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 Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha

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MessageSujet: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha   Jeu 5 Mar - 23:41

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La croisée des âmes : il s'appelle Kenji


Le cimetière s'était vidé peu à peu. Taka s'était éloignée des autres avant la fin des obsèques. Les différents conviés s'en retournait chez eux à leurs occupations car pour tous, qu'on l'ait voulu ou non, la vie continuait. La jeune kunoichi regardait de loin les beau parents de son défunt camarade en train de consoler leur fille dont les larmes avaient provoqué une réaction en chaine.. D'abord chez le petit dernier de la famille mais aussi à une cinquantaine de mètre d'eux, sur la joue de l'Uchiha qui sentait glisser sur son long ce liquide amer et transparent, parfois cristallin au soleil. Mais encore une fois, la météo n’était pas propice à ce genre de phénomène qui aurait été mal venu, encore que mourir pour ses idées puisse être une belle fin.

Taka essuya son visage, se forçant à ne pas laisser sortir trop d’eau de son corps, même si quelque part elle savait que c’était penser à tort et que pas de larme n’est pas forcément être fort. Sachant qu’elle ne résisterait pas longtemps, elle se libéra un peu dans un silencieux sanglot, quittant discrètement les lieux pour laisser la famille se recueillir comme elle le souhaitait. Adressant un léger signe de tête quand elle passa à leur proximité, elle s’envola comme un fantôme derrière les murs de la nécropole essuyant ses main sur sa tunique intégralement noire, et la défroissant à certains endroits. Elle poursuivit sur le premier sentier que ses pieds voulaient bien emprunter, sans y réfléchir vraiment, jusqu’à arriver en bordure du Parc Seibutsu. Là encore, elle en franchit l’entrée, enfin ce qui en représentait l’entrée, puis se laissa aller guidée par ses pas plus que par ses envies, levant brièvement la tête pour voir surgir non pas des images réelles mais des souvenirs tenaces dans une mémoire tonique.

**

[Oroken] – Je dois avouer… Tu te débrouilles plutôt bien. Et puis, je ne t’ai pas encore trop entendu l’ouvrir pour rien.

Elle ne répondit pas, plus par timidité qu’autre chose bien qu’elle ait ressenti un sérieux agacement à toujours entendre les même choses. Mais il n’y avait pas de place pour tout ça, pas à cet instant là, ni même plus tard sans doute.

[Oroken] – Non mais sérieusement… Peut-être qu’on pourrait bien s’entendre. Enfin ça a l’air plus sûr que pour nombre de personnes.

[Taka] – Pourtant vous n’aimez pas les gens de mon espèce.

[Oroken] – Ne m’vouvoie pas hein !

Le sourire divin, la chevelure radieuse dans un soleil scintillant… On aurait presque dit un prince charmant, en tout cas pour elle. Il n’avait pas l’air mauvais dans le fond. Il disait ce qu’il pensait, chose qu’elle n’avait que rarement vu car l’on osait pas vraiment par chez elle.

[Oroken] – Et puis… Les Uchiha ne sont pas des animaux. Juste… Qu’ils ont la fâcheuse habitude de te considérer comme un sous moins que rien. Ca en deviendrait vite énervant si je devais supporter ça tout le temps.

Il grimaça, certes inconsciemment au début puis il le transforma en attitude amicale, voire bienveillante.

[Oroken] – Non mais… Sérieusement, tu es beaucoup moins lourde que pas mal d’autres. Et de loin. En fait… T’es normale quoi.


**

*Le troisième à me considérer comme tel… De lui même.*

Peu à peu la nostalgie prenait la place de la tristesse, mais très doucement. Taka continuait de marcher, seule dans cette zone du parc, sûrement grâce au gris menaçant qui surplombait toute la région. Elle balaya l’endroit du regard sans interrompre sa balade solitaire, puis cherchant un endroit tranquille où elle pouvait s’asseoir, chercher un peu de réconfort ne serait-ce que dans la nature, elle dévia un peu du sentier pour se placer au pied d’un arbre dont les racines semblaient aussi accueillantes qu’imposante. Elle s’installa presque confortablement, profitant de la petite vue sur le village qu’octroyait le léger dénivelé de cette partie du parc.

