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 AK003 - Taki

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MessageSujet: AK003 - Taki   Sam 9 Mai - 15:56

Leur couverture était désormais en place et la moindre erreur pouvait la faire voler en éclat, révéler à tous qui ils sont vraiment et les exposer aux dangers les plus graves. Naoki avait retiré ses lentilles et ses pupilles étaient désormais blanches, preuves de ses origines du célèbre clan de Konoha. Et pourtant, il ne pouvait pas se permettre de remettre ses lentilles bleues pour camoufler sa vraie nature. L’utilisation du Byakugan les déplaçait toujours de sortes à ce que la supercherie ne durait pas une seule seconde de plus et Naoki avait besoin de pouvoir utiliser ses compétences d’espionnage sans aucune restriction pour obtenir les indices dont ils avaient besoin. Seule sa profonde capuche permettait encore de cacher la couleur de ses yeux et donc ses origines.

Au fur et à mesure qu’ils approchaient, leur déplacement ralentissait. Là il aurait fallut moins d’une heure à un groupe de Shinobis pour rejoindre le village, ils mirent plusieurs paires d’heures pour atteindre leur objectif. Naoki désactivait son don à chaque fois qu’ils croisaient quelqu’un, par sécurité. La circulation s’intensifiait petit à petit, si bien que Naoki n’utilisait que très peu souvent ses capacités héréditaires. Ils étaient désormais sur une large route et ils croisaient souvent des marchands, signe qu’ils étaient sur la bonne route. La prairie était parsemée de gros bosquet et quelques petites forêts, une rivière de plusieurs dizaines de mètres de larges les longeait sur leur gauche. D’après la carte, cette rivière les mènerait jusqu’à leur destination ou presque : ils arrivèrent à un point où le cours d’eau se jetait dans un fleuve d’une centaine de mètre de large.

Une petite auberge était plantée à l’intersection, sa position devait être à environ une heure de marche du village caché. Ainsi, les deux garçons décidèrent d’y faire une dernière halte avant de dépasser le point de non retour. Le bâtiment était quasiment remplit de clients, certains ressemblaient à des marchands, d’autres avait l’air beaucoup moins honnêtes. L’aubergiste ne semblait pas être très agréable mais la serveuse qui semblait être sa femme était une jeune femme sympathique avec un charme involontaire engendrée par la candeur de son visage. Quoi qu’il en soit, ni l’un ni l’autre n’étaient très bavard. Surement étaient ils habitués à cette clientèle malfamée qui n’aimait pas trop qu’on pose des questions. Cette auberge servait sans doute de point de ralliement à tous ceux qui s’étaient fait refoulé par le village ou qui projetait de s’y infiltrer pour des raisons pas très honnêtes.

Les deux garçons repartirent aussi vite que possible. La route était maintenant constamment occupée par des caravanes de marchands qui beuglaient sur leurs voisins pour qu’ils avancent mais la circulation était bien trop importante pour qu’il n’y ait pas de sérieux ralentissement. C’était encore les piétons qui se déplaçaient le plus rapidement : Yosuke et Naoki dépassaient toutes les charrettes qui étaient au point mort, quitte à devoir descendre sur le bas-côté lorsque la voie était bouchée. Bien sûr, Le jeune membre du clan Hyuga n’utilisait plus sa capacité, ils n’en avaient, de toute manière, pas besoin dans l’absolue. Un brouhaha se faisait entendre au loin, pile dans leur direction, mais le garçon était incapable d’en définir la source. Le bruit montait en intensité au fur et à mesure qu’ils avançaient, on aurait dit une immense foule dont chaque membre s’évertuait à faire plus de bruit que son voisin.

La raison de ce vacarme trouva bientôt sa solution. La terre à l’horizon avait disparut, le fleuve se brisait en deux sur une immense digue. Les deux bras rétrécissaient et le courant s’accélérait. La petite équipe continua d’avancer, on voyait des bâtiments sur l’autre rive mais aucun moyen d’y accéder. Taki n’était pas vraiment caché, sa taille était équivalente à celle de Konoha mais le village n’était pas camouflé par une immense forêt. Cependant la position devait avoir été murement réfléchit, le fleuve embrassait le village caché et le protégeait par la même occasion. On pouvait remarquer plusieurs tourelles de surveillance avec une palissade élevées entre chaque. Le Chunin comprit enfin pourquoi il ne voyait plus de Terre à l’horizon, pourquoi il y avait un tel vacarme. La route s’arrêta en haut d’une immense falaise avant d’en descendre avec d’innombrables zigzags. Un escalier vertigineux permettait au piéton de descendre plus rapidement et il y avait aussi un gigantesque ascenseur actionné par du bétail pour les plus riches qui ne voulaient pas se fatiguer. Les deux bras du fleuve tombaient de la falaise en deux gigantesque cascades qui formait un éternel brouillard au pied de la falaise, empêchant quiconque d’observer la seconde partie de la ville. Un peu plus loin que le nuage de brume, on pouvait remarquer un petit lac dont s’échappait le fleuve réunifié.

La nuit était tombée sur eux pendant leur interminable descente et la brume rafraichissait encore plus l’atmosphère. Froid et humide, la moitié de la ville vivait dans cette ambiance pas très agréable. L’escalier arriva enfin au pied de la falaise, Naoki avait faillit trébucher à plusieurs reprises et il se sentait rassuré de ne plus risquer de faire une chute mortelle de plusieurs dizaines de mètres. La route commerciale les rejoignit immédiatement et les caravanes en colère également. On en voyait certain faire demi-tour, d’autres persistaient à vouloir passer, le village semblait être fermé pour toutes les caravanes à cause des effectifs réduit du poste de garde pour la nuit. Heureusement pour le duo de Chunin, les portes de la ville restaient encore quelques temps ouvertes pour les piétons qui voyageaient légèrement.

L’entrée se situait juste en dessous de la grande cascade, la falaise avait été travaillée pour créer un passage plus ou moins à l’abri de l’humidité. Un petit pont surplombait l’eau pleine d’écume et le plafond était parcourut de petits filets d’eau qui s’amusaient à asperger certains voyageurs qui n’avaient pas d’autres solutions que d’en passer par là. Naoki fut content d’avoir une bonne excuse pour garder sa capuche sur sa tête. Devant eux, une personne accueillait les visiteurs, une autre restait à côté de leur poste de garde, tout deux portait sur leur front un bandeau avec deux traits gravés formant une cascade.

- « Raison de votre visite ? »

Le premier garde s’adressait à eux, ils étaient à deux doigts de rentrer dans le village caché de la cascade ou non. Naoki préféra laisser parler Yosuke, il aurait été mal perçut qu’un simple apprenti prenne la parole à la place de son maître. Pas de doute, cette partie là, surement l’une des plus décisives, revenait à Makutsu, Sacha se contenta de regarder ses pieds, cherchant à ne pas trop attirer l’attention sur lui-même. Ils finirent enfin par passer la porte du village. Les portes se fermèrent définitivement peu de temps après leur passage, il était vraiment tard et ils n’avaient aucune chance d’aller plus loin pour ce soir.

Naoki – Maître ! Nous devrions trouver un endroit où dormir et nous présenter en forme à la bibliothèque demain matin.

Yosuke approuva, ils errèrent quelques temps dans la ville à la recherche du meilleur hôtel possible. L’équipe s’arrêta finalement sur un petit bâtiment miteux, ils avaient les moyens de se payer bien mieux que ça mais il ne le souhaitait pas, ça faisait partie de leur couverture. Il ne restait plus que des chambres avec des lits simples mais personne ne sembla choqué d’entendre Sacha affirmer avec sincérité vouloir dormir sur le sol. Une jeune fille prénommée Mia se proposa tout de même pour les guider jusqu’à leur chambre et aider Naoki à porter leurs bagages. Elle devait être à peine plus jeune que Naoki, elle semblait plutôt timide mais ses deux petites couettes attiraient l’attention sur elle.

La chambre était petite, très petite, encore plus petite que l’appartement que Naoki avait à Konoha. Il n’y avait qu’un lit, une table avec une chaise en guise de meuble. On ne pouvait pas dire que c’était de tout confort mais la propreté était là et ça suffisait à faire de cette chambre un endroit qui était tout de même agréable. Il n’y avait qu’une petite lucarne pour regarder à l’extérieur, la brume camouflait tout ce qu’on aurait put voir de toute manière. Naoki trouvait cela plutôt morose comme environnement, les gens qui devaient vivre ici ne devaient pas être très joyeux. Et pourtant, à y regarder d’un peu plus prêt, on pouvait distinguer d’infimes petits points de lumière.

Naoki – C’est dingue ! On voit les étoiles à travers cet épais brouillard !

Mia – Ce ne sont pas les étoiles. Ce sont les torches qui sont sur la falaise. On en est suffisamment proche pour encore les voir.

Le garçon plissa les yeux pour que sa vue transperce le brouillard. Il remarqua que certaines taches de lumières se déplaçaient. Le spectacle était plutôt magnifique, on aurait dit une forêt de feus follets dont certains étaient en train de danser.

Mia – Je vous déconseille d’ouvrir la fenêtre. Le tenancier de l’hôtel d’à côté à un bâtiment avec plusieurs ailes, il y en a une qui se situe dans la falaise juste au dessus et son plus grand plaisir est de détourner l’eau de la petite cascade qui tombe à côté de chez lui pour inonder les chambres ouvertes et faire fuir nos clients.

Naoki – Il arrive à détourner l’énorme cascade à l’entrée du village !

Mia – Non, hormis les deux grandes cascades à l’extérieur, la partie supérieure du village est bâtie sur plusieurs rivières souterraines formées par le fleuve, sans compter toute l’eau détournée par le village. Du coup, il y a plein de cascade tout le long de la falaise qui tombent à des hauteurs plus ou moins hautes et qui sont plus ou moins grosses. C’est pour cela qu’il y a autant d’humidité en suspension dans la partie basse. Enfin, il y a aussi le lac qui produit pas mal de brouillard le matin, mais des fois, on peut voir le sommet de la falaise depuis ici. Si vous avez besoin de quoi que se soit, n’hésitez pas à m’appeler. Bonne nuit.

Mia sortit de la chambre, laissant Yosuke et Naoki seul pour la nuit. L’ainé avait déjà investit le lit et semblait en retirer une certaine joie qu’il n’était pas prêt à laisser filler.

Naoki – Ok, j’ai comprit, on garde la couverture.

Le plus jeune des deux garçons sortit de son sac les affaires qu’il avait utilisé chaque soir qu’ils avaient passé à la belle étoile. Le sol était plus dur que d’habitude mais au moins il n’aurait pas besoin de nettoyer la zone de couchage en enlevant chaque pierre et gros cailloux.
Yosuke Isatsu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Ven 15 Mai - 21:12

[Garde] "Raison de votre visite ?"

Ils étaient enfin arrivés sur les terres du pays de la Cascade. Taki, dans l’obscurité de la nuit, à la fraîcheur de cette grotte en contre bas d’une cascade, à la lumière des flambeaux des gardes de l’entrée, ressemblait au début d’un parcours qui ne s’arrêterait qu’en bas. Pour l’équipe, taki était peut-être le début de la fin. Quoi qu’il en soit, le début consistait à se justifier devant les autorités locales.

Le premier d’une longue série de test…

[Yosuke] « Bonsoir, nous demandons refuge au village et proposons nos services à la bibliothèque de la ville. »

Cela sonnait si faux qu’il crut crier « Bonjour, nous sommes des espions, on veut tous vous tuer ! ». Mais il ne laissa rien transparaître. Des civils seraient depuis longtemps exténués et la fatigue nous fait prendre des raccourcis. Autant continuer dans cette voie pour rester crédible.

[Garde] "Refuge ? D'où venez vous ? "

La sécurité n’était donc pas qu’une illusion d’optique. Yosuke devait être prudent, il avait capté son attention, il ne s’agit donc pas de se faire découvrir. Il choisit donc ce moment pour introduire leurs couvertures.

[Yosuke] « Je m’appelle Makutsu, restaurateur de livres ancien de profession, et voici mon apprenti. Nous venons de Mishinami, un petit village à la frontière du pays du feu. »

Naoki était emmitouflé dans sa capuche, aucune chance que de simples gardes découvrent le buyakugan, pas dans un village secondaire comme celui-là. Malheureusement, le garde devenait beaucoup curieux et il était trop tard pour faire demi-tour. Le chuunin sentait la situation lui échapper des mains, il y avait beaucoup trop de risques à son goût.

[Garde] « Restaurateur, hein ? Je doute que la bibliothèque ait besoin de vous. Enfin... vous pouvez y aller. »

C’était fait !

Ils s’avancèrent doucement, Yosuke se concentrait pour contrôler ses émotions. Il était sûr que la sueur froide qui coulait de son front n’avait pu paraître inaperçu que grâce à l’eau de la cascade. En tout cas, le cheval de Troie avait pris sa place, ne restait-il plus qu’à l’offrir au Roi.

Naoki – Maître ! Nous devrions trouver un endroit où dormir et nous présenter en forme à la bibliothèque demain matin.

Maître, ça sonnait si faux mais il pourrait bien s’y habituer, il y a pire comme surnom.

[Yosuke] « Tu as raison Sasha, nous avons besoin de nous reposer, puis rien ne sera ouvert à cette heure-ci. »

Ils laissèrent donc leurs jambes les guidaient jusqu’à ce que leurs yeux pourraient reconnaître une enseigne ressemblant à une auberge. Naoki choisit la première rencontrée et nous entrâmes rapidement. La température était plus fraîche qu’à Konoha et l’air bien plus humide, la chaleur de l’auberge était la bienvenue.

On nous commanda une des dernières chambres libres. On entra. Bois rustique, décoration sobre et une unique lucarne pour l’ensoleillement. Tandis que le prénommé Sasha faisait du drague à la serveuse, Yosuke ne les écouta pas et s’installa déjà sur son lit, car oui, c’était bien le sien pour la nuit.

Naoki remarqua bien trop tard que la place était libre, Yosuke sourit et lui tira la langue. Il avait fait la dernière garde, il était donc celui qui avait le plus besoin de repos non ? Et l’alibi du maître était divin. Il faudrait le réutiliser très bientôt.

***


[Yosuke] « Je… je crois que c’est ici. »

Les deux accolytes s’étaient levé tôt, l’estomac rempli, ils avaient aussitôt entrepris de chercher la bibliothèque pour commencer leurs investigations. Cependant la ville était presque aussi grande que Konoha et voyager à mène les toits aurait éveillé les soupçons. Il fallait donc bel et bien rester à terre et se déplacer à vitesse raisonnable.

Ils firent le tour donc, en un peu plus d’une heure, sans vraiment savoir où ils allaient mais prendre des marques était aussi très important. Yosuke avait décidé de ne pas se renseigner à qui que ce soit, il fallait rester le pus discret possible et ne pas montrer leurs intentions. Et ils étaient bien trop exposés pour utiliser le don de Naoki.

Cependant ils se rendirent vite compte que la majorité des bâtiments étaient de taille relativement moyenne, et un seul bâtiment surpassé les autres. Il se trouvait donc devant ce qui aurait pu être un château, autant par la taille que par l’architecture. Ce bâtiment tout droit sorti du passé ne pouvait être qu’un bâtiment important ou un haut lieu de culture.

Mais il fallait rentrer, il déglutit et se tourna vers son ami.

[Yosuke] « Nous allons voir si je peux voir un responsable, ou du moins la réceptionniste. Pendant ce temps, vagabonde dans les rayons, fais semblant de t’intéresser aux livres. Puis utilise ton buyakugan pour évaluer la protection du bâtiment. Je te laisse chercher des caches secrètes aussi… »

Il serra du poing, se fit violence pour garder son sang froid et cherchait déjà quelques mots à dire pour paraître naturel.

[Yosuke] « Sois prudent… » , souffla-t-il doucement.

Et ils entrèrent.

Un long couloir se dressait devant eux, plusieurs chemins aussi, mais un seul n’était pas gardé. Ils iraient donc tout droit. Là, un bureau, comme à Konoha, les attendait. La vieille réceptionniste n’avait pas changé non plus, avait-t-elle le même âge que le bâtiment ? Ce n’est qu’en arrivant devant ses yeux nonchalants qu’ils purent admirer l’étendue de cette pièce. La bibliothèque se dressait sur plusieurs étages, les allées de livres n’en finissaient pas…

D’un œil, il fit signe à Naoki, lui souhaitant bonne chance par la pensée. Naoki n’avait sans doute pas la faculté de lire dans ses pensées mais il avait compris. Ils étaient tous les deux dans la même galère.

Yosuke retourna donc vers cette charmante femme au corps sculpté dans le nougat qui aurait passer un peu trop de temps au Soleil. Il devenait cynique mais il devait désormais gagner un maximum de temps pour Naoki.

[Yosuke] « Bonjour Mademoiselle. Puis-je vous prendre quelques minutes de votre précieux temps ? »

Il s’éclaircit la voix et essaya de chasser toutes les visions d’horreur qui lui venait à la tête.

[Yosuke] « Je m’appelle Makutsu. Je suis restaurateur d’ouvrages anciens et mon apprenti et moi-même espérerions proposer notre candidature dans ce domaine spécialisé et au combien difficile et rare à cette bibliothèque dont le prestige n’est plus à faire. »

Il avait fini par un charmant sourire qu’il aurait voulu ravageur. Cependant il n’avait jamais fait ça de sa vie, et les rides et la peau plissée de son interlocutrice ne l’incitaient pas à commencer aujourd’hui. Elle commença à le regarder d’u air dédaigneux, jouant avec ses lunettes d’arrière grand-mère. Yosuke en avait la chair de poule. Il se retenait de l’appeler Mamie.

Elle lui tendit un formulaire et un stylo.

[Receptionniste] « Ecrivez votre nom et celui de votre ami, puis les postes que vous réclamez. Nous en discuterons à qui de droit. »

C’est tout ? Cela paraissait un peu trop léger comme garantie, bien trop léger pour baser une mission de rang A dessus.

[Yosuke] « J’ai beaucoup d’expériences. Ma formation est très spécifique, je suis capable de restaurer les livres les plus anciens, d’imiter la facture d’origine tout en renforçant la solidité, j’ai travaillé sur des pièces de musée… »

[Receptionniste] « A qui de droit, monsieur… »

Elle lui retendit le crayon et le formulaire. Yosuke se résigna à le remplir. Il préféra cependant inventer un nouveau nom de famille à Naoki. Laisser une trace du nom Hyuuga sur un formulaire les relierait directement à Konoha. Quand toutes les questions furent remplies, Yosuke rendit les formulaires à la vieille.

[Yosuke] « Je me demandais, peut-être connaissez-vous la personne à qui je dois m’adresser pour obtenir ce poste et… »

[Réceptionniste] « Vous aurez votre réponse demain Monsieur. Il vous suffira de revenir pour avoir votre éventuel offre d’emploi. »

A chaque fin de phrases, elle donnait l’impression que la conversation était terminée, presque irrévocable et que Yosuke n’avait plus qu’à aller se suicider en se jetant dans la cascade. Pour sûr qu’elle avait déjà réussie plus d’une fois.

