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 Un Animal Blessé

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MessageSujet: Un Animal Blessé   Lun 22 Déc - 20:04

Ne pas hésiter à se sacrifier. Verser son sang pour ce qu’on considère comme important, à nos yeux, aux yeux de tous. Le verser jusqu’à n’en plus avoir. Goutte à goutte. C’est un précepte shinobi. Un précepte qui est respecté par tous, à l’instant même où ils reçoivent leurs bandeaux. Accomplir son devoir. Quelle stupidité, de choisir un devoir qui impose notre mort.

Les cris, les rires. Les moqueries. Alors qu’on s’avance seul, qu’on a la tête baissée parce qu’on est vaincu, mais qu’il suffit qu’on la relève pour que les rires cessent, pour que la peur brille dans les yeux des moqueurs. Et pourtant, les rires ne cessent jamais.

Parce qu’on est vaincu.

[Ten] – Tu broies du noir ?

Il ne trouva pas la force de répondre, et se contenta d’un pâle sourire.

[Ten] – C’est rare de te voir mélancolique. Tu es… bizarre !

Akogare tourna la tête vers elle, les lèvres closes. Elle soutint son regard. Ils ne parlaient pas.

***

[Akogare] – Est-ce que tu as confiance en moi Ten ?

La jeune femme leva de grands yeux écarquillés.

[Ten] – Bien sûr oui.

Akogare sourit.

[Akogare] – Quand je fais un choix, tu le fais tiens. Tu me suis quoi que je dise, même quand j’ai tort. Pourquoi ?

[Ten] – Parce que j’ai confiance en toi. Même quand tu te trompes.

[Akogare] – Tu n’as aucun libre arbitre. Tu as peur de prendre la moindre initiative. Ton visage est craquelé, Ten. Tu es désespérément faible, et c’est pour ça que tu t’accroches à moi. Comme un parasite.

Ten tenta de sourire. Elle se savait complètement à nu. Elle savait qu’Akogare la connaissait par cœur. Elle savait, enfin, qu’il lui échapperait toujours, qu’elle ne parviendrait jamais à résoudre cette énigme.

[Ten] – Je t’aime Akogare. Même si tu es un salaud.

[Akogare] – Hmm...

***

Ils étaient assis sur le toit d’une échoppe de Konoha. Ten avait posé son masque sur le rebord, mais Akogare avait conservé le sien. Personne ne regardait vers eux. Ils étaient comme des dieux, à observer les vivants. Akogare ferma les yeux. Le vent lui caressait la joue. Qu’il aimait ce vent ! Printanier. Il sentit la tête de Ten s’appuyer sur son épaule.

[Ten] – Je suis heureuse. Et toi ?

Les habitants du village déambulaient dans les rues plates, paisibles. Ils se savaient protégés. Ces gens, les éclats sur les vitres, les couleurs. Akogare aimait son village. Il y avait vécu vingt et un an à présent. Depuis peu. Si longtemps ! Il y avait eu de très bons moments, surtout ces dernières années. Il s’y était fait des amis, plus que la plupart des shinobi qui négligent les relations humaines, le social. C’était ridicule.
Akokare mit un long moment à répondre. Sa voix paraissait lointaine, comme venant d’un autre temps. Le passé, le sien.

[Akogare] – Non.

Une nouvelle pause.

[Akogare] – Mais là, maintenant, tout de suite… Oui.

***

C’était une manœuvre d’importance pour Konoha. Un danger, invisible. Akogare attendait, avec ses coéquipiers, Ten et Kisuke. Ce dernier était venu les rejoindre bien qu’il ne fasse pas partie de la formation initiale. Ils portaient tous leurs masques, comme de réels fantômes. La bataille faisait rage. Ils devaient être plus de vingt shinobi de Konoha, tous de grades Chuunin et supérieur. Un ennemi puissant avait fait son apparition.

Il s’appelait Kakumei.

[Akogare] – C’est à nous. Visez le commandant.