Elle baissa de nouveau les yeux puis passa la main à son cou, se heurtant à l’aspérité du collier qu’elle portait. Encore une fois elle eut un léger sourire et l’ôta pour mieux le contempler. Celui-là était un présent… Un cadeau qui prenait plus de valeur à cet instant qu’à n’importe quel autre, pourtant il en avait déjà une si grande avant.


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Dernière édition par Uchiha Taka le Mer 8 Avr - 21:33, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha   Jeu 3 Déc - 6:07

Sa réflexion sur Iwa l’avait bien plus atteint qu’il ne l’aurait pensé. À présent, elle paraissait réfléchir, presque soucieuse, avant de poser une question à laquelle il ne répondit pas, laissant la jeune femme continuer de parler. Elle tenta de le réconforter en tendant la main vers lui et en lui offrant une moue presque affective. Il lui répondit d’un sourire, en remerciement, écoutant ce qu’elle avait à dire et hochant la tête doucement, comprenant ses arguments. Elle avait sans doute raison. S’ils étaient tous derrière lui, à l’encourager et à le soutenir, c’est que cela valait le coup. Et qu’il avait les capacités d’y parvenir. Mais ça, c’était à lui d’en juger et non à eux. Après tout, c’était lui qui décidait du chemin qu’il allait prendre. Elle se mit sur le dos et tendit la main vers le ciel, visant l’astre du jour. Un petit rire, presque imperceptible, fit vibrer le visage d’Akizuchi, tandis qu’il l’observait, la réflexion qu’elle était vraiment mignonne à ce moment lui traversant l’esprit pendant une seconde à peine. La dernière phrase qu’elle lança au gré du vent lui parut étrange. Il eut du mal à la comprendre, puis sourit alors que le silence reprenait ses droits. Puis, soudainement, elle se remit à parler, changeant totalement de sujet, passant du coq à l’âne, sans qu’il n’ai pu le prévoir. Il allait répondre à ce qu’elle avait dit, mais la nouvelle question l’avait pris de court.

Il se perdit dans ses pensées une seconde, puis décida, tout de même, de revenir ces mots.

“- C’est surtout lourd, tu sais... La peur de l’échec prime sur le sentiment de bien-être que l’on pourrait ressentir à se savoir encourager par une foule... Mais tu as raison. Transcender ça pour parvenir à ce que les autres attendent de nous, c’est... Il écarta les bras un instant, un grand sourire apparaissant sur ses lèvres. ... Une sorte d’apothéose, je pense.

Il rit, encore. Puis, baissa les yeux vers elle, alors qu’il avait précédemment relever la tête pour parler. Il inclina son visage sur le côté, offrant un sourire à la jeune femme.

“- Tu peux devenir “reine”, si tu le veux. Tout est là... Il tapota sa poitrine, à l’emplacement de son coeur. ... Il suffit d’y croire, d’avoir la foi. En tout cas, si un jour, tu as besoin de soutien pour gravir les échelons de la royauté, tu sauras où me trouver...

Nouvel éclat, léger. Il avait tourné sa phrase en plaisanterie, mais cela ne changeait rien au contenu. Si un jour elle avait besoin de lui, il ne voyait pourquoi il refuserait de l’aider. Elle était d’une compagnie agréable, et pourquoi pas, plus tard, elle ne serait plus aussi inconnue qu’aujourd’hui. Ils ne se connaissaient ni d’Eve ni d’Adam, mais ils se sentaient bien ensemble. Ou, tout du moins, il espérait que ce soit réciproque. Après tout, elle avait réclamé sa compagnie, et il espérait ne pas être désobligeant. Il sourit de nouveau, revenant à sa dernière question.

“- Mes rêves... Il y en a énormément... Dormir dans un vrai lit, par exemple.

Il rit de nouveau.