[Yosuke] « Je voudrais au moins faire mes preuves. Proposer moi de restaurer un livre par exemple, je voudrai plaider ma cause devant votre supérieur. »

Le mot grinça aux oreilles de la vieille folle car elle leva ses lunettes instantanément. Elle se prépara à hausser le ton.

[Réceptionniste] « Mon bon monsieur, si c’est à mon supérieur que vous voulez parler, allez-y ! Mais sachez que tout ce qui touche de près ou de loin à la bibliothèque est sous la responsabilité du Takikage ! Je suis sûr qu’il se fera un plaisir de recevoir un étranger de la sorte. Allez-y, son bureau se trouve juste en haut, passez par le couloir là-bas.»

Yosuke s’était mis dans un sacré pétrin, mais la colère avait réussi à faire sortir quelques informations essentielles à la vieille bique. En tout cas tout était clair, il était hors de question d’aller voir le Takikage, il faudrait donc attendre jusqu’à demain.

Il restait cependant un problème, ils étaient censés être dans le besoin, et le fait qu’il soit aussi insistant pour ce poste ne pouvait vouloir dire que deux choses : soit ils avaient énormément besoin d’un travail, soit ils avaient vraiment besoin de ce travail, et tout cela paraissait beaucoup plus louche. Il fallait donc les couvrir.

[Yosuke] « Et… »

[Réceptionniste] « Oui ?! »

C’était l’amour fou, le vrai coup de foudre.

[Yosuke] « Excusez moi, nous n’avons presque plus d’économies et nous devons payés l’hôtel alors… Vous ne savez pas où est-ce que nous pourrions trouver du travail rapidement au cas où notre candidature serait rejeté ici ? »

Il y eut un silence, la tension retombait tout doucement. D’autres employés et certains lecteurs surveillaient la conversation discrètement. Sans doute que la bonne humeur de la réceptionniste était connue de tous.

[Réceptionniste] « Pour cela, il faudra aller voir les patrons directement chez eux. »

Elle avait au moins daigné lui répondre…

Il en avait terminé, il ne restait plus qu’à attendre Naoki en espérant que ses recherches soient plus fructueuses que les siennes.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Ven 22 Mai - 21:23

Yosuke se dirigeait vers la vieille réceptionniste, Naoki l’abandonna aussitôt pour se rendre à l’accueil où l’attendait une hôtesse qui lui autorisa l’entrée dans la bibliothèque sans aucune difficulté. Le Chuunin de Konoha se retrouvait dans une vaste salle circulaire d’où partaient plusieurs couloirs, Rien que de laisser son regard faire le tour de la salle, il en avait le tournis. Il ne savait pas vraiment quelle stratégie adoptée pour commencer les recherches et l’erreur n’était pas envisageable. L’impression d’être observé sous les moindres coutures était insupportable, il y avait tellement de personnes, qui rentrent, qui sortent, qui montent ou qui descendent… Une sculpture décorait la salle, c’était un bas-relief en bronze aussi magnifique qu’il était immense. Il représentait le plan de la bibliothèque, étage par étage, chaque département était illustré par une image d’une finition incroyable. Naoki s’arrêta particulièrement sur l’image d’un oiseau dont on pouvait presque distinguer chaque plume.

Une fois le moment d’émerveillement total passé, le garçon se décida enfin pour explorer cette fabuleuse mine de culture. Il voulait donner l’impression de savoir exactement ce qu’il faisait. C’est ainsi qu’il se retrouva, un peu par hasard mais avec un air déterminé, en train de monter un interminable escalier en colimaçon dont les marches étaient en marbre rose. Il avait décidé de s’informer sur l’ornithologie. Naoki atteint enfin le second étage dont une grande partie était consacré à la zoologie en général. Il y avait six grandes ailes qui partaient de l’endroit où il se trouvait, chacune d’entre elles semblaient n’être constituée que d’un interminable couloir avec une infinité de portes de chaque côté. Chacune des ailes portait une lettre, de A à F, et était constitué d’une cinquantaine de sections, une section étant une immense salle qui à elle seule pouvait porter le titre de bibliothèque à elle seule. L’ornithologie se trouvait dans la section D-9, on aurait put croire que la salle correspondante n’était pas très loin mais s’était sans compter la largeur de chaque salle. Naoki dut faire une trentaine de mètres avant d’atteindre son objectif. La section semblait vide, tant mieux, c’est ce que Naoki recherchait. Il n’y avait plus vraiment d’intérêt à aller plus loin mais Naoki préféra rester prudent et puis en profiter pour se cultiver, il trouva rapidement les livres qui l’intéressaient. Il tomba nez-à-nez avec un livre complètement consacré aux ornithorynques, le garçon en lut quelques pages, ça lui éviterait qu’on le prenne par surprise en lui posant inopinément une question sur le sujet.

Désormais, il fallait passer aux choses sérieuses. Les nerfs aux alentours des pupilles blanches s’hypertrophièrent : Naoki pouvait voir tout ce qui se passait dans un large diamètre. Le Shinobi était surprit par le manque de surveillance du bâtiment, lors de sa montée des marches, il n’avait remarqué aucune caméra de surveillance et il n’avait croisé qu’une seule personne portant le bandeau frontal de Taki. Son observation avec le Byakugan lui révéla plusieurs choses intéressantes mais rien de primordial. Tout d’abord, c’était désormais une certitude, il était en parfaite sécurité, absolument seul dans la section D-9. Il n’y avait vraiment pas beaucoup de surveillance effectué officiellement par des shinobi du village de la cascade, ils étaient plutôt concentrés dans le centre du bâtiment, prés des escaliers ou dans le hall d’entrée.

Une silhouette étrangère se rapprochait de la porte de la salle D-9, Naoki désactiva aussitôt son byakugan. L’homme était complètement négligé, entre ses cheveux décoiffées avec pleins de mèches qui rebiquaient d’un peu partout, sa chemise à moitié dans son pantalon et à moitié en dehors, son col de chemise retourné, son pantalon trop court et ses chaussettes dépareillées.

- Ornithorynque… Ornithorynque… Ornithorynque…

L’homme faisait trainer son gros doigt tout gras sur la tranche de ces mêmes livres qui avaient intéressé Naoki quelques minutes plus tôt. C’est tout naturellement que Naoki lui proposa le livre qu’il avait entre ces mains. D’abord parce que ça ne l’intéressait pas vraiment ; ensuite, parce qu’il voulait se débarrasser de l’intrus le plus vite possible. Et pourtant, l’’homme déclina sa proposition sans aucune hésitation.

- Non, merci. J’ai besoin d’un livre qui offre des informations plus pointues. En fait, j’ai une liste très précise de livres à prendre.

Il lui montra un vieux bout de papier tout chiffonner à quelques traits gribouillés à la va-vite. Il se remit rapidement à ses recherches sans que Naoki puisse y faire quoi que se soit. Heureusement, l’inconnu était plein d’entrain et il repéra rapidement les livres qu’il cherchait.

- Voilà, voilà, j’ai ce qu’il me faut. Les ornithorynques sont vraiment des mammifères incroyables, n’est-ce pas ?

Naoki - Je les trouve plutôt marrant, avec leurs faux airs d'oiseaux.

- Pfff ! J’aurais du me douter que vous étiez l’un de ces originaux qui n’y comprennent rien à rien.

Et sans rien ajouter de plus, il s’en alla aussi vexé que si Naoki l’avait insulté. Mais pas le temps pour s’étonner de ce comportement étrange, il voulait d’abord s’assurer de la sincérité du personnage qui l’avait interrompue. Le don qu’il avait hérité de son père se réactiva et il suivit le fana d’ornithorynque dans ses déplacements à travers la bibliothèque. Malheureusement, la distance qui les séparait augmentant et le flux de personne s’intensifiant, le Chuunin ne put guère le suivre du regard plus longtemps.

Il ne lui restait plus qu’à retourner à son activité principale. Si le second étage n’avait pas beaucoup de secret à révéler, peut-être aurait-il plus de chance avec les autres étages. Ce qui se trouvait en dessous n’avait pas grand-chose à lui révéler, hormis le fait qu’il ne semblait pas y avoir de sous-sol à la bibliothèque de Taki. Naoki porta rapidement son attention sur les étages supérieurs. Il avait vu sur le plan dans le hall que les deux derniers étages étaient interdits au public et il remarqua effectivement une baisse de fréquentation de ces deux étages. Il était surement l’un des rares à pouvoirs être capable de voir ce qu’il y avait à ces étages. Le Shinobi cessa de se concentrer sur sa vue surhumaine pour prendre le temps de la réflexion. C’était bien beau de voir ce qui se passait à ces étages là mais c’était loin d’être suffisant. Il leur fallait pouvoir consulter les informations qui y étaient et ils n’avaient pas d’autre choix que de s’y infiltrer.

Naoki contempla les derniers étages à nouveaux, il recherchait tous les moyens d’accès. Il y avait évidemment plusieurs escaliers pour monter à ces étages mais il fallait trouver une voie plus discrète. Le garçon se concentra sur le réseau de ventilation, il était très étendu mais malheureusement pas assez large pour qu’ils puissent passer par là, ça aurait été trop facile. Et il était également impossible de passer par l’extérieur, les deux étages étant absolument dépourvus de toutes fenêtres éventuelles.

Le Shinobi avait déjà passé beaucoup de temps ici, Yosuke était peut-être en train de l’attendre et il ne pensait pas pouvoir apprendre grand-chose de plus ici. Ses yeux reprirent leurs apparences normales si on peut dire. Le livre sur les ornithorynques reprit sa place dans les rangées de livres et la salle redevint bientôt aussi vide que d’habitude. Naoki refit le chemin en sens inverse sans aucun problème. Le couloir était toujours aussi long, les marches de l’escalier en marbre étaient toujours aussi nombreuses et Yosuke était toujours prés de la vieille réceptionniste toute aussi ridée qu’avant.
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Sam 4 Juil - 13:30

Oui bon, la vieille…

Chacun des plis de son visage lui enlevait le charme qu’elle n’avait jamais eu. Cette femme acariâtre lui sortait par les trous de nez comme on dit, et une minute de plus aurait été la goutte de trop. Mais heureusement Naoki arriva. Il pouvait s’enfuir… euh partir d’ici.

[Yosuke] « A demain madame. »

Il se forçait à rester poli, la mission, non, sa vie pouvait en dépendre. Si l’Asahi était composait de femmes comme elles, aucun doute, elles allaient plonger le monde dans un profond dégoût.

Mais il oublia tout ça quand ils arrivèrent enfin à l’air libre. Le quartier était plutôt agréable, dans ce coin là de la ville du moins.

Il n’interrogea pas Naoki tout de suite, trop dangereux. Il préféra continuer de jouer son rôle à la lettre.

[Yosuke] « Ils nous donneront une réponse demain. En attendant, on doit quand même chercher du travail, l’entretien n’a pas été très probant. »

Mais quel type de travail trouver, quel genre de boulot pourrait leur être utile, sauf être employé à la bibliothèque ? Il s’arrêta quelques secondes, le doigt sur le menton, les yeux rivés droit devant.

Naoki venait de partir en reconnaissance en quête d’informations. Il fallait donc continuer cette quête, multiplier les sources, creuser dans différents lieux et milieux… Et trouver un coin tranquille pour les partager.

En réalité, ils ne pourraient le faire qu’à l’hôtel mais il serait louche d’y retourner maintenant, la journée venait de commencer et ils étaient censés être à la recherche d’un emploi. Il se posa quelques instants pour faire le point.

Ils étaient des ninjas infiltrés dans un autre village caché, se camouflant aux yeux des autorités dans l’hypothèse qu’Asahi avait infiltré leurs rangs. Ils cherchaient des informations sur la Main de Dieu, Konoha ayant jugé que la bibliothèque de Taki était le lieu le plus approprié pour commencer leurs recherches. Pour cela, ils devront avoir accès à des informations confidentielles pendant un temps assez long et sans être vus…

Travailler à la bibliothèque semblait être le meilleur moyen sans éveiller les soupçons mais il est clair que leurs candidatures ne seraient pas retenues. Il restait donc l’infiltration à l’intérieur du bâtiment ou…

[Yosuke] « Le piston. Nous avons besoin de contacts. »

Oui, connaître une personne travaillant à la bibliothèque les aiderait. Mais où trouver ? Et où chercher pour commencer ? Ils étaient toujours en manque d’informations.

Ils continuaient à marcher jusqu’à arriver au quartier Est. Plus miteux, plus sombre, plus sale, ce quartier avait l’air d’être le moins accueillant de tous. Et même si l‘idée ne plaisait pas à Yosuke, il s’avérait que ce genre d’endroit, aussi dangereux soit-il, serait sans doute le plus propice à leur fournir des contacts.

Ils marchaient donc ensemble dans ces rues étroites, se faisant de temps en temps aborder par des femmes légèrement vêtues. Où avaient-ils donc atterri ? Si ses parents le voyaient à ce moment là, ils auraient une crise cardiaque. Yosuke était en terre inconnue mais il fallait bien continuer.

Ils se regardèrent quelques instants, fallait-il faire demi-tour ? Puis à quoi penser Naoki ? Il ne lui avait pas demandé son avis. Etait-ce vraiment une bonne idée ? Pourtant, un bar dans ce genre d’endroit resterait le meilleur endroit pour s’informer, c’est comme ça que ça se passait dans les livres en tout cas.

Ils trouvèrent un Pub délabré du nom de … et bien le nom avait été effacé. Sans aucune importance à vrai dire, il fallait entrer. La porte grinçait, l’entrée discrète était donc impossible, surtout que le bar par lui-même était totalement vide. Seul le barman restait là à essuyer ses verres avec un torchon sale. Il avait l’air aussi sympathique que les passants, c'est-à-dire barbu, chauve, des cicatrices plein le visage et une odeur de transpiration, de poussière et d’alcool émanée de ses vêtements.

Yosuke contrôla sa répulsion et incita Naoki à s’asseoir avec lui au bar. Le barman les regarda d’un œil mauvais. Ne devait-il pas être content d’avoir deux clients ?

[Barman] « Ca s’ra ? »

Naoki n’était pas encore majeur, et Yosuke devait faire bonne impression.

[Yosuke] « Un whisky, double. Je laisse le petit commander ce qu’il veut. »

Le barman servit les verres de suite. Au moins la commande ne paraissait pas louche. Il eût rapidement son verre entre les mains, il l’avait commandé, il faudrait forcément le boire pour ne pas vexer…

Paraître naturel… Paraître naturel…

[Yosuke] « Vous embauchez ici ? On cherche du travail, n’im-por-te quel tra-vail. »

Il but une gorgée d’un coup. Son œsophage brûla instantanément et il sentait le liquide enflamma au fur et à mesure qu’il progressait. Il répulsa un mouvement reflexe qui aurait été de crier ou de faire une grimace. Bizarrement ça ressemblait étrangement à un Katon.

Le barman le regardait bizarrement. Avait-il été impressionné par la descente de son premier client de la journée ? C’est vrai qu’il n’était pas encore midi.

[Barman] « Et qu’est-ce que vous savez faire… d’utile ? »

Il les testait, c’est certain, mais au moins il y avait un filon à exploiter. Ils n’étaient pas là pour faire dans l’illégalité mais ça valait le coup d’essayer.

Rester dans son rôle…
Yosuke but une autre gorgée. L’alcool commençait à le faire sentir bizarre. Il profita de cette sensation pour jouer un peu la comédie. Des gars éméché, il a du en voir ici, ça le rendra peut-être plus enclin à parler.

[Yosuke] « On a fui notre village, le petit et moi. Il a explosé, BOUM ! Comme ça… Alors on est venu ici, pour trouver du travail mais… Hic ! … On vient de se faire jeter par la vieille de la bibliothèque… » Il termina son verre d’un trait. « Celle-là, je lui ai dit que je savais réparer des bouquins comme personne ! J’étais réputé dans mon village, mais elle, rien à faire, revient demain, et nanana… »

Il se couche sur le comptoir, regarde son verre vide puis, se souvient que Naoki est là, à le regarder. Il continuait de jouer son rôle, mais son esprit devenait tout de même plus brumeux, l’erreur serait vite arrivée. Il espérait seulement que Naoki aurait les idées claires pour lui. Il le pointa du doigt.

[Yosuke] « Mais Sacha, lui, c’est mon apprenti. Et c’est un rude gaillard. Il a de la force, il est jeune. Il pourrait très bien faire n’importe quel travail physique, pourvu que c’est bien payé. »

Le barman recommençait à essuyer le même verre, avec le même torchon toujours aussi sale, mais il fixait Naoki maintenant, qui ne disait toujours rien.

[Barman] « Vous venez de quel village ? »

Bingo, il s’intéressait un minimum. Le numéro de Yosuke fonctionnait peut-être.

[Yosuke] « Mushinami, c’est à la frontière, dans le pays du feu… mais mainenant ce n’est plus qu’un tas de cendres. »

Il y eut un long silence pendant lequel seul le bruit de friction du chiffon sur le verre se faisait entendre. Yosuke se demandait s’il devait pleurer, pour ajouter une touche dramatique à son histoire. Mais il avait peur d’en faire trop.

[Barman] « Ok, j’ai peut-être un truc « assez physique » pour vous. »

Yosuke prit un ton las, presque desinteressé, l’alcool faisait effet. Il se permet quelques onces de culot.

[Yosuke] « Ca paie au moins ? »

[Barman] « Si vous n’avez pas peur de vous salir les mains. »

Le chuunin regarde son coéquipier. Il était temps d’essayer de gagner des contacts.

[Yosuke] « Et pour moi ? Tu n’aurais pas un boulot en rapport avec la bibliothèque ? Je suis très doué, habile de mes mains, une grande dextérité. »

Il mima le geste de la couturière avec les tremblements de l’alcoolique en prime. Yosuke jouait-il son rôle à la perfection ou ne jouait-il plus du tout ?

[Barman] « Ecoute, la bibliothèque, tout le monde en parle ici, mais pour moi c’est qu’un endroit où on entasse des bouts de papiers. Et pour ton habilité, à part te faire laver mes tables, je vois pas ce que je peux te donner. »

Il ramassa les verres vides, ne demandant pas, heureusement, de les remplir à nouveau. Yosuke se redressa et prit des grands airs. Il pointa le barman du doigt en essayant de ne pas vaciller à gauche ou à droite.

[Yosuke] « Mon bon monsieur ! Taki, elle a la meilleure bibliothèque du monde ! La plus grande, la plus belle, moi je m’y connais en bibliothèque car je suis un très grand restaurateur de libres moi monsieur ! »

Le barman ne fît même pas attention à ses remarques. Ce genre de scène, il avait du en voir pendant longtemps, et ça ne serait sans doute pas la dernière.

