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 Hôpital de Kiri

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MessageSujet: Hôpital de Kiri   Sam 17 Déc - 20:26

Rappel du premier message :

Zen et Shinji arrivèrent rapidement à l'hopital. Ils furent accueillis par un médecin de garde que Shinji connaissait assez bien pour avoir participé à sa formation. Il affichait une mine sombre et inquiète et lorsqu'il aperçut les deux arrivants, il commença à parler :

médecin :"- Ah, vous voilà . C'est moi qui vous ai contacté, Azechi. On nous a amené il y a quelques dizaines de minutes votre femme, Asuka.

"- Qu'est il arrivé ?

"- Je ne sais pas trop, je ne m'en suis pas occupé. C'est le chunin médecin qui s'est chargé de son cas. Si je ne me trompe pas, elle est encore dans la salle de soin.

"- Zen, suis moi

Puis, les trois hommes se dirigèrent d'un pas extremement rapide vers cette salle. Lorsqu'ils arrivèrent devant les portes, Shinji se précipita à l'interieur.

"- Papa je peux ...

"- Bien sur que non

Puis le battant se referma, et Zen se retrouva seul avec le médecin de garde. Un lourd silence s'installa. L'étudiant ne savait plus trop quoi penser. C'était bien la première fois, même si ses parents pratiquaient un travail dangereux, qu'il venait à l'hopital dans ces conditions. Il ne s'était jamais attendu à ce que l'un d'eux soit blessé : ni sa mère, dont il reconnaissait volontier la grande force, ni son père, assez prudent et intelligent pour ne jamais se laisser atteindre par l'ennemi. Du moins, c'était ce qu'avait toujours cru inconsciement Zen...
Il ne savait donc plus vraiment quoi penser. Désorienté et abattu, il faisait les cent pas devant les portes de la salle de soins, le regard inexpressif. Le médecin, gené par cette situation, finit par s'éclipser discrètement pour retourner à l'accueil.


*Qu'est ce qui a bien pu se passer ? Une maladie ? Elle a trop forcé sur l'entrainement ? non... ça a l'air plus grave que ça... Une attaque ? C'est improbable mais .... Suna ?*

Au bout de longues minutes, Shinji ressorti de la salle, accompagné par un autre chunin : le docteur Amiya. Il étaient en train de mener une discussion manifestement animée et ne semblaient pas en accord sur le diagnostique.

Amiya : "- Ca ne va pas. Si c'était vraiment à cause du surmenage... Enfin, elle maitrise le taijutsu ! Pas Le ninjutsu ni le genjutsu ! Alors je ne vois pas comment elle aurait pu mettre son réseau de chakra dans cet état !

"- Je comprends bien. Mais tu as remarqué que son corps ne présentait pas de plaie récente visible. Et les hématomes ne dataient surement pas d'aujourd'hui. La seule explication que je vois est qu'elle a voulu executer une technique trop puissante, qui dépensait trop de chakra.

"- Ca n'est pas la dépense qui compte, c'est la tension. Les spécialistes Taijutsu ne sont pas entrainé à faire parcourir de puissantes décharges de chakra au travers de leur corps

"- bien au contraire

"- Ne m'interromps pas ! Je ... je pense qu'elle a été attaquée...

Les deux hommes marchaient dans les couloirs immaculés de l'hopital. Ils semblaient totalement ignorer la présence de Zen, qui les suivait en écoutant attentivement chaque mot de cette conversation.

"- Ca ressemble à du genjutsu ! Je ne vois que ça pour la mettre dans cet état !

"- Ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Un genjutsu aurait atteint les centres nerveux en priorité. Ici, tout le réseau, et surtout les parties centrales, semble avoir été dilaté anormallement et brutallement. Je ne crois pas qu'elle ait été attaquée

"- Elle va bien ?

"- Tu ne sais pas si elle avait des ennemis ? Peut être que c'est Su...

"- NON ! Ca, c'est impossible. Aucun intru ne peut être entré dans le village. La sécurité est maximale, et de plus, je ne vois pas pourquoi elle serait une de leures cibles prioritaires.

"- Nous devrions attendre les examens approfondis. Même si nous n'avons pas vu de blessure physique visible, ça ne signifie pas qu'il n'y a pas de blessure insidieuse.

Amiya entra alors dans l'une des salles, laissant le père et le fils seuls dans le couloir. Zen, a qui la patience commençait à manquer, s'emporta

"- Bordel ! Vous allez me dire ce qu'il se passe oui ou non ?

Shinji afficha une expression de surprise, comme s'il ne s'était pas aperçu que son fils l'avait suivi jusqu'ici.

"- Ah ? Euh ... oui, ne t'inquiète pas, elle est sortie d'affaire. Mais on ne sait pas encore exactement ce qu'il s'est passé...

"-Tu ne crois pas qu'elle a été attaquée ?

"- Non, je ne connais ni genjutsu, ni ninjutsu capable de faire ce genre de dégats. Maintenant, tu ne devrais pas rester ici, tu as surement mieux à faire. Je te préviendrai dès que j'ai du nouveau.

Shinji ouvrit la porte et s'engagea dans la pièce.

"- Tu n'as vraiment aucune idée de ce qui s'est passé ?

Juste avant de refermer le batant, son père répondit un faible et rapide "si...".
Puis Zen se retrouva à nouveau seul dans le blanc couloir...

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Lun 27 Fév - 0:39

[Dsl Hyrungo Razz ...(private joke)]

Le vent balayait la surface de la plage, le surplus de sable décollait, lissant le sol. Sur la gauche d’Iba se trouvait, dans le lointain, la falaise d’où il avait sauté. La distance qui séparait notre étudiant de l’abîme rocheux, rendait la hauteur du gouffre minuscule et donc moins effrayante.
Sur la droite d’Iba, à une dizaine de mètres de lui, le fleuve séparant le royaume des mort des limbes était là. Il était d’une apparence irréelle car aucun remous ne venait le troubler. Il avait une couleur vert émeraude, assombrit par les nombreux nuages ténébreux qui le recouvrait.
Derrière lui, à une bonne vingtaine de mètres, se tenait un amas rocheux qui séparait en deux parties la place. Une partie de cet amoncellement de pierres finissait par ailleurs dans le fleuve.
Les deux adversaires ne se lassaient pas de se dévisager. Le combattant faisant face à Iba était grand, mince, les cheveux en bataille, le teint terne, les yeux cernés. Il ne portait pas de signes distinctifs d’appartenance à un village. Une grande entaille du menton à la poitrine révélait la cause de sa mort. L’aspirant remarqua aussi qu’il manquait un doigt à l’antagoniste.
Iba était maintenant, un peu plus opérationnel. Sûrement était-il le premier surpris de la guérison de ses blessures, vitesse grand V, par le simple biais de sa pensée, mais comme l’avait dit le vieux, ce monde était plein d’inconnus. Néanmoins, même s’il n’avait plus de blessures apparentes, les signes avant coureur de l’épuisement se ressentaient, et ceux là il ne pouvait pas les faire disparaître. Entre autre, créer des ailes avait vraiment été harassant.


*Il semblerait que je puisse guérir mes blessures physiques en me concentrant dessus comme pour un jutsu de soins. De la même manière, je peux augmenter mes capacités martiales, cependant, dans les deux cas, mon esprit en pâtit et se fatigue en contre partie. C’est une des lois de ce monde…qui régit son équilibre. Que se passe-t-il alors quand mon esprit est trop affaiblit ? Le mieux est que cela n’arrive pas.*

Il réfléchissait dorénavant à la tactique de combat à adopter. Il avait sa petite idée et se concentra sur ses pieds. Il avait l’intention d’effectuer un grand saut pour se rapprocher du ninja translucide et lui assener un bon coup de poing. L’âme face à lui tourna sa tête sur cent quatre-vingt degrés, ce qui émit un sinistre craquement. Certainement, un moyen pour le déstabiliser, toutefois, il en fallait un peu plus que ça pour mettre mal à l’aise l’étudiant après tout ce qu’il venait de « vivre », enfin de découvrir. Avant qu’elle ne ramène sa tête à sa position initiale, Iba sauta, s’élevant jusqu’à cinq mètres de hauteur. Les yeux dans le dos, l’âme en peine mit quelques secondes de plus à réagir, elles seraient amplement suffisantes pour Iba, qui créa des cercles aqueux autour de lui. Toujours en l’air il concentra son mental sur sa main droite, où naquit une sphère aqueuse, qu’il expédia sur son opposant. L’âme esquissa un pas de recul, joignant ses mains, et prononçant d’une voix d’outre-tombe.

[Ame en peine] «- Katon ! Ryuuka no jutsu ![Feu du dragon]

Un long souffle enflammé se dirigea vers la sphère d’Iba. Leur rencontre créa une nouvelle explosion, pleine de couleurs, ainsi qu’un nuage de fumée. Iba ne voyait plus mais peu lui importait, il savait pertinemment où se trouvait son adversaire. Se concentrant, cette fois-ci sur son poing gauche pour assener une importante frappe à son adversaire. La fumée se dissipait, Iba chutait, et ses pieds allaient bientôt retrouver la consistance du sol. Son ennemi était en vue, déboussolé. Iba visait la tête ; son poing entouré d’une lueur bleue s’abattit.
Au dernier moment, l’âme recula son pied gauche, désaxant son corps. L’effet obtenu fut l’esquive totale du geste d’Iba. Prit dans son élan, il frappa le sol sablonneux, soulevant une quantité de terre impressionnante. Son corps groupé, face baissée et le poing tendu et enfoncé dans le sol.
A peine avait-il tourné la tête pour conserver un contact visuel sur son adversaire que ce dernier l’attaqua avec un coup de pied visant son thorax. Iba prit appui avec son bras gauche planté dans le sable, soulevant ainsi sa masse et se dérobant à l’offensive. En équilibre sur son bras, il effectua une rotation sur lui-même, en positionnant pour se faire ses épaules sur un axe vertical, l’épaule droite au-dessus de l’épaule gauche, puis en effectuant un mouvement de bassin. Il raidit sa jambe gauche et donner un coup avec celle-ci. La frappe visait la tête, le ninja s’en protégea en croisant les bras au dessus de cette dernière, en guise de parade.
Iba était bloqué dans cette position pour le moins farfelue, l’âme en profita et lui donna un bon « chassez » dans les abdominaux. Par instinct, l’étudiant les contracta, mais il réalisa un grand « roulé-boulé » dans le sable à cause de la force de l’attaque.
Il était couvert de grains de sable et se remit fébrilement sur ces jambes. Quatre à cinq mètres le séparaient de son opposant. L’âme en peine rattaqua aussitôt, en bombant le thorax.


[Ame en peine] «- Katon ! Gokakyu no jutsu ![Technique suprême de la boule de feu] »

Une boule de feu filait en direction de l’étudiant. Iba apposa les mains sur la terre, concentrant le reste d’eau en suspension autour de lui, pour élever une barrière aqueuse de protection. Se fut une réussite, l’attaque n’avait pas passer son mur de protection, toutefois il avait perdu l’ennemi de vue ; l’erreur allait lui coûter chère. L’âme errante avait en effet profité de l’obstruction générée par la protection d’eau d’Iba pour le contourner et se retrouver ainsi dans son dos. La barrière se dissipa et l’aspirant remarqua la disparition de l’âme de son champs de vision. Instantanément, il se retourna, mais trop tard, elle était sur lui. Il encaissa un violent coup de poing dans la mâchoire, qui le propulsa à quelques mètres, la tête dans le sable, à plat ventre. Il se retourna sur le dos, il avait de la poussière et des grains de sable mêlés dans les yeux, un goût de sang dans la bouche.
Le ninja, face à lui, se cabra sur ses jambes, ferma sa main droite, contractant son bras. L’air l’environnant sembla se distiller, se déformer sous l’effet d’une force inconnue. Une fouet de flammes et de feu apparu, tenu fermement par son adversaire. L’âme en peine effectua un mouvement d’attaque avec le fouet, reculant son bras, armant son coup, puis frappant dans le vide.


*Que peut-elle bien espérer faire ainsi ?*

Iba le comprit vite et à ses dépends. L’arme s’allongea, jusqu’à avoir une portée suffisante pour attendre l’aspirant. Ce dernier roula sur lui-même, évitant ainsi le coup, dont la puissance et l’impact firent voler une imposante quantité de sable. Le fouet semblait embraser l’atmosphère.
L’objet reprit sa taille initiale mais l’âme réitéra son mouvement aussi sec. Iba effectua une roulade arrière « piquée », en poussant sur ces bras, de manière à s’éloigner le plus possible de la zone visée par l’âme déchaînée. Son antagoniste, le voyant s’échapper, tourna légèrement son poignet, ce qui orienta différemment le fouet. L’extrémité de l’arme vint alors s’enfoncer dans le sol. L’âme tourna une autre fois son poignet, néanmoins dans le sens contraire. L’extrémité du fouet sortit soudain de la terre, et s’enroula autour de la jambe gauche d’Iba comme s’il était animé.
Sur le visage de l’être translucide passa un rictus malsain qui n’eut d’autres effets que de le défigurer. Ces traits étaient tirés, tentant de conserver un semblant d’apparence humaine, sans grande réussite. Le ninja ennemi tira ensuite brusquement sur le manche de son arme, déterrant ainsi la partie enfouie de son fouet et propulsant notre jeune garçon « attaché » dans les airs.


*Il faut réagir !*

A l’envers, la tête en bas, Iba effectua machinalement des gestes pour lancer un jutsu. Il devait s’attaquer au porteur de l’arme, en espérant que le fouet disparaîtrait, une fois la concentration de son adversaire brisée.

- Suiton ! Suiryudan no jutsu !

Un dragon aux écailles argentées et aux griffes acérées fondit sur l’être errant, mais ce dernier abaissa son fouet, ce qui tira sur la jambe d’Iba. La concentration du garçon fut brisée et le dragon perdit sa direction et frappa lourdement le sol, sans causer le moindre dégât à l’âme. Iba, quant à lui, fut projeter au sol et s’encastra dans le sable, ce qui amortit sa chute et fit naître un écran de fumée et de retombée poussiéreuse. Ses côtes lui faisaient mal, la poussière le fit tousser, mais il devait se secouer sinon il allait y rester.
Derechef, l’âme leva le bras pour renouveler son attaque, cependant seul un bout de son fouet monta dans les airs. L’entrave qui retenait Iba venait d’être sectionné. La poussière et le sable en suspension dans l’air se dispersait, portés dans diverses directions par le vent. Seul restait Iba, debout, sa respiration saccadée, une main au dessus de son bassin, sur ses côtes ; son poing luisait faiblement et le visage du garçon reprenait peu à peu des couleurs. L’autre main, serrant le manche d’un katana à la lame bleue argentée. Le sabre brillait avec une grande intensité, il en devenait éblouissant. Il ramena l’arme au dessus de sa tête pour frapper verticalement. Son autre main, quitta ses côtes, pour venir se joindre à sa jumelle et prendre le pommeau. Il abattit son arme, un rayon de lumière, sifflant et déchirant l’air, entaillant le sable, fondit sur l’âme.


*Il ne pourra pas parer l’attaque avec son fouet.*

L’attaque fit mouche, soulevant sable et terre. Déjà la fumée disparaissait, Iba ne se posait pas la question de savoir s’il avait vaincu ou pas, il fonça vers la dernière position de l’âme, prêt à frapper avec sa nouvelle arme.

*…*

L’âme en peine était toujours debout, des sillons devant elle, creusés par ses pieds en encaissant l’attaque. Elle ne semblait pas avoir été touchée. Iba comprit immédiatement pourquoi, le ninja ne tenait plus un fouet mais un sabre de feu avec lequel il s’était sûrement protégé de l’offensive.
L’étudiant n’arrêta pas sa charge pour autant, sa lame fendit l’air en direction du buste de son opposant, qui contra l’assaut aisément. Les lames se croisèrent et les chocs faisaient vibrer tous les muscles d’Iba. L’aspirant attaquait sans relâche, non pas qu’il fut un fin épéiste, néanmoins sa volonté de vaincre pour survivre guidait son bras. Ses paumes brûlaient. L’âme effectua une large parade le repoussant d’un bon mètre. Les lames des deux adversaires se mirent alors à luire fortement, chacun désirant ardemment anéantir l’autre. De part et d’autre, un coup d’estoc, les katanas s’entrechoquant dans une déferlante d’énergie, se fendant complètement sous un tel impact.

La plage était totalement méconnaissable. Les deux protagonistes jettèrent respectivement le manche de leur arme brisée. Iba recula d’un pas pour ne plus être à porter de coups physiques de l’âme. Cependant cette dernière ne voulait pas en rester là et enchaîna aussitôt des gestes, bien qu’inutiles, de jutsus.


