Partagez | 
 

 Appartement d'Hakai

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Appartement d'Hakai   Ven 6 Mar - 16:51

Le jour même ou mes papiers avaient été validé par l'académie, on m'avait confié un appartement. Au début, cela m'avait étonné, mais par la suite cela me parut évident. Comment le village pourrait laisser son armée dormir dans la rue. On m'indiqua gentiment le quartier et m'invita à mit rendre. Je repartais sur mes pas. Je marchais dans la rue admirant le paysage urbain. Tout semblait paisible. Aucun problème en vue. Mais la chose qui me choqua le plus était qu'aucune personne ne faisait la manche, aucun pauvre. Cela pouvait il vraiment être réel ? Des passants, des enfants et des ninjas. Voilà ce qui se trouvait dans la rue. Mais ou sont donc passé les pauvres ? Une ville ne peut pas vivre sans pauvre, ou sinon c'est le paradis.

J'arrivais rapidement dans un quartier remplit de petits lotissements. D'après la secrétaire, mon appartement devrait se trouver parmi eux. Mon appartement portait le numéro treize. Je continuais à avancer jusqu'à à y arriver. Je me trouvais entre deux maisons, l’une d’elle semblait habitée par des petits vieux. La première chose qu’ils firent en me voyant rentrer dans mon nouveau logis était de faire les commères auprès de tout le voisinage.

[Hakai] « Je sens que je vais me plaire ici… »

L’appartement était un deux pièces. Il y avait bien sur les toilettes salle de bain, la chambre salle à manger et une salle vierge, destiné au choix du propriétaire. Il était clair que bientôt cette pièce serait une salle d’entrainement. Il se faisait tard mais je devais tout de même sortir faire les courses. Le frigo était vide. Les étalages étaient à présent quasi vides. Je réussis tout de même à trouver quelque légume et un morceau de viande. Juste assez pour le repas du soir. Sur le chemin du retour, je pouvais voir les habitants mettre leurs objets sur la route. Du bois massif.

*En bricolant tout ça, je pourrais commencer à me faire une bonne salle d'entrainement.*

Je pris les quelques planches qu'il y avait sur mon dos. Arrivé chez moi, je mis de côté le repas pour m'activer sur la construction d'une barre. Vu le peu de matériaux à ma disposition, je ne pouvais faire que cela. Mais qu'importe, je pourrais ainsi développer mes biceps et cela, sans avoir dépensé le moindre sous. Je mis une petite heure pour fixer la barre. Je fis ensuite une série de cent tractions avant d'aller me coucher, exténué.

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Jeu 7 Mai - 12:41

Hakai : +3 XP
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Ven 24 Juil - 0:35

Une nuit de cauchemar. La brume qui était descendue, l'orage qui grondait dans les montagnes et une obscurité total seulement éclairé par les éclairs qui fendaient le ciel en deux. Seul dans mon lit, je transpirais et pourtant je ne pratiquais pas le marathon nocturne. Endormie, prisonnier dans un cauchemar qui n'en finissait plus, je vivais l'un des jours les plus horribles de ma vie, la mort de Kaban, le doyen des pauvres dans mon village natal. J'avoue que tout est flou, lorsque je les avais quitté, tout était normal, il ne semblait pas malade alors pourquoi? Je cherchais. J'étais pour le moment dans la rue vide et noir comme l'était Konoha, je la reconnaissais, c'était la rue principale du village, là où les marchands installent leurs étalages et ou les gosses volent leurs victimes la journée. D'un coup, j'aperçus une silhouette. Elle marchait dans la rue déserte, elle était assez grande et baraqué. Je pus également distinguer une sacoche ninja. Mais que ferait un ninja dans ce bléde pommé? Le ninja semblait chercher quelque chose, il regardait chaque porte, chaque enseigne et chaque mur du village comme s'il se délectait de l'endroit. Je n'entendais rien, mais je pouvais ressentir son rire machiavélique pénétrer dans chaque rue. Puis, plus loin, j'aperçus une autre forme sombre cette fois plus petite. Elle semblait être celle d'un enfant. Elle marchait lentement, collait contre le mur. Je reconnus cette façon d'agir immédiatement pour l'avoir pratiqué des centaines de fois. Mais je savais pertinemment que voler de nuit était plus dangereux que de jour. Il n'y avait pas cette foule pour vous camoufler, mais ce n'est pas tout, lorsque vous courez de nuit, vos pas résonnent contre dans les rues et vous êtes facilement repéré dans ces rues désertes, il faut donc avoir une cachette dans le coin. J'essayais de parler, essayer de mettre en garde le gamin mais rien ne voulait sortir. J'étais impuissant, obligé de regarder la scène. Je savais qu'il ni avez que deux solutions: soit le gosse arrive à voler et à se cacher ou soit il sera exécuté comme un vulgaire microbe et son corps sera découvert le lendemain par la garde qui classera rapidement l'affaire sans suite. Les choses s'accélérèrent. Le gosse c'était jeté en avant mettant et ressortant sa main de la poche du type. La course poursuite était lancée. Mais bizarrement le gars ne bougea pas. Il réalisa plus tôt une série de signe que je ne connaissais pas et disparut dans un rideau de fumée.

Je me sentais transporté par un vent. Je survolais la région pouvant observer le village et les forêts environnante. Je fus alors aspiré par le sol et j'atterris dans mon chez moi, le coin de rue des pauvres comme les gens l'appellent. Tout semblait calme, les gens dormaient sur leurs matelas miteux et les plus importants de la communauté dans des cabanes construites en matériaux de récupération. Un feu consumait ces dernières bûches au centre de tout cela. Petit à petit, on pouvait entendre des pas approchaient à toutes vitesses. Je savais que c'était le gosse, mais il était fou de rentrer déjà au campement après avoir volé une telle personne. L'une des règles du vol nocturne était de toujours passer la nuit dans sa cachette pour éviter de mettre la communauté en danger. Le môme ne mit pas longtemps à se vanter devant toutes les personnes s'étant levé devant tant d'agitation. Mais tout cela allez s'arrêter. Dans un nouveau nuage de fumée, le ninja encapuchonné réapparu derrière le gosse.

[Hakai]"Sauve toi!!"

Rien à faire. Aucun de mes mots ne semblaient avoir de conséquence dans ce monde. L'homme saisit le gosse par les chevaux et l'observa de ses yeux rouges.

[???]"Alors, c'est ici que se cache les microbes."

Il lâcha le gosse pour lui assener un violent coup-de-poing dans les côtes, le gosse fut envoyé violemment dans les poubelles ou l'on pouvait entendre ses gémissements. Réveillé par le brouhaha, Kaban sortit dans la rue. Il regarda l'enfant puis l'homme encapuchonné.

[Kaban]"Je vous en supplie. Récupérait votre bien et partait, je vous en supplie. Nous sommes forcés de voler pour survivre. Je vous en supplie."


L'homme ne réagissait pas, mais après de longue seconde il enleva sa capuche de sa tête pour laisser apparaître son visage monstrueusement ravagé par une cicatrice longeant son visage de haut en bas et qui continuait probablement sur le reste de son corps. Son sourire démoniaque devrait faire fuir le monde autour de lui mais rien. Peut être était il paralysé de peur? Il s'avança doucement vers Kaban. Il ne restait plus que quelques pas que je le vis sortir un kunai de sa manche.

[Hakai]"Non!!!"


Shaaft...

Le sang coula sur le sol humide. Tout le monde resta silencieux. J'essayais d'avançais vers l'assassin pour lui faire payer, mais plus j'avançais plus l'image reculais. Mes larmes troublèrent ma vision. Je m'arrêtais étant donné que cela ne servait à rien. Il enleva le kunai de sa victime et le corps inerte du vieillard tomba raide mort sur le sol. Les gens autour commencèrent alors à trembler de tous leurs membres et certains commençaient à hurler. Le ninja exécuta alors une série de signe et tel un lance flamme, cracha des flammes tout autour de lui, transformant la rue en enfer. C'est sur ces images que je me réveillais en sursaut.

*Ce n'était qu'un rêve et pourtant... J'ai l'impression que cela était bien réel.*


Je regardais à travers ma fenêtre. Le ciel était légèrement rougeâtre, signe que le sang avait coulé cette nuit. L'image alors de Koban morts étalait sur le sol ressurgit. Je sautais de mon lit, enfilait rapidement un t-shirt et un jeen pour sauter par la fenêtre. Je me dirigeais vers la porte du village. Il fallait que je retourne la-bas pour en avoir le coeur net et venger la mort de Kaban. Arrivait devant la porte, je la trouvais fermée et les gardes occupaient de ronfler dans leur poste de garde. Je commençais alors à escalader le mur, mais le bruit finit par réveiller les gardes.

[Garde]"Et toi!! Qu'es que tu fabriques?"

Avant d'avoir le temps de faire quoi que ce soit je fus plaqué au sol un kunai sous la glotte.

[Garde]"Tu es de Konoha. Pourquoi voulais tu sortir du village à cette heure?"

[Hakai]"Un meurtre viens d'avoir lieu dans mon village natal. Il faut que je mis rende pour sauver le reste de ma famille et punir l'assassin!"

[Garde]"Est-ce une mission? Ou as-tu une autorisation de sorti?"


Je le mis au courant d'un signe de tête négatif et celui enleva alors le kunai et m'aida à me relever.

[Garde]"Je t'invite à allez au autorité pour ton histoire, mais sans autorisation tu ne peux sortir du village, en tout cas pour ton grade actuel. Rentre donc chez toi."

Je fis comme il me le conseilla et je rentrais donc chez moi. M'allongeant une nouvelle fois sur le lit, je fixais le plafond du regard. Je réfléchissais pour savoir si demain je devais me rendre au poste de police ou non. Je finis par abdiquer pensant que jamais ils ne me croiront, ce n'était qu'un rêve, vont-ils me dire. Et de toute façon, jamais quelqu'un ne bougera le petit doigt pour le meurtre d'un clodo.

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Mar 28 Juil - 18:22

Hakai : +7 XP
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Mar 29 Déc - 0:57

Hakai avait une multitude de question à poser à Kinimo. Après tout il n’allait pas risquer de travailler avec un partenaire qu’il ignorait tout. Il lui faudrait savoir ses origines, ses buts, sa puissance… Bref la cerner. Hakai n’avait pour habitude d’interroger ses « amis » mais dans ce cas cela l’exigeait. Il n’était pas pressé de le faire cependant. La chienne pourrait être vexé mais si elle le souhaitait elle pourrait poser ses questions également.

Voyant que de plus en plus de mon était intrigué par leur conversation qui s’éternisé, Hakai se releva. Il était assez fier de s’être trouvé un compagnon. Un chien pouvait toujours servir en mission. Mais comme elle l’avait souligné, elle se gardait le droit de partir. Sur ce point Hakai était d’accord mais il devra poser ses conditions. Il ne fallait pas non plus que la chienne prenne la fuite en pleine mission.

Bref les questions attendraient. Hakai commença à marcher et fit signe à la chienne de le suivre. Il ne savait pas vraiment comme si prendre avec elle. Comme une humaine ou un animal ? Probablement comme une coéquipière… Enfin il l’espérait car pour le moment rien n’était encore fait. Il fallait qu’ils s’entraînent, qu’il la cultive et qu’elle accepte se changement. En tant normal, Hakai n’aurait été capable de dresser un animal mais elle était doté du langage se qui facilitera les choses.

Ils marchaient tous deux silencieux dans les rues du village. Hakai ignorait si la chienne avait déjà exploré le village. Pour l’heure il n’avait le temps de lui faire une visite. Après tout c’était un animal et donc curieux de nature. Si l’envie de visiter le village lui prenait elle était libre de le faire, avec son flair elle retrouverait sa trace avec facilité.

Hakai n’avait nullement l’attention de la conduire au domaine. Il ne connaissait encore rien d’elle et la demeure ne lui appartenait pas, il ne pouvait imposer à sa famille sa nouvelle colocataire. Il se diriger donc vers le centre ville à son appartement. Cela faisait quelque temps qu’il ne s’y était rendu. La poussière devait avoir gagner du terrain mais au moins elle aurait un toi sous lequel dormir. Le jeune homme s’occupera bien d’elle mais il faudra qu’elle compense cela. Il ne voulait perdre son temps pour rien.

Après plusieurs minutes de marche ou ils avaient passé leur temps à regarder les passants et à se jeter quelque regard, ils arrivèrent enfin de la porte. Hakai enfonça la clef dans l’orifice et la fit pivoter. Un cliquetis se fit entendre et il pu pousser la porte laissant apparaître un loyer assez coqué. Ils pénétrèrent tous deux dans l’appartement et Hakai referma derrière eux. La pénombre reprit son droit alors. Hakai ouvrit rapidement les volets avant de se poser sur son lit. Son regard se posa sur la chienne qui s’était installé dans un coin.

[Hakai] « Je ne suis plus revenu ici depuis quelque temps alors ne fait pas gaffe au désordre. Vois tu les Uchiha vivent généralement dans leur domaine. Par mesure de sécurité et pour ton bien être je ne t’y emmènerais pas. Crois moi ça vaut mieux comme cela. »

Il valait mieux pour elle de rester loin du clan. Il ne savait pas se qu’ils seraient capable de faire à un animal de combat doté du langage. Ils essaieraient probablement de la doctriner elle également…

[Hakai] « Bon à présent nous pouvons parler tranquillement. Alors dit moi tout sur toi. Si tu veux être ma coéquipière nous devons tout savoir l’un sur l’autre. Un mensonge pourrait couter la vie à l’autre retient bien cela. »

Il regardait l’être avec ses yeux argenté. Aucune émotion particulière n’était lisible sur son visage. Il attendait plus une réponse de l’animal.