Il se retourna, décidant d’ignorer Yosuke et parlant directement à Naoki.

[Barman] « Alors ça t’intéresse ou pas ? »


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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Mer 8 Juil - 23:58

Yosuke et Naoki quittèrent la plus grande bibliothèque, et on comprenait pourquoi après l’avoir visitée rien qu’une fois. Il y avait, à Taki, une concentration de connaissance qui rendait tous les autres pôles de savoirs négligeables par rapport à celui-ci. Quoi qu’il en soit, les choses serait plus difficile que prévues. La mission était d’une difficulté telle que Naoki avait l’impression de n’avoir jamais réussit à en sonder la réelle profondeurs. Le bâtiment était extrêmement bien protégé, autant que par sa sécurité contre les intrus que dans sa politique de recrutement : l’entretien de Yosuke ne semblait pas s’être bien passé, il ne fallait donc pas en attendre grand-chose.

Yosuke avait trouvé la solution à ce problème, il fallait à tout prix s’infiltrer de la manière la plus légale possible et pour qu’on engage le maître, un petit coup de piston suffirait peut-être à faire pencher la balance de leur côté. Ceci dit, pour avoir un bon piston, il fallait un bon réseau de connaissance. L’équipe de Chuunin avait l’appui du village de la feuille derrière elle mais ce n’était pas un soutient valable dans cette situation précise. La création d’un réseau interne à Taki était inéluctable. C’est ainsi que Yosuke prit le chef des opérations et se dirigea vers un quartier dont le haut état de délabrement des immeubles n’égalait que la dépravation des personnes qui y habitaient.

Naoki n’avait jamais l’abus de boisson, pour en avoir fait les frais une fois, il s’attendait à être éprouver dans son fort intérieur par tous ce qu’il allait voir mais il ne s’attendait sûrement pas à ce moment là à ce que son opinion pour l’alcool se dégrade autant suite aux événements de la soirée qu’il allait vivre.

La porte du bar dans lequel ils entrèrent grinça désagréablement, comme pour protester d’être à nouveaux utilisée, trop vieille et trop usée, en voila une qui aimerait bien se faire bichonner par un restaurateur ou pourquoi pas prendre sa retraite. Mais elle savait bien que ce job pourri et dégradent l’aurait jusqu’au dernier gond, et ça ne tarderait pas à arriver dans ces conditions...

Yosuke continuait de s’occuper de tout et c’était tant mieux. Il ne restait plus pour Naoki, que de jouer les apprentis bien sages qui savent où est leur place. C’est lorsqu’il remarqua que Yosuke semblait passablement éméché qu’il commença à s’inquiéter. Il n’avait pas comprit pourquoi son camarade s’était mit à boire autant mais il ne pouvait absolument pas l’en empêcher.

Barman - Alors gamin, t’acceptes ou pas ?

Naoki se répugnait à rendre service à un empoisonneur pareil mais il accepta sans hésiter : depuis le début, c’était pour la mission qu’il agissait et pour rien d’autre. Une fois qu’on lui en dit un peu plus sur ce qu’il devait faire, il ne savait pas s’il était encore plus dégoûté ou le contraire, partagé entre la honte de devoir racketter un pauvre badaud et le sentiment cet alcoolique avait bien mérité ce problème. On appelait ça un échange de bon procédé : faire payer sa dette à un certain Ideko contre une mise en relation avec un garde de la bibliothèque.

Naoki – J’accepte bien sûr.

Comment avoir pitié d’un type qui devait 800£ de picole et de jeu d’argent, il pouvait bien crever la gueule ouverte sous les yeux du Shinobi qu’il n’en aurait rien à foutre. Il partit directement à la recherche d’Ideko, avec Yosuke le suivant plus ou moins en ligne droite. Au fur et à mesure qu’ils s’enfoncèrent dans le quartier mal famé, les bâtiments semblait encore plus pourris et les habitants encore plus pauvres. Les affreux graffitis se fondait facilement dans le paysage, entre les poubelles et les prostituées essayant de garder les rats affamés à distance.

Naoki – Yosuke... Il vaudrait mieux que tu ne restes pas trop près de moi. Il faut préserver ta réputation si tu veux travailler dans la bibliothèque alors que moi je suis juste un jeune gars banal. Couvres-moi au cas où...

En réalité, Naoki ne souhaitait pas être accompagné d’un type qui avait du mal a tenir debout sans un appui quelconque. Ca aurait certainement fait mauvais genre et mis à mal la réussite du travail qu’on l’avait chargé de réaliser. Un groupe de mendiants se trouvait éparpillée face au shinobi : il n’y avait pas besoin d’une casquette avec quelques pièces de petite monnaie dedans pour être un mendiant ici.

Naoki – Ideko est-il ici ?

Il n’y avait eut aucune réponse. Même le vent c’était tût, le silence était complet, puis revinrent les bruits des pieds qui traînent sur le sol, à des rythmes lents et bancals ; la fatigue, la maladie ou la violence humaine semblaient les avoir tous rendus boiteux, végétatifs ou handicapés. Etre borgne, manchot ou estropié, c’était encore faire partie des plus chanceux par rapport aux aveugles, hommes troncs et cul-de-jatte. Et pourtant, il était impossible qu’ils soient tous muets. Leur mutisme n’était pas la conséquence d’une incapacité physique ou mentale, elle venait simplement de l’absence de volonté. Le Chuunin comprit que des types qui cherchaient d’autres types devaient souvent venir ici. Le silence... C’était la seule défense de ceux qui n’ont plus rien d’autre. Une communauté aussi pauvre pouvait survivre tant qu’ils restaient tous soudés dans le silence alors que la parole de quelqu’un était synonyme de danger pour un autre membre. La parole... C’était la seule arme que Naoki avait pour trouver son Ideko. Frapper n’aurait fait que les achever, Intimider serait passé inaperçu... Il suffisait juste d’en faire parler un la machine serait en route.

***


Les deux Chuunins revenaient au bar, encadrant un homme qui essayait de se faire tout petit. Son regard qui se portait au loin sur le chemin trahissait toute sa peur. Et pourtant, il savait que c'était la fin de cette histoire: l'argent de sa dette reposait au fond de sa poche, les billets fermement maintenus par ses mains fébriles, comme si le clochard craignait qu'un trou ne se forme à la dernière minute dans son pantalon rapiécé maintes fois. Ni Yosuke ni Naoki ne le tenait, ils n'avaient pas besoin de cela pour l'empêcher de s'enfuir. Désormais, il se rendait de son plein grès, pour être une bonne fois pour toute avec cette dette ci. Cependant il en restait encore beaucoup d'autre à rembourser.

Ideko franchit le premier la porte, le barman esquissa un léger mouvement de recul en signe d'étonnement. L'apprenti factice laissa entrer le maître pas si faux que ça avant de rentrer dans le boui-boui puant et crasseux. Naoki avait remplit son job en un temps record, bien que Yosuke l'ait aidé. Leur victime exhiba rapidement les 800£ et le barman s'en empara tout aussi vite, content d'avoir enfin put récupérer son argent pas vraiment méritée.

Barman - Qu'est-ce que tu fout ici toi? Pourquoi vous l'avez amené?

Naoki - Il n'a pas osé refuser mon invitation, il tenait tellement à le faire lui-même...

Le barman ne l'écoutait même pas, trop occuper à lécher ses doigts gras pour compter les billets qu'on venait de lui donner. Naoki ne tenait pas, de toute façon, à exciter la curiosité du barman sur les méthodes employées par le Shinobi pour réussir au mieux son boulot.

Barman - Le compte est bon, vires le de chez moi. Sacré pactole pour un paumé dans son genre...

Naoki - Je ne vous cache pas qu'il a fallut faire un petit peu de déménagement dans son taudis. Allez dehors.

Le Chuunin fit signe à Ideko de s'en aller. Ils avaient réussit mais le prix à payé était élevé. Naoki avait honte de ce qu'il avait fait, son honneur avait volé en éclat ce soir là. Son âme ne valait plus grand chose après tant de crime commis. Bien sûr, il y avait un but à tout ceci, mais les objectifs de Konoha étaient-ils assez important pour jeter dans la boue tout le reste?

***


Corruption:

La bouche ne s'ouvre que pour laisser passer quelque chose: de la nourriture, de l'eau, de l'air, des sons, des informations. Elle s'ouvre pour qu'on puisse vivre, manger et boire pour la plupart du temps, respirer parfois. Il n'y a que l'inspiration qui permet l'expiration, il n'y a qu'en la nourrissant qu'elle peut cracher mais les gens d'ici ne se contentent pas d'aliment. Il n'y a qu'une chose qui peut leur délier la langue: l'argent. Il n'y a que l'argent qui nourrit la bouche pour lui faire cracher des informations. Un billet de 10£ semblait être suffisamment nutritif pour faire cracher la cachette d'Ideko.

Un homme guida Naoki dans une demeure encore un peu plus délabrée que les autres si c'était possible. L'escalier menant à l'étage manquait de beaucoup de marche et les autres pouvaient rendre l'âme à tout instant. L'indic désigna une porte avant de s'enfuir en courant, 10£ pouvait bien acheter la délation, ce n'était pas assez pour soudoyer le courage. Le Chuunin essaya d'ouvrir la porte le plus normalement possible mais celle-ci décida justement de sortir de ses gonds et s'effondra sur le sol.

***


Naoki avait perdu bien plus que 10£ dans cette affaire. Le barman se remit à compter ses billets, il s'arrêta en cours pour faire deux paquets, un petit et un beaucoup plus gros. Le tenancier lui donna la petite somme d'une valeur de 100£ en guise de récompense mais ce n'était toujours pas assez: Naoki sentait sa bourse beaucoup plus légère désormais qu'au début de la journée. Toute cette argent représentait des mois de salaires économisés dans un but précis. Le Chunin n'espérait plus pouvoir faire améliorer son armure avec des compléments d'armures de la meilleure qualité possible mais ça aurait put être pire, il lui restait suffisamment d'argent pour vivre, contrairement à tous les pauvres qu'ils avaient croisé ce soir.
***


Intimidation :

Naoki – Si tu essayes encore de te tirer je te fracasse !

Le ton du Chuunin trahissait son exaspération. La colère s’insinuait de plus en plus dans son esprit et il ne cherchait plus à y aller gentiment pour obtenir ce qu’il voulait de sa victime. Les doigts se resserrèrent, les poings se crispèrent. Naoki saisit l’inconnu par le col, prêt à le frapper s’il continuait son petit jeu ridicule…

***


Mensonge :

Naoki – C’est dommage… Quand je pense qu’on voulait aider Ideko mais qu’on ne le trouve pas.

L’homme qui se faisait gentiment escorté par l’équipe de Konoha ouvrit grands ses yeux, ça bouche s’entrebâilla. Ca faisait belle lurette que Naoki n’avait plus vraiment de doute mais il attendait d’obtenir des aveux avant de pouvoir continuer. Il voulait l’entendre le dire juste une fois avant de retourner au bar. La proie mord à l’hameçon, elle demande comment le Chunin comptait l’aider. Ce dernier lui répondit que ça ne le regardait pas. Le poisson mordillait le ver de terre, le pécheur voyait son bouchon trembler à la surface de l’eau. D’un coup, le bouchon coula enfin.

Ideko – Mais c’est moi Ideko !

***


Chantage :

La porte laissa place à un type aussi pitoyable que les autres mais beaucoup plus réactif. A la simple vue de Naoki, le mendiant s’enfuit mais il fut très vite rattrapé par le Chunin bien entraîné. Une femme apparut accompagnée de sa fille, le présumé Ideko n’arrêtait pas de se débattre. Les éléments en présence ne laissèrent qu’une seule pensée dans l’esprit du Shinobi. Il relâcha son homme pour prendre la petite fille en otage.

Naoki – Si tu ne te calmes pas tout de suite, je l’emporte avec moi.

Une petite fille encore plus jeune alla courir pour se coller contre sa mère. Naoki eut à peine détourné le regard, divertit par la gamine, que le père de famille en profita pour tenter de s’enfuir par la fenêtre. Naoki se précipita pour le rattraper avant qu’il ne s’échappe et il n’eut pas plus de mal que la fois précédente. La fille qu’il avait lâchée précipitamment était tombée et commençait à pleurnicher.

***


Sanction :

On lui avait indiqué le lieu où Ideko vivait, il avait rencontré toute la petite famille, au bout d’un moment, le Shinobi autorisa la femme et les enfants à partir, chose qu’ils firent sans se poser de question. Et puis ensuite, Naoki demanda à Ideko qui niait toujours de le guider dans tous les bars où il pourrait rencontré. Celui-ci fut bien forcé de le faire mais il tenta de s’échapper à nouveau. Dans sa course dans les escaliers, une marche céda sous le poids du Chunin qui manqua de se casser une jambe. Heureusement pour lui, Yosuke s’était occupé de retenir le fuyard.

Naoki était énervé et il le fit bien comprendre à tout le monde. Et pourtant Ideko continuait à lui tenir tête en refusant de lui avouer sa véritable identité. Le pauvre homme tremblait de tout son corps mais son esprit ne flanchait pas.

Le Chunin trouva enfin une ruse assez futée pour qu’Ideko avoue enfin qui il était. Mais la partie était encore loin d’être gagné, l’endetté affirmait n’avoir pas un sous. Naoki voyait déjà le temps si précieux, perdu à racketter un mendiant. Il mit alors la main au porte-monnaie et offrit les 800£ de dette à Ideko.

***


Naoki avait mal aux jambes à cause de sa mauvaise chutes, il était fatigué à cause de tout ce temps de perdu et il était attristé d’avoir donné gracieusement une tel somme alors qu’il avait tant besoin d’argent. Mais ce n’était pas cela le pire, le pire c’était la honte d’avoir mené une mission aussi mal, c’était la culpabilité d’avoir impliqué des innocents. Le garçon s’en voulait d’avoir encourager quelqu’un à dénoncer un compagnon d’infortune, d’avoir menacer un homme bien plus faible que lui sous le coup de la colère, d’avoir mentit en donnant de l’espoir à quelqu’un qui n’en avait plus eut depuis longtemps, d’avoir utiliser un enfant pour obtenir ce qu’il voulait du père. Alors 800£, une douleur à la jambe, la fatigue, c’était bien peu chère payé, une dette bien trop vite remboursée en comparaison du temps qu’il faudrait à Naoki pour se laver du dégoût qu’il avait de lui-même, de ce qu’il était et ce qu’il devait faire pour d’obscures raisons qu’il n’était même pas sûr de connaître réellement.
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Lun 24 Aoû - 20:16

Yosuke était dans un monde coloré. Le noir devenait magiquement bleu, vert ou rose, les conversations les plus ennuyeuses devenaient les plus hilarantes et, surtout, les odeurs d’alcool respiraient la fraîcheur.

Enfin, tout ça, c’était au début…

Il laissa Naoki prendre les affaires en main car le bleu, vert et rose prenaient des couleurs de rendus gastriques inconfortables dirons-nous. Et il ne parle même pas de l’odeur ! En tout cas, il s’en trouvait que le deuxième monde était bien moins agréable que le premier et que Yosuke était incapable de se tenir droit.

Il resta donc en position penchée, voûtée, courbée, dans le seul et unique but d’être prêt quand l’alcool déciderait de quitter le monde qu’était son estomac. Se préoccupant donc plus de cette situation, qui valait bien une mission de rang S, il laissa le soin à Naoki d’accomplir la suite de leur mission car il était désormais totalement déconnecté.

Il ne reprit le contrôle d’une partie de ses moyens que plus tard. Ils étaient dans la rue, Yosuke suivant Naoki de très prêt, c'est-à-dire presque couché sur son épaule. Il sentait lui-même son haleine de cheval, mêlant alcool et vomis et se demandait bien où ils étaient, qu’est-ce qui s’était passé et quel était la suite.

Seulement toutes ces questions dans son état provoquèrent directement une migraine affreuse. Il stoppa là sa réflexion.

Ils entrèrent de nouveau dans ce bar miteux, et à cet instant, il se jura de limiter grandement sa consommation d’alcool, même si une mission en dépendait.

Dans le nuage brumeux dans lequel il se trouvait désormais, et qui ne le quitterait pas avant plusieurs heures, Yosuke comprit que Naoki avait accompli la requête du barman avec succès. Il n’avait aucun souvenir de quoi il était question mais il faisait confiance à Naoki, maintenant plus que jamais. Ils avaient donc de quoi négocier.

[Barman] « Ca me va. Mon beau-frère travaille à la bibliothèque, je vous arrangerai un rendez-vous. »

Ainsi l’entrevue fut fixée pour 14 heures, le lendemain. Quelques balbutiements de Yosuke suffirent pour qu’ils récoltent un peu plus d’informations. La personne en question s’appelait Tanada Bakumo et elle était chuunin. Et sans plus de cérémonie, les deux ninjas sous couvertures quittèrent ce lieu de pêchés. Sans surprise, la destination était celle du motel où ils avaient élu domicile. Les clients qui les entrevirent comprirent qu’il était temps pour eux d’aller dormir. Et c’est bien à cela qu’aspirer Yosuke dans l’instant.

Arrivés dans la chambre, Yosuke s’allongea dans le lit même si c’était à Naoki de l’utiliser pour la nuit. Il ne fit que s’allonger, regardant au dessus de lui se dissiper les derniers nuages de l’alcool. Les vertiges disparaîtront bien assez tôt.

Il aurait pu tuer pour dormir cette nuit là… Mais ils étaient en mission.

Il se leva d’un coup, étrangement stable et calme. Il fit un signe de la tête à l’adresse de Naoki. Il désigna la fenêtre, elle était bien assez large pour qu’ils puissent s’y glisser. Son coéquipier le suivit sans hésiter.

Là-haut, leurs capes sur le dos, Yosuke reprit les choses en main.

[Yosuke] « Il nous faut continuer d’observer la bibliothèque cette nuit. Les informations que nous récolterons demain pourraient nous servir à rentrer. »

D’un coup, ils s’arrêtèrent. Hors de question d’aller plus loin. La bibliothèque était à quelques maisons d’ici mais il serait trop dangereux de s’en approcher davantage. Ils n’avaient pas encore jaugé le village. Etait-il allié ou ennemi de Konoha, officieusement bien entendu. Plus grave encore, connaissaient-ils l’Asahi ? Etait-il infiltré par ses adeptes ? Enfin, tout çela était bel et bien trop risqué pour jouer franc jeu.

Ils se cachèrent sur le toit d’un batiment commun, ni plus grand, ni plus petit que les autres bâtiments du quartier. Ils avaient une vue partielle de la bibliothèque et de l’avenue, mais le buyakugan ferait le reste.

Yosuke laissa faire, son camarade était un atout des plus précieux…

Ainsi, tout se passa ni mal ni bien, la soirée, puis la nuit, restant calmes tour à tour… du moins au début.

