Partagez | 
 

 Appartement de Kallo Hone

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

MessageSujet: Appartement de Kallo Hone   Sam 6 Juin - 18:39

(Ce RP sert à comprendre une partie de la personnalité de Kallo qui n'étais pas d'écrite dans la fiche, c'est normal si je passe du coq à l'âne et qu'il y a des incohérences.)

====================
° Le capharnaüm °
====================


De retour du magasin, j'avais en ma possession, une poignée de Senbon et une bourse vide. Quelle jouissance de savoir mon argent dans les poches d'un honnête citoyen. Bien que, dans mes poches, elle ne faisait pas de mal. Me voilà en direction de mon foutoir habituel. Ma demeure quoi? Mon violon dans une main, l'archet dans l'autre, je gambadais joyeusement dans les rues. Enfin, j'aimerais gambader joyeusement, mais je n'ai pas envie d'attirer des regards moqueurs. Perdu dans mes pensées, j'avançai tranquillement en direction de la maison qui m'avait été assignée lors de mon entrée à l'académie. Sur mon chemin, les enfants riaient, les adultes... Les adultes vivaient leur vie, monotone et si peu intéressante. La vie battait son plein dans ce merveilleux village qu'est Kumo. Des paysages enchanteurs. Pas comme dans Kiri. Paysages affreux et monotones. Plus le temps passait, plus mon euphorie s'estompait. Mes souvenirs se noircissaient, mon passé surgit


* Retour dans le passé*

Une belle journée ensoleillée n'est-ce pas? Selon l'astre incandescent qui gisait là-haut dans le ciel, il devait être midi, car le zénith battait son plein. Je me promenais ici et là, sans réel but. Je passai à côté de plusieurs personnes. Quand soudain, je fis apte à capter leur conversation. C'était une dame vêtue de rouge, elle avait l'air plus aisé que son interlocuteur. En effet, elle portait une jolie robe qui lui arrivait au genou, de plus, nous pouvions facilement distinguer à son coup un joyau appelé le Firefox. Probablement un bijou qui se transmettait de génération en génération. L'allure de son interlocuteur dénotait une existence de combats, d'acharnements, de haines et de mains tachées de sang. C'était un ninja comme nous n'en faisons plus. Il était bien trop laid pour être autre chose. Le visage défiguré, les mains si abimé. C'était un faible, mais dans les profondeurs de mon âme je l'enviais. Pourquoi? Parce qu'il avait quelqu'un avec qui se tenir, moi j'ai une vie solitaire depuis la mort de mon équipe. Les deux êtres discutaient de banalité, d'intention, d'objet convoité, de récompense potentielle, d'honneur, de mort, de sang, de serment, d'utilité, de spectacle. Jusque-là, une seule chose avait retenu mon attention, un spectacle?

[Dame] - Mon très cher, pour tes valeureux services, je t'invite au théâtre

[Ninja] - Au théâtre?

[Dame] - Mais bien sûr. J'ai entendu dire, il y a de cela quinze minutes, qu'un homme se ridiculisait sur scène. C'est la première fois que nous le voyons ici. Enfin, il ne peut tout de même pas venir de l'extérieur. C'est impossible


[Ninja] - Mais pourquoi ne pas l'avoir vu alors?


[Dame] - Certaines personnes disent qu'il serait un ermite. Une sorte de personne qui se serait enfermé chez soi avec comme moyen de subsistance, les vivres que des gens lui amènent


[Ninja] - Alors, pourquoi allez voir un être dans ce genre?


[Dame] - Tout simplement parce qu'il se ridiculise, un peu de comédie ne te tente pas?


Je les trouvais ridicules, le théâtre intéressait ses gens tout simplement parce qu'un homme se tourne au ridicule. En temps normal, je n'aurais même pas fait attention aux dires de cette dévergondée snobinarde. C'était l'utilisation du terme ''jamais vu'' qui piquait ma curiosité. Est-ce que cela était l'homme que j'ai sauvé dans les bois il y a de cela quelques temps ? Enfin bon, je décidai d'aller voir m'éloignant ainsi de la dame qui m'avait énervé. S'il y a une chose qui m'énervait au plus haut point, c'est l'utilisation du mot : « impossible ». Rien n'est impossible, c'est seulement improbable, voilà tout. Me voilà en direction du théâtre. Lors de mon déplacement, je pouvais distinguer un attroupement de gens. Probablement un entraînement, ou un simple règlement de compte. Rien de bien intéressant, enfin, tant que cela ne me concerne pas. La chaleur n'était pas trop chaude, le temps était doux et humide. Le soleil à son zénith nous regardait, nous les insectes que nous sommes. Il nous regardait, nous exterminer, comme cela devait être drôle de son point de vue. Enfin, cessons cet anthropomorphisme et dirigeons-nous avec hâte vers le théâtre. Me voilà arrivé. La première chose que je pus distinguer était un homme qui se tenait debout sur scène fixant le public. J'arrivai à savoir du premier coup qu'il s'agissait bien de l'homme que j'avais sauvé. Étrangement, un sentiment m'envahit, je ne saurais dire pourquoi, dans toute cette foule, il était le seul qui méritait mon respect. Il se tenait très droit les deux bras en diagonale vers le sol, avec les mains ouvertes vers le public. Il avait du style, quelqu'un que l'on pouvait facilement admirer durant des heures sans se lasser. Il s'appelle Nathaniel, je me souviens de son nom.

