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 Les Source Chaudes

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MessageSujet: Les Source Chaudes   Mar 27 Juin - 1:31



Après une courte marche dans Kiri, Sana-Khan arriva devant l'établissement de bains du village, qui ne manquait pas d'allure. Elle s'arrêta un instant devant le panneau de bois à l'extérieur du bâtiment comportant les horaires et les tarifs -plus que raisonnables- pratiqués, puis se dirigea vers la porte d'accès destinée aux femmes. Mais au moment où elle s’apprêtait à passer sous le dais d’entrée, un homme de forte carrure la retint par le bras.

"Hep !! jeune homme, où te crois-tu ?!! Ce sont les bains réservés aux femmes ici, les hommes, c’est de l’autre côté ! C’est pas ton air endormi qui va donner le change, les jeunes pervers je les…"

Une voix enfantine l’interrompit.

"C’est pas un jeune homme, c’est onee-san !"

L’irascible tenancier cessa aussitôt de secouer Sana-khan comme un prunier pour se tourner vers le garçon qui venait d’apparaître derrière lui. C’était le petit Kentarô, toujours armé de son seau rempli d’eau mousseuse et d’une brosse qu’il agitait sous le nez du bonhomme avec un air de reproche. Cela ne sembla pas beaucoup l'impressionner, et il se mit à tonner en le dominant de toute sa stature :

" File, garnement, au lieu de traîner tes galoches dehors !! Il me semble que tu as du travail !! "

Le garçon ne se le fit pas dire deux fois et battit en retraite vers le fond de l’établissement, laissant Sana-khan seule avec le propriétaire des lieux. Quand celui-ci se retourna, malgré sa voix bourrue, le ton avait considérablement changé.

" Veuillez excuser ma méprise, mademoiselle. Nous avons déjà connu des petits farceurs ici et je suis un peu nerveux. Entrez, entrez. "

L’établissement était accueillant et rempli de vapeur qui se condensait sur les murs. Sana-khan paya son dû à l’aimable jeune femme postée à l’entrée et se dirigea vers les casiers où elle laissa ses affaires et mit sa tenue à sécher avant de se diriger vers les bains chauds avec une pile de serviettes fraîches et propres. Là, elle put enfin se glisser avec bonheur dans l’eau brûlante, après s’être lavée à l'aide du savon et des cuvettes disposées à cet effet le long des murs.

L’heure avait tourné, et des groupes de clientes du village discutaient ça et là, une serviette sur la tête, de leur journée de travail passée. Sana-khan, seule dans son coin, attendit patiemment que l’une d’entre elles se décide à franchir le pas pour l’aborder. Elle savait pertinemment que la curiosité les y pousserait, et en effet, elle n’eut pas à attendre longtemps pour se voir invitée à prendre part à la discussion animée du groupe le plus proche d’elle et subir une rafale de questions sur ses origines et son arrivée à Kiri. Mais les conversations s’auto-alimentaient, et elle n’eut pas besoin d’en révéler beaucoup avant de pouvoir suivre la suite des débats en se contentant de hocher la tête sans prononcer un seul mot supplémentaire.
Une demie-heure plus tard, elle connaissait dans les grandes lignes la vie de la moitié des habitants de Kiri, et était mieux renseignée sur le village que par n’importe quel syndicat d’initiatives. Toujours entourée d'un babillage continu, elle songea avec un sourire amusé, tout en contemplant le décor du plafond, que sa journée avait vraiment été riche en enseignements de toutes sortes. C'était l'un des grands avantages de la vie en communauté : déployer des ruses de sioux pour collecter des renseignements basiques n'était pas indispensable, il suffisait de savoir tendre l'oreille et d'attendre patiemment que les sources viennent à soi.

Quand elle se décida enfin à sortir du bassin, la plupart des clientes étaient déjà reparties et le calme était retombé dans la salle. Les vapeurs relaxantes et la fatigue aidant, elle avait par deux fois manqué de s’endormir et de boire la tasse dans l’eau opaque, mais la chaleur donnait une merveilleuse impression de bien-être et c’est avec regret qu’elle s’en arracha pour retourner s’habiller et rentrer chez elle à travers les rues fraîches et humides.

En sortant de l'établissement qui s'apprêtait à fermer, elle croisa une nouvelle fois le jeune Kentarô, pieds nus et à quatre pattes, les manches de sa tunique nouées en arrière avec un cordon, occupé à frotter énergiquement le plancher de l'entrée. Quand il l'aperçut, il baissa immédiatement la tête et se concentra sur son ouvrage avec encore plus d'ardeur, mais une fois parvenue dans la rue, elle aurait pu mettre sa main à couper que le garçon avait tout laissé en plan pour passer la tête par la porte et la suivre du regard. Sa tentative enfantine d'être aussi discret que possible était assez maladroite et prêtait à sourire, mais Sana-khan évita soigneusement de se retourner et partit en direction de chez elle en feignant de n'avoir rien remarqué. Il était évident que l'enfant n'allait pas s'en tenir là, mais elle préférait le laisser agir comme bon lui semblait et venir à elle de lui-même.

La nuit commençait à tomber et, désireuse de se retrouver à nouveau seule et au calme entre quatre murs, elle accéléra le pas.



[suite : maison de Sana-khan]


Dernière édition par le Mer 28 Juin - 14:06, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Mar 27 Juin - 9:15

[Sana-khan : +4 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Dim 16 Juil - 19:15

[post commun Sana-khan + Zabuza (Nimuro, Kentarô)]

En fin d’après-midi, le jour du départ du Mizukage, Sana-khan se dirigea une fois de plus vers les sources chaudes de Kiri, pour se détendre aux bains et faire le clair dans son esprit. Ce qui se passait à Kiri lui semblait bien obscur. Une partie des échanges qui avaient eu lieu sur la grande place lui échappait, et l’envie d’en savoir davantage la démangeait à nouveau. Avec un peu de chance, elle pourrait apprendre plus précisément des clients de l’établissement ce qui se tramait au village, et qui étaient les personnes présentes lors de la disparition du clone de Zabuza.

Pour une fois, les nuages n’encombraient pas l’horizon et le temps doux était très agréable. Sana-khan portait sa cape au bras et marchait d’un bon pas, bras nus et cheveux rejetés en arrière pour profiter du soleil.

En arrivant à destination, elle s’accorda un moment pour s’accouder à la barrière qui surplombait la pente rocheuse vertigineuse où coulait l’eau des sources qui jaillissaient plus haut, alimentant à mi-course l’établissement de bains. L’endroit valait la peine que l’on s’y attarde, mais elle ne l’avait jamais fait que par temps gris et bouché ; ce soir-là, le paysage était particulièrement spectaculaire.

La jeune femme aimait la tranquilité qui régnait en ces lieux et resta assez longtemps fascinée par la vue avant de se tourner vers l’entrée de l’échoppe d’où s’échappait comme à l’accoutumée des nuages de vapeur d’eau.
Alors qu’elle faisait glisser la porte de bois, elle reconnut deux voix familières à l'intérieur. Kentarô semblait encore une fois faire des siennes, et cette fois sa "victime" n'était autre que Nimuro.

Le petit garçon courait le long des couloirs, une chemise trop grande pour être la sienne sur la tête. Le Chuunin le poursuivait, boitant et torse nu. Sana-khan fut suprise de constater que ses bras étaient bien plus musclés que ce qu'il n'y paraissait ; il n'était pas si gringalet que ça, après tout.


[Nimuro]
"Kentarô, reviens ici tout de suite !"

[Kentarô]
"Alleeeeeeeeeez Niisan, laisse-moi la porter, je suis sûr que j'aurais l'air d'un grand ninja avec ça sur le dos."

[Nimuro]
"Et moi d'un exhibitionniste si je sors comme ça dans la rue !"

Kentarô s'arrêta et tira la langue à son ancien tuteur, puis reprit sa course, chemise sur la tête et fonça en direction de la sortie sans apercevoir Sana-khan. Ce qui devait arriver arriva, et le petit garçon se retrouva les quatre fers en l'air après une collision inévitable avec la kunoichi.

Des pièces d'un jeu de shogi tombèrent de sa poche et roulèrent sur le sol dallé alors que Nimuro récupérait sa chemise au vol, et Sana-khan sourit devant la maladresse du petit garçon. Elle tendit la main vers lui pour l'aider à se relever.


[Sana-khan]
"Toujours en train de te faire remarquer toi, hein..."

[Kentarô]
"Désolé Neesan, je ne t'avais pas vu ^^;"

Sana-khan regarda avec étonnement le petit garçon se précipiter pour ramasser les pièces éparpillées sur le sol, rouge comme une pivoine, puis elle comprit en le voyant les remettre hâtivement en poche qu’il devait essayer d’apprendre à y jouer en cachette pour imiter les adultes.

[Sana-khan]
"Kentarô… ces pièces appartiennent à ton oncle, n’est-ce pas ? Et j’imagine qu’il n’est pas au courant que c’est toi qui les as prises…"

Le gamin regardait ses chaussures, l’air boudeur, pour cacher son embarras. Sana-khan eut une idée. Elle se tourna vers le chuunin.

"Nimuro-san… je ne vais pas être longue ; si vous avez la patience de m’attendre, que diriez-vous de faire une partie de shogi sur l’esplanade un peu plus haut vers les sources lorsque je reviens ? Il fait un temps superbe, et je n’ai pas eu d’adversaire de jeu depuis mon arrivée. Si Kentarô obtient de son oncle l’autorisation de nous prêter son plateau, nous pourrions lui apprendre à jouer ! "

Nimuro eut l'air un peu embarrassé et rougit à la proposition de la jeune femme, mais il trouvait quelque chose de franc dans son regard, et la façon dont elle prêtait attention à Kentarô inclinait naturellement le Chuunin à lui répondre par l'affirmative.