“- Plus sérieusement... Pour l’instant, mon seul rêve, est de revoir ma famille. Aller à Iwa pour les retrouver, même si ce n’est qu’un jour ou deux. Les enfants du clan me manquent, mon père aussi...

Son regard s’évada un instant, son esprit en proie aux souvenirs de son pays natal. Il y avait déjà réfléchi. Et il avait abordé la question avec Ine. Il ne se sentait pas Konohéen, et Iwa était le seul pays pour lequel il avait de l’affection. Il aurait toujours quelqu’un qui l’attendrait, là-bas... Alors qu’ici, tout pouvait brusquement s’arrêter, et il se retrouverait seul. Une ombre passa sur son visage, et, s'apercevant que le silence tait revenu et que l’atmosphère se faisait plus pesante, il secoua un peu la tête, pour ôter ces obscures pensées.

“- Mes ambitions, c’est différent. Cela va peut-être te faire sourire, mais mon but, c’est avant tout de devenir fort. Il eut un petit regard gêné. C’était tellement banal. Il continua. J’en ai besoin pour atteindre ce que je veux : Prendre la tête de mon clan, le reprendre en main, changer ses habitudes, et nous faire revenir sur la scène du monde pour que personne n’oublie qui nous sommes. Il est sans doute temps que les Hayasa soient reconnus.

Il se gratta la tête un instant, toujours gêné.

“- Ca doit te paraître arrogant, mais... Notre famille a été salie par l’histoire. Nous étions fautif, bien entendu, mais nous avons payé notre dette, alors... J’aimerais bien redorer notre nom. Je sais aussi que je n’y arriverai pas seul, mais s’ils attendent tous quelqu’un pour les guider, et qu’ils s’attendent tous à ce que ce soit moi... Je n’ai pas le droit de les décevoir.

Malgré sa gêne, toujours présente, son regard brillait d’une détermination sans limite. Il avait aussi retrouvé un vrai sourire, et il rit en baissant les yeux vers Taka, renouant avec son regard.

“- J’espère que ce long discours ne t’a pas ennuyé...


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MessageSujet: Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha   Ven 4 Déc - 3:25

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Lourd, contraignant et parfois même oppressant… Capable de vous faire déprimer et, à l’occasion, de vous faire perdre de vue qui vous êtes réellement. Elle ne connaissait ces émotions que trop bien mais à l’inverse d’Akizuchi, elle n’en parlerait pas. Elle n’avait pas envie d’en parler parce que ces choses là lui appartenaient et qu’il ne faisait, à cette heure de leurs existences, pas partie de son monde. Les troubles qui la saisissaient étaient au clan et le resteraient. Elle était comme ça, elle ne voulait pas que la spirale infernale touche, les unes après les autres, les personnes qui l’entouraient ou qui viendraient à le faire. En tout cas, ils partageaient encore ce point de vue ; tout donner pour que, lorsque leurs mains effleureraient la ligne d‘arrivée, ils puissent se retourner et jubiler en contemplant ce monde qu’ils avaient créé de toute pièce… ou alors partiellement.

La jeune fille braqua ses yeux sur la poitrine d’Akizuchi où sa main venait propager des ondes de choc. Il n’avait pas tort, une grande partie était probablement en elle mais elle n’adhérait, pour une fois, pas totalement à sa vision des choses. Il était trop simple de se dire que l’objectif de chacun ne résidait que dans son propre cœur. Si tel était le cas, il y aurait cent vingt Hokage au mètre carré, deux cent soixante généraux du corps d’armée, des milliers de lieutenants, des millions ou milliards d’êtres moins signifiants… toujours dans ce petit mètre carré. Elle voulait croire en beaucoup de choses, bien des années auparavant, mais elle avait du se résoudre et se plier à une loi de la nature. L’équation de sa vie était faite d’une première variable qu’elle représentait et son image était le résultat d’une fonction complexe et indéterminable, tant les facteurs étaient nombreux. Mais au fond, il y avait toujours cette constante qui jouait… la volonté.

