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 Le voyage de Sana-khan et Saori

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MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Lun 25 Sep - 20:02

Quelques jours après les funérailles des deux Kage tombés lors de la guerre qui avait opposé Kiri à Suna, en fin d’après-midi, un curieux trio discutait ferme à la porte qui ouvrait sur le chemin menant au village de Kumo.
Sana-khan, son sac sur l’épaule, faisait face à deux gardes qui examinaient un papier sous tous les angles comme s’ils craignaient qu’il ne s’agisse d’un faux billet de banque. Quand la voix de la jeune femme s’éleva, elle était teintée d’une pointe d’agacement qui n’aurait pas manqué d’étonner ceux qui l’avaient fréquentée.


"Je ne veux que sortir du village, pas y entrer… Même si ce laissez-passer n’était pas valide, qu’est-ce que cela pourrait bien faire ?"

"Nous avons nos ordres. Au vu des évènements récents, sauf autorisation spéciale, personne ne rentre, personne ne sort."

"…Et un papier signé de la main du dirigeant de ce village n’est pas une autorisation spéciale, à vos yeux ?"

Le premier des gardes releva la tête et fixa longuement la jeune femme, l’air de se demander si elle ne le prenait pas pour un idiot.

"Zabuza-sama est mort dans le combat contre le Kazekage…"

"Visiblement, il ne l’était pas lorsqu’il a signé ce message" , rétorqua Sana-khan en faisant peser sur lui un regard lourd comme du plomb.

"Mmmh... Quoi qu’il en soit, je vais aller demander confirmation sur la validité…"

"… Demander confirmation à qui ? Zabuza-sama est mort à présent, comme vous l’avez finement fait observer vous-même..."

Le garde, qui allait quitter les lieux, s’interrompit dans son geste, et sans plus y mettre de forme, Sana-khan lui reprit le laissez-passer des mains.

"Si jamais mon départ devait vous porter préjudice, allez faire part de vos doléances au chuunin nommé Nimuro, il vous écoutera avec une patience trois fois supérieure à la mienne. A présent, j’ai à beaucoup de route à faire, si vous voulez bien m’excuser…"

Avec une courbette, Sana-khan prit congé et tourna les talons aux gardes médusés pour s’engager sur le chemin balayé par le vent, sans rencontrer la moindre résistance. Puis, marchant à grands pas, elle s’éloigna rapidement du village de la brume, sans se retourner.

Elle partait… La décision ne devait étonner personne, et ne pas gêner grand monde. Certains enfants, Iba peut-être, un des rares shinobi avec lequel elle avait eu le temps de nouer quelques liens, et Nimuro…

Sana-khan se troubla légèrement en pensant à celui qui était devenu son compagnon. Elle lui avait promis de revenir régulièrement à Kiri, mais elle avait tant de choses à accomplir… La perspective des dangers qui l’attendaient sur la route l’effrayait moins que celle de ne pas pouvoir tenir sa promesse, si quelque chose venait à l’en empêcher. Etait-ce une bonne chose ou non ? Elle n’était pas sûre de détenir la réponse.

Le temps passé à Kiri avait été bénéfique ; son instinct ne l’avait pas trompée. Mais le goût du voyage était toujours plus fort, et l’idée d’avoir un point d’attache où revenir n’y changeait rien. Elle avait conservé, bien à l’abri dans son sac, son bandeau de shinobi de la brume, et portait encore sa tenue d’étudiante, invisible sous sa cape. Comme à l’accoutumée, elle avait le col de son vêtement remonté jusqu’au nez et ses cheveux qui lui tombaient dans les yeux, mais son allure avait changé. Elle avait une apparence plus féminine, un pas plus décidé, et surtout, un but à atteindre.

Le temps que cela prendrait lui importait peu. Elle avait des années devant elle, et toute la patience du monde.


Dernière édition par le Mar 26 Sep - 11:53, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Mar 26 Sep - 10:36

[Sana-khan : +5 EXP pour ce post et le précédent]

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Dim 1 Oct - 16:38

[RP situé sur les routes quelque part entre Kumo et Kiri...]

Conformément à la proposition de Sana-khan, Saori avait accepté de faire une partie du voyage en direction de Kiri avec elle. Avec la familiarité qui semblait la caractériser, la jeune fille avait aussitôt entrepris de raconter sa vie, et parlait, parlait, sans relâche, sur elle-même, leur environnement, les gens qu’elles croisaient ; en un mot comme en cent, tout lui était bon pour discuter en prenant à peine le temps de respirer entre deux phrases.

D’abord déboussolée et légèrement ennuyée, Sana-khan s’adapta assez vite à cette compagnie envahissante et se mit elle-même, au fil des heures, à lui donner la réplique avec un certain amusement. Saori, visiblement ravie, abandonna rapidement les préceptes de la jeune femme et se mit à l’aise, refermant son ombrelle avec une difficulté presque égale à celle qu’elle avait eue à l’ouvrir et ôtant ses geta pour les porter sur son autre épaule en les tenant d’un doigts. Vu l’allure à laquelle elle marchait, même déchaussée, cela ne devait pas être la première fois qu’elle allait pieds nus.

Lorsque que le soleil commença à décliner, les deux voyageuses atteignaient l’orée d’une forêt qui semblait assez dense et escaladait une colline qu’il leur fallait franchir pour pouvoir continuer la route.
Saori plissa les yeux pour mieux distinguer le sentier qui s’enfonçait entre les arbres, puis elle se tourna vers Sana-khan, l’air interrogateur.


[Saori]
- Qu’est-ce qu’on fait ? …On y va ?

Sa manie de demander systématiquement son avis étonnait un peu la jeune femme, qui mettait cela sur le compte de leur différence d’âge. Saori ne devait pas avoir plus de 18 ans, et se comportait avec Sana-khan un peu comme elle l’aurait fait avec un sempai maculin, sans s’embarrasser visiblement de questions de grades ou de hiérarchie. Bien que parfaitement spontané, ce phénomène jouait en sa faveur en lui attirant une certaine sympathie de la part de sa camarade.

[Sana-khan]
"Le soir tombe et nous n’y verrons pas à deux pas là-dedans… La prudence recommanderait plutôt que nous nous arrêtions quelque part."

En disant ces mots, elle regardait autour d’elle, et s’arrêta soudain en tendant la main sur leur gauche, lui désignant une direction précise.

"Regarde là-bas, au pied des rochers… De la fumée. C’est probablement l’auberge qui était indiquée au dernier croisement de chemins…"

[Saori]
"Ouiii, et il était précisé qu’ils avaient des onsen !! On y va ? Ca sera plus confortables que de la mousse…"

Elle renifla et fit la grimace, remontant un peu plus ses manches qu’elle avait retournées sans cérémonie.

"En plus ça nous ferait pas de mal, mon kimono est tout dégueu et on doit sentir le fauve… C’est tellement plein de poussière, ces routes !"

Sana-khan sourit. La crasse, elle avait l’habitude, et les rivières glacées lui faisaient souvent office de lavabo, mais mariner dans des bains chauds était son péché favori et les rochers auxquels était adossée l’auberge laissaient deviner des bassins alimentés par des sources naturelles. Un argument suffisant pour qu’elle cède sans discuter.

"Oui, nous l’avons mérité, je pense… Allons-y !"

"Chic ! ^______^"

Sans plus attendre, la jeune fille ramassa ses affaires qu'elle avait déposées par terre et ouvrit la route.

-------

Marchant d’un bon pas, les deux jeune femmes ne mirent qu’une petite demi-heure à gagner l’auberge. Elle était d’aspect vieillot mais très accueillante, toute en bois, avec de gros lampions rouges accrochés sous la corniche du toit qui venaient d’être allumés et diffusaient une lueur agréable.


[Saori]
"Pourvu qu’ils aient de la place… ça a l’air chouette !"

[Sana-khan]
"Vu leur emplacement, je doute qu’il y ait foule en cette saison.. Avec un peu de chance nous aurons pas mal de place pour nous !"

En effet, l’aimable aubergiste d’un certain âge qui les reçut à l’entrée leur confirma qu’elles disposaient de tout le confort souhaité et pourraient choisir librement leur chambre parmi celles de l’étage qui étaient plus précisément destinées à une clientèle féminine. Sans plus tarder, Sana-khan et Saori montèrent poser leur bagages et troquer leurs vêtements poussiéreux contre des yukatas propres qui étaient imprégnés d’une légère odeur épicée, un peu curieuse mais pas désagréable du tout.

[Sana-khan]
"Ces chambres sont grandes et deux futon sont déjà sortis… Nous aurons de la compagnie."

Saori, vautrée sur le tatami avec délice, le visage enfoui dans une pile de serviettes, ne répondit pas, et Sana-khan dût la secouer un peu par les épaules pour la faire réagir.

"Hé, Saori-chan, ce n’est pas encore le moment de dormir… Descendons commander notre dîner et payer l’accès aux bains ! J’ai hâte d’aller y faire un tour…"

Saori grogna un peu mais se redressa bien vite, sans doute galvanisée par l’idée d’un bon repas. La route leur avait donné faim.

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Dim 1 Oct - 17:33

"Ouiiiiiiiiiii, mangeeeeeeeeeer ! ^o^ "

Sana-khan fut très amusée par la réaction de la jeune fille. Elle se demandait parfois si Saori avait plus d'un neurone en activité lorsqu'on lui parlait de nourriture, mais le côté puéril qui émanait d'elle avait triomphé de la méfiance naturelle de la kiréenne. Quelque part, elle avait l'impression d'être encore avec les enfants de l'orphelinat.

Saori dévala les escaliers menant à la réception de l'auberge, manquant de se casser la figure en se prenant les pieds dans son yukata et interpella le tenancier d'une voix tonitruante.


"Monsieur, monsieur ! je voudrais payer pour deux accès aux onsen et deux repas, et ausi pour la nuit pour deux personnes ! ^______^"

[Aubergiste]
"Très bien mademoiselle. Ca vous fera un total de 19 £."

La jeune fille enfonça la main dans son décolleté et farfouilla quelques secondes pour en sortir un porte monnaie en forme de cochon rose bonbon. Ce dernier semblait bien fourni et rempli de billets ; Saori paya la totalité du montant, alors que l'aubergiste ne pipait plus mot.

"Bah monsieur, pourquoi t'es tout rouge ? ^^; "

[Sana-khan]
"Peut-être devrais-tu resserer ton yukata... je crois qu'on en voit un peu trop..."

Saori baissa les yeux et se rendit compte qu'elle avait largement desserré le vêtement, et bien qu'on ne vit pas sa poitrine, le decolleté était assez grand pour aguicher plus d'un homme normalement constitué. La kunoichi rougit jusqu'aux yeux et n'osa pas relever la tête. Sana-khan passa derrière elle et la poussa dans le dos en direction des bains en remerciant l'aubergiste, elle aussi rouge de confusion.

Les deux voyageuses arrivèrent devant la source chaude, et la kiréenne se déshabilla, rentrant dans l'eau. Saori, elle restait sur le bord, bien enroulée dans sa serviette, n'osant pas approcher, le visage toujours rouge, et quelque chose laissait à penser à Sana-khan que ce n'était pas le fait de la chaleur.


[Sana-khan]
"Que t'arrive-t-il ? Tu ne rentres pas dans l'eau ?"

"Euh...bah... euh..."

[Sana-khan]
"Allez viens ! Elle n'est pas très chaude !"

"C'est pas ça... J'ai... un peu honte de me montrer toute nue devant tout le monde ^^;;; "

[Sana-khan]
"Allez, allez il n'y a que nous deux ! Et si quelqu'un rentre, ce ne sera pas un homme, tu n'as rien à craindre !"

Sans lui laisser le temps de répondre, Sana-khan saisit Saori par le poignet et la tira dans l'eau, dénouant sa serviette d'un rapide mouvement de la main au passage. Elle tomba à l'eau tête la première et ne donna pas signe de vie pendant quelques secondes.

[Sana-khan]
*Ne me dites pas qu'elle s'est noyée... Quoiqu'un verre d'eau pourrait suffire pour elle...*

Un remous sur la surface chassa les doutes de la kiréenne, alors que la tête de Saori émergait de l'eau. Seuls ses yeux et son nez étaient visibles et son compagnon de route ne put réprimer le rire qui lui vint. Elle s'approcha à nouveau d'elle et saisit ses cheveux, qu'elle noua sur sa tête, et enroula la serviette qu'elle lui avait arrachée autour.

