuis un moment : Qu’allait-il faire ? C’est l’absence de réponse qui le figeait sur place, tétanisé devant l’inconnu. Les nuages assombrirent peu à peu le ciel, cachant la lune et sa robe étoilée, et parfois, au loin, un éclair courbé déchirait silencieusement l’espace, tel un poisson ne faisant que sauter à la surface de l’eau, ici nuageuse. Admiratif de ce spectacle occasionnel, Arai sorti de ses pensées, absorbé. Et c’est avec surprise qu’il constata que ces multiples habitants des nuages dessinaient un chemin régulier dans les cieux. C’est attiré, et intrigué, qu’il s’en approcha tant qu’il put, désirant sans savoir pourquoi atteindre cette voix céleste. Dès qu’un éclair apparaissait, il indiquait une direction à prendre, comme si une force extérieure désirait guider ceux qui la regardaient vers elle. Complètement envoûté, Arai se laissa emporter. Il passa devant maintes maisons, traversant diverses ruelles, sautant sur de nombreux toits, glissant sur la plupart d’entre eux et retombant malencontreusement en des lieux guères agréables. Son cœur battait plus fort à mesure qu’il suivait les indications du ciel sombre de Kumo, une tension montait en lui le poussant à aller de l’avant.
Plus proche…
Il avait ressenti cette indication au fond de lui comme un ordre.
Encore plus proche…
La demande s’était faite plus forte encore, le forçant à tirer davantage sur chacun de ses muscles. Il courait avec ardeur et manqua plusieurs fois de rencontrer des murs ou des poteaux, esquivant de peu, guidé par un instinct qu’il ne se connaissait pas. Ses jambes lui faisaient mal, et la course n’en finissait pas. Il avait toujours les yeux rivés vers le ciel, attentif à la moindre indication, bifurquant au moindre signe, déchirant ses tendons, forçant sur ses membres pour suivre efficacement et au quart de tour son guide inconnu.
Presque…
Il n’en pouvait plus, il suait à grosses goutes tandis qu’il avait senti son bras droit faire un chemin étrange à la suite d’un choc imprévu. Se tenant l’épaule, le bras lourd, il courait moins vite alors que cette chose en lui et au dessus de lui le poussait plus qu’auparavant. Des flashs lui assaillirent l’esprit dans la douleur, tentant de réveiller en lui des motivations supplémentaires afin qu’il tienne le coup. Des images des membres de sa famille, en commençant par sa mère, son père puis son tuteur lui arrivèrent de pleine face. De la salive lui échappait de la bouche au coin d’un virage à la suite de ces informations, augmentant son énergie l’espace d’un instant. Il entendait son cœur battre à toute vitesse, et les éclairs en rythme sur celui-ci bien que très discrets. Soudain, Izawa percuta son cœur, et Asuna ne tarda pas à se montrer. Ses yeux se révulsèrent face à l’effort physique tandis que ces deux dernières images venaient de le booster dans un ultime effort.
C’est mort de fatigue qu’il s’écroula dans la rue, sa respiration faisant virevolter de la poussière à chaque souffle. Peu à peu il reprit conscience et se rendit compte de la douleur subie. Son bras droit lui faisait mal jusqu’à l’épaule, ses jambes et ses pieds étaient visiblement en sang. Sa bouche baignait dans la poussière, de le salive coulant sur le sol tel un drogué en fin de vie.

