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 Les Couloirs de l'Académie

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MessageSujet: Les Couloirs de l'Académie   Dim 28 Sep - 16:32

Rappel du premier message :




Dans la foule. Un lieu imprécis. Une soixantaine d'étudiants lâchèrent leur dévolu sur l'académie, laissant par terre d'inlassables traces de pas, des chaussures de toutes tailles, des semelles toutes différentes. Mais finalement n'avait changé que la couleur des murs, qui vu le nombre de mains qui s'y posaient chaque matin depuis des années, sans aucun certitudes que celles-ci soient propres - loin de là même - avait pris quelques couloirs, et s'était assombri quelque peu.

La cohue régnait, mais cela non plus, ce n'était pas nouveau.

[???] - Eh les gars, ça roule ?

Joie.

[???] - Parle pas si fort, on va se faire repérer.

Incompréhension.

[???] - Le boss a toujours dit qu'on était libre ici.

Offusqué.

[???] - Le boss a pas toujours raison, imbécile.

Dédain.

[???] - Ah ? Ba pourquoi c'est le boss ?

Stupidité. Cocktail de sentiment huuuum !

Effectivement, pourquoi il était le chef, s'il n'avait jamais raison. Un boss devait toujours avoir raison, même quand il avait tort. Et il ne devait pas se laisser faire. Il avait toujours quelqu'un sur la main pour prendre à sa place, et assumer de sa pleine conscience des erreurs qu'il n'aurait pas commis. Comment on appelle ça déjà ?

La loyauté ?

[???] - Dépêche-toi, Hakuba-ka va arriver. Les gars, vous surveillez les couloirs, on fait le plan C ce matin.

Le plan C ? C'était qui ces mecs ? Ils parlent de plans, de chef, c'était avec énormément de chance que je réalisais que j'avais mes cibles pile poil sous les yeux, dès les premières lueurs de la journée. Pas très finaud les mecs. Mais comme quoi, ils ont l'air sûr d'eux. Et ça m'arrange. Trop d'assurance exigence négligence.

Oni payerait pour ça, notamment.

Les élèves se bousculaient, sans même s'en rendre compte, mais personne ne bronchait vraiment. Certains bougonnaient, mais quelques secondes plus tard, alors qu'ils écrasaient les pieds d'autres camarades, les reproches des autres calmaient leurs ardeurs. Peu à peu, le flot de petit nain de jardin plein d'enthousiasme se dissipa, chacun empruntant un chemin différent pour se rendre dans sa section préféré voir son prof préféré. Ils passaient toute sorte de portes, certains se perdaient, et revenaient sur leur pas pour finalement trouver un camarade qu'il avait reconnu comme était dans sa classe. Pas de chance celui-ci aussi était perdu et comptait sur l'autre. Toute cette alchimie était si belle à regarder d'un oeil extérieur que j'en oubliais presque ma mission. Et le *projet* des autres grands nigauds. Des gamins qui ne savent pas où pisser.

Mais vu ce qu'on m'en a dit, ils semblaient organiser, et peut-être un peu plus futé que d'habitude. Pour qu'ils ne se soient pas fait attrapé.

[???] - C'est parti les gars. On se retrouve à la caverne.

La caverne ? C'est quoi ce truc ? Je ne connais pas de caverne ici. Peut-être plus loin dans les falaises de Konoha, mais l'accès était contrôlé, et c'était pas super comme lieu, relativement loin de l'académie. Un nom de code donc, il n'y avait plus que cette solution. C'était laid comme nom d'ailleurs. Enfin chacun son truc. Le couloir encore bedonnait d'étudiants semblait ne plus pouvoir en accepter d'autres à moins d'élargir les murs, et ainsi de créer une ouverture béante sur l'extérieure.

Il faisait trop froid dehors, ce ne serait pas pour ce matin.

D'un coup funeste, je me retrouvais avec une odeur nauséabonde dans les narines, et je commençais à suffoquer. Autour de moi une douce fumée de plus en plus épaisse, tirant même vers l'opaque s'étendait, et je voyais mes collègues de la journée tousser comme des chacals en proie à une vieille grippe mal placé. Puis, traversant le long couloir, la bouche et le nez bandée avec du tissu noir apparemment humidifié, quelques bambins filèrent à travers les corps, donnant par-ci par-là quelques coups tout aussi mal placés, sans bien faire exprès, mais ne se retenant pas pour autant. Un rire cynique clôtura la marche, alors qu'ils s'enfonçaient dans le nuage de fumée.