[Sana-khan]
"Voilà, comme ça c'est plus pratique."

[Saori : -19£]


HP: ???/??? MP: ???/???
FOR: ?? AGI: ?? VIT: ?? DEX: ?? INT: ?? SAG:??
TAI: ?? NIN: ?? GEN: ?? MED: ??

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Dim 1 Oct - 19:27

Saori s’était laissée faire sans rechigner mais ne semblait pas vouloir bouger pour autant. Elle restait obstinément assise au fond du bassin sur la pierre chaude et ne laissait dépasser de l’eau que le strict minimum pour ne pas boire la tasse. Sana-khan mit les poings sur les hanches et la toisa, l’air mi-amusée mi-affligée.

"Franchement, quelle cruche tu fais… Très bien ! Reste là à te métamorphoser en algue si tu veux, moi je vais voir un peu plus loin ce qu’il s’y passe."

Aussitôt dit, aussitôt fait, Sana-khan laissa la jeune fille au bord du bassin et s’éloigna dans l’eau chaude qui dégageait des nuages de vapeur jusqu’à être hors de vue.

Parvenue à l’autre extrémité de l’étendue d’eau opaque, elle s’adossa au rocher et laissa échapper un profond soupir. Un peu de calme et de solitude ne lui faisaient pas de mal.
A présent, la nuit était complètement tombée, et les onsen en extérieur n’étaient plus éclairés que par quelques lanternes et les lueurs du bâtiment de l’auberge. L’ambiance aurait pu en inquiéter certains ; Sana-khan la trouvait féerique. L’atmosphère feutrée était loin d’être silencieuse. Tous les petits bruits de la vie nocturne de la montagne lui parvenaient amplifiés en se répercutant contre les rochers. Des froissements de feuillages, la course de petits animaux nocturnes, le hululement d’une chouette…

Bercée par ces sons qu’elle affectionnait et un peu étourdie par la chaleur des bains, Sana-khan finit par s’assoupir dans l’eau – comme chaque fois, ou presque, qu’elle se trouvait aux sources après une journée fatiguante.

Aussitôt, des rêves étranges qui viraient au cauchemar l’assaillirent. Un curieux mélange de souvenirs de son passé mêlés à la guerre de Kiri où les évènements, dans son subconscient, prenaient d’autres tournures, guère plus avenantes que ce qui c’était réellement passé. Kentarô vivait, mais Nimuro perdait la vie en essayant de les sauver d’un adversaire dont elle ne pouvait voir le visage ; quant aux enfants de la brume, ils tombaient tous face à Zabuza lui-même, qui pour d’obscures raisons, s’était retourné contre son propre camp.

Soudain, Sana-khan se redressa dans l’eau, réveillée en sursaut. Quelque chose l’avait frôlée, et, elle en était certaine… il y avait une présence dans la pénombre.

Mais elle eut beau scruter les alentours, rien ne bougeait dans la brume, et le mouvement de l’eau n’était dû qu’aux remous qu’elle avait elle-même provoqués en se redressant brusquement. Légèrement inquiète, elle se détacha de son rocher et s’apprêtait à regagner l’endroit où elle avait laissé Saori, lorsque sa jambe rencontra un obstacle qui disparut aussitôt. Surprise et effrayée, elle recula vivement.


*Cette fois ce n’est pas une illusion…*

Elle avait à peine eu le temps de se faire cette réflexion que quelqu’un l’attrapa par les pieds et lui fit perdre l’équilibre. Tentant de se rattraper, elle dérapa sur le fond du bassin et tomba à l’eau avec un cri de surprise.

"Hahaha, Je t’ai eue !"

Revenue à la surface, Sana-khan reconnut une silhouette familière au milieu des bancs de vapeur.

"Saori !! Préviens, la prochaine fois ! Bon dieu, j’ai failli faire une crise cardiaque…"

[Saori]
Roooh ! Dis, Sana-chan, tu ne trouves pas qu’on est assez propres, là ? Je commence à avoir les crocs…

Encore sous le coup de la frayeur, le cœur battant la chamade, Sana-khan ne releva pas l’expression très familière de Saori.

"C’est bon, j’ai compris le message… sortons de là."

Les deux jeunes femmes avaient regagné l’entrée des bains où elles récupérèrent leurs yukatas. Saori, qui avait déjà reniflé plusieurs fois, éternua violemment, le nez dans sa serviette. Cette fois encore, Sana-khan n’y prêta aucune attention. Etonnée, Saori, qui s’attendait à se faire vertement reprendre, se campa devant elle.

"Sana-chan… Qu’est-ce que tu as fait pendant tout ce temps ? Tu as l’air ailleurs… Tu as dormi, ou bien…"

Son air mutin se transforma en sourire carnassier.

"…ou bien tu étais passée de l’autre côté du bassin, et c’est pour ça que tu ne voulais pas que je te suive ?"

Cette fois, Sana-khan releva la tête.

"De l’autre côté du… Hey, mais c’est quoi cette idée ?! Est-ce que je te demande ce que tu as fait, toi, pendant mon absence ?"

Pour toute réponse, la jeune fille se contenta de se mettre à sifflotter en arpentant les couloirs de l’auberge. Encore troublée par son rêve et l’impression déplaisante qu’elle avait bel et bien senti une présence autre que celle de Saori quelques instants plus tôt, Sana-khan ne laissa pas échapper plus de quelques mots avant qu’elles ne se retrouvent attablées dans la chambre, assises en tailleur devant la table basse où une soupe de miso fumante les attendait.

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Dim 1 Oct - 20:43

Saori remonta les marches menant à la chambre en sautillant et en rigolant gaiement, tandis que Sana-khan restait silencieuse, encore troublée par les événements aux onsen. Voyant que le repas avait été servi elle se précipita vers la table basse et attendit que son compagnon de route prenne place avant d'entamer la collation.

"Bon app' ^___________^ "

[Sana-khan]
"Bon appétit..."

Sana-khan prit une cuillérée du bouillon et souffla dessus afin de ne pas se bruler avec. Bien évidemment, ce ne fut pas le cas de Saori qui engloutit sa première lampée et resta silencieuse quelques secondes, une larme roulant le long de sa joue.

"Chaud... T_____T"

Remarquant que sa voisine de table ne desserrait pas la mâchoire pour parler, la jeune fille l'observa avec de grands yeux. Prenant conscience qu'on l'observait, Sana-khan revint à la réalité et esquissa un sourire tout en baissant les yeux.

"T'es fâchée, Sana-chan ?"

[Sana-khan]
"Pourquoi le serai-je ?"

"Parce que j'ai dit que tu étais allée du côté des garçons... T___T "

[Sana-khan]
"Mais non voyons ! J'ai bien compris que tu plaisantais."

"Vrai de vrai ? Tant mieux alors ! ^____^ "

Saori se remit à manger sa soupe de plus belle, n'oubliant pas cette fois de souffler dessus. Le repas fut convivial et la kiréenne eut peine à palcer un mot tant son interlocutrice monopolisait la conversation ; un vrai moulin à paroles. Cependant, la méfiance de Sana-khan ne s'était pas relâchée depuis la sortie des sources chaudes, et elle remarqua que Saori évitait soigneusement d'aborder les sujets sérieux. Tentait-elle de noyer le poisson ou était-ce involontaire ? Impossible à dire, comme toujours.

Malgré ce, force était d'avouer que la compagnie de Saori n'était pas déplaisante et avait le mérite de détendre l'atmosphère. Les deux jeunes femmes parlèrent pendant quelques heures, mais la fatigue du voyage les gagna vite.


[Sana-khan]
"Si nous nous mettions au lit ? Je dois reprendre la route demain tôt et je suis éreintée par les kilomètres que nous avons parcourus."

Saori se jeta sur son futon, le dos en premier et regarda le plafond, béate.

"Waaaaaaaaah suis crevée moi aussi ! Dodo !"

Un sourire en coin, Sana-khan souffla les bougies qui éclairaient la pièce et se mit au lit. Les deux autres femmes censées partager leur chambre n'étaient toujours pas rentrée, ce qui empêcha la kiréenne de dormir quelques instants. Son sommeil fut une fois de plus agité, et elle se réveilla au bout d'une heure.

La lumière de la lune éclairait la pièce, et personne n'avait rejoint les deux kunoichi depuis tout à l'heure. Sana-khan se leva, voulant prendre le frais, et remarqua que Saori avait complétement défait son lit, envoyant la couverture à l'autre bout de la pièce. la kiréenne alla la ramasser et s'appretait à la border, lorsqu'elle remarqua que l'autre occupante tenait fermement quelque chose dans sa main, caché sous l'oreiller.

Usant de sa dextérité d'ancienne voleuse, elle passa les doigts sous l'oreiller et retira l'objet qu'agrippait Saori : un kunai.


[Sana-khan]
*Une kunoichi, hein... ? Quelque chose me dit que tu n'es pas aussi bête que ce que tu veux me le faire croire... Qui es-tu donc vraiment , Saori ?*

La jeune fille se retourna dans son sommeil et posa la tête sur les genoux de Sana-khan, puis passa les bras autour de sa taille. Elle semblait rêver de choses peu agréables vu la façon dont elle plissait les yeux et serrait les dents.

"Maman..."

Sana-khan remit Saori dans son lit avec douceur et la borda, posant le kunai sans bruit à côté du futon. Puis, elle se leva et contempla l'astre lunaire depuis le balcon, marchant avec une grâce féline sur les lattes en bois laqué.


HP: ???/??? MP: ???/???
FOR: ?? AGI: ?? VIT: ?? DEX: ?? INT: ?? SAG:??
TAI: ?? NIN: ?? GEN: ?? MED: ??

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Mar 3 Oct - 13:39

Incapable de trouver le sommeil, Sana-khan resta un bon moment sur le balcon, perdue dans ses pensées. Après quelques instants, elle réalisa qu’elle n’avait pas encore eu l’occasion de lire la lettre qui lui était adressée, des deux plis qu’elle avait rangés dans sa cape…

*Ma cape… ?*

Prise d’un soupçon soudain, elle se retourna et rentra sans bruit dans la pièce pour se diriger vers l’endroit où Saori et elle avaient déposé leurs affaires, plus tôt dans la soirée. Voilà ce qui avait changé ! Son précieux vêtement n’était plus à l’endroit où elle l’avait déposé mais était en boule un peu plus loin. Elle n’y avait guère pris garde en revenant, mais à présent il paraissait évident que même en installant les futon pour la nuit, les employés de l’auberge n’auraient pas fait preuve d’une telle indélicatesse.

Sans grande illusion, elle fouilla dans sa poche… Rien.


*Bingo… Décidément, les sort s’acharne à inverser les rôles.*

Avant de sortir de la chambre, Sana-khan jeta un dernier regard en direction de Saori qui dormait toujours, accrochée à son oreiller comme un naufragé à son radeau. A côté d’elle, les deux lits préparés pour d’autres clientes n’avaient toujours pas été touchés. La jeune femme fronça les sourcils.

*Il se passe de drôles de choses ici… Je déteste ça.*

Serrant un peu plus fort le kunai qui était passé dans sa ceinture, dissimulé par un pli de son yukata, elle tourna les talons et descendit rapidement les escaliers.
Dans l’entrée, le veilleur s’ennuyait ferme devant son comptoir et fut surpris de voir descendre une cliente en vêtement de nuit à une heure si tardive. Sans lui laisser le temps de poser de questions, Sana-khan s’adressa directement à lui.


"Excusez-moi… Mon amie et moi-même attendions deux compagnes de voyage qui devaient arriver dans la soirée… Leur absence m’inquiète…"

[veilleur]
"Oh… vous voulez dire, les jeunes femmes qui avaient réservé deux places dans la chambre de l’aile ouest ? "

"C’est cela. Mesdemoiselles…"

Le veilleur consultait son registre, et Sana-khan laissa volontairement sa phrase en suspens.

[Veilleur]
"…Yoshida et Kisaragi. Oui, je me souviens… Elles sont passées dans la soirée mais ont annulé leur réservation. Entre nous, je crois que l’établissement ne leur convenait pas. "

*…ou la compagnie !*

" Vraiment ? C’est étonnant… Bien, tant pis, je vous remercie."

