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 Une Partie de Plaisir

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MessageSujet: Une Partie de Plaisir   Sam 6 Déc - 17:10

[Suite de ce [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]]

Haya était amusée pour deux raisons. L’attitude de Findecano à son égard était bien étrange, comme si après presque une année de mutisme forcé, Haya n’avait pas appris à communiquer ou, du moins, à se faire comprendre, sans l’intermédiaire des autres. Mais elle ne lui en voulait pas, au contraire, elle trouvait cela à la fois sympathique de sa part et ambigu. Il ne semblait pas avoir pitié d’elle, ou alors il était suffisamment poli pour le cacher avec talent. D’un autre côté, se demanda-t-elle, comment ne pas avoir pitié d’une muette. Et la seconde source d’amusement, un amusement un peu amer celui-là, c’était Habaki. Elle ne voulait pas voir comment il se débrouillait avec une lame entre les mains, de peur qu’il ne la blesse sans le faire exprès. Oh, elle n’avait rien contre les blessures d’entraînement. Mais Habaki était aujourd’hui d’humeur à perforer un point vital, et à prétendre que ce n’était qu’une égratignure.

Elle lança un regard désespéré à Durga. Peut-être qu’elle pouvait se faire passer pour un médecin et…

Haya hocha la tête à l’attention d’Habaki, pour lui faire comprendre qu’elle serait sous sa tutelle. Il ne lui était pas antipathique, en fait. Bien que parfois un peu agacée par ses grands airs qui sonnaient terriblement faux (et Haya disait cela en connaissance de cause, elle avait assisté à plusieurs cours qui s'étaient mal passés avec lui), il avait un air qui la touchait. Peut-être qu'un jour, il se révélerait à lui-même. Et aux autres, par la même occasion.

Findecano avait signalé être étudiant, avec un peu de chance, Haya en connaissait plus que lui. Mais leur groupe n’était pas très au point, comme la plupart des groupes qui se formaient autour d’eux, visiblement. Elle n’en savait pas beaucoup sur son coéquipier du jour.

Tranquillement, Haya saisit un carnet et griffonna quelques mots dessus. En fait, un seul, qu’elle tendit en direction d’Habaki.

Haya – Hydrolyse ?

Elle accompagna cela d’un sourire, pour éviter qu’Habaki ne se sente insulté par son absence de parole. Après ce que lui avait dit Satoshi, il n’aurait pas été étonnant qu’il veuille récupérer un peu de son autorité. Mais pour avoir suivi quelques cours avec lui, elle savait qu’il était meilleur que la légende ne le voulait. Son plus gros problème, c’était qu’il était prompt à douter de lui, et que certains esprits malavisés jubilaient à l’idée de le piéger. Mais ce n’était pas l’intention d’Haya et, de ce qu’elle avait pu glaner sur lui, ce n’était pas dans la façon de faire de Findecano.

Ils n’eurent pas à se déplacer, contrairement à ce que pensait Haya. La seule présence de Durga leur garantissait une zone de travail conséquente, en forme de cercle. Malgré leur deux professeurs, ils étaient vraisemblablement un groupe uni, dans le sens où elle entendait leur conversation. Haya était excitée ; c’était la première fois qu’elle allait voir des actes de médecine ninja. Enfin, non, pas vraiment. Elle avait suffisamment fréquenté les hôpitaux pour ne plus être étonnée de ce qu’on pouvait faire, ou de la forme que cela revêtait. Mais c’était la première fois qu’elle allait voir un usage qui n’est pas dédiée à apaiser ses douleurs à elle. Et cela, c’était plutôt positif.

Elle consulta du regard Habaki, pour savoir s’il comptait accepter sa proposition. Mais peut-être avait-il déjà lui-même pensé à apprendre d’autres choses ? Il avait mis en avait ses compétences au katana. Si elles n’étaient pas inventés (et on ne pouvait jamais en être totalement sûr avec lui, tant qu’on ne l’avait pas vu faire), ce pourrait être intéressant. Mais Haya n’avait acheté aucune arme, et ce n’étaient pas des capacités qui l’intriguaient outre mesure. Non, mieux valait s’en tenir pour le moment au ninjutsu, peut-être que Findecano voudra explorer d’autres sphères par la suite.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Dim 7 Déc - 2:23

Sans même avoir besoin de tourner la tête, Achyuta déposa son regard sur la silhouette de Gengoemon après l'avoir présenté aux groupes de shinobis dont ils avaient désormais communément la charge. Habaki Gengoemon était un garçon de bonne famille, d'une très puissante famille pour tout dire. Il était d'ailleurs davantage réputé pour cette particularité que pour n'importe quel fait d'armes. Bien que la notion de faits d'armes était, pour beaucoup, tout à revoir quand il s'agissait de ce personnage. Achyuta n'avait rien contre lui. Après tout, il n'était peut-être qu'un homme qu'on aurait voulu voir très haut, trop vite ? Pouvait-on vraiment lui reprocher de vouloir bien faire mais de ne pas y arriver ? La question était sûrement sujette à débat mais ce n'était ni le moment ni l'heure pour le faire. Aussi, Achyuta se contenta-t-il d'écouter les quelques paroles du chuunin et de lui adresser un hochement de tête salutaire - comme pour lui faire comprendre qu'il s'était bien débrouillé - quand celui-ci leva son regard vers lui.

Brusquement, son regard se porta sur l'un des shinobis dont les pas s'étaient soudainement rapprochés de lui. Son teint de peau était presque aussi mat que le sien. Son visage, aux traits fins, n'exprimait pas grand chose qui aurait put le mettre sur une piste. Il semblait tout juste assez satisfait d'être là, ce qui en soit était déjà une très bonne chose pour commencer les festivités. Achyuta le fixa l'espace de quelques secondes à peine puis il lui adressa un léger sourire comme pour l'inciter à parler, mais rien, absolument rien. Était-il l'un de ses futurs élèves ? La question restait encore sans réponse. Mais si elle s'avérait positive par le futur, alors il devait à tout prix lui apprendre le sens de la communication car c'était bien là une des notions fondamentales pour n'importe quel médecin, qu'il fut de classe défensive comme offensive. En attendant sa présentation prochaine, Achyuta se contenta de dévier son regard vers un troisième individu qui lui fit l'effort de se présenter dans les règles.

[Liori] Je suis Liori, du clan Satsubatsu, je serais ravi de pouvoir suivre votre enseignement.

Le garçon en question possédait une chevelure aussi blanche que neige et des yeux d'un bleu profond et quelque peu envoûtant malgré la once de haine qui pouvait habiter ce regard. Satsubatsu ... Achyuta avait déjà entendu ce nom quelque part. Quelques fractions de secondes et le spécialiste en jutsus médicaux mit le doigt sur le clan dont il était question. Maintenant que tout s'était éclaircit dans sa tête, il savait exactement à qui il avait à faire. En effet, le clan Satsubatsu était réputé pour son contrôle total sur le sang. Un don très particulier en somme pour les nombreuses possibilités qu'il était à même d'offrir, mais également une malédiction terrible pour qui venait au monde au sein de ce clan. En effet, de ses souvenirs les plus enfouis, il dénicha une lointaine connaissance, membre de ce clan, qui tous les jours étaient sujets à des douleurs atroces voir insoutenables que seul les drogues des meilleurs médecins du village étaient capables de contrer. L'appartenance de Liori à ce clan, lui faisait mieux comprendre la signification de ce regard d'une froideur naturelle. Ce garçon avait les yeux de quelqu'un qui n'avait que trop souffert quand on savait le regarder. Il avait le regard de quelqu'un qui portait en lui une grande force et une aussi grande faiblesse à la fois. Un rôle difficile à tenir mais un rôle qu'il n'avait d'autres choix que d'accepter car ainsi en était-il de sa vie.

En réponse à sa courbette respectueuse, Achyuta hocha lentement de la tête avant de remarquer qu'il s'était arrêté aux côtés du garçon au teint mat pour mieux le fixer du regard. Achyuta ne savait pas s'il devait voir en cela un signe d'appartenance commune à la branche Eisei mais il y avait fort à parier que c'était le cas. Une question d'impression très certainement.

[Achyuta] Et bien ravi de faire ta connaissance, Liori Satsubatsu. La réputation de ton clan n'est plus à faire alors j'espère que tu te montreras aussi bien à la hauteur que ne l'ont été tes illustres prédécesseurs.

Puis posant son regard sur Sokka.

[Achyuta] Voila un garçon peu bavard, en bien ou en mal ce n'a pas vraiment d'importance. Les règles demeurent cependant les mêmes pour tous. Aussi, présente-toi car il me faut bien poser un nom sur ton visage si nous voulons nous entraîner efficacement.

Au terme de ses mots, une deuxième voix s'éveilla sur la gauche. Achyuta dévia immédiatement ses pupilles sombres vers l'auteur de cette présentation. A vu d'oeil, il n'avait même pas encore atteint l'age adulte. Il avait des cheveux mi-longs qui tombaient en bataille sur son visage sans que cela ne semble l'incommoder réellement. La totalité de ses vêtements se résumait à des tons très sombres qui allaient de paire avec la profondeur de son regard.

[Findecano] Je me nomme Findecano, du clan Kaisou. Je ne suis certes qu'un simple étudiant, mais je me ferai une joie de pouvoir aider dans l'entraînement de mes compagnons, tout en apprenant aussi.

Un membre du clan Kaisou ? Décidemment, ce petit groupe de shinobis réservaient quelques bonnes surprises. Achyuta n'avait jamais eu l'occasion de faire la rencontre d'un membre de ce clan mais il savait qu'ils avaient élus domicile sur une île et qu'ils n'étaient pas à proprement parler originaires du village caché de la brume. Leur particularité se basait sur l'utilisation d'algues d'après ce qui avait filtré jusqu'à ses oreilles. De là à savoir si c'était bien la réalité ; il y avait fort à croire qu'il ne le saurait peut-être jamais. Après tout, Kiri possédait de bien maigres informations sur le sujet. C'est donc que le clan avait su préserver un certain silence sur ses spécificités et ses véritables capacités en matière de combat.

Quoi qu'il puisse en être, Achyuta adressa un même hochement de tête salutaire à Findecano qu'il en avait adressé aux autres shinobis. Il avait beau être un étudiant, cela ne le rendait pas nécessairement moins important que les autres. Pour preuve, il fut le seul à présenter la dernière membre du groupe : Haya Sasaki, la jeune fille qui était venue les chercher et que Satoshi leur avait très brièvement présenté. Elle et Findecano étaient donc spécialistes en Ninjutsu, toujours d'après les dires de ce dernier. Gengoemon allait s'amuser avec ces deux-là il n'y avait pas de doute à avoir, d'autant qu'ils semblaient déjà plus ou moins le connaître. Le chuunin n'avait donc plus qu'à briser la glace qui entourait habituellement son statut et ses capacités pour enfin montrer ce dont il était capable. Au pire des cas, si vraiment tout finissait en fiasco, Achyuta ne se tenait de toute façon pas trop loin pour lui venir en aide. Il avait toutefois confiance en lui, une confiance de fou peut-être, mais une confiance tout de même.

C'est donc d'un air décontracté qu'il s'éloigna légèrement de quelques pas seulement, de manière à laisser assez de place à son homologue pour établir son cours sur le Ninjutsu. Maintenant qu'il pouvait commencer les choses sérieuses, Achyuta chercha à comprendre l'approche que ses deux élèves avaient de la médecine avant de savoir sur quoi ils avaient dors et déjà travailler jusqu'ici.

[Achyuta] Bien, je crois que nous pouvons commencer les festivités. Pour débuter, j'aimerai que vous m'exposiez la vision que vous avez de la médecine, ce que vous attendez d'elle, votre spécialité ; offensive ou défensive, et surtout les techniques que vous connaissez déjà. Avec ces informations, je vais pouvoir précisément déterminer votre personnalité et par la même occasion combler les éventuelles lacunes que vous pourriez avoir. Ne négligez pas les détails, tout ce que vous allez me dire comptera pour la suite des évènements. N'oubliez pas que vous êtes ici pour apprendre en vu de représenter le village tout entier à cet examen. C'est un très grand honneur mais également une très grande responsabilité. Aussi, j'attends de vous que vous soyez capable de les prendre dès à présent. Votre avenir et celui du village feront route commune au cours de ce tournoi, n'oubliez jamais ça.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Dim 7 Déc - 15:40

C'était assez impressionnant de voir la place qui leur était réservée. En effet, la présence même de l'imposant professeur de médecine, garantissait au groupe une assez bonne liberté de mouvement. Ce dernier, alors accompagné de Sokka et Liori se décalèrent un peu pour ne pas déranger et ne pas être génés. Haya griffonna quelque chose sur un cahier qu'elle tendit alors à Habaki. Findecano eut juste le temps de lire le seul mot qui y figurait : "Hydrolise" ...
Le jeune Kaisou avait déjà entendu ce terme en cour théorique avec Mr. T. Il s'agissait d'améliorer ses techniques Suiton en sacrifiant les eaux environnantes, ou quelque chose comme celà. Cette technique pouvait s'avérer très interressante, s'il savait maîtriser une technique acqueuse de type offensive. Ce qui n'était malheureusement pas encore le cas. Quoi qu'il en soit, Haya pourra toujours l'aider dans ce domaine. En effet, si elle avait choisit d'apprendre cette compétence, c'est qu'elle avait déjà un bagage de jutsus de type Suiton ne demandant qu'à être améliorés. Findecano avait suivis il y a quelques jours un cour théorique sur le Suiryudan, mais n'avait pas encore essayer de le mettre en application. Il serait peut être temps ! Les explications de "l'Homme de Glace" avait cependant été compliquées à assimiler. Mais maintenant qu'il avait un professeur de ninjutsu et une kunoïchi plus gradé que lui, il n'hésiterai pas à leur demander de l'aide si besoin était.

Le jeune Kaisou avait vraiment hâte de commencer l'entraînement, même si celà ne se voyait pas sur son visage. Gengoemon-senseï n'avait pas vraiment une grande renommée comme professeur, et Findecano l'avait remarqué à plusieurs reprises. Ce manque de talent était peut-être dut à un trop grand manque de confiance en soi et un trac qu'il ne pouvait oublier, malgré les grands airs qu'il se donnait en cour devant une classe d'une vingtaine -voire plus- d'élèves qui attendaient avec impatience le moindre petit moment d'innatention de ce professeur pour faire ce qu'on appelle vulgairement "le bordel". Voilà pourquoi, Findecano n'aimait pas vraiment les adolescents en général, même s'il en était encore un -plus pour très longtemps, certes-. Ils n'avaient pour la plupart aucun scrupule à ne pas respecter un professeur, qui, en plus de celà, avait du mal à s'imposer... Quelle mesquinerie...
Quoi qu'il en soit, le jeune Kaisou était certain que Gengoemon-senseï montrerait volontier son vrai visage devant un comité si restreint et qui parraissait si sérieux. Peut-être lui découvrira-t-on un talent caché ?

Enfin... Attendant, la réponse du professeur en ninjutsu, Findecano entendit vers sa gauche que ça discutait sérieusement sur la médecine. Sokka et Liori avaient donc commencé. Le jeune Kaisou regarda alors silencieusement Gengoemon-senseï avec assistance, lui faisant transmettre ainsi le message que eux aussi : ils étaient prêts à débuter l'entraînement.

Par quoi allait donc commencer Gengoemon-senseï ? L'apprentissage de l'Hydrolise ? Ou bien avait-il déjà prévu quelque chose de particulier ?

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Lun 8 Déc - 0:27

Liori l’avait donc suivi. Les minis groupes était pratiquement fait, d’un côté le groupe de la branche Eisei et l’autre pour le Ninjutsu. Ils restèrent tout de même les présentation des étudiants. Sokka se demandait réellement qu’allait-il se passer, il était impatient, tellement impatient. En temps normal, il aurait sauté, agité les bras voire même hurlé. Cependant il se retenait juste pour ne manquer de respect à son nouveau professeur. Il ne voulait pas voir, tout de suite à quoi il ressemblait quand il était énervé. Liori se courba lentement tout en se présentant.

Liori – Je suis Liori, du clan Satsubatsu, je serais ravi de pouvoir suivre votre enseignement.

Voilà ce qu’il avait oublié. Il avait omis de se présenter. Mais il avait tellement peur de faire une gaffe en lui parlant. Le professeur quant à lui, fixa Liori. Peut-être connaissait-il un membre du clan ou encore que le «don» des Satsubatsu, et donc leur malheur. Un malheur provoquant des crises quotidiennes. Le garçon au teint mat avait de la chance car il n’avait pas encore assisté à une de ces crises. Le début de l’entraînement était maintenant proche. Sokka espérait que Liori connaissait une bonne technique à apprendre car Sokka lui ne savait pas. Enfin, le «géant» reprit la parole.

Achyuta – Et bien ravi de faire ta connaissance, Liori Satsubatsu. La réputation de ton clan n'est plus à faire alors j'espère que tu te montreras aussi bien à la hauteur que ne l'ont été tes illustres prédécesseurs.

A présent il regardait Sokka qui lui était pétrifié. Il allait sûrement déjà lui faire une remarque. Ca commençait bien. Il fallait juste qu’il se décoince pour qu’ensuite sa parole soit présente. Se décoincer était tellement une chose difficile à faire. Ou alors s’arrêter, car ce que se reprochait Sokka, c’est qu’une fois lancé, il pouvait rarement s’arrêter de lui-même.

Achyuta – Voila un garçon peu bavard, en bien ou en mal ce n'a pas vraiment d'importance. Les règles demeurent cependant les mêmes pour tous. Aussi, présente-toi car il me faut bien poser un nom sur ton visage si nous voulons nous entraîner efficacement.

En fait, il devait déjà lui avoir trouver un surnom. Désormais, il voyait un petit carton posé au dessus du crâne de Sokka. Il y était marqué «Le muet de service». Cette gêne devait absolument disparaïtre. Le Genin inspira un grand coup et se lança. Néanmoins avant, une autre voix se fit entendre, c’était celle de Findecano.

Findecano – Je me nomme Findecano, du clan Kaisou. Je ne suis certes qu'un simple étudiant, mais je me ferai une joie de pouvoir aider dans l'entraînement de mes compagnons, tout en apprenant aussi.

Il continua en présentant Haya et précisa le fait qu’ils étaient des adeptes du ninjutsu. Ils seraient donc avec Gengoemon. Il ne restait plus qu’une annonce. C’était maintenant ou jamais. Le poids qu’était sa timidité, devait être jeté.

Sokka – Désolé, Sensei… Je me nomme Sokka Kawaki. Je suis également ravi de pouvoir m’entraîner avec vous sur le ninjutsu médical.

Il précisa ce fait, qu’il était médecin pour bien montrer à Achyuta, ses futurs élèves : Liori et lui-même. Enfin, sur ces mots, le colosse au teint mat recula de quelques pas, pour donner plus de place au groupe pour l’entraînement. Il était détendu. Puis il continua le dialogue avec ses deux élèves.

Achyuta – Bien, je crois que nous pouvons commencer les festivités. Pour débuter, j'aimerai que vous m'exposiez la vision que vous avez de la médecine, ce que vous attendez d'elle, votre spécialité ; offensive ou défensive, et surtout les techniques que vous connaissez déjà. Avec ces informations, je vais pouvoir précisément déterminer votre personnalité et par la même occasion combler les éventuelles lacunes que vous pourriez avoir. Ne négligez pas les détails, tout ce que vous allez me dire comptera pour la suite des évènements. N'oubliez pas que vous êtes ici pour apprendre en vu de représenter le village tout entier à cet examen. C'est un très grand honneur mais également une très grande responsabilité. Aussi, j'attends de vous que vous soyez capable de les prendre dès à présent. Votre avenir et celui du village feront route commune au cours de ce tournoi, n'oubliez jamais ça.

Ce mini discours déboucha sur le fait que Achyuta devait tout d’abord les connaître le plus possible avant de pouvoir commencer. Ce n’était pas tout, il expliqua aussi, que le tournoi Chuunin n’était pas un simple amusement. Sokka regarda Liori, et pensa juste que le plus jeune devait d’abord s’exprimer sur cette question.

Sokka – Pour ma part, la vision que j’ai de cette discipline est celle de ma mère étant de spécialité défensive et travaillant à l’hôpital. Je trouvais tellement génial qu’elle puisse sauver des gens. Je voulais donc tout d’abord suivre le même chemin. Puis, je me suis rendu compte que ceci était trop passif lors d’un combat. On restait simplement à l’arrière à soigner les autres et rien d’autre. Et ceci, je ne le voulais pas. Je suis donc parti dans la deuxième spécialité de cette voie, la spécialité offensive. Les techniques de cette voie que j’ai déjà apprises sont Chakra no Mesu, Saisei, Jinsei Noshi, Shi no Mai, et enfin, Shi no Shiru. Sinon, vu que je maîtrise correctement le Katana, je connais aussi Hien. Pour le tournoi, vu que je me trouve un peu inexpérimenté, mon but sera donc d’aller le plus loin qu’admettrait mes limites.

