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 La Mort

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MessageSujet: Re: La Mort   Jeu 2 Nov - 0:34

Quand je compterai douze, tu seras mort.

Un.

Tu as cessé de douter. Tu as compris que l’indécision était mère de tous les maux. Même si tu te trompes, tu choisis. C’est important dans la vie d’un homme. Parfois, tu sens que tu t’embourbes, que tu as fais fausse route. Tu agis alors, tu admets, même à ton esprit seul, que tu étais dans l’erreur et tu répares cette erreur. Tes excuses sont devenues précieuses, tu ne les accorde plus comme avant. Tu pèses chacun de tes mots, comme si tu déversais une inestimable liqueur, un nectar sucré dont tu serais le seul possesseur. Tu assumes chacun de tes actes comme étant le tien propre. Tu n’en nies aucun, sauf si cela sert un objectif supérieur. Parce que tu sais que ton avis est important. Quand tu sais que l’on va te critiquer lorsque tu as fauté, tu y vas avec la même droiture que lorsque l’on te félicite. Tu apprends de tes erreurs, tu te forges un avis propre. Tu as compris qu’il fallait se battre et suivre la cause que tu sers, que cela doit être ton objectif premier. Mais tu as appris à voir quand cette cause est trahie, tu as appris à analyser les événements qui se produisent avec un œil objectif et juste. Tu sais ce que tu dois faire, quelle est ta place, si jamais Konoha venait à se corrompre. Tu es prudent, non aveugle.

Deux.

Tu as fais du discernement une ligne de conduite. Une ligne de vie. Pour cela, tu observes, tu analyses avec minutie. Ce point agit sur tous les étages de ton existence. Avec San, avec tes supérieurs, avec les livres, avec les informations, avec la connaissance. On peut te tromper, on peut te trahir, mais tu sauras réagir car tu as sculpté toi-même les armes qui te serviront. Tu as grandis, intellectuellement et moralement mûrit. Même avec San. Si tu venais à t’apercevoir que votre relation était devenue branlante, par la force des choses et ta propre négligence, tu prendrais les mesures qui s’imposent, à savoir une rupture propre et honorable. Tu n’es pas de ceux qui se rassurent, qui se bercent d’illusions volages. Surtout pour tout ce qui a trait à San. Elle t’est trop chère pour que tu acceptes de la gâcher. Tu sais que si il le faut, tu arriveras à te dominer et à cesser de la voir. Parce que se sera la conduite à tenir, parce que ton esprit d’analyse te soufflera que de toutes, cette option est la meilleure. Tu es plus fort qu’on serait tenté de le croire.

Trois.

Tu ne penses pas à la mort. Ce n’est pas pour autant que tu nies son existence. Mais comme un bon général ne doit pas trop penser ni à sa survie, ni à son sacrifice, tu demeures et agis en conséquence. Tu fais ce qu’il faut pour vivre, sans écarter totalement la possibilité de ta mort. Cela reviendrait à te mentir, et tu le refuses. Tu sais que nous existons. Tu sais que tu devras t’occuper de nous, car nous souhaitons ta mort. Cependant, tu ne sais pas qui nous sommes, quelle est l’étendue de notre influence sur ta vie et celle de ton entourage proche. L’ignorance dans ces cas là se révèle répugnante. Bien sûr, tu sais quels moyens nous employons contre toi. Nous utilisons ta plus grande force, ton esprit, pour te faire chuter. Et tu tomberas, crois nous, tu tomberas. Tes nuits sont paisibles grâce à lui. Tu as développé un formidable système de sécurité à l’intérieur même de ton corps, tu es quelqu’un de très prudent. Mais rien ne peut nous stopper. Même la délicieuse Tenshi, même le colossal Raunen. Tu leur as prêté des sentiments humains, l’amour pour commencer, avec toutes ses facettes. Et la faiblesse. Aussi puissants soient-ils, ils ne pourront se préparer à toutes nos attaques. Nous pouvons nous montrer très pernicieux, lorsque les conditions l’imposent.

Quatre.

Et ta mort est quelque chose qui nous tient à cœur. Sur l’échiquier du monde, tu ne représentes rien. C’est à peine mieux pour Konoha. Combien de personne te savent-elles en vie ? Bien peu. Si tu tombes, on te remplacera, comme un outil usagé ou simplement cassé. Ils ne savent pas ce que tu vaux vraiment, ce que tu peux réaliser si la vie maintient son emprise sur toi. Nous le savons, nous.
A l’heure où je te parle, ta plus féroce gardienne est tombée. Un sabre dans le ventre, le sien propre, elle a expiré. Tu dois la connaître, fais un effort. Elle aurait pu nous causer bien des ennuis, car elle aussi, elle savait. Comment, nous l’ignorons, mais son savoir était devenu gênant depuis que nous nous étions servi d’elle. Vois tu, elle est aussi très prudente. Il y a moins d’une heure qu’elle est tombée. Bientôt, tu en seras informé.

Cinq.

