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 [CE] - L'Accueil de Konoha

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MessageSujet: [CE] - L'Accueil de Konoha   Dim 18 Mar - 23:39

Le temps était venu de mettre main à la pâte comme on dirait. La plupart des Chunins étaient partis pour différentes destinations, comme le village caché de l’herbe, de la neige et j’en passe. Malheureusement pour moi, il manquait d’éléments pour transmettre l’information. Il ne restait donc que moi pour aller directement parler aux citoyens de Konoha. Après tout, ils ont toujours été nos alliers. Du moins, nous n’avons pas été en guerre depuis maintenant, un bon siècle. Quoi qu’il en soit, je me devais de bouger et de faire ce trajet. J’y tenais beaucoup. Voir un autre village aussi grand que Kumo est une chose unique dans une vie. Et Konoha apprécierait sans doute que je me déplace moi-même chez eux, même s’il n’y avait pas d’autres solutions.

Un problème se dressa tout de même contre moi. Lorsque j’exposai mon idée au conseil suprême, ceux-ci voyaient d’un très mauvais œil le faite que je parte en vadrouille, seul. Surtout pour un village auquel nous n’avions pas eu de contact depuis des lustres. De plus, ils me rappelèrent presque tous en même temps que l’histoire du 2ème Kage… Apparemment, il avait été à Konoha pour on ne sait quelle raison et c’était fait tuer par l’Asahi… Mais comme je leur avais fait remarquer, si personne ne bougeait, la situation ne s’arrangerait pas surtout face à l’Asahi. Nous devions être solidaire face au danger.

C’est donc avec nonchalance qu’ils acceptèrent mon offre. Ils prirent des mesures de sécurité et me demandèrent de voyager en secret. La principale mesure était d’être accompagné par une escorte d’ANBU mais comment être discret avec une meute… Ils se résignèrent alors, une fois de plus, à me laisser partir avec un seul ANBU. Et ce n’était pas n’importe lequel. En effet, je m’étais arrangé afin d’être accompagné par la sublime mais néanmoins dangereuse Yoruichi. Le faite que nous vivions ensemble, voilà déjà un an maintenant, nous rendait pratiquement inséparable. Et qui connaît mieux son partenaire que celui qui partage sa vie avec. Il n’y avait rien à redire excepté que nous nous complémentions parfaitement. N’ayant pas encore le niveau d’un grand Kage, à deux, nous étions plus efficaces.

Les paperasses et choses politiques étaient donc clairs et nettes. Il ne restait plus qu’à partir. Konoha était un pays pratiquement voisin, il n’y avait que deux jours de course si on prenait la voie pédestre. Mais le conseil ordonna que l’on prenne un bateau de transport. Ce qui m’allait aussi. Effectivement avec un départ dans le pays de la Foudre, il n’y avait moins de risque de rencontrer des problèmes sur l’eau que sur les terres. A moins évidemment que nous rencontrions des pirates…

Après une heure ou deux, nous étions prêts pour le voyage. Nous avions mis de longues capes avec une capuche afin de rester caché. Quant au bateau, il allait partir d’un port assez connu et pas très loin du village. Nous devions partir en fin d’après midi jusqu’au port et de là nous naviguerions jusque les côtes de Konoha pendant 1 journée et 1 nuit. Yoruichi était assez enthousiaste à l’idée de partir comme ça. Elle n’arrêtait pas de me dire, que c’est romantique… Pour ma part, je ne voyais pas ça spécialement romantique mais plutôt de l’ordre des responsabilités dû à nos grades. Mais je changeai rapidement d’opinion lorsque je vis le voilier qui avait été mis à notre disposition. Je m’attendais plus à un navire type cargo, avec une quarantaine de personnes à son bord, mais là, il y avait au grand maximum 8 passagers nous y compris ! Et le voilier par lui-même était splendide.