En remontant les escaliers, elle manqua de se heurter à Saori qui attendait sur le palier, parfaitement éveillée. Elle avait selon toute évidence suivi toute la conversation et compris de quoi il retournait.

[Saori]
"Les lettres ont disparu ?!"

La jeune femme passa devant elle sans s’arrêter, en répondant entre ses dents serrés ;

"Des clients bidons inscrits sous des noms passe-partout sont montés nous faire les poches pendant que nous étions aux onsen avant de mettre les voiles..."

[Saori]
"Il faut les rattraper !!"

Mais alors que Saori se précipitait pour récupérer ses armes et s’habiller, Sana-khan la rejoignit en deux bonds et l’arrêta en lui saisissant le bras.

"Arrête, c’est inutile ! "

[Saori]
"Mais… les lettres ! "

"Ils, ou elles, ne les ont pas… "

Avant que Saori n’ait pu poser de question, Sana-khan glissa la main dans le revers de son yukata et en tira deux feuilles soigneusement pliées.

"Laisser des documents de cette importance sans surveillance aurait été imprudent, j’ai toujours gardé les lettres séparément des enveloppes."

Elle fit à nouveau disparaître les précieux plis et croisa les bras, l’air profondément ennuyée et agacée.

"Ce qui me dérange plus, c’est de ne pas savoir si nos voleurs savaient ce qu’ils emportaient ou s’ils ont juste détroussé la clientèle au hasard en emportant ce qui leur paraissait digne d'intérêt…"

Elle redressa la tête et repartit en direction de la chambre.

"… Quoi qu’il en soit, je pars immédiatement pour Kiri. Nous nous quittons ici pour le moment, Saori-chan... Je me charge de la suite seule."

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Mar 3 Oct - 14:01

[Sana-khan : +10 EXP RP]

[Saori : +7 EXP RP]

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Dim 8 Oct - 22:59

Sana-khan ayant accompli son devoir auprès de Nezu, elle quitta Kiri au lever du soleil, après avoir passé la nuit chez Nimuro. Les deux jeunes gens avaient tenté de retarder tant que peut se faire le moment de leur séparation, le devoir appelant chacun d'un côté différent. Ils s'étaient enlacés une dernière fois et avaient échangé un baiser fugace. C'était avec ce souvenir en tête que la kunoichi prit la route.

Elle avait rendez-vous avec Saori sur la route menant vers Kumo, comme convenu. Sa comparse ne lui avait pas donné de point précis, mais Sana-khan se doutait qu'elle ne pourrait certainement pas manquer la jeune fille à l'ombrelle.

Après une bonne heure de marche, elle marqua une pause et se cacha dans l'herbe qui longeait la route, kunai en main. Elle venait d'entendre un bruit sourd, semblable à celui que font les roues d'une charette tirée sur les pavés. Sana-khan resta immobile quelques instants puis se releva, confuse.


[Sana-khan]
*Je dois rêver, la route est en terre battue et aucune carriole n'est passée alors que le bruit est tout proche, pourtant je l'entends toujours... Restons prudente...*

La kiréenne resta dans l'herbe et avança à couvert, sans le moindre bruit jusqu'à la source de ses interrogations. Comprenant ce qui se passait en réalité, elle rengaina son arme et se remit sur la route.

Sur un banc, quelques mètres plus loin, Saori était allongée, ronflant comme un sonneur, de la bave coulant de sa bouche. A en juger par l'état de sommeil avancé dans lequel elle semblait être, elle avait dû passer toute la nuit ici.


[Sana-khan]
*Alors c'est elle qui fait autant de bruit... Tu parles d'un shinobi...*

Sana-khan s'accroupit devant la jeune fille et la secoua doucement, en vain. Elle insista un peu, puis força ; son compagnon de route finit par se réveiller en sursaut, puis s'assis en se frottant les yeux et en baillant à s'en décrocher la mâchoire.

"Salut Sana-chan ! ^__________^

Tu es en avance dis donc ! Je pensais que tu arriverais plus tard, du coup je me suis assoupie ^^; "


[Sana-khan]
*Assoupie tu parles ! Tu dormais à poings fermés oui !*

"Cela n'a pas d'importance. Quel est le programme d'aujourd'hui ?"


"Hmmmmmmmm dans un premier temps nous allons... prendre un petit déjeuner ! ^_______^ "

[Sana-khan]
"Je suis sérieuse !"

"Ah mais moi aussi ! Il faut bien manger dès le matin pour être en forme tout la journée ! ^_____^

Et puis, je peux pas réfléchir le ventre vide !"


[Sana-khan]
*Si tant est que ça t'arrive des fois...*

Saori sortit de son sac un torchon vert sur lequel étaient imprimés des poussins d'un jaune criard plus que douteux. Elle le défit et révéla des boulettes de riz cuit et le tendit à Sana-khan.

"T'en veux ? ^^ "

"Non merci" répondit la kiréenne alors que son estomac grognait. Elle n'avait pas eu le temps de manger avant de prendre la route et commençait à ressentir les effets de la faim. Saori rapprocha le torchon des mains de Sana-khan, arborant un grand sourire, et cette dernière finit par céder, prenant un onigiri. Les deux jeunes femmes déjeunèrent assises sur le banc, l'une silencieuse, l'autre véritable moulin à parole.

"Bon alors, le programme d'aujourd'hui... Attends que je me rappelle ce que le patron m'a demandé... Ah oui, il a dit qu'il fallait que je t'entraîne avant que nous allions à Kumo ! Je vais t'apprendre plein de techniques, ça va être super ! Qu'en dis-tu ? ^_____^ "

[Sana-khan]
"J'ai deux choses à dire. La première c'est que tu as une collection de grains de riz autour de la bouche. La deuxième c'estque je me demande si tu peux vraiment m'apprendre des jutsu. Je croyais que seuls les shinobi de haut rang pouvait enseigner aux autres..."

Saori passa la langue autour de sa bouche et ramassa les morceaux de son repas ainsi oubliés, ce qui fit rire Sana-khan sous cape et sourire son interlocutrice. Une fois ce moment de détente passé, la jeune fille à l'ombrelle reprit la parole.

"J'en ai peut être pas l'air comme ça, mais je suis une super kunoichi ! Je connais plein de techniques et j'ai déjà fait des missions supers dangereuses !"

[Sana-khan]
"Du genre... ?"

"Genre... euh... rentrer dans une maison par les toits pour chiper un parchemin !"

[Sana-khan]
"Tu appelles ça "dangereux" ?"

"Bah vu mon sens de l'équilibre, oui ! J'aurais pu y passer ! ^^; "

[Sana-khan]
"J'avais oublié ce léger détail... Bon, plus sérieusement, qu'es-tu censé m'apprendre ?"

"Viens avec moi dans les bois, on y sera plus tranquilles ! Je vais te montrer !"

Les deux jeunes femmes sortirent du chemin de terre battue et se dirigèrent vers le petit bois qui longeait la route. Effectivement l'endroit était hors de vue des passants et plutôt bien choisi. Saori sortit un kunai de sa ceinture et commença ses explications.

"Je vais te montrer une technique que l'on nomme l'Appel du Dragon. Le principe est simple, il faut mettre du Chakra dans ton projectile, ce qui va le rendre empoisonné. C'est vraiment tout bête, il suffit de retenir les cinq sceaux suivants : Rat, Cochon, Singe, Coq, Buffle et de d'envoyer ton énergie dans le kunai. Le plus dur c'est le dosage, si tu en mets pas assez ça fera rien, si t'en mets trop tu t'empoisonnes toi. Je te montre !"

Saori réalisa les sceaux à vitesse moyenne de la main gauche tout en tenant sa lame de la droite. Sana-khan, elle, observait méticuleusement les gestes de la jeune fille, tentant de mémoriser les sceaux avec précision. Lorsqu'elle eut fini, la jeune fille à l'ombrelle regarda son compagnon de route avec un sourire triomphant.

"Ha ha ha, maintenant ce kunai est empoisonné ! Le prochain qui est blessé avec mourra dans d'atroces souffrances !"

[Sana-khan]
"Saori-chan, tu devrais arrêter de jouer avec et de toucher la pointe du bout du doigt avant qu'un accident n'arrive..."

"Mais non je fais attention, Sana-chan. Il ne peut rien... Aieuuuuuuuuuuuuuuuuuuh T______T "

Saori lacha son kunai et porta son index à la bouche ; elle venait de se piquer avec l'arme qu'elle tenait en main. Sana-khan soupira de désespoir, se demandant ce qu'elle faisait là et maudissant le jour où elles s'étaient rencontrées toutes les deux.

"Sana-chan... je me sens pas très bien... @___@ "

La jeune fille tomba au sol, inanimée. La kiréenne se précipita vers elle et l'assit, lui gifflant le visage pour la réveiller, mais cela n'eut aucun effet.

[Sana-khan]
"C'est pas possible ! On ne peut pas mourir aussi bêtement !"

"Bouh !!!"

Sana-khan sursauta et fit un bond en arrière, se retrouvant le derrière au sol. Saori, elle, riait de bon coeur, se relevant.

"J't'ai bien eu, hein ? :p Je suis pas assez bête pour me tuer toute seule. Si tu avais bien fait attention tu aurais remarqué que j'ai pas mis de Chakra dans mon kunai ! Mais t'étais trop concentrée sur mes doigts pour y faire attention nananaèreuuuuuuuuuuuuuuuuuuh :p "

[Sana-khan]
"Espèce de petite... peste ! Ne me refait plus jamais un coup comme ça !"

"Tu t'inquiètes pour moi Sana-chan ? Comme c'est gentil *___________* "

Saori se jeta sur Sana-khan et la serra dans ses bras, un grand sourire béat aux lèvres, alors que la kiréenne tentait de se libérer de son étreinte, plus ferme que celle d'un poulpe.

[Sana-khan]
"Mais lâche-moi ! Tu m'étouffes !"

Après un "pugilat" de quelques minutes qui fit bien rire les deux comparses, ces dernières redevinrent sérieuses et Sana-khan se mit en position, kunai en main. Saori, elle, l'observait attentivement.

"C'est ton tour à présent. ^____^

Si tu as des questions n'hésite pas ! Allez Sana-chan !"


HP: ???/??? MP: ???/???
FOR: ?? AGI: ?? VIT: ?? DEX: ?? INT: ?? SAG:??
TAI: ?? NIN: ?? GEN: ?? MED: ??

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Sam 14 Oct - 14:03

Imitant Saori, Sana-khan reproduisit les cinq sceaux et fixa son kunai d’un air dubitatif. La jeune fille, qui se méprenait sur la raison de son attitude, lui prit l’arme des mains avec un sourire et l’éleva à la hauteur de ses yeux.

*Peut-elle savoir si c’est réussi rien qu’en le regardant ?*

A nouveau, Sana-khan baissa légèrement la tête et fit une moue contrariée. Saori se pencha pour la fixer de ses yeux ronds.

[Saori]
"Pourquoi fais-tu cette tête ? Tu manques de maîtrise du chakra mais tu y es presque, ce n’est pas si compliqué !"

Sana-khan tourna les talons et alla s’asseoir sur un tronc d’arbre renversé sans répondre. Loin de se démonter, la jeune fille trotta derrière elle et fit de même, en attendant qu’elle se décide à reprendre la parole.

"Le chakra… toutes ces techniques de mort… ça n’a aucune âme."

[Saori]
"Uh ?"

Les genoux ramenés contre elle, Saori toisait la jeune femme avec étonnement. Sana-khan laissa passer un moment avant de poursuivre.

"Il y a mille et une manière d’arriver à ses fins… Quand on ne possède pas la maîtrise de cette énergie, le « chakra » on se débrouille autrement, avec d’autres techniques appartenant au même domaine..."

Elle se redressa légèrement et regarda Saori dans les yeux.

"…voici la mienne. Ou plutôt, celle de mon clan."

D’un geste vif, elle sembla lancer quelque chose en direction d’un buisson, où un léger bruit de feuillages se fit entendre. Puis, sous le regard attentif de Saori, elle se leva et revint en tenant ce qui semblait être un petit félin à la fourrure très dense. Lorsqu’elle le posa sur le tronc d’arbre, elle retira de son poil soyeux une petite aiguille d’acuponcture qu’elle glissa à nouveau dans un bracelet en cuir qu’elle portait au poignet, dissimulé sous la manche de son vêtement.