Ici…

Ce n’était plus un ordre, mais une indication salvatrice qui résonna à l’intérieur de son corps tout entier. Ses efforts pensés impossibles avaient payés. Il était arrivé au bout du chemin que les éclairs eux même lui avaient indiqué. Son cœur se calma pendant qu’il tentait de bouger chacun de ses membres. Mais il souffrait trop, et c’est dans un gémissement qu’il parvint à se mettre sur le dos et s’appuyer contre un mur à la texture étrange, presque visqueuse. Il posa sa main droite sur ses jambes et parvint à former des signes avec, son autre main vint se joindre à elle pour s’unifier et guider le flux de chakra en lui. Une fois les sceaux faits il pu appliquer sa main valide sur son buste d’abord, une aura verdâtre l’entourant. Sa respiration reprit peu à peu son rythme habituel, il passa donc à l’épaule. Quelques minutes lui furent nécessaires pour obtenir un résultat, il dû en plus de cela tenter de se remboiter l’épaule, seul contre le mur, forçant davantage sur ses muscles meurtris. Mais il y parvint au prix de nouveaux efforts. Sa main droite se leva alors avec sa jumelle, tremblotantes elles parcoururent le corps du chuunin, soignant à présent ses jambes. Des muscles étaient déchirés, il ne pouvait que les maintenir l’espace d’un temps avec son chakra. Il allait devoir se rendre dans un hôpital pour se faire soigner. Mais il y avait plus urgent. Il ne savait pas pourquoi, mais il devait pénétrer ce bâtiment devant lequel il était pour le moment échoué.
Rassemblant ses forces, respirant un bon coup, il se leva, s’appuyant contre le mur tant qu’il put.

La bâtisse n’avait rien de bien ordinaire, ni extraordinaire. Il ne savait quoi en dire. L’observer était envoûtant. Elle se situait entre deux autres bâtiments, dans une ruelle de faible largeur, humide et habitée par quelques rongeurs. Un corps gisait lui aussi non loin de là, mais lui ne semblait plus respirer. La mort rodait également en ces lieux, tel un espace maudit, voir simplement inhabité depuis longtemps, hormis par quelques animaux errants et ce sans abri dorénavant décédé.
Arai réorienta son attention sur le bâtiment en face lui, touchant des doigts les murs légèrement luisant. La texture collante le repoussa un peu, mais curieux d’être arrivé jusqu’ici il attrapa la poigné d’une porte de bois pourri aux nombreux trous d’un noir inquiétant. La serrure cliqueta lorsqu’il abaissa la poigné et un faible courant d’air passant par l’un des nombreux trous vint lui ébouriffer les cheveux. Il poussa la porte. La pièce qui s’ouvrait à lui était d’un noir peu naturel, il n’en distingua aucun élément. Peut-être était-elle tout simplement vide, et la lumière ne pouvait pénétrer en ces lieux. Mais quelque chose au fond de lui, encore, le poussa à penser qu’il ne fallait pas se fier à cette apparence. Son corps fut soudainement pris d’un spasme à l’origine inconnue, l’obligeant à attraper le mur pour ne pas tomber.
Relevant la tête, il constata avec surprise qu’il y voyait presque comme en plein jour. Alors que quelques secondes plus tôt il n’arrivait pas à repérer le bout de ses pieds, là une pièce remplie de meubles et d’objets se dessinait nettement devant lui. Tout était étrange, il ressentait même une drôle sensation de chaleur autour de lui. Mais il ne prit pas le temps d’analyser ces sensations, il entra.

La pièce nette, bien que sombre originellement, était composée de plusieurs rangées de meubles sur lesquels étaient posés des bocaux rectangulaires de tailles et de hauteurs plus ou moins grandes. De la poussière en recouvrait chaque surface, ainsi que le sol et les murs. Des toiles d’araignées pendaient du plafond et une odeur de moisi planait. Une chaise munie de roulettes cassées figurait au centre de la pièce, face à l’un des meubles. Arai avançait lentement, passant instinctivement sa main sur chaque objet rencontré. Des clefs, des papiers qui s’effritaient au contact, des bocaux plus petits, des couteaux et autres couverts… Rien ne semblait avoir sa place ici. Décidé à en apprendre plus sur ce lieu, le chuunin souffla un bon coup sur l’un des bocaux de grande taille. Un couvercle le recouvrait, et la poussière vola, faisant tousser la seule personne présente. Il passa sa main pour retirer le reste et distingua une branche de bois, des graviers et un peu de verdure bien qu’en mauvais état. Mais rien d’autre. Il répéta alors le processus jusqu’à trouver un bocal plus explicite.

