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 Histoire de Kiri no Sato

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MessageSujet: Histoire de Kiri no Sato   Jeu 25 Juin - 21:53

Le Village de la Brume – Kiri no Sato


Le village caché des terres de la Brume est né de la volonté du daimyo de protéger les îles de son pays des assauts ennemis mais aussi de prévenir les conflits entre ces dernières. Pour se faire, il donne carte blanche à son meilleur garde, Mao Kirimaho. On nomme le village Kiri en son honneur. Il protège le village naissant et vole des savoirs nécessaires à sa croissance, grâce à Sorincha, jeune fille étrange, qui deviendra sa fille adoptive. Il crée les sept lames exceptionnelles, forme un groupe nommé les Sept Épéistes et en prend le commandement, armé de Kubikiri Houcho. La mort de sa fille adoptive scelle le déclin de sa santé. Il disparaît avec les six autres Épéistes de Kiri et leurs armes de légende.

Un mois après la disparition du Shodaime, on nomme Etsuo Michiyuki comme successeur. Le groupuscule nommé Lotus Pourpre est créé dans le plus grand secret. Le nouveau Kage est un homme de terrain et il mène une politique extrêmement volontaire, privilégiant les missions et les pillages au développement des infrastructures, pour subvenir aux besoins du village. Un de ses faits d'armes marquant sera l'attaque sur les pirates à Ohashi, avec ses seize meilleurs shinobi. La promulgation de la Loi d'Uke, l'oblige à combattre les troupes des seigneurs des îles du Pays de l'Eau, le village sans structure réelle, est ébranlé par l'absence de rentrées d'argent. Les intrigues combinées du Lotus Pourpre, qui a bien grandi, et de Shinobu Aisu, forcent Etsuo Michiyuki à céder sa place.

Shinobu Aisu devient le Sandaime. Son éloquence, son charisme et ses méthodes sont des atouts, contrastant fortement avec ses prédécesseurs. Il essaye dans un premier temps d'apaiser les tensions sur le plan international et de construire une économie solide, refusant de faire des vagues. Le Lotus Pourpre le pousse à une attitude plus dure pour asseoir la domination mondiale de Kiri. dans une première tentative, il attaque Kumo, à l'aide de son allié, Konoha. Cette guerre est un échec. La pression du Lotus, qui souhaite lui dicter ses actions, s'accentue. Shinobu organise une rencontre entre les cinq plus puissants Kage et s'arrange pour faire disparaître ses homologues du Vent et de la Foudre, sans qu'aucune preuve ne puisse l'inculper. Le Kage de Konoha le défie grâce à la règle des Trois, le Sandaime le tue. Le Lotus Pourpre se fait encore plus pressant. Shinobu les trouve extrêmes et estime qu'ils vont contre les intérêts de Kiri. Il y a une scission entre les deux parties. Son pacte avec l'Orochi Hikke l'oblige à démissionner précipitamment et à disparaître complètement de la vie politique, sans avoir pu imposer son successeur. Le Lotus place alors Shotaru Raïso, avec comme conseiller Nezu Shimoto, éminent membre de l'organisation pourpre.

Shotaru Raïso était un bon shinobi, mais un piètre politicien. Très influençable, il devient le pantin du Lotus, qui a dorénavant les pleins pouvoirs. Les choix diplomatiques se révèlent rapidement controversés, allant jusqu'à exprimer ouvertement son opposition à soutenir la traque de déserteurs de Kumo sur le territoire kiréen. Konoha se range alors du côté de Kumo. Suna et Iwa critiquent vivement. La contestation croit au sein du village. On voit l'apparition d'hommes tels que Zabuza Momochi, qui s'en prennent aux décisions du Mizukage. Le Lotus Pourpre envoie des émissaires à Kumo, négocier une guerre au cours de laquelle il veut faire disparaîtrait son opposition. Kumo attaque et n'est arrêté que de justesse lors de la bataille du Fleuve Rouge. Shotaru, après une tentative manquée, est tué par Zabuza. Son action est tournée en coup d'état par la classe politique, il est contraint à l'exil pour assurer sa survie. Un gouvernement de transition est mis en place, composé uniquement de politiciens et de shinobi vendus, présidé par Nezu.

Sous la régence de ce groupuscule, on prend soin de ne trouver aucun successeur à Shotaru. Kiri sombre doucement. La politique étrangère reste au point mort, l'économie ne parvient pas à se redresser. Zabuza revient de son exil, armé de Kubikiri Houcho, véritable symbole. Il lui permet d'accéder grâce au soutien unanime de la population, au poste de Mizukage.

Il prive les politiciens de leurs pouvoirs, en centralisant le système autour de sa personne. Il règne du main de fer, une politique de rigueur et de sacrifice est menée. Les finances sont assainies. Zabuza prend part à la formation de beaucoup de nouvelles recrues, prépare et exécute nombre de missions. On assiste à un retour éclair de Kiri sur la scène mondiale. Cependant le Kazekage Satsuchiki décide d'attaquer Kiri, trouvant Zabuza trop peu reconnaissant de l'accueil que le pays du Vent lui avait fait durant son exil. Il se cache derrière cette excuse, pour dissimuler sa volonté de s'emparer de la relique de Kiri avant l'organisation Asahi. Malheureusement, les choses ne se passent pas comme prévues et les deux Kages s'entretuent suite aux manigances d'Asahi.

Shinji Azechi, médecin réputé et proche de Zabuza est nommé comme successeur par les dernières volontés du Mizukage. Profondément pacifique et n'appréciant pas les attraits du pouvoir et de sa fonction, l'homme est vivement critiqué par Nezu, qui profite de la "mollesse" de son opposant pour faire un retour sur scène, ainsi que la majorité de la classe politique. Néanmoins, les shinobi sont fidèles au dernier commandement de Zabuza. Une nouvelle faction, partisane de Shinji, se lève, on surnomme ses membres les Enfants de la Brume. Nezu entre en contact avec une organisation du nom de Kakumei. Cette dernière lui fournit des fonds et des hommes pour réaliser un coup d'état. Nezu finit par se lancer, mais il est battu et emprisonné. Kenji Eichino et Yukari Sabarito sont nommées conseillers de Shinji pour l'épauler dans sa tâche.