Dernière édition par Hakai Uchiha le Ven 15 Jan - 17:19, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Mer 30 Déc - 4:40

Hakai emmena finalement Kinimo dans ses appartements : l’endroit n’était pas particulièrement grand, et la poussière la fit éternuer une ou deux fois mais c’était tout à fait convenable pour la chienne. Elle n’était pas du genre à se plaindre, encore moins pour se genre de choses : seule soucis, Hakai ne pouvait même pas espérer qu’elle dorme sur le sol ou sur un simple tapis. Il lui faudrait au moins un sofa ou quelque chose d’assez moelleux, sans quoi elle squatterait le lit sans hésiter. Mais cela pouvait attendre pour le moment. Elle trouverait bien un moment pour le caser au milieu de la conversation.
L’Uchiha expliqua qu’il ne pouvait pas emmener la chienne au domaine de sa famille. Kinimo était à la fois un peu déçue et rassurée : elle venait à peine de rencontrer Hakai, elle ne le connaissait pas vraiment… si déjà elle devait rencontrer toute la famille, elle risquait d’être très mal reçue, il valait mieux qu’elle ait au moins fait ses preuves avant. D’ailleurs l’humain semblait du même avis, à moins qu’il n’ait autre chose en tête : après tout elle ne savait rien de ce groupe, sans doute n’étaient-ils pas tous aussi sympathiques qu’Hakai.
Une fois que Kinimo eut fait rapidement le tour du logis, elle se posa dans un coin en face d’Hakai, prête à répondre à toutes ses questions : d’ailleurs l’homme fut assez direct. Cela n’avait rien d’étonnant vu l’importance du sujet, après tout ils pourraient risquer leurs vies en mission ensemble, mais c’était presque un changement d’attitude par rapport à ce qu’elle avait vu de lui dehors. Elle devait tout lui dire… absolument tout sur elle ? Impossible, bien évidemment. De même elle allait sans doute devoir le questionner, mais certains détails resteraient secrets quoi qu’il arrive.


« Comme je te l’ai déjà dit, je m’appelle Kinimo et je suis une invocation. Je voyage seule depuis un long moment maintenant, à la recherche d’une personne qui m’aiderait à compléter mes connaissances des invocations. »

Elle marqua une courte pause : l’homme comprendrait sans doute assez rapidement qu’elle désirait rester plutôt vague sur ce point. Il pouvait toujours la questionner, elle lui répondrait, mais pour plusieurs raisons elle n’avait pas vraiment envie d’en parler : premièrement il n’y comprendrait pas grand-chose, étant donné ses faibles connaissances en invocations, mais surtout elle n’avait pas besoin de donner trop de détails qui ne lui serviraient jamais.

« J’ai été invoquée dés mon plus jeune âge par une personne qui ne pourra malheureusement jamais se montrer devant toi. »

Elle marqua une nouvelle pause, pour une toute autre raison : repenser à Kiel était toujours assez déprimant pour elle. Mais elle se reprit rapidement, ce n’était pas le moment de se morfondre sur son sort. Aussi changea-t-elle totalement de sujet :

« Puisque c’est ce qui t’intéresse le plus j’imagine, je vais te parler un peu de mes capacités. Comme tu peux t’en douter, mon meilleur atout est mon flair, je peux facilement repérer une présence même si le chakra de la personne est camouflé, de même suivre une piste n’est pas un problème. Par contre pour ce qui est des combats, je ne suis pas vraiment bonne combattante : mais rien qu’à voir ta carrure, j’imagine que ce sera suffisant. »

Elle sourit légèrement, se doutant qu’Hakai serait un peu déçu par cette annonce : les animaux possédaient généralement plus de force brute qu’un humain, ce qui faisait d’eux d’excellents coéquipiers de combat. Mais pour une fois, ce n’était pas le cas : dans un combat rapproché, Kinimo n’était pas si dangereuse que ça, tant que l’on faisait attention à ses crocs.

« En fait je peux utiliser quelques techniques de Shinobi, mais mon corps n’est pas vraiment adapté, si tu vois ce que je veux dire. »

Elle jeta un coup d’œil à ses pattes : en effet pratiquer du Ninjutsu ainsi n’était pas aisé, jamais elle ne serait capable d’effectuer une longue suite de signes rapidement tout en se déplaçant… bref elle n’avait que peu de connaissances dans cette voie. Etrangement elle avait eut une attirance pour le Genjutsu… Kinimo misait gros sur sa confiance en Hakai : s’il la trahissait dans la minute qui suivait, elle serait vraiment très mal… certes elle ne lui disait rien de vital, mais rien que sa prochaine phrase pouvait la mettre en danger s’il devenait un jour son ennemi. La chienne préférait ne jamais prendre de risque, mais pour une fois…

« Même si je n’ai rien d’une grande maitresse dans cette voie, je pratique du Genjutsu pour me défendre. Pour le reste, je te demanderais de me poser directement tes questions sur ce que tu veux savoir, sinon à toi de me dire ce dont j’aurais besoin.»

Elle préférait s’arrêter là, normalement l’humain n’aurait besoin d’aucune information supplémentaire. Bien sûr il la questionnerait sans doute encore pendant un bon moment, mais s’il n’était pas plus précis dans sa demande, Kinimo n’ajouterait rien d’elle-même. Elle espérait qu’il comprenait qu’elle en disait déjà beaucoup en révélant son style de combat, ce devait être une preuve suffisante qu’elle était prête à se lancer jusqu’au bout.
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Mer 30 Déc - 6:23

Les yeux argentés de l’homme fixaient les deux orbites bleues de l’animal. IL était curieux comment la présence de l’animal pouvait se sentir. Habituellement le chien restait allongé attendant que le maître bouge. Ici elle était dotée d’une conscience qui lui était propre, d’un langage qui était le sien. Hakai commençait à voir en elle un véritable être plus qu’une vulgaire bête de compagnie. L’aventure en serait d’autant plus existante. Mais malheureusement Hakai devrait très bientôt tenir un discours dur. Il montrait que rarement se côté la, il était gentil de nature et n’utilisé la dureté quand dernier recours dans un dialogue. Dans ce cas la c’était plus pour montrer l’importance de la décision que venait de prendre l’animal. Il allait lui offrir une dernière chance de tout arrêter avant de s’engager dans une relation qui n’allait pas duré quelques jours. Car en effet, s’octroyer une dette par le conseille ne se faisait pas en deux semaines. Il est même possible qu’elle n’y arrive jamais. Mais qui ne tente rien n’a rien. Mais sans passer par la, jamais elle ne pourrait obtenir d’information. Il fallait qu’elle l’accepte, elle avait plus à gagner en devenant résidante du village de la feuille plutôt qu’à partir à droite à gauche, faire la belle et se retrouver sans sous. Ici Hakai ne lui garantissait nullement un salaire, mais plutôt une vie palpitante, un loyer et de quoi vivre. Avec une rigueur exemplaire, elle pourrait alors un jour passer sa requête au prêt des hauts dirigeant. Mais cela pouvait également passer par Hakai. Aujourd’hui il était l’un des meilleurs genin du village, demain il pourrait très bien passer chuunin et avoir de meilleure relation. Il ne comptait nullement sur le clan. La seule personne capable de le renseigner serait Takeshi et pour lui Hakai n’était qu’un insecte. Non… Il se concentrerait sur les autorités. Hakai avait plutôt une bonne apprêtions d’Akogare. Avec plus d’expérience, il pourrait espérer l’approcher plus souvent et ainsi entretenir une amitié ou une banale connaissance. Quoi qu’il arrive, Kinimo avait plus de chance d’obtenir ce qu’elle voulait avec lui que seul.

Elle commença alors les bases. Ses origines étaient plus ou moins floues. Tout ce qu’apprenait Hakai était qu’elle fut invoquée par homme probablement mort aujourd’hui en entendant ses paroles. Elle n’avait toujours pas dit pourquoi elle recherché si désespérément des informations sur les invocations. ON faisait beaucoup de choses avec cela, en mal ou en bien. Hakai avait comme le pressentiment que cette chienne n’était pas maléfique mais il devait se montrer prudent. Au moindre écartement de se part il n’existerait pas à la châtier ou pire à la tuer. La sécurité du village primé sur tout autre chose. Elle avait déjà de la chance d’être tombé sur lui…

Il écouta ensuite les précisions que lui apporté la chienne sur ses capacités. Il y avait le principal. La présence d’un chien dans l’équipe était surtout important pour la traque ou la recherche. Le combat c’était plus le boulot des shinobis. D’ailleurs Hakai ne demanderait pas à sa chienne de se battre à moins d’être sur de ses capacités. A première vue elle était beaucoup trop frêle pour combattre. Elle serait à peine capable d’affronter un étudiant fraîchement débarqué à l’académie. Mais le fait que la chienne sache utiliser les jutsu l’étonna. Il fallait réaliser des signes et avec des pattes il était impensable que cela soit possible. Hakai lui demandera une démonstration en temps voulu. L’heure était aux questions. Elle pratiquait le genjutsu, art qu’Hakai ne connaissait que les bases ou plus tôt rien. La seule chose qui se ramenait à cette voie était ses yeux. Il les maîtrisait déjà avec pas mal de mal alors… Des questions… Hakai en avait des tonnes mais pour ne pas trop abuser l’animal il ne posera que les principales aujourd’hui.

[Hakai] « Je veux savoir ton passer. D’où tu viens ? Qui était ton invocateur ? C’est des choses importantes que je dois savoir. Il en va de la sécurité du village. »

Il regarda l’heure. Malgré tout le temps avancé et la fin d’après midi arrivait à grand pas. Il se leva du lit et se dirigea vers la cuisine. Il ouvrit une armoire qui se trouvait en hauteur. Instinctivement il regarda la chienne. A cette hauteur elle ne pourrait attraper le contenu de l’étagère à moins qu’elle ait des dons d’acrobate. Il devrait tous descendre plus bas.

[Hakai] « Tu peux t’installer sur le lit. Je ne vais pas t’acheter de panier ou autre. Du moment que tu n’as pas de puce et que tu respectes ma place. »

Il saisis deux bol et un paquet de céréale. Il versa tout d’abord de l’eau dans un bol puis des céréales dans l’autre. Il ne savait pas vraiment se que aimer la chienne. Une question encore à poser… Il déposa le tout dans un coin qui serait à présent réservé à la chienne. Le paquet dans une main, une boisson énergétique dans l’autre, le jeune homme se jeta sur le lit dans son côté… Il dormait toujours du coté gauche du lit. Il y avait une table de chevet mais surtout c’était le côté le plus proche de la porte. Un instinct de survie qu’il avait gardé depuis son enfance.

[Hakai] « Autre chose. Tu sais que travailler avec moi t’inclura alors en quelque sorte au village. Je vais être franc avec toi. Il vaut mieux que tu restes ici travaillé quelque année. Engranger de l’expérience et de la réputation plutôt que de visiter le monde en simple inconnu. »

Il plongea sa main dans le paquet et en sorti une pétale qu’il jeta adroitement dans sa bouche.

[Hakai] « Ce n’est pas en simple voyageur que les gens te céderont quelque chose. Taille toi une réputation avant. Le pays du feu est grand et influant. Pas de meilleur endroit pour cela. Il faut juste que tu acceptes de travailler comme konoharien et je te rassure je sais que c’est dure. J’ai moi-même abandonne ma liberté pour venir ici. Mais je ne regrette rien. »

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Mer 30 Déc - 19:50

L’homme ne posa pas tant de questions qu’elle l’aurait imaginé : il voulait surtout en savoir plus sur son passé. Kinimo était décidée à répondre à ses interrogations sans lui cacher grand chose : elle répondit donc de façon honnête, tout en suivant Hakai qui se dirigeait vers la cuisine.

« J’habitais une petite ile non loin de Konoha, seule avec mon maître Kiel, un vieux type totalement fou des invocations. Il est toujours resté discret pour pouvoir mener ses recherches sans être dérangé, il doit à peine être connu de nom par quelques personnes ici. Il ne reste rien de mon passé à part moi-même. »

On aurait pu attendre de Kinimo qu’elle fasse bon nombre d’éloge de Kiel, mais non. Après tout, c’était vrai : il devenait à moitié fou lorsqu’il partait dans ses recherches. Mais son respect pour lui allait au-delà des compliments : il avait décidé de rester méconnu jusqu’au bout, ce n’était pas à elle de changer ça. Hakai déposa un bol d’eau ainsi qu’un autre de céréales dans le coin où Kinimo s’était installée, sous le regard amusé de la chienne : le pauvre humain ne savait probablement pas comment réagir, et encore moins comment la nourrir. D’ailleurs elle aurait explosé de rire s’il lui avait sortit une boite de croquettes pour chien… elle ne prenait jamais mal ce genre de chose, c’était plutôt normal : d’ailleurs elle ne risquait pas de manger dans une assiette avec des couverts, un bol était bien plus approprié. Elle n’attendit pas bien longtemps pour se mettre à laper un peu d’eau mais ne toucha pas au reste : elle préférait terminer la discussion avant de manger quoi que ce soit. Hakai reprit après s’être avachi sur son lit, arrivant à la partie qui dérangeait le plus Kinimo : rester aussi longtemps ici… es-ce qu’elle pourrait le supporter ? Probablement pas. En tout cas, pas tout de suite :

« Je comprends tout à fait dans quoi je me lance en acceptant de travailler à Konoha… c’est pourquoi je ne vais pas commencer immédiatement. Ca pourrait te paraitre étrange, mais mon instinct me dit que je devrais tout de même terminer ce que j’ai commencé avant de vraiment m’attacher ainsi à un village. Une semaine… je pense que ça devrait être suffisant. Dans une semaine je reviendrais ici et tu pourras me montrer ce que tu attends de moi. »

Hakai allait sans doute vouloir qu’ils s’entrainent un long moment avant de commencer une quelconque mission ensemble : après tout ils ne savaient rien l’un de l’autre, faire un travail d’équipe dans ces conditions était presque impossible. De plus, comme l’avait dit Hakai, si elle se lançait dans cette histoire ce serait probablement pour plusieurs mois voir années, et bien qu’elle n’abandonne pas sa liberté vis-à-vis du village, elle ne pourrait plus le quitter aussi facilement qu’aujourd’hui. Surtout pour se rendre dans un autre village, puisque l’endroit où elle voulait se rendre durant cette petite semaine n’était autre que Kumo.