Celui en face de la chaise était plus grand que les autres et le couvercle au dessus était légèrement décalé, entrouvert. Arai s’assit en faisant attention de ne pas briser la chaise et souffla tout en passant sa main. Habitué, il ne toussa pas, et c’est les yeux grands ouvert qu’il observa le contenu du bocal. Une branche à l’apparence tordue se dessina, entourée d’herbe et de feuilles. Soudain quelque chose bougea. Arai sursauta et observa autour de lui, mais rien. ‘Cela’ bougea encore et l’attention du chuunin se focalisa naturellement sur le bocal qu’il avait cru vide. Une forme longue et sinueuse s’approcha de lui tout en l’observant au travers de la vitre. Il se sentit mal à l’aise tout autant qu’il fut attiré à rester. Sa main vint se poser sur le verre, ses doigts touchant délicatement l’emplacement de l’être qui lui faisait face. Un serpent, rien de plus qu’un serpent vivait encore ici. C’était à se demander comment… Une drôle de sensation lui parvint. Il murmura en retour un discret ‘Bonjour’. Le reptile bougea la tête, ses yeux rivés vers lui, il semblait lui indiquer le haut de son bocal. Arai comprit alors de suite et se leva. Remonta sa manche il poussa le couvercle un peu plus et passa son bras dans le vivarium jusqu’à s’immobiliser au niveau du serpent. Ce dernier commença à s’enrouler autour, remontant le membre chaud du ninja étrangement calme. Il retira alors son bras et le maintint devant lui. Les deux se regardèrent et Arai ressenti une nouvelle sensation. Un doux ‘De rien’ s’échappa de ses lèvres en retour.

Il ne sut pas pourquoi mais il ouvrit sa veste et approcha son bras à l’intérieur. Le serpent, long d’environ cinquante centimètres vint se loger dans une large poche interne. Il referma alors sa veste et se dirigea vers la sortie de cette maison.

Dehors il faisait soudain froid et peu à peu, sans s’en rendre compte, sa vue redevint normale. Il y voyait mal dans cette ruelle, distinguant une nouvelle fois le corps mort et les quelques mouches le parcourant. Guidé par son instinct il quitta les lieux et se dirigea vers son habitat. Il marcha longtemps, il avait fait un bon bout de chemin en venant ici et il connaissait curieusement le chemin. De temps à autres il sentait l’animal bouger au sein de la poche, partageant quelques pensées communes quant aux rues à prendre. Etait-ce les éclairs ou ce serpent qui l’avaient guidé ici ? Ou bien les deux étaient liés… ? Ces questions apparurent dans son esprit mais furent aussitôt balayées. Comme s’il n’était pas encore temps d’y réfléchir. Il saurait un jour la réponse.

Il arriva devant chez lui, il ouvrit la porte avec délicatesse et observa dans le noir. Sa vue redevint étrange. Il distinguait à peu près chaque élément composant la pièce dans laquelle il avait pénétré. Une odeur ne lui était pas familière, pourtant il la connaissait. Il s’étonna même de l’avoir repéré sans pour autant y penser longuement. Guidé par celle-ci il entra dans le salon et tomba nez à nez avec une Asuna endormie, les bras sur la table, la tête en leur milieu. La jeune fille avait visiblement bu du thé avant de s’endormir ici. Elle portait les vêtements d’Izawa, Arai les connaissait bien, il en devina les discussions probables qui avaient pu être partagées entre les deux femmes. Mais c’est avec un calme serein qu’il se pencha et souleva l’aspirante. Il la reposa sur le lit de fortune et l’a recouvrit de la couverture sortie à cet effet. Ceci fait il sorti à l’extérieur et se posa sur le rocher habituel.

Il aimait ce roc, planté devant le plan d’eau il s’y sentait bien. Il ouvrit sa veste et fit sortir l’animal. Ce dernier fit un bout de chemin sur ses jambes et descendit dans l’eau. Il passa un moment dans la nuit à l’observer bouger. Il pensa qu’il avait dû tellement être seul dans ce vivarium, loin de toute vie, loin de lui. Il ressentait également un lien entre eux deux, sans pourtant pouvoir se l’expliquer.
Peu avant que le jour ne fasse surface, le serpent remonta et réintégra sa poche. Arai se demanda alors comment il pourrait bien l’appeler. Lui donner un nom lui sembla naturel et plein de sens. Il avait le temps d’y réfléchir et ne s’attarda pas davantage sur la question.