Le tournoi chuunin à Konoha se déroule peu de temps après la guerre interne à Kiri. Il est perturbé par l'attaque d'Asahi. Shinji propose aux dirigeants de Konoha de laisser une partie de ses troupes pour aider à reconstruire le village. Les temps semblent être au partage d'informations pour mettre à bas les deux organisations Kakumei et Asahi.


Dernière édition par Iba Hiyori le Jeu 25 Juin - 21:58, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Histoire de Kiri no Sato   Jeu 25 Juin - 21:54

Shodaime Mizukage - Mao Kirimaho

Le Pays de l’Eau, de par sa configuration, n’a jamais eut les mêmes aisances que ses semblables pour maintenir l’ordre, la communication et une politique commune cohérente au sein de ses terres, dispersées sous forme d’îles. Très tôt, le pays développa son savoir-faire maritime, ainsi que la cartographie. Cela aurait dû lui permettre de devenir une nation respectée et respectable sur les mers et les océans, cependant ce ne fut pas le cas car ses forces et ses richesses étaient inégalement réparties. Ces déséquilibres entre les îles attisèrent la convoitise et la haine des habitants du Pays de l’Eau, et de nombreux affrontements éclatèrent entre voisins. Le pays attira aussi l’intérêt des pirates, qui attaquaient avec précision les points mal ou trop peu défendus et les pillaient allègrement.

C’est alors que le daimyo du pays de l’Eau décida, en prenant exemple sur le Pays de la Terre, de créer un village shinobi, qui aurait pour mission d’assurer la sécurité côtière du pays, mais aussi de servir de force de dissuasion, voire d'intervention pour mettre fin à tout conflit interne. Le daimyo nomma Mao Kirimaho, son meilleur agent, chef de sa garde personnelle, que tous surnommait Kiri, pour accomplir cette tâche. Avec les fonds alloués par son seigneur, Mao Kirimaho posa les fondations de son village, que l’on nomma Kiri, en son honneur. Toutefois l’homme, bien qu’étant un combattant hors pair, ne connaissait rien au maniement de l’énergie nommée chakra. Alors qu’il s’apprêtait à partir pour le Pays de la Terre, pour tenter d’obtenir quelques secrets sur cet art de combattre, il lui parvint un rapport sur une étrange apparition dans un village de pêcheurs. Le Mizukage y vit un signe de la providence et dépêcha une équipe sur les lieux avec pour mission de ramener coûte que coûte l’apparition qui se révéla être une jeune fille. La jeune fille était malade et semblait refuser de parler, Mao resta à son chevet des nuits et des jours entiers, lui donnant lui-même les soins quotidiens nécessaires. Peu à peu, il comprit que la petite fille était incapable de s’exprimer autrement que mentalement et une sorte de connexion se fit entre les deux êtres. Le chef du village décida d’adopter l’enfant et la baptisa du nom de Sorincha. Les jours se succédaient, les rangs des combattants à Kiri grossissaient et les pirates avaient de plus en plus de mal à mener des raids sur les côtes du pays de l’Eau. Un petit groupe d’hommes et de femmes qui allaient devenir l’un des clans les plus prestigieux de Kiri, se lièrent au village à cette époque. Il s’agissait du clan Kaisou.

Sorincha semblait aller mieux et au fur et à mesure qu’elle se rétablissait, Mao découvrait de nouveaux pouvoirs, comme endormis en lui. Avec un talent indéniable et une sorte de génie intrinsèque, il découvrit l’essence du chakra et sut le dompter. Il disait que tout était écrit dans son esprit. Il parvint rapidement à maîtriser les flots et commença à enseigner ses nouvelles connaissances à ses camarades. Sorincha ne le quittait presque jamais, en de très rares occasions uniquement, comme des assauts dangereux ou des réunions aux enjeux décisifs pour l’avenir du village.

Contrairement aux Kage des autres villages, Mao ne créa pas d’Académie. Les savoirs étaient transmis oralement. Il n’y avait que quelques rares écrits, précieusement gardés et regorgeant de connaissances et de techniques. Le daimyo Gotan succéda à son prédécesseur.

Toujours sous le coup de ce qui semblait être une inspiration spontanée, le Shodaime réquisitionna une forge et des matériaux. Durant sept jours et sept nuits, sans relâche, il martela le fer et aiguisa l'acier pour créer les légendaires Sabres de Kiri. Il choisit alors parmi ses plus valeureux et plus puissants compagnons, ceux qui auraient le privilège de détenir ces armes aux pouvoirs démesurés. Ensemble, ils formèrent le groupe des Sept Epéistes de la Brume. Les légendes racontent que le plus gros bataillon de pirates, composé d’un millier d’hommes, ayant jamais posé le pied sur Uke, l’île principale du pays de l’eau, fut anéantie en une nuit par la puissance des Epéistes. Les exploits du groupe le rendirent mondialement connu et tous craignaient et convoitaient les pouvoirs des épées. Kubikiri Houcho, l’arme de Kirimaho devint alors un symbole fort et respecté pour les habitants des îles du pays de l’Eau. Il fut dès lors assimilé à la fonction de Kage.

La paix semblait être rétablie entre les différentes îles et les tensions internes apaisées, bien que la réalité fut tout autre. Les shinobi n’avaient plus vraiment à intervenir pour les guerres internes et purent se concentrer sur l’extérieur de leur pays. La santé de Sorincha se dégrada à une vitesse foudroyante. Mao fit mandater les meilleurs médecins, mais personne ne fut en mesure d’identifier le mal de la jeune fille. Pis encore, la santé du Mizukage se mit également à vaciller et il fut rapidement incapable de se battre. Les deux êtres semblaient rongés par le même mal et dépérissaient à vue d’œil. Sorincha fut la première à trépasser, plongeant son père dans une douleur infinie. Il s’enferma dans ces appartements plusieurs jours durant, ne souhaitant voir personne, pas même ses amis les plus proches. Lorsqu’il se décida à sortir, il se tenait debout avec difficulté, le teint blême, presque cadavérique. Il emporta avec lui, son arme et demanda à être accompagner de ses six compagnons. Ils partirent ensemble, soudés comme à leur début et disparurent dans la Brume. De nombreuses balades et contes narrent ce dernier départ, encore plus ce qu’il a pu se passer ensuite. Une seule certitude reste, ils ne revinrent jamais et les armes disparurent avec leurs possesseurs.

