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 Vue d'ensemble

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MessageSujet: Vue d'ensemble   Ven 9 Jan - 4:04

Le soleil dardait timidement ses rayons sur le village encore endormie, réchauffant doucement l’atmosphère matinale. Puis, soudainement, les konohéens pointèrent leur nez dehors, tels des automates parfaitement programmés. Oh, il y a toujours ceux qui ont un rythme de vie différent du reste de la population. Mais c’est fascinant de voir tous ces gens, d’un même mouvement, partir au travail, se croiser dans les rues, et ce sans jamais se concerter ni s’adresser la parole. Ou du moins, en dehors du cercle réduit de leurs amitiés. Comment cela ne pourrait-il pas surprendre Kehydan, ce jeune garçon venu d’un plus petit village encore, où chacun se connaît ? Pour la première fois depuis son arrivée éprouvante, il voyait en Konoha un point négatif. Cette froideur dans les relations humaines tendait à l’effrayer, même s’il tentait de se rassurer en se disant qu’au moins, ici, les rumeurs circulent moins…

L’étudiant, qui aime à aller là où ses pieds – et non sa tête – le mènent, se laissa porter par la foule où il se fondit, suivant le gros de la masse qui petit à petit, perdait de ses membres parvenus à leur destination. Son esprit, égaré de longues minutes dans de futiles pensées, revint à lui-même lorsqu’au loin, des cloches sonnèrent, accélérant le rythme des pas des retardataires. Il se rappela alors pour quelles raisons il était sorti, et glissa la main dans sa veste kimono et en sortit son porte-monnaie. À l’intérieur, parmi les Ryos, un bon d’achat plié en quatre attendait que sa main le saisisse. Valiran, qu’il pouvait considérer comme une sorte de sensei dans la hiérarchie de son clan, le lui avait confié avant de partir pour l’académie. Mais surtout, ce bout de papier lui indiquait précisément l’adresse de l’armurerie où il devait se rendre pour acheter des armes… Il soupira. Malgré ses résolutions, il se voyait encore mal en tant que combattant, d’autant qu’il n’a que le statut d’étudiant. En fait, l’adresse… C’est bien… Mais sans plan du village, les noms de rue ne vont pas tellement l’aider…


*Huh… Vu comment c’est grand, il doit bien y avoir un office du tourisme !*

Il rangea son porte-monnaie avec précaution, et allait se mettre à la recherche d’un improbable bureau censé accueillir des touristes dans un village de ninjas, caché de surcroit. Enfin bon, on ne le changera pas au bout d’une journée. Il finira bien par devenir quelqu’un de responsable… Ou pas. Mais comment se débrouillent les nouveaux arrivants, sans plan ?

*Ah, frérot, tu ferais quoi, toi, à ma place… ?*
[ ???] Hiiiii ! Dégage de là !

Le Lyushan retrouva ses sens et vit dans son dos un gamin se jeter sur lui de la même façon qu’hier. Parvenant mieux à percevoir ce qu’il se passait dans son dos, contrairement à la dernières fois, il réussit à amortir sa chute en lançant ses bras en avant. Mais ses genoux claquèrent contre le sol dur et l’enfant tomba sur lui, le repoussant. Les deux garçons se relevèrent, Kehydan particulièrement atteint par la chut. Non pas qu’il souffre d’une quelconque blessure, simplement, il s’était vêtu de la traditionnelle tenue pour les grandes occasions. Il se sentait désolé en la voyant souillée ainsi, surtout son beau hakama d’un blanc immaculé… Enfin, à l’origine, parce que maintenant… Même s’il n’était plus capable de voir les couleurs, l’adolescent pouvait constater les saletés qui s’accrochaient fermement au tissu. S’intéressant au gamin, il eût une vague impression de déjà vu.

[Kehydan] Hey ! Mais ce n’est pas toi qui m’as bousculé hier ?
[ ???] Ah… Euhh… Je sais pas ! Je suis pressé! Encore désolé!

L’enfant s’élança précipitamment, écartant une grosse dame de son passage, tandis que l’apprenti shinobi eût un gros doute. Un très gros doute. Hier, après cette rencontre, son porte-monnaie avait disparu… Aujourd’hui… Il passa sa main dans sa veste pour s’apercevoir qu’elle s’était allégé d’un poids d’une valeur non négligeable.

[Kehydan] Voleur ! Rends-moi ma bourse !

Avec son éternelle maladresse, il commença à courir lui aussi, trébuchant sans arrêt contre ces gens de passage et pour la plupart relativement indifférent, se contentant d’observer la scène avec surprise.

MessageSujet: Re: Vue d'ensemble   Ven 9 Jan - 5:43

Doux chant de l’oiseau, piaillements rieurs de deux moineaux se chamaillant au gré de l’air et du vent. L’oreille tendue pour capter cette délicieuse mélodie, ce son vibrant, Akizuchi oubliait la réalité, perché sur un toit, passant le temps. Le soleil était bas, l’horizon s’éveillait lentement, tandis que la voûte céleste disparaissait sous le regard presque attendri de la virgule d’argent, qui allait elle aussi laisser place à l’astre du vivant.
Il serait bientôt l’heure, pour ces représentants des hauteurs des cieux, de retrouver le chemin du nid. Et il serait bientôt temps, pour ce ninja aux yeux si rougeoyants, de s’endormir et de fermer les yeux sur la vie. Le soleil avait beau se lever, la journée serait courte.
La nuit finirait par tomber sur le village de la feuille, et le jeune Hayasa avait trouvé un endroit où poser ses bagages. Il ne savait pas si sa folie allait être tolérée, mais quoi qu’il en soit, il s’évaderait du réveil, ce soir, sur une des statues des Hokage qui surplombaient Konoha.
Le temps d’un songe, il espérait revoir son clan. Ils comptaient tous tellement sur lui, que cela en devenait presque perturbant. Akizuchi savait que d’autres jeunes gens qui avaient été touché par la malédiction partiraient à leur tour pour les villages cachés, mais il savait que c’était à lui, le plus âgé d’entre eux, qu’incombait la tâche de prendre la tête de leur clan.
Une mission qui s’avérerait sûrement difficile... D’autant plus qu’il devait faire ses preuves avant cela.

Il sourit. Il n’avait pas seulement pour but celui que son clan lui donnait. Il avait sa propre recherche à effectuer. La recherche de saveurs, la recherche d’odeurs, de sensations, de sentiments. Une recherche constante de nouvelles expériences, expérimentations. Une recherche de sens, une recherche de tout ce qui mettrait en exergue ses cinq aptitudes. Les cinq aptitudes que chaque homme possédait, mais qui avait pour le jeune homme une importance plus particulière. Salvatrice, pourrait-on dire.
Sentant le vent du soir dans ses cheveux gris, il secoua lentement la tête en fermant les yeux.
La nuit allait être un peu froide, mais rien de grave. Il pourrait facilement lutter contre la fraîcheur de l’obscurité. Après tout, il avait l’habitude de dormir à l’extérieur.

