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 Dans l'antre du loup

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MessageSujet: Dans l'antre du loup   Mer 6 Mai - 0:47

Kenji était assis sur son vieux fauteuil en cuir tanné. Chacun de ses mouvements plissait légèrement le siège antique, entraînant un léger crissement, indécelable pour bien des oreilles. Mais l'homme n'était pas n'importe qui, ses sens non plus. Il ajusta doucement ses lunettes, qui couvrait ses plaies cicatrisées. Dehors, il le sentait le vent soufflait, quelques nuages s'accumulaient. C'était un temps de tous les jours.

Akio avait fini par sortir de l'hôpital.

Le vieil homme sortit sa bourse de tabac et commença à rouler avec la minutie d'un horloger et une dextérité sans pareille, le fin morceau de papier, dans lequel il avait fait prisonnier quelques copeaux jaunâtres à la fragrance apaisante.

Akio repartait déjà en mission...

L'ancien membre des forces spéciales ne disait rien. Il n'y avait rien à dire, il n'était pas encore assez sénile pour se parler à lui-même ou tout du moins faire ses raisonnements à haute voix. Cet imbécile avait failli laisser sa peau durant le soulèvement mené par Nezu. Son adversaire lui avait cassé plusieurs côtes, ce qui avait entraîné une hémorragie interne et des complications. Ajouté à cela qu'il avait ouvert jusqu'au troisième verrou.

L'abruti...

Oui, c'était certain, ce garçon n'avait pas froid aux yeux. Loin de là...Tout fou, tout feu, tout flamme. Enfin, il y avait des séquelles qui mettraient du temps à partir. Le jounin espérait que cela mettrait du plomb dans la tête au garçon qu'il considérait à bien des égards comme son propre fils. Cet idiot partait en mission. Bien sûr, il n'en pouvait plus de cette chambre blanche, mais une nouvelle fois, il présumait de ses forces. Il ne serait pas capable de déployer l'ensemble de ses capacités durant la mission, cela pouvait s'avérer désastreux. Kenji se faisait la remarque que son jugement personnel venait obscurcir la réalité. Il n'était pas bon de laisser ses émotions prendre le dessus. Il le savait depuis longtemps. Cela lui avait été marqué au fer rouge. Cette amère conclusion lui avait coûté bien plus que sa vue et quelques années de sa vie.

Akio était accompagné de Chiyoko. En voilà un encore plus déluré que le premier. N'y en aurait-il pas un pour rattraper l'autre ? On leur avait collé un genin dans les pattes, un certain Shuo. Après avoir pris connaissance de son dossier, se paraissait être un bon élément qui ne tarderait certainement pas à passer classe moyenne.

Puis il y avait aussi les trois promus du dernier tournoi chuunin de Konoha. Haya Sasaki. Ce nom évoquait des choses à Kenji, il faisait écho à son savoir immense. Il devinait plus qu'il ne pouvait affirmer, mais le travail de Shinobu semblait toujours fonctionner. Sokka Kawaki. Une bonne recrue, un bon sens tactique, toutefois il y avait de choses qui ne semblaient pas complètement claires à son sujet. Et pour finir, un Satsubatsu. Liori. Kenji n'avait jamais aimé ce clan, pourtant il les respectait. Ils étaient forts malgré leur handicap, ils étaient fiers et fidèles à Kiri, c'était suffisant pour obtenir le respect du vieil homme.

Il y avait une autre personne qui devait rentrer que Konoha, mais qui avait préféré flâner avec ses nouvelles rencontres. Le visage de l'homme se contracta légèrement et il y eut un sorte de froid surréaliste dans la salle, éteignant même sa cigarette. Elle n'avait donc rien compris. Sa gentillesse ne lui servirait pas en tant que kunoichi. Il pensait pourtant lui avoir enfoncer cela dans l'esprit.

Mais cette élève était comme un diamant brut.

Il lui faudrait du temps pour le tailler, le rendre époustouflant de beauté, éclatant d'une froide puissance. Kenji la briserait s'il le fallait. Elle avait signer un pacte avec lui et il savait qu'il n'était pas aussi tolérant que le Diable en personne. Non, Ine allait apprendre de gré ou de force ce que signifiait devenir un maître en illusions.