[Sabi] - Kso, si c'est eux, faut pas que je les loupe.

D'autant que je commençais à les perdre de vue, la fumée n'arrangeait rien. Des boules puantes, c'était un peu lâche comme geste de bienvenue. Et très déconvenant. Mais soit, on gagera qu'ils ne m'ont pas reconnu, ou qu'ils n'étaient pas au courant. Ce qui était sûrement le cas, mais je trouvais toujours ce genre de situation désespérante. Je détachais le bandage que j'avais toujours à la main depuis le dernier entraînement avec Akogare, et me l'enroulait autour du nez, de sorte que j'évitais le plus possible de renifler ces senteurs suaves d'un dessous de bras laissé trop longtemps sans aération certaine...

Je laissais mes pauvres petits camarades comme ils étaient, bien contre moi. Toussant, ne savant que faire, ils s'affalaient dans les couloirs, attendant que, et l'odeur, et la fumée disparaisse, entraîné par les aérations pourtant bien existantes de l'académie, mais sûrement un peu trop âgée pour être vraiment désencrasser.

En fait, ces mecs-là m'énervaient autant que les véritables belligérants, que je m'apprêtais à poursuivre. N'étaient-ils pas de futurs shinobis ? Qu'attendaient-ils pour réagir ? C'était à eux de s'organiser. Quitte à rompre les cours, ou continuer la guerre civile de l'académie durant les heures de pause. L'académie est la première formation au monde du shinobi, et elle est bien loin de la réalité. Elle n'est qu'un étalage de connaissances théoriques bonnes à savoir mais qui ne vaudront jamais une véritable mission sur le terrain. Et même après... Chaque cas reste un unique souvenir dans l'âme d'un homme. A la prochaine, nous risquons toujours de mourir. Si pas plus.


Dernière édition par Sabi le Lun 3 Nov - 0:38, édité 3 fois

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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Dim 6 Juin - 16:08

Tome 1

Chapitre 16 - 9
Shinobi-Man

Azumi avait envie de rester au côté d'Hakai toute la journée. Elle s'amusait tellement ! Même si son vieil ami n'était pas très bavard et qu'il n'embarquait pas dans ses discussions avec enthousiasme, elle aimait bien parler avec lui. La fillette se sentait écouter, même si ce n'était pas vraiment le cas. Elle avait l'impression de partager les mêmes intérêts que l'Uchiha. C'est pour cela qu'Azumi lui demanda ce qu'il voulait faire. L'orpheline désirait se promener encore un peu avec son âme sœur, car c'était sans doute la dernière fois qu'ils se voyaient.

Le geste d'Hakai la fit sourire. Il se touchait un semblant de bourrelet et semblait légèrement complexer de ce que la fillette venait de lui dire. Il n'était pas gros. Et ce qu'il touchait, là, n'était rien d'autre que du muscle ferme et dur. Et, contre tout attente, il lui dit :

Hakai - Il se fait tard. Je vais rentrer.

La visage de la fillette changea. Elle ne voulait pas qu'il disparaisse. Elle voulait jouer à la cachette avec lui, elle voulait lui dire qu'elle l'aimait et qu'elle serait éternellement reconnaissante de son geste héroïque. Mais sa voix ne répondait plus à ses ordres. Azumi tentait d'articuler un mot, mais aucun son ne sortait, comme si sa trachée était encombrée par une belle grosse patate difforme. Maintenant, il avançait. Elle ne le verrait plus jamais, elle le sentait. Hakai s'arrêta, puis s'apprêta à se retourner. La fillette s'empressa d'afficher l'un de ses plus beaux sourires afin qu'il ne voit pas sa tristesse. Ce geste ne sembla pas le duper, puisqu'il l'invita à le suivre. Joyeuse, elle lui emboita le pas tout en reprenant sa danse.

Il allait chez lui et Azumi allait voir sa petite maison. Elle fût étonné de constater que la ladite demeure n'était pas plus grande que la sienne. Hakai lui fît faire le tour rapidement, puis, contente d'avoir put partager de ci beaux moments avec son héros, elle prit la porte et retourna chez elle, le cœur gros. Puis, plus elle avançait, plus son cœur devenait léger. Plus elle avançait, plus elle avait l'impression que le petit Hakai n'était pas si héroïque que cela.