[Ame en peine] «- Ninpô ! Kamaitachi »[La lame du vent]

Iba recula de plusieurs mètres. L’aspirant avait du mal à rester sur ses deux jambes, des gravillons lui lacérèrent la peau. Il mit son bras gauche devant son visage dans une vaine tentative de le protéger. Ses habits tombaient en lambeaux, troués et déchirés par l’attaque. Ses muscles étaient endoloris, il n’avait pas le temps de se régénérer, enfin l’âme errante ne lui en laissait pas le temps. Il n’était plus aussi lucide et commençait à avoir des difficultés à analyser la situation, aucun doute possible, son esprit atteindrait bientôt ses limites.

*Je dois me dépêcher d’en finir. Il va falloir que je donne tout ce que j’ai, d’un coup.
Comment faire, vu mon état, je n’aurai droit qu’à un essai. Il pourra facilement esquiver mon assaut*


Pendant qu’il se livrait à ses réflexions, l’âme, commençait à recréer un fouet.

*Ce truc n’a donc pas de limite…
Qu’aurait fait Aku dans cette situation ?*


Se remémorer son frère mit un peu de baume au cœur du garçon. Cela lui rappelait son passé, avant que tout ne bascule et que ne disparaisse les êtres chers qu’il aimait tant. Il n’avait pas le temps de penser à autre chose qu’à son combat, il devait rester attentif. L’âme avait finit de matérialiser son arme et attaqua, toujours de la même manière, en allongeant le fouet, Iba. Ayant vu plusieurs fois l’attaque, il sut parfaitement quoi faire et il bondit sur le côté évitant allègrement le coup. Il roula sur son épaule gauche et se remit debout.

*Il faut que je l’immobilise…
Et je sais ce qu’aurait fait mon frère.*
, pensa-t-il avec un sourire en coin.
____________________

C’était une journée de printemps comme les autres. Les arbres commençaient doucement à s’éveiller de leur sommeil hivernal. Des bourgeons apparaissaient à leurs extrémités. Iba venait d’assister à la séance d’entraînement de sa sœur Naru pour le prochain tournoi chuunin, qui se déroulerait à Kiri. Aku était, aujourd’hui, le professeur plus que le frère. Naru semblait épuisée, tout le contraire d’Aku, bien qu’il vienne de réaliser un jutsu particulièrement compliqué. Un peu plus loin sur l’aire d’entraînement se tenait un rondin de bois prit dans la glace. Le frère d’Iba avait juste apposé sa main au sol et le morceau de bois avait été fait prisonnier par l’eau solide.

[Naru] «- Comment as-tu fait cela ?

Aku sourit, peu, néanmoins Iba distingua bien les formes pris par les traits de son frère. Il avait sourit. Il devait être heureux que malgré l’état physique un peu affligeant de sa sœur, celle-ci cherche quand même à en apprendre le plus possible.

[Aku]- Tu as de la motivation, aujourd’hui. Ça fait plaisir à voir…
En ce qui concerne la technique, elle se transmet via la terre. Le sol est composé d’eau, tu peux donc t’en servir pour augmenter la portée de tes attaques mais aussi pour créer la surprise, car l’adversaire ne pourra pas voir qu’il s’agit d’une attaque… »

____________________

Iba n’était plus totalement sûr des propos échangés ce jour là, toutefois, le fond restait le même. Le jutsu de son frère emprisonnerait les jambes de son opposant dans la glace. La technique idéale pour entraver les déplacements de l’âme en peine. Heureusement pour lui, il se trouvait dans les limbes et pouvait ainsi utiliser la technique grâce à un simple souvenir. S’il avait été dans le monde réel, il n’aurait jamais put réaliser un tel jutsu. Il ne connaissait pas les signes, puis tout les autres paramètres qui le composait. La complexité de ce sort le dépassait de beaucoup.

*Mais je suis dans les limbes…

Il va falloir mettre le paquet.*


[La suite est en cours de réalisation...]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Lun 27 Fév - 20:09

[dsl j’ai dû faire 2 petit posts parce que cela ne passais pas en un seul]

L’aspirant se concentra alors pour accumuler le plus d’énergie possible. Ses membres se contractèrent, il serra les dents, gardant un regard froid et dur posé sur son adversaire. Son esprit s’ouvrit, son âme effaça ses craintes, les deux s’unirent pour lui donner la force, sa force. Il sentait l’énergie se déplacer dans son corps, puis s’extérioriser, l’entourant d’une aura couleur azur. L’âme errante émit un grognement sourd, se doutant que le garçon préparait un mauvais coup. Dans le moment même, elle attaqua avec son arme enflammée, qui claqua dans les airs. Iba vit l’attaque, cependant il ne chercha pas à l’éviter. Plusieurs centimètres de glace recouvrait entièrement son bras gauche. La frappe visait la tête de l’étudiant, qui ne bougeait toujours pas, jusqu’à ce que, la pointe du fouet soit à sa portée. D’un revers du bras gauche, il para le coup. Le fouet se gela immédiatement puis vola en éclats. Iba était prêt. On distinguait à l’œil nu l’énergie brute s’échapper des pores de sa peau. Il fit plonger son poing sur le sol, posant, pour se faire, le genoux gauche sur la terre, et hurlant :

«- Bouffes ça !!!
Suiton ! Les arcanes hivernales ! »


Son poing s’écrasa dans un fracas infernal sur le sol. Peu de temps après, l’âme en peine était prit au piège dans un énorme bloc de glace. L’eau solide, l’emprisonnait des jambes jusqu’au buste, ainsi qu’une partie de ses bras.

*Maintenant !*

L’aspirant recula son bras droit, écartant les doigts, comme pour agripper une balle. Un tourbillon d’air vint se condenser dans sa main, prenant une forme sphérique. L’orbe fut ensuite recouvert de glace. L’intense froid dégagée par Iba était tel que le sable, sous ses pieds, gelait. Le garçon ramena violemment le bras devant lui, relâchant la boule d’énergie en direction de l’âme en peine. La sphère éclata au contact de l’ennemi, l’enfermant dans un tombeau de glace. Iba sentit aussitôt l’éreintement le prendre, il était exsangue, complètement vidé. Son deuxième genoux rejoint le premier, contre le sol froid. Devant lui, un bloc de glace de deux mètres sur deux mètres. Il avait du mal à reprendre son souffle, sa tête tournait et lui donnait des vertiges. Il se retint de vomir. Il hésitait encore à savourer sa victoire.

*J’ai gagné ?*

Le silence était revenu sur la plage dévastée. Il baissa la face, fixant d’un regard vide, ses genoux. Une minute déjà, soudain un bruit vint troubler la paix qui s’était installée sur la rive des limbes. Iba n’osait pas relever la tête. Il y eut un autre bruit, puis encore un, suivi d’un autre. Iba tremblait de tout son corps, tétanisé par la terreur.

*Non, ce n’est pas possible…
Je t’ai vaincu.*


Il finit par se redresser. Face à lui, la glace se fendillait. Des larmes de rage se mirent alors à couler sur les joues d’Iba. Il se sentait si faible, si las. Il ne pourrait pas faire face encore une fois. Il avait tout donné dans sa dernière attaque, mais apparemment cela ne suffisait pas. Les morceaux de la prison de glace de son adversaire tombaient, toujours plus gros, toujours plus vite. Une ligne rouge fracassa le dôme du sarcophage incolore. C’était le fouet de son adversaire. Plus d’hésitations possibles, l’âme vivait encore.

*Pourquoi ? Pourquoi ?…*

«- POURQUOI ! », cria-t-il à s’en casser la voix.

Les larmes coulaient à flots sur le visage du garçon. Une crampe le prit à l’estomac, la peur de mourir. Il devait fuir, il voulait fuir mais ses jambes refusaient de le porter. L’âme en avait presque finit avec ses entraves, Iba voyait à présent son visage, qui n’avait plus rien d’humain ; déformé par la haine et l’envie de tuer.

*Fuir…vite et loin.

Iba s’appuya sur ses bras. La glace qui les recouvrait quelques instants auparavant avait disparue, fondue. Il essaya de se lever, son pied ripa et il glissa contre le sol. Il recommença avec un peu plus de succès cette fois. Il resta juste à l’âme à dégager son avant bras gauche et ses pieds pour faire disparaître tout trace du jutsu de l’étudiant. Iba voulait courir, il n’arrivait guère mieux qu’à tituber, manquant de trébucher à chacun de ses pas. Il ne voyait plus l’âme en peine, maintenant dans son dos. Le garçon tentait de gagner le couvert offert par l’amas rocheux de la plage. Derrière, il pourrait s’y cacher. Il ne faisait que retarder l’inévitable. Il se rapprochait de son sursis, quelques pas encore. Un sifflement, Iba sauta sur le côté, ou plutôt tomba sur son côté gauche. Le fouet de l’âme aplanit le sable sur sa droite. Il rampa aussi rapidement qu’il le put pour s’abriter derrière un rocher. Une fois caché, il se déplaça encore parmi le décor rocailleux. Un caillou de trois mètres de haut vola en miettes sous la frappe du fouet. Iba n’imaginait que trop bien ce qui se passerait si, par malheur, le fouet venait à le toucher. Cette pensée le fit frémir. Il continua à se décaler, à moitié en rampant et à quatre pattes, le long de la protection naturelle, pour mettre de l’écart entre lui et le rocher fracassé. Celui juxtaposant ce dernier vola lui aussi en morceaux, puis un autre, explosa ; il était situé à l’opposé du premier. L’âme semblait prendre un plaisir sadique à ne pas venir le chercher et à lui couper toute voie de retraite. Iba n’avait plus la force de soigner ses blessures. Sa tête chancelait.

* Je vais créer un portail pour t’envoyer dans les limbes ; une fois que tu y seras, je ne pourrais plus t’être d’aucun secours. Tu devras juste compter sur toi même.
Je suis seul…personne ne viendra me sauver…
Je vais mourir ainsi ? Ici sur cette plage grise ?


Iba était résigné, s’avouant battu, vaincu. Il ne pouvait pas faire face à un tel être. Il n’avait réussit qu’à le toucher une seule et unique fois, en utilisant toutes ses forces. Que pouvait-il bien espérer faire maintenant, dans son état ? C’était dérisoire de penser pouvoir encore gagner. Il ne pouvait pas s’enfuir non plus, l’âme le rattraperait aussi sec. Les rochers continuaient à exploser un par un, à intervalle régulier. Iba ne bougeait plus.

*Il s’entraîne dans les limbes depuis des années, voire plus si ça se trouve. Je n’ai vraiment aucune chance de le battre. Ce n’est pas un adversaire à ma portée.

Iba ne s’en rendait pas compte ; le bout de ses pieds, ainsi que ses doigts, s’émiettaient, flottant dans l’air, porté par le vent. Les rochers avaient arrêté d’exploser.
Iba ne pouvait le voir, mais l’âme en peine de l’autre côté, de la barrière naturelle, aspirait les miettes qui composaient quelques instants avant, le corps du jeune garçon.
Iba n’avait plus de pieds, ni de mains. Il ne l’avait toujours pas remarqué. Il ne pouvait pas le remarquer, son esprit et sa volonté étaient brisés, son âme avait cessé de croire. Une partie de sa tête disparue à son tour, sa raison devint vacillante.


*Pourquoi suis-je ici ?

Qu’est-ce que je fais sur cette plage ? Comment suis-je arrivé dans cet endroit ?

Je m’entraînais, et j’ai dépassé mes limites…pourquoi ai-je fait pareille chose ?

Je souhaitais devenir ninja…Pourquoi ?…
Pour moi ?

Non. Pour ma famille, pour leur honneur, pour laver mon nom.

Quel est ce nom ?*

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Lun 27 Fév - 20:10

[j'ai dû faire deux posts, car ça passait pas en un seul. Attention, là, vous êtes à la deuxième partie du post...Smile ]

Il ne restait plus rien des jambes du garçon, ainsi que de son bras gauche, totalement volatilisé. De son visage, il ne restait qu’un œil, une partie du nez, sa bouche et son menton.

«- Je m’appelle Iba…Iba Hiyori. »dit-il dans un murmure.

* Je ne comprends pas comment on peut encore accepter ta présence dans cet immeuble. Tout ce que devrait avoir un enfant de ton nom, c’est le droit de mourir dehors, dans le froid et la glace de Kiri!
Réprouvés…*


«- Je ne peux pas encore mourir. Non…pas encore, pas ici, pas maintenant. »

Lentement, son esprit devint plus clair, fragment par fragment, ses membres réapparaissaient, reprenant consistance. Un hurlement de frustration. Si les limbes avaient recelé une quelconque forme d’oiseaux, Iba était sûr qu’il en aurait vu décollé des dizaines. Le garçon eut un rire nerveux ; son adversaire n’avait pas l’air d’apprécier le raffermissement de son âme. L’âme rugissait, vociférait sa rage de voir son salut s’échapper. Le fouet se rabattit de plus belle sur les pauvres roches. Iba réfléchissait, quoique difficilement, au vue de son piteux état. La fuite était exclue d’office. Sa condition déplorable et ses réserves d’énergies à zéro lui empêchaient aussi de se battre. Que pouvait-il bien faire ? Il faillit retomber dans l’état léthargique dont il avait juste réussit à échapper à l’emprise. Il se releva douloureusement, s’éloignant légèrement de l’abri éphémère que lui offrait les pierres sombres. Il prenait soin de rester masquer derrière elles. Il avait encore besoin de temps. Le jeune garçon le voyait s’écouler en même temps que les rochers disparaissaient dans un brusque nuage de fumée.

*Impossible de le battre en combat singulier…et toujours pas de Charon en vue…*

Soudain, une idée salvatrice…puis un faible sourire. Il allait devoir ruser. Néanmoins il lui fallait quand même un peu d’énergie pour mettre son plan à exécution. Il espérait que la technique « limite de chakra » de son senseï fonctionnait aussi dans les limbes. De toute façon, il n’avait plus le temps de douter ou d’essayer, le nombre de pierres bienfaitrice s’amenuisaient, il fallait passer à l’action ou « à la casserole ». La décision fut vite prise. Un gros morceau de roche vola en éclat, Iba s’élança gauchement, pour une ultime tentative, profitant de l’écran de fumée généré par la destruction du roc.
Iba sortit du nuage en courant, aussi vite et bien, que lui permettait ses membres endolories, en direction de l’âme. Elle frappa avec le fouet, qu’Iba esquiva en se décalant vivement sur sa droite. L’âme errante ricana, tournant son poignet. L’extrémité du fouet ne toucha pas le sol et repartit en sens inverse, attaquant dans le dos, Iba. Surpris, il ne vit pas le coup lui transpercer la cage thoracique.
Des bruits de courses, l’âme détourna instantanément son regard de sa victime, en direction de ces sons de mouvement, pour voir un autre Iba lui foncer dessus. L’âme ne comprenait pas. Qui était celui qu’elle venait d’empaler sur son puissant fouet de flammes. Un clone…
L’âme venait de se faire avoir, Iba était à portée de frappe et elle ne pouvait l’attaquer avec son fouet. Mais l’esprit errant n’avait pas dit son dernier mot, il lui restait encore son bras gauche, qui s’embrasa, ainsi que l’air autour pour venir frapper durement le garçon, avant que celui-ci n’ai eut le temps de faire le moindre mouvement supplémentaire. Il disparut à son tour disparut en fumée. Un autre clone…
Il venait de se faire duper. Il cherchait du regard son adversaire, tournant sa tête sur sa droite…rien si ce n’est le fleuve et la rive des limbes. Puis sa tête pivota à gauche, un dragon aqueux était sur lui, derrière se tenait le jeune étudiant de Kiri.
Le jutsu ne ressemblait pas vraiment à un dragon aqueux, mais plus à un jet d’eau avec une gueule et des crocs, cependant l’état désastreux d’Iba ne lui permettait pas de faire mieux. Les deux clones avaient détournés son attention, il venait de se faire piéger. La mâchoire du dragon se resserra alors sur son poitrail. Puis il s’éleva dans les airs, empêchant l’âme de se servir de ses jambes et faire opposition avec. Le dragon se dirigeait vers le fleuve. L’âme empoigna fermement son fouet, et d’un mouvement sec, il entoura la forme censée représenter un majestueux reptile. Le dragon et l’âme avait quitté la berge. Le fouet se contracta et fit exploser la matérialisation aqueuse. L’âme tomba dans l’eau dans un bruit fort.