Assis sur le toit de l’armurerie de Konoha, Akizuchi baissa la tête, observant le centre-ville qui accueillait ses premiers promeneurs, les commerçants qui ouvraient leurs étals ou encore quelque enfants prêts à partir jouer dehors, courageux lèves-tôt, au grand dam de leurs parents.
En quelques minutes, la place fut repeuplée. Et, fixant le centre de celle-ci, le jeune étudiant laissa son esprit vagabonder et s’évader vers une autre époque.
Lorsqu’il n’était encore qu’un jeune garçon. Il étira ses lèvres en un petit sourire, fermant les yeux pour laisser place aux images que son âme lui envoyait


~~~

“- Bonjour. Tu veux être mon ami ?

Un enfant lui souriait, penchant la tête sur le côté. Il venait de parler avec une petite voix, innocence parfaitement incarnée, personnifiée. Le petit Akizuchi lâcha la main de son père, qui discutait avec un des Juunins du village caché de la roche. Le garçon ne savait pas pourquoi ils étaient venus. Son père avait parlé de “dilomati”, mais il n’avait pas compris.
Du haut de ces sept ans, le futur ninja s’approcha de celui qui lui avait parlé. Il sourit, et tendit la main vers cet être. Il n’avait jamais vu d’autres enfants au sein de son clan. Il était le seul à être né, depuis sept longues années.
Autant dire que cela n’était pas un environnement vraiment sain pour un garçon aussi jeune, sans connaître d’autres gens de son âge.
Alors il hocha la tête, tirant presque la langue.

“- Oui, je veux bien. Comment tu t’appelles ?
- Nishibi ! Et toi ?
- Akizuchi. dit-il en souriant.”

L’autre éclata de rire et lui tapota l’épaule, avant de s’enfuir en courant, criant par dessus son épaule :

“- C’est toi le chat !

Akizuchi avait penché la tête sur le côté, et ses sourcils se froncèrent doucement. Il soupira, et était apparemment pris dans un dilemme psychique impressionnant. Ou, tout du moins, qui devait l’être pour quiconque de cet âge. Il posa finalement la question.

“- C’est quoi, le chat ? Dit-il, tandis que son camarade revenait sur ses pas. La bouche de ce dernier s’ouvrit en un “o” étonné terriblement craquant, puis il secoua la tête, comme s’il ne comprenait pas.
- C’est toi le chat ! Répéta-t-il une nouvelle fois.
- C’est quoi ? Akizuchi s’obstinait, ne comprenant toujours pas.
- Tu n’as jamais joué à chat ?
- Non... Il leva les yeux au ciel, cherchant dans ses souvenirs, puis asséna de nouveau un “Non.” catégorique à son nouvel ami.”

L’autre le pointa du doigt, puis il lui expliqua.

“- Quand je te touche, c’est toi le chat. Ca veut dire que tu dois m’attraper. Et quand tu m’attrapes, c’est moi le chat !

Akizuchi haussa un sourcil. Puis, il se mit à rire. Puis, il poussa sur ses jambes, attrapa son camarade par les épaules, et cria :

“- C’est TOI LE CHAT !

Il tourna les talons et se mit à courir, tandis que l’autre éclatait de rire à son tour et le prenait en chasse. Et ainsi, pendant près d’une demi-heure, les deux garçons jouèrent ensemble, avant d’arrêter d’un commun accord, parce que “On s’ennuie”, dixit les enfants.
L’ami du Hayasa lui attrapa la main et le guida à travers le centre-ville.

“- Je vais te montrer quelque chose !

Son enthousiasme fut communicative, et Akizuchi courut à son tour derrière son copain. Ils arrivèrent au centre de la place, devant une gigantesque statue :

“- Regarde. Elles sont belles, hein ?

Le jeune garçon leva les yeux et observa l’édifice. Il apprendrait plus tard l’histoire de celui-ci, en questionnant son père. Mais pour le moment, il ne pouvait imaginer quelle signification revêtait la chose qu’il avait sous les yeux.

Deux statues rocheuses, représentant les deux plus grands ninjas d'Iwa ayant existés. Ils accueillaient les visiteurs de la place. Le premier des deux géants était vêtu d'une combinaison ninja, laissant juste apparaître deux yeux de pierres, et une longue chevelure cascadant sur ses épaules. La première Kunoichi légendaire, morte plusieurs siècles auparavant, Kitsune. Elle portait à son côté deux Wakizashis, ainsi qu'un Katana dans le dos. La deuxième statue, quant à elle, représentait un homme, fort, mari de Kitsune dans l'histoire, nommé Mirama. Habillé d'une armure de samouraï, et d'un casque à pique, ses yeux perçaient l'horizon, figés dans la roche. Les deux mains tendues en avant, il portait la Naginata, lance de lumière, arme mythique et divine du village caché d'Iwa. Cette lame invincible, tenue par un bras tout aussi invincible, au même titre que son porteur et sa femme, se sont perdues dans les limbes de l'histoire. Personne, aujourd'hui, ne sait s'ils ont réellement existé ou s'ils ne sont que légende populaire racontée aux jeunes ninjas du village le soir, avant de s'endormir...

La bouche du jeune enfant s’ouvrit en contemplant cette représentation d’art, si belle à ses yeux. Elle semblait représenter deux héros, et il aimait les histoires. Il faudrait qu’il demande à son papa. Avant qu’il ne puisse poser une question à Nishibi, une voix puissante l’interpella.

“- Akizuchi, nous rentrons maintenant ! Allez, viens ici ! Son père était non loin, derrière lui, et il attendait les bras croisés que son fils lui réponde.”

Ce dernier se retourna. Il soupira. Puis, il adressa un signe de la main à son ami, qui lui rendit en tapant du pied sur le sol.

“- Tu reviendras, hein ?

Akizuchi hocha la tête frénétiquement.

“- Au revoir Nishibi !
- Au revoir ! Lui répondit ce dernier en agitant la main au-dessus de sa tête.”

Et il s’éloigna en compagnie de son père.

~~~

Akizuchi ne revit jamais plus Nishibi. Et ce fut la seule fois où il alla à Iwa. Mais le souvenir de cette statue et de cette journée resterait gravée à jamais.
Le ninja, assis sur le toit, leva les yeux vers les pâles lueurs du nouveau jour. Il murmura, doucement.

“- Nishibi... Tu dois avoir quitter ce monde à présent..."

Il soupira...

“- Finalement, peut-être es-tu mieux, là où tu es, en compagnie des héros qui ont bercé ton enfance...

Elle naquit à la commissure de ses paupières. La perle de tristesse coula lentement le long de sa peau, caressant sa joue, le chatouillant légèrement. Il leva la main, et recueillit la larme sur son index tendu. Il porta la goutte devant ses yeux, l’observant lentement.
Il ressentait, mais, cette fois... Il avait mal.
Mal au coeur, mal à son âme. Il n’avait pas connu le village où il aurait dû grandir. Il n’avait pas connu les amis qu’il aurait dû connaître... Et à présent qu’Iwa était détruit, il n’avait plus aucun moyen de revenir en arrière.
Excepté peut-être... En devenant assez fort. Iwa vivait toujours en lui. Il se sentait patriote, même s’il n’avait jamais vécu là-bas.
Il ferait perdurer le souvenir d’Iwa, jusqu’à le changer en réalité. Peut-être une tâche impossible... Une cause perdue...

“- Mais nulle cause n’est perdue s’il reste un idiot qui se bat pour elle...