Elle sourit. Ils ne se connaissaient que depuis ce jour et pourtant, cet homme, du moins ce jeune homme, semblait enclin à offrir son aide. Elle avait cru discerner, derrière sa faible dose d’humour, une sincérité masquée, une sincérité timide sûrement en raison de la fraîcheur de leur « relation ». Il était vrai, en tout cas il le paraissait. Si elle venait à se tromper sur ce point, tant pis, elle n’aurait fait qu’une bénigne erreur de parcours. Quoi qu’il en fut, c’était pour ça qu’elle se sentait en agréable compagnie, c’était ce qu’elle avait conclu. De la même façon qu’il se voulait sincère, Akizuchi se demandait rêveur… et blagueur. Il vivait avec un manque… peut-être vivait-il de ce manque ? Elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il pouvait ressentir. La seule nostalgie de Konoha qu’elle avait eue, c’était celle qu’elle n’éprouvait pas même deux semaines auparavant, alors que ses pieds la faisaient voguer dans les rues de la cité des nuages. Jamais elle n’avait eu à subir de carence, pas comme lui en tout cas. Son regard se perdit… Il voyageait d’ores et déjà. Mais pour entreprendre un périple physique, il lui fallait au moins monter en grade et sans doute, comme il le disait si bien, devenir fort.

Qu’est-ce que fort signifiait ? Elle se rappelait de certaines conversations sur ce sujet. Comme tout être naissant dans le monde ninja, le premier objectif était d’acquérir une puissance pure avant de savoir quoi en faire. Dans cette jungle, le seul mot d’ordre pour gravir les premiers échelons était… le pouvoir. Le pouvoir de devenir fort. Peu à peu, tant que leurs pieds avançaient sur les chemins de la guerre et de la mort, les shinobis se rendaient compte qu’il y avait plusieurs formes de force et que, chacune à leur tour, elles devaient devenir leur propriété. C’était comme ça que l’on différenciait les aspirants des genin, les subalternes des gradés et les gradés… des héros. Akizuchi, lui, voulait s’inscrire parmi la plus haute classe de gradés, à savoir les dirigeants. Elle ne put s’empêcher de remuer un nombre incalculable de pensées. Elle aussi, sans jamais l’avoir dit à quelqu’un d’autre que Kuzako, elle aspirait à diriger. Non plus des équipes, ni même des sections, mais bien des structures plus imposantes. Un domaine, un clan, un régiment entier ? Un département sans doute… Pourquoi pas un village ? En tout cas, pour le Hayasa, il était certain que sa quête lui semblait noble, même si de là où il était, il ne se rendait pas encore compte que la suprématie grimpante de son clan se ferait au détriment d’autres personnes.

Il se gratta la tête. Forcément, il ne pouvait pas se douter qu’elle comprenait plus que clairement ce dont il voulait parler. Après tout, il ignorait encore qu’elle était une Uchiha. Il ignorait comment le clan fonctionnait et ce qu’elle désirait pour les siens. Naturellement, leurs ambitions convergeaient… comme tout bon citoyen de sa patrie, de son clan, de sa famille. A la différence de beaucoup, le jeune homme semblait reconnaître les torts des anciennes générations. Il semblait quelqu’un de droit et honnête, elle se surprit d’ailleurs à se demander s’il ne l’était pas trop. Il était normal de penser que le temps passant, le pouvoir se rapprochant, l’on pouvait perdre un peu de cette honnêteté ou alors la mettre de côté pour le bien de nos projets. Elle s’avouait cependant curieuse de savoir comment il évoluerait. A le voir comme ça, calme et posé avec son rire clair et sympathique, personne n’aurait supposé qu’il courait après tant de choses. Personne n’aurait supposé que cette détermination qui brillait dans ses yeux était le fruit d’une longue et tortueuse quête.

[Akizuchi] J’espère que ce long discours ne t’a pas ennuyée…

Elle le regardait sans ne rien dire, secouant d’abord sa tête pour lui infirmer sa déclaration. La jeune fille se redressa pour s’asseoir dans l’herbe puis elle se tourna face au shinobi. Elle avait passé ses bras autour de ses genoux et posé son regard sur lui. Son visage s’éleva légèrement alors qu’elle ne le quittait des yeux et un mince sourire vint étirer le coin gauche de ses lèvres. Son battement de cil se fit plus lent qu’auparavant.