"Yamaneko, le chat sauvage des montagnes… Magnifique bête. Petit mais très agressif, avec des griffes coupantes comme une lame de rasoir. Il nous observait depuis tout à l’heure, ses yeux jaunes l’ont trahi."

Saori caressa les oreilles de l’animal endormi.

[Saori]
"Tu ne l’as pas tué…"

"Non. Et c’est précisément là où je veux en venir. Tu m’apprends à empoisonner un kunai, soit. Mais c’est déjà une arme à la base, pourquoi en rajouter ? Pour, comme tu l’as dit, faire mourir ses adversaires « dans d’atroces souffrances » ? Je n’aime pas ce concept."

Comme pour remédier à son déplaisir, Sana-khan s’empara de son paquet de tabac et alla récupérer son kunai planté dans l’écorce une cigarette aux lèvres.

"J’apprends ces techniques parce qu’il faut que je sache comment ceux que je vais croiser autour et dans les villages fonctionnent. Mais on ne m’ôtera pas l’idée qu’il y a des moyens plus subtils de parvenir au même but."

Elle fronça les sourcils et baissa la voix, comme en proie à un mauvais souvenir.

"Dans le pire des cas, cela évite de commettre des impairs irréparables…"

Saori quitta son air renfrogné pour faire un large sourire.

[Saori]
"Alors tu n’as qu’à m’apprendre aussi comment tu as fait ! Ce n’est pas un point d’acuponcture que tu as touché, tu procèdes autrement… cela rejoint l’empoisonnement, n’est-ce pas ?"

La jeune femme se retourna vers elle.

"En effet…"

Elle se rassit à côté de Saori, chercha quelque chose dans la poche intérieure de sa cape puis releva sa manche pour tirer une aiguille de son bracelet.

"Ces aiguilles sont très fines ; j’en ai lestées certaines avec un plomb pour pouvoir les lancer. Ensuite, elles sont « chargées » à la pointe avec ceci…"

Elle tenait en main plusieurs boules d’une matière tirant sur le brun ou le vert, et un briquet. Saori la regarda d’un air mi-réjoui mi-soupçonneux en lui demandant ce que c’était ; Sana-khan éluda la question.

"Cela va du poison mortel à la simple drogue ; je te montrerai comment faire à l’occasion, quand j'aurai maîtrisé l'Appel du dragon : ça sera donnant-donnant ! Qu’en dis-tu ?"

En vérité, elle était peu encline à montrer ainsi son savoir-faire à quelqu’un en qui elle n’avait qu’une confiance relative mais tenait à garder une certaine égalité entre elle et la kunoichi des chemins. Ce moyen lui paraissait le plus simple pour éviter qu’il ne s’instaure un rapport de force entre elles, tout en lui permettant de protéger son identité et ses propres techniques qu’elle défendait bec et ongles et qui, elle en était certaine, pourraient s’avérer utile pour combler un manque de maîtrise du chakra et limiter les dégâts face à des adversaires habitués à l’emploi de cet énergie.

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Dim 15 Oct - 17:32

*J'en dis qu'il y a quelque chose qui retient ton bras et te force à refuser de tuer, même pour ta survie...*

"C'est vrai ? Tu m'apprendrais des techniques de ton clan ? *_________*

D'accord, Sana-chan ! ^___^ "


[Sana-khan]
"Finissons-en vite avec ce jutsu alors..."

"Attends !"

[Sana-khan]
"Oui ?"

"Je suis désolée de t'apprendre des techniques qui te répugnent, mais ce qui nous attend dans quelques jours va être très dangereux et je dois te préparer au mieux, alors..."

[Sana-khan]
"Je ne t'en veux pas. J'imagine que tu as des ordres de ton côté et que cette technique est malgré tout bien utile ; c'est juste que cela heurte mes convictions. Je ne veux pas tuer inutilement..."

Saori resta absente un moment, le regard perdu dans le vague. Elle aussi avait dû tuer de par le passé, pour sa vie, pour la réussite des ses missions, et pour bien d'autres raisons. Ce n'était pas tant le raisonnement de Sana-khan qui venait de la choquer, mais plutôt le sien. La kunoichi avait le sang de nombre de personnes sur les mains, et pourtant cela ne l'empêchait plus de dormir ni ne lui posait de cas de conscience. Etait-ce donc ça qu'être un shinobi ? Un outil...

*C'est peut-être toi qui est dans le vrai finalement...*

La jeune fille à l'ombrelle sortit de sa torpeur alors que la kiréenne agitait la main devant elle. Secouant la tête, Saori lui adressa un sourire et retourna s'asseoir sur le tronc d'arbre, prenant le chat des montagnes, toujours endormi, sur ses genoux et le caressant.

Sana-khan se remit en position et concentra son Chakra, fermant les yeux. Une lueur bleutée partit de la paume de sa main et circula le long de ses doigts, affluant vers le kunai qu'elle tenait.

De son côtée, Saori était tout excitée et se mit à tenir l'animal par les pattes avant, le faisant danser sur ses genoux et le secouant dans tous les sens.


"Ouaiiiiiis ! Vas y Sana-chan ! C'est comme ça qu'il faut faire ! ^o^ "

La kiréenne resta imperturbable malgré le vacarme initié par sa partenaire. Rapidement elle réalisa les cinq sceaux nécessaires à la complétion du jutsu et la lueur s'éteignit. Sana-khan rouvrit les yeux et se tourna vers Saori, puis passa l'index dans le cercle d'acier au bout de la garde du kunai, le fit tournoyer une foi sur lui même et le lança en direction de la jeune fille.

Prise de panique, cette dernière lança le chat en l'air, au dessus de sa tête et mit les bras en croix devant son visage. Le projectile d'acier vint se planter à ses pieds, en plein dans le corps d'une vipère qu'elle n'avait pas remarqué. Dans un dernier sursaut, le reptile se raidit et tenta de se dresser, crocs en avant.


"Kyaaaaaaaaaaaaa !!! T_____T "

Le serpent n'eut pas le temps de mordre et tomba raide mort au sol, un liquide bleuté s'échappant de sa bouche ; apparement le jutsu avait fonctionné. Saori soupira de soulagement, vite suivi d'une larme au coin de l'oeil.

[Sana-khan]
"Qu'est-ce qui t'arrive ?"

"Décroche-le s'il te plait..."

[Sana-khan]
"Le décrocher... ?"

Saori ne répondit pas. Levant la main, elle pointa son dos de l'index, reniflant et serrant les dents. Sana-khan la contourna et ne put s'empêcher de pouffer de rire. Le chat sauvage s'était reveillé dans sa chute et s'était raccroché avec ses griffes à la première chose qui passait pour ralentir sa chute : le dos de la kunoichi.

"Enlève-le steuplééééééééééééé ! Ca piqeuuuuuuuuuuh ! T____T "


HP: ???/??? MP: ???/???
FOR: ?? AGI: ?? VIT: ?? DEX: ?? INT: ?? SAG:??
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MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Mer 18 Oct - 22:20

[Sana-khan : +3 EXP Appel du Dragon appris]

[Saori : +1 EXP Enseignement]

[Sana-khan : +5 EXP RP]

[Saori : +8 EXP RP]

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Jeu 19 Oct - 23:32

Sana-khan soupira.

"Quelle idée aussi de le jeter en l’air, pauvre bête…"

D’une main, elle attrapa l’animal encore groggy par la peau du cou et le posa sur le sol humide où il ne tarda pas à se confondre avec les feuilles et disparaître.

"Ca va, ton dos ? Tu vas le sentir plusieurs jours et devoir dormir à plat ventre mais heureusement, même si ce n’est pas la position la plus élégante, ça ne devrait pas trop te poser de problèmes…"

Elle avait fait cette dernière remarque avec un sourire un peu moqueur qui accentua encore la moue mi boudeuse mi larmoyante de Saori, occupée à frotter son dos meurtri.

"Bon ! Je dois maintenant remplir ma part du contrat et te montrer comment se servir de ceci…"

Sana-khan récupéra son kunai et l’essuya soigneusement avec un morceau de chiffon arraché sans autre forme de procès à l’amas de tissu dont elle était vêtue, puis elle passa une bonne demi-heure à apprendre à Saori la composition des différentes substances qu’elle pouvait utiliser avec les aiguilles, leurs effets respectifs et la façon de les mettre en œuvre.

"L’avantage des aiguilles d’acuponcture, c’est que cela ne laisse aucune trace. Faire absorber un poison à quelqu’un est risqué et aisément décelable ; en revanche, infliger une piqûre avec ceci, même à travers des vêtements épais, est un jeu d’enfant."

Elle fit une pause et donna un léger coup à Saori qui semblait dans les nuages.

"Tu m’écoutes ? Je sais bien que je ne te parle pas de charger comme un veau, mais si l’efficacité est une vertu la discrétion en fait partie également, et ce n’est pas la moindre…"

Saori, qui avait d’abord pensé faire la sourde oreille à cette remarque, décida de retourner la balle à l’envoyeur.

[Saori]
"Mais ton gros bracelet en cuir, là, il se verrait si tu n’avais pas de larges manches ou ta cape pour le couvrir… Pour effectuer ce que tu dis il faut approcher les gens, et imagine-toi en tenue plus légère, c’est pas si discret que ça !"

"… Parce que tu te verrais mieux te promener en robe de soirée ou caracoler en maillot avec un kunai dans les dents ?"

Il y eut un moment de flottement où Saori semblait hésiter entre le rire et la bouderie pure et simple ; Sana-khan lui épargna ce choix délicat en poursuivant son discours.

"Il y a des solutions pour ça, comme pour tout. Utilise ta tête ! Ce n’est pas pour rien que l’on dit que le poison est une arme féminine. Tiens, montre-moi ta main…"

Intriguée, Saori obéit, et Sana-khan poussa un léger soupir.

"Forcément…"

[Saori]
"Qu’est-ce qui ne va pas ?"

"Tes ongles…"

La jeune fille regarda ses ongles, tous copieusement rongés et mâchouillés, puis rougit et cacha sa main derrière son dos.

"Comment veux-tu tailler des ongles dans cet état ? Pourtant, c’est une technique d’empoisonnement éprouvée, lorsqu’ils sont bien pointus il suffit d’un effleurement…"

[Saori]
"Mais c’est mal, c'est une méthode de fourbes !"

"Et les tiennes, de terroriste !"

Les deux jeunes femmes se toisèrent un instant, mais elles n’eurent pas le temps de développer plus avant leurs points de vue respectifs.

[Saori]
"… Oh, une goutte… Je viens de reçevoir une goutte sur le nez ! oO;;"

"La pluie, il ne manquait plus que ça ! Nous ne pouvons pas rester ici, quels sont nos plans ? Nous n’étions pas censées passer notre temps à deviser, je suppose…"

Saori fit un geste vague d’impuissance.

[Saori]
"Je ne sais pas… Nous ne sommes pas attendues à Kumo avant une petite semaine !"

Sana-khan ouvrit des yeux ronds, et, devinant qu’elle allait protester d’avoir dû repartir de Kiri si tôt, Saori rentra la tête dans les épaules comme une tortue et s’empressa de se justifier.

[Saori]
"… mais on m’a demandé de profiter de ce moment de battement pour t’apprendre des techniques ! Et puis, je m’ennuie toute seule, moi… T____T"

Son ton plaintif fit mouche, et Sana-khan ravala son amertume de ne pas avoir pu rester plus longtemps au village de la Brume pour aller à l’orphelinat seconder Nimuro, voir ce que devenaient les enfants et prendre des nouvelles d’Iba. Au fond, la jeune fille devait elle aussi se sentir bien seule.

"Soit, mais ne restons pas ici à nous faire tremper, il nous faut tout de même trouver un abri…"

Saori acquiesça, et les deux jeunes femmes ramassèrent leurs affaires pour quitter la clairière. Au moment de s’engager sur le sentier, la kunoichi des chemins regarda en arrière avec un air de regret.

"Qu’est-ce que tu regardes comme ça ?"

[Saori]
"J’aurais bien emmené le chat…"

D’abord incrédule, Sana-khan étouffa un rire. Saori la rejoignit d’un pas martial et ouvrit le chemin, son ombrelle sur l’épaule et son baluchon accroché au bout.

[Saori]
"Pourquoi tu rigoles ? Il était beau ! Dis Sana-chan, tu crois que ça s’apprivoise ?"