Il serra le poing, et le leva vers le soleil levant. Et il dit la chose la plus stupide, mais aussi la plus ambitieuse, qu’il n’avait jamais dite.

“- Regarde-moi Nishibi... Je rebâtirais Iwa. Ce n’est pas une promesse... Mais juste un souhait, et je ferais tout pour le mettre en oeuvre.

Il sourit, et replongea dans ses pensées.
Mais...
Il en fut rapidement tiré. Parmi le brouhaha et la rumeur du centre-ville, une voix s’éleva plus clairement que les autres...
Un appel. Son porte-monnaie ? Finalement, ma journée sera peut-être plus longue que prévu...

Il chercha la source du cri, et vit un jeune homme, aveugle, commencer à poursuivre un enfant. Ce dernier se dirigeait vers l’étudiant. Akizuchi écarquilla les yeux, et se laissa tomber du toit.
Il atterrit sur le sol, pliant les jambes pour se réceptionner sans mal. Le voleur allait passer dans quelques secondes.
Cinq. Quatre. Trois.
L’enfant bouscula un passant. Encore quelques pas et il serait à hauteur d’Akizuchi.
Deux. Un.
Il passa, la bourse à la main, à quelques centimètres de l’étudiant.
Zéro.

Le shinobi agit en un instant. Il tendit la main, et attrapa le col du voleur. Ce dernier fut coupé dans son élan, et ses pieds décollèrent du sol. Sa vitesse avait été rompue, et ainsi, il venait de perdre l’équilibre. Comme Akizuchi le tenait par le vêtement, il ne tomba.

“- Lâchez-moi ! Cria-t-il en se débattant.
- Non, non. Tu as volé quelque chose. Je ne te lâcherais pas tant que tu ne l’auras pas rendu à son propriétaire.

Ce dernier arriva, légèrement essoufflé, cherchant du regard son “bourreau”. Enfin... Pas tout à fait du regard. Il portait un bandeau sur les yeux, et était manifestement aveugle.
Et l’autre se débattait toujours. Akizuchi soupira, et utilisa sa force pour soulever le garçon du sol. Il le mit devant lui, et attrapa la bourse qu’il tenait toujours à la main. Puis, il lâcha l’enfant, et lui asséna une tape sur le derrière, le laissant s’enfuir en criant.

“- Et que je ne t’y reprennes plus !

Il soupira, et se tourna vers l’aveugle, qui se dirigeait vers lui. Il n’était pas aussi âgé que le Hayasa, mais ne semblait pas non plus être un enfant.
Akizuchi sourit, et se dirigea vers le propriétaire de la bourse. Il attrapa la main de celui-ci, et lui glissa son bien. Puis, il recula, et haussa un sourcil. Le jeune adolescent semblait seul, ce qui étonna l’étudiant.

“- Puis-je te poser une question... ?

Il ne connaissait pas cette personne, et pourtant, il ne put s’empêcher de dévoiler l’interrogation qui lui brûlait les lèvres.

“- Est-ce que c’est... Difficile, de vivre sans voir ? Ce doit être... Il frissonna sans pouvoir le contrôler, puis se reprit à temps pour finir sa phrase sans une trop longue coupure. ... Atroce...

Il grimaça, attendant une éventuelle réponse.

MessageSujet: Re: Vue d'ensemble   Dim 11 Jan - 16:51

Heurtant pas après pas les individus se trouvant sur sa route, Kehydan sentait la distance le séparant de son pickpocket grandir seconde après seconde. Le voleur était agile comme un singe, et sa petite taille lui permettait de dribbler les passants comme un as. De son côté, l’étudiant n’était guère sportif et n’avait pas l’habitude de ce genre de course. Aussi, il s’apprêtait à abandonner la poursuite, désespéré quand aux conséquences de la disparition de cet argent absolument nécessaire. D’autant qu’il appartenait à Syara. Mais fort heureusement pour lui, un inconnu descendit d’un toit et se plaça sur le passage de l’enfant avec nonchalance, si bien que ce dernier ne le remarqua pas. Concentré dans l’esquive des piétons dans la rue, il ne se méfia pas du jeune homme qui l’attrapa fermement par le col.

Totalement essoufflé, le membre du clan Lyushan rejoignit les deux personnes, et s’appuya sur ses genoux pour tenter de calmer sa respiration affolée. Même ainsi, la tête penchée vers le sol, il pouvait détailler les deux personnes, tandis qu’avant, avec ses yeux, cela n’aurait pas été faisable. Constater les avantages et les inconvénients de sa situation au jour le jour l’amusait au plus haut point. Aujourd’hui, observant ses vêtements, il se dit que ce gamin devait probablement être un coursier, ou quelque chose de ce genre, arrondissant ses fins de mois en volant des gens au hasard dans la rue. Hier, il avait à peine pu remarquer de quoi le reconnaître... Et encore, le timbre de sa voix avait tenu le rôle décisif pour l’identifier !

Pendant qu’il posait ses réflexions, la personne plus âgée soulagea l’enfant de l’objet de son vol et le relâcha rapidement. Alors que l’étudiant se redressait pour le remercier, l’inconnu coupa son élan et posa son porte-monnaie dans sa main. Il fut surpris par cette attitude, et si Akizuchi avait pu, il aurait vu deux yeux cligner stupidement en le fixant d’un air interrogateur. Il faut dire que depuis qu’il était arrivé en ville, l’académicien n’avait pas eu vraiment l’occasion de constater son handicap visible via les impressions d’autrui… Entre le vendeur qui s’était gentiment moqué de lui, croyant sans doute se trouver face à un mendiant tentant de créer un sentiment de pitié et la vieille voisine au balais – elle, elle devait vraiment être aveugle ! –, ses contacts restreints ne tinrent pas compte de son air perdu de pauvre aveugle venu d’une campagne bien profonde dont personne ne connaît le nom… Serrant la bourse contenant les précieuses pièces, l’apprenti ninja se souvint des règles élémentaires de politesse et daigna enfin s’incliner devant son justicier !


[Kehydan] Merci beaucoup pour ton aide! J’aurai été bien embêté si j’avais perdu mon argent encore une fois… !
*Une question… ?*
[Kehydan] Pourquoi pas!
*J’ai toute la journée devant moi, héhé ! Enfin, pas tout à fait, je dois faire les courses pour Syara, qu’on ait un deuxième matelas pour dormir décemment, que je me prenne une arme… Une arme… arme… Bon, remets-toi Kehy, tu es un futur ninja !! Ah… Faut aussi passer à l’académie… Ou pas… Je crois… Bah, j’aurai le temps… On le trouve toujours, quand on cherche… Huh… HEIN ?!*
[Kehydan] Atroce ?!

Les sourcils de l’étudiant se froncèrent, disparaissant encore plus sous son bandeau, tandis que de fines rides se dessinaient sur son front. Intense réflexion… Quels étaient les mots précédents le « atroce » ? Sale habitude qu’il possède, celle de partir loin de la réalité via une petite idée… En temps normal, les gens remarquent directement à son regard qu’il n’est plus tout à fait présent. Désormais… Soudain, la phrase lui revint en echo. Il éclata d’un rire gai, amusé par la question étrange, mais aussi par le fait que son interlocuteur pouvait croire, de part le silence prolongé, que Kehydan s’était senti froissé. Et cette dernière attitude risquait de le décontenancer encore plus.