Session RP terminé
Chapitre terminé


Chapitre 17 à la Demeure Itô Arrow


Dernière édition par Azumi le Sam 26 Juin - 18:13, édité 3 fois
Yosuke Isatsu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Lun 14 Juin - 16:15

Un petit papier était accroché sur la porte. Comme pour braver l’autorité du bâtiment, il cachait la pancarte qui indiquait « Carré bleu », lieu privilégié des professeurs de l’Académie. Des autres, en tout point identiques à la première, recouvraient murs et portes avoisinantes : c’était une véritable invasion. Les bouts de papier orange très vif ne pouvaient qu’accrocher le regard de celui qui aurait voulu franchir cette porte, ou celle-là, ou même simplement traverser le couloir. Et pour finir d’achever le moindre doute sur la possibilité que ces affiches soient observées, elles étaient d’une dimension telle qu’elles tapissaient la moitié du couloir. Ainsi, quiconque passerait dans le couloir, enseignants ou aspirants, tous seraient frappés par l’affiche qui contrastait absolument avec les teintes pâles des couloirs.

En s’en approchant, le titre ne pouvait que choquer.
Citation :

Marre de l’Académie !


Si vous pensez, comme nous, que les cours de l’Académie ne préparent pas aux véritables risques d’une mission, si vous en avez marre de suivre ou dispenser des cours en amphithéâtre avec des dizaines d’élèves et si vous pensez qu’il est temps de passer à la pratique et au concret, alors demandez le service des sentinelles.

Organisation montante de Konoha, elle est composée de shinobis prêt à vous dispensez des cours individuels dans les branches qui vous intéressent. Vous souhaitez partir en mission mais vous ne savez pas si vous êtes prêts ? Aucun problème, nous organisons des stages de formation et des phases de test qu’ils soient physiques ou décisionnels.

Vous souhaitez vous spécialiser, vous cherchez votre nindo ? Nous offrons à nos membres aspirants ou genin qui souhaitent se former la possibilité de prêter des armes avec un choix grandissant de jours en jours. Impossible de faire le mauvais choix !

Nous vous invitons à visiter notre nouveau QG, ouvert dès aujourd’hui. Faites le choix de défendre Konoha du mieux possible, faites appel aux sentinelles !

Nous recherchons chuunin ou supérieur souhaitant dispenser des cours dans les domaines du Genjutsu, de l’Eisei et du ninjutsu de combat.
L’adresse, mise en évidence, indiquée un numéro dans le quartier Nord. Les lecteurs savaient au moins où se rendre.

L’affiche à la couleur agressive déversait un discours tout aussi provocateur. Si le nom des sentinelles était bien nommé, Yosuke avait décidé de ne pas afficher son nom ou celui d’Hakai. Le fait qu’il fasse désormais concurrence directe à l’Académie ne serait sans doute pas accueilli de la meilleure des façons chez certains enseignants. Mais il fallait faire passer un message !

Yosuke et Naoki s’étaient bien rendu compte qu’à plusieurs reprises, ils auraient pu se faire tuer pour des broutilles, des choses auxquelles on ne pense même pas. Il fallait faire prendre conscience à ces jeunes et moins jeunes des risques qu’ils couraient et des précautions à prendre lorsqu’on s’engage dans une telle mission.


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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Jeu 24 Juin - 20:37

Hakai : +47 XP
Azumi : +58 XP

Très bonne (grande) session. Continuez comme ça, amusez-vous Wink

Yosuke : +6 XP

La propagande ... C'est autorisé ça ? Bon courage pour ton projet.
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Ven 16 Juil - 15:15

Nouvelle journée sur le village de la feuille et aujourd'hui le ciel avait décidé de faire ses caprices.Hakai avait démarré la journée avec un temps des plus déprimant. Ciel grisâtre, voir teinté d'encre à certain endroit, la pluie tombait-en de fine gouttelette abondante qui faisait déborder les gouttières, la terre n'était plus qu'un ramassis de boue, toutes traces de vie cherchaient un abri où s'abriter de ce temps capricieux. Et pendant ce temps Hakai déguster son café en observant la nature prendre ses droits. Une fois la substance noirâtre avalée, l'homme s'était dirigé vers la salle de bain où il y resta enfermé prêt d'une heure. Il s'était réchauffé dans l'eau bouillante d'un bon bain chaud. Il était ressorti de la pièce, cheveux encore humide et surtout aveuglé par un soleil courageux qui perçait à travers les nuages. Le ciel bleu se montrait peu à peu et les nuages sombres n'étaient plus qu'un lointain souvenir qui disparaissait à l'horizon. Il était curieux de voir comment le temps jouait sur l'homme. Un temps pluvieux et c'étaient une journée pantouflarde à rester sur le canapé bière à la main. Un beau soleil et voilà que le monde s'animait, que les commerces fleurissaient, que le village vivait tout simplement.