Ils se téléportèrent. L’explosion de sons retentit à leurs oreilles. Il y avait ces formes, drapées de gris. Et ces corps, aux bandeaux étincelants et à la poitrine ouverte. Akogare réveilla Tenshi. Son esprit s’associa au sien, alerte. Il voyait tout, il voyait tout le monde mourir. Pourquoi était-ce une débâcle ? Ils étaient plus nombreux. Ils protégeaient leur Village.

Ils étaient plus faibles.

Akogare se redressa brusquement. Il entreprit une course folle, au milieu des corps mouvants. Il évitait les lames, sautait par-dessus les hommes. Son regard ne quittait pas sa cible. Il dansait, dansait. Son ennemi tourna lentement la tête vers lui. Les hommes ne se quittèrent plus. Akogare sauta.

Et frappa.

Kanda. Il avait sorti son arme et bloqué l’attaque d’Akogare. Ils échangèrent une série de coups rapides. La lame effleura les côtes du Hyuuga.

[Kanda] – Hyuuga… Tu assistes à la fin de ton monde. Akogare.

Ten était aux prises à des adversaires trop forts pour elle. Pourquoi Kisuke ne l’aidait-il pas ? Kisuke était mort.

Akogare attaqua. Il frappait fort, et avec précision, mais Kanda se dérobait ou parait. Il le repoussait. Il était trop puissant, bien trop puissant. Akogare était le seul à pouvoir le battre, à avoir un faible espoir de le mettre à terre. C’était leur brillant plan, le seul qu’il avait réussi à mettre au point. Sacrifier vingt shinobi, pour permettre à l’équipe du Hyuuga d’atteindre Kanda et de la tuer. Akogare y avait pensé des semaines entières, il avait fantasmé ce moment. Alors pourquoi était-il impuissant maintenant ?

Ten cria.

[Akogare] – Jyukenpo… Hakke Rokujuuyon Shou.

***

[Keira] – Vous vous battrez en bordure du Pays du Feu. L’attaque adverse sera menée par Kanda Shiuuku.

Un murmure parcourut la salle. Kanda Shiuuku était un shinobi déserteur de Suna. Il avait été retenu comme le plus doué de sa génération lors de sa promotion Genin, puis comme le plus doué de toutes les générations confondues dès qu’il eut atteint le grade de Jounin. Tous les villages connaissaient son histoire.

[Keira] – Comment Kakumei a pu débaucher un tel personnage, impossible d’en être sûr. Néanmoins, vous participerez à la bataille la plus importante de ces dernières décennies. Pesez bien mes mots : si vous réussissez, vous sauvez Konoha et infligez un lourd revers à l’ennemi.

Keira, membre éminent du Conseil de Konoha, porta son attention vers Akogare. Ce dernier avait l’impression, désagréable, d’être un peu seul, face à cette femme.

[Keira] – Akogare Hyuuga, vous commanderez l’expédition. Votre équipe est déjà montée, mais vous êtes libre d’engager qui vous voulez. Même des membres extérieurs au village.

Akogare acquiesça, silencieux. Les personnes réunies commencèrent à se disperser. Le jeune homme attendit qu’ils sortent tous, Keira fit semblant de ranger des affaires sur son bureau impeccable.

[Akogare] – Je ne suis pas un chef.

Nous allons nous faire écraser.

[Keira] – Arrêtez de plaisanter, Akogare. Vous ne venez jamais aux réunions, mais il suffit que vous prononciez une parole, ou que vous esquissiez un sourire pour que la salle entière se tourne vers vous.

Elle leva la tête vers lui et le dévisagea sévèrement.

[Akogare] – Demandez à l’école des Six Lions de venir protéger Konoha.

[Keira] – Ils ont déjà accepté. Mais vous n’échouerez pas, Akogare. Vous avez trop de choses à protéger dans cette bataille.