MessageSujet: Re: Dans l'antre du loup   Mar 12 Mai - 10:17

Pluie battante, humidité de l’air et ciel constamment obscurci par les nuages gris chargés d’eau, tel était le village caché de Kiri no Kuni. Le visage pourtant fouetté par de violentes giboulées, Ine souriait. Insensible aux frissons de froid qui lui parcouraient l’échine, la jeune femme détaillait d’un œil gourmand le moindre petit changement qui s’était produit en son absence. Quelques fleurs abandonnées sur un banc fanaient, vestige d’un mariage célébré quelques jours plus tôt. Le vendeur de ramen avait déplacé son échoppe près de la plage, là où les embruns salés pénétraient dans les poumons et laissaient dans les narines une odeur d’iode. En poursuivant son chemin Ine parcourut l’espace du parc abrité par les grands arbres centenaires, faisant rouler sous ses pieds les cailloux qui jalonnaient le chemin. De petits oiseaux, de sortie malgré le temps maussade, chantonnaient un air pour se donner du courage. Un instant Ine les observa, fascinée. Envieuse un peu, aussi, de ces êtres qui n’avaient pas d’entraves à leur liberté.

Passant une main dans ses cheveux, Ine ramena ses mèches en arrière et s’ébroua la tête. Elle était arrivée au terme de son long voyage, là où tout avait commencé. Cela pouvait bien faire plusieurs semaines, elle avait l’impression que c’était hier encore. En levant les yeux Ine se voyait surplombée par l’académie dont l’architecture avait été conçue de manière à ce que tout élève se sente écrasé. Elle porta son pied en avant pour un pas sur la première marche de l’escalier, puis un autre et encore un autre. Dernier étage, pas d’ascenseur.

Elève d’Eichino Kenji. Elle avait été si fière de se présenter ainsi à Aki. Mais un pari perdu d’avance, est-ce encore un pari ? Pourtant Ine n’hésita pas à pousser la porte du bureau. Bien sûr le vieux fou était là, assis dans son fauteuil de cuir tanné comme s’il n’avait pas bougé depuis la dernière fois. Elle envoya voler son sac de voyage dans un coin de la petite pièce et s’avança, faisant craquer les planches sous ses pieds. Curieusement elle avait l’impression de se retrouver des mois en arrière quand, les cheveux déjà trempés, la scène s’était déroulée d’à peu près la même manière… Goutte, goutte. Arrivée au bureau, Ine fit claquer le métal sur le bois et glisser son bandeau de kunoichi devant Kenji, se penchant tellement qu’une mèche se dégagea pour aller effleurer le visage du vieil aveugle. Sans un mot, celui-ci se recula.

« Je sais ce que vous allez dire, et vous avez parfaitement raison. »

Abandonnant le bandeau sur le bureau, Ine se redressa et se tint droite devant la table. Elle replaça la mèche derrière son oreille ; Kenji ne réagissait pas. Pas de jeux d’esprit, pas de monde parallèle où il aurait pu jouer de torture mentale pour lui faire regretter de s’être présentée devant lui. Qu’attendait-il alors ? Ine scruta le visage aux yeux morts cachés derrière des lunettes teintées sans pouvoir y distinguer la plus petite expression. Saisissant sa chance, elle se lança :

« J’ai très mal géré ce combat, utilisant trop de chakra pour ne produire que peu, et j’ai perdu prise avant de pouvoir lancer les démons. Pourtant je sais qu’ils auraient fait des dégâts ! Mais je me suis laissée attraper par le mirage… »

Ine revit soudain l’avalanche d’émotions qui l’avait assaillie dans l’esprit de Sho, et la chassa aussi vite qu’elle était venue. Elle ouvrit la bouche pour poursuivre, mais le ton glacial bien connu l’interrompit :

« Que viens-tu faire ici ? »

Avait-il seulement écouté ce qu’elle venait de dire ? Ine soupira, blasée, mais ne se démonta pas. Elle répliqua :