[Taka] Non… rassure-toi, tu ne m’ennuies pas. Ta quête a la qualité de porter des valeurs. Elles ne sont pas foncièrement mauvaises, sans doute égoïstes – enfin un tout petit peu – mais personne n’aurait le droit de t’en vouloir pour ça car chacun nourrit des desseins semblables.

Je n’envie pas ta situation. Ce ne doit pas être, tous les jours, facile… Quand j’y pense, je n’ai qu’une image en tête, issue de mon récent séjour à Kumo. Un mois loin de chez moi… Elle désigna la terre de Konoha avec sa main… c’était presque comme un supplice, même si j’avais voulu m’en éloigner de mon plein gré. On ne choisit pas vraiment nos racines, je crois…

Comme un symbole de la nature, un signe de gratitude pour s’identifier à ces lieux, une brise souffla, portant jusqu’à elle l’une de ces petites feuilles si représentative du village. Ce bout de végétal issu de l’arbre qui peuplait le plus abondamment la région. Elle l’attrapa par le pétiole et la fit tourner entre ses doigts.

[Taka] Je ne crois pas que tu sois arrogant, et je sais de quoi je parle. Sans doute est-ce parce que tu n’en es au début de ton histoire… Tout ce que je sais c’est que ce n’est pas dans ce caractère que tu m’as montré. Si un jour j’en ai l’occasion, je te montrerai quelques personnes qui font très effrontées et tu verras que tu auras vite fait la différence.

En dehors de ça, je pense te comprendre. Sans que la situation ne soit forcément identique, je connais à moindre échelle ce sentiment d’attente que les gens éprouvent. La façon de le dire te paraîtra prétentieuse, néanmoins je ne puis nier que mon domaine, au sein du clan Uchiha, place une certaine confiance dans mes mains. Il semble évident, pour plusieurs personnes, que je suis vouée à y jouer un rôle majeur. Lequel ? Je n’en sais rien, j’improviserai en me forçant à rester moi même. Sans doute est-ce là le plus important à l’heure actuelle.

Elle marqua une pause. Elle aussi se livrait à un long discours dont il pouvait, au choix, élaguer certaines parties ou boire dans son intégralité. Si la deuxième solution était la bonne, il lui faudrait quelques secondes pour avoir tout assimilé.

[Taka] Bref… Si un jour tu as besoin de compagnie ou d’aide pour obtenir un laisser passer jusqu’à Iwa, fais moi signe. Je ne suis pas des plus influentes, bien au contraire, mais je pourrais sans doute essayer quelque chose. Dans le pire des cas, une Chuunin pour t’accompagner sera sans doute la bienvenue ? Si toutefois elle ne s’immisce pas dans tes affaires.

Elle lui sourit amicalement, craignant tout de même de s’avancer de trop… Mais bon, de la bonne volonté n’était jamais superflue en ce bas monde.


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MessageSujet: Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha   Sam 5 Déc - 17:47

Le jeune homme ne cessa d’observer Taka, alors qu’elle venait de s’asseoir et de hocher la tête avant de lui répondre. Tous ces mots lui en apprenaient plus que tout ce qu’elle avait dit jusqu’à présent, sur elle. Il plongea dans ses réflexions, écoutant son discours en réfléchissant à tout ce qu’il impliquait. Ils se ressemblaient plus qu’il ne l’avait cru au premier abord. Et maintenant, il envisageait autrement sa mine soucieuse, presque triste, qu’elle lui avait montré avant de lui demander de l’accompagner. Ils cachaient tout deux beaucoup de choses dans leurs esprits. Ainsi, elle était une Uchiha... Il écarquilla un instant les yeux sous la surprise. Le jeune homme n’avait aucune idée de la manière dont ces derniers vivaient. Aucune idée de leur mode de pensées, aucune idée de leur hiérarchie... Il ne savait qu’une seule chose, qu’ils avaient de l’influence dans le village et que leur don héréditaire suscitait peur. Et convoitise. Il s’interrogea une seconde sur la vie au sein d’un clan comme celui-là. À l’époque où les Hayasa étaient à Iwa, ils auraient presque pu s’apparenter aux Uchiha, en terme de prestige et de réputation. Ils étaient influents, participaient à la vie du village, et leur don héréditaire, mystérieux à l’époque, faisaient d’eux des ninjas reconnus et crains. Mais Akizuchi n’était pas encore né à cette époque, alors il ne pouvait que se poser des questions quand à la vie que ces ancêtres avaient vécus.