Veux-tu que je te dise l’avenir ? Un jour, Konoha sera attaqué. Tes ennemis ne seront pas des sauvages, se seront des ninja, comme toi avec des buts simplement opposés. Tu seras à genoux, une main posée au sol, cherchant le second souffle. Tu auras écrasé tes ennemis, ils reposeront dans leur sang. Et dans le tien. Tu te lèveras, regardant autour de toi. Konoha brûlera. Tu te mettras à courir, renversant tes adversaires et sauvant des vies. Puis une intuition puissante te fera retourner sur tes pas. Tu crois toujours tes intuitions. Des cadavres jonchent le sol, des hommes, des femmes, des enfants. Tu poursuivras ta route. Puis tu la verras. Elle sera là, à genoux, la poitrine découverte et la lèvre ensanglantée, sa main serrant pudiquement un fragment de sa robe déchirée. Tes yeux remonteront sur tes adversaires. Ils sourient, non pas parce qu’ils sont heureux d’humilier la jeune fille, mais parce qu’ils savent que tu as perdu. Ils te diront ce qu’ils lui ont fait, comment ils ont abusé d’elle et comment ils l’on torturé en t’attendant. Tu écouteras tout d’une oreille sourde. Tu sentiras monter la colère, la rage, la haine, toutes ensembles, seuls sentiments qui peuvent encore sauver la situation, ton désastre. Mais tu les repousseras. Tu garderas ta pleine lucidité, ta sérénité. Parce que tu sais que ton discernement est la clef qui te permettra de vivre. Et tu refuses de mourir, même symboliquement.
Tu frapperas San. Ton coup sera calculé pour ne pas la tuer tout de suite. Puis tu engageras le combat avec tes ennemis. Les heures de vices passées les auront amolli, ils ne feront pas le poids, tu les écraseras. Puis tu retourneras voir San, son corps brisé et chéri tourné vers toi. Tu soulèveras sa tête, essuyant le sang qui s’accumule à ses lèvres. Elle te dévisagera, un sourire incertain précédant ses dernières paroles. Ce qu’elle te dira, tu le garderas en toi. Tu le sauras, le moment venu.

Six.

Si nous te disons tout cela, c’est parce que San est l’origine de tout. Elle est l’élément que nous avions envisagé, mais qui nous avait échappé. Elle est survenue dans ta vie brutalement, annihilant tes souhaits de destruction. Tu serais déjà mort, sans elle. Mais les choses n’allèrent pas ainsi, et nous devons y remédier. Quand nous avons compris que tu ne voulais plus mourir, nous avons décidé d’attaquer la racine du problème. San a failli périr, toutefois, tu t’interposas une nouvelle fois. Tu nous as infligé un merveilleux revers ce jour là. Mais nous sommes patient. Ta chute est programmée, ton échec inévitable. Alors profites-en. Je vois que tu t’agites, nos paroles te dérangent. Tu gesticules afin de te libérer de notre emprise. Mais tu es à nous jusqu’à la fin du décompte. Profite de tes derniers instants, car lorsque ma voix s’éteindra, ta vie la suivra.
Es-tu prêt pour la suite, mon délicieux petit Akogare ?

MessageSujet: Re: La Mort   Dim 5 Nov - 13:44

Sept.

Tu étais un adversaire intéressant. C’est toujours dommage d’abattre une personne de qualité. Tu sais qui nous sommes, tu sais qui peut te protéger. Car toute ta force est inefficace contre nous. Nous sommes trop cruellement implanté en toi, tu ne pourrais lever la main sur nous sans te détruire et servir nos buts. Ce sacrifice, qui te permettrait de nous décimer, tu le refuses. Tu chéris trop ta vie. Non pas en tant que telle, mais tu trouves égoïste de te sacrifier rien que pour toi. Tu sais que ton village a et aura besoin de toi, alors tu demeures. C’est une attitude qui a quelque chose d’héroïque, mais interroge toi. Les héros sont reconnus. Sinon, ce sont des cadavres. De quel bord es-tu ?
Nous pouvons aller très loin avec toi. Très loin. Tu n’es pas le premier à recevoir notre visite. Nos noms ? Tu n’auras pas le droit de le savoir. Tu mourras dans la honte de n’avoir pu connaître l’identité de ceux qui te dominaient.

Huit.