"Heu… je ne pense pas, non… et je te déconseille d’essayer ! Tu n’as pas eu assez de griffures pour aujourd’hui ?"

[Saori]
"Pffff…"

-------

Après quelques minutes de marche, la pluie s’était faite plus dense et les deux kunoichi furent contraintes à s’arrêter à l’abri d’un petit édicule en pierre qui bordait la route à une croisée de chemins. Sana-khan commença par s’appuyer au pilier le plus proche, les mains dans les poches, puis elle se ravisa et partit à nouveau à la recherche de son tabac. Saori lui jeta un regard réprobateur.


[Saori]
"C’est mal de fumer… Si ton chéri te voyait ! Il n’est pas médecin… ?"

Sana-khan, qui tentait vainement d’allumer sa cigarette humide, s’arrêta net dans son geste et la regarda en biais.

"Les nouvelles vont vite… Il y a trois jours, ne croyais-tu pas encore que j’étais acoquinée avec l’un des généraux de cette organisation nommé Asahi… ?"

[Saori]
"Ah, j’ai dit ça, moi…?"

Sans répondre, Sana-khan acheva d’allumer sa cigarette et changea de sujet.

"C’est toi qui mènes la manoeuvre… Où allons-nous ?"

Saori fit un grand sourire et s’inclina devant la statue de kitsune qui trônait au fond du petit abri.

[Saori]
"Au temple !"

Sana-khan grinça des dents. Elle n’aimait pas plus les esprits qu’auparavant et les rencontrer par bottes de dix la tentait plus que moyennement.

"Qu’est-ce que tu veux bien aller faire dans un temple ??"

[Saori]
"Sur-prise ! ^____^"

Levant les yeux au ciel, Sana-khan n’insista pas et se concentra sur ses ronds de fumée tandis que Saori farfouillait au milieu des offrandes au dieu renard renversées par le vent.

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Ven 20 Oct - 11:49

Sana-khan regardait Saori chercher quelque chose parmi les offrandes de l'autel, intriguée. Elle n'aimait pas trop tout ce qui touchait au surnaturel, ce depuis toujours, et ses années avec les gitans n'avaient fait qu'accentuer sa crainte des esprits.

La jeune fille à l'ombrelle finit par extirper une pêche hors d'un panier de fruit et entreprit de mordre dedans à pleines dents lorsque la kiréenne l'arrêta, se saisissant de son poignet.


[Sana-khan]
"Qu'est-ce que tu fais ???"

"Bah j'ai un creux, alors je mange ! ^_____^ "

[Sana-khan]
"Mais ce sont des offrandes destinées aux Kitsune et autres esprits de la forêt ! Ce n'est pas pour toi !"

"Arrête, me dis pas que tu crois à ces choses là ? ^^; "

[Sana-khan]
"Oui, j'y crois, comme beaucoup de gens, et si tu ne reposes pas cette pêche vite fait, tu risques la malédiction des esprits renards ! Fais ce que tu veux, mais moi je ne veux pas être hantée ! S'il t'arrive quelque chose, je te laisserai toute seule !"

"C'est pas gentil !!! >____<

Bon d'accord, je la laisse, mais elle avait l'air bonne... Tant pis, partons pour le temple !"


Saori passa en une fraction de seconde d'une mine boudeuse à un air réjoui et satisfait. Son compagnon de route se demande une énième fois ce qui pouvait se passer dans la tête de la jeune fille pour qu'elle arrive à changer d'émotion aussi vite, jouait-elle la comédie ou était-elle vraiment stupide ?

La kunoichi des chemins ouvrit son ombrelle alors que la pluie se mit à tomber de plus belle, proposant à Sana-khan de s'abriter avec elle. Cette dernière accepta l'offre ; après tout, mieux valait la supporter que d'attrapper la mort.

Le ciel était devenu très sombre et les nuages gris cachaient presque le soleil. La kiréenne réprima un frisson ; elle avait presque l'impression qu'une éclipse allait faire son apparition, comme ce funeste jour. Elle sursauta en voyant un buisson bouger et soupira en réalisant que ce n'était que le fait du vent.


[Sana-khan]
*Reprends toi, Sayuri... Ton imagination te joue des tours... Et puis, les esprits renards ne s'en prênent qu'aux gens qui agissent mal en général, pas aux simplets...*

A cette dernière idée, Sana-khan se retourna vers Saori qui arborait un large sourire, parfaitement représentatif de sa pensée. Les deux jeunes femmes marchèrent encore en silence pendant quelques minutes lorsqu'elles arrivèrent devant le temple en question.

Le passage du temps avait fait son effet sur le bâtiment. De nombreuses feuilles mortes jonchaient les marches menant à l'entrée, signe d'abandon depuis fort longtemps. Les kunoichi les gravirent et firent un signe de prière devant l'autel.


[Sana-khan]
"Hé bien, on dirait que personne n'a mis les pieds ici depuis longtemps..."

"Oui, ça fait bien au moins vingt ans. ^____^ "

[Sana-khan]
"Comment sais-tu ça, toi... ?"

"Hé hé hé, je suis bien renseignée ! Je suis une kunoichi moi aussi ! :p"

[Sana-khan]
"Dis m'en plus, s'il te plait..."

La voix de la kiréenne venait de faiblir légèrement. Saori écarquilla les yeux devant le malaise de sa partenaire et se mit à raconter son histoire, un air triste sur le visage.

"On raconte qu'il y a trente ans de ça, ce temple était gardé par le moine le plus vertueux de tout le pays de la Brume. Il ne vivait que par et pour les écrits de Bouddha et menait une vie pieuse et vertueuse.

Mais un jour, alors qu'il se promenait dans la forêt pour cueillir des racines, il rencontra une jeune fille blessée. Elle semblait avoir marché dans un piège de chasseur et ne pouvait plus marcher. Alors il l'emmena au temple pour la soigner.

A force de la veiller, il finit par tomber amoureux d'elle. Pris entre ses sentiments et ses voeux, il ne savait que choisir alors se tut. Une fois rétablie, la jeune fille quitta le temple et promit au jeune moine de revenir le voir à chaque nouvelle pleine lune.

Ils continuèrent ainsi des mois, jusqu'à ce que la flamme de la passion ne les dévore. Ils s'avouèrent leur amour et passèrent la nuit ensemble, puis elle repartit à nouveau jusqu'à la prochaine pleine lune, malgré les supplications du moine.

Au fur et à mesure des années, le bonze se rendit compte qu'il avait perdu la foi et s'était détourné de ses voeux. Il ne comprenait pas non plus pourquoi elle, de son côté, ne renonçait pas à ses visites mensuelles pour venir vivre avec lui.

Un soir, il lui posa la question et elle lui avoua la vérité. Elle n'était pas de ce monde, c'était une Kitsune. Elle avait pris apparence humaine pour ne pas être retrouvée par les chasseurs alors qu'elle avait marché dans leur piège. Elle s'était attachée au jeune bonze et venait le voir à chaque nouvelle pleine lune, symbole de l'amour pour les être de son espèce.

Le moine comprit que leur amour serait impossible. Elle n'était pas de ce monde et lui était un pêcheur. Le lendemain il se jeta du haut d'une falaise, espérant que Bouddha lui pardonnerait ses crimes.

La pleine lune suivante, la kitsune revint et le chercha en vain. Depuis, on dit qu'à chaque fois que c'est la pleine lune, elle revient et le cherche. Fin de l'histoire ! ^______^

Qu'est ce qui y'a ? Tu es toute pâle ^^;;; "


[Sana-khan]
"La pleine lune... C'est ce soir..."


HP: ???/??? MP: ???/???
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MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Sam 21 Oct - 18:40

Saori avait dû se faire la même remarque ; en se retournant vers Sana-khan, elle arborait un sourire ravi.

[Saori]
"On la verra peut-être !"

Sana-khan haussa les épaules.

"Je ne sais pas si on t’a réellement raconté cela ou si tu viens de l’inventer à la minute, mais c’est une légende ! Les esprits stimulent l’imagination des gens crédules. Dis-moi plutôt ce que nous sommes venues faire ici… "

Saori, qui avait repris son exploration méthodique des lieux en grimpant sur les poutres derrière l’autel, regardait sous le nez une statue de Bouddha assis dont la peinture dorée s’écaillait et ne répondit pas tout de suite.

[Saori]
"Je ne sais pas… c’est le seul endroit que je connaisse dans le coin, on y sera déjà mieux qu’en pleine forêt alors que la nuit tombe…"

Sana-khan eut une pensée émue pour la sympathique auberge qui avait été leur étape la dernière fois et poussa un profond soupir. Puis, un peu honteuse, elle se ressaisit.

*Allons, nous avons déjà un toit sur la tête, ce n’est pas si mal… Je m’embourgeoise !*

Entretemps, Saori était descendue de son perchoir et l’avait rejointe, visiblement en proie à une intense réflexion. Fatiguée par le chemin et par ses acrobaties, elle s’assit sur les planches vermoulues et gratifia sa compagne d’un moment de silence fort bienvenu. Puis elle releva la tête et la fixa avec de grands yeux interrogateurs.

[Saori]
"Dis, Sana-chan… Ca fait quoi exactement, un kitsune… ?"

Sana-khan s’assit à son tour et tira de son sac son cher jeu de shôgi qu’elle n’avait guère eu l'occasion d’honorer depuis un long moment.

"Heu… ça dépend. Ils peuvent être bienveillants ou jouer de mauvais tours... On dit que les plus puissants peuvent même posséder l’esprit des gens ou les plonger dans des illusions si parfaites qu’on ne peut les distinguer de la réalité."

Saori mit l’index devant sa bouche, l’air pensive.

[Saori]
"Ah oui ? Un peu comme un genjustu, alors … c’est marrant !"

"Un gen… quoi ?"

La jeune fille la regarda avec des yeux ronds.

[Saori]
"Tu ne sais pas ce que c’est ??"

Sana-khan fit un signe d’impuissance. Non, elle ne savait pas ce qu’était encore que ce mot barbare. Mais Saori ne s’étendit pas sur le sujet, toute occupée qu’elle était à essayer d’attraper le bout de son baluchon avec les pieds pour ne pas avoir à se lever.

[Saori]
"Il va falloir que nous passions la nuit ici, je ne vois pas où nous pourrions aller par ce temps…"

"Passer la nuit dans un temple ??"

[Saori]
"Ben oui… Tu as peur ?"

Sana-khan lança à la jeune fille un regard assassin et croisa les bras.

"Non, je n’ai pas peur, mais ça ne se fait pas, c’est tout !"

[Saori]
"On s’en moque, il est à l’abandon ! Et puis, c’est salement mouillé dehors, quand même… "

"Fais des phrases correctes, veux-tu ? ... pffff … je n’y vois rien…"

Très intéressée par ce que faisait la jeune femme, Saori se trémoussa jusqu’à parvenir à son niveau et se vautra à plat ventre devant l’échiquier, le nez au ras des figurines de bois.

[Saori]
"Comment ça se joue, ça ?"

"Je te montrerais volontiers, si la lumière était suffisante pour que je puisse voir moi-même où je place les pions…"

De façon assez inattendue, Saori sauta sur ses pieds et retourna fouiller du côté du Bouddha assis en jurant comme un charretier chaque fois qu’elle se cognait à un obstacle dans la pénombre.

*Quelle mouche la pique encore… ?*

Le mystère fut élucidé lorsque la jeune fille revint, le kimono plein de poussière et une expression triomphante sur le visage, tenant à la main un lampion déchiré et une bougie rance.

[Saori]
"J’avais vu ça tout à l’heure, mais je n’avais pas pensé à le prendre tout de suite…"

"Mieux vaut tard que jamais ! C’est parfait, donne-le moi j’ai un briquet…"

Saori obtempéra et se rassit tandis que Sana-khan allumait la bougie et la plaçait avec précautions dans le lampion qui diffusa aussitôt une agréable lueur.

"Ah, voilà qui est mieux ! Bon ! Regarde, je vais te montrer comment on développe une stratégie au shôgi…"

De fil en aiguille, la soirée passa sans que les deux jeunes femmes n’aient l’occasion de s’ennuyer, la kunoichi des chemins faisant preuve d’une véritable concentration qui lui permettait de jouer des coups intéressants bien que relevant d’une logique qui échappait aux critères de jeu habituels. La nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures lorsque Sana-khan déclara forfait, s’étirant et bâillant.