Une lumière vint percer la nuit, elle venait de la maison, de la chambre de Kazoku plus précisément. Il se levait pour aller travailler. C’est alors qu’Arai ressenti une vive douleur dans les jambes, son torse et son bras droit. Il se retint in extremis de crier, cependant il sua de nouveau à grosse goutes. Il retira péniblement sa veste, faisant attention malgré la douleur de ne pas heurter son compagnon au rocher avant de poser le vêtement sur ce dernier. Il saignait. Mais il était rassuré, Kazoku n’allait pas tarder à sortir ici, comme à son habitude. Enfin, Arai l’espéra…


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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptySam 2 Aoû - 16:49

[HRP: Je crois qu'on a brisé cette chaine de mauvais posts è_é Désolé pour le double post ^^']

La porte s’ouvrit doucement, le tuteur ayant vu la jeune femme dans le canapé fit attention de ne pas la réveiller inutilement. Cependant il ne put retenir la tasse de thé qu’il avait entre les mains et qu’il lâcha à la vue d’Arai. Le petit récipient vint s’écraser au sol, répandant son contenu sur l’herbe fraîche du petit matin. Le tuteur, lui, s’approcha rapidement de son protégé, inquiet.

[Kazoku] – Arai ! Tout va bien ?

Le chuunin avait du sang plein le dos, le torse, le bras et les jambes. Normal que son tuteur se soit mis dans cette état. Arai attrapa la chemise de Kazoku avec son bras gauche, le seul valide et l’homme pu voir la douleur dessinée sur son visage. Crispé à en déchirer les muscles de sa main, Arai tremblait abondamment. Kazoku repéra en un instant tous les endroits blessés de l’enfant et ne tarda pas à les dégager afin de mieux les soigner. C’est en tant que chef médical qu’il ne prit pas la peine de l’emmener d’urgence à l’hôpital. Respirant un grand coup, il remonta ses manches et se concentra. D’un mouvement vif et prévis il rapprocha ses mains et enchaîna une longue série de signes. A la fin de celle-ci il claqua ses mains entre elles et les appliqua sur le corps douloureux d’Arai. Du chakra vert s’échappa abondamment de ses paumes lumineuses et vint se loger dans les plaies et autres ouvertures. L’homme poussait de silencieux gémissements de concentration forcée, extériorisant son chakra pour venir en aide à son protéger visiblement mal en point.
Une heure passa, bien que très lentement. Le médecin suait lui aussi, peinant sous la décharge de chakra qu’il envoya à chaque instant depuis le début de l’opération. Il avait parcouru le corps entier du chuunin, ses mains passant au dessus de chaque blessure et chaque membre. Il termina enfin la technique de soin, dans un soupir de soulagement. Arai brillait encore de cette lumière verdâtre, mais elle ne tarda pas à se dissiper au gré du vent matinal.
Kazoku se leva et partit à l’intérieur de la maison. Peu après il revint auprès du jeune garçon, assis au même endroit. Dans ses il tenait une boite à pharmacie plutôt sophistiquée. Il l’ouvrit et en sorti de nombreux bandages qu’il enroula autour des jambes, du torse et de l’épaule d’Arai. Ceci fait, il attrapa quelques aiguilles qu’il imbiba de produit, puis d’un peu de chakra, avant de les planter à des points précis des jambes.

[Kazoku] – Garde ça pendant encore deux heures. J’ai sauvé les meubles… Par contre des affaires urgentes m’attendent à l’hôpital aujourd’hui. Il n’y a pas que toi qui souffre, mais tu le sais. Tu as l’avantage d’être un médecin toi aussi. J’ai rétabli tes fonctions vitales et ton flux de chakra. Je te demande donc de remettre un peu de chakra dans ses aiguilles, comme si tu usais de la technique médicale de base, environ tous les quarts d’heures. Entre temps régénère-toi comme tu sais le faire. Je reviens ce soir, bouge le moins possible, le soleil te fera du bien.