« Je comprendrais que tu ne veuilles du coup rien me dire sur toi avant que je sois revenue, mais ne t’en fais pas je compte tenir mes engagements. Si je ne suis pas là dans une semaine, c’est simplement qu’il m’est arrivé quelque chose, ou que tu as préféré refuser… »

Après tout elle ne savait toujours pas s’il avait réellement confiance en elle, peut être ne faisait-il que la tester depuis le début ? Au point où elle en était, elle n’avait plus rien à perdre, autant lui faire confiance jusqu’au bout. N’ayant rien à ajouter, Kinimo baissa enfin sa tête au niveau du bol de céréale, attrapant quelques pétales dans sa gueule : ce n’était pas mauvais, elle pourrait s’en contenter pour le moment. Hakai allait rapidement comprendre que la chienne n’était pas contrariante : puisqu’il avait décidé de la laisser monter sur le lit sans même qu’elle lui demande, elle n’avait rien d’autre à réclamer. Quand à l’entrainement qu’ils allaient devoir faire ensemble, elle était plus curieuse qu’autre chose. Mais pour le moment, c’était à l’humain de choisir s’il restait de même avis ou non : la petite absence de Kinimo pouvait très bien être un frein à son enthousiasme, mais la chienne ne reviendrait pas sur sa décision.
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Mer 30 Déc - 21:10

Hakai n’avait jamais entendu parlé d’une île ou un vieux fou étudiait les invocations. Après tout Hakai ne savait pas grand-chose. Et encore moins sur des sujets qu’il avait à peine prit connaissance dans un bouquin.Si sa curiosité ne l’avait pas poussé à lire cette ouvrage Hakai ignorerait complètement l’existence des invocations. Entre deux pétales de céréales, il regardait attentivement la chienne essayant de déceler la moindre émotion qui pourrait signifier un mensonge ou autre. Mais rien de tout cela. Hakai pensait pouvoir lui faire confiance jusqu'à présent.

Elle savait dans quoi elle s’embarquait ? Peu être bien… Où peu être croyait elle simplement qu’elle allait faire joujou au ninja. Hakai se devait de clarifier encore un peu ce sujet. Car dans une semaine, lorsqu’elle reviendra, sa vie changera. Elle ne sera plus la même, sa vie aura un tout autre objectif et sera focalisé autour du pouvoir et du village.

Son envie de parcourir d’autre village ne dérangeait du tout Hakai. Il y avait peu de chance que la chienne découvre quelque chose en une semaine mais qui sait… Sans y aller elle ne pourrait jamais en être sur. Elle était encore libre de choix, pour le moment. Hakai décida de la laisser profiter de cette dernière semaine de « liberté ». Car même si la prison semble dorée, on ne pouvait sortir d’ici comme on le voulait. Pour cela il fallait être chuunin et avoir une bonne raison. Le village ne laissait pas ses shinobi quitter le bercail comme cela.

[Hakai] « Je n’ai rien à cacher. Tu peux me demander ce que tu veux mais… Je tiens juste à reformuler ce que j’ai dit. »

Il posa son paquet de céréale à côté et se pencha en avant pour regarder la chienne droit dans les yeux.

[Hakai] « Tu deviendras ma propriété, mon animal, mon outil, mon arme. Les chiens de combat sont certes des être vivant mais avec les shinobi ils sont des armes. Tu es sur de vouloir quitter ta liberté pour cela ? Tu es sur de vouloir rester avec moi des années ? Et surtout… Tu es sur que ton but est aussi important ? »

La liberté est une chose que l’on retrouve rarement après l’avoir perdu. Pour un shinobi il n’y avait que deux moyens déserté ou bien progresser à tel point que le village ne peu se passer de vous. A la connaissance du genin, seul Akogare avait cette puissance. Et pour ce qui est des déserteurs… Ils ne sont pas franchement libres car ils auront toujours cette boule au ventre, la peur d’être rattrapé. C’était quelque chose qui privait l’esprit de toute confection de liberté.

[Hakai] « Kinimo… Si tu reviens dans une semaine tu devras t’être insère dans l’esprit que tu retrouveras probablement plus jamais ta liberté. Tu mourras en mission probablement avant. La vie de shinobi est dangereuse et je ne compte pas rester genin toute ma vie. Je souhaite devenir quelqu’un, tu deviendras quelqu’un ou tu mourras en restant ave moi. »

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Jeu 31 Déc - 5:36

Hakai mit une nouvelle fois Kinimo en garde par rapport à ce qu’elle allait devoir endurer dans les mois à venir si elle acceptait sa proposition : mais cette fois, elle ne se contenta pas de l’écouter tranquillement en souriant. La chienne dévisagea son interlocuteur d’un air plutôt sévère, un peu plus hésitante que l’instant d’avant : il avait probablement voulu être dur, mais ce n’était pas réellement cette dureté qui dérangeait Kinimo. Simplement elle avait l’impression d’avoir déjà entendu ce discours il n’y a pas longtemps, et elle ne l’appréciait absolument pas. Elle se fichait de sa liberté, elle se fichait même de mourir, tout ce qui lui importait était d’atteindre son but. Mais il y avait tout de même une différence entre abandonner sa liberté et abandonner tout ce qu’elle était : la faire passer pour une simple bête de combat… c’était exactement ce que Kenji pensait, Hakai venait de lui donner la confirmation que c’était simplement ce qui était enseigné aux Shinobi concernant les invocations dans ce village. Mais alors qu’elle était prête à refuser simplement par fierté, une unique phrase de l’humain l’en empêcha : « Tu es sûre que ton but est aussi important ? »

Kinimo baissa immédiatement la tête et abandonna les deux bols derrière elle pour bondir sur le lit du coté où elle pourrait librement dormir. Quelle importance pouvait avoir sa fierté à coté de son but ? Si elle devait passer pour une simple bête pour y arriver… si elle devait être moins qu’une chienne comme les autres pour trouver ce qu’elle cherchait, alors elle le ferait sans hésiter. Il pouvait même la battre, l’entrainer nuit et jour, la forcer à risquer sa vie : si à son retour elle obtenait des réponses, tout ceci n’aura pas été vain.

« Dans une semaine… si dans une semaine je suis ici, comme aujourd’hui, c’est que je suis prête à faire n’importe quel sacrifice pour atteindre mon but. Rien ne compte plus que ça, pas même ma propre vie. »

Elle tourna un instant sur elle-même avant de s’allonger en boule sur le lit, la truffe cachée par sa queue poilue. Il lui restait une chose à penser : les conséquences de tout ceci si le village n’avait rien à lui offrir en échange. Car si elle faisait tous ces sacrifices, ce n’était pas simplement pour obtenir une bonne renommée au sein d’un village ninja, mais uniquement pour obtenir des informations sur son but : imaginons que Konoha ne soit pas capable de répondre à ses attentes… comment pourrait-elle réagir ? Elle partirait sans doute sans rien dire.

« J’espère simplement ne pas devenir ce que je ne suis pas pour découvrir que je n’avais rien à y gagner… »

De quoi faire comprendre à Hakai qu’elle n’était pas tout à fait d’accord sur sa vision des choses, mais qu’elle était prête à faire comme il l’entendait. Les débuts risquaient d’être plus déroutants que prévu pour elle.
La chienne regarda à nouveau les yeux gris de l’humain d’un air déterminé, sachant pertinemment qu’elle allait à l’encontre de ses propres principes. Maintenant c’était à elle de le questionner… et en fait elle n’avait rien à demander. A quoi bon demander son histoire ? Elle se fichait pas mal de ce qu’il avait été, seul l’homme présent comptait pour elle. Ses capacités ? Il serait bien obligé de les lui montrer lorsqu’ils s’entraineraient. Ses projets ? Il lui en avait déjà assez dit de ce point de vue. Finalement elle se retrouvait sans rien à dire, excepté une unique question :


« Au fait, te concernant j’aimerais juste savoir, que représente ton grade dans ton village ? A part ça je n’ai pas de question particulière à te poser, par contre si tu as quelque chose que tu penses devoir me dire, n’hésites pas. »

La question du grade n’était pas très importante, Kinimo était simplement curieuse de connaitre à peu près l’influence du garçon dans son village : d’après ce qu’il lui avait dit, elle avait comprit qu’il n’avait pas un grade très élevé, mais elle n’était pas contre quelques explications.
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Ven 1 Jan - 19:07

Hakai ne pouvait rien lui dire de plus à ce sujet. Il ne savait pas plus qu’elle si oui ou non cela servirait à quelque chose mais c’était déjà un meilleur choix que de vagabonder de village en village, mendiant pour qu’on lui donne des informations qui ne serait pas forcement vrai. Konoha avait le mérite d’être sur, et les informations fondé. Rester plus qu’à s’attirer les bonnes grâces qui s’annoncer plus que difficile.

Mais Hakai était sur d’une chose. La chienne ne pourrait regretter de passer du temps ici. Le village était si beau, si merveilleux. Ces habitants respiraient la joie de vivre et la propageaient autour d’eux. Kinimo se ferait des liens avec certaine personne. Il était même possible quelle souhaite rester définitivement. Mais Hakai ne s’emballait pas. Il fallait encore que l’animal revienne d’ici une semaine sinon quoi, Hakai l’oublierait.

L’homme se surprit à penser cela lui qui se savait amical. Il tissait des liens avec les personnes si facilement que cela en devenait grotesque pour certain. C’était dans sa nature il n’y pouvait rien. Mais lorsqu’il s’agit de boulot, l’homme se transforme en tout autre personne. Celle-ci se veut froide et déterminé. Kinimo ne tarderait pas à voir les deux faces du garçon.

Plongeant une nouvelle fois la main dans le paquet, l’homme pu se rendre compte du vide uqi régnait dans la boite en carton. Il la jeta d’un geste souple du poignet dans la poubelle avant de se pencher vers Kinimo qui s’était à présent installer dans le lit. La présence de l’animal serait probablement un plus dans la vie d’Hakai mais encore devait il voir de quoi elle était capable sur le terrain. En parler c’était bien beau, mais la peur et toutes autre sentiment pouvait changer l’homme… ici la bête. Il écouta la question de la chienne avant de rabaisser sa main sur l’animal et de la carresser quelque instant.

[Hakai] « Le village fonctionne par grade. Tout en haut, il y a l’Hokage. Nous n’en avons pas actuellement. La hiérarchie militaire s’organise ainsi. Il y à tout en bas les étudiants qui s’entraine à l’académie et suive les cours. Ensuite les genin, se sont des ninja de bas niveau avec peu de tactique, en gros il se contente de suivre les ordres. Après c’est les chuunin, les ninja intermédiaire. A ce stade ils commencent à assimiler des tactiques de combat. Ils sont généralement chef d’équipe avec les genin sous leurs ordres. Ensuite c’est les Juunin, les ninja de qualité. Inutile de te dire qu’en faire partie est un privilège. »

Il regarda la chienne dans les yeux. Lui-même était genin mais le grade ne voulait franchement rien dire.

[Hakai] « Je suis un cas à part. J’ai suivi l’éducation de l’école des renard en plus de celle du clan Uchiha. Une rumeur veut que les Uchiha fassent parti de l’élite. Ce n’est que des conneries mais il est vrai que nous sommes entraîné pour être les meilleurs. Si je ne suis pas encore chuunin c’est à cause de mon comportement jusqu'à présent. »

Il se leva d’un bond tout en regardant la chienne avec un sourire. Il s’étira quelque instant, son corp était endormi de ces longues minute passaient à ne rien faire.

[Hakai] « Je vais faire les courses. Reste ici et repose toi. J’ai besoin d’être un peu seul. »

IL fit un signe de la main et s’engouffra dans l’obscurité qui régnait à présent dans les rues du village.

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Sam 2 Jan - 3:08

L’homme résuma à la chienne tout le système des grades de Konoha : d’après ce qu’elle avait comprit, il était à la frontière de deux grades, uniquement retenu en arrière par son comportement. D’ailleurs elle en était assez étonnée, Hakai ne semblait pas être quelqu’un de particulièrement pénible. Elle l’imaginait facilement un peu gamin, mais de là à ne pas pouvoir gagner en grade… bref, c’était plutôt une bonne chose qu’elle le rencontre avant qu’il ne passe Chuunin : il risquait d’avoir beaucoup plus de responsabilités plus tard, il n’aurait absolument plus le temps de s’occuper d’elle comme il comptait le faire, la proposition n’aurait sans doute jamais eut lieu.
Concernant les Uchiha, Kinimo était toujours un peu curieuse mais ne cherchait pas à en savoir plus : Hakai lui dirait tout en temps voulu, si elle en avait besoin. Pour le moment elle préférait ne pas tout apprendre d’un seul coup. L’humain s’en alla après une dernière caresse, abandonnant l’appartement à la chienne pour un bon moment. Le calme qui suivit son départ surprit Kinimo : pourtant elle le côtoyait tout les jours ce calme, ainsi que cette tranquillité voir cette solitude. Mais après avoir passé presque toute la journée à parler, tout ceci en misant son avenir sur une simple hypothèse, se retrouver seule à nouveau dans cette pièce qui ne lui appartenait pas perturbait l’animal.