***

Il était face à sa famille. Cela faisait plusieurs années qu’il n’était pas venu. Ils étaient tous réunis dans la salle à manger. Sa salle à manger. Akogare y avait prit quantité de repas d’enfant. Il avait couru entre ces murs, il avait rit, parfois, et pleurait, d’autres fois. Ils étaient tous là, un peu vieillis, mais tous là à le regarder et à l’écouter. Ses parents. Tokoshi. Jineryo. Hiai. Haraguoi.

[Akogare] – Soyez vigilants, je vous en prie. J’ai toujours été en désaccord avec vous, mais je sais que vous aimez votre village. Protégez-le.

Hiai hocha gravement la tête.

[Hiai] – Nous serons prêts. Tu es devenu très puissant, Akogare. Tu as acquis de nouveau idéaux.

Le jeune Hyuuga sourit.

[Akogare] – Mes idéaux... sont bien plus méprisables que vous le pensez.

Revenir ici, sur les traces du passé. Akogare avait repoussé ce moment d’année en année. Ils semblaient tous si heureux de le revoir ! Il ne leur pardonnait pas. Il ne les haïssait pas pour autant. Mais il ne leur pardonnerait jamais. Akogare n’était pas le genre de personne à excuser facilement. De la même façon qu’il ne s’excusait que rarement.

[Akogare] – J’aurais besoin de toi, Jineryo. Si tu souhaites venir.

Jineryo avait grandi. Il était Jounin. C’était lui, le génie Hyuuga. C’était lui qui avait vaincu Akogare, qui l’avait mis dans le coma pendant une année entière. Mais Akogare ne lui demandait pas de venir par vengeance, en espérant secrètement qu’il meurt pendant la bataille. Il voulait combattre aux côtés d’un membre de sa famille. Pas mourir, mais combattre.

[Jineryo] – Entendu.

[Tokoshi] – Je souhaiterais également t’accompagner Akogare.

Et Tokoshi. L’ancien génie de sa génération. Un être exceptionnel, couplé d’un parfait salaud. Il devait être plus puissant qu’Akogare. Il y avait plus puissant dans le village. Mais c’était lui qui avait été désigné pour cette mission absurde dans son immensité.

[Akogare] – Reste au village, Tokoshi. La force que nous allons affronter peut n’être qu’une diversion.

[Tokoshi] – Une diversion avec Shiuuku Kanda ? Audacieux.

[Akogare] – Reste au village.


Dernière édition par Akogare Hyuuga le Mar 23 Déc - 22:21, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Un Animal Blessé   Lun 22 Déc - 20:09

Il y avait des fleurs blanches cette année. Elles ne pouvaient éclore que rarement, bien souvent l’hiver avait été trop rigoureux et elles avaient gelé quelques jours de trop. Mais cette année elles étaient bien présentes. Elles saluaient leur passage.

Ils étaient vingt-deux. Akogare comptait une amie à lui, la seule qui puisse lui venir en aide dans une telle situation. Celle qui les sauverait. Si elle arrivait à temps. Ils prenaient leur temps. Marchaient le long du sinueux chemin qui les menait aux abords du Pays de l’Herbe. Kanda… il avait vu sa photo. Affichée sur le Bingo Book de Konoha. Prime record. Elle dépassait les cent milles. Kanda n’était pas responsable de milliers de morts. Oh, il en avait tué quelques uns bien sûr, mais ce n’était pas la raison de cette somme monstrueuse.

Kanda était juste trop puissant pour avoir le droit de vivre.

Ils s’étaient arrêtés pour la nuit. Une équipe montait toute sorte de pièges autour du campement. Akogare se sentait de plus en plus seul. Si loin, si loin ! Il chutait dans un puits sans fond connu, les yeux bandés et les bras attachés. Le saut de l’ange, mais privé d’ailes. Ten était assise à ses côtes, le menton sur les genoux. Akogare lui passa le bras autour des épaules et la serra contre lui. C’était un geste commun, ils avaient l’habitude de se toucher, mais aujourd’hui la signification était différente.