MessageSujet: Re: Histoire de Kiri no Sato   Jeu 25 Juin - 21:54

Nidaime Mizukage - Etsuo Michiyuki

Quelques jours après le départ de Kirimaho, des proches trouvèrent une lettre avec ces dernières volontés. Après un mois d’absence inexpliquée, passé à attendre, un nouveau Mizukage fut nommé. Bien que le village fusse amputé de ses sept plus extraordinaires guerriers, il conservait encore quelques talents. Etsuo était l’un d’entre eux. Juunin d’élite, la trentaine bien sonnée, fin stratège et maître incontesté de répertoire Ninjutsu de Kiri, beaucoup voyaient en lui une sorte de fils spirituel de Mao. Certains allèrent même jusqu’à parler de réincarnation. Etsuo ne les fit pas mentir et s’illustra à maintes reprises dans le domaine militaire, tant et si bien que les pirates boudèrent les côtes du Pays de l’Eau durant des années préférant s’attaquer à des proies plus faciles, comme le Pays de la Foudre.

Un fait d’arme marquant et véridique du Nidaime, qui contribua grandement à faire fuir les pirates, fut sans aucun doute le massacre de ceux qui harcelaient les côtes d’Ohashi, une île du Pays de l’Eau. A l’aide de ses seize meilleurs guerriers et en une nuit, Etsuo découvrit la cachette des forbans et en vint à bout alors qu’ils sévissaient dans la zone depuis des mois.

Cependant la nomination du nouveau Mizukage ne fit pas l’unanimité au sein des politiques, même avec le soutien évident et complet du daimyo pour cette candidature. En effet quelques personnes évoquaient la capacité à imposer Kiri no Sato, mais aussi le Pays de l’Eau en tant qu’élément majeur et incontournable dans les enjeux mondiaux. Ces mêmes individus auraient alors préféré un chef plus proches de leurs conditions et de leurs concepts des choses, qui soit capable d’imposer le village et le pays comme leader indiscutable sans pour cela forcément avoir à recourir à la voie guerrière. C’est ainsi qu’en réponse à l’investiture d’Etsuo, fut créé, dans le plus grand des secrets, le Lotus Pourpre.

Avec l’aide de deux forgerons de renom, Etsuo fit mettre au point les plans d’une arme spéciale, le Zanbato. Ces sabres aux proportions énormes ressemblaient étrangement à Kubikiri Houcho. On disait alors que Michiyuki cherchait à devenir le huitième bretteur de Kiri no Sato, pour suivre les pas de ses prédécesseurs. Ces armes devinrent dans les temps qui suivirent une sorte de marque reliant de nombreux shinobi de la Brume entre eux, contribuant à renforcer la mystification des Sept Sabres. Avec le recul, il est des gens pour dire qu’il aurait peut-être mieux valu que Michiyuki n’hérite pas que de l’esprit guerrier de Mao.

Le Mizukage, comme son prédécesseur, n’imposa pas une base stable et pérenne à l’apprentissage des jeunes recrues. Il n’y avait pas d’Académie officielle. L’autodidactisme, le bouche à oreille et le « parrainage » étaient les principales méthodes d’apprentissage. Sans être inefficaces, ces enseignements n’étaient pas optimums. Il manquait une réelle structure encadrante, des cours ordonnées et du personnel qualifié.

Etsuo jugeait que les shinobi devaient assimiler leur apprentissage par la réalité du terrain et que la théorie ne pouvait se substituer à la pratique. Ainsi il mena ses troupes sur de nombreux champs de bataille et obtint de nombreuses victoires. Le taux de mortalité dans les deux premières années suivant l’entrée au sein des forces militaires de Kiri était extrêmement élevé. De ce fait, une grande partie des troupes de Kiri étaient composées des vétérans. Le Mizukage, suite à ce constat, et pour tenter d’y remédier, accentuaer le « parrainage », constituant des équipes de deux vétérans et de deux jeunes recrues. Les résultats furent mitigés, l’absence de bases solides chez les nouveaux arrivants, qui étaient, dès leur admission, trop rapidement confronté à la trop dure réalité du terrain, ne pouvait être simplement contrebalancée par quelques conseils. On parla même de garde d’enfants plus que de formation réelle, d’autant que l’efficacité de l’équipe s’en trouvait bien réduite.

Les années passèrent, Kiri no Sato s’agrandissait. Une nouvelle force vient se joindre aux troupes kiréennes. Des hommes aux pouvoirs étranges. Ils pouvaient utiliser leurs os pour se battre et ils le firent à de nombreuses reprises aux côtés de leurs nouveaux frères d’armes. Le clan Kayuga est depuis longtemps rentré dans les légendes de la Brume. Une autre arrivée ne passa pas inaperçue, celle de deux adolescents jumeaux, doués d’une incroyable maîtrise de l’eau, dénommés Shinobu et Karasu Aisu.

Si les équipes composés d’aspirants et de vétérans étaient globalement moyennement efficaces, celles uniquement constituées de combattants aguerris ne souffraient de la comparaison avec aucune autre équipe, quel que soit le village. Avec ces hommes, Etsuo s’imposa sur les mers et établit de nombreuses cartes maritimes et pillant les villages d'innombrables ennemis, contribuant à la richesse éphémère du pays. Les caisses étaient pleines, masquant l’importance, comme pour l’apprentissage, de poser une structure économique viable sur le long terme.