Elle descendit du lit, entendant le bruit de ses pattes sur le sol qui semblait raisonner dans cette pièce vide comme dans une église, puis elle finit de vider le bol de céréales qu’Hakai lui avait servit auparavant. A chaque nouvelle bouchée, à chaque craquement de la nourriture sous ses dents, Kinimo sentait que quelque chose n’allait pas. Elle n’attendit pas longtemps pour remonter sur le lit, ne cherchant pas à comprendre s’il restait à manger ou pas, puis elle s’étendit de tout son long de son coté du matelas. C’est à ce moment que tout devint plus clair, et surtout plus douloureux : toutes ces sensations étranges qu’elle venait de ressentir n’étaient que les premiers symptômes d’une douleur bien plus grande qui arrivait, une brulure au niveau de l’oreille qu’elle connaissait bien pour l’avoir accompagnée toute sa vie. Plus précisément une chaleur qui partait directement de l’anneau accroché à son oreille gauche pour s’étendre le plus loin possible, augmentant en intensité jusqu’à disparaitre d’un coup, sans véritable raison. La chienne poussa un petit couinement de surprise et se calla une patte sur l’oreille, mais rien de plus : la douleur était rarement insupportable, la plupart du temps elle pouvait même l’ignorer. Mais il arrivait en certaines circonstances que cette cicatrice invisible se rouvre sans raison autre que de perturber l’animal comme aujourd’hui.
Cela faisait plusieurs mois que cela n’était pas arrivé… elle se rappelait le premier jour où elle avait ressentit cette brulure : le tout premier jour, à la première seconde de sa vie. A la différence près qu’elle avait réellement eut l’impression d’en mourir ce jour-là, alors qu’elle ne savait même pas encore ce qu’était la vie.

La douleur commençait à s’estomper légèrement… La chienne respirait lentement, calmement, jusqu’à ce qu’enfin elle ne sente plus rien. Cela ne lui était encore jamais arrivé en public… que dirait Hakai s’il voyait ça ? Il changerait sans doute rapidement d’avis… cela n’avait pas duré mais ce genre d’incident suffirait à lui couter la vie en mission. Elle lui en parlerait peut être plus tard… pour le moment elle devait encore réfléchir à son propre choix. Elle était presque décidée à le suivre, malgré cette étrange mise en garde de son corps : seul Kumo pouvait encore la faire changer d’avis. Elle partirait tôt demain, sans doute avant même que le soleil ne se lève : et dans une semaine, elle serait à nouveau là…

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Dim 17 Jan - 19:38

Hakai : +17 XP
Kinimo : +20 XP

Le début d'une belle amitié =) Et peut-être un peu plus si affinité ? D'accord je sors.
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Sam 1 Mai - 13:08

La nuit, froide et silencieuse mais également si calme que toutes les légendes destinées à faire peur les enfants avaient disparu de l’esprit de chaque homme. Il n’y avait plus que les ténèbres profondes, camouflage naturel pour l’Uchiha. Sa crinière se confondait dans l’obscurité qui régnait dans l’appartement. Ses yeux se reflétaient en petite lumière blanche ressemblait au félin. L’homme était assis sur son lit, le dos collé au mur. Il attendait. Le sommeil ne semblait vouloir le submerger et aucune occupation ne semblait l’intéresser. Seul le sommeil semblait être digne d’intérêt mais celui-ci semblait lui fermer les portes.

Puis la lumière de la lune, douce et envoûtante, pénétrait par la petite fenêtre rectangulaire. Cet artefact faisait la jonction entre les deux mondes tout en laissant apparaître l’extérieur comme l’intérieur. Mais cela jouait également le rôle de barrière, empêchant tout intrus, bête ou humain, de pénétrer le lieu sans la permission de son gardien. Mais une ombre perturbait cet équilibre. Celle-ci apparaissait subitement pour ensuite disparaître tout aussi rapidement. Tout cela pour réduire à néant la seule distraction du jeune homme.

Hakai laissait faire cette ombre, après tout la rue ne lui appartenait pas, chacun avait le droit de si balader ou comme ici, de tourner en rond. De toute façon, a cette heure, l’homme était sensé dormir. Jamais il n’aurait dû voir cette ombre si contraignante. Se tournant sur son lit, l’homme se passait l’oreiller sur sa tête, essayant par tous les moyens de s’endormir. Mais l’ombre ne voulait rien lâcher. En plus de déranger par sa présence, elle commençait à provoquer de petit bruit bien distinct. Le cliquetis du métal rebondissant dans une bombe puis le traditionnel pitch de l’extraction de la peinture.Cette ombre n’était rien d’autre qu’une petite raclure.

Laissant échapper un grognement, Hakai repoussa ses couvertures. Pas question d’aller poursuivre cette sous-merde à poil. Il enfila alors son bas d’entraînement, délaissant son torse. Il faisait bon vivre à Konoha et même en pleine nuit, la température était douce et agréable. Il se saisit de son paquet de clope et habillement, il sorti par une fenêtre à l’arrière. Pas question pour lui de faire fuir l’intrus sans lui mettre la main dessus.

Marchant d’abord dans les rues avoisinantes, l’Uchiha allumait rapidement l’une de ses clopes avant d’en déguster le goût. Il pressa peu à peu le pas, il ne fallait pas non plus qu’il arrive trop tard. Arrivant d’une ruelle en face de sa demeure, il pouvait observer le dos de son tagueur. La seule chose qu’il pouvait observer dans la pénombre était la taille du gars. Plutôt grand même si Hakai le dépassait d’une tête. L’Uchiha restait dans la pénombre, camouflé par son environnement, seul une bref lumière rougeâtre trahissait sa position. Un peu plus loin, un réverbère avait du mal à éclairer, la lampe s’allumait puis s’éteignait inlassablement comme ceci toute la nuit. Les yeux argentés de l’Uchiha ne quittaient pas l’individu. Son travail était de l’art mais mal exploité et surtout c’était sur SON mur.

La cigarette s’étant consumé jusqu’au mégot, l’homme ne voyait plus ce qu’il le retenait. D’un pas rapide mais léger, il s’approchait peu à peu de cette silhouette maigrichonne. La peinture volait dans l’air tachant le sol. La main puissante de l’Uchiha vint serrer tel un étau le crâne de cet être. Il le regarda un moment se débattre, savait il à qui il avait à faire au moins ? C’était un manque de bol de tomber sur l’appart d’un Uchiha. Les traits du garçon étaient fins, c’était un jeune con qui n’avait rien d’autre à faire que ça.

[Hakai] « Tu pourrais au moins faire du travail propre… Regarde moi ça… »

Il lâcha finalement sa proie. Mais son regard de prédateur le dévorait encore. Tel un renard prêt à sauter sur un mouton, il allait donner une dernière chance à ce gosse. Si la réponse était négative, alors s’en serait fini de la brebis égarée.

[Hakai] « Tu vas recommencer et me faire un travail propre. »


Dernière édition par Uchiha Hakai le Mer 9 Juin - 16:14, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Sam 1 Mai - 23:11

"On ne peut risquer que sa vie. Et si on ne la risque pas, on ne vit pas."

Hideki quitta le domicile familial discrètement vers une heure du matin. A présent, il avait changé d'identité. Il n'était plus Hideki Furosawa à cette heure tardive, mais "Bastard." Quelques bombes dans alourdissait la poche ventrale de son pull à capuche. Un bandana couvrait son visage. Pour le style, mais pas seulement, pour se protèger des particules de peinture qui avaient la mauvaise habitude de se ficher dans les poumons. Il avait plus de chances de mourir sous la lame d'un Oi-nin nerveux en patrouille que d'un cancer, mais au moins, il aurait les organes propres.

Bastard taggait depuis ses 12 ans. Il n'était pas le seul à Konoha, mais depuis quelques mois, ses signatures s'étaient multipliés dans la ville aussi vite que des bactéries. Chacun avait sa raison de s'adonner à ce que Bastard s'appliquait la nuit. Pour ce dernier, le goût du risque et la sensation de "pouvoir" de voir son nom sur toutes les façades de la ville l'emportait sur l'objectif artistique, sans pour autant le négliger. Le vandale avait apprit à dessiner avant de gribouiller sur les murs.

Il avait réussir de s'extraire de son quartier sans croiser personne. Le temps était clément, la nuit était douce. Il s'arrêta un instant, et ferma les yeux. Le vent balaya quelques feuilles, fit bouger les branches, ce qui délogea un chat de son perchoir. Un chat seulement. Soulagé, qui expira. Personne ne lui suivait. Il décida de poursuivre son chemin sur les toits.

Rompu l'exercice, le garçon parvenait à maintenir une allure soutenue sur les tuiles sans laisser aucun bruit audible s'échapper de ses pas. Des cumulus passèrent devant l'astre nocturne, oblitérant la lumière qui pouvait le trahir. Les lampadaires et les lanternes des échoppes à l'heure de la fermeture ne pouvaient pas atteindre la silhouette qui se confondait dans les ténèbres, ses meilleures alliées. Il regardait ses petits chefs-d'oeuvres en contrebas avec satisfaction. La rue qu'il était en train de remonter lui appartenait. D'ailleurs, tout le village était son terrain de jeu. Quel gamin de son âge ne l'aurait pas envié?

Soudain, Bastard se figea. Un question triviale s'imposait: Ou allait-il jouer cette fois-ci? Malgré tout ce temps, il n'avait pas fait tout Konoha, loin de là. Il y avait des quartiers qui lui faisaient peur, pour être honnête. Notamment le quartier administratif. Des appartements de fonctions à perte de vue hébergeant Shinobis de tous grades, du Genin à l'Oi-nin le plus terrifiant.

Les habitations des ninja étaient calmes. Mais cette quiétude était tout sauf apaisante. Malsaine, elle oppressait tout étranger qui daigner s'en approcher. Bastard se surprit même à trembler. Une énorme puissance pesait sur ce lieu. Une puissance endormie, léthargique certes, mais bien présente. Son égo eu raison des tremblements, après un gros effort mental.

Il repéra quelques spots à peindre. Il s'y rendait, en apposant sa griffe, les uns après les autres; Bastard filait, insaisissable mais marquant, tel un songe. Cependant, il était sous pression. Cela se voyait dans ses graff's. Il entendit un bruissement qui le fit se raidir soudainement. Quelques instants d'immobilité parfaite furent suffisantes pour accuser la brise. Il continua son entreprise.

Une main se posa sur sa tête, il sursauta. Il voulu se retourner pour voir le visage de son propriétaire, mais ses pieds quittèrent la terre ferme. Il agita ses poings férocement, lâchant ses bombes, dans un accès de rage, plus que de panique. On le reposa, et il pu faire volte face.

[Hakai] « Tu pourrais au moins faire du travail propre… Regarde moi ça… »

L'homme était impressionnant. Il lui fit penser à Kenshiro. Bastard ne retira ni sa capuche, ni son bandana pour autant. Même si sur l'Uchiha l'effet n'était pas celui recherché, il voulu garder une once de dignité. Pas étonnant qu'il ne puisse pas faire quelque chose de correct, vu les gusses qui se dormaient dans ces piaules! Bastard, qui ne s'était jamais fait prendre, garda le silence. Qu'est-ce qu'il l'attendait? Un passage à tabac?

[Hakai] « Tu vas recommencer et me faire un travail propre. »

[Bastard] "Quoi?!" Elle est bien bonne celle là! Je veux dire, tu m'a choppé, c'est le jeu... Tu m'emmènes au poste ou du me laisses partir?"

Mais il vit que le Shinobi était à mille lieues de plaisanter. Bastard se reprit vite car Hakai commençait à s'impatienter. Tenant à la vie, il se rattrapa in extrémis. Ce ninja avait vraiment l'air puissant.

[Bastard] "D'accord. Ces Tags ne sont pas très beau de l'admets, parce que j'appréhendais, c'est la première fois que je pose ici, et ce que je craignais vient d'arriver. Puisque tu es là tu n'as qu'as faire le guet. En prennant mon temps, je te garantis que je te fais un superbe graff."

Bastard appréhendait la réponse de son interlocuteur. Il n'arrivait pas à le percer à jour. En fait, tout ce qu'il voulait à présent, c'était rentrer chez lui à toute jambes, envie de plus en plus difficile à réprimer.


Dernière édition par Hideki Furosawa le Lun 31 Mai - 12:27, édité 1 fois
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Dim 2 Mai - 15:23

L’étonnement pouvait se lire dans les yeux de ce type. Il avait joué et venait de se faire prendre. Il devait probablement s’attendre à se faire passer à tabac ou être expédier au poste de sécurité le plus proche. Mais Hakai n’était pas vraiment de ces gens la. Bien sur, il taperait une ou deux fois dessus si il n’obéissait pas, mais le problème était bénin, pas besoin des forces armé pour cela.

Recouvert d’une capuche et d’un bandana, seul ses yeux et rapidement ses pommettes étaient distinctives, aucun moyen de reconnaître ce type sans enlever le tout. Ce type se croyait sérieux fringué ainsi ? Pas possible… N’avait il donc rien d’autre à faire ? Mais pour le moment une seule chose était importante. Quitte à mettre de la couleur, autant que ceci soit beau.

Hakai donna un léger coup dans l’épaule du type en signe d’avertissement. Celui-ci avait intérêt de lui obéir ou sinon il fera un petit stage dans la forêt interdite. Le regard de l’Uchiha se voulut oppressant, probablement trop pour un vulgaire tagueur. Rapidement, celui-ci s’écrasa et accepta la proposition.

[Hakai] « T’as cru que j’allais surveiller les environs ? C’est toi que je vais surveiller. Au premier geste suspect je t’aligne. »

Cela avait au moins le mérite d’être clair. Il avait besoin d’une leçon ce que Hakai allait lui donner. Il y avait mieux a faire dans la vie que de taguer sur les murs son misérable surnom. D’ailleurs Bastard était tout à fait répugnant. Il n’était pas à l’académie ? Ou alors dans le commerce ou autre. Et sa famille ? Ils le laissaient faire ses conneries ?

[Hakai] « Et si le résultat ne me convient pas… Je t’aligne. Alors applique toi. »

Histoire de mettre un peu la pression. Il a su se mettre dans cette merde, alors à lui de s’en sortir. Hakai recula de quelque pas et se planta au centre de la rue. Il faisait le guet histoire que son peintre personnel puisse tenir sa bombonne sans trembler. Les bras croisés, Hakai ne lâchait son regard que lorsqu’un bruit suspect venait de la ruelle.

A l’arrivé d’une grand-mère, il demander au tagueur de se plaquer contre le mur. Cette vieille peau était la voisine d’Hakai et il la connaissait somnambule mais il préférait être prudent. Une fois la vieil rentré dans son domicile, il fit signe au tagueur de reprendre son boulot.