« Je comprends votre colère mais je devais vous dire ceci. » La jeune femme serra les poings à mesure qu’elle parlait. « Ce combat m’a appris mes erreurs. Aussi, avec ou sans bandeau, j’ai bien l’intention de poursuivre mon enseignement. J’irai chercher un autre maître, même s’il s’agit de moi-même, même si je dois éplucher les bouquins des cinq villages cachés les vingt prochaines années pour y arriver. J’espère qu’alors vous regretterez de m’avoir rejetée pour un pari auquel vous m’avez envoyée, sachant pertinemment que je n’étais pas prête. »

Détournant les yeux, Ine murmura pour elle-même, inaudible :

« Mais moi vieux fou, je t’aime bien. »

Ne restait qu’à attendre la réplique cassante, forcément désagréable, en serrant les dents. C’était même étonnant qu’il l’ait laissée parler, parce qu’elle parlait trop. Occulter la Reine des Emotions était un travail de longue haleine et Ine avait besoin de Kenji pour y parvenir. Etonnant, d’ailleurs, qu’il ait tant à cœur de briser la fibre émotionnelle, même trop présente en elle. Peut-être était-ce cela la clef, la raison de toutes ces barrières ?

Ine inspira profondément alors qu’une brise inexplicable traversait la pièce, décollant quelques fins cheveux de son front. Elève d’Eichino Kenji. S’il restait une chance, même infime, pour qu’elle le reste et ne gagne pas la marque des bannis, elle était prête à tout. Absolument tout.

MessageSujet: Re: Dans l'antre du loup   Ven 15 Mai - 15:16

Elle était là, devant lui. Kenji l'avait senti venir alors même qu'elle ne faisait que passer les portes du village. Il y avait une sorte d'empreinte indélébile sur cette enfant, qu'il avait laissé. Elle était invisible pour tous, sauf pour le vieil homme. Elle disait clairement, cette kunoichi est mon élève. Aujourd'hui, Kenji se demandait s'il ne devait pas enlever cette marque, ce signe distinctif, qui la rendait si différente des autres à ses yeux meurtris. Un mélange contrastée d'émotions siégeait en son âme. Il en faisait l'examen minutieux, sans que cela ne lui pose de problème apparent.

Kenji - " Tu n'as pas répondu à ma question. Que viens-tu faire ici ? "

Elle avait perdu. Bêtement. Par manque d'expérience, sans aucun doute. Pas par manque de volonté. Mais elle avait perdu. Et cela même un aveugle le voyait nettement. Elle n'avait pas su gérer la pression exercée par son adversaire, ne s'était pas concentrée sur l'essentiel. Kenji lui avait pourtant appris plusieurs astuces pour mettre en déroute nombre d'adversaires. Pourtant elle s'était contentée de surfait. Elle n'avait pas su cerner les faiblesses de son adversaire et les exploiter à son avantage. Pourtant, elles sautaient toutes aux yeux.

Kenji - " Même en étant le bras droit de Shinji, cela ne m'a pas empêcher d'observer ton combat. Je dois avouer avoir eu honte de ta médiocrité."

Il y a des informations qui vont vite, des mots que l'on se passe, des petits ragots, des rumeurs que tout le monde aiment à colporter. Tu sais, Kenji a une nouvelle élève. La pauvre ! Il doit lui en faire voir des vertes et des pas mûres. S'il la prise sous son aile, c'est qu'elle doit avoir un sacré potentiel. Tu as vu comment elle a perdu, c'était risible. Le vieux fou ne sait plus ce qu'il fait, c'est sûr. Il ne l'a peut-être pas prise avec lui pour ses qualités martiales, car elles sont inexistantes.

Oui, on disait beaucoup de choses.

Kenji - " Ton adversaire, un simple médecin...il a été plus vif d'esprit que toi, qui ose te prétendre illusionniste. C'est pitoyable."

Kenji était amer. Avait-il vraiment fait une erreur de jugement ? Non. Il ne faisait pas d'erreur. Il n'en fait plus depuis que lui aussi on l'avait marqué dans sa chair. Il était inutile de chercher de nouveau à la briser, à lui infliger une quelconque punition, si elle n'était plus son élève. Motivée, elle l'était et le restait, mais le jounin n'en avait que faire. On peut être motivé et mourir, cela est loin d'être antagoniste.