Puis ce fut autour de Liori de parler. Une fois tout ceci terminé, les choses sérieuses allait enfin commençait. Sokka eut les yeux qui s’écarquilla, prêt a regarder en œuvre, Achyuta. De l'autre côté, cela se mettait en place également. Haya avait écrit une technique sur une pancarte et attendait la réaction Gengoemon. Au fait pourquoi, ne l'avait-elle pas simplement dit. Elle aussi, avait des blocages au niveau de la voix? Certainement plus important que ceux du Kawaki, vu que lui n'irait tout de même pas jusqu'a l'usage d'un papier et d'un crayon. Ou alors elle était muette. Il pourrait demander, mais d'autres choses étaient plus importantes, comme l'instruction d'Achyuta, par exemple.


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MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Mer 10 Déc - 17:56

[Achyuta] – Et bien ravi de faire ta connaissance, Liori Satsubatsu. La réputation de ton clan n'est plus à faire alors j'espère que tu te montreras aussi bien à la hauteur que ne l'ont été tes illustres prédécesseurs.

Cette phrase concernant son clan fit naître une petite flamme de fierté dans le cœur du Genin, qui permit de supprimer d’avantage le sentiment de frustration qu’il avait ressentit en début de journée. Puis, le colossal médecin s’adressa à Sokka, qui souligna un point qui ne frappa réellement Liori qu’à ce moment, le silence de ce dernier depuis plusieurs minutes.
Son compagnon s’était montré bien moins bavard qu’à l’accoutumé, ce qui n’avait pas vraiment dérangé Liori. Mais, il semblait déjà décidé à réparer cette «anomalie » et inspira un grand coup, comme pour se débarrasser du trac… Il n’allait quand même pas se mettre à déclamer un discours comme le Mizukage l’avait fait, alors, pas besoin d’en faire autant. Il fut coupé par Findecano qui se présenta, lui ainsi qu’Haya, à leur professeur. Ainsi la jeune fille ne semblait pas vouloir ou pouvoir parler…

[Sokka] – Désolé, Sensei… Je me nomme Sokka Kawaki. Je suis également ravi de pouvoir m’entraîner avec vous sur le ninjutsu médical.

Finalement, Sokka l’avait fait, il avait à nouveau réussit à actionner ses muscles faciaux et sa langue pour produire des sons formant un langage. Gloire à lui.
Cet exploit contenta Achyuta, qui se déplaça, afin de permettre aux deux groupes de pouvoir entamer leur entrainement sans se gêner. Précaution avisé, mais Liori aurait tout de même préféré une destination plus lointaine que cinq mètres sur la gauche, comme le terrain d’entrainement ou n’importe quelle zone moins peuplé.
Cela n’empêcha pas qu’il se rapprocha de leur sensei, qui expliqua ce qu’il attendait d’eux.

[Achyuta] – Bien, je crois que nous pouvons commencer les festivités. (chouette) Pour débuter, j'aimerai que vous m'exposiez la vision que vous avez de la médecine, ce que vous attendez d'elle, votre spécialité ; offensive ou défensive, et surtout les techniques que vous connaissez déjà. Avec ces informations, je vais pouvoir précisément déterminer votre personnalité et par la même occasion combler les éventuelles lacunes que vous pourriez avoir. Ne négligez pas les détails, tout ce que vous allez me dire comptera pour la suite des évènements.

Cela contraria le Satsubatsu. Même s’il comprenait la nécessitée d’une telle demande pour leur entrainement, il n’aimait pas l’idée de devoir tout dévoiler de son répertoire de technique, particulièrement quand tant de monde les entouraient, ou au côté de personne fraichement rencontré, comme Haya, Findecano et dans une moindre mesure, Sokka.
Mais il devait s’affranchir du manque de confiance en autrui qui le faisait agir ainsi. Il savait que l’examen se déroulait, à l’image de la vie « normale » d’un shinobi, en équipe. Hors, s’il voulait pouvoir être efficace dans une équipe, il devait absolument réussir à croire en ses compagnons… Du moins, c’est qu’était en train de lui murmurer sa mère.

N'oubliez pas que vous êtes ici pour apprendre en vu de représenter le village tout entier à cet examen. C'est un très grand honneur mais également une très grande responsabilité. Aussi, j'attends de vous que vous soyez capable de les prendre dès à présent. Votre avenir et celui du village feront route commune au cours de ce tournoi, n'oubliez jamais ça.

Les formalités de base en somme. Pour sa part, il ferait tout ce qu’il pourrait pour faire briller le symbole kiréen durant cet examen. Non pas par patriotisme, ou parce que leur imposant professeur venait de leur faire comprendre que faire l’inverse serait mal, mais parce que s’il ne le faisait pas, il savait qu’il blesserait ses parents, et souillerait peut être leur mémoire.

Donc, pour le moment, il ne lui restait plus qu’à réfléchir à quoi répondre. « Exposer sa vision de la médecine ». C’était une question assez déroutante. Il ne se l’était jamais réellement posé…
Cela lui fit revenir des souvenirs. On lui avait déjà posé cette question un jour. Et qu’avait il répondu ?

Citation :
La médecine ?... C'est beau. (Il pensait tout particulièrement à une fleur quand il avait dit ça) La médecine c'est la régénération. Mon rôle serait de te maintenir en vie durant un combat si nous nous retrouvions dans la même équipe.

Il avait omit une vérité lorsqu’il avait répondu à l’époque. Lui, il était de l’autre face de la médecine, certes il pouvait soigner les blessures les plus légères... Mais il avait surtout appris à détruire son adversaire. Pourtant, l’objectif était toujours le même. Il devait soutenir ses coéquipiers, il devait utiliser ses capacités pour empêcher l’adversaire de faire trop de dégâts dans son camp. Même s’il avait choisit une orientation offensive, il était l’un des plus aptes à protéger les personnes présentes.
Ainsi, protéger était sa vision de la médecine ? Sans doute. Les motifs originels de son évolution en tant que médecin étaient ses parents. Il voulait les ramener ici, les soustraire à la douleur qu’ils ressentaient dans l’autre monde… Il voulait simplement les protéger, plus que tout au monde…

Il releva les yeux, remarquant qu’on attendait sa réponse. Visiblement, Sokka avait déjà répondu, Liori avait était trop prit par ses pensées pour le remarquer.

[Liori] – Et bien… Pour ma part, la médecine sert avant tout à protéger ce qui nous est chère, plus que n’importe quel autre spécialité… (il trouvait ridicule d’avoir prit tant de temps de réflexion pour sortir une phrase aussi courte) Malgré le fait que ma nature m’ai doté de meilleur affinité avec le style offensif, que je pratique, je pense que notre rôle est avant tout de tout mettre en œuvre pour sauver nos compagnons. Sauf qu’à la différence d’un style défensif, c’est par l’élimination de la menace que cela aura lieu…
Concernant mes techniques…
(Il se retint de ne pas regarder autour de lui pour voir si on écoutait) Je connais Saisei, Shinjuu Zanshu, Jinsei Noshi, Shi no Shiru et Chakra no Mesu… J’ai aussi quelques capacités dans le ninjutsu de combat, je connais deux techniques du répertoire, Arashi no Hasaki et Hien. (puis il plia le bras en serrant et desserrant le poing) En revanche, si je maitrise encore toute les bases de mon clan, je n’ai pas encore appris de vrais techniques…

Liori croisa les bras, comme pour signaler qu’il avait terminé, et attendit de voir les réactions d’Achyuta, et ce qu’il leur réservait pour la suite.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Mer 10 Déc - 22:03

[Findecano Kaisou] : Et voici, Haya Sasaki. Et, il me semble qu'elle nous accompagnera pour l'apprentissage des techniques de ninjutsu. Me tromperai-je ?

Habaki connaissait déjà le petit Findecano, mais ses souvenirs étaient flous. Il enseignait à beaucoup d’élève alors retenir leurs prénom et leur capacité n’était pas chose facile. Il était étudiant, mais comme le pensait Habaki, il n’y a pas d’âge pour devenir un bon shinobi. Mais le problème est que lui-même faisait exception à la règle. Il n’était plus en âge d’aller à l’académie et pourtant de nombreux élèves étaient bien plus forts que lui. Haya était la seul fille du groupe, elle était muette et n’avait pas l’air de vouloir commencer à parler pour le moment. Cela allait être un entrainement assez difficile, le but premier d’Hasaki était de ne pas se ridiculiser devant l’assemblée. Ils étaient jeune, il se devait au moins de les surpasser, ne serait-ce que pour l’honneur.

Certaine personne disait qu’un jour il s’éveillerait, qu’il montrerait sa puissance aux yeux de tous, mais le problème était qu’il n’avait aucune puissance. Ce paradoxe le rongeait et entrainé un mal-être sans fin. Il essayait bien de cacher son sentiment d’infériorité par de grand air mais il ne dupait personne. Quelques fois il se demandait comment pouvait-on encore croire en lui ? Il n’avait jamais rien prouvé et ne prouverait jamais rien. A le voir cela devenait vraiment déprimant, si vous passiez une bonne journée, il vous suffisez d’une pensée à l’égare d’Habaki pour avoir pitié. Pitié de ses gestes déplacé, pitié de son impuissance et surtout pitié de le voir obligé de vivre comme cela.

A le voir on pouvait penser à un de ces poussins qui au repas du soir n’a pas reçu son ver. C’est toujours lui qu’on oublie, mais la mère oiseau elle n’en a que faire. Elle se dit que ce n’est pas grave que la prochaine fois cela sera un autre qui sera oublié, mais non c’est toujours le même. Qui est là, le ventre criant famine, les yeux remplit de désespoir, mais la bouche ne donnant aucun son. Il ne se plaint pas, il accepte son sort qui est alors devenue une fatalité pour lui. Il serait près à tout donner pour sa mère, pour ses frères. Mais eux, ils ne font pas attention à lui, il est précieux mais personne n’arrive à le comprendre à le voir. Il reste alors seul attendant désespérément une main qu’on lui tendrait, un signe d’espoir…

Cette solitude le perd peu à peu, il ne laisse rien entre voir et au final personne ne s’y intéresse. On préfère souvent écarter les problèmes invisible qui sont pourtant souvent les plus important. Les blessures internes, qu’elle soit en confiance ou de conscience ne sont pas à laisser de côté. Cet oiseau un jour grandira partira du nid mais ne gardera aucun remord, car pour lui le statut quo a été réservé…
Habiki ressemblait à cet oiseau, il donnerait sa vie pour le village sans pour autant que quelqu’un n’y fasse attention. Ces enfants restaient avec lui mais aujourd’hui cela n’était que par intérêt demain, comme tous les autres jours il serait oublié, perdu dans un registre de l’académie en dessous de grand nom comme Dyuga ou Satoshi. Il serait le premier oublié dans les histoires, celui dont on se désintéresse. Il avait pourtant une noblesse naturelle qui s’exprimait grâce à ses parents, mais personne ne faisait vraiment attention à l’aristocratie de nos jours…
Habaki s’étira et vit alors que la jeune fille lui tendait un mot.

*Hydrolise…*


C’était cette technique qu’elle voulait maitriser. L’hydrolise était la capacité de contrôler et de changer la forme des eaux environnements pour ainsi décupler les effets de ses techniques. Pour le village caché de Kiri, qui était à affinité d’eau, c’était une technique de base que chaque ninja de Kiri se devait de connaître. Maîtriser l’eau c’était maîtriser tout ce qui entourait Kiri. Les shinobi de la pluie pouvait prendre ainsi un avantage certain sur les Shinobi de Konoha maître du feu, mais aussi sur d’autre.
Achyuta se tourna vers ses élèves et se mit à discuter avec eux. Habaki se dit qu’il devait faire de même.

[Habaki] : Euh… Bon !

Je suis Habaki !


Le chunnin rougit, il savait qu’il avait déjà fait par de cette nouvelle au petit groupe, mais il n’avait pas le don de la parole comme son illustre associé. Il se passa une main dans les cheveux et cacha ainsi quelque peu sa rougeur.

Findecano. Haya. Dites moi ce que vous connaissez comme technique et si vous apprenez vite. Enfin Haya tu peux l’écrire ou le mimer comme tu le sens.

Habaki se sentit mal à l’aise. Il ne savait pas comment entamer une relation avec une guénin sans voie. Il avait bien essayé de parler à des chiens dans la rue, mais c’était très différent des humains. Il la regarda dans les yeux et lui fit un clin d’œil comme pour la rassurer, il afficha un sourire faussement décontracté à Findecano. Ce jeune étudiant avait l’air d’avoir de la ressource, il semblait aussi très motivé. Cela remit un peu de baume au cœur à Habaki, il se dit que peut être son groupe d’élève ne le trouvait pas si nul que ça…

[Habaki] : Après, Haya m’a proposé de vous apprendre l’hydrolise. Personnellement je n’ai rien contre, si tu le souhaite Find’, je peux t’appeler Find’ ? C’est plus court, et plus cool aussi. Mais bon si tu ne veux pas ce n’est pas grave.

Un sourire crispé se battit sur le visage du chunnin, mais il prit son courage à deux mains et continua.

L’hydrolise est une technique de base pour chaque Shinobi de Kiri, je ne vous cache pas que si vous la connaissiez cela vous apporterez un réel avantage.


Habaki souffla un grand. C’était la première fois qu’il aligné plus de trois phrase devant un auditoire aussi grand. Il bomba le tore et se gratta le menton. Il avait un bon duo il le sentait, mais se montrerait-il à la hauteur, il en doutait. Cette éternelle question qui revenait toujours lorsqu’ Habaki se voyait donner des responsabilités. C’était quand même incroyable cette capacité qu’il possédait de passer des rires aux larmes en quelques minutes.

Le soleil était haut dans le ciel, il faisait n’y trop chaud, ni trop froid. C’était une de ces journées où l’on se sentait bien sans comprendre pourquoi, n’y comment. Il fit des ronds avec la tête pour se détendre les muscles des épaules. Il inspira profondément et attendit une réponse de ses élèves du jour.

[Le passage sur l'oiseau est un peu triste j'avoue :p]

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Jeu 11 Déc - 22:20

Achyuta tordit ses lèvres en un sourire subtil dès lors qu'il vit le jeune shinobi au teint mat prendre une profonde et soudaine inspiration. Était-ce seulement une manière pour lui de se donner du courage ? La question ne tarda guère à trouver une réponse. En effet, et comme il l'avait espéré, la remarque sur son mutisme se fraya un bout de chemin dans l'esprit du shinobi sur qui son regard s'était posé, jusqu'au point où celui-ci prit enfin l'initiative de se présenter après s'être excusé. Sokka Kawaki, voila qui était un bon début. Comme il l'avait plus ou moins deviné à la manière dont ce garçon s'était tourné vers lui, Achyuta nota qu'il avait choisi la voie Eisei, lui aussi. Il avait donc à présent sous son tutorat particulier, deux jeunes shinobis de la branche médicale. Le premier était l'héritier d'un clan dont le nom n'avait plus besoin d'être évoqué et le second un garçon tout à fait ordinaire, issu d'une famille sans histoires ; en tout cas aucune dont il avait connaissance. Tous les deux semblaient faire preuve d'une certaine motivation à l'idée de recevoir un peu de son savoir, ce qui avait le don de lui faciliter la tache pour la suite à venir. Il lui était déjà arrivé de tomber sur des shinobis turbulents dont l'attention avait tendance à décroître proportionnellement aux minutes qu'ils passaient à suivre son cours. Le jounin spécialisé en jutsus médicaux offensifs espérait que ces deux-là n'étaient vraiment pas de ce genre, auquel cas il y aurait fort à croire qu'ils passeraient un très mauvais quart d'heure en sa compagnie.

Toujours dans le plus grand respect, Sokka fut le premier de ses deux élèves à répondre aux nombreuses questions qu'il avait volontairement soulevé. Il lui expliqua que la première vision qu'il avait eu de la médecine lui était venu de sa mère, spécialiste en jutsus médicaux défensifs. Mais que cette vision avait changé au fil du temps pour une approche plus offensive en terme d'affrontement. Il était vrai que peu de gens aimaient restés en retrait d'une bataille mais heureusement qu'ils en existaient pour sauver d'innombrables blessés et même guérir ceux qu'on croyait définitivement mort. Croire qu'il ne faisait rien d'autres était tout à fait faux mais il n'était pas là pour ouvrir un débat sur le sujet avec ses deux élèves. Aussi se contenta-t-il de saluer la première partie de son discourt d'un hochement de tête qui exprimait comme un " bien, continu ". Lui-même avait choisi la voie offensive, mais pour des raisons tout à fait différentes de celles que venaient de lui exposer Sokka. Celui-ci lui détailla ensuite la liste de techniques qu'il avait apprise jusqu'à maintenant. Achyuta en prit compte et ne manqua pas de remercier poliment son élève avant de détourner son regard ténébreux en direction de Liori.

Celui-ci resta un petit moment figé dans un silence que le " colosse " ne sut déchiffrer avec exactitude. Peut-être ses questions avaient entraînés un instant de réflexion pour le jeune membre du clan Satsubatsu ? Difficile à dire. Bien heureusement, Liori sortit brusquement de ses pensées et reprit le wagon en cours de route avec le brio de faire oublier le petit moment d'absence qu'il venait d'avoir. La vision qu'il exposa était somme toute assez différente de celle de Sokka mais tout aussi juste, d'un certain point de vu. L'un des nombreux principes de la voie offensive en médecine était bel et bien de pouvoir mettre rapidement fin à une menace au lieu de servir de soutient vital à d'autres shinobis. Pour cela, l'eisei-nin spécialisé en jutsus offensifs devait posséder un panel de techniques étendu, lui permettant de combiner une grande force de frappe à un mode de soin basique pour les blessures superficielles dont il pourrait être victime. Cette approche correspondait tout à fait à celle qu'Achyuta avait affûté depuis près d'une trentaine d'années. Il était donc tout à fait qualifier pour répondre aux attentes des deux shinobis debout devant lui. Et à entendre les techniques que connaissaient déjà Liori, en complément de celles de Sokka, il cibla immédiatement deux techniques pour combler la panoplie déjà fort intéressante qu'ils possédaient.

Remerciant Liori comme il avait remercié Sokka, Achyuta fixa à tour de rôle les deux jeunes gens en leur exposant la suite des évènements en bonne et due forme.

[Achyuta] Je vois que vous connaissez les techniques de soins basiques, mon apprentissage se basera donc sur deux techniques purement offensives. La première s'appelle Keiren Kinniku ou spasmes musculaires. Comme son nom l'indique, cette technique vise à toucher les points nerveux de votre adversaire pour entraîner des spasmes musculaires violents qui le troubleront aussi bien dans ses mouvements que dans ses déplacements. Pour cette raison, je vais mettre votre agilité à rude épreuve, car vous comprendrez aisément que cette technique de corps à corps se doit d'être très précise pour faire un maximum de dégâts. Je ne sais pas si vous le savez, mais je suis un professeur qui privilégie la pratique à la théorie. Pour comprendre une technique, il n'y a selon moi pas trente mille façons de la découvrir, le mieux reste de la subir. L'un de vous est-il volontaire ?

Achyuta avait toujours fonctionné de cette manière depuis que le Mizukage lui avait proposé d'enseigner à l'académie du village. Cette manie de toujours exécuter ses démonstrations sur ses élèves avait d'ailleurs le don de faire redouter ses cours à un grand nombre de shinobis. Pourtant, il était tout aussi remarquable de constater que ses élèves apprenaient à une vitesse tout à fait affolante. Sa méthode, aussi barbare pouvait-elle paraître au premier abord, n'avait donc plus à faire ses preuves. Restait cependant à savoir si l'un de ses nouveaux élèves avait assez de courage pour faire un pas en avant. Afin de les y encourager, Achyuta ne manqua pas de statuer sur l'ampleur qu'il donnerait à la technique lorsqu'il exécuterait sa démonstration.

[Achyuta] Ne vous inquiétez pas, j'utiliserai le Keiren Kinniku au rang étudiant, vous ne devriez donc pas souffrir excessivement.

Un sourire se dessina aux coins de ses lèvres. Il ne fallait pas voir en ce sourire un sadisme prononcé mais bien au contraire un encouragement de plus pour les décider à affronter ce qu'ils allaient eux-mêmes affliger à leurs adversaires. Après tout, s'ils étaient devenus des shinobis c'est qu'ils savaient que tôt ou tard ils essuieraient de véritables offensives qui les blesseraient jusqu'au sang. Le Keiren Kinniku n'était pas capable de tels dégâts, mais il savait engendrer une douleur tenace sans même déverser la moindre goutte de sang. Il n'y avait donc rien à craindre pour la vie de ces deux shinobis, Achyuta n'étant de toute manière pas un bourreau ( en tout cas pas avec ses élèves ). En attendant une décision de leur part, Achyuta activa un seul signe à une rapidité étourdissante, avant de propulser une faible quantité de chakra dans sa main droite. Les deux shinobis purent remarquer alors comme un halo d'un blanc translucide se former autour de ses doigts. La technique désormais activée, le professeur n'avait plus qu'à frapper les points spécifiques dans lesquelles il déverserait un peu de son chakra. Fallait-il encore qu'une âme courageuse se dévoue à comprendre que ce que la théorie ne pouvait lui apprendre.