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Lun 3 Mai - 17:41

L'Uchiha avait répondu sêchement, mais il avait accépté la proposition du taggeur. Il était rassuré; dans ses conditions, Bastard n'avait aucune raison de ne pas s'appliquer. C'était décidé, le mur d'Hakai serait la toile d'une fresque magnifique. Il déploierait tout son art, et le Genin ne serait pas déçu de l'avoir épargné.

Il recouvrit sa signature de rouge. Il enterrait ce raté dans l'oubli d'un tombeau ocre. Les plus belles fleurs poussent dans les cimetières, parait-il... Le fond "hémoglobine" avait allégé sa bombe, mais il serait le théâtre d'un affrontement féroce. DU noir. Une chevelure tellement ténébreuse qu'elle absorbait la lumière ambiante, sans même la refléter. D'ailleurs, les habits étaient de la même teinte, malgré l'éclairage blafard du lampadaire. Du beige. Les vaisseaux sanguins à fleur de peau, exacerbés par une musculature épaisse, donnaient à cet épiderme une teinte on ne peut plus vivante. Le torse nu et les traits de son visage, épais et sévères, prendraient tout leur sens dans le contexte de la bataille.

Soudain, la grosse main d'Hakai poussa Bastard contre le mur. Heureusement qu'il ne faisait qu'agiter sa bombe dans un cliquetis caractéristique à cet instant précis. Il s'efforça de ne pas toucher le mur: la peinture sèche vite mais pas instantanément non plus. Tout ça pour une veille sénile, qui prit tout son temps pour quitter les lieux. Après s'être assuré qu'elle était partie, il poursuivit.

Du gris. L'outil de mort et de mutilation se tenait dans sa main droite. De la lame giclait les reflets lumineux infligeant une morsure visuelle à quiconque le fixait du regard. Du jaune. Bestiale, la créature se tenait sur ses deux pattes arrière. Féroce, l'animal royal montrait les crocs. Griffes sorties, le lion semblait pouvoir déchirer en lambeaux celui qui se mettrait en travers sa route. Un seul homme avait osé: son adversaire. Brandissant son sabre, il barrait courageusement le chemin à la bête au regard furieux.
La scène faisait penser à une estampe, mais le style était bien différent. L'oeuvre de Bastard était au réalisme que les estampes étaient à la caricature. Les finitions prirent du temps. Heureusement, il avait un modèle sur place. Oui, le personnage qui affrontait le lion se trouvait être Hakai. Il espérait flatter son égo. Un allié de cet acabit, c'est toujours utile.

[Bastard] "Voilà, j'ai fini, qu'en penses-tu?

[Hakai] "Mouais... Pas mal pour un cloporte."

Hakai ne voulait pas le laisser paraître, mais Bastard avait senti qu'il avait fait mouche. En quelque sorte, la glace était rompue.

[Bastard] "Au fait, quel est ton nom?"

[Hakai] "Présente toi d'abord et peut-être que je te donnerais le mien."

La réponse ne lui plaisait pas trop, mais leur bonne entente semblait être à ce prix. Après tout...
Il retira sa capuche et son bandana, découvrant son visage. Il se présenta.

[Hideki] "Hideki Furosawa."

[Hakai]"Hakai Uchiha. Dis moi Hideki, tu n'as pas mieux à faire que de taguer?"


[Hideki] "Pas vraiment. Je suis encore qu'un étudiant, et les graffitis c'est la seule petite dose d'adrénaline que je peux chercher une fois la nuit tombée"


[Hakai] "Et l'entrainement? Si tu veux enfin avoir de quoi t'occuper et passer genin c'est le meilleur moyen."


[Hideki] "Je m'entraîne la journée, mais c'est pas vraiment bandant. A l'académie, on passe tout notre temps à rabâcher les même techniques. J'aimerais bien apprendre ces techniques qui se retrouvent dans les légendes... Malheureusement, je n'ai trouvé personne pour me les apprendre. Mon père est à l'hopital et ma mère toujours en mission..."

C'était la première fois qu'il parlait de son père, depuis l'accident. Il culpabilisait toujours, et la phrase resta en travers de sa gorge. Il garda tout de même son intégrité en faisant comme si de rien n'était.

[Hakai]"Tu te spécialises dans quelle branche?"

Quel étrange question... qu'il ne s'était jamais vraiment posé. Tous les exercices de l'académie portés sur le ninjutsu, il les avait réussi avec brio. Cette voie l'attirait. Il ne présentait aucune affinité pour le Genjutsu, malgré sa nature tordue et manipulatrice. Quand au Taijutsu, l'idée de démembrer un adversaire le réjouissait presque, d'ailleurs toutes les bagarres où il avait été impliqué jusqu'a présent, il s'en était toujours pas trop mal débrouillé.

[Hideki] "Je ne sais pas encore trop mais... Certainement pas les illusions. J'aime bien apprendre des techniques concrètes, comme la permutation, ect. d'ailleurs, la prof de ninjutsu à l'académie m'a dit aujourd'hui que la prochaine fois que je la verrais, on découvrirait la nature de mon chakra ensemble."


Si j'attaque de front, c'est parce que tu protèges ton dos...
Nom: Furosawa; Prénom: Hideki; Age: 13; Village: Konoha
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Lun 3 Mai - 21:13

Le résultat était tout simplement splendide. Hakai ne se serait jamais douté que se cafard avait un tel talent. Ce con l’avait tout simplement prit comme modèle. L’Uchiha n’était pas sur que d’avoir sa tronche sur son apparte ferait bon ménage dans le quartier mais qu’importe. Il se sentait bien sur flatté d’être mit en avant, cette posture était tout simplement magistral. Et la bête lui faisant face était vraiment réaliste. Son poil semblait illuminer la rue, alors lorsqu’il fera jour, l’animal s’embraserait carrément. Et puis son air féroce rendait la scène héroïque. Bref, un vrai chef-d’œuvre.

Mais cela sera-t-il suffisant pour tout effacer ? Probablement pas. Et maintenant qu’Hakai connaissait le nom du bambin, il ne le lâchera plus d’une semaine. Curieusement, le fait d’avoir terminer son œuvre mettait en confiance l’étudiant. Croyait il vraiment qu’Hakai changerait de comportement du tout au tout avec lui ? Fallait pas rêver. Déjà la différence d’age entre les deux hommes avait des répercutions. Ensuite Hakai était d’un grade supérieur à celui-ci. Même si cela ne lui permettait pas techniquement de lui donnait des ordres, il avait un point de préssion. Et comme on dit, après cette petite soirée, l’Uchiha avait de quoi tenir en laisse le garnement ou bien sa petite carrière de shinobi en serait infectée.

L’art de la manipulation était un art généralement maîtrisé par les Uchiha. Ils subissaient un endoctrinement les préparant à la manipulation d’autrui pour accomplir le devoir. Certain Uchiha excellaient dans cette voie et finissaient généralement dans la politique du clan voir même du village. Tandis que d’autre comme Hakai n’en avait en général que faire. Aujourd’hui était l’exception à la règle mais il n’allait pas tromper l’étudiant pour son propre intérêt mais directement pour le village et quelque part, pour Hideki lui-même.

[Hakai]"Tu te spécialises dans quelle branche?"

Tout commencait par cette banale question. Si tout allait bien, Hakai pourrait faire quelque chose pour ce môme. Décidément il était trop bon… Mais il ne pouvait rien faire contre sa nature et puis c’était un service qu’il donnait au village. Konoha avait rapidement besoin de shinobi capable de partir en mission et de renflouer les caisses. Il y avait des bâtiments à réparer et des défenses à monter.

[Hideki] "Je ne sais pas encore trop mais... Certainement pas les illusions. J'aime bien apprendre des techniques concrètes, comme la permutation, ect. d'ailleurs, la prof de ninjutsu à l'académie m'a dit aujourd'hui que la prochaine fois que je la verrais, on découvrirait la nature de mon chakra ensemble."

Donc le genjutsu était à mettre de côté… Ok, de toute façon Hakai ne si connaissait pas vraiment. Quand au ninjutsu, il valait mieux pour lui de suivre les cours à l’académie. Hakai maîtriser piètrement son chakra et réaliser des bunshin était déjà une bonne performance pour lui. La seul chose que pouvait faire l’Uchiha c’était de lui apprendre à ce battre. Sa dernière participation au tournoi interne lui avait fait réaliser pas mal de chose. Même si le ninjutsu était un art meurtrier, les experts en taijutsu pouvaient facilement les terrasser lorsqu’ils avaient atteint un niveau supérieur. La vitalité mélangée à la force brut terrassait le feu de Konoha.

[Hakai] « Le mélange du ninjutsu et du taijutsu peu donner un mélange intéressant. La vitalité mélanger à la puissance de feu… Pour le ninjutsu continue de te rendre à l’académie. »

L’homme regarda d’un peu plus prêt le physique d’Hideki. Celui-ci n’était pas fort musclé, son corps n’était donc pas encore entraînait pour pratiquer l’art de la frappe au corps à corps. Il faudrait donc tout commencer à zéro. Ce n’était pas plus mal, Hakai pourrait ainsi connaître le niveau de l’étudiant et constater les progressions qu’il effectuera. Cependant, même si le simple fait de courir pouvait paraître simple, il ne fallait surtout pas qu’il sous-estime l’apprentissage. S’il partait sur cette base, ce ne serait même pas la peine de continuer.

Le regard de l’Uchiha croisa une dernière fois celui du jeunot. Il finit par se retourner et de commencer à parcourir les mètres qui le séparaient de son appartement. Il ouvrit la porte avant de lâcher ces quelques mots.

[Hakai] « Demain à neuf heures pétante. Ne soit pas en retard où tu n’apprendras plus rien de moi. »

Il referma la porte. Une nouvelle fois emprisonnée dans son monde, sa bulle. Finalement des crânes n’avaient pas explosé et ce môme avait même attiré l’attention de l’Uchiha. Il se coucha dans son lit. Le sommeil finit de le bouder et l’accepta enfin. Hakai s’endormi, un plan d’entraînement programmé dans sa tête pour le lendemain.
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Jeu 17 Juin - 21:53

Cette petite... Hakai la trouvait sympathique. Quelque chose d'invisible les rassemblaient. Leur passé était relativement proche. La petite, heureusement pour elle, avait tout de même trouvé refuge auprès de personne respectable. Lui... Il n'avait rien eu pendant des années. Jusqu'à ses quatorze ans, l'Uchiha avait du trimer dur pour survivre. Fouiller les poubelles, faire la manche, voler.. Tout cela avait fait partie du quotidien pour lui et sa joyeuse bande. Entre clodos, la vie n'avait pas toujours été facile. Il y eut des bagarres, il y eut des morts... Forte heureusement, le genin avait toujours su si éloigner. Un enfant de cet âge était vite écrasé par le poids d'un homme ivre vingt-quatre heures sur vingt-quatre...

Mais tout cela était terminé. La compagnie du renard était passé par là, l'arrachant de cette vie de misère. Par moment, l'Uchiha repensait à toutes ces personnes qu'il avait abandonnées la-bas. On lui avait bien dit de saisir sa chance, mais pourtant... un creux restait en permanence dans son ventre. Lui qui courait après la gloire, après l'amour, il avait oublié tous ces pauvres types qui... périssaient dans la rue... Il serra le poing, impuissant devant tant d'injustice. Mais que pouvait il faire? Déserter? Il s'était cassé le cul pour arriver là où il était, ce n'était pas pour tout plaquer aujourd'hui. Non, il devait devenir plus fort. Toujours plus fort...

Cette quête de puissance n'était pas seulement pour lui, mais pour tout son entourage. Il avait des vies à sauver, un clan à satisfaire, une amie à aider... Taka... Ses mots raisonnaient dans la tête du genin. Rien ne bougerait tant qu'elle ne serait pas satisfaite de sa situation. Mais quand le sera telle? Lorsqu'elle prendrait la tête d'un domaine? Ou bien lorsqu'elle aura réussi des missions? Personne, même pas elle ne pouvait répondre à cette question et c'est bien ce qui chiffonnait l'Uchiha. Lui.. Il était là, à la regarder s'entrainer, à l'attendre. Il ne pouvait faire que cela pour l'instant, attendant l'heure du départ de la mission. Il tenait à être à ses côtés pas seulement pour elle mais également pour lui. Les deux se connaissaient si bien que leur entraide ne pourrait qu'être bonne. Ils progresseraient ainsi en même temps dans la hiérarchie. Hakai se délaissant une fois arrivé à son objectif pour laisser la voie libre à Taka. Parce qu'il était comme cela et pas autrement...

L'homme combla les quelques pas qui le séparaient de l'évier. Il leva le bras qui se saisit de la poignée de l'étagère suspendue. D'un geste qui se voulut lent, cette petite porte s'ouvrit dans un doux grincement. Le verre s'entrechoqua quelque seconde et l'homme sortit un verre. Il le passa sous le robinet qu'il venait d'ouvrir d'une main puissante. Il porta le verre à sa bouche et bu les quelques gorgées qui si trouvaient. Il toussa un petit coup, se tenant le buste. Sa blessure était loin d'être guérit, mais il le faudrait bien, le départ était pour bientôt. Et même s'il dormait chez lui ce soir, sa présence au domaine du Tigre serait bientôt demandé. Une soirée chez soit... Cela faisait longtemps.

L'évier accueilli le verre qui reposerait la pendant la nuit. L'homme était fatigué, sa condition physique n'était au mieux. En plus de sa blessure, il avait dû combattre Yosuke. Une nouvelle épreuve qu'il lui laissa un goût amer. Mais il ne pouvait plus rien y faire, le mal était fait, mais le principal était que le genin n'avait aucun nouvel ennemi. Il en avait déjà assez avec les blaireaux du lion.