Kenji - " Je n'ai que faire de tes sentiments, de cet orgueil qui te pousse à te cacher derrière cette excuse tout aussi désuète que ta prestation. Tu n'étais pas prête ? A qui la faute ? Qui penses-tu être pour pouvoir arriver à ce constat ? Tu aurais pu gagner, mais tu as perdu. Tu avais ta chance, tu n'as pas su la saisir."

Ine allait protester. Certainement. Kenji l'arrêta dans l'instant. Il n'avait que faire de ses simagrées. Il ne voulait plus l'entendre, ni même la sentir. Elle n'avait qu'à partir. Lion, très loin d'ici. Apprendre par elle-même, comme elle disait et ne revenir le voir que lorsqu'elle serait enfin à même de réfléchir correctement, comme une vraie manipulatrice, comme une pierre que l'on peut enfin commencer à aiguiser.

Kenji - Esio Katoshi part prochainement pour une mission diplomatique. Tu l'accompagneras. Je ne veux plus te voir."

MessageSujet: Re: Dans l'antre du loup   Lun 18 Mai - 10:13

[KENJI] « Je ne veux plus te voir. »

Simple, concis. Comme une marionnette rendue brutalement à la liberté, Ine ne pensa rien, ne dit rien pendant dix secondes. D’ailleurs, il n’y avait rien à dire. Protester avec Kenji ne servirait strictement à rien qu’à l’énerver davantage. Le roi noir tenu en échec, Ine aurait pu s’effondrer, s’abandonner à la Blanche mais son visage se durcit et ses lèvres se pincèrent, rendues blanches soudain par la fuite du sang. De l’orgueil ? Cela lui donna envie de rire. Pour une fois, Eichino Kenji s’était trompé. Ce n’était pas l’orgueil qui l’avait fait parler ainsi, mais l’espoir que, somme toute, il la garde sous son aile, aussi sanglante fut-elle. Soit. Même l’espoir lui était interdit, elle regarderait donc l’avenir avec cynisme.

Goutte, goutte. La jeune femme s’attarda sur le visage du vieil homme, comme pour l’imprimer une dernière fois dans sa tête. Ainsi donc une page de son histoire se tournait, la laissant seule face au papier vierge. Cela ne faisait rien. Kenji, lui, restait parfaitement immobile, contrôlant jusqu’aux tics de son expression, presque une statue éternellement assise dans son fauteuil de cuir tanné. Derrière ses lunettes teintées, il était intouchable. Ine passa la main dans ses cheveux mouillés pour les renvoyer en arrière. Haussant les épaules, elle allait se détourner quand elle avisa, sur le bureau, son bandeau devant les mains de Kenji. Il avait dit qu’elle devait accompagner ce Katoshi dont elle ignorait tout en mission diplomatique. Pour ça, elle aurait besoin de son bandeau.

Sans hésiter, Ine s’approcha de nouveau du bureau. Ce faisant, elle fronça les sourcils, surprise. C’était étrange et contradictoire comment, libérée de l’emprise de Kenji, elle ne ressentait plus aucune peur à son égard. Sourire en coin, elle récupéra son insigne et tourna les talons. Le parquet couina de nouveau alors qu’elle retraversait la pièce en direction du coin où elle avait abandonné son bagage. La main sur la poignée de la porte, elle se retourna néanmoins. Pourquoi l’envoyer en mission diplomatique s’il la jugeait pitoyable ? Cela n’avait aucun sens. La laisser se débrouiller, comme elle l’avait dit, à poursuivre son enseignement en aurait eu un. Une mission diplomatique, quelle qu’elle fut, requerrait des gens de confiance. Etait-ce, malgré tout, une chance qu’il lui donnait de se rattraper ?

Ine laissa choir sa main et refit quelques pas dans la pièce pour faire face à Kenji. D’une voix claire, elle demanda :

« Pourrais-je savoir, au moins, de quoi retourne cette mission, et où trouver ce Katoshi Esio ? »

Simple, concise, elle pouvait l’être aussi. Les mains sur les hanches, elle attendit avec curiosité de voir si le vieux fou allait lui répondre.