[Achyuta] Courage, la connaissance ne s'acquiert qu'au travers de longs combats et de lourds sévisses.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Jeu 11 Déc - 23:37

Findecano avait vraiment hâte de commencer en entendant à sa gauche Liori, Sokka et le Jounin parler de l'Eisei. Cependant, le jeune Kaisou les entendait sans vraiment les écouter, attendant avec impatience que Gengoemon-senseï débute son cour. Mais malgré cette soif d'apprendre, le visage de Findecano restait neutre, ses ressentiments enfouis au plus profond de lui, et il regardait toujours son professeur avec assistance. Celui-ci se mit alors à parler :

[Habaki Gengoemon] Euh… Bon ! Je suis Habaki !

Celà, il n 'avait pas vraiment besoin de le préciser, puisque le jounin médecin l'avait déjà présenté quelques minutes plus tôt. Le jeune Kaisou leva alors un sourcil interrogateur et se demanda alors si cette phrase n'était pas une réapropriation de son autorité. Achyuta-senseï l'avait présenté à l'assemblée, et peut être que Gengoemon-senseï s'était alors sentit déposséder de son privilège à pouvoir une nouvelle fois bomber le torse en se présentant comme professeur de ninjutsu. Cette pensée disparut de l'esprit du jeune Kaisou lorsqu'il vit son professeur rougir. De honte peut-être ? Il était clair qu'il ne possédait pas vraiment l'art de la réthorique et qu'il manquait vraiment d'assurance, ce qui n'arrangeait rien. Il se passa plus ou moins naturellement une main dans les cheveux et continua :

[Habaki Gengoemon] Findecano. Haya. Dites moi ce que vous connaissez comme technique et si vous apprenez vite. Enfin Haya tu peux l’écrire ou le mimer comme tu le sens.

Findecano soupira intérieurement à l'entente de la dernière phrase du professeur. C'était ce qu'on pouvait communément appellé "une bourde". Il lachait, sans le faire exprès, un nouveau poids sur les épaules sans doute déjà endolories de la jeune fille, qui devait surement être plus que pénalisée par son mutisme. Et ce qu'il disait là, rappellait peut-être à la jeune fille sa condition de muette. Enfin, ce fut ce que Findecano pensa sur le coups. Il n'avait pas du tout pitié d'elle, non. En fait, il était simplement peiné par le fait que sa camarade de puisse émètre de son. Elle était sympatique et savait se servir de sa tête, devoir passer par des intermédiaire pour exprimer ce qu'elle pensait devait vraiment la pénaliser, parce qu'il n'y a que les mots qui soient vraiment efficaces lorsqu'on souhaite faire partager le fond de sa pensée. Certes, elle pouvait écrire, mais ce moyen de communication en plus d'être silencieux pouvait parfois être maladroit pour retranscrire réellement ce qui se passait dans sa tête. Findecano n'était pas muet, lui, et s'imaginait simplement le fait de devoir écrire ou mimer ce qu'il pensait lorsqu'il communiquait : ce devait surement être long et ennuyeux... La parole était un si bel outil !
Enfin... Cette petite parenthèse passa comme un éclair dans l'esprit du jeune Kaisou, et il ne se passa pas même deux secondes avant qu'il ne réponde à son professeur, conscient qu'il y avait peut être des oreilles qui l'écoutaient, mais il s'en moquait. De toute façon, il n'était qu'étudiant, et dans quelques mois, son arsenal de techniques serait sans doute bien plus vaste. Findecano parla donc sans aucune gêne :

[Findecano Kaisou] Alors pour commencer, je connais le Henge, [...]

C'était la première technique qu'il avait apprise en arrivant à Kiri. Mr. T. leur avait enseigné à sa classe et à lui, quelques semaines à peine après son premier jour de cour. Findecano se rappella alors la vive douleur qu'il avait ressentit lorsqu'il avait, pour la première fois, malaxé son chakra. Ce n'était maintenant qu'un vieux souvenir, qui attestait de toute façon le fait qu'il soit un véritable descendant du clan Kaisou. Il continua :

[Findecano Kaisou] [...] le Bunshin, [...]

Cette technique, c'était le professeur qui se tenait devant lui qui lui avait enseigné. Findecano avait d'ailleur eut un peu de mal à la maîtriser après les explications pas toujours très clairs de Gengoemon-senseï...

[Findecano Kaisou] [...] le Suisouzou, [...]

Une technique de création d'eau, qu'il avait réussit à apprendre grâce aux conseils de son cousin, lui aussi shinobi et après avoir assisté à un cour théorique du célèbre "Homme de Glace" qui était normalement destiné à des Genins...

[Findecano Kaisou] [...] et j'ai suivi un cour théorique sur le Suiryuudan par Geïrou-senseï, mais je n'ai pas encore eut le temps d'expérimenter ce que j'ai appris...

Le jeune Kaisou omit de préciser sa faculté à pouvoir marcher sur l'eau, car pour lui, cette technique, dont il ne soupçonnait d'ailleurs pas que c'était un jutsu, était une sorte de faculté naturelle, tout comme son talent à maîtriser facilement le chakra. Il finit par dire en haussant les épaules et sans aucune prétention :

[Findecano Kaisou] J'apprends généralement relativement vite, lorsque les explications sont clairs et limpides.

Findecano remarqua le sourire de Gengoemon-senseï, qui semblait vouloir signifier que celui-ci était vraiment à l'aise. Le jeune Kaisou comprit alors que c'était l'inverse... Il se tourna alors vers Haya, et regarda alors comment elle se débrouilla pour faire part de ses connaissances au professeur.

Lorsque celà fut terminé, Gengoemon-senseï lacha un phrase qui surprit alors le jeune Kaisou :

[Habaki Gengoemon] Après, Haya m’a proposé de vous apprendre l’hydrolise. Personnellement je n’ai rien contre, si tu le souhaite Find’, je peux t’appeler Find’ ? C’est plus court, et plus cool aussi. Mais bon si tu ne veux pas ce n’est pas grave.

Il l'avait appellé "Find'" ?! Findecano paru vraiment surprit en entendant ce surnom, que seul son cousin Hakaru utilisait, en rajoutant le suffixe "-kun". L'entendre dans la bouche d'un autre ne put empécher l'apprenti shinobi à écarquiller les yeux et à répondre positivement.

[Findecano Kaisou] Euh... Oui. Oui, biensûr, vous pouvez, Gengoemon-seenseï. Je suis surpris car il n'y a qu'une seule personne qui m'appelle comme celà, et je croirai l'entendre lorsque vous prononcez ce surnom.

De plus, si appeller le jeune Kaisou, "Find'" permettait au professeur de se sentir plus à l'aise avec ses élèves et donc peut être ainsi d'enseigner plus efficacement, Findecano ne voyait aucune objection. Il voulait simplement apprendre, peut importe comment on l'appellait. Il fallait cependant que celà reste dans la limite du raisonnable...
Gengoemon-senseï continua en présentant la technique. L'hydrolise, une technique que tous spécialistes du ninjutsu de Kiri qui se respectaient devaient connaître... Le jeune Kaisou était fin prêt à entendre la suite.
Son professeur semblait déjà avoir reprit du poil de la bête, il commençait d'ailleurs, semblait-il, à s'échauffer.
Le jeune Kaisou sourit très légèrement et patienta, impatient...

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Ven 12 Déc - 23:50

[Findecano Kaisou] Alors pour commencer, je connais le Henge, [...]
[...] le Bunshin, [...]
[...] le Suisouzou, […]

Et j'ai suivi un court théorique sur le Suiryuudan par Geïrou-senseï, mais je n'ai pas encore eut le temps d'expérimenter ce que j'ai appris...


*Okay…*


Le petit Findecano avait l’aire d’avoir un bon étalage de technique pour un étudiant. Il connaissait les techniques essentielles qu’un shinobi se devait de posséder. Cela soulagea quelque peu Habaki, apprendre des techniques sommaires à des étudiants n’était pas la partie la plus intéressante de son travail. L’utilité du bushin était vraiment importante surtout lorsque l’on était jeune et que l’on affrontait un adversaire bien trop puissant, mais Habaki doutait encore de l’utilité du Henge. Il n’avait pas encore eu l’occasion de s’en servir en combat et cela ne lui servait pas à grand-chose dans la vie. Dans tout les cas il maitrisait moyennement cette technique, comme la plus part des autres à vrai dire…
Il se promit d’éviter de mentionner ce « détail » à ses élèves, qui avaient déjà une piètre opinion de lui. Ils devaient surement regretter de ne pas être tombé avec Achyuta, même Habaki était déçu de ne pas être élève du colosse. Findecano continua sa prise de parole.

[Findecano Kaisou] J'apprends généralement relativement vite, lorsque les explications sont claires et limpides.

*Hum… Ça va être dure…*


Le chunnin n’était pas le meilleur pour les explications claires et limpides. Pour lui c’était plus flou et aussi claire que de la boue par temps de pluie. L’étudiant lui en demandait peut être trop, qui sait… Habaki ne laissa rien percevoir, aujourd’hui il ferait tout pour que tout se passe bien. Pour une fois… Enfin il l’espérait du plus profond de son cœur. L’envie était là, le talent allait-il suivre ?

[Findecano Kaisou] Euh... Oui. Oui, biensûr, vous pouvez, Gengoemon-seenseï. Je suis surpris car il n'y a qu'une seule personne qui m'appelle comme cela, et je croirai l'entendre lorsque vous prononcez ce surnom.

Le jeune garçon avait l’air assez surpris. Habaki se demandait s’il n’avait pas été trop familier pour une première rencontre. Mais s’embêter à dire Findecano à chaque fois était vraiment rébarbatif et cela fatigué le chunnin. Find’ acquiesça cela n’avait pas trop l’air de le déranger. Heureusement pensa Habaki, il n’avait pas besoin de détruire une relation à peine débuter juste à cause d’un prénom.
La rencontre commençait à trop s’étaler sur la longueur, il voyait bien que Findecano voulait passer aux choses sérieuses. Pour Haya c’était différent il avait un peu de mal avec elle. Il afficha un sourire crispé à la jeune fille et prit la parole.

[Habaki] Ok, ok… Hum… Déjà euh …

*Qu’est ce que je voulais dire déjà…*

Bon ! On va bien s’entrainer tout les trois.

Il dit cela avec une fausse conviction. Les élèves avaient vraiment l’air de s’ennuyer ferme.

Find’, je te propose de voir la pratique de ton jet d’eau plus tard. Enfin si t’es pas trop fatigué.

Sinon vous deux, on se lance dans l’hydrolise. C’est une technique spéciale qui consiste à fortifier vos jutsu aquatique par l’eau qui vous entoure. Vous apprendrez à la manier, à la contrôler. Alors…

Habaki s’écarta et fit quelques pas pour s’éloigner d’eux. Il fit quelques ronds avec sa tête pour se détendre les muscles des épaules et rebroussa ses manches. Il enchaina une série de signe et planta fortement sa main dans le sol. Les secondes passèrent mais rien de se produisit. Habaki devint aussi rouge qu’une belle tomate. Il avait loupé une technique de création d’eau des plus basiques. Il se maudit et leva la tête aux cieux. Il était vraiment nul. Il n’osait pas se retournait vers ses deux étudiants, il n’osait même plus bouger, la honte c’était emparé de lui.
Sa respiration était saccadé, il se releva et retenta une série de signe. Ces derniers étaient nerveux et mal assuré. Il replongea sa main sur le sol et cette fois-ci cette dernière si enfonça comme dans du beurre. De l’eau se mit à sortir des fissure produite par la main du chunnin jusqu’à former une petite flaque d’eau.

Il expira un grand coup et essuya la transpiration qui naissait sur son front. Il se leva lentement et se retourna vers les étudiants. Il affichait toujours un sourire figé, très embarrassant sur son visage. Il fit signe aux deux élèves de venir le rejoindre et ne fit aucune remarque sur ce qu’il venait de passer.

[Habaki] Vous voyez cette flaque, chacun votre tour je souhaite que vous vous concentrez dessus. Ressentez l’eau qui vous entour dans l’aire, puis celle au sol. Extériorisé le chakra et enchainez les signes suivant : Chèvre, Chien, Loup, Chèvre.
Élevez-vous en même temps que cette eau, puis pensez, soyez la forme que vous voulez faire.

Hum… Modelez votre chakra à l’initiation de votre image à laquelle vous pensez…


Habaki avait été très confus dans ses explications. Il avait fait du mieux qu’il avait pu, mais ce n’était pas un professeur d’exception loin de là. Il commença à se ronger les ongles puis se ravisa. Il se demandait vraiment ce que pouvait penser ses élèves de sa piètre performance sur un jutsu du niveau d’étudiant. Il était vraiment mauvais.

Ses élèves allaient surement rire, se moquer de lui ou s’ils avaient un peu de respect garder pour soi cette mésaventure. Dans tout les cas il avait perdu tout crédit face à ces jeunes. Dyuga avait vraiment une classe supérieure à la sienne. De beau discours accompagné de geste ample et salvateur Habaki était loin de tout cela. Un sentiment de bonheurs l’enivrait lorsqu’il arrivait à faire trois phrases de suite sans faute et sans bêtise. Sa grande naïveté en faisant la risée du clan des professeurs, d’ailleurs Satoshi l’avait bien dit, il était mauvais. Qu’allait-il devenir ? …

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Sam 13 Déc - 13:56

Le point de vue de Liori était plus qu’intéressant. Sokka pensait un peu aussi à cela mais inconsciemment. Tuer son ennemi rapidement, permettait de faire effectivement des blessés en moins à soigner. Enfin, le Satsubatsu dévoila ses techniques. A quelques différences près, Liori avait appris les mêmes techniques que lui. Le shinobi se souvint alors qu’ils avaient même appris une ensemble : Chakra No Mesu. C’était la même journée où il l’avait rencontré d’ailleurs. Puis, sur le terrain d’entraînement, le combat qui s’en était suivi. La nostalgie était presque là. Sokka secoua la tête pour penser à autre chose. Il devait voir devant maintenant, comme la préparation pour ce fameux tournoi. Un tournoi dont il ne connaissait rien d’ailleurs. Quelques précisions sur son déroulement ne seraient pas de trop.

Visiblement le discours de son camarade était fini. Achyuta remercia les deux Genin de s’être exprimés. A présent comme il le redoutait. Le cours allait se mettre en place. Sokka était à la fois inquiet et impatient. Qu’allait-il donc apprendre aujourd’hui ? Le «géant» scruta ses deux élèves puis exprima la suite des événements.

Achyuta – Je vois que vous connaissez les techniques de soins basiques, mon apprentissage se basera donc sur deux techniques purement offensives. La première s'appelle Keiren Kinniku ou spasmes musculaires. Comme son nom l'indique, cette technique vise à toucher les points nerveux de votre adversaire pour entraîner des spasmes musculaires violents qui le troubleront aussi bien dans ses mouvements que dans ses déplacements.

Effectivement cela semblait intéressant. Le Kawaki avait déjà entendu ce nom quelque part. Il savait que pour dérégler le système nerveux de son adversaire, il suffisait d’un choc électrique pour provoquer ses spasmes. C’était là où son affinité rentrait en jeu. La maîtrise certes qu’un peu, lui permettrait d’apprendre rapidement la technique choisie par leur professeur. Sokka s’interrogea d’ailleurs sur le fait de comment il allait enseigner. Ne l’ayant jamais eu, il ne savait pas. La suite de ses paroles allait sûrement le dire.

Achyuta – Pour cette raison, je vais mettre votre agilité à rude épreuve, car vous comprendrez aisément que cette technique de corps à corps se doit d'être très précise pour faire un maximum de dégâts. Je ne sais pas si vous le savez, mais je suis un professeur qui privilégie la pratique à la théorie. Pour comprendre une technique, il n'y a selon moi pas trente mille façons de la découvrir, le mieux reste de la subir. L'un de vous est-il volontaire ?

Ainsi, il préférait la pratique que la théorie. Cela plaisait à Sokka. Il n’aimait pas non plus les long discours académique qu’il fallait décortiquer et analyse minutieusement, pour comprendre par soi-même. Là, ça allait être clair. De plus il pensait que une démonstration allait certainement leur permettre d’apprendre plus rapidement. C’était donc tout à fait le type de professeur qui convenait au ninja qu’il était.

Mais, là il attendait un cobaye, qui pourrait lui permettre de faire cette démonstration. Les deux Genin se fixait désormais. Qui allait donc, se proposer ? Sokka réfléchit que comme Achyuta le disait, cette technique ne ferait pas saigner. Voyant que Liori n’étant pas décidé à être volontaire. Il fallait que ce soit lui, Sokka, qui allait subir. La décision était prise. Il allait se proposer. Mais avant, le «colosse» au teint mat reprit la parole pour essayer de les rassurer.

Achyuta – Ne vous inquiétez pas, j'utiliserai le Keiren Kinniku au rang étudiant, vous ne devriez donc pas souffrir excessivement.

Il essaya donc de les encourager le plus possible. En attendant une réponse, il activa avec dextérité et vitesse, la technique. Il avait maintenant un halo au niveau des ses doigts de sa main droite. Il était d’un blanc limpide et pur. Il attendait juste qu’une main courageuse oserait se lever. Sokka quant à lui, hésitait maintenant. Qu’allait-il donc réellement subir ?

Achyuta – Courage, la connaissance ne s'acquiert qu'au travers de longs combats et de lourds sévisses.

Sur ces mots, un bras s’était hissé accompagné d’un «Moi !». C’était Sokka, car il s’était souvenu qu’ils allaient apprendre deux techniques. Donc, il valait mieux être la victime des spasmes, que de la deuxième qui allait certainement être plus redoutable. Le Genin au teint mat, se présenta donc devant son professeur. Puis, il se débarrassa de son Katana, sans doute inutile, pour le moment. Il craqua son cou. Une mauvaise habitude qu’il avait prise peu de temps avant. Néanmoins, cela l’aidait à se décontracter. Il était enfin prêt.

Achyua – Bien. Je te remercie de t’être dévoué. Ne t’inquiète pas je l’utiliserait dans une puissance assez minime.

Sokka – (hochant la tête) C’est bon. Je suis prêt.

Sur ces mots, le Sensei fonça sur sa cible. Le Kawaki avait à peine bougé que Achyuta se situa déjà a coté de lui. Il visa son bras. C’était le triceps droit qui était touché. Il se contracta assez violemment. Il avait le bras tendu désormais. Une douleur s’était installée dans celui. Sokka ne s’empêcha pas de poser sa main gauche sur son membre comme pour essayer de calmer la douleur. Le «colosse», lui, avait déjà retrouvé sa place d’origine. Il essaya d'avancer et poser son pied gauche. Il n'avait pas aperçu qu'il avait frappé autre part, avant d'avoir mal à sa jambe gauche. Il avait donc aussi touché son quadriceps. Suite à ce spasme et ayant tout son poids sur ce membre, il chuta par terre, avec cette dernière qui se crispa avant de se détendre et se raidit à nouveau, ainsi de suite. Et Liori regardait le spectacle de son camarade qui essayait de se relever. Effectivement, aucune goutte de sang n’était tombée, par contre la souffrance était plus que présente. Dire que cette technique avait été réalisée avec une puissance assez faible. Elle devait être redoutable.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Jeu 18 Déc - 1:23

[Achyuta] – Je vois que vous connaissez les techniques de soins basiques, mon apprentissage se basera donc sur deux techniques purement offensives. La première s'appelle Keiren Kinniku ou spasmes musculaires. Comme son nom l'indique, cette technique vise à toucher les points nerveux de votre adversaire pour entraîner des spasmes musculaires violents qui le troubleront aussi bien dans ses mouvements que dans ses déplacements. Pour cette raison, je vais mettre votre agilité à rude épreuve, car vous comprendrez aisément que cette technique de corps à corps se doit d'être très précise pour faire un maximum de dégâts. La partie théorique semblait clair aux yeux de genin aux cheveux blancs, restait à voir la suite. Je ne sais pas si vous le savez, mais je suis un professeur qui privilégie la pratique à la théorie. Pour comprendre une technique, il n'y a selon moi pas trente mille façons de la découvrir, le mieux reste de la subir. L'un de vous est-il volontaire ?

Liori eut un petit sourire. Il connaissait ce genre de méthode, il y était habitué depuis son enfance, l’acquisition par la pratique était un des fondements de son clan. Cependant, il eut une légère hésitation à se porter volontaire. Il n’avait rien contre le fait de subir une technique, autant s’y habituer le plus tôt possible. Cependant, il détestait subir ce genre de technique. Une technique basée uniquement, et seulement sur la douleur. Une technique pervertie par l’esprit pervers des hommes, vivant dans la perversion la plus crasse, qui avaient inventé cette technique.
Comme si le Satsubatsu ne souffrait déjà pas suffisamment de part sa nature.

Le genin jeta un œil à Sokka, qui le regardait lui aussi. Visiblement, il semblait vouloir voir s’il voulait se porter volontaire. Liori se décida donc tandis que leur colossal professeur leur donnait des encouragements.
«Moi !»
C’était la main de Sokka qui venait de se lever. Visiblement il s’était décidé plus vite que Liori, et se mettait déjà en place devant le professeur. Liori en profita pour se déplacer, de façon à bien observer ce qui allait suivre, et il nota au passage que son partenaire avait laissé son katana derrière lui, chose que le Satsubatsu n’aurait jamais faite… Mais là n’était pas vraiment la question. Il observa les deux individus.

