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 Hôpital de Kiri

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MessageSujet: Hôpital de Kiri   Sam 17 Déc - 20:26

Rappel du premier message :

Zen et Shinji arrivèrent rapidement à l'hopital. Ils furent accueillis par un médecin de garde que Shinji connaissait assez bien pour avoir participé à sa formation. Il affichait une mine sombre et inquiète et lorsqu'il aperçut les deux arrivants, il commença à parler :

médecin :"- Ah, vous voilà . C'est moi qui vous ai contacté, Azechi. On nous a amené il y a quelques dizaines de minutes votre femme, Asuka.

"- Qu'est il arrivé ?

"- Je ne sais pas trop, je ne m'en suis pas occupé. C'est le chunin médecin qui s'est chargé de son cas. Si je ne me trompe pas, elle est encore dans la salle de soin.

"- Zen, suis moi

Puis, les trois hommes se dirigèrent d'un pas extremement rapide vers cette salle. Lorsqu'ils arrivèrent devant les portes, Shinji se précipita à l'interieur.

"- Papa je peux ...

"- Bien sur que non

Puis le battant se referma, et Zen se retrouva seul avec le médecin de garde. Un lourd silence s'installa. L'étudiant ne savait plus trop quoi penser. C'était bien la première fois, même si ses parents pratiquaient un travail dangereux, qu'il venait à l'hopital dans ces conditions. Il ne s'était jamais attendu à ce que l'un d'eux soit blessé : ni sa mère, dont il reconnaissait volontier la grande force, ni son père, assez prudent et intelligent pour ne jamais se laisser atteindre par l'ennemi. Du moins, c'était ce qu'avait toujours cru inconsciement Zen...
Il ne savait donc plus vraiment quoi penser. Désorienté et abattu, il faisait les cent pas devant les portes de la salle de soins, le regard inexpressif. Le médecin, gené par cette situation, finit par s'éclipser discrètement pour retourner à l'accueil.


*Qu'est ce qui a bien pu se passer ? Une maladie ? Elle a trop forcé sur l'entrainement ? non... ça a l'air plus grave que ça... Une attaque ? C'est improbable mais .... Suna ?*

Au bout de longues minutes, Shinji ressorti de la salle, accompagné par un autre chunin : le docteur Amiya. Il étaient en train de mener une discussion manifestement animée et ne semblaient pas en accord sur le diagnostique.

Amiya : "- Ca ne va pas. Si c'était vraiment à cause du surmenage... Enfin, elle maitrise le taijutsu ! Pas Le ninjutsu ni le genjutsu ! Alors je ne vois pas comment elle aurait pu mettre son réseau de chakra dans cet état !

"- Je comprends bien. Mais tu as remarqué que son corps ne présentait pas de plaie récente visible. Et les hématomes ne dataient surement pas d'aujourd'hui. La seule explication que je vois est qu'elle a voulu executer une technique trop puissante, qui dépensait trop de chakra.

"- Ca n'est pas la dépense qui compte, c'est la tension. Les spécialistes Taijutsu ne sont pas entrainé à faire parcourir de puissantes décharges de chakra au travers de leur corps

"- bien au contraire

"- Ne m'interromps pas ! Je ... je pense qu'elle a été attaquée...

Les deux hommes marchaient dans les couloirs immaculés de l'hopital. Ils semblaient totalement ignorer la présence de Zen, qui les suivait en écoutant attentivement chaque mot de cette conversation.

"- Ca ressemble à du genjutsu ! Je ne vois que ça pour la mettre dans cet état !

"- Ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Un genjutsu aurait atteint les centres nerveux en priorité. Ici, tout le réseau, et surtout les parties centrales, semble avoir été dilaté anormallement et brutallement. Je ne crois pas qu'elle ait été attaquée

"- Elle va bien ?

"- Tu ne sais pas si elle avait des ennemis ? Peut être que c'est Su...

"- NON ! Ca, c'est impossible. Aucun intru ne peut être entré dans le village. La sécurité est maximale, et de plus, je ne vois pas pourquoi elle serait une de leures cibles prioritaires.

"- Nous devrions attendre les examens approfondis. Même si nous n'avons pas vu de blessure physique visible, ça ne signifie pas qu'il n'y a pas de blessure insidieuse.

Amiya entra alors dans l'une des salles, laissant le père et le fils seuls dans le couloir. Zen, a qui la patience commençait à manquer, s'emporta

"- Bordel ! Vous allez me dire ce qu'il se passe oui ou non ?

Shinji afficha une expression de surprise, comme s'il ne s'était pas aperçu que son fils l'avait suivi jusqu'ici.

"- Ah ? Euh ... oui, ne t'inquiète pas, elle est sortie d'affaire. Mais on ne sait pas encore exactement ce qu'il s'est passé...

"-Tu ne crois pas qu'elle a été attaquée ?

"- Non, je ne connais ni genjutsu, ni ninjutsu capable de faire ce genre de dégats. Maintenant, tu ne devrais pas rester ici, tu as surement mieux à faire. Je te préviendrai dès que j'ai du nouveau.

Shinji ouvrit la porte et s'engagea dans la pièce.

"- Tu n'as vraiment aucune idée de ce qui s'est passé ?

Juste avant de refermer le batant, son père répondit un faible et rapide "si...".
Puis Zen se retrouva à nouveau seul dans le blanc couloir...

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Jeu 26 Juin - 0:13

Suite de ça. Oui je sais, ça remonte !

Haya était assise sur un banc, la tête appuyée contre le mur. C'était encore cette position la moins insupportablement douloureuse. Elle avait encore l'impression que ses os s'amusaient à se rouler les un sur les autres, à s'agiter et se frotter contre ses muscles, comme des adolescents lubriques qui venaient de prendre conscience d'un nouveau muscle de leur anatomie.

Elle ferma les yeux. A force de serrer les dents, sa mâchoire s'était engourdie.

[Uuetsu] Haya ? Ça va ?

La jeune fille secoua fermement la tête. Il n'y avait aucune amélioration dans son état. Cela faisait huit mois qu'elle était à Kiri, huit mois où chaque matin elle se demandait si son dos allait bien vouloir tenir le coup encore un peu. Les médecins émettaient de plus en plus de réserves à la voir poursuivre ses entraînements nécessaires. Elle était une estropiée aux yeux de tous, une petite fille faible qui avait besoin de deux jambes supplémentaires pour porter son propre poids - même pas cinquante kilos ! Elle ne se sentait jamais aussi faible et inutile que lorsque son dos la foudroyait.

Et ce phénomène s'accroissait, malgré les soins.

[Uuetsu] Viens avec moi. Je vais t'aider.

Uuetsu l'aida à se mettre debout. C'était son médecin affilié. Un ami de Hakame. Elle lui faisait entièrement confiance. Le problème venait d'elle, elle le sentait bien. De tout ça.

[Uuetsu] Tes tremblements ont repris je vois.

Haya ne l'avait même pas remarqué. Mais l'extrémité de ses doigts tremblait, effectivement. Bientôt la main entière, puis le muscle du bras.

Ils atteignirent finalement la salle trop connue d'examen. Elle y passait des heures entières, couchée, assise, debout, endormie, éveillée, à moitié morte ou encore tordue de douleur. Ils l'avaient vu dans des états pitoyables, humiliants, et ils l'a voyaient ainsi plusieurs fois par mois.

Uuetsy lui découvrit l'épaule et y injecta immédiatement le contenu d'une seringue. Le tremblement de ses doigts faiblit puis cessa tout à fait quelques secondes plus tard.

[Uuetsu] Hmm... Le traitement semble ne pas marcher comme je l'avais espéré. On pourrait changer les doses mais... je n'arrive pas à trouver l'origine.

Il sourit d'un air désolé. Ce n'était pas juste un air de médecin. Elle n'était pas juste un patient pour lui, elle le savait, elle était Haya Sasaki, la protégée d'Hakame.

Uuetsu sortit son dossier médical. Un épais dossier, dont la taille était (fait amusant) proportionnelle à la douleur ressentie à chaque fois. On y ajoutait des pages entières pour expliquer la façon dont elle se tordait, ce jour-là, puis les doses injectées dans ses veines pour l'assommer totalement.

[Uuetsu] Le problème ne vient pas du dos. La colonne vertébrale a été touchée par les coups que tu as reçu, mais elle s'est régénérée grâce à une grève de moelle osseuse. L'os lui-même va bien. On pensait que cela avait touché le tronc cérébral, ça aurait été logique, mais tout va bien là aussi.

Il secoua la tête.

[Uuetsu] La cause ne semble pas être neurologique. On fera d'autres examens, bien sûr.

Bien sûr. Haya grimaça.

[Uuetsu] C'est nécessaire Haya. Une fois qu'on aura le bon diagnostic, on pourra t'appliquer le bon traitement. Il n'y a pas qu'un travail de rééducation, là. Le problème empire, ce n'est pas normal. tu n'es plus exposée aux...

Il s'interrompit, pour chercher le terme le moins blessant, comme si cela importait encore. Haya sourit.

[Uuetsu] ... coups de tes agresseurs, quels qu'ils soient.

Il déposa le dossier sur la chaise, et donna ses instructions aux infirmières et aide-soignants. Ils n'en avaient sans doute plus vraiment besoin, puisque Haya pouvait appeler chacun d'entre eux par son prénom. Cela prendrait moins de vingt minutes. Vingt minutes pour oublier un peu sa douleur pendant la journée, et espérer qu'elle ne revienne pas demain.

Elle se laissa faire, encore une fois, avec toujours le même espoir que ce soit la dernière.

Uuestsu lui fit un nouveau traitement. Toujours aussi expérimental, mais il tâtonnait pour trouver. C'était comme lâcher une personne dans une salle totalement noire, et de lui dire de trouver l'unique porte. Il trébuche, tombe, se relève, cherche un mur, quelque chose d'autre que le sol et ce plafond qu'il devine sans pouvoir toucher. Puis il trouve un début de mur, et commence à marcher puis à courir tout autour pour tester les limites de la salle. Il enchaîne les coins, son espoir augmente à mesure que les possibilités mathématiques s'amenuisent. Puis il sent la poignée. Le soulagement, il presse la poignée et... il n'a pas la clef.

[Uuetsu] Reste couchée pendant une demi-heure. Tu te sentiras bien mieux. Après, que dirais-tu d'aller boire quelque chose, hein ?

Elle sourit, et acquiesça. Son corps s'apaisait, elle ferma les yeux, et crut presque s'endormir.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Ven 27 Juin - 17:26

Haya: + 10 XP RP (bonus genin inclus)

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 19 Oct - 1:16

Elle entendait les cris, autour d'elle, et son corps était tendu comme s'il s'attendait à une attaque. Haya sursautait par terre, ou bien avait l'impression de sursauter, chaque secousse contre les pavés se répercutait dans ses côtes et dans sa mâchoire. Elle n'avait pas mal, pourtant. Ou plutôt, la douleur était diluée dans un curieux sentiment quelle ne parvenait pas à identifier, par la faute de son état ou bien parce qu'il lui était tout bonnement inconnu.

La sensation avait disparu, comme une bête sauvage effrayée par les nouveaux arrivants. Car il y avait de nouveaux arrivants. Haya était trop lasse pour lever les paupières et se tourner vers eux, pour prendre le temps de savoir s'il s'agissait de renfort ennemis ou amis. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'à présent, elle n'avait plus aucune carte en main et qu'il fallait s'y résoudre.

La jeune fille sentit une main se poser sur son cou et une autre sur son poignet. Ils vérifiaient qu'elle soit bien vivante. L'homme dit quelque chose à l'attention d'un supposé collègue, et une chaleur réconfortante lui caressa la poitrine. Haya ouvrit la bouche impulsivement et gémit doucement, presque en silence. Ses yeux s'ouvrirent, un halo vert brillait contre elle.

? – On s'occupe de toi. Repose-toi.

C'était des alliés.

*****


Curieusement, en s'éveillant, Haya eut l'impression d'avoir plus mal que dans son souvenir. Ses muscles l'élançaient même si elle ne parvenait pas à cible correctement les endroits douloureux. Ils avaient dû être soignés par un médecin. Elle était donc à l'hôpital. La lumière était importante, considérablement augmentée par l'aspect laiteux de la pièce.

Elle était seule.

Iba était-il toujours en vie ? La dernière image qu'elle avait de lui n'était pas rassurante. Il était toujours couché (elle allait penser "prostré") à terre, pas totalement impuissant mais avec des ressources si limitées que son état en devenait alarmant. Isamu était toujours en vie, lui, elle l'avait entendu porter une attaque. Il était bien plus fort qu'elle. Pourquoi avait-il attaqué, au juste ? Faisait-il partie des serviteurs de Nezu ? Etait-il un sympathisant ? De ce qu'elle avait pu en juger la seule fois où elle l'avait vu (dans les bains pour femmes) il avait l'air de tout sauf d'une personne dotée d'une conscience politique.

Et moi, alors, pensa-t-elle ? Si elle avait été à proximité d'un groupe de serviteurs de Nezu, elle les aurait suivi et se serait battu pour eux. Contre Iba, contre tous les étudiants qu'elle avait rencontrés. Elle ne se serait pas même posé la question. Les considérations générales du pourquoi et du comment lui échappaient totalement. Nezu avait été désigné, elle avait frappé (ou du moins essayé). Haya réprima un frisson. Pour la première fois de sa vie, elle avait agi comme une vraie kunoichi. Frapper sans totalement comprendre, sans même essayer, d'ailleurs, frapper parce que c'était sa mission. C'était… rassurant, d'un côté, et terrifiant également. Iba était-il pareil ? Tous les shinobi étaient-ils pareils ?

Haya se redressa vivement et fut foudroyé par une douleur insoupçonnée dans le corps. Elle se reposa précautionneusement contre le lit. Le livre. Où était le livre ? Elle se tourna et aperçu ses affaires posées sur un fauteuil. Le livre était sur la table de chevet. Elle aurait même pu le toucher. Quelqu'un l'avait-il lu ? Même si c'était le cas, ces informations n'intéresseraient que les autorités du village. A la limite les médecins penseraient qu'Haya avait des lectures bien peu intéressantes pour son âge et que sa vie devait vraiment être morose. Elle sourit et s'autorisa un peu de sommeil supplémentaire.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Jeu 23 Oct - 15:35

Isamu, le garçon qui ressemblait à Mamoru et aussi Haya, l'entrepôt, la course, la guerre. Trop de choses et si peu de temps pour les analyser. La douleur lui avait rendu tout exercice mental impossible. Il n'avait put que se contenter d'être un spectateur impuissant d'un combat où il aurait dû être acteur.

Haya s'était battue pour le protéger. Il ne savait que trop penser. Il lui avait dit de fuir, seul le cahier avait une réel importance. Lui, il n'était rien, si ce n'est un chuunin avec un passé trop encombrant pour l'administration, toutefois, elle faisait avec, car ses attributs héréditaires étaient des outils précieux. Haya n'avait eut cure de cela, elle ne savait rien de son passé, elle ne savait rien de lui, elle l'avait protégé comme il l'avait fait en sautant du toit, certainement inconsciemment.

Parce qu'ils étaient tout les deux dans le même piège.

Il lui devait à n'en pas douter le fait de pouvoir être encore là, allongé sur un lit d'hôpital, souffrant, mais vivant. Elle avait occupé à elle seul, les deux agresseurs, le temps de Nimuro arrive et n'arrête le conflit. Iba était sûr qu'il s'agissait de Nimuro, le chuunin boiteux, il aurait reconnu sa voix entre mille, même avec la migraine qui faisait rage dans son esprit, à ce moment là. Sentant une présence familière, Iba s'était laissé aller à l'inconscience. Cela aurait put lui coûter extrêmement cher, s'il s'était trompé, l'ennemi n'aurait pas hésiter à lui trancher la gorge.

Mais il était là, sur ce lit d'hôpital qu'on n'avait si souvent refusé à ceux qui portent son fardeau.

Il n'en voulait pas à Haya, il ne pouvait pas. Il lui devait la vie, elle ne l'avait pas laissé dans l'appartement, ni abandonné dans l'entrepôt. Devrait-il la sermonner lorsqu'il se reverrait ? Elle lui avait délibérément désobéie. Soudain, une interrogation lui fit ouvrir une paupière...

La reverrait-il ?

Allait-elle bien ? Et...qu'était-il advenu du cahier ? Les machines commencèrent à s'affoler à ses côtés alors qu'il sortait de cet état semi-comateux dans lequel il avait été plongé de longues heures. Il avait l'impression que ses paupières collaient. Malgré l'obscurité de la salle, il se trouvait éblouie. Il entendait du bruit, tout le monde s'agitait dehors.

Etait-ce toujours la guerre ?

Les victimes devaient affluer par dizaines. L'hôpital devait être surchargé. Comment avait-il put avoir un lit ? La dernière et seule hospitalisation à laquelle il avait eut le droit n'était dû qu'à l'appui sans précédent de Shinobu, ancien Mizukage. Alors comment avait-il put se trouver ici ? Son maître n'était plus depuis déjà trop longtemps, personne n'avait assez de poids pour le faire entrer ici...

Sa vue commençait à lui revenir.

Dans les couloirs, cela courrait dans tout les sens, une véritable cohue. Les appareils s'étaient calmés. Il examina les alentours, la salle était petite, pour deux personnes, pourtant il était quatre. Deux lits supplémentaires avaient été installés. Des shinobis, tous comateux...comme lui.

De sa position, il ne pouvait bien sûr pas lire le compte-rendu des médecins, mais aux vues des nombreux bandages et autres attirails qui recouvraient les corps, il ne doutait pas qu'il devait être celui dans le meilleur état.

Quoiqu'il n'essaya pas de le vérifier.

Le moindre mouvement lui semblait insupportable. Son dos lui faisait souffrir le martyr. Son épaule aussi. Il était un soldat en plastique sur lequel on a marché sans faire exprès. Il n'osait même pas entreprendre de se relever, c'était tout bonnement impossible. Pour l'instant s'agiter ne servirait à rien, bien au contraire. Il ne pourrait aider personne et ne serait qu'un poids, il devait se forcer à se reposer pour récupérer et être de nouveau efficace. Le jeune homme se força à fermer les yeux. Il ne lui fallut pas longtemps avant de se rendormir.

Il se réveilla plusieurs fois, il avait perdu ses repères temporels. Tout n'était que bruit, la lumière étant toujours aussi floue, ne devenait clarté qu'après de trop longs instants. Ses pensées s'emmêlaient, diluée dans l'immense être qui les construisait.

Il finit toutefois par ouvrir les yeux sur un visage familier: Nimuro. Il semblait épuisé. Il lui lança un sourire amical. Il fallut plusieurs grosses secondes pour l'interpréter et encore plus pour le rendre.

[Nimuro]"- Je me suis presque inquiété.", il souriait toujours.

Combien de temps avait-il passé à son chevet et surtout combien de temps avait-il passé à soigner les mourants de la guerre ? Lui qui avait juré de renoncer à ses pouvoirs et ses fonctions ?
Iba ne répondit rien, il ne pouvait pas. Il aurait voulu bouger les lèvres, mais aucun mot n'en sortait, c'était frustrant cette sensation de faiblesse infinie, à tel point que vous ne pouvez même plus articuler des sons. Nimuro perçut son désarroi, mais n'en identifia pas bien la cause...

[Nimuro]"- Ne t'inquiète pas, j'ai donné un autre nom à l'entrée de l'hôpital, cela leur prendra plusieurs jours pour découvrir la supercherie vu comment on est débordé..."

Le chuunin dû lire dans les yeux de son interlocuteur que cela ne répondait pas à son interrogation première. Mais qu'elle était-elle ? Iba n'avait pas encore fait son choix. Haya ou le cahier ?

[Nimuro]"- La guerre est finie. Shinji est vivant et Nezu a été capturé. Tout va rentrer dans l'ordre...Shinji fera bientôt un discours."

La guerre, il l'avait presque oublié, presque envolé les raisons du pourquoi posséder le cahier, pourquoi il s'était battu. Pour un cahier. Non, tout ce qu'il lui était resté en mémoire, s'était le cahier. Ils avaient risqué leurs vies à deux pour ces quelques pages...

Iba bougea faiblement la main droite, comme pour demander quelque chose...
Son interlocuteur ne mit pas longtemps à comprendre, preuve de son extrême vivacité d'esprit, malgré ses longues heures d'insomnie pour soigner les combattants de Kiri no Kuni. Il lui apporta un crayon et un bout de papier et aida Iba à affermir sa prise sur le petit bout de bois. Avec difficulté, il traça un kenji. Il fallut bien plusieurs secondes au chuunin pour le comprendre...

[Nimuro]"- H..aya ?".

Le blessé hocha la tête et se vit demander s'il s'agissait de la kunoichi trouvée à ses côtés. Deuxième réponse affirmative. On lui apprit qu'elle allait bien. Elle ne se trouvait juste pas dans la même salle que lui. Problème pudique, même en temps de guerre. Iba se sentit légèrement soulagé et entreprit d'écrire un nouveau kenji, mais il eut beaucoup moins de succès et il dut s'y reprendre avec l'aide de Nimuro. Ce simple effort de concentration l'épuisait. Il en écrivit un autre juste à la suite.

[Nimuro]"- Haya cahier important ? Iba qu'est-ce que tu me chantes là ?"

Évidement, cela aurait été plus simple s'il avait put clairement s'exprimer que ce soit oralement ou à l'écrit. Encore une fois, il prit sur lui et écrit un nouveau sigle. Il rata et cassa la mine. Il fallut que le chuunin taille le crayon pour permettre à Iba d'écrire de nouveau. La sueur perlait sur son front. Ses muscles lui faisait mal juste en bougeant son poignet, il avait vraiment poussé trop loin.

[Nimuro]"- Nezu ?..."

Il y eut un temps de battement de quelques secondes, puis une lumière sembla s'allumer au fond des yeux de Nimuro qui s'empressa de sortir de la salle. Il devait avoir comprit. Surtout si c'était lui qui avait amené Haya à l'hôpital, peut-être pas tout, mais il devait comprendre que la kunoichi avait peut-être un cahier important en sa possession, et que cela concernait Nezu. Iba n'avait jamais bien comprit pourquoi avec ses capacités de réflexions et d'analyse, Nimuro n'avait pas put intégrer le grade de jounin, était-ce à cause de sa blessure.

***


Nimuro entra dans la salle de repos de la demoiselle et vit au premier coup d'oeil le cahier sur une petit table de chevet. La kunoichi semblait dormir, le chuunin ne souhaitait pas la réveiller, il se saisit du cahier et commença à s'en retourner pour l'amener à Iba lorsqu'il s'aperçut que la jeune femme le dévisageait avec stupeur.


[Haya, je te laisse réagir comme bon te semble. Si tu as des questions n'hésites pas à me les poser via MP]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Ven 24 Oct - 16:14

Quelque chose dans l'esprit d'Haya aurait voulu qu'elle se lève et qu'elle rapporte le livre dans son lit. Elle savait bien qu'elle était à l'hôpital : elle y avait passé suffisamment de semaines cumulées pour reconnaître immédiatement les murs, l'odeur et l'ambiance des lieux. Mais elle ne savait pas, et ne pouvait pas savoir, à qui appartenaient les lieux. Qui avait gagné la guerre, ou même si elle était finie. Elle était dans une chambre très réduite, un lit vide lui faisait face. Il devait avoir été récemment défait, on voyait encore le creux et le pli des couvertures. Et puis, il y avait quand même une sale odeur de sang, et Haya était suffisamment versée là-dedans pour savoir que ce ne pouvait être le sien. Trop rance et trop sec, à moins qu'elle ait dormi des heures entières à se vider, ce qui ne semblait pas être le cas.

Elle ferma les yeux. Son esprit avait beau dire, son corps lui soutenait qu'il ne pourrait jamais la porter jusqu'au livre de compte. Et puis, aux yeux de tous, elle n'était qu'une Genin sans grand intérêt, personne ne pouvait se douter que ce serait elle qui porterait une quelconque preuve. Si Iba était dans le bâtiment, il aurait davantage de chances de se faire agresser. Encore une fois.

Pourtant, la porte s'ouvrit. Haya sursauta doucement, mais conserva les yeux fermés. Ce devait être une infirmière qui vérifiait rapidement que la patiente de la salle X était incapable de réclamer un verre d'eau. Inutile de faire la discussion avec quelqu'un qui aurait bien mieux à faire, au vu du bruit qui se dégageait de la porte ouverte. La guerre n'était donc pas finie ? Ou bien l'hôpital ne faisait que subir les effets secondaires, les blessés, les mourants des deux camps qui s'étaient déchirés ?

La personne avança. Haya serra les dents. Elle avait bien des appareils autour d'elle, une poche qui lui donnait vraisemblablement un calmant, mais elle était encore à moitié pleine. La jeune fille tourna prudemment la tête vers l'origine du bruit, et ouvrit les yeux. Il s'agissait d'un dos. Mais ce qui était inquiétant, c'est que la face du dos était tournée vers la table de chevet. Haya eut une violente explosion dans son crâne, suite de son analyse douteuse, mais une chose demeurait certaine : le livre n'était pas en sécurité. Un instant, Haya s'imagina se lever et bondir vaillamment sur l'ennemi pour lui mordre tout aussi vaillamment l'oreille. Ses hurlements ameuteraient, au choix, les infirmières ou bien une nouvelle flopée d'ennemis. Mais quand Haya se rendit réellement compte qu'elle ne pouvait pas même se redresser sur son lit, que ses vieilles douleurs latentes, les douleurs de son dos et de ses jambes notamment, s'étaient pleinement réveillées et qu'elles avaient pris place dans ce nouveau foyer de douleur, et bien elle sut que son plan audacieux était voué à l'échec. Toutefois, elle évita de gémir et serra les dents. L'individu commençait à s'éloigner, et il emportait bel et bien le livre. Haya réfléchit à toute vitesse, même si cela martyrisait chacun des neurones de son cerveau : il n'avait pas déchiré le journal tout de suite, mais il n'avait pas vérifié son contenu. Cela pouvait indiquer, comme bien souvent, soit qu'il travaillait pour quelqu'un et que sa mission était de rapporter le livre pour ensuite le brûler dans la cheminée et manger les cendres qui resteraient, ou bien alors cet homme était un allié qui serait les nouvelles jambes (nettement plus musclées) d'Haya et d'Iba. Pour une obscure raison (Haya ne lui avait pas encore jeté la boîte de médicaments qui reposait à ses côtés, mais elle avait la ferme intention de le faire et de viser la nuque, même), l'individu s'arrêta et se tourna. Feindre le sommeil se révéla impossible, tant Haya ne s'y attendait pas. Elle demeura donc ainsi, un peu hébétée, mélange de sa grande fatigue, de son envie de replonger dans le coma et d'oublier, mais aussi de la situation présente qui ne se passait pas du tout comme elle en avait envie.

Haya ne le reconnut pas. Elle n'aurait pas pu, même s'il lui avait parlé. Elle avait les sourcils froncés,tandis que ses possibilités d'actions dépérissaient à vue d'œil. Impossible d'appeler une infirmière, trop occupées, d'autant qu'expliquer la situation en ménageant la patience de tout le monde et sans pouvoir parler serait une épreuve assez phénoménale. Impossible de se lever, ses mouvements étaient réduits, impossible de parler, de l'insulter, et de lui ordonner de poser ce livre qui leur avait déjà bien assez coûté. Impossible également de s'assurer de qui était cet homme, même s'il choisissait de ne pas affoler le pauvre Genin toute cassée dans son lit, il pouvait bien dire ce qu'il voulait, non seulement Haya ne pourrait pas le vérifier, mais en plus elle ne pourrait pas réagir à ces déclarations.

Alors Haya fit la chose qui lui sembla la plus pertinente sur le moment, lever légèrement la main et pointer un doigt sur le livre. Elle aurait bien aimé être plus démonstrative et, qui sait, plus menaçante, mais à part lui faire les gros yeux et prendre un air méchant (vexée, ne put-elle s'empêcher de penser, je dois faire davantage vexée que méchante), ses options étaient limitées. Ce n'est qu'à ce moment là qu'elle prit conscience de la stupidité téméraire de son 'action' : si cet homme était un ennemi pressé, il aurait plus tôt fait de la tuer et de faire passer cela pour l'écoulement naturel d'une faiblesse originel, plutôt que de perdre son temps à lui démontrer par A + B qu'il était non seulement allié mais en plus très gentil… De fait, il n'avait pas l'air mauvais. Mais quand bien même, c'était son livre à elle qu'il avait dans ses mains.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Ven 24 Oct - 20:12

Il y avait quelque chose d'extrêmement profond dans le regard de la jeune femme. Nimuro n'aurait sut dire quoi exactement. Etait-ce uniquement de la surprise ? Non, il y avait un tourbillon d'émotions dans ces yeux là, qui faisaient des va et vient rapide entre le cahier qu'il tenait entre ses mains et son visage.

Elle semblait accordé un intérêt tout particulier au petit journal que ke chuunin tenait entre ses mains ce qui n'avait vraiment rien d'étonnant et concordait parfaitement avec les propos peu explicites d'Iba.

Ce cahier était "important".

Pour qui, certainement Shinji et peut-être les Enfants de la Brume. Il aurait été difficile de croire que le garçon aurait risqué sa vie et celle d'un autre ninja pour un simple cahier sans intérêt, surtout au cours de cette période sinistre.

Que pouvait-il bien y avoir de si important dans ce cahier pour qu'il vaille la peine que l'on risque la vie de deux éléments de Kiri no Kuni ?

Revenant à la réalité et quittant un instant les questions qui l'assaillaient, Nimuro demanda d'une voix douce.

[Nimuro]"- Haya ?", il n'obtient pas de réponse, mais un hochement de tête douloureux.

Elle devait subir les mêmes effets post traumatiques qu'Iba. Elle était dans l'incapacité de lui répondre. Il devrait donc trouver la plupart des explications seul.
Il se dit qu'il fallait mieux la rassurer tant son regard laissait des doutes dans la confiance qu'elle semblait lui accorder.

[Nimuro]"- Je m'appelle Nimuro. Je suis un ami d'Iba. Il va bien et m'a dit de prendre le cahier parce qu'il était important."

Son interlocutrice sembla s'apaiser. Le chuunin ne résista plus à la tentation et ouvrit l'ouvrage. Il ne lui fallut pas longtemps avant de comprendre la bombe qu'il avait entre les mains. Un livre de compte doublé d'un espèce de carnet personnel, des noms en pagailles, des montants de pots de vins, des résumés de coups montés, des stratégies et surtout un nom récurrent : Kakumei.

Iba et Haya avaient trouvé l'allié providentiel qui avait aidé Nezu a rassemblé des fonds, mais aussi à avoir sous sa main le contrôle de certains shinobi déserteur de classe A voir S. Le bruit courrait que Satoshi avait vaincu en combat singulier Tachi, une agent double, qui se révélait au fil des pages être membre de cette organisation, nommée Kakumei.

Il y avait énormément d'informations dans ces quelques pages. De quoi faire tomber la plupart des "pourris" encore blanc après cette guerre aux quelques heures si meurtrières. il y avait de quoi inculpé Nezu pour au moins dix chefs d'inculpation différents dont celui de haute trahison...

Avec cette preuve, il ne tiendrait pas une journée au tribunal. On aurait put croire qu'avec ce qui lui restait d'appui et de notoriété son procès soit d'une difficulté infini pour le procureur, mais avec un tel atout dans la manche, personne ne pourrait s'opposer au jugement.

C'était tout bonnement incroyable d'avoir put mettre la main sur un tel document. Un pur coup de génie qui allait couper l'herbe sous le pied à tout les membres encore actifs de Nezu qui souhaitaient profiter de l'accalmie pour revenir à la charge.

[Nimuro]"- Est-ce que tu as conscience de ce que ce cahier représente ?"

Bien sûr qu'elle devait en avoir conscience. Elle avait risqué sa vie pour. Iba lui avait certainement dit. La question était stupide, mais cela trahissait l'état d'hébétement dans lequel la découverte du contenu de l'ouvrage avait plongé le chuunin.

[Nimuro]"- Il faut que j'aille donner le plus rapidement possible ce document à Shinji-sama. Pour l'instant, tu ne peux que te reposer. Je pense que nous reparlerons de tout cela avec Iba, lorsque vous serez rétablis."

Nimuro avait décidé de faire un crochet par la salle de repos du garçon pour lui dire qu'il avait bien le cahier et qu'il allait le remettre en main propre de l'actuel dirigeant du village de la Brume.

Il était presque excité. A tel point qu'il en aurait presque oublié qu'il boitait. alors qu'il allait sortir de la salle, il se retourna une nouvelle fois vers la jeune femme.

[Nimuro]"- En tout cas, chapeau bas, pour ce tour de force que vous avez réalisé là.", et il s'inclina légèrement avant de s'enfuit dans les dédales de couloirs blancs.

[Si on poursuit, je te propose de faire un ellipse temporelle pour qu'Iba et Haya puissent se rencontrer de nouveau.

Haya: + 16 XP (bonus genin inclus)
Iba: + 18 XP (bonus chuunin inclus)

Ps: Il y a toujours de l'XP qui doit t'attendre dans la demeure de Nezu, et dans les bains de Kiri ^^]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Jeu 30 Oct - 19:44

[J'espère que je peux poster ici ^^". C'ets la suite de: ICI]

Sokka n’était vraiment pas doué pour trouver le chemin. Mais il savait à peu près où était l’hôpital de Kiri, ce n’était pas dur de repérer un grand bâtiment blanc. En effet, c’était assez facile, il trouva l’endroit où travaillait sa mère. Elle devait déjà être rentré. Le Genin entra donc et alla directement à l’accueil. D’autres personnes qui attendaient, commencèrent à râler. Sokka les ignora et demanda à l’hôtesse, si elle pouvait donner le sac à Saori. Elle refusa et rétorqua qu’elle était très occupée mais que lui pouvait aller la voir, au deuxième étage, chambre 201. Sokka la remercia bien que cela l’embêtait de s’attarder en ce lieu. Cet endroit ayant une drôle d’odeur ressemblant à un mélange de javel de médicament et d'autres solutions bizarres. Ce parfum immonde se renforçait au fur et à mesure que Sokka avançait.

[Sokka] *Pouah! J’ai horreur de cette senteur! Comment ma mère arrive a bosser dans ces conditions… L’habitude sans doute…

Enfin il arriva devant la chambre 201. Il toqua mais personne ne répondit. Il poussa la porte. Saori venait de finir un soin et remarqua que son fils était dans la salle. Elle lui exigea savoir pourquoi il était là. Le Kawaki montra juste le sac en soulevant son bras. Elle s’excusa en disant qu’elle était à bout de nerfs.

[Saori] Ah aussi, toi qui veut t’entraîner je connais quelqu’un qui serait ravi de t’apprendre un technique de soin.

[Sokka] Ici à l’hopital ?!

[Saori] Oui, oui. Cette personne se trouve au sous-sol. Mais avant, va dans la chambre à côté, je pense qu’il y a quelqu’un que tu connais.

[Sokka] *Que je connais ? Qui ça peut être… Et sympa, j’ai un entraînement autre que ce foutu changement de forme de chakra… * Ok. Merci maman. Bonne journée

Sur ces mots, Sokka se dépêcha de pièce, pressé de savoir qui pouvait bien être cet individu. Cet être attendait la visite apparament et ce n’était pas autre que…

[Sokka] Kenishi ! Mais comment ça se fait que tu es là ? C’est dû à une mission c’est ça ? Oh la la, qu’est-ce qui t’est arrivé ? Raconte moi-tout

[Kenichi] Du calme, gamin ! Je suis ici car j’ai subi de multiples coups de Katana aux membres. Mais en plus il était empoisonné. Une chance que ce soit juste mes bras et jambes qui ont souffert, sinon je n’étais pas sûr d’être encore de ce monde. Ne t’inquiètes pas, ta mère m’a déjà guéri, et dit que je pourrais sortir dans quelques jours. Sinon la mission a été un succès surtout en parti grâce à ton père… D’ailleurs il ne devrait pas tarder à rentrer lui aussi. A priori ça serait pour demain ou le jour d’après. (Le Genin laissa échapper un sourire) * Cool mon père va rentrer, c’est génial ! * Bref, et toi ? Ton entraînement commence à porter ces fruits ?

[Sokka] Pas vraiment… Je n’y arrive pas… Je libère trop de chakra, et le changement de forme n’est pas vraiment là. En clair, je me suis plus brûlé les mains qu’autre chose… mais au fait ça servira à quoi cet entraînement ?

[Kenichi] Ne t’inquiète pas ça viendra. Je peux juste te dire, que si tu arrives à le faire, tu auras pas mal de facilités avec certaines techniques. Voilà, voilà. Bon maintenant, laisse-moi tranquille, je dois me reposer. Je suis sûr que tu as des choses plus importantes qu’à rester ici me regarder pionser, gamin. Allez, zou !

Il avait raison. Sokka avait mieux à faire. Il sortit de la chambre et se dirigea vers le sous sol. Il se dépêcha à cause de l’odeur que émanaient les couloirs. Et il venait de découvrir la cause. L’hôpital était rempli de blessés, c’était ça aussi la fin de la guerre. Cette guerre civile qui a épargné le Genin. Maintenant, il restait à soigner les blessures autant morales que physiques. Enfin, grâce aux indications de sa mère, il descendit un escalier arriva face à une porte. Il s’apprêta à toquer, mais soudain, cette dernière s’ouvrit avec force. Sokka l’avait reçue en plein dans le nez. Une personne, certainement responsable de ceci, commença à beugler.

[…] Kesketufélà ? Z’ai horreur qu’on m’espionne.

[Sokka] * Mais elle… elle est… est… horrible ! Et, d’ailleurs c’est une femme ou un homme ? *

[à suivre... =x]




Dernière édition par Sokka Kawaki le Lun 8 Déc - 19:58, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Sam 1 Nov - 17:37

Shuo : +32 XP
Nutera : +17 XP
Hotaru : +20 XP



Sokka : +8 XP
Kenji : +12 XP

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 2 Nov - 17:37

Cette journée qui avait l’air banal dans la vie d’un shinobi, avait été bouleversée par une entrevue très singulière. Sokka était horrifié. Il devait pourtant faire face à cette personne. Mais que faire ? Que dire ? Il devait sûrement se présenter, annoncer la raison de sa visite, qui l’avait envoyé, tout le baratin habituel. Mais il était aussi enseveli sous un amas de question sur cette personne qu’il essayait de se répondre. En plus, en essayant de répondre à une de ses questions dix autres apparaissaient, un cauchemar pour le Genin. Cette personne en blouse blanche aux lunettes géantes, et au style très particulier. Il remarqua aussi qu’elle était coiffée de couettes minuscules. C’était donc bien une femme. Il devait dire quelque chose, au moins pour détendre l’atmosphère ou encore pour essayer ces yeux malsains qui étaient posés sur lui.

[Sokka] ‘Jour. * Allez encore un autre * Belle journée n’est-ce pas ?

Le regard noir s’intensifia. Pourquoi ? Pourquoi avait-il sorti ce mot, de trop car il n’avait rien avoir avec ce qu’il devait dire. Encore une boulette… Mais, comment parler avec un esprit torturé devant une telle personne ? Il se répéta qu’il devait faire face, que c’était une peur honteuse qu’il devait vaincre de suite. Il essaya de reprendre son calme. Sokka ferma les yeux et pendant un instant crut que c’était réellement un cauchemar, cependant quand il les re-ouvrit, elle était toujours là à attendre qu’il dise enfin quelque chose. Enfin, le silence se rompit.

[Sokka] Euh, je m’appelle Sokka… (Il parlait d’une lenteur extrême, non pas qu’il doutait de l’intelligence de son interlocuteur, cela servait juste pour qu’il ne ressorte pas une autre gaffe.) C’est ma mère, Saori, qui m’a dit que vous pourriez m’apprendre une technique…

Il doutait. Il doutait de la réponse. Comment allait-elle réagir ? Encore des questions, toujours des questions, il n’avait que ceci en tête, le pauvre «gamin» comme dirait Kenichi. Elle avait laissé un sourire quand Sokka avait dit ne nom de sa mère. Et depuis son expression se changea, elle se gratta la tête comme pour réfléchir. Qu’allait-elle donc faire ? Le silence allait se réinstaller, néanmoins elle avait décidé à son tour, de parler.

[???] Bien… Elle est quand même gonflée, ta mère. Je sais bien que en ce moment je ne suis pas pris énormément pris par le travail avec cette guerre... Et puis tu peux aller à l’académie pour apprendre comme tout le monde, non ? Tu n’aimes peut-être pas les cours de ce cher Esio. Quel phénomène celui là… (Elle soupira.)Bon allez, j’accepte. Rentre…

Cela aurait dû le rassurer. Rien, ici n’était fait pour rassurer, il avait juste moins peur de cette personne maintenant qu’elle avait commencé à dialoguer. En se souvenant, Sokka pensa que cette rencontre n’était pas plus effrayante que celle avec Kenichi. La différence était que lui, il avait mis la dose, elle, c’était naturel. Cette dernière avait ouvert la porte. La pièce vers laquelle elle s’avançait, était sombre, seul une lucarne donnait de la lumière du monde extérieur. Sokka regarda dehors. Le temps était gris, c’était tout ce qu’il voyait.

Enfin, il pénétra dans la salle. L’air était étouffant. L’odeur avait changé en restant toujours aussi détestable. C’était une sorte de mélange de souffre et d’une autre substance non définissable. Il voulait bien faire le sacrifice de son odorat si cela lui servirait à apprendre une technique utile. Elle alluma une lampe. Celle-ci n’éclairait qu’une partie de la pièce. A présent on pouvait voir des montagnes de dossiers sur plusieurs tables. Il voyait aussi un vivarium. Quel animal y habitait ? Il n’en savait rien. Tout restait dans le mystère. Le «médecin» avait remarqué l’air qu’avait pris le Genin, par conséquent, elle ouvrit cette lucarne qui était seule à pouvoir aérer cette pièce. L’air frais s’engouffra lentement, un léger vent était parvenu à entrer et fit frissonner le Kawaki. Puis, son «prochain professeur» se retourna vers lui.

[???] C’est vrai, il y a du fouillis. Bon, je peux t’apprendre un technique de soin assez basique. Ah, oui j’oubliais. Mon nom est… (Elle hésita comme si elle ne le savait plus.) Appelle-moi simplement Aya. Bref, tu connais Jinsei Noshi (De la vie à la mort)?

[Sokka] * Bizarre on dirait que son prénom sonne faux…* Non. C’est quoi?

[Aya] Un technique de soin assez basique. Tu dois sûrement avoir appris Saisei (Régénération)? (Le Genin hocha la tête.) Eh bien, on peut dire que c’est à peu près la même technique, les différences sont premièrement, elle s’applique aussi sur un autre corps que le tien, et elle peut faire l’inverse, c'est-à-dire détruire ce corps. En somme, une technique aussi bien de défense, que d’attaque.

Sans le savoir, Aya avait commencé à faire un cours que écoutait attentivement Sokka. Il pensa même qu’elle pouvait très bien être un professeur d’amphithéâtre. Elle s’emblait à l’aise, jouait avec les mots, tout pour que le Genin comprenait ce qu’elle disait. Il avait retenu donc que cette technique soigne ou détruit un corps et que les principes pour apprendre cette technique sont la concentration de la dose de chakra voulu dans la main qui touchera le corps. Selon la dose émise, elle guérit quand la dose est maintenue à une certaine constante, et si on augmentait cette dose, elle était capable d’anéantir ce corps. Enfin répandre le chakra dans le corps que l’on souhaite. Donc, si jamais par la pression d’un combat on lâchait une trop forte quantité de chakra, le résultat serait qu’on pourrait annihiler le corps qu’on voulait sauver. Une des seules difficultés que révélait cette technique si l’on ne contrôle pas correctement son chakra.

[Aya] Les cours basés là-dessus, au niveau de la pratique, le professeur demande aux élèves de redonner vie à une fleur. Assez basique. Mais bon, ici, il n’y a pas de fleurs. Hum, je sais, je pourrais prendre des vers ! Non ?

* Des vers ?! Tout le charme est perdu… Mais je suis tombé où ? C’est une folle ! Moi qui espérait que ces habits ne correspondait pas à sa personnalité, c’est raté… *

[Aya] (Elle avait posé son index sur son menton) Ah je sais ! J’ai mieux. Je pourrais prendre des feuilles du vivarium.

Cela avait baissé la tension de Sokka qui s’était subitement affolé. Cependant il ne pouvait s’empêcher de penser à une chose. Lui qui croyait changer d’entraînement le voici encore à martyriser des feuilles. Il ne devait plus les raidir et les froisser, mais sûrement rendre l’éclat d’un temps passé à une feuille morte ou jaunir et assécher une feuille fraîchement cueillie. Il repensa aussi qu’il avait commencé à apprendre Hien avec des feuilles… Tous ses entraînements allaient donc tourner autour des feuilles pour toujours ?! Sokka se frotta le visages avec ses mains.

* Allez, encore une journée avec ce foutu végétal. Youpi… *

Il essaya de cacher cette déception pour éviter qu’elle se propage et parviennent jusqu’à Aya. Elle ne pourrait plus avoir envie de l’aider. Aya plongea sa main dans le vivarium avec précaution, comme si elle s’attendait à se faire attaquer par une bête féroce. Elle en sortit une poigné de feuilles certainement une dizaine. Certaines était sèches signe que la vie avait disparu en elles, d’autres en regorgeait et un peu de sève s’écoula brièvement de leur tige. Enfin, elle passa à l’action, elle rendit une nouvelle jeunesse à une feuille qui était déshydraté et assécha une autre qui elle avait été tout juste arraché jusqu'à qu’elle devienne une forme noire. Voilà, ce que devait savoir faire le Genin. Il avait remarqué qu’un halo vert s’était formé tout comme Saisei. Comme il avait une certaine maîtrise de cette technique, il devait donc juste apprendre à contrôler le flux de son chakra pour pouvoir soigner ou tuer, et l’expulser, ça aussi il savait le faire avec scalpel de chakra, mais cette fois il fallait l’envoyer dans un autre corps. C’est sur cette idée, que Sokka commença sa pratique, il prit sa première fleur entre ses doigts, il concentra son chakra dans sa main, il allait la guérir, mais il avait dû sûrement expulser trop de chakra, car la feuille noircissait de plus en plus tout en se recroquevillant.

* Encore une fois… J’en libère trop, et voila le résultat encore un échec… *

[Aya] Au moins tu as acquis assez rapidement une des facettes de Jinsei Noshi. Trop de chakra tue la fleur… (Cette dernière phrase avait été dite avec un certain air moqueur, comme si elle avait lancé une blague. Sokka sourit pour être poli.) En fait ton principal problème est que tu as a tendance à éjecter trop de chakra. Pour essayer de corriger ceci tu vas prendre une fleur, tu refais la technique mais cette fois, essaie d’envoyer le moins possible de ton chakra. Certes ce sera assez lent, mais au moins ça marchera.

N’empêche, j’ai un doute. Elle, qui me paraissait si bizarre au début, essaie de remplir son rôle de pédagogue du mieux qu’elle peut. Pourquoi n’était donc pas à l’académie en train d’enseigner, elle a l’air réellement en train de se soucier de ma réussite, alors qu’avant, elle paraissait si froide. Bizarre…

Sokka s’exécuta. Cette fois, la feuille s’allongea doucement, reprenait sa couleur verte, avant de s’épanouir complètement. Il avait réussi. Cependant, la rapidité n'était pas au rendez-vous. Il devait gagner en vivacité. Ce qu’il fit. Au bout de la septième feuille, Sokka avait trouvé un peu prés la bonne mesure de chakra, la vitesse était bonne d’après Aya. Mais il devait continuer. Le médecin essaya de trouver quelque chose de plus difficile. Elle trouva une plante dans un pot dont on avait négligeait l’arrosage depuis quelques semaines. Le Kawaki connaissait la suite. Il devait la «soigner». Mais dés le début, le Genin sentit une douleur dans son bras, il avait trop utilisé de chakra. Il était têtu et continua donc. La douleur s’intensifia jusqu'à qu’un tremblement de son bras puis un cri se fit apercevoir. C’était sa limite. Son membre souffrait, mais une récompense s’accorda en sa faveur. On aurait dit que la plante venait juste d’être acheté ou qu’elle avait subi de bons soins. Aya proposa que Sokka aille manger, il s'était bien entrainé mais il devait continuer car il pouvait encore progresser. Ils n’avaient pas vu l’heure qui avait largement dépassait celle du déjeuner. C’était presque le moment où le soleil se couchait. Le Genin remercia donc Aya. Elle l’avait aidé de sa bonne volonté, sans broncher. Elle avait donné de son temps pour que Sokka puisse progresser.

Sokka salua le médecin, monta les escaliers. Il avait oublié l’odeur. Il y était habitué maintenant. Il se dépêcha de sortir tout de même pour aller le plus vite possible, malgré la pluie qui commençait à s’abattre sur le village. Il devait se hâter car une grande nouvelle lui avait été parvenue, en cette journée qui annonçait sa fin. Le retour de son père.

[Rp à l’hôpital fini. Demande de validation de Jinsei Noshi. Merci x) ]



MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Lun 3 Nov - 17:36

Sokka : +16 XP

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 9 Nov - 1:09

Haya avait fini par se lever de son lit. Si des douleurs insoupçonnées s'étaient révélées, elle arrivait au moins à se déplacer. Sa chambre avait été prise d'assaut tour à tour par des personnes plus ou moins gravement atteintes, elle était fatiguée de cette présence constante. Elle voulait un peu de calme, se reposer l'esprit. Revoir Iba aussi, si une telle chose était possible. Car en sortant dans le couloir, quoiqu'encore boitillante, Haya fut surprise du nombre de personnes qui se croisaient. La guerre avait donc été si meurtrière ? Il y avait là des shinobi, mais aussi des civils, ou rien qui ne témoignait chez eux une quelconque appartenance aux forces de Kiri. Haya se dit que cela devait être le lot de toutes les guerres ; des morts inutiles.

Elle quitta sa chambre sans demander l'avis de qui que ce soit. Un lit de libéré, cela ne serait pas de trop. Et elle pouvait marcher. Lorsqu'elle se présenta à l'accueil, elle demanda à voir Iba. Elle ne se souvenait pas de son nom de famille, si tant est qu'elle l'ait entendu. Oui, Satoshi avait dû le mentionner une fois. Mais l'infirmière s'obstina à lui dire qu'il n'y avait personne d'enregistré à ce nom. Haya haussa les épaules et partit. Il était peu probable qu'Iba ne soit pas là. Il pouvait à peine bouger ! A moins qu'il ait fait son stoïque (il n'y a pas si longtemps, Haya les appelait encore des imbéciles) et qu'il soit sorti pour retourner à… ses affaires de Chuunin. Mais c'était peu probable. Si à présent il se déplaçait, il ne pouvait certainement pas se permettre de quitter l'hôpital. Alors pourquoi cacher son nom ? Sans vraiment y penser, tout un tas d'hypothèses vinrent polluer l'esprit d'Haya. Peut-être que, finalement, Iba servait Nezu ? Et qu'il avait préféré cacher sa présence parce que la terre entière savait que le dénommé Iba était un traître, et que du coup il avait profité d'avoir une cruche Genin pour lui… Non. Satoshi était peut-être désagréable, mais il semblait assez loin du stéréotype de la cruche Genin qui se formait dans la tête d'Haya (rousse, avec des yeux marron et une peau pâle). Ou bien, plus vraisemblable, Iba avait simplement des choses à cacher. C'était peut-être une sorte de… carte magique… d'atout, qu'on ne sortait qu'en cas de crise. Et qui le reste du temps menait une vie misérable. Satoshi n'avait pas l'air de le mépriser, quand il en parlait, ou de le détester. Il en parlait comme d'un Chuunin normal, aussi loin qu'elle se souvienne. Et Haya se disait que si quelqu'un pouvait dire du mal de quelqu'un, c'était certainement Satoshi.

Mais elle était lasse de tout cela. Réfléchir aux magouilles, aux coups… Pour le moment, elle voulait se reposer. Elle avait passé plusieurs heures à suspecter Iba d'un coup… bas… qu'elle souhaitait désormais lui accorder sa confiance. D'autant qu'elle n'avait aucune raison de douter de lui. Contrairement à lui qui…

Assez.

Elle se posa sur un banc, dans le petit parc de l'hôpital. Sans grand égard, elle lâcha ses affaires à côté d'elle, s'étira autant que possible, ferma les yeux, les rouvrit et fixa un point droit devant elle. Haya avait mal à la tête, mal un peu partout d'ailleurs, mais là, elle se sentait bien. Les bruits couraient dans le couloir, la guerre était gagnée. L'homme qui avait récupéré le cahier le disait aussi. Elle espérait ne pas avoir fait d'erreur. Bien sûr, sa marge d'action était nulle à ce moment là. Mais tout de même… Arriver si loin pour être battue sur la ligne. C'était décourageant. Et dangereux, si ce cahier était aussi important que le prix qu'il avait coûté. Il devait l'être, sans doute, assez pour mériter la vie d'un homme. Et de vieilles rivalités... Haya n'avait pas croisé le jeune homme. Celui aux yeux rouges. Elle espérait ne plus le revoir. En fait, et c'était peut-être un peu terrible, elle espérait qu'il soit mort. C'était troublant de se dire qu'elle avait peut-être tué quelqu'un, mais de ne pas en être sûre. Les bruits couraient dans les couloirs comme quoi le mizukage allait faire un discours dans l'après-midi, à la mairie. Haya ira y assister, pour avoir le fin mot de l'histoire.

C'était important, sans doute.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mar 11 Nov - 13:54

Nimuro était venu, il avait le cahier et il avait compris. Il courrait l'amener à Shinji. Au passage, il lui signifia qu'Haya allait bien, même si elle n'était pas dans son meilleur jour. Le chuunin était rassuré.

Ils avaient réussit.

Ce n'était pas un maigre exploit si on tenait compte de toutes les péripéties qu'ils avaient dû traverser. Le jeune homme n'était plus vraiment fatigué, juste las. Il se laissa choir sur son lit, attendant que les secondes passent inlassablement, le rapprochant petit à petit de la guérison. Par instant, il avait de violentes piques de douleurs dans le dos, ce qui provoquait des nausées et faisait tanguer le sol de la salle.
Il savait qu'il y avait des anti-douleurs en masse dans sa perfusion, rien n'y changeait. Il dû bien passer une heure à fixer le plafond et à en sonder les moindres recoins. Finalement, c'était à lui d'être le grand blessé alité aujourd'hui. Il ne savait pas ce qu'étaient devenus les Yasuo, cette famille de prétentieux, bureaucrates pervertis et pourris...
L'un de leur fils avait mis dans le coma un ami d'enfance, ce dernier avait été débranché. Il l'avait appris en cherchant à le retrouver. Mais cela s'était passé, il y a des années.

Il lui manquait au moins six ans de sa vie. Six ans qui restait une énigme...

Six ans entre l'assaut du Fort et ...tout ce dont il se souvenait c'était Mya, penché sur lui, lui chantant une berceuse candide pour l'endormir, à Kiri même. Il se souvenait des insultes, des brimades, des coups, des vexations pour une faute que sa famille et d'autres avaient commis. Il se souvenait de la chute de Mya dans les escaliers, de l'avoir traîné seul, avec des jambes d'une dizaine d'années jusqu'à l'hôpital. Il avait donné son nom, Iba Hiyori, ils avaient refusé d'hospitaliser Mya. Elle était morte plusieurs heures après d'une commotion cérébrale, en délirant.

Iba détestait l'hôpital et ces salles blanches, cette puanteur aseptisée.

Le temps effaçait les erreurs et la rancœur était moins vivace qu'aux premiers jours certainement, mais son nom restait synonyme d'échec, de trahison. Les familles envoyées tenir le Fort, à l'embouchure du fleuve, les siens comprit, avaient trahis, donné la place forte et permis une incursion dévastatrice sur les contrées de Kiri par les forces des nuages.

Mais lui savait que c'était faux...

Il l'avait vu dans une vision. Il ricana mentalement. Il l'avait vu dans un rêve, la preuve était donc irréfutable ! Il passa quelques minutes supplémentaires à se moquer de lui-même.

Jamais il ne pourrait faire la lumière sur ces évènements, et combien même, trop peu accepteraient la vérité telle qu'elle est réellement.

Soudain, il sentit un aura familier, comme connu depuis des années, qui parcourait le couloir. Ce ne pouvait pas être son maître, était-ce Haya ? Il voulut se lever, mais fut trop rapide. Le choc fut terrible, tout ses nerfs lui crièrent de ne surtout plus bouger. Il aurait voulu appeler mais les sons ne sortaient pas de sa bouche si ce n'est des couinements plaintifs. Il lui fallut au moins une dizaine de minutes pour se remettre complètement de ses émotions. Il y avait des placards, non loin. Il y avait obligatoirement des seringues d'anti-douleur, de tranquillisant ou un truc du genre. Le tout c'était d'y arriver et pour cela il devait se lever.

Se fut plus facile qu'il le crut.

S'aidant de la barre métallique à laquelle était suspendu le sac de perfusion comme d'une canne, il avançait prudemment vers le placard. Malgré ses maigres connaissances en médecine, il réussit toutefois à trouver l'objet de ses désirs et il vérifia la quantité (il aurait été dommage de s'endormir sur le placard à cause d'une trop forte dos e de tranquillisant), il s'injecta le contenu complet d'une seringue dans le bras. Il lui fallut ensuite attendre que le produit agisse. Il finit par ne plus rien sentir si ce n'est qu'il avait la bouche pâteuse. Il y avait un distributeur d'eau en dehors de la salle. Iba s'y rendit avec sa nouvelle canne. L'hôpital était toujours en effervescence.

Une fois hydraté, il tendit son esprit et n'eut aucun mal à trouver la présence familière qu'il connaissait. Si Haya s'était éveillée à ses nouveaux pouvoirs, elle ne devait pas encore savoir comment les maîtriser et les laissait s'exprimer librement. Iba n'avait qu'à demander aux Eaux pour pouvoir la retrouver.

Il parcourut plusieurs couloirs, guidé par une puissance inconnue de tous sauf des maîtres des Eaux. Il manqua à plusieurs reprises de se faire renverser, lui qui marchait plus lentement qu'une tortue.

Il finit par trouver la jeune femme. Elle lui tournait le dos. Doucement, il s'approcha et lui toucha l'épaule. Elle sursauta aussitôt et se retourna, il lui fit un sourire apaisant et voulut dire quelque chose, mais se trouva bien bête lorsqu'aucun mot ne voulut sortir de sa bouche. Il n'arrivait qu'à produire de petits sons aigus. Haya aurait pu croire qu'Iba se moquait de son handicap s'il n'y avait pas cet air complètement surpris, dépassé, abasourdi qui régnait sur le visage du chuunin. Il était estomaqué, il ne pensait pas qu'il ne pourrait pas parler, alors que cela faisait déjà plusieurs heures qu'il s'était réveillé. Il fit de nouveaux efforts pour prononcer un mot, il obtient différents sons, ce qui ne manqua pas de faire sourire Haya, mais pas de mot.

Tant pis, avec des signes aussi précis que pouvait l'être un personnage qui découvre qu'il ne peut plus parler, il essaya de faire comprendre à son interlocutrice qu'il revenait dans un instant. Il s'engouffra dans une salle avec son allure d'escargot et en ressortit avec un tas de feuille et un stylo. Le jeune femme lui jeta un regard interrogateur, il lui montra, il avait pris des feuilles de diagnostique et de suivi du malade encore vierges.

Il s'assit à ses côtés et commença à écrire.

"- Il semblerait que j'ai des difficultés à parler..."

Ses lettres étaient complètement difformes alors il ajouta...

"- Et à écrire."

Une nouvelle fois, il crut saisir un sourire sur le visage de son homologue. Il enchaîna avec un texte un peu plus long, qui mettait son poignet et sa concentration à rude épreuve.

"- Je suis content que tu te portes bien. L'homme qui a pris le cahier est un ami. Tout est fini maintenant. On a réussit."

Il la fixa longtemps dans les yeux et écrit de nouveau.

"- Tu es comme moi."

C'était certes obscur pour tout observateur extérieur à la scène, mais les deux individus savaient de quoi Iba parlait...

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Sam 29 Nov - 20:28

Les pensées d'Haya vagabondaient lorsqu'elle se retourna.

Les yeux fermés, elle l'avait senti approcher. C'était comme si la scène se passait dans sa tête avant d'être effectivement réalisée, là, juste derrière elle. La souffrance d'Iba, ses pas lents qui lui rappelaient lorsqu'elle était vraiment terrassée par le mal qui dormait en elle. Elle aurait tellement voulu être comme ces enfants, tout autour ! Elle ne jugeait pas ses peines supérieures aux leurs, ce n'était pas un concours avec un lot à la clef. Ce qu'elle enviait, c'était leur condition physique. Leur certitude de maîtriser un certain aspect du mal, la capacité à blesser les autres. Haya ne maîtrisait rien. Cela la détruisait de l'intérieur. Parfois, tout allait si bien qu'il aurait été impossible (même pour elle) de penser que quoi que ce soit ne puisse jamais se dérégler. Puis, cela déraillait toujours, sans prévenir.

Elle fut surprise, bien sûr, de découvrir Iba derrière elle. C'était comme se faire réveiller, alors qu'on est affalé dans le canapé devant un film vu quinze mille fois, et qu'on rêvait justement de la scène à l'écran. Haya ne savait pas bien comment réagir, alors elle prit le parti de ne rien faire. Iba ouvrit la bouche mais n'articula aucun mot. La Genin fronça doucement les sourcils, incertaine. Une chose semblait certaine, Iba avait raté son entrée.

Il repartit, après lui avoir indiqué aller chercher de quoi écrire. Pour elle, ou bien pour lui ? Sans doute pour les deux… Haya se dépêcha de retirer le sourire qui étirait ses lèvres. Il serait de mauvais goût de se moquer des souffrances de quelqu'un, mais cela était si gentiment ironique qu'elle avait du mal à s'en empêcher. Iba réapparut, Haya se demanda si elle ne devrait pas se lever pour l'aider à marcher. Mais il était probable que le Chuunin ne goûte guère cette attention maternante, d'autant qu'à ses yeux, elle avait déjà suffisamment à se faire pardonner. Ainsi demeura-t-elle tranquillement assise. Elle retira ses affaires et les disposa à terre pour laisser de la place à son équipier d'une journée.

Il écrivait avec lenteur accablante, et Haya écarquilla les yeux. Elle était donc aussi… horripilante ? Mais elle devait quand même écrire mieux. Les caractères d'Iba étaient à peine déchiffrables, elle lui adressa un fin sourire pour l'encourager avant de se replonger dans cette lecture… déplaisante. Elle hocha simplement la tête après avoir lu les premières phrases. Oui, ils avaient réussi. Cela faisait du bien de l'entendre de quelqu'un d'autre. C'était comme une officialisation. Les gens marchaient calmement dans le petit jardin, il n'y avait pas de cris, l'angoisse qui lui avait noué le ventre sans même qu'elle ne s'en aperçoive s'était volatilisée. Elle acquiesça de nouveau.

Iba – Tu es comme moi.

Bien entendu, elle compris là où Iba voulait en venir. Elle leva les yeux sur lui, puis détourna la tête. C'était illogique. Elle se mordit discrètement la lèvre supérieure. Il fallait que ce soit illogique. Sinon, cela remettait trop de choses en question. Cela bouleversait un ordre bien établi. Parce qu'Iba n'avait pas des dispositions naturelles. Haya fréquentait beaucoup d'étudiants et de Genin. Elle fréquentait également les professeurs. Personne ne faisait ce qu'ils faisaient. Personne ne lui avait jamais parlé de cette sensation qu'elle avait ressenti, cette forme d'union avec les eaux. Comme si Haya se fondait en elles. Et qu'elles lui disaient quoi faire pour qu'elle survive, pour palier à son inexpérience. Bien sûr, les eaux ne parlaient pas vraiment. Elle ressentait quoi faire, comme une marionnette ressentait quand elle devait lever la main ou hocher la tête. Haya s'était sentie, malgré la bataille et les blessures, en sécurité, comme si rien ne pouvait plus lui arriver tant que les eaux étaient là.

Et cela ne venait pas d'Iba.

De la même façon, quand ils allaient se faire attraper, il y avait eu quelque chose qui s'était passé. Il était plus facile de dire que cela venait du Chuunin, mais c'était faux. Haya savait que cela venait de son corps, ou de son esprit, ou de quelque chose entre les deux comme l'instinct. La certitude de la mort qui pousse à chercher dans des zones encore inexplorées, inconnues de tous et de soi en particulier. Des zones si riches, si puissantes qu'on se demande un jour si on ne préférait pas l'époque où on n'en avait pas conscience. Ou bien, qu'on est ravi de savoir posséder le jour où on en a à nouveau besoin.

Haya hocha une troisième fois la tête, plus légèrement.

Elle n'était pas pressée de connaître cette réalité là. Elle posa sa main sur le papier puis sur le stylo que tenait Iba, et les lui pris. Sans hâte, elle écrivit.

Haya - Est-ce qu'elles sont génétiques ? Ces capacités.

La jeune fille dévisagea le Chuunin en lui rendant le papier et le stylo. L'idée qu'Iba puisse être son... frère, ou quelqu'un de sa famille, l'effrayait curieusement. Le fait qu'elle ait perdu sa famille était devenu une réalité trop tangible pour qu'elle se découvre un frère aujourd'hui. Un ami, un amant ; oui. Pas plus. Pas maintenant.

Mais la question qui lui encombrait à présent l'esprit était légèrement différente, moins facile à saisir. Qui, de sa mère ou de son père, avait ces capacités, si elles étaient héréditaires ?

Non, décidément, Haya n'était pas pressée de connaître ces réponses.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 7 Déc - 13:56

[J'en dis beaucoup sur les « Maîtres des Eaux » et leur histoire. Si tu tiens à ne pas en savoir autant ou alors que je laisse certains points d'ombre, dis-le moi, je modifierais mon texte. De plus, je coupe un peu court à la conversation pour éviter d'en dire trop et t'orientes vers une rencontre avec Hyô, pour que ce récit puisse « coller » avec ton post à l'Académie, dans la salle des professeurs. Smile
Dernier point si tu concevais les « maîtres de Eaux » et leur histoire différemment, n'hésites pas à me le dire aussi, on la construira ensemble.]

Iba jaugeait son interlocutrice, de nombreuses expressions se lisaient tour à tour sur son visage. La surprise, l'étonnement, l'incertitude. Il cherchait sur ces traits, une expression passée qu'il aurait connue dans un sourire maternelle, une accolade paternelle ou encore un rire fraternel. Rien n'y fit, Haya ne ressemblait pas à sa défunte famille. Le chuunin ne savait que peu de choses sur ces capacités « héréditaires ». Son cocon familiale avait été détruit trop tôt, bien avant que l'on découvre ses pouvoirs et qu'on lui explique leur provenance. Il avait mené ses recherches, tout comme on se cherche soit même, mais les résultats étaient bien maigres. Shinobu, son maître, était toujours resté sourd à ses questions, jamais il n'avait répondu directement.

Une chose était sûr, Aku, son frère aîné avait développé ces pouvoirs. Lorsqu'il avait su les exprimer correctement, il avait intégré les forces spéciales. C'était un grand succès, la réussite de plusieurs génération car de mémoire personne n'avait put, dans ses ancêtres, briguer un tel grade. Il avait intégré une escouade en même temps qu'un autre jeune prodige, Hyô Geïrou, aujourd'hui mieux connu son le surnom d'Homme de Glace.

Iba n'était jamais allé le voir, pourtant il savait qu'il pouvait lui fournir une multitude de réponses; mais il avait peur de faire cette démarche, parce qu'il était lui et que Hyô était Hyô, une légende face à un honnis.

Triste peinture.

Le mépris et la haine existaient toujours dans les yeux de certains. Le chuunin n'aurait pas supporter de la lire dans le regard de cet homme. C'était un pas qu'il n'était pas encore prêt à franchir, une étape dans la reconstruction de son soi qui devrait attendre. Il est de nom et des souvenirs qu'il ne faut pas raviver.

Haya semblait attendre une réponse. Iba essaye de nouveau d'articuler, surtout après avoir vu avec quelles difficultés Haya lisait ses pattes de mouches, très incertaines. Il commençait à retrouver des sensations au niveau des lèvres, mais décida de ne pas trop forcer, pas encore. Il effectua quelques mouvements de poignet, comme pour s'échauffer, faisant craquer ses articulations. Il se savait ridicule, mais il n'en avait cure, s'était mieux que le dégoût. Son sang semblait se fluidifier, courir de nouveau ses veines, ses courbes, quoique toujours maladroites, commençaient à prendre des formes plus usuelles.

 «- C'est génétique, sans l'être. »

Haya lui jeta un regard qui disait clairement: « Tu as pris un nouveau coup sur la tête ? ». Iba continua à écrire. Il lui était difficile de s'expliquer sur un sujet qu'il ne maîtrisait qu'à moitié.

 « - Comme beaucoup d'attributs héréditaires, le nôtre est codé sur une séquence d'ADN dû à une aberration chromosomique, seulement ce n'est pas héréditaire. »

S'il ne continuait pas d'écrire, Iba savait qu'il perdrait fortement en crédibilité auprès de la jeune femme car ses explications étaient confuses.

 «- D'après des recherches, il semblerait que même en ayant deux parents avec nos capacités, l'enfant puisse ne pas en avoir, c'est-à-dire ne pas posséder le gène. Certains avancent que c'est les Eaux elles-mêmes qui choisissent leurs représentants. Il n'est pas rare de voir un membre de la famille exprimer ces attributs et puis rien sur les cinq, dix générations suivantes.»

Du bruit un peu plus loin attira l'attention du jeune homme, qui releva doucement la tête de sa copie. Un homme semblait en colère, ou tout du moins énervé et expliquer avec véhémence quelques chose à l'infirmier qui lui faisait face. Passant outre, le chuunin continua ses explications.

 « - D'après les écrits que j'ai lu, il semblerait toutefois qu'il y ai toujours eu dans l'entourage d'un individu avec nos capacités, un membre de la famille qui possédait le gène. Père, mère, mais aussi grand mère, oncle etc. »

Un nouvel infirmier était arrivé en renfort pour discuter avec l'homme énervé. La discussion semblait âpre. Ils jetèrent un instant leur regard dans la direction d'Iba et d'Haya, puis un des infirmiers s'en fût. Iba comprit alors qu'il ne pourrait certainement pas rester encore très longtemps dans ce bâtiment. Il était inutile d'embêter Haya avec ses problèmes et surtout il ne souhaitait pas qu'elle soit au courant. Il continua son récit alors comme si de rien n'était, faisant courir avec de plus en plus d'aisance sa plume sur la papier vierge.

 «- Les légendes disent que les premiers dépositaires de nos capacités étaient une tribu nomade qui courrait le monde. Nos origines communes pourraient donc venir de là. Aux vues du hasard avec lequel s'expriment nos pouvoirs, nous ne pouvons pas vraiment former un clan, toutefois nous avons une appellation: les Maîtres de l'Eau. »

L'infirmier revenait en trombe, avec du « renfort », plusieurs autres hommes en blanc semblaient encadrer les échappatoires qu'il restait au jeune homme. Il soupira et un mince sourire s'étira sur ces lèvres, alors qu'il les remuait avec attention. Il donnait de nouveau de la voix, tenue et fatiguée, mais quand même...

 «- Je vais devoir y aller. »

Haya ne devait pas bien comprendre, le jeune homme était encore bien blessé, il lui faudrait des jours pour se remettre, alors hors de l'hôpital ?

 «- On se reverra bientôt, je pense. En attendant, rends-toi à l'académie pour rencontrer les professeurs.»

Rassemblant les maigres forces qu'il lui avait accumulé, il appela les Eaux à lui, un Miroir se forma derrière lui, alors que les infirmiers s'approchaient dangereusement de sa position. Il s'y glissa comme coule l'eau dans le lit d'une rivière, emportant avec lui sa perfusion et cette espèce de longue jupe blanche des malades, en ne manquant pas d'adresser un dernier sourire à son amie.

[Si tu veux poursuivre tu peux suivre Iba par son issue et poster l'orphelinat de Kiri. Tu casseras juste mon effet de sortie XD]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 28 Déc - 20:18

Haya : +15 XP
Iba : +21 XP

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 1 Mar - 16:59

Contrairement à ce que l’on pouvait croire, Kiri offrait de magnifique point de vue.
Le genre de point de vue qui vous permettait de voir la splendeur du village de Kiri, subissant les dards du soleil après les lances de la pluie, qui faisait alors resplendir le village telle une armée en marche en pleins soleil.
Aujourd’hui pourtant, Liori laissa tomber les mégots de sa cigarette vers le sol qui reflétait la tristesse du ciel. Aujourd’hui les lances célestes avaient transpercés les habitants qui avaient eut le malheur de sortir dehors. Aujourd’hui la pluie avait cessé et des nuages bas et gris défilaient, comme la fumée d’un quelconque incendie. Maintenant, Liori observa la rue parsemé de flaque boueuse tout en relâchant une bouffé de fumée.

L’air était frais et la vue splendide. L’impression de dominer le village dans son ensemble était grisante, et se savoir parfaitement invisible aux yeux des piétons était plaisant.

[Kuruu] – C’est magnifique, non ?

Liori ne répondit pas tout de suite, il se contenta de tirer un peu plus sur sa cigarette avant de recracher un sinistre nuage de fumée grise qui semblait tout droit tiré du ciel, tant il semblait opaque et collant.

[Liori] – Ouais…

Il mentait.
Ce qui s’étendait sous ses yeux était triste et sans âme. Un paysage urbain qu’un individu quelconque aurait voulu nettoyer en déversant un gigantesque sceau d’eau. Mais même toute l’eau d’un océan ne suffisait pas toujours pour noyer un problème. La saleté ne disparaissait pas avec simplement de l’eau, elle était déplacé, puis se redéposer ailleurs, toujours aussi immonde.
Tout était sans doute une question d’angle de vue. Depuis ses rues, le village ninja avait toujours semblé agréable, un lieu connu évoquant des souvenirs chéris. Un joyeux magasin de mort pour les plus riches. Certains s’évertuaient à parler du village comme d’un lieu de vie. A prétendre qu’ils défendraient ce cher havre de paix au prix de leur vie, afin de protéger les être qui y vivaient. « Faire régner la paix. » Ca faisait maintenant quatre ans… Quatre depuis qu’il en avait quinze. Durant ces années il avait entendu de nombreux étudiants ou jeunes promus raconter toute sorte de rêve idéaliste et idiot. A croire qu’il était tombé sur toute une série de robot programmé pour lui faire réaliser combien le monde était naïf.
Certains désiraient protéger la paix, pourtant pour cela il voulait absolument protéger des villages de guerre.

Il porta la canette qu’il tenait de son autre main à ses lèvres.

[Liori] – … Amer…

[Kuruu] – Pardon ?

Un silence avant la réponse.

[Liori] – La boisson…

Il mentait.
Une triste ironie l’avait frappé. Se dire qu’elle était inévitable ne le consolait pas le moins du monde.
Le temps avait passé. Pour lui, c’était une chose sure, il ignorait ce qu’il en était pour les autres. L’objectif qu’il fixait depuis sa tendre jeunesse (il eut un petit rictus à cette pensée) se rapprochait au fil du temps qui s’égouttait. Et plus cela approchait… Plus sa mère disparaissait.
Un creux au fond du cœur qu’il avait déjà senti s’ouvrir lorsqu’il avait apprit sa mort s’était à nouveau manifesté.
Il ne sentait maintenant la présence de sa mère que rarement, la voix de cette dernière lui apparaissait déformé et faible. Ces derniers temps il s’était souvent assis au compartiment de queux d’un train qu’il fréquentait de plus en plus, à regarder une porte cadenassé tout en écoutant les grésillement d’un haut parleur défectueux. Il n’aimait pas la tournure que prenait sa vie.
Il écrasa son mégot avant de le jeter dans vide devant lui. Un coup de vent détourna le minuscule corps écrasé, et lorsqu’il atterrit au sol, il était déjà loin des regards.

Kuruu lui tendis une autre cigarette, que Liori prit avant l’observer d’un air songeur. Sa mère n’approuvait pas… Il la glissa dans la poche intérieur de sa veste et sorti une montre à gousset argenté. Il l’aimait bien cette montre, après tout elle faisait parti de l’héritage de ses parents. L’aiguille des secondes s’amusait follement à mettre une soixantaine de tour d’avance à celle des minutes, et infiniment plus à celle des heures…

[Kuruu] – Ils doivent bientôt arriver non ?

Le Chuunin acquiesça. Il ne se trouvait pas ici par hasard. Il avait donné rendez vous à l’équipe qu’il avait à charge, ici, dans un peu moins de cinq minutes. Il espérait qu’ils ne seraient pas trop en retard, et qu’ils auraient un minimum de jugeote. Au moins, il avait repéré quelques individus avec un bandeau ninja rentrer dans l’hôpital. Certains devaient être ses futurs élèves.
Il entendit la porte métallique du toit s’ouvrir en grinçant. L’hopital avait un toit plat délimité par des barrières, un lieu sympathique pour se réunir, du moins avec un climat moins pourri. Cependant les arrivants avaient devant leurs yeux une place vide, balayé par les vents.

Maintenant, il n’avait plus qu’à attendre.

[Vous vous retrouvez sur le toit de l’hôpital, avec pour seules personnes présentes les autres membres de votre équipe.
Vous pouvez choisir de me chercher, dans ce cas, envoyez moi un MP pour dire le lieu que votre personnage désire visiter. Je vous dirais si oui ou non vous me tombez dessus.]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 1 Mar - 21:34

Citation :
Korochyma Vardec.
Vous avez été assigné à l'équipe numéro 2 de Kiri. Dirigé par le Chuunin Liori Satsubatsu.
Vous avez donc ordre de vous réunir avec les autres membres de l'équipe sur la face Nord du toit de l'hopital de kiri, à 9H00.

Telle était la lettre qu'il avait trouvé chez lui, celle-ci comportait le même sceau que la lettre qu'il avait reçu quelques années plus tôt pour son affectation précédente. Aujourd'hui, il s'était levé en enfilant son ensemble habituel, il prit le livre avec la technique qu'il convoitait en le mettant dans une sacoche comportant une lanière qu'il placa sur son épaule droite, traversant ainsi sa chemise blanche en diagonale, en dernier il attacha son bandeau frontale à une de ses cuisse.

Il se demandait bien comment il allait être appréhendé par son nouveau supèrieur. Etait-il au courant de son passé lui aussi, tout comme l'était Goro-sensei. Liori Satsubatsu...il ne connaissait pas cet homme et ça réputation, il était curieux de découvrir ce dont il était capable, aprés tout si il n'avait pas été rétrogradé il serait comme lui. Peut-être en tirera-t-il des bénéfices avec cette nouvelle équipe, il pourra peut-être corriger certains défauts sous le regard de nouvelles personnes.

D'un pas décidé, il s'aventura dans le bâtiment et se dirigea vers le toit. Il n'avait été blessé qu'une fois et n'était donc ne cotoyait pas souvent se lieu bien qu'il l'aimait particulière du fait qu'il se documentait énormement sur l'anatomie du corps et les différentes médecines. Quand il arriva en face de la porte qui donnait sur le lieu de rendez-vous, il prit quelques secondes avant de la pousser donnant un grinçement qui rendait difficilement silencieuse son arrivée.

Apparemment il était le seul pour l'instant à être présent à l'heure, il observa les environs histoire de voir si on aperçevait pas quelqu'un puis il s'adossa à l'une des barrière délimitant la zone. Le climat n'était pas formidable mais ironiquement son allure s'accordait parfaitement avec l'environnement. En attendant, il sortit le livre et commenca à le lire en se laissant glisser pour finalement se retrouver assis.



MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mar 3 Mar - 19:46

Décidément, les gens changent au gré de leur histoire. Y peuvent-ils quelque chose? Je n'en savais rien, et je n'en sais toujours rien. Ce que je savais, c'est que, parfois, l'on se retrouvait entrainé dans un maelström d'évènements qui nous menaient à nous détourner du chemin. A sortir du sentier, et errer seul dans la forêt... Ainsi, depuis le tournoi, je m'étais perdu à un embranchement de cette route.

*Enfin... arrête de dramatiser pour rien, tu as du boulot... *

En effet, j'avais reçu le matin même une note m'indiquant un rendez-vous sur le toit de l'hôpital, avec ma nouvelle équipe... Et j'avais esquissé un mouvement de surprise, lorsque je m'étais aperçu de l'identité de la personne chargée de nous entraîner... Un chuunin, connu sous le nom de Liori Satsubatsu. Ce camarade, avec qui j'avais transporté des caisses, et avec qui j'avais traversé la première épreuve du tournoi chuunin, avait reçu la promotion qu'il méritait. Ma surprise n'en était pas moins élevée... J'allais devoir m'adapter à ces changements.

*On va voir ce que cette association va donner.*

En réalité, j'étais plutôt amusé par le choix d'un tel chuunin pour mon équipe. Un médecin, offensif, de plus, pour enseigner à un autre médecin, mais défensif cette fois. J'avais du mal à me l'avouer, mais j'avais hâte de commencer à apprendre aux côtés de Liori. Je m'étais donc levé de bon matin. Enfin, de bon matin à mon échelle, c'est à dire quelques dizaines de minutes après l'heure du rendez-vous. Comme à mon habitude. Et tout comme à mon habitude, j'avais dû me dépêcher.

Je courais désormais dans les ruelles encore humides de Kiri, je perçais le brouillard. Jetant un oeil à la vieille montre rouillée que j'avais dénichée dans un broc ambulant, lors de mon long exil, je m'aperçus que je n'étais pas si en retard que cela, et me permis de ralentir l'allure. Marcher dans le brouillard était si agréable! Personne ne pouvait clairement vous distinguer, personne ne pouvait lire en vous. Vous étiez dissimulés au coeur du brouillard. Qui, lui aussi, jouait de vous, disparaissant lorsque vous vous rapprochiez trop. Le brouillard aimait jouer.

Enfin, la lourde silouhette de l'hôpital perça le flou continu du village. Je jetai un oeil à son imposante façade. Elle se dressait , grise, sombre, trouée de multiples fenêtres. Parfois, quelques lumières brillaient dans ces miroirs de verre: il faisait encore très sombre au village. Ces lumières me remémoraient mon village, ma ville, cette capitale fière sur laquelle reignait ce palais... Cette magnifique maison de bois, ornementée, dont chaque son, chaque craquement, chaque bruit de ruissellement, chaque murmure, chaque cri même, m'étaient connus...

*Il y a bien longtemps... Cet embranchement, je l'ai abandonné! *

J'allais me lancer à l'assaut de l'hôpital. Le rendez-vous aurait lieu sur le toit. Je pris le temps d'entrer au chaud, de me réchauffer quelques secondes les mains, puis je démarrai ma montée. Vers le sommet... Plus je montais, plus mon sentiment d'amusement, mais aussi ce sentiment étrange, comme un mélange d'excitation et de lassitude, se développait. Ce que j'allais trouver au sommet... Eh bien...

Mon pied se posa sans bruit sur le toit de l'hôpital, mais le jeune homme qui y était déjà assis, en train de lire, se retourna, et me fixa de ses deux yeux. Ce n'était pas Lio. C'était un ninja que je ne connaissais pas... Autant entreprendre d'entrée de jeu les salutations...

Ma retenue ne m'avait que trop coûté. Et lorsque je l'avais compris, il était trop tard.

Je m'approchai d'un pas que je voulais sûr. Il avait plutôt l'air du pas de celui qui, exténué après une longue journée de marche, part se coucher pour retrouver les forces qu'il a perdu.

« Salut. »

Peu original, mais je n'allais pas réinventer les manières de se présenter. Ce n'était pas dans mes dispositions. Puis, pour étoffer:

« Je suis Shuo. »

Ensuite, derrière moi, des pas.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mer 4 Mar - 0:51

Vardec avancait rapidement dans sa lecture, alors qu'il n'en était qu'à la moitié il savait que la pratique de cette technique serait du gâteau. Il manquait juste que les bonnes conditions soient réunies. Depuis toujours cela se déroulait ainsi, voilà la raison pour laquelle il n'avait eu jusqu'à maintenant aucune difficulté dans un quelconque apprentissage. Sa capacité à appréhender était remarquable, dans le cas d'une lecture comme il le faisait présentement, il lisait en évaluant une multitude de conditions qui l'amèneraient à lui faire utiliser ce qu'il apprenait.

Son côté ultra calculateur et sa facilité à comprendre puis à appliquer lui fournissaient certaine rapidité à aquérir la pratique. Dans le cas où il serait attiré par un combat ou forcé à le disputer, il aurait toujours plusieurs coups d'avance face à son adversaire ce qui le rendait relativement redoutable. Son problème était sa psychologie vis-à-vis de ceux qui l'entouraient, par exemple si il devait faire le choix entre mener une mission à bien ou sauver un ami malgré un éventuel échec, il choisirait la mission sauf si il trouve une utilité future à son ami.

Heureusement pour lui et surtout pour son avenir au sein de Kiri, il n'eut jamais jusqu'à aujourd'hui à prendre une décision. Aucune personne qui le cotoyait, n'avait remarqué en lui se comportement extrémist. Il possédait également un sens inné pour cerner les gens qu'il voyait, après généralement un seul coup d'oeil il connaissait leur personnalité. Le bruit de la porte se fit entendre, tout en gardant un oeil sur ce qu'il lisait, il regarda la personne qui était maintenant un de ses nouvel équipier, apparament il s'agissait d'un jeune homme tout juste plus jeune que lui.

« Salut. »

Combien d'autres arriveraient?

« Je suis Shuo. »

Il porta totalement son regard glacial sur Shuo puis répondit sur neutre qui donnait l'impression que son livre était plus important pour l'instant que son interlocuteur en le saluant vivement d'hochement.

"Vardec Korochyma"



MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 15 Mar - 22:19

[Pas très inspiré, désolé ^^"]

L'heure tournait. Sur ma montre, la petite aiguille courait inlassablement. Elle ne semblait pas éprouver la fatigue, bien qu'elle fusse prisonnière de sa cage de verre. Indiquant les heures, les minutes, les secondes. Secondes qui s'égrenaient déjà. Apparement, Liori avait du retard. Ou bien il désirait nous mettre à l'épreuve? Enfin, nous verrions bien. Pour l'instant, je préférais tenter d'apprendre à connaître mon futur équipier. Qui n'avait pas l'air de se soucier de quoi que çe soit, tant il était absorbé par sa lecture.

*Un tacticien? *

La question avait effleuré mon esprit dès qu'il m'avait adressé la parole. Tout dans son ton, dans son attitude, me ramenait à des souvenirs lointains. Sa manière de s'exprimer. Il n'avait prononcé que deux mots, mais à travers sa présentation perçait un ton froid. Celui d'un calculateur. Il me rappelait tous ces généraux dont mon père s'était entouré... Des hommes tous grands, forts, sûrs d'eux, mais en même temps sombres, taciturnes, et calculateurs. Ils s'assemblaient autour d'une carte, poussaient des pions rudimentaires. Un symbole de cavalerie taillé dans un bois sombre par ici, de l'infanterie dans ce coin-çi. Même si ces hommes n'étaient, sur la carte, que des pions, il pesaient le pour et le contre. La vie se trouvait toujours dans la balance.

*Vardec voudrait-il engager une partie stratégique, à l'enjeu réduit? *

Bonne question, en effet. Je ne savais comment continuer. Et toujours personne dans l'escalier. Il fallait tenter d'engager la conversation. J'avais déjà envoyé l'infanterie la plus inutile au charbon. Les présentations. Banales, et étriquées. Il fallait désormais lâcher sur la carte stratégique de la cavalerie... Ou bien des troupes professionnelles. Je n'avais malheureusement jamais été un bon stratège. De quel sujet allais-je bien pouvoir traiter? Tout en réfléchissant, je jetai un regard par dessus la rambarde entourant ce toit.

La brume était en train de quitter le village. Elle aussi était soumise aux aiguilles acérées de l'heure. Le vent qui s'était levé depuis quelques minutes, une douce brise bruissante allant en s'amplifiant, prenait le pas sur le brouillard, le chassant loin des toits archaïques du village. La brume, déchirée par le ciel, laissait trainer de rares lambeaux sur les tuiles de terre cuite, commençait maintenant à investir les eaux maritimes,moutonnantes elles aussi.

« Alors comme ça, on est dans la même équipe désormais... »

Avance d'une infanterie maladroite. Au vu et au su de tous, bien entendu. Rien de tel pour tâter le terrain, que d'observer les réactions de mon interlocuteur. Qui, bien entendu, continua de lire. Bien. S'il ignorait les éclaireurs, j'allais entrer dans le vif du sujet.

« Quelles sont tes spécialités? »

L'invitation à discuter avait été effectuée d'un ton amène. Toutefois, il se pouvait fortement qu'il refuse, une fois de plus, de me répondre. Et je l'aurais parfaitement compris. QU'est ce qui lui indiquait que la personne en face de lui était digne de confiance? C'était désormais à lui de tenter, de voir, de sentir, et de jouer.

J'attendais le prochain coup avec impatience. La partie se promettait d'être d'un intérêt réel.

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Mar 17 Mar - 15:40

Le temps passait et personne d'autre se présentait en ces lieux. Vardec pourrait rester des heures sans faire de mouvements inutiles, de plus le fait qu'il ai amené un livre l'occupait pendant l'attente. Son nouvel équipier semblait vouloir davantage engager la discution mais il ne l'intéressait pas forcément.

« Alors comme ça, on est dans la même équipe désormais... »

Le jeune homme au teint pâle trouvait que l'approche était quand même banal. Dire quelque chose qu'on sait déjà histoire d'attirer l'attention de la personne avec qui on veut parler. Puis il enchaina première question.

« Quelles sont tes spécialités? »

Vardec finit par céder, si Shuo voulait en savoir plus il allait lui en donner pour lui faire passer le temps, il cligna des yeux puis ferma son livre et le rangea dans son sac à main et fixa ensuite le jeune homme.

"Principalement le taijutsu et toi?"

Il se releva et s'approcha du bord tout en écoutant.



MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 22 Mar - 20:15

J'avais réellement été surpris par mon nouveau camarade. Il n'avait pas hésité une seule seconde de la réponse à me fournir, comme s'il avait lu clair dans ma tentative de percer ses défenses. Et il avait réagi en conséquence. Un sourire vint remplacer le rictus maussade jusque-là figé par le froid kiréen à même mon visage. La réaction de Vardec m'avait fait penser à une phrase que tous connaissaient, et que tous, en général, méprisaient. De la philosophie de trottoir, comme aurait dit l'autre.

*La meilleure défense, c'est l'attaque. *

Toujours personne derrière moi. M'avançant de quelques pas au dessus du vide, je pris une petite inspiration. Devais-je étaler mes beaux idéaux au vu et au su de ce nouveau compagnon? Devais-je, comme si souvent, jouer l'hypocrite, dissimuler mes attitudes et mes sentiments sous un masque d'ivoire, inamovible et massif? A cette question, j'optai par la négative.

« J'ai vu, dans mon enfance, des batailles rangées. »

Alors même que je prononçais ces mots, l'imposante armée des Sui se déroula sous mes yeux, toute en armes et armures étincelantes, les bannières claquant au vent, les trompes battant la mesure alors même qu'ils marchaient sur la capitale du clan... Mes poings voulaient se serrer, mais mon âme apréhendait les évènements avec détachement.

« J'ai vu aussi des hommes mourir. C'est pour cette simple raison qu'aujourd'hui, je me suis orienté vers l'art de l'Eisei. Pour ne plus voir mourir. »


Un petit silence.

« C'est futile, mais je suis comme ça. »

Je me sentais gêné désormais. Le sourire persévéra sur mes lèvres, comme une marque de mon embarras grandissant. Je n'exposais que rarement mes motivations. Car en effet, je me jugeais futile, trop accroché aux valeurs matérielles. Et cela, j'avais du mal à me l'avouer. Se dire à soi même que ses propres motivations n'étaient peut-être que trop matérielles,était-ce une marque de déséquilibre?

« Eh bien, Liori n'est pas en avance. Ainsi que le troisième de l'équipe... »

Toutefois, le fait que Liori soit en retard ne pouvait que me surprendre. Je souppçonnais plutôt quelque ruse de sa part. Une dissimulation, afin d'entendre ses élèves discuter. Une mise à l'épreuve, en quelque sorte.

« Nous pourrions peut-être partir à sa recherche. Enfin, si tu en as envie... »

La question posée, il ne me restait plus qu'à attendre, en espérant que la situation évoluerait. J'avais hâte de voir de quoi étaient capables mes nouveaux compagnons, et pressé d'apprécier les qualités de sensei de mon camarade de combat...

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 22 Mar - 21:29

Le vent soufflait fort là où il était et il prenait un malin plaisir à piquer les yeux. Cela n’empêchait pas Liori d’observer ce qu’il voulait voir. La tête d’un individu était apparue au dessus du garde-fou du toit de l’hôpital et avait scruté les environs. Le chuunin avait regardé avec dépit son élève détourner le regard pour définitivement disparaitre de son champ de vision. Pendant ce temps, la course qu’avait entreprit les aiguilles de sa montre pour le seul et unique plaisir de la vitesse continuait. Ils étaient en retard et ils manquaient de jugeote. Une sonnerie retentit. Les aiguilles de sa montre se superposèrent dans un claquement inaudible.
Liori se releva et tira les bras vers le ciel, fendu en deux, tout en observant le sol du quelle la tête de Kuruu dépassait, affichant un air ravis.

[Kuruu] – Les cookies sont prêts.

Le ciel était divisé en deux parties. L’une bleue, l’autre grise. De lourd nuage défilaient devant ses yeux. S’enfonçant à une vitesse plutôt régulière dans son sol. Kuruu, qui avait disparu quelques instants dans son antre, refit surface, un plateau de cookie à la main. Une scène forte amusante à regarder, qui collait assez bien au temps actuel. Une bonne mamie qui tenait la même posture que lui, quoique plus verticale, aurait sans doute eut l’effet contraire. Même s’il fallait reconnaitre que Liori connaissait peut de personne âgée appartenant à la gente féminine, il doutait quelle donnait l’effet d’avoir des cadavres accroché dans le dos, relâchant les gaz putrides qu’ils renfermaient, afin d’auréoler leur corps d’un voila angoissant et nauséabond, faisant penser à un serpent regardant la souris qu’il venait de piéger.
Outre cette impression, il fallait tout de même reconnaitre que les énormes cookies étaient délicieux.

[Kuruu] – Tu n’en prends pas pour tes élèves ?

Le Satsubatsu ignora la question et récupéra la boîte de cachet que lui tendait le médecin.
Il fit quelques pas, avançant sur quelques mètres. Plus il se rapprochait, plus il entendait. Deux personnes discutaient. Il ne comprenait pas tout, mais cela avait l’air incroyablement passionnant. Finalement, il saisit le sommet d’une des barrières de sécurités, et l’ordre du monde bascula. L’horizon revint à sa place, le sol redevint mur et ses élèves prirent une position plus verticale, qui convenait en fin de compte mieux à l’ensemble de l’espèce humaine, sauf les morts. Eux il valait mieux les savoir sagement couché.

Il se tenait à deux ou trois mètres de ses élèves, dégustant tranquillement les restes de son cookie. Lorsqu’il acheva sa dernière bouché, il se frappa les mains et frotta se veste afin de faire tomber les miettes malicieuse qui avaient voulu vivre à ses crochets sans demander son avis.

[Liori] – Vous êtes en retard.

Sa voix était légèrement différente. Enfin, légèrement à ses oreilles, nul doute qu’elle pouvait paraitre bien plus différentes à Shuo, ou totalement similaire à celle qui connaissait déjà Vardec. Cela dis, Vardec et lui ne se connaissait ni d’Eve, ni d’Adam, ce qui pouvait lui faciliter la tache.
En fait, sa voix était similaire à son physique. Enfin, pas à sa tenue noire ou à ses bandages, qui n’avaient pas changé d’un pouce, seulement quelques tailles en plus, et des zones bénéficiant d’une nouvelle couverture blanche, comme son cou ou sa main droite. Non, elle était plutôt similaire à ce que l’on pouvait voir sous ses bandages. Moche, grave et devenu naturellement effrayante. Mais malgré tout parfaitement audible.
Il s’approcha tranquillement de ses deux élèves.
Deux élèves qui devaient avoir son âge. Lors du tournoi Chuunin, lorsque Liori avait 15 ans, il se souvenait que Shuo était plus vieux que lui. Maintenant qu’ils avaient le même âge, Liori avait donc 19 ans. C’était sans doute sans importance, l’important étant que même si Le Satsubatsu était maintenant plus âgé, cela n’empêchait pas Hokkinin d’être plus vieux que lui et plus jeune que Jikkei’ji.
Il s’approcha tranquillement de ses deux élèves, qui devaient avoir le même âge que lui.

[Liori] – Maintenant la question…

Il saisit, le plus tranquillement du monde, le col de Shuo et celui de Vardec et jeta les deux genin par-dessus la rambarde qui devait logiquement empêché ce genre « d’accident ».

[Liori] - …Est de savoir pourquoi vous êtes en retard.

Il s’appuya nonchalamment contre la barrière, son air neutre, quoique chargé d’une légère contrariété et d’une incompréhension sincère, souriait à ses élèves actuellement accroché au bord de l’hôpital. Ou plutôt, il souriait à ses élèves en difficulté, tout en conservant un air relativement neutre, quoique chargé d’une bonne dose d’incompréhension, ainsi que d’une contrariété sincèrement contrarié.
Pour faire plus simple, il les observait d’une façon assez cynique, tandis que la balafre de sa maladie lui créait un sourire rouge et sanguinolent à travers la joue droite, ce qui laissait voir le blanc de ses dents sur lesquelles il passait sa langue, afin de récupéré les dernières miettes résistante du cookie englouti.

[Liori] – Korochyma Vardec, spécialiste du Taijutsu… (il fit un salut de la main à l’individu qui correspondait le plus à la photo du dossier qu’il tenait entre les mains), Qin Shuo, spécialiste de l’eisei défensif… (un autre signe de la main) Et…

Liori regarda autour de lui, à droite, à gauche, à droite, il se pencha légèrement par-dessus la barrière et se tordit le cou, comme pour regarder au-delà de ses deux élèves pendu aux murs de l’hôpital puis rangea le dossier qu’il venait à peine de sortir.

[Liori] – Bon… Les deux autres sont absents…
Ca ne répond toujours pas à l’énigme de la journée. Pourquoi êtes-vous en retard ?
Je vous avais donné rendez vous ici, et ce n’est qu’une fois l’heure passée de plus de dix minutes que vous trouve là… A trois mètres de l’endroit prévu.


C’était une journée de merde. Les nuages en prenait la teinte et ferait sans bientôt tomber la merde qui provoquerait le temps de merde contre lequel pesterait des dizaines, des centaines, voir bien plus de personnes qui se retrouverait sous le ce merdier aquatique… Et Liori avait déjà des difficultés avec sa première équipe, pour son premier jour en tant que Chuunin instructeur. La vie était incroyablement mal fichue.

[Liori] – Enfin, ça nous permettra de faire une pierre deux coups. Votre punition pour ce retard sera de descendre ce bâtiment au pas de course. Et même si pour cela je dois vous briser chaque doigts.

Il attendait une quelconque réaction de ses élèves, qui se retrouvaient actuellement suspendu à quelques mètres de leur ancienne place.

[Liori] – Quinze étages… Vous devriez les descendre rapidement…

[Désolé de vous avoir jeté par-dessus bord sans vous demander votre avis. Pour les questions etc, c’est par MP (ou MSN).]

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Sam 28 Mar - 1:03

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[Avant tout, désolé pour le temps de réponse^^'''']

Courir pour arriver à l'heure... voilà ce que faisait Arekusando ce matin maussade ou la pluie menaçait de tomber à tout instant. Mais en même temps, comme de très nombreuses autres choses, le mauvais temps ne faisait pas partit de ce qui pouvait perturber le genin. Etre en retard pour sa première convocation d'équipe, ça par contre c'était hors de question, presque inadmissible pour lui.

Areku * Merde!!! Et ces foutues cotes qui me font...aaaahhh... Fais chier...*

Les séquelles de la rixe à laquelle il avait participé la veille au soir étaient encore bien présentes dans sa chaire. Il n'avait pas pu soigner ses plaies correctement, d'une part car il avait de très faibles connaissances dans le domaine du soin, et d'autre part car il était tellement fatigué en rentrant chez lui qu'il s'était presqu'endormit instantanément.

Et vu qu'Areku était toujours levé le premier, Aito (son petit frère) avait du prendre cela pour une grasse matinée préméditée et n'avait pas osé réveiller son aîné. C'est ainsi qu'en se levant à neuf heure du matin, le Karorane découvrit sur le pas de la porte de sa chambre un mot lui étant addressé, lui ordonnant de se rendre sur le toit de l'hopital de Kiri pour... neuf heure...
Hopital situé bien évidemment de l'autre coté du village par rapport à la maison des Karorane.

Décidément lui qui avait une vie et un emploi du temps sans accrocs et réglés comme du papier à musique se trouvait pas mal déstabilisé depuis la veille.

Areku * Les imprévus font partis de la vie d'un shinobi, il faut faire avec c'est tout...*

N'empeche qu'il le voulait ou non, il n'était pas en bon état, il avait perdu pas mal de sang et les bandages qu'ils s'étaient tant bien que mal apposés sur les plaies avaient commencés à se défaire à peine s'était il mis à courir.

Areku * Le seul avantage dans cette matinée de merde, c'est que ma destination... c'est l'hopital... Au moins si j'tombe dans les pommes, je serais au bon endroit...*


Cette réflexion le fit sourire intérieurement mais pas longtemps, le rictus sur son visage montrait bien que ses douleurs étaient assez intenses.
Bientôt l'hopital fut en vu et Areku à quelques dizaines de mètres de l'entrée sortit l'ordre de rassemblement de sa poche.

Areku * ...Chuunin Liori Satsubatsu... face nord du toit...*

Il le rangea aussitôt, pénétra dans l'établissement et se dirigea vers les escaliers les plus proches afin de se rapprocher le plus possible du toit tout en remarquant que le personnel et les patients de l'hopital le regardaient étrangement.

Soudain une infirmière lui bloqua la voie, saisit son bras et tentant de l'entrainer vers un médecin lui dit:

Infirmière – Vite! Venez avec moi... Ne vous inquiétez pas, on va s'occuper de vous...

Areku ne compris pas de suite ce qu'il lui arrivait, puis baissant la tête vers sa chemise blanche il comprit. Les bandages avaient définitivement lachés, et deux longues traces rouges teintaient à présent son habit. Mais ce n'était certainement pas une raison pour s'arrêter, il devrait faire avec...

Areku – Merde... C'est rien... Laissez moi!!! J'suis préssé!!!

Faisant relâcher la pression qu'éxercait la jeune femme sur son bras, il continua son périple dans les escaliers de l'hopital. Enfin, traversant une dernière double porte, il se retrouva sur le toit du bâtiment, puis regardant sa montre il vit l'étendue des dégâts, un quart d'heure de retard...

Areku * Ils ne doivent pas être encore partis... la face nord...la face nord... Bon j'vais faire le tour...*

Il ne fit que quelques pas lorsqu'il vit un homme non loin de lui.Celui ci semblait jeune, peut etre le meme age qu'Areku et avait la cheveulure blanche. Il était penché sur la balustrade et regardait vers le bas de celle ci. Peut etre était il l'un des membres de l'équipe numéro deux ou le chuunin en charge de la commander.

Areku * A cette endroit et à cette heure, ce serait une drole de coincidence que ce type ne fasse pas partie de l'équipe *


Le Karorane s'approcha de lui et arrivant assez près, s'arreta net. Accrochées à la base de la balustrade, deux paires de mains étaient là comme séparées du reste de leurs corps.
Areku n'étaient pas du genre à se méler de ce qui ne le regardait pas, mais pour le coup la situation était étrange et les propriétaires des mains aurraient surrement appréciés un peu d'aide... Fatigué et affaibli par ses blessures, il dit d'une voie haletante:

Areku - Hé! Quest ce que tu fais ?


Dernière édition par Arekusando Karorane le Lun 30 Mar - 23:39, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Hôpital de Kiri   Dim 29 Mar - 4:01

[Je m'escuse moi aussi pour le temps de retard]

Ce matin, Kira ne prit pas la peine de se réveiller. A midi il sorti de sa chambre et se dirigea vers la cuisine ou son petit déjeuné l’attendait, surement un des majordomes. Après ce correct encas il retourna s’habiller, il enfila ses équipements de ninja en quatrième vitesse. En arrivant dans le hall un majordome l’apostropha.

[Majordome]-Maitre ou allez-vous aujourd’hui ?

[Kira]-Ne t’inquiète pas j’ai reçu une lettre me disant de rejoindre mon équipe. Je dois me dépêcher je suis déjà en retard désolé.

Il sorti de la demeure des Satsubatsu en trombe, d’un geste vif il sauta par-dessus le mur et se retrouva au milieu de la rue principale, menant jusqu'au cœur du village. D’un bond il prit appui sur le mur d’un magasin pas loin et sauta sur le toit du bâtiment opposé.

[Kira]-Pas vrai ça je suis maudis !! Il me faut plus dix minutes pour atteindre l’hôpital.

Il couru jusqu’au toit suivant et ainsi de suite. Il mit plus de quinze minutes a atteindre le cœur de Kiri. A pas pressé il réduisit la distance qui le séparer de l’hôpital, gravissant chaque étage depuis l’extérieur il s’arrêta au dernier car il sentait qu’une chose n’allait pas. Par précaution il contourna l’entrée tu toit et gravi le mur se trouvant à l’opposé. Quand il tenta de jeter un coup d’œil il vit une personne aux cheveux plus blanc que la neige jetait deux ninja par-dessus la grille, et au vu de ses vêtements sa ne pouvait être que un Chuunin. Il ne le vit pas tous de suite mais un autre ninja s’approchait du mec aux cheveux blanc, surement un Genin d’après son équipement.

[Kira]« De mon équipe surement. Donc le Chuunin doit être notre sensei. En poussant le résonnement plus loin les deux qui sont tombés devaient être eux aussi des Genins de l’équipe. Conclusion il nous met a l’épreuve. »

Discrètement il sauta par-dessus la grille et alla se cacher derrière l’entrée principale. Il attendit silencieusement de voir se qui se passera.

[Kira]« Je dois pas me précipiter. Se presser n’attire que les erreurs »

Il s’accroupi silencieusement préparé a toutes situation.


[désolé pour le baclage... Aucune inspi et pas beaucoup de temps]


Dernière édition par Kira Satsubatsu le Sam 18 Avr - 12:49, édité 1 fois
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