[Kehydan] Oh, non, pas du tout! En fait, même si beaucoup de choses m’échapperont tant que je porterai ce bandeau, je ne suis pas handicapé dans ma vie quotidienne grâce à une contrepartie héritée de mon clan… C’est d’ailleurs dans ses traditions de nous bander la vue ! Mais je trouve que c’est plutôt amusant d’appréhender la vie d’une façon totalement différente ! Je fais avec et n’en suis pas plus malheureux !

L’adolescent du clan Lyushan adressa un grand sourire à l’intention d’Akizuchi qu’il trouvait un peu singulier. Sa question avait éveillé la curiosité de l’étudiant qui se demandait bien pourquoi il considérait la cécité comme une chose aussi horrible… De nombreuses personnes, de part le monde, vivent atteintes par ce handicap et n’en souffrent fort probablement pas autant qu’il le suppose.

[Kehydan] Je te trouve vraiment bizarre, tu sais… Je m’appelle Kehydan, et toi ?

MessageSujet: Re: Vue d'ensemble   Mer 14 Jan - 4:58

Un rayon de l’astre du jour frappa la rue où les jeunes gens discutaient. Le soleil était maintenant haut, éblouissant de sa lumière un horizon longtemps resté obscur. L’orangé lueur se reflétait dans les yeux rougeoyants du jeune homme qui avait levé la tête vers le ciel. La beauté de ce début de journée, les couleurs se mariant délicatement, jaune d’or et bleu d’azur, traversant de blancs nuages annonciateurs d’un temps magnifique. Saisi par cette aquarelle aux tons chauds et chatoyants, Akizuchi avait cessé de réfléchir, tout à sa contemplation. Alors que le garçon qui lui parlait expliquait son point de vue sur sa cécité, et se présentait, le shinobi semblait rêver à d’autres contrées, le regard perdu dans le vague, dans les vagues qu’il observait dans les feuilles des arbres de la forêt interne, au-dessus de laquelle le soleil s’était élevé. Une brise matinale avait accompagné la montée du cercle d’or, et tanguait à présent les branchages verdâtres du bois de Konoha.
Il ne revint sur la terre ferme que lorsque l’infortuné lui posa une question. Il put se mettre en tête en un instant le discours que le jeune homme lui avait tenu : il avait beau avoir oublié la réalité une minute, les paroles de son interlocuteur avait glissé jusque son esprit, et il appelait sa mémoire à court terme afin de pouvoir répondre à l’autre. Il s’était entraîné à agir de la sorte : en effet, il savait parfaitement que sa propension à tenter de saisir l’essence d’une senteur, d’une vision ou d’un son avait le pouvoir de lui faire oublier son entourage, et ainsi de ne pouvoir tenir une conversation très efficacement. Mais il avait entraîné son esprit à toujours rester sur le qui-vive. Pour qu’au moins ce dernier puisse guider son corps à son retour au réel. Donc, le jeune homme qui l’avait aidé s’appelait Kehydan. Un nom rare, intéressant. Un son agréable, à la prononciation. Il claqua doucement sur sa langue et roula à l’intérieur de ses joues lorsqu’Akizuchi le prononça à son tour :

“- Kehydan... J’aime ce prénom... Il possède une note très particulière...

Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il s’inclina pour saluer plus poliment son vis-à-vis étudiant, puis, il se présenta à son tour.

“- Je me nomme Akizuchi... Il s’arrêta une seconde, se posant la question de savoir s’il devait annoncer le nom de son clan. Il finit par hausser les épaules. Après tout, il fallait qu’il se fasse connaître, alors, à quoi bon ne donner qu’une semi-présentation ? Il reprit donc : ... Akizuchi Hayasa... Je suis arrivé récemment au village.

Puis, il s’efforça de repasser dans sa tête les précédentes paroles de Kehydan. Et son sourire s’effaça pour laisser place à une nouvelle grimace. Une tradition ? Alors, ils se bandent volontairement les yeux ? Que la nature peut être cruelle...
Il pouvait comprendre cet acte. Le clan Hayasa aussi avait de lourds secrets à porter. Leur Kekkai Genkai était si dangereuse que les membres avaient ordre de ne l’utiliser qu’en dernier recours. Certains étaient même morts en refusant d’utiliser cet attribut, qui pourtant aurait pu les sauver. Il n’y avait pas d’interdiction, il n’y en avait jamais eu. Mais quelques membres hauts placés avaient pour but de finir par interdire totalement l’utilisation de la technique aux Hayasas. Bien entendu, il n’était pas question d’en arriver à de telles extrémités : Ce don faisait parti d’eux, au même titre que la malédiction qui les touchait. Et il aurait été stupide de renier cet héritage, aussi tranchant soit-il. Ainsi, il comprenait que le clan de Kehydan ait aussi des traditions à respecter, des actes à accomplir.
Ce qu’Akizuchi ne comprenait pas, en revanche, c’était que Kehydan semblait apprécier la situation dans laquelle il se trouvait. Apprécier de n’avoir plus accès à son sens le plus utile. Le premier sens à apparaître chez l’enfant nouveau né. Le sens qui, le premier, permettait d’ouvrir les yeux sur le monde. Le sens qui permettait et autorisait l’existence de la beauté ici-bas. C’est en réfléchissant en ces termes que le ninja murmura :

“- Je ne comprends pas... Il fronça les sourcils. Comment peux-tu dire ça ? Amusant ? Trouves-tu cela amusant d’atrophier une partie de ce qui fait de toi un homme, un être à part entière ?

Il retournait la situation dans son esprit, sans trouver de solution. Il fut stoppé dans ses réflexions par l’arrivée d’une exquise odeur à ses narines. Il tourna la tête, coupant court à tout raisonnement de sa part. Il était tout entier à sa recherche de la source de cette divine senteur. Et il trouva bien vite, souriant en voyant que la boulangerie de Konoha venait d’ouvrir. L’odeur des petits pains chauds se répandaient dans les rues, attirant les promeneurs et les enfants. Les rires de ces derniers résonnèrent autour des deux ninjas, et Akizuchi trouva ici un nouvel argument à soumettre à Kehydan.

“- Écoute ces sons, écoute ces rires... Ne sont-ils pas merveilleux ? Il ferma les yeux et inspira à fond, avant de reprendre la parole. Sent cette délicieuse odeur qui délicatement nous met l’eau à la bouche. Et que dire du goût de ces pains que j’imagine agréablement bon ?

Il se tourna vers son jeune camarade, et se pencha légèrement pour le regarder en face.

“- Pourrais-tu imaginer exister sans entendre le monde vivre ?
...
Pourrais-tu imaginer vivre sans pouvoir sentir le goût de l’existence ?
...
Pourrais-tu imaginer exister sans sentir l’odeur de cette vie qui bat autour de nous ?


Il leva un doigt et l’agita de gauche à droite, en signe de dénégation.

“- La perte d’un sens est la pire des choses qui puisse m’arriver. Je veux profiter de ce monde avec mes cinq sens. Si je ferme les yeux et feins la cécité... Je ne peux plus entrevoir mon avenir, je ne peux que constater que ma fin est proche. Et ceci est indéniable et immuable.

