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 Les Ruelles

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MessageSujet: Les Ruelles   Dim 30 Avr - 11:51

[précédent : Magasins d’armes
Note : Ce RP intervint après le chapitre II partie 2 (pas encore fini de rédiger)…et le combat contre Hyrungo, pour ceux qui suivent mon BG^^]

Cela faisait plusieurs minutes qu’Iba avait quitté l’armurier, et déambulait à travers les rues de Kiri. Il rentrait chez lui, la pluie venait juste de cesser, mais des nuages noirs foncés menaçaient toujours le garçon. Les trottoirs étaient gorgés d’eau, tout comme les égouts, à cause de l’orage torrentiel qu’il venait d’y avoir; Iba, sans savoir pourquoi éprouvait une sensation de plénitude et de quiétude frisant l’inquiétant. Il inspirait l’air vivifiant à plein poumons. Il se sentait bien, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. En effet, ses nuits étaient peuplées d’insomnies, de visions et de cauchemars : difficile de trouver le repos et le sommeil réparateur dans de tels conditions. Pourtant, sans en connaître la cause, l’aspirant avait « la pêche », alors que, pourtant, le temps maussade, voire mauvais, ne s’y prêtait pas. L’étudiant avait beau chercher ce qui pouvait bien être la cause de cette « euphorie », il ne trouvait pas.
Il n’était pas pressé de rentrer chez lui, et décida, contrairement à ses habitudes, de rester dehors, bien qu’au vu du ciel, ce ne soit pas pour profiter des bienfaits d’un temps ensoleillé. Iba espérait que l’air frais et la brise légère lui permettrait de s’éclaircir les idées. Il pensait à l’Académie, à son dernier cours, mais aussi aux prochains. Il n’était pas totalement sûr d’avoir bien assimilé la dernière technique que lui avait enseigné Shinobu. Le garçon se promit intérieurement de la retravailler pour que son senseï n’y trouve rien à redire et soit satisfait de son élève.
Iba entreprit alors de faire un grand détour, avant de revenir à son habitation. Il marchait dans les rues, passant devant les nombreuses échoppes qui longeaient la route. Par endroit, il y avait des arbustes de plantés, pour donner un peu plus de cachet à la ville. Malheureusement, en cette époque de l’année, ils ne pouvaient guère être fleuris, ce qui désola quelque peu le garçon. Il marchait, encore, sans cesse, sans but dans les allées de la ville, découvrant par moment, un magasin ou un bâtiment qui lui était inconnu. Il s’enhardit même jusqu’à prendre des allées qu’il n’avait jamais empruntées auparavant. Pourquoi ne l’avait-il pas fait, jusqu’à aujourd’hui ? Tout simplement la peur…celle d’être reconnu…
Cela faisait maintenant plus d’une bonne vingtaine de minutes qu’il errait…
Iba aperçut un banc, il décida de s’asseoir. Il était trempé, il passa donc sa main sur les lattes, de couleur vert foncées, pour en enlever le maximum d’eau. Il posa sa paume à une extrémité et la ramena brutalement de l’autre côté du banc, pour éjecter le liquide incolore du futur reposoir de fondement du garçon ( Razz). Une chose surprenante se produit soudain, comme lors du cours de la veille avec Shinobu et l’évier…comme chez lui, avec le verre d’eau.


*Incroyable…cette fois je ne rêve pas.*

En effectuant son geste, il venait d’expulser toute l’eau du banc, dans un puissant jet. Le reposoir en bois vert était dorénavant sec, plus une trace du liquide incolore. Iba resta un long moment, interdit. Heureusement pour lui, le temps était peu propice aux sorties et personne ne l’avait vu. Les rares passants devaient être trop plongés dans leurs pensées ou activités pour prêter attention à un jeune garçon. Intrigué, Iba se mit en quête d’un autre banc trempé. Il trouva aisément l’objet de ses recherches, quelques mètres plus loin. Un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche. Personne…il réitéra son action, mais cette fois, rien ne se passa. L’étudiant était plus que dépité. Il réessaya encore une fois, puis deux, et trois, mais sans succès. Que lui manquait-il pour réitérer l’exploit réussit à l’instant ? Il ne comprenait pas. Néanmoins, il avait du temps devant lui, il pouvait donc chercher ses réponses tranquillement. Il se décala encore de plusieurs mètres, et dénicha un troisième banc, tout aussi humide que les précédents. Une fois de plus, il vérifia qu’il n’y avait pas de passants pour l’observer, puis il se concentra.