[Nathaniel] - Vous ne comprenez donc rien! Je ne vous fais pas du théâtre, je fais le théâtre à la verve elle-même! Les mots, les mots, les mots ne sont rien de plus qu'un assemblage de lettre! Ils ne sont rien par rapport à la grandeur de la pensée! Rien par rapport à la subtilité frappante des émotions! La verve n'a pas besoin d'éloge, le mot n'est que faible traduction de l'intensité créatrice, comme destructrice, de l'âme! Je fais le théâtre à la verve! Les mots ne sont que des mots! Mais la verve mérite louange! La verve, l'art d'utiliser les mots dans un schéma d'une complexité qui par sa grandeur et sa beauté, donne aux sentiments une valeur démontrable! Bien que la grandeur ne soit pas atteinte, elle est du moins calquée! La verve est un chef-d'œuvre! En raison de cette complexité, elle n'en est que plus difficile à manier! S'alliant à la répartit elle est une arme, s'alliant aux textes, elle est poésie! Non, décidément, le mot seul n'est rien. Le théâtre n'a aucun sens lorsqu'il n'est que mot et parole ne possédant que froideur, pragmatique certes, mais dépourvue de toute humanité! Où est la beauté du théâtre? Où est la verve? Le sens n'est pas lorsque les divers éléments ne sont pas réunis! Le mot n'est que mot. Le théâtre n'est rien avec comme seul outil le mot! Même les actions ne le concrétisent pas! Regardé, je ne vous fais pas face. Mais qu'est-ce que cela peut-il bien changer au message?

[…]

*Retour dans la réalité*

Je montais les marches qui menaient vers mon monde intérieur. Ses moments me troublaient énormément. Pourquoi est-ce que je pensais encore à ce Nathaniel ? Il y a un an de cela, un an que je l'ai vu. Pourquoi aujourd'hui? J'essayais tant bien que mal d'oublier ce moment, cet homme avec sa verve me troublait. Pourquoi dans toutes cette foule j'étais le seul à comprendre le sens réel de la verve? J'arrivais enfin à chasser ses souvenirs amers et inconfortables. Pourquoi est-ce qu'ils sont revenus maintenant? Pourquoi à ce moment? Enfin bon, cessons d'y penser. Je mis la clé dans ma serrure et j'entrai. Non, je trébuchai. En effet, en entrant dans la pièce, avec tous les vêtements sur le sol, tous les objets ronds ici et là sur le sol ainsi que toutes les flaques de substance nouvellement découverte pour l'ensemble de la planète, il est simplement impossible de tous les esquiver, même pour un chuunin. Par contre, il existe dans cette pièce, un coin, un tout petit coin grand comme deux personnes, où il n'y a aucun déchet, aucun résidu visqueux ou aucun vêtement. Étendu sans mouvement, un Go-ban attend son possesseur et son adversaire. Symbole de fiereté, il attend les valeureux combattants. Un Go-ban en kaya, très dispendieux. C'était un cadeau de mon frère lors de l'entrée à l'académie. Sur ce go-ban, il y avait une partie déjà entamée. Contre qui ? C'est une fort bonne question. Je me relevai et j'allai vers ce petit coin de béatitude. Le Go est pour moi, plus qu'un jeu, c'est une passion. Je lançais le paquet de Senbon sur mon lit et je fixai la partie en cours. Contre qui est-ce que je jouai? Contre mon frère. Non, il n'est pas mort, c'est une partie que nous avons jouée il y a de cela plusieurs années. C'est à ce moment que je pris une pierre blanche -car je joue toujours avec blanc et la déposai au côté d'une pierre noire.


[Kallo] * Atari *


Enfin, il ne faut pas rester enfermer par une ci-belle journée. Je prie mes senbons, déposa ma bourse que j'étais venu porter et je repartis vers je ne sais où. Là, où me guidera mon violon.


Dernière édition par Kallo Hone le Dim 7 Juin - 1:58, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Appartement de Kallo Hone   Lun 8 Juin - 14:02

Kallo : +10 XP
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Pourquoi les pommes sont-elles rondes ? (PV - Kallo Hone)
» [4eme Etage] Appartement de Hasharin
» Appartement de Hayabusa Toyome
» Appartement de Naoki
» L'appartement de la tortionnaire [PV Clyde Waldan] [RP CLOS]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0 :: Centre-Ville de Kumo-