"Tu ne te débrouilles pas trop mal, c’est bien… On saura quoi faire dorénavant, pour tuer le temps !"

D’un commun accord, les deux compagnes décidèrent d’essayer de dormir malgré la fraîcheur de l’air et l’humidité ambiante. Saori tira un châle rose fushia de son baluchon tandis que Sana-khan, comme à l’accoutumée, utilisait sa cape comme couverture, et elles s’étendirent chacune dans leur coin en silence. Très vite, Saori sombra dans le sommeil et se remit à ronfler.

*C’est vraiment incroyable, rien ne la perturbe…*

Au fond, Sana-khan aurait aimé pouvoir en dire autant. Mais le sommeil semblait la dédaigner une fois de plus et elle finit par se redresser sur ses coudes, puis se lever pour aller griller une dernière cigarette sur les marches de l’édifice.

*Pffff, elle a raison, je fume trop… Ojii-sama... cela ne te plairait pas, hein ?*

Alors qu’elle remettait son briquet dans sa poche, un son insolite lui fit tendre l’oreille. Ca n’était ni le craquement du bois d’âge vénérable du temple, ni le souffle du vent, elle en était certaine. Un instant, elle se demanda si Saori s’était réveillée et venait la rejoindre, mais en tournant la tête, elle pouvait voir la forme sombre de la jeune fille toujours endormie sur le plancher devant l’autel. Intriguée et pas franchement rassurée, elle écrasa sa cigarette sur les marches et avança prudemment le long du petit passage abrité qui faisait le tour de l’édifice, sans bruit, jusqu’à se trouver à l’angle du bâtiment. Là, elle s’agenouilla pour jeter un œil le plus discrètement possible de l’autre côté alors que le bruit étrange, ressemblant au son grave d’une flûte de kabuki, se faisait entendre à nouveau.

Tout d’abord, elle ne vit rien, mais une fois ses yeux habitués à l’obscurité, elle devina sur le chemin à quelque distance une forme claire et longiligne qui semblait se rapprocher. A la fois trop fascinée et effrayée pour songer à battre en retraite, elle resta là à écarquiller les yeux comme pour tenter de dissiper une illusion.

*Ce n’est pas possible, ça n’existe pas ces choses-là…*

Cependant, l’apparition continuait à avancer en direction du temple, et Sana-khan put bientôt distinguer plus nettement une silhouette féminine aux contours flous qui semblait attirer sur elle la lumière blafarde de la lune. Suivant son cheminement du regard, elle aperçut soudain l’ombre que la créature projetait sur la façade de l’édifice et blêmit*. Instinctivement, elle se jeta en arrière, mais la médaille qu’elle portait sous sa tunique et qui s’était évadée de son corsage lorsqu’elle s’était penchée s’accrocha à un clou et tomba sur les planches avec un bruit sec.

*Flûte !!*

D’un geste vif, elle récupéra son bien et serra en main la chaîne d’argent en espérant que l’esprit ne l’avait pas remarquée, mais le mal était fait. Il n’y avait plus rien sous les arbres, et seul le souffle du vent meublait le silence.

Sans oser bouger, Sana-khan s’assit sur ses talons, choquée par ce qu’elle venait de voir, et ne sachant pas très bien si elle devait faire confiance à ses sens ou croire à un mauvais rêve.



* [note : d'après les légende japonaises, les kitsune sous leur forme humaine se reconnaissent à leur ombre qui, elle, reste celle d'un renard.]

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Dim 22 Oct - 12:37

Une sorte de râle d'outre-tombe fit sursauter Sana-khan. Elle fit volte face, kunai en main et se relâcha en se retrouvant nez à nez avec Saori, la bouche grande ouverte, les cheveux en pétard, se frottant les yeux. Apparement, elle avait réveillé la jeune fille, dont la discrétion naturelle lui semblait à présent légendaire.

"Bah quoi qui y'a ? T'arrives pas à dormir ?"

La kunoichi des chemins ponctua cette phrase d'un nouveau baillement bien plus grand que le précédent et qui laissait à supposer qu'elle n'avait rien à envier aux lions en ce qui concerne l'ouverture de mâchoire. Sa partenaire soupira pour évacuer le stress et alla s'asseoir sur les marches, fixant des yeux le chemin sur lequel elle avait aperçu la silhouette.

[Sana-khan]
"Tu n'as rien entendu... ?"

"Bah tu as crié, non ? ^^; "

[Sana-khan]
"Non, je veux dire le morceau de flûte..."

"Tu joues de la flûte ? Tu veux pas m'apprendre ? ^______^ "

[Sana-khan]
"Mais non ! Tu n'as pas entendu quelqu'un jouer du sakuhachi ? Sur le chemin, là !"

"Bah, euh ... non... ^___^;;

T'es sûre que tu manques pas de sommeil, Sana-chan ?"


[Sana-khan]
"Je ne suis pas folle... Je l'ai pourtant bien entendu..."

Saori avança de quelques pas et vint s'asseoir à côté de la kiréenne, posant le menton dans les paumes de ses mains. Elle souffla sur une mèche de cheveux qui lui tombait sur le nez et l'agaçait prodigieusement, puis ressera les bras autour de sa poitrine en grelottant.

[Sana-khan]
"Tu devrais rentrer, tu vas attrapper froid."

"Ah mais non ! Je peux pas te laisser toute seule !"

[Sana-khan]
"Tiens donc ! Et pourquoi ça, mademoiselle ?"

"Parce que Sana-chan a peur des fantômes pardi ! :p "

[Sana-khan]
"Je n'ai pas peur !"

"Ouais, ouais, c'est ce qu'on dit..."

Sana-khan croisa les bras sur le torse et leva la tête d'un air faussement dédaigneux et moqueur. Même si elle ne l'avouerait pas, elle était contente que la kunoichi des chemins soit avec elle, ne serait-ce que pour sa capacité à détendre l'atmosphère en toute circonstance.

Saori s'approcha de son compagnon de route, les poignets cassés, doigts tendus vers le sol, un oeil fermé et tirant la langue, tels les fantômes décrits dans les livres pour enfants.


"Bouh !"

[Sana-khan]
"Ce n'est pas drôle !"

Le rire étouffé de la kiréenne enleva toute crédibilité à cette dernière phrase, et son binôme se mit à l'imiter, de bon coeur, elle. Puis elle bailla à nouveau en se frottant les yeux.

"Dis Sana-chan, on retourne se coucher ?"

[Sana-khan]
"Oui, allons-y. De toute façon, s'il y a quelque chose ou quelqu'un, il ne se montrera plus ce soir..."

Les deux jeunes femmes retournèrent à l'intérieur du temple et se recouchèrent à même le sol. Ne trouvant pas le sommeil, Saori roula sur elle même jusqu'à Sana-khan, par flemme de se lever et s'arrêta à quelques centimètres d'elle.

[Sana-khan]
"Tu n'arrives pas à dormir toi non plus ?"

"Non, une fois que je suis réveillée, j'ai du mal à me rendormir... En plus il fait froid... ^^; "

[Sana-khan]
"En effet, le vent s'est levé, et il y a des trous partout dans le bois, ce n'est pas très agréable mais au moins nous sommes au sec... Hé ! Qu'est-ce que tu fais ???"

La jeune fille venait de se mettre en boule, lovée sur elle même, collée contre Sana-khan. La kiréenne tenta de la repousser à plusieurs reprises, mais rien ne lui fit lâcher prise.

"Bah je cherche la chaleur tiens ! Imagine qu'il se metteencore plus froid, on pourrait en mourir ! Si on reste comme ça l'une contre l'autre, ça n'arrivera pas ^_____^ "

[Sana-khan]
"Ben voyons... Dis plutôt que tu essayes de mettre ta tête sur quelque chose de plus confortable que le plancher vermoulu !"

"Même pas vrai ! C'est une technique de survie é-lé-men-tai-re !"

La kiréenne abandonna l'idée de lutter ; le sommeil commençait à avoir raison d'elle et il était si rare qu'elle ne voulait pas le laisser s'enfuir. Sana-khan posa un dernier regard sur Saori qui était en train de se blottir contre elle, un large sourire sur le visage.

"Dis Sana-chan..."

[Sana-khan]
"Oui ?"

"J'aime bien ton parfum. ^______^ "

La kunoichi de la Brume fut interloqué par cette dernière remarque, mais se ressaisit bien vite. Elle ne pouvait pas imaginer Saori tenir de tels propos d'une façon autre qu'un enfant qui dirait ça à sa mère, ce n'était pas possible autrement. Alors que sa partenaire dormait déjà, Sana-khan resta éveillée encore quelques minutes, s'interrogeant sur les véritables motivations de la jeune fille, mais Morphée eut raison d'elle et la plongea dans un profond sommeil.

La kiréenne fut réveillée par les premiers rayons du soleil qui filtraient à travers le toit, troué par endroits, du temple. Elle tourna la tête de droite et de gauche, cherchant Saori, mais ne la vit pas. Surprise elle s'assit, craignant une nouvelle invention rocambolesque de la jeune fille. Cette dernière n'était en général pas une lève-tôt.

Sana-khan se leva est inspecta la pièce. Toutes les affaires de la kunoichi des chemins étaient présentes et en désordre, elle ne devait pas être bien loin. Sana-khan soupira et se rassura intérieurement en se disant que de toute façon, si elle devait revenir, elle l'entendrait bien assez tôt.

Décidant de prendre un peu l'air pour se réveiller, elle passa la porte du temple et s'étira ; aujourd'hui, le soleil allait briller haut dans le ciel semblait-il. La kiréenne tourna son regard en direction du chemin où elle pensait avoir aperçu une silhouette la veille et l'arrêta sur la masse bleue qui tranchait au milieu du vert de l'herbe.

Saori était là, assise en tailleur à même le sol, les mains repliées sur les jambes, en position de méditation. Elle arborait un air serein, ce qui surpris fortement son compagnon de route, qui ne l'aurait jamais imaginée ainsi. Un oiseau vint se poser à côté de la jeune fille et picora dans l'herbe, le plus apaisé du monde.

Puis, la jeune fille ouvrit les yeux et tourna la tête en direction de sa partenaire, levant une main vers elle et s'exprimant de façon tonitruante, comme à son habitude.


"Sana-chan ! Bonjouuuuuuuuuuuuur ! ^___________^ "

Le volatile prit son envol et laissa tomber une plume que Saori atrappa au passage, riant comme une enfant et courut en direction de Sana-khan, se cassant la figure au passage.

[Sana-khan]
"Tu es bien matinale aujourd'hui..."

"J'avais plus sommeil ! Je serai bien encore restée à dormir contre toi, mais j'avais plus envie de rester enfermée, alors je sus sortie pour pas te réveiller. ^____^ "

[Sana-khan]
"Bien, et que faisons nous aujourd'hui ?"

"Vu que nous avons encore du temps libre, je vais t'apprendre une technique super utile !"

[Sana-khan]
"Tu es vraiment obligée... ?"

"Oui ! Tu vas voir tu m'en remercieras, je vais t'apprendre le Kaï ! Ca sert à sortir des Genjutsu !"

[Sana-khan]
"Tu ne m'as toujours pas dit ce que c'est..."

"Hé hé hé, le Genjutsu c'est l'art ninja des illusions. Les techniques employées affectent l'esprit de l'adversaire et lui font perdre le sens des réalités. Il existe une technique pour en sortir qui s'appelle le Kaï."

[Sana-khan]
"Mais comment peut-on sortir d'une illusion si justement elle nous fait perdre pied avec le monde réel... ? Je ne saisis pas..."

"Hi hi hi, c'est simple. Quand tu te demandes si tu n'es pas en train de rêver, tu te pinces ! Et ben là c'est pareil ! A la différence qu'il faut se faire assez mal pour reprendre pied ! Il existe deux façon, se blesser de l'inétrieur avec son Chakra, ou de l'extérieur avec une arme ou autre."

[Sana-khan]
"C'est barbare..."

"Oui, mais c'est nécessaire pour survivre ! Ton esprit n'est pas assez entraîné pour resister aux Genjutsu, comme l'est celui de tous les shinobi qui ne pratiquent pas cet art ! Alors il te faut l'apprendre ! Allez, viens avec moi dans le temple !"