L’assaut du professeur fut terriblement rapide, malgré sa gigantesque masse. Liori n’eut que peu de temps pour apercevoir les coups qui furent distribué. Le premier atteint le bras, et le second, beaucoup plus rapide que le précédent avait touché la jambe de Sokka. Enfin, c’était ce que Liori supposait.
Les réactions de Sokka confirmèrent rapidement la théorie de du Genin, qui s’approcha de son coéquipier, en proie à une terrible douleur.
Il s’agenouilla à ses côtés, et ignorant totalement les tentatives que faisait Sokka pour se relever, il le retourne afin de le faire s’asseoir et de pouvoir examiner les zones qu’avait touchées le Juunin.

Il palpa les zones en question, et sentit les muscles qui se tendaient et détendaient, contre la volonté de leur propriétaire. Le genin aux lunettes noires cherchait à déterminer ce qui était la cause de ces douleurs. Il savait que les frappes avaient du toucher certains points, mais ça ne se limitait pas à cela.
Son auscultation terminé il s’adressa au professeur. Tout en aidant Sokka à se remettre sur pied.

[Liori] – D’après ce que je vois, non seulement vous avez touché des points sensibles, mais vous avez aussi parasité les ordres que reçoivent ces points du cerveau avec votre chakra. Ca vous permet donc de provoquer ces spasmes et les rends quasi incontrôlable… Ai-je raison ?

Il était heureux que Sokka se soit dévoué pour encaisser cette technique. S’il avait du la subir sans s’être préparer correctement, il doutait avoir était capable de totalement maintenir sa concentration, pour empêcher son sang d’exercer sa détestable envie de voir le monde extérieur.
Tandis que Sokka achevait de se redresser et une fois que le professeur lui avait répondu, il continua à poser quelques questions.

[Liori] – Et quelle type de transformation faites vous subir à votre chakra ? (Il supposait que l’halo blanc autour des mains de leur mentor lors de l’utilisation de cette technique était du à une manipulation particulière du chakra). Et surtout, comment allons nous procéder pour apprendre la technique ?

Il posait la question pour être sur, mais il avait déjà sa petite idée sur la question.

[Désolé, c'est tout nul TT-TT]

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Ven 19 Déc - 13:14


Au terme d'une courte attente, le regard sombre d'Achyuta s'arrêta sur la silhouette de Sokka. Celui-ci avait levé son bras et laissé échapper un " moi " somme toute assez révélateur de son enthousiasme passager ( car nul doute qu'il déchanterait rapidement en subissant le Keiren Kinniku de plein fouet ). Le Kawaki installa ensuite une sorte de rituelle qui ne manqua pas d'accentuer le sourire du colosse. Craquement du cou, délaissement de son arme principale, tout était remarquablement bien orchestré et amusant à la fois. Achyuta crédita toutes ces subtilités sur le compte de la jeunesse et du stress pour se concentrer sur sa seule action.

[Sokka] C’est bon. Je suis prêt.

Le feu vert à peine prononcé, Achyuta ne laissa pas une seule seconde de répit à son élève et le frappa en deux points bien distincts l'un de l'autre : le bras droit et son triceps puis la jambe gauche et son quadriceps. Tout s'était passé en un éclair. Le professeur avait utilisé comme une sorte de téléportation à distance et s'était ensuite occupé de frapper le triceps droit de son élève, visant précisément le nerf radial pour y déverser son chakra et engendrer par ce procédé particulier de violents spasmes dans le muscle visé. Doué d'une rapidité étourdissante, il avait trouvé le temps de répéter l'opération cette fois-ci avec la partie supérieure du nerf sciatique, privant ainsi son élève de la motricité de sa jambe gauche. Sa démonstration de force accomplie, il se replaça légèrement à distance de ses deux élèves et observa les réactions de sa victime en croisant ses bras imposants sur son torse.

Le jeune Kawaki s'était rapidement retrouvé au sol, son bras et sa jambe ne répondant plus aux ordres de son cerveau. A vu d'oeil, son triceps et son quadriceps ne cessaient de se contracter et de se décontracter à une cadence purement aléatoire ce qui rendait les pics de douleur totalement imprévisibles. Le Keiren Kinniku allait maintenant se dissiper progressivement pendant encore deux bonnes minutes, avant que le jeune genin ne puisse retrouver l'usage total de ses deux membres touchés.

A ses côtés, le membre du clan Satsubatsu brillait par son silence. Ses yeux semblaient captiver par l'observation de ce corps dont les convulsions anormalement frénétiques étonnaient plus qu'elles intriguaient. Plus loin que ça encore, il poussa son analyse à son paroxysme en palpant délicatement les zones touchées comme pour mieux se rendre compte des effets de la technique. A cet instant, Sokka ne semblait plus être qu'un cobaye de laboratoire dont le mal était source d'étude pour beaucoup. Il ne fallait pas voir en cela une moquerie quelconque ou un désintérêt total pour sa douleur, mais le plus simple appareil du shinobi médecin : l'observation des symptômes indépendamment du mal ressentit par la victime. Liori avait réagis comme il le fallait. Il avait été observateur de l'attaque, il se devait donc de l'étudier jusqu'au bout à défaut de l'avoir subit.

[Liori] D’après ce que je vois, non seulement vous avez touché des points sensibles, mais vous avez aussi parasité les ordres que reçoivent ces points du cerveau avec votre chakra. Ca vous permet donc de provoquer ces spasmes et les rends quasi incontrôlable… Ai-je raison ?

L'analyse était tout à fait exacte, prouvant bien toute l'ingéniosité du membre du clan Satsubatsu. Achyuta avait bel et bien utiliser cette technique pour en quelque sorte " modifier " la nature des connexions nerveuses entre le cerveau et les muscles visés. Cela avait eut pour effet de troubler les ordres envoyés au profit de spasmes douloureux et incessants.

Fier qu'il était de ses deux élèves, l'un pour son courage, l'autre pour son analyse, Achyuta s'avança jusqu'à la silhouette recroquevillée de Sokka et lui tendit une main salvatrice tout en lui adressant un hochement de tête pour l'inciter à la saisir. Il profita de l'occasion pour répondre à la question de Liori, faisant ainsi toute la lumière sur la situation aussi bien pour l'un que pour l'autre.

[Achyuta] C'est exact. Mon offensive visait deux points distincts l'un de l'autre, un bras et une jambe, ceci afin de totalement déstabiliser mon adversaire. Elle visait plus particulièrement deux nerfs spécifiques. Le premier se fait appeler le nerf radial et traverse le bras tout entier. Le second, le nerf sciatique, est quant à lui charger d'acheminer les informations nerveuses dans la jambe. En les touchant, j'ai pu écoulé une quantité de chakra qui a tout de suite perturber les informations envoyés par le cerveau pour provoquer ces spasmes musculaires.

Sokka désormais debout, Achyuta lui tapota légèrement l'épaule pour le féliciter avant de détourner son regard vers Liori dont les questions semblaient lui brûler les lèvres.

[Liori] Et quel type de transformation faites vous subir à votre chakra ? Et surtout, comment allons nous procéder pour apprendre la technique ?

Remarque pertinente comme à son habitude. Le colosse spécialiste en médecine offensive tapota à son tour l'épaule de Liori avant de revenir sur ses pas en croisant de nouveau ses bras sur son torse. Faisant volte-face pour replonger son regard dans ceux de ses deux nouveaux élèves, il demeura un long instant plongé dans le silence à la recherche de réponses claires et concises. Lui qui n'aimait pas les fioritures se devait bien de trouver les solutions les plus simples et les plus efficaces.

Au terme de sa réflexion, il décida d'opter pour une approche pédagogique et toujours aussi volontariste. Après tout, c'était bien les seules méthodes qu'il connaissait.

[Achyuta] Pour perturber une connexion neuronale, il n'y a qu'une seule composante à introduire : un courant électrique. Par nature ses connexions sont elles-mêmes chargés d'énergie. Le flux électrique engendré par votre chakra aura immédiatement l'effet de mélanger les informations entre-elles et de brouiller les muscles desservies. Quant à savoir comment vous allez l'apprendre, je crois qu'il est temps pour vous de me montrer de quoi vous êtes capables ...

Achyuta laissa volontairement ces dernières paroles en suspend tout en tordant ce sourire si atypique sur son visage. Ses élèves devaient toujours apprendre à se débrouiller seuls à un moment ou à un autre de ses cours, car il en était ainsi de la vie d'un shinobi. Son cheminement était toujours long et fastidieux, son apprentissage solitaire et éprouvant. Il leur avait donné toutes les informations nécessaires à la réussite du Keiren Kinniku ; ils leur fallaient à présent faire le premier pas et s'entraîner encore et encore jusqu'à l'accomplissement de leur tache. L'un avait courageusement subit, l'autre avait clairement analysé, ils étaient donc tout à fait capable, aussi bien l'un que l'autre, de reproduire cette technique. Restait à savoir s'ils savaient comment toucher les nerfs dont Achyuta avait fait mention quelques instants plus tôt.

Ne sachant où en étaient les connaissances anatomiques de ses deux protégés du moment, il s'exclama en désignant avec exactitude les deux parcelles à toucher. Pour le nerf radial, il pointa le côté du bras, plus précisément sous le biceps. Pour le nerf sciatique, se fut le haut de la cuisse, tout juste en dessous de la jointure entre le bassin et la hanche.

[Achyuta] Voici les deux zones avec lesquelles vous devez entrer en contact, le nerf radial, ici, et le nerf sciatique, ici. N'oubliez pas les trois étapes de la technique : le signe du tigre, influe de chakra dans les mains, frappe de la zone nerveuse. Allez-y, attaquez-moi tous les deux sans relâche jusqu'à ce que vous soyez capable de réaliser cette technique ... ou que vous ne soyez plus en mesure de continuer.

Les bras toujours croisés sur son corps, Achyuta laissa apparaître un semblant de rangée de dents bien blanches à l'idée même que ses deux shinobis allaient pouvoir le faire trembler. Au fond de lui, il l'espérait néanmoins car jusqu'ici, personne n'avait jamais réussi à ne pas apprendre une de ses techniques.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Mer 24 Déc - 2:28

Inévitable. Sokka s’était préparé à recevoir la douleur, mais rien n’y faisait. Et puis, cela devenait de plus en plus gênant, avec Liori que le regarda sous toutes les coutures pour qu’il puisse comprendre ce qu’il venait de subir. C’était vraiment devenu un cobaye. Enfin, le Genin pouvait reprendre el contrôle de ses mouvement. La souffrance était toujours présente. Il fut aidé par le Satsubatsu pour se relever. Ce dernier posa quelques questions pour vérifier les hypothèses qu’il avait faites par ses observations.

Liori – D’après ce que je vois, non seulement vous avez touché des points sensibles, mais vous avez aussi parasité les ordres que reçoivent ces points du cerveau avec votre chakra. Ca vous permet donc de provoquer ces spasmes et les rends quasi incontrôlable… Ai-je raison ?

Ce n’était pas faux. Pour que les mouvements soient si incontrôlables, il y avait certainement une histoire de nerfs là-dessous. Ces «fils» qui permettent de donner tant d’informations au cerveau. Achyuta rendit exact ces suppositions.

Achyuta –C'est exact. Mon offensive visait deux points distincts l'un de l'autre, un bras et une jambe, ceci afin de totalement déstabiliser mon adversaire. Elle visait plus particulièrement deux nerfs spécifiques. Le premier se fait appeler le nerf radial et traverse le bras tout entier. Le second, le nerf sciatique, est quant à lui charger d'acheminer les informations nerveuses dans la jambe. En les touchant, j'ai pu écoulé une quantité de chakra qui a tout de suite perturber les informations envoyés par le cerveau pour provoquer ces spasmes musculaires.

Puis le jeune homme aux cheveux blanc continua à le questionner. Cette fois, le sujet était sur la transformation du chakra et aussi sur l’apprentissage de la technique. Heureusement, qu’il occupait le temps, pendant lequel Sokka se remettait du choc. Néanmoins, il était attentif, à ce qui se déroulait autour de lui. Puis, il jugea bon de reprendre son katana délaissé sur le banc. Il le remit sur lui mais au lieu de l’accrocher à sa ceinture, Le Genin pensa qu’il serait plus à l’aise à le mettre au niveau du dos. Pendant ce temps, le colosse réfléchit pendant de longues minutes, sûrement pour chercher une réponse appropriée pour que ses deux élèves comprennent.

Achyuta – Pour perturber une connexion neuronale, il n'y a qu'une seule composante à introduire : un courant électrique. Par nature ses connexions sont elles-mêmes chargés d'énergie. Le flux électrique engendré par votre chakra aura immédiatement l'effet de mélanger les informations entre-elles et de brouiller les muscles desservies. Quant à savoir comment vous allez l'apprendre, je crois qu'il est temps pour vous de me montrer de quoi vous êtes capables ...

Normalement, Sokka était plus apte à apprendre cette technique. En effet, il avait déjà commencé à donner une affinité à son chakra, qui en plus était le Raiton. Certes il n’avait pas réussi à faire correctement l’exercice avec la feuille, mais il savait d’où le problème venait : le dosage de son chakra. Désormais, il le contrôlait de mieux en mieux surtout grâce à certains combats improvisés. Les deux Genin se retrouvait désormais face au «géant». Le Kawaki eut de nouveau une tension au niveau du cou. Il avait envie de le faire craquer pour calmer cette tension. Cependant, il se retenait, il n’avait pas envie qu’on croyait que ceci était un rituel avant de commencer un combat. Avant de commencer l’entraînement, Achyuta ajouta encore quelques informations.

Achyuta – Voici les deux zones avec lesquelles vous devez entrer en contact, le nerf radial, ici, et le nerf sciatique, ici. N'oubliez pas les trois étapes de la technique : le signe du tigre, influe de chakra dans les mains, frappe de la zone nerveuse. Allez-y, attaquez-moi tous les deux sans relâche jusqu'à ce que vous soyez capable de réaliser cette technique ... ou que vous ne soyez plus en mesure de continuer.

Cela avait l’air simple. Injecter du chakra dans ses mains, réussir à changer son affinité, sans doute ainsi qu’apparaîtrait l’halo blanc. Enfin, réussir à toucher les points précis indiqués par le professeur. Il restait tout de même une inconnue. La réaction de Achyuta. Allait-il répliquer ou éviter, ou encore tout simplement encaisser ? Sokka espérait que c’était la dernière solution qu’aurait choisi le colosse au teint mat.

Sokka – * Je peux réussir cette technique, et faire une pierre deux coups. Finaliser l’entraînement de Kenichi et réussir cet autre entraînement. C’est possible, Kenichi dit bien que mes capacités de compréhension sont assez hors norme.*[color=firebrick] Très bien, Achyuta-sensei. (Puis il se tourna vers son coéquipier et baissa le ton.) Liori, tu es prêt ?

Le Genin aux cheveux blancs répondit affirmativement. C’était parti. Les deux ninja malaxèrent du chakra et fit pour le diriger vers leurs paumes. Désormais, il fallait le transformer en flux électrique. Le jeune garçon au teint mat ferma les yeux, pour mieux se concentrer. Il imagina son flux de chakra en lui comme un long fleuve s’écoulant dans ses bras. Il fallait rendre ce fleuve agité pour le transformer en torrent, puis continuer, jusqu'à ce qu’il se matérialise dans un état aussi libre que la lumière. Arrivé a ce stade il suffisait d’accumuler cette «lumière» dans l’endroit voulu –ici, les mains-, pour avoir ce chakra électrique. Voilà ce qu’il avait appris de la part de Kenichi. Jusqu'à maintenant Sokka était dans l’état où son chakra était sous forme de « torrent», et celui-ci s’échappait en brûlant superficiellement les mains du Kawaki.

* Suffit juste que je l’empêche de sortir pour qu’il devienne «électrique» et le relâcher au bon moment*

Finalement, Sokka ne savait pas qu’elle était la cause –même si il pensait fortement, au fait que c’était d’éviter la déception du Juunin-, il sentait des picotements assez spéciaux. Kenichi disait que c’était la caractéristique qu’on avait su appliquer l’affinité Raiton dans son chakra. Il avait réussi… une partie de la technique. Cependant contrairement a ce qu’il pensait, l’halo blanc n’était pas présent. Qu’avait-il oublié ? Il regarda Liori pour savoir où lui, il était. Apparemment il paraissait moins avancé que son coéquipier. Mais aussi, il effectuait un signe.

*Mais oui, le signe du Tigre qu’il fallait faire au début, j’ai oublié ceci. La flemme de tout recommencer. Voyons ce que ça fait si j’effectue le signe maintenant. *

Il n'eut pas d'explosion, juste l'apparition d'un halo blanchâtre assez faible. Il fallait donc désormais l’essayer. Encore une fois, il allait être un cobaye. Pourquoi ? Car il allait tester la réaction de Achuyta, le pire étant qu’il réplique. Le Kawaki se jeta donc à corps perdu contre un autre corps bien plus massif. Le shinobi fixa juste l’endroit où il voulait toucher : le nerf sciatique. A la jointure du bassin et de la cuisse qu’il disait.

Sokka –Yataa !

Ce cri, c’était le cri du dernier espoir, pour se donner du courage à encaisser ce qu’allait faire le colosse. Contrairement a ce qu’il attendait, le Juunin resta de marbre.

* Ouf il encaisse juste, c’est une chance *

Cependant, qu’il restait immobile, posait un problème. Sokka avait-il échoué sur sa technique ? Comment savoir, ou alors elle avait réussi mais cela n’avait même pas d’effet sur Achyuta. Sokka stoppa sa technique attendait un avis, une critique sur ce qu’il venait de faire. Il leva donc les yeux et essaya de lui faire signe de parler. Sokka remarqua qu’il affichait un sourire.

Achuyta – Pas si mal pour un début, mais à mon avis, je pense que ça fonctionnerait mieux si tu avais introduit du chakra dans mon corps, cela aurait peut être marché.

C’était impensable. Il avait oublié le principal, l’essence même de la technique, tout ce qu’il venait de faire avait servi a rien puisqu’il n’a pas expulser le chakra pour qu’il aller toucher le nerf. C’était fort regrettable. Sur cette petite déception, le Kawaki tourna son regard sur Liori qui lui semblait enfin prêt à essayer. Est-ce que, lui allait-il réussir ?


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Ven 26 Déc - 13:54

Gengoemon-senseï expliqua donc au duo d'apprentis spécialistes de ninjutsu les qualités et l'utilité de l'Hydrolyse. Peut-être qu'en maîtrisant cette technique, il serait plus simple de maîtriser le Suiryuudan ? Le jeune Kaisou l'espérait. Son professeur commença alors à s'écarter et à se détendre plus qu'à s'échauffer. En attendant que ce dernier soit prêt, Findecano tourna la tête à gauche et à droite : il n'y avait pas d'eau... Peut-être que Gengoemon-senseï allait en créer pour que les deux élèves puissent enfin commencer.
En regardant à gauche, le jeune Kaisou vit, que son coéquipier d'atelier à la peau mâte, était déjà à terre en train, visiblement de souffrir le martyre. Ettonné, Findecano jeta un regard au colosse spécialiste en médecine, qui lui semblait satisfait. C'était donc celà, sa méthode d'apprentissage ? Plutôt radicale... Le jeune Kaisou tourna de nouveau le chef en direction de propre professeur, avec un petit sourire spirituelle et amusée pour le Kawaki, gisant au sol, quelques mêtres plus loin.
Gengoemon-senseï semblait éxécuter des signes, et lorsqu'il posa une main au sol... rien ne se produisit. C'était une façon bien étrange de créer de l'eau... Et une façon bien étrange qui ne marchait visiblement pas. Fronçant les sourcils, Findecano se demandait ce qui allait se passer, et restait aux aguets, surveillant partout autour du professeur qui ne se relevait pas.
Du temps, il en passa... De l'eau, aucune goutte ne fut invoquée... Gengoemon-senseï se releva visiblement honteux et rouge comme une pivoine. Il avait en fait échoué une telle technique... Pour pardonner à son professeur, Findecano lui trouva une excuse qu'il garda pour lui même : peut-être n'avait-il pas l'affinité Suiton ? Et donc, là, il était normal d'échouer à une telle technique, lorsque son chakra n'était pas de la nature adéquate. Findecano ne connaissait pas tous les détails, mais changer la nature de son chakra, alors qu'il est du affinité différente était assez compliqué...
Gengoemon-senseï réalisa les même signes et reposa sa main au sol, qui comme par enchantement, s'enfonça dans le sol. De l'eau alors apparut à l'endroit des fissures, et une flaque fut bientôt formée. Utiliser le sol pour invoquer de l'eau... Gengoemon-senseï n'aurait-il pas l'affinité Doton ? Findecano garda pour lui cette hypothèse et écouta alors les indications de son professeur, qui s'était relevé et semblait vraiment embarrassé par ce qui venait de se passer :

[Habaki] Vous voyez cette flaque, chacun votre tour je souhaite que vous vous concentrez dessus. Ressentez l’eau qui vous entour dans l’air, puis celle au sol. Extériorisez le chakra et enchainez les signes suivants : Chèvre, Chien, Loup, Chèvre.
Élevez-vous en même temps que cette eau, puis pensez, soyez la forme que vous voulez faire.
Hum… Modelez votre chakra à l’initiation de votre image à laquelle vous pensez…


Des explications un peu floues... Le jeune Kaisou allait lever la main pour demander s'il fallait travailler sur la nature de son chakra ou plutôt sur sa forme, mais il se ravisa. La réponse était dans l'explcation confuse de son professeur, qui avait alors dit : "Élevez-vous en même temps que cette eau, puis pensez, soyez la forme que vous voulez faire.". Changer la forme de son chakra, c'était la clef. De plus, la modélisation de l'eau par le changeant de forme du chakra se faisait pas la pensée. Un exercice avec lequel Findecano avait le plus de facilités. Il s'avança alors vers la flaque d'eau, après avoir regarder sa coéquipière, qui ne semblait pas vouloir pour l'instant essayer, mais plutôt regarder et analyser.