MessageSujet: Re: Dans l'antre du loup   Sam 23 Mai - 20:12

Kenji avait tendu une perche d'une taille qu'il estimait gigantesque. Les neurones de la kunoichi seraient-ils suffisamment réactifs pour la saisir ? S'ils ne l'étaient pas, alors il s'était vraiment trompé et ses choix s'étaient avérés mauvais. Mais le vieil homme était sûr de ne pas s'être égaré. Certain, comme lorsqu'il sortait, le jour n'ayant qu'à peine pris le pas sur sa comparse la nuit, et qu'il sentait le vent sur son visage lui indiquant qu'il allait pleuvoir. Convaincu, il l'était. Ine avait son caractère, sa personnalité, ses capacités, ce tout formait un ensemble hétéroclite plus qu'appréciable. Il pouvait le développer, lui donner forme, mais l'encadrer à la baguette n'était pas forcément le moyen le plus efficace. Il existe de nombreux leviers pour pousser un homme dans ses retranchements les plus profonds, pour le pousser à se dépasser, à se surpasser. La peur était un des moyens qu'il employait le plus souvent. Il jouait sur la peur de mourir, la peur d'être blesser, mutiler, de perdre un être cher à son cœur et bien d'autres banalités.

Cependant, avec certains, il pouvait déployer son véritable génie, être beaucoup plus retors et jouer sur des sentiments encore plus puissants.

Ces individus étaient rares car ils présentaient une personnalité forte ou au contraire affligeante de faiblesse. Ces deux extrêmes menaient à une conclusion, celle que la peur ne soit plus un moteur suffisant pour progresser. Ine avait peur de lui, il le savait, il le sentait. Cette peur transpirait de tous ces pores. Il l'entendait dans le fond de sa voix mi-assurée, mi-agacée. Toutefois, elle n'était pas suffisante, elle ne l'avait pas été lors du tournoi pour la pousser au-delà des limites, plus loin, au-dessus des frontières de son esprit. Elle ne l'avait pas été alors, elle ne le serait pas maintenant.

Le vieil homme le savait, il aimait manipuler, torturer gentillement de jeunes esprits vivant encore dans un monde utopique où il pouvait être un héros, sans peur, ni reproche, encore moins de faiblesse. Ils étaient si simple à briser. Tout le monde, même les meilleurs guerriers, possédaient un défaut, une lacune, une faille dans son armure. L'invincibilité n'est qu'un subterfuge des faibles pour berner d'autres médiocres.

Kenji s'était crût invincible, lui que l'on appelait le Maître des Doutes.

Que restait-il du fringant jeune homme qu'il était ? Un vieil homme éclopé, en manque d'amour et dépourvu d'humanité ? Non, il était tellement plus. Ine aussi pensait être plus qu'une simple fille devenue kunoichi par hasard et ne sachant plus trop où aller et que faire.

L'orgueil.

S'était sur ce sentiment que Kenji avait attaqué son élève. Elle avait mordu à l'hameçon, il la savait piquée à vif. Il la répudiait, après l'avoir traîner dans la boue. Prête ou non, cela n'avait plus aucune importance, il fallait se tourner vers le futur, vers l'avenir et grandir.

Kenji - Esio est un professeur de médecine renommé de l'Académie. Il est paraplégique. Il convient de l'aider sur un déplacement sur une aussi longue distance. Il se chargera des démarches diplomatiques. Tu n'auras rien à faire à Kumo, si ce n'est flâner..."

Le ton était plus que sarcastique. Il disait clairement qu'il ne confiait pas à une genin "ratée", la tâche excessivement ardue de mener des discussions d'une grande importance. Non, les personnes dans son genre pouvaient "aller flâner".

Kenji - Qui sait, tu trouveras peut-être des boutiques intéressantes ? Peut-être trouveras-tu un ouvrage répondant au nom de "Traité sur la matière et l'espace". Si tel est le cas, rapportes le moi et maintenant va-t-en.

Il était fourbe. Il adorait cela.

MessageSujet: Re: Dans l'antre du loup   Ven 5 Juin - 17:05

Kenji (as Iba) : + 27 XP (bonus MJ inclus)
Ine : + 15 XP (bonus genin inclus)
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