Sur ces derniers mots il se leva et rentra, après avoir ramassé les débris de la tasse brisée plus tôt le matin même. Arai l’entendit quitter la maison.
Il se retrouva seul. Une nouvelle heure passa, il appliquait le traitement comme demandé par son tuteur. Une heure au bout de laquelle il entendit un craquement derrière lui. Se retournant, il distingua Asuna visiblement à peine réveillée, éclairée par le soleil chaud du matin. Cette rencontre inattendu lui fit le plus grand bien en un instant, presque meilleure qu’un soin forcé par le chakra. Il sourit naturellement à sa compagne du moment.

[Arai] – Bonjour, Asuna, assis-toi je t’en pris.

Il lui indiqua le second rocher se trouvant à quelques dizaines de centimètres du sien. Celui-ci était légèrement plus haut, et plus restreint niveau espace.

[Arai] – Je suis désolé que tu ne me voies ainsi. J’ai des traitements à prendre puis ma dernière mission avec mon équipe, je dois appliquer mon sort de régénération pendant une quinzaine de minutes tous les jours….

Un silence vint troubler ses paroles. Il reprit cependant.

Ecoute, je… suis désolé pour hier. Je reconnais avoir abusé de toi. Je t’ai attrapé sur l’instant, cherchant n’importe qui pour m’aider et c’est malheureusement tombé sur toi. Je n’ai jamais été leader d’une mission, donc je m’y suis mal pris par la suite. Pardonnes moi.

Il s’étonna à affronter la situation le regard droit devant. Il n’avait pas baissé les yeux comme il l’aurait fait quelques jours plus tôt. Une drôle d’assurance était née. Peut-être n’était-elle que passagère…


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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptyDim 3 Aoû - 2:22

[Ne t'en fais pas ni pour le double-post, ni pour le brisage de la chaîne... je m'occupe de reprendre le flambeau XD]

Asuna put reconnaître aisément le visage d'Arai, une fois qu'un nuage eut la brillante idée de gêner les rayons du soleil qui l'empêchait de visualiser clairement la silhouette assise dans le jardin. Un sourire de la part du Chuunin illumina le coeur de la jeune femme, qui ne put s'empêcher de sourire à son tour. Un sourire rassuré mais également chaleureux, tout comme l'était celui d'Arai. A cet instant, tous les doutes d'Asuna s'étaient envolés et ne restaient désormais en elle que des certitudes.

¤Asuna¤
Bonjour, Arai-sensei.

La demoiselle s'approcha du jeune homme et s'assit à l'endroit indiqué par ce dernier, un timide sourire toujours accroché sur ses lèvres. Mais alors que jusqu'à présent, Asuna n'avait observé que le visage parfaitement dessiné du Chuunin, la demoiselle ne put s'empêcher de remarquer les multiples blessures que ce dernier portait sur son corps. Mais avant que la jeune étudiante n'eut le temps d'ouvrir la bouche et d'exprimer son inquiétude vis-à-vis de toutes ces cicatrices, le ninja anticipa et rassura la demoiselle.

[Arai] – Je suis désolé que tu ne me voies ainsi. J’ai des traitements à prendre puis ma dernière mission avec mon équipe, je dois appliquer mon sort de régénération pendant une quinzaine de minutes tous les jours….

Il s'arrêta quelques secondes, semblant chercher ses mots avant de continuer. Il finit alors par dire:

Ecoute, je… suis désolé pour hier. Je reconnais avoir abusé de toi. Je t’ai attrapé sur l’instant, cherchant n’importe qui pour m’aider et c’est malheureusement tombé sur toi. Je n’ai jamais été leader d’une mission, donc je m’y suis mal pris par la suite. Pardonnes moi.

Asuna négativa vivement la tête comme pour chasser les excuses d'Arai. Elle ne souhaitait pas qu'il se sente responsable de l'avoir entraîné dans la mission et tout ce qui s'était ensuivi ensuite. Asuna se rappela de la discussion qu'elle avait eu avec Izawa la veille et se décida de mettre en application les conseils qu'elle lui avait prodigué à ce moment-là: l'élève mit de côté ses doûtes et ses hésitations sur ce qu'elle devrait ou ne devrait pas faire, dire ou penser. Asuna suivit simplement ce que son instinct et ses sentiments lui disaient de faire: elle déposa ses lèvres sur celles d'Arai, sans que ce dernier ne s'y attendait. La jeune demoiselle laissa durer son baiser pendant plusieurs secondes, au moins jusqu'à ce que le Chuunin ne pouvait faire autrement que de se rendre compte de ce qui était en train de lui arriver.