[Naoki] « Ca bouge. »

La phrase venait de le sauver des doigts de Morphée. Charlatan complice de l’alcool, il avait tôt fait d’attraper Yosuke. Allongé sur le toit, les yeux à moitié fermés, il avait laissé faire.

Montrant qu’il était, encore une fois, digne de ses talents, Naoki venait peut-être de mettre la main sur leur premier indice. Frotant ses yeux pour qu’ils s’habituent à l’obscurité modérée, le chef de cette escouade franchement suicidaire examina silencieusement ce qu’on lui montrait.

Une personne, une simple personne, simplement vêtue, se déplaçait dans une rue adjacente. Rien n’aurait pu paraître plus normale s’il n’était pas prêt de trois heures du matin. Yosuke ne comprenait pas. Une virée nocturne, et alors ? Surtout qu’ils étaient bien trop loin, même avec le byakugan, pour identifier un visage, un vêtement ou quoi que ce soit d’autre. Mais Naoki continua son explication silencieuse. Il lui fit signe, lui montrant la direction strictement opposée de la rue. Grâce à sa vue presque à 360 degrés, le nouveau chuunin avait pu remarqué qu’une personne en tout point semblable à la première arrivait elle-aussi.

Yosuke ne fit qu’observer. Tout ceci ne pouvait être qu’une coïncidence, comme tout autre chose. Tout était mystérieux… Les personnes s’avançaient. Inévitablement, elles finirent par se croiser… Le plus étrange, c’est que deux personnes se rencontrent à trois heures du matin, dans une rue déserte, se serrent la main et repartent aussitôt. Yosuke était des plus sceptiques. Mais il n’avait pas la meilleure vue.

[Yosuke] « Ils se sont échangés quelque chose ? »

[Naoki] « Difficile à dire. A cette distance, ce n’est que du flou. »

Le flou total cette rencontre également. Mystérieuse, ça oui, suspecte, ça en a tout l’air. Digne d’intérêt ?

[Yosuke] * C’est tout ce que nous avons. Mais comment procéder…*

Les responsabilités de cette mission devenaient bien lourdes à porter. Alternative ou dilemme, c’était à Yosuke de trancher à chaque fois et donc d’influencer directement la réussite comme l’échec de cette mission.

Le plus important cette nuit était de conserver leurs couvertures intactes pour le lendemain.

Donc ces choix s’affichaient les uns après les autres, question de méthode. Certains lui échappaient et il les disait à voix haute. Naoki pouvait alors participer à la reflexion.

[Yosuke] « On se sépare ? »

[Naoki] « Moi ça irait mais toi… A moins que tu utilises la même technique que dans la forêt ? »

Ce n’était pas une mauvaise idée en soit, sauf qu’il ne connaissait pas les inconvénients.

[Yosuke] « La lumière provoquée par la technique alerterait les patrouilles… »

Et le temps tournait. Les deux inconnus seraient bientôt hors de portée de vue, même du byakugan. Sans quoi ils leur seraient impossible d’en apprendre plus sur cette rencontre.

Yosuke commençait à stresser. Ses entrailles lui brûlaient, plus question de dormir maintenant. Il ne fallait pas faire d’erreur. Il regarda sur le côté, il n’avait pas seulement sa vie entre les mains.

[Yosuke] « On reste ensemble. Rien ne nous dit que les risques que nous prenons seront payants. Donc… droite ou gauche ? »

Oui la chance, pile ou face. Pour une décision, rien de plus hasardeux mais Yosuke n’était pas prêt à gâcher des vies pour si peu.

Ils choisirent tous les deux l’inconnu de droite. Pourquoi ? L’intuition peut-être… Mais la chance n’allait pas les préparer à ce qu’ils allaient vivre.


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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Ven 28 Aoû - 17:56

La fatigue se faisait de plus en plus ressentir, la vision de Naoki commençait à se brouiller par moment, peu importe le nombre de fois où il se frotta les yeux ou tenta de se concentrer pour mieux percevoir les images qui lui parvenaient. L’équipe de Konoha avait choisit totalement par hasard la personne qu’ils suivraient ce soir, préférant rester ensemble pour mieux parer aux dangers éventuels. L’homme qu’ils avaient prit en filature était rapide et prudent mais le Chuunin ne se faisait pas de soucis : même s’ils perdaient sa trace le don qu’il avait reçut de son père permettrait de le retrouver facilement, à condition de trouver assez d’énergie en soi pour utiliser le dodjutsu.

Leur petite escapade sur les toits continua jusqu’à ce que le type louche frappe à la porte d’une demeure dont des lumières apparaissaient encore à travers les fenêtres, minuit passé. L’auberge ouvrit sa porte et avala rapidement le vagabond nocturne, laissant seuls Naoki et Yosuke entre les toits des bâtiments du quartier et le ciel étoilé. Il ne restait plus qu’une solution pour que les Chuunin découvrent se qui se tramait à l’intérieur, le récent Chuunin activa le Byakugan, luttant contre la fatigue pour visualiser clairement ce qui se passait entre les murs de l’auberge.

Naoki – Il y a plusieurs personnes à chaque étages…

Yosuke – Combien exactement ?

Naoki - Il ya deux personnes au Rez-de-chaussée, une personne dans les escaliers et deux autres au premier étage.

Le Chuunin était capable de voir chaque silhouette comme un amas de points de chakra, on aurait dit plusieurs nuées de lucioles bleues avec une conscience collective, qui se déplaçait tel un ectoplasme humain. Deux nouveaux nuages de chakra arrivèrent par l’arrière du bâtiment, ils rencontrèrent une autre personne puis la vision que Naoki avait de leur chakra semblait faiblir. Il pensa, dans un premier temps, que c’était dût à la fatigue mais il eut beau faire tous les efforts possible pour se rebooster et essayer de mieux voir ce qui se passait mais rien n’y fit.

Naoki – Deux personnes sont rentrées par derrière, je ne sais pas si tu l’as remarqué. Quelqu’un à l’intérieur les a rejoints mais je ne les vois plus très bien. Il y a de fortes chances qu’ils soient descendus dans une cave ou un truc de ce genre. S’ils sont sous terre, je les perds de vue.

L’adolescent désactiva son Dodjutsu, il n’en pouvait plus. La journée avait été longue et il avait plusieurs fois utilisé son don pendant des périodes assez longues. Lui, qui n’avait pas été élevé par le clan, il ne s’était jamais entraîné à l’art des hyuuga et ses capacités s’étaient réveillées tardivement, il n’en avait pas fait suffisamment l’expérience pour pouvoir l’utiliser sans se fatiguer rapidement. Un faisceau de lumière s’échappa de l’autre côté de l’auberge. Naoki utilisa rapidement son Byakugan. Les deux inconnus étaient repartis comme ils étaient venus et le chakra de la troisième personne au sous-sol semblait s’éteindre. Le Chuunin expliqua alors la situation à son camarade et ils décidèrent d’attendre encore un peu pour voir si les choses allaient encore bouger. Plusieurs minutes plus tard, aucun chakra n’apparaissait de la cave.

Naoki -Je ne vois plus de chakra sous terre. Soit cette personne est partit par un passage souterrain, soit elle a utilisé beaucoup de chakra, soit elle est morte.

Yosuke – Une seule manière de le savoir. Trouvons un coin un peu moins exposé.

Le duo de Chuunin se déplaça dans une étroite ruelle coincée entre deux hangars. C’est alors que Yosuke utilisa ses compétences uniques en matière d’infiltration, une sorte de spectre apparut dans un gigantesque rayon lumineux que les hangars ne purent contenir. Les deux camarades et leur nouvel allié se déplacèrent rapidement sur un toit pour éviter de se retrouver au centre de toutes les interrogations en tombant sur un passant ou pire. Le vieux fantôme ne semblait pas très réjouit à l’idée de donner un coup de main il se résolut à suivre le plan que les deux personnes vivantes lui expliquaient. Il se mit alors à se ratatiner sur lui-même pour atteindre l’épaisseur d’une feuille de papier. On le vit planer jusqu’à la porte de l’auberge et se glisser par l’interstice. L’autre fantôme semblait beaucoup plus motivé à rendre service mais il ne réussit pas à s’affiner suffisamment pour pénétrer à l’intérieur ce qui le fit déprimé.

Les deux shinobi n’avaient alors plus aucun contrôle sur ce qui se passait à l’intérieur du bâtiment. Naoki ne connaissait pas grand-chose aux techniques spéciales de Yosuke et il n’avait pas vraiment confiance en ses esprits mais ils n’avaient guère le choix de faire autrement. Finalement, le vieux Koei revint à lâcha rapidement qu’il y avait un cadavre égorgé et plein de sang, un homme avec un œil de verre et un tatouage sur la main. Tout en râlant, il interdit Yosuke de le rappeler dans les prochains jours en le menaçant de faire exprès de se faire repérer exprès la prochaine fois. Le vieil acariâtre était insupportable mais les informations qu’il avait récupérées étaient assez importantes pour excuser son sale caractère.

Une fois les ectoplasmes retournés dans leur monde propre, l’équipe de Konoha chercha à s’infiltrée elle-même dans l’auberge pour examiner de plus prêt le corps. Après avoir constaté que chaque porte et chaque fenêtre avaient été minutieusement fermées, ils décidèrent de casser discrètement un carreau jusqu’à ce qu’un molosse apparaisse et avorte tout projet d’infiltration.

Naoki – Tu as une idée pour se débarrasser du chien sans qu’il n’aboie ?

Yosuke – Pas une seule, c’est quand même dingue de se retrouver bloqué par un clébard.

Naoki – Tant pis, on rentre par les toits ?

Yosuke – C’est partit.

La petite équipe eut le temps de rejoindre les toits avant de voir apparaître des lumières dans la rue. Ils décidèrent de s’échapper le plus vite possible mais les Shinobi de Taki les repérèrent rapidement, juste le temps pour Naoki de faire un Henge pour se transformer en une jolie jeune fille. Il regarda son coéquipier, il était devenu un jeune homme séduisant, c’était la toute la force de leur collaboration. L’adolescent aux yeux blancs s’entendait si bien avec son camarade du clan Hiromida qu’il était facile pour eux d’improviser une situation tout en étant coordonné pour rester crédible.

Shinobi de Taki – Qu’est-ce que vous faites ici ?

Yosuke – On est monté par la goutière et on a eut peur en vous voyant, alors on a…

Naoki – On voulait juste regarder les étoiles.

Le duo jouait à la perfection le jeune couple romantique, les shinobis de Taki ne semblaient pas avoir remarqué la supercherie. Certes, les identités des ninjas de Konoha étaient préservées mais ce n’était pas finit. Ils devaient encore faire en sorte de trouver un assez bon alibi pour que les Shinobi du village laisse partir ce joli couple fan d’astronomie.
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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Mer 28 Oct - 14:35

Tout ça à cause d’un chien…

Les péripéties de la nuit étaient toutes bien étranges. Deux hommes suspects, l’un d’entre eux se faisant parait-il assassiné par deux autres, un chien et maintenant la garde de Taki près à les emprisonner s’ils n’étaient pas assez bons comédiens.

Pourquoi n’y a-t-il pas de cours de théâtre à l’Académie !

Ils avaient pris chacun une apparence différente. Yosuke s’était contenté de prendre l’apparence d’un homme lamda alors que Naoki avait opté pour une jeune et jolie demoiselle à la tenue un peu légère.

[Yosuke] * Bien joué ! *

Naoki se collait à lui, Yosuke n’avait pas de mal pur jouer le gêner dans cette situation et il laissait le Hyuga gérait l’alibi avec perfection.

[Yosuke] « Je suis marié… Si vous pouviez éviter d’en parler autour de vous… »

L’adultère, une excuse redoutable et avec un peu de chance, un de ces ninjas trompe sa femme et sera compatissant. Mais pour le moment, ils n’avaient pas vraiment l’air convaincu. D’ailleurs, d’une voix sévère, l’interrogatoire semblait cmmencer…

[Garde] « Est-ce que vous avez vu une lumière aveuglante dans les environs ? »

Les deux chuunins, sous couverture, se regardèrent. Il s’agissait donc de ça. Le chien n’avait rien à voir, c’était bien la technique de Yosuke qui les avait trahis.

[Naoki] « Comment ne pas la louper ! Nous sommes restés sonnés et aveuglés presque une minute !»

[Garde] « Et vous avez vu ce que c’est ? D’où ça venait ? »

Le garde s’adressait naturellement à Yosuke, son personnage était plus âgé.

[Yosuke] * Trouve toi une excuse mais ne réfléchit pas trop longtemps ! * « Euh, et bien… j’étais un peu occupé… si vous voyez ce que je veux dire. »

La réplique semblait faire mouche, un des gardes le regardait comme une vraie merde, mais au moins ils le croyaient.

[Naoki] « Moi je crois que ça venait de là-bas ! »

Naoki jouait la gamine écervelée à la pefection. Mais Yosuke jouait son rôle de pervers et il ne voulait pas se faire piquer l’oscar par une minette.

[Yosuke] « C’est vrai que toi tu puvais le voir, mais moi comme j’étais en dessous, je… »

[Naoki] « Oui, comme tu hum hum… »

Ils avaient fini de les achever. L’un des gardes n’attendit pas une seconde de plus avant de partir, suivi de près par deux autres. Celui qui semblait être le chef d’équipe prit tout de même le temps de leur dire au revoir d’un ton à peine déguisé avant de partir à son tour.

Ils étaient donc libre de finir tout ce qu’ils avaient commencé… ou pas. Tranquillement, ils descendirent par la gouttières comme des civils et rentrèrent à l’auberge, profitant de la pénombre pour se cacher des autres habitants et finissant ainsi la folle nuit qu’ils venaient de passer.


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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Mer 4 Nov - 2:41

La nuit se finissait enfin pour le duo Chuunin mais elle fut de courte durée. En effet, ils avaient un rendez-vous avec le frère du barman qu’ils avaient aidé. A peine rentré dans leur chambre réservée, Naoki s’étala sur le lit, sa vue se brouillait et sa tête était traversé par une légère migraine, suffisamment douloureuse toutefois pour être désagréable. Le jeune garçon s’endormit aussitôt sans trop s’occuper de ce qui se passait autour de lui. Le lendemain matin, il sentit qu’on le secouait, ses yeux s’ouvrirent difficilement et l’adolescent luttait pour ne pas les fermer. Il reconnut la silhouette de Yosuke qui essayait de le réveiller calmement.

Naoki – Hum…
Yosuke – Lève-toi, on doit retourner au bar, tu te souviens ?
Naoki – Pfff, ok.

Yosuke semblait déjà prêt pour partir. Son camarade le remarqua et il t’enta de se dépêcher autant qu’il en était capable. D’être sortit du lit trop rapidement, des vertiges lui montèrent à la tête, il se retrouva quelques secondes à vaciller avant que son esprit ne se mette réellement en route. Finalement, il réussit à se préparer dans le temps qui lui était impartit et la petite marche jusqu’au bar acheva de le réveiller. Le propriétaire les reconnut aussitôt qu’ils rentrèrent. Le bar était peu fréquenté à cette heure mais il indiqua à l’équipe de Shinobi une salle à l’arrière qui leur permettrait de discuter en toute sécurité et le beau-frère était déjà là. Ils se saluèrent, l’ambiance était très oppressante. Naoki sentait qu’ils n’étaient pas là pour rigoler, il savait qu’il pouvait laisser Yosuke parler, c’était son rôle de toute manière, en tant que maître. Ceci dit, le duo était une équipe et le garçon ne tenait pas à abandonner son partenaire, il tenta donc de suivre la conversation autant que possible en se préparant à aider son camarade dés qu’il éprouverait des difficultés.

Yosuke – Tout d’abord, je voudrai qui nous sommes et pourquoi nous sommes venus vous trouver.

L’homme leva légèrement la tête comme si son intérêt avait été exité.

Yosuke – Je m’appelle Makutsu et je suis maître restaurateur, et voici mon apprenti Sasha. Nous sommes originaires d’une ville du pays du feu du nom de Mushinami mais notre village à été dévasté par une bande de pillard.

Sa tête s’était avachie, il semblait se moquer de ce que Yosuke voulait lui proposer. Cependant, il tendit sa main en direction du Chuunin qui la serra.

Tanada Bakumo – Je suis Tanada Bakumo, Chuunin de Taki et garde de la bibliothèque.

Naoki remarqua un bref instant une marque étrange sur la main de leur interlocuteur, il n’était pas sûr de l’avoir bien vu mais il lui semblait avoir remarqué un tatouage similaire à celui du cadavre dans la cave de l’auberge que l’équipe avait espionnée dans la nuit.La conversation continuait et tout ceci ressemblait plus à un monologue. Semblait de moins en moins intéressé par ce que Yosuke lui racontait. Il semblait très sérieux et convaincant, les moins jointes et posées sur la table. Son interlocuteur acquiesça sans se sentir réellement concerné, c’était évident. Cependant, le Chunin ne se démonta pas et il expliqua le plus brièvement possible la situation de sa couverture.

Yosuke – Nous avons fuit et rejoint Taki avec le seul et unique objectif de travailler à la bibliothèque. Je suis moi-même restaurateur de livres et mes capacités me permettent de sauver le savoir de l’écoulement du temps.

Tanada Bakumo – Je vois quel genre de service vous voulez. Je verrai ce que je peux faire mais vous n’êtes pas de Taki…

Naoki – Si vous aidez mon maître, en échange je pourrai effectuer différentes taches pour vous.

Yosuke – Mon apprenti est également mon garde du corps, il pourrait vous être utile pour la sécurité de la bibliothèque.

Tanada Bakumo – On verra…

Yosuke – S’il vous plaît, je suis le dernier maître à exercer ce talent pour la restauration, et Sasha est mon unique élève. Il est important pour nous que je continue à œuvrer à la préservation du savoir.

Tanada Bakumo – Je vais en touché un mot à l’administration. Et je me souviendrai que vous me devez un service.

Yosuke – C’est évident mais ayez conscience de l’opportunité que je vous offre.

Tanada Bakumo – J’ai surtout conscience de la sécurité de la bibliothèque. Et je ne vous ferrai pas passer outre l’administration pour des raisons de sécurité.

Yosuke – Nous avons déjà eut affaire à cette vieille de la réception très peu sympathique. Savez-vous si elle a un compagnon ?

Le garde de la bibliothèque le regarda bizarrement, Naoki également, il se demandait si son camarade voulait prétendre au titre. Tanada répondit avec hésitation qu’il irait voir l’administration et le Chunin l’en remercia et en profita pour demander s’ils avaient vraiment des chances d’arriver à leurs fins. A ceci, il répondit qu’il aurait surement à se porter garant du maître et de son élève, le Shinobi de Taki expliqua qu’il reviendrait la prochaine fois avec un service à leur demander alors que Yosuke essayait de donner ses derniers arguments.