C’était donc sous ce soleil qu’Hakai sortit de son domicile. Sa direction était toute tracée, l’académie. Il avait une technique à apprendre et le plus tôt serait le mieux. Il avait envoyé une charmante lettre à Asana lui transmettant son envie d’apprendre. Chose qu’elle avait poliment répondu affirmativement. Cela faisait à présent trois ans que l’Uchiha connaissait ce charmant professeur et il était heureux à présent de dire qu’elle faisait partie de ses amis. Les deux jeunes gens qui avaient relativement le même âge étaient tout deux passionné par l’art. Ils pouvaient se retrouver sur un banc et en discuter pendant des heures oubliant même par moment le monde qui les entourait. Mais l’homme ne s’arrêtait pas à l’art, il lui demandait par moment des conseils en tout genre, tantôt sur sa vie privée, tantôt sur des situations de mission. Asana était par moment réservé, mais essayait de toujours répondre aux mieux à toutes les questions. Elle était une amie comme Hakai ne pouvait en rêver de mieux.

Ses pas qui s'étaient voulu lent et reposant avaient progressivement accéléré au fur et à mesure que le ciel s'assombrissait. Encore une fois, la pluie s'abattait sur le village, mais cette fois-ci l'Uchiha se retrouvait en dessous du déluge. Ses pieds s'écrasant dans les flaques dos, son corps humide au point que ses vêtements avaient doublé de poids. Inutile de vous décrire l'homme qui rentrait dans le hall de l'académie. Les gouttes d'eau venaient s'écraser en masse à ses pieds. Ses yeux onyx balayaient l'assemblée qui s'était regroupé ici, le hall ressemblait à présent plus à une piscine qu'à autre chose. Il ne s'attarda pas plus longtemps en présence de ces gamins qui passaient leur temps à rire ou à chialer de ce temps pourri. L'homme traversa cette marée humaine pour pouvoir tourner tranquillement vers un couloir. Il savait exactement ou retrouver Asana et c'est donc le pas léger qu'il franchissait multitude de porte, d'escalier et de couloir. Et enfin il y était, deuxième étage, dans un petit couloir aménagé pour les pauses. Personne ne se trouvait à l'étage il semblerait, aucune envie de s'entraîner ou de suivre un cours théorique par ce temps probablement. L'homme s'avança et pouvait découvrir derrière une plante verte montante le doux visage du professeur. Elle était occupée de lire une revue sur la mode ou probablement un important nombres de tableau et autre objet en tout genres étaient imprimés. Se dirigeant vers le banc d'en face, l'homme si installa confortablement, jambe dépliée, bras tendu aux deux extrémités, attendant que son amie daignait se retirer du monde de l'art pour s'intéresser à lui. Chose faite, ils se sourirent mutuellement.

[Asana] « Bonjour Hakai-kun. Que puis-je pour toi aujourd’hui ? »

[Hakai] « Asana… C’est assez compliqué. En fait je m’entraine sur un enchaînement de la compagnie du renard mêlant l’illusion à la roublardise.»

[Asana] « Je vois, il est inutile que je te précise que je ne fais partie de cette compagnie. Cependant, si je peux t’être utile n’hésite pas à le dire.»

[Hakai] « En fait, j’aurais besoin de m’entraîner sur un véritable adversaire. »

[Asana] « Je vais t’aider du mieux que je le peux. »

A ses mots, les deux jeunes gens se levèrent pour se diriger vers l’amphi théâtre. Certes ce n’était pas le meilleur endroit pour s’exercer à un enchaînement, mais il était hors de question de pagayer dans la bouillasse. Les entraînements d’Asana étaient toujours progressifs. D’abord de la théorie, ensuite l’échauffement, démonstration puis la pratique. Tout cela était un cercle sans fin qu’un spécialiste en taijutsu devait respecter pour bien apprendre. Chose qu’Hakai avait par moment fait des écarts. Son sharingan s’activa et l’homme s’apprêtait à lancer le premier assaut. Elle sourit en observant les pupilles de son élève. Probablement devait elle savoir qu’un Uchiha utilisait son don uniquement lorsqu’il était intéressé. Le sharingan et son don de copie… Cela pouvait être une forme de triche, apprendre une technique par un simple regard, oui on pouvait l’interpréter comme ceci. Mais les dieux les avaient fait ainsi et ne pas utiliser se don était renier ses origines. Et Hakai n’était plus à une chose prêt.