L’instauration de la Loi d’Uke par le jeune remplaçant du daimyo Gotan fut un évènement majeur dans le mandat du vieillissant Nidaime et même plus un tournant sans pareil dans l’histoire de Kiri no Sato et du Pays de l’Eau. Ce décret interdisant aux politiques des îles d’avoir une armée provoqua plusieurs batailles rangées. Etsuo et ses hommes ne souffrirent pas une seule défaite, n’obtenant que des victoires “éclatantes”, mais cette période d’instabilité révéla au grand jour les failles du système économique du village qui n’avait longtemps que reposé sur les raids et les prises de guerre. Aussi impensable que cela puisse paraître, le village faisait banqueroute. C’est alors que l’on vit apparaître sur le devant de la scène Shinobu Aisu, qui disait avoir des solutions aux problèmes d’argent et de structure de village et incarnait une opposition jusqu’alors inexistante au Nidaime. De nombreux politiciens rallièrent la cause du jeune homme, mettant à mal la position du Mizukage. Shinobu était tout simplement soutenu par les membres du Lotus Pourpre, dont il faisait dorénavant parti. Etsuo, homme d’action, n’arrivait pas à s’opposer face à son charismatique et éloquent adversaire, Shinobu, et voyant ses partisans peu à peu se détourner de lui, il abandonna son poste au profil de son rival.

MessageSujet: Re: Histoire de Kiri no Sato   Jeu 25 Juin - 21:54

Sandaime Mizukage - Shinobu Aisu

Shinobu n’était pas de la même trempe que ses deux prédécesseurs. Il était bien plus calculateur, plus réfléchi, non que les deux autres Kage eussent manqué d’esprit, mais, bien au contraire, parce que les capacités cognitives du Sandaime étaient de très loin supérieures à bien des hommes. Ses dons héréditaires lui donnant une affinité sans pareille avec les Eaux en firent un maître incontesté du Ninjutsu de Kiri, ce qui acheva de le décrire, dans les premiers mois, comme un Mizukage idéal.

Il mena toute une série d’actions visant à assurer une stabilité encore jamais acquise par Kiri, en demandant des fonds supplémentaires au daimyo, mais aussi en empruntant à différents pays, ce qui ne manqua pas de faire grincer des dents aux partisans les plus nationalistes du groupe qui l’avait porté jusqu’aux cimes. Le Lotus Pourpre émit des réserves, mais l’Aisu n’en eut cure et à l’aide d’une prouesse orale, dont les historiens gardent encore, précieusement, des traces, il convainquit l’ensemble des seigneurs des provinces et des politiciens présents à l’assemblée où fut voté, à l’unanimité, la demande de prêts aux pays étrangers. Il alla même plus loin en convainquant certains politiques, parfois secrètement membre du Lotus, de prendre un part active à l’évolution du village en investissant leur propre fortune.

Avec ces fonds, il fit construire une Académie de shinobi et créa une véritable administration, centralisant les informations. Il commença des travaux de voiries sur l’île d’Uke menant à des nouveaux ports, en construction. Il mit à profil les cartes maritimes établies par le Nidaime pour créer de nouvelles routes commerciales. Alors que Konoha et Kumo semblaient avoir refait leur retard en matière de commerce maritime, Shinobu et Kiri frappèrent à grand coup, imposant leur flotte comme la meilleure du monde. Les économistes les moins optimistes s’accordaient pour dire que les dettes contractées seraient remboursées dans les temps.

Mais Shinobu ne s’arrêta pas aux frontières de son pays. Il utilisa son rang et son éloquence pour accroître son influence à l’étranger. De rares politiciens du Lotus lui reprochèrent toutefois de ne pas avoir des objectifs de politique extérieure arrêtés et en l’absence de ces derniers, d’errer à l’aveuglette sur la scène internationale. Shinobu leur répondit alors dans une lettre qu’il n’avait nul besoin de définir, pour la bonne compréhension du grand public et autres novices, des objectifs. Le lien peu subtil entre les politiques qui avaient émis les remarques et le terme “novices” ne manqua pas de faire jaser, ce qui poussa encore un peu plus une partie du Lotus Pourpre dans ses retranchements. Le groupe secret grandissait et son influence augmentait, le Mizukage le savait et ne pas céder à la pression de ces derniers, qui ne manqueraient pas de lui trouver un remplaçant s’il devenait moins utile ou gênant, commençait à devenir ardu, surtout que, malgré ses défensives multiples quant à ses actions à l’extérieur du pays, il n’en demeurait pas moins une opacité constante alors que le Lotus Pourpre poussait à une radicalisation des discours et de l’attitude du chef de village. Les dettes seraient bientôt remboursées, Kiri s’affirmait de jour en jour comme la puissance montante, le village, selon le Lotus devait maintenant confirmer définitivement sa place. On en vint à lui reprocher la position d’égal qu’il a donné à Konoha et son homologue Makato Buniko, ainsi que cette idée insensée qu’il puisse faire parti de la famille éloignée de l’actuel Mizukage.

Les politiciens menaçaient alors de reprendre leur fonds investis dans le village si Shinobu ne suivait pas certaines de leurs directives. Ce dernier était conscient de l’impossibilité de trouver un financement subsidiaire pour pallier à la perte qu’entraînerait le départ des politiciens, et surtout de l’immense débâcle que cela produirait sur Kiri no Sato. De nombreuses constructions seraient retardées, il y aurait des impayés et des majorations, il devrait augmenter les impôts et risquer la révolte des paysans. Alors qu’on le pensait acculé et prêt à répondre favorablement aux exigences des dirigeants du pays, le Sandaime fit volte-face et proposa une attaque sur Kumo pour démontrer la puissance de Kiri. Avec ses capacités oratoires et ce nouveau projet, il séduisit, encore une fois, son auditoire et repoussa l’ultimatum imposé par ses anciens mentors.

Toutefois l’assaut sur Kumo, mené en concert avec Konoha, ne se passa pas comme prévu. Les troupes du village de la Foudre résistèrent farouchement. Leurs connaissances du terrain montagneux leur permirent de mener des tactiques de guérillas terriblement efficaces. Alors que Shinobu demandait un redéploiement des troupes pour un assaut en concert, Makato décida de tenter une percée, qui échoua et se solda par sa mort. Les troupes du pays du Feu se retirèrent. Celles du Pays de l’Eau aussi, le Sandaime ne souhaitait pas s’enliser dans un conflit, sans soutien.