"Ce serait avec grand plaisir, Sana-khan. Mais je vous préviens que je ne suis pas très doué à ce jeu contrairement à vous comme Kentarô me l'a dit."

Sana-khan sourit.

"Kentarô ne connaît pas les règles et peut difficilement juger de mon niveau, mais nous verrons cela tout à l’heure ! Je vous rejoins dans un instant... "

Sur ces paroles, elle les salua de la main et se dirigea vers les bains réservés aux femmes, tandis que le petit garçon partait à la recherche de son oncle pour lui emprunter le reste du jeu.

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Dim 16 Juil - 23:05

[Deuxième post commun de Sana-khan et moi ^^ ]

Alors que Sana-khan partait en direction des sources chaudes, Nimuro alla se poser sur une des tables de pierre placées sur l'esplanade, très vite rejoint par Kentarô qui arborait un grand sourire en tenant son plateau de shogi sous le bras.

"Niisan ! Je l'ai ramené ^^"

"Tu as demandé la permission à Tanaka-san au moins ?"

"E-vi-de-ment !" répondit le petit garçon avec un sourire espiègle.

"C'est vrai ça ?"

"Oui Niisan ! J'ai même dit à mon oncle que c'était pour toi et Neesan !"

"C'est bien alors, tu es un gentil garçon."

Nimuro ébouriffa les cheveux du petit garçon, ce qui fit sourire ce dernier de plus belle. Kentarô vint s'asseoir à côté du Chuunin avec un air inquisiteur.

"Elle est jolie, hein ?"

"Qui ça ? De qui parles-tu, Kentarô ?"

"Bah de Neesan bien sûr ! T'en connais beaucoup des jolies filles au village toi ? Y'a bien Chihiro-chan, mais si tu la dragues, le Mizukage va te réduire en bouillie :p"

"Qu'est-ce que tu racontes encore comme bêtises, Kentarô ?"

"Bah, Neesan, elle te plait, non ?"

"Mais pas du tout voyons ! Et puis, je ne la connais même pas !"

"Ha ha ha ! Menteur, menteur ! T'es tout rouge !"

"Mais ça suffit, sale gosse !"

Riant tout autant que Kentarô, Nimuro passa son bras autour du cou du petit garçon, l'immobilisant et frottant ses cheveux de son poing.

"Ha ha ha ha ! Tu vois que j'ai raison Niisan."

De son côté, Sana-khan, tranquillement installée dans sa source d'eau chaude, éternua par trois fois.

*Deux solutions : soit on parle de moi, soit j'ai attrapé froid, mais j'en doute vu le climat...*

Epuisés par leur petit "combat" Nimuro et Kentarô s'affalèrent sur le banc en pierre comme des masses. Le Chuunin se frotta la jambe, une moue au coin de la bouche.

"Ta jambe te fait encore mal Niisan ?"

"Ce n'est rien. Elle me fera mal toute ma vie. Voilà ce qui arrive quand on veut jouer au ninja et que l'on n'en est pas un..."

"Tu dis des bêtises, Niisan, tu es le plus grand ninja du village après le Mizukage ! D'ailleurs je comprends pas pourquoi tu n'es pas Jounin !"

"Parce que j'ai refusé de passer l'examen..."

"Hein ??? Mais pourquoi ? Tu seras un super professeur je suis sûr !"

"Si j'étais Jounin, je ne pourrais plus m'occuper de l'orphelinat. J'ai choisi de rester près de vous ; c'est mon choix en tant qu'homme, c'est mon Nindo..."

Pour seule réponse, Kentarô vint se coller contre le Chuunin et passa les bras autour de sa taille. Sana-khan, qui avait entendu la dernière réplique, vint s'asseoir en face d'eux.

"J'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre ?"

Kentarô fit "non" de la tête avec un sourire malicieux et posa le jeu sur la table. Puis il entreprit de disposer les pièces sur le plateau avec application en les sortant de sa poche une par une ; le processus lui prit un certain temps et Sana-khan en profita pour engager la conversation avec son tuteur.

Elle ne souhaitait pas avoir l’air de le soumettre à la question, mais le chuunin était sans doute mieux renseigné que le reste de la population et elle espérait trouver là des réponses à ses interrogations. Aussi choisit-elle d’aller droit au but, et comme le temps radieux la mettait de particulièrement bonne humeur, elle décida du même coup d’abandonner toute formalité et de cesser de vouvoyer le jeune homme, qui ne devait pas être beaucoup plus âgé qu’elle.


"Tu étais là n’est-ce pas, cet après-midi, lorsque l’équipe de jeunes shinobi est rentrée au village accompagnée d’un vieil homme qui parlait de Zabuza comme de son élève ?... J’ignorais que l’on pouvait faire tenir un clone aussi longtemps ! Mais la raison de tout cela m’échappe, et je n’avais jamais entendu parler de ce Hikke, avec qui le Mizukage est parti s’entraîner. Zabuza aurait-il différents maîtres ?"

Tout en parlant, Sana-khan, assise en tailleur sur son banc, dirigeait Kentarô par signes pour corriger le placement des pions. Il avait visiblement bien observé chez elle comment faire, mais mélangeait encore certaines pièces. Puis il vint se mettre à côté d’elle, face à Nimuro, pour observer la partie.

"J'étais présent à ce moment là, avec les Chunin et Jounin partisans de Zabuza-sama, mais tu n'as pas dû me voir parce que j'étais en retrait. Moi je t'ai vu..."

"Je me demande bien pourquoi :p"

Nimuro lança un petit regard noir à Kentarô qui lui sourit de toutes ses dents en retour.

"Le vieil homme est le premier maître de notre Mizukage, à l'époque où celui n'était qu'un Genin. Lorsque Zabuza-sama a deserté, il y a dix ans de cela, il a sombré dans l'alcool et a renoncé à ses fonctions d'instructeur. Il a quitté le village après la Nuit du Démon, nul ne sait pourquoi."

Nimuro et Sana-khan commencèrent à jouer leur partie tout en poursuivant leur conversation. Le jeu du Chuunin était basique, ainsi la jeune femme joua sans réelle tension.

"J'ai été très supris moi aussi par le clone du Mizukage, je n'ai jamais réussi à faire tenir les miens plus de quelques heures, mais je suppose que c'est là une démonstration du pouvoir d'un des cinq plus grand ninja de ce monde."

"Moi aussi un jour je serai Mizukage ! Et Niisan et Neesan ce seront mes Anbu !"

Sana-khan et Nimuro eurent un sourire amusé et croisèrent leurs regards, ce qui eut pour effet de faire rougir le Chuunin qui se replongea immédiatement dans son jeu.

"Je ne sais pas vraiment qui est Hikke. J'ai entendu parler de la légende du dragon des lacs qui porte le même nom, mais je ne saurais dire si c'est la même personne. Mais si c'est le cas, le Mizukage ferait mieux de se méfier..."

"Pourquoi, Niisan ?"

"Parce qu'on raconte que les Orochi et les dragons aquatiques sont des créatures aux mauvaises intentions et que pactiser avec elles peut apporter beaucoup de problèmes..."

Sur cette dernière phrase, Sana-khan prit la tour de Nimuro d'une manoeuvre habile.

"En ce qui concerne Zabuza-sama, j'ai entendu dire qu'avant de revenir à Kiri il se serait entraîné à Suna auprès de Satsushiki... Si effectivement c'est vrai, alors peut-être que c'est ce qui motive l'attaque du Kazekage, mais cela veut aussi dire que notre maître à tous est le deuxième homme le plus fort de ce monde..."

Sana-khan avait écouté toutes les réponses de Nimuro avec attention, non sans arrêter de jouer sa partie de shogi. Elle déplaça encore une pièce en regardant Nimuro.

"Echec au roi." annonça-t-elle avec un sourire mi-moqueur mi-fier.


[Sana-khan, Zabuza : +8 EXP RP commun]

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Lun 17 Juil - 12:39

[Kentarô]
"Ha ha ha Niisan, t'as vu comme Neesan est forte ! Tu t'es pris une raclée :p"

[Nimuro]
"C'est vrai que tu joues très bien, Sana-khan..."

[Sana-khan]
"Merci, mais ce n'est qu'une question d'entraînement."

Les deux adultes se regardèrent sans rien dire, puis baissèrent les yeux. Kentarô, lui, les examina tour à tour, puis eut un large sourire. Une nouvelle idée venait de germer dans sa tête.

"Dis, Neesan, tu as déjà vu le bord de mer de Kiri ? C'est super joli, surtout quand le soleil se couche ! Tu vas voir y'a des reflets orange sur la mer !"

Sana-khan eut un moment d'hésitation. C'est vrai qu'elle n'avait pas vraiment pris de bon temps depuis son arrivée ici, et son exploration de Kiri en était restée aux ruelles la nuit.

Kentarô prit la kunoichi par la main et lui intima de se lever.


"Allez Neesan, viens je vais te montrer ! Toi aussi Niisan tu viens, hein ?"

"Eh bien..."

"C'est ton jour de repos aujourd'hui, tu viens ^_______^"

Devant cet ultime argument de logique, Nimuro ne peut que céder et se leva. Kentarô prit sa main à lui aussi et mena les deux shinobi en direction du bord de mer.