Épuisé par cette journée à rester avec une enfant, l'homme s'écroula sur son lit. Le regard fixant le plafond, l'homme attendait le sommeil, les bras en croix sur son lit. Ses pieds épuisaient, n'avaient de cesse de titiller le cerveaux, forcé de donner cette sensation au corps. Etait-ce la de la bonne fatigue? Le sourire de la fillette revint en mémoire de l'Uchiha qui se surprit à sourire. Il aimait les gosses... C'était une certitude.

Mais alors que celui-ci avait fermé toutes les lumières, avaient baissé tous les volets pour pouvoir sombrer au bras de Morphée, voici que l'on toquait à la porte. Certes, ce n'était pas une heure tardive, mais il aurait espéré ne pas être dérangé. Il se leva difficilement, laissant s'échapper un petit « j'arrive » pour faire patienter cette personne. L'homme était torse nue, mais avait conservé son jean. Il se dirigea vers la porte, se saisit de la poignée et la fit pivoter. Le ciel d'un sombre marine réapparut.

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Ven 18 Juin - 5:03

Chapitre 17 tome 1 à la Demeure Itô Arrow

- Premier Intermède -

Partie 1
Orage.

Elle marchait prudemment dans les rues écartées du village caché de la feuille. Dès qu’elle voyait un passant, elle reculait calmement et allait se cacher au premier endroit qu’elle voyait. Derrière elle on pouvait voir une fumée rougeâtre monter au ciel et devant elle il n’y a avec que ténèbres et tristesse. De fines gouttelettes de pluie finirent par tomber et cachèrent les larmes qui tombaient doucement sur ses joues. Elle mit sa capuche et continua de marcher, la tête basse. Sa petite cravate verte vola lorsque le vent fouetta son vissage et elle commença à avancer difficilement dans la ruelle qui devenait de plus en plus boueuse.

Le temps allait se déchainer, cela ne faisait aucun doute.

Bien que la noirceur l’empêchait de bien les discerner, d’immenses nuages noirs flottaient dans le ciel à la recherche de l’endroit idéal pour déverser son torrent de pluie. On ne pouvait voir ni lune, ni étoile. Seulement le noir grisâtre et inquiétant.

Il était environ 22h et les rues étaient désertes. Les gens s’étaient sans doute tous réfugiés dans leur demeure en voyant une vilaine tempête arriver. Il était rare d’en voir d’aussi grosses à Konoha, puisque le village était réputé pour son soleil et sa chaleur constante. Malheureusement, Azumi n’avait pas choisit la meilleur journée pour incendier la demeure Itô.

Celle-ci n’était que cendre, maintenant.

Une éclaire éclaira le ciel et, quelques secondes plus tard, un grondement retentit dans les ténèbres. La jeune fille trembla de tous ses membres lorsqu’elle l’entendit et alla se réfugier sous un banc qui jouxtait un lampadaire clignotant. L’orpheline avait toujours eu horreur du noir. Elle craignait que les dévoreurs d’âme viennent lui prendre la vie. Depuis peu, la fillette avait laissé de côté cette phobie stupide, mais pour je ne sais quelle raison, elle revint ce soir là. La pauvre grelottait comme une feuille morte. Un frisson traversa tout son corps lorsqu’elle vit des pieds se mettre devant le banc sous lequel elle était camouflée. Azumi recula, pensant que c’était un tueur en série venu pour la poignarder. Ces jambes inconnues se penchèrent et une main se tendit vers elle. L’orpheline hésita un moment, puis décida qu’il valait mieux rester caché. Une voie d’homme se fit entendre.

Homme - Viens, je ne te ferai pas de mal.

Malgré le vent qui soufflait, elle put entendre des murmures. Cet homme n’était pas seul, car elle distingua un peu plus loin deux silhouettes floues qui attendaient sagement que leur proie sorte de son terrier.

Homme - Allons… insista l’homme, vient voir papa.

On l’agrippa violement et on la tira hors de sa cachette. Elle cria de surprise et tenta désespérément de se défaire des mains empoissonnées de son ravisseur. On la traina dans la boue jusqu’à un coin écarté, là où personne ne pourrait l’entendre crier. Une autre éclaire fendit le ciel à la vitesse de la lumière. Un grondement sourd suivit peu après, masquant les ricanements terrifiants des trois hommes. L’un d’entre eux se coucha sur elle et lui glissa dans un souffle qu’elle n’oublierait jamais

Homme - On va bien s’occuper de toi…

Elle sentit des mains baladeuses se promener sur son corps, là où personne n’avait osé la toucher jusqu’à présent. Elle hurlait et se débattait du mieux qu’elle le pouvait, mais l’homme ne cessait de reprendre le dessus dès qu’elle parvenait à libérer une de ses mains. Il l’immobilisa à l’aide d’une seule main et profita de son autre membre pour tenter de lui arracher son t-shirt blanc maintenant sali par la boue. Les autres les regardaient, un sourire patient sur le visage, puisqu’ils savaient que leur tour viendrait.

Azumi ouvrit de grands yeux terrifiants sur son adversaire et hurla d’une voie qu’elle n’avait cru possible :

Azumi - NE ME TOUCHE PAS, TOI !

Elle fixa les iris amusé de l’homme et se faufila dans son esprit telle une souris dans son trou. Azumi rechercha son âme et lorsqu’elle la trouva enfin elle la dévora sans hésiter. L’homme démontra sa douleur en lâchant un cri de bête blessé et mit une main sur son crâne. L’orpheline exerçait une illusion parfaite sur son adversaire. Elle se glissa nerveusement sur le sol, s’éloignant en rampant des hommes qui jetaient des regards inquiets sur leur ami. Elle se releva et s’appuya contre le mur de brique de la ruelle dans laquelle elle avait été traîné. C’était un cul-de-sac, aucune échappatoire possible. Azumi était piégée.

Elle replaça son t-shirt qui était un peu trop haut à son goût tout en laissant couler des larmes de colère le long de ses joues. Elle essuya un peu de boue qui s’était malencontreusement coller sur son visage et regarda méchamment les hommes qui la regardaient avec une incompréhension totale. Et elle hurla.

Azumi - AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

Un cri qui vint du plus profond de son ventre. Un cri qui aurait pétrifié ceux qui connaissaient le caractère habituellement enjoué de la fillette. Elle sortit son kunai et coupa le vent en s’approchant dangereusement de ses agresseurs. La jeune fille donna un coup, puis un autre. Les hommes reculaient, un peu apeurés tout en pensant qu’ils étaient de taille à une gamine de neuf ans. À chaque fois que l’arme fendait l’air, un bruit strident retentissait dans la ruelle même si le son du tonnerre le masquait vaguement. Azumi ne s’était pourtant pas arrêter de hurler. Elle hurlait toute la rage qui s’était accumulé en elle pendant tant d’années.

Lorsqu’enfin ils comprirent qu’il valait mieux fuir, (Surtout en voyant l’état de leur ami qui se tortillait tel un vers de terre dans la noirceur) Azumi cria :

Azumi - VOUS AVEZ COMPLÈTEMENT GÂCHER MA VIE ! ESPÈCE DE FAMILLE DE LÂCHE !

Elle lança son Kunai qui passa à deux cheveux de fendre le crâne de l’un d’entre eux. L’arme alla se planter profondément dans la brique. L’orpheline se laissa tomber sur le sol, en proie à un terrible désespoir. Elle avait perdu la famille Itô, elle avait brûlé leur maison et tous leurs biens. Où pouvait-elle aller maintenant ? Cathi ne voudrait plus d’elle après un tel geste. Elle n’avait personne. Elle était seule…

La jeune fille se laissa tomber dans la rue en sanglotant. Elle aperçut, dans l’un des nombreux appartements qui longeaient la rue, une paire de yeux qui la regardait, intrigué, puis finalement agacé. Entre une éclaire et un tonnerre, la femme lui demanda de la boucler et ferma son volet. Azumi renifla et se remit sur ses pieds. Elle jeta un coup d’œil à l’homme qui avait sombré dans l’inconscience et constata avec horreur qu’elle n’avait toujours pas annulé l’illusion qu’elle lui avait lancée. L’orpheline pensait l’avoir tuer. Elle reprit son Kunai et repartit, en courant cette fois, dans la noirceur du village. Elle savait où aller. Le seul endroit où elle se sentirait bien et en sécurité était chez Hakai, celui qui l’avait sauvé dans la journée. Mais le petit incident de ce matin n’était rien comparer à ce qu’elle avait vécu cette nuit. Si l’Uchiha désirait vraiment être son héro, il devait lui ouvrir sa porte en cette soirée d’orage.

Elle se souvint du chemin de sa demeure. Il le lui avait montré, tout à l’heure, et elle ne l’avait pas oublié. Bien entendu, elle ne s’attendait pas à le revoir si tôt.

Rapidement, la jeune fille toqua à la porte. Trois coups brefs, forts, qui démontraient toute la détresse qui l’envahissait. Elle recula et se mit sous la pluie. Ses vêtements étaient tout trempés et de la boue était étalée sur son visage. La fillette était dans un piteux état. Quelques secondes passèrent et Hakai n’avait toujours pas ouvert la porte. Elle s’empressa donc de toquer une seconde fois. Cette fois-ci, ces coups étaient plus suppliant qu’exigeant.

On lui ouvrit enfin, laissant découvrir un homme torse nue, mais en jean. Azumi le regarda quelques instants, lui laissant le temps de la replacer. Puis, elle s’approcha et posa une main tremblante sur sa poitrine.

Azumi - Oh, Hakai… J’ai fais quelque chose de terrible.

Elle baissa la tête, sa capuche déposée sur ses cheveux. Quelques gouttelettes tombèrent sur le plancher chaud de l’entrée. Ses pieds lâchèrent, puis elle s’effondra.

Azumi - Je t’en pris. Aide-moi…

...


Dernière édition par Azumi le Lun 15 Aoû - 0:52, édité 2 fois
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Jeu 24 Juin - 19:16

La petite Azu était abattu. Toutes les fibres de son corps respiraient la tristesse, la peine et sans doute le désespoir. Sous la pluie torrentiel, elle pleurait, oui, on ne pouvait le voir, mais elle pleurait. Ses cheveux détrempé était collé sur son visage pâle maquillé de boue. L'Uchiha eu grande peine de voir en ce corps presque mort, la jeune fille emplie de vie rencontre plus tôt dans la journée. Ils venaient de passer du paradis à l'enfer. Le ciel d'un bleu azur à un bleu acre. Du beau temps à l'orage...

L'eau tombait inlassablement sur les tuiles, créant par la même occasion un vacarme indescriptible. Les gouttières débordaient et déversé tant bien que mal leur contenu dans les réservoirs déjà débordant. Les jardins ressemblaient à présent plus à des marécages. Les arbres se pliaient sous la puissance du vent et il ne fallait pas regarder bien loin pour apercevoir des branchages voler au milieu de la route. Konoha était la proie de la colère des dieux et aucun mortel ne pouvait défier cette réalité. Et pourtant... Ses yeux sombres tombèrent vers cette gamine à peine capable de tenir sur ses jambes. Son visage était terriblement triste, comme s'il représentait physiquement le coeur de l'homme.

Encore une âme fragile qu'Hakai venait de pourrir la vie. Il représentait la poisse incarnée, les dieux eux-même l'avaient maudit. Se réjouissant de son malheur, lui l'Uchiha, l'être censé être le plus proche de ces soit disant être immortel. Non... C'était simplement un mythe que de vieux fou c'étaient inventés, passant pour plus puissant qu'ils n'étaient. Aujourd'hui leurs noms étaient gravés dans l'histoire, mais rien ne prouvait tout cela. Rien ne prouvait que cette saloperie de père créateur exprimé sa peine et sa colère à cet instant. Et si tel était le cas, Hakai le comprenait surement.

Le menton légèrement levé, le regard porté au loin, il avait à peine entendu ce que lui avait supplié la jeune fille. Il n'avait nullement besoin de mot pour comprendre dans quelle détresse elle se trouvait. Par simple réflexe de shinobi, l'Uchiha examinait les alentours, comme pour vérifier la zone. Un flash lumineux éblouie l'Uchiha puis un grondement, pourtant éloigné, troubla le village. La petite s'écroula au sol, provocant enfin une réaction de l'homme. Il n'était vraiment pas dans son assiette, mais cette gamine était dans état lamentable, probablement pire que lui-même. Ses bras puissants la soulevèrent dans une étreinte qui se voulait protectrice. La fillette fondait en larme dans les bras du géant. Ses yeux noirs, que l'on pourrait croire sans vie, sans expression, sans sentiment, s'illuminèrent. Il ne pouvait plus pleurer, il en était incapable, mais cela aurait été le moment. La détresse de l'enfant était émouvante.

Ses bras étant occupé, c'est d'un mouvement du pied que la porte se ferma, claquant, mais ne provoquant aucun son, masqué par la tempête qui faisait rage en-dehors. De fines gouttelettes coulaient en abondance dans le petit pavillon et très vite, l'entrée se retrouva inondé, mais qu'importe. L'Uchiha ne quittait des yeux la fillette qui s'agrippait à lui en laissant échapper des sons à peine perceptible. Il ne pouvait la laisser dans cet état. Il se dirigea donc vers la salle de bain. Tant bien que mal, il réussit à la déposer sur la petite marche en plastic qui servait généralement à s'élever avant de pénétrer dans un bain bien chaud. Elle en avait bien besoin d'ailleurs... Mais l'Uchiha ne pouvait la laisser seul, pas dans cet état. Ses doigts vinrent agripper une serviette blanche décorée de petites bandes rose. Délicatement, il s'accroupit en face de la fillette. Il ne l'observait pas, ne souhaitant pas lui mettre plus de pression que ce qu'elle subissait déjà. La serviette venait, très doucement, frotter cette petite bouille. Il prenait son temps, passant sur chaque détail de cette chevelure brune. Le visage de l'Uchiha se voulait calme et rassurant, comme si aucun problème n'existait au sein de ses murs. Comme si elle était en sécurité prêt de lui. C'était l'atmosphère qu'il voulait lui donner, car c'était vrai.