*Je veux que toute l’eau s’en aille…
Je veux que toute l’eau s’en aille du BANC !*


Il posa sa main sur la construction en bois vert foncée, et effectua son mouvement horizontale de la main. Rien, toujours rien. Ce n’était pas ça, pas encore…il lui fallait trouver la clé pour tout faire fonctionner correctement.

*Prends ton temps c'est quelque chose que tu dois sentir et pas forcer à se faire.*

C’était ce que lui avait dit son professeur, Shinobu, lorsqu’il lui avait expliqué comment créer de l’eau. Il devait sentir l’eau l’environnant, être en symbiose avec elle, ne faire qu’un. Iba se mit alors à intensifier sa respiration, ses respirations, comme ses expirations se faisaient plus longues et plus bruyantes. Il se concentra sur son environnement, et pour se faire, ferma les yeux. Il se remettait dans les conditions de la création d’eau. L’étudiant se mit ensuite à faire circuler plus rapidement son chakra dans son corps, augmentant du coup le déplacement de son flux sanguin. Il poussait dans ses retranchements ses sens, pour déceler toutes traces d’eau l’entourant.

*Il faut sentir, ressentir…chercher l’unité.

Son état de plénitude revint, il sentait l’eau ; il était bien, là, au calme, les yeux fermés, la brise caressant son visage. Il sentait. Elle était partout, dans l’air, tout autour de lui, sous ses pieds, dans le sol, en lui, dans son propre corps. Il était transcendé par ses nouvelles sensations. C’était comme s’il venait de s’éveiller doucement à un nouveau monde.

*Maintenant !*

Il rouvrit les yeux, posa sa main sur l’extrémité droite du banc, et la ramena jusqu’au côté gauche, dans un geste vigoureux, avec la ferme intensité d’enlever toute l’eau sur le banc. Cette fois-ci se fut un franc succès. Toute l’eau s’envol a sur cinq mètre environ, cependant, Iba se sentit tout d’un coup mal à l’aise. Il avait la tête qui tournait, des gargouillis bizarres au niveau de l’estomac. Il s’assit promptement sur le banc devenu sec, pour reprendre son souffle et ses esprits. Ce ne fut qu’une nausée passagère, et peu de temps après le ninja de Kiri, grâce au vent frais et à son inaction, se retrouvait d’aplomb. Il commença à analyser ce qu’il venait de vivre. Comment avait-il développer une telle habilité ? Ce contrôle de l’eau allait-il de pair avec sa création ? Après tout quand il faisait un dragon aqueux, n’exerçait-il pas un fort contrôle sur l’eau pour la modeler selon sa volonté ? Iba était quelque peu perdu. Il décida de s’entraîner à retrouver la sensation de symbiose qu’il venait de vivre à l’instant d’avant.
Etonnamment cela ne lui demanda pas beaucoup d’efforts, car il avait bien assimiler la technique, et la « procédure » à utiliser. Il passa une bonne heure à se concentrer, assis sur son banc, puis à relâcher sa concentration, pour recommencer l’exercice. Cela ne demandait pas beaucoup d’efforts, il fallait juste rester calme. Le jeune garçon appréciait de plus en plus la sensation de béatitude qu’il retrouvait lorsqu’il arrivait à l’état de symbiose avec l’eau. C’était indescriptible, un peu comme lorsque l’on va nager, et que l’on sent l’eau courir sur sa peau, glisser le long des muscles…
Iba mettait de moins en moins de temps à se plonger dans cet état de transe, toutefois le petit jeu commença à le lasser, il devait trouver un nouveau moyen d’exploiter son pouvoir.


*Ton chakra doit couler dans l'air comme l'eau coule sur le sol.*

Shinobu lui avait dit d’utiliser son chakra pour créer de l’eau, mais s’il avait déjà de l’eau à portée, dans l’air, dans les plantes, dans le sol et le sous-sol, peut-être pouvait-il l’appeler à lui pour s’éviter une dépense d’énergie inutile. Il tourna sa main droite vers le ciel, concentra une faible dose de chakra dans sa paume, et « appela » l’eau.