[suite directe en l’absence d’un topic « plage », source ou mer c’est quasi pareil XD]

Une fois sur la plage, le petit garçon lacha leur mains et partit en avant de quelques mètres, pointant l'horizon du doigt.

[Nimuro]
"Ne va pas trop loin, Kentarô."

"T'en fais pas, Niisan ! Regarde Neesan comme c'est beau ce coucher de soleil !"

Les deux adultes se retournèrent vers la vaste étendue d'eau. L'astre solaire recouvrait la surface de la mer de ses rayons orangés et roses, offrant une spectacle époustouflant.

La brise marine souffla, décoiffant légèrement Sana-khan, moment que choisit Kentarô pour s'eclipser discrètement.

La jeune femme attendit quelques instant que l’enfant se soit suffisamment éloigné pour n’être plus en mesure d’entendre la conversation, puis elle s’assit sur la plage à l’endroit même elle se trouvait, aussitôt imitée par Nimuro. Le demi-sourire qu’elle arborait depuis qu’elle avait compris le stratagème du petit garçon laissa alors place à une expression de compassion un peu peinée.


"Pauvre gamin… Il a beau être plein d’énergie et ne jamais se plaindre, il fait des pieds et des mains pour se reconstituer une famille…"

Nimuro opina du chef et se laissa tomber en arrière dans le sable, les mains derrière la tête.

"On fait tout ce qui est en notre pouvoir pour recomposer le puzzle et leur offrir une nouvelle vie, mais rien ne pourra jamais remplacer ce qu’ils ont perdu, c’est certain…"

Un moment de silence suivit cette déclaration. Kentarô n’avait pas menti, l’endroit était magnifique à cette heure-là. Après quelques instants, le chuunin se décida finalement à poser la question qui lui brûlait les lèvres.

"… et toi, d’où viens-tu ? Tu as de la famille ?"

Sana-khan regardait la mer, droit devant elle.

"Oui… je suis membre d’un clan nomade que j’ai quitté il y a trois ans pour partir seule sur les routes, en laissant très loin derrière moi ma mère et mon grand-père. Mon père adoptif a perdu la vie en mission quand j’étais gamine, je m’en souviens assez peu…"

Elle fit une pause et chercha machinalement son tabac dans sa poche avant de s’apercevoir qu’elle l’avait oublié chez elle. De dépit, elle se laissa tomber à son tour dans le sable comme un sac de chiffons.

"C’est parfois dur de rester si loin de chez soi, mais d’un autre côté j’ai beaucoup de mal à accepter l’idée de rester durablement au sein d’un même groupe, et je vais sans cesse d’un point à un autre sans m’attacher ni aux lieux ni aux gens. "
"Cela dit… j’ai trouvé récemment quelque chose d’indéfinissable à Kiri, qui m’a décidée à rester là sans fixer une date de départ. Je verrai bien ce que l’avenir me réserve... "


Nimuro avait écouté sans rien dire ; il fit mine un instant de vouloir rajouter quelque chose mais y renonça, et le bruit de la mer prit à nouveau le dessus sur la conversation. Sana-khan regardait le ciel qui s’assombrissait en repensant à sa famille avec une certaine tendresse, chose à laquelle elle évitait de céder en temps normal, de peur d'en arriver à renier sa vie solitaire.

Soudain, Nimuro se redressa sur son coude et regarda autour de lui.


"Où est passé Kentarô ? J’espère qu’il est rentré chez lui sans encombres ! "

Sana-khan le regarda d’un air amusé.

"Tu plaisantes ? Il est caché derrière le rocher à ma droite depuis tout à l’heure, à nous espionner… J’ignore ce qu’il espère voir, mais cela m’étonnerait qu’il y renonce de sitôt !"

Amusé de savoir que Kentarô tentait de manigancer un rendez-vous entre les deux shinobi, Nimuro esquissa un sourire et se laissa retomber sur le sable, regardant le ciel.

"Je comprendre le sentiment de Kentarô... C'est difficile de ne pas avoir de famille, mais ça l'est encore plus de voir ses amis mourir sous ses yeux sans pouvoir rien faire... C'est pour éviter ce genre de situation que je ne veux pas qu'il s'engage sur la voie du shinobi..."

Le Chunin ferma les yeux quelques instants s'abandonnant à ses souvenirs. Il se revit quelques années auparavant, trainant le corps de son compagnon d'armes alors qu'il avait lui même peine à marcher.

[Nimuro]
"Courage Mitsuhide ! Nous sommes presque à la frontière de Kiri !"

[Mitsuhide]
"Laisse-moi ici, Nimuro... Je ne fais que te ralentir... Je serai mort avant qu'on y parvienne... Tout seul tu y arriveras..."

[Nimuro]
"C'est hors de question ! Je suis un Médecin, c'est mon devoir de sauver des vies ! Je ne laisserai pas un ami mourir si je peux le sauver !"

[Mitsuhide]
"Ne me mens pas pour me rassurer... Si tu avais encore du Chakra, tu aurais pu soigner ta jambe en premier lieu... Seul un fou porte un camarade alors que son membre se gangrène..."

[Nimuro]
"Mitsuhide..."

Mitsuhide poussa alors Nimuro au sol, de ses dernières forces. Ce dernier tomba et eut peine à se relever, alors que son ami agonisait dans son sang. Il s'approcha de lui et lui prit la main.

[Nimuro]
"Mitsuhide... Pourquoi ?"

[Mitsuhide]
"C'est fini pour moi... Retourne à Kiri... et vis... suis ton Nindo..."

Nimuro rouvrit les yeux et continua de contempler le ciel orangé. Sana-khan était toujours à ses côtés et faisait de même.

"Sana-khan ?"

"Oui ?"

"Est-ce que tu as un rêve ? Un rêve qui compte plus que tout pour toi ?"

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Lun 17 Juil - 17:11

"Est-ce que tu as un rêve ? Un rêve qui compte plus que tout pour toi ?"

"…"

La question la prenait au dépourvu, et ce fut à son tour d’hésiter avant de répondre.

"Eh bien… pas vraiment. Je suppose que si j’en avais un je ne serais pas ici. On dit chez nous que les voyages initiatiques servent à trouver sa place dans le monde, et si j’avais trouvé mon but, j’aurais certainement déjà mis un terme à ma vie d’errance…"

Elle marqua un temps d’arrêt avant de reprendre ;

"Cela dit, je trouverai peut-être ma réponse ici… Kiri est le pays de toutes les nouveautés ! "

Nimuro tourna la tête vers elle et haussa les sourcils.

"Ah bon… ? "

"Oui… par exemple, c’est la première fois que je me retrouve échouée comme une étoile de mer sur une plage à la nuit tombante, sans armes, à faire des confidences à un jeune homme que je connais à peine sous le regard attentif d’un chaperon de 6 ans…"

Les deux jeunes gens rirent de concert, puis Sana-khan se redressa et regarda le rocher qui servait de repaire au petit garçon.

"La température chute, il va finir par tomber malade… Il serait peut-être plus raisonnable que nous rentrions. "

Nimuro acquiesca et se releva souplement malgré sa jambe blessée en secouant le sable de ses vêtements, épargnant ainsi un dilemme à Sana-khan qui hésitait à lui proposer son aide.

"Kentarô… c’est bon, inutile de vouloir continuer à faire croire que tu n’es pas là… Viens ! "

Il y eut un instant de battement où rien ne bougea près du rocher, puis l’enfant se décida à se montrer et trotta vers eux. A sa mine ébouriffée et ses petits yeux, il était clair qu’il tombait de sommeil. Sana-khan fit mine de se débarrasser de sa cape, Nimuro l’en empêcha.

"Ne te donne pas cette peine, c’est bon…"

Il ôta sa veste et en couvrit le garçon avant de le soulever sans peine et de le caler, à moitié endormi, contre son épaule.

"Allons-y ! Je ramènerai ce chenapan chez lui au passage, avant de rentrer à l’orphelinat. "

Sana-khan approuva de la tête, et ils repartirent sur la grève en direction du village.

Nimuro marcha en boitant, comme à son habitude, tout le long du chemin, en portant Kentarô. A les voir ainsi, Sana-khan se dit que cela ne devait pas être la première fois que le Chuunin ramenait le petit garçon sur son dos, certainement que cela devait être monnaie courante.

Le shinobi semblait avoir pris un peu plus confiance en lui depuis la partie de shogi. La jeune femme le trouvait plus loquace et avait remarqué qu'il ne rougissait plus lorsqu'il la regardait.


"Eh bien, quelle soirée ! Il nous en fera voir de toutes les couleurs ce garnement. J'espère qu'il ne t'embête pas trop souvent de la sorte ?"

"Non, ne t'en fais pas. Avec moi il est sage comme une image."

La kunoichi avait prononcé cette dernière phrase en arborant un sourire amusé. Cette soirée était d'ailleurs la première depuis bien longtemps où elle avait souri franchement, oubliant son passé et ses doutes pour l'avenir.

"Je suppose que tu n'a pas encore visité l'archipel d'îles qui entoure Kiri no Kuni ?"

"Non, je suis arrivée depuis peu, et j'avoue que mon entraînement me laisse peu de temps libre, surtout avec la guerre qui approche..."

"C'est un très joli coin à visiter. Je t'y emmènerai une fois que la guerre sera finie si tu le souhaites..."

"Eh bien, pourquoi pas."

Nimuro se surprit lui même de son audace. A force de passer son temps avec les enfants, il avait un peu de mal à communiquer avec les adultes et sa proposition avait quelque chose d'enfantin qui amusa beaucoup Sana-khan, bien qu'elle ne le montrât pas, pour ne pas le vexer.