Non, ce serait cruel. Tu as le droit de connaître ceux d’entre nous que tu as rencontré. Tu dois le savoir, nous sommes douze. Nous sommes les Majestueux, ceux qui gouvernent réellement. Mais nous gouvernons d’une main invisible, derrière des faux murs, des fausses pensées. Tu as rencontré l’Impuissance, le terrible visage de ta propre incapacité à interagir avec la réalité qui s’écoule sous tes yeux. Tu es impuissant lorsque tu rêves, que tu es poursuivis et que malgré tes efforts, tu ne peux te dégager. Tu restes immobile, attendant ton réveil. C’est un rêve commun à tous les hommes, car tous les hommes sont impuissants. Nous sommes partout, dans chacun de tes amis, dans chacun de tes ennemis. Nous sommes les Majestueux. Le second que tu as aperçu, c’est la Fragilité. Mais pas n’importe laquelle, la Fragilité de la Réalité. Ce n’est pas toi qui es en cause, mais ton environnement. Il est branlant, changeant, comme un papillon qui se cherche, qui se transforme vainement. La réalité est imprévisible, sauvage, l’homme ne peut la lire, la prédire. Il ne peut que la subir et faire de son mieux pour rouler avec elle. La Puissance Indécise est le troisième d’entre nous. Celui-ci, il t’a fait très mal. Car tu t’es aperçu que toute ta force, toute ta puissance accumulée pour protéger pouvait être indécise, pouvait douter. Terrible sentiment. La Puissance Indécise n’est jamais qu’un visage de la faiblesse, mais une faiblesse fourbe et traîtresse, la faiblesse comme nous l’aimons. Le dernier que doit tu as pu profité est bien taquin. Joueur avec tes sens, moqueur devant ton humanité. C’est le Repos, le Repos angoissé et terrifiant, le Repos et le Doute dans la Luxure. Tu as pris conscience de tes propres transports, de tes émois sensitifs et sexuels. Même si aujourd’hui, tu n’as plus de doute en ce qui concerne San, n’oublie pas qu’il existe plusieurs millions de femmes au dehors. N’oublie pas que tu en trouveras beaucoup magnifiques, que tu douteras. Et surtout, n’oublie pas que San est mortelle et qu’elle ne profite pas de ta force.

Neuf.

Voilà qui nous sommes. Chacun notre tour, nous te parlons. Nous cherchons le pouvoir, le pouvoir absolu et sans concessions. Mais inutile de le crier sur tous les toits, il n’est pas l’heure. L’humanité est encore trop fière, trop solide. Nous saperons ses défenses avec patience et minutie. Comme tous les grands méchants de films ou de livres, l’homme possède son propre mécanisme d’autodestruction. Son destin est le trépas, nous nous assurons qu’il s’y jette. Pourtant, ton jugement serait hâtif si tu nous désignais comme mauvais. Nous sommes nécessaire. As-tu déjà imaginé un monde où l’homme ne douterait plus ? Le monde survivrait deux jours. Imagine si l’homme répondait à toutes ses pulsions, sans se soucier des conséquences. Imagine si quelqu’un t’agresser parce qu’il trouve tes cheveux trop bleus ? Imagine que quelqu’un viole San, parce qu’il la trouve trop jolie ? Ce serait une belle anarchie. Et ce n’est pas ce que nous voulons. Nous sommes soigneux, soigneux car nous ne voulons pas la destruction de l’humanité. Nous voulons simplement l’asservir. Nous serons de bons maîtres. Vous n’aurez pas à vous plaindre. Mais je prêche en terrain conquis, parce que bientôt, bientôt tu seras mort.

Dix.

Tu dois te demander pourquoi nous nous en prenons à toi. Sache que nous avons fait tomber des milliards d’autres personnes. Nous avons fait lever des armées colossales pour écraser une seule personne. Nous avons détruits des îles, des pays, des continents entiers. Nous n’avons jamais été aussi puissant dans vos esprits. Ce que nous sommes ? Nous ne pouvons le dire. Nous ne le savons pas nous même. Des humains éclairés, des êtres immortels pour vous guider. Nous ne pouvons le dire avec certitude. Bois nos paroles. Nous t’accordons les prémices d’un savoir. Je te sens bouillonnant. Tu veux nous expulser de tes pensées. Mais nous te hanterons. Pas longtemps. Meurt doucement, mon bel Akogare. Dans ton sommeil, aux côtés de celle que tu aimes. Ne nous oblige pas à t’humilier, à salir ton nom et tes actes. Certains d’entres nous le souhaitent. Ils veulent te punir de nous avoir défier. Ce n’est pas mon cas.

Onze.

Tu es impressionnant. Même si tu t’agites pour nous expulser, tu nous regardes en homme. Tu tires une réelle force de ta pleine sérénité. De ton discernement, comme nous le disions précédemment. C’est ta nouvelle arme contre nous. Avant, c’était ton esprit sauvage et, ironiquement, ta volonté de mourir, qui nous posais problème. Car tu as changé tellement vite que nos plans se sont retrouvés devant un mur. Enfin, cela n’a guère plus d’importance. Ta rébellion s’arrête là où elle a commencé. Plus personne pour te sauver des griffes de la très chère mort. Car t’es tu déjà interrogé sur ton coma ? T’es tu vraiment penché sur cet épisode de ton existence ? L’as-tu analysé avec la diligence que nous te connaissons ? Car il s’est passé beaucoup de choses, et nous avons été coupé de toi. Nous ne pouvions agir directement alors nous avons du faire un choix.
Cela te revient, maintenant ?

Douze.

Mon Akogare, as-tu une chose à déclarer, avant que nous ne t’exécutions ?


[Akogare] – C’est seulement un rêve.

Il dégage son index et son pouce, comme un enfant qui chercherait à imiter une arme à feu. Avec lenteur il redresse la tête, lève sa main dans notre direction et ouvre finalement les yeux.
Il sourit.


[Akogare] – Bang.

[Reprise très libre de la Théorie du Complot et en particulier du Majestic 12.]

MessageSujet: Re: La Mort   Sam 18 Nov - 22:30

Akogare : +24 XP RP.
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