Le barman fut désigné comme étant le lien entre les visiteurs et le résident de Taki pour informer de la réponse positive ou négative et arriva le moment de se séparé. Naoki avait prévu cet instant et il y portait une attention particulière. Une poignée de main s’échangea et Naoki saisit l’instant où la maque était dévoilée : un ensemble de cercle et de triangle dans lesquels se trouvait un kanji signifiant l’idée du silence. Le Chunin de Taki décida de partir le premier et le temps que les deux compagnon sortent du bar, il avait disparu…
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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Mar 10 Nov - 0:29

Yosuke espérait avoir entamé et terminé cette négociation d’abord en bon maître, mais surtout en bon ninja. Cet homme était peut-être leur clé pour infiltrer la bibliothèque en usant de finesse et de discrétion tout en gardant intact leur couverture et donc, les relations diplomatiques qui liaient Konoha à Taki.

En tout cas, Naoki, dans le rôle de Sasha, avait très bien usé de ses talents d’analyse. L’information qu’il avait pu récolter, c'est-à-dire le Kenji sur le dos de la main du chuunin, n’arrêtait pas d’intriguer Yosuke.

[Yosuke] * D’abord ce cadavre, maintenant ce chuunin… L’Asahi ? Peut-être une autre organisation… *

Le chuunin n’avait aucune confiance en ce genre de distinction picturale, encore moins quand celle-ci apparaît sur plusieurs individus. Il ne voyait pas énormément de possibilités : soit ce signe était réglementaire et apparenté aux fonctions autour de la bibliothèque, soit il avait un rapport avec une secte ou tout autre chose lugubre top secret du genre… Dans tous les cas, ils auraient sans doute des réponses, bonnes ou nouvelles, dans les étalages de livres du plus haut bâtiment du village.

Il restait néanmoins une autre solution… Les chuunins se regardèrent dans les yeux, des experts en filature comme eux allaient-ils résister à l’envie de suivre le garde de Taki ? Ils auraient certainement des informations à décortiquer… ou pas. En tout cas, l’esprit de Yosuke était assez éprouvé par cette gymnastique cérébrale intense. Un autre signe, celui de la tête cette fois, fit comprendre à Naoki que Yosuke avait pris sa décision : elle était négative.

[Yosuke] * Pourquoi risqué… trop risqué, trop d’incertitudes. *

Et ils pensaient lever ses derniers doutes en récitant cette phrase dans la tête. Mais c’était sans compter cette surprise.

Ils passèrent le pas de la porte, suivant le chuunin d’à peine quelques secondes, voulant aller à la bibliothèque. Mais une chose étrange les perturba dès qu’ils arrivèrent dehors. En réalité, la disparition du chuunin quasi instantanée éveilla aussi vite leurs soupçons que leurs craintes d’être tombé dans un piège.

Yosuke regarda Naoki, l’air à peine alarmé.


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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Mar 10 Nov - 2:05

Naoki – On fait quoi ?

Yosuke – Allons à la bibliothèque, on pourra peut-être en apprendre plus sur cette marque.

Naoki regarda un instant son camarade et décida qu’il avait prit la meilleure solution. Le garçon ne comprenait pas comment le Chuunin de Taki avait put échapper aussi rapidement au périmètre du Byakugan, cet homme devait s’être téléporté ou s’être déplacé très rapidement. Quoiqu’il en soit, cette expérience prouvait à quel point les Shinobi du village de la cascade devait être redoutables.

Ils n’avaient rien à faire d’autre qu’attendre de savoir si leur piston allait marcher ou non. Ils se mirent donc en route vers la bibliothèque pour aller y dénicher encore et toujours plus d’informations. Naoki n’aimait pas vraiment faire cela : chercher des informations à la bibliothèque, il ne considérait pas cela comme une perte de temps mais sa patience était bien trop courte pour qu’il aime à s’aventurer dans ses temples de la culture, sans savoir exactement où aller et quoi chercher. Et pourtant, il y allait, parce que même s’il se sentait complètement perdu dans ce réservoir à bouquins, ils n’avaient pas de meilleure solution.

Au bout d’un petit moment, ils arrivèrent à la bibliothèque, ils commençaient à connaître le chemin. Le duo de Konoha entra et Naoki ne put s’empêcher que les gardes dont les mains fussent nues avait la plupart du temps la fameuse marque entre le pouce et l’index. Les deux camarades n’y firent pas plus attention et montèrent les escaliers pour rejoindre les étages susceptibles de les intéresser. Bien sûr, la réceptionniste de manque pas de leur décocher un regard des plus désagréables à leurs passages. Ils se séparèrent au septième étage pour s’attribuer une salle chacun. Le jeune Chunin se concentra de son côté pour effectuer des recherches satisfaisantes mais les livres, ce n’était pas sa passion à lui, Yosuke devait sûrement être plus efficace là où il était.

Naoki trouva plein de livre sur les sceaux et les marques en tous genres, il se retrouvait totalement noyé par la masse d’information qui était finalement complètement inutile. Son esprit fatiguait rapidement et son calme commençait à se briser jusqu’à ce que quelqu’un pénètre dans la salle. Le Ninja persévéra dans ses lectures, la présence d’autres personnes ne le dérangeait absolument pas. Mais son livre lui échappa des mains, la bouche ouverte, les yeux écarquillés, Naoki fut surprit de se retrouvé face à Tanada Bakumo accompagné de trois autres gardes.

Tanada Bakumo – Suis-moi !

Et en réalité, toute personne aurait obéis aux ordres. Naoki connaissait la valeur de Bakumo et les autres gardes ne semblaient pas être des rigolos eux non plus. Ils allèrent dans le couloir où Yosuke se retrouvait également encadré par quatre grands gaillards. Ainsi escortés par huit Shinobis, l’équipe de Konoha ne tenta même pas un regard de travers, ils étaient complètement piégés.

Yosuke – Pourquoi devons-nous vous suivre.

Tanada Bakumo – Je me doutais que quelquechose clochait avec vous.

Yosuke – Je ne comprends pas…

Naoki – Qu’est-ce qu’il se passe exactement ?

Tanada Bakumo – Vous verrez bien.

Le groupe avait finit de descendre jusqu’au rez-de-chaussée, mais plutôt que de sortir par l’entrée principale, Bakumo les entraîna vers le fond de la bibliothèque. Une porte dérobée s’ouvrit, dévoilant un escalier s’enfonçant dans les abimes. La situation devenait de plus en plus critique, Naoki avait conscience que passer le pas de cette porte, c’était probablement ne plus revoir la lumière du jour. Et pourtant, il se savait complètement incapable de sauver sa propre vie.

Yosuke – Il va où cet escalier ?.. Pourquoi vous nous emmenez aux sous-sols ?.. Vous pouvez nous dire ce qui se passe ?..

La voix de Yosuke était la seule que Naoki entendait, accompagnée du bruit de leurs pas et de la propre respiration du garçon, lui, il n’avait pas le cœur à briser le silence. Ils arrivèrent enfin en bas, le garçon était bien incapable d’estimer la profondeur après une telle descente. Le couloir était large et bordé de grosses portes métalliques peu accueillante. Bakumo apposa la paume de sa main sur une des portes et une douce lumière en sortit avant que les gonds ne se mirent à grincer. Un nouveau couloir, de nouvelles portes, Naoki hésitait entre salles de torture et simples geôles. Le garde de Taki en ouvrit une et les força à rentrer. Il indiqua à deux de ses gardes de rester derrière la porte et aux autres de retourner à leur poste.

Naoki regarda son camarade, ils n’avaient plus que trois adversaires, Est-ce que Yosuke avait conscience de ça ? Certainement. Maintenant que le rapport de force était un peu plus équilibré, ils pourraient toujours passer à l’attaque et s’échapper. La salle contenait en tout et pour tout, une table et trois chaises.

Tanda Bakumo – Asseyez-vous.

Le garçon n’attendit pas un mot de plus pour obéir et il remarqua que son coéquipier en fit autant. Le dossier de la chaise était beaucoup trop avancé, ce qui lui faisait mal au dos, à croire que les chaises avaient été conçues pour être inconfortables.

Tanada Bakumo – Ce n’est pas bien de m’avoir mentit. Vous êtes des espions ?

Yosuke – Comment ça des espions ?

Tanada Bakumo – Ne me prenez pas pour un idiot, ce n’est pas bon pour vous. En sortant du bar, je me suis camouflé et j’ai vu que vous avez un talent Ninja, probablement un Dodjutsu.

Le garde fixait Naoki qui se sentait totalement paralysé. Il entendit à peine une chaise racler le sol, Yosuke lui faisait maintenant face, apparemment très en colère.

Yosuke – Je t’avais dit de ne pas le faire.

Naoki – Je suis désolé maître !

Yosuke lui donna un coup de poing en plein visage et en y mettant toute sa force mais Naoki ressentit à peine le choc. Les deux équipiers savaient parfaitement que la vigueur du garçon était bien trop importante pour qu’un simple coup de poing du spécialiste en Ninjutsu puisse être réellement douloureux.

Tanada Bakumo – Rasseyez-vous ! Qu’est-ce qu’il ne devait pas faire ?

Le silence s’installa alors que Yosuke avait obéit à l’ordre, on le sentait trépigné de colère sur sa chaise.

Tanada Bakumo – Répondez !

Naoki – Je… Je n’arriverai jamais à me débarrasser de mon passé…

Tanada Bakumo – Comment cela ?

Naoki – Je ne peux rien dire, ma liberté en dépend. Ou plutôt ma vie.

Yosuke – Ca va, je vais vous expliquer.

Naoki – Maître, non, s’il vous plaît. Ne m’abandonnez pas.

Yosuke – Si on ne dit rien ça sera pire. Mais je veux des garanties avant de tout vous dire.

Tanada Bakumo – Vous n’êtes pas en mesure de poser des conditions, si je vous laisse ici, personne ne viendra vous chercher.

Naoki prenait un air un peu plus dépité à chaque seconde. Yosuke semblait toujours énervé. Et le duo parvenait petit à petit à mettre son jeu en place pour bluffer le garde et peut-être parvenir à se sortir de ce mauvais pas en vie.

Naoki – C’est toujours mieux que d’être chassé.

Personne ne répondit au propos de Naoki, il espérait que le garde comprenne petit à petit la situation dans laquelle ils faisaient semblant de se trouver : Un maître recueillant un déserteur qui n’est jusqu’alors qu’un enfant, et la suite, tout le monde la connait : une vie à Mushinami détruite en une nuit, l’exode, puis la tentative de repartir de zéro dans un village où les livres influencent beaucoup la vie des habitants.

Tanada Bakumo – Je reviendrai quand vos corps seront rendus plus bavards par la faim et la soif.

Le garde de la bibliothèque se leva et sortit de la pièce en abandonnant les deux Chuunin dans une pénombre presque totale, les bougies ne suffisaient pas à dévoiler les ténèbres de la geôle. Le temps s’allongea sur une durée indéterminée, plusieurs heures au moins, mais le garçon manquait tellement de repère qu’il lui était impossible de savoir exactement combien de temps ils attendaient.

La porte s’ouvrit et un nouvel inconnu fit son apparition. Aussitôt, Yosuke foudroya son camarade du regard et le pointa du doigt en s’adressant au nouvel arrivant.

Yosuke – C’est lui ! C’en est un !

Makabe Ginya – Calmez vous, parlez moins fort.

Yosuke – Hein ?! Pourquoi ?

Le garde alla vers la porte et la scella dans une étrange lumière bleutée. Yosuke continuait à crier à tout va que toute la faute de la situation actuelle en revenait à Naoki.

Makabe Ginya – Si vous ne vous calmez pas, vous ne pourrez pas sortir d’ici.

L’argument fit mouche, le maître en restauration cessa de s’énerver et fut plus attentif. Naoki se demandait comment tout ceci allait finir. Ils avaient trouvé le scénario idéal selon lui pour sortir d’ici mais c’était loin d’être suffisant pour être convaincant.

Makabe Ginya – Etes-vous un Shinobi ?

Naoki – Non !

Makabe Ginya – Il y a eut un événement gênant hier soir. Et je cherche un Ninja pour réparer les dégâts. Même si vous n’êtes pas très doué dans votre art, vous devriez pouvoir m’aider.

Parmi toutes ces explications, Naoki remarqua un tatouage sur la main, entre le pouce et l’index, mais celui-ci était différent de celui de Tanada Bakumo. A mieux y réfléchir, Naoki se rendit compte qu’il n’y avait que deux marques différentes parmi tous les gardes qui les avaient dévoilées dans la bibliothèque. Ce qui signifiait qu’il y avait deux groupes différents au sein de la garde de la bibliothèque et le garçon se demandait quels étaient leur lien.

Yosuke – Moi j’ai rien à voir avec tout ça, c’est lui le ninja !

Makabe Ginya – Dans ce cas vous m’êtes totalement inutile. En revanche, vous, j’ai besoin que vous tuiez quelqu’un pour moi.

Le flegme avec lequel il déclara son objectif donna des frissons à Naoki. Il s’était imposé pour Nindo de protéger les gens et pourtant, cette mission le poussait à commettre des crimes de plus en plus affreux.

Naoki – Je n’en suis plus un…

Makabe Ginya – Si vous refusez de m’aidez, alors je vous laisse entre les mains de vos nouveaux amis mais croyez-moi : ils sont peu commode.

Yosuke – On le tuera si on a la preuve que vous nous aiderez à sortir de là. Vous voulez juste qu’on serve de bouque émissaire.

Makabe Ginya – C’est simple, pour le tuer, je vous laisse sortir. Une fois que vous aurez fait votre boulot, vous serez libre.

Naoki se sentit observé, et c’était bien le cas. Ginya portait son regard sur lui et uniquement sur lui. Aucune intervention de Yosuke ne pouvait détourner son regard de la personne qu’il avait choisit. Mais de son côté, le jeune garçon refusait cette mission de meurtre. Il était déjà tombé bien bas, il ne se relèverait jamais d’avoir commit un pareil crime. Le Chunin commençait à cerner exactement les dilemmes du Shinobi. Il pensa à son frère qui avait tenté de le prévenir mais à l’époque il avait refusé de l’écouter. Et maintenant, devait-il s’en mordre les doigts ? Forcé de faire ce qu’il voulait empêcher, serait-ce ainsi jusqu’à la fin de sa vie ?

Yosuke – S’il ne veut pas le faire, je l’y obligerai !

Naoki – Si… je le fais, est-ce que vous m’oublierez ?

Makabe Ginya - … Oui.

Un sourire sadique s’afficha sur la large face de Ginya. Naoki le remarqua et il se demanda s’il venait de voir un homme heureux parce qu’il avait ce qu’il voulait ou parce qu’il jouissait de ce pouvoir qui lui permet de forcer les gens à lui obéir. La nature humaine lui apparaissait comme quelque chose d’écœurant et pitoyable à la fois.

Makabe Ginya – Mais les autres gardes vous chercheront, il faudra quitter la ville.

Naoki – Je suis désolé maître. Vous aviez raison, ceci est de ma faute et c’est à moi de réparez mon erreur.

Makabe Ginya – Donc on est d’accord ?

Naoki - … Oui.

Yosuke – Pas le choix.

Makabe Ginya – Donnez-moi votre avant-bras.

Naoki remonta sa manche et confia son bras au garde. Ce dernier posa un parchemin dessus et le garçon n’eut pas le temps de lire ce qui était écrit dessus, Ginya posa sa main dessus. Le contact du papier était assez rugueux mais il se fit plus doux et Naoki finit par ressentir les doigts froids du Chunin de Taki. Ce dernier enleva sa main et le parchemin avait disparu mais le texte s’était fait absorber par la peau de Naoki.

Makabe Ginya – C’est un parchemin explosif. Une assurance pour moi en somme. Il explosera dans 24h et la puissance de feu est capable de rasé tout un bâtiment. Bien sûr, une fois que vous aurez finit la mission, je l’enlèverai mais sinon…

Yosuke – Boum…

Makabe Ginya – Tout à fait. Voici les dossiers de tes cibles, tu as dedans toutes les informations qui peuvent t’être utile. Maintenant je vais vous faire sortir.

L’équipe de Konoha regarda rapidement les dossiers et ils avaient effectivement toutes les informations possibles sur les deux personnes qu’ils devaient tuer. Ginya déverrouilla la porte avec la même technique et il les mena vers la sortie. La encore il y avait tellement de couloir et d’embranchement qu’il était impossible de reconnaître le chemin mais de toute manière, ils ne souhaitaient vraiment pas revenir ici. Il finit par ouvrir une porte qui donnait sur l’extérieur. Une fois l’ouverture refermée, il était alors impossible de deviner qu’il y en avait eut une avant, à cet endroit. La zone était couverte de rocher qui offraient plusieurs angle mort mais ils se retrouvaient légèrement éloignés de la ville.

Makabe Ginya – Quand vous reviendrez, vous toquerez à cette porte. Le code est 3-2-3-1, ne l’oubliez pas. Maintenant allez-y.

L’équipe de Chuunin s’en alla avec les dossiers de leurs victimes sous le bras. Ils avaient moins de 24h pour tuer deux personnes et au moins l’un d’entre eux cherchait un moyen de s’en sortir s’en tuer qui que ce soit. Ils semblaient être retournés à la lumière du petit matin. Leur ventre leur suggérait de se nourrir mais leurs paupières leur disaient qu’il n’était pas encore obligé de dormir. Les deux garçons décidèrent néanmoins de prendre un peu de repos et d’en profiter pour changer de QG.
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Mer 11 Nov - 19:32

Un claquement…

Plic… plouc.. deux gouttes d’eau tombent à terre…

Le noir, encore et toujours ce noir…

Pchi… la bougie vient de s’éteindre, l’odeur de la fumée lui parvient aux narines….

Puis le silence….

Encore un claquement ? Non, rien., juste sa tête pour penser, cogiter, remuer les ménages, élaborer des stratégies, enfin en théorie. Car dans la vraie vie, dans une mission de shinobi, pas dans les livres mais en réalité, la capture par un ennemi reflète de surprises qu’il est difficile de prévoir avant de le vivre.

Etre toujours conscient à ses avantages, qui paraissent évidents, mais il y a beaucoup de désavantages. Par exemple, réfléchir à une stratégie, garder l’espoir de trouver une solution pour s’évader, c’est bien, sauf quand on découvre, au fil des heures qui passent, qu’il n’y a rien d’autre à faire….

Puis, voilà que la logique s’évapore et que le subconscient prend le dessus. Dans le noir et la pénombre de la pièce, les formes s’imaginent, les scénarios se dessinent, les monstres gentils prennent la formes de shinobis, puis à nouveau de monstres un peu plus…. sanglants.

La douleur imaginaire aide à faire apparaître la peur. Peur du noir ? Oui et non, quoiqu’elle était inexistante avant mais maintenant…. Peur du futur ? C’est certain mais celui-ci est passé du vaste flou à l’étroite cellule ténébreuse….