Mais la chose qui lui paraissait la plus extraordinaire, c’est que personne à Kiri ne semblait paniquer à la perspective d’être attaqué par Suna. Le conflit était proche, mais les rues étaient aussi calmes qu’à l’accoutumée, des badauds flânaient çà et là, et Nimuro comme les autres parlait d’après la guerre sur un ton serein, comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle du monde. Courage ou fatalisme ? Elle n’aurait su le dire, mais cet état d’esprit lui plaisait.

En quelques minutes, ils atteignirent les sources où ils laissèrent Kentarô chez son oncle, avant de repartir en continuant de parler de tout et de rien dans les ruelles du village en direction de l’orphelinat, qui était sur la route de Sana-khan. Puis la jeune femme regagna son logement sans hâte, exceptionnellement délivrée de l’obligation auto-imposée de se lever le lendemain à l’aube, et encore étonnée par la sérénité qu'une simple soirée comme celle-ci avait réussi à lui apporter.



[Sana-khan, Zabuza : +8 EXP RP Commun]

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Mar 18 Juil - 1:06

[départ d'une nouvelle journée d'étude, rien à voir avec le RP ci-dessus ^^]

La perspective d’avoir son premier jour d’entraînement pratique avec Shinzo-sensei suffisait à faire dresser les cheveux sur la tête à Sana-khan, qui décida pour retarder l’échéance de commencer sa journée aux onsen. Un moment de détente préalable ne serait sans doute pas de trop pour prendre la situation avec philosophie.
Elle avait emmené son rouleau décrivant la technique du kage bunshin, décidée pour ne pas perdre trop de temps à l’étudier au bord du grand bassin, et après avoir payé son dû et troqué ses vêtements contre de larges serviettes immaculées d’où émanait une agréable odeur de jasmin, elle se dirigea vers la salle commune avec le rouleau sous le bras.

Là, elle s’installa confortablement dans l’eau chaude, tournée vers la paroi du bassin et accoudée au rebord en bois pour pouvoir lire tout en se délassant. Malgré l’heure matinale, un certain nombre de clientes faisaient leurs ablutions devant les baquets le long des murs, mais cela n’avait rien à voir avec le brouhaha constant du soir et le calme qui règnait était parfait pour l’étude.

Soudain, la sérénité des lieux fut troublée par une exclamation tonitruante.


"Mais qu’est-ce que c’est que ce cirque ??"

La voix de l’irascible Tanaka-san, spécialiste de la chasse aux pervers, résonna comme un coup de tonnerre dans la salle carrelée. Toutes les clientes se retournèrent vers l’origine du bruit, quand soudain un curieux personnage traversa la scène en courant, poursuivi avec difficultés par le tenancier de l’établissement qui soufflait comme un phoque. Toutes les femmes présentes se jetèrent dans un coin en poussant des cris stridents, et Sana-khan reconnut avec stupeur le vieux professeur qui filait comme le vent devant la censure, une serviette parfumée à la main.

Abandonnant son rouleau au bord du bassin avec un énorme soupir, elle se laissa couler dans l’eau opaque en espérant que tout le monde oublierait sa présence, papy Shinzo le premier.


*Han c’est pas vrai… qu’ai-je fait pour mériter ça ?*
Shinzo
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MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Mar 18 Juil - 2:17

Shinzo n'était revenu à Kiri que depuis quelques jours mais il avait déjà fait le tour de tous les établissements qui avaient été chers à son coeur dans sa jeunesse : la maison de sake, la maison de geisha, tous les bars de la ville, etc. Un seul manquait à sa collection : les bains publics. Non pas que le vieilard aimait se prélasser dans l'eau chaude, mais là bas il pouvait s'adonner à son plus grand plaisir après l'alcool : mater.

Le vieux renard usa de sa technique de Métamorphose pour prendre l'apparence d'une jeune fille et se glisser incognito dans les bains des femmes.

Se rinçant copieusement l'oeil, Shinzo oublia une des premières règles de cette technique : la durée limitée en temps. Ainsi se retrouva-t-il juste vêtu de sa serviette, spectacle peu enchanteur, au milieu de bons nombres de jeunes femmes dénudées. Aussitôt des cris stridents se firent entendre.


"Un pervers !!! A l'aide !!!"

"Un pervers ? Où ça ? N'ayez crainte je vais le faire partir !"

"Kyaaaaaaaaaaaaaa !!!"

De nombreux objets contondants de type baquet, brosse ou savon filèrent en direction de Shinzo, projectiles que ce dernier esquiva avec la souplesse d'un jeune macaque. La voix de Tanaka-san et le balai qu'il tenait en main n'augurant rien de bon pour notre voyeur, celui-ci décida de prendre la tangente fissa.

[Tanaka-san]
"Encore toi ? On a eu la paix pendant cinq ans et à peine revenu tu recommences ?"

"Huhuhuhuhu je savais que je t'avais manqué !"

Shinzo termina sa course par un plongeon en plein milieu du bassin et ne remonta pas à la surface.

[Tanaka-san]
"Mais où a-t-il bien pu passer ?"

Prises de panique, toutes les femmes sortirent des bains, sauf Sana-khan qui s'était assoupie dans l'eau. Elle se réveilla immédiatement lorsqu'elle sentit quelque chose frôler sa cuisse et poussa un soupir lorsqu'elle s'aperçut que ce n'était qu'un poisson.

*Attends une seconde... Il n'y pas de poisson dans ces sources habituellement... Et si ? Oh tu vas voir toi...*

La kunoichi attendit que l'animal repasse près d'elle, et d'un rapide mouvement de la main l'attrapa par la nageoire dorsale et le sortir hors de l'eau. Démasqué le vieux pervers reprit sa véritable apparence, arborant un large sourire.

"Helloooooooo. Ne crois pas que je sois venu avec de vilaines intentions. Je voulais juste voir où tu en étais de ton apprentissage du Kage Bunshin."

"Ben voyons..."

Etrangement, Sana-khan n'arrivait pas à croire un seul traitre mot de ce que venait de dire le vieux Jounin.

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Mar 18 Juil - 11:42

Le vieil homme éternua bruyamment puis allongea les bras, l’air satisfait. Il avait semé le propriétaire et avait efficacement fait disparaître les trois quarts de l’assistance ; seules quelques irréductibles d’un certain âge étaient restées à leur toilette, surveillant l’intrus du coin de l’œil.

[Shinzo]
"Bon ! C’est pas tout ça mais c’est pas des blagues, faut qu’on apprenne cette foutue technique. J’ai pensé que ce serait plus amusant ici qu’aux grands lacs, ils sont plus froids et le naturisme n’y est pas autorisé, hehehe…"

Il évita soigneusement de croiser le regard assassin de la jeune femme.

"Donc, premièrement…"

Sana-khan l’interrompit.

"Premièrement, je vais me couvrir ! Je sors de l’eau, si vous avez le malheur de tourner la tête ne serait-ce que d’un centimètre, je vous noie."

Sa voix était si menaçante que le vieux n’osa pas tenter le coup et resta à mariner dans le bassin en bougonnant tandis que Sana-khan s’enroulait dans une grande serviette qu’elle attachait solidement avant de revenir s’asseoir à quelque distance, les pieds dans l’eau.


Dernière édition par le Mar 18 Juil - 12:09, édité 1 fois
Shinzo
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MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Mar 18 Juil - 12:05

Au grand dam de Shinzo, Sana-khan revint, certes court vêtue, mais vêtue. Le vieux Jounin eut un air boudeur, mais se ressaisit vite ; apparement il avait une idée derrière la tête, et à son regard, la kunoichi se douta qu'elle n'était pas des plus catholiques.

"Bon, si tu as lu le rouleau que je t'ai donné, tu as pu constater que ce jutsu est en tout point identique au Bunshin classique, à l'exception de la concentration de Chakra, qui se doit d'être plus dense, de de façon à rendre consistant le clone afin qu'il n'explose pas au moindre contact."

Pendant qu'il expliquait, le vieux pervers se rapprochait ostensiblement de Sana-khan, petit à petit. Cette dernière écouta attentivement, tout en restant sur ses gardes.

"Donc si tu saisis bien, lorsque tu relâches ton Chakra lors des derniers sceaux, tu ne dois pas seulement le projeter hors de ton corps, mais le malaxer en même temps afin qu'il devienne solide et durable, un peu comme ton corps."

Shinzo envoya la main en direction de la poitrine de Sana-khan tout en prononçant cette dernière phrase et fut arrêté net par une tape de la jeune femme sur le membre du délit.

"Ouch, t'es pas commode, cocotte. Bon on va faire un petit jeu tous les deux. Tu vas tenter de réussir un Kage Bunshin, si tu n'y arrives pas, tu devras me faire un gros calin huhuhuhuhuhuu.

MOUHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA."


Complétement abbatue par les méthodes plus que puériles et intéressées de Shinzo, Sana-khan hurla un "à l'aide" intérieur et se résigna. Si elle arrivait à maîtriser cette technique, elle remercierait son "sensei" de la manière qui se doit.

Les méthodes du vieillard était certes moins brusques que celles de Zabuza, mais la jeune femme se prit à espérer que le Mizukage reviendrait vite, non pas qu'il lui manqua, mais pour ne plus avoir à subir les assauts érotomanes d'un vieillard déluré.