* Je vois que le rang de Kage réserve de belle surprise… Il n’hésite pas pour mon bien-être… *

Nous grimpâmes à bord et prîmes notre chambre qui était assez petite mais encore une fois je m’attendais à pire. Le hublot laissait entrer la lumière du soleil couchant sur la rive, remplissant la chambre d’une lueur jaunâtre tout à fait sensuelle. La nuit allait s’annoncer longue et particulièrement animé…

Le bateau avait levé l’ancre voilà 4 bonnes heures et je décidai de me prendre un quart temps de repos. J’étais littéralement épuisé, il fallait dire que Yoruichi était particulièrement tenace… Quoiqu’il en soit, je montais sur le pont du bateau et me posa sur la rambarde. Il n’y avait aucune lumière sur les rivages aux alentours. Seule la Lune se reflétait sur l’eau de la mer assez peu agitée. Je ne savais pas ou nous étions mais je savais où j’allais. C’était le principal dans le cas présent, mais souvent, je me posais la question du but de ma vie. Est-ce que tout était programmé d’avance ? La mort de mes parents, ma vie de Shinobi… Toutes ses questions étaient stupides et n’avaient aucunes réponses. La vie était faite ainsi. Pleine d’aléas. Il ne fallait pas penser aux instants passés, aux pourquoi de la vie. C’était un sujet sans réponse…

J’adorais ces moments de solitude, observant d’un œil spectateur, toute la beauté de ce monde inconnue pour moi. Cela faisait beaucoup de bien de se reposer ainsi. De ne plus être obligé de se réveiller tous les matins en voyant tout le travail qui nous attend. Ici, tout était calme. La nuit paisible et sombre. Une lune éclairant juste ce qu’il faut. Mais surtout, une brise de vent beaucoup plus chaude qu’à l’habitude. Et oui, c’était bien la route du Sud… Moi qui commençais à m’habituer au temps assez frais des montagnes de Kumo. J’allais bientôt découvrir toute la chaleur du pays du Feu… En moi, je me posais bien des questions sur ce pays.

Les minutes passèrent lorsque soudain je sentis une main chaude me caressant le flanc droit.


¤Yoruichi¤
« Que fais-tu là tout seul… »

« Je prends un peu l’air… Nous sommes si loin de chez nous… Je n’ai pas l’habitude de ce temps… »

Yoruichi m’enlaça et posa sa tête sur mon épaule droite. Puis d’une voix causasse, elle me lança :

« Le grand Kempachi aurait-il le mal du pays ? Il y a certainement quelque chose que je puisse faire qui te rappellera ton chez toi… »

Aussitôt, elle mordit tendrement le haut de l’épaule ce qui eut pour effet de me retourner. Un long baiser s’ensuivit au cœur de la nuit. Qu’est-ce qui pouvait arriver de mieux. Nous retournâmes dans notre couchette où le sommeil ne nous y attendait pas le moins du monde. C’est donc à une heure tardive que je me réveillai. Par habitude, il faisait encore noir lorsque je me réveillai tandis que là, le soleil était déjà bien haut. N’ayant pas de montagne environnante pour couvrir les prémices rayons de soleil, je fus une fois de plus étonné du climat. Décidément, j’avais beaucoup de mal à m’y adapter. Mais comme l’avait fait part Yoruichi, certain point m’aidait à me sentir chez moi. Contrairement à elle, je n’avais pas l’habitude de voyager.

Quelques minutes plus tard, la jeune ANBU se réveilla également. Elle s’étendit de tout son long telle un chat et prit le drap blanc comme habit. De mon côté, j’étais devant le hublot à regarder l’horizon. Au loin, devait certainement se trouver Kiri et derrière nous Konoha. Après un rapide petit déjeuné, nous montâmes sur le pont afin d’en apprendre plus quant à l’arrivée. Il me tardait d’arriver rapidement et commencer ces entretiens. D’après nos renseignements, il n’y avait aucun Kage à Konoha depuis fort longtemps. Et ceci élevait ma curiosité quant au comité d’accueil. Qui gérait le village sans Kage… A Kumo, nous avions un conseil qui m’avait justement choisi pour devenir Raikage lorsque le précèdent n’était plus. Je pensais que cela pouvait être le même dans les autres villages mais il semblerait que non. Les politiciens maintiennent donc l’ordre sans chef.