Akogare observait les visages autour de lui. Il les connaissait presque tous. Jineryo était assis à l’écart, contre un arbre, les paupières closes. Kisuke montait la garde. Kisuke était un être assez extraordinaire, un Oi-Nin également. Très puissant, il avait obtenu une affectation spéciale pour cette mission. Il ferait partie de l’équipe d’Akogare avec Ten, et à eux trois ils devaient vaincre Kanda.

La blague.

[Ten] – Tu penses que Konoha essaye de faire d’une pierre deux coups. Éliminer Kanda et… t’éliminer toi ?

[Akogare] – J’y ai songé, oui. C’est une possibilité.

***


Kanda ne fut pas même surpris. Il s’attendait à cette attaque. C’était un classique des Hyuuga. Mais il n’avait pas même pris la peine de se préserver de l’attaque. Avec son katana, il avait arrêté une bonne partie des coups, et les quelques uns qui l’avaient touché ne suffiraient pas à le gêner.

[Kanda] – Pourquoi toi ?

C’était la question à quelque centaine de milliers de ryos.

***


Akogare était à terre. Il saignait abondamment, son torse était lacéré, sa cuisse transpercée et son œil aveugle à cause du sang qui ruisselait dessus. Le vacarme alentour était toujours plus assourdissant. Akogare percevait chaque voix autour de lui. Les grognements de Jineryo, les sons plaintifs de Ten, l’agonie d’Anabi.

Kanda avait sa lame contre la gorge du Hyuuga. Il le fixait de haut, fier, mais sans aucune lueur dans les yeux. Deux reflets. Il faisait nuit, et le monde se résumait à une lame sur la gorge et des morts chéris.

Au moment où le shinobi ennemi allait frapper, Akogare contrattaqua. Genou droit, puis un bond fulgurant. Il heurta la tête de l’ennemi, et heurta de toutes ses forces sa poitrine. Kanda recule de six pas, la main posée sur l’abdomen. Avant qu’il ne puisse reprendre son souffle, Akogare l’enchaîna. Il réunissait ses dernières forces, il y mettait toute la rage qu’il pouvait encore rassembler. Ten était à terre. Il absorbait la mort de ses camarades, et y mettait tout ce qu’il aimait dans ses coups. Kanda peinait, Kanda reculait. Du chakra bleu quittait les paumes d’Akogare a chacun des mouvements qu’il entreprenait, son Byakugan grand ouvert surveillait les alentours. Tenshi murmurait les coups à son oreille ; il obéissait.

La lame de Kanda lui traversa le ventre.

L’ennemi la retira d’un geste sec, puis envoya une dernière fois son arme contre la gorge du Hyuuga. Le coup de grâce pour un homme vacillant. Un éclat, et encore un peu de sang. Akogare sourit en tombant à genoux.

Hasu était arrivée, son katana contre celui de Kanda.

***


[Akogare] – Cela me paraît toujours si étrange que Tael soit morte...

Hasu était confortablement assise sur son lit. Elle ne portait pas son arme. Ses yeux bleus posés par terre, elle demeurait parfaitement immobile.

[Hasu] – Tael t’aimait beaucoup.

Akogare ne répondit rien. Il se servit un nouveau verre et le descendit d’une traite. Il se souvenait de la lettre qu’elle lui avait écrite. De chacun des mots qui la composait.

[Hasu] – Parfois, je me demande si elle n’est pas vivante, quelque part. Mais c’est idiot.

Elle sourit, et dégagea son front des mèches blondes qui l’assaillaient. Elle se redressa et se dégourdit les bras. Elle tendit à Akogare un bout de papier.

[Hasu] – Si un jour tu as besoin de moi, écris-moi à cette adresse. Je ne te garanti pas de pouvoir répondre rapidement, alors soit le plus spécifique possible. Tu peux me demander n’importe quoi.

***


[Kanda] – La Sœur ?

[Hasu] – Ne lève pas la main sur cet enfant, Kanda. C'est mon protégé.

Kanda recula d’un pas. Le combat recommençait pour lui. Hasu se mit également en position, une garde complètement nue, comme un piège béant qui invitait l’ennemi à approcher. Kanda releva l’invitation.