Taka avait elle aussi des personnes prêtent à croire à ses talents. C’était intéressant, de voir à quel point certains pouvaient miser sur des gens n’ayant pas encore fait réellement leurs preuves. Enfin, il ne pouvait pas dire si le jeune femme méritait ou non qu’ils croient en elle, puisqu’il venait à peine de la rencontrer, mais sa famille à lui, c’était le cas. Il n’avait encore rien prouvé, et ils étaient tous derrière lui. Pour aucune raison, pour le moment, puisqu’il n’avait encore obtenu aucun résultat. À croire que les croyances du clan prévalaient sur le mérite. Juste parce qu’il avait tué une fillette et que ses yeux étaient devenus rouges, ils pensaient tous qu’il reviendrait en héros et prendrait la tête du clan pour le relever de ses décombres. Il soupira longuement. Cette foi était admirable... Et s’il échouait ? Il secoua la tête pour s’extraire de ses pensées, comme il avait l’habitude de le faire. Il ne se pardonnerait pas, si tout ne marchait pas. D’abord parce qu’ils auraient déçu ceux qui comptaient sur lui, mais aussi parce que cela signifierait que le clan continuerait dans sa voie actuelle, à savoir sacrifier d’innocentes vies pour se préserver. Et ça, il ne pouvait pas le permettre. Plus maintenant qu’il en avait fait la promesse à Ine.

Puis, la jeune femme proposa une chose qui stupéfia Aki. Il ne put cacher sa surprise, cette fois, et ses yeux s’écarquillèrent significativement, alors qu’il se repassait les paroles de Taka en son esprit. Premièrement, il apprenait qu’elle était Chuunin, mais ce n’était pas cela qui l’étonnait. C’est le deuxièmement. Sa proposition. Il afficha une petite moue souriante, et répondit sans plus attendre.

“- M’accompagner... Et bien... Ce... Ce serait avec plaisir !

Il lui offrit un grand sourire.

“- Cette Chuunin serait vraiment d’une compagnie très agréable pendant ce voyage. Et elle ne devrait pas avoir d’inquiétudes quant à s’immiscer dans mes affaires.

Il hocha la tête doucement, le sourire toujours accroché à ses lèvres. Puis, il inclina un peu la tête.

“- Ce que tu me dis me permet de réfléchir... Pour tout t’avouer, je ne me sens pas vraiment Konohéen... Cette feuille que tu tiens dans tes mains ne représente pas autant pour moi que ce qu’elle semble représenter pour toi...

Illustrant ses propos, il posa une main au sol, et prit entre ses doigts un peu de terre. Puis, il pointa sa main vers le ciel, regroupant la terre dans sa paume. Il sourit doucement, et tendit l’autre main pour aller délicatement saisir la feuille qu’elle tenait toujours. Il effleura ses doigts, se sentit frissonner une seconde, puis se recula, très peu gêné de l’avoir presque touché de la sorte. Il posa la feuille sur le petit monticule de terre meuble. Puis, levant le bras jusque son visage, il tourna un peu la tête pour ne pas viser Taka, et souffla doucement. Le symbole de Konoha s’envola avec quelques particules de poussière, avant de tomber avec légèreté au sol. La terre, elle, était toujours dans sa paume. Il regarda Taka.

“- Un simple coup de vent, et la feuille disparaît au profit de la terre... Si un jour j’avais à choisir entre Konoha et Iwa, ce sera mon choix.