Yosuke aurait-il peur ? En théorie, un shinobi n’a pas peur. Alors un chuunin, chef d’équipe d’une mission aussi importante, pensez-vous…. Il est mort de trouille.

Alors il fait noir, au moins Naoki ne voit pas le teint de Yosuke blémir…

Alors il a peur ? Au lieu de le tétaniser, autant s’en servir…

La porte grince, la lumière renaît, le monstre redevient shinobi, un shinobi apparaît devant eux.

Yosuke – C’est lui ! C’en est un !

Makabe Ginya – Calmez vous, parlez moins fort.

Yosuke – Hein ?! Pourquoi ?

***


Deux hommes d’apparences complètement différentes, emmitouflés dans des capes de voyage entre à l’auberge « Les deux frères ». Etablissement charmant à l’allure rustique, l’affaire a fait ses lettres d’or il y a deux décennies, du temps du père. C’est d’ailleurs la mère qui vous reçoit au comptoir en bois massif du matin au soir et du soir au matin. C’est d’ailleurs plutôt le soir pour les deux inconnus.

C’est avec un sourire charmant que l’aubergiste ferme la porte de la chambre qu’il vient de louer. Les deux hommes chaudement habillés se dévoilent enfin…. Un rapide coup d’œil leur permet de vérifier le confort mais aussi la discrétion de la chambrette.

Le repas terminé ils avaient d’autres choses à faire bien plus importantes.

Yosuke, car c’était bien lui, posa les documents sur le lit et s’approcha rapidement vers Naoki.

[Yosuke] « Montre-moi. »

Un geste rapide du deuxième homme, qui s’avéra être Naoki, dévoila sa main qui était caché par son manteau. La marque qui ressemblait de prime abord à un simple collant d’encre était belle et bien là. Il s’en était passé des choses en une heure.

Naoki ne bougeait pas, attendant certainement une réponse.

[Yosuke] « Je ne sais pas… Je n’y connais rien en Sceaux… mais ça pourrait bien être un parchemin explosif… »

Aucun indice ne pouvait affirmer l’hypothèse mais une explosion qui soufflerait un immeuble n’était pas une menace à prendre à la légère. En tout cas, il était certain qu’ils ne pourraient rien faire seul. Yosuke abandonna la main et se jeta sur le lit en quête des dossiers. Il releva la tête, comme ayant un éclair de génie.

[Yosuke] « Au fait… désolé. Le scénario prend une tournure un peu alarmante pour toi…. Quoi qu’il se passe, j’espère que les Hyugas n’en sauront jamais rien. »

Le ton était un peu morose mais ils n’avaient pas le temps de chipoter. Yosuke savait la vie de son ami en danger, il n’y avait pas de temps à gaspiller. Il jeta un dossierà Naoki et se jeta dans les lignes du sien.

Les informations étaient étonnement riche. A vrai dire, les ninjas qu’ils devaient tuer n’avaient pas l’air très nets. Jeux d’argent, fréquentations douteuses… tout portait à croire que le chuunin qui les avait libérés espérer que Yosuke et Naoki utilisent ces traits de caractères à leur avantage. Mais il ne s’arrêta pas là.

[Yosuke] « J’ai une adresse. »

[Naoki] « Moi aussi. »

A vrai dire, la même après comparaison, ça n’allait pas faciliter le possible assassinat. De plus, à y regarder de plus près, le bâtîment servait de logements pour les shinobis, un équivalent des quartiers résidents de Konoha mais en plus concentré. C'est-à-dire un lieu rouge vif dans un système de couleur où le vert serait un coin sûr.

La suite était un peu plus étrange. Les photographies étaient accompagnées du fameux tatouage à la signification toujours méconnue. Mais ça ne faisait qu’alimenter le mystère de la secte de Taki. Et le roman policier dans lequel Yosuke jouait le rôle principal commençait à lui déplaire de plus en plus.

Le reste du dossier finissait par le dossier académique des deux gugusses, on y apprenait leurs capacités et leurs spécialités. Ainsi ils devraient faire face à un alcoolique notoire, spécialiste taijutsu et largement plus faible que Naoki, et un spécialiste Eisei accro du jeu aux compétences un peu plus étendues sans pour autant inquiéter Yosuke.

[Yosuke] « Apparemment ils sont gardiens à la bibliothèque, la théorie des symboles se confirme un peu. »

[Naoki] « J’ai trouvé un planning…. » Naoki passa une feuille à Yosuke. « Et apparemment ils sont en congé. »

[Yosuke] « Qui a dit que des ninjas avaient le droit à des vacances…. »

Ca allait sans doute être leurs dernières. Le dossier finissait là, comme ça, sans aucune autre indication ou indices pouvant localiser les cible du contrat oral.

Yosuke se jeta sur le lit, posa sa tête, ferma les yeux tranquillement, la première fois depuis un bon moment….. Il ne dormait pas pour autant.

[Yosuke] « Nous allons perdre un temps fou à les chercher. »

[Naoki] « Byakugan ? »

[Yosuke] « Si tu pouvais voir toute la ville d’un coup, ça serait génial…. »

Mais il savait bien que c’était impossible, personne ne pouvait faire une chose pareil, même un membre très doué du clan aux yeux blancs en serait toujours incapable.

Il faisait encore nuit, ils pouvaient encore bouger et le tictac de ce sceau résonnait dans leurs têtes. Yosuke n’osait même pas imaginer l’état d’esprit de Naoki. Il fallait bouger, autant pour la santé mentale que l’intégrité physique de son ami.

[Yosuke] « La ville est trop grande. Le seul lieu où l’on a le plus de chance de les voir c’est…. »

[Naoki] « La caserne. »

[Yosuke] « Alors allons-y. »


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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Sam 14 Nov - 14:42

Profitant de l’obscurité encore présente, les deux shinobis se mirent en quête d’informations, d’indces leur permettant, au bout d’un long cheminement, à la disparition de ce sceau maudit. La mort n’était pas une option, Yosuke ne se le pardonnerait jamais.

C’est par les toits que le duo décida de passer. Avant le petit matin, cachés sous leurs capes sombres, ils n’auraient pas de mal à se cacher des patrouilles s’il y en avait encore. Et surtout, il n’y avait pas de temps à perdre. Le bâtiment se trouva assez facilement et le calme apparent qui régnait aux alentours reflétait le sommeil de tout le village. A partir d’ici, la valeur d’infiltration de cette mission prendrait tout son sens.

Avant tout, l’équipe jouissait d’un avantage certain qu’ils n’hésitaient jamais à utiliser : le dojutsu de Naoki, même s’il avait permis à son propriétaire d’être sous l’épée de Damoclès de l’explosion et de la combustion instantanée, leur permettait néanmoins de toujours avoir une longueur d’avance. Et cette fois encore, il s’avérerait plus qu’utile.

[Naoki] « Il y a du monde… Au moins deux, peut-être trois patrouilles autour du bâtiment. On pourra difficilement se rapprocher plus sans être repérés. »

Ca ne s’annonçait pas facile, mais le contraire aurait été bien étonnant. En restant ici, ils n’auront jamais l’occasion de gagner les informations pour lesquelles ils avaient fait le déplacement. Il fallait agir rapidement, le Soleil ne tarderait pas à arriver.

Yosuke avait encore un peu de mal à réfléchir sous la pression mais il arrivait à ressasser toutes les informations contenues dans les dossiers. Ils en avaient discuté, le seul endroit succeptible de donner des indications précises de l’endroit où se trouvaient les deux hommes étaient forcément ce bâtiment, et plus précisément leurs chambres. Il ressortit les dossiers.

[Yosuke] « Nous avons les numéros des chambres… donc si nous prenons leur apparence sous Henge… »

Il ne termina pas sa phrase, c’était inutile. Pourtant il hésitait à faire prendre ce risque à Naoki, il était bien décider à y aller seul. Mais il fallait un scénario béton… Quand il rentrera à l’Académie, il donnera son avis sur les lacunes de la formation ninja.

Ils avaient l’image, mais de son ni de caractère. S’ils croisaient quelqu’un, il serait difficile de continuer à garder le rôle longtemps. Yosuke opta donc pour l’apparence du ninja alcoolique. Si son dossier disait vrai, il n’aurait qu’à imiter un état de sobriété inexistant pour rester crédible.

[Yosuke] « Je rentre juste pour voir la logique de la disposition des numéros. A partir de là, tu devrais être capable de voir si leurs chambres sont occupés ou pas. »

La tension montait encore d’un cran mais c’était à lui de jouer. Yosuke avait des choses à prouver aux autres, et surtout à se prouver. Réaliser cette mission sans incident serait pour lui une consécration. Et peut-être que, pourquoi pas, il accepterait la promotion qu’on lui a promis.

Mais pour le moment, la mission et leurs vies étaient en jeu. Il se transforma en un rien de temps, Yosuke avait pris le plus grand soin de respecter tous les détails qui étaient à leur disposition. C’est ainsi qu’il s’approcha du bâtiment…

Rien à signaler, pour le plus grand soulagement du shinobi. Il ne croisa aucune patrouille, ni même un chien. Les portes ne grinçaient même pas et le concierge avait l’air de dormir. C’est donc totalement hors de vue qu’il entra dans les couloirs. Ils étaient aussi longs d’un côté que de l’autre. Et Yosuke s’attarda enfin sur les numéros.

[Yosuke] * Basique en somme… Le premier numéro est celui de l’étage. Ensuite c’est numéroté de 00 à 99. Trois étages… c’est vraiment grand. *

Il savait que Naoki le suivait du regard, mais ils n’avaient aucun moyen de communiquer entre eux. Yosuke regarda rapidement derrière lui, pensant sentir une présence… Il s’avança, pensant être démasqué mais, à vrai dire, il ne trouva qu’un balai, sans doute laisser là par le concierge. Son cœur ralentit donc quelque peu.

[Yosuke] * Si je pars, il faudra tout de même revenir… C’est la faille dans notre plan mais trop tard pour en changer. *

Des regrets dans l’âme, Yosuke se décida à sortir, tout en espérant ne croiser personne. Cet aller-retour inutile accéléra encore plus son rythme cardiaque, et il était certain qu’un ninja expérimenté aurait pu le remarquer. Fort heureusement, une nouvelle fois, il ne croisa personne et rejoignit Naoki.

Il lui falait quelques temps pour repérer les deux chambres et vérifier s’il n’avait pas fait d’erreur. Puis enfin, il donna son verdict.

[Naoki] « Personne, elles sont toutes les deux vides. »

Bonne ou mauvaise nouvelle ? Difficile à dire mais au moins le combat n’était sans doute pas imminent.

[Naoki] « Mais il y a du monde dans les chambres voisines. »

L’information percuta. Et si…

[Yosuke] « Et s’ils étaient déjà morts ? C’est peut-être un piège. »

Ils avaient déjà connus ça il n’y a pas si longtemps, même si leur passage en prison les empêchait de savoir si c’était hier, il y a deux jours ou plus. Mais ils avaient bien failli se faire avoir.

[Naoki] « Je ne vois rien, c’est tout. »

Les limites du byakugan étaient décidément de plus en plus contraignantes. S’ils arrivaient à terminer cette mission en vie, Yosuke aurait au moins appris des choses intéressantes sur ce dojutsu.

[Naoki] « Et ta technique, elle pourrait nous aider non ? »

Par technique, il entendait sans doute par là d’appeler Koei et Mogbo. Il sortit son livre, vérifia et confirma ce qu’il craignait.


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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Sam 14 Nov - 14:45

[Yosuke] « Elle n’est pas encore prête. Je n peux pas l’utiliser quand je veux. »

Tout ceci nous ramenait donc à la case départ. Un coup dans l’eau ? Peut-être pas, mais pas loin. Il ne restait pas un nombre illimité de solution, Yosuke n’en voyait plus qu’une.

[Yosuke] « Il faut y retourner, et rentrer dans ces chambres. »

[Naoki] « Cette fois je viens avec toi. »

Il n’aurait pas pu dire non sans éveiller les soupçons. De plus le nuit allait s’achever et même si les chambres étaient vides, rien n’indiquaient quelles le resteraient encore longtemps. Il fallait faire vite, précis et silencieux.

Le scénario, un autre, était le suivant : le mec bourré, alias Yosuke, était tellement mal en point qu’il a du se faire raccompagner par l’accro aux jeux, alias Sasha, alias Naoki. Ceci fait, ils pourraient se diriger vers la porte du premier étage.

Et encore une fois, c’est ce qui se produisit. Personne n’a pu les remarquer malgré leur cinéma et la première chambre était déjà devant eux. Mais au moment de tourner la poignée… fermée. La porte était fermée. Ils venaient de Konoha, infiltré en voyageur, se faisant capturé par l’un, libéré par un autre, en mission kamikaze dans un des bâtiment les plus dangereux de la ville, tout ça pour rester bloqué devant une porte verrouillée… la catastrophe.

Ils se regardèrent dans le blanc des yeux. Naoki toqua à la porte. Yosuke eut du mal à retenir son juron. Quelle idée ! Ils avaient l’apparence des seules personnes susceptibles de se trouver dans cette pièce. Il venait peut-être de les tuer.

Après de longues secondes, très longues secondes et quelques sueurs froides, le silence se confirma, personne ne bougea, ni dans cette pièce, ni dans les autres. Yosuke essuya son front, il venait sans doute perdre deux ans de sa vie. Un coup comme celui-là de plus et son cœur lâcherait.

Encore un problème, encore des solutions… Une porte verrouillée, une porte à ouvrir. Première solution, on n’entre pas mais on resterait encore au même point sans nouveaux indices. Deuxième solution, on la défonce, mais avec des voisins shinobis, aucune chance d’en sortir vivants, à exclure. Troisième solution, la décrocheter. Yosuke fouilla dans son équipement : des shurikens, des kunais, un saï… mais pas l’ombre d’une aiguille, la poisse ! Naoki fit chou blanc également…

Yosuke arrivait à courir d’idée… Le mieux pour ouvrir une porte, c’était encore d’avoir la clé mais il fallait la trouver.

[Yosuke] « Le concierge. »

Il lâcha son idée tout haut. Il avait remarqué le poste de concierge en arrivant la première fois, il devait sans doute garder les doubles des clés. Il regarda son coéquipier, il n’émit pas d’objection. Ils redescendirent et arrivèrent une nouvelle fois devant une porte fermée.

Un scénario en poche, Yosuke tenta de frapper à la porte pour réveiller le concierge. Seulement il ne fallait pas réveiller les autres… Un premier coup et un premier échec plus loin, Yosuke n’hésita pas à recommencer. Seulement, après ce deuxième échec, le risque devait un peu plus gros à chaque fois.

Pourtant, pas de fenêtre, pas de paillasson, pas de pots de fleurs, donc aucun cachette pour une maudite clé. Presque de rage mais la peur au ventre, Yosuke retapa une troisième fois.

Un bruit agita enfin l’immeuble, était-ce bon ou mauvais signe ?

[Concierge] « C’est pourquoi ? »

La porte s’ouvrit rapidement, Yosuke eut la chance de ne pas paraître surpris. Il déambula donc d’une chambre à l’autre, s’appuya contre le mur et dit d’une voix proche du vomissement.

[Yosuke] « J’ai pas mes clés, c’est la chambre euh… la numéro… enfin c’est ma chambre quoi ! »

[Concerge] « Oui comme toujours, je te la donne et après tu me fais plus chié. J’en ai marre, c’est toujours toi. »

Un petit coup d’œil dans la pièce indiqua à Yosuke plusieurs choses. D’abord, le concierge n’avait pas l’air d’être un ninja, et de plus il y a avait une étagère entière de clés étiquetées de toutes les chambres de l’immeuble. L’endroit paraissait alléchant…

Yosuke jeta à coup d’œil en direction de Naoki toujours transformé. Avait-il eu la même idée que Yosuke ou fallait-il prendre une initiative ? L’action ne paraissait pas irréalisable mais il fallait se décider vite.

Yosuke choisit de tenter le coup. Il entra dans la pièce silencieusement, se rapprocha suffisamment prêt du concierge sans que celui-ci le voix et… sans un bruit aucun, il réussit à l’assomer en tapant sur la nuque. Yosuke rattrapa le gros bonhomme avant qu’il ne tombe parterre. Cela avait l’air d’être un succès total.

[Yosuke] « Récupérons les deux clés qui nous intéresse. »

Fier de lui, Yosuke savait que la situation n’était pas pour autant complètement débloquée. Mais au moins ils ne retrouveront plus devant une porte fermée. Naoki ligota le concierge et le reposa sur son lit, tandis que Yosuke, les clés en main, ferma silencieusement le local à clé. Il faudra donc un certain temps avant que les gens se rendent compte de leur infiltration.

Ils se dirigèrent sans tarder vers la chambre du premier étage. La clé dans la serrure fit mouche et la porte s’ouvrit, enfin.

La chambre était assez grande, les cachettes potentielles nombreuses et il était hors de question de fouiller comme des cambrioleurs, même s’il faut le reconnaître, ils avaient ce rôle en cet instant.


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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Sam 14 Nov - 14:47

Les minutes passèrent lentement mais sûrement, la pression grandissant proportionnellement. Le réveil indiquait 6H du matin, les premiers shinobis ne tarderaient donc pas à se lever. Après quinze mintes de fouilles minutieuses, Naoki trouva une cachette sous le matelas du lit. Une petite encoche cachait une somme d’argent assez importante et un petit carnet. Si l’endroit paraissait suspect, l’argent aussi. Mais Yosuke ne cracha pas dessus, ils se mirent d’accord pour emporter le tout, argent comme livret, et il partagerait équitablement plus tard.

Naoki foullla encore quelques minutes pendant que Yosuke parcourait rapidement le livret.

[Yosuke] « Un journal intime, on a touché le gros lot. A mon avis on ne trouvera rien de plus intéressant que ça. »

Le réveil indiquait 6H15 désormais, s’ils devaient fouiller la deuxième chambre, il n’y avait plus un instant à perdre. Très rapidement ils y allèrent, surpris de ne voir personne dans les couloirs une deuxième fois. Ils entrèrent et la chambre était très similaire.

Yosuke tourna cette fois la clé dans la serrure arrivé à l’intérieur. Une porte fermée avait bien freiner deux chunins de Konoha pendant quelques minutes, pourquoi les shinobis de taki ne seraient-ils pas embêtés également ?

Le temps pressé, l’heure tournait, les secondes défilaient et le Soleil se levait. Ni une ni deux, il était temps de prendre quelques risques. En favorisant la rapidité à la discrétion cette fois, sans toutefois faire un chahut d’enfer, ils cherchèrent de nouveau et c’est seulement au bout de cinq minutes qu’ils découvrirent le double fond d’un tiroir avec, vous l’aurez compris, un carnet similaire au premier. Une expertise de Yosuke confirma que c’était bel et bien un second journal intime.