* Le fleuve t’attire inexorablement vers le fond et tu en restes à jamais prisonnier, puisqu’il est impossible de mourir deux fois.
Je t’ai eu…*


Iba espérait que le vieux avait dit vrai, sinon…
Le visage de l’âme émergea des flots. Elle hurlait, à la fois de frustration et de peur…
Des mains, des bras entiers jaillirent alors de l’eau, empoignant l’âme qui se débattait furieusement pour s’échapper. C’était impossible, les mains étaient toujours plus nombreuses, l’esprit en peine fut vite submergé et finit par être emmener au fond des flots.
La surface redevint calme. Seuls les marques sur la plage marquaient encore le récent combat. Le silence était revenu. Iba pleurait, tremblant de tout son corps. Il avait survécu. Il s’effondra sur le sol, en proie à des spasmes. Il était encore sous le choc, tant physiologique que physique. Il s’agissait de son premier combat, à « mort » qui plus est. Les larmes n’en finissait plus, ses yeux étaient rougis par ses pleurs. Il avait maintenant le hoquet, et à chaque sursaut, tous ses muscles gémissaient d’une seule et même plainte commune. Le jutsu « limite de chakra » n’avait rien arrangé à l’affaire. Il avait eut si peur. Iba ne réalisait pas encore qu’il venait de vaincre. Il n’était nullement le gagnant du combat. Il était juste le survivant. Il cria, comme prit d’une douleur fictive, pour extérioriser sa peur, refouler jusqu’à présent. Son cri fini par mourir dans sa gorge, il ne restait rien du combattant froid et méticuleux qu’il avait été durant le combat. Il était redevenu, Iba, le petit garçon, fils de Yui et Izaki Hiyori. Comme il aurait voulu qu’ils soient là, présent avec lui, pour lui dire que tout était fini. Il empoigna le sable, et le compressa de toutes ses forces, pour se prouver, pour se dire : «Tu es encore vivant ».
Il s’apprêtait à sombrer dans l’inconscient, néanmoins il s’en retint, au dernier moment.


*Les autres âmes doivent toujours être à mes trousses…je ne peux pas rester ici.*

Il lui fallut deux bonnes minutes pour se relever. Une loque humaine aurait fait meilleure figure que lui. Il ne savait pas où il devait aller, quelle direction prendre, toutefois il devait bouger, priant intérieurement que le destin ne lui joue pas d’autres funestes tours.
Iba marchait, depuis des heures, inlassablement. Trébuchant, tombant à de maintes reprises ; parfois ne se relevant que plusieurs minutes après, mais il continuait, la peur de rencontrer une fois de plus des âmes en peine lui donnait la force d’avancer. Son esprit était brumeux, il croyait voir une jeune femme devant lui. De mémoire, elle ne lui rappelait personne. La peau ivoire et nacre, les cheveux dorés, blonds, vêtu uniquement d’une toge blanche, qui soulignait plus ses formes, qu’elle ne les masquait. Etrangement, elle tenait un katana à la main. Pourquoi voyait-il ce mirage ? Avait-il une signification. Iba sortit de sa torpeur lorsqu’elle lui adressa la parole, réalisant qu’il ne rêvait pas.


[Maï] «- Je suis Maï, deuxième gardienne du Grand Royaume. »

Elle disparut du champs de vision du garçon sitôt sa phrase achevée. Où était-elle passée ? Une sensation de chaleur l’envahit. Quelque chose de doux et chaud coulait sur son corps. Il baissa les yeux, il avait une lame en travers de son ventre. La lame ressortait par son abdomen, ce n’était pas une illusion. La femme se tenait derrière lui, elle venait de le transpercer. Sa vue se troublait, ses jambes vacillèrent, suivi de peu par la sensation du sable contre sa joue. Ses forces le quittèrent, il sentit le froid s’emparer de lui. La Mort venait le chercher.

[Maï] «- Les âmes impures ne peuvent prétendre rencontrer Charon et accéder au Grand Royaume. »

[suite et fin au prochain post normalement...(et tout de suite une courte page de pub-->ok je sors)]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mer 1 Mar - 23:49

On venait de demander à Shinobu de s’éloigner du lit d’Iba, toutefois, il n’était pas sortit pour autant de la salle et s’était posté dans un coin, observant, impassible. L’étudiant était pris d’une violente crise, bien pire que toutes les autres. Il se contorsionnait dans toutes les sens, se cabrant sur lui-même, inspirant énormément d’air comme s’il manquait de s’étouffer. Ses mains gesticulaient de manière hétéroclite, parfois lors d’un spasme, elles enserraient les draps du lit. Ses paupières s’ouvraient par moment, ses yeux se révulsaient alors, malgré que son regard fusse totalement vide. S’il n’avait pas été attaché, il aurait très certainement assommé une infirmière, d’un geste incontrôlé. La crise continua, mais en plus des spasmes, Iba se mit à tousser, crachant son sang. Le médecin et les deux aides soignantes à ses côtés, essayant tant bien que mal, d’apaiser les souffrances du garçon. Ils lui injectèrent une forte dose de tranquillisant, de la morphine, entre autre. Shinobu restait aussi calme que l’eau qui dort, nul trouble ne se lisait sur son visage.

[Shinobu]* C’est inutile…
Son mal n’est pas physique mais mental, vos calmants n’y peuvent rien. Iba est en train de mourir…*

____________________

Iba gisait sur le sol granuleux de la plage, se noyant dans son propre sang. Il avait froid, il ne sentait plus ses jambes. Sa vie semblait vouloir le quitter. Ironiquement, il n’aurait pas beaucoup de chemin à faire, son âme se trouvait déjà dans les limbes. Il distingua des mouvements près de lui, est-ce son agresseur, où plutôt son assassin ? Il n’apercevait que des formes indistinctes. Il n’avait plus mal, la douleur avait disparu peu de temps après s’être effondrer, seul le froid restait, immuable et total. Il pensait à sa famille, ses parents, son frère, ses sœurs. Il allait finalement les rejoindre un peu plus tôt que prévu. Il se remémora le jour où tout son petit monde s’était écroulé, ce jour maudit et tant haï. Puis lui revinrent les insultes, les brimades, les privations.

*C’est ici qui ma vie s’achèvera ? Sur la plage…c’est bien, je ne me voyais pas mourir ailleurs…

Mon nom restera à jamais entaché…


Certes, il restait bien des Hiyori à Kiri, mais ils devaient tous être de la trempe de son oncle. Iba ne fondait aucun espoir sur eux. Ces gens là n’ont pas le moindre amour propre, on pouvait les traîner dans la boue, ils ne réagissaient pas et ne réagiraient sûrement jamais.

*Je vais mourir…*

Une voix aux intonations masculines se fit alors entendre. Iba parvint à entendre, du fait de la proximité de la voix.

[???] «- Non. Tu ne vas pas mourir. Tout du moins pas, pour le moment.
Maï, je ne peux pas le purger de ses mauvaises actions. Tu sais ce que cela signifie ?


[Maï]- Comment ?…Yukihiko…tu en est sûr ?

[Yukihiko]- Certain. »

Iba poussa un cri sourd, on retirait la lame de son corps. Le froid se fit moins intense, sa vue revenait peu à peu, la douleur aussi. Que ce passait-il ? La femme, la dénommée Maï, venait de le mettre sur le dos. Elle tenait agenouillé à côté de lui, l’arme ensanglantée dans sa main. Qu’allait-elle faire ? Elle posa sa main sur la plaie béante d’Iba. De l’index, elle souligna la blessure du garçon dans toute sa longueur. Puis elle se releva, mit son arme à l’horizontale, la pointe vers le ciel.

[Maï] «- Yukihiko, soignes-le. »

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’arme se mit à scintiller, et répondit à la jeune femme.

[Yukihiko] «- Tout de suite, Maï . »

Le sabre se mit alors à s’assombrir, les blessures d’Iba disparaissaient une par une. Il sentait la vie revenir habiter son petit corps. Le froid le quittait, remplacé par une douce chaleur. La lame était presque devenue totalement noire ; Iba n’avait plus aucune trace de blessures, pas de cicatrices, rien. Il était toujours aussi exténué, mais physiquement, il se portait à ravir.

[Yukihiko] «- Voilà, c’est fait, j’ai guéri ses blessures physiques, néanmoins je ne peux rien pour sa fatigue. Maï acquiessa d’un signe de tête.
Je suis étonné que tu n’es pas déceler le fait qu’il soit encore vivant…

[Maï]- Effectivement, je ne l’ai pas senti. Mais il faut dire que des cas comme lui, on en voit pas tous les jours…
Jeune homme, bravo. Depuis que je suis la gardienne de la deuxième porte, c’est simplement le troisième fois que je vois quelqu’un dans ton cas. Non pas qu’il y en ai peu, loin de là, ce que je veux dire c’est que tu es le troisième à arriver à la deuxième porte, encore vi…enfin on se comprend. »


Elle adressa un sourire à Iba, ce dernier ne lui rendit pas. Il était totalement chamboulé, trop de choses venaient de se produire en si peu de temps. Celle qui avait faillit être son bourreau lui souriait à présent, il ne savait plus où il en était. Que faire ? Quelle attitude adopter ? Tout ce qu’il désirait à présent c’était dormir. Elle semblait percevoir son trouble et malgré ses dehors de jeune femme, on devinait une entité bien plus ancienne et aguerrie.

[Maï] «- Je vois…
Mon rôle consiste à purger les âmes des défunts de leurs pêchés avant qu’il se rendent dans le Grand Royaume. Je me sert de Yukihiko pour cela, c’est lui qui aspire les péchés et comme je t’ai pris pour un mort…
Je tenais nullement à te tuer…


Iba hésitait encore, il n’avait plus envie de réfléchir. Soudain son visage devint livide, ses muscles se remirent à trembler. Sur la plage, se dirigeant vers les deux individus, des âmes en peine, certainement le groupe qui pistait Iba depuis le début. La masse grossissait à vue d’œil. Ils étaient plus nombreux que la dernière fois, au moins une vingtaine.

«- Des…des…des âmes en peines.

[Maï]- Oui, j’ai senti leur présence., dit-elle en se retournant
Ne t’inquiètes pas. Mon second rôle est d’empêcher les âmes errantes de passer la seconde porte »

Elle leva la main, l’air se mit à vibrer et les âmes à l’avant du groupe se mirent à hurler de souffrance, dans un concert cacophonique. Subitement, elles implosèrent, poussant une ultime plainte. Les âmes qui se trouvèrent à l’arrière du groupe se mirent à douter et préférèrent s’enfuir. Maï ne fit rien pour les retenir.

« - Les âmes qui ont explosé, que leur avez-vous fait ? Vous les avez tuées ?

[Maï]- On ne peut pas mourir deux fois…
Pour répondre à ta question, je les ai envoyé à l’opposé de notre position, dans les limbes.


- Mais alors pourquoi semblaient-elles souffrir ?

[Maï]- Je n’ai pas dit que ce procédé de téléportation était indolore. »

Iba restait dubitatif. D’un geste, Maï était venu à bout d’une dizaine d’âmes en peine, alors que lui…Elle ne lui laissa pas le temps de continuer sa réflexion.

[Maï] «- Il n’est pas bon qu’une âme comme toi reste dans les limbes, cela perturbe l’équilibre de ce monde. Dépêches-toi de passer la porte. »

Iba se releva, frotta rapidement ses restes de vêtements pour en enlever le sable qui s’était collé contre son sang. Puis il chercha la porte du regard. Il n’y avait rien, juste la plage, à perte de vue, et le fleuve sur sa droite. Il se tourna sur lui-même, et continua sa recherche, toutefois, il ne vit rien qui ressemble à une porte, ni même quelque chose qui fusse un tant soit peu incohérent avec le décor. Il regarda Maï, qui le dévisageait elle aussi, elle ne devait pas comprendre pourquoi il gesticulait ainsi.

«- Je ne vois pas la porte…,dit-il légèrement honteusement

[Yukihiko]- Maï, ne me dis pas que tu as encore oublié… »

La jeune femme sortit de sa rêverie, et son visage pris un air confus. Elle se tourna vers Iba, affichant un sourire désolé. L’étudiant crut qu’il avait, face à lui, un ange. Elle avait les yeux bleus cristallins. Il venait de le remarquer, néanmoins aussi beau et profond soit son regard, Iba ne pouvait en chasser l’éternité et l’âge sans fin qui s’y trouvais. Il finit par détourner les yeux.

[Maï] «- Je suis désolé…

- Ce n’est rien., chuchota le garçon, intimidé.

La gardienne s’avança de quelques pas. Elle commença à réciter une formule compliquée mais constituée de mots et de sons mélodieux. Elle ne parlait pas, elle chantait. Il y avait une harmonie dans le langage, c’était enivrant. Elle continuait, tranquillement, passant sa main au dessus de la terre sablonneuse, comme pour l’encenser. Iba aurait put rester des heures durant à l’écouter. Les tonalités montaient parfois dans l’aigu, sans pour autant en devenir strident, elles berçaient l’aspirant. Il se sentait bien, en sécurité, au près de cette inconnue à la voix divine. Ses paroles semblaient pouvoir apporter l’oubli et panser les blessures du cœur du jeune garçon. Maï s’arrêta, elle avait fini ; cela fit le même effet qu’un électrochoc au garçon, qui ne put empêcher de laisser couler une larme.

*C’était tellement beau.*

De fines pousses d’arbustes apparurent devant la jeune femme, à l’endroit où sa main était passée. Elles se mirent à croître, à proliférer, à se développer. Des tronc entiers jaillirent du sol, couvert de lianes, de lierres et de mousses, pour finalement stopper leur croissance à quatre mètres de hauteurs. Là, les deux plus gros troncs, séparés par trois bons mètres, se plièrent, l’un sur la droite, l’autre sur la gauche. Leurs branches se joignirent, pour ne plus former qu’un seul et unique tronc, en forme d’arche.
Iba n’en croyait pas ses yeux, la porte se tenait dressée devant lui. Elle était uniquement constituée de matériaux végétaux. Par endroit, on pouvait voir des fleurs aux couleurs exotiques et aux parfums tropicaux. Maï écarta ses bras pour les positionner en forme de croix. Elle lâcha son sabre, Yukihiko. Celui s’envola, en direction des arbres nouvellement levés, puis il se fondit avec eux. Des pans lumineux apparurent alors, parmi les arbres, délimitant les contours d’une forme rectangulaire : la seconde porte menant au royaume des Morts.
Les arbres s’écartèrent pour découvrir complètement la porte qui donnait sur une autre partie des limbes. De l’autre côté se trouvait toujours la plage, cependant, il faisait plus sombre que sur cette partie de la plage. Maï pointa du doigt l’horizon, elle désigna une petite construction en bois, un ponton.


[Maï] «- C’est là que tu rencontreras Charon. Je tenais à te prévenir aussi…
Charon est un million de fois plus fort que moi…
Et encore je me demande si je ne le rabaisse pas un peu.

Te voilà prévenu. Et maintenant va ! »


Iba remercia la gardienne d’un signe de tête et passa la porte. Il touchait au but.

[C’est pas la fin, même si je l’avais annoncé. Il reste un autre post…parce que le tout ne rentrait pas dans un seul…bref ça arrive bientôt
Ah j'allais oublié...dsl Hyrungo Razz (re private joke)]
____________________

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Jeu 2 Mar - 21:54

Iba avançait lentement, sur la plage au sable fin et sombre. Devant lui se dressait un ponton en bois. Il se retourna, la deuxième porte des limbes avait disparu, emportant avec elle, sa gardienne et son arme extravagante. Il était seul, fatigué, sale, mais vivant.
Il regardait les alentours. Il n’y avait rien, juste du sable et le fleuve. Pas un arbre, pas une pierre, aucune trace de vie, sous quelque forme quelle soit. Iba sifflait, sous l’effet de la nervosité, crée par l’atmosphère morbide dont la plage était imprégnée.


*Il n’y a pas âme qui vive ici.*

Iba sourit intérieurement. Comment pouvait-il penser à des jeux de mots dans une telle situation ? Etait-ce la peur de l’inconnu, l’accumulation de la tension et du stress, qui le poussait à avoir cette attitude. Tout semblait figé, arrêté dans ce monde. Il n’y avait pas de bruit, pas de vent. Le soleil était inexistant, sa lumière diffuse par les épais nuages qui couvrait la plage. Ce monde était froid et mort. Seul sa présence troublait l’ordre des choses établies ici bas.
Il atteignit enfin le ponton. Il n’y avait personne. Iba monta dessus et s’avança jusqu’à son extrémité, dont les fondements plongeaient dans l’eau verdâtre. Il s’assit sur les lattes de bois et se résolut à attendre. Maï lui avait dit qu’il trouverait Charon aux alentours du ponton, il patienterait donc.
Il n’eut pas à languir très longtemps. En effet, au bout d’une dizaine de minutes, une faible lumière apparut sur les flots devenus alors brumeux. Elle se rapprochait mollement. Elle finit par être accompagner du bruit d’une barque fendant l’eau avec sa proue. La brume était devenue encore plus épaisse, on ne distinguait plus rien au-delà de dix mètres. Les bruits d’embarcation sur l’eau se firent plus intenses. Une forme de barque commença à se dessiner. Il y avait quelqu’un, ou quelque chose dessus, qui tenait une quille et l’utilisait pour faire se mouvoir la petite esquif.
Au fur et à mesure, la forme devint une ombre noire. Elle se précisait au fils des mètres. C’était humanoïde, à n’en pas douter, quoi qu’un peu voûté. Iba pensait qu’il s’agissait d’un homme, de par la largeur d’épaules de l’individu. Ce dernier était enroulé dans une grande robe noire. Il était encapuchonné de telle manière que l’on ne puisse pas voir son visage. Les manches de son habit étaient trop longues et ne laissait pas dépasser ses mains.
Dans un léger crissement, la barque fut stoppé par un banc de sable sous-marin, à un bon mètre du ponton. L’homme, si s’en était bien un, se saisit alors de la quille, la sortit de l’eau du fleuve. Instantanément, dans un déluge pyrotechnique aux couleurs oscillants entre le blanc et le noir, l’objet se transforma en un long sceptre en or et pierres précieuses, surmonté par un joyau aux teintes ocres et ténébreuses. Iba recula de quelques mètres. La forme s’éleva dans les airs pour redescendre tranquillement sur le ponton. L’aura qui l’entourait distordait l’air, la puissance qui se dégageait de la silhouette était insoutenable.


[Charon] «- Je suis Charon, troisième gardien du Grand Royaume, et nocher des morts. », dit la forme, d’une voix neutre, sans âge, indescriptible.

Au premier mot, Iba s’effondra à genoux, les mains sur les oreilles. Chacune des paroles prononcées par cet être était un supplice. Ces mots l’écorchaient littéralement, il avait l’impression qu’une lame transperçait son esprit dès qu’un son était articulé. L’étudiant se replia sur lui-même, bouchant à s’en faire mal, ses appareils auditifs. Il était en sueur, le souffle roque, comme s’il venait de fournir un effort physique intense. Il avait crut que cette forme noire pouvait être un homme, maintenant il était sûr que cela n’avait rien d’humain.
Il dût aussi détourner le regard de l’être, qui se tenait devant lui, de peur de se brûler les yeux. Iba avait peur, pas la même peur qu’il avait ressenti lors de son combat contre l’âme en peine. Non, c’était beaucoup plus intense, son combat à mort lui semblait être un divertissement comparé à ce qu’il vivait en ce moment. Il n’arrivait même plus à penser, son esprit s’embrouillait.


[Charon] «- Que veux-tu, âme d’Iba Hiyori ?

Iba rejeta sa tête en arrière, puis s’agrippa les cheveux comme pour se les arracher, poussant un cri de douleur. Une seule phrase, une seule phrase avait suffit. Iba avait l’impression d’être torturé, comme si des milliers d’aiguilles lui étaient enfoncées dans tous ces centres nerveux. Cette souffrance n’avait rien de comparable. Il rabaissa sa tête, son front presque collé contre les lattes de bois du ponton. Soudainement, Iba vomit, une substance translucide, parsemé d’éclats rouge. Il tremblait, et s’essuya maladroitement la bouche et le nez avec son avant bras droit. S’il avait encore un temps soit peu d’esprit critique, il se serait demander comment le dénommé passeur connaissait son nom. Il aurait voulu s’exprimer, expliquer son problème, pourquoi il avait parcouru tout ce chemin, mais il en était incapable. Ses forces l’avaient quittées promptement, la simple présence de cet être avait réussit à les dissiper. Maï et le vieux ne mentaient pas en prétendant que sa force n’avait pas d’égale. L’aspirant ne parvenait pas à calmer ses tremblements, qui s’intensifiaient. Il devait dire quelque chose, sinon, il aurait fait tout ce périple inutilement. Rassemblant les restes éparses de sa conscience, il tenta de formuler une phrase.

«- Je…je…veux…vivre. »

Le jeune garçon cracha à ce moment-là du sang et ne put en dire plus. Son regard fixait toujours les planches de bois, il ne savait pas si Charon le dévisageait, où s’il faisait autre chose. Il ne voulait pas y penser, il espérait simplement que la tourmente s’estompe. Son souhait fut réaliser durant quelques secondes…seulement.

[Charon] «- Effectivement…tu pourrais prétendre retourner à la vie…
Puisque ton âme recèle encore une flamme d’existence… »


Iba se tortillait maintenant sur lui-même, en émettant des couinements de désespoirs. Charon semblait passer outre.

[Charon] «- Néanmoins je pourrais te tuer, et l’affaire serait régler…tu ne perturberais plus l’équilibre fragile de ce monde… »

Une plainte mourut dans la gorge du garçon, du sang coulait de ses oreilles et de son nez. Charon leva le bras, et l’aspirant s’éleva, à la verticale, dans les airs, à hauteur du visage caché de l’entité. Le simple fait de voir la forme du passeur fit vomir Iba, une seconde fois. Charon ne réagit pas.

[Charon] «- En y réfléchissant je n’ai aucun intérêt à te tuer maintenant…
Tu va m’être utile…
Je vais te renvoyer dans le monde des vivants mais à une condition…
Tu dois me rapporter…
[un triple cheeseburger, sauce ketchup, avec une maxi grande frite et un double coca…lol]
…un nanorion. Le passeur marqua une courte pause
- Il s’agit d’un cœur de démon, mais pas n’importe lequel. Tu devras me ramener le cœur d’un Obsidien, aussi appelé Haut Diable. Je ne te cache pas qu’il s’agit des démons les plus puissants résidant dans les abysses… »

Iba s’attendait à voir sa tête explosé d’un instant à l’autre, sous la souffrance et la douleur que lui infligeaient les paroles. Il n’avait pas l’envie, ni la force de réfléchir à la proposition de Charon. S’il voulait vivre il devait accepter, toutefois, aller tuer un démon n’était pas forcément une idée lumineuse pour s’assurer une vie longue. Iba prit la parole, ses lèvres se gercèrent, puis se mirent à saigner, fendues de toutes parts.

«- Je…ne…serais pas…assez…, une violente crise de toux le pris.
…assez…fort.

[Charon]- Tu me plais…même dans cette situation, tu arrives à conserver un semblant de réflexion…
Voilà qui devrait t’aider…


Charon découvrit sa main droite. Une main décharnée, squelettique. Il l’avança vers l’épaule d’Iba, qui flottait toujours, maintenue par une puissance inconnue et invisible. D’un geste fluide, le passeur enfonça son index dans le cœur du garçon. Ce dernier hurla de douleur. Il fut prit de violentes convulsions et de nausées, cracha des quantités phénoménales de sang. Il était près à sombrer dans l’inconscient, mais quelque chose l’en empêchait, certainement l’esprit du nocher. Il recula sa main, mais son index resta figé dans le haut de la poitrine de l’étudiant et s’y enfonça dans des souffrances incommensurables.

[Charon] «- Tu n’as d’autres contraintes de temps que ta propre vie…
si tu venais à échouer ou essayer de me duper, je t’empêcherais d’accéder au Grand Royaume, t’obligeant à errer pour l’éternité dans les limbes, et je réserverai le même sort à ta descendance…
Et maintenant, retournes t’en dans ton monde. Je l’ordonne !


Il y eut un flash et tout s’estompa.
____________________

Lorsqu’Iba rouvrit les yeux, il se trouvait toujours sur un plage, cependant, là il y avait du soleil et le sable était blanc. Il se releva, une brise vint lui caresser le visage. Il entendait le bruit des vagues se fracasser contre le sable. Il inspira à pleins poumons l’air marin.

[Le vieux] «- Mes félicitations, Iba…tu es revenu… »

Iba se retourna rapidement, il connaissait cette voix…le vieux…
Ils se sourirent mutuellement en guise de salut, puis d’un commun accord silencieux, ils allèrent s’asseoir face à la mer.


«- Si j’ai réussit à quitter les limbes, pourquoi je me trouve encore sur la plage ?

[Le vieux]- Tu n’es plus dans les limbes…la preuve est que nous nous parlons, ce qui est impossible dans le monde des morts. Ce n’est par ailleurs pas la même plage…
Et pour répondre à ta futur question, jeune homme, si tu ne t’es pas encore éveillé dans le monde des vivants, c’est parce que tu es en phase de réveil post-comatique…en gros, ça ne va pas tarder…
C’est à mon tour d’avoir des interrogations, Iba, te souviens-tu ?»


- Oui, je me souviens des limbes, du fleuve et du reste…Pourquoi ?

[Le vieux]- Je ne parlais pas de cela. Je te demandais si tu te souvenais[incompréhensible]

- Je n’ai pas saisi…

[Le vieux]- Tsss…c’est encore[incompréhensible]
Fais un effort de concentration…ton séjour chez les morts aurait dû t’aider sur ce point.
[incompréhensible…pouvoir…[incompréhensible]…sommeille…[incompréhensible]…oublié…

- Je n’ai pas tout compris…

[Le vieux]- Nous n’avons plus le temps…Iba, essayes de te souvenir…
____________________

Bip…Bip…Bip…

Iba ouvrit les paupières, elles étaient collées. Sa vue était encore floue, sa bouche pâteuse. Il se trouvait dans une salle blanche. Un homme se tenait à côté de lui, un autre sur une chaise. L’un dit, d’une voix étonné.

[Médecin] «- Incroyable, il vient de se réveiller, après deux semaines de profond coma…

[Shinobu]- Comment va-t-il ?

[Médecin]- Son état de santé semble stable. Il lui faudra néanmoins plusieurs jours avant de retrouver l’usage complet de ses membres. C’est la moindre des choses, suite à un coma prolongé.

[Shinobu]- Bien, laissez nous seul, s’il vous plaît.

L’homme s’exécuta, et quitta la salle. La vue revenait partiellement à Iba. Il distinguait les contours de son senpaï. Il voulut dire quelque chose, mais il ne pouvait pas, il était trop faible, et les muscles de ses lèvres, atrophiés. Soudain, Iba réalisa qu’il se trouvait dans une chambre d’hôpital, et il sentit l’inquiétude le gagner.

*Si tu en es incapable la prochaine fois que nous nous reverrons se sera dans un hôpital car ton corps ne supportera pas un jutsu de plus dans ton état.*

Comme à l’accoutumé, Shinobu comprit les doutes qui assaillaient le cœur de l’étudiant. Il rapprocha sa chaise du lit de ce dernier.

[Shinobu]- Tu reviens de loin…je t’en félicite. Néanmoins je ne veux pas que cela soit un prétexte pour flemmarder. Dès que tu seras sur pied, je veux te voir à l’Académie pour finir ton apprentissage. Me suis-je bien fait comprendre ?, proféra-t-il d’un ton faussement impérieux.

Shinobu lui sourit, il espérait que l’expérience ne laisserait pas trop de séquelles psychiques à l’aspirant. Iba se décontracta. La copie de l’anbu donna une tape amicale sur l’épaule du garçon et sortit de la pièce pour le laisser se reposer.

[Shinobu]- Remets-toi vite…

[voilà…enfin la fin du RP…c’est pas trop tôt, moi, qui à la base voulais faire deux posts…j’en suis à 9… Razz
j’espère que cela vous aura plu…si vous avez des commentaires sur le style, l’orthographe, l’histoire-->MP, merci]
Shinobu
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MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Ven 3 Mar - 9:55

[Tu as regardé Matrix tout en révisant ta mythologie Grec, enfin je veux dire que tu avais un Naruto planquer dans ton livre de Mythologie, ça donne un truc space mais pas désagréable. Le style bah c’est ton style pas de répétition, de bonnes descriptions. Peut etre un penchant pour la baston mais un ninja est fait pour se battre meme sur son lit d’hopital. ]

[Au final +69 XP RP Très bon boulot.]
[Je sais pas pour vous mais on se croit dans un film quand on lit ce post, il y a deux ou trois répliques bien cultes.]
[L'avantage de l'avoir poster petit à petit c'est qu'on a pas trop de problèmes pour le lire.]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Jeu 4 Mai - 22:42

Darok se tordait de douleur. Il avait la vision floue, des spasmes dans les côtes, et une respiration complètement irrégulière. Les quelques mots qui étaient sortis de sa bouche auparavant avaient ranimés la lame invisible transperçant son estomac.
Darok souffrait, intérieurement. Il avait mal, un mal que seule une respiration régulière pouvait calmer… Un point de côté chez un clone ne fait pas bon ménage, surtout si il lui coupe la respiration.
Il se redressa de toute sa taille, aussi peu imposante fut-elle. Il regarda son interlocuteur, prit une inspiration rauque et rocailleuse, posa les mains sur le présentoir, cala son souffle sur ses battements de cœur, redevenus à peu près réguliers. Il fixait la préposée aux accueils, qui balbutia…


[Préposée] « …Le…euh…[toussotement]…Mizukage ? »

_______________________________________________________


Darok marchait à la suite de son supérieur. Il avait laissé l’avenue et le Réprouvé seuls, derrière lui. Il aurait bien voulu lui faire réparer les canalisations détruites par sa faute, mais il avait déjà bien des choses à remettre en question et bien des questions à se poser, et l’accabler de travail n’était pas la meilleure des solutions.
Zabuza, les clones et lui-même débouchèrent sur une large avenue. Elle était bondée.
Darok s’y attendait : une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n’y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotions d’ensemble. La façon dont une nouvelle s’y répand est un mystère bien difficile à éclaircir. On dirait qu’elle voyage plus vite que les gamins ne sont capables de courir pour l’annoncer, plus vite que les langues des femmes ne la propagent par dessus les haies. Aussi, la nouvelle de la venue de Zabuza était connue de pleins de monde, par on ne sait quels moyens.


« Je crois que si vous vouliez rester discret, ce n’est pas réussi. »

Zabuza le regarda d’un air surpris.

[Zabuza] « Être discret ? »

________________________________________________________


« Allez vous rester immobiles pendant que notre Kage a besoin de secours ? »

[Préposée] « Euh…Non, bien sûr que non. »

Empoignant un petit micro, de taille sobre et de couleur sombre, elle articula vainement.

[Préposée]« Hmpfrphgqjk »

*Bah bien sûr, ils utilisent des micros pour qu’on entende mieux.*

Elle lâcha le micro violemment, et hurla haut et fort dans un couloir à proximité.

[Préposée]« Vite ! Une ambulance avenue du Jounin Somi ! Le Mizukage est blessé. »

Dans l’instant qui suivit, Darok vit une unité de quatre médecins, deux secouristes et deux brancardiers, débarquer et s’envoler dans la direction de l’avenue. Rassuré, il tomba raide sur le sol dur et carrelé, et disparut dans un nuage de fumée incolore qui laissa béat la pauvre infirmière.

_____________________________________________________________


Zabuza s’appuya de toutes ses forces sur les clones, prêt à les plier en deux avec le peu de force qui lui restait. Darok sentit l’étreinte que ses clones subissait. Finalement, Zabuza tourna la tête vers l’original, et le genin crut discerner un bref sourire, dissimulé sous des bandages entourant sa bouche. Le sourire fut tellement bref que Darok crut rêvé un instant.

[Zabuza] « Cette « réunion » me fera gagner du temps. La rumeur de mon retour va se propager dans tout Kiri en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. »

Darok fut forcé d’admettre que cette position face à la question était sensée et posée. On retrouvait là la sagesse de longues années d’expérience derrière lui. La foule s’amassait venant des ruelles adjacentes et Darok se sentit soudain la cible de nombreux regards, et il voulut comme disparaître, se morfondre avec le paysage pour passer inaperçu. Il se sentait de trop dans ce duo, sachant que seul le Mizukage intéressait les passants. Quelques shinobis restèrent à l’écart. Personne ne parlait, l’avancée était longue, lente, fastidieuse et agaçante. De plus en plus, des murmures se firent entendre…

[Murmure] « C’est le Mizukage, non ?…Comment est-il rentré ?…Quand ?... On est sauvé... Tu es fou, c’est le Dém…Tais-toi…C’est qui à côté ?… »

La foule était tellement dense que Darok dût se frayer un passage, écartant la masse difforme.
Finalement quatre médecins sortirent de la foule, sautant sur les toits. Deux étaient vêtus d’une tunique blanche, pourprée et dorée, et le sigle de Kiri sur une sorte de capuche moulante. Leur longue tenue descendait jusqu’à leurs chevilles, chaussée de deux sandales blanches et bleues, avec encore le signe de la pluie dessus. Les deux autres portaient un brancard : deux barres métalliques soutenant un lit caoutchouteux bleu clair. Eux, étaient vêtus d’une tunique identiques à leurs partenaires, mais portaient un casque avec une visière, dont Darok approuva l’éclat et la propreté. Leur sandales était bleues et blanches, au contraire de leurs associés.


[Médecin] « Merci de vous être occupé du Mizukage jusqu’à maintenant, vous pouvez partir je pense. Tout va bien à présent. » dit-il à Darok, sans vraiment lui adresser un regard. Ce dernier se sentit une fois de plus inutile et rajouta un petit :

« Vous avez quand même pris le temps avant d’intervenir… »

Les médecins n’y prêtèrent pas attention, laissant de côté le genin. Les brancardiers proposèrent à Zabuza de monter sur la civière, ce qu’il refusa.

[Zabuza] « Ce garçon s’en sortait très bien jusqu’à maintenant, de plus l’hôpital est tout proche maintenant. Pourquoi ne pas le laisser terminer ce qu’il a commencé ?»

Darok rayonna. Enfin, enfin il se sentait utile, bien qu’il ne devina pas la vraie raison de cette autorisation, et bien qu’il ne voulut pas la deviner.
Les médecins se surprirent eux-mêmes à hausser les sourcils, avec d’un côté l’obligation de ramener Zabuza le plus vite à l’hôpital, et de l’autre, la défense de désobéir à ses ordres. Ils s’inclinèrent donc devant la décision de leur chef, et laissèrent le jeune ninja continuer de le porter.
La foule s’écarta sous les ordres impérieux des médecins décontenancés. L’hôpital était au bout de la rue, soit à une trentaine de mètres. On pouvait vraiment dire que les urgences ne sont pas tellement pressées que cela.

Les portes s’ouvrirent à la volée, et toute une ribambelle de médecins accoururent soutenir Zabuza alors que lui et le genin était à deux mètres de l’entrée.
Tout un attirail de perfusions, instruments de survie prolongée, et tout le reste répugnait Darok de par les fils emmêlés et l’odeur de « Monsieur propre » qui y régnait. De plus, les fils étaient transparents et ne donnaient aucune couleurs à la pauvre salle blanche.

Du blanc, toujours du blanc.

Zabuza ne put résister à la vague de médecins/infirmières qui se ruait sur lui, et il fut embarqué de force au commissariat à l’hôpital. Darok resta muet, et immobile. Il s’avança peu après le départ de l’escadron médicinal, et s’en alla voir la préposée pour lui demander la chambre du malade. Celle-ci s’excita, rit, la tête dans les mains.


[Préposée] « J’ai des visions ! Un pouvoir de prévoyance, je le savais ! Je suis hors du commun ! »

La pauvre fut, elle aussi vite embarquée, sur une litière. Rouspétant des « MWAHAHA !» réguliers et des « Je suis la meilleure. » peu crédibles, elle s’en alla, attachée par des lanières en cuir solides. La pauvre, le stress du blanc sûrement…
Darok s’assit sur une chaise d’attente, ne savant que faire, ni qu’attendre.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Ven 5 Mai - 9:16

Darok resta ainsi dans la salle d'attente pendant quelques heures. Alors qu'il commençait à perdre patience, un des shinobi Médecin s'approcha de lui et lui murmura à l'oreille:

"Le Mizukage vous a demandé à son chevet, il a dit que c'était urgent."

A ces mots, Darok se leva de son siège tel un diable qui bondit hors de sa boite et fila en direction de la chambre de Zabuza. Ce dernier, malgré ses blessures était déjà sorti de son lit et contemplait le village de la Brume à travers la fenêtre.

"Je vois que tu t'es empressé de venir me voir Darok, c'est une bonne chose. Je constate que Shinobu a su maintenir l'ordre que j'avais imposé avant mon départ...

Je vais être concis. Je ne suis pas de retour définitivement. Ma présence ici n'est qu'une des épreuves faisant partie de mon entraînement pour vaincre le Kazekage, cependant, j'ai des directives à vous donner à tous.

Tu vas aller chercher tous les Etudiants et Genin du village encore présents et les ramener ici avec toi. J'ai une mission pour vous, une mission de la plus haute importance. Je veux aussi voir qui sont les nouveaux et vous réorganiser selon vos compétences. Va prestement, je t'attendrais ici."


"Bien, Mizukage-sama !"

Darok disparut aussi vite qu'il était arrivé et partit à la recherche de ses camarades, oubliant sa fatigue et tout excité à l'idée d'une nouvelle mission, bien que les révelations du Mizukage l'eussent troublé.

*Tu as grandi, Darok, pendant mon absence. J'espère qu'il en est de même des autres...*

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Sam 6 Mai - 15:11

[Tout ce rp se déroule bien sûr après le combat entre nos chers Hyrungo et Iba Hiyori]

Darok était assis sur un petit siège blanc, les doigts entremêlés entre eux, les jambes entrelacées avec les pieds de la chaise. Au dehors, l’orage continuait de battre son plein. Une jolie jeune infirmière s’avança vers lui. Darok, la tête basse, ne la vit pas venir. Il fut surpris lorsqu’elle s’adressa à lui, sur un ton mélodieux et doux.

[Daphné] « Le Mizukage vous demande à son chevet. »

Darok sauta de son siège, manquant de renverser la chaise. Il remercia l’infirmière d’un « merci » rapide. Alors qu’il courait, elle lui lança un « chambre centrale 46 ». Il sautait, accélérait de temps à autre. Il s’agissait de perdre le moins de temps possible. La chambre 46 était au premier étage. Darok grimpa dans les escaliers comme un singe dans un arbre. Il déambula dans les couloirs, et arriva devant la porte 46… Il se remit droit, calma son souffle, toqua, puis après un « entre » impérieux, il poussa la porte.

Du blanc. Du blanc à perte de vue.

Un air frais vint lui caresser ses cheveux violets et il se rendit compte de la présence du Mizukage. Il se tenait debout, hors de son lit, contemplant l’horizon, comme s’il était en pleine forme.
Il s’approcha, les pas sûrs et appuyés, de son chef. Il mit un genou à terre et baissa la tête.
Ce dernier le fixa. Il avait gardé ses bandages.


[Zabuza] « Je vois que tu t'es empressé de venir me voir Darok, c'est une bonne chose. Je constate que Shinobu a su maintenir l'ordre que j'avais imposé avant mon départ... »

Darok acquiesça.

« Oui, Shinobu est formidable. »

Darok releva la tête pour regarder son supérieur. Son regard était foudroyant et glacial, mais Darok savait que ce regard n’était destiné qu’à ces ennemis.

[Zabuza] « Je vais être concis. Je ne suis pas de retour définitivement. Ma présence ici n'est qu'une des épreuves faisant partie de mon entraînement pour vaincre le Kazekage, cependant, j'ai des directives à vous donner à tous. »

Darok fut contraint d’accepter le prochain départ du Kage, bien qu’il eût préféré le contraire.

« J’attend vos directives, Seigneur Mizukage. J’appartiens à Kiri. »

Ces mots sortirent de sa bouche involontairement, comme poussés par une envie folle d’être utile. Lui qui disait sans cesse que le shinobi était un être humain, il ressentait dorénavant, à l’approche de la guerre, la sensation de n’être qu’un outil, mais il souhaitait qu’on se serve de cet outil du mieux possible.

[Zabuza] « Tu vas aller chercher tous les Etudiants et Genins du village encore présents et les ramener ici avec toi. J'ai une mission pour vous, une mission de la plus haute importance. Je veux aussi voir qui sont les nouveaux et vous réorganiser selon vos compétences. Va prestement, je t'attendrais ici. »

« Ossu ! » [D’accord]

*Une mission ! Excellent…*

Darok disparut, rapide, dans un souffle incolore, émettant un bruit insonore. La porte se referma prestement. Il réfléchit, un moment, à savoir quelle serait la méthode la plus efficace de ramener le plus de gens, le plus rapidement. D’abord, qui devait-il ramener ?
Parmi ses connaissances, il y avait Vantros, Hyrungo, Zen, Tomohiko, Chihiro, le Réprouvé, Raki, Kuso, Matsumi. Ces trois derniers étaient indisponibles. Chihiro n’était pas revenu à Kiri. Darok pria pour qu’il ne lui arrivât pas de malheur. Vantros n’avait donné signe de vie depuis un long moment.
Il ne restait plus que Azechi Zen, Le Réprouvé, Hyrungo, Tomohiko Ushiba et lui même.
Une fois de plus, son talent de cloneur allait être mis à l’épreuve. Le genin se clona en quatre répliques identiques à lui même. Les cinq de Kiri se dispersèrent à la sortie de l’hôpital. La machine était en route.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Lun 8 Mai - 21:46

[Rencontre avec Hyrungo]

La dispersion s’était faite rapidement, mais Darok ne savait pas où habitait Hyrungo. Par pur instinct, il s’était avançé dans l’avenue. Il fallait réfléchir vite, mais avec le bruit de la pluie sur le sol, ce petit tintement agaçant, il était légèrement distrait.

*La dernière fois que je l’ai vu, il combattait avec le Réprouvé. J’ai vu le Hiyori dans la rue tout à l’heure, en pas trop mauvais état, donc il doit être à l’hôpital. Il faut que j’y retourne vite.*

Faisant demi-tour, il courut vers la clinique. Il repoussa les portes blanches, et s’arrêtant face à la nouvelle préposée, il demanda la chambre de l’étudiant. Ayant connaissance du numéro, il grimpa les escaliers, et entra dans une salle blanche, éclairée d’une lumière tamisée mais faible. Là, l’étudiant se remettais de ces blessures. Apparemment, l’Hiyori avait remporté le combat.
Darok se pencha vers lui, il était éveillé. Ses blessures étaient en majeure partie cicatrisées.

Hyrungo l’aperçut et le salua, salut auquel Darok répondit. Il s’approcha, alors qu’Hyrungo tentait de s’asseoir dans son lit. Darok alla droit au but.


« Le Mizukage est rentré. Il tient à nous voir rapidement car il va bientôt partir. Il y a une mission à la clé. Qui sait ce que l’avenir nous réserve… »

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mer 10 Mai - 15:05

Un projectile fonça sur moi a toute vitesse, je n’eus même pas le temps de comprendre d’où il venait qu’il m’avait déjà touché en plein sur la poitrine.
Je voyais de plus en plus flou jusqu’à ne plus rien voir du tout, je ne me rappelais pas de grand chose après ces événements à part que quelqu’un m’avait porté dans un endroit.

Je me réveillais, je n’avais pas besoin de regarder autour de moi pour comprendre que j’étais à l’hôpital, un des endroits les plus malheureux de toutes les villes du monde entier, les cris, les pleures, les déceptions régnaient en maître dans ce lieu.
Le blanc naturel des murs en face de moi me faisait frissonner par la luminosité intense que je venais de subir alors que je venais juste d’ouvrir les yeux.

Il y avait sur la table de chevet près de moi, un plateau repas, je ne savais pas trop ce qu’il y avait dedans, c’était plutôt impossible d’identifier, un liquide rouge avec un bout de viande en plein milieu avec sur le coté des petits pois à moitié congelés.
J’avais un peu de chance, au moment où je découvris mon sois disant repas, il y avait une infirmière dont je pouvais sûrement demander quelques choses de plus mangeable.

« Excusez-moi, je pourrais avoir un repas comestible ? »
« Ca ne donne même pas envie de manger »


Elle se retourna en m’adressant un regard froid et inhospitalier, je n’attendais pas tant il faut dire.
Elle pris, en me voyant, un air plus supérieur et avec un ton de tout savoir sur tous les sujets.


[Infirmière] « Je suis désolé, mais nous ne sommes pas dans un restaurant, nous ne voulons pas que les gens reviennent »
« Vous ne voulez pas manger ? Vous aurez bien faim un jour »


« Je vous remercie »

Elle partit pour laisser une autre personne entrée dans ma chambre, je pus reconnaître facilement mon coéquipier Darok.
Je fus content qu’il soit venu me voir depuis tout le temps dont je ne lui n’avais pas parlé.
Peut-être que si j’avais de la visite j’allais un peu plus m’amuser que la dernière fois, mais il m’avait vu me battre et que mon adversaire n’avait pas subit des dégâts aussi, j’avais un peu honte.


[Darok] « Le Mizukage est rentré. Il tient à nous voir rapidement car il va bientôt partir. Il y a une mission à la clé. Qui sait ce que l’avenir nous réserve… »

« Bonjour Darok »
« Le Mizukage ? Rentrer ? »


Je bondis de mon lit, enfin le Mizukage était revenu, s’il était revenu, c’est à dire que Shinobu était partit, cette pensé me fit perdre un peu de joie. Je venais d’avoir, en me levant, un choc électrique, une douleur qui me fit me rasseoir sur mon lit.


« Par contre pour la mission, il y a quelques problèmes »
« Je suis un peu blessé et aussi je ne suis qu’un étudiant ! »
« En plus, je pense que je ne pourrais pas sortir de l’hôpital avant quelques heures ou demain … »
« Enfin … »


J’attendis ce que mon interlocuteur allait dire face à mes petits désagréments.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mer 10 Mai - 15:45

Darok fixa son interlocuteur. Il avait du mal à se mouvoir. Son torse était sévèrement touché, et il était bandé tout autour de l'épaule gauche. Pas évident qu’il n’ait pu se relever.

« En effet, le Mizukage est revenu…mais excuse-moi d’abord, je ne t’ai pas dit bonjour… Le stress sûrement.»

Darok aperçut la bouillie rouge et froide qui se tenait dans une assiette à côté de l’étudiant. Pleine évidemment. Le genin n’y aurait pas touché lui non plus, de peur de s’asphyxier ou de s’intoxiquer.
Il regarda de plus près le flanc droit de l’étudiant. Il était en train de cicatriser, et le sang avait depuis longtemps arrêté de couler.


« Je ne pense pas que ta blessure soit dérangeante pour le moment. Ton grade non plus. Le Mizukage m’a ordonné de ramener tous les étudiants et genins que je connaissait. Je suppose donc que tu est toi aussi convié. Tu comprendras aussi qu’il n’est pas question que le Mizukage se déplace, car il est lui aussi en hospitalisation, bien qu’il récupère vite. Ainsi, même si je doit te porter, je t’emmènerai dans sa chambre. Elle n’est que deux étages plus bas. »

Il prit une faible inspiration, et devant le tint légèrement rougeâtre de son camarade, il devina et répondit, d'une voix sincère.

« Ton combat n’est pas une défaite. En tout cas, je ne le vois pas ainsi. Si tu arrives à en tirer les bonnes conclusion, si tu arrives à combler tes défauts, si tu arrives à comprendre ta défaite, alors se sera une victoire. Une victoire, oui, car tu auras progressé, tu te seras amélioré. Les erreurs faites à Kiri sont moins importantes que celles en mission, car en mission, tu peux en mourir. Ici, quoi qu’il arrive, tu aurais été sauvé par l’arbitre, de plus, même si ça me fait mal de l’admettre, tu as affronté un adversaire brillant et honnête. »

Hyrungo sourit puis baissa la tête. Il posa sa main sur son flanc droit, leva son épaule gauche. Il regarda ensuite Darok, dans les yeux, et y lut de la franchise. Il ne savait guère trop. La situation était embarrassante.

« Alors, te sens-tu prêt ? »

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mer 10 Mai - 17:47

[Darok]« Je ne pense pas que ta blessure soit dérangeante pour le moment. Ton grade non plus. Le Mizukage m’a ordonné de ramener tous les étudiants et genins que je connaissais. Je suppose donc que tu es toi aussi convié. Tu comprendras aussi qu’il n’est pas question que le Mizukage se déplace, car il est lui aussi en hospitalisation, bien qu’il récupère vite. Ainsi, même si je dois te porter, je t’emmènerai dans sa chambre. Elle n’est que deux étages plus bas. »

« Je ne suis plus rien du tout »
« Tu ne sais toujours pas où il est allé ? Il est beaucoup blessé ? Ce n’est pas grave, je pense que ces affaires »
« Mes blessures ne sont pas dérangeantes mais plutôt fatigantes, j’ai quand même mal même si elles sont un peu cicatriser mais je ne dois m’apitoyer sur mon sort, le Mizukage nous attend ! »

[Darok]« Ton combat n’est pas une défaite. En tout cas, je ne le vois pas ainsi. Si tu arrives à en tirer les bonnes conclusions, si tu arrives à combler tes défauts, si tu arrives à comprendre ta défaite, alors se sera une victoire. Une victoire, oui, car tu auras progressé, tu te seras amélioré. Les erreurs faites à Kiri sont moins importantes que celles en mission, car en mission, tu puisses en mourir. Ici, quoi qu’il arrive, tu aurais été sauvé par l’arbitre, de plus, même si ça me fait mal de l’admettre, tu as affronté un adversaire brillant et honnête. »

« Si c’est une défaite, c’est une humiliation, tu oublis que je n’ai même pas réussis à le toucher, il a fait preuve d’une intelligente surprenante ainsi que sa stratégie était impeccable et je n’ai pas su faire face »
« Peut-être je suis à mon niveau maximal ? »
« Les défaites s’accumulent, la confiance que j’avais en moi diminue »
« Je sais que mon adversaire est brillant et le plus honnête qu’il soit ! Mais je me pose tout de même des questions, des gens le rejettent et je ne comprends pas »
« Maintenant, c’est ses affaires, j’ai fais une sorte de pari et c’est fini »


Je lui fis un sourire amical, par la suite, je baissais la tête pour casser le dialogue entre nous deux sur ce sujet, je n’avais plus envie d’en parler, c’était au-dessus de mes forces pour l’instant, pourtant je ne pouvais pas m’empêcher à penser aux bêtises que j’avais fait en quelques jours.

*Dire que j’aurais pu garder ce lien qui commençait à s’agrandir*
*J’ai briser ce lien, j’ai complètement anéanti les chances d’avoir quelqu’un sur qui je pouvais compter, une amitié nouvelle*
*Maintenant, c’est cette mission qui me préoccupe, ai-je le niveau pour la faire ?*
*Si le Mizukage m’a fait appel alors ça veut sûrement dire que je suis nécessaire pour ce défi*

Après avoir penser à tout ça, je me levais pour faire face à Darok, je le regardais en plein dans les yeux.
Je sentis une franchise, je regardais le lit sur lequel j’étais il y a quelques secondes et le choix ne fut pas si difficile.


[Darok]« Alors, te sens-tu prêt ? »

« Oui, je pense que je ne dois pas gâcher une telle occasion »
« En fait, je me suis peut-être ridiculiser en combat mais je ne suis pas un vieux croûton qui ne sais pas marcher, je n’ai pas besoin qu’on me porte à chaque fois »


Je lui fis un sourire et je pris mes affaires qui était posé sur le coté et je me mis dans la salle de bain qui était réservé pour chaque malade dans sa chambre pour me changer puis je ressortis et j’étais enfin prêt à partir.

*Darok a encore raison, il faut prendre les erreurs pour en faire des acquisitions*
*Cette mission est pour moi un renouveau*


Je partis de la chambre en suivant Darok de près, en quelques instant, on était devant le Mizukage, apparemment j’étais le premier à être arriver dans la chambre.

[Alors je ne suis jamais aller dans une chambre d'hopîtal dons je ne sais pas s'il y a une salle de bain, j'ai complètement inventé Razz ]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Jeu 11 Mai - 9:12

[Darok : +6 EXP RP global

Hyrungo : +3 EXP RP

Je vous réponds dès que vous êtes tous là ^^]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Sam 13 Mai - 15:36

[précédent : Appartement de Darok]

Iba se tenait assis, silencieux, sur une banquette disposée à cet effet. Elle était recouverte d’une imitation grossière de cuir brun luisant, écaillée par le temps et déchirée par endroit, certainement par des gens dans la même situation que l’étudiant. Assis, en entendant patiemment que les choses bougent, que le temps s’écoule, et que le jour se couche. Le dallage blanc impeccable, reflétait la lumière émise par les néons, accrochés au plafond. Le jeune étudiant était nerveux, quelque peu. Il aurait réellement voulu retrouver son maître et parler avec lui e cette expérience inédite, il aurait souhaité être rassuré, autant sur son état que sur sa condition future.
En effet même si Darok avait tenté de le rassurer, ou tout du moins de lui expliquer les tenants et à aboutissants de cette « visite », Iba n’en restait pas moins dérangé. Comme tous, il craignait et respectait le Mizukage, l’autorité et le pouvoir qu’il représentait ; toutefois le garçon en venait à plus le craindre qu’à lui vouer du respect. Etrange ? Peut-être, mais son statut actuel et sa récente gaffe n’allaient pas dans le bon sens pour le faire changer d’opinion. Le jeune étudiant essayait de s’analyser pour chasser de lui, l’ennui et l’appréhension. Il pouvait considérer que malgré sa brève rencontre avec le Mizukage, quelques heures plutôt, il lui restait encore bien méconnu, et que l’inconnu est souvent effrayant…ou alors c’était inné à la personne même : Zabuza-sama était terrifiant.
Iba se remémora la première apparition du maître de Kiri, dans la ruelle, sous la pluie. C’était un homme grand, et aussi, à ce que l’on disait, un grand homme. Oui, un colosse avec un arme toute aussi démesurée que lui, couvert de blessures et de sang, voilà qui avait de quoi en apeurer plus d’un, et le jeune aspirant en faisait partie. Il tenta vainement de refouler ce sentiment, pour paraître sous le meilleure jour possible au chef de la cité. Mais à la peur vint se mêler un sentiment d’abattement, le garçon partait d’avance perdu.


*On a jamais deux fois l’occasion de faire une première bonne impression…*

Il était considéré par tout les habitants de la ville comme un paria. De surcroît, il confondait le Mizukage avec un déserteur, tentait de l’arrêter plutôt que de lui prêter son bras en guise d’aide et de secours, et pour combler le tout, dévastait une partie de rue. A n’en pas douter, il avait dû faire un forte impression au Mizukage, mais sûrement pas dans le sens où Iba l’aurait souhaité.
Le garçon déserta ses sombres pensées pour laisser voguer son regard sur les couloirs au coloris uniformément blanc. Se devait en rendre fou plus d’un, mais par une journée ensoleillé ne pouvait-ce aussi être apaisant ? Son regard se posa sur l’assemblée qui se tenait autour de lui. Sur sa droite, se tenait un garde…un ninja gradé, debout devant la porte de la chambre de Zabuza-sama. Iba se demanda un instant si le seigneur et maître de Kiri avait besoin d’être protégé, car après tout, n’était-il pas sensé être l’homme le plus fort du village ?
Peut-être l’état de Mizukage l’empêchait-il de pouvoir se battre et donc se défendre en cas d’agression ? Ou même, se pouvait être une simple mesure de précaution envers l’homme le plus important et influent de la cité. Le jeune aspirant n’aurait su le dire.
Face à lui, sur une banquette opposée, se tenait Darok, dont la copie s’était volatilisée, et Hyrungo. Il avait brièvement salué, de la tête, ce dernier, qui semblait avoir bien récupérer de ses blessures dû à leur affrontement. Au fond de lui, le garçon s’en voulait un peu d’être la cause de son état actuel, mais pas trop quand même.


*Il n’avait qu’à pas fouillé dans mon passé.*

Il est des choses qui sont dures à pardonner, celles-ci devaient en faire parti . Même si Hyrungo n’était qu’à moitié fautif de son ignorance, Iba lui gardait rancune. Le temps et les événements aurait peut-être raison de cette attitude stupide.
Les trois compères parlaient peu pour ne pas dire pas, se dévisageant par moment, sous le coup d’une seule et même interrogation. Le jeune étudiant aurait bien aimé avoir des informations supplémentaires sur le demeurant de cette rencontre, cependant rien ne semblait filtrer de la salle où résidait Zabuza-sama.


*Qu’attend-on ? Ou qui attend-on ?*

Iba aurait aimé, une fois de plus, que son maître soit présent…
Il devait s’armer de patience.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mer 17 Mai - 9:13

[J'aurais préféré que Zen soit là pour vous faire commencer, mais bon, je vais pas vous laisser en plan éternellement. Nous commençons, il prendra en route ^^]


Darok, Hyrungo et Iba se tenaient debout devant moi, mains dans le dos et droits comme des piquets, tels des soldats devant leur général. La discipline de fer que j'avais instauré à Kiri depuis ma passation au titre de Mizukage semblait avoir porté ses fruits.

J'observais longuement et en silence chacun des trois jeunes hommes. Les deux anciens semblaient avoir grandi en mon absence, pas seulement physiquement, mais aussi psychologiquement.

Quant à Iba, je ne pouvais m'empêcher de songer à Haku lorsque me rappelant notre première rencontre dans la ruelle à mon retour. La solitude qu'il dégageait en permanence et le fait qu'il soit rejeté de tous me laissait à penser que lui et moi avions plus en commun que ce qu'il ne pouvait se l'imaginer.

Après les avoir examinés, je pris enfin la parole.


"Genin Darok, Etudiants Hyrungo et Iba Hiyori, je vous ai convoqué en ce jour pour vous faire part de plusieurs nouvelles. J'aurais souhaité que le Genin Zen Azechi soit présent lui aussi, étant que je ressens son Chakra d'ici, mais apparement quelque chose semble le retarder. Je compte sur vous pour lui faire un compte-rendu de cet entretien.

Tout d'abord, je tenais à vous informer que je ne suis que de passage ici. En effet mon retour au village fait partie de l'entraînement intensif que Chihiro et moi menons. Mon retour là bas dépend de sa réussite.

Ensuite, si vous êtes là, c'est parce que je souhaite vous confier une mission importante pour la suite des événements. Vous allez partir à quatre : vous trois et Zen. Je sais que normalement les Etudiants n'ont pas droit de partir en mission, mais les effectifs et les circonstances l'obligent ; et ce sera un bon moyen de jauger votre niveau.

Je vous ferai part de l'ordre de mission lorsque vous serez réunis tous les quatre. Des questions ?"

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mer 17 Mai - 14:36

Iba attendait toujours patiemment, s’interrogeant sur des questions futiles, tout en fixant d’un regard vide, le sol carrelé en blanc. Le silence était tel que le jeune garçon pouvait entendre les déplacement de l’aiguille de seconde de l’horloge accroché quelques mètres plus loin.
Pour passer le temps il s’était évertué à se concentrer uniquement sur ses perceptions auditives, en espérant naïvement pouvoir entendre ce qui se passait dans la chambre du Mizukage. Ses efforts ne furent guère récompensés, néanmoins, il parvient à percevoir des messes basses. Curieux, il se concentra davantage. Il comprit alors qu’elles ne venaient pas de la chambre du chef du village mais du bout du couloir. Là, se tenait deux infirmiers, qui semblaient discuter, cependant l’un était très agité et faisait plein de geste, puis pointa du doigt Iba. Ce dernier ne comprit pas tout de suite ce qu’un tel geste signifiait, toutefois, cette ignorance ne dura guère longtemps lorsqu’il vit le deuxième interlocuteur s’en aller précipitamment.


*On m’a reconnu !*

Le ventre du garçon se contracta, et sa gorge devint sèche. Le premier infirmier n’avait pas bougé, mais dévisageait l’étudiant, comme l’on regarde un inconnu, un monstre. Il l’avait reconnu. Son dernier séjour à l’hôpital était récent, et avait du faire pas mal de bruit, puisque Shinobu s’était opposé à tout le corps médical de l’établissement pour laisser le jeune garçon sous soins. Qu’allait-il se passer ? Allait-on simplement lui demander de s’en aller ? Ou autre chose ? Et lui qui n’avait toujours pas vu le Mizukage…
Mais qui attendait-on ?
Quelqu’un d’autre ? Ou bien, uniquement le bon vouloir de notre seigneur et maître ?
Le jeune garçon vit alors le deuxième infirmier revenir avec un médecin. Même séparer par une bonne quinzaine de mètres, Iba n’eut pas de mal à lire la stupeur du chirurgien, qui eut tôt fait de se transformer en colère. Il tourna la tête vers les deux autres ninjas : Darok et Hyrungo. Ces deux-là semblaient avoir suivi la scène, mais sans bien la comprendre.
Le médecin s’avança d’un pas décidé. Il était vêtu de chaussures noires cirées, d’un pantalon marron, bien repassé, d’une ceinture et d’une chemise bleue. Le tout surmonté d’une blouse blanche. Cette fois, il n’y avait plus de doutes possibles, l’homme était furieux. Le timbre de sa voix ne prêtait aucunement à confusion.


[Médecin] «- Que fais-tu là ?! Il me semblait pourtant avoir été clair la dernière fois…
Toi, et tout les autres Réprouvés vous n’avez rien à faire ici !
Je te demande de sortir expressément, si tu ne veux pas que j’appelle la sécurité…et je peux te garantir qu’avec des individus tel que toi, ce ne sont pas des enfants de cœur !


L’homme se tenait maintenant à un mètre d’Iba. Son visage était rouge sang, tordu par l’envie d’assener une bonne baffe au garçon. Les deux autres ninja semblaient quelque peu déconcertés. Le jeune étudiant était hésitant, il devait se soumettre aux lois de Kiri, toutefois, il ne pouvait pas faire l’outrage de manquer l’entretien avec Zabuza-sama. Heureusement, quant on parle du loup…

[Zabuza] «- Faites les rentrer…

Tous. »


Le jounin poster devant la porte de la chambre du maître de la cité, s’en décolla. Darok et Hyrungo s’étaient déjà levés. Iba, lui, ne savait que faire. Le médecin semblait avoir perdu son coloris pourpre, mais son regard n’en restait pas moins dur. Il s’apprêtait à prendre la gamin par le col pour le sortir de son établissement à grand coup de pieds dans le derrière ; promptement une main l’en arrêta, celle du jounin.

[Jounin] «- Cela ne me fait pas plaisir n’ont plus…mais les ordres sont les ordres. »

Iba se leva, vexé, humilié. Il serra violemment les dents pour ne rien dire…il n’y avait rien à dire, ils étaient dans leur droit, le jeune garçon devait juste se taire et laisser passer l’orage.
Les trois individus entrèrent dans la chambre du chef de la ville. Elle était de mobilier simpliste quoiqu’il y ait une énorme fenêtre qui donnait une vue panoramique sur la cité. Zabuza-sama se tenait debout devant eux, apparemment il s’était déjà remis des blessures qui l’avait tant mis à mal, il y avait quelques heures de cela. Le jeune garçon imita ses camarades, en se tenant droit, et en joignant ses mains dans son dos. Il essaya de garder une expression neutre comme lui avait enseigné Shinobu, pour ne pas trahir la multitudes de sentiments qu’il ressentait en cet instant présent. En moins d’une journée, il venait de voir deux fois ,l’homme le plus important de tout Kiri. Il y avait de quoi en être retourné. N’osant toiser son supérieur, il reporta son regard fuyant sur la baie vitrée. Dehors se trouvait des maisons et des immeubles, construit de façon anarchique, enfin sans ordre apparents. Les toits étaient par endroits encore enneigés, et une douce fumée grisâtre s’échappait du haut des chaumières. Les gens marchaient, courraient, se dépassaient, tous menait leur propre vie. L’espace d’un instant, Iba se laissa aller à la mélancolie…toujours la même…celle d’une hypothétique autre vie. Quelle aurait été la sienne sans la guerre avec Kumo ? Il aurait encore sa famille, serait-il comme tout enfant de son âge ? Sa réflexion s’interrompit brusquement lorsqu’il se rendit compte que le Mizukage venait de poser son regard froid sur lui. L’homme qui se tenait devant lui sembla, l’espace d’un instant, revivre comme lui, un morceau de son passé. Le garçon, qui n’osait toujours pas regardé son interlocuteur dans les yeux, posa son regard sur un pot de fleur déposé sur la table de nuit de la chambre. Il s’agissait de tulipes jaunes fraîchement cueillies. Le vase était d’un cristal bleu foncé, dont on voyait transparaître le niveau d’eau.
Lorsque le maître des lieux eut fini son inspection, il prit la parole, interpellant par leur nom les trois subalternes présent, ce qui ne manqua pas d’arracher un faible crissement de dents à Iba.
L’attente était dû à un genin dénommé : Azechi Zen, néanmoins aux dires de Zabuza-sama il ne tarderait plus trop longtemps, et les trois ninjas auraient à lui faire un compte-rendu des propos échangés en ce moment.


[Zabuza] «- Tout d'abord, je tenais à vous informer que je ne suis que de passage ici. En effet mon retour au village fait partie de l'entraînement intensif que Chihiro et moi menons. Mon retour là bas dépend de sa réussite. »

*De quoi il parle ?…Chihiro ? Quezako^^ ?*

Iba était totalement dépassé par une simple phrase prononcé par le Mizukage, toutefois, il essaya de faire correctement fonctionner ses méninges et de l’éclaircir. A la base, il savait que le Mizukage, d’après les dires de Shinobu, s’entraînait dur pour affronter le Kazekage. Le garçon venait donc d’élucider une partie de la phrase, il était simplement de passage parce qu’il allait retourner s’entraîner et achever sa formation…enfin à son niveau ce n’était plus une formation, ni même du perfectionnement, alors comment pouvait-on appeler cela ?
Ensuite, il avait évoqué le nom de « Chihiro », se pouvait être un prénom comme un nom, cependant la consonance féminine du terme fit pencher la balance en faveur d’un prénom féminin. D’après les propos de Zabuza-sama, il s’entraînait avec cette personne, se devait donc être une kunoichi, et quelqu’un de sensiblement fort pour pouvoir faire jeu commun avec le seigneur du village. La fin de la phrase restait quand même assez énigmatique. Pourquoi Zabuza-sama ne pouvait-il pas retourner à son entraînement sans la réussite de cette « Chihiro ». Iba en déduit par hypothèse que le niveau de son kage était tellement élevé que l’entraînement auquel il devait se soumettre était différent de tout ce qu’il pouvait imaginer. Il ne chercha pas à comprendre plus loin, ces choses le dépasseraient sûrement, et les questions sur ce point n’était pas des plus urgentes. Le Mizukage ne les avait pas réunis uniquement pour ça…
La réponse à l’interrogation du jeune aspirant arriva comme un coup de semonce. Ils allaient partir en mission : Darok, Hyrungo, le mystérieux Zen et lui…


[Zabuza] «- Je vous ferai part de l'ordre de mission lorsque vous serez réunis tous les quatre. Des questions ? »

*Tout mes questions sont d’ordre pratique pour la mission. Les réponses seront donc dans l’ordre de mission…*

«- Je n’ai pas de… »

Le jeune garçon fut coupé avant la fin de sa phrase, interrompu par un hurlement. C’était le médecin de tout à l’heure, qui devait être resté devant la porte de la chambre pour être sûr que l’Hiyori quitte bien l’hôpital.

[Médecin] «- Quoi ! ! ! On va laissé à ce fils de fumier la responsabilité d’aller en mission, mais…mais leur dernier échec n’est-il pas assez cuisant pour que, une fois encore on leur redonne des responsabilités…laissez-moi passer ! Laissez moi passer je vous dit ! Il faut que j’aille voir le Mizukage, cela ne peut pas se passer ainsi, pas après le Fleuve Rouge !

[Jounin]- Calmez-vous ! »

Les trois ninjas s’étaient retournés en direction de la porte. Derrière il semblait y avoir beaucoup de d’agitations. Le Mizukage ne réagit pas. On entendit alors des bruits de pas lourd, c’était le médecin qui s’éloignait.

[Médecin] «- Mon frère est mort là-bas ! On enverra pas d’autres au casse-pipe avec un Réprouvé…on verra ce qu’en penseront les Yasuo ! »

La voix se fit plus faible, pour disparaître dans le néant. Iba se retourna l’air contrits et penaud vers le dirigeant de la cité et dit d’une voix faible, la tête rivée vers le sol.

«- Je suis désolé, Mizukage-sama. »

[@Zab : Un peu de RP…Note que si quelque chose ne te vas pas j’édites tout de suite…
Au passage j’adore la comparaison avec Haku^^, c’est à exploiter]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mer 17 Mai - 20:41

[en provenance des ruelles]

Une dizaine de minutes, et un ou deux arrêts prêt d'une bouche d'égout pour "éliminer les éléments chimiques indésirables présents dans le tube digestif" (comprenez : régurgiter), Darok et Zen parvinrent enfin devant les portes du grand édifice blanc.
Avec du recul, ces petites scéances de courbettes au dessus du caniveau lui avaient fait du bien, physiquement parlant... évidemment son égo en avait pris un sacré coup et il était maintenant d'une humeur tout à fait detestable. Tout de même, il était à nouveau capable de s'exprimer en language humain compréhensible et avait abandonné (presque) sa démarche un tantinet instable. Son malaise ne se traduisait plus que par de longues phases de migraine, de vertiges et de sifflements dans les oreilles entrecoupées de moments de repos. Zen osait espérer, non sans optimisme, que ces dernières phases étaient en passe de reprendre le dessus sur la première.
Bon, il n'était toujours pas capable d'entretenir une conversation complexe avec quelqu'un d'autre, mais il avait retrouvé son sens de l'ironie et du sarcasme. Evidemment, il n'avait pas manqué d'en faire profiter à son petit camarade (dont il avait fini par se souvenir du nom...) tant qu'il avait pu au cours du trajet...

Il pénétrèrent dans l'enceinte du bâtiment. L'ambiance était assez calme, comparée à certains jours. En tout cas, les gens avaient l'extrème bonté de patienter en silence dans les rangs de la salle d'attente, ce dont Zen et sa migraine persistante les remercièrent.


"-C'est bon, je crois que je suis capable de poser un pied devant l'autre sans risquer de me casser quelque chose maintenant. Tu peux peut-t-t être songer à lacher mon bras ?"
Le ton de la voix était à la fois mieleux et acerbe. Darok obtempéra, et Zen crut bien le voir lever les yeux au ciel. [color=blue]*souviens toi bien que je ne t'ai pas demandé ton aide gamin*
Le jeune Azechi avait bien envisagé d'expliquer les causes de cette situation assez incongrue, mais la simple perspective de devoir aligner plus de cinq phrases sans comettre d'erreur lui avait paru insurmontable. Il s'était donc contenté de répondre au regard concilliant de son bienfaiteur par un "je suis pas bourré" tranchant et désagréable.

Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak Tak

Chacun des claquement était un coup de burin supplémentaire sur les tempes du genin. Il se prit la tête à deux mains, connaissant très bien la seule personne assez excentrique pour aller travailler à l'hôpital en talons hauts...

*Margaret ... manquait plus qu'elle, tiens. Bon, tant qu'elle est là, autant en profiter*

"-Madame ?

L'infirmière se retourna. Son regard serieux et inquisiteur ne manifesta aucune surprise devant l'arrivée du fils d'un de ses collègues. Seulement un petit lever du sourcil gauche d'un peu moins de 3 millimètres trahit son interêt. Zen l'interprèta plutôt comme de la condescendance...

"-Enfin, Mademoiselle ...

L'attaque était mesquine. Il n'avait aucun besoin de lui rappeller qu'elle était toujours seule à 44 ans, mais ça lui fit quand même plaisir. Bref, sa vie privée ne l'interessait pas plus que ça, alors il demanda sèchement :

"-Vous voudriez appeler mon père s'il vous plait. J'ai besoin de lui parler, c'est assez urgent.

Rougissante jusqu'aux oreilles et sifflante comme un serpent, Margaret répondit d'un ton où pesait toute la froideur dont elle était capable (et ce n'était pas peu dire !) "qu'il était impossible de contacter Mr Azechi en ce moment car il était en opération, et qu'elle ne pouvait pas rester plus longtemps parce qu'elle avait encore du travail."
Et Darok, au milieu de cet échange de politesses, ne devait pas se sentir très à l'aise...


[darok, je te laisse me prévenir que Zabuza nous a demandé et nous emmener à sa chambre ^^]
[le pnj de Margaret a été créé par Tomohiko, quelques posts auparavant ]
[encore désolé de mon retard]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Jeu 18 Mai - 9:40

[Médecin]"Quoi ! ! ! On va laisser à ce fils de fumier la responsabilité d’aller en mission, mais…mais leur dernier échec n’est-il pas assez cuisant pour que, une fois encore on leur redonne des responsabilités… ? Laissez-moi passer ! Laissez moi passer je vous dis ! Il faut que j’aille voir le Mizukage, cela ne peut pas se passer ainsi, pas après le Fleuve Rouge !"

"Jusqu'à preuve du contraire, je suis l'autorité suprême à Kiri no Kuni et JE décide de qui fait quoi. Je vous conseille de sortir de suite si vous ne vous voulez pas être changé en cible sur le champ. Ai-je été bien clair ?"

Le médecin serra les dents et marmonna quelques mots d'excuses à mon égard, puis sortit de la pièce en jetant un regard noir à Iba. Ce dernier sembla assez surpris de mon attitude, et voulut prononcer quelques mots de remerciements, mais le ton glacial que j'avais employé pour parler au practicien l'en dissuada. Les autres, eux, ne furent pas le moins du monde étonnés, ou tout du moins ne laissèrent rien transparaître.

[Iba]"Je suis désolé, Mizukage-sama. "

"Ne le sois pas. Tu portes sur tes épaules des accusations dont tu n'es pas coupable, mais que tout le monde t'attribue. Il y a dix ans de cela encore, les gens doués de pouvoirs héréditaires comme toi étaient pourchassés et tués à Kiri no Kuni, notamment après l'incident du Fleuve Rouge.

Les gens n'ont pas oublié ce qui s'est passé, mais on dirait qu'ils ne se rappelent pas que tous ceux qui avaient été incriminés dans cette affaire à présent sont morts et enterrés. Mais cela n'a pas d'importance, les choses vont changer à Kiri sous peu, d'ailleurs cela a déjà commencé..."


Alors que je prononçais cette dernière phrase, Iba ne put s'empêcher de garder les yeux rivés sur mon bandeau frontal. Si effectivement un ancien Mukenin avait pu devenir Mizukage, alors les choses au pays de la Brume ne pouvaient que prendre une nouvelle tournure, cependant il craignait qu'on ne puisse changer les mentalités si facilement.

Les trois shinobi me virent fermer les yeux quelques instants et me concentrer, on aurait dit que je cherchais à me rappeler quelque chose. Après quelques longues secondes, je les rouvris et m'adressai aux jeunes hommes :


"Zen vient de franchir les portes de l'hôpital. Darok, Hyrungo allez le chercher, quelque chose me dit que vous ne serez pas trop de deux. Iba, tu restes avec moi, j'imagine que tu te doutes de la raison. Execution !"


[@Iba : Tout va bien, ça me plait ^^

@Zen : Pas de soucis, tant que le jeu reprend.]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Sam 20 Mai - 14:14

[Médecin] "Quoi ! ! ! On va laisser à ce fils de fumier la responsabilité d’aller en mission, mais…mais leur dernier échec n’est-il pas assez cuisant pour que, une fois encore on leur redonne des responsabilités… ? Laissez-moi passer ! Laissez moi passer je vous dis ! Il faut que j’aille voir le Mizukage, cela ne peut pas se passer ainsi, pas après le Fleuve Rouge !"

*Il n’a pas tout à fait tort, mais si c’est un ordre, alors il devra se plier aux règles…ça ne devrait pas tarder d'ailleurs, quel sot...*

Le Mizukage le foudroya du regard, glacial, et lui lança une réplique désagréable, qui eut pour effet de faire fuir le médecin, rageur. Darok ne bougeait pas, même s'il avait deviné ce qui allait se passer. Il était droit, comme un poteau, jusqu’à ce que son chef lui demanda d’amener Zen, qui venait d’arriver dans l’hôpital. Il le mit en garde face à un possible problème avec le genin.

« En effet, Zabuza-sama, mon clone me fait comprendre qu’il y a quelque chose de soupçonnable dans l’attitude de Zen. Hyrungo allons-y… »

Les deux shinobis sortirent de la chambre, rapidement, et se dirigèrent vers l’accueil. Darok transmit à son clone, par la pensée, l’ordre d’emmener Zen vers le premier étage, afin de se croiser. Il ressentit cependant une longue hésitation de sa copie, puis le contact fut coupé. Le clone prit le bras du genin, qui le fit lâcher immédiatement.

[Zen] « Je sais marcher ! Et je suis pas bourré ! » dit-il en vacillant sur place.

Pourquoi fallut-il que les escaliers soient blancs eux aussi? Avec tout ce blanc, Darok peinait à discerner les marches, il préféra donc descendre par le biais du mur. L’escalier était court, et ils aboutirent rapidement au rez-de-chaussée
Arrivés à l’accueil, ils virent Zen et un Darok se débattre l’un contre l’autre. La scène était pitoyable. Le Darok semblait hésiter à attraper le genin. Quant au dernier, il tenait difficilement sur ses jambes. Une infirmière venait de partir, rouge. Qu’est-ce que Zen avait bien pu faire ? La situation était délicate.
Ils s’approchèrent de lui, le clone disparut en fumée. Darok prit la parole.


« Il va falloir que tu nous suives sans histoire, Zen. Je suis désolé de te brusquer ainsi, mais il en va de la sûreté du village. Nous devons voir le Mizukage, immédiatement. Comprends moi, et suis nous si tu comprends. »

Zen fit une tête à en faire des cauchemars. Que pouvait-il bien penser ? A son attitude, on pouvait croire qu’il s’était saouler, mais Zen n’est pas du genre à faire ces choses. Il ne se décida pas à les suivre tout de suite. Il ne bougeait plus. Il ne broncha pas non plus lorsque Darok s’approcha, suivit d’Hyrungo, mais il continua de se débattre lorsqu’ils tentèrent de le porter.

[Zen] « Mais enfin ! Je sais marcher ! Et je suis pas bourré ! » répétait-il sans cesse.

Même à deux, les ninja avaient du mal à supporter ses assauts incessants et ses répliques cinglantes. Les shinobis le poussaient, le traînaient, le tiraient, le bousculaient, avec peine.
Zabuza avait vu juste sur le compte de l’Azechi. Il gesticulait dans tous les sens criant à tue tête « Je suis pas bourré ! Je sais marcher ! ». Ils arrivèrent tant bien que mal devant la porte de la chambre du maître de Kiri. Le plus dur était à faire, il fallait ouvrir la porte tout en gardant la victime. Heureusement, l’Hiyori, ayant entendu des cris, écarta la porte.
Les trois rentrèrent, dans la chambre, et par miracle, le genin arrêta de crier. Etait-ce l’aura d’autorité que dégageait le maître des lieux, ou le fait que Zen ait partiellement retrouvé ses capacités intellectuelles qui influencèrent sa réaction. Il avait les yeux écarquillés.

Darok referma la porte derrière eux. Il lança un bref regard dans la salle, pour voir s’il n’y avait pas de nouveaux arrivants. Il n’y en avait pas, mais il avait dû y avoir quelque chose pendant leur absence, car l’Hiyori était plus à son aise qu’avant…

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Sam 20 Mai - 15:09

Les élucubrations du médecin avaient été dites bien fortes, mais surtout elles étaient venues contredire un ordre direct du Mizukage. La rancœur du chirurgien envers le garçon était telle que sa pensée venait de dépasser sa raison. Zabuza-sama n’était néanmoins pas homme à se faire dicter ses lois…
Son poing se contracta, les os qui le composèrent craquèrent, et d’un ton mordant il répondit :


[Zabuza] «- Jusqu'à preuve du contraire, je suis l'autorité suprême à Kiri no Kuni et JE décide de qui fait quoi. Je vous conseille de sortir de suite si vous ne vous voulez pas être changé en cible sur le champ. Ai-je été bien clair ?"

Bien qu’Iba l’ignore, l’actuel Mizukage était passé par bien des péripéties pour asseoir son pouvoir, ce n’était sûrement pas un pauvre petit médecin qui allait remettre en cause son autorité. Le jeune étudiant frémit à l’idée de devenir « la cible » du chef de la cité, et cela était dû en grande partie à la lame gigantesque qui reposait près du lit de son seigneur. On entendit quelques glapissements mêlés de bafouillage d’excuses.
L’homme s’éloigna alors, lançant quand même, et ceux malgré les réprimandes de son supérieur direct, une dernière menace.


[Médecin]«- Mon frère est mort là-bas ! On enverra pas d’autres au casse-pipe avec un Réprouvé…on verra ce qu’en penseront les Yasuo ! »

Iba prit sur lui pour ne rien laisser paraître de ses émotions, sans grande réussite. Le jeune garçon ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir, même si ce n’était pas directement sa faute.

*Le Fleuve Rouge…l’un des plus grand revers militaire qu’ait subit Kiri depuis sa création.
Et cela à cause de…des Réprouvés.*


Il ne voulait pas y penser, il ne voulait plus y penser, c’était encore trop douloureux pour se souvenir. Le médecin était dans son droit, beaucoup avait perdu des êtres chers ce jour-là. Le contrecoup verbal que venait de lui infliger Zabuza-sama ne semblait pas avoir trop entamé son humeur massacrante, d’ailleurs ses derniers propos montrait qu’il ne voudrait pas en rester là. Il allait recourir aux Yasuo, l’un des clans les plus prestigieux de Kiri no Kuni. Cette famille avait été présente depuis les débuts du village de l’Eau, ses membres avait aidé le futur premier Mizukage à prendre le contrôle complet sur les tribus de nomades qui peuplaient les terres hostiles du continent des vagues. Depuis les Yasuo faisaient partit des hautes sphères du pouvoir, ils avaient le bras long et de multiples relations, et dernièrement, c’était l’une des familles les plus farouchement opposés aux Réprouvés. Iba ne savait s’ils oseraient s’opposer à la volonté de Zabuza-sama, mais pour son avenir et lui, cela ne présageait rien de bon.
Iba bafouilla quelques excuses, la violente crampe d’estomac venait de refaire surface. C’est alors que le Mizukage s’exprima, par peu de mots, mais ô combien porteur de sens, d’une lourde signification. Le cœur d’Iba, sous ses paroles, faillit exploser, trop de sentiments divers, contraires, s’y accumulait.
Personne dans la salle ne pouvait comprendre ce que le jeune garçon ressentait. C’était si incroyable, si…insensé !
Lui qui croyait Shinobu unique ; il ne pensait pas rencontrer quelqu’un qui lui aussi pourrait voir au-delà de son passé, au-delà de ce qui était devenu comme une sorte de marque, comme un signe distinctif qui exclue, et abandonne à la solitude.


*Tu portes sur tes épaules des accusations dont tu n'es pas coupable.*

Zabuza-sama venait de lui faire comprendre qu’il n’accordait que peu de poids à son passé. Iba devait maintenant se tourner vers son futur et abandonner son passé, mais il ne le pouvait pas encore, pas tout de suite, pas après ce qu’il avait vécu.
Il y a deux mois de cela, on annonçait encore dans la presse la mort d’un Réprouvé des suites d’un lynchage…à en entendre certains s’aurait pu être un jour de fête, rien que d’y repenser, le jeune garçon en avait la nausée.
Son nom, lui aussi était couvert de boue ; et même, si officieusement le Mizukage venait d’éluder l’histoire de Réprouvés, trop encore le voyait ainsi. Il leur montrerait, par ses propres forces, Iba les dépasserait tous et leur imposerait ce respect qui lui avait si longtemps fait défaut. Les Hiyori ne seraient plus jamais sur une liste noire, assimilés à des ratés. Zabuza-sama venait de lui donner une des clés pour accéder à cet objectif, et Iba comptait bien rafler toutes les autres.

Au coup psychologique de la nouvelle sur son passé vient s’en ajouter une autre : celle de ses pouvoirs.


*Il y a dix ans de cela encore, les gens doués de pouvoirs héréditaires comme toi étaient pourchassés et tués à Kiri no Kuni
Les gens comme moi ?*


Iba mit alors peu de temps à faire la liaison entre sa démonstration du matin et ce que Zabuza-sama appelait « pouvoir héréditaire ». Toutefois, le jeune garçon ne comprenait pas, jamais on ne lui avait parlé de pouvoirs spéciaux inhérent à sa famille. Comment était-ce possible ? Devait-il dire à son supérieur qu’il ignorait totalement tout de ce sujet ?
Le jeune garçon ne savait effectivement pas que la maîtrise de l’eau était encodé dans les gène de sa lignée, mais ne s’exprimait que très rarement. Ses pouvoirs, par ailleurs, n’en étaient même pas aux prémisses de leur grandeur. Tant de questions…
Son esprit commençait à s’embrouiller.


[Zabuza] «-…mais cela n'a pas d'importance, les choses vont changer à Kiri sous peu, d'ailleurs cela a déjà commencé... »

Inconsciemment, Iba posa son regard sur le bandeau de l’ancien mukenin. Que lui réservait donc l’avenir ? Le maître incontesté du village de la Brume ferma les yeux, se concentrant quelques secondes, puis les rouvrit, et ordonna aux deux autres ninjas présent avec lui, de s’en aller retrouver Zen Azechi, le retardataire ( Razz). Comment avait-il fait pour savoir que le genin venait de passer, en ce moment même la porte d’entrée de l’établissement blanc ? Par quels moyens ? Une fois de plus, l’aura de crainte que lui inspirait le personnage se renforça, ce la ne fit qu’empirer avec la suite de la déclaration du chef de Kiri no Kuni.

[Zabuza] «- Iba, tu restes avec moi, j'imagine que tu te doutes de la raison. »

Le jeune étudiant déglutit, avec difficultés. Finalement, même après le propos que Zabuza-sama venaient de tenir, Iba allait devoir payer pour l’erreur de ce matin…
Le garçon aurait donné n’importe quoi pour être ailleurs à ce moment précis, toutefois, il ne pouvait pas fuir, dans ces conditions, autant faire face à l’adversité, la tête haute. Il s’inclina un peu plus, sa tête rivée vers le sol, les cheveux en bataille et encore humides. D’un ton sobre et monocorde, il décréta :


«- J’accepterais tout jugement de votre part, Mizukage-sama. »

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Sam 20 Mai - 18:36

"J’accepterai tout jugement de votre part, Mizukage-sama."

"Jugement ? De quoi parles-tu ? L'incident de ce matin n'a que peu d'importance à mes yeux. Tu t'es comporté comme un shinobi digne de ce nom. Je t'aurais plutôt réprimandé si tu avais agi à l'inverse.

Tu vas rester avec moi le temps que les autres reviennent pour ta sûreté et aussi pour éviter que n'aie à user de la force sur les médecins qui oseraient me contredire."


Décidemment, Iba allait de suprise en surprise et ne comprenait plus grand chose à la situation. Le Mizukage lui semblait si insondable, si mystèrieux, mais tel que son sensei lui avait décrit : dur et juste.

"En ce qui concerne tes pouvoirs héréditaires, j'ai l'impression que tu n'en comprends pas l'origine. C'est tout à fait normal, ils sont très proches des Ninjutsu de Kiri, ainsi n'en vois-tu pas la portée pour l'instant, mais ne crains rien, je t'apprendrai. Ce sont les mêmes que ceux de quelqu'un que j'ai bien connu..."

Iba crut apercevoir une pointe de tristesse dans ma voix. Conscient de cet état de fait, je me ressaisis et repris mon attitude froide et distante. Quelques secondes plus tard, on Hyrungo tapa à la porte et aida Darok à faire rentrer Zen dans la pièce. Ce dernier semblait avoir abusé des spiritueux et avait du mal à garder l'équilibre.

"Eh bien, on dirait que certains ici se relâchent en mon absence. Puis-je savoir l'origine de cet était d'alcoolisme avancé, Genin Zen Azechi ?"


[Darok, Zen : +2 EXP RP

Iba : +6 EXP RP

Zabuza : +4 EXP RP]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Sam 20 Mai - 19:08

"ça peut pas attendre deux minutes ? J'ai la tête en compote et j'ai besoin d'une petite pause."

Margaret venait juste de tourner les talons lorsque Darok s'était enfin risqué à demander à Zen de le suivre. Le suivre pour aller où ? Zen ne le savait pas... soit il ne l'avait pas entendu, soit on ne l'avait pas précisé, et à vrai dire il s'en souciait assez peu. Il en avait vraiment plus qu'assez de son état et comptait bien s'installer quelque part jusqu'à ce que Shinji soit disponible. A vrai dire, l'idée d'une petite sieste sur un des bancs de la salle d'attente ne lui déplaisait pas.
Mais Darok ne l'entendait pas de cette oreille et tenta d'attraper une N-ième fois la manche du genin, dans le but de le guider, ce qui évidemment ne lui plut pas. Excédé, il se dégagea d'un mouvement violent dont il controla mal l'amplitude et qui le fit vaciller.


"T'es gentil, je viens de te dire que je savais encore marcher. Par contre j'ignorais qu'"écouter ce que les autres disent" était une tache aussi ardue..."

Zen tourna le dos à son camarade et commença à se diriger vers un des bancs, lorsqu'un bruit étrange, une sorte de sifflement, le fit se retourner.
...Plus de Darok...


*Ouhouuu, l'empêcheur de tourner en rond a enfin réussi à connecter ses trois neurones et à comprendre que je n'avais plus besoin de son aide ... si tant est que j'en aie jamais eu besoin.*

" Il va falloir que tu nous suives sans histoire, Zen. Je suis désolé de te brusquer ainsi, mais il en va de la sûreté du village. Nous devons voir le Mizukage, immédiatement.

Le malade accomplit un nouveau demi tour, surpris, et contempla les visages tres serieux d'Hyrungo et de .... Encore lui !
Une petite minute, comment s'était il déplacé si vite ?


" Comprends moi, et suis nous si tu comprends. "
*T'as encore beaucoup de trucs intelligents à me dire comme ça ? T'apprécierais si je te traitais d'imbécile fini comme ça en public ?*
Mais un petit détail de ces phrases retint son attention. Avait il vraiment dit QUI les demandait ? Et, est ce qu'il avait vraiment compris ce qu'il avait cru entendre ? Il resta un instant coi, indécis (il commençait aussi à en avoir ras-le-bol qu'on lui dise ce qu'il devait faire). Puis il se décida à les suivre. Cependant, lorsqu'il chancela une fois de plus sous l'effet d'un vertige, les deux zigotos ne trouvèrent rien de mieux à faire que d'essayer de l'attraper sous les bras et de le porter. La scene en devint presque cocasse...
"-Hyrungo... ouhou ? Ya rien qui te choque ? Si t'essaies de me soutenir comme ça ... ben ça sert à rien, vu que mes jambes raclent le sol... Désolé, t'es encore un peu p'tit je crois. [à ma décharge, j'invoque la différence d'age entre nous deux Razz]
Une fois qu'Hyrungo eut laché prise, une expression dubitative peinte sur le visage, Zen repoussa Darok sans ménagement.

"-Moi plus répéter ça à toi : toi comprendre que dalle. Bref, je vous suis, j'ai que ça à faire de toute façon."

Ainsi ils s'engagèrent dans les couloirs. A quelques remarques désobligeantes près ( "si tu continues à me dévisager comme ça, je te promets que j'imprime mon image sur ta rétine de façon définitive ... et tu sais que je peux le faire, Hyrungo >_<... oui, le genjutsu est un outil mervielleux pas vrai ?" ), le trajet s'effectua sans encombre majeures.
Ils marchèrent quelques minutes avant d'arriver devant une porte tout à fait identique aux autres par l'aspect, mais qui reservait quelques surprises au genin. Malgré le fait que son état s'était indéniablement amélioré, il dut tout de même s'appuyer contre le mur pour reprendre son souffle, ce qui poussa l'un de ses "accompagnateurs" (lequel, il ne le sut jamais : il ne se retourna même pas) à tendre une main vers lui, à priori pour l'aider.

"Tu y tiens à cette main ? Je veux dire ... je me demande s'il est possible de rompre les terminaisons nerveuses qui relient cette main à ton encéphale... J'ai jamais essayé de le faire mais ça doit être possible, non ? Tu trouverais pas ça marrant si j'essayais, là, maintenant, tout de suite ?"
Et d'un mouvement rageur, il s'avança dans l'encadrement de la porte, et s'immobilisa...

*ah...*
*je vois...*


Il se calma d'un coup. Et il se fit petit, il en était presque à plier les genoux pour paraitre plus discret...

"Eh bien, on dirait que certains ici se relâchent en mon absence. Puis-je savoir l'origine de cet était d'alcoolisme avancé, Genin Zen Azechi ?"

Un sourire narquois s'afficha un instant sur le visage de l'étudiant, bien vite réprimé évidemment. Apparement, même le grand Zabuza, honoré Mizukage, s'empressait de sauter aux conclusions hatives lorsqu'une situation inhabituelle se présentait. Enfin bref, Zen, plein de bon sens malgré tout, se dit qu'il valait mieux ne pas s'enfoncer davantage. Mais que dire ? La vérité ou bien ...

"-J'aimerais le savoir moi-même... Je vous passe les détails, mais la source de mon malaise, qui soit dit en passant n'a rien d'une ivresse, est cette flasque." annonça t'il en montrant la bouteille trensparente, remplie à moitié d'un liquide bleuâtre.
*Bon, va pour la vérité. J'ai été un peu plus (beaucoup plus o_O) effronté que je ne l'aurais voulu mais bon ... moralement parlant, je suis irreprochable*
"-Après avoir perdu connaissance à la suite d'un entrainement, je suis retourné chez moi et j'ai cherché dans les affaires de mon père de quoi me requiquer. Une étiquette sous ce pot indiquait que cette potion pouvait me soigner ... ben apparement, il y avait des effets secondaires."
Il eut envie d'ajouter que par la suite, un certain hurluberlu s'était empressé de venir l'enerver un peu, mais il s'en garda...

[mmmh, je suis pas sûr que ce soit bien raisonnable *__*]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Sam 20 Mai - 20:35

Iba allait de surprise en surprise, son étonnement n’en finissait plus. Rien…il n’avait rien eut. Il réprima une puissante envie de rire, un rire nerveux, dû en majeure partie aux retombées de tension. Aussi paradoxale que cela puisse paraître, durant ces dernières années, on l’avait réprimandé, battu, insulté sans raison ; et, aujourd’hui, là où tous aurait eut un prétexte en or massif pour faire tâter du bâton à Iba, rien…
C’était assez désopilant, et le garçon était plus qu’heureux de s’en tirer à si bon compte.
D’un autre côté, il s’en voulait de ne pas avoir réagit plus vite…
Tu te doutes de la raison…
ce n’était nullement pour le blâmer que Zabuza-sama l’avait retenu seul dans cette salle, mais uniquement pour lui évité des ennuis multiples avec le corps médical. Un profond sentiment de gratitude s’empara du coup du jeune étudiant.


[Zabuza] «- Tu vas rester avec moi le temps que les autres reviennent pour ta sûreté et aussi pour éviter que n'aie à user de la force sur les médecins qui oseraient me contredire. »

A ces mots, Iba se permit un sourire. Une situation des plus comiques venait de germer dans son esprit, et il se représentait clairement les médecins sous le contrôle du Mizukage. C’était comme si un tigre s’amusait avec des mulots. S’il est vrai qu’il était important pour Iba de faire bon effet à son kage, ce dernier venait de faire au jeune garçon, la meilleure des impressions possibles. Shinobu ne l’avait pas trompé en le décrivant.

Par suite, son seigneur , qui semblait avoir un don de télékinésie, devina qu’Iba était un novice dans la maîtrise de ses pouvoir dits « héréditaires ». En fait, ce n’avait pas dû être extrêmement difficile puisque le garçon, comme son maître lui répétait à chaque fois, n’arrivait pas à masquer correctement ses réactions. Il devait apprendre à parler avec tact, sans laisser transparaître ses émotions, à voiler son visage d’une expression neutre et glaciale, s’il ne voulait pas qu’un jour, cela lui joue de mauvais tour.
Zabuza-sama avait certainement remarqué un tic ou un stigmate sur la face de l’étudiant lorsqu’il avait parler de ses pouvoirs. Il informa Iba sur la teneur de ces derniers : il s’agissait de jutsus aqueux proches de ceux de Kiri.


*Voilà d’où vient mon amalgame et mon hésitation à faire la différence entre « mes pouvoirs » et les jutsus que m’a enseigné Shinobu*

Le temps et le passé semblèrent, durant un court instant, rattrapé le chef de la cité, lorsqu’il évoqua l’apprentissage de ces pouvoirs au jeune garçon.

[Zabuza] «- …ce sont les mêmes que ceux de quelqu'un que j'ai bien connu... »

Sa voix semblait venir de loin, remontant l’écheveau complexe du temps assassin. Le ton et les propos de Zabuza-sama ne laissèrent pas de doutes dans l’esprit du jeune aspirant : son seigneur avait connu un personne avec des pouvoirs comparables au seins (si tant est qu’il y ait quelque chose de comparable ^^), et cette personne n’était plus là. Etait-elle partie vers d’autres lieux ? Ou peut-être s’en était-elle allé retrouver des cieux plus cléments, ceux du paradis…
Iba n’aurait su le dire, et il ne chercherait pas à le savoir…pour le moment, car le sujet semblait sensible. Toutefois, le chef de la cité comme le garçon furent tirés de leurs rêverie commune par les bruits désarçonnant dans le couloir. On aurait dit qu’on se battait, enfin plus exactement qu’il y avait quelqu’un qui se débattait et braillait comme un cochon qu’on égorge
[dsl Zen, mais j’ai pas put m’empêcher]
Les sons se rapprochaient de la chambre ; l’étudiant se tourna vers Zabuza-sama, et suite à un hochement de tête de ce dernier, s’en alla ouvrir la porte. Trois individus rentrèrent alors dans la pièce, deux étaient connus du garçon mais pas le dernier. Sensiblement plus grand que les deux autres, ce ne pouvait être que le fameux Azechi, qui n’était en fin de compte pas si fameux que cela au vue de son état. Il tenait un flacon à moitié vide à la main et oscillait dangereusement sur ces deux jambes. Iba crut, l’espace d’un court moment, que l’individu n’arriverait pas à tenir sur ces jambes, et s’écroulerait à même le sol.

*C’est du jolie…et ça se dit « genin ».*

[Zabuza] «-Eh bien, on dirait que certains ici se relâchent en mon absence. Puis-je savoir l'origine de cet était d'alcoolisme avancé, Genin Zen Azechi ? »

Le propos de Zabuza-sama était dur, comme à l’accoutumé, mais Iba était sûr d’y avoir déceler une pointe d’amusement, ne serait-ce qu’à cause du portrait assez hilarant et calamiteux que tirait le personnage. Le dénommé Zen tâcha alors de répondre à son supérieur, tout en conservant son équilibre. Il allait de soi que la situation devenait de plus en plus comique au fils des minutes. L’explication avancée par le genin était assez convaincante, surtout parce qu’il était difficile d’inventer un tel mensonge dans son état. De toute façon, il n’y aurait qu’à vérifier l’étiquette collée sur la bouteille pour tirer la conclusion sur cet épisode assez insolite.
Ensuite…
Ensuite ils seraient tous réunis, et ils pourraient enfin savoir de le pourquoi du comment de leur mission.

Mais chaque chose en son temps, tout d’abord il devait trouver un moyen d’en finir avec l’état pathétique, quoi qu’amusement, de Zen. Iba se mit en quête d’un quelconque moyen de faire revenir à ses esprits. Le problème résidait dans le fait que la pièce était pratiquement vide, excepté la petite table de nuit, nue, surmonté du vase aux tulipes jaunes.


*Une table, un lit, un vase…peuh ! Me voilà bien aidé…*

Soudain Iba eut un déclic en apercevant l’eau au fond du vase et un sourire en coin apparut.

«- Si vous me permettez…je pense qu’une douche bien froide aurait peut-être les effets curatifs souhaités. »

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 21 Mai - 21:18

[Je posterais ici, j'ai pas le temps, je pense Mercredi apres-midi au plus tard !]
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