Il tendit le bras et laissa tomber la terre sur le sol, avant de s’essuyer les mains.

“- Je suis fier d’appartenir à ce pays. Même s’il n’est plus que ruine, à présent...

Il soupira longuement, puis, hésita une seconde, avant de se lancer, en s’adossant à l’arbre et en y posant la tête.

“- Tu me demandais si j’avais un rêve, tout à l’heure... En réalité, il y en a bien un. Mais comme tous les rêves, il ne sera rien d’autre. J’aimerais voir le village d’Iwa se relever et le pays de la terre retrouver sa puis...

Il avait souri doucement. Un coup de vent frappa l’endroit où ils étaient. En sentant l’air sur sa peau, le jeune homme ferma les yeux, appréciant la caresse du vent, s’interrompant dans son discours. Il resta là, immobile, à sentir la nature autour de lui. Ses cheveux virevoltaient en proie à la puissance d’Eole, tandis qu’il souriait plus largement maintenant. Lorsque tout cessa, il ouvrit délicatement les paupières, il baissa la tête pour fixer Taka.

“- Et je ne t’ai pas trouvé prétentieuse. Je te comprends, je crois... Après tout, nous visons tout deux quelque chose de semblable...

Ses yeux retrouvèrent leur malice tandis que ses lèvres se pincèrent pour un sourire presque coquin.

“- Et puis, même si je pensais que tu l'étais... Ne dit-on pas que les Uchiha le sont, généralement ?

Il laissa éclater un nouvel éclat de rire cristallin et clair. Les on-dits, encore une fois... Il l’avait tourné en plaisanterie, puisque lui ne le pensait pas. Ne pas juger sans connaître. Mais il était vrai qu’il avait eu des échos en ce sens, en se promenant dans le village.


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MessageSujet: Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha   Dim 6 Déc - 15:56


De la surprise au soupir… Il était évident que de pareils échanges devaient susciter un grand nombre d’émotions et de pensées. En plus de ça, Taka avait su prendre Akizuchi au dépourvu. En fait, elle s’en doutait un peu. La proposition n’était pas franchement attendue et il semblait qu’elle l’eût balancée comme ça au gré des vents alors qu’elle gardait ses yeux rivés sur la petite feuille qui tenait encore entre ses doigts. Pour dire vrai, elle ne s’imaginait pas encore partir pour le pays de la terre, en fait, elle avait inconsciemment misé sur la latence des autorités du village. En effet, les promotions n’était sans doute pas rare, mais elle avait cette caractéristique d’arriver toujours bien après le moment où on les attendait. Elle savait, ou du moins se doutait, que le jeune homme patientait déjà il ne restait plus qu’à savoir depuis combien de temps.

Ses yeux quittèrent la feuille pour s’envoler loin, le plus loin possible. C’était à son tour d’être surprise mais elle le dissimulait derrière ce vague air absent. Elle savait qu’il lui souriait, ce à quoi elle ne sembla pas franchement répondre. Au lieu de ça elle l’écoutait, sans le déranger, comme cela se faisait depuis le début. Apparemment, il ne se sentait pas habitant de ces lieux. Comment lui en vouloir ? Après tout, s’il n’était pas d’ici, il était sûrement de là… ou là bas. En fait, peu importait à Taka de savoir si tel ou tel shinobi se sentait être un Konohéen, pourvu qu’il fasse son travail correctement. Elle le regarda ramasser un petit monceau de terre qu’il tourna vers le ciel. Ses doigts cessèrent de faire virevolter la petite feuille tandis que le Hayasa s’en saisissait pour la ficher sur ce petit tas qu’il tenait. Intriguée, elle le regarda faire sans rien n’exprimer. La jeune fille observa attentivement cette feuille s’évader alors qu’elle subissait le souffle du garçon, puis elle revint sur ce dernier, attendant l’explication de tout ceci, une explication qu’elle prit comme une phrase à double sens.