Akogare tourna la tête sur le côté. Les silhouettes grises, leurs ennemis, étaient en nombre réduit. Elles avaient subi de lourdes pertes. Le Hyuuga avait des vertiges, mais il se redressa et tituba jusqu’à Ten. D’un revers de la manche, il épongea le sang qui maculait son visage. Il ferma les yeux sur les trop nombreux visages figés par la douleur, les masques fracassés et les lames tachées. Akogare s’effondra aux côtés de la jeune femme, et porta sa main à son cou. Elle respirait. Sa peau était si fraiche, malgré la sueur !

[Ten] – Tu… as… ga.. gné ?

Elle sourit puis sombra dans l’inconscience.

[Akogare] – J’ai échoué Ten. Nous sommes tous morts.

Hasu était d’un niveau équivalent à Kanda. Celui-ci usait de tout l’art ninja qu’il connaissait, il enchaînait les techniques dévastatrices, mais son adversaire était toujours dressé face à lui, la pointe de son arme pointée vers lui. Il était blessé.

Elle était supérieure.

Hasu avait gagné. Le passé d’Akogare aussi.

***


Konoha avait bien été attaqué. Mais à peine. La plupart des habitants ne s’en rendirent même pas compte, et le bruit fut étouffé. Celui-là, du moins. Car de l’expédition menée par Akogare, il était impossible de dissimuler la vérité. La mort d’un shinobi était tragique. La mort de quatorze d’entre eux davantage encore.

Hasu avait très grièvement blessé Kanda. Pour une raison quelconque, elle ne l’avait pas achevé. Il était reparti quand Akogare s’était réveillé. La femme, sa sauveuse, était près de lui à le veiller. Elle était allée chercher du secours dans le Village Caché de l’Herbe, une équipe de médecin avait organisé toute une série de rituels pour sauver les cas les plus désespérés. Ils avaient fait des miracles. Sans eux, les survivants auraient été divisés par deux ou trois.

Jineryo était mort. Kisuke aussi. Et Anabi, et Uraga, et Heriberu.

Ils avaient lentement repris le chemin vers Konoha. Akogare se tenait sur une béquille de bois, et Ten s’appuyait contre lui. Elle avait plusieurs muscles qui ne répondaient plus. Hasu les accompagna jusqu’à ce qu’ils tombent sur une escouade de Konoha envoyée à leur secours. Elle repartit ensuite, sans faire de bruit, et ils savaient tous qu’ils devaient leur vie à cette femme au katana violet.

***


La cérémonie allait commencer. Akogare était confiné à sa chambre d’hôpital. Il avait subi des dommages plus importants qu’il ne l’aurait pensé. Une aile entière de l’hôpital était dédiée aux « héros de Konoha », comme on les avait bien hâtivement nommés.

Akogare avait fait son rapport à Keira. Il lui avait dit qu’ils avaient échoué. Que c’était Hasu, son amie (dont il tût le nom), qui les avait sauvé. Quelques uns des membres de l’expédition avaient reconnu Hasu. Elle était célèbre. Les Trois Sœurs étaient des criminelles reconnues, que Tael avait éliminé. Mais ils turent tous son nom.

Hasu était recherchée par Konoha. Pour les mêmes raisons que Kanda, sans doute.

[Keira] – Konoha a besoin de héros. Désolée que ce soit tombé sur vous. Venez à la cérémonie.

[Akogare] – Je ne suis pas une pancarte, Keira.

Au cimetière, les gens les regardaient. Ils n'étaient pas tous là. Certains, trop blessés, voire inconscients, reposaient à l'hôpital. Akogare se tenait bien droit, les yeux baissés. Ten était à ses côtés. Il se sentait bien. Il savait que cela n'avait servi à rien, cette bataille. Il savait les buts de Kakumei - l'intimidation, ils passaient désormais à un autre cran. Plus de retour en arrière, même pour Akogare. Parce que désormais, il était l'animal blessé dont les griffes s'étaient prises dans les chairs de l'ennemi.
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