Il soupira, et eut une éphémère pensée pour sa forêt natale, là où il avait vécu et grandi avec son clan. Il revoyait la clairière, la rivière, la cascade, toute cette nature qui avait bercé ses jeunes années.

“- Rien ne peut remplacer un sens perdu. Pas même la fortification des autres. Te rends-tu compte que plus jamais tu ne pourrais apprécier la beauté à sa juste valeur ? Dit Akizuchi en levant les yeux vers le ciel, souriant tristement en pensant à ce que Kehydan avait perdu avec ce bandeau.”

Il savait qu’il avait un problème. Il savait que cet attrait qu’il donnait à ses sens et cette importance qu’il leur donnait n’était le fait que d’un dérèglement de son esprit. Mais aujourd’hui, il s’estimait heureux. Il savait que s’il était dans la même situation que son interlocuteur, il ne pourrait survivre bien longtemps, en proie à une folie qu’il savait qu’il ne pouvait contenir. La seule idée de pouvoir un jour être atrophié d’un de ses sens lui donnait des frissons. Il s’imagina aveugle, sourd, muet... Son coeur se mit à battre terriblement vite. Il dut tousser, alors qu’une douleur lui serrait la poitrine. Il eut tout à coup du mal à respirer et il essaya d’inspirer lentement. Calme-toi, tu as toutes tes facultés, remets-toi...
Il arrêta de bouger et ferma les yeux afin de contrôler le fil de ses pensées. Après une longue minute, son coeur reprit un rythme normal, de même que sa respiration. Il soupira de soulagement.
Et dire que seule une idée te met dans cet état...

MessageSujet: Re: Vue d'ensemble   Ven 23 Jan - 1:50

[Akizuchi] Kehydan... J’aime ce prénom... Il possède une note très particulière…
[Kehydan] Hmm…

Un sourire enfantin toujours accroché au bout de ses lèvres, le jeune garçon se dandina d’un pied sur l’autre. Sa main monta lentement, et gratta sa joue dans un geste qui semblait quelque peu gêné. Il n’était pas habitué à ce que l’on commente son prénom ainsi pour deux raisons. La première, l’étudiant en face de lui le trouvait différent, mais pour lui, ça n’était qu’un prénom comme un autre. À Shenmuan comme dans les autres villages où la population est à l’écoute des divins Dragons, les appellations des uns et des autres ne sont pas choisies au hasard. L’Omniscient s’occupe de baptiser les nouveau-nés en leur affectant le nom que leur soufflent les Dieux. Celui-Qui-Sait-Tout, avec bien sûr ses disciples, est le seul à parler cette langue venue de l’ancien temps où leur peuple vivait sur l’île sacrée. Et il dévoile à chaque enfant, à l’aube de ses dix ans, lors des premières séances d’initiation, la signification profonde de ce qu’ils sont.

Kehydan repensa à ce qu’il lui avait été dit ce jour-là, au sujet de son prénom et de celui de son jumeau. L’espace d’une seconde, le sourire enfantin devint triste et amer. Mais ce ne fut qu’un instant, et il se reprit bien vite. Il n’avait pas envie de parler, autant ne pas laisser aux autres l’occasion de s’interroger, ou pire, de le questionner. La vie est une pièce de théâtre, et le spectacle jamais ne doit s’arrêter. Toujours est-il que ce compliment était un peu étrange. Et oui, la deuxième raison pour laquelle il trouve cela bizarre, vient simplement du fait que le prénom est considéré comme une représentation de son être, de son âme. Ainsi, les éloges adressées ne concernent pas uniquement le nom collé sur son front par les gens au fur et à mesure qu’il se présente, mais aussi à ce qu’il est. D’un côté, cela lui fait vraiment très plaisir. D’un autre, il trouve sa première remarque un peu ambiguë, voire déplacée.


[Kehydan] Tu as l’air sympa, mais je préfère qu’on reste amis, hein… Je suis fiancé, alors bon…
*Je n’aurai pas cru avoir besoin de ces fiançailles bidon avec Syara à l’extérieur du clan !*

Il repoussa une mèche de cheveux d’un blanc nacré et lâcha un léger « Enchanté » suivi d’un « Je suis nouveau aussi. », sur un ton empli de politesse. Il décida sur le champ de l’appeler Aki plutôt qu’Akizuchi par soucis d’économie. À Shenmuan, les anciens n’aimaient pas les diminutifs. Pour eux, cela signifiait mépriser l’autre en minimisant la valeur de son âme. Mais les surnoms et autres raccourcis s’étaient multipliés malgré leur colère. Lorsqu’il était jeune enfant, et qu’il rendait visite à son arrière-grand-père avec son frère, ils s’amusaient à l’appeler « Pépé-Tsu » à son grand dam. Plus d’une fois ils reçurent un coup de canne en représailles. Bref, revenons au présent. Kehydan semble aujourd’hui plutôt nostalgique, sans doute commence-t-il à ressentir le vide laissé par l’absence de ses proches. Pendant ce temps, Akizuchi commentait assez violemment la cécité.

[Akizuchi] Je ne comprends pas… Comment peux-tu dire ça ? Amusant ? Trouves-tu cela amusant d’atrophier une partie de ce qui fait de toi un homme, un être à part entière ?
[Kehydan] C’est assez cruel ce que tu dis là… Voudrais-tu dire que, étant aveugle, je ne sois qu’un sous-homme ou qu’une sorte d’animal ? Veux-tu dire qu’un animal en possession de ses cinq sens serait plus humain que les aveugles ? Tout ça… n’a pas de sens…

Le jeune garçon était surpris par ces paroles bien dures. Sa voix exprimait parfaitement son incompréhension et la tristesse qu’il ressentait à l’idée d’être considéré de telle sorte. Il n’avait jamais imaginé que des gens puissent penser cela. Akizuchi continua sur sa tirade et il l’écouta en silence, se demandant pour quelles raisons son raisonnement était aussi extrême et passionné.

[Akizuchi] Écoute ces sons, écoute ces rires... Ne sont-ils pas merveilleux ? Sent cette délicieuse odeur qui délicatement nous met l’eau à la bouche. Et que dire du goût de ces pains que j’imagine agréablement bon ? Pourrais-tu imaginer exister sans entendre le monde vivre ? Pourrais-tu imaginer vivre sans pouvoir sentir le goût de l’existence ? Pourrais-tu imaginer exister sans sentir l’odeur de cette vie qui bat autour de nous ?
[Kehydan] Tant qu’il me reste encore un sens qui me permettra de ressentir près de moi les gens que j’aime et qui m’aiment, ça me conviendra. J’apprendrai simplement à vivre d’une façon différente. Aujourd’hui, j’aborde ma cécité avec amusement, parce que j’ai une petite compensation qui me permet de continuer une vie à peu près normale… Je serai devenu réellement aveugle, sans doute aurai-je été moins enthousiaste, mais ça n’aurait pas été dramatique !

Disant cela, il eût une pensée émue pour sa mère dont les sens s’émoussaient avec sa maladie grandissante. Le toucher. Oui, le toucher était le pire sens qu’on pouvait perdre. La douleur, le bien être, la fatigue, la chaleur humaine, la pluie, le soleil sur sa peau… La vue permet d’envisager le monde. Le goût et l’odorat, d’en connaître la saveur et l’odeur. Avec l’ouïe on peut entendre son chant majestueux. Quant au toucher, il permet de le ressentir jusqu’au plus profond de sa chair, de son être. Rien ne pouvait remplacer la sensation de l'étreinte d'un être aimé.