Gengoemon-senseï avait créé cette eau. Heureusement pour Findecano, qui aurait alors feinté d'échouer. La raison ? Elle se trouvait à quelques mêtres de lui, et avait la peau mâte. Ce colosse était un professionnel de l'Eisei. Et s'il venait à percer le secret du clan Kaisou, à cause de la prise d'un échantillion de l'eau qu'aurait créé Findecano -par curiosité peut-être, c'en serait finit de ce dernier... Les lois du clan étaient strictes...

Findecano chassa ces idées de sa pensée et se concentra alors sur cette flaque d'eau. S'élever en même temps que cette eau... Devenir la forme que l'on souhaitait que l'eau prenne... S'il n'avait pas déjà assisté à des cours avec d'autres spécialistes en ninjutsu, Findecano serait complètement perdu en face de cette flaque ne sachant quoi faire.
Le jeune Kaisou ferma les yeux, puis se concentra sur son flux de chakra, qui coulait tel un grand fleuve dans son esprit. Il éxécuta les signes : Chèvre, Chien, Loups... Loups ? Qu'elle était ce signe ? Une variante du signe du Chien, son cousin canidé ? Peut-être... Findecano changea alors légèrement le positionnement de ses doigts et enchaîna alors le dernier signe : Chèvre, qu'il maintient. Le grand fleuve dans son esprit coulait toujours, clame et monotone. Il imagina alors qu'un filet aqueux, semblable à un serpent sortit du flux et vint planer dans les airs. C'était la forme qu'il avait choisit. Findecano déjoignit les mains, et posa celle de droite dans l'eau, tandis que l'index et le majeur gauche restait perpendiculaire au sol, face à son torse.
Dans son esprit, il s'imagina devenir ce petit filament de chakra. Il devait devenir ce petit filament de chakra. Le jeune Kaisou se vit alors se briser spirituellement, pour venir s'insérer dans le petit serpent acqueux qui volait. Le filament et lui ne faisait alors plus qu'un, et le jeune Kaisou ouvrit alors d'un coups les yeux, et regarda alors le résultat.

Quelque chose d'un peu plus denses que l'eau, mais lui aussi acqueux et qui ressemblait plus à un ver-de-terre qu'à un serpent, rampait à la surface de la flaque, sans vraiment vouloir la quitter. Le jeune Kaisou tenta alors d'y mettre plus de chakra et le seul résultat fut que le ver-de-terre acqueux grossit, sans jamais s'élever dans les airs...
Lorsqu'il relacha son emprise et retira sa main de l'eau, Findecano put constater qu'en plus de la disparition du ver-de-terre, celui-ci n'était pas retourné à son état d'origine, mais s'était carrément évaporé !
Surpris, Findecano releva la tête, et questionna du regard son professeur.
Il s'approcha de ce dernier, et lui demanda alors, fronçant légèrement les sourcils, comme s'il était concentré sur ce qu'il disait et sur ce qu'allait répondre son interlocuteur :

[Findecano] Senseï... J'ai suivit ce que vous m'avez dit... S'élever en même temps que l'eau, devenir l'eau... Ce que je voulais que l'eau devienne était un serpent. Or, je n'ai obtenu que ce... ver-de-terre, si on peu appeller ça ainsi. J'ai donc plusieurs questions : La première, le signe du Loups est-il une dérivée du signe du Chien ?

Sur ses mots, il joignit les mains et éxécuta ce qui lui semblait être le signe du Loups, qui ressemblait presque au signe du Chien, avec quelques détails qui changeaient. Il continua alors :

[Findecano] Ensuite... La série de ces signes, il faut les éxécuter avant, ou après la série de signes de la technique que nous souhaitons améliorer ? Et sont-ils vraiment nécessaires ? Car l'hydrolise est une technique complémentaire, non ? Donc pas besoin de signes, si mes souvenirs sont bons... Et enfin, pourquoi l'eau que l'on manie s'évapore-t-elle après la technique ?... Je veux dire, est-ce normal ?

Que de questions ! Qui ne demandaient que des réponses, biensûr. Ces points n'avaient pas été éclairé par son professeur, et il semblait à Findecano qu'elles étaient importantes. Il attendit alors que Gengoemon-senseï lui réponde...


Dernière édition par Findecano Kaisou le Ven 16 Jan - 23:05, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Lun 29 Déc - 19:14

[Achyuta] – Allez-y, attaquez-moi tous les deux sans relâche jusqu'à ce que vous soyez capable de réaliser cette technique ... ou que vous ne soyez plus en mesure de continuer.

L’idée qu’avait Liori de la façon dont ils allaient procédés pour la pratique du Keiren Kinniku n’était pas tout à fait la même que celle du professeur. Mais cela ne lui déplaisait pas pour autant.

Achyuta répondit donc aux interrogations du Genin et apporta quelques précisions pour la réalisation de la technique, et indiqua deux zones précises où frapper pour pouvoir voir la technique faire effet. En bref, le seul point obscur que leur instructeur n’avait pas éclairé était celui de la transformation du chakra pour lui donner une propriété plus électrique qu’habituellement. Sans doute voulait-il laisser le loisir à ses élèves de l’apprendre via la pratique.
Il est vrai que maintenant que la théorie avait était expliqué ils ne leur restaient plus grand-chose à faire, si ce n’était suivre la consigne du professeur.

Sur le papier, la technique ressemblait énormément à celle du Jinsei Noshi. Une concentration de chakra dans les mains, le chakra en question est transformé puis injecté dans un corps étranger, voir le sien. Il était d’ailleurs intéressant de constater que les plupart des techniques que Liori connaissait suivaient presque toujours un schéma similaire. Accumulation de chakra, puis modification de sa forme ou sa propriété.
Ainsi, il savait faire de son chakra une lame, une vague nocive s’immisçant dans un corps étrangers pour le détruire de l’intérieur, ou son parfait contraire destiné à soigner les blessures les plus légères. Il pouvait aussi s’en servir pour renforcer certaine partie de son corps ou tout simplement pour pouvoir vivre, maintenant et depuis plus de dix ans.

Mais pourrait-il le transformer en choc électrique ?

[Sokka] – Liori, tu es prêt ?

Liori regarda son compagnon qui semblait pressé de passer à la pratique, puis le professeur qui arborait un sourire plutôt confiant, puis à nouveau Sokka.

[Liori] – Ouais, ouais. tout en répondant lui fit un signe pouvant vouloir signifier : passe en premier, je te rattraperais si tu tombes.

Rien ne servait de se presser.
Le Satsubatsu fit le sceau du tigre, comme l’avait indiqué l’enseignant, puis il concentra son chakra jusque dans ses mains. Il sentait son chakra afflué de son corps, partir de son ventre pour longer tous ses intestins, passer par le cœur, faire frémir son sang, et finalement affluer dans ses bras, puis ses mains et y rester, bouillonnant et dégageant une sorte de chaleur imaginaire. Une sensation étrange, différentes des moments où il utilisait Jinsei Noshi, ou encore Chakra no Mesu. Cela était sans doute lié au signe du tigre. Si ses souvenirs étaient exacts, il avait appris à l’académie que ce sceau correspondait à l’élément du feu, et que d’ailleurs, la majorité des techniques Katon se terminaient par ce sceau.

Alors, en quoi ce signe était il lié à la technique ?
D’ailleurs, les sceaux avaient ils réellement une logique ? C’est une question que ne s’était jamais réellement posé le Genin. Il apprenait une technique livrée avec une liste de signe à exécuter juste avant, et lorsqu’il les faisait cela fonctionnait. Certains élèves trouvaient ça classe de composer une série de signe avant de lancer une technique, d’autre trouvaient ça lourds. Les derniers s’en foutaient royalement. Liori lui appartenait à la seconde catégorie, les longues séries de signes n’ayant jamais était agréable depuis son entrée à l’académie.
Mais pourquoi se poser la question maintenant ? Sans doute parce que cela l’aidait à se concentrer sur ce qu’il essayait de faire, sans grand succès. C’était sans doute le seul but de cette question qui ne semblait pas avoir sa place durant la réalisation de cette technique. La réponse lui importait peu, d’autres shinobis ici présent, dans cette espace si privé connaissait la réponse. Mais elle ne la donnait pas car elle savait que cela n’aurait fait que le déranger.

Pourtant il avait bien besoin de conseils. Transformer son chakra en quelque chose de nocif était facile. Il lui avait suffit de se représenter le tranchant d’un katana, une chose uniquement créé pour détruire. Cependant, se représenter de l’électricité, un éclair, ne suffisait pas. Cela ne parlait pas vraiment au Satsubatsu. L’idée d’une ampoule allumée lui parut saugrenue aussi. Non, s’il avait besoin d’une ampoule de ce type, c’était au dessus de sa tête pour signaler qu’il avait eut une grande révélation.

[Shira Satsubatsu] – Liori. Qu’est ce que le feu ?

C’était une question étrange de la part de sa mère. Liori répondit assez bêtement, par la première chose qui lui passa par la tête.

[Liori] – Un moyen de destruction ?

[Shira Satsubatsu] – Pas seulement, réfléchis mieux.

C’était vraiment une question étrange, et bien que cela semblait le détourner de sa concentration, il accepta de se plier à la demande de sa mère. De toute façon, il n’avait pas vraiment le choix.

Le feu, le feu… Les flammes, un incendie… Bof, toujours le même registre. Un volcan ? Pas mieux, la lave ? Un peu de sérieux… Alors quoi ? D’où venait cette lave ? Il avait entendu dire que c’était de la roche en fusion venu du centre de la terre (il n’en savait rien, il n’avait jamais vu de volcan, et il n’était pas tenté par un plongeon dans un cratère pour découvrir la vérité). Le centre de la terre. Une gigantesque boule de feu. Le soleil.
Ces deux choses permettaient de chauffer la terre, de faire naître les plantes et de faire vivre les autres espèces. Leur point commun était la production d’énergie.

Il ouvrit les yeux –il n’avait pas d’ailleurs fait attention au fait qu’il les avait fermés-, et fixa le professeur. Apparemment il était resté pas mal de temps immobile, à faire le sceau du tigre. Sokka semblait en avoir finit avec la technique, si on en jugeait son léger état d’essoufflement, et le fait qu’il restait à l’écart pour observer le Satsubatsu. Liori commença à bouger…

[Sokka] – He’s Alive !!

… et jugea, vu les raideurs qu’il avait dans le dos, qu’il avait du se passer un bon quart d’heure depuis qu’il avait composé ce foutu signe. Mais bon. Se presser avant n’aurait servit à rien.

Il combla la distance entre lui et le professeur rapidement, moins de deux secondes, ce qui le faisait passer pour une tortue au côté du colosse. Cependant, même s’il s’était montré rapide pour le déplacement, son attaque s’était montrée bien plus lente. Un vrai coup au ralenti comme s’il avait peur de mal viser ou de faire mal au professeur. Sa main gauche bandée ne dégageait d’ailleurs aucune blancheur, même celle de ses bandages avait commençait être légèrement corrompu par le rouge se trouvant dessous. Cependant, même si dans l’état actuel on ne pouvait le voir, on devinait la concentration de chakra dans sa main. Alors qu’il effleurait la zone du nerf radial la lumière apparut autour de sa main, et disparue rapidement, tandis que le colosse eut un très léger sursaut, à peine comparable à un frisson…

Déclencher la production du choc électrique avait posé moins de problème que Liori ne l’aurait cru. La maintenir était une autre paire de manche. Contrairement à Achyuta et peut être Sokka, le Genin aux cheveux blancs avait quelques difficultés à maintenir sur le long terme (plus de cinq secondes) une onde électrique au niveau de sa main. En revanche, son expérience dans le contrôle du chakra lui permettait de déclencher le phénomène avec une marge d’erreur réellement réduite. Enfin en théorie. Il devait d’abords s’exercer, et mieux doser son chakra.
Le coup au ralenti était le teste, un effet, réellement insuffisant, avait eut lieu. Donc il avait acquis la base de la technique. Maintenant, il ne lui restait plus qu’à répéter le coup encore et encore, de plus en plus vite jusqu’à ce que le Jounin lui dise d’arrêter, pour une raison X ou Y.

Donc, il recommença son manège. Le sceau du tigre prit place, le chakra aussi, et le coup parti, bien plus rapidement que précédemment…

Il ne restait plus qu’à attendre le résultat.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Mer 31 Déc - 19:20


L'oeil du maître ne quittait plus ceux de ses élèves. Le moment critique où ils devraient faire leur preuve avait enfin retentit. Durga Achyuta, le colosse soigneusement drapé de tissus soyeux, contracta légèrement ses muscles pour se donner davantage de résistance alors que Sokka s'en retournait chercher la présence un semblant réconfortante de son katana. Les yeux perçant du juunin prirent une consistance pour le moins étonnante comme si sa concentration se reflétait idéalement dans le marron de ses pupilles. Le jeune Kawaki fut le premier à entamer les consignes, non sans quelques difficultés. Les yeux fermés pour se concentrer, s'exposant ainsi à n'importe quel type d'assaut sans pouvoir réagir en temps et en heure ; le temps de malaxation du chakra sans doute un peu trop élevé, ce qui laisserait toujours une large marge à son adversaire pour l'attaquer ; et enfin le manque apparent de confiance en soit qui le parcourait. Il agissait comme un automate qui s'efforçait de suivre les étapes, une à une, peu importe le temps que cela pouvait lui en coûter du moment qu'elles étaient idéalement réaliser.

Le résultat final fut à la hauteur de ces multiples observations. Achyuta ne sentit qu'un léger pincement lui saisir le haut de la cuisse à l'endroit même où Sokka venait de le toucher, signe que la technique avait manqué autant de puissance que de conviction. Le jeune Kawaki avait néanmoins réussit à réaliser disons 90% de la technique, ce qui n'était pas trop mal en soit pour une première fois. Nul doute qu'il s'y prendrait mieux la prochaine fois. A cet effet, Achyuta l'informa des erreurs qu'il avait commis autant qu'il l'aiguilla sur la marche à suivre la prochaine fois qu'il s'exercerait au Keiren Kinniku.

[Achyuta] Ce n'est pas si mal pour une première fois, seulement il faut que tu prennes conscience du temps que tu as alloué à la préparation de cette technique. C'était beaucoup trop long Sokka ... beaucoup trop long. J'aurai eu tout le temps de te surprendre pendant que tu malaxais ton chakra. Tache de redoubler d'efforts pour rendre cette étape la plus courte possible. Ne te cantonne pas non plus à la seule vision des étapes à suivre, joue de ton instinct. Tu n'es pas devant un manuel dont il faut suivre les étapes pas à pas, tu es en situation de combat où ta vie est systématiquement mise en jeu ! Soit conscient de cela la prochaine fois et je doute que tu puisses échouer.

Pour encourager son élève, Achyuta tapota légèrement son épaule droite en lui adressant un sourire rayonnant avant de reporter son attention sur Liori, dont les pensées semblaient toutes aussi diffuses que ne l'avaient été celles de Sokka.

Deux intellectuels, voila ce qu'il avait en face de lui. Il ne savait bien évidemment pas où en était leur apprentissage à proprement parler du chakra mais il devenait de plus en plus évident qu'ils passaient, tous deux, beaucoup trop de temps à réfléchir au lieu d'agir. Sans doute était-ce lié au trac ou aux méthodes qu'il utilisait pour les faire travailler plus rapidement. Car avant toute chose, l'apprentissage de Durga Achyuta se basait sur l'autonomie et le degré d'initiative que chacun pouvait employé à réussir son objectif. Ces deux garçons n'étaient pas encore tout à fait des " guerriers " ( ou peut-être était-ce lui qui en attendait trop de leur part ). Ils leur manquaient la hargne, l'instinct, mais surtout la ruse. Une ruse qu'il avait cru noter en eux mais qu'il se surprit à ne pas ressentir sur leur offensive. Ils avaient oubliés une règle essentielle ... une règle même primordiale pour le tournoi qui se présenterait bientôt à eux : l'esprit d'équipe.

Deux coups, deux tentatives, c'est ce qu'il fallut à Liori pour lui faire ressentir un frisson le long de son bras, et par extension le long de son épaule. Bien que cela ne représentait pas une prouesse en soit, quoi que laissez-moi en douter, Liori avait fait preuve d'un peu plus de détermination que son camarade, allez savoir pourquoi, peut-être était-ce la force de son clan qui lui avait donné plus d'assurance qu'un autre garçon de son âge, ou bien fallait-il évoquer la maturité dans cette affaire. Difficile à affirmer ou à révoquer dans l'état actuel car aussi bien l'un que l'autre avait oeuvré du mieux qu'il l'avait pu. L'effort était louable d'un côté comme d'un autre, cela Achyuta ne pouvait le refuser.

Avec la même légèreté qu'il en avait fait preuve pour Sokka, le géant tapota l'épaule gauche de l'héritier du clan Satsubatsu et lui présenta ensuite son analyse.

[Achyuta] Tout comme Sokka, ce n'est pas mal du tout. Tu te distingues cependant un tout petit peu en m'ayant fait ressentir un frisson. Ce n'est pas encore tout à fait l'effet escompté mais c'est un bon début. Comme à ton camarade, je dirais que tu as accordé beaucoup trop de temps à la préparation et que tu t'es peu laissé guider par ton instinct, c'est dommage. Peut-être devrais-tu travailler davantage le changement d'état de ton chakra. Je sais qu'il t'est difficile de le faire mais je crois que tu peux encore améliorer ça. Bien, félicitations à vous dans tous les cas, je ne doute pas un seul instant qu'en suivant mes conseils vous réussirez à paralyser n'importe qui, qu'il soit de votre rang ou supérieur.

Les deux shinobis auraient put s'attendre à un sursaut de la part de leur professeur quand celui-ci ajouta dans un ton beaucoup plus dur qu'auparavant.

[Achyuta] Une chose ... à vrai dire une seule question me vient à l'esprit. Avez-vous seulement conscience que vous allez participer à un tournoi où l'individualisme ne trouvera de place qu'aux côtés de la mort ? Vous êtes une équipe, peu importe d'où vous venez ou votre spécialité, vous devrez être soudés et avancer ensemble vers votre objectif, seul vous n'arriverez à rien, la preuve en est dans ce qu'il vient de se passer. Vous auriez pu vous y prendre tous les deux en même temps et me paralyser pour de bon mais vous avez décidés, à la place, que chacun de votre côté vous vous en sortirez bien mieux. Force est de constater que ce n'a pas été le cas.

Sa leçon de morale faîtes, Achyuta jeta un regard à son homologue occupé avec les deux spécialistes en ninjutsu. Le cours semblait avancer tout aussi bien de leur côté que du sien, ce qui le ravissait quant aux capacités du jeune chuunin. Il reporta toutefois rapidement son attention sur ses deux élèves. Maintenant qu'ils savaient comment provoquer des spasmes musculaires, ils devaient apprendre à concentrer leur chakra dans leur main pour créer une onde de choc plus intense au moindre de leur coup. Cette technique, les médecins offensifs l'appelaient Gouwan ou bras destructeur. Elle était très souvent associée à l'élite des médecins car elle demandait un très grand investissement de chakra, allant jusqu'à puiser exagérément dans les plus grandes réserves. Achyuta devait donc prévenir ses deux nouveaux élèves qu'il leur faudrait probablement utiliser le restant de leur force pour réussir leur coup.

[Achyuta] Je vous crois capable d'utiliser le Keiren Kinniku, passons au Gouwan à présent. L'un de vous aurait-il déjà entendu parler de cette technique ? Si ce n'est pas le cas, sachez qu'elle demandera de très grandes ressources de chakra et qu'il est fort probable que vous n'ayez qu'un voir deux essais, aujourd'hui, pour la réussir, après quoi vous serez trop fatigué pour continuer.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Sam 3 Jan - 0:20

Avant Que Liori s’engage dans ses tentatives, Achyuta annonça les erreurs que Sokka avait commises. C’était vrai que ce n’était pas parfait, mais il avait réussit a assimiler la technique, donc il n’était donc pas à prouver qu’il fera plus vite la prochaine fois qu’il utiliserait cette techniques. De plus, Le Genin avait fait une pierre, deux coups. Grâce à cette entraînement, il était parvenu à changer son chakra en courant électrique, la chose que lui demandait Kenichi. Bref, le colosse commença à énoncer les fautes.

Achyuta – Ce n'est pas si mal pour une première fois, seulement il faut que tu prennes conscience du temps que tu as alloué à la préparation de cette technique. C'était beaucoup trop long Sokka ... beaucoup trop long. J'aurai eu tout le temps de te surprendre pendant que tu malaxais ton chakra. Tache de redoubler d'efforts pour rendre cette étape la plus courte possible. Ne te cantonne pas non plus à la seule vision des étapes à suivre, joue de ton instinct. Tu n'es pas devant un manuel dont il faut suivre les étapes pas à pas, tu es en situation de combat où ta vie est systématiquement mise en jeu ! Soit conscient de cela la prochaine fois et je doute que tu puisses échouer.