Malheureusement pour Shinobu, son répit ne fut que de courte durée, son action contre le village de la Foudre n’avait pas convaincue et cette fois, c’est tout le Lotus qui mit son poids dans la balance, appuyé par des personnes extérieures à celui-ci. Ses proches notèrent toutefois un changement dans son comportement, sans perdre sa lucidité, son cynisme s’accentua, il semblait redouter l’approche d’une date fatidique. La désertion de son frère jumeau Karasu Aisu, étouffée, qui s’était déroulée quelques mois plutôt semblait affecter plus profondément qu’on ne l’aurait cru. Peut-être lui-même s’étonnait-il de ce désarroi non feint ? On disait que Shinobu ne dormait plus la nuit et qu’il passait tout son temps à réfléchir, à envoyer des messages et à attendre les réponses. On alla jusqu’à parler de folie, de démence, en disant qu’il parlait tout seul, les politiciens ne relâchaient pas leur étreinte et accentuait même la pression. On en vint à lui demander sa démission. Ne regardant plus que de loin les affaires du pays, ce dernier commençait à faiblir depuis quelques mois face à la gestion efficace des autres pays, ce recul fut une nouvelle arme employée par les détracteurs du Mizukage, reste à savoir si cela était fait intentionnellement. Le Sandaime s’engagea alors dans l’un des plus grands “coups de poker” jamais réalisé, dont bon nombre de personne n’entendront jamais parler, pas même un murmure, mais ceux qui ont la chance d’entrevoir une partie de ce projet ne peuvent que s’incliner devant le génie mis en œuvre.

Shinobu accepta de laisser sa place, mais demanda à régler des affaires en cours. Il demanda à la réunion exceptionnelle des Kage des cinq grands villages cachés. Le temps que ces nouvelles parviennent aux intéressés, il commença à mettre en avant un de ses protégés, un élève et membre de son clan disparu, Kaisan Aisu. Il l’introduit dans les hautes sphères du pouvoir et le fit confronter avec une tête montante en politique, membre officieux du Lotus Pourpre, Nezu Shimoto. Shinobu plaça sa date de succession juste après sa réunion avec les autres Kage au Pays du Thé, terrain neutre. Seuls les chefs de Konoha, Suna et Kumo répondirent à l’appel. Iwa était dans la tourmente, luttant contre Kawa no Sato. Cependant à l’arrivée de la réunion, le chef du village du Sable et des Nuages étaient tous deux décédés, dans des circonstances plus qu’étranges. Ryushi Aburame accusa le Mizukage d’être à l’origine de ce terrible coup du sort et le défia grâce à l’antique Règle des Trois. Shinobu tua alors son opposant, sous les regards stupéfaits des témoins, dans les règles du combat imposé. Beaucoup dirent que le Sandaime avait prévu la réaction de son homologue du Pays du Feu, qu'il s'attendait à être défié ainsi et que cela faisait parti de sa machination. Si aucune preuve n’a été trouvée pour pouvoir accuser directement ou indirectement le Sandaime Mizukage dans la disparition tragique des deux autres Kage, trop d’éléments concordent et créèrent un vive émoi au sein des villages cachés.

A l’heure où le pouvoir allait très certainement revenir à un des siens, la scène internationale était vide de tout opposant, le prochain Mizukage aurait complètement les mains libres. Cependant Shinobu ne s’arrêta pas là et de retour dans ses terres, réunit dans le plus grand des secrets une assemblée extraordinaire des membres du Lotus Pourpre. Il fit valoir ses actions, même celles réalisées dans l’ombre, pour Kiri et grâce à son éloquence rallia bon nombre d’individus à sa cause, vidant les rangs de ses opposants. Shinobu voulait démanteler son opposition, il voulait en finir avec cette organisation qui rongeait Kiri et pour cela il comptait la vider de son essence même, de ses membres, les convertir en quelque sorte. Il tenta de démontrer que le Lotus n’avait plus de raison d’exister et que se rallier à son disciple serait le plus bénéfique dans le futur, qu’il serait capable de faire ce qu’il avait fait pour Kiri. C’est là que son plan apparut peut-être dans toute sa grandeur, il allait laisser comme héritage à son successeur une absence totale d’opposition, intérieures comme extérieures, sans compter que les dettes allaient bientôt expirer, car complètement remboursées. En somme, des conditions de début de mandat idylliques. Mais c’était sans compter le coup du sort, Nezu proposa un vote, un mois après le jour de la réunion extraordinaire du Lotus, pour que tout le monde puisse avoir son avis “à froid”. La date de succession du titre de Mizukage serait reportée d’autant.

Shinobu ne put rien faire pour empêcher ce report, lui qui devait disparaître pour des raisons personnelles, pour mettre en sécurité son clan, son village, avant la date “fatidique”. Il partit dans une nuit, en laissant ces dernières recommandations à Kaisan.

MessageSujet: Re: Histoire de Kiri no Sato   Jeu 25 Juin - 21:55

Yondaime Mizukage - Shotaru Raïso

Le vote eut bien lieu, mais en l’absence de Shinobu, l’avantage alla à Nezu. Ce dernier avait durant son mois de répit, trouvé un concurrent à opposer à Kaisan. Sans le Sandaime, beaucoup tournèrent le dos à son protégé et l’Aisu n’eut pas l’éloquence de son maître. Les votes déclarèrent que le Lotus Pourpre continuerait d’exister, ce qui implicitement désignait le candidat de Shimoto comme nouveau Mizukage. Les politiques, membres de l’organisation, n’eurent pas de mal à convaincre le daimyo et leurs confrères du juste choix du nouveau Mizukage. Certains rappelèrent que ce n’était pas le choix du Sandaime et l’on rétorqua que les absents avaient toujours tort.

C’est ainsi que Shotaru Raïso fut élu au poste de Yondaime Mizukage et l’on retrouva Kaisan mort cinq jours après cette nomination, dans son lit. Les médecins attestèrent l’improbable crise cardiaque d’un homme d’une trentaine d’années.

Shotaru était un homme bon vivant, adepte du corps à corps et combattant confirmé. Il n’en restait pas moins très influençable et aux connaissances réduites quant à la gestion d’un village. C’est pourquoi il choisit Nezu comme bras-droit pour l’épauler. En réalité, le politique menait réellement la danse et c’était lui qui prenait les décisions, Shotaru n’était qu’un faire-valoir. Les proches du politicien savait qu’il avait placé Raïso au poste de Mizukage parce qu’il n’aurait aucun problème à le contrôler et parce ses capacités de shinobi, que ne possédait pas Nezu, permettait de conserver la tradition du leader fort.