*Mère… Mais le pire…*
[Akizuchi] La perte d’un sens est la pire des choses qui puisse m’arriver. Je veux profiter de ce monde avec mes cinq sens. Si je ferme les yeux et feins la cécité... Je ne peux plus entrevoir mon avenir, je ne peux que constater que ma fin est proche. Et ceci est indéniable et immuable.

La main droite de Kehydan serra quelque chose sur sa poitrine. Akizuchi ne pouvait deviner ce dont il s’agissait dans les plis de son kimono, mais ce qu’il tenait si fermement… Les cendres de son frère disparu.

[Akizuchi] Rien ne peut remplacer un sens perdu. Pas même la fortification des autres. Te rends-tu compte que plus jamais tu ne pourrais apprécier la beauté à sa juste valeur ?
[Kehydan] T’es méchant !

Oui, oui. Déplorable comme répartie, d’autant qu’il est capable de faire bien mieux, mais Kehydan reste un enfant malgré tout. Les sourcils froncés, le menton relevé comme pour défier Akizuchi de prétendre le contraire à nouveau, et une moue déçue qui contrarie ses traits si fins qu’ils en étaient presque féminins, l’étudiant se reprit, conscient du peu de valeur de son intervention.

[Kehydan] Tu n’es qu’un égocentrique borné ! Il existe tout un tas de gens qui vivent, et même qui naissent avec de tels handicaps. Et ils existent parfaitement, comme toi et moi. Ils ratent certaines choses, mais en découvrent d’autres que tu ne pourras jamais avoir. La beauté, comme tu dis, se trouve partout en ce monde, et sous diverses formes. Et qui te dis que ta façon de la percevoir est sa juste valeur ? Moi, je ne vois pas la beauté comme toi, et pourtant, je l’apprécie !

Il se tut un instant avant de reprendre.

[Kehydan] Tes yeux sont peut-être grand ouverts, mais ton cœur et ton esprit sont totalement fermés. C’est pour cela, que ton avenir s’obscurcit lorsque tu clos tes yeux. Pour cela que tu ne sais pas envisager la vie sous un autre angle. Autrement, tes sentiments et ta sagesse te diraient que la pire chose qui puisse arriver, c’est de perdre ceux qu’on aime. La vie est ce qu’il y a de plus précieux !

*Frérot, toi, tu le sais bien, hein…*

Sa main qui n’avait pas lâché le pendentif de toute la tirade retomba mollement. Tournant la tête, il haussa les épaules avec désinvolture et ajouta, conciliant.

[Kehydan] Excuse-moi, je me suis sans doute emporté, et au final, je parle de choses que je ne connais pas vraiment. Ce bandeau que je porte et qui me prive de ma vue… Il a sa propre signification, et c’est un fardeau que j’ai accepté de plein gré. Pense ce que tu veux de moi, mais je ne te laisserai pas médire sur ceux qui n’ont pas choisis ce genre de destin et qui en pâtissent. Ils conçoivent la vie et la beauté différemment, et ça n’est pas forcément plus mal. Ils vivent à leur manière, c’est tout, même si c'est un peu plus difficile dans une société où les cinq sens ont toute leur importance…

MessageSujet: Re: Vue d'ensemble   Sam 24 Jan - 1:24

Lyu : +15 XP
Aki : +15 XP

Du tact et de la répartie Razz

MessageSujet: Re: Vue d'ensemble   Jeu 12 Fév - 20:55

Je suis... Méchant ? S’il n’avait pas été aussi sérieux dans son argumentation, Akizuchi aurait certainement sourit devant cette si innocente répartie. Mais il ne voulait pas que son interlocuteur se méprenne sur ce sourire et ne croit qu’il se moque de lui. Il ressemblait à cet instant à un jeune enfant qui aurait voulu trouver mieux mais qui ne savait que dire. Mais la suite de ces paroles contredisait cette simple idée. Il fut agressif, incisif. Et il fallait l’avouer, le jeune Hayasa trouvait ses arguments plutôt percutant. Mais Kehydan ne pouvait pas comprendre ce que ressentait son interlocuteur. Cette peur, presque viscérale, qu’il ressentait à l’idée de perdre l’un de ces sens. Cette peur, qui le prenait aux tripes à cette simple idée. Son corps même réagissait sans son approbation. Son corps et son esprit ne pouvaient concevoir la vie sans les cinq sens. Et pour lui, la peur de perdre son toucher, son odorat, son ouïe, sa vue ou son goût, était bien plus importante que la peur de perdre un être cher.

La mort fait partie du cercle de la vie. Elle est présente pour tout le monde. La seule mort qui m’effraie...

C’était la sienne. Ne plus vivre, ne plus exister... Ne plus ressentir. Le noir, le néant, plus rien. L’idée de quitter ce monde ne serait pas si difficile à concevoir s’il pouvait le faire en gardant le contrôle de ces sens. Mais la mort telle qu’elle se vivait aujourd’hui n’était rien d’autre qu’un arrêt complet du corps et de l’âme. Il ne pouvait bien entendu le prouver, mais il était facile d’imaginer ce qu’était la mort. Un corps froid. Un corps exempt de tout mouvement. Une disparition. Un décès survient, l’on pleure. Peu à peu, le son de la voix perdue, les contours et les traits du visage disparus. Plus qu’une silhouette qui cède petit à petit sa place à autre chose dans le coeur des personnes endeuillées. Pour finir par n’être plus qu’une ombre, plus qu’un murmure, plus qu’une poussière. Et disparaître des esprits à jamais. Les fleurs se fanent, le cimetière devient terne et gris. La tombe se salit, le marbre se flétrit, l’endroit semble se figer dans le temps. Plus personne ne vient, et l’existence ne devient qu’illusion, légende, pour celui qui a eu la malchance de perdre la vie.

Même pour lui. Il le savait. Si l’un de ses proches mourraient, il ne le pleurerait pas à jamais. Passé un temps, il passerait simplement à autre chose, avec détachement. Il n’était même pas sûr que le clan se déplacerait jusqu’à Konoha pour lui annoncer la mort de son père ou de quelqu’un d’autre. Il avait à trouver son chemin pour revenir au clan lorsqu’il serait fort, mais avant cela, il vivrait éloigner d’eux, sans attache aucune, excepté ces nouvelles amitiés et rencontres qu’il ferait ici, dans le village de la feuille. Mais il était censé n’avoir plus de contact avec les Hayasa. C’était ainsi. La nostalgie n’avait pas sa place dans son coeur pendant son avancée vers son objectif. C’est pourquoi il n’était pas aussi sensible que Kehydan à la perte de ces proches... Mais il comprenait son point de vue... Bien sûr qu’il le comprenait.

Akizuchi passa une main dans ses cheveux tout en écoutant le jeune garçon. Il avait beau être perdu dans ses pensées, les paroles de ce dernier pénétrait son esprit et y restait gravé. Ses mots, au demeurant venimeux, s’étaient pernicieusement glissé au creux de ses oreilles, et il put donc répondre avec tact :

“- Rien n’égale la beauté des couleurs d’un coucher de soleil à mes yeux. Je n’ai pas l’orgueil de penser que je sais pourquoi ni comment tu en es arrivé à prendre la décision de mettre ce bandeau et de te priver de la vue, mais je sais que pour moi, mes proches ne sont rien par rapport à mes sentiments.