Voilà tout était dit. Le Kawaki savait ses choses là, qu’il était trop réfléchi, qu’il ne se faisait pas assez confiance pour donner le meilleur de lui, rapidement. Il avait une peur. Une peur d’aller trop vite et que ce soit mal fait. Voilà ce qu’il devait surtout corriger. Enfin, le Satsubatsu avait commencé à bouger, le Genin au teint mat n’avait pas réussi à se tenir et avait balancé une de ces répliques qui tuent, comme disait sa mère. Bref, Liori s’exécuta, il avait été plus long, au niveau de la préparation, que Sokka certes, mais lui, au moins, avait plus au moins réussi à injecter du chakra dans le bras du géant qui se fit parcourir d’un léger tremblement. Enfin venait l’analyse du professeur. Comme avec Sokka, il le félicita d’avoir pratiquement réussi cette technique, et c’était même mieux, car il ne doutait pas, lui. Il décela un problème, la lenteur de la préparation du jutsu. Puis enfin il conclut en congratulant ces deux élèves de cette réussite. Sokka sourit, il était content que quelqu’un, qu’il ne connaissait pas beaucoup, pouvait être fier de lui. Cependant, ce n’était pas fini, le colosse au teint mat enchaîna sur un ton plus grave, plus dur.

Achyuta – Une chose ... à vrai dire une seule question me vient à l'esprit. Avez-vous seulement conscience que vous allez participer à un tournoi où l'individualisme ne trouvera de place qu'aux côtés de la mort ? Vous êtes une équipe, peu importe d'où vous venez ou votre spécialité, vous devrez être soudés et avancer ensemble vers votre objectif, seul vous n'arriverez à rien, la preuve en est dans ce qu'il vient de se passer. Vous auriez pu vous y prendre tous les deux en même temps et me paralyser pour de bon mais vous avez décidés, à la place, que chacun de votre côté vous vous en sortirez bien mieux. Force est de constater que ce n'a pas été le cas.

Il avait raison. Sokka y avait songé pendant un petit bout de temps, mais il s’y était résigné. En effet, il pensait juste que c’était un simple entraînement, où chacun essayait de réaliser la technique à son tour, puis enfin venait les résultats personnels. Maintenant, le Genin savait sur quelles notes il fallait jouer avec ce professeur. L’esprit d’équipe, une chose indispensable dans ce monde. Savoir qu’on pouvait compter sur quelqu’un autre que soit, ne pouvait que nous renforcer. Sur ces paroles, le professeur jeta un rapide coup d’œil sur le côté droit. Il observait l’autre groupe. Sokka fit de même et remarqua qu’eux aussi s’exerçaient durement. Puis le Kawaki jeta un regard sur son coéquipier, faisant signe qu’il pouvait faire nettement par la suite. D’ailleurs, la suite, ça allait être quoi ? Il avait bien mentionné qu’il leur apprendrait deux techniques. Quelle était donc, cette seconde ? Sokka n’eut pas à attendre plus longtemps, car Achyuta annonçait déjà sur quoi ils allaient travailler.

Achyuta – Je vous crois capable d'utiliser le Keiren Kinniku, passons au Gouwan à présent. L'un de vous aurait-il déjà entendu parler de cette technique ? Si ce n'est pas le cas, sachez qu'elle demandera de très grandes ressources de chakra et qu'il est fort probable que vous n'ayez qu'un voir deux essais, aujourd'hui, pour la réussir, après quoi vous serez trop fatigué pour continuer.

* Gouwan, gouwan… Je suis presque que sûr que j’en ai déjà entendu parler quand j’étais étudient à l’académie. Avec tous ces cours purement théoriques, sur le ninjutsu médical, ce cher professeur a dû déjà énoncé ce nom là…

Puis enfin, il se souvint de quelque chose là-dessus, Sokka se pressa d’en faire part.

Sokka – Gouwan ou autrement dit Bras destructeur. Si je me souviens bien, cette technique nous permet de stocker du chakra dans nos poings qu’on relâche au moment de la frappe, ce qui a pour effet d’intensifier la frappe, non ?

Finalement, ses cours théoriques à l’académies avaient un peu de bon. Heureusement, que l’eisei-nin avait de la mémoire aussi, encore une fois elle l’avait sauvé. Liori aussi en savait sur cette technique et ajouta des détails assez importants tout de même. Au moins, la partie présentation de la technique n’était pas à faire. Maintenant il fallait que le colosse montre comment il fallait faire. Et si, une démonstration était demandée, les deux Genin savaient qu’ils devraient utiliser cet esprit d’équipe, et cet instinct demandés par le professeur.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Mer 14 Jan - 18:58

Habaki – Findecano. Haya. Dites-moi ce que vous connaissez comme technique et si vous apprenez vite. Enfin Haya tu peux l’écrire ou le mimer comme tu le sens.

Haya pu difficilement masquer sa gêne. Elle regarda simplement ailleurs, en direction des différents groupes qui se formaient tout autour d’eux. Ils semblaient nombreux à avoir obéi à la proposition du mizukage même si, bien évidemment, la place se vidait de minutes en minutes. Mais la jeune fille avait l’impression d’avoir toujours la même densité de personnes sous les yeux. Une densité rassurante, comme un cocon protecteur. Mimer ses techniques… personne ne lui avait jamais fait ce coup-là. Elle s’imaginait en train de s’agiter vainement, comme une enfant de cinq ans qui aurait décidé, par caprice, d’exaspérer son entourage. Tortiller ses doigts, serait-il seulement capable de discerner la technique ? Et inspirer pour cracher de l’eau ? … Elle se passa les doigts sur le dos de sa main, puis reporta son attention sur le professeur. Sa question n’avait pas beaucoup d’intérêt. Elle le soupçonnait de vouloir gagner du temps.

Oui, ils allaient bien s’amuser.

Lorsqu’il réussit à manquer la technique de création d’eau, Haya eut un petit hoquet d’horreur. Ou de surprise. Ou un peu des deux. Peut-être qu’elle le dérangeait, à ne pas parler ? Les gens ont peur de ce qui ne parle pas. C’est une anormalité, quelque chose qui ne devrait pas être. Autant, pour les personnes sûres d’elles, cela ne présentait pas de problème. Hyô n’avait jamais manifesté de gêne, à son contact, aussi bref soit-il. Shimuka n’avait peut-être même pas remarquée qu’elle était muette. Iba aussi, à sa façon.

Habaki – Hum… Modelez votre chakra à l’initiation de votre image à laquelle vous pensez…

Haya retourna plusieurs fois la phrase dans sa tête, sans percer son sens. Habaki demeurait immobile, à présent, mal assuré de son explication mais n’y voyant visiblement rien à y ajouter. Sans compter cette série de signes, qui interrogeait vraiment la genin. Selon les connaissances qu’elle en avait, Hydrolyse était une technique de soutien. Une série aussi longue, à ajouter aux signes de la technique soutenue, c’était énorme ! Combien de temps pour lancer l’hydrolyse, en ce cas ? Elle dévisagea son professeur, qui ne chercha pas à rencontrer son regard, et soupira doucement.

Elle aurait bien aimé un conseil extérieur. Sans compter ce signe inconnu, le loup, qui renforçait l’impression d’Haya quant à l’explication. Pour le moment, elle allait faire comme elle l’entendait, comme elle le ressentait. Les blessures de la bataille dans les rues de Kiri lançaient encore son dos et une bonne partie de ses muscles. Mais la sensation de l’eau n’avait pas quitté son esprit. C’était encore récent. L’impression de puissance qui avait afflué, de contrôle complet, uni vers un seul but ; la destruction du garçon aux yeux rouge. Un sentiment complexe, si c’en était un, et la frustration à présent de ne pas être sûr d’avoir accompli son objectif. Etait-ce un bien, de ne pas avoir tué ? Cela ne la touchait pas beaucoup. C’était presque une question abstraite.

Haya conservait les yeux fixé sur la flaque. Elle leva la main, et l’eau suivit le geste de sa main. Elle picotait. La jeune fille baissa le bras, soudainement nauséeuse. Sa tête lui faisait mal. Un souffle glacé lui traversa le corps de part en part. Et si Iba avait tort ? Et si elle n’était rien d’autre qu’une genin normale, sans affinité particulière ? Pourquoi cette sensation lui faisait peur à présent, alors qu’elle avait vécu quinze ans en l’ignorant ? Elle secoua la tête. Parce que la sensation qu’elle avait ressenti alors était jouissive. Elle le savait maintenant, c’était cela, qu’elle avait éprouvé. Une puissance neuve, étonnante et inhabituelle, qui l’avait réconfortée alors qu’elle avait peur.

Il fallait utiliser l’hydrolyse avec d’autres techniques afin de les renforcer. Mais rien ne les obligeait à « attaquer » quelqu’un. Ils pouvaient simplement essayer d’augmenter la densité de l’eau, de la ressentir au fond d’eux et la reconstituer, plus forte, plus tenace. Plus dangereuse. Haya se redressa, un dernier regard pour Habaki.

Elle réalisa deux signes, et l’eau autour d’elle s’écrasa avec force au sol. Quelques gouttelettes retombèrent sur ses pieds. La puissance n’avait pas beaucoup variée depuis la dernière fois qu’Haya avait réalisé cette technique. Ce n’était pas même vraiment un dragon aqueux, simplement une projection d’eau pas très ambitieuse. Comme elle doutait qu’Habaki ait quelque chose à dire, la jeune fille prit la décision de continuait jusqu’à sentir une nouveauté dans le processus. Mais après trois essais, force fut de constater que rien n’avait changé. La densité de l’eau était restée précisément la même alors qu’au contraire, elle aurait dû diminuée après tous leurs efforts. C’était le concept de la technique, utiliser l’eau et la brûler, en quelque sorte, utiliser chaque parcelle d’énergie qu’elle recélait pour démultiplier ses effets. Après l’attaque, l’eau utilisée était comme évaporée ce qui, mal utilisé, pouvait se révéler cruel.

Un maître du Suiton sans eau, c’était vain comme idée.

Haya jeta un coup d’œil à Findecano. Il discutait avec Habaki. Le pauvre, il prenait au sérieux cette sombre histoire de signe de loup. Peut-être qu’ils allaient résoudre aujourd’hui le mystère que semblait se poser la classe professorale sur les compétences du Chuunin. Et si, pendant tout ce temps, au lieu du signe du chien il réalisait celui du loup ? Qui ne donnait, fatalement, rien de bon. Haya effaça le sourire qui menaçait d’étirer ses lèvres.

Haya prit le problème d’un autre côté ; peut-être qu’il leur fallait plus d’eau, les essais de Findecano plus que les siens avaient fait disparaître un peu du liquide nécessaire à la technique. Aussitôt, la flaque s’étendit sous leurs pieds. La genin réalisa une nouvelle fois une série de signes courtes, et cette fois-ci, le coup dissipé paru avoir absorbé un peu d’eau.

Le conseil d’Habaki n’était pas idiot. Devenir l’eau. Haya avait davantage l’impression que c’était l’eau qui devenait elle, mais cela ne devait pas influer beaucoup sur le rendement final. Ressentir à nouveau l’étrange sensation qui s’était emparée d’elle, et apprendre à la contrôler de façon efficace, c’était le nouveau défi d’Haya. Avec l’examen qui approchait, elle se demandait si elle aurait réellement besoin des flots, de cette puissance qui l’avait parcouru. Mais si elle tombait sur quelqu’un de plus fort qu’elle, il lui faudrait utiliser toutes les ficelles qu’elle pouvait tirer. Même les plus dangereuses. Même, elle l’espérait, celles qui ne dépendaient pas encore totalement d’elle.

Haya eut la surprise de voir qu’après l’un de ses essais, l’eau ne réapparut pas. Elle avait été engloutie par la technique qui s’approchait davantage de la bête projection d’eau que d’une technique travaillée et nominée. Elle interrogea Habaki du regard, et poursuivit sur cette voie. L’astuce, c’était de résister à la tentation d’ajouter davantage de chakra. Ce n’était pas à lui de faire le travail, mais à l’eau elle-même. Il fallait faire confiance à son élément, le sculpter lui plutôt que l’outil (le chakra). C’était un travail peu naturel, déstabilisant dans les premiers essais ; mais par la suite, après de nouveaux échecs, Haya commença à saisir l’essence de la technique. Moins de chakra, plus de travail sur l’eau.

Elle réalisa un petit dragon qui, après avoir heurté le sol, décala légèrement l’un des pavés de la rue. La jeune fille s’était tenue informée des différentes techniques que proposait l’académie, celle-ci revenait fréquemment. L’eau est peut-être l’élément qui s’adapte le plus au changement, l’élément que l’on peut forger du tout au tout, qu’elle prenne l’apparence d’un seau, d’une bouteille ou d’une rivière. Il suffisait d’accepter ce terrain de transformation pour améliorer son potentiel. Mais c’était l’une de ces techniques qu’on ne pouvait maîtriser qu’après de longues années d’apprentissage, après l’avoir essayé avec toutes les techniques de son répertoire. Sans parler du dosage : que se passerait-il si elle grillait toute l’eau présente, pour un seul usage ? En résulterait une boule prodigieuse, ou rien du tout, juste du gâchis ?

Haya observa Habaki du coin de l’œil, puis elle sourit à Findecano.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Ven 16 Jan - 23:10

Liori encaissa toutes les critiques et les leçons de morales qu’avait à lancer leur professeur. Non pas à la façon de quelqu’un totalement je-m’en-foutiste, mais à la façon d’un élève respectant totalement l’autorité de son professeur. Un soldat qui écoute les plans de son supérieur hiérarchique. Un apprenti ninja désireux d’apprendre son métier. Bref, il ne disait rien, mais écoutait.
Bien sur il ne partageait pas la vision qu’avait Durga de leur entrainement. Ils avaient mis du temps à utiliser leur technique, mais uniquement car le colosse leur en avait laissé l’occasion en disant seulement vouloir encaisser leur attaque. En partant de cette base il était logique, du moins aux yeux du Genin, de ne pas agir en équipe pour mettre à terre leur sac de sable aussi inébranlable qu’une montagne. Il s’agissait avant de tout de comprendre une technique dont on n’avait que rapidement exploré qu’une partie théorique. L’art ninja pouvait donc être si facilement maitrisé, du moins aux yeux de leur professeur ?
Mais Liori ne disait rien.

L’examen Chuunin fut mis sur le tapis, jeté violement au sol, où sur la face des deux genin, difficile à dire en réalité. Pauvre chose ligoté par les mots d’un individu colossal, qui paraissait vouloir voir ses deux élèves d’un jour traverser, piétiner et humilier cette pauvre épreuve de façon plus qu’efficace. Le travail d’équipe serait alors une des vertus essentielles pour réussir à forcer l’accès au rang supérieur. Mais il n’avait pas à s’en faire. Liori estimait qu’il était capable de travailler en équipe si l’objectif était important. Du moins, il l’espérait vraiment.

[Achyuta] – Je vous crois capable d'utiliser le Keiren Kinniku, passons au Gouwan à présent. L'un de vous aurait-il déjà entendu parler de cette technique ? Si ce n'est pas le cas, sachez qu'elle demandera de très grandes ressources de chakra et qu'il est fort probable que vous n'ayez qu'un voir deux essais, aujourd'hui, pour la réussir, après quoi vous serez trop fatigué pour continuer.

Sokka avança quelques explications concernant la technique, demandant confirmation auprès de leur professeur.
Liori lui s’avançait pour se mettre face à Achyuta Durga, comme l’avait fait Sokka auparavant. Technique destructrice ou non, il ne faisait aucun doute que le professeur allait encore vouloir mettre en avant sa théorie de l’apprentissage par la pratique. Ca ne dérangeait pas Liori outre mesure. Le Satsubatsu compléta les explications de son camarade tout en prenant position pour parer à une attaque.

[Liori] – C’est une technique du répertoire « Eisei », mais pourtant elle pourrait mieux correspondre à un spécialiste du Taïjutsu. Comme l’a souligné Sokka elle consiste en premier lieu à concentrer son chakra dans son poing, ou la partie du corps qui doit porter un coup.

Le Satsubatsu n’était pas étrangers à cette technique. Ses nombreuses lectures d’ouvrage de médecine en tout genre l’avaient souvent amené à lire des pages et des pages parlant de technique sans rapport direct avec celles pour lesquelles il faisait tant de recherche. « Gouwan » se trouvait être une de ces techniques qui n’était pas sensé lui être utile.

Cependant, si on se limitait à ça, n’importe quel ninja suffisamment doué dans le contrôle du chakra pourrait s’en servir. Pomper son chakra, le concentrer et frapper. Ca parait simple une fois résumé de cette façon.

Un tiraillement lui parcourait tout le corps et convergeait vers un seul point. Il sentait en lui que quelque chose bougeait. Il sentait son cœur devenir soudainement plus léger. Pas vraiment de la façon aussi agréable de sous-entendait l’expression du genre. Non. Son cœur devenait plus léger comme si on l’avait vidé de quelque chose. La désagréable impression que donne un ventre creux, après un effort pourtant gratifiant.

C’est une technique réservé au ninja de l’ordre d’eisei car elle demande une étape que d’autre catégorie de ninja aurait bien du mal à maitriser. Le maitre en Ninjutsu a, théoriquement, suffisamment de réserve de chakra pour exécuter la technique. Le maitre en taijutsu. Lui possède la force physique suffisante pour rendre cette technique efficace.

Du sang tomba au sol, goutant du poing gauche fermé du Satsubatsu. Les bandages commençaient à virer au rouge, conséquence des efforts que faisait le Genin, ou plutôt des forces qu’il puisait dans son corps, pour les rassembler dans son poing.

Seulement, aucun des deux types de shinobis que j’ai cité ne peuvent exécuter correctement la dernière étape de cette technique. Faire exploser son chakra. Ce n’est ni la frappe, ni le chakra concentré qui fait la force de cette technique. C’est uniquement le dégagement de puissance que le médecin doit déclarer lors de la frappe. Une explosion de chakra contrôlé dans une seule direction.

Liori changea alors de position, adoptant plutôt une posture laissant penser qu’il s’apprêterait à frapper l’adversaire qui s’approchait trop prêt de lui.

En bref, seul le médecin à un contrôle suffisamment précis de son chakra pour pouvoir exécuter cette technique sans risquer de se blesser.

Liori regardait Achyuta dans les yeux. Il devait attaquer. Il devait utiliser cette technique sur Liori. Et lui, il devait réussir à déclencher cette bombe qui consumait son poing gauche. Ca serait vraiment frustrant d’avoir autant relâché son contrôle sur le don pour voir sa tentative partir en fumée.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Sam 17 Jan - 13:33


Son regard sombre couché sur ses deux élèves, Achyuta attendait patiemment que l'un d'eux se montre capable de répondre à la question qu'il venait tout juste de soulever. L'agitation générale n'affectait nullement l'esprit aiguisé du colosse, bien que retentissante. Toute son attention était fixée sur ces deux jeunes pousses. Il voyait en eux l'avenir du village mêlé à une mentalité plus complexe que ne l'était la sienne à cet âge là. Kiri avait beau avoir vu bon nombre de générations s'élever et s'effondrer comme des fragments de poussière à l'abandon, aucune d'entre elles n'avait jamais ressemblé à aucune autre. Chacune était singulière par ses valeurs et son éthique. Depuis quelques années déjà, le village de la brume avait vu naître une sorte de mentalité commune ou caractéristique de chaque génération. Certaines étaient avant-gardistes, d'autres plus mystérieuses, et d'autres encore plus bornées. Les garçons qui lui faisaient face faisaient eux partis d'une génération plus rusée ; une génération plus aventureuse également, et de fait, plus indisciplinée.

En pensant à cela, Achyuta laissa un sourire bienveillant se dessiner sur son visage.

Un nouveau monde verrait le jour avec cette nouvelle génération, il en était persuadé. S'il la verrait ou non s'élever à une telle grandeur ? Il n'y pensa pas. Son devoir résidait dans la formation de ces jeunes shinobis en quête de reconnaissance. Aussi longtemps qu'il le pourrait, il se tiendrait à leur côté pour les soutenir. Aujourd'hui, il faisait partie de ceux qui tenaient les cartes en main, mais tôt ou tard, le flambeau passerait à ces garçons et à ces filles devenus des hommes et des femmes accomplis. Oui ... tôt ou tard, cela arriverait.

[ Sokka ] Gouwan ou autrement dit Bras destructeur. Si je me souviens bien, cette technique nous permet de stocker du chakra dans nos poings qu’on relâche au moment de la frappe, ce qui a pour effet d’intensifier la frappe, non ?

Le célèbre juunin au teint mât sortit brusquement de ses pensées à l'écoute de cette explication claire, net et concise. Momentanément plus effacées, ses yeux retrouvèrent leur profondeur habituelle et s'arrêtèrent sur le visage satisfait de Sokka. Le sens de l'initiative n'était définitivement pas ce qui manquait à ce petit homme. Non, définitivement pas. Ses connaissances des techniques du répertoire Eisei ne l'avaient pas trahis. Il avait vu juste. Le bras destructeur était bel et bien une technique qui consistait à relâcher une grande quantité de chakra dans son poing, qu'il était ensuite essentiel de dissiper au contact de sa cible pour mieux augmenter les dégâts de l'offensive portée.