Personne ne sut jamais si Shotaru était conscient de cet état de fait. Toujours est-il qu’il accepta de bon gré cet étrange concubinage et tenta à sa manière d’assurer le rôle qu’on lui avait confier le mieux possible. L’homme était très sociable, il allait régulièrement sur le terrain d’entraînement avec ces hommes, se rendait à l’Académie pour donner des cours, aider des aspirants et d’autres shinobi à apprendre, comprendre et maîtriser la voie des guerriers de l’ombre. De tous les Kage, se fut sans aucun doute le plus présent auprès de ses troupes car tout le travail de bureaucratie, de gestion, de planification, tout cela, était laissé entre les mains de son “fidèle” suivant.

Les dettes finirent d’être payées et Nezu et le Lotus Pourpre profitèrent alors de l’excellente situation laissée par Shinobu. La politique extérieure changea, Kiri se positionna comme un village supérieur aux autres et les tons et attitudes furent modifiés. On ne traitait plus d’égal à égal. Les politiciens modérés crièrent à la folie. Les autres villages se relevaient doucement, des Kage étaient nommés, de nouvelles politiques misent en place. Ils craignaient la formation d’une coalition si le ton donné par Kiri ne changeait pas.

L’énorme nombre de contrats de missions remplies, l’économie florissante et un contentement général firent taire ses commentaires. Cependant l’attitude toujours plus hautaine du village de la Brume commença à lasser et à énerver. Les relations entre des autres villages avec Kiri s’atténuèrent.

Les critiques revinrent en masse et cette fois la situation ne suffit plus à les faire disparaître. Elles s’intensifièrent encore lorsque Kiri répondit négativement à la demande d’aide de Kumo, pour attraper des déserteurs sur le sol du pays de l’Eau. Une absence de réponse ou une réponse évasive auraient été interprétées pareillement, mais jugées bien plus adaptées à la situation. Cela mit définitivement un terme aux relations entre les deux villages, tant économiques, que culturelles. Konoha, Suna et Iwa décidèrent de se ranger du côté de Kumo, avec plus ou moins de conviction. Cette action fit gronder la colère tant chez les politiciens que chez les shinobi, des dissensions commençaient même à apparaître au sein du Lotus. On évoqua même la mort mystérieuse de Kaisan et le choix fait il y avait de cela quelques années.

L’opposition voyait ses rangs grossir de jour en jour et certains meneurs apparaître, comme Zabuza Momochi. Nezu craignit alors un renversement de pouvoir comme le Lotus l’avait déjà orchestré pour la passation de pouvoir entre le Nidaime et le Sandaime. Des têtes de l’opposition tombèrent étrangement, en mission, dans leur sommeil, d’une maladie inconnue, mais cela ne fit qu’attiser le feu du mécontentement. La foule menée par quelques combattants charismatiques demandait la démission de Shotaru et de ses collaborateurs. Le Yondaime resta silencieux, ne sachant quelle attitude adoptée et peut-être dépassé par les évènements.

Nezu envoya alors des hommes du Lotus à Kumo pour proposer un sordide marché. Dans les tenants de ce dernier, le village de la Foudre attaquerait celui de la Brume en échange de cartes maritimes importantes. La rancœur et les promesses eurent raison de la méfiance de Shagen Hyuuga, Raikage de l’époque. Les personnes faisant ouvertement parties de l’opposition furent envoyées à des postes frontaliers. A l’aide d’informations données par les hautes sphères de Kiri, ces places fortes furent prises aisément par les troupes de Kumo et ses occupants massacrés. Les shinobi de la Foudre progressaient promptement et ne semblaient plus vouloir s’arrêter. Ils remontaient un fleuve pour frapper directement le village de Kiri, néanmoins cela suivait ce que les stratèges kiréens avaient prévu. Les troupes kuméennes tombèrent dans une embuscade gigantesque sur le fleuve menée par le désormais très célèbre Hyô Geïrou, surnommé l’Homme de Glace. Il s’en suivit un ignoble massacre des deux partis, toutefois sur leur terrain de prédilection, les troupes du pays de l’Eau avaient l’avantage et Kumo dû battre en retraite. De nouvelles informations arrivèrent à Kumo, mais les généraux de la Foudre les jugèrent, avec raison, erronées. Les dirigeants de Kiri avaient réussi leur manœuvre, bon nombre des membres contestataires étaient décédés et les survivants pensaient à panser leurs plaies et non à chercher querelle, ou alors ils vouaient une haine plus ou moins farouche à leurs assaillants, il n’y avait donc plus de raisons de continuer à faire perdre la face à Kiri. Shagen, si toute la subtilité de l’histoire lui échappait sans doute, décida de ne pas enliser ses troupes plus longtemps dans un conflit à l’issue incertaine. Les politiciens, pour couper court à toute tentative d’analyse de la gestion des armées et de l’étrange facilité avec laquelle Kumo avait avancé sur Kiri, trouvèrent des boucs-émissaires et firent passer les occupants du fort tenant l’embouchure du fleuve, rebaptisé suite à l’événement, Fleuve Rouge, pour des traîtres qui avaient vendu leur pays. Ils furent nommés les Réprouvés. Nezu fit preuve d’une finesse cruelle en ne bannissant pas les survivants du fort, les autorisant à vivre au village et leur imposant les brimades et les insultes des villageois.

Il restait toutefois quelques hommes pour s’opposer à Nezu et Shotaru, mais ils n’étaient plus écoutés. Dirigés par Zabuza, ils tentèrent d’assassiner le Mizukage et échouèrent. Cette action fut tourné en coup d’état par la classe politique et dès lors, les participants à cette exaction furent dûment pourchassés en tant que déserteurs. Jouant sur le fait que les forces de Kiri étaient diminuées après leur affrontement contre Kumo, ainsi que par le départ d’escouades d’anbu pour chasser les nukenin, auteurs du coup d’état, Zabuza infiltra le village, à peine une semaine après sa tentative ratée et réussit où il avait échoué en prenant la vie de Shotaru. Il ne put toutefois trouver Nezu et fut obligé de fuir.