Puis timidement, Asuna décolla ses lèvres avant de baisser les yeux avec timidité et gêne, prenant conscience de l'audace de son geste. Mais contrairement à ce qu'elle aurait fait ordinairement après un tel geste, Asuna ne regretta pas ni ne resta silencieuse, elle prit à son tour la parole, d'une voix douce et chaleureuse, quoiqu'un peu tremblante... De plus, la demoiselle eut l'impression d'avoir de plus en plus chaud mais peut-être n'était-ce pas qu'une impression car elle sentit également quelques gouttes de sueur apparaître sur son visage.

¤Asuna¤
Désolée Arai-kun, de t'avoir embrassé d'une telle manière. Mais ne te méprends pas, je ne regrette pas du tout de l'avoir fait... mais seulement de t'avoir forcé la main. D'ailleurs, tu n'as aucune raison de t'excuser: tu ne faisais que ton devoir de Chuunin et la mission a été un succès non? Enfin jusqu'à ce que je me suis emportée et mis le vieil obsédé au tapis... C'est plutôt à moi de me faire pardonner, pour avoir agi comme la dernière des imbéciles et t'en avoir fait voir de toutes les couleurs alors que tu n'avais rien fait.

Asuna s'arrêta en plein milieu de son discours, non pas parce qu'elle perdu le fil de ses paroles mais parce qu'elle était essoufflée... Bizarre non? Prononcer trois, quatre phrases, même si elles demandaient un certain effort n'avait jamais essouffler personne. En plus de cela, la demoiselle avait de plus en plus de mal à fixer son regard et le visage très net d'Arai devint flou au fur et à mesure qu'elle lui parlait. Mais cela n'arrêta pas pour autant Asuna qui, maintenant qu'elle avait commencé à vider son sac, était décidée à dire tout ce qu'elle à dire au ninja. Asuna posa une de ses mains sur la joue d'Arai, et continua de parler, son sourire affectueux toujours accroché à ses lèvres bien qu'il avait l'air plus faible qu'à l'ordinaire:

¤Asuna¤
Hier soir, après avoir prononcé des paroles dures contre toi, j'ai éprouvé des remords et je suis donc venu jusque chez toi, afin de m'excuser mais tu n'étais pas là... et j'ai ainsi fait la connaissance de Kazoku-san ainsi que d'Izawa-san. Ils m'ont invité à entrer et j'ai eu une discussion avec Izawa-san... qui te concernait, figure-toi. J'ai fini par passer la nuit dans le salon, sur l'invitation d'Izawa-san. Je suis contente d'avoir enfin pu te trouver: maintenant, je peux m'excuser en face de toi de mon comportement de la veille ainsi que de te parler sincèrement.

La voix d'Asuna se faisait de plus en plus haletante, et la demoiselle savait que ce n'était plus qu'une question de secondes avant qu'elle ne sombre dans l'inconscience. Le vent froid de la veille lui avait amené un joli coup de froid, qu'elle n'avait pas pensé à prevenir, et encore à soigner. Aussi, se hâta-t-elle de terminer ce qu'elle avait à dire avant le temps imparti.

¤Asuna¤
Je ne sais pas à partir de quel moment, ni même comment... Mais depuis la mission d'hier soir, j'ai du mal -pour ne pas dire que je n'y arrive- à t'effacer de mon esprit, Arai. Rien que le fait d'imaginer que tu puisses m'en vouloir de mon comportement et donc, m'ignorer lorsque nous nous serions croisés plus tard, me donnait envie de pleurer... Je sais que je suis peut-être en train de divaguer, et que tu n'en as rien à faire de moi mais personnellement, je m'en fiche: j'ai envie d'être avec toi, Arai.

A présent, le visage d'Asuna était très pâle et ses paupières se fermaient de plus en plus.