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Mar 18 Juil - 18:09

"Bon, si tu as lu le rouleau que je t'ai donné, tu as pu constater que ce jutsu est en tout point identique au Bunshin classique, à l'exception de la concentration de Chakra, qui se doit d'être plus dense, de façon à rendre consistant le clone afin qu'il n'explose pas au moindre contact."

Sana-khan l’avait lu en effet, mais à ce moment-là elle était à des lieues d’imaginer qu’elle aurait à se lancer dans l’exercice vêtue d’une serviette dans des bains publics en présence d’un papy shinobi pervers.
Résignée à s’y soumettre, elle réalisa les sceaux du bunshin avec précision quoiqu'avec un peu de lenteur et se retrouva entourée de deux copies d’elle-même. Malgré la ressemblance parfaite, le doute n’était pas permis : l’originale tenait à la main une grande brosse, abandonnée sur le carrelage par une cliente, et dont elle venait de s'emparer pour répondre plus efficacement à toute nouvelle tentative d’approche du vieux professeur.


*Pourvu que ça marche… plus vite j’assimile cette maudite technique, plus vite je serai sortie d’ici !*

Shinzo regarda les clones et se redressa pour tenter d’attraper celui qui était le plus proche de lui, mais lorsqu’il s'en saisit, celui-ci partit en fumée. Frustré, il se retourna vers la jeune femme.

"Bof bof bof… pas encore au point hein ? Tu n’es pas concentrée sur ce que tu fais, recommence-moi ça, et mets-y du tien, un peu !"

D’abord choquée par le spectacle qui s’offrait à elle, Sana-khan s’agrippa au rebord pour ne pas céder à la tentation d’envoyer sa brosse à la tête du vieil homme et fit remarquer entre ses dents serrées :

"Je fais ce qui est en mon pouvoir niveau concentration, mais si vous aviez la décence de rester dans l’eau au moins jusqu’à la taille, ça m’aiderait beaucoup !"
Shinzo
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MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Mar 18 Juil - 18:44

"Huhuhuhuhuhu tu as râtéééééé. Viens dans les bras de papy Shinzo !"

Le vieux Jounin se jeta sur Sana-khan, les bras écartés, pour tenter de la saisir. D'un mouvement agile, cette dernière esquiva le pervers volant, qui partit s'écraser, tête la première contre la surface de l'eau. Il se retrouva alors, le derrière en l'air, le visage sous l'eau, offrant un spectacle que la décence ne me permet pas de retranscrire ici.

Il ne lui fallut que quelques secondes pour se relever, cependant.


"Petite coquine... Mais tu as échoué, un gage est un gage !"

Renouant sa serviette autour de sa taille, Shinzo pris appui sur l'eau et se tint debout dessus, comme Zabuza l'avait appris il y a peu à Sana-khan. Le vieux pervers se mit à nouveau à courir dans la direction de la kunoichi, qui se mit à détaler de plus belle, se déplaçant elle aussi sur l'eau, puis sur le mur, en composant des sceaux.

Mais elle fut arrêtée en bout de course par Shinzo, qui, on ne sait comment l'avait devancée et l'attendait en haut du mur. Ce derier se jeta sur Sana-khan, attrapant sa serviette au passage et retombant dans l'eau.


"Huhuhuhuhuhu j'ai sa serviette ! Ca veut dire qu'elle est toute nue !"

Bavant comme un escargot en période de reproduction, Shinzo se retourna en direction de Sana-khan.

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Mar 18 Juil - 19:29

…Malheureusement pour le vieil homme, ça n’était pas la jeune femme qu’il trouva face à lui, mais bien le peu avenant Tanaka-san - dans le plus simple appareil.
Il avait certes fallu un certain effort à Sana-khan pour imaginer le tenancier en tenue d’Adam tout en fuyant devant Shinzo, mais le résultat était assez… surprenant.

Comme frappé par la foudre, le vieux professeur qui tenait toujours la serviette en main blêmit et perdit l’équilibre en arrière, retombant dans l’eau avec un geyser d’éclaboussures et buvant copieusement la tasse au passage. Il mit plusieurs secondes à réapparaître à la surface, en toussant à cracher ses poumons.

Sans se démonter, Sana-khan - qui avait repris son apparence habituelle, vêtue de linge léger qu’elle avait pris soin d’enfiler dès le départ sous sa serviette – s’approcha du bord du bassin et s’y pencha avec un sourire carnassier, le rouleau expliquant le kage bunshin en main.


"Je me dois d’être honnête avec vous, Shinzo-sensei. Je n’ai pas commencé à étudier cette technique ce matin. Je l’ai lue dès la sortie de l’Académie. Il y avait un petit paragraphe sympa au bas de votre rouleau… Le rappel des combinaisons de jutsu possibles avec le bunshin. Celle traitant de la métamorphose m’a beaucoup intéressée ; je m’y entraîne depuis hier. "
"Toutefois, je n’avais pas encore réussi à obtenir un clone consistant métamorphosé, et ma réussite présente vous est entièrement dédiée… je suppose que l’adrénaline aide à faire des miracles !"


Elle fit mine de s’arrêter pour réfléchir, la main devant la bouche, puis reprit.

"Mais j’y songe… je ne vous ai pas laissé le temps de vérifier manuellement qu’il s’agissait bien d’un kage bunshin…"

…et avec son plus beau sourire ;

"Je recommence ? "
Shinzo
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MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Mar 18 Juil - 21:46

"Aaaaaaaaaah, non ça ira ! Bravo ! Félicitations ! T'es la meilleure cocotte ! Fais moi vite partir ce gros barbu !!!"

"Allons, allons, ce n'est qu'un clone, hein ?"

Sana-khan s'approcha alors de Shinzo, dont le regard pencha inéxorablement vers la poitrine de la jeune fille, du moins le peu qu'il pouvait apercevoir. Cette dernière approcha la tête de celle du vieillard et déposa un baiser fougueux sur les lèvres de ce dernier.

*Je suis au Paradis T______T*

Mais le bonheur ne fut que de courte durée, car lorsque le vieux pervers ouvrit les yeux, il se rendit compte que l'objet de ses calins et mains baladeuses n'était autre que Tanaka-san.

Poussant un cri de terreur, Shinzo tomba dans l'eau, à la renverse. Sa dernière vision fut celle d'une Sana-khan ayant remis sa serviette autour d'elle et qui le toisait du regard.


"Au fait, je ne vous ai pas dit ? Je connais peu de jutsu, mais la Métamorphose est ma spécialité. Au fond le parchemin avait raison, c'est très facile de métamorphoser un clone..."

Quelques minutes plus tard, dans la rue hors des bains.

[Kentarô]
"Dis Neesan, tu crois pas qu'on aurait dû sortir le papy de l'eau ? Il va peut-être se noyer ?"

[Sana-khan]
"C'est un vieux requin, il ne mourra certainement pas noyé..."

Sana-khan avait prononcé cette dernière phrase sur un ton mi-amusé mi-agacé ; subir les assauts de Shinzo-sensei n'était pas de tout repos, mais elle savourait encore le dernier petit tour qu'elle lui avait joué et était assez fière d'elle.

Les deux comparses purent alors entendre des cris provenant de l'intérieur des bains publics.


[Tanaka-san]
"Enfin je t'attrape, vieux dégoûtant !"

"Aaaaaah ne me touche pas toi ! Je veux pas t'embrasser encore !"

[Tanaka-san]
"Mais ça va pas la tête ? T'es encore plus tordu que ce que je pensais ! Tiens prends ça ! Et ça !"

[Kentarô]
"Aïe aïe aïe, ça va barder pour le papy pervers, mon oncle ne vas y aller de main morte !"

[Sana-khan]
"Il survivra."

Et la kunoichi rentra chez elle, un sourire satsifait sur les lèvres.


[Sana-khan : +3 EXP Kage Bunshin appris

Zabuza (as Shinzo) : +1 EXP Enseignement]


[Sana-khan, Zabuza (as Shinzo) : +6 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Jeu 13 Mar - 21:20

Information : il n'y a désormais plus de frais pour entrer aux bains, vous pouvez poster comme s'il s'agissait d'un endroit normal.

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Sam 10 Mai - 18:41

Aujourd'hui, c'était repos. Cela avait été une très bonne journée. Shimuka et Mie étaient restées dormir chez Haya la veille. Elles s'étaient toutes réveillées très tard, aux alentours de midi et avaient décidé de déjeuner en ville. Aucune ne devait travailler, ou n'avait d'engagement ailleurs. Il y avait bien Shimuka qui aurait dû voir son petit ami, mais elle prétextera sans doute... avoir oublié ?

Puis c'est tout naturellement qu'elles s'étaient retrouvées en route pour les Sources Chaudes. C'était la fin de la semaine ; leurs muscles étaient fatigués, et cela faisait deux jours que Mie se plaignait de douleurs au dos. Elle n'avait pas réussi à éviter un coup, à l'entraînement. En même temps, qu'elle drôle d'idée que d'aller s'entraîner avec ceux qui font du Taijutsu...

Les vestiaires étaient presque vides de monde. Elles trouvèrent deux casiers vide et y entreposèrent leurs maigres effets avant de se saisir de serviettes et de se diriger vers la source proprement dite.

[Shimuka] Je sens qu'on va finir comme des écrevisses... Vous croyez que c'est fait exprès la vapeur ?

Haya risqua un pied dans l'eau ; c'était bien bouillant.

[Mie] Bien sûr ! C'est pour qu'on ne retrouve pas la porte de sortie et pour nous facturer encore plus cher.