Quoiqu’il en soit, nous étions bientôt sur le point d’arriver. Le capitaine de ce voilier avait averti les passagers que nous étions à moins d’une heure des côtes de Konoha. Le pays du feu… Quand nous arrivâmes, je compris pourquoi il portait ce nom. Le soleil était bien haut et chauffait fort. Je n’avais vraiment pas l’habitude de ce temps. Je fus satisfait de voir qu’il y avait beaucoup de végétation pour nous mettre à l’ombre car je chauffais vraiment. Le chemin en lui-même n’était pas très difficile et il y avait une route commerciale entre Konoha et ce port. Nous étions donc parmi des marchands, des charrues et autres choses. Cela nous allait parfaitement, au moins nous étions discrets.

Deux heures de marche plus loin nous aperçûmes enfin le final de notre destination. Le village caché du vent. Il était en pleine forêt, juste au bord d’une falaise de roche rouge. Le village en lui-même semblait un peu plus grand que Kumo et était entouré par des remparts tandis que le nôtre était protégé par des massifs montagneux. Nous nous approchâmes d’une immense porte ouverte ou plusieurs gardes vérifiaient l’entrée des étrangers et des marchandises. Lorsque notre tour vint, un des gardes aux allures féroces lança :


¤Garde¤
« Ola… Vous ne semblez pas venir d’ici vous… »

« Effectivement… »

Devant ma réponse succincte, le garde fronça les sourcils et mis une main sur son pommeau de Katana.

¤Garde¤
« Qui êtes-vous ? »

« Je me nomme Kempachi et je suis le Kage du village caché de Kumo et voici… »

En la désignant, je vis qu’elle avait un regard meurtrier sur le garde qui avait toujours sa main sur son katana. Je connaissais son caractère vis à vis de l’autorité et on pouvait dire qu’elle était impulsive. Je voyais bien que l’attitude du garde ne lui plaisait pas. Devant ma réponse, le garde lâcha du regard Yoruichi pour se poser sur le mien. Je voyais bien qu’il ne me croyait pas.

¤Garde¤
« Bien sûr et moi je suis le Ho… »

D’une vitesse folle, Yoruichi s’était déjà mise derrière le garde, prête à lui briser la nuque. Le garde avait été coupé devant tant de rapidité et se tenait raide. Au moindre mot douteux, il savait que sa vie pouvait se terminer. Toutefois, la situation n’avait pas échappé aux autres gardes en faction et bientôt, nous étions entourés par une dizaine de gardes. Yoruichi avait toujours son bras autour du cou de sa victime et avait la bouche presque collé sur l’oreille du garde.

«Yoruichi… »

Il n’en fallait pas plus pour qu’elle lâche le cou de l’homme qui recula instinctivement. Aussitôt, une voix résonna derrière nous.

¤Garde 2¤
« Qui êtes vous ! »

D’une voix détendue, je répondis :

« Comme je l’ai déjà dit à votre camarade avant qu’il nous manque de respect, nous sommes des citoyens du village caché de Kumo. Je me nomme Kempachi. Raikage et voici ma compagne Yoruichi… »

De discret chuchotement vinrent de toutes parts. Certains devaient se demander si nous disions la vérité, mais le geste de la Kunoichi en avait visiblement convaincu quelques-uns. Devant le mutisme qui s’en suivit, je continuai mon discours afin d’apaiser un peu la situation.

« Nous sommes ici pour vous inviter au tournoi Chunnin que nous organisons. Après une guerre entre Kiri et Suna, la perte de nombreux hommes face à l’Asahi, et les diverses altérations que tout le monde aura subies, je pense que nous devons instaurer et recréer des liens entre nos pays, afin de faire face ensemble, à la menace grandissante, Asahi… »

Mon discours avait levé beaucoup d’interrogations au sein de la meute de garde. Qui pouvait dire que mon discours était vrai? Qui pouvait dire que j’étais bien ce que je prétendais être? Seul mon charisme et ma prestance naturelle pouvaient les convaincre. C’était maintenant à eux de me répondre…

MessageSujet: Re: [CE] - L'Accueil de Konoha   Dim 1 Avr - 12:45

Nayami faisait semblant de dormir contre la pallisade. Il y mettait un tel soin qu'il croyait lui-même à son sommeil. En vérité, il faisait cela d'une part parce qu'il était le chef, et d'autre part pour ne pas s'occuper de la vérification des autorisations de tous les marchands. C'était une épreuve qui lui gâchait immanquablement le reste de la journée.