Satisfait par cette juste intervention, Achyuta adressa un hochement de tête salutaire à Sokka et se tourna vers le membre du clan Satsubatsu lorsque sa voix, plus monotone, s'éleva en complément de celle de son camarade.

[ Liori ] C’est une technique du répertoire « Eisei », mais pourtant elle pourrait mieux correspondre à un spécialiste du Taïjutsu. Comme l’a souligné Sokka elle consiste en premier lieu à concentrer son chakra dans son poing, ou la partie du corps qui doit porter un coup.

Liori avait parlé justement. Il n'y avait pas de défaut, ces deux-là se complétaient relativement bien malgré leur caractère respectif. L'entraînement pouvait donc se poursuivre dans une tranquillité plus ou moins relative désormais. Mais Achyuta nota alors la brusque prise de position du dernier intervenant. Celle-ci indiquait très clairement un souhait défensif de sa part. S'attendait-il déjà ce qu'il l'attaque ? Si c'était bien le cas, alors il y avait fort à croire qu'il regorgeait de ressources bien plus importantes qu'il n'y paressait au prime abord, ou alors qu'il était tout simplement trop hâtif.

Une goutte d'un sang rouge vif, deux gouttes, puis trois ... quatre ... six ... dix ... et un flot de mots de plus en plus précis sur le phénomène, signe incontesté d'une grande culture ou tout du moins d'une grande connaissance sur le sujet. Mais le sang continuait inlassablement de couler sur le sol, les bandages du shinobi aux cheveux blancs comme neige s'enduisant de cet élixir de vie riche et primordiale. Qu'avait-il d'autres en tête dès à présent ? Attaquer ? Tenter le coup de surprise pour s'attirer la gloire du succès ? Peut-être tenter le tout pour le tout ? Aller savoir. Aller savoir ce qui pouvait bien traverser l'esprit de ce jeune homme. Achyuta ne chercha en tout cas pas à déchiffrer ce langage de sourd et se contenta de déployer ses puissant bras le long de son corps. Son regard se resserra alors sur celui de Liori. Il pouvait y lire toute la détermination d’un personnage avide d’en découdre. Un si bref changement comportemental ne l’arrêterai pas en marche. Son cours continuait et l’apprentissage de ces deux shinobis avec.

Fronçant légèrement les sourcils, Achyuta éveilla son chakra et commença à le faire affluer dans sa main droite. Sa maîtrise et son expérience étant eux même de la partie, le colossal professeur n’eut besoin de serrer son poing pour y accumuler son énergie. L’opération passa donc tout à fait inaperçue. Ce qui n’était assurément pas le cas de Liori dont la concentration et le sérieux n’avaient de cesse que de plonger le ressentit de sa douleur dans les méandres éloignés de son intellect. Avec énergie, il se contrôlait. Il se contrôlait pour ne pas exploser.

Le vent souffla et balaya légèrement la longue et soyeuse chevelure châtain du haut personnage. Ses étoffes d’un bleu clair frémirent et son regard s’accentua. L’offensive serait d’un moindre niveau comme pour le Keiren Kinniku, mais si Liori ne prenait pas garde, la douleur qu’il s’efforçait d’oublier jusqu’à maintenant se révélerait plus intense et plus pressante que tout ce qu’il avait put ressentir dans son existence. Le Gouwan serait l’architecte de cette douleur.

Quelques secondes à peine d’un lourd silence entre le professeur et l’élève. Quelques battements de cils à peine entre deux regards se fixant l’un l’autre. Le temps à peine de ressentir la brise s’engouffrer dans ses cheveux et caresser son visage que tout se précipita à une vitesse démesurée. Achyuta quitta son immobilisme en une fraction de seconde. Son bras droit légèrement replié vers l’arrière, il se retrouva en quelques fractions de plus dans la zone d’action de Liori qu’il transgressa pour porter son offensive à terme. Son bras musculeux porta le coup décisif : un simple coup de poing d’une relative faible amplitude. Au contact de la chair, le « géant » relâcha toute la réserve de chakra qu’il avait put accumuler dans sa main, prêtant alors à son coup une force beaucoup plus puissante que ce qu’elle était à ses prémisses.

Sa démonstration faîte, Achyuta se redressa en ramenant ses bras croisés sur ses imposants pectoraux.

[ Achyuta ] Voila l’apparence que doit prendre votre Gouwan. Comprenez bien qu’il doit passer le plus inaperçu possible. Cette technique est relativement simple dans sa forme mais plus complexe quand il s’agit de la dissimulée aux yeux de l’adversaire pour le surprendre lors du coup porté.

Son regard un semblant ténébreux oscilla entre ses deux élèves l’espace d’un instant, avant qu’il ne poursuive sur un ton plus détaché.

[ Achyuta ] Vos premiers essais verront toujours votre poing fermé, vous devrez à terme réussir à garder votre main parfaitement détendue lorsque vous accumulerez votre chakra à l’intérieur. Je ne vous demande pas de réussir à franchir cette étape tout de suite car je sais, moi-même, qu’il faut un temps certain pour y arriver. Entraînez-vous aussi régulièrement que possible et le temps fera lui même ses oeuvres. L’important restant que vous connaissiez cette technique pour le tournoi à venir.

Un nouveau regard lancé en direction d’Habaki pour juger où il en était et Achyuta s’attarda quelques instants sur les faits et gestes des deux autres shinobis en présence. D’un oeil perçant, il étudia le moindre de leur mouvement. Leur exercice se basait très clairement sur la maîtrise de l’élément primordial au pays de l’eau. Hydrolyse, voila la technique dont il était question de leur côté. En voyant les deux élèves d’Habaki se démener pour réussir à maîtriser l’eau d’une flaque étendue au plus près d’eux, Achyuta réprima un sourire nostalgique. Lui, avait beau être un médecin spécialisé en techniques offensives, il avait fait ses classes avec des hommes et des femmes spécialiste du ninjutsu kiréen. Ces techniques basées sur les élémentaires d’eau, il les connaissait aussi bien que ses propres techniques. Ces flaques d’eau et ces silhouettes appliquées à leur tâche le ramenait à de lointains souvenirs de sa jeunesse passée ici à s’entraîner encore et encore, guidé par des professeurs plus rudes encore qu’il ne l’était lui-même. Car si lui avait gardé une once d’humanité et de sympathie, ses professeurs du passé exprimaient tout le sérieux d’une époque révolue où apprendre valait presque autant qu’une épreuve de survie. Bien heureusement, les choses n’étaient plus ce qu’elles étaient aujourd’hui.

Même s’il employait une méthode plus « pratique » que théorique, il ne vivait pas avec l’espoir de faire souffrir ses élèves pour qu’ils réalisent la difficulté de ce qui les attendait. Non, son approche se voulait plus compréhensive des fondements même d’une technique.

C’est en pensant à cela qu’il ramena son regard sur ses propres élèves. Un large sourire affiché, il leur avoua :

[ Achyuta ] Je me demande ce que vous seriez capable de faire contre ces deux là.

Provocation ? Nullement. Il fallait voir en cela une simple remarque d’un homme habitué depuis sa jeunesse à affronter ses amis les plus chers pour se renforcer. Tout ceci, restant purement amical. Les combats à mort n’étant nullement apprécié dans les parages, pas même par lui. Tous autant qu’ils étaient, jeunes ou moins jeunes, ils étaient tous des kiréens ! La vie d’un valait autant que celle d’un autre.

[ Achyuta ] Mais l’heure n’est pas à cela. En place ! Je veux voir ce que vous êtes capable de déchaîner en utilisant le Gouwan.

Le colosse venait d’inviter ses deux élèves à le frapper de nouveau. L’avenir montrerait très vite ce qu’il en résulterait.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Sam 17 Jan - 21:06

Demandé par Sokka, je fais un interlude pour donner des XP. Les techniques sont validées.

Sokka: + 34 XP (bonus genin inclus)
Liori: + 33 XP (bonus genin inclus)
Haya: + 18 XP (bonus genin inclus)
Findecano: + 17 XP (bonus genin inclus)
Durga (as Sho): + 69 XP (bonus MJ inclus)
Habaki (as Kenji): + 24 XP (bonus MJ inclus)

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Dim 18 Jan - 14:44

Habaki observa le jeune Findecano Kaisou s’atteler à réaliser le nouveau jutsu que son professeur essayait tant bien que mal de lui enseigner. Il était vrai que ses consignes n’avaient pas été des plus claires. Il était aussi vrai que n’importe quel autre professeur aurait enseigné cette technique en une heure tout au plus à ses élèves. Mais Habaki était différent, il faisait partit de ces individus capables de perdre un temps précieux en futilité. La preuve en était qu’Habaki ne connaissait pas vraiment de puissant jutsu. Il n’avait pas le talent qu’il fallait pour les apprendre et ni la confiance nécessaire pour tout donner. Une détermination bien fragile pour un chunnin instructeur.
Il regrettait de plus profond de son être se manque de conviction. Mais depuis toujours on lui avait dit, directement ou implicitement, qu’il était un raté. Au début il a voulu se rebeller, montrer sa vrai valeur. La dure réalité l’avait rattrapé au galop. Son nindô avait coulé, ses ambitions avec. Tout le monde rigolait du jeune professeur incapable. Le pire était cette pitié. Ce sentiment qu’éprouvait la plus part des gens qu’il croisait dans les ruelles du village. Tout le monde le regardait de travers et avait pitié de lui. Cela le déprimé encore plus et l’enfoncé dans un cercle vicieux où aucune sortie se dessinait.
Habaki secoua la tête. Aujourd’hui il devait se concentrer sur son cours. Il regarda attentivement le jeune étudiant enchainer une série de signe. Il remarqua que Findecano avait hésité quelques instants lorsqu’il devait faire le signe du loup. Par ailleurs ce tao n’existait pas. Le professeur l’avait inventé pour paraitre cool mais cela n’avait servi qu’à jeter le trouble dans son groupe d’étude.
Le jeune garçon planta sa main dans l’eau et fit naitre une sorte d’animal du d’un croisement entre un ver-de-terre et un serpent. C’était un bon début. Il réussirait s’il n’utilisait pas le signe du loup. Habaki lui fit un signe de tête et écouta ses remarques.


[Findecano] « Senseï... J'ai suivit ce que vous m'avez dit... S'élever en même temps que l'eau, devenir l'eau... Ce que je voulais que l'eau devienne était un serpent. Or, je n'ai obtenu que ce... ver-de-terre, si on peu appeler ça ainsi. J'ai donc plusieurs questions : La première, le signe du Loups est-il une dérivée du signe du Chien ? Ensuite... La série de ces signes, il faut les exécuter avant, ou après la série de signes de la technique que nous souhaitons améliorer ? Et sont-ils vraiment nécessaires ? Car l'hydrolise est une technique complémentaire, non ? Donc pas besoin de signes, si mes souvenirs sont bons... Et enfin, pourquoi l'eau que l'on manie s'évapore-t-elle après la technique ?... Je veux dire, est-ce normal ? »

Cela faisait beaucoup de question pour un début. Les paroles d’Habaki avaient été si confuses ? Le professeur rougit et détourna le regard de celui de son élève. Il préféra s’attarder sur sa jeune étudiante qui tentait elle aussi de maîtriser l’hydrolise. Elle ne suivait pas vraiment les conseils de son professeur. Elle semblait vouloir tenter une technique par ses propres moyens. Habaki ne pouvait lui en vouloir car l’aide qu’il leurs apportait été quasiment vaine. Encore une autre occasion de déprimer.
Elle enchaina une série de signe assez rapidement et comme par miracle, peut être un dieu par pitié, Habaki reconnu la technique. Elle voulait tentait de faire un dragon aqueux. Un jutsu assez puissant qui pouvait prendre une ampleur phénoménale grâce à l’hydrolise. Mais pour cela il fallait maîtriser cette technique. Le dragon vola autour du groupe quelques secondes avant de finir par s’éclater sur le sol. L’eau s’évapora et l’endroit où se tenait la flaque quelques minutes auparavant était désormais sec et terreux.
Habaki se posta alors le torse bombé face à ses deux élèves. Il posa une main sur son katana tout en essayant de reprendre un semblant d’autorité qu’il perdait durant chaque secondes que sa vie lui permettait de vivre.


[Habaki] « Hum… C’est pas mal déjà. Pour le signe du Loup je croyais que vous aviez comprit ! »

Habaki rigola pour essayait de rendre la situation drôle et ainsi se déculpabiliser de la honte qui l’attrapait.


[Habaki] « C’était un petit jeu de mot. Oubliez ce signe. Il faut que vous réalisiez la technique voulu en premier puis que vous utilisiez l’hydrolise pour la renforcer…

Vous prenez votre technique déjà faites d’eau puis vous rajoutez encore pluuuuuuus d’eau ! »


Le professeur fit de grand geste comme pour imiter son collège Eisei et impressionner ses étudiants. Mais la situation tournait de façon burlesque.
Il se baissa et enchaina les mundras pour créer cette fois-ci une plus grande flaque d’eau. Elle était doublement proportionnelle à celle qu’il avait réalisée un peu plutôt. Avec lui c’était quitte ou double, même si c’était souvent rien. Il avait réussi le jutsu du premier coup et reprit confiance en lui. Il se dressa fièrement devant Findecano et Haya.


[Habaki] « Haya tu sembles avoir quasiment maîtrisé la technique. Il te manque que la pratique. Find’ je pense que sans le signe du loup et avec plus de détermination tu y arriveras. Allez-y. »

Il recula de plusieurs mètres et regarda ses élèves commencer leur enchainement. Ils avaient toutes les cartes en main pour réussir. Habaki ne pouvait plus faire grand-chose. Il avait déjà lui-même du mal à réussir la technique.
Il se demandait ce que pensaient les deux étudiants de lui. S’il le prenait pour un incapable ou si, comme la plus part des gens, ils avaient pitié de lui et de ses capacités. Il ne leur en voulait pas ce sentiment était normal presque habituel.
Il vit son reflet dans la flaque d’eau et eu envie de pleurer. Il était jeune mais pourtant avait les traits du visage tirés. Ses cheveux d’un bleu éclatant par le passé devenaient de plus en plus sobres. Et ses yeux… Les portes de l’âme humaine n’étaient plus que de simple rideau sans expression.
Il expira longuement et patienta. Il était vraiment le pire shinobi qui devait existait dans tout le village. Peut être même dans tout les villages cachés réunit.

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Sam 24 Jan - 23:50

Habaki accueillit l'approche de Findecano par un signe de tête. Mais ce fut sans compter le bombardement de questions et d'interrogations que ce dernier lança à la figure du professeur, qui commença alors à vaciller, rougissant et détournant le regard. Le jeune Kaisou lança alors un regard à Haya : concentrée, elle ne semblait pas suivre les directives et conseils du professeur. Haussant un sourcil interrogateur, Findecano épia les moindres gestes de sa partenaire. Peut-être en apprendrait-il d'avantage en la regardant. Elle semblait d'ailleurs se débrouiller, sans aucune diificultés notables. Une épaisse sphère acqueuse fit alors son apparrition, avant de s'écraser au sol. Haya n'était pas satisfaite de ce qu'elle avait accomplit, et Findecano put noter que la quantité d'eau n'avait pas du tout disparue et était resté la même. Cependant, elle avait réaliser quelque chose que le jeune Kaisou n'avait su faire : faire s'élever la masse liquide en lui donnant une forme plus ou moins définit.
Le plus impressionnant fut la suite.
Après qu'elle eut lancé un sourire à son partenaire et son professeur, la Genin se reconcentra, éxécuta une série de signe -que Findecano reconnu illico- et posa la main au sol pour invoquer un véritable dragon acqueux ! Légèrement surpris, le jeune Kaisou avait d'abord minutieusement analyser les moindres faits et gestes de la kunoïchi, avait de suivre des yeux la créature, tout en lançant parfois un regard à son invocatrice. Le dragon vint alors s'écraser avec force contre le dallage de la place, faisant bouger un pavé.
On put alors constater une vapeur se dégager de l'endroit de l'impact.

Tout simplement, impressionnant.

Haya avait déjà complètement -ou presque- assimilé la technique, tandis que le jeune Kaisou ramait en terrain boueux. Habaki qui semblait fièr des progrès de ses deux poulins, les encouragea, prétextant que le signe du loup n'avait été qu'un jeu de mot...
Findecano avait cru que ce signe existait réellement. Lorsqu'il entendit donc que ce n'était qu'une simple boutade qu'il fallait oublier, le jeune Kaisou fronça légèrement les sourcils. Gengoemon-senseï l'avait complètement mené en bâteau sur une mer déchaînée, qui plus est. Et naïf envers ses aînés, Findecano l'avait cru. En effet, pourquoi douter d'un professeur qui ne souhaitait qu'une chose : voir son enseignement porter ses fruits ? Certes, Habaki n'était pas vraiment sûr de lui, mais de là à inventer tout une histoire de mudra imaginaire, pour se donner plus de contenance -ou autre chose peut-être... C'était gros quand même.
Mais bon, Findecano aurait dût être plus méfiant vis-à-vis des paroles du maître de l'esbroufe de l'académie kiréenne. Il espérait d'ailleurs, mais en vain, que ce jeu de mot relevait d'une sorte d'épreuve... Dans l'esprit du jeune Kaisou, Habaki ne pouvait pas être si mauvais, si irresponsable, si...

Findecano oublia vite cet épisode, il ne fallait pas s'attarder là dessus. Il avait d'ailleurs prit du retard par rapport à sa camarade et espérait bien la rattrapper. Cette fois-ci, Gengoemon-senseï réussit le Suisouzou du premier coups et visiblement fier de lui se redressa et invita ses élèves à continuer l'entraînement. Ce que le jeune Kaisou s'empressa de faire.
Il se plaça à une extrémité de la mare créée, pour ne pas géner sa collègue et se plongea dans une intense reflexion.

* Il faut exécuter la technique voulue en premier, puis rajouter plus d'eau selon Gengoemon-senseï. Celà je peux le croire, car Haya en a fait autant. Il faut donc d'abord que j'apprenne à maîtriser le Suiryuudan... Peu importe ce que dira Gengoemon-senseï... *

Findecano était donc définitivement résolu. Il n'allait pas s'exercer à l'hydrolise, car sans technique acqueuse, elle était inutile... Mais bien sur le Suiryuudan.
Le jeune Kaisou -les yeux clos- se remémorra les enseignements de Geïrou-senseï, ses moindres gestes, ses conseils... Et lorsque tout fut bien clair dans son esprit, l'étudiant éxécuta les six signes sans aucune hésitation, terminant avec celui du Coq, qu'il maintint durant toute sa concentration spirituelle. Suivant alors le cour théorique qu'il avait suivit quelques temps plus tôt avec le célèbre "Homme de Glace" -bien que le jeune Kaisou n'aimait pas qu'on l'appella ainsi-, il visualisa son chakra dans l'espace infini qui bordait sa tête pleine. Modeler son chakra, il l'avait déjà fait. C'était d'ailleurs surement comme la technique du Henge ou du Bunshin. La seule différence était qu'il fallait que l'énergie issue de la puissance du corps et de l'esprit soit directement insufflée dans l'eau, alors que pour les premières techniques que l'on enseignait aux élèves, la transformation s'opérait sur l'individu même. Malgré donc le fait que le changement de forme était sensiblement similaire, la cible, elle, différait. Fallait-il donc revoir le concept ?
Findecano allait bientôt le découvrir...
Ses mains maintenaient toujours le même mudra depuis quelques minutes, et alors qu'un savant calcul faîte d'images s'opérait dans l'espace psychique du jeune homme, une onde se dessinna sur l'eau sur laquelle l'étudiant était debout. Puis une autre vint suivre la première puis une autre, qui vint suivre ses prédécesseurs... Une goutte de sueur vint perler sur la tempe du vieil étudiant, et alors qu'elle coulait lentement le long de sa joue, arrivant jusqu'à la machoire, les ondes se faisaient de plus en plus régulièrement et intensément. Lorsque le liquide salé vint se décoller de la peau du jeune homme pour venir s'écraser en un "ploc" à peine audible sur la surface de l'eau, de mince filet s'apparentant à des tentacules vinrent carresser l'air environnant, espérant peut-être profiter d'une brise pour se rafraichir.
C'était le début...
Les filets d'eau, pas plus hauts qu'une dizaine de centimètres fondèrent soudainement, lorsque Findecano relacha la technique -donc laissa tomber ses bras- légèrement essouflé. Il ne regarda pas autour de lui et après avoir souffler une bonne demi-douzaine d'expirations fortes, il réenchaîna les mêmes signes, éspérant que cette fois-ci, sa technique prendrait forme. Cependant, malgré le fait que les tentacules acqueuse eurent pris quelques centimètres, elles étaient toujours dispercées, donc impossible de créer un véritable dragon. Et même après encore quelques essais, le résultat était sensiblement le même, bien que les filets d'eau étaient toujours plus grands et plus épais.