C’est donc avec perfection que l’homme exécuta ce qu’il avait examiné il y à de cela plusieurs mois. Cependant Asana et lui-même comprirent qu’il manquait un petit quelque chose qui faisait que l’enchaînement paraissait beaucoup mois destructeur dans les mains de l’homme. Il y avait des choses pour lesquelles nous n’étions pas encore prêt et cet enchaînement en faisait probablement parti. Ce n’était pas une incompréhension technique ou autre, simplement une dextérité qu’Hakai ne possédait pas. Son sharingan lui avait apporté le savoir, mais ne pouvais lui apporter la puissance. Cela il devait l’apprendre seul.

Inutile de rester plus longtemps. Hakai n’avait donc prit qu’une heure du temps de sa précieuse amie. Ils quittèrent donc l’amphi théâtre et parler paisiblement dans les couloirs avant que le regard de l’homme ne daigne se poser à l’intérieur d’une salle de classe qui se vidait. Ce n’est pas la tête des mômes qui l’intéressait, mais celle de ce prof. Poliment, il prit congé auprès de son amie qui avait d’ailleurs autre chose à faire et il entra dans cette salle, observant la jeune femme rassembler le peu d’affaire qu’elle avait à récupérer.

[Hakai] « Bonjour Azami-Kun. »



Dernière édition par Uchiha Hakai le Lun 26 Juil - 21:02, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Lun 26 Juil - 2:19

Une éternité passerait,
Que la main du destin,
Rien ne troublerait.

- Bonjour Azami-Kun.

Une seconde. Le temps qu'il m'a fallu pour recaser cette voix dans mon esprit, pour que les notes discordantes de ses mots repeuplent toutes entières mon conscient qui aurait souhaité être inconscient, et que les rares souvenirs, néanmoins récents, de ses rencontres avec lui m'aspirent dans les torrents de ... l'indifférence.
L'indifférence pure et simple qu'on accorde à un moustique, pourtant belle et bien teintée d'un agacement croissant au fur et à mesure que sa présence se prolonge. Pourtant, on ne pourrait pas appeler cela de la colère, non. Pour capter ce sentiment, il faudrait que la chose en face de soi soit animée de ce quelque chose d'indescriptible, impalpable et intangible qui rend à dessein une action nuisible, empreinte d'un désir malsain, dégoûtant, égoïste.

Hakai Uchiha n'était rien de plus qu'un insecte, qui n'attendait que d'être écrasé par une main qui ne serait pas la sienne.

Mon regard se posa sur le sien, exempt de la moindre hésitation, de la moindre lueur, du moindre quelque chose qui pourrait signifier que j'avais avisée de sa présence et qu'en fait je fixais le mur derrière lui, attirée par une force inconnue par un détail de l'architecture. Mon regard resta statique de longues secondes durant, éternité de tourments, alors que je retenais à grande peine une giclée de bile dans ma gorge.

Je pouvais très bien répondre à sa basse provocation, et m'engager dans une joute verbale avec lui qui n'aboutirait à rien. Je pouvais tout aussi bien essayer de le frapper, pour un résultat encore plus piètre. Enfin, je pouvais aussi considérer son existence comme nulle, et passer de large sans lui adresser mot aucun, un bien grand honneur pour l'engeance qu'il représente dans toute sa splendeur.

Quoi que ... Pensais-je intérieurement, alors que les quelques minutes précédents ce monologue me revenaient à la mémoire.


oO~*~Oo


La nuit tombée, tout est noir.

Il n'y a aucune nuance, aucune différence, tout et chacun est égal dans le cœur ténébreux. Ni peines ni joies, juste l'oubli. Et c'est bien après ce trip gothique que je reviens à l'instant présent, aux cotés d'un bouquin quelconque pris sans soin aucun dans la catégorie *Ninjutsu - Katon* de la Grande Bibliothèque, et avec lequel je m'évertuais à essayer d'inculquer les principes, maîtrises et fondements du noble art de la manipulation du Feu. Unique et puissant, flamboyant, incandescent, quintessence de l'essence solaire.