Il avait enfin fini. Ses petites boucles que formaient la chevelure de la jeune fille était très agréable à regarder. Bien qu'encore humide, l'homme ne pouvait guère faire mieux, il ne possédait aucun sèche-cheveux n'en aillant aucune utilité. Sa main, douce, légère, vint se porter sur le couvre chef de la petite. Ses yeux doux, un sourire rassurant, tout était fait pour qu'elle se sente au mieux. Mais pourtant cela n'arrangeait guère la situation. Des souvenirs devaient probablement encore fraie dans cette petite tête. L'homme la saisit dans une étreinte forte, protectrice. Il ne pouvait dire les mots, il ne savait que dire, mais au moins cela, elle le comprendrait...

L'heure n'était pas au question, cela lui causerait un plus grand tort, non elle avait besoin de repos. Probablement ferait elle un cauchemar, mais l'Uchiha sera présent pour veiller sur elle. Ce soir, elle serait en sécurité. Quand à demain, l'homme ne pouvait répondre.

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Ven 25 Juin - 4:03

- Premier Intermède -

Partie 1 - 2
Orage.

Derrière elle le vent claquait comme il ne l’avait jamais fait. Le ciel noir s’assombrissait à chaque secondes et l’eau ne faisait que s’accumuler dangereusement dans la rue. Une éclaire fendit le ciel, complètement à l’horizontale, fendant les nuages dans une lueur aveuglante et inquiétante. Le village sembla éclater lorsque le tonnerre retentit et rebondit de montagne en montagne jusqu’à ce qu’on ne puise pût l’entendre. La fillette était agenouillée, là, en face de cet homme imposant qui pouvait lui casser la nuque en apprenant ce qu’elle avait fait d’un simple coup de pouce. Mais elle avait confiance en lui. L’orpheline ne le savait pas pourquoi, mais elle avait confiance. Et c’était ce qui comptait.

Où aurait-elle pût aller sauf ici ? Cathi avait dit, plus tôt, qu’elle recevait de la visite. De son côté, Kenji ne semblait pas aimer la fillette au point de lui ouvrir sa porte. De toute manière, elle ne savait même pas où il habitait. Alors que lui, pur inconnu qui exerçait pourtant un pouvoir plus qu’envoutant sur Azumi , lui avait montrer le chemin de sa demeure.
Elle grelottait sur le plancher chaud et tenta de se réchauffer en se rapprochant des pieds de son sauveur. Celui-ci lui jeta d’abord un regard qui aurait put paraître froid aux premiers abords, mais s’avéra être doux et attentionné. Elle émit un râlement, comme si elle tentait de s’éclaircir la gorge. Ce fut une longue plainte qui aurait fait tourner plusieurs regards si seulement ils n’étaient pas seuls. Elle et lui, se regardant. Lui de haut, elle de bas. Se demandant tous les deux ce qui se passait ; ce qui avait poussé la fillette à venir ici. L’homme n’était pas son père, ce n’était pas à lui de lui venir en aide. Mais Azumi était si désespérée qu’au simple souvenir de son héro la contraint à courir vers sa demeure.

Et se fut dans un grand soupir de soulagement qu’elle se sentit soulevé du sol. Avec la légèreté d’une plume, la jeune fille était enfoncée dans les bras du jeune homme, ses pieds enroulant sa taille et sa tête posée contre son épaule gauche. Elle masqua son visage, honteuse, mouillant par le fait même le torse nue de l’Uchiha. Ses petites mains tremblotaient à la fois de froid et de peur. Elle enfonça ses ongles dans la chair de son âme sœur, comme si elle tentait désespérément de s’accrocher à quelque chose, comme si Hakai était sa seule bouée de sauvetage et que c’était la seule chose qui pouvait la sauvé dans cet ouragan de colère, de sang et de glace. Il se tourna et s’engouffra dans les profondeurs de la maison. Derrière eux, la porte claqua, arrêtant par le fait même une bourrasque de vent qui vint se briser contre la planche de bois.

Le calme revint. On entendait seulement le clapotis que faisaient les gouttes de pluie en se fracassant sur la vitre des nombreuses fenêtres qui composait la maisonnée. Ils passèrent devant une pièce à la fois sombre et réconfortante. Sur le toit il y avait une baie vitrée, neuve et bien propre, qui tenait tel un écran protecteur face à se torrent d’eau dévastateur. Ils poursuivirent leur route jusque dans une pièce légèrement éclairée par une seule ampoule. Hakai tenta de l’éloignée, mais ce fut péniblement qu’Azumi dû lâcher sa bouée, la seule chaleur qu’elle appréciait. Il la posa sur une marche faite de plastique, sec et froid. Elle risqua un petit regard à son sauveur, qui la regardait, ému par la détresse de la fillette et la moue de tristesse qu’elle tirait. Avec délicatesse, mais sans dire un mot, il prit une serviette blanche et légèrement décorée, puis lui essuya le visage délicatement. La boue qui régnait sur ses joues s’effaça rapidement, laissant derrière elle une chair pourpre et humide. Elle renifla bruyamment et d’autres larmes vinrent envahir ses joues lorsqu’elle repensa à l’horrible chose qu’elle avait faite. Le regard de l’homme ne la fixait pas. Sans doute ne voulait-il pas la rendre mal à l’aise. N’empêche, sa tristesse était à un tel point qu’elle se foutait de la honte que pouvait lui apporter son désespoir.

Elle savait plutôt qu’il ne la jugerait pas.

Il finit de la nettoyer, bien qu’elle resta vêtue. Ses cheveux étaient tout ébouriffés, mais c’était quelque chose dont elle ne s’était jamais souciée. De petite boucle longeait son visage. Ce phénomène se produisait souvent, sous la pluie et l’humidité. Elle en plaça une machinalement derrière son oreille, puis essuya du revers de la main le mucus qui coulait de son nez. On la prit, fort cette fois. Azumi cru qu’elle étoufferait, mes l’odeur d’Hakai la rassura. C’était quelque chose qu’elle n’avait pas détecté lors de leur première rencontre. Elle prit une grande bouffé d’air afin de se droguer à ce parfum si envoûtant.

Elle tombait de fatigue. Ses petits yeux clignèrent deux fois, puis elle baillât. Il serait impossible d’expliquer à l’Uchiha ce qu’il s’était produit aujourd’hui, puisqu’il y en avait trop à raconter. Demain serait parfait pour le bavardage. Mais tous les deux tombaient de sommeil.

Sans un mot, son âme sœur vint la poser sur le canapé, la où elle dormirait pour la nuit. De fines gouttelettes tombaient sur la baie vitrée, juste au dessus d’elle. Elle les regarda glissé lentement vers les tuiles glissantes du toit. Puis, il y eut comme un laps de temps où elle n’avait pas conscience de ce qu’il se passait. Elle s’endormit sans savoir si Hakai était resté près d’elle ou s’il était allé se coucher. Puis, elle rêva.

Ce ne fût pas un cauchemar, et heureusement d’ailleurs, car elle n’aurait pas voulu se réveiller en hurlant. C’était des images floues, comme si elle voyait dans les yeux de quelqu’un d’autre sans trop savoir où elle était. D’abord elle cru apercevoir un homme. Son père, peut-être. Celui qui l’avait jeté dans la rue, celui qui l’avait tout simplement laissé tomber.

D’ailleurs, le rejet de son paternel fut une épreuve si forte pour la fillette, qu’elle ne se souvenait même plus d’où elle venait.

Puis, elle se réveilla après un rêve dont elle ignorait le dénouement. Azumi fût aveuglée par les doux rayons de soleil qui pénétrait dans la demeure. Elle tenta de se repérer, ne sachant plus ou`elle était. Puis, les évènements de la veille revinrent hanter son esprit. Lentement, elle se redressa. Une fine couverture glissa sur le sol. La fillette se frotta les yeux frénétiquement et tenta de voir si son sauveur était réveiller. Effectivement, il n’était pas très loin et elle ne pût dire s’il s’était levé tôt ou si, au contraire, c’était elle qui s’était levée tard.

D’une voix fatiguée elle prononça :

Azumi - Quelle heure est-il ?

Elle tourna les pieds pour qu’ils puissent pendre dans le vide.

Azumi - Combien de temps ais-je dormis ?

...


Dernière édition par Azumi le Lun 15 Aoû - 0:53, édité 1 fois
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Ven 25 Juin - 21:46

L'homme l'avait une nouvelle fois lever dans ses bras musclé. Son tatouage se déformait à chaque mouvement du bras, mais revenait inlassablement à son état d'origine. Cette marque avait beaucoup d'histoire. Elle lui avait été gravée lorsqu'il était encore dans la rue. Un homme qui venait de s'installer dans le quartier faisait des offres spéciales en échange de certains services. C'est donc un Hakai heureux de pouvoir se différencier qui alla aider cet homme. C'était sa première récompense pour travail bien fait.

La jeune fille était à moitié endormit, épuisé par le chagrin probablement. L'homme la comprenait, mais elle grandira vite et découvrira qu'avec le temps, les larmes ne coulaient plus, remplacé par un sentiment de tristesse et de désespoir profond. Il la déposa dans le canapé qui était disposé contre un mûr. Il la regarda un long moment s'assurant qu'elle s'endormait bien. Peu à peu, l'homme pouvait voir l'expression de la jeune fille, passant de la terreur à la tranquillité. Personne ne pouvait deviner que cette petite avait pleuré à chaude larme pendant tant de temps... Hakai ramena un siège vers lui, les bras croisés sur le dossier, il regardait ce brin de femme dormir paisiblement. Que s'était il passé?

L'homme pouvait sentir ses yeux le démanger, réclamant leur tend de sieste. Il ne jugea pas nécessaire de veiller toute la nuit sur cette petite, elle semblait dormir paisiblement même si l'idée d'un cauchemar venait titiller l'esprit du genin. La jeune fille aura tôt fait de réveiller l'homme par ses hurlements. L'homme se glissa alors dans ses couvertures, gardant un oeil protecteur sur celle qu'il hébergeait. Ses paupières devinrent de plus en plus lourdes, toujours cette même image. La fillette couchait en boule, une couverture verte la couvrant. Et puis.. plus rien. Le noir total.

Les premiers rayons du soleil, les premiers chants des oiseaux, tout cela pour réveiller l'Uchiha. Il se tourna sur lui-même quelque instant. Fixant la baie vitré situé juste au-dessus de son lit. Très pratique lorsque l'on voulait se lever tôt, un peu moins lorsqu'il s'agissait de faire la grasse mat. C'est dans un ralliement que l'homme se leva, son regard se tourna instantanément vers le corps de la fillette qui n'avait bougé d'un pouce. Elle dormait toujours paisiblement dans la même position. Les pieds de l'homme touchèrent le sol en bois et ses puissantes jambes firent le reste pour le soulever de sa couche.

Direction la salle de bain, petite porte en bois simple sur la gauche. Faisant le moins de bruit possible, l'homme marcha à pas feutré, délicatement il fit tourner la poignée, s'engouffrant ainsi dans une autre pièce, un autre monde. Celui-ci avait pour but, l'hygiène. Dans un tiroir en marbre blanc, se trouvait une pile de gant de toilette parfaitement rangé. L'homme se saisit du premier, d'une couleur rouge sang. Il le passa sous l'eau et se frotta avec une première fois. Le visage, le torse, les jambes, les bras, tout y passa. L'eau le refroidit un instant, mais il faisait chaud sur le village et son corps se réhabitua rapidement à ce changement. Le liquide savonneux vint couler sur le gant rougeâtre. L'aromate du miel venait déjà chatouiller les narines de l'Uchiha. Allant tout d'abord doucement (et oui le savon était assez froid au départ) l'homme se savonna pendant prêt de cinq minutes au bout duquel il était entièrement couvert d'une mousse blanche. C'était l'heure du troisième passage, le rinçage. Cette partie était chiante... Une bonne douche était beaucoup mieux. Le gant, toujours rempli de savon ne pouvait pas efficacement essuyer le corps de l'homme et il restait toujours un peu de savon sur son corps. Cela prenait du temps, mais il réussirait à un moment ou un autre à en venir about.

Et voilà. L'homme était parfaitement sec après un bon coup de serviette. Il enfila rapidement des affaires propres et plaça les anciens dans les bacs, bleu pour les vêtements, jaune pour chaussette, gant de toilette et serviette. Tout cela était une affaire d'organisation, mais avec du temps, cela devenait des automatismes. Sa main se saisit d'une brosse à dent et du dentifrice, odeur menthe givrée bien sur. Cinq minutes par jour, c'était les conseils des médecins. L'homme n'avait franchement pas le temps de faire cela trois fois par jours, alors chaque matin il y passait ses cinq minutes. Par moment, les gencives pouvaient saigner mais rien de bien important, il y allait comme une brut, comme d'habitude. A croire que c'était une religion. La solution mousseuse fut cracher dans le lavabo, un cour d'eau fût et le tout s'en alla dans les évacuations. Un rinçage de bouche pour les recoins et le voilà, une haleine propre, pas celle du chacal. Il ne restait plus qu'a ce coiffé, chose que l'homme fit rapidement à l'aide d'un peigne. Il avait l'avantage d'avoir une chevelure naturellement piqué vers le haut.

Il avait terminé, prêt pour une séance d'interrogation. L'homme sortit de la salle de bain et regarda la pendule fixée au-dessus de la porte d'entrée. Il était environ dix heures du matin, l'heure idéal pour un jeune fille de se lever. Hakai ouvra un tiroir et en sorti deux bols, le verre électrochoc avant de venir se poser dans un petit bruit sourd sur la petite table ronde capable d'accueillir jusque six personnes. Mais jamais l'homme n'avait eut autant de visiteur. Il se dirigea ensuite vers le réfrigérateur où il en sorti du lait frai et sa traditionnelle boisson énergétique. Petit à petit, il pouvait voir les yeux de la petite fille s'ouvrir. Tout d'abord absente, elle se contentait d'un long bâillement avant de se redresser. Probablement devait-elle trouver se repaire. Mais très vite elle se tourna vers l'Uchiha.