MessageSujet: Re: Histoire de Kiri no Sato   Jeu 25 Juin - 21:55

Godaime Mizukage - Zabuza Momochi

En l’absence d’un pantin, on pouvait espérer un nouveau Mizukage qui éclipserait l’emprise néfaste du Lotus. Malheureusement ce ne fut pas le cas car l’habile Nezu sut une fois encore retourner correctement sa veste.

Il décréta que suite à la guerre contre Kumo, il n’y avait plus de prétendant éligible au titre de Mizukage et que par conséquent il fallait laisser au temps le soin de former et perfectionner les actuelles générations pour façonner un nouveau leader.

Dans l’attente de ce successeur, il mettrait en place un gouvernement de transition, qui regroupait en fait les principaux chefs du Lotus et quelques combattants, depuis longtemps rangés du côté du groupe secret. Cependant, Nezu, inquiet de ne pas créer de nouveau des conditions favorables à une opposition, révisa les objectifs de la politique extérieure et Kiri adopta un ton courtois et froid à la place de désinvolte et supérieur. Il se concentra aussi sur l’économie du pays pour quelle ne vacille pas à cette sortie de guerre, suite aux pertes et donc à la carence de revenus engendrée par un plus faible nombre de missions accomplies.

Certains demandèrent pourquoi Hyô Geïrou n’avait pas été nommé au poste de Mizukage, puisqu’il en avait la puissance. On répondit que son jeune âge était incompatible avec la fonction, d’autant plus que le premier intéressé ne souhaitait pas se voir proposer cette fonction. De leur côté, les membres du Lotus firent leur possible pour minimiser les actions d’éclats susceptible de porter aux nues un individu, néanmoins cela n’empêcha pas Nezu de donner des fonds supplémentaires à l’Académie, lui permettant, entre autre, de se mettre à niveau pour les connaissances en médecine, qui étaient jusqu’alors archaïques.

Durant ces années, Zabuza avait fui ses terres natales pour trouver refuge dans le village du Sable. Il fut accepté tant bien que mal, certains prétendirent qu’il avait vendu des secrets de Kiri contre son salut, d’autres avançaient qu’il avait par sa seule force conquit le droit de résider dans le village. Toujours est-il que le Kazekage Satsuchiki en personne décida de s’intéresser à l’individu. Les deux hommes nouèrent une sorte de relation s’approchant d’un lien maître et élève. Toutefois après quelques années, Zabuza, l’apprenti, décida de retourner dans son pays. Sa décision était-elle réfléchie ou non, personne ne le sut ni le saura jamais. Au cours du voyage qui le ramena sur les côtes d’Uke, il trouva le Sabre légendaire Kubikiri Houcho et en devient le possesseur. Malgré son passé et la honte qui couvrait son nom, avec cette relique d’un temps que tous croyaient révolu et la situation propice, en l’absence d’un Mizukage, il fut tout de suite vu et accueilli comme un héros. L’enthousiasme et la pression exercés par le peuple tout entier fut si prompte et si intense que les politiciens n’eurent pas le temps de réagir et durent bien malgré eux nommer Zabuza. Il réduit alors au silence tous les politiciens du gouvernement “provisoire”, qui durait déjà depuis quelques temps, qui se retrouvèrent presque du jour au lendemain sans aucun pouvoir. Même dans l’ombre, ils se trouvaient entravés par des verrous qu'imposa dès sa prise de fonction le Godaime. Il centralisa tous les pouvoirs et devint une sorte de monarque totalitaire, détruisant l’influence de toute autre personne que lui. Il fut vivement critiqué, ouvertement même, mais le symbole qu’il tenait entre ses mains était tel que personne n’osait aller plus loin que de simples mots. Pour la première fois de son histoire, le Lotus Pourpre se retrouvait muselé, impuissant, contraint d’attendre des jours meilleurs.

Zabuza souhaitait mener une politique volontaire, demandant à ses hommes toujours plus, peut-être parfois trop. Les missions s’enchaînaient à un rythme effréné, l’argent rentrait et Kiri se modernisait. Le Mizukage assura lui-même la formation de beaucoup de recrues, n’hésitant pas à aller chercher lui-même les forts potentiels dans les petits villages des îles avoisinantes Uke. Cependant, au bout de quelques mois déjà, les troupes fatiguèrent mais le Godaime n’en démordait pas et continuait à exiger le maximum de ses hommes.

Une main de fer, dans un gant d’acier.

Alors que les troupes semblaient à la limite de la rupture physique et morale, le Mizukage instaura un repos compensateur, avec un système de roulement, permettant une meilleure récupération pour les équipes qui effectuaient un grand nombre de missions. Il récompensa de diverses manières l’efficacité et l’esprit d’équipe avec des promotions, notamment. Ces mesures apaisèrent et beaucoup analysèrent ces actions comme une relance vigoureuse, douloureuse, mais efficace.

Cependant, Suna ne voyait pas d’un bon œil ce renouveau à Kiri et trouvait que le nouveau Mizukage oubliait prestement qui l’avait accueilli durant de longues années. Satsuchiki se servit de ces rumeurs pour lancer un assaut sur le village de la Brume, mais les réels motifs différaient de beaucoup.

L’équilibre du monde était menacé.

En effet, une nouvelle organisation avait vu le jour : Asahi. Avec à sa tête, un homme aux ambitions sans bornes et aux pouvoirs sans limites, Kikuria. Le Kazekage avait appris, au prix de bien des vies, que l’organisation souhaitait réunir cinq reliques pour obtenir une nouvelle forme de puissance. Chacune de ces reliques avait été donnée en des temps reculés aux villages...

Satsuchiki pensait que la relique de Kiri serait plus en sécurité à Suna et souhaitait duper Asahi qui aurait alors pu chercher autant qu’il le souhaitait à dans le village de la Brume, sans rien trouver. L’assaut devait se contenter de se dérouler aux abords du village, pour détourner l'attention du gros des troupes kiréennes, pendant que plusieurs unités d’élite l’infiltreraient pour retrouver la relique.

Mais tel fut prit qui croyait prendre.