Et ce n’était pas la suite de ce discours qui venait infirmer ses doutes. Elle se laissa tomber au sol une fois de plus, laissant son attention se balader sur les paroles du jeune homme. En quelques secondes, il avait fait trois fois référence à son pays de trois façons semblables. Quel dommage… quel dommage que cet esprit militaire fût devenu une chose intrinsèque à sa personne car, par son influence, elle ne voyait plus en Akizuchi un simple jeune homme très agréable mais un futur ennemi si toutefois il atteignait une puissance susceptible d’inquiéter le village. Elle soupira sans vraiment s’en rendre compte, souriant de ce parallèle qu’il tirait entre eux et qui demeurait non moins vrai. Sans doute avait-il raison, sans doutes courraient-ils après les mêmes choses.

[Akizuchi] Et puis, même si je pensais que tu l’étais… ne dit-on pas que les Uchiha le ont, généralement ?

Il rit de sa remarque. Quant à elle, Taka se contenta de fermer les yeux en laissant échapper un petit rictus, sourire aux lèvres. Etrange réserve qui s’imposait à elle. Elle demeurait persuadée que tout ceci n’était que dû à ce qu’elle venait d’entendre, et malgré tout ce qu’elle avait éprouvé de bon, elle n’arrivait à se détacher de cette dernière impression un peu plus amère. Akizuchi… le nom résonna dans son esprit alors que ses lèvres déposaient leur marque dans l’espace.

[Taka] Je pense pas qu’il y ait un mal à apprécier sa condition… Le tout c’est de ne pas en faire une doctrine. Mais bon, c’est vrai que « mes cousins » laissent souvent une mauvaise impression.

Elle haussa les épaules, marquant un certain désintérêt pour la chose. En fait, il n’en était pas tant, mais elle ne pouvait changer le monde en un claquement de doigt. D’ailleurs, pour ce faire, il aurait fallu qu’elle puisse changer le clan par le même procédé, ce qui n’avait rien de réaliste.

Ses yeux fermés, elle se délecta d’un instant de silence. Moment pendant lequel chacun devait être en train de faire la synthèse de tout ce qui avait été donné et reçu. C’était peut-être un peu calculé, peut-être faussement vrai… mais elle ne pouvait s’empêcher de faire rationnellement le point de temps en temps. C’est à ce moment là qu’elle prit réellement conscience du temps qui s’était écoulé depuis qu’elle était arrivée au parc. Ses yeux s’ouvrirent brusquement et elle regarda dans la direction du centre ville comme si elle avait pu le voir de là où elle se trouvait. Redressée, elle se tourna vers Akizuchi un sourire aux lèvres puis elle se leva. Epoussetant ses vêtements, elle prit la parole à son attention.

[Taka] Il se fait tard… Je pense que je vais rentrer. Comme je l’ai dit, je reviens d’un voyage à Kumo, et je n’ai pas encore vu ma famille.

Son sourire s’agrandit un peu dès lors qu’elle faisait référence aux siens.

[Taka] Est-ce que je… pourrai te revoir ? Tu n’as rien de prévu cet an-ci ?

La question était sans doute directe, peut-être le mettrait-elle mal à l’aise ? Elle n’en savait trop rien mais elle gardait cette façon directe d’aller au but. Elle termina de frapper un pan de sa tunique d’où s’envolèrent quelques brindilles puis elle tapota ses mains entre elles. Son regard s’évada une fois de plus vers le centre… A l’heure qu’il était, ils devaient sûrement être tous rentrés. Son ventre poussa une longue plainte, lui rappelant qu’elle n’avait pas mangé depuis qu’elle était arrivée, lui forçant un sourire alors qu’elle posait une main dessus comme pour le cacher.

Encore quelques mots… puis Akizuchi se retrouverait seul, pouvant terminer sa journée à sa guise.

~~Fin~~


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Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

~ Registre des missions ~
D:0/0 | C:2/0 | B:0/1 | A:0/0

~ Assassinats ~
Aucun

MessageSujet: Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha   Jeu 14 Jan - 14:10

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MessageSujet: Re: Les sentiers de l'oubli, un ailleurs dans Konoha   

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