*Viens…Viens…Viens…*

Dès lors, des fines gouttelettes d’eau s’élevèrent dans les airs, quittant la surface rugueuse du trottoirs. Dans un cercle de trois à quatre mètres, Iba était entouré par une multitudes de gouttelettes d’eau. La facilité déconcertante avec laquelle il arrivait à rassembler l’eau semblait provenir d’un don inné. Toutefois, lorsqu’il essaya de rassembler l’eau dans sa paume, les choses se corsèrent, son contrôle du liquide devint plus ardu, il dut augmenter la quantité de chakra malaxé. La difficulté croissait à une vitesse exponentielle, et rapidement elle se retranscrit sur le visage fermé de l’étudiant. Finalement au bout d’une minute d’essai intensif, il relâcha la concentration et toute l’eau retomba sur le sol, dans un « splash ».
Il en avait complètement oublié les passants. Deux d’entre eux s’étaient arrêtés près de lui. Il s’agissait de deux hommes, d’affaires, certainement, d’après le coûteux costume qu’ils arboraient. L’un était grand avec le crâne dégarni, l’autre plus petit et rondouillard. Tous deux portaient une mallette .Le grand s’apprêtait à dire quelque chose, mais à la vue du bandeau frontal, il s’abstint et le duo partit sans demander son reste. Iba avait retenu son souffle tout durant l’événement, craignant qu’on ait put d’un quelconque façon l’identifier.


*Tu es vraiment stupide…tu n’es pas une star, personne ne te connaît…il ne m’arrivera rien tant qu’ils ne sauront pas mon nom.*

Il devait être quatre heure de l’après-midi, cela laissait encore pas mal de temps avant la tombée de la nuit. L’aire d’entraînement du garçon était plutôt loin. Il allait continuer de s’entraîner, ici, dans cette rue vide de passants. Il ne gênait personne, et grâce à son bandeau, il était exempt de réflexion…enfin tant qu’il se contentait de faire ces petits tours avec l’eau. Il recommença l’expérience plusieurs fois, avec plus ou moins de réussite, pendant deux heures environ. A chaque tentative, il essayait de trouver une nouvelle méthode, une nouvelle approche, pour arriver à contourner la difficulté, mais rien n’y fit. Contrairement à ce qu’il s’attendait, personne ne s’arrêta près de lui, pour l’épier ou lui poser une question. Bizarrement, la rue était devenue complètement désertique, ce qu’Iba apprécia tout particulièrement. Il commençait à être fatigué par ces exercices répétés. Pas une seule fois, il avait réussit à ramener de l’eau dans sa paume. Le mieux obtenu par le jeune garçon était des cercles difformes, d’environ trois mètres de diamètre entourant sa personne. Dès qu’il essayait de plus rapprocher l’eau, il perdait le fil de ses pensées, ainsi que sa concentration, et pour finir son chakra était aspiré à une vitesse démentiel. Il lui faudrait sûrement encore beaucoup d’heures, et même de jours d’entraînement pour parvenir à stocker de l’eau dans sa paume. Il tenta de se lever, mais retomba immédiatement sur le banc. Sa tête tournait, peut-être s’était-il levé trop vite. Il resta là, assis encore quelques minutes à contempler le ciel grisâtre, tacheté de nuages du même acabit, puis il se releva, lentement, cette fois-ci.
Le soleil pâle commençait à se coucher à l’horizon, il était temps de se rentrer. Sans se presser, l’étudiant prit le chemin qu’il allait le conduire jusqu’à sa demeure.


Dernière édition par le Dim 30 Avr - 20:42, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 30 Avr - 11:53

[Attention, double post…ceci est donc la deuxième partie…]

Iba cheminait dans la ville. L’atmosphère devenait inquiétant au fur et à mesure qu’il avançait pour rentrer à son appartement. Il n’avait plus vu un seul passant, un seul autre individu errer dans les rues, depuis cinq minutes…pas même dans les échoppes, ou les bistros et autres bars. Kiri semblait avoir été déserté. Où les gens pouvaient-ils être ? C’était…c’était comme si tout le monde venait de fuir quelque chose, un mal, comme s’il fuyait un ennemi. Cette idée traversa l’esprit du garçon, mais il la réfuta aussitôt.

*De quel mal veux-tu que Kiri soit atteint ?*

En effet, le raisonnement était stupide, il était vrai que l’atmosphère était pesante, oppressante, voire lourde, mais ce n’était dû qu’à l’état du ciel, rien de plus. Il n’y avait pas de raison de s’en faire. Les gens devaient tous être en train de travailler ou de faire autre chose. Il décida de bifurquer et prit la rue sur sa droite, avec dans l’idée de court-circuiter le passage par le parc pour rentrer chez lui. Là encore la rue était déserte, sans signe de vie, ni d’activité. Elle était assez large, environ vingt mètres, peut-être un peu plus. Cette route était encadrée par de grands bâtiments, des immeubles en pierre gris et sobres.
Iba sentit une goutte de pluie sur son visage. Il allait pleuvoir. Il n’était plus très loin de chez lui.