Las de mimer son repos, il fut tenté d'y plonger totalement, mais le shinobi sentait un regard furieux posé sur lui. Il ouvrit un oeil, baîlla mollement et sourit béatement à Isuka.


[Nayami] - Même quand je dors, il faut que tu me mates. Coquine.

Il se redressa, ignorant la réponse acerbe de sa compagne. Le soleil se glissait parmi les feuilles et donnait à la scène quelque chose de poétique.

[Isuka] - Il y a du monde ce matin.

Nayami hocha la tête distraitement, puis suivit la jeune femme jusqu'aux portes. Il contempla le spectacles des lourds chariots qui se bousculaient pour entre et sourit.

[Nayami] - Il s'en passe des choses le matin, hein ?

Sans un mot, il ouvrit la porte du poste de garde et s'y engouffra. Isuka soupira. Elle s'appuya contre la pallisade, observant avec attention les hommes qui se présentaient à la porte.

Un couple se présenta. Ils étaient tous deux enveloppés dans de larges manteaux, et cela n'était pas un signe tout à fait rassurant, au vue de la carrure de l'homme. Isuka fronça insensiblement les sourcils et se redressa. Elle fut tentée d'appeller Nayami mais sans se l'expliquer, elle était certaine qu'il était au courant.

Toutefois, ce qui attirait le regard de la jeune femme, c'était lle visage de la compagne du voyageur. Elle peinait à contenir sa colère. Isuka grimaça et au moment où la jeune femme bondissait sur le garde, elle avait déjà sorti son katana.

Les shinobi se mirent en action aussitôt, leurs armes au clair et leurs visages fermés. Des pensées contradictoires se bousculaient dans l'esprit d'Isuka alors que l'homme s'expliquait.

Si ils voulaient effectivement attaquer le poste de garde, ils l'auraient fait. Car à présent, les ANBU sont prévenus des troubles et risquent d'intervenir d'un instant à l'autre. Or, pourquoi rentrer dans un village si déjà ses serviteurs les plus éminents sont déjà avertis et sur le pied de guerre ?

En l'absence de Nayami, c'était à elle de prendre les décisions. Elle ouvrit la bouche.


[Nayami] - Laisses, ma belle.

Isuka se garda de grogner, trop tendue, peut-être, pour se laisser aller à ses penchants. Nayami s'approcha d'eux, dévisageant les voyageurs et ses guerriers.
La jeune femme sourit. Son compagnon avait toujours cette attitude de commandant, bien qu'il s'en défendait chaque jour.


[Nayami] - Mes guerriers ne sont pas là pour respecter les gens qui se présentent à nos portes. En revanche...

Nayami s'inclina brièvement, du buste, puis se redressa.

[Nayami] - C'est mon rôle à moi.

Le regard de Nayami détailla rapidement chacun des intervenants. Isuka se détendit. Son supérieur avait dû, à la suite de multiples calculs et spéculations, parvenir à la conclusion que ces deux personnages disaient la vérité. Finalement le regard de Nayami rencontra le sien. Elle ne fit aucun mouvement, mais comprit ce qu'il souhaitait.

[Nayami] - Hmm, suivez-moi je vous prie, je ne suis que le responsable de cette entrée.

Nayami se tourna et s'avança sur le sentier, attendant que les voyageurs le rattrapent pour accélérer l'allure. Isuka et certains des ANBU arrivés les suivront. Si l'homme était ce qu'il prétendait être, nul doute qu'il s'en apercevra. Mais cela rentrait dans la catégorie des choses dont Nayami se foutait. En toute courtoisie.

D'autant qu'il ne savait pas bien à qui s'adresser. Quelle idée de venir aussi tôt. Si ils étaient arrivés à midi, Nayami aurait été pleinement déchargés de ce lourd fardeau. Les gradés se croient capables de tout. Y compris de gâcher ses journées.

Elle avait pourtant si bien commencée.
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