Elles apercevaient des silhouettes dans la brume, qui pataugeaient, discutaient, riaient. Mais c'était l'une des magies du lieu : même bondé, il y avait toujours une impression d'intimité, de calme. Les trois amies se lancèrent dans l'eau.

Haya ferma les yeux. Son corps s'habituait lentement à la chaleur étouffante. Il leur arrivait fréquemment de se rendre ici, sans s'inquiéter du climat. Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, froid ou chaud. C'était autre chose qu'elle venait chercher ici que sur la plage. Une certaine tranquillité. En ressortant, à tous les coups, leurs membres étaient plus détendus qu'à l'arrivée.

[Mie] Pfiou... Il me manque plus qu'un bon masseur et une boisson fraîche.

[Shimuka] Elle ne le resterait pas longtemps remarque...

Haya sourit. Depuis qu'elle vivait pour l'académie ninja, elle avait remarqué pas mal de personnalité solitaires. Elle n'avait jamais été comme ça. Même depuis qu'elle avait tout perdu. Bien sûr, elle avait eu une longue période d'extinction. Mais l'hôpital n'était pas forcément le lieu le plus socialisant qu'elle ait trouvé. Une fois sortie et intégrée à l'académie - par miracle ! - elle s'était intégré à cet étrange couple qu'était Mie et Shimuka, auquel s'était ajouté deux autres personnes.

Une heure défila. Shimuka devait partir. Pour le coup, elle avait réellement oublié son petit ami. Mie la suivit, plus par peur qu'elle se perde que par réelle nécessité. Elles se dirent au revoir ; elles devaient se revoir dès demain matin. Elles l'embrassèrent et elles filèrent. Haya préféra rester un peu. Pour profiter encore.

Elle se régénérait moins vite que Shimuka. Moins de vitalité, encore, ou quelque chose dans le même genre. Elle ferma les yeux, et peut-être bien qu'elle s'assoupit.

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Sam 10 Mai - 19:40

« Liberté », voilà un mot qui revenait souvent dans la bouche des humains. Si Isamu avait encore du mal à mettre un concept clair sur ce mot, il se disait que la sensation qu'il ressentait à ce moment ne devait pas en être si éloignée. Les quatre membres joyeusement écartés pour augmenter sa portance, il se sentait comme suspendu en l'air, le vent faisant claquer violemment le bout de tissu qui lui servait de vêtement. Les cheveux plaqués en arrière et les yeux mis clos, Isamu tombait, confiant et détendu.

*Arrête de rêvasser*

Le toit se rapprocha, vite, très vite. Un peu trop, se dit il. Il était regrettable que les bâtiments de kiri ne soient pas un peu plus élevés *et c'est pas faute de monter le plus haut que je peux !*. Les chutes étaient si courtes. Une dernière seconde de bonheur, imprudemment volée au dieu de la gravité, puis le chuunin daigna se mettre en position de réception.

Le choc fut excessivement brutal, comme il s'y était attendu. De toute façon, il ne s'était pas amusé à sauter du toit du plus haut immeuble de Kiri pour rien...
Réception maladroite ! Ses mains touchèrent le bois avant ses pieds, et il ne parvint pas à s'empêcher de partir en avant. Vite ! Il fallait corriger la dose de chakra injectée dans ses paumes ! Emporté par son élan, il glissa sur deux bons mètres dans le sens ascendant du toit avant de finir par se stabiliser.

Il jeta un oeil en contrebas. Quelques passants l'avaient remarqué et dirigeaient vers lui un regard surpris. Intrigués mais pas trop, ces badauds ne perdirent pas plus de temps et passèrent leur chemin. Bien ! Voilà qui le changeait des cris et des insultes qu'on lui adressait lorsqu'il se livrait à ses petits jeux dans son propre quartier. Il avait bien fait d'aller se détendre plus près du centre ville ...

Isamu reporta son attention sur ses mains. Comme il s'en doutait, les frottements imprévus avaient brûlé la peau de ses paume. Il se contenta d'aligner distraitement quelques signes et de laisser faire le jutsu de soin. Quelques fourmis traversèrent son épiderme meurtri, comme pour venir évaluer les dégâts, mais elles se désintéressèrent bien vite de ces blessures bénignes.

*Au suivant*
Un coup d'oeil aux alentours, et il choisit sa cible suivante. Un petit bâtiment, en contrebas, au toit très bas par rapport aux autres. Douze ou treize mètres de chute libre, à tout casser, un peu moins que son dernier saut, mais toujours plus que ce qu'il aurait pu avoir dans son quartier aux maisons basses et denses.

Il s'assura que ses mains étaient en meilleur état, puis il s'élança vers le vide. Au dernier moment, il se donna une violente impulsion et se retrouva à nouveau libéré des contraintes du sol.

« Liberté », voilà un mot qui revenait souvent dans la bouche des humains. Est-ce que les mouches avaient les mêmes sensations lorsqu'elles volaient ? Probablement pas ... c'était un moyen naturel de se déplacer pour elles.

Un dernier salto pour la route, et Isamu se prépara au choc. Il fut satisfait de remarquer que sa réception fut parfaite. Tous ses membres touchèrent le bois à la même fraction de seconde, avec la bonne dose de chakra, et le traversèrent en même temps. *euh ?*
Le chuunin laissa échapper une exclamation peu convaincue lorsque ses mains s'enfoncèrent brutalement dans la surface. Quelque chose comme un « euh ? », justement. La poutre se rapprocha subitement plus de son visage qu'elle ne l'aurait dû et ...

...

... Il rouvrit les yeux quelques secondes après le choc. Sonné, il ne réalisa pas tout de suite ce qui venait de se passer. Bien au contraire, il avait toujours se sentiment agréable, comme s'il flottait.
Une inspiration malheureuse le ramena bien vite à la réalité. De l'eau ! Il avait horreur de ça. Vite vite vite vite !

Il tenta maladroitement de donner des coups au liquides, avant de se souvenir qu'il ne savait pas nager. Qu'à cela ne tienne, il s'immobilisa promptement et se laissa doucement remonter à la surface. Une fois à l'air libre, il se mit à quatre pattes sur l'onde, une lueur vive bleutée entourant ses membres.

Où avait il bien pu tomber ? Il pesta intérieurement contre le manque de robustesse des toits de ce quartiers. A vrai dire, l'idée qu'il eut pu blesser quelqu'un ne lui vint même pas à l'esprit. Au contraire, il était plus inquiété par les regards manifestant une vive surprise, matinée de colère noire, des personnes qu'il venait de déranger, ainsi que par le liquide rougeatre qui commençait à se diluer dans l'eau sous lui.

Beaucoup de femmes, en fait, pour autant qu'il pouvait en juger. Comme par réflexe, il se para de son sourire le plus lumineux.
« Ah ! Bonjour ! »

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Sam 10 Mai - 20:00

Son sommeil, s'il avait jamais eu lieu, ne dura pas. Il y eu un choc, puis des cris, et Haya reçu quelques gouttes d'eau sur le front. Elle rouvrit les yeux et s'appliqua à découvrir l'origine de cette agitation. La brume se dissipait curieusement, comme si le charme qui enveloppait les bains s'effaçait. Les visages furieux ou apeurés se multipliaient, des voix étouffées lui parvenaient, indistinctes.

[Inconnu] - Ah ! Bonjour!

Un grondement sourd répondit à la voix - masculine, maintenant qu'elle y pensait. Elle tourna les yeux vers l'origine du son et découvrit un jeune homme, immobile sur l'onde, à quatre pattes et tout sourires. Certaines filles profitèrent du recul de la vapeur pour s'éclipser à leur tour. Elles se saisirent de leurs serviettes, les enroulèrent précipitamment autour de leur buste et trottinèrent vers la sortie. Se plaindre à la direction, encore, sans doute.

Ce genre d'événement arrivait parfois, mais celui-ci était particulièrement éclatant. D'ordinaire les garçons essayaient de se faire discret, un simple coup d'œil dans l'espoir d'apercevoir un début de poitrine ou une fin de dos.

Haya admettait que ce garçon-là était peut-être un petit peu excessif.

Elle admettait également qu'elle était pratiquement la seule à être restée à sa place, bien en vue. Des filles s'étaient terrées dans les alcôves discrètes qui faisaient le lien avec le bain principal. Le regard d'Haya rencontra celui de l'inconnu. Il était bien en évidence, et un peu ridicule, mais gentiment ridicule, à quatre patte sur l'eau.

Il était peu probable qu'il ne sache pas nager. Quoique, à Suna, ils ne devaient pas tous savoir voler. Il était un peu simple de raisonner ainsi. Elle répondit, mal assurée, à son sourire. La brume était suffisamment dense pour dissimuler ses appas, et à vrai dire il y avait eu plus à voir chez celles qui étaient parties en courant. Elle ramena quand même ses jambes à elle et posa ses bras autour de ses genoux.

Elle inclina légèrement la tête vers l'inconnu,en guise de salut.

L'avantage de ne pas parler, c'est qu'on prend plus de temps pour raisonner. Le désavantage, c'est que personne d'autre que soi n'en profite, ou alors seuls ceux qui sont particulièrement attentifs. Elle n'avait pas suivi les événements qui l'avait fait se retrouver là, dans le bain des femmes à quatre pattes sur l'eau. Il avait peut-être escaladé la clôture et avait fait un mauvais pas ? La clôture était tout de même raisonnablement loin.

Le bain s'était réduit de moitié, et l'individu ne bougeait pas, comme si l'incohérence de la situation de lui venait pas à l'esprit.

Haya indiqua du menton la pancarte qui représentait une femme.