Il avait conscience que ces mots pouvaient paraître difficile. Mais il ne voulait pas dire qu’ils ne les aimaient pas, bien au contraire. Mais il ne l’exprimait pas de cette manière, simplement. Le clan lui avait confié une mission, il l’accomplirait, et c’était ainsi qu’il symboliserait son attachement aux Hayasa. Il continua :

“- Oui... La vie n’est qu’une question de perspective. Ma vie ne se construit pas autour de mes proches. Elle se construit autour de mes sens. Tout est affaire de... La douce odeur du pain titilla de nouveau ces narines. Il ferma les yeux et laissa l’arôme si agréable faire frissonner son esprit. Il inspira lentement l’air, humant cette chaleur, avant d’ouvrir de nouveau les yeux et de faire un signe de la tête à son interlocuteur, en direction de l’échoppe : Que dirais-tu de manger un croissant ? Cette odeur m’a mis en appétit...

Il n’attendit pas de réponses. Il se retourna et se dirigea vers la boulangère. Il acheta deux croissants, et revint vers le Lyushan avec ses achats, lui tendant l’un des pains. Puis, il continua sa tirade.

“- Mon coeur est fermé, dis-tu ? Peut-être... Mais pas dans le sens où tu l’entends... Mon coeur est ouvert. Il est ouvert à mes ressentis. Ma vie est guidée par mes ressentis. Ma vie est guidée par mes envies, par mes sens, par ce que je ressens. La pire chose que je puisse imaginer, serait de perdre ces sens, parce que ce serait perdre ma vie... Il eut un sourire en pensant à son trait d’esprit : ... Et perdre ma vie, serait perdre mes sens. C’est un cercle, un simple cercle dans lequel je suis pris et duquel je ne veux pas m’extraire.

Il croqua un bout de son croissant, et sourit de nouveau. Sa langue prenait la température de ce met délicieux, tandis qu’il croquait doucement afin de profiter des saveurs sucrées de la chaleur et des amandes mêlées. Le pain glissa dans sa gorge tandis qu’il avalait, et son corps fut réchauffé grâce à cette bouchée. Il devrait féliciter la boulangère. C’était vraiment bon. Lorsqu’il eut fini son “petit-déjeuner”, il s’excusa auprès de Kehydan.

“- Néanmoins, pardonne mes paroles un peu... Difficile. Je n’ai pas vraiment fait preuve de tact, et je m’en excuse. Les sens et leur perte sont un sujet qui me touche plus que je ne le voudrais, mais je ne peux faire autrement. Je ne considère pas les aveugles, ou toute autre personne ayant perdu un sens, comme des êtres inférieurs, c’est juste que... Je ne supporterais pas de vivre la même chose...

Il repensa à toute la discussion, puis quelque chose le frappa. Il se souvint d’une phrase qu’avait dit le garçon, mais à laquelle il n’avait pas accordé d’importance au premier abord. Maintenant, elle était claire dans sa tête, et il se posait des questions à son propos. Il toussa légèrement, se raclant la gorge, puis demanda :

“- Pourquoi m’as-tu parlé du fait que tu sois fiancé, tout à l’heure ? Je... Enfin, je ne vois pas le rapport avec le reste... Aurais-je dit quelque chose qui t’aurais fait penser que... ? Parce que, si c’est le cas, ne t’en fais pas, tu... Enfin, tu ne m’intéresses pas du tout de cette façon là ! Les garçons... Les garçons ne m’intéressent pas du tout, je préfère les femmes... Et même si tu étais une femme, tu serais beaucoup trop jeune pour moi !

Il éclata de rire après ces paroles. Il espérait avoir détendu ne serait-ce qu’un peu l’atmosphère. Kehydan était une des premières personnes avec qui il parlait autant, et il ne voulait pas faire mauvaise impression. Après tout, il n’avait rien contre lui, et il l’appréciait plutôt. Avoir des idées différentes sur certaines choses ne devraient jamais empêcher l’amitié de naître. Akizuchi sourit à cette pensée...

MessageSujet: Re: Vue d'ensemble   Dim 28 Juin - 1:27

[Akizuchi] Rien n’égale la beauté des couleurs d’un coucher de soleil à mes yeux. Je n’ai pas l’orgueil de penser que je sais pourquoi ni comment tu en es arrivé à prendre la décision de mettre ce bandeau et de te priver de la vue, mais je sais que pour moi, mes proches ne sont rien par rapport à mes sentiments.

Kehydan se sentait triste pour le jeune homme qui niait autant l’importance des autres dans sa vie. Cela lui paraissait tant inconcevable qu’il ne pouvait y voir qu’une peur et une douleur. Peut-être un aveuglement. À moins que le monde des Shinobis soit si différent du sien ? Ce serait trop absurde. Les gens dans cette rue pensent-ils de même ? Il aurait aimé entrer dans la tête de ces passants pour savoir comment eux voyaient les choses. Il ne comprenait vraiment pas Akizuchi.

[Kehydan] Il existe tant de façons de vivre le monde… Les mille couleurs des feuilles d’une forêt en plein automne, le bruissement apaisant du vent dans les feuilles accompagné du pépiement des oiseaux, l’odeur de la terre sèche et brusquement trempée par une pluie d’été, le goût d’une pomme juteuse, la submersion de tous ses sens face à une mer déchaînée par la tempête… Nous avons tous une sensation préférée, c’est naturel…

Pour lui, il existe une multitude de sensations qui se valent toutes autant les unes que les autres. La Nature est tellement pleine de surprise… Il se souvint brusquement de la fois où il avait assisté à la mise à bas d’une jument… Un sens particulier avait-il déclenché l’émotion qu’il avait perçue ? Non, pas vraiment. Les sens ne sont décidément pas tout. Après avoir laissé le silence planer un instant, l’étudiant sortit de ses pensées personnelles et revint à la conversation avec Akizuchi.

[Kehydan] L’idée de perdre l’une d’entre elle peut être effrayante. Mais on se rend vite compte que c’est juste différent et on apprend à découvrir des nouvelles sensations qui nous étaient jusqu’alors inconnues. Comme je te l’ai dit, je suis quelque peu avantagé : la perte de ma vue ne m’handicapera en aucun cas dans la vie de tous les jours. Les images que j’ai vues sont gravées dans ma mémoire, je ne les oublierai jamais et elles me serviront à extrapoler l’apparence mon environnement. Il suffit d’être imaginatif.

Le jeune garçon revint alors sur les paroles de son interlocuteur qui l’avaient vraiment frappé. Il inspira à fond, se remémorant chacun de ses sentiments pour se sœurs, ses frères, sa mère. Son jumeau. Il fronça les sourcils pour contenir toute sa tristesse d’être loin des siens. Il les aime. Et pour cela, ne plus pouvoir sentir leur présence rassurante et aimante le faisait souffrir.