Les deux kunoichi retournèrent dans l'édifice, et Saori intima à sa parenaire de s'asseoir en tailleur par terre. Pendant ce temps elle ferma toutes les portes et fenêtres et mit quelque chose à brûler dans un encensoir. Une fumée blanchâtre se répandit dans la pièce. L'odeur sembla familière à Sana-khan et elle mit quelques minutes avant de la reconnaître avec certitude.

[Sana-khan]
"Qu'est-ce que tu fais brûler... ?"

"Une des boules que tu m'as montré la dernière fois ! ^______^ "

[Sana-khan]
"Idiote ! Tu sais ce que c'est ???"

"Bah évidemment, tiens ! Tu crois que je suis capable de faire du Genjustu ? Non, bah voilà comment provoquer un état hallucinatoire !"

Sana-khan voulut objecter à nouveau, mais les vapeurs d'opium eurent raison de son esprit et la déconnectèrent de la réalité. Elle plongea dans les méandres de son subconscient, entendant la voix de Saori au loin.


"Hi hi hi c'est rigolo le gros oiseau tout rose !"


HP: ???/??? MP: ???/???
FOR: ?? AGI: ?? VIT: ?? DEX: ?? INT: ?? SAG:??
TAI: ?? NIN: ?? GEN: ?? MED: ??

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Dim 22 Oct - 12:38

[Sana-khan, Saori : +10 EXP RP]

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Sam 28 Oct - 11:57

*Quelle sotte…*

Sana-khan tomba à genoux sur le plancher et tenta de mettre un pan de son vêtement devant sa bouche pour retarder l’échéance, mais la fumée blanche eut raison de sa volonté avant qu’elle ne puisse atteindre l’encensoir et elle roula au sol, presque aussitôt plongée dans des rêves agités et déplaisants.

----

Le décor avait changé, par rapport à ses souvenirs, mais le fond restait le même. Une forme humaine, encagoulée, passait en contrebas de l’endroit d’où elle voyait la scène, avec des gestes curieusement ralentis. Peu à peu, son champ de vision changea, pour se fixer sur une main tenant un kunai. Sa propre main.


*Ne le lance pas…*

La scène la renvoyait des années en arrière, mais elle semblait y avoir encore une emprise, comme si la Sana-khan actuelle tentait de changer le cours des évènements en donnant un avertissement à celle qu’elle était alors.

La silhouette s’était arrêtée et releva la tête. Sana-khan se vit reculer en un mouvement dicté par la frayeur et serrer plus fortement l’arme en main.


*Non, ne le lance pas… !*

Mais l’histoire continuait à se dérouler devant ses yeux, et elle n’en connaissait que trop bien la suite.

Au bas de la butte boisée qui lui servait de refuge, l’inconnu fit soudain un mouvement vif, comme pour se saisir d’une arme, et la respiration saccadée de la jeune femme qui avait perçu son geste était presque palpable. Perdue dans les méandres de son subconscient, Sana-khan fit un dernier effort désespéré pour changer le cours des choses.


*Ne fais pas cela, je t’en supplie, arrête !!*

Mais l’inconnu tira un shuriken de sa ceinture et, le prenant de vitesse, le kunai de Sana-khan fendit l’air en sifflant pour venir le frapper en pleine poitrine. Lâchant son arme, il s’écroula sans un cri, comme une poupée de chiffons.

- Nooooooooon !!!!!

-----

Sana-khan cligna des yeux et tenta vainement de se redresser. Ce qui l’avait fait revenir à elle n’était pas le cri de désespoir poussé dans son rêve mais une douleur physique bien réelle, et à travers le brouillard qui gênait sa vision, elle se rendit compte avec une surprise mêlée de frayeur que son kunai – pas celui donné à Kiri, mais celui transmis par sa mère – était profondément planté dans sa main droite, au point de la clouer littéralement au plancher. Heureusement, la lame était très mince et elle put le retirer d’un coup sec sans trop de difficultés, en se mordant les lèvres pour ne pas laisser échapper une exclamation de douleur. Puis, elle prit appui sur sa main valide et renversa d’un coup de pied l’encensoir qui fumait toujours un peu plus loin.

La lumière filtrait à travers les planches disjointes du temple. Sana-khan regarda autour d’elle. Toujours endormie, Saori était étendue un peu plus loin, une expression apaisée sur le visage. Ses visions à elle avaient dû être plus douces.

Sans plus de manières, Sana-khan l’attrapa par le col de son kimono et la traîna tant bien que mal jusqu’au seuil de l’édifice où elle la lâcha, avant de se laisser glisser contre la paroi afin que l’air frais achève de dissiper les effets de la drogue.

Plusieurs minutes s’étaient écoulées lorsqu’elle rouvrit les yeux. Sa main ensanglantée lui faisait mal, et elle enroula soigneusement une bande de tissu autour de la blessure en serrant le nœud avec les dents avant de se redresser pour voir si la station debout ne lui posait pas trop de problèmes. Une impression désagréable la poursuivait encore, et elle regarda son bandage d’un air perplexe.


*S’infliger une douleur pour sortir de l’illusion…*

Mais qu’est-ce qui l’avait fait revenir à elle, exactement ? La douleur ? La lumière, doublée du courant d’air qui avait atténué les vapeurs d’opium ? Ou bien était-ce la chute du rêve lui-même qui l’avait ramenée à la réalité ? La réponse lui paraissait d’autant plus énigmatique qu’elle ne se souvenait plus exactement du contenu de sa vision.

*En tout cas, me voilà propre… Comment vais-je tenir une arme à présent, si nous sommes attaquées ?*

A cet instant, à quelques pas de là, Saori remua faiblement. Lorsqu’elle battit des paupières, Sana-khan la mit assise sans ménagements, et de sa main valide, lui administra une gifle magistrale qui claqua dans l’air matinal avec un bruit sec.

- Bienvenue sur terre ! Ca, c’est pour deux raisons. La première, parce que ça réveille. Et la seconde, parce que c’est la dernière fois que tu me chipes mes affaires pour me faire un coup fourré pareil sans me prévenir, tu m’entends ?

La jeune fille se frotta la joue, les yeux encore embrumés et larmoyants.

[Saori]
- Sana-chan… C’est pas pour dire, mais tu as vraiment un sale caractère ! T___T

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Sam 28 Oct - 15:06

Pour toute réponse, la kiréenne croisa les bras sur sa poitrine et tourna le dos à Saori. Elle semblait terriblement vexée par les agissements de Saori, mais ce que cette dernière remarqua en tout premier lieu fut les légers tremblements de Sana-khan, qui, elle en était sûre, n'étaient pas dûs à la douleur. Qu'avait-elle pu bien voir qui la mette dans un tel état ?

La kunoichi des chemins se leva et s'approcha de son compagnon de voyage, qui tourna la tête, lui montrant ainsi son dédain. Saori s'agenouilla devant elle et pris sa main blessée dans les siennes.


[Sana-Khan]
"Fiche moi la paix !"

"Il est mal fait... Si tu le laisses comme ça tu vas perdre ton sang et la blessure va prendre l'air et se gangréner... Laisse moi faire..."

Sana-khan voulut retirer sa main, mais Saori la tenait fermement, tout en défaisant le bandage, un air peiné sur la figure.

[Sana-khan]
"Ne me touche pas ! De toute façon qu'est-ce que tu y connais ???"

"J'ai déjà vu des blessés mourir par manque de soins... Je ne veux pas qu'il t'arrive la même chose..."

Une fois de plus, la kiréenne voulut retirer sa main, mais elle se ravisa. La colère l'empechaît de prendre en considération les bonnes intentions de Saori, cependant ce qu'elle venait de dire lui rappelait l'histoire de Nimuro. Et lui qu'avait-il ressenti ce jour là ? Sana-khan baissa la tête et laissa Saori refaire son bandage.

Une fois qu'elle eut fini, elle se releva et descendit les marches du temple, la tête basse, trainant les pieds.


[Sana-khan]
"Où vas-tu ?"

"Chercher de l'eau... Il en faudra pour nettoyer la plaie et refaire le pansement... On va devoir rester ici encore un peu, le temps que tu sois guérie..."

Saori avait parlé tout en continuant de marcher, sortant du champ de vision de Sana-khan. La kiréenne se relâcha un peu et s'adossa au mur, allumant une cigarette, passant ainsi quelques heures en silence et au calme.

La kunoichi des chemins revint bien plus tard, il devait être aux alentours de midi vu la position du soleil dans le ciel. Elle était complétement trempée et tenait à la main un seau rempli d'eau.


[Sana-khan]
"Qu'est-ce qui t'es arrivé ?"

"Rien, j'en ai profité pour prendre un bain..."

[Sana-khan]
"Tu prends des bains toute habillée maintenant ? Tu ne serais pas plutôt tombée à l'eau comme une maladroite ?"

"Ben... euh... en fait... oui ! ^^;;; "

Sana-khan leva les yeux aux ciel, mi exaspérée, mi-amusée, se demandant comment quelqu'un d'aussi maladroit avait pu obtenir le titre de shinobi ailleurs que dans une pochette-surprise. Saori posa son seau à terre et rejoignit ses cheveux en une natte, les essorant pour se débarasser de l'eau.

[Sana-khan]
"Mais qu'est-ce que tu fais ? Tu vas finir par les abimer si tu les traites ainsi. Allez rentre et déshabille-toi, on va commencer par faire sécher ton kimono..."

"Mais j'en ai pas d'autre ! ^^; "

[Sana-khan]
"Hé bien ça t'apprendra à faire attention à l'avenir !"

Maugréant un peu, Saori s'exécuta et entra dans le bâtiment en traînant les pieds. Sana-khan sortit son fil ninja de son sac et attacha chaque extémité autour d'un pilier de bois, l'utilisant comme corde à linge de fortune.

[Sana-khan]
* Au pire des cas je pourrai toujours rendre à cet objet sa fonction première et l'étrangler avec...*

"Bon, défais ton obi et enlève ton kimono."


"Mais tu vas me voir à moitié nue !"

[Sana-khan]
"Alors tourne toi !"

Cette dernière injonction fut si autoritaire que Saori se retrouva dos à Sana-khan en une fraction de seconde. La kiréenne défit le obi en un mouvement de poignet et retira le kimono de son acolyte avec grâce, faisant bien attention de ne pas le froisser, puis les étendit sur la corde. Elle eut un moment de recul en voyant son dos nu ; il était marqué de vieilles cicatrices, comme celle que peuvent laisser des coups de bambou.

[Sana-khan]
"Assied-toi. Non, pas en tailleur comme un homme ! Assied-toi comme une jeune fille digne de ce nom !"

"Mais ça fait mal aux jambes !"

[Sana-khan]
"Et alors ? On ne nait pas femme, on le devient ! Allez !"

Laissant échapper un soufflement ostensible, Saori s'assit, les jambes repliées et le dos droit. Sana-khan sortit un peigne nacré de son sac et entreprit de le passer dans les cheveux de la jeune fille, afin de dégorger l'eau qui y restait encore, insistant bien sur les noeuds que la jeune fille avait faits en les malmenant précédemment.

"Aieuuuuuuuuuuuh ! T____T "

[Sana-khan]
"Ca t'apprendra aussi à les essorer comme une serpillère ! Une femme doit faire attention à ce genre de choses. Si tu veux passer inaperçue, il faut que tu aies des manières féminines ; on ne remarque pas une femme bien mise dans la foule autrement que pour ses atouts. En revanche, une barbare de ton espèce attirera à coup sûr l'attention, et pas dans le bon sens !"

L'après-midi passa à toute vitesse, Sana-khan tentant d'inculquer à Saori les manières de la gent féminine et s'arrachant les cheveux une bonne demi-douzaine de fois devant l'immensité de son manque de classe. Elles prirent un repas frugal et se couchèrent tôt, épuisées.

La kiréenne fut tiré de ses songes par un son qu'elle reconnut immédiatement, celui d'un sakuhachi. Elle se leva d'un bon et se saisit de son kunai, le cachant dans sa ceinture, et sortit à toute vitesse du temple.

Sur le chemin, la jeune fille de la dernière fois était à nouveau là. Saori sortit elle aussi et vint se poster sur le côté de son compagnon de route.


[Sana-khan]
"Tu vois que je n'avais pas rêvé..."