Dernière édition par Haya Sasaki le Sam 10 Mai - 21:03, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Sam 10 Mai - 20:47

Personne ne répondit à son bonjour. Pire encore, Isamu put clairement distinguer plusieurs silhouettes s'eclipser en vitesse. Devait il prendre ça comme une marque d'impolitesse ? Il se raidit, à la réflexion, il était plus probable qu'il fut, lui, en faute, cette fois ci.

Son regard tomba sur les débris, certains ensanglantés, qui flottaient ça et là. Ouaip, aucun doute permis, il venait de faire une bêtise. *J'espère que Makie ne l'apprendra pas !* Il valait mieux ne pas s'attarder ici plus que nécessaire. Isamu se mit brutalement debout sur la surface aqueuse. Un peu trop brutalement, en fait, car sa vision fut brouillée quelques instants par une myriade de petits points rouges.
Rien de bien grave, se dit il.

Il laissa courir son regard aux alentours. La population de la source avait été divisée par deux, mais celles qui étaient restées commençaient tout juste à réagit. Les visages, du moins ceux qu'il pouvait distinguer au dessus du brouillard ambiant, semblaient s'échauffer. Pour le peu qu'Isamu savait de la nature humaine, ça n'allait pas tarder à crier.
Oh, tant pis.
Il remarqua tout de même un visage un tantinet plus serein que les autres. Une jeune fille, probablement à peu près son age, ou un peu plus. Et elle avait répondu à son salut ! Du moins, c'était ce qu'il avait cru voir.

Instinctivement, il se rapprocha un peu de la présence amicale, ne serait-ce que pour pouvoir la voir correctement, ce qui n'était pas évident avec toute cette brume. Il lui sembla qu'elle lui renvoyait son sourire. Ou peut être pas, finalement.

Elle hocha la tête et se mit à fixer quelque chose, sur la droite. Isamu accompagna son regard et remarqua la petite pancarte. Le dessin était assez explicite ... une femme.

« Oui, bah j'ai vu. »


Des femmes, il n'y avait que ça ici, de toute façon.
Plus important, la quantité de liquide chaud qui lui coulait sur la joue l'inquiétait un peu. Il ne pouvait pas dire s'il s'agissait principalement d'eau ou de sang. Il ne se sentait pas mal, mais les blessures à la tête pouvaient être vicieuses. Autant ne pas prendre de risque : il déclencha à nouveau son maigre jutsu curatif et posa sa main sur la tête, attendant que ça prenne effet. *Deux fois dans la même journée ... Makie n'aimerait pas, je pense*

Nonchalamment, il couvrit, en marchant sur l'eau, la distance qui le séparait de la jeune femme. Amusé, il remarqua qu'il s'agissait sans doute de la première fois qu'il voyait une femelle ... aussi peu habillée. Il y avait quelques différences, mais rien de très frappant. C'était tout de même curieux, les insectes n'avaient pas une division des genres aussi importante. Les fourmis, par exemple, il y avait la reine, et les autres ... Qu'est ce que les humains pouvaient bien gagner par cette singularité ?

La tête lui tourna, ce qui le ramena à son sujet. Il se pencha vers la jeune femme et la laissa voir l'entaille qui lui barrait le front.
« Dis moi, ça te semble grave ? Ou pas trop ? Ou un peu ? »
Et ça le démangea aussitôt : autant faire des présentation un peu plus propres.

« Ah ! Et c'est quoi ton nom ? »

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Sam 10 Mai - 21:17

Haya n'escomptait pas voir le jeune homme repartir. Elle pensait davantage qu'une fois cette plaisanterie - si c'en était une - finie, il repartirait en riant. Mais non. Cela était rafraîchissant, quelque part, de voir cette anormalité. Elle n'était pas inquiète. Peu de choses pouvaient lui arriver, et peu de choses d'elle-même dépassaient de l'eau. Des genoux, un début de jambes, des épaules et le visage.

Lorsque l'inconnu se pencha, elle ne recula pas. Elle aurait été bien en peine, dos aux roches.

[Isamu] Dis moi, ça te semble grave ? Ou pas trop ? Ou un peu ?

Elle plissa les lèvres et secoua légèrement le tête. Ce n'était rien du tout, la blessure saignait simplement beaucoup. D'ailleurs, des gouttelettes commençaient à se répandre près d'elle. Haya poussa le fluide parasite du dos de sa main. Sans que son geste ne se veuille offensant, mais à vrai dire elle n'y attachait pas une importance forcenée.

[Isamu] Ah ! Et c'est quoi ton nom ?

Haya visualiser son dos dans son esprit. Elle avait tellement regardé cette mutilation qu'elle se composait jusqu'à dans ses moindres détails. Pourtant, elle repoussa bien vite l'idée de se lever et de lui présenter ce dos meurtri. Cela serait assurément de très mauvais goût.

Curieusement, le dégoût que lui inspirait cette partie de son corps s'était adoucie avec le temps. A présent, elle ne la regardait plus que comme une espèce de cicatrice, ignoble, certes, mais une cicatrice. Qui faisait le lien entre le passé et le présent ; un lien, du reste, qu'aimerait parfois oublier Haya.

D'ordinaire, quand on lui demandait une information, le plus simple restait de l'écrire. Les gens comprenaient rapidement ce dont il retournait. Haya n'avait aucune envie de traduire son impuissance par des gestes, qui rendraient, c'était ainsi qu'elle le ressentait, qui rendrait son handicap obscène.

Elle se contenta d'un sourire et de tracer son prénom à la surface de l'eau. Elle le répéta à deux reprises. Puis, s'en cesser de sourire, inclina le menton vers son "interlocuteur". Elle était sincèrement curieuse de savoir qui était ce jeune homme qui s'installait à ses côtés comme si tout était normal, comme s'il n'y avait rien de heurtant. Et cela éclairait la scène d'une lumière neuve qui, à défaut d'être plus juste, changeait agréablement la perspective. La scène était normale et il n'y avait rien de heurtant. Elle était, certes, nue, mais elle ne s'y attachait pas plus que de raison.

D'autant plus que l'eau la dissimulait au moins aussi bien que l'aurait fait une jupe. D'un geste de la main, Haya dispersa la vapeur qui s'accumulait autour de son visage. Elle avait les joues rouges, mais c'était davantage l'effet de la chaleur que de la peur ou de la timidité.

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Sam 10 Mai - 23:30

Le chuunin remarqua le geste de la jeune femme lorsqu'elle chercha à éloigner le nappes de sang dilué dans l'eau. Il passa sans ménagement la main sur sa blessure afin d'en essuyer le plus de liquide possible, puis reprit distraitement sa technique de soin.

Dommage, cependant, car elle ne semblait pas disposée à lui répondre. Ou alors ...
Isamu ouvrit si grand les yeux que c'en fut presque comique. Il suffisait vraiment d'un rien pour le captiver. Heureusement, la jeune femme traça deux fois de suite son nom à la surface de l'eau, ce qui lui permit de l'identifier clairement. Il le prononça du bout des lèvres, sans produire un son. De toute façon, dans son esprit, l'amalgame était déjà fait : elle ne parlait pas, donc elle était sourde, c'était évident. Et le petit geste final ne laissait aucun doute sur ce qu'elle demandait.

*Une minute !*
Il ne fallait pas manquer ça. Isamu sortit de sa petite pochette le calepin qu'il transportait toujours sur lui, et dans lequel il écrivait tout ce qu'il trouvait intéressant. Sympathiser avec une sourde muette après avoir traversé un toit en chute libre, c'était très intéressant, *ça oui !*
Il déchanta très vite lorsque sa main entra en contact avec l'objet poisseux qui avait été son cahier. Alarmé, il le tint un instant devant lui. Les page dégoulinaient d'eau, ce qui laissait présager le pire pour ce qu'il y avait à l'intérieur. Il en eut le coeur net : le jeune homme ouvrit son journal et pâlit devant la pâte noire, unique preuve des lignes et des lignes qui y avaient été inscrites.
L'ampleur de la catastrophe le maintint dans cet état stupéfait pendant quelques dizaines de secondes. Son attention était toute entière concentrée sur le papier humide qu'il tenait avec dégoût du bout des doigts. Déterminer la gravité de ce qu'il venait de perdre était apparemment une tache trop difficile pour lui. Il n'arriva pas, en effet, à évaluer le prix des quelques lignes qui avaient été effacées... curieuse sensation, et bien étrange question, en fait.

Ploc ploc, le bruit de l'eau le ramena à la réalité. Il avait fait attendre la jeune femme plus longtemps qu'il ne l'aurait voulu. Il balança négligemment son carnet à l'eau, se promettant de revenir sur cette question plus tard, puis reconcentra son attention sur sa nouvelle camarade.

Son premier geste fut de se pointer lui même du doigt, tout sourire, comme pour signifier la question rhétorique « moi ? ». Puis il traça son propre prénom sur l'eau, à vrai dire beaucoup trop vite pour qu'Haya puisse suivre. Il le comprit rapidement et se reprit, plus lentement cette fois ci. Profondément amusé par ce nouveau jeu, son enthousiasme l'emporta et il se mit à dessiner des phrases entières, tout en prenant garde d'être bien compris.

« Intéressante, pourquoi tu ne parles pas ? Tu as un problème à la gorge ? C'est intéressant, de se dire qu'on est pas obligé de parler pour être compris. Quelques signes suffisent »

Haya aurait bien pu « dire » ce qu'elle voulait, pour l'instant, Isamu était trop pris par sa découverte pour entendre quoi que ce soit. Ces phrases lui prirent plusieurs minutes à tracer...