Mais fallait-il bien le concevoir que cette beauté, cet instant éphémère pendant lequel la caresse d'une nymphe vous honore, n'était pas à la portée du coefficient intellectuel de cette bande d'abrutis. Gamins âgés et moins âgés, partageant tous cette amphithéâtre tels camarades partant en croisade face au vil et au malin. Un amas tout aussi désordonné et dont le mot *Foi* ne semblait pas avoir plus de sens que le contenu de leur repas à midi. Je roulais des yeux, imperceptiblement, cachant mon agacement et une terrible envie de leur faire remarquer que c'était une bande de connards qui allaient finir dans une fournaise.

Ou tout simplement de leur crier un simple et classique : *Vos gueules, bande de petits cons.*

Le tableau derrière moi, noir teinté du blanc de la craie que je tenais entre mes doigts habiles, reflétait un certain ennui. L'écriture même paraissait morne, à l'image de ma voix, qui résonnait parfois pour assurer des explications cohérentes avec des écrits qui en manquaient parfois sans. Ma main libre tapota le bureau devant moi, exprimant une frustration latente. La frustration de ma présence ici, dans cet endroit oppressant malgré ses dimensions vastes, relents sordides d'un malaise résonnant.

Néanmoins, stoïquement, je m'attelais à la tâche incombée.

Une question d'honneur. De devoir.


- Des questions, avant d'conclure ce cours ?

- Mademoiselle ! Mademoiselle ! Pourquoi on fait une synchronisation avec le Katon ? Ça serait pas plus simple de tracer les signes pour plus de rapidité ? S'exclama une voix geignarde, mon regard morne - un quelque peu ... sinistre ? ennuyé ? les deux ? - se tournant vers sa source.

- Non. Et si tu avais écouté mon cours précédent, tu saurais parfaitement pourquoi.

J'avais donné à ma voix un quelque chose d'un peu trop rêche à mon goût, qui même pour moi était désagréable. Je secouais la tête, avec une lassitude perçante, avant de balayer l'assemblée d'un vif coup d'œil.

Une assemblée qui n'avait qu'une seule hâte, celle de partir. Une faveur que je m'apprêtais à leur accorder avant qu'une voix puissante (pour son âge) m'interrompe dans ma lancée.


- Sérieux, pourquoi vous faites cours ? Vous nous prenez pour des merdes, vous nous répondez comme à des chiens, sérieux, vous êtes sadique ou quoi ?

Déclic.
Un, deux. Un, deux.
Retour à la réalité après ce flash lumineux.
Je clignais des yeux, papillotais des cils.

Pourquoi étais-je là ? C'était une question moins conne que celle que l'on me posait de l'ordinaire. Les élèves me regardaient avec de grands yeux ronds, sûrement se demandant à quel moment j'allais exploser, mettre en pièce le téméraire, ou tout autre chose de style apparenté et tout aussi joyeux.

Mais ce moment n'arriverait pas, non.

Peut-être même allais-je daigner répondre à son interrogation, et même, me permettais-je de songer ... Peut-être même que j'arriverai à leur inculquer une base essentielle, un principe qui fera d'eux des connards fréquentables.


- Tout est question de devoir, de sens du sacrifice.

Ma voix s'éleva, attirant un sursaut dans la foule, et des mines perplexes ou surprises. Je laissais quelques secondes la phrase se diluait dans l'air, afin qu'une esquisse de réflexion naisse, avant de continuer, sur un ton posé, où se sentait une certaine conviction.

- 'Voyez ... En soit, et à dire vrai, j'pense qu'vous êtes tous des p'tits cons. J'vous le fais assez remarquer c'la dit, vous avez dû l'comprendre. Pourtant, à chaque jour donné, vous m'voyez là à vous donner cours, dans l'espoir qu'ça rentre dans vos p'tites têtes. Un échec si vous voulez mon avis, mais c'n'est pas le sujet. Bref, si j'suis là, c'parce qu'il ... le faut. Z'avez vot' importance dans les rouages du village, d'vous dépend l'futur. En usant d'une métaphore plus ou moins fine, on dira qu'vous êtes des anneaux. Des anneaux qui une fois reliés ensemble formeront une cotte de maille. Et tant qu'aucun ne lâche, la cotte tient bon. Vous r'présentez le rempart se dressant devant Konoha, afin d'assurer l'ordre et la paix.