Soudain, il l’aperçut. Un peu plus loin dans l’allée, se tenait un homme à la stature gigantesque, avec, dans sa main droite, un sabre énorme.


*Un grand sabre, comme Kibo…*

L’individu chancelait, il était blessé à de multiples endroits. Iba refoula la petite voix dans sa tête qui lui disait : Soit prudent…
L’homme titubait et apparemment éprouvait des difficultés à se mouvoir. Iba accéléra le mouvement, il fallait aider cet homme. Au fur et à mesure qu’il se rapprochait, il dévisagea l’individu. Il portait des bandages autour de sa bouche et de son menton. Le torse nu et musclé, avec quand même une sangle pour son arme, ainsi qu’un pantalon normal.
Subitement, le jeune aspirant s’arrêta, une expression de peur sur le visage. L’homme blessé portait un bandeau de Kiri…rayé…


*Un déserteur !…mais comment ? Comment il a fait pour passer les portes ?*

Iba dut faire un gros effort de volonté pour ne pas fuir, tant l’homme devant lui était impressionnant par sa carrure et l’aura de puissance qui l’entourait. S’il était là, c’était forcément qu’il avait passé les portes de Kiri, vu son état, il devait s’être battu contre les chuunins qui gardait la porte, et s’il état là, c’est qu’il les avait battu…et aussi…tué. Iba se rendit compte alors de la situation et de son impuissance. Devant lui se tenait un déserteur capable d’envoyer trois chuunins à la morgue, et lui, il était devant cet homme. Que pouvait-il faire ? S’il tentait de l’affronter, il allait se faire tailler en pièce. Il sentait la terreur l’envahir, mais ses jambes refusèrent de bouger. De grosses gouttes commencèrent à s’abattre sur l’étudiant et le déserteur.

*Du calme, il faut que je me calme…regarde le, il est affaibli…et puis compare le à Charon. Il n’est même pas l’ombre du nocher, il n’a pas l’once de sa puissance. Il ne va pas te mettre à flipper pour si peu. Non, je reviens des enfers, j’ai affronté des âmes errantes…je ne vais pas faillir.*

Son devoir, en tant que ninja de Kiri était de l’arrêter, ou de le retenir jusqu’à l’arrivée de renfort, pour éviter qu’il fasse des ravages parmi la population. Il devait protéger, tel était son rôle. Pour qui le prendrait-on s’il s’enfuyait devant l’adversité ? Cela ne fera que conforter les avis de certains : il deviendrait vraiment un raté, un Réprouvé, un de ceux qui ont lamentablement échoué…
Il en était hors de question. Il allait leur montrer ici, et maintenant, qu’Hiyori ne se dérobait pas face à l’adversité. L’homme n’avait toujours pas bougé d’un pouce et semblait l’observer.


*Je dois l’occuper, le retenir, le temps que les troupes d’intervention arrivent. Il est certain que même dans son état actuel, je ne fais pas le poids. Je vais devoir bluffer.*

Iba tenta de cacher ses émotions à son interlocuteur en adoptant une posture neutre, mais c’était bien trop tard. Il essaya de se cacher derrière un masque d’impassibilité, comme le faisait Shinobu. Il se redressa pour se grandir au maximum, et paraître plus imposant, toutefois, malgré cela, il devait toujours lever les yeux pour regarder son interlocuteur. L’aspirant inspira une bouffée d’air.

«- Déserteur, vous êtes en état d’arrestation. Veuillez-vous rendre sans résistance et déposez vos armes sur le sol. »

L’incompréhension et la surprise se lisait sur le visage du déserteur, néanmoins, il ne déposa pas son imposant sabre. L’orage venait d’éclater, et des trombes d’eau tombait sur les deux personnages. Les mains du garçon tremblait d’excitation et de crainte mêlées.

*Il va falloir tenter le tout pour le tout. Je dois encore pouvoir l’occuper quelques instants avant qu’il n’attaque. Je vais essayer de le déstabiliser…il faut que je continue à bluffer.

L’étudiant s’arqua sur ses jambes et commença à malaxer son chakra. Il chercha à retrouver la symbiose avec l’eau. Il allait tenter un énorme coup d’esbroufe, l’étudiant ferma les yeux. La pluie trempait totalement les deux protagonistes. En moins de quelques secondes, Iba réussit à atteindre l’état d’union. Il sentait, ressentait l’eau autour de lui et particulièrement celle qui lui tombait dessus…mais ce n’était pas tout, il arrivait à sentir l’eau, dans les canalisations alentour.
Il rouvrit les yeux, ses