L’organisation de déserteurs profita de la discorde pour voler la relique et infligea un sévère revers à Satsuchiki, qui ne parvint plus à contrôler ses propres démons et devint une véritable menace pour tout être vivant. Ce fut Zabuza qui réussit à mettre un terme à la tuerie, au prix de sa propre vie. Ayant perdu leur chef respectif, un cessez-le-feu fut très vite instauré. Le constat était affligeant des deux côtés et ce fut la tête basse que les troupes de Suna rentrèrent au Pays du Vent.

Une fois n’est pas coutume, le Godaime avait eu le temps de coucher sur papier ses dernières volontés et nommait pour lui succéder Shinji Azechi. Un médecin extrêmement capable, à la réflexion prompte et avisée, mais ô combien pacifiste. Nezu, bien qu’âgé, et le Lotus étaient une fois encore écarté du pouvoir...


Dernière édition par Iba Hiyori le Ven 25 Sep - 17:57, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Histoire de Kiri no Sato   Jeu 25 Juin - 21:56

Rokudaime Mizukage - Shinji Azechi

Shinji semblait bien plus faible que Zabuza, en effet, il redonna du pouvoir aux politiciens et délégua certaines tâches. Dès lors le Lotus commença à fomenter sa nouvelle ascension vers le pouvoir. Et alors que le Rokudaime essayait de remettre de l’ordre dans les affaires de Kiri, suite à l’affrontement contre les forces du village du Sable, Nezu contactait une autre organisation : Kakumei.

Cette dernière assura un soutien financier énorme, pour ne pas dire illimité à Nezu, ce qui lui permit à grand coup de pots de vin, de se replacer au mieux dans les hautes sphères, mais aussi d’enrôler bon nombre de personnes à ses côtés. Kakumei alla même plus loin en lui fournissant plusieurs combattants pour effectuer ses basses besognes et s’infiltrer au sein même du village.

Nezu ne resta pas inactif et monta plusieurs fois sur l’estrade, (faisant dorénavant parti de l’opposition) pour exprimer son ferme désaccord avec la politique pacifiste, qualifiée de « molle et d’inefficace » menée par Shinji. Il jugeait qu’il fallait être plus actif sur la scène internationale et ses promesses en séduisirent plus d’un. D’autres n’oubliaient pas qu’il avait été le conseiller de Shotaru et où la politique de ce dernier les avait mené. De plus, le Rokudaime était le successeur désigné par Zabuza et bon nombre de shinobi, souhaitaient suivre la dernière volonté du défunt Mizukage.

Petit à petit, deux factions se dessinèrent. L’une pour Azechi, nommée les Enfants de la Brume et l’autre pour Nezu. Il ne fallut pas attendre longtemps avant qu’il y ait des petites escarmouches entre les deux partis.

Shinji essaya de calmer les tensions, il rencontra plusieurs fois Nezu, devenu le meneur de l’opposition, mais rien de concret n’en ressorti. Le politicien, sentant qu’il ne gagnerait pas le pouvoir par des moyens conventionnels et poussé par son avidité de pouvoir, décida d’accélérer le mouvement. Des assassinats furent programmés et exécutés, certains ratèrent...

Ainsi fut déclenché une violente guerre interne à Kiri, qui dura seulement une journée. Au cours de cette dernière, la Mairie où résidait Shinji fut violemment attaquée. L’assaut fut repoussé, ce qui brisa le moral des combattants. Nezu fut capturé et mit en prison. Suite à ces sanglants et fratricides combats, qui coutèrent la vie à bien des shinobi, dont le fils du Rokudaime, celui ci décida de s'entourer de deux personnes de confiance, pour l'épauler dans sa tâche. Ainsi furent nommé Kenji Eichino et Yukari Sabarito aux postes de bras droit. Sans que Shinji en soit complètement convaincu, il soupçonnait Yukari d'appartenir au Lotus Pourpre. Il jouait un jeu dangereux, mais pariait intérieurement que cela lui servirait.

Les tensions n'étaient toutefois pas apaisées et elles menaçaient de plonger de nouveau le village dans un bain de sang, à tout instant. Shinji mit alors tout en œuvre pour calmer les membres des deux camps. Il mit en place une réunion hebdomadaire au cours de laquelle seraient discutés l'ensemble des sujets importants sur les actions menées par le village, tant à l'extérieur, qu'à l'intérieur. A l'aide de ses deux acolytes, il veilla à ce qu'aucun parti n'ait le dessus sur l'autre et à rester maître des décisions.

Un autre évènement d'importance se profilait à l'horizon, le tournoi pour passer classe moyenne à Konoha. Ce dernier se déroula sans encombre jusqu'à l'attaque d'Asahi.

Une équipe menée par Hyô Geïrou fut confrontée à quelques membres de l'organisation. Ces derniers réussirent à s'échapper, mais de nombreuses informations purent être récoltées, dont une importante, par Iba Hiyori, celle de l'appartenance de Karasu Aisu à ce puissant conglomérat de déserteurs.

Shinji, après que les affrontements eurent pris fin, décida d'autoriser une partie de ces hommes à rester à Konoha pour aider à la reconstruction du village. Le temps n'était plus aux discordes entre les villages et l'attaque d'Asahi et les manigances de Kakumei avaient fini par convaincre toutes les parties qu'il était temps de partager les informations pour venir à bout de ces deux menaces, devenues trop tangibles.


Dernière édition par Iba Hiyori le Ven 25 Sep - 17:58, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Histoire de Kiri no Sato   Jeu 25 Juin - 21:56

Sujets Importants de Kiri

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] : Toutes les informations concernant les dix différentes îles qui composent le Pays de l'Eau.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] : Le combat entre l'équipe d'Hyô Geïrou et les membres de l'organisation Asahi lors du tournoi chuunin à Konoha.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] : Le combat à la Mairie, opposant Shinji, Hyô et ses hommes aux shinobi de Nezu et du Lotus Pourpre.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] : Affrontement lors de la guerre civile entre Tachi, membre de Kakumei et Satoshi, juunin de Kiri

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] : Découvrez l'un des plus terrible affrontement de l'histoire du monde shinobi. Celui qui opposa le Godaime Mizukage à son homologue Kazekage

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] : Vous y trouverez de nombreuses informations concernant le Sandaime Shinobu.
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