¤Asuna¤
Je t'en aurais bien dit davantage mais là tout de suite, je vais tomber dans les pommes donc je m'arrêterai là... pour le moment...

La jeune fille eut à peine terminé sa phrase qu'elle sombra dans l'inconscience: Asuna avait atteint ses limites et maintenant qu'elle avait dit l'essentiel, elle put relâcher ses efforts et de ce fait, tomber dans les vapes. Sa main posée sur la joue d'Arai glissa lentement afin de suivre le corps d'Asuna qui s'écroula sur le sol. Le chuunin put remarquer que la jeune femme avait conservé ce sourire affectueux qu'elle lui avait adressé depuis le début de la conversation et ce, alors même qu'elle était inconsciente et qu'elle gisait à ses pieds inerte.


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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptyDim 3 Aoû - 18:23

Arai n’avait pas eu le temps de réagir. A peine avait-il terminé ses excuses qu’elle posa ses douces lèvres sur les siennes, le prenant de court. Surpris il ne bougea pas, mais le baiser dura et il ne fit pas plus de mouvement. L’appréciait-il ? Le partageait-il ? En tout cas ça ne lui déplaisait pas, car si ça avait été le cas, il aurait arrêté Asuna plus vite ou aurait mis fin à ceci dès le début. Lui-même ne savait pas. Il se laissa donc guider.
Il en vint à s’étonner qu’elle ne s’arrête, même après tout ce temps passé à son contact littéral. Y prenait-il gout finalement ? Lui qui n’avait jamais vécu ça auparavant, il se découvrit un nouvel intérêt à vivre plus longtemps et profiter de ce qu’il l’entourait. Mais le contact de la main d’Asuna sur sa joue le réveilla de ce nouveau type de pensée.
Elle lui avoua tout, s’excusant plus qu’il ne l’avait fait, lui décrivant qu’elle, visiblement, l’aimait. Il n’avait pas mis de mot sur cette sensation qui le harcelait depuis la veille. Etait-ce cela ? De l’amour ? Arai avait toujours cru comprendre que ce genre de sentiment n’était pas explicable et que chacun le vivait d’une manière différente. Mais avant qu’il ne puisse répondre quoique ce soit, ni même préparer l’once d’une réponse, elle commença à vaciller. Arai ne sembla alors préoccupé que par l’état de la jeune fille, bien qu’elle indiqua qu’elle devait continuer à parler, autant qu’elle le pouvait. Le chuunin, bien qu’handicapé, surveilla le moindre problème alors qu’Asuna lui déclarait sa flamme. Drôle de situation, c’est comme s’il ne l’écoutait qu’à moitié, trop perturbé. Le point positif, c’est qu’il se préoccupait d’elle, pas de la voisine qui visiblement était en maillot de bain dans le jardin derrière l’aspirante.
Ca y est, elle s’écroula, sa main retomba, lâchant la joue d’Arai. Un sourire reposait étrangement sur son visage alors que toute conscience avait disparu. Le chuunin n’avait pas eu les réflexes nécessaires pour la rattraper à temps, il n’avait pu que prier de toutes ses forces qu’elle ne se brise pas la nuque ou le crâne sur le rocher derrière elle. Ce fut limite, mais elle allait bien dans son inconscience.

Arai ne prit pas le temps de réfléchir plus longtemps, ni de retirer ces aiguilles dans ses jambes : il se leva brusquement de son siège rocailleux. Dans son mouvement instinctif Arai rouvrit ses blessures de la veille. Les bandages s’imbibèrent rapidement de sang et la douleur monta à toute vitesse. Il se mordit la lèvre pour ne pas crier, ajoutant une nouvelle plaie à son quota. D’ailleurs, le surplus de souffrance instantané le fit mettre un genou à terre, et pas longtemps plus tard un bras pour s’y maintenir. Cela le frustra, il n’avait pas le droit ! Il ne pouvait s’autoriser une faiblesse comme celle-ci alors qu’il était médecin, maître de la résistance physique. Il devait se consacré uniquement à autrui, et c’est ce qu’il désirait ardemment faire en cet instant. Mais son propre corps l’en empêchait. Il tenta de tirer davantage sur ses muscles meurtris, et il y parvint, au prix d’une douleur décuplée.
Alors qu’il essaya de passer ses bras en dessous de la jeune femme pour la soulever, une chose étrange vint lui toucher la jambe. Un rapide coup d’œil et il constata que le serpent était sorti de sa veste. Tout lui revint en mémoire d’un seul coup, il avait oublié cette histoire depuis la présence d’Asuna. L’animal vint s’enrouler autour de son bras droit renforçant ses capacités de mouvements, ainsi il peinerait moins à le bouger et à soulever Asuna. Ce serpent était-il bon pour lui, finalement ? Bien qu’il n’en ait pas encore douté, cet acte lui fit se poser des questions… Questions qui furent rapidement balayées.