Il était temps de partir. Prenant le soin de changer leur Henge, un prenant l’apparence du concierge et l’autre celui de l’occupant de la chambre qu’ils étaient en train de quitter, les deux acolytes prirent parti de partir aussi vite que prévu. En passant dans les couloirs, ils sentaient que le calme de la nuit avait laisser place à l’agitation naissante du matin. Les shinobis de taki n’allaient pas tarder à se réveiller, cela se jouait peut-être à la seconde près.

Et c’est donc dans ce mouchoir de poche que, libre de ce bâtiment, libre de cette nuit d’enfer et avec de nouvelles apparences, que les shinobis, heureux d’avoir survécus à ce calvère, rentrèrent à l’auberge qu’ils avaient commandée.

Un peu plus fatigué par les péripéties, et stressé par l’adrénaline montante du compte à rebours, ils décidèrent avant tout de lire chacun un journal intime.

C’est clair que ce n’était pas de la littérature, ni même à un quelconque conte que Yosuke aurait dévoré. Mais il s’avérait qu’ils étaient une mine d’informations pour eux. Habitudes, fonctions, travail, ils avaient également certaines informations qui levaient le voile sur le mystère autour des tatouages.

Deux factions cohabitent à Taki, deux factions dont la charge est de protéger le Kage et la bibliothèque. Ainsi, les tatouages permettent de savoir à quelle faction chaque individu appartient. Chaque faction a l’inspiration de monter dans la hiérarchie du village, et à défaut dans la surveillance de la bibliothèque.

Ainsi, en fouillant dans ses souvenirs et en concertations avec Naoki, il s’avérait que le beau-frère du barman était un des dirigeants d’une faction, et que celui qui les avaient libérés était le boss des deux ninjas à tuer, tous les trois appartenant à l’autre faction. Le complot paraissait se complexifier…

[Yosuke] « C’est bizarre. Il veut que l’on tue ses subordonnées. C’est louche. »

En continuant leur lecture, ils arrivèrentà un passage très intéressant. Les deux hommes avaient eux pour mission d’éliminer un membre de l’autre faction qui s’avérait gênant pour la prise de pouvoir. Ainsi, le meurtre qui avait eu lieu à l’auberge, auquel ils avaient assistés indirectement, était donc un règlement de compte.

[Yosuke] « Ils expliquent que la patrouille avait malheureusement été alertée pour des bruits suspects dans les environs, et donc ils n’ont pas eu le temps de faire le ménage. »

[Naoki] « C’est toi avec ta technique qui les a alerté. Donc c’est de notre faute si leur plan ne s’est pas déroulé comme prévu. »

Le hasard des circonstances faisaient que malgré eux, ils avaient pris par à une guerre de gang déguisée.

Les journaux s’arrêtaient sur ce point. Ainsi, à part les deux chuunins, les shinobis de Taki et leur chef, personne au village n’était au courant de la conspiration qui se mettait en place.

[Yosuke] « Comme les autres sont trop gênants, leur chef veut qu’on les élimine pour faire croire à un règlement de compte. Si nous disparaissons ensuite, il pourra très bien accusé l’autre faction et il ne sera pas démasqué… »

C’était donc un manipulateur hors pair. Leur venue était une véritable aubaine pour lui. Après les meurtres, Naoki et yosuke seraient sans doute traqués, peut-être aura-t-il un contrat sur leurs têtes. Et même si les noms étaient faux, ils avaient vu leur visage. Sans compter qu’en cherchant un peu, ils avaient tôt fait de savoir que Naoki était un membre des Hyugas, clan prestigieux de Konoha. La situation n’était pas du tout à leur avantage. Sauver leur peau, compromettre Konoha sans avoir réussi leur mission, cela ressemblait à un échec cuisant.

Il fallait absolument réfléchir à un plan pour retourner la situation.


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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Sam 14 Nov - 15:52

L’équipe de Konoha était dans leur chambre d’hôtel. Chacun avec un livre dans les mains qu’ils avaient lu minutieusement, ces deux livres leurs révélaient une quantité formidable d’information et c’est seulement grâce à eux que les deux Chuunin commençaient enfin à comprendre ce qui se passait dans ce village qui se comportait bien différemment du leur. A Taki, plus on est haut-gradé dans la garde de la bibliothèque plus on a de pouvoir. Le Kage avait donc décidé de confié la garde à deux factions différentes pour scinder le pouvoir en deux, l’une de ces factions était dirigée par Tanada Bakumo et l’autre par Makabe Ginya.

Les deux garçons avait décidé d’un plan qu’ils avaient fait murir petit à petit et qu’ils pensaient valable. C’était la dernière chance pour Naoki de rester entier : le parchemin explosif incrusté dans son bras était toujours plus proche de l’explosion. Le membre du clan Hyuuga arracha quelques pages du cahier de notes qui comportaient des informations sur l’histoire du meurtre dans le sous-sol de l’auberge qu’ils avaient espionnée. Il ne leur restait plus qu’à échanger ses pages contre leur salut.

Alors que Yosuke utilisait un henge pour se rendre à l’accueil de l’hôtel et louer la chambre une nuit de plus, Naoki chercha la planque idéale pour ce qu’il restait des deux cahiers. Il les cacha finalement dans le faux plafond. Il alla rejoindre Yosuke ensuite en se camouflant sous une fausse identité. Puis, une fois qu’ils eurent quitté l’hôtel ils reprirent leur apparence normale pour se rendre chez le barman.

Il restait à peine 19h avant que Naoki soit réduit en poussière. Le bar était toujours aussi peu fréquenté et l’équipe de Chuunin n’hésita pas une seule seconde pour s’installer au bar mais le barman, les ayant repérés depuis leur entrée, c’était éloigné dans sa réserve avant qu’ils ne puissent lui parler. Quelques minutes plus tard, il ressort encadré de grosses brutes à l’air super balaise, mais pas assez pour inquiéter un Shinobi de Konoha.

Barman – On sert pas les chiens d’égouts ici. Dégagez, sales raclures.

Naoki s’interposa immédiatement pour protéger Yosuke qui était beaucoup plus fragile que lui. Le garçon savait très bien qu’il n’avait rien à craindre de personnes qui ne pratiquait pas le Ninjutsu et les deux molosses avaient l’air de simples badauds. La carrure de l’adolescent n’était peut-être pas aussi impressionnante mais il tenta tout de même de faire comprendre qu’il ne serait pas facile de le jeter dehors.

Yosuke – On voudrait juste discuter dans un endroit plus calme. C’est plus facile pour parler affaire.

Le barman sembla hésiter quelques instants, ses deux colosses restaient immobile à attendre sa décision. Une étincelle apparut dans son regard ce qui fut bon signe pour les deux Chunin. Le barman vira ses deux sbires et conduisit ses nouveaux amis dans la réserve.

Yosuke – On aurait besoin d’un petit service.

Barman – Si mon beau-frère arrive, vous êtes mort. Alors je vous conseille de partir.

Naoki et Yosuke échangèrent un regard et leur sourire en disait long sur l’inquiétude qu’ils se faisaient. Le spécialiste en Taijutsu dut même se retenir autant qu’il le put de pouffer de rire.

Yosuke – On voulait justement vous demander de le faire venir ici. Mais il vaut mieux pas lui dire que nous sommes là parce que on veut le voir seul. Compris ?

Barman – Euh… Oui, je vais le chercher.

Naoki – Attendez ! Je dois d’abord vous montrer quelque chose.

Naoki dévoila le parchemin explosif qu’il avait sur le bras. Le barman le regarda avec un air interrogateur. Visiblement il ne comprenait absolument pas ce que cette marque pouvait être ni le danger qu’elle représentait.

Naoki – C’est un puissant parchemin explosif. Si tous ne se passe pas comme on là dit, on réduit en poussière ce bar, et surement quelques bâtiments autour.

Barman – Vous bluffez !

Yosuke – Ah ouaih ? Alors ça aussi c’est du bluff ?

Yosuke malaxa un peu de chakra et le fit sortir par les pores de sa main. Au contact de l’air, le chakra s’embrasa pour former des flammes rouges d’une belle taille. Le barman tomba en panique à la vue du feu que le Shinobi avait créé à partir de rien et il semblait beaucoup plus enclin à les croire désormais.

Naoki – Et ça c’est rien à côté de ce que je peux faire.

Yosuke – Moi aussi je peux faire des flammes bien plus grosses.

A la surprise générale, le barman s’écroula par terre et se mit à trembler de tout son corps. Les deux Chunin réalisèrent alors qu’ils y avaient peut-être été un peu forts pour un non pratiquant du Ninjutsu. Plutôt que d’impressionner le barman pour qu’il fasse exactement ce qu’on lui demandait, il s’agissait de le rassurer un minimum pour éviter qu’il ne pisse dans son froc à chaque pas.

Naoki – On veut juste voir votre beau-frère seul. On a des choses intéressantes à lui raconter et qui vont dans son intérêt.

Yosuke – Tout ira bien si vous faites comme on vous a dit. On veut juste éviter un affrontement avec la garde de Taki pour pouvoir discuter.

Le barman se releva, il n’avait pas l’air trop rassuré mais ça allait quand même mieux. Jusqu’à maintenant, le plan se passait comme prévu mais c’était la partie facile.

Naoki – Allez le chercher, nous on vous attend ici. Et dépéchez-vous.

Barman – D’accord je reviens tout de suite mais, s’il vous plait ne faites rien en attendant.

Le barman s’en alla en courant, il semblait toujours aussi impressionné par les deux adolescents. L’équipe attendit patiemment et en profita même pour se reposer. Finalement, Bakumo arriva une heure plus tard avec son beau-frère. Naoki restait absolument calme vis-à-vis du parchemin explosif sur son bras, il ne restait que 18h pour se le faire enlever mais il savait parfaitement ce qu’il allait faire s’il n’avait plus le temps. Le Junin de la garde semblait très en colère en les voyant.

Tanada Bakumo – Le bâtiment est encerclé, vous feriez mieux de vous rendre. Vous ne pouvez pas luttez contre mes hommes. Le bar a été évacué et vous ne pouvez menace plus personne.

Naoki – On peut se rendre service mutuellement.

Yosuke – Calmez-vous et discutons.

Tanada Bakumo – Je sais que vous êtes des Shinobis et je n’ai rien à vous dire.

Yosuke – Si vous ne nous écoutez pas, vous perdrez des informations importantes pour vous et ce bar explosera. C’est ce que vous voulez.

Tanada Bakumo – Je vous soupçonne de chercher à piller à la bibliothèque. Et je connais le parchemin que vous voulez utiliser. Il me suffit de vous tuez ou de vous coupez le bras pour pouvoir empêcher l’explosion ensuite.

Naoki – Ah ben, en fait, j’y avais déjà pensé. Mais j’avoue que je préférerai rester en vie et en entier. Si vous m’enlevez ce parchemin, on vous aidera à vous débarrasser de Makabe Ginya.

Yosuke – On sait tout sur l’organisation de Taki, les deux factions opposée pour éviter la centralisation du pouvoir dans un seul homme… Les tatouages que vous portez sur les mains pour vous différencier… Et on a un marché à vous proposer.

Tanada Bakumo – Je ne vous crois pas.

Et pourtant, le Junin semblait nettement moins en colère qu’auparavant et la discussion commençait enfin à avoir un sens. Les deux coéquipiers savaient qu’il ne serait pas simple de convaincre Bakumo. Ils étaient tous les deux en alerte car il ne faisait pas confiance à cet homme et les menaces qu’il proférait pouvaient très bien être mises à exécution. Le garde réfléchit quelques instant avant de prendre sa décision.

Naoki – On a des documents pour le prouver.

Tanada Bakumo – Montrez-les moi.

Naoki – Enlevez moi d’abord ce parchemin.

Tanada Bakumo – C’est hors de question, tant que je n’aurai pas vu les documents dont vous parlez.

Yosuke – Ces documents concernent l’affaire de l’assassinat d’il y a deux nuits.

Tanada Bakumo – Je dois les voir. Si je ne ressort pas dans moins de cinq minutes, mes hommes donneront l’assaut.

Naoki – Ecoutez, on peut continuer à négocier ici pendant des heures mais…

Tanada Bakumo – Je ne négocie pas avec des espions. Il me suffit de récupérer les documents sur vos corps mort.

Naoki – Vous pensez bien qu’on a pas tout amené ici. En réalité, nous n’avons pas assez sur nous pour que vous prouviez quoi que ce soit. Justement pour éviter que vous nous les voliez.

Yosuke – Voici ce que nous avons.

Le Chunin donna les documents qu’ils avaient apportés au garde qui les feuilleta rapidement. Il se fit alors plus calme et complètement absorbé dans sa lecture. Il ne reprit la conversation une fois qu’il eut terminé de prendre connaissance des notes.

Tanada Bakumo – Vous bluffez. Qui a collé ce parchemin sur votre bras.

Naoki – A votre avis ? Le même que celui qui nous a libéré des sous-sols de la bibliothèque.

Tanada Bakumo – Ne jouez pas aux devinettes avec moi. Deux de mes hommes sont morts pendant votre évasion.

Yosuke – Nous ne savions pas.

Bakumo écrasa les notes entre ses mains mais il prit soin de fourrer la boulette de papier dans sa poche. Il était peut-être en colère mais il ne perdait pas le nord. Naoki comprit qu’ils ne reverraient plus jamais ces notes. Il était bien difficile d’acquérir la confiance du Junin et le Shinobi de Konoha se demanda s’il n’était pas tant de jouer carte sur table pour accélerer un peu les prises de décisions.

Tanada Bakumo – Quel est votre version des faits ?

Naoki – On peut tout lui dire, Yosuke, non ? Il m’a l’air d’être un homme de parole.

Yosuke – Oui, l’autre jour, après votre départ, nous avons eut la visite de votre… collègue : Makabe Ginya.

Naoki – Il nous a libérés en nous forçant à faire quelque chose pour lui grâce à ce parchemin explosif. Mais maintenant qu’on en sait un peu plus sur ce qui se passe ici, nous avons décidé de refuser de lui obéir. On n’aime pas vraiment cette façon d’agir alors on a pensé à vous pour s’en débarrasser. Concrètement, on sait qui a commandité le meurtre, qui l’a réalisé et pourquoi.

Yosuke – Toutes les preuves sont dans le journal du meurtrier.

Tanada Bakumo – Je vois…

Il regarda fixement Naoki et lui ordonna de rester ici pendant qu’il irait chercher le reste des preuves avec Yosuke. Et pourtant, les deux garçons n’étaient pas d’accord avec cette idée alors qu’ils n’avaient conclus aucun marché. Il savait qu’il était le seul à pouvoir sauver Naoki et il en profitait bien mais l’équipe de Konoha savait qu’il ne pouvait rien prouver sans eux et ils en profitaient aussi. Cependant, la discussion se retrouvait, dans ces conditions, bloquée. Finalement, le Junin leur céda sur un point, il proposa d’enlever le parchemin explosif du bras de Naoki mais ce dernier refusa d’agir alors qu’ils n’avaient pas encore exposé toutes leurs demandes.

Naoki – Vous aurez absolument tout si : vous retirez ce parchemin. Et, si vous nous aidez à allez à la bibliothèque.

Tanada Bakumo – Je verrai ce que je peux faire pour la bibliothèque.

Naoki – C’est la partie la plus importante ! A la limite, je me fiche que mon bras explose tant qu’on peut entrer dans la bibliothèque.

Tanada Bakumo –Je ne peux rien promettre là-dessus. C’est ça où rien.

Naoki – Bon d’accord, on en reparlera plus tard.

Naoki tendit son bras à Bakumo qui posa sa main dessus. Il malaxa son chakra et un halo bleu entoura sa main. Le garçon ressentit à nouveaux le contact du papier qui s’était complètement détaché de sa peau. Il était tout de même soulagé de savoir qu’il n’allait pas exploser.

Tanada Bakumo – Bon, toi tu restes ici pendant que nous allons voir ce fameux journal. Si tu sors, l’accord sera rompu.

Alors que Naoki était tout seul à attendre, il en profita pour se reposer à nouveaux. Leur rythme de vie était complètement déréglé depuis qu’ils étaient à Taki et il voulait bien récupérer un peu d’énergie au cas où il en aurait besoin plus tard. De son côté, Yosuke se rendit compte, une fois sortit du bar, qu’il n’y avait absolument personne qui entourait le bâtiment. Le garde continua tout de même de le menacer avec le parchemin explosif qu’il avait gardé. Ils se rendirent tout les deux à l’hôtel et Yosuke réutilisa le Henge pour aller à sa chambre. Une fois à l’intérieur, Yosuke s’assit sur le lit.

Yosuke – Votre collègue nous a demandé de tuer deux personnes et il nous a fournit les dossiers que voici pour que nous ayons suffisamment d’informations à leur sujet. Nous avons décidé de fouiller leur appartement à la caserne et nous avons découvert que ce sont les meurtriers.

Tanada Bakumo – Ca me donne assez de preuve pour faire accuser Makabe de malversation, d’assassinat et de plein autre petit truc qui devrait pas être très bon pour sa carrière.

Yosuke – C’est aussi à ce moment là que nous avons comprit la signification de vos tatouages, la hiérarchie de la bibliothèque, la rivalité entre vous et Makabe Ginya et pourquoi vous aimeriez le faire tomber.

Tanada Bakumo – Vous faites erreur, je pense que l’équilibre doit être préservé.

Yosuke – Dans ce cas là, vous êtes bien le seul à penser cela.

Tanada Bakumo – Lui, c’est mon problème.

Yosuke – Etes-vous mieux disposé à nous écoutez maintenant ?

Tanada Bakumo – On verra. Mais si vous êtes de bonne fois, vous m’attendrez ici après être partit chercher votre coéquipier.

Yosuke – On a les moyens de piéger Ginya : on a un rendez-vous avec lui pour qu’il enlève le parchemin explosif.

Tanada Bakumo – Vu comment vous vous débrouillez. Il aura surement déjà quitté la ville.

Yosuke – Sauf si on se dépêche. On vous amène à ce rendez-vous s en retour vous êtes disposé à nous aider.

La conversation était moins tendus qu’à l’accoutumé. Bakumo soupira, ces négociations qui n’en finissaient pas devaient l’agacer au moins autant que Yosuke mais un sourire lui échappa.

Tanada Bakumo – Vous étiez marchand de tapis dans une autre vie non ?

Yosuke – Restaurateur de livre ancien ça compte ?

Tanada Bakumo – Vous m’avez convaincu. Mais tout cela n’explique pas vos capacités dans le Ninjutsu. D’où venez-vous en réalité ?

Yosuke – Je ne peux encore rien vous dire et nous devrions nous dépêcher.

Tanada Bakumo – C’est vrai mais nous n’en avons pas terminé avec ça. Comment comptez-vous procéder pour piéger Ginya ?

Yosuke – Tout d’abord, il nous faudrait vos hommes. Nous le ferons sortir grâce au code que nous avons et ensuite vous l’encerclez.