Azumi - Quelle heure est-il ? Combien de temps ais-je dormis ?

Sans même un regard pour la petite, l'homme continuait de préparer le petit déjeuner. Précis dans les gestes, il positionnait parfaite le couvert proche du bol. Sa main vint s'appuyer sur une petit poignée ou des tartines allaient à présent subir un petit supplice pendant quelque minute. Il sortit ensuite d'une étagère un pot de nutella.

[Hakai] « Le temps qu'il faut à une petite fille. »

C'était huit heures minimum, Hakai lui en avait laissé deux de plus. Il fit signe à la jeune fille de venir s'installer ce qu'elle exécuta rapidement, gêné de s'incruster ainsi probablement. Les tartines sautèrent en l'air avant d'atterrir directement dans une assiette. L'Uchiha avait prévu le coup, plusieurs, il s'était fait berné par la puissance de jet qu'avait se gripain, il avait analysé la trajectoire des tartines et y avait fixé cette assiette. Son couteau se plongea dans la marré couleur noisette, il y sorta complétement recouvert de la solution avant d'être tartiné. Il tends celle ci à la petite.

[Hakai] « Mange, tu en as besoin. »

Il regarda celle ci avaler petit à petit ce délice qu'Hakai adorait le matin. Cette fois-ci, la tartine alla directement dans sa bouche ou prêt de la moitié en fut absorbé. Poli, il attenda d'avoir dégluti le tout avant de prendre la parole.

[Hakai] « Explique moi tout. »

Son visage était relax, aucune once d'agressivité ou de quelconque empressement ne venait trahir sa voix. Il avait le temps, comme son invitée. Si elle ne souhaitait en parler, soit. Mais il fallait tout de même des explications. Pourquoi c'était chez lui qu'elle était venu dormir?

MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Sam 26 Juin - 7:32

- Premier Intermède -

Partie 1 - 3
Orage.

Lorsque ses yeux s’habituèrent à ce léger changement de luminosité, elle put enfin inspecter plus en profondeur la pièce dans laquelle ils étaient. Ce n’était pas une grande maison, mais cela convenait parfaitement à un homme seul. La pièce dans laquelle ils se trouvaient était composée d’un divan, d’une petite table et de décors plutôt… harmonieux. Enfin, tout le monde sait que les hommes ne sont pas vraiment les meilleurs en décoration, même si certain se débrouiller. La maisonnée semblait à la fois plus moderne que celles Itô et plus riche. Inutile de vous dire que son ancienne famille était très pauvre et que l’espace était tout aussi restreint. Non seulement la demeure était composée de cinq pièces en oubliant la salle de bain, mais en plus il y avait à côté de lui d’autres logis qui abritaient d’autres compagnons. Azumi se ferait une joie d’aller leur faire ses salutations si seulement elle n’avait aucune explication à fournir à son Uchiha favori.

C’était plutôt normal. Elle débarquait comme cela, au beau milieu de la nuit, s’agenouillait à ses pieds en le suppliant de l’aider. Ce n’était pas ordinaire. De plus, ils ne se connaissaient depuis qu’une journée. Les questions qu’Hakai se pausait était plus que compréhensible. Mais la fillette n’était pas certaine si elle était prête à se confier. D’autant plus qu’il aurait tôt fait de la jeter en prison en apprenant l’horrible chose qu’elle avait fait. L’Uchiha était Genin, n’empêche. Sa musculature se distinguait parmi tous les autres membres de l’académie. S’il voulait qu’Azumi paie ses fautes, elle le ferait. Pas par envie, mais par obligeance ou parce qu’on l’avait forcé.

Pour l’instant, tout ce qu’elle ressentait c’était remords et culpabilité. Puis, en voyant le regard sombre de son sauveur, elle eut comme l’impression qu’elle aurait mieux fait de rester couché. La fillette balança encore quelques secondes ses pieds dans le vides, puis sauta sur le sol. L’Uchiha préparait le petit déjeuner même si la pièce demeurait sans odeur. Elle se préparait à s’enfuir. À courir, loin. Loin de tout ce qu’elle avait bâtit, loin du village. Courir loin, jusqu’à ce qu’elle ne voit plus rien qui lui rappelait Konoha. Jusqu’à ce que les autorités même ne puisent plus la retrouver. Toutes ses décisions reposaient sur les épaules de l’Uchiha. Sa réaction aurait des répercutions violentes sur son avenir.

Elle se détendit lorsqu’il prononça d’un ton neutre :

Hakai - Le temps qu'il faut à une petite fille.

Cette voix… Si envoûtante. Elle resta figée sur le tapis du salon, regardant son âme sœur préparer de la nourriture. Puis, son regard dévia vers un petit pot poser sur le comptoir. Son contenu était brun et elle cru lire, en plissant les yeux, que c’était du Nutulle. Étrange était le nom cette substance.

Finalement, son cœur se mit à battre rapidement. Tellement rapidement qu’elle avait peur que cela n’échappe pas à la vigilance d’un Uchiha. Pourquoi ne l’haïssait-il pas ? Il devait bien se doute qu’Azumi avait fait quelque chose de terrible. Pourquoi empruntait-il un air si insouciant, comme si tout allait bien ? Allait-il l’aider à s’en sortir ?

Elle se détendit, se disant qu’il fallait mieux penser à autre chose. Il lui fit signe de venir le rejoindre. La jeune fille avança d’un pas méfiant et prit place de l’autre bout de la table. Elle dû se mettre sur la pointe de pieds pour se hisser sur la chaise. De plus, elle pouvait poser sa tête sur le bois dur sans plier son dos. C’était des meubles conçu pour des géants !

De petite tranche de pain sortirent subitement du grille-pain. Dans la maison des Itô, il y avait un appareil presque identique. Seulement, on étendait sur les toasts de la confiture aux fraises et rarement aux framboises, pas du nutulle. Décidément, ce jeune homme lui faisait découvrir toutes sortes de choses. D’abord Gaufre-San, ensuite du nutulle. Peut-être n’était-ce pas une mauvaise idée de rester avec lui… Disons, quelques temps.

Hakai s’empara des toasts et les garnis de nutulle. Elle se retint pour ne pas se lécher les babines, puisqu’une odeur de chocolat vint titiller ses narines. Puis, l’Uchiha l’invita à manger. Elle hésita un moment, mais puisqu’il lui demandait, elle le ferait. Azumi ouvrit la bouche et avala les tranches de pain très rapidement, comme si elle n’avait pas mangé depuis des années. Le souper qu’elle avait prévu hier soir était maintenant calciné, emporter avec lui tous les biens des Itô et la colère d’Haruna qui lui demandait d’un ton désespérer de partir et de s’enfuir afin de ne jamais revenir. Ce simple souvenir la rendit triste et elle retint quelques larmes. Les mots que dit à Hakai, d’un ton calme et patient, sembla lui glacer le sang. C’était maintenant ou jamais. Son terrible geste allait bientôt être dévoilé. L’Uchiha lui demandait des explications. Elle balbutia :

Azumi - J… J’ai… J’ai… Fait quelque chose de…


D’abord, elle trembla et jeta un petit regard triste à son héro. Qu’allait-il penser d’elle lorsqu’elle lui avouera ce désastre ?

Azumi - J’ai tué un homme.

Elle avait dit cette phrase rapidement, comme si elle s’empressait de se libérer d’un terrible fardeau. Puis, en voyant le visage calme et toujours aussi neutre de son protecteur, elle poursuivit.

Azumi - Hier soir, avant l’orage. Je croyais être seule, Hakai. J’étais seule dans la maison quand j’ai allumé le four…

Elle pleura.

Azumi - Mais… Mais je me suis endormit sur la terrasse du jardin et… La demeure a brûlé et s’est effondrer dans un fracas incroyable. Haruna était là, elle m’a demandé de partir. Je… Je la comprends. J’ai tué son père. Il était au grenier, elle m’a dit. Je l’ai tué ! Oh, Hakai, je l’ai tué !

Elle éclata en sanglot et se réfugia dans un trou qu’elle avait formé avec ses propres bras, sa tête appuyé contre la table. Elle tremblota encore quelques secondes, puis renifla bruyamment. Elle poursuivit en marmonnant, tout en restant caché. Ses cheveux cachaient son visage envahit pas la tristesse.

Azumi - Je me suis enfuit. Puis, il y a des gens qui m’on tirer par les poignets pour m’attaquer. J’ai lancé un Genjutsu terrible sur cet homme et je crois l’avoir tuer aussi ! Il se tortillait sur le sol… C’était affreux.

...


Dernière édition par Azumi le Lun 15 Aoû - 0:54, édité 1 fois
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   Mar 29 Juin - 18:35

L'Uchiha savait l'influence qu'il avait sur cette petite fille. Il ne comprenait vraiment pas ce qu'il avait bien pu faire pour y être arrivé, mais si elle s'était tournée vers lui... C'est qu'il n'y avait plus d'autres solutions. L'homme réfléchissait à tout ce qu'avait pu arriver à cette petite après qu'ils se soientquitté. Comme en colère par leur séparation, le temps avait viré du ciel bleu et calme à une véritable tempête capable de faire voler les toitures les plus faibles. Heureusement aujourd'hui, le temps était beau, essayant tant bien que mal à faire disparaître les stigmates de la veille. Le regard sombre de l'Uchiha observait à travers la fenêtre. Gisant sur le sol, des vestiges comme des branches cassées, des poubelles renversé, des tuiles cassées, même un vélo c'était retrouvé écrasé et enroulé autour d'un poteaux électrique lui-même penchant.

Et puis il revint dans son monde, ce petit pavillon que lui avait loué l'académie. Il y était bien même si cela n'avait rien avoir avec les demeures Uchiha. L'avantage était qu'il soit tranquille, pas de doctrine pour le déranger. Généralement, il s'y rendait lorsqu'il avait un moment de blues, pour être loin de tous, comme en ce moment. Mais à présent, il semblerait qu'une autre personne allait vivre ici. La perspective de loger la jeune fillette s'éclaircissait de plus en plus. Il était son « héros », celui qui savait mieux que quiconque ce qu'elle ressentait surtout en ce moment alors qu'elle venait d'être mit à la porte... Qu'elle venait de perdre des êtres qui lui étaient probablement chères...

Il regardait cette petite manger très doucement ce pain que lui avait confectionné l'Uchiha. Cette petite vie... ressemblait étrangement à la vie de famille. Il se surprit à sourire en pensant à cela. Son visage était inquiet ce qui était normal... Elle débarquait fraîchement dans le monde de l'homme, ne connaissant aucun repaire et ne le connaissant guère en fait. Elle avait juste passé une après-midi avec lui, le voyant certes naturel, mais on ne juge un homme sur une simple rencontre.

Le visage calme et détendu, il mastiquait les éléments tout en fixant la petite fille. Ce qui lui demandait était simplement une confirmation, il savait déjà que quelque chose de grave était arrivé, mais il voulait savoir pourquoi cette petite qui lui avait paru souriante et énergique venait réclamer refuge chez lui en chialant. Elle balbutia quelque peu, mais elle réussit à reprendre le dessus et à sortir quelques mots. Le visage de l'homme resta neutre, s'attendant à cette réponse. Tuer un homme ? Hakai ne la pensait pas capable d'un tel acte. Elle avait beau être shinobi, son esprit était encore pur. Il resta donc neutre, attendant plus de précision sur ce « meurtre ».

Azumi - Mais… Mais je me suis endormit sur la terrasse du jardin et… La demeure a brûlé et s’est effondrer dans un fracas incroyable. Haruna était là, elle m’a demandé de partir. Je… Je la comprends. J’ai tué son père. Il était au grenier, elle m’a dit. Je l’ai tué ! Oh, Hakai, je l’ai tué !

Un accident... Cela pouvait arriver à tout le monde, il fallut que ce soit cette petite qu'il coltine cela et le jour de leur rencontre... Hakai portait réellement malheur... Il la regardait sangloter, ne sachant quoi faire. Cette perte... elle en était bien responsable, mais elle devait l'accepter et passer la page au plus vite. Faire tout ce don elle était capable pour se pardonner. On ne pouvait faire revenir les morts, mais l'on pouvait apaiser les âmes. Cette histoire d'homme qui l'avait tiré... Des cinglés tout simplement. Azumi n'avait fait que se défendre contre ces larves. L'homme pouvait entendre les larmes de la fillette claquer contre le bois de la table. Cette réaction était normale, il la comprenait...

Il laissa tomber sa tartine, ses jambes le levèrent, et ses pas le guidèrent. Il était à présent à genou à côté de cette petite fille en peine. Sa main venait caresser sa chevelure, il agissait comme un père avec elle, sans doute ressentait il le besoin d’être proche de quelqu’un.

[Hakai] « C’est une histoire bien triste… Je le conçois. Mais nous passons tous par la. Nous avons tous dans notre vie un moment difficile ou l’on se remet en cause, ou l’on croit n’être qu’un moins que rien. Souvent nous avons des amis pour nous venir en aide et par moment nous n’avons personne. La vie se montre parfois cruelle et parfois magnifique. Le truc… C’est de toujours se souvenir de ce que tu aimes. Tes camarades, tes jeux, ou bien même ses tartines de nuttela. Il faut continuer la vie et le mieux est d’être soutenu… Je.. Je peux être ton soutien..."

L'homme n'avait pas l'habitude de parler au fillette et ses yeux se décalèrent légèrement pour ne plus fixer ce regard qui lui soutenait la fillette. Il était assez mal à l'aise, mais il y avait plus important...

[Hakai]"Si tu n'as plus d'autre endroit... Tu peux rester ici."

Il se sentait proche d'elle... Le passé... Il voulait pour elle un avenir plus radieux que ce qu'il avait vécu...
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Appartement d'Hakai   

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» [4eme Etage] Appartement de Hasharin
» Appartement de Hayabusa Toyome
» Appartement de Naoki
» L'appartement de la tortionnaire [PV Clyde Waldan] [RP CLOS]
» Risen no Hakai

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0 :: Centre du Village-