Dans sa tête il compta, non, ils comptèrent jusqu’à trois, et soulevèrent d’un effort commun le corps inconscient. Ses jambes tremblaient, ses bras également bien que légèrement moins. D’un geste désespéré il regarda la maison, s’attendant à voir la silhouette d’Izawa, qui pourrait alors l’aider. Mais il n’en fut rien, elle était parti le matin, silencieusement, travailler elle aussi. Il devait se débrouiller seul(s). Chaque pas était difficile à effectué et à subir, car chaque pas était une souffrance supplémentaire. Il fit le tour de la maison, passant dans un étroit couloir sur le côté et finit par sortir du domaine. Lui qui se rendait à l’hôpital tous les jours, il était habité à effectué le chemin rapidement, mais là, le bâtiment lui paraissait si loin… Allait-il y parvenir ? S’il n’avait pas été dans cet état il aurait pu s’en occuper tout seul, mais là il ne le pouvait vraiment pas. Il était à bout.

Il en vint même à compter les mètres parcourus pour se donner du courage, même s’il ne savait pas vraiment si l’effet était celui escompté. A un coin de rue il aperçu une silhouette. Peut-être là l’être salvateur qui résoudrait la situation en un tour de main ? Arai appela alors à l’aide. Une fois, deux fois… La personne se retourna et accouru. C’était un homme que le chuunin avait déjà vu, plutôt grand, l’air bourru. Toguro, le marchand, celui pour lequel il venait de travailler. Bien qu’il ne l’aimait guère, il remercia les nuages de Kumo de le lui avoir envoyé.

[Toguro] – Oh bien l’bonjour m’sieur Tsumetai. Z’avez b’soin d’un coup de paluche ?

Arai n’eut même pas besoin de demander que le marchand attrapa, avec u sourire auquel il s’attendait, la jeune femme et la porta telle une princesse. C’en était d’ailleurs étonnant qu’il ne l’ait pas soulevée tel un sac de pommes de terre.

[Arai] – Merci beaucoup… Pouvez-vous l’emmener à l’hôpital s’il vous plaît ? Je vous rejoindrais.

[Toguro] – Boarf, s’savez , si vous m’jartez c’t’animal d’votre bras je vous porte aussi, m’sieur.

Arai n’avait même pas fait attention que le serpent était toujours enroulé autour de son bras. Et comme s’il avait compris, il bougea de lui-même, allant se dissimuler dans une de ses poches de pantalon. Toguro fit un signe comme quoi il demandait si le serpent n’allait pas sortir durant le trajet et lui sauter dessus. Arai répondit naturellement que non. Il n’y avait rien à craindre. C’est alors que le marchand l’attrapa lui aussi, bien que moins élégamment que sa compagne.

Le chemin jusqu’à l’hôpital lui sembla tout d’un coup beaucoup plus près qu’il y a dix minutes, temps durant lequel il avait dû faire trente mètres tout au plus.
Ils arrivèrent, déjà, devant le bâtiment…

[Je te laisse nous faire entrer, tu peux gérer Kazoku si tu le souhaites, il travaille à l’hôpital. Tu as cartes blanches, sans abus biensûr  - Post à l’hopital tant qu’à faire aussi ^^ je mettrais un lien à ton RP ici une fois fait]

[La suite ici]


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MessageSujet: Re: Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku)   Maison d'Arai Tsumetai (et Kazoku) EmptyJeu 7 Aoû - 17:41

Arai : +76 XP
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