[Kehydan] Tu parles de sentiments, mais je ne pense pas comme toi. Toutes ces sensations font naître des émotions. Mes sentiments se lient à d’autres êtres vivants et provoquent eux aussi des émotions. Il s’agit là d’une définition très personnelle je crois. De toute façon, il devient très difficile d’en faire un énoncé, puisque nous ressentons tous différemment. Mais peut-être comprendras-tu la subtile différence qui me titille lorsque tu parles de sentiments.

L’adolescent reprit la parole d’un ton plus dégagé.

[Kehydan] En ce qui concerne mon bandeau, je le porte par tradition. J’enfreins les règles de mon clan, mais je ne le renie pas. C’est une punition. Autrefois, j’aurai eu les yeux crevés, mais mon père a fait cesser cette pratique. Ironie du sort, je me suis engagé sur la voie maudite du shinobi. Je crois qu’il était tellement furieux que répéter ce rite sur moi ne lui aurait pas parut tant barbare que ça…

L’air indifférent n’avait pas tardé à volé en éclat en quelques phrases seulement. Pourquoi disait-il ça ? Il s’en voulut subitement et se renfrogna.

*Père ne ferait pas ça, je suis stupide de dire une chose pareille…*

Akizuchi en profita pour placer quelques mots.

[Akizuchi] Oui... La vie n’est qu’une question de perspective. Ma vie ne se construit pas autour de mes proches. Elle se construit autour de mes sens. Tout est affaire de... Que dirais-tu de manger un croissant ? Cette odeur m’a mis en appétit...

Non, ça ne me dit pas grand chose, aurait voulu répondre Kehydan. Mais le jeune homme était déjà parti. Kehydan se rejeta en arrière, heurta un mur et se laissa glisser. Accroupi, ses bras entouraient ses genoux. Il resta silencieusement plongé dans l'obscurité qui lui devenait propre, avant de murmurer de façon inaudible.

[Kehydan] Tout se construit autour de toi, et uniquement toi. Tu prétends ne pas avoir besoin de proches, mais te rends-tu compte de toutes les conséquences de ce que tu dis là ? Pourrais-tu réellement vivre totalement seul, nourrissant ton coeur uniquement des perceptions d'un monde vide? J'ai des doutes. Et moi, en tout cas, je ne pourrais pas. J'ai besoin d'êtres à aimer, j'ai besoin d'être aimé. Les autres me font sentir vivants, ils sont ma force, mon bonheur tout autant que ma peine.

L'adolescent se tut en sentant Akizuchi se dégager de l'étal et s'approcher de lui. Il n'était pas sûr d'apprécier la compagnie de ce jeune homme qui lui semblait tellement étrange. Il saisit le croissant en remerciant Aki et observa la viennoiserie avec tous les sens à sa disposition. Sa composition, son odeur fraîche et appétissante, sa texture friable et rendue grasse par le beurre si délicieux.

*Même ainsi, j'apprécie totalement ce croissant... Bien que j'eusse préféré un chausson aux pommes, m'enfin...*

[Akizuchi] Mon coeur est fermé, dis-tu ? Peut-être... Mais pas dans le sens où tu l’entends... Mon coeur est ouvert. Il est ouvert à mes ressentis. Ma vie est guidée par mes ressentis. Ma vie est guidée par mes envies, par mes sens, par ce que je ressens. La pire chose que je puisse imaginer, serait de perdre ces sens, parce que ce serait perdre ma vie... Et perdre ma vie, serait perdre mes sens. C’est un cercle, un simple cercle dans lequel je suis pris et duquel je ne veux pas m’extraire.

[Kehydan] Je ne comprends pas trop le rapport, tu sais. Je n’ai perdu que la vue, mais j’offre à quatre, voire cinq autres sens la possibilité de se décupler et de m’ouvrir au monde différemment. Perdre tous ces sens simultanément serait évidemment mourir pour tout homme.

En parlant, l'étudiant retirait des petits bouts de son croissant qu'il fourrait dans la bouche, mâchonnant avec un certain plaisir... Sans cesser de regretter toutefois, les magnifiques tartelettes aux pommes dont l'odeur lui chatouillait les narines. Si seulement Akizuchi lui avait ramené quelque chose aux pommes... Sans aucun doute, Kehydan aurait été totalement d'accord avec lui, oh oui. Quelqu'un qui distribue de la bouffe aux pommes a toujours la raison avec lui... Alors qu'un croissant au beurre, hein... Spas tout à fait pareil.

[Akizuchi] Néanmoins, pardonne mes paroles un peu... Difficile. Je n’ai pas vraiment fait preuve de tact, et je m’en excuse. Les sens et leur perte sont un sujet qui me touche plus que je ne le voudrais, mais je ne peux faire autrement. Je ne considère pas les aveugles, ou toute autre personne ayant perdu un sens, comme des êtres inférieurs, c’est juste que... Je ne supporterais pas de vivre la même chose...

Une moue étrange se figea sur le visage de Kehydan. En son for intérieur, et c’était bien la première fois qu’une telle chose lui arrivait, il trouvait qu’Akizuchi était un enfant faible et égoïste. Mais cette opinion, il ne la montrera pas et la gardera pour lui. Il n’avait néanmoins pas envie de continuer ce débat inutile et sans fin.

[Kehydan] Tu t'appuies sur un ressenti empirique, et moi sur un ressenti sentimental. Ce que tu me dis là me semble horrible, et me paraîtra toujours ainsi. Je ne pense pas être capable de te comprendre, mais je ne suis pas certain non plus que tu puisses me comprendre. Je pense que cette discussion ne mène à rien. Ce fut néanmoins intéressant, je ne pensais pas qu’il existait des individus pensant de cette façon.

Il se releva, et pour apaiser ses âmes, fit glisser ses mains formant un cercle sur sa poitrine, contre son cœur battant. Peut-être manquait-il de discernement et d’ouverture d’esprit pour saisir la pensée du jeune homme. Il n’avait pas le droit de le juger ainsi. Ce serait une preuve d'immaturité s'il restait ainsi sur cette vague impression, même s'il croyait y voir une incertitude. Kehydan n'aimait pas se disputer, se prendre la tête. Cette discussion avait déjà trop duré, il fallait laisser le temps au temps. Alors qu'il faisait quelques pas pour s'éloigner, s'apprêtant à saluer, Akizuchi lui posa une question étrange.

[Akizuchi] Pourquoi m’as-tu parlé du fait que tu sois fiancé, tout à l’heure ? Je... Enfin, je ne vois pas le rapport avec le reste... Aurais-je dit quelque chose qui t’aurais fait penser que... ? Parce que, si c’est le cas, ne t’en fais pas, tu... Enfin, tu ne m’intéresses pas du tout de cette façon là ! Les garçons... Les garçons ne m’intéressent pas du tout, je préfère les femmes... Et même si tu étais une femme, tu serais beaucoup trop jeune pour moi !

Durant quelques secondes, une expression de stupeur figea les traits de Kehydan. Puis il eut un sourire entendu.

[Kehydan] Attends, tu as vu ce que tu as dit sur mon prénom? Enfin, bon, c'est pas grave. Je dois y aller des courses à faire... Bonne journée, et merci pour tout.

L'étudiant salua Akizuchi avant de disparaître dans la foule.
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MessageSujet: Re: Vue d'ensemble   Sam 10 Oct - 16:06

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