Findecano jeta alors un oeil à Haya qui continuait à s'exercer. De techniques en techniques elle s'améliorait, c'était fou ! Le jeune Kaisou remarqua alors qu'elle avait un moyen peut-être plus simple pour concentrer les filets d'eau, qui se rassemblant, créaient le reptile volant acqueux. Elle posait sa main sur le sol. Stratégie interressante et qui semblait marcher en plus. Hochant la tête, Findecano détourna le regard de sa partenaire d'un jour et, se concentrant en observant uniquement devant lui, réexécuta une nouvelle fois la série de signes. Cette fois-ci, lorsque le mudra du Coq fut incanté, il leva sa main droite au dessus de sa tête face contre sol, et vint l'écraser avec force contre les pavés baignés dans l'eau de Gengoemon-senseï. La même série d'évènements se déroula dans son esprit, et alors les filets qui s'élevèrent en choeur vers le ciel bleu vinrent se rassembler et s'entrelasser pour créer une sorte de créature longiforme de la taille d'un bras musclé qui continua de monter et dépassa bientôt la tête de son invocateur, avant de... de venir se disloquer et s'éparpiller revenant à l'état initial, c'est à dire une flaque d'eau limpide et calme.
On commençait dès lors à voir une amélioration. Le jeune Kaisou faisait de très rapides progrès. Il utilisait seulement un moyen plus adéquate à sa maîtrise du chakra que Geïrou-senseï lorsqu'il lui avait montré. En effet, l'"Homme de Glace" était un membre de l'ANBU, sa dextérité dans le maniement de l'énergie nécessaire à la création de ses techniques était donc beaucoup de fois supérieur à l'étudiant. Il lui suffisait d'insufler son chakra dans l'eau pour lui faire prendre n'importe quelle forme. Findecano était en plus de celà sûr que même s'il n'était pas en contact direct avec la source du liquide qu'il voulait faire vivre, il réussirait. Ce n'était pas le cas du jeune Kaisou, mais chaque chose prenait le temps qui lui était donné. Ni plus, ni moins. Trop de précipitation n'entraînait jamais rien de bon, et ici donc, aucun progrès. Lorsqu'il sera plus familiarisé avec son chakra peut-être pourra-t-il accomplir cet exploit mais en ce moment, il devait utiliser sa main. Car cette partie du corps assez sensible -enfin, plus que les pieds, surtout si ceux-ci sont chaussés- était une extrémité où il était facile de concentrer du chakra. En tout cas, pour Findecano ça l'était. Celà lui permettait de rassembler plus facilement les filets d'eau qui s'élèvaient pour créer la créature tant désirée, bien que le dragon restait tout de même instable... même après plusieurs essais. Mais d'où venait le problême ?

Le jeune Kaisou fit l'inventaire des éléments présents. Toutes les conditions nécessaires étaient réunis : il y avait de l'eau, Findecano avait encore une bonne quantité de chakra qu'il savait plus ou moins modeler efficacement, le sol était plat, le temps ni trop froid, ni trop chaud... Qu'est-ce qu'il manquait ? Le dragon se formait, montait légèrement dans les airs, mais trop instable, ne pouvait se mouvoir correctement dans les airs et donc finissait par se désagréger...
Quelques bonnes minutes de méditation et de remémorations passèrent. Repassant en boucle dans sa tête à la fois les faits et gestes d'Haya mais aussi de Geïrou-senseï. C'est alors qu'un détail le frappa chez ce dernier : tout au long de la technique, l'"Homme de Glace" avait gardé ses mains colés l'une à l'autre, réalisant le mudra du Coq. C'était surement une étape nécessaire, et Geïrou-senseï l'avait omis, surement pour laisser à ses élèves le loisirs de se débrouiller un peu seuls et de nager dans cette grande étendue d'ignorance afin de réellement comprendre cette technique, sans qu'il n'ait besoin d'être tenu par la main...
Haya, elle, n'avait pas maintenu le signe, mais avait posé sa main au sol. Findecano devait donc trouver une alternative entre les deux et c'est alors qu'une idée germa dans un coin de sa tête.

Satisfait, et curieux, il s'hâta d'éxécuter la série de signe. Puis, lorsqu'arriva le mudra du Coq, il le maintint quelques secondes, avant de détacher lentement sa main droite de sa partenaire et de la monter au niveau de sa joue. C'est alors que le jeune Kaisou plaqua la main au sol, tout en maintenant avec sa main gauche le dernier signe de la série éxigée : l'index et l'auriculaire levés parralèlement entre eux, mais perpendiculairement à la ligne des phalanges, tandis que le majeur, l'annulaire et le pouce étaient baissés. L'opération habituelle se déroula normalement dans l'esprit de Findecano.
Imaginer le flux de chakra devenir aussi maléable que l'eau, et le verser dans un conteneur ayant la forme d'un dragon serpentiforme, pour qu'ainsi l'énergie prenne l'esthétique de la créature...
Les tentacules acqueuse s'élevèrent en choeur, vinrent se souder les unes aux autres et le dragon prit de plus en plus forme. L'eau venait naturellement s'aglutiner au chakra du jeune Kaisou, créant ainsi un reptile assez imposant. Ce dernier vint alors tourner autour de son invocateur. Il était un petit peu plus gros que celui qu'Haya avait invoqué. Il était agile, souple. S'il eut été de chair, on aurait cru en voir un vrai. Le grondement produit par l'eau en ébulittion, attirée par le chakra de nature aquatique du jeune homme, donnait l'impression que le dragon émettait un hurlement intimidant. Il continua sa danse folle autour de l'étudiant -parfaitement immobile-, avant d'enfin venir s'écraser sur le sol pavé, près des trois Eisei-nin.

Findecano ouvrit lentement les yeux, un très léger sourire sur son visage. Même s'il n'avait pas vraiment réussit à contrôler la trajectoire de son invocation acqueuse, il avait quand même accomplit un exploit en créant cette créature de toute pièce à partir de son chakra et de l'eau environnante. Il ne restait plus qu'à maintenir une trajectoire à peu près stable et d'ajouter au tout la complémentaire Hydrolise et le tour était joué. Il restait quand même du travail...
Pour récupérer un peu, Findecano tourna la tête vers Achuyta-senseï et croisa son regard. Celui-ci semblait satisfait du travail des spécialistes en ninjutsu. Tant mieux.

L'étudiant se leva et s'étira le dos, tout en enlevant quelques gouttes qui avait éclaboussé sur son manteau. Il jeta un regard à Haya qui continuait à s'entraîner durement. Elle mettait du coeur à l'ouvrage, celà se voyait. Un rapide coups d'oeil au professeur et un haussement de tête pour lui signaler que tout allait bien, et le jeune Kaisou se dirigea vers sa partenaire. Il l'interpella alors entre deux essais et s'adressa à elle avec respect :

[Findecano] Haya. Je tenais à te remercier pour l'aide, surement inatentionnelle, que tu m'as donné. C'est grâce à toi si j'ai réussit -en partie- le Suiryuudan. En effet, c'est en t'observant que j'ai trouvé l'idée de poser ma main au sol pour mieux modeler mon chakra.

Une légère courbure de tête venant de la part de l'étudiant vint ponctuer cette phrase...

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Mar 27 Jan - 22:26

Le professeur hocha la tête face aux réponses des Genin. Il semblait satisfait la réponse que lui apportait, Sokka. Sokka souriait, il aimait cette sorte de reconnaissance, ce regard qui disait un C’est bien, mon garçon, tu iras loin. Le colosse faisait ceci, comme tout adulte qui portait l’espoir en la jeunesse, sans se tromper sur son choix. Il a du en voir passer des élèves tous, ou pratiquement, en pensant à une chose être le ninja idéal, le shinobi prometteur, qui réussirait dans la voie dans laquelle il s’était engagé. Voilà tout ce que arrivait à exprimer les yeux d’Achyuta pendant un instant.

Décidemment l’entraînement particulier avec un professeur était parfait, si on rentrait dans le jeu proposé par ce dernier. Il avait la connaissance, et il voulait la transmettre à ces jeunes pleins de motivation. Ceci, ne pouvait que porter ses fruits, bien juteux, bien savoureux, ceux dont on n’oubliera jamais le goût.

L’eisei-nin n’avait pas remarqué au début mais Liori sur ces paroles avait serré son poing gauche, celui dont le bras était bandé. Ses bandages changèrent progressivement de couleur allant du blanc à un rouge sombre, montrant que le sang imbibait le tissu. Puis l’étoffe ne pouvait plus contenir le liquide sanglant, et donc quelques gouttes perlèrent ruisselant jusqu’à ses doigts avant de sauter, de se laisser tomber pour s’écraser durement sur le sol. C’était assez bizarre puisque le «don» du Satsubatsu permet d’éviter ceci, de retenir une hémorragie. Mais au même endroit, on pouvait sentir une émanation de chakra, il l’accumulait au fur et à mesure dans sa paume. Il se préparait. Il voulait passer à l’action.

Le «géant» fixait ce jeune homme qui montrait délibérément son impatience. L’entraînement allait continuer. Le regard du Juunin s’aggrava, montrant le plus de sérieux possible. Il faisait quelque chose, c’était pratiquement, certain. Mais quoi ? Impossible de le savoir. Sokka cherchait mais en vain, il cachait son jeu. Lui aussi s’apprêtait-il à attaquer ? La démonstration sûrement, comme pour le jeune shinobi eu teint mat et la précédente technique.

La brise était présente, elle soufflait, mettant en mouvement les cheveux des ninjas. Le silence, aussi, montra la pression qu’il pouvait avoir entre ces deux personnages. L’assaut allait partir, Sokka ne douta plus là dessus. D’ailleurs, par précaution, il recula, de quelques pas seulement pour ne pas louper le spectacle non plus.

Enfin s’il eut un spectacle. L’un bougea vers l’autre d’un coup, à une vitesse ahurissante pour sa taille, sa carrure. L’autre ne réagissait pas. Vers la fin cette course, le professeur replia son bras vers l’arrière tout en resserrant son poing. La suite était inévitable. Elle n’avait pas besoin d’être imaginé, il suffit d’attendre une seconde de plus à peine.

Sokka remarqua que le coup de poing n’était pas donné avec toute la force que les muscles pouvaient fournir. Au dernier moment, lors du choc, un deuxième se fit entendre c’était l’explosion de chakra qui se faisait ressentir. La frappe gagna bien de puissance.

Achyuta reprenait sa position initiale et préférée : une posture droite avec les membres surpuissants entrelacés. Il prit la parole avec un certain ton grave, qui devenait néanmoins plus léger avec les paroles.

Achyuta – Voila l’apparence que doit prendre votre Gouwan. Comprenez bien qu’il doit passer le plus inaperçu possible. Cette technique est relativement simple dans sa forme mais plus complexe quand il s’agit de la dissimulée aux yeux de l’adversaire pour le surprendre lors du coup porté. Vos premiers essais verront toujours votre poing fermé, vous devrez à terme réussir à garder votre main parfaitement détendue lorsque vous accumulerez votre chakra à l’intérieur. Je ne vous demande pas de réussir à franchir cette étape tout de suite car je sais, moi-même, qu’il faut un temps certain pour y arriver. Entraînez-vous aussi régulièrement que possible et le temps fera lui même ses oeuvres. L’important restant que vous connaissiez cette technique pour le tournoi à venir.

Sur cette dernière phrase explicative, il lança son regard vers l’autre groupe d’entraînement. Un peu comme s’il vérifiait que tout se passait bien là-bas. La méthode d’apprentissage était nettement plus théorique que ce que proposait le titan. Chacun avait sa façon de faire, et le but aussi d’un élève est de choisir et trouver laquelle est meilleure pour lui. Pas meilleure dans la manière où c’est la plus reposante, non loin de là, il fallait chercher celle qui permettait de progresser et le plus rapidement possible.

Voilà, pourquoi Sokka aimait de plus en plus d’avoir Achyuta pour maître, enfin pour le moment. Il aimait cette façon de privilégier cette pratique qui est plus que primordial dans ce monde, sans paix durable pour le moment. Enfin, Achyuta sortit de ses pensées sur cet autre entraînement pour revenir à ses élèves.

Achyuta – Je me demande ce que vous seriez capable de faire contre ces deux là.

Drôle de propositions. Une incitation à la confrontation ? Hum, serait-ce le seul moyen pour savoir notre niveau ? Se battre contre un autre. Sokka n’aimait guère ceci. S’il le pouvait il n’aurait jamais combattu de sa vie. Et pourtant, il fallait. Il fallait à un moment, où dos au mur, le seul moyen de partir de cette impasse, c’était le combat. Et alors, l’eisei-nin ne raisonnait plus de la même manière, d’une logique assez guerrière. Oh, non il n’oubliait pas le reste, ce qu’il avait appris et ses manières de faire, dans sa version pacifiste, mais il devait s’en passer pour quelques moments. La fin de cet entraînement allait-il sonner ainsi ? Peut-être…

Mais d’abord, le Genin au teint mat devait apprendre cette technique dévastatrice. Et essayer de l’utiliser contre son professeur encore une fois, comme avec Keiren Kinniku. D’ailleurs, Achyuta revint sur ce point.

Achyuta – Mais l’heure n’est pas à cela. En place ! Je veux voir ce que vous êtes capable de déchaîner en utilisant le Gouwan.

Sokka se récapitula les étapes nécessaires furtivement. Puis il lança un regard vers Liori. Comme l’avait précisé le colosse, avant, il devait essayer de mettre en avant l’esprit d’équipe. Une chose peu facile quand on connaît peu son coéquipier. Mais il fallait faire avec. L’eisei jugea que le Satsubatsu était un peu près son égal, voire au dessus. Il fallait parler avec signes. Le Genin aux cheveux blancs montra le sol avec son index. Hum, le Kawaki devinait ce qu’il voulait faire, et hocha la tête pour montrer son accord et sa compréhension du plan.

Encore cette tension dans le cou. Son muscle se crispait. Le seul moyen que le ninja avait découvert pour se soulager là-dessus était de faire craquer les os, pour que cette mini contraction s’atténuait. Elle venait à chaque fois, au point où le shinobi devenait anxieux ou stressé, ou encore dans ce genre de situation, ce moment de répit avant que ses autres muscles allait se déchirer, se retrouver dans des étirement fous. Discrètement, il répondit à cette demande, en tordant le cou jusqu’un «crac» se fisse ressentir.

Sokka –Quand faut y aller, faut y aller…

Il s’élança vers la cible. Le Genin ne regardait plus Liori. Il savait ce qu’il allait faire, donc pas besoin de perdre de temps à se retourner. Le jeune homme au teint mat accentua sa course grâce au chakra qui émanait de ses pieds, il se trouvait désormais proche du professeur il prit appui sur son pied droit chargé de chakra qui amplifia le saut. Le Juunin devait se demander ce qui se passait, qu’il n’avait pas plus idiot qu’une attaque frontale. Mais c’en était une ?

Sokka affichait un petit sourire en coin, mais imperceptible : il avait réussi à attirer l’intention de professeur. Il avait marché dans le petit piège. En effet, l’eisei-nin n’avait pas chargé son poing de chakra, tout ceci n’était qu’une feinte, une feinte qui permettait de faire profiter à l’autre, son partenaire d’attaquer. Où ? Dans un angle mort, sans aucun doute. Le géant a du le remarquer tard ou pas, son immobilisme empêchait de savoir ceci. Ca y est, le Satsubatsu avait porté son attaque, le signe qui montrait cela. Un déséquilibrement se fit sentir sur Achyuta, du a coup dans la jambe sûrement, car Sokka était fixé sur autre chose : sa riposte. Lui aussi il devait montrer qu’il maîtrisait cette technique. Il avait déjà accumulé du chakra dans son poing, mais ce n’était pas encore suffisant.

Déjà, un autre problème se posait, il était dans une mauvaise posture pour réussir son coup. Comment faire ? Il se souvint d’un livre parlant sur la Kapoera ou autres, il ne savait plus. Le ninja se souvenait d’un mouvement, une sorte de salto arrière à l’aide d’un mur. Sokka pouvait essayer de faire ceci. Le mur remplacé par un colosse de muscles, et en rajoutant un peu de propulsion à sa plante des pied au contact.

* Oui ça devrait le faire… *

Et, il réussit, ce saut tel un félin, qui demandait une agilité extrême. Le Kawaki n’en revenait pas lui-même. Mais le contact du sol, le fit revenir à la réalité. Il était désormais accroupi sa main droite chargé de chakra. Il ne restait plus qu’une chose à faire.

* Gou.. Gouwan ! *

[Bon, okay, j'avoue la fin est un peu louche, mais bon Rolling Eyes ]


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]


Dernière édition par Sokka Kawaki le Ven 6 Mar - 20:56, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Une Partie de Plaisir   Ven 20 Fév - 19:42

Haya se recula légèrement. Elle considérait la technique maîtrisée, pour le moment. Celle-ci aiguisait son intérêt, car elle ouvrait des opportunités nouvelles pour tout le répertoire Suiton. Si on pouvait modeler l’eau à l’infini, les possibilités de tordre et de réinventer chaque technique pour la faire s’adapter à n’importe quelle situation… cela risquait d’être un apprentissage plus long qu’elle ne le pensait de prime abord.

Il faudrait tester cette capacité hydrolyse avec tout, tout le temps, pour être sûr de ne rien rater. Heureusement, les professeurs étaient là pour l’instant afin d’apporter leurs connaissances sur le sujet. Mais Haya pouvait également expérimenter de son propre côté, essayer des dosages de chakra pour voir l’efficacité de ses techniques. Ce serait intéressant. Et peut-être, qui sait, qu’elle trouverait quelque chose que personne d’autre n’aurait découvert avant ?

Elle observait faire Findecano, et surprit son regard. Elle lui adressa un sourire franc, puis se retourna vers Habaki. Ce dernier semblait relativement fier de la flaque qu’il avait réussit à créé, ce qui n’était pas un exploit mais qui méritait visiblement d’être remarqué. Sokka et Liori semblait s’en sortir honorablement. La médecine ne l’avait jamais beaucoup intéressée, pour ce qu’elle en avait entendu dans les amphithéâtres. Cela paraissait à la fois dur et ennuyeux, du moins, pas enthousiasmant. Mais elle était heureuse de voir qu’ils avaient des professeurs compétents et qui prenaient ça à cœur. Quoique, pour ce qui était du cœur, Habaki n’était pas en reste, il était attentionné même s’il ne savait pas toujours comment gérer les situations qui se présentaient à lui. Sans doute l’apprendrait-il un jour, quand quelqu’un l’aura mis en confiance ou qu’il aura un réel motif de fierté. Un motif plus étincelant qu’une flaque d’eau.

Haya regarda autour d’elle. Elle n’allait pas tarder à s’éclipser. Elle reviendrait s’entraîner demain, mais pour la fin de sa journée il y avait d’autres choses qu’elle souhaitait faire. Notamment mettre la main sur Shimuka, s’assurer que tout le monde allait vraiment bien, prendre des nouvelles. C’était sans doute plus urgent que de s’entraîner en vu d’un tournoi lointain et dont il ne sortirait peut-être rien de bien encourageant. Si Shimuka était dans la foule, ce qui était bien possible, Haya aurait du mal à la trouver. Elle irait simplement là où elle va d’habitude, et là où elles se retrouvent.

L’exercice avançait pour Findecano. Haya jouait avec la flaque d’eau créée par Habaki en l’agitant de petits remous innocents. Puis elle continua à s’entraîner en utiliser d’autres techniques. La puissance du Suiryuudan était augmentée, tandis que la durée de glaciation du Teppou Dama était améliorée. C’était définitivement intéressant. Haya essuya la fine pellicule de sueur qui perlait sur son front lorsque Findecano se plaça face à elle. La jeune fille acquiesça profondément et sourit à son partenaire d’un jour pour l’assurer qu’elle était heureuse de l’avoir aidé, même si effectivement elle ne s’en était pas rendue compte. C’était sans doute ainsi que fonctionnaient les entraînements à plusieurs, chacun prenait de l’inspiration chez l’autre dans une sorte d’émulation saine pour se dépasser soi même. Haya se tourna vers Habaki et s’inclina poliment face à lui, pour le remercier d’avoir pris de son temps et de le leur avoir accordé. Elle réitéra son geste à l’attention de Findecano et, sans trop savoir comment s’y prendre sans paraître intrusive, adressa un discret signe de main à Liori qui regardait dans leur direction. Suite à quoi, Haya se détourna et s’enfonça dans la foule de plus en plus clairsemée. L’adolescente devait avant tout se renseigner sur ses proches, pour peu qu’ils soient, et s’assurer qu’ils étaient tous bien vivants. Cela aurait dû être sa toute première intention, mais il y a des choses qu’on ne peut hâter, et faire face à un éventuel malheur en est une. De plus, la douleur de son dos menaçait de se réveiller, et chacun de ses pas semblait lancer une pique glacée qui remontait le long de sa colonne vertébrale. Cette guerre l’avait davantage fatiguée qu’elle ne voulait bien l’admettre. Demain, peut-être favorisera-t-elle le repos, et les présences amicales. Oui. Un bon bain, long et chaud, dans lequel elle pourrait oublier les soucis présents et apaiser les douleurs lancinantes.

Il serait temps de s’entraîner après. Afin de se préparer au tournoi et de faire en sorte que quelque chose de bon en jaillisse. Quelque chose de neuf.
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