"Bah quoi ? C'est juste une jeune fille qui joue de la flûte ?"

[Sana-khan]
"Regarde son ombre..."

"Waaaaaaaaaaaaaah ! C'est un renard !"

[Sana-khan]
"Crie un peu plus fort tant qu'on y est ! Je crois qu'on nous a pas entendu à Konoha !"

La kitsune sur le chemin tourna la tête en direction des deux kunoichi, puis détala à toute vitesse en direction de la forêt. Sana-khan dévala les marches quatre par quatre, Saori sur les talons.

"Qu'est-ce que tu fais, Sana-chan ?"

[Sana-khan]
"Je veux savoir où elle va et ce qu'elle nous veut ! Elle ne doit pas être là par hasard !"


HP: ???/??? MP: ???/???
FOR: ?? AGI: ?? VIT: ?? DEX: ?? INT: ?? SAG:??
TAI: ?? NIN: ?? GEN: ?? MED: ??

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Mar 31 Oct - 17:01

Sana-khan venait de s’élancer à la poursuite de l’apparition ; un bruissement de feuillages à sa droite lui indiqua que Saori avait suivi le mouvement et s’enfonçait elle aussi dans le sous-bois.
La jeune femme s’étonnait elle-même de ses agissements. Qu’est-ce qui pouvait la pousser à suivre un esprit alors qu’elle en avait une appréhension qui ne s’était jamais démentie depuis son enfance ?


*C’est absurde… Où est passée cette chose ?*

Selon le conte de Saori, le kitsune ne devait apparaître que les nuits de pleine lune, mais elle était revenue, et Sana-khan se demandait si le fait qu’elle l’ait observée la nuit précédente y était pour quelque chose. Pourtant, elle devait très bien savoir que les intrus étaient toujours là ; les esprits n’étaient-ils pas censés posséder des pouvoirs sensoriels supérieurs à ceux des humains ?

*C’est peut-être curieux également, un kitsune… Ou alors, nous promener dans les ronces l’amuse ! Si ma mémoire est bonne ces bestioles ont la rancune tenace…*

Sana-khan se redressa et regarda autour d’elle. Saori n’était visible nulle part, et aucun bruit n’indiquait la position ni de la jeune fille, ni de l’esprit. Seul le vent nocturne dans les arbres troublait le silence. La lumière de la lune était son seul guide, et elle dirigea ses pas vers une percée entre les arbres qui devait être soit une clairière, soit l’orée de la forêt.

Après quelques minutes de marche, elle s’arrêta pour profiter du spectacle. En contrebas, toute la vallée boisée était baignée de lueur blanche, sans la moindre trace de civilisation aussi loin que le regard puisse porter. Sana-khan resta un instant les mains dans les poches, les cheveux agités par l’air frais de la nuit, à des lieues de penser à ce pour quoi elle s’était aventurée dans la forêt, lorsqu’une tache brillante attira son attention. La fantômatique jeune femme se tenait à quelque distance de l’endroit où elle se trouvait, et fixait comme elle la vallée.

La kunoichi mit un long moment à réagir, ne sachant pas comment aborder le phénomène. Enfin, elle se décida à faire un pas dans sa direction et le kitsune tourna la tête, croisant son regard une fraction de seconde avant de disparaître.


*Flûte… l’aurais-je effrayée ?*

Légèrement ennuyée, Sana-khan se gratta machinalement la tête sans cesser de fixer l’endroit où l’esprit se tenait quelques instants plus tôt.

[??]
"Haha, le dieu renard… Il s’est bien moqué de nous !"

Sana-khan se figea sur place. Cette voix… Mot pour mot, cette phrase était restée ancrée dans sa mémoire. Incrédule, elle se retourna. Sur une branche basse de l’arbre situé juste derrière elle était assis un jeune homme aux cheveux châtains noués en queue de cheval, qui lui faisait un signe de la main.

*Ha… Haruno ?*

Trop stupéfaite pour dire quoi que ce soit, Sana-khan recula d’un pas et trébucha sur une racine.

"Ouch !!"

Pour éviter la chute, elle s’était rattrapée au tronc le plus proche de sa main blessée qui s’était cruellement rappelée à son souvenir, et lorsqu’elle se redressa, le jeune homme avait disparu. Plus surprenant encore, l’arbre qu’elle avait devant elle ne comportait aucune branche basse sur laquelle quelqu’un eut pu s’asseoir, même avec la meilleure volonté du monde. Pensant être victime d’une hallucination, Sana-khan secoua la tête et scruta l’obscurité en plissant les yeux.

…Rien.

D’un pas hésitant, elle s’avança à nouveau vers la vallée, et à sa grande surprise, se retrouva subitement nez à nez avec le kitsune qui la fixait étrangement de ses yeux rapprochés en amande. Ses traits fins étaient ceux d’une jeune femme d’une grande beauté, mais elle conservait une forte aura animale et sa nature indéfinissable était troublante. Toutefois, il semblait certain qu’elle attendait quelque chose de la part de la kunoichi.

Sana-khan jeta un regard en arrière, désignant du doigt l'endroit où elle avait vu le jeune homme.


"Ce… c’est toi qui a fait cela ? Ce que j’ai vu…"

Elle chercha fébrilement sa médaille et la tira de ses vêtements, puis tendit la chaîne devant elle pour la montrer à l'esprit renard qui se contenta de cligner des yeux.

"Tu as deviné ce que c’était, ceci ? Tu as ce pouvoir ?"

Toujours aucune réponse. Sana-khan fit une ultime tentative.

"Pourquoi m’avoir montré ce souvenir ? Par vengeance ? Je n’ai pas fait exprès de t’interrompre la nuit dernière… Et ce soir, je ne suis pas là en ennemie !"

Un instant, Sana-khan quitta l’apparition des yeux pour contempler la médaille qu’elle tenait, une expression indescriptible sur le visage. Soudain, un bruit de frottement dans les buissons derrière elle la fit sursauter, tandis que la lueur qui entourait le kitsune disparaissait instantanément.

Une forme humaine s’extirpa du sous-bois avec peine, puis se redressa en brossant ses vêtements.


[Saori]
"Sana-chan… Qu’est-ce qui se passe ? Tu parles toute seule, maintenant ? oO"

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Jeu 2 Nov - 13:51

Saori sortit tant bien que mal des buissons, couvertes de feuilles et griffée en de nombreux endroits, preuve évidente qu'elle était tombée moult fois dans les ronces.

"Sana-chan… Qu’est-ce qui se passe ? Tu parles toute seule, maintenant ? o__O "

[Sana-khan]
"Elle était là, juste devant moi..."

La kunoichi des chemins se gratta la tête en signe d'incompréhension, puis pointa du doigt dans une direction. Sana-khan tourna la tête et se remit à courir dans ce sens ; la kitsune venait de refaire son apparition, de l'autre côté d'un ruisseau. La kiréenne bondit par dessus l'étendue d'eau, reprenant sa poursuite, alors que Saori se vautra lamentablement dans l'étendue aqueuse, sans le moindre regard de la part de sa comparse.

[Sana-khan]
*Elle s'en sortira sans moi...*

Sana-khan fila aussi vite que ses jambes pouvaient la porter, zigzaguant entre les arbres, et fint par se retrouver dans un grand champ de fleurs, face à face avec la kitsune. Une brise se leva, faisant s'envoler des pétales et plongeant la kunoichi dans des souvenirs lointains.

La petite fille qu'elle avait été se trouvait assise sur une nappe rose à même le sol dans un champ similaire. Une très belle femme la tenait sur ses genoux, tressant en même temps un collier de fleurs et lui montrant comment faire.


[Femme]
"Tu vois, Sayuri-chan, c'est comme ça qu'il faut faire ; tu passes le fil là et après tu serres."

[Sayuri]
"D'accord, maman, je vais essayer !"

Toutes deux s'échangèrent un sourire, et l'enfant tenta de réaliser son oeuvre, sous le regard attendri de sa mère.

[Sana-khan]
"Assez ! Pourquoi me montres-tu ça ???"

La vision se troubla et finit par disparaître, sous le coup de la douleur. Sana-khan avait inconsciemment frappé sa main blessée contre sa cuisse, sortant de par là même de l'illusion. Elle se remit debout faisant face à la kitsune ; quelques gouttes de sang perlèrent et vinrent maculer les fleurs blanches à ses pieds.

[Sana-khan]
"Que veux-tu donc à la fin ???"

[Kitsune]
"Et toi ? Que veux-tu vraiment ? Que cherches-tu au fond de toi ?"

La kiréenne marqua un temps d'arrêt. La voix de la créature était belle et envoutante, mais plus que cela, ses mots avaient frappés juste. Que cherchait-elle ? Elle ne le savait pas vraiment, sa vie avait changé depuis qu'elle était arrivée à Kiri. Des événements imprévus l'avaient forcée à changer ses plans et elle avait trouvé des gens à qui elle s'était attachée, elle qui s'y refusait depuis bien longtemps.

La kitsune avança et prit la main blessée de Sana-khan dans les siennes. Son regard argenté croisa celui de la kunoichi et lui fit baisser sa garde. Il émettait quelque chose de triste, mais à la fois tendre et mélancolique.


[Kitsune]
"Tu es troublée, n'est-ce pas ? Tu cherches encore ton chemin et ta place, et tu penses que la vengeance est une fin en soi... Tu fais fausse route... Cependant, n'oublie pas ce que tu as gagné non plus. Tu as près de toi quelque chose de précieux, ne le perds pas, ou tu pourrais le regretter toute ta vie..."

[Sana-khan]
"Quelque chose de précieux ?"

La question de Sana-khan resta en suspens ; l'arrivée de Saori avait une nouvelle fois fait interruption. Cette dernière était trempée jusqu'aux os et complètement échevelée. Elle essora le pan de son kimono et reprit sa marche en direction des deux autres protagonistes.

[Kitsune]
"Nous pouvons cesser de faire semblant. Tu as honoré ta part du marché, moi la mienne, je peux enfin rentrer chez moi en paix."

"J'avais promis de revenir il y a quelques années de ça, je n'ai qu'une parole ^_____^ "

[Kitsune]
"Je t'en remercie... Je doute que nous nous revoyions un jour, mais j'espère que toi aussi tu trouveras ce que tu cherches..."

"Ne t'en fais pas pour moi ! Le destin est déjà en marche en ce qui me concerne. ^___~ "

La kitsune posa une fois son regard sur Sana-khan et lui sourit. La tristesse dans ses yeux avait complétement disparue. Elle approcha la tête de l'oreille de la kiréenne et murmura quelque chose.

[Kitsune]
"Je suis contente de t'avoir connue toi aussi. Merci."

Un nouveau courant d'air se leva et la créature disparut dans un tourbillon de pétales. Sana-khan regarda sa main, stupéfaite. La blessure avait complétement disparu et dans la paume de la kunoichi se trouvait à présent un petit cristal en forme de larme. Saori avança en direction de son compagnon de route, et toutes deux regardèrent la lune dans le ciel.

[Sana-khan]
"Alors tu la connaissais ? Je peux savoir pourquoi tu ne m'as rien dit ?"

"C'était mon petit secret. ^______^ "

[Sana-khan]
"Quel intérêt avais-tu à me mener ici ?"

"Une promesse que j'ai faite, voilà quelques années... J'étais perdue et blessée et je me suis réfugiée dans le temple où nous sommes restées toutes les deux. Un soir de pleine lune, elle est apparue et je l'ai pourchassée moi aussi. C'est comme ça que j'ai été mise au courant de son histoire.

J'ai passé un marché avec elle. Je lui ai promis de lui ramener une jeune fille amoureuse, afin qu'elle puisse se rappeler quel goût a le bohneur, en échange elle m'a soignée et j'ai pu repartir plus tôt. Voilà pourquoi je t'ai faite venir. Désolééééééééééééée ! ^_____^ "


Sana-khan ne détourna pas la tête de la lune et se contenta de sourire. Elle venait de comprendre le sens de ce que la kitsune lui avait laissé et cela lui mettait du beaume au coeur.

[Sana-khan]
"Et maintenant, où allons-nous ?"

"Direction Kumo ! Nous allons avoir pas mal à faire ! ^^ "


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TAI: ?? NIN: ?? GEN: ?? MED: ??

MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   Jeu 2 Nov - 13:54

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MessageSujet: Re: Le voyage de Sana-khan et Saori   

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