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 Les Couloirs de l'Académie

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MessageSujet: Les Couloirs de l'Académie   Dim 28 Sep - 16:32




Dans la foule. Un lieu imprécis. Une soixantaine d'étudiants lâchèrent leur dévolu sur l'académie, laissant par terre d'inlassables traces de pas, des chaussures de toutes tailles, des semelles toutes différentes. Mais finalement n'avait changé que la couleur des murs, qui vu le nombre de mains qui s'y posaient chaque matin depuis des années, sans aucun certitudes que celles-ci soient propres - loin de là même - avait pris quelques couloirs, et s'était assombri quelque peu.

La cohue régnait, mais cela non plus, ce n'était pas nouveau.

[???] - Eh les gars, ça roule ?

Joie.

[???] - Parle pas si fort, on va se faire repérer.

Incompréhension.

[???] - Le boss a toujours dit qu'on était libre ici.

Offusqué.

[???] - Le boss a pas toujours raison, imbécile.

Dédain.

[???] - Ah ? Ba pourquoi c'est le boss ?

Stupidité. Cocktail de sentiment huuuum !

Effectivement, pourquoi il était le chef, s'il n'avait jamais raison. Un boss devait toujours avoir raison, même quand il avait tort. Et il ne devait pas se laisser faire. Il avait toujours quelqu'un sur la main pour prendre à sa place, et assumer de sa pleine conscience des erreurs qu'il n'aurait pas commis. Comment on appelle ça déjà ?

La loyauté ?

[???] - Dépêche-toi, Hakuba-ka va arriver. Les gars, vous surveillez les couloirs, on fait le plan C ce matin.

Le plan C ? C'était qui ces mecs ? Ils parlent de plans, de chef, c'était avec énormément de chance que je réalisais que j'avais mes cibles pile poil sous les yeux, dès les premières lueurs de la journée. Pas très finaud les mecs. Mais comme quoi, ils ont l'air sûr d'eux. Et ça m'arrange. Trop d'assurance exigence négligence.

Oni payerait pour ça, notamment.

Les élèves se bousculaient, sans même s'en rendre compte, mais personne ne bronchait vraiment. Certains bougonnaient, mais quelques secondes plus tard, alors qu'ils écrasaient les pieds d'autres camarades, les reproches des autres calmaient leurs ardeurs. Peu à peu, le flot de petit nain de jardin plein d'enthousiasme se dissipa, chacun empruntant un chemin différent pour se rendre dans sa section préféré voir son prof préféré. Ils passaient toute sorte de portes, certains se perdaient, et revenaient sur leur pas pour finalement trouver un camarade qu'il avait reconnu comme était dans sa classe. Pas de chance celui-ci aussi était perdu et comptait sur l'autre. Toute cette alchimie était si belle à regarder d'un oeil extérieur que j'en oubliais presque ma mission. Et le *projet* des autres grands nigauds. Des gamins qui ne savent pas où pisser.

Mais vu ce qu'on m'en a dit, ils semblaient organiser, et peut-être un peu plus futé que d'habitude. Pour qu'ils ne se soient pas fait attrapé.

[???] - C'est parti les gars. On se retrouve à la caverne.

La caverne ? C'est quoi ce truc ? Je ne connais pas de caverne ici. Peut-être plus loin dans les falaises de Konoha, mais l'accès était contrôlé, et c'était pas super comme lieu, relativement loin de l'académie. Un nom de code donc, il n'y avait plus que cette solution. C'était laid comme nom d'ailleurs. Enfin chacun son truc. Le couloir encore bedonnait d'étudiants semblait ne plus pouvoir en accepter d'autres à moins d'élargir les murs, et ainsi de créer une ouverture béante sur l'extérieure.

Il faisait trop froid dehors, ce ne serait pas pour ce matin.

D'un coup funeste, je me retrouvais avec une odeur nauséabonde dans les narines, et je commençais à suffoquer. Autour de moi une douce fumée de plus en plus épaisse, tirant même vers l'opaque s'étendait, et je voyais mes collègues de la journée tousser comme des chacals en proie à une vieille grippe mal placé. Puis, traversant le long couloir, la bouche et le nez bandée avec du tissu noir apparemment humidifié, quelques bambins filèrent à travers les corps, donnant par-ci par-là quelques coups tout aussi mal placés, sans bien faire exprès, mais ne se retenant pas pour autant. Un rire cynique clôtura la marche, alors qu'ils s'enfonçaient dans le nuage de fumée.

[Sabi] - Kso, si c'est eux, faut pas que je les loupe.

D'autant que je commençais à les perdre de vue, la fumée n'arrangeait rien. Des boules puantes, c'était un peu lâche comme geste de bienvenue. Et très déconvenant. Mais soit, on gagera qu'ils ne m'ont pas reconnu, ou qu'ils n'étaient pas au courant. Ce qui était sûrement le cas, mais je trouvais toujours ce genre de situation désespérante. Je détachais le bandage que j'avais toujours à la main depuis le dernier entraînement avec Akogare, et me l'enroulait autour du nez, de sorte que j'évitais le plus possible de renifler ces senteurs suaves d'un dessous de bras laissé trop longtemps sans aération certaine...

Je laissais mes pauvres petits camarades comme ils étaient, bien contre moi. Toussant, ne savant que faire, ils s'affalaient dans les couloirs, attendant que, et l'odeur, et la fumée disparaisse, entraîné par les aérations pourtant bien existantes de l'académie, mais sûrement un peu trop âgée pour être vraiment désencrasser.

En fait, ces mecs-là m'énervaient autant que les véritables belligérants, que je m'apprêtais à poursuivre. N'étaient-ils pas de futurs shinobis ? Qu'attendaient-ils pour réagir ? C'était à eux de s'organiser. Quitte à rompre les cours, ou continuer la guerre civile de l'académie durant les heures de pause. L'académie est la première formation au monde du shinobi, et elle est bien loin de la réalité. Elle n'est qu'un étalage de connaissances théoriques bonnes à savoir mais qui ne vaudront jamais une véritable mission sur le terrain. Et même après... Chaque cas reste un unique souvenir dans l'âme d'un homme. A la prochaine, nous risquons toujours de mourir. Si pas plus.


Dernière édition par Sabi le Lun 3 Nov - 0:38, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Lun 29 Sep - 0:25

Mais je laissais ma colère de côté. Je regardais droit devant et laissais les corps comme je les avais trouvé. Dans quelques minutes d'autres personnes arriveraient et les aérations auraient calmé même les toux les plus teigneuses et les plus grasses. Ma gorge commençait à s'enflammer elle aussi, et je toussais comme un forcené, à m'en décrocher le tissu cellulaire. La fumée pénétrait dans les yeux à croire que ils avaient plutôt balancés de cocktails Molotov que des bombes puantes. Bref, ces gamins n'étaient vraiment pas ceux que j'avais connu. Pour établir ainsi un plan et une telle réalisation avec des armes comme celles qu'ils emploient, il faut être plus qu'un simple étudiant.

[Sabi] - Un redoublant...

Voire des redoublants même. Peut-être toute une équipe. Dans le lot, j'en connaissais sûrement bien un ou deux. Encore qu'à l'époque, il y a deux ans maintenant, je ne m'attardais pas trop à l'académie pour bavardait, ni pour travailler d'ailleurs. Je rentrais le plus vite possible au domaine et m'attachait à l'entraînement. J'avais énormément de choses à découvrir à l'époque, et je m'en sortais plutôt pas mal. D'ailleurs, il y avait un mec... Je ne me souviens plus de son nom.

La fumée s'évaporait légèrement et déjà je distinguais mieux ceux que je poursuivais. Ils étaient trois, pourtant je n'en avais entendu que deux discuter. Sûrement un première année qui exécute à la lettre les ordres. Peut-être même était-ce lui à qui on avait demandé de jeter les boules, le bon larbin de première. Aucune notion de ce qui est bon ou ne l'est pas. Facilement manipulable par ce qu'il considère être des idoles, simplement parce qu'ils ne sont pas comme les autres et qu'ils le comprennent. Falsification des idées ! Ce sont des rustres et des vaurien, qui font mine d'entendre, mais qui derrière demandent toujours un peu plus. Dans la vie il y a trois sortes de personnes : les leaders positifs, les leaders négatifs, et les moutons qui suivent en bêlant. Ceux qui penchent dans le mal sont toujours plus dangereux qui ceux qui rassemblent les foules pour une cause qu'ils croient juste. Et quand ils ont raison. Manque de confiance, peut-être timide, ou au physique tordu, cible et moqueries, bref, tout est bon pour récupérer des mecs que la société ne veut pas accepter. S'il savait que face à la mort, on a besoin de tout le monde.

Je pouvais enfin retirer mon bandage, que je refermais sur mon poignet, tout en continuant de courir. De la fumée, il n'y en avait plus aucune. Pourtant je traversais toujours les couloirs de l'académie.

[Sabi] *Ils vont aller loin comme ça ?*

Quinze ans, genin et je passais toujours presque inconnu. Certes mon regard était plus serein, ma musculature plus affirmé et mes mouvements bien plus suaves, mais même de près, on pourrait penser à un étudiant en avance physiologiquement.

[Etudiant] - Eh ! Fais gaaaaaaffe !

En réfléchissant, je n'avais pas vu que le groupe s'était arrêté devant une porte que je n'avais jamais vu - mais je n'étais jamais allé aussi loin dans les couloirs – et en levant les yeux je me trouvais face à un nez de toute beauté. Le choc ne fut pas douloureux, seulement spectaculaire. Je l’avais balayé de tout son long si bien qu’il se retrouvait les fesses par terre. C’était le plus jeune, celui qui n’ouvrait pas la bouche, et qui n’avait même pas crier pour se plaindre d’une douleur désagréable.

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Lun 29 Sep - 12:05

Sur le sol, l’étudiant était mince, la mine dégarnie, une coupe de cheveu mal assurée et quelques boutons qui indiquaient ça et là qu’il était en pleine période de croissance. Je trouvais ce terme complètement stupide, nous sommes toujours en croissance, même si le corps ne grandit plus vraiment. Moi, personnellement, je n’avais jamais connu ça, les boutons sur le nez, les poils bizarres qui poussent dans le cou. Je restais la peau pure, sans rien y faire. Pourtant j’avais tout essayé : mauvaise hygiène, nutrition disproportionnée, produits bizarres. Bref, tout était passé mais je gardais toujours le même teint soyeux. Après cette phase d’apprentissage sur mon corps qui me rassura grandement, je repris une vie normale, confiant dans le simple fait qui quitte à être beau, je le serais à vie…

Blague à part, le visage renfrogné du personnage accentuait encore un peu plus la blessure mentale du gamin, car c’était un gamin. Les deux autres étaient un peu plus grands. Le premier devait avoir un an de plus, d’un roux si pétant que je me demandais encore comment j’avais fait pour ne pas l’apercevoir plus tôt, le corps un peu enveloppé, le sourire apparemment facile. Cependant, au vu de sa situation et de celle de ses camarades, il semblait l’avoir perdu, tout à fait étrangement. Enfin le troisième devait bien avoir mon âge si pas plus. C’était un peu compliqué de me comparer aux autres. J’étais tellement supérieur. Huhuhu se moquer comme ça reste une pratique amusante. N’y voyez aucune prétention. Mais pour un homme de cet âge là qu’est le mien, je le trouve vraiment sot. Des enfantillages… Alors qu’il pourrait presque participer à l’examen chuunin. Du gâchis. Il avait un belle tignasse brune, d’un marron foncé, les cheveux aplatis comme une crêpe sur la figure, et mesurait un bon mètre soixante quinze. Bref, un grand bonhomme quoi. Ce fut le premier à réagir bien évidemment, et comme je l’avais deviné, les deux autres restaient têtes baissées devant lui.

[Etudiant] – D’où tu sors toi ! Qu’est-ce que tu fous là !

Le plus jeune se releva avec quelques peines, comme sonné, et se rangea derrière le roux, qui représentait un plus grande barrière que l’aîné, aux réactions plus dangereuses, pour lui comme pour son environnement extérieur.

[Etudiant] – Nami ! On s’est fait suivre !

J’avais déjà un nom sur la tête de turc qui me toisait de hauteur. Je commençais à prendre peur. Pas de lui, hein. Mais qu’il tombe. Plus on est haut plus ça fait mal. M’enfin… La chute sera à l’image de sa bêtise. Gigantesque ?

[Nami] – Ta gueule ! Shoku, Nobu ! Choppez-le merde !

Eh ba voilà. Il me restait juste à deviner lequel s’appelait Nobu, et l’autre, inévitablement, se prénommerait Shoku. Autant le premier était joli, autant le deuxième. C’était d’un laid commun. C’est évidemment le roux qui s’avança vers moi en premier. Il était plutôt balaise le mec pour son âge, bien qu’il manquait d’un cruel sérieux, et d’une confiance en lui un peu ridicule. Mais niveau tour de muscle, il rattrapait légèrement son retard. Il se colla contre moi, je pouvais ressentir sa respiration quelque peu haletante sur mon visage.

[Sabi] – Attends voir… C’est Shoku ? C’est ça ?

Pour seule réponse, je n’eut droit qu’à un bon coup de poing dans le ventre, qui me fit remonter mon superbe petit déjeuner de ce matin. Tout avait pourtant si bien commencer, avec cette tartine juste cramée, la confiture à peine dégoulinante mais pas trop, l’œuf net et entier… Bref, une matinée comme je n’en avais dans l’année qu’une ou deux de similaire. Cet imbécile avait le mérite de me mettre en colère. Il pouvait pas frapper autre part ? C’était trop dur de marquer un certain respect pour ceux qui se lèvent tôt et qui déjeunent avant de venir en cours ?

[Nobu] – Je t’ai jamais vu avant toi… Comment tu connais pas nos noms ? Héhéhé ! Tout le monde nous connaît ici mec !

Je me pliais légèrement pour effacer le plus rapidement possible la douleur. Puis, levant la tête, j’essayais de le regarder droit dans les yeux. Un roux que l’on provoque et qui perd son sang-froid vire normalement au rouge. C’est à ce moment-là que ça devient intéressant.

[Sabi] – Alors toi c’est Nobu… Enchanté. C’est clair que c’est quand même carrément plus, kof kof, la classe que Shoku…

Il lança un regard interrogateur à l’autre patate brune qui surveillait son subordonné. Nobu sentait bien qu’il marquait des points, et il devait mener sa mission à bien, sans état d’âme. Alors il le crèverait, ce connard de petit étudiant insolent et impertinent, qui avait eu l’audace de survivre à leur bombardement de l’espoir, puis de les suivre jusqu’à la *caverne*, ce si joli nom de code pour une planque d’étudiants… Evidemment, un seul sourire de Nami pour que l’élève s’exécute, il m’envoya un majestueux coup de genoux dans le torse. J’aurais peut-être des bleus se soir, tout comte fait. Je toussais un peu plus fort, mais la douleur n’était que purement provocatrice, un sentiment sur lequel j’aime bien faire jouer les gens. Je me penchais dangereusement, laissant une ouverture béante à mon agresseur. Plier en deux, je sentais déjà son poing s’envoler pour venir s’écraser contre mon dos, ou sur ma nuque. Oui, c’était aussi une bonne option. Mais l’homme était du genre brouillon, toucher était déjà très dur, alors viser…

J’esquivais facilement, me décalant d’un bref coup sur le côté. Son poing fouetta l’air, et le déstabilisait complètement. Si je n’avais pas été là, peut-être ne serait-il pas tomber à la renverse. Je me redressais subitement décalant mon pieds qui le bouscula un peu plus et le fit tomber à la renverse. Je ne lui laissais pas ce plaisir de se faire mal en tombant sur le sol et de le laisser choir comme une vulgaire sardine dans une vieille boite de conserve, je le reprenais par le col et le retournai dans un sens, puis dans l’autre, avant de, finalement, dans mon bon dévolu, le laisser au sol, se remettre de ses émotions.

[Nami] – Shoku !

L’étudiant, déjà pas bien courageux, n’avait qu’une seule idée en tête, c’était de se barrer et de réintégrer le cours en amphi comme les autres, quitte à essuyer quelques moqueries habituelles. Ce n’était rien à côté de ce qu’il vivait. Il était aussi faible que les autres. Il ne me dégoûtait pas. Il me faisait juste pitié. Comme obligé, il s’intercalait entre Nami et moi. Mais je passais à côté de lui, sans même prendre le temps de le regarder.

[Sabi] – Tu vas rejoindre les autres sans rien dire à personne, d’accord…

Il bredouilla quelques mots, fit un * oui* affirmatif de la tête et s’enfuit en courant. Nami cependant, était un autre morceau. Et bien qu’il soit et reste un cancre puisqu’il avait redoublé au moins deux bonnes années, il n’avait pas tout perdu de ses cours, ni de ses entraînement personnels. D’ailleurs, il n’avait pas attendu que son camarade des grands et des petits jours s’enfuit sous la peur que je devais lui inspirer – c’est cool ça… - pour se buter contre moi. Je me collais contre le mur pour éviter son pieds, puis prenant appui sur celui-ci, je rebondissais pour lui donner un bon coup d’épaule. Il fallait dire que pour un lieu de combat, le couloir n’était pas bien grand. Il ne ressemblait en rien à ce que j’avais connu dans le hall principale ou ce sont de véritables artères qui accueillent nos amis les étudiants. Il se remit sur ses pieds, et le combat continua. Il jouait plutôt bien de son corps, bien que j’aurais peut-être pu garder mes mains dans mes poches. Mais elles étaient remplies de je ne sais trop quoi, de mouchoirs peut-être, alors je préférais les laisser à l’air libre, respirer un peu. Nous nous touchions rarement, bien que je n’y mettais pas de grande volonté. Finalement le coup de grâce partit, et il s’effondra sur le mur, avec un mal au bide un peu trop douloureux peut-être.

Je regardais la porte contre laquelle tout avait commencé. Celle qu’ils s’apprêtaient à ouvrir si je n’étais pas intervenu, par mégarde d’ailleurs. Je le prenais par le collet, et le soulevais, alors qu’il me faisait une mine d’enfer. T’as pas le choix mec, aujourd’hui c’est moi le plus fort. Je passais ma main sur la poignée, lui lançant un large sourire. Il avait intérêt à ce qu’elle soit ouverte. J’appuis. Un vilain cliquetis me fait comprendre qu’elle est plus tout jeune, mais dans un sombre crissement elle s’ouvrit. Eh ba voilaaa !

[Sabi] – Allez viens mon vieux, on va parler toi et moi.

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Dim 2 Nov - 13:27

D’après moi, tout était louche. D’abord la qualité avec laquelle il se battait. Un étudiant ne devait pas avoir une telle répartie physique. Pour autant, je le mis K.O sans trop de mal, et je le trainai sur le sol, poussant doucement la porte. Louche, cette atmosphère sombre et humide. Louche, comment la porte se refermait derrière moi sans que je ne le lui ordonne. Louche cette douce odeur de pourriture. Louche comment l’étudiant rouvrait les yeux. Louche, tout l’était, mais rien ne me faisait peur. Tu veux quoi pauvre con ? Tu crois qu’un imbécile comme toi, capable de redoubler de sa propre volonté juste pour continuer de s’amuser vaux vraiment le détour ? Tu ne mérites même pas que je t’amoche, alors tu fermes ta gueule et tu m’écoutes…

[Nami] – Je ne dirais rien…

Je l’avais à peine assis sur sa chaise, rincé son visage d’une eau assez froide pour qu’elle le réveille et il fallait déjà qu’il me déçoive. Baka, non décidément tu ne mérites rien de ma part. Je me retournai subitement et mon poing chatouilla sa joue si violemment qu’il en fut propulsé quelques mètres plus loin, la lèvre en sang. Il jura, avant de comprendre que je ne rigolais pas. Il croyait vraiment qu’on jouait au loup ? Que j’allais lui sortir le sermon habituel et que je le laisserais partir, sans rien prendre en compte ? Il sera dénoncé, mais avant, c’et moi qui le punirais.

[Nami] – Je saigne…

[Sabi] – Va te faire foutre.

Je rangeais ça et là quelques affaires qui traînaient sur le sol. Les idées claires, je ne les avais pas encore. Alors j’épiais quelque chose qui pourrait me faire avancer, en attendant que mon camarade soit bien imbibé de sa merde. Quelques minutes passèrent, je lui balançai la chaise. Le voir encore grogui, essayant de grimper dessus me procurait un certain plaisir. Je jetai au sol des papiers mal entassés, et sautai dessus, les jambes pendues dans le vide.

[Sabi] – On est où ici ?

Il cracha par terre, un peu de sang caressa le parquet universitaire. Je souris. La douleur, sûrement. Ce mec avait mon âge, et bientôt, j’avais l’occasion de devenir chuunin. Il n’était que honte. Mais soit, si tel était son choix. Je redevins sérieux, mais rien n’y faisait pas.

[Sabi] – C’est là où la vie de tout shinobi commence. C’est là où j’ai rencontré mes futurs profs, c’est le lieu de vie d’une bonne partie du village, tu le pourris. Vous êtes sa moisissure, vous faites honte au village. Vous nous faites honte, pour qui, pour quoi ? Pour vous amuser ? T’as mon âge, et tu vas faire quoi de ta vie ? Continuer à faire les basse-cours ? Glouglouter comme un vulgaire dindon ?

Il sourit, mais s’arrêta rapidement, c’était douloureux.

[Nami] – Tu te prends pour qui ? Tu crois qu’en dehors de l’académie, on s’amuse plus qu’ici ? Tu crois être responsable ? Pfff, simple vantard. D’ailleurs t’es qui pour me parler comme ça ?

Je me levai, me redirigeai vers lui, et lui infligeai une nouvelle droite qui lui fit perdre le sens de la répartie.

[Sabi] – On est où ici.

Il soupira longuement, ferma les yeux, et comme réfléchissant, il regarda ses pieds.

[Nami] – Quartier général. Tu ferais mieux de dégager, dès que le boss va trouver le roux, ils vont débarquer. C’est pas un courageux, Nobu, mais il est assez influençable pour qu’il ne disparaisse pas sans qu’on est à lui demander. T’es peut-être balèze, mais nous ont est nombreux.

Je sautai de mon lieu de repos, et rebondis sur le sol. Un sourire, légèrement provocateur : tu me prends pour qui ?

[Sabi] – T’en fais pas pour moi.

La poignet bougeait toute seule. Ils étaient plus rapides que prévus. Cela ne m’impressionnait pas vraiment, le roux courrait simplement plus vite que je ne pensais. Et l’organisation, car c’était vraiment une organisation, peut-être mieux organisée que l’anarchie qu’elle voulait montrer. J’avais déjà bloqué la serrure et placé une chaise en dessous de la poignée. Pourtant le système ne résisterait pas longtemps. J’ouvrais la fenêtre et sautais dans la cours. La porte explosait alors que j’étais encore dans le vide. J’eu à peine le temps d’entendre Nami hausser le ton et crier comme si le monde en dépendant mon nom. Je ne lui avais pourtant jamais donné… La réception fut concentrée, je levai les yeux. Ils me suivraient, c’était sûr. Je m’enfonçai dans les couloirs, j’étais revenu dans un département que je connaissais bien : dans les portes qui défilent sous mes yeux, les noms de professeurs de Taijutsu, pour qui je travaillais en fait. J’avais l’impression qu’ils me cachaient quelque chose, en me disant qu’ils auraient pu s’en charger, que je n’étais que genin. Mais je repensais à leurs arguments, et ils autant valables que je courrais vite. Pourtant derrière moi, une bande suivait mes pas, sans hésiter. A cette heure-là, ils devaient être en cours. Ces mecs-là n’ont même plus peurs de l’autorité administrative. Je cherche ce qui va me permettre d’en terminer avec tout ça, normalement au prochain virage, j’entrerais dans un couloir un peu plus étroit, puis un carrefour donnant sur deux escaliers, l’un montant l’autre amenait aux étages inférieurs.
La danse était donnée.

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Lun 3 Nov - 0:35


MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Ven 7 Nov - 16:04

Sabi : +36XP

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Lun 16 Mar - 21:57

[Arrivant de la salle commune]

Keitaro veille sur Suzu


Elle s’apprêtait à sortir de l’académie lorsque devant le grand hall d’accueil elle tomba sur lui. Elle s’arrêta pour le dévisager une seconde, s’assurant qu’il s’agissait bien de la personne qu’elle avait vue et effectivement, le dit individu se tourna avant de se diriger vers elle. Elle se plaça face à lui bien droite puis le salua avec un certain respect doublé d’une certaine familiarité, même si elle était peu prononcée.

[Keitaro] – Bonjour jeune fille ! C’est rare de te voir traîner ici.

[Taka] – Sensei… Qu’est-ce que vous faites dans le coin ?

[Keitaro] – Ah, moi ? Je viens rendre visite à une ou deux connaissances et puis vérifier une ou deux choses quant aux listes des futures équipes. Parce qu’il faut avouer que je m’ennuie maintenant qu’Eichi, Kusanagi et toi êtes devenus des Chuunins.

[Taka] – On ne vous avait pas assigné immédiatement une autre équipe ?

[Keitaro] – Et bien l’administration a jugé mieux de m’envoyer par ci par là avec d’autres gars pour compléter certains effectifs. Mais depuis l’attaque… Il faut en priorité former de nouveaux groupes qui risqueront sous peu de devenir de vrais ninjas. Et il semble que ce soit le rôle de certains Jounins spécialement sélectionnés pour ce boulot.

[Taka] – Heureuse de savoir qu’on vous a fait bonne publicité.

Le jounin ne se retint pas de rire. Cet humour si rare chez cette jeune fille et avec tant de naturel mêlé à du sérieux avait toujours de quoi l’amuser.

[Keitaro] – Je te remercie ! En plus il semble que les éléments soient encore prometteurs dans cette génération.

[Taka] – Elle est meilleure que moi. De loin. Je pense que vous n’aurez pas à vous en faire.

[Keitaro] – Tu es déjà au courant ?

[Taka] – Ma petite sœur ne me cache pas grand chose. Il paraît que mes parents auraient fait exercer comme une sorte de pression pour qu’elle vous ait comme chef d’équipe. Personnellement, ça me va, je sais au moins qu’il y aura quelqu’un qui pensera à elle et à son bien.

[Keitaro] – Mais ?

La jeune fille fut un peu interloquée. Y avait-il un mais ? Un qu’elle n’aurait pas voulu s’avouer ? Non en fait elle le savait déjà mais elle attendait que l’esprit pointu de son ancien professeur vienne lui déverser une nouvelle source de sagesse.

[Keitaro] – Taka… je ne suis pas là pour vous comparer. Ton clan – et tu sais ce que je pense de tout ça – est déjà bien assez grand pour ce genre de malaise. J’ai déjà eu accès à pas mal de choses, et pour l’instant, elle a beau avoir plus d’aptitudes au combat, elle n’a pas certaines choses que tu possédais.

Taka fronça les sourcils. Elle ne semblait pas comprendre.

[Keitaro] – Tu verras plus tard pour ces choses là. Je ne vais pas te dorer la pilule, même si tu n’es plus mon élève. Tu as encore du temps pour grandir, même si certaines choses accélèrent le processus. D’ailleurs à ce propos, je suis désolé pour ton équipier… Et te connaissant, je sais que tu te sens peut-être coupable. Mais en lisant les rapports, j’ai pu me rendre compte qu’aucune faute n’a été commise.

Elle baissa un peu les yeux en serrant le poing.

[Taka] – Peu importe… Le résultat est là. Avec un petit peu plus, ça aurait mieux tourné.

[Keitaro] – Ne dis pas ça… Et ne t’enfermes pas dans ce cercle là. Ton dossier est dans la groupe des meilleurs Chuunin du village. Pour l’instant, aucune faute… Mais il est possible d’en faire. Et nous en ferons. Pour l’instant, il faut que tu changes d’air.

[Taka] –

[Keitaro] – A ce propos, j’ai quelque chose pour toi. J’ai su que tu n’avais jamais quitté le pays du feu. C’est dommage. Alors je suis allé chercher un peu avant qu’on ne t’assigne une tâche trop ennuyante. Prends ça et rends toi au bureau des missions. Il y a pas mal de travail et il faut remplir les caisses pour la reconstruction. On pourrait y être tous gagnants.

Elle attrapa le papier sans le remercier mais il avait comprit ce qu’elle ressentait, ce à quoi elle pensait. Il savait que le doute l’emplissait à cet instant plus que jamais, mais il avait toujours eu cet lueur de confiance en elle, cette choses inexplicable qui désignait la jeune fille comme quelqu’un de responsable, d’ailleurs, ce comportement coupable était une forme de responsabilité et ce besoin de savoir où allait sa cadette en était une autre. Keitaro sourit, ne prenant pas mal cette espèce d’insolence dont venait de faire preuve la jeune fille. Elle était surement encore un peu perdue et selon lui, il lui fallait quitter un peu cette bulle Uchiha qui commençait à l’entraver de trop. Taka savait réfléchir, ça oui. Mais comme beaucoup de jeunes, réfléchissait-elle comme il le fallait ?

Elle quitta l’académie en tournant le dos à tout ce qu’elle avait côtoyé dans la matinée, sans même se retourner. Keitaro s’en retourna à ses occupation, presque préoccupé quelque part.

*Courage jeune fille… Tu as un brillant avenir devant toi. Mais tu n’as pas confiance. Je remercierai les Uchiha pour toi... Ca te prendra surement quelques jours, mais présente toi à ce bureau.*

Un petit rictus méprisant, il se dirigea vers la salle des profs pour faire le tour de ses quelques connaissances qui trainaient là.

[Suite aux Cascades de la forêt]



Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

~ Registre des missions ~
D:0/0 | C:2/0 | B:0/1 | A:0/0

~ Assassinats ~
Aucun


Dernière édition par Uchiha Taka le Lun 13 Avr - 0:40, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Jeu 26 Mar - 16:24

Taka : +9 XP
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Sam 17 Avr - 4:01

La veille avait était folle. Une chose était sur, Mina était folle alliée. D’abord il avait dû esquiver un nombre incalculable d’objet non identifié fonçant dangereusement dans sa direction. Ensuite il avait passé l’après midi avec la jeune femme qui ne l’avait pas ménagé une seul seconde. Avec la sieste qu’ils avaient entreprit plutôt dans la journée, les deux Uchiha n’avait pas réussi à fermer l’œil avant les heures tardives de la nuit. Alors bataille d’oreiller avait eu lieu, orchestré par l’enfant dans le corps de femme. S’occuper d’elle était aussi crevant qu’une équipe. Mais comme elle le disait si bien, c’était une déesse, elle méritait sans doute de l’affection et son entourage n’était en mesure de lui fournir.

Tout doucement, les yeux du jeune homme s’ouvraient. Il eu d’abord du mal à s’habituer au jet de lumière qui pénétrait dans la pièce à partir de l’imposante baie vitré. Puis peu à peu, il pouvait enfin observer la pièce. Elle était dans un sale état, des couvertures, vêtements et oreiller traîné un peu partout dans la pièce. Mina roupillait encore, sa tête sur l’épaule du jeune homme. Les deux être étaient allongé à même le lit, sans couverture ni oreiller. Ils s’étaient une nouvelle fois endormie de fatigue. Sans trop la brusquer. Hakai déplaça la tête de la jeune femme avant de lui déposer une dernière bise sur la joue. Il n’allait pas la quitter sans rien dire, cela ne se faisait pas. Il entreprit d’abord de la couvrir de sa couverture avant de laisser un mot à la place où se trouvait le jeune homme. Même s’il serait resté volontiers avec elle une nouvelle journée, il avait d’autre priorité. Contrairement à elle, il ne pouvait partir en mission quand bon lui semblait et n’avait probablement pas le niveau pour. Il devait s’entraîner.

La poignée de l’imposante baie vitrée pivota. Un léger courant d’air pénétra dans la pièce réveillant la jeune femme. Il la regarda une dernière fois avant de s’élancer.

[Hakai] « Rendors toi. »

Une seconde plus tard il était parti. Il s’avait que la jeune femme allait exaucer son souhait. Le temps était agréable, des conditions parfaites pour s’exercer au taijutsu. On pouvait dire que les deux Uchiha avaient fait la grâce mat. Il était prêt de midi mais peu importe pour l’homme. Lorsqu’il voulait s’entraîner il s’en tenait à son plan.

Les bâtiments imposant de l’académie ne tardèrent à apparaître. Il fallait dire qu’elle était visible de presque n’importe quel endroit au village. Sa position lui permettait ce luxe. Mais c’était également comme pour représenter l cœur du village. Le lieu ou tout se passer pour la puissance du village. C’était la ou les soldats étaient former. Mais la véritable formation se poursuit en dehors de l’enceinte du village, pendant les missions. Ce qui était apprit à l’académie n’était que les bases qui nous fallaient connaître.

Ce lieu lui était familier, peu être trop… Il parcourait les couloirs de l’académie comme un aveugle connaissant sa demeure. Deux fois gauche, une fois droite, parcourir la coure extérieure, entrer dans le second bâtiment, tourner à la première à gauche, monter les escaliers et nous voici dans les loco normalement réservé aux professeurs. Manque de chance, personne ne semblait être prêt à l’aider aujourd’hui. A vrai dire, il n’y avait qu’un seul professeur en taijutsu présent dans la salle et Hakai ne le connaissait. Il ne pouvait s’entraîner sur une technique secrète de son clan avec un étranger. Dommage, il devra remettre ceci à plus tard.

Alors qu’Hakai regardait une dernière fois la salle des profs, une masse vint le pousser dans le bas du dos. Rien de bien grave mais suffisamment pour irriter une personne. Aucune excuse ne se fit entendre et il entreprit donc de faire face à son « agresseur ». Trois gamines, il semblerait que l’une c’est attiré les foudres des deux autres. D’un regard d’abord amuser, l’homme regarda la scéne mais lorsque les insultes fusaient un peu trop, l’homme se devait d’intervenir.

[Hakai] « Hé les mioches, ça vous direz de vous casser. Allez voir dans les jupons de vos mères si j’y suis. »

Heureusement qu’elles étaient trop petites pour comprendre… Mais qu’importe, la pression qu’avait mit Hakai sur les épaules des fillettes était trop grande pour que celle-ci rechigne à coopérer. Elles lancèrent une dernière insulte en direction de la malheureuse avant de disparaître dans les escaliers. Il regarda quelque instants la jeune fille qui était pour le moment resté. Il la scruta, rien en particulier mais sa présence ici voulait dire qu’elle était au moins étudiante. Bien… L’homme détourna le regard et s’apprêta à quitter les lieux. Peu être retournerait il prêt de Mina ? A cette heure, elle devait encore être dans son lit.


Dernière édition par Uchiha Hakai le Mer 9 Juin - 16:07, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Ven 23 Avr - 16:30

Chapitre 15 Rancoeur Arrow

Tome 1

Chapitre 16
Shinobi-Man

Azumi - Marchi !

Elle sourit de toutes ses dents et fit aller sa main de gauche à droite afin de saluer la personne qui lui ouvrit la porte. Joyeuse, elle pénétra dans ce bâtiment qu'elle avait longuement côtoyé lors de ses journées d'ennuie. En ce lieu, elle cherchait un certain réconfort et pouvait y trouver une certaine soif de connaissance. Azumi prenait cet endroit comme une deuxième maison. Une deuxième maison qui l'avait non seulement aider à apprendre quelques techniques qui furent très utiles, mais qui l'avait également accueillit lors de l'un des tournant les plus difficiles de toute sa vie. Bien entendu, la famille Itô avait fait de même, mais elle ne lui fournissait pas le même sentiment. Là-bas, elle ne se sentait pas chez elle. Ici, c'était chez elle. Là-bas, elle y trouvait seulement un peu d'amour qu'Haruna voulait bien lui refiler entre casserole et chaudron. Ici, elle y trouvait toute sa vie, tous ses amis et les professeurs qui l'avaient tant aidé à avancer dans sa carrière de Shinobi ; c'était l'académie.

Elle pivota légèrement lorsqu'un garçon passa près d'elle afin de ne pas le bousculer, tout en tenant contre sa poitrine de petites lettres qu'elle avait passé la nuit à confectionner. C'était en fait les lettres qui remerciaient tous les professeurs qui l'avaient aidé à monter en grade. Grâce à eux, jamais elle n'aurait pût devenir Genin aussi rapidement. La fillette savait, bien entendu, que ce résultat était en fait le fruit de tous ses efforts et de l'endurance qu'elle avait fait preuve face aux préjuger que certaines personnes avaient sur son âge. Mais elle ne pouvait tout simplement pas s'empêcher de remercier ceux qui l'avaient encouragé. Ceux qui ne baissaient pas les bras lorsqu'elle manquait son coup. Ceux qui n'avaient pas dit « non » à son apprentissage. Ceux qui la regardaient telle qu'elle était et non comme un enfant trouvé au coin d'une ruelle lors d'un jour d'hiver. Toutes ces lettres étaient pour ceux qu'elle appréciait réellement et qui travaillaient au sein de cet établissement merveilleux.

Sa première proie fût la secrétaire. En effet, c'était à elle qu'Azumi avait donné sa lettre d'inscription. C'était grâce à elle qu'elle pouvait aujourd'hui lui remettre ce bout de papier qui lui démontrait toute la reconnaissance que la fillette éprouvait envers celle-ci.

Azumi - Bonjour madame ! Belle journée, n'est-che pas ?

Secrétaire - Tient, Azumi. Qu'est-ce qui t'amène ici ? Les cours de Genjutsu ne sont pas ouverts à cette heure.

Azumi - Ah bon ? Tant mieux. Je ne viens pas pour cela. Je souhaitais justement remettre ces lettres aux professeurs qui m'ont enseigné avant que les cours commencent.

Elle sourit et les montra à sa vieille amie. En effet, Azumi aimait beaucoup sympathiser avec les gens. La secrétaire ne passait pas à côté de cela. Lors de ses nombreuses visites à l'académie, l'orpheline avait passé plusieurs minutes à lui parler et à lui raconter des histoires à propos de sa petite vie et de sa routine. La femme était donc habituée de la voir plusieurs fois par semaine et bien qu'elle parle longuement, c'était comme son petit soleil qui venait éclairer ses journées les plus ennuyeuses.

Azumi - Je sais que vous n'êtes pas un professeur, mais... Mais je souhaite tout de même vous en remettre une. Vous êtes quand même la première personne qui m'a permis de réaliser mon rêve. Celui de devenir quelqu'un. Enfin, une personne importante à mes yeux a réalisé... Kenji Sensei sait maintenant que mon niveau n'est pas celui d'une étudiante ordinaire. Je suis devenu Genin. Et je veux vous remercier de m'avoir permis d'accéder à ce rang.

Elle feuilleta rapidement les petites enveloppes qu'elle avait minutieusement empilé les unes par-dessus les autres et sortit celle qui était adressée à sa secrétaire préférée. Elle la lui tendit en souriant chaleureusement et attendit sa réaction avec impatience.

Secrétaire - C'est si gentil de ta part de penser à moi. Je suis touché. Merci. Tu veux que je remette les autres aux professeurs impliqués ?

Azumi - Um... Je pensais leur remettre moi-même.

La femme hocha la tête et l'invita à pénétrer dans les couloirs bondés de monde en ce matin radieux. Un peu timide face à cette foule, Azumi se glissa entre deux corps, les mains protégeant ses précieuses lettres, puis avança dans le vacarme qui ne cessait de s'amplifier. Elle se concentra sur la réaction de ses prochaines proies. Elle avait réellement l'impressionner d'être quelqu'un de bien, qui ne pensait pas qu'à sa pauvre personne. Avec ces bouts de parchemins qui n'avaient l'air de rien, (Mais qui était si précieux à ses yeux) elle allait remercier ceux qu'elle admirait le plus.

? - Pousse-toi, chien galeux.

Une force impressionnante la tira de ses rêveries et elle s'étendit de tout son long sur le plancher froid de l'académie. Elle leva un regard surpris sur la personne qui l'avait bousculé et constata sans trop d'étonnement que c'était la jeune fille qui s'amusait à martyriser les autres étudiants lors des cours. Son visage révéla un petit sourire hypocrite qu'Azumi s'empressa d'ignorer. Elle s'étira pour ramasser les enveloppes qu'elle avait malencontreusement fait tomber, puis déposa une mèche qui s'amusait à lui chatouiller le nez derrière son oreille. La jeune fille ne voulais pas que le papier s'abîme, c'est pourquoi elle doubla la vitesse lorsque la vilaine s'approcha d'elle. Cette-dernière déposa son pied sur la main d'Azumi et exerça une légère pression pour que celle-ci lâche prise. Fâchée et humilier, la fillette laissa tomber ses enveloppes et se releva tout en jetant un regard méchant sur son ennemie.

Fille - C'est quoi ça ?

Azumi - Che chont des lettres de remerciement !

Fille - Des lettres de remerciement pour qui ?

Azumi - Pour les professeurs qui m'ont aidé à devenir Genin !

C'est alors qu'elle remarqua qu'un cercle commençait à se former autour d'elle. Elle jeta des regards à tous ses camarades avant de comprendre qu'il était temps qu'elle réagisse. Elle jeta un mauvais regard à son interlocutrice et tendis ses bras vers les morceaux de papier afin qu'ils reviennent à son propriétaire, mais la fille s'amusait à les mettre en hauteur. Trop petite pour les atteindre, Azumi afficha une moue triste avant de lâcher une plainte aiguë

Azumi - Rends-les moi !

Fille - « Rends-les moi » S'amusa la jeune fille, encouragée par les sourires moqueurs de ses camarades. Mais c'est que la môme s'énerve ! Que va-t-elle faire la pauvre Azumi ? Tu vas appeler ta maman ? Tu en as une, toi ? Une maman ? Mais que dis-je ? Nop, toi t'es une chienne qui habite les ruelles qu'une famille démunie à recueillit en espérant faire de toi leur main d'oeuvre. C'est ça, hein ? Ah ah...

Les rires éclatèrent tout autour d'elle et le sang se dirigea vers ses joues. Il donna une couleur rosé à celles-ci et les larmes lui montèrent aux yeux. Mais il ne fallait pas pleurer. Elle était Genin maintenant. Elle était forte. La fillette décida d'écouter ces moqueries sans broncher. Voyant que ses insultes n'avaient plus d'effet, la fille décida de passer aux choses sérieuses.

Fille - Tient, Hiro, si tu nous faisais la joie d'ouvrir cette lettre et de nous la lire. Elle d'adresse à une certaine Uchiki Matsuda.

Son ennemie tendit la lettre qu'elle tenait depuis environ une minute à un jeune garçon qui s'était tu jusqu'à présent. Mais celui-ci affichait tout de même un sourire qui n'annonçait rien de bon. Du moins, l'orpheline savait très bien qu'il n'était pas là pour l'aider.

Le nouveau Genin plissa les yeux. Les traits de ce dernier lui rappelèrent vaguement quelque chose. Où l'avait-elle rencontré ? Enfin, peu importe. L'académie était grande, certes, il n'était pas étonnant qu'un souvenir de déjà vu lui traverse l'esprit. C'est lorsque le garçon se mit à déchirer l'enveloppe que la kunoichi comprit qu'il allait la lire devant tout le monde. Trop humiliant pour qu'elle le laisse faire. Azumi prit son élan et fonça dessus, mais la méchante fille de tout à l'heure la poussa par terre une seconde fois. La jeune fille n'avait pas une très grande force physique, mais possédait tout de même des Genjutsu dévastateur. Mais était-ce réellement la bonne solution ? Cathimarue lui avait dit que non.

Hiro - Bonjour Uchiki. Je vou... Voulais simplement vous re... re... Mais tu ne sais pas écrire, toi ?! Je n'arrive pas à croire que tu sois devenu Genin. Faut croire que Konoha engage vraiment des salles mioches. Vous avez vu, tout le monde !? La gamine a écrit le mot « remercier » : R.E.M.E.R.S.S.I.É . N'importe quoi !

Il déchira l'enveloppe ainsi que toutes les autres et les jeta dans les airs. Les petits bouts s'éparpillèrent sur le sol. Bouleversée, Azumi recula de quelques pas et bouscula quelqu'un. Elle ne prit même pas la peine de s'excuser, car un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'elle la fille de tout à l'heure lui dit qu'elle était une bonne à rien.

Fille - Retourne au jardin d'enfant, salle lèche-bottes. Ce n'est pas pour rien que t'es ici. C'est parce que tu les lèches. Ouep. Tu les lèches et ils te donnent des promotions. Après, tu leur fait des p'tites lettres pour les remercier pour que toute l'attention soit sur toi. Chouchou ! Tu vois ce qu'on en fait de tes enveloppes, nous ?

Elle sauta joyeusement sur les cadavres de ses lettres de remerciement. S'en était trop. Elle ne pouvait tout simplement pas supporter de se faire ridiculiser ainsi. Au diable la sagesse dont elle devait faire preuve en tant que maître en illusion. Au diable la réputation qu'elle avait. Azumi allait la faire taire et lui montrer qui était la plus forte. La fillette allait envahir son esprit afin de lui mordre l'âme et peut-être aussi lui arracher quelques mèches jusqu'à ce que mort s'en suive. Étonnement, le jeune homme qu'elle avait bousculé tout à l'heure vint s'interposer entre elles, juste à temps avant qu'un combat éclate. Une chaleur immense vint lui envahir le ventre. Quelqu'un venait de prendre sa défense. Pourquoi ?

Après cette intervention, la fille regarda attentivement celui qui osait la déranger, puis décida de partir après avoir craché une dernière insulte qu'Azumi ne prit pas la peine d'écouter. Deux autres filles la suivirent tendis qu'Hiro hésita un moment, mais décida finalement de suivre son amie. Le cercle autour d'elle se dispersa, déçu qu'un grand vienne gâcher leur plaisir. La fillette opta plutôt pour la contemplation de son sauveur. Grâce à lui, elle avait évité le pire et peut-être aussi une blessé en moins à l'hôpital. C'était quelqu'un de bon. Et il partait.

Azumi - Attend !

Elle se pencha et ramassa rapidement ce qu'il restait de ses lettres et couru jusqu'au jeune garçon qui l'avait aidé. Elle lui attrapa doucement la manche pour qu'il s'arrête et se mit face à lui.

Azumi - Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Je veux tout savoir sur mon sauveur !


Dernière édition par Azumi Itô le Mar 15 Juin - 22:40, édité 2 fois
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Ven 23 Avr - 19:28

Azumi - Attend !

C’était impensable. Alors que tout ce que souhaiter l’homme était qu’on lui foute la paix, une fillette venait l’interpeller. Mais qu’avaient elles aujourd’hui ? Elles avaient tous décidé de faire chier Hakai ? C’était un complot ? Oui c’est ça, un complot pour le faire péter les plombs. Sans la moindre hésitation, l’homme fit la sourde oreille et continua son chemin. La petite avait plus important à faire que la parlote. Ne devait elle pas progresser ? Devenir plus fort ? Ou tout simplement allez suivre un cours ? Tout du moment qu’elle ne venait pas vers Hakai. C’est qu’il allait plus important à faire… Voir Mina, passer une matinée tranquille à dormir dans un lit valant des centaines de ryos. Et puis les bras de la jeune femme étaient si doux… Pas comme ceux qui tirait sur sa manche.

C’est qu’elle était tenace celle la ! Mais pourquoi tenait elle temps à suivre l’Uchiha ? Il n’avait pourtant rien fait de bien héroïque et d’ailleurs cela n’était en rien héroïque… Foutre la trouille à un groupe d’étudiante… Les parents avaient de quoi se révolter.

Azumi - Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Je veux tout savoir sur mon sauveur !

Il rêvait la… Ce n’était pas possible ? Une gamine qui se tenait devant lui, lui barrant la route. Elle avait pété les plombs ou quoi ? Hakai la regardait, ses yeux emplis d’incompréhension. Elle n’avait vraiment rien comprit au film. Hakai un sauveur ? Mais ta fumée petite ! Alors que l’homme voulait qu’on lui foute la paix et qu’il repoussait n’importe qui, elle, en garce qu’elle était, lui tenait tête. Frapper les étudiants n’était pas vraiment une vocation. Il s’abaissa alors à la hauteur de la filette. Avec un sourire qu’il se forçait, il tapota le crâne de celle-ci.

[Hakai] « Ola. Je crois que tu n’as pas très bien comprit. Ce que je viens de faire est mal. D’ailleurs ce qu’elles faisaient aussi été mal mais on soigne le mal par le mal quand dernier recours. »


Il espérait que cette petite leçon assomme la fillette et lui coupe l’envie de le suivre. Il se releva avec la ferme attention de continuer son chemin à présent. Il n’était pas payé pour faire la baby-sitter.

[Hakai] « Hakai Uchiha. D’où je viens ? La rue serait la meilleure description. Et maintenant je t’en pris… »

Il se dépêcha de la contourner. Quatre à quatre, les marches défilèrent. Il semblerait qu’elle avait comprit. Mais un bruit ressemblant à un troupeau d’éléphant déferlait de l’escalier. La fillette se dépêchait de le rattraper.

*C’est pas possible ça.*

Il pressa le pas, elle allait bien le lâcher un jour ou l’autre… Mais rien n’à faire. Elle le collait presque, s’assurant toujours qu’il n’allait pas s’échapper. On aurait pu croire que l’Uchiha avait du miel aux fesses…

Un peu plus loin, une silhouette se dessinait. Par chance, Hakai connaissait cette femme. Il allait peu être passer pour un débile mais il devait au plus vite se débarrasser de ce pot de colle. Il fit signe à Asana sans pour autant perdre de vue la fillette qui avec un grand sourire s’amusait à le suivre.

[Hakai] « Asana, tu pourrais pas me remplacer au baby-sitting ? C’est une question de vie ou de mort la. »

[Asana] « Désolé Hakai j’ai cours là. »

Tout un monde s’écroulait. Il avait compté l’occuper pendant que celui-ci s’échappait mais rien à faire… Il ne pouvait tout de même pas se pointer chez Mina avec elle au cul. Il se résigna donc… Dans les couloirs de l’académie, il s’arrêta et regarda longuement la fillette. Elle avait quelque chose sur le bout de la langue cela ne faisait aucun doute.

*Bon est bien voici une journée de perdu.*

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Sam 24 Avr - 5:55

Tome 1

Chapitre 16 - 2
Shinobi-Man

Les yeux brillants de reconnaissance, la fillette attendit avec impatience la réponse de son sauveur. Ce dernier était grand, plutôt musclé, avait des yeux noirs et des cheveux de la même couleur. À première vue, il semblait expert en Taijutsu. Dommage, Azumi ne pourra pas lui demander quelques informations concernant la voie des illusions. Mais il fallait d'abord qu'ils apprennent à se connaître et sympathiser jusqu'à ce qu'ils puissent converser librement. La jeune fille avait été brève en posant ces questions. Mais elle ne pouvait tout simplement pas laisser son héros filer si facilement sans en savoir plus sur lui. Peut-être que l'orpheline ne le reverra jamais. C'était le meilleur moment pour le remercier.

Hakai semblait ailleurs, comme si la jeune fille et ses gestes imprévisibles l'avaient surpris. Pourquoi ? Avait-elle dit quelque chose qui aurait pût le vexer ? Peut-être aurait-il préféré qu'elle le vouvoie ou faire preuve de plus de respect envers un Shinobi de son niveau. Si cela aurait été quelqu'un d'autre, elle aurait fait une grimace et serait partie sans rien dire. Mais aujourd'hui ce n'était pas la même chose. L'Uchiha était son sauveur. Elle lui devait du respect et elle se devait de le vouvoyer s'il le demandait.

L'homme plia les genoux pour se mettre à sa hauteur et la nouvelle Konoichi le suivi du regard. Il fit un sourire que la fillette s'empressa de lui rendre et posa sa main sur sa petite tête. Les longs doigts accrochés à celle-ci auraient pût lui broyer le crâne à n'importe quel moment en exerçant une simple pression, mais la jeune Itô ne ressentait aucune crainte. Comment pouvait-elle ne pas avoir confiance en SuperMan alors que ce dernier venait tout juste de prendre sa défense contre de vilains petits étudiants mals élevés ?

Enfin, il répondit :

Hakai - Ola. Je crois que tu n'as pas très bien comprit. Ce que je viens de faire est mal. D'ailleurs ce qu'elles faisaient aussi était mal, mais on soigne le mal par le mal qu'en dernier recours.

Intriguée par cette philosophie qu'Azumi n'avait jamais étudié, elle continuait de le regarder avec attention, puis mit un doigt sur son menton. son regard dévia vers le plafond et songea aux derniers dires de son grand ami. Mal ? Qu'avait-il fait de mal au juste ? N'avait-il pas vu comment la méchante fille de tout à l'heure l'avait traité ? Elle cessa de penser lorsqu'Hakai déplia les genoux pour se relever. Il regarda d'un regard plus ou moins perçant la petite orpheline et ajouta :

Hakai - Hakai Uchiha. D'où je viens ? La rue serait la meilleure description. Et maintenant je t'en pris...

Azumi cessa de sourire. Cette réponse... Avait-il vécu une enfance semblable à la sienne ? Avait-il connu l'abandon et l'errance dans un village qu'il ne connaissait que très peu ? Maintenant, elle en était sûre en cent pourcent. Leur rencontre n'était pas un hasard. Ce jeune homme venait de la rue, tout comme elle. Ce jeune homme était un Uchiha, tout comme son sensei. Ce jeune homme était brave, tout comme Oyate. Tant de liens les unissaient. Ce ne pouvait tout simplement pas être qu'une coïncidence. D'autant plus qu'il avait secouru la fillette lors d'un moment difficile.

C'était son âme soeur.

Et il partait.

Il partait...

Azumi - Attend !

Il venait tout juste de la contourner et se pressa maintenant dans l'escalier de l'académie. Azumi décolla et son pied glissa sur le plancher fraichement laver. Elle marcha à quatre pattes pendant quelques secondes avant de se relever et dévala les escaliers à son tour. Ou était-il ? À gauche ou à droite ?

À DROITE !

Hakai tourna la tête dans sa direction et accéléra le pas tout en jetant un regard inquiet sur sa poursuivante. L'orpheline poussa un garçon qui se trouvait sur son chemin et avança vers celui qu'elle aimait tant. Plus que quelques mètres avant d'atteindre son héros. Mince ! Il tourna dans un autre couloir et s'engouffra dans la foule. Le genin chercha son sauveur du regard. Elle aperçut une petite touffe noir marcher en direction d'une autre femme. Mais c'est qu'il la trompait ! Fourbe !

Elle n'allait pas laisser cette grosse femme gâcher le couple qu'ils avaient bâti ! C'était une perspective qu'elle ne pouvait tout simplement pas s'imaginer. Tout en gardant un sourire pour ne pas démontrer qu'elle était jalouse, Azumi s'approcha de son prince charmant et lui sauta au cou.

Azumi - Ah ah ! On joue au chat et à la souris ? Je t'ai attrapé. Héhéhé.

Elle descendit de son perchoir et remarqua que le jeune Uchiha la fixait d'un air fatigué. Il s'ennuyait ? L'orpheline était-elle si ennuyante ? Peut-être que ce jeu auquel ils avaient joué n'était pas suffisamment mature pour son âge. Elle replaça sa cravate verte à pois blancs et mit quelques mèches derrières ses oreilles tout en examinant le curieux être qui la fixait sans cesse.

Azumi - Excuse-moi ! J'voulais pas te faire peur en te sautant dessus comme ça...

Mais c'est que son prince charmant était un petit trouillard ! Pas grave ! Azumi aussi était une trouillarde. Elle ne pouvait tout simplement pas supporter le noir, car elle avait lu dans un livre que les Dévoreurs d'Âmes attendaient la venu d'une fillette pour dévorer son âme jusqu'à ce qu'il n'y ait plus une seule goutte d'humanité en son corps. C'était vraiment flippant comme livre.

Azumi - Je suis Azumi Itô. Merci de m'avoir aidé tout à l'heure. C'était vraiment gentil de ta part. Sans toi, j'aurai sans doute commis un acte de violence. Une de mes amies m'a dit qu'il ne fallait jamais user de violence face à de petits incompétents comme ceux de tout à l'heure. Cathi a toujours raison.

Voyant que son histoire ne semblait pas l'intéresser, Azumi décida de changer de sujet.

Azumi - J'ai lu dans un livre que le mal et le bien n'existent pas. J'ai lu que c'était seulement des concepts illusoires qui séparaient deux manières de pensées. Il paraitrait que pour le mal, le bien est le mal et pour le bien le mal est le mal. Tu en penses quoi ? Tout est mal ?

Comme d'habitude, tout se mélangeait et tout sortait d'une manière différente à celle qu'elle préparait dans sa tête. Hakai allait sûrement avoir de la difficulté à comprendre tout cela, mais en repassant une dizaine de fois la phrase dans sa tête, il comprendra.


Dernière édition par Azumi Itô le Mar 15 Juin - 22:41, édité 1 fois
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Sam 24 Avr - 19:13

Il regardait cette fillette qui n’était pas haute comme trois pommes. Ses cheveux bruns tombaient pratiquement en bas de son dos, son visage était sans cesse constitué d’un sourire enjoué, ses petits yeux ronds étaient assez brillants pour se voir dedans. Cette Kunoichi serait très belle lorsque viendra le temps pour elle, de quitter tout ce qu’elle chérissait pour se consacrer exclusivement à son boulot. Pour l’heure Hakai ne pouvait que lui souhaiter de s’amuser et de profiter de cette courte vie, loin des soucis.

Pour elle la vie était belle, les exercices n’étaient rien d’autre que des jeux qui lui fallaient gagner. A son age, l’Uchiha n’avait pas eu la chance de grandir dans ce monde. Chaque jour avait été un calvaire qu’il avait du surmonter pour tout simplement vivre. Il s’était accroché à la vie comme un damné et le voici à présent dans cette académie à parler avec une fillette. Ce n’est probablement le meilleur souvenir qu’il gardera en mémoire mais cela valait déjà mieux que toutes ces années qu’il ne pouvait oublier…

Azumi - Je suis Azumi Itô. Merci de m'avoir aidé tout à l'heure. C'était vraiment gentil de ta part. Sans toi, j'aurai sans doute commis un acte de violence. Une de mes amies m'a dit qu'il ne fallait jamais user de violence face à de petits incompétents comme ceux de tout à l'heure. Cathi a toujours raison.

Hakai leva un sourcil discrètement. Ce pouvait il que la petite parlait de la même Cathi à laquelle il pensait ? C’était peu probable, il y avait tant de monde au village que cela paraissait totalement impossible.

Azumi - J'ai lu dans un livre que le mal et le bien n'existent pas. J'ai lu que c'était seulement des concepts illusoires qui séparaient deux manières de pensées. Il paraîtrait que pour le mal, le bien est le mal et pour le bien le mal est le mal. Tu en penses quoi ? Tout est mal ?

Une théorie assez simple déformait par une gosse. Mais Hakai sourit, c’était déjà pas mal pour elle de penser à cela. Mais comprendrait elle la réponse ? Peu être… Après tout, malgré ces airs de fille incapable pouvait se cacher un génie. L’homme regardait l’enfant replacer sa cravate. Une horreur verte à poids blanc. Ne lui avait on jamais apprit à s’habiller ? Ne lui avait on jamais dit que les cravates étaient pour les hommes ? Bon après tout… Les port jarretelles sa sera pour plus tard. La petite Itô était beaucoup trop jeune pour aborder ce côté de son travail…

Mais pourquoi l’homme pensait inlassablement au travail des kunoichi ? Habituellement, il ne voulait discuter boulot lors de ses temps libre et aujourd’hui il ne pensait qu’a cela… L’enseignement du cygne l’avait à ce point influencé ? Probablement. Ce qu’on lui avait apprit était très strict mais c’était un mal pour un bien. Le clan voulait former l’élite mais comment devait il penser ? Comment Akogare pensait il ? Que se passait il dans sa tête ?

Toutes des questions inutiles. Le genin n’avait pas à ce soucier de cela. Son rôle n’était que d’exécuter les ordres un point c’est tout. L’heure n’était pas encore à cela. Il retourna son regard vers la petite, peut être attendait elle une réponse ?

[Hakai] « Le terme bien où mal est tout simplement créé par l’homme pour l’homme. L’homme est capable de beaucoup de chose pour ce délester de certaine chose. En pensant que nous tuons pour le bien, cela nous évite de poser trop de question et d’hésiter. »

C’était une philosophie assez radicale mais pourtant vraie. Tuer quelqu’un était mal, qu’importe la personne, la raison ou la manière. En temps que shinobi il est pourtant important de garder cela à l’esprit, cela permettait de ne pas tomber dans la folie… Certaine personne devait faire le mal pour protéger le bien. L’armée, les shinobi, voici leur rôle. Il s’abaissa une nouvelle fois en face d’Azumi mais cette fois son visage était sérieux.

[Hakai] « Il faut protéger les gens, ça c’est une noble cause. C’est le bien. Mais par moment, il faut faire le mal pour préserver le bien. Tout est une question d’équilibre. Tu comprendras avec quelque année de plus. »

Tout cela était bien beau mai le genin avait un petit creux. Tout ce sport la veille l’avait ouvert l’appétit et il n’avait encore rien grignoté de la journée.

[Hakai] « Une gaufre ça te dit ? »

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Dim 25 Avr - 3:00

Tome 1

Chapitre 16 - 3
Shinobi-Man

Azumi le regardait avec admiration. Tout ce qu'il disait semblait avoir tellement de sens qu'elle fût surprise de l'influence qu'il avait sur elle. Cathi lui avait dit mainte et mainte fois qu'elle était un peu influençable ? Sur le coup, l'orpheline ne l'avait pas cru. Mais en y réfléchissant bien, elle remarqua qu'en effet, elle adoptait certaines opinions qui n'étaient pas les siennes sans se demander si celles-ci respectaient ses valeurs. La fillette décida donc de faire attention à l'avenir. Mais c'était difficile, surtout quand c'était son héros lui-même qui lui expliquait la vie.

Le jeune homme semblait ancrer profondément dans ses pensées et Azumi avait l'impression qu'il n'avait pas dû tout envie de lui parler. Non seulement il avait tenté de la semer dans les couloirs labyrinthiques de l'académie, (Inutile de vous préciser que le Kunoichi ne pensait pas réellement que c'était un jeu) et il ne l'écoutait pas lorsqu'elle tentait de converser avec lui. Son seul et unique but était de le remercier et de se faire un ami. Ce n'était tout de même pas de sa faute si la fillette le respectait à un point tel qu'elle croyait en être amoureuse. Mais l'était-elle vraiment ? Savait-elle seulement ce que voulait dire le mot « amour » ?

Puis, le regard de son âme soeur se dirigea vers elle. Azumi pencha la tête sur le côté, comme pour lui demander de dire ce qui lui traversait l'esprit. Comme s'il comprit le message, il ajouta :

Hakai - Le terme bien où mal est tout simplement créé par l'homme pour l'homme. L'homme est capable de beaucoup de choses pour ce délester de certaines choses. En pensant que nous tuons pour le bien, cela nous évite de poser trop de questions et d'hésiter.

Elle hocha vigoureusement la tête tout en écoutant ces sages paroles pour lui faire savoir qu'elle comprenait. Mais tout semblait si bien expliquer dans les livres qu'elle avait légèrement de la difficulté à bien saisir lorsqu'on la renseignait à l'oral. En fait, Hakai venait tout juste de décrire ce qu'elle comprenait déjà en des phrases mieux développées avec une syntaxe plus appropriée. Mais Azumi lui avait demandé ce qu'il en pensait et non de lui reformuler le tout.

Il plia les genoux une seconde fois pour se mettre à sa hauteur, mais cette fois, il ne souriait pas. La fillette, elle, ne cessait de sourire, trop occuper à examiner ses faits et gestes. Le ton de sa voix lui fit comprendre qu'il était sérieux. Il ajouta :

Hakai - Il faut protéger les gens, ça c'est une noble cause. C'est le bien. Mais par moment, il faut faire le mal pour préserver le bien. Tout est une question d'équilibre. Tu comprendras avec quelque année de plus.

Protéger des gens... Mais qui exactement ? Des gens biens ou de mauvaises personnes ? Enfin, sa dernière phrase l'avait quelque peu vexé. Son prince charmant était donc comme tous les autres ? Il jugeait par l'âge et seulement par l'âge. Savait-il seulement qu'elle n'était pas une fillette ordinaire et sans doute la plus forte de tout ce village ? LE SAVAIT-IL !?

À bout de nerf d'être toujours considéré comme étant faible à cause de ce foutu neuf ans qui devait être écrit sur son front à l'aide d'un stylo feutre permanent, l'orpheline força un sourire qui, de toute manière, ne semblait même pas sincère !

Hakai - Une gaufre ça te dit ?

Azumi - Oh oui ! Une gaufre ça me dit vraiment beaucoup.

Mais c'est quoi une gaufre ? Qu'est-ce que ça mange en hiver ? Enfin, elle saura la véritable identité de la mystérieuse gaufre en temps voulu. Pour l'instant, elle était légèrement occupée à observer son héros s'engauffrer dans d'autres couloirs, la guidant vers monsieur Gaufre. Et il connaissait son chemin. Il devait lui rendre plusieurs visites à cette Gaufre, sans quoi il ne connaitrait pas le chemin par coeur.

Elle se mordilla les lèvres et regarda son âme soeur du coin de l'oeil. Elle détourna le regard en vitesse lorsque son regard croisa le sien. Puis, lorsqu'elle fût certaine qu'il ne la regardait pas, l'orpheline tenta une seconde fois l'examen de cette chevelure. Petite touffe noir, légèrement remonter et en bataille, scintillant au grès de l'éclairage et voguant au rythme du vent. C'était assez rigole comme coupe de cheveux, mais ma foie très originale. Peut-être ferait-elle de même un de ces jours. La fillette rigola intérieurement, sans rien laisser paraître, puis décida qu'il était temps de converser.

Azumi - Um... Si mon impression et correcte, je dirais que tu es Shinobi ! Figure toi que moi aussi je le suis. Je viens tout juste de devenir Genin et les méchants enfants de tout à l'heure sont venus m'ennuyer simplement parce qu'ils sont jaloux de ma montée en grade. Je suis jeune et petite, c'est vrai. Les gens jugent ma force simplement en regardant ma silhouette, mais la plupart du temps, ils se trompent sur mon cas. Toi, quelle a été ta première impression sur moi ? « Petite fille en détresse, faible, immature .» Ne ment pas ! De toute façon, je commence à être habitué à ces préjugés, Hakai... Au fait, comment veux-tu que je t'appelle. Dois-je faire preuve de plus de respect envers le grand sauveur que tu es pour moi ?

Si seulement il savait tous les efforts qu'elle faisait pour agir comme une femme. Elle voulait simplement qu'il se détrompe et qu'il voit qu'elle n'était pas une bonne à rien. Après tout, ils étaient des âmes soeurs. Il s'en rendrait compte très rapidement. Du moins, elle l'espérait.

Azumi - Quand arrivons-nous chez Gaufre-San ?

...


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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Dim 25 Avr - 13:36

Les yeux en l’air, un doig sur le menton, la petite Azu semblait réfléchir aux paroles de l’homme. Probablement avait il expliqué la chose avec des mots un peu trop compliqué. Mais la fillette avait le temps. Cela ne servait à rien de la brusquer avait une philosophie utopique. Il préféra l’emmener derrière lui.

Le regard porté vers l’avant, Hakai observait le monde qui abordait les couloirs de l’académie en cette fin de matinée. Il pouvait sentir par moment le regard de la jeune femme se poser sur lui mais qu’importe. Pour une raison qui lui échappait, elle semblait le porter à nue. Lui fallait il un héro pour vivre ? Possible, un gosse avait toujours besoin d’idole pour s’identifier à celle-ci. Mais n’avait elle pas de famille ? Ou de professeur ? Il était rare que l’on prenne le premier venu comme idole. Hakai avait perdu depuis fort longtemps son côté enfantin. Fallait il déjà qu’il l’ai eu… Son monde ne l’avait pas permit cela. Un enfant n’avait pas sa place dans la rue contrairement à un voleur.

Ils franchirent les portes de l’académie. Bien sur, ils ne trouveraient pas un vendeur dans l’académie, cela ne ferait que distraire les étudiants. Mais celui-ci, en bougre qu’il était, ne c’était guère éloigné. En faite, il suffisait de quitter l’académie, de tourner au coin de la rue pour tomber nez à nez avec celui-ci. Un petit stand au bord de la route, tout ce qui a de plus simple.

Sur le trajet, la petite n’avait cessé de défigurer l’Uchiha sans que celui-ci l’interpelle. Si cela pouvait l’amuser. Mais cela ne lui suffisait pas, c’est d’un naturel enfantin qu’elle engagea la conversation.

Azumi - Um... Si mon impression et correcte, je dirais que tu es Shinobi ! Figure toi que moi aussi je le suis. Je viens tout juste de devenir Genin et les méchants enfants de tout à l'heure sont venus m'ennuyer simplement parce qu'ils sont jaloux de ma montée en grade. Je suis jeune et petite, c'est vrai. Les gens jugent ma force simplement en regardant ma silhouette, mais la plupart du temps, ils se trompent sur mon cas. Toi, quelle a été ta première impression sur moi ? « Petite fille en détresse, faible, immature.» Ne ment pas ! De toute façon, je commence à être habitué à ces préjugés, Hakai... Au fait, comment veux-tu que je t'appelle. Dois-je faire preuve de plus de respect envers le grand sauveur que tu es pour moi ?

La pauvre petite… Mais croyait elle vraiment que l’on devait la plaindre ? Réveille toi un peu. Ce que tu vies n’est rien d’autre que l’enfance. Personne ne peut dire qu’il n’a jamais été emmerdé dans son enfance. Les conflits sont inévitables mais heureusement, il y a toujours quelqu’un pour les stopper. Mais ce qu’elle disait l’intriguait. Avant toute chose, il montra son bandeau situé à son torse, solidement incrusté dans deux attaches en cuir.

[Hakai] « Non je ne me suis pas vraiment dit cela. » Avec un sourire amusé. « Tu sais que neuf ans est déjà genin est une bonne performance. Tu as un bon potentiel alors Azumi. Continue de progresser et tu deviendras une grande et courageuse kunoichi. Et… Appelle moi comme tu veux. »

Il posa ensuite une main sur l’épaule de la petite. Ses mots avaient été dur, preuve d’une grande amertume. Hakai connaissait ce sentiment, il fallait quelqu’un pour écouter, quelqu’un pour comprendre cette petite. Mais pas dans l’instant présent. Hakai pointa de son index la petite roulotte d’où s’échappait une odeur de patte chaude. La petite fille comprit rapidement que c’était gaufre-san.

Ne souhaitant la faire attendre, Hakai commanda rapidement deux gaufres sucrées. Il avait encore des questions à poser à cette petite. Le mieux était qu’il retourne à l’académie, l’un des bancs serait parfait pour discuter tout en dégustant cette gaufre. C’est donc une nouvelle fois dans le silence qu’ils rejoignirent l’académie. Dès lors ou ils avaient passé les grandes protes massif, Hakai fit signe à la petite que leurs destination serait ce banc et pas un autre. Confortablement posé sur cette planche en bois, Hakai regardait de ses orbites sombres la petite. Les informations sur elle venait au goûte à goûte mais elle semblait disposé à en dire d’avantage.

[Hakai] « Dit moi ton histoire. Je veux connaître les origines de ta lassitude. Et dit moi qui est cette Cathi, il se peut que je la connaisse. »

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Mer 28 Avr - 2:28

Tome 1

Chapitre 16 - 4
Shinobi-Man

Peu à peu, les classes se remplissaient, de nouvelles équipes se formaient, de nouvelles personnes apprenaient. Les couloirs de l'académie se vidaient un peu plus à chaque pas qu'ils faisaient et elle n'allait pas s'en plaindre. Après le petit incident de tout à l'heure, elle n'avait plus envie de distribuer ses lettres. De toute manière, elles étaient toutes déchirées. C'est pour cela qu'elle les jeta dès que les deux Genins passèrent près d'une poubelle avec un certain sentiment de tristesse. Azumi y avait passé toute la nuit et de petits imbéciles n'y avaient absolument pas fait attention. Elle décida de tout recommencer demain soir. Aujourd'hui, elle était légèrement fatiguée et voulait voir monsieur Gaufre avec son âme soeur.

Rapidement, Hakai et Itô sortirent de l'établissement dans lequel elle avait passé tant d'heure et se dirigèrent rapidement vers un marchand ambulant. C'est alors qu'elle comprit qu'une gaufre n'était pas un homme, mais bien un aliment. Elle s'en rendit compte à cause de la grosse pancarte qui affichait dans une police plus que lisible « Gaufres à vendre, 3 Ryos ». De petits retardèrent achetaient leur produit avec empressement afin de ne pas manquer les premières heures de cours. Ils partirent en courant et entrèrent dans l'académie, une patte étrange dans la main. Azumi s'en lichait déjà les babines tellement la senteur de ce dessert la charmait. Elle ferma les yeux afin d'apprécier un peu plus cette odeur, mais fût rapidement tirée de ses rêveries. Hakai pointa son bandeau, celui-ci étant durement accroché à son torse. La fillette l'examina quelques instants, puis sourit.

Il dit :

Hakai - Non je ne me suis pas vraiment dit cela.

L'orpheline sourit de plus bel. Son âme soeur n'avait donc aucun préjugé sur elle ? Mais c'était merveilleux ! Ils pourraient ainsi se marier et avoir des enfants ! Et peut-être même habiter une grande maison près de la mer ! Ce serait tout simplement formidable ! Ils étaient faits l'un pour l'autre et cela n'était pas éphémère. Elle remarqua qu'il souriait aussi. C'était la première qu'elle voyait les dents d'un blanc éclatant de son sauveur. La kunoichi le regardait, fasciné.

Hakai - Tu sais que neuf ans est déjà genin est une bonne performance. Tu as un bon potentiel alors Azumi. Continue de progresser et tu deviendras une grande et courageuse kunoichi. Et... Appelle moi comme tu veux.

Oui, effectivement, elle savait déjà tout cela pour la simple et bonne raison que tout le monde le lui disait. Au tout début de sa carrière de shinobi, nombreux était ceux qui doutaient de ses réelles capacités. Mais en voyant comment la fillette maîtrisait le chakra avec habilité, ils se rendirent compte qu'ils s'étaient trompés. Azumi ne savais pas exactement - même si elle lui faisait plutôt confiance - si Hakai avait des préjugés sur sa force. Mais elle savait qu'un jour il la verrait à l'action et qu'il serait surpris. Surpris de voir qu'il s'était trompé.

Il mit une main sur son épaule et Itô le laissa faire. C'était une main rassurante. Il pointa de l'autre bras le stand qu'elle avait déjà rencontré et sentit son sang monter dans ses joues. Elle s'était trompée, elle aussi, et devait ressembler d'une belle idiote. Hakai la poussa vers la roulotte et alla même jusqu'à payer les gaufres ! Pas mal pour un garçon des rues. Il semblait se débrouiller plutôt bien financièrement. Enfin, Azumi accepta le dessert avec joie et décida d'attendre que son âme soeur prenne la première bouchée avant de prendre la sienne. C'était la moindre politesse. Le goût de cette patte lui donna un frisson de bonheur dans tous son corps. N'étant pas habituer à un goût si sucré, elle ne pouvait que n'en profiter. En effet, Haruna avait tendance à faire des mets végétariens et le seul dessert à lequel la fillette avait le droit était des biscuits sablés souvent vieux de trois mois. D'ailleurs, le plat qu'elle faisait le plus fréquemment était la courge gratiné. Le fromage était tout simplement exquis, mais ne se comparait pas à cet aliment appelé gaufre.

Cette fois, ils se rendirent en silence vers l'académie avec la ferme intention d'y pénétrer une seconde fois. Il semblerait qu'Hakai visait un banc en particulier sur lequel il pourrait manger leur dessert en toute tranquillité. Les cours étant débutés, les autres étudiants de tout à l'heure ne viendrait pas les embêter. Ils s'assirent et se regardèrent un moment, puis l'Uchiha prit la parole.

Hakai - Dit moi ton histoire. Je veux connaître les origines de ta lassitude. Et dit moi qui est cette Cathi, il se peut que je la connaisse.

Ces paroles la surprises. Pourquoi le grand sauveur qu'il était s'intéressait-il à sa petite existence d'orpheline ? De plus, devait-elle réellement lui dire qu'elle avait été abandonnée par son père et que la famille Itô l'avait recueillit par pitié et aussi parce que cette famille avait besoin de main d'oeuvre ? En effet, Azumi avait été forcée à cette vie. La voie des Shinobi, l'apprentissage à l'académie... Tout. Absolument tout. Si elle ne s'inscrivait pas à l'académie, seul la rue pouvait l'accueillir. Si, au contraire, elle s'inscrivait, elle pouvait rester chez les Itô.

Azumi - Ma vie n'a rien de très intéressant. J'habite une famille qui n'a pas beaucoup d'argent, c'est sans doute pour cela qu'on m'a forcé à devenir Shinobi. Avec le mince salaire d'étudiant que j'avais il y a quelques jours, j'ai réussi à payer quelques repas. Mais maintenant que je suis Genin, je compte gagner un peu plus qu'avant. Sauf cela, je ne vois pas ce qui a à dire.

Hakai, qui n'avait pas semblé l'écouter lorsqu'elle en avait parlé, mentionna le nom de Cathi. Devait-elle, encore une fois, lui révéler la vérité à propos de celle-ci. Azumi ne voyait pas d'inconvénient à lui dire comme elle l'avait rencontré, mais il y avait certains détails qu'elle ne mentionnerait pas. Dont sa tentative de suicide. Répandre le sang devant le visage des Hokages n'avait rien de très glorieux.

Azumi - Cathi est une Chuunin que j'ai rencontré il y a quelques mois de cela. Son vrai nom est Cathimarue Hiroki, elle habite le quartier de riche. Et je peux te dire que de l'argent, elle en a. Je dois t'avouer que ma rencontre avec elle a été un peu étrange... Moi et mon père l'avons trouvé au pied de la falaise de Konoha, gisant sur le sol. Il paraitrait qu'elle ait tout simplement glissé... Nous avons averti les autorités et on a dû rester toute une journée à l'hôpital à se faire interroger. Ils croyaient que c'était nous qui l'avions poussé. Mais lors de son réveil, elle a pût leur dire que ce n'était pas le cas. Après, on s'est parlé. Elle m'a appris quelques techniques et on passe souvent des journées ensemble. C'est un peu comme Kenji Sensei. Elle m'aide à progresser. Pourquoi ? Tu sais qui elle est ? C'est ta petite amie ? Elle m'a dit qu'elle avait un fiancer, mais qu'il était parti en mission depuis quelque temps. Elle ne m'a pas dit son nom. Tu reviens de mission, toi ?

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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Dim 2 Mai - 14:39

Un sourire radieux éclairait le visage de la fillette. Pour une raison qui échappait à l’Uchiha, il sentait qu’il avait tout le respect de ce petit être. Pourtant celui-ci ne demandait jamais pareil respect et n’avait rien fait pour cela. Mais il avait oublié depuis longtemps ce qu’était être enfant. Lui-même avait été en admiration devant Nago mais ceci, il ne s’en souvenait plus. Le shinobi avait prit une grosse part de l’homme.

Mais malgré tout, il savait préservé une touche d’humanité en lui et adorer regarder cette fille, tout juste rencontrer, manger sa gaufre. Chaque jour était une occasion de découvrir de nouveau goût, de nouvelle sensation et de nouveaux endroits. C’était un peu l’aventure à cet age. Mais dans un village, l’aventure avait ces limites. On avait vite fait le tour.

Boucher par boucher, la gaufre commençait peu à peu à diminuer, tôt ou tard, elle finirait par disparaître, absorbé par l’estomac de l’Uchiha. Il regardait d’un œil intéresse la petite. Pour son age, elle avait exactement le même grade que lui, même si elle n’en avait pas conscience, sa puissance devait être importante. C’était un point blanc dans l’esprit d’Hakai. Le corps de la fillette n’était franchement pas taillé pour le taijutsu et la pratique de la médecine demandée tout de même une certaine vitalité. Il ne restait donc plus que deux options pour celle-ci. Il était plus courant de rencontrer des élèves spécialistes du katon. Le ninjutsu était l’art le plus répandu à Konoha.

Finalement, son sourire disparu et laissa place à une légère réflexion. Hakai lui demandait de déballer son sac, il y avait de quoi réfléchir. Cependant, le but n’était pas de tout connaître sur cette petite fille, chacun avait le droit de garder ces secrets, Hakai lui avait lui-même fermé son esprit. Mais à cet age on avait souvent besoin de parler, surtout lorsque l’on est seul. Etait ce le cas de cette petite fille ?

Azumi - Ma vie n'a rien de très intéressant. J'habite une famille qui n'a pas beaucoup d'argent, c'est sans doute pour cela qu'on m'a forcé à devenir Shinobi. Avec le mince salaire d'étudiant que j'avais il y a quelques jours, j'ai réussi à payer quelques repas. Mais maintenant que je suis Genin, je compte gagner un peu plus qu'avant. Sauf cela, je ne vois pas ce qui a à dire.

L’argent… Cela avait une place conséquente dans certain logis. Pour Hakai, l’argent n’était rien d’autre que son gagne pain. Il utilisait son argent pour se nourrir ou pour améliorer son équipement quand l’occasion se présentait. Rien de plus… Mais cela était probablement dû à son nom. Les Uchiha n’avaient jamais de problème d’argent.

Azumi - Cathi est une Chuunin que j'ai rencontré il y a quelques mois de cela. Son vrai nom est Cathimarue Hiroki, elle habite le quartier de riche. Et je peux te dire que de l'argent, elle en a. Je dois t'avouer que ma rencontre avec elle a été un peu étrange... Moi et mon père l'avons trouvé au pied de la falaise de Konoha, gisant sur le sol. Il paraîtrait qu'elle ait tout simplement glissé... Nous avons averti les autorités et on a dû rester toute une journée à l'hôpital à se faire interroger. Ils croyaient que c'était nous qui l'avions poussé. Mais lors de son réveil, elle a pût leur dire que ce n'était pas le cas. Après, on s'est parlé. Elle m'a appris quelques techniques et on passe souvent des journées ensemble. C'est un peu comme Kenji Sensei. Elle m'aide à progresser. Pourquoi ? Tu sais qui elle est ? C'est ta petite amie ? Elle m'a dit qu'elle avait un fiancer, mais qu'il était parti en mission depuis quelque temps. Elle ne m'a pas dit son nom. Tu reviens de mission, toi ?

Toutes ces questions de la jeune fille firent sourire l’Uchiha. Elle voulait tout savoir comme lui. L’information était un outil puissant qu’il nous fallait contrôler pour réussir. Mais un nom avait retenu l’attention du genin. Ainsi donc, cette petite était l’une des élèves de Kenji. Elle aurait pu tomber sur bien pire. Kenji n’était certes pas un pieu humaniste mais il était tout de même un excellent shinobi, elle apprendrait beaucoup à ces côtés, bien plus qu’avec le genin.

[Hakai] « Je te rassure, je ne suis pas son petit ami mais je pense savoir de qui il s’agit. »

L’image de Youso vint titiller Hakai. D’ailleurs cela faisait de nombreuses semaines qu’il ne l’avait aperçu. Il détenait une partie des renards en lui à présent, il était lié en quelque sort à Hakai. Puis il se leva, il n’allait tout de même pas rester à l’académie par une si belle journée.

[Hakai] « Si tu veux… Nous n’avons qu’à rendre visite à ton amie. Cela fait… longtemps que je ne l’ai pas vu. A moins que tu veux faire autre chose? »

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Mar 11 Mai - 3:40

Tome 1

Chapitre 16 - 5
Shinobi-Man



Il sourit encore une fois et la fillette commençait à être de moins en moins étonnée de voir son héros lui rendre de petites mimiques bien sympathiques. Bien qu'elle s'amusait à observer ses faits et gestes et à rigoler intérieurement de certains tics pas très importants, elle prenait cette discussion très au sérieux. Avec lui, l'orpheline avait bel et bien l'impression de devoir parler comme une femme, une vraie. Sembler plus âgée qu'elle ne l'était, tel était son but. Sinon, comment pourraient-ils être réunis et se marier si l'un d'entre eux agissait comme un enfant ? Encore faut-il qu'un rêve aussi spectaculaire puisse se réaliser.

Il dit

Hakai - Je te rassure, je ne suis pas son petit ami, mais je pense savoir de qui il s'agit.

Que voilà des dires qui savaient rassurer la jeune fille. Par chance, Cathi n'était pas la petite amie à son sauveur favoris. Sans quoi elle aurait dû déclarer rivalité pour l'éternité et perdre l'une de ses professeurs les plus talentueuses qu'elle aurait pût rencontre. Azumi avait donc toutes ses chances de bâtir un couple solide avec l'Uchiha. Ils pourraient peut-être même fêter le jour de l'an dans cette sombre famille, avec Kenji-Sensei, qui sait ?

Elle se frotta frénétiquement les mains et fixa Hakai, le regard pétillant, puis attendit la suite des évènements. Quand sortira-t-il la bague de sa poche ? Une bague aussi belle et étincelante que celles qu'elle avait vu dans la bijouterie de Kagame. Finalement, il se leva et sembla s'étirer en se mettant sur la pointe de pied, dû moins, c'est ce qu'Azumi cru. Il était si grand que c'était presque impressionnant de constater qu'il ne se tenait pas sur la pointe des pieds lorsqu'il marchait. Le Genin semblait six fois plus petit que lui.

Hakai - Si tu veux… Nous n’avons qu’à rendre visite à ton amie. Cela fait… longtemps que je ne l’ai pas vu. A moins que tu veux faire autre chose ?

Il la connaissait donc réellement ? Étrange comme le monde était petit. Le village était si grand, les Shinobis se connaissaient-ils tous ? Mais une chose est certaine, si c'était la vérité et qu'Hakai n'avait pas vu Cathi depuis des années, alors il était étonnant qu'il se rappelle d'elle à la simple mention de son nom. Peut-être y avait-il eut une aventure entre ces-deux là. Alors là, s'il désirait tant la revoir et qu'elle le menait à son ancienne compagne de lit, Azumi ne pourrait pas avoir des enfants dans une maison près de la mer ! Une réflexion et une grosse s'imposait. Après de longues secondes, elle répondit en souriant :

Azumi - D'accord ! Nous pouvons aller lui rendre visite, mais je ne suis pas certaine si elle est présente. Enfin, je te préviens, hein. C'est dans le quartier riche. C'est quelques minutes de marche, par là, vers le nord. Tu es sans doute déjà allé chez Cathi. Tu devrais être en mesure de reconnaître sa maison !

Elle s'avança vers l'Uchiha et tira sur sa manche pour l'entraîner dans les rues labyrinthiques de Konoha. Heureusement que la petite Itô connaissait le chemin par coeur. En effet, elle avait l'habitude de se rendre chez son amie puisque c'était elle qui, depuis environ deux mois, veillait à son apprentissage. Entre temps, ils purent discuter de la pluie et du beau temps, du dernier chapitre de Shinobi-Man sorti en librairie qu'Hakai ne connaissait pas et de la pelouse d'un de ses voisins. Ce fût une promenade très intéressante même si son prince charmant ne semblait pas du même avis.

Ils arrivèrent enfin devant le quartier riche de Konoha. Ce n'était qu'une rue qui traversait le quartier nord, mais on ne pouvait pas la manquer simplement parce que sa largeur était suffisante pour y faire passer un troupeau de buffles. Sans oublier les maisons aussi gigantesques que la falaise de Konoha. J'exagère, en effet. N'empêche que les maisons étaient de formes très variées et de couleurs chaleureuses que tous les autres habitants pouvaient envier. Des arbres bordaient la route comme si on les avaient placé de façon tellement symétrique que le plus douer en mathématique n'aurait pût les placer de manière aussi calculer qu'ils ne l'étaient. C'était une rue qui se distinguait des autres et ce n'était pas n'importe qui qui pouvait s'offrir l'une de ces baraques. Cathi faisait partie des chanceux qui avait hérité de la fortune d'un de ses proches. Si on peut considérer que perdre son père est de la chance.

Azumi dansa au milieu de la route, faisait des cercles dans l'air avec ses mains en tournant sur elle-même et en tendant ses bras de chaque côté de son corps. Elle observa l'Uchiha qui semblait perplexe et lui sourit.

Azumi - Tu vas voir, Cathi est une femme très gentille. Elle est belle et fait de bons biscuits.

Elle marcha de reculons pour pouvoir regarder son interlocuteur dans les yeux et poursuivit.

Azumi - Mais tu la connais déjà. Pourquoi je te dis ça ? Hihi.

Elle rigola et recommença sa danse.

Une fois arrivée devant la maison de son amie, Azumi poussa le petit grillage qui séparait le jardin de la rue et incita Hakai à entrer à son tour. Elle courue jusqu'à la porte, son sauveur traînant le pas derrière elle et toqua la porte aussi fort qu'elle le pût.

Azumi - C'est Azumi !

Personne ne lui répondit. Elle s'avança vers la porte et, cette fois, appuya sur la sonnette. La maison était très grande. Inutile de vous dire qu'il était difficile d'entendre quand quelqu'un cognait à la porte. Après quelques secondes, une jeune femme à la tignasse blonde ouvrit la porte. Elle était habillée chiquement et ses cheveux étaient bien coiffés. Attendait-elle de la visite ?

Ses yeux bleus se posèrent d'abord sur la petite Azumi, resplendissante dans sa petite tenue d'écolière, puis vinrent vers le grand homme qui montait les escaliers qui aboutissaient sur la terrasse. Celle-ci faisait le tour de la demeure et était composée de plusieurs pots de fleurs qui, maintenant, étaient mortes. Effectivement, Cathi avait viré le jardinier quelques mois plus tôt, le jour où elle avait sauté en bas de la falaise. Depuis, elle ne l'avait pas contacté pour qu'il puisse reprendre le boulot.

Son regard s'arrêta net sur Hakai, comme si la surprise de voir un ancien ami la paralysait complètement. Puis, elle sourit, s'avança vers lui et l'enlaça. La Chuunin posa une main sur le dos muscler du colosse qu'il était devenu et emprisonna sa main dans la sienne.

Cathi - Hakai ! Comment vas-tu depuis le temps ? Ça t'as pris un sacré moment avant de venir me revoir, je croyais que tu m'avais oublié. Je t'en pris, entre. Toi aussi Azumi.

Elle l'entraîna dans la maison, suivi de la fillette qui sautilla jusqu'à l'intérieur et ferma la porte au passage. Azumi enleva ses chaussures et l'Uchiha sembla l'imiter.

Cathi - Donne les moi, je vais les mettre dans le garde-robe. Alors ? Tu dois avoir des tas de choses à me raconter. Qu'est-ce qui t'amène ici ?

...


Dernière édition par Azumi Itô le Mar 15 Juin - 22:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Mar 11 Mai - 15:06

Un sourire franc et sincère. Il était rare que les gamins sachent mentir, en tout cas pas aussi bien que les adultes. Le mensonge est une entité que l'on ne se préoccupe pas à cet age. Et pourtant le mensonge est une arme à maitriser. Elle nous sortira de nombreuse situation ou au contraire, nous fera tuer. Quoi qui l'en est, l'Uchiha mentait que très rarement, uniquement quand cela était nécessaire pour le bien d'autrui. Mais le regard de cette gamine était intriguant. Beaucoup trop palpitant pour la chose minime qu'avait réalisé Hakai. Voulait il réellement savoir ce qu'il représentait pour la jeune fille? Pas vraiment... Les gosses idolâtraient n'importe qui pour n'importe quelle raison. Cela lui passera.

Finalement elle accepta. Après tout Hakai lui demandait de retrouver son amie et son enseignante. La gamine devait y être très attaché et le nouveau sourire qu'elle affichait montrait son enthousiasme à la retrouver. Son minuscule poignet agrippa la manche du genin est avec une force insoupçonné, elle le tira en dehors de cette académie. L'Uchiha continuait d'observer ce petit bout de femme qui avançait joyeusement, les bras qui occupaient tous l'espaces à leurs disposition, les jambes qui sautillaient encore et toujours et se petit rire aigu très distinctif.

Curieusement, cette gamine croyait à une relation entre Cathi et Hakai. L'Uchiha trouvait cela assez amusant que cette fillette pensait à ces petites amourettes. Ils avaient tous un jour ou l'autre voulu avoir un amoureux à cette age, Hakai commençait à regretter que cela soit tomber sur lui. Briseur de cœur n'était non plus une vocation très louable. Il opta plus pour la sécurité.

La fillette lançait inlassablement des discours assez enfantin qu'Hakai ne pouvait que répondre par des «  je ne sais pas » ou «  je ne connais pas » s'il daignait répondre car par moment la question était tel qu'un simple sourire lui servait de réponse. Que pouvait bien dire Hakai sur le nez des nains de jardin? Et puis les bandes dessinaient n'avait jamais était le truc de l'homme. Encore moins celle avec un nom débile... Il se surprit lui même à garder son sang froid, il en aurait expédié plus d'un aprés tout cela. Bizarrement cette fillette lui était trop commun. Son enfance n'était pas tout rose et il y avait certain protagoniste qui les liés. Hakai voulait revoir Cathi et savoir ce que donnait l'entrainement de Kenji sur de jeune pousse.

Les rues changeaient tout comme les demeures. Peu à peu on passait des rues banal du village à des rues beaucoup plus belle avec des bancs, des lampadaires à intervalle régulier et de la verdure pour embellir tout cela. Il n'y avait plus une seule trace de tag sous le nom de Bastard. Les murs coloraient des maisons donnaient un jolie contraste à la rue très large. Mais ceci était loin d'éblouir l'Uchiha qui vivait tous les jours au sein du domaine du cygne. Il y avait quelque point de similitude mais au final, le domaine était plus confortable et plus sur.

Mais cela pouvait rapidement faire tourner la tête à une gamine comme il semblerait que ce soit le cas. Elle commença une danse qui n'en terminait pas avec ses bras exécutant des cercles avant de faire un demi tour du bassin et de fixer l'Uchiha tout en continuant sa route. Espérons qu'il n'y ai d'obstacle.

Azumi - Tu vas voir, Cathi est une femme très gentille. Elle est belle et fait de bons biscuits. Mais tu la connais déjà. Pourquoi je te dis ça ? Hihi.

Se grattant légèrement le front à l'aide de son index, Hakai se demandait ce qu'il se passait dans cette caboche. Mais au moins la rapide description que venait de joliment faire Azumi rassurait l'Uchiha. Il est vrai Cathi était sympa et plutôt canon mais des canon s'appelant Cathi, il devait en avoir une poignet à Konoha.

La danse assez ridicule de la gamine s'arrêta net puis elle commença un sprint pour se retrouver devant une porte à hurler son nom. Il fallait être con pour ne pas savoir à qui appartenait cette baraque. Scrutant l'édifice, Hakai fut surprit de savoir que Cathi habiter pareille demeure. Sans trop de précipitation, il passa le portail et commença à monter une à une les marches. Son regard montait en même temps que son corps et le corps de la fillette réapparut. Il avait abouti sur une grande terrasse faisant probablement le tour de la demeure. Il fut choqué de ce qu'il voyait. C'était la mort qui régnait ici, rien à voir avec la Cathi qu'il connaissait et pourtant, c'était bien elle qui était occupé de l'enlacer. L'homme se laissait faire et lorsque celle ci lui prit la main, il ne réagi pas. Son regard focalisé sur le misérable spectacle. Avait elle des problèmes d'argent? En temps que shinobi elle n'avait le temps de s'occuper de ces plantes mais... à défaut de les laisser mourir, elle pourrait au moins se débarrasser des pots.

Cathi - Hakai ! Comment vas-tu depuis le temps ? Ça t'as pris un sacré moment avant de venir me revoir, je croyais que tu m'avais oublié. Je t'en pris, entre. Toi aussi Azumi.

Ce n'est que lorsqu'ils pénétrèrent dans la demeure qu'Hakai se refocalisa sur la femme à la chevelure blonde. Elle était impeccablement bien coiffé et sa tenue vestimentaire ressemblait à ses souvenirs, une femme élégante. Les deux arrivants s'empressèrent d'enlever leurs chaussures avant que la propriétaire des lieux ne s'en empare.

Cathi - Donne les moi, je vais les mettre dans le garde-robe. Alors ? Tu dois avoir des tas de choses à me raconter. Qu'est-ce qui t'amène ici ?

L'Uchiha pénétraient un peu plus dans la demeure et arriva rapidement dans la salle de vie. Les murs peint en bleu ciel redonnait vie à la demeure après le spectacle de l'extérieur. Entendant la question de son amie, il se laissa tomber au sol, chose qu'elle les aurait invité à faire tôt ou tard.

[Hakai] « C'est la petite qui m'amène. Elle et moi avons pas mal de chose en commun. Et tu en fais partie. »

L'homme continuait de scruter la pièce, voguant entre bibliothèque, tableau et maquette.

[Hakai] « Et désolé de ne pas être revenu plus tôt. On ne s'est pas recroisé et j'ignorais ou tu logeais. »

Son tic reprit le dessus et l'homme se frotta la tête, un petit sourire gêné.

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Dim 16 Mai - 18:35

Tome 1

Chapitre 16 - 6
Shinobi-Man

Lorsqu'elle entra dans la maison où elle avait vécu mainte et mainte péripéties avec son amie Cathi, Azumi sembla respirer mieux. Ici, c'était comme sa deuxième maison, bien que plusieurs endroits lui fussent interdits d'accès. En effet, la chaleureuse ambiance qui régnait chez les Itô s'étaient très vite changer en quelque chose d'indescriptible. Elle sentait qu'elle n'était plus le bienvenu là-bas ; que bientôt, Haruna la jetterait dehors à coups-de-pieds dans le derrière à la grande satisfaction de Mayo. Puis, il y avait aussi les rénovations qui avaient tendance à s'étirer encore et encore et qui faisaient un bruit insupportable et ce toute la journée. Alors que chez Cathi, tout était parfait. La luxure, la gourmandise... Tous les péchés capitaux étaient rassemblés dans cette demeure et même si ce n'était pas bien, personne ne s'en plaignait et encore moins la petite Itô. Elle qui avait l'habitude de vivre dans les rues et de se nourrir d'un os de poulet qu'un autre inconnu avec déjà gruger, l'arrivée de Cathi dans sa vie avait encore chamboulé sa perspective de la vie.

Après l'invitation de la jeune femme, Hakai retira ses chaussures et les donna à son ancienne petite amie. Bien entendu, l'orpheline allait jeter un coup d'oeil indiscret à leur conversation, histoire qu'il ne le fasse pas sur le tapis blanc du salon ou encore sur le comptoir de la cuisine. C'est vrai, elle était encore jeune et ne savait pas vraiment ce que « le faire » signifiait. Mais elle avait lu dans un livre (« Qui traînait encore une fois sur le sol du parc », vous aurait-elle dit si vous auriez eu la chance de la rencontrer) que c'était quelque chose de mal. Vraiment plus mal que les sept péchés capitaux.

Tel que prévu, Cathi plaça délicatement les chaussures au fond du garde-robe, puis se tourna vers son invité. Hakai s'aventura dangereusement dans l'une des nombreuses pièces de la maison et la jeune femme jeta un coup d'oeil à la fillette qui lui souriait, puis avança nerveusement vers Hakai qui semblait à son aise. Il décida même de s'asseoir par terre, sur le beau tapis blanc du salon. Il n'avait pas remarqué l'attitude de sa jeune amie. De toute façon, après tant d'année de service, elle avait appris à cacher ses émotions et encore plus lorsqu'elle était en présence d'une personne qui ne la connaissait que très peu.

Hakai - C'est la petite qui m'amène. Elle et moi avons pas mal de choses en commun. Et tu en fais partie.

Elle sourit et lissa l'un des quelques plis de sa robe avec le plat de sa main, puis fit un autre pas vers l'avant, le regard fixé sur l'homme qu'Hakai était devenu. Ça faisait tout de même un sacré bout de temps. La journée passée au parc seibutsu avec celui-ci était également la dernière journée où elle pût apercevoir Youso. Était-il toujours en contact avec son « élève ». En effet, lors de cette chaude journée, l'Uchiha avait appris à son coéquipier quelques techniques du renard dont les secrets n'avaient pas été divulgués à Cathi. Elle se souvint également de l'invitation au restaurant et de la visite rapide de la pauvre maison de son vieil ami. Ça faisait trois ans. Je le répète, ça faisait un sacré bout de temps. Ils avaient changé. L'un d'entre eu avait rejoint une nouvelle famille, celle aux yeux sombres. Tendis qu'un autre tentait tant bien que mal de refaire sa vie, après une chute vertigineuse en bas de la falaise. « Un accident » avait-elle dit aux autorités. Un accident... Par chance, ils n'avaient pas retrouvé la lettre qu'elle avait envoyée à Youso avant son suicide manqué. Celle où elle avait clairement dit qu'elle mettrait fin à ses jours. Personne ne pouvait faire confiance à ces faucons messagers, dans ce temps-là. Ils pouvaient tout simplement dévier, se tromper de demeure ou encore se faire intercepter par un inconnu. Et la perspective que la lettre ne se soit pas rendue à destination la faisait frissonner à un point tel que, parfois, elle se voyait trembler.

Elle suivait le regard d'Hakai comme si elle craignait qu'il voie quelque chose qu'il ne devrait pas voir. Heureusement, il était assit dessus.

Hakai - Et désolé de ne pas être revenu plus tôt. On ne s'est pas recroisé et j'ignorais où tu logeais.

Il se frotta la tête, gêné. Un geste que Cathi s'empressa d'ignorer pour le rendre à l'aise. Elle s'avança encore vers lui.

Cathi - Oh, ce n'est pas très grave. C'était à moi de venir te revoir. C'est moi qui sait où tu habites. J'ai été plutôt... Occupée... Ces dernières années. Mais nous le sommes tous, n'est-ce pas ?

Elle lui tendit sa main, un sourire toujours aussi grand qu'au départ.

Cathi - Mais ne t'assoies pas par terre. Nous avons une table et des chaises, elles sont là pour ça.

Il se leva, suivit d’Azumi. Il regardait toujours devant, ignorant la tâche brunâtre sur le sol. Sans doute ne l’avait-il pas remarqué en se levant parce que la fillette s’était empressée de mettre les pieds dessus. Chose que Cathi lui serait éternellement reconnaissante. Elle l’entraîna dans la salle-à-manger et lui fit découvrir une table suffisamment grande pour accueillir six à huit personnes. La jeune femme lui désigna une chaise et il prit place. Ensuite, elle dit :

Cathi - Est-ce que tu désirs quelque chose à boire ? Je sais qu’il est tôt, mais nous avons de très bonnes boissons dans le bar. D’abord, il y a du whisky, du saké… Dis-moi, je ce que tu veux et je te paris que je l’ai.



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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Dim 16 Mai - 20:38

Cathi - Oh, ce n'est pas très grave. C'était à moi de venir te revoir. C'est moi qui sait où tu habites. J'ai été plutôt... Occupée... Ces dernières années. Mais nous le sommes tous, n'est-ce pas ?

[Hakai]"Probablement."

Oui peu être mais Hakai ne rejetait jamais la faute sur les fautes, même si c'était réellement la leur. Et puis pour être franc, Hakai avait que très rarement pensé à cette fille. Ce qu'ils avaient vécu ensemble n'avait été que pur folie élancé par un sentiment de besoin. Rien de ce que cherche à présent l'Uchiha. Il regardait cette jeune femme plus comme une connaissance, à la limite une amie plutôt qu'une prétendante. De toute façon, Hakai avait bien du mal à maîtriser ses émotions, son plus gros point faible.

Cathi - Mais ne t'assoies pas par terre. Nous avons une table et des chaises, elles sont là pour ça.

Hakai regarda d'un air ahuri la maitresse de maison. Celui ci était habitué au confort traditionnel qui régnait au sein du clan. Il y avait bien un fauteuil mais celui ci était toujours occupé par Sakeshi lorsque celui ci était présent dans la demeure. L'homme se pencha sur le côté et scruta la pièce un peu plus loin. Une immense table, capable de recevoir près d'une dizaine de convive et autant de chaise. Tout était de grande facture ce qui n'étonna pas l'Uchiha. Il accepta alors la main de cette femme et la suivi regardant au passage la jeune Azumi lui souriant à pleine dent.

Ils pénétrèrent dans cette nouvelle pièce assez grandiose. L'ambiance calme et rassurant de la précédente pièce était retranscrit ici mais avec une petite pointe différent... Ici il y avait également l'amusement dessinait sur les murs dans des fresques assez ancienne mais très bien conservé. Un peu plus loin il y avait un comptoir avec un assortiment important d'alcool perché sur l'armoire. Cette semblait recueillir de nombreuse surprise probablement trop pour une femme seul. Son regard croisa de nouveau celui de Cathi. Il pencha la tête comme il en avait l'habitude de faire lorsqu'il réfléchissait sur le compte de quelqu'un. Qu'avait elle bien pu faire ces trois dernières années?

Cathi - Est-ce que tu désirs quelque chose à boire ? Je sais qu’il est tôt, mais nous avons de très bonnes boissons dans le bar. D’abord, il y a du whisky, du saké… Dis-moi, je ce que tu veux et je te paris que je l’ai.

[Hakai] « De l'eau. »

Le ton avait s'était voulu assez sec. L'homme était un expert en taijutsu si celle ci ne s'en souvenait plus. S'il se mettait à boire à n'importe quelle heure de la journée son corps en prendrait un sacré coup. Puis vint le tour de la petite, encore debout au même endroit, le même sourire au lèvres, Hakai fut surprit que celle ci ne l'ai toujours pas suivit comme elle l'avait fait toute la journée. Il l'observa pendant de longue seconde au point de la rendre probablement mal à l'aise. Mais rien de tout cela,, l'innocence de cette enfant amusait beaucoup l'Uchiha qui baladait son regard encore sur elle.

[Hakai] « Pourquoi tu ne viens pas t'installer à table avec nous? »

Azumi - J'ai envie de pipi.

La main vint subitement se claquer sur le visage. Cette fillette ne s'arrêterait jamais de le surprendre. Le ver d'eau apporté par Cathi fut posé devant lui et sa concentration se reporta aussi tôt sur elle.

[Hakai] « Merci. »

Il avala une gorgée avant de regarder dehors via une fenêtre. Les pots de fleurs mortes réapparut à ses yeux.

[Hakai] « Ses fleurs mortes ne te ressemble pas du tout. On a d'un côté la pourriture et de l'autre l'envie. »

Cathi - Tu parles des fleurs à l'extérieur ? Effectivement ça ne me ressemble pas. J'ai dû oublier de m'en occuper. J'avais un jardinier, mais ma mère m'a demandé de le viré.

Les iris noirs de l'homme fixaient sans disparaître sous les paupières. Depuis quelque temps déjà, l'Uchiha avait prit de l'importance se voulant beaucoup plus sérieux. C'est ce qu'il voulait faire savoir à sa vieille amie que ces derniers mots ne tournaient pas.

[Hakai] « Alors tu n'as qu'à en engager un autre. Je pense que tu es assez grande pour te passer de l'avis de ta mère. Et puis... avec ces fleurs mortes on aurait l'impression de s'attendre à une sorcière vivant ici. Et tu es tout sauf cela. »

Le silence régna pendant quelque seconde. Hakai venait quasiment de donner un ordre à cette femme. Mais il y voyait plus un conseil qu'un ordre. Après tout, s'il se voyait tous les trois ans, Cathi n'avait rien à tirer du genin.

[Hakai] « Tu as revu Youso? »

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Dim 16 Mai - 22:05

Tome 1

Chapitre 16 - 7
Shinobi-Man

Elle s'était appuyée sur le bar, regardant les bouteilles et leur contenu bouger au contact de sa main. Cathi passa un doigt doux sur chacune d'entre elles, laissant une douce mélodie envahir l'air ambiant. La jeune femme n'avait pas l'intention de prendre de la boisson. La dernière fois qu'elle en avait pris était le jour de sa chute. Ce jour-là, elle avait tout fracassé. L'alcool était éparpillé sur le sol, les fracas de verre aussi. Sa mère fût très fâchée de voir sa seule source de réconfort imbiber le tapis blanc. Mais ce jour-là, la petite Hiroki s'en foutait. Ce jour-là aurait été son dernier si Azumi n'était pas passer par là.

Elle se souvint qu'elle avait eu droit aux foudres de Madame... « Pourquoi as-tu renversé le bar ! Que s'est-il passer pour qu'il se renverse ?! » Et ce même si elle gisait en sang sur un lit d'hôpital. En tout cas, une fois un nouveau bar acheté, ça ne prit que quelques heures avant qu'il ne se remplisse. Et voilà qu'aujourd'hui elle offrait « l'eau » de sa mère à un Uchiha qu'elle connaissait à peine, qui s'était invité lui-même et qui se permettait de lui fournir des réponses sur un ton aussi sec que :

Hakai - De l'eau.

Dos à son vieil ami, elle roula les yeux et articula sur un ton presque moqueur.

Cathi - On est raisonnable aujourd'hui.

Puis elle se tourna en souriant.

Cathi - Allons-y pour de l'eau !

Elle emprunta l'une des nombreuses portes de la maison pour finalement aboutir dans la cuisine. Cathi s'approcha de l'évier et fit couler l'eau. Elle attendit que cette substance vitale se refroidisse et mit un verre sous le jet. Celui-ci se remplit rapidement et elle ferma le tout. Elle s'approcha d'Hakai tout en jetant un regard sur le bord du verre qui menaçait de déborder et le posa près de lui. L'attention de l'Uchiha s'était portée sur la fillette. Azumi, toujours ancrée sur la tâche brunâtre, fixait son sauveur avec une telle familiarité que la jeune femme crue qu'ils se connaissaient depuis longtemps. Finalement, l'expert en Taijutsu dit :

Hakai - Pourquoi tu ne viens pas t'installer à table avec nous ?

La jeune fille ne cessa de sourire. Elle semblait si sûre d'elle et ce même face à un Uchiha, l'un des clans les plus réputés de Konoha. Un gamin lambda aurait été le premier à fuir face aux yeux perçant d'un d'entres eux. Mais Azumi semblait s'être habitué à leur comportement. Fréquentait-elle plusieurs Uchihas ?

La réponse était « oui ». Azumi avait comme professeur Kenji Uchiha. Cathi le connaissait puisque ce garçon avait été l'un des soucis de son ancien ami Youso Shi. Ils étaient dans la même équipe et ne s'aimaient pas beaucoup. La jeune femme, qui avait douze ans dans ce temps-là, fût donc obligée d'écouter les plaintes de l'étudiant. Elle fût étonnée, par contre, que ce garçon qui lui était décrit comme ridicule, méchant, arrogant et sal soit devenu aussi important pour le clan aux yeux sombres.

La réponse de la fillette fût si futile que n'importe qui y aurait cru.

Azumi - J'ai envie de pipi.

Le regard légèrement étonner d'Hakai se braqua sur Cathi qui venait tout juste de poser le verre sur la table. La jeune femme le regarda aussi, puis avança rapidement vers l'endroit où l'orpheline était postée.

Cathi - Um, tu sais où sont les toilettes, Azumi. Vas-y.

Azumi la regarda, puis finalement leva un pied, puis un autre, et s'engouffra dans les multiples couloirs de la demeure.

L'Uchiha la remercia et elle alla prendre place à ses côtés. La jeune femme sentait l'atmosphère changer peu à peu et que l'instant de joie qu'elle avait ressentit en ouvrant la porte allait très vite se transformer en regret. Pourquoi avait-elle fait entrer celui qui n'était là que pour lui rappeler ses erreurs passées ? Elle qui souhaitait tourner la page en se construisant une nouvelle vie, voilà qu'un fantôme venait la hanter. Visiblement, il ne lui fallait que quelques fleurs mortes pour signaler à Hakai que la vie de la Kunoichi n'était pas rose. Il lui fît part de ce qu'il pensait.

Cathi - Tu parles des fleurs à l'extérieur ? Effectivement ça ne me ressemble pas. J'ai dû oublier de m'en occuper. J'avais un jardinier, mais ma mère m'a demandé de le virer.

Lui répondit-elle simplement tendis que l'autre le fixait comme s'il essayait de percer tous les secrets de sa misérable vie. Hakai n'était plus celui qu'elle avait rencontré au parc seibutsu. Le domaine du cygne l'avait complètement transformé. Elle voyait en lui une futur machine à tuer et non le petit ninja sympathique et joyeux avec qui elle avait partagé son dîner. Ceci étant la preuve que tout peut changer en trois ans.

Hakai - Alors tu n'as qu'à en engager un autre. Je pense que tu es assez grande pour te passer de l'avis de ta mère. Et puis... avec ces fleurs mortes on aurait l'impression de s'attendre à une sorcière vivant ici. Et tu es tout sauf cela.

Elle soupira et appuya sa tête contre la paume de sa main, le coude sur la table, enlevant toute crédibilité à son image de jeune femme bien élevée. Cathi regarda son interlocuteur, fixant bravement ses iris sombres qui pourraient la tuer si Hakai le désirait. Cela faisait un sacré bout de temps qu'elle était shinobi. Elle en avait vu passer des gens aussi indiscret que lui comme elle avait côtoyé des dizaines d'Uchiha. Maintenant, elle savait parfaitement comment ils fonctionnaient. Peu importe ce que vous leur disiez, ils ne se laissaient pas berner. Ils savaient tout, sur tout et ils aimaient ça. Le simple fait de voir qu'un autre individu était plus faible qu'eux les excitaient. Et puis il y avait Hakai, qui lui disait bêtement qu'elle pouvait se passer de l'avis de sa mère, affirmant qu'elle était assez grande. Mais pas assez grande pour se balancer de l'avis d'un Uchiha. Ça, jamais !

Encore une belle preuve de comment ils se foutaient de notre gueule, ces enfants innés. Elle décida tout de même de répondre gentiment.

Cathi - Tu as sans doute raison, je vais contacter un autre jardinier.

Hakai - Tu as revu Youso ?

Il venait de lui poser la question qu'elle avait préparé depuis son arrivée. C'était Youso qui l'intéressant et seulement lui, même si elle tentait tant bien que mal de l'oublier et de passer à autre chose.

Cathi - Non, je ne l'ai pas revu depuis cette journée au parc Seibutsu. Je voulais te poser la question, justement. Tu n'étais pas dans son équipe ? Je lui ai envoyé des lettres, mais il ne m'a jamais répondu. Je suis allé chez lui et il ne m'ouvre pas. J'ai entendu dire qu'il avait complètement arrêté son apprentissage ninja. S'il aurait déserté on en aurait entendu parler, non ?

...


Dernière édition par Azumi Itô le Mar 15 Juin - 22:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Dim 16 Mai - 22:58

Elle prit une position assez indiscipliné et peu être même de lassitude. Qu'importe sa posture, l'Uchiha n'était ici pour faire la morale sur quoi que ce soit même si par moment il agissait contre sa volonté. Cathi l'avait rencontré alors qu'il n'était encore qu'un simple garnement des rues simplement capable de faire des pirouettes et de faire les poches. Aujourd'hui il faisait parti du clan le plus important du village, il avait gagné en puissance et en réputation. Mais avait il réellement changé? Certain côté de sa personnalité on changé, cela ne fait aucun doute, avec l'âge c'était naturel. Mais dans le fond il était globalement, il obéissait simplement à une règle simple: Se faire remarquer pour le meilleur et surtout ne pas faire honte au clan. Peu être que Cathi souhaitait revoir cette facette de l'Uchiha?

Cathi - Tu as sans doute raison, je vais contacter un autre jardinier.

Le genin sourit. Non pas qu'il était heureux que la jeune femme abdiqua, même si elle disait cela juste pour clôturer le sujet, mais qu'elle n'eut le courage de lui piquer une crise ce que Hakai aurait très bien comprit. Son sourire ne s'effaçait pas, la petite Azu l'avait bien amusé et la présence de la jeune femme était apaisante même si un climat incertain flottait dans l'air. Puis vint une question qui les intéressait tous les deux. Il était propos d'un ami en commun encore une fois. Youso avait subitement disparut de la vie de l'Uchiha et l'idée d'avoir apprit à un fantôme les techniques des renards ne le réjouissait guère.

Cathi - Non, je ne l'ai pas revu depuis cette journée au parc Seibutsu. Je voulais te poser la question, justement. Tu n'étais pas dans son équipe ? Je lui ai envoyé des lettres, mais il ne m'a jamais répondu. Je suis allé chez lui et il ne m'ouvre pas. J'ai entendu dire qu'il avait complètement arrêté son apprentissage ninja. S'il aurait déserté on en aurait entendu parler, non ?

C'était donc cela. Il était certain que le genin n'avait pas déserté, il se serait fait arrêté de suite. La seconde thèse était plus probable. L'Uchiha laissa transparaitre un léger soupire. C'était du beau gachis. Youso avait du potentiel mais si tel était son choix.

[Hakai] « Je vois... En faite notre équipe à été dissoute peu de temps après je ne l'ai plus revu. Si l'a bien arrêté son apprentissage, c'est son choix mais ce que je ne comprends pas c'est qu'il refuse de te voir. »

L'homme voyait bien que cette discutions ennuyait la jeune femme. Peu être ferait il mieux de s'en aller? Oui peu être bien. Il vida d'une traite son ver avant d'abaisser un regard chaleureux sur Cathi. Toute l'obscurité qui y régnait était comme chassé pour laisser place à une grande humilité.

[Hakai] « Tu dois t'ennuyer non? On pourrait sortir un de ses jours? Et j'arrêterais les leçons de moral. C'est pas vraiment mon truc. »

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Lun 17 Mai - 2:55

Tome 1

Chapitre 16 - 8
Shinobi-Man


Elle déroula un petit bout de papier de toilette, s'essuya et appuya sur la chasse d'eau afin d'évacuer ses déjections. Ensuite, Azumi se regarda rapidement dans le miroir, puis se lissa les cheveux qui devenaient de plus en plus ébouriffés au fil de la journée. Elle mit également un doigt dans son nez afin d'enlever la majeure partie du mucus qui tapissait ses fausses nasales. L'orpheline termina sa toilette en se lavant les mains et en se lissant une dernière fois les cheveux.

Elle mit une main sur la poignée, la tourna et sautilla jusqu'au salon. Là, elle appuya son oreille contre le mur, espérant entendre la conversation de son âme soeur. La fillette espérait de tout coeur qu'ils n'étaient pas en train de se raconter des blagues. Elle n'aimerait pas cela que son prince charmant préfère discuter avec Cathi qu'avec elle. En effet, la kunoichi était jalouse et elle commençait à se demander si elle avait bien fait d'emmener Hakai ici. Ils auraient dû rester à l'académie et manger une autre gaufre. Les souvenirs de ce petit dessert la firent baver jusqu'à ce que la voix de son futur fiancé retentisse dans la pièce voisine.

Hakai - Je vois... En fait notre équipe à été dissoute peu de temps après je ne l'ai plus revu. Si l'a bien arrêté son apprentissage, c'est son choix, mais ce que je ne comprends pas c'est qu'il refuse de te voir.

La petite comprit immédiatement de qui ils parlaient. Youso, l’une des causes principales de Cathi. Azumi ne l’avait jamais rencontré, mais se souvint du jour où son amie lui apprit le sceau du silence. C’était le jour où elle avait apprit qu’elle n’était pas tombée en bas de la falaise de Konoha par accident. Il lui restait encore tant de choses à apprendre de la grande Chuunin qu’Hiroki était. Pour l’instant, tout ce qu’elle pouvait faire pour elle c’était l’aider à cacher ce qui s’était réellement produit la nuit où elle et Oyate avait été obligé de rester à l’hôpital. Bien que la tâche de sang dans le salon ne fût pas réellement importante, elle ne désirait pas que n’importe qui la voie.

Cathi écoutait attentivement les dires du Genin. C’est vrai, son attitude l’avait ennuyé, elle ne pouvait pas le cacher. Mais le fait que l’équipe de Youso fût dissoute l’étonna un peu. Il avait donc réellement coupé tous les liens qui le liaient avec ses amis ? Mais pourquoi faisait-il un truc pareil ? Qu’est-ce qu’il le forçait à s’enfermer dans sa maison et de ne jamais sortir ? Qu’est-ce qui s’était passer pour que son ancien ami sombre dans le désespoir plus qu’elle ne l’était elle-même ? Toutes sortes de questions traversèrent son esprit, mais elle jugea qu’il valait mieux tout oublier. Youso Shi ne faisait plus partit de sa vie et il n’y reviendra sans doute jamais. C’était sans doute mieux pour tout le monde qu’il soit « disparu ». De toute façon, son attitude ne plaisait à personne d’autre. Il s’énervait lui-même, pour vous donner une idée de sa folie…

Hakai lui sourit chaleureusement. Un sourire que la Kunoichi s'empressa de lui rendre, comme pour paraître poli. Il est vrai qu'aujourd'hui elle était plutôt occupée. La jeune femme aurait bien aimé papoter avec son vieil ami, mais elle sentait que l'Uchiha ne vivait pas l'une de ses meilleures journées. Qu'importe ce qui c'était passé avec la fillette quelques heures plus tôt, ce n'était pas de ses affaires. Et elle ne ferait pas preuve d'autant d'indiscrétion que lui pour le savoir.

Hakai - Tu dois t'ennuyer non? On pourrait sortir un de ses jours? Et j'arrêterais les leçons de moral. Ce n'est pas vraiment mon truc.

Je fais référence à ma phrase de tout à l'heure : « Ils savent tout, sur tout et ils aiment ça. » Cathi ne s'ennuyait pas, mais n'était pas dans l'une de ses meilleures journées, comme Hakai. Et ça ne lui plaisait pas de se faire rappeler que ses fleurs étaient mortes et que ça ne lui ressemblait pas de les laisser crever. Enfin, elle tenta également d'oublier tout cela. Histoire que la prochaine fois qu'Hiroki et l'Uchiha se rencontre, il n'y ait pas de rancune. La jeune femme se passa une main dans les cheveux, comme pour les coiffer.

Cathi - Non, je ne m'ennuie pas. Mais je dois t'avouer que je suis un peu nerveuse aujourd'hui, j'ai la tête ailleurs. Pour ce qui est de sortir, je ne sais pas... J'ai un fiancé et... Je ne crois pas que ça lui plairait...

Ses yeux bleus descendirent vers le sol et fixèrent un point invisible. Ils remontèrent doucement vers le grand homme musclé et un sourire se dessina sur les lèvres de Cathi.

Cathi - Peut-être ai-je mal interprété le mot « sortir ». Tu voulais dire en ami, c'est ça ? Et bien, oui, ça me plairait. Si jamais on se recroise dans trois ans on pourrait en reparler. À moins que la jeune Azumi, cachée derrière le mur, ne te ramène ici aussi subitement qu'aujourd'hui.

Elle jeta un regard amusé vers sa petite élève. On pût apercevoir la tête d'Azumi sortir de l'encadrement de la porte. De petits yeux ronds régnaient sur son visage. Déçu de s'être fait prendre en flagrant d'élit, la petite sourit.

Azumi - Bouahaha.

Et vint prendre place près de son sauveur. Elle appuya sa tête contre le bois dur de la table et écouta la suite de la conversation.

Cathi - Aujourd'hui j'attends des inviter et je dois veiller à ce que ma cuisinière suivent bien mes instructions. J'ai été très contente de te revoir et je te promets que cette visite ne m'a pas ennuyé. Et ne t'inquiète pas, lorsque tu reviendras, mes fleurs seront en parfaite santé.

Elle se leva et, au lieu de le serrer dans ses bras comme tout à l'heure, elle opta plutôt pour la poignée de main virile.

Cathi - Merci d'être passé.

Elle les raccompagna jusqu'à la sortie et les saluèrent après avoir dit à la fillette qu'elles se verront la semaine prochaine. Azumi hocha vivement la tête et sautilla jusqu'à la rue, la main de son héros emprisonné dans la sienne. Elle rigola et tourna sur elle-même quelques secondes, puis se tourna vers son futur petit ami.

Azumi - Je t'avais bien dit que Cathi était gentille et belle ! Dommage qu'on n'ait pas pût goûter à ses biscuits, elle a préféré te donner de l'eau ! Tu devais être trop gros à son goût... Mais c'est qu'elle aime les garçons très très très mince, tu sais. Moi je ne te trouve pas gros ! Alors... Qu'est-ce qu'on fait ?



Dernière édition par Azumi Itô le Mar 15 Juin - 22:43, édité 1 fois
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Lun 17 Mai - 12:02

L'homme remarqua l'ombre qui s'était accosté au mur. L'identité de celle ci ne faisait aucun doute mais l'Uchiha ne s'en préoccupa nullement ce concentrant uniquement sur son amie. Hakai sentait bien que l'heure du départ ne tarderait pas et il voulait quitter cette battisse sur des bon thermes. Il serait dommage de devoir rayer définitivement Cathi de sa liste d'ami.

On ne pouvait pas dire que la demeure recelait d'innombrable secret à même capable d'amuser deux jeunes gens comme Cathi et Hakai. C'est donc tout naturellement qu'il proposa de sortir un de ses jours comme il l'avait fait déjà mais cette fois, ce sera sans malentendu.

Cathi - Non, je ne m'ennuie pas. Mais je dois t'avouer que je suis un peu nerveuse aujourd'hui, j'ai la tête ailleurs. Pour ce qui est de sortir, je ne sais pas... J'ai un fiancé et... Je ne crois pas que ça lui plairait...

Les sourcils d'Hakai se levèrent tellement que cette déclaration le surprit. Depuis quand avait elle un fiancé? Bien après qu'elle lui ai fait du rentre dedans il espérait bien. Mais peu importe, c'était bien en ami qu'il avait proposé cela. Il ne n'exprimait plus rien pour Cathi et en serait à présent incapable. Son cœur était beaucoup trop divisé pour partager une nouvelle part pour cette jeune femme. Il regarda le regard au yeux bleu béant dans le vide avant de retrouver un sourire éclatant.

Cathi - Peut-être ai-je mal interprété le mot « sortir ». Tu voulais dire en ami, c'est ça ? Et bien, oui, ça me plairait. Si jamais on se recroise dans trois ans on pourrait en reparler. À moins que la jeune Azumi, cachée derrière le mur, ne te ramène ici aussi subitement qu'aujourd'hui.

Les adultes sourirent en redécouvrant ce petit visage. La petite continuait à s'occuper avec de petit jeu de son age ce qui n'ennuyait pas Hakai. Celui ci n'avait rien à cacher à cette petite qui avait joué les espionnes quelques instants. Elle s'installa enfin sur une chaise proche d'Hakai et accroupie la tête sur le bois dur de la table attendant que quelque chose bouge. Hakai sentait bien qu'il était à présent temps de s'en aller et les prochains dire de Cathi allez confirmer.

Cathi - Aujourd'hui j'attends des inviter et je dois veiller à ce que ma cuisinière suivent bien mes instructions. J'ai été très contente de te revoir et je te promets que cette visite ne m'a pas ennuyé. Et ne t'inquiète pas, lorsque tu reviendras, mes fleurs seront en parfaite santé.

Hakai afficha un sourire d'enfant. Il se leva et tapota l'épaule de la petite comme pour dire qu'il était temps de s'en aller et de laisser leur ami en commun tranquille. Il empoigna cette main fermement que lui tendit la jeune femme avant de sortir par la grande porte. Il descendit une à une les marches ne faisant cette fois pas attention au plante morte qui jonchait leur chemin. Ils arrivèrent une nouvelle fois dans la rue et la petite se saisit d'une main baladeuse de l'Uchiha avant de reprendre sa danse stupide.

Azumi - Je t'avais bien dit que Cathi était gentille et belle ! Dommage qu'on n'ait pas pût goûter à ses biscuits, elle a préféré te donner de l'eau ! Tu devais être trop gros à son goût... Mais c'est qu'elle aime les garçons très très très mince, tu sais. Moi je ne te trouve pas gros ! Alors... Qu'est-ce qu'on fait ?

Si seulement la petite savait tout... Elle aurait alors une autre vision de son « héros ». Mais passons, le fait de ne pas se savoir gros était déjà assez rassurant. Mais comme pour vérifier, il tira sur sa peau avec ses index, un petit bourrelé apparaissait mais il était naturel celui la...

[Hakai] « Il se fait tard. Je vais rentrer. »

Il parcourra les premiers pas avant de se retourner vers le petit être. Elle affichait encore et toujours le même sourire imprégné dans sa peau au marqueur indélébile. Hakai pouvait lire sur son visage comme il lisait le titre sur une couverture d'un livre. Il savait ce que souhaitait faire cette petite. Et finalement il accepta en l'invitant à le suivre d'un geste de main.

Hakai s'attira les bonnes grâce de la petite en lui achetant une nouvelle fois une gaufre au sucre. Tant pis pour les caris, ce n'était pas tous les jours que cette petite pouvait goûter à ces mets. Sur le chemin, après avoir dévorer sa gaufre, elle recommençant sa danse joyeuse mais grotesque. Ils ne leurs fallu pas bien longtemps pour se retrouver devant l'appartement de l'Uchiha. Celle ci était reconnaissable parmi tous étant donné qu'une oeuvre d'art représentant le genin combattant un tigre était fraichement peint. Cet immense dessein ébahi la petite. Cela devait renforcer dans sa petite tête l'idée de son héros.

[Hakai] « Bon est bien voici. C'est ici que l'on se sépare. Bonne soirée petite Azu. »

Un dernier sourire pour dire au revoir à cette petite puis il monta les quelques marches le menant à la porte d'entré. Il s'engouffra dans l'appartement et claqua la porte derrière lui disparaissant au yeux de la jeune femme.
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