Les deux Shinobis finirent de préparer leur plan d’action puis ils se séparèrent. Yosuke alla rejoindre Naoki qui attendait toujours tout seul dans la réserve du bar alors que Bakumo rassembla deux équipes d’Anbu. Les deux groupes se rejoignirent à la porte secrète qui permettait d’accéder aux labyrinthes se trouvant sous la bibliothèque. Les Anbu se camouflèrent et Yosuke toqua à la porte, d’abord trois coups, puis deux, encore trois et enfin un seul coup. Un homme ouvrit et les deux garçons lui demandèrent d’aller chercher Makabe Ginya. Quelques minutes plus tard, le second chef de la garde sort et Yosuke prétexte que les cadavres sont un peu plus loin pour l’éloigner de la porte et lui retirer toute possibilités de fuites.

C’est alors que Bakumo et les Anbu apparurent et Ginya ne chercha même pas à lutter. Il partit entre les mains des Anbus qui allèrent l’emprisonner. Bakumo resta avec les deux garçons, Il avait toujours le parchemin explosif dans les mains. Tout à coups, sa main fut entouré par un halo bleu, il attrapa le bras de Naoki et y colla à nouveaux le parchemin. Il avait un large sourire alors qu’il venait juste de les trahir.

Tanada Bakumo – En fait, ce n’était qu’un jouet, avec de la résine. Une spécialité de Taki. Vous vous êtes fait complètement avoir. Je vais voir ce que je peux faire pour vous, mais l’accès à la bibliothèque est rarement donné à des inconnus.
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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Dim 15 Nov - 17:57

Soulagé… s’il n’y avait qu’un seul mot à retenir, ça serait celui-ci, soulagé.

La tournure des événéements, qui n’avaient de cesse d’empirer d’heure en heure, avait enfin évolué en leur faveur. Les documents puis la capture de Makabe avaient fait pour beaucoup. Ils avaient accepté de suivre l’une des escouades d’Anbu dépêchées pour l’occasion, tandis que l’autre ramenait le prisonnier dans sa geôle.

Yosuke ne se posait plus de questions, ils avaient joué franc jeu. Tanada, le chef de l’opération, les accompagnait. Et sans surprise qu’on les conduisit au bâtiment le plus massif du village caché : la bibliothèque. Le chuunin voyait enfin ce bâtiment d’un autre oeil.

L’escouade monta directement les étages. En tête, Tanada ouvrait tous les accès sans dire mot, et c’est dans une marche silencieuse qu’ils continuèrent leur chemin pendant plusieurs minutes. Le bâtiment était un vrai dédale, et le système de sécurité par endroit était impressionnant. Celui-ci augmentait au fur et à mesure qu’ils grimpaient les étages jusqu’à ce que, d’un geste, Tanada fit arrêter le cortège. Il s’adressa aux deux chuunins.

[Tanada] « Avant d’aller plus loin, i va falloir que vous répondiez aux questions de tout à l’heure. »

Naoki ne savait peut-être pas de quoi il était question mais Yosuke, qui avait eu un entretien privé avec le jounin, en avait une vague idée.

[Yosuke] « Nous ne pouvons vous révéler notre véritable identité sans compromettre notre mission. »

La réponse n’avait pas l’air de plaire mais il ne pouvait être autrement. Si Konoha était révélé, ce ne sont pas seulement les relations diplomatiques qui serait chamboulé mais l’Asahi pourrait en entendre parlé. Ils avaient peut-être également des espions ici.

[Tanada] « Ca ne va pas vous faciliter la tâche. Je vais voir ce que je peux faire. »

Il passa une porte très bien gardée qui se referma derrière lui. Les anbus par contre ne les quittèrent pas pendant l’attente. C’est ainsi qu’ils restèrent debout, quasiment immobiles, pendant un temps indéterminé. Yosuke laissa vagabonder son esprit.

[Yosuke] * Il doit être en train de faire son rapport. Si je ne me trompe pas, il nous fera rentrer au moment où le Kage lui demandera des preuves. C’est là qu’il faudra que je sois le plus convaincant possible. *

La porte s’ouvrit, les anbus les poussèrent légèrement, leur faisant comprendre que c’était à eux d’entrer et c’est ainsi, dans ce contexte précis et insolite, qu’ils rencontrèrent pour la première une personne imminente du monde ninja : un Kage.


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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Lun 21 Déc - 0:57

Un kage… C’était la première fois que Naoki en rencontrait un, un de ses illustres Ninjas qui survivaient à la perte de leur anonymat par leur puissance inégalée. Les portes s’étaient ouvertes pour laisser la silhouette impressionnante se dévoilée petit à petit. Le plus haut dirigeant de Taki était entouré de deux personnes : un jeune garçon pas encore adolescent qui mangeait différents fruits provenant d’une coupe qu’il ne semblait vouloir lâché pour rien au monde, et une femme habillée d’un magnifique kimono jaune pamplemousse et avec un chapeau orné de plumes de paon. Naoki n’osait pas regarder le Takikage, l’atmosphère étrange qui régnait dans la pièce lui était désagréable. Le garçon jeta enfin un coup d’œil à la personne qui allait décider de leur vie ou de leur mort. Ses pieds étaient cachés sous la robe blanche qui servait d’uniforme au Kage. Ses mains étaient fermement posées sur les accoudoirs de son siège - de son trône – elles étaient larges et bourrues, une cicatrice apparaissait en plein milieu de la main gauche, on aurait dit des mains de paysans, usées et musclées à la fois par l’utilisation des outils de travail. Le regard de Naoki continua de monter pour finalement se poser sur le visage, il semblait assez jeune, mais pas trop non plus. Il n’y avait aucune défiguration due à un combat quelconque. Ses cheveux noirs étaient à peine piquetés de cheveux blancs ce qui prouvait une fois de plus la jeunesse du Takikage. De fines mèches de cheveux balayaient soigneusement son front de sortes à ce que son regard ne soit pas perturbé.

Naoki se figea, son cœur accéléra ses battements. Les deux regards venaient de se croiser et le garçon ressentait de la peur au plus profond de lui-même. Le petit goinfre se mit à ricaner en mâchouillant la peau d’une mandarine, la femme en jaune restait immobile. Le jeune Hyuga sentait l’adrénaline créée par la peur faire son effet à travers tout son corps. Mais ses jambes continuait d’avancer, jusqu’à ce qu’il se retrouve au milieu de la pièce avec Yosuke. Ses genoux fléchirent, comme par réflexe, l’esprit n’avait plus besoin de dicter les ordres, le corps savait ce qu’il devait faire dans ce genre de situation.

Tomoe Mouri – Présentez vous devant le Shodaime Takikage !

La voix de la femme aux plumes de paons était sèche et forçait l’obtempération. Et pourtant, ils ne pouvaient révéler qu’ils venaient de Konoha, ça les exposeraient à plus de dangers qu’ils n’y sont déjà exposés.

Takikage – Laisse Tomoe, on leur a surement interdit de révéler leur identité et on n’obtiendra rien sans de nombreuses heures de tortures… Que tout le monde sorte pour que je puisse parler avec eux seul.

Tomoe – Mais votre sécurité !

Takikage – Pense tu vraiment qu’ils soient capables de m’atteindre ? Si c’est le cas alors tes propos me blessent. Allez sortez ! Toi aussi, Mitsuhiko.

L’enfant regarda le Kage en avalant un morceau de banane. Il se leva avec sa coupe de fruits dans une main et attrapa le kimono de Tomoe avec l’autre. Tous les autres Shinobis présents les suivirent vers l’extérieur. Ils n’étaient désormais plus que trois mais Naoki ressentait toujours des frissons de frayeur.

Takikage – Je sais que vous êtes des Shinobis, et d’après les rapports qu’on a fait sur votre passage dans mon village, l’un de vous deux est issu du noble clan Hyuga de Konoha. Je suis donc prêt à parier que vous venez de ce village. Est-ce vrai ? Je vous préviens tout de suite que je saurai si vous mentez et je vous déconseille de chercher à ne pas répondre.

Naoki et Yosuke acquiescèrent ensemble à la question dont la réponse était plus que suggérée. Le Kage laissa un soupir lui échapper.

Takikage – Les grands villages se croient toujours tout permit. Konoha s’immisce partout, pensant qu’il a le devoir de faire la police dans le monde Ninja, mais qu’il se méfie, ou il finira comme Iwa… En vérité ce genre d’attitude nous met plus en danger, nous les villages mineures, que l’activité des Nuke-nin. Je lutte plus souvent pour éviter que Taki se fasse écraser par un village majeur que pour défendre le village d’un criminel… Enfin bref, on m’a dit ce que vous voulez et je ne vois pas pourquoi je devrai vous l’accorder.

Naoki restait complètement muet face à la question qu’on lui posait, ses pupilles étaient toujours dilatées, son cœur battait toujours la chamade, quelques tremblements se laissaient percevoir de temps en temps. C’ets alors que Yosuke prit la parole, il avait toujours eut plus de cran et plus de tchatche dans ce genre de situation.

Yosuke – Nous ne manquerons pas de mentionner votre approbation dans notre rapport dés notre retour au village.

Takikage – Et prendre la responsabilité des cadavres que vous allez déterrer chez moi ? Il y a parfois des choses qu’il vaut mieux oublier dans les ténèbres !

Yosuke – Vous serez tôt ou tard sur le devant de la scène, de part la mine de savoir que vous détenez.

Le Kage retrouva sa sérénité. Sa vision de Konoha ne facilitait pas le travail des deux Chunins mais ils faisaient face à leur seule et unique chance d’obtenir ce qu’ils désiraient.

Yosuke – A ce moment là, vous devrez faire un choix, si quelqu’un d’autre ne l’a pas déjà fait à votre place.

Takikage – Parce que vous pensez représentez le bon choix ! Mais pourquoi faut-il que Konoha soit toujours aussi imbu de lui-même ?! En ce moment, c’est vous mon plus gros souci.

Yosuke - Mais au moins nous avons aidé l’honnêteté et la droiture contre la fourberie et la conspiration. Si nous avions fait l’inverse, votre village serait sûrement dans une situation plus dangereuse pour votre population.

Takikage – Cette arrogance m’écœure… Tomoe, Mitsuhiko ! Apportez de quoi écrire !

La femme en kimono jaune entra avec du parchemin et un flacon d’encre, le garçon était toujours agrippé à ses vêtements. Le Kage se saisit d’une plume du chapeau et en plongea la pointe dans l’encre pour griffonner quelques lignes sur le papier. Il donna ensuite le message à Mitsuhiko et lui murmura deux trois mots à l’oreille de l’enfant qui l’égaillèrent, il s’en alla aussitôt avec le sourire aux lèvres.

Takikage – Je vous laisse 24h, ensuite je ne veux plus vous voir dans mon village ou je vous fais abattre. Vous aurez ce que vous voulez mais vous serez accompagné du chef de la garde qui vous rejoindra à l’entrée. Au revoir.

Les deux Chunins s’inclinèrent une dernière fois et sortirent rapidement de la salle. Un mur les séparait désormais du Takikage mais Naoki ressentait toujours cette pression sur les épaules qui lui faisait tant craindre le chef du village. C’était donc ça, un Kage, un homme tellement puissant que sa présence suffisait à intimider un faible Chunin inconnu. Il ne savait pas ce que son camarade ressentait en ce moment mais en ce qui le concernait, il ne fut totalement rassuré qu’un fois sortit du bâtiment. Et il y avait encore tellement à faire, il ne leur restait plus que 24h pour trouver ce qu’ils étaient venus chercher.
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Lun 21 Déc - 1:11

Quatre gardes, alignés comme des statues, lourdement armés, les fixaient, lui, Naoki et les quelques personnes qui les suivaient. Le chef de brigade, qui sortait du lot par son envergure et son aura, n’eût qu’un geste de la tête à faire.

Dans une mécanique huilée à la perfection, ces automates de chair et d’os entamèrent leur tâche dans un cliquetis parfait. Pas un geste, pas un son n’était de trop et c’est dans cette mélodie robotique que les lourdes portes vascillèrent vers l’avant. D’abord, la fine fente qui se dessinait ne laissa aucune lumière passée, puis, quand le chef de brigade choisit le bon moment, les personnes derrière eux allumèrent chacun un flambeau qui, dans une nouvelle danse ardente cette fois-ci, illumina la large pièce à la manière des Egyptiens.

Les yeux de Yosuke pétillèrent d’envie. Le trait de feu qui circulait en colonne révélait à chaque mètre une nouvelle rangée de livres poussiéreux. Mais Yosuke ne doutait pas de leurs richesses insondables à la plupart des hommes. Il leva les yeux, les flammes avaient révélés un décor des plus extraordinaire : une mosaïque de pierres blanches, noires et vertes habillait le plafond à une dizaine de mètres de haut. La créature qui était peinte ici et là n’avait rien de naturelle. Mythique dragon ou légendaire phoenix, Yosuke n’était pas assez érudit pour connaître son identité mais il avait fait son effet dans le cœur du chuunin.

Ici, il fallait être respectueux de l’Histoire.

[Chef de brigade] « Je vous laisse une journée, c’est le temps que les flammes resteront allumées. » Un autre geste de sa part et la douzaine de personnes qui les accompagnaient s’avancèrent d’un pas. « Personne ne connaît réellement cette bibliothèque mais j’ai réuni les personnes les plus qualifiées. Donnez leur vos directives, elles sont à votre service. »

Le coup d’envoi était donné. Et même s’il n’y avait ni gong, ni minuterie, Yosuke sentait déjà son précieux temps disparaître. Il fallait exploiter le potentiel de cet endroit au maximum car, de tout ce qu’ils ont fait jusqu’à présent, c’était ici que tout se jouait.

[Yosuke] « Sasha, ton potentiel ne doit pas être gâché en lecture simple. Le mieux est que tu supervises les recherches. Je veux que toute personne qui recherche un livre vienne te consulter pour repérer l’ouvrage précisément. » Il se tourna vers les personnes désignées par le Kage « Pour cela, il me faut une personne qui connaisse la géographie des lieux, quelqu’un qui saura avec précision me dessiner un plan. »

Une personne se porta volontaire et elle travailla avec Naoki sur la supervision des recherches. Yosuke, lui s’occuperait du reste du groupe.

[Yosuke] « Je supervise la lecture. Nous allons d’abord nous concentrer sur des mots clé. Ce que nous recherchons est d’une importance capitale pour nos villages respectifs, il faut donc qu’aucun d’entre vous ne parlent de ces recherches dans le futur. Dès que le plan de la bibliothèque sera terminé, je vous donnerai chacun un mot clé. »

Chaque lecture devait ensuite passer par lui. Seulement Yosuke savait qu’il serait le seul à savoir si chacun des textes portait l’information recherchée. De plus, il n’avait pas suffisamment de connaissances sur l’histoire du monde shinobi pour faire le tri rapidement. Il fallait pourtant faire confiance…

Une lumière blanche scintilla au milieu de la grande pièce puis deux traînées lumineuses commencèrent àvoler parmis les rayons. Yosuke avait décidé de faire appel à Mogbo et Koei dans ses recherches. Ainsi ils déchargeraient un peu Naoki dans sa tâche.

Puis enfin, Yosuke s’agrippa au premier tome d’une série interminable qui ne finirait qu’une journée plus tard…

***


Les yeux pôchés, Yosuke luttait contre le sommeil pour ne pas s’endormir sur la troisième version de l’Histoire des shinobis qu’il venait de trouver dans les archives principales. Pour le troisème fois, il revivait les guerres obscures avant la création des villages, et toujours en y comprenant que des brides car l’Histoire avait été cachée délibérément. Ainsi certains noms apparaissaient mais sans jamais parler de ce qui aurait pu être la main de Dieu.

[Shiva] « Excusez-moi… »

Une femme assez âgée se présentait à lui. Elle était déjà venue le voir quelques heures plus tot, comme les autres d’ailleurs, pensant avoir trouvé quelque chose. Yosuke ne fit pas attention à cette nouvelle tentative, commençant à se lasser sérieusement de cette recherche.

[Shiva] « Il me semble que… cet ouvrage est différent des autres. »

Yosuke leva un sourcil et lui prit l’objet des mains avec précaution. Il paraissait certes très anciens, mais rien de plus. La femme avait sans doute perçu son interrogation.

[Shiva] « En réalité, je ne le comprends pas… Le texte est inscrit de métaphores lourdes du début à la fin. Mais j’ai cru comprendre qu’on y parle vraisemblablement d’un grand pouvoir… Exactement ici… »

Le texte était en effet très compliqué à comprendre. Même si l’on pouvait facilement distingué les brides d’une histoire ninja un peu mythologique, le thème même de l’ouvrage semblait caché.

[Yosuke] « Je vous remercie, je vais garder celui-là. Si vous pouviez indiquer à Sasha où vous avez trouver ce livre et voir s’il n’en existe pas d’autres tomes, on ne sait jamais. »

Et donc le chuunin lacha un ouvrage pour un autre encore plus gros. Seulement cette fois-ci, il fallait s’arrêter sur chaque paragraphe pour essayer d’en trouver un sens caché et sa lecture en fût beaucoup plus longue.

C’est seulement vers le milieu de l’ouvrage, alors que la vasque à huile devenait sensiblement vide, que Yosuke repéra un chapitre plutôt étrange. Même si la poésie y était encore bien présente, on y citait, fait plutôt rare, plusieurs noms et des noms que Yosuke n’avait pas encore vu ici…

***


Riche de cette seule découverte et de beaucoup d’autres inutiles, les flammes s’éteignirent une à une, plongeant l’Histoire de nouveau dans l’obscurité. Yosuke, le pincement au cœur mais aussi la fatigue plein les yeux, sortit de cette caverne aux merveilles. Ils auraient désespérément voulu accéder aux livres de techniques anciennes cachées ici. Mais leur mission passait avant tout.

Le chef de brigade les accueillit à la sortie, l’air beaucoup plus reposé qu’eux.

[Chef de brigade] « Vos recherches ont-elles porté leur fruit ? »

Yosuke eut un sourire aux lèvres, le Kage aussi. Chacun savait que Yosuke n’avait pas intérêt à dire la vérité devant tant de monde mais il répondit quand même, connaissant le pouvoir du kage pour cerner les paroles des gens.

[Yosuke] « Il n’y a aucun moyen de savoir si ce que nous avons trouvé est utile ou exploitable. Il nous faut retourner chez nous pour entamer d’autres recherches. »

[Chef de brigade] « Qu’il en soit ainsi. »


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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   Mar 22 Déc - 19:41

Yosuke : + 150 XP (bonus chuunin + bonus extra inclus)
Naoki : + 142 XP (bonus chunin + bonus extra inclus)

J'ai mis un bonus extra parce que la mission est vachement longue, vous avez dû être présent sur msn etc. et je trouve que cela méritais récompense
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MessageSujet: Re: AK003 - Taki   

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