V'là pourquoi j'vous donne cours, car de ça dépendent bien des choses. Mais, voyez plus loin. J'en ai rien à battre de votre présence, mais j'ai, on a besoin de vous. Et vous l'comprendrez bien assez tôt, qu'on s'retrouve à être conciliant avec les personnes dont on a besoin. Vous s'rez obligés à un moment ou à un autre de fréquenter, collaborer avec des gens stupides, des gens cruels, des gens dégoutants et dont on aimerait juste séparer la tête de leurs corps. Et ça sera pas possible. Car vous avez besoin d'eux. Car votre patrie a besoin d'eux. Et j'suis certaine que tous autant que vous êtes, vous souhaitez assurer l'hégémonie de votre village, et que le moment venu, vous f'rez le choix qui s'impose.


oO~*~Oo


- Bonjour.

Un seul et unique mot s'échappa de mes lèvres, à son égard.

Un seul et unique mot dit sur le ton de la froide politesse, sans émotion aucune, un mot sans insinuations ni arrière-pensée. Juste un salut, à un inconnu que l'on croisait dans la rue. Rien que ça.

L'ouvrage sous mon bras, et sans mot ajouté, je prenais la porte, passant aux cotés de l'Uchiha sans même lui accorder le moindre regard, le moindre intérêt. Le pas était vif, mais n'était empreint d'aucune précipitation. La fraction de seconde qui se déroula alors que je traversais le seuil de la porte, vers un couloir bondé, était sous le couvert d'une interrogation :

Allait-il me suivre, ou non ?

Une interrogation qui s'égara dans mon psyché, en même temps que je me fondais dans la masse abrupte du corps étudiant, vers une destination toute tracée.

Le Carré Bleu, dans toute sa splendeur, a ce quelque chose de réconfortant qu'a le foyer. Un point d'attache que l'on sait toujours là. Avec ses visages familiers à défaut d'amicaux, et qui avaient le mérite d'attirer mon respect. Tous ici présents avaient fait leurs preuves. Et certains, même, avaient le courage d'enseigner, et le faisaient avec le sourire.

Oui, mon respect était mérité.

J'eus même droit à un salut quelque peu sec de Daiki et son corbeau, aussi présent dans la salle. Il m'avait connu au berceau, qu'il disait lui même. Et je n'oserai pas le contredire, il était de mon sang. On ne s'appréciait pas, c'était un constat. Pourtant, il nous arrivait de discuter, parfois, sur les toits. Des joutes verbales où nos tempéraments explosifs se mettaient à l'œuvre pour former une masse ardente à en faire pâlir le Senjagosan lui-même. Il me remémorait au quotidien d'où je venais. Me remémorait à quel point, même dans le conflit, nous avions plus d'affinité l'un avec l'autre qu'avec le pathétique commun ici présent.

J'inclinais doucement la tête, en réponse, avant de chercher un autre visage familier, qui m'adressait un grand sourire celui-ci.


- Tu sais que j'aime beaucoup, mais vraiment beaucoup, quand t'arrives à l'heure ? M'accueilla un Mianzo à l'attitude guillerette.

- Et bah, j'savais pas qu'diriger des manœuvres t'enthousiasmait tant.

- Ah, du tout, du tout. C'juste que Sansa m'a promis un gateau pour quand j'reviendrai, j'peux pas rater ça.

- J'sais pas pourquoi j'm'attendais à aut' chose ...

- Ta pureté s'tu veux mon avis. Bref, on est partis ?

- Ouais, ouais.

Le sceau de l'armée convoquée était tracé d'une main experte, que je me permettais un dernier regard vers le membre du clan.

Un Senjago qui était comme il devait l'être.

Mais un Senjago dont elle s'éloignait peu à peu, pour devenir ... autre.

Les liens qu'ils entretenaient seraient-ils préservés, à ce moment là ? Pensa-t-elle, fugitivement, avant de disparaître dans une lumière azurée.




Spoiler:
 


~ Je veux entendre ce monde hurler de douleur à en devenir sourde ~

~*o Azami's song o*~
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Lun 26 Juil - 22:30

La jeune n’eut aucune réaction et se contentait d’observer en silence le jeune homme. Il n’était guère difficile de deviner dans quel état d’esprit elle se trouvait actuellement. Peut-être de la lassitude ? De la colère ? Les deux à la fois ? Hakai les devinait tous très bien et pouvait même ce permettre de les comprendre. Il fallait dire qu’il n’avait été brillant lors de leur première rencontre. Cela dit, elle non plus, cependant il était de nature pour un Senjago de « faire chier son monde », il fallait voir par-dessous la coquille. L’Uchiha ne savait pourquoi il avait agi ainsi avec elle. Sans doute un côté sadique et immature qui l’avait quitté depuis fort longtemps avait fait surface. Quoi qu’il en soit, il regretté ses gestes, ses paroles de ce jour. La jeune femme lui avait sans doute fait payer en l’envoyer à cette mission, mais aujourd’hui il voulait remettre les choses à zéro. Il s’apprêtait à faire le premier pas vers ce qu’il imaginait comme une relation entre shinobi. Il était possible qu’ils soient amenés à travailler ensemble dans un futur plus ou moins proche, il valait mieux que les conflits soit réglés.

L’homme s’était appuyé contre le mur, regardant la jeune femme prendre ses affaires et se diriger vers la sortie. Comme il l’avait imaginé, la jeune femme passa à ses côtés sans même lui adresser un regard, une parole. Cela voulait tout dire, mais les lèvres de l’homme s’étirèrent quelque peu pour laisser un petit rictus déformer son visage. Comprendre les femmes était une chose beaucoup trop compliquée, mais il y avait certain signe qui pouvait être descriptible. Ici, il était évident que l’homme n’était rien d’autre qu’un emmerdeur qui aurait mieux fait de rester sur son banc à faire mumuse avec son briquet. Dans un certain sens, Hakai le pensait. Mais maintenant qu’elle était entré dans le livre qui représentait la vie de l’Uchiha, il souhaitait lui réserver une meilleure page que celle-ci, sombre et effrité. C’était son comportement qui était ainsi fait. Il n’aimait être en guerre avec une personne juste pour des broutilles. Peut-être courait il après un mirage, mais il souhaitait au moins essayer…

L’homme croisa les bras quelques secondes et suivait la jeune femme du regard. Il eut une seconde d’hésitation, après tout il n’aimait guère s’imposer ainsi. Mais conscient que rien ne pourrait changer sans agir, il se décolla du mur et suivait cette petite silhouette qui zigzaguait entre les étudiants. L’homme restait serein tout en pensant à ce qu’il allait dire. Il repensait à l’éducation que lui avait amené au sein du domaine, mais rien de tout cela ne pouvait l’aider. On lui avait appris à être bon parleur, à séduire ou même à marchander. Il devait bien avouer qu’il n’y avait rien retenu. A l’époque, il avait prétexter que tout cela n’avait été qu’un ramassis de connerie et qu’il valait mieux rester soit même… Il n’avait encore prit conscience dans le monde ou il vivait. Un shinobi changeait sans cesse de rôle, passant du voyageur émérite au commerçant peut scrupuleux dans le seul et unique but d’accomplir sa tache. Bien sûr, aujourd’hui il était au village, il pouvait réfléchir et agir comme bon lui semblait, mais cela pouvait très bien influencer sa vie de tous les jours. Bref, encore une fois l’homme se retrouvait dans une situation pour laquelle il n’était préparé. Peut être que fuir et laisser tomber serait plus simple. Il ne savait d’ailleurs pourquoi il s’obstiné à vouloir s’entendre avec cette Senjago…

Elle pénétra dans une salle qu’Hakai ne connaissait pas. Que devait il faire ? L’attendre ou continuer à la suivre et prendre le risque de se retrouver dans un endroit qui lui était théoriquement interdit. L’homme choisit la sécurité tout en sachant qu’à un moment ou un autre la jeune femme sortirait. Le plus tôt serait le mieux tout de même. Hakai ne bougeait pas, il restait coller contre le mur s’attirant la colère de certain étudiant beaucoup trop presser à son goûts. Il fallait avouer que la carrure de l’home prenait bien l’un tiers du couloir.

Le temps se faisait long et la Senjago n’était toujours pas sortie. L’homme prit donc le choix de jeter un œil dans la salle. Il y avait ici un certain nombre de personne, mais pas de Azami en vue. Son regard s’arrêta quelque seconde sur un homme à corbeau.

[Daiki] « Qu’est ce que tu regardes morveux ? »

[Hakai] « Vous n’auriez pas vu une Senjago entrer dans cette pièce il y a quelque instant ? »

[Daiki] « Elle sait tiré en téléportation et si tu veux un conseil, dégage. »

Ainsi donc elle se trouvait à des lieux d’ici… Moyen efficace pour éviter toute confrontation. Soit, alors ce ne serait aujourd’hui que l’homme réglerait ses comptes avec la jeune femme. Il suivit les directives de l’homme et s’enfuie de l’académie, les mains dans les poches, le regard sévère. La seule bonne nouvelle était qu’il maîtrisait enfin cet enchaînement.


MessageSujet: Re: Les Couloirs de l'Académie   Mer 22 Sep - 12:40

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