« Ca me fait penser aux fourmis. Elles ne parlent pas, mais elle communiquent pourtant. Tu veux savoir ? Difficile de faire des signes avec leurs petites pattes. Elles communiquent avec des odeurs. Énormément d'odeurs différentes ! »

Il hésita sur la façon de traduire se dernier point d'exclamation, puis opta pour donner un coup éclaboussant à la surface de l'eau ...

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Dim 11 Mai - 0:12

Haya le regarda fixer son carnet. De là où elle était, elle ne voyait qu'un petit cahier tout gonflé d'eau, et sans doute que ce que voyait le jeune homme n'était guère mieux. Du moins, d'après la tête qu'il faisait. Elle pouvait parfaitement comprendre ce genre de sentiment, quand on voit tout un monde s'effondrer, un monde qu'on connaissait par coeur, mais que subitement, devant la perte subie, on saisit mal, ou peine à délimiter.

Peut-être même qu'à cet instant-là, il essayait de se rappeler ce qu'il avait écrit. Quand il reporta son regard sur elle, elle sourit. Cela la surprit grandement, mais il n'essaya pas d'écourter leur discussion ; bien au contraire. Il jeta le carnet inutile et se pencha complètement sur elle.

Haya jeta un rapide coup d'oeil aux autres femmes - femmes que semblait avoir oublié le jeune homme, mais qui étaient bien là, à s'imaginer sans doute toute sorte de fantasmes étranges. Elle se reconcentra sur le jeune homme qui griffonnait, aussi surprenant que cela puisse paraître, dans l'eau. Quel étrange garçon ! Une solution aussi éphémère et fragile semblait le fasciner. C'était bien incommode, à vrai dire, d'écrire ainsi à l'envers et de devoir en plus le répéter.

Elle peina à comprendre où il voulait en venir, ou ce qu'il essayait de signifier par sa référence aux fourmis. Que venaient-elles faire dans un milieu aquatique, à part servir une métaphore de... et bien d'elle, principalement. Cela acheva de la convaincre que cet individu, d'un, ne présentait aucun danger pour sa pudeur et de deux, n'en avait rien à faire, de cette fameuse pudeur. Il ne se rendait bel et bien pas compte qu'il était face à une fille nue, au milieu de femmes nues, ou alors s'ils le savaient, cela l'intéressait bien peu comparé à au microsystème des fourmis.

Aussi prit-elle une décision peut-être un peu osée, mais advienne que pourra ! Elle quitta le confort de son mur pour se déplacer jusqu'au jeune homme, et se mit à ses côtés, sur les genoux.L'eau lui arrivait sans peine jusqu'à la poitrine, et cela ne changeait pas grand-chose. Simplement, ne plus avoir à écrire à l'envers rendrait la tâche déjà un peu moins rébarbative.

[Haya] Je suis muette. Depuis un an. Pas malade.

Expliquer les causes serait bien trop long. Et puis... ce n'était pas quelque chose qu'on racontait comme ça, à tapoter dans l'eau. Aussi fit-elle un geste vague qui agita l'onde. Elle reprit un peu après.

[Haya] J'aimerais bien communiquer avec les odeurs mais... je pense pas avoir un bon nez.

Elle sourit et s'arrêta là. Cela serait intéressant de n'avoir qu'à renifler le gens pour leur transmettre toute sorte de choses. Après, la réaction était incertaine. Elle-même n'aimerait pas vraiment qu'on lui renifle quoi que ce soit. Elle reprit.

[Haya] Pourquoi les fourmis ? Tu aimes particulièrement cet insecte ?

Elle essaya de traduire l'interrogation par son visage. En vérité, depuis le temps, elle se rendit compte qu'elle le faisait sans y penser.

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Sam 31 Mai - 20:20

Une poignée de signes tracés à la surface de l'eau prenaient rapidement leur sens dans l'esprit du jeune homme. Il existait donc plusieurs moyens de communiquer entre humains ! Cette découverte, qui sans doute aurait semblé ridicule à la plupart, n'en était pas moins étonnante pour Isamu. Peut être avait il simplement tendance à s'émerveiller d'un rien... Ce qui était certain, c'était que sa pensée, autrefois aussi cloisonnée que la chambre dans laquelle il était enfermé, commençait tout doucement à s'émanciper. Peu à peu, le chuunin passait du stade de simple observateur passif de la société humaine, à celui d'observateur critique.

... Il aurait cependant été bien en peine de s'en rendre compte.

Haya était donc bien muette. Elle ne fit aucune mention de sa surdité supposée, ce qui ne fit malgré tout pas réagir Isamu. Il allait continuer à lui parler en signes pendant un bon moment.
'Pas malade'. *Pas malade ? * Comment pouvait on perdre la voix sans être malade ? La question interpella franchement le chuunin, qui se retint malgré tout d'interrompre son 'interlocutrice'. Pas par politesse, non, ce n'était pas quelque chose qu'il avait eu le loisir d'apprendre tôt. Il se retint plutôt parce qu'il trouvait la jeune femme intéressante. Sans qu'il puisse mettre un nom sur ce concept, Isamu venait pour la première fois de faire preuve de respect.

Comme quoi, tout arrive.

Haya enchaîna avec une sorte de boutade, qu'Isamu comprit bien évidemment de travers. Il afficha un sourire un peu crispé, de ceux qui veulent dire 'tu ne comprends rien, mais ce n'est pas grave, je vais t'expliquer de nouveau'. Et, faisant fi de tous ces beaux concepts, il se mit à tapoter sur l'eau alors même que la jeune femme n'avait pas terminé.

« Personne ne peut. Les humains ne peuvent pas percevoir ces odeurs. Seulement les insectes »

Il aurait aimé pouvoir expliquer comment il savait tout ça, mais deux détails l'en empêchèrent : d'une part, ça aurait prit des heures, et d'autre part ... il n'était pas vraiment autorisé à parler des particularités de son clan. Dommage.

Pourquoi les fourmis ? Tu aimes particulièrement cet insecte ?

Isamu réagit comme s'il avait subi une violente décharge électrique. Il se raidit brusquement en se mit à gigoter comme un enfant impatient sur l'eau. Les personnes qui remarquaient son engouement, justifié, pour les insectes étaient malgré tout assez rares, et il ne résistait jamais à la satisfaction d'en disserter lors d'interminables monologues.

Mais comment se lancer dans une telle discussion sur la surface de l'eau ? Il en aurait pour une heure ! Et s'il doutait peu de la patience de sa camarade, il se rendait bien compte que la situation autour d'eux changeait peu à peu. Pour une raison qui lui restait assez obscure, sa présence ici n'était apparement pas franchement appréciée. Certaines femmes le regardaient même carrément de travers. D'ailleurs, il lui sembla que de nouvelles intervenantes venaient d'apparaitre. Celles là étaient vêtues ... et semblaient parcourir la salle des yeux, comme si elles cherchaient quelque chose.

Alors que faire ? Isamu opta tout naturellement pour la réaction la plus impulsive et la moins raisonnée de toutes. Haya le vit se trémousser quelques secondes, se raclant à plusieurs reprises la gorge, puis il approcha son visage tout près du sien et la fit profiter d'un sourire éclatant de blancheur, contrastant avec sa peau mat. De petites formes noires se faufilèrent alors discrètement entre ses dents et se mirent à se ballader sur son visage.

« - Téhéhé ! »


Isamu était aux anges. La réaction de la jeune femme devant ses plus anciens amis était délectable !

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Mer 2 Juil - 17:31

Le jeune homme ne semblait pas avoir apprécié sa tentative de plaisanterie. Mais Haya avait deux excuses : l'humour par écrit n'était pas son fort, l'humour nue dans les bains non plus. Puis il l'avait gratifié (gratifié, car visiblement c'était une récompense dans l'esprit du shinobi) d'un sourire parsemé de... fourmis.

Haya écarquilla les sourcils et sa bouche s'entrouvrit. C'était choquant, et cela posait tout un tas de questions. Est-ce que le shinobi qui lui faisait face mangeait des insectes ? Ou bien est-ce qu'il avait, euh, hébergé une colonie de fourmis dans sa gorge ? Elle imaginait les insectes parcourir ses veines, comme des petites ruelles, et ses artères comme de larges avenues. A quoi cela pouvait bien lui servir, de toute façon ? Car à supposer que ce soit une espèce de compétence clanique, Haya avait du mal à en voir la pertinence. Il crachait des scarabées sur ses adversaires, peut-être ?

C'était insolite, mais pas dégoûtant.

Elle reprit son écriture.

Haya - Ce sont des sortes d'hôtes ?

Le jeune homme semblait relativement susceptible quand il fallait parler des insectes, mais la question lui brûlait les doigts.

Haya - Quel est votre lien ?

Elle avait hésité à demander en quoi des insectes pouvaient lui être utile, et en quoi il pouvait lui leur être utile, mais elle se doutait que cette question un peu trop pragmatique hérisse les cheveux de son interlocuteur. Elle précisa rapidement ensuite, avant qu'il ne réponde.

Haya - Tu peux parler. J'entends très bien quand tu parles.

Elle accompagna cette phrase d'un sourire. Vue l'agitation qui commençait à secouer les bains, la vitesse n'était plus vraiment un luxe qu'on pouvait ignorer.

MessageSujet: Re: Les Source Chaudes   Lun 20 Oct - 18:12

Haya : +34 XP
Isamu : +39 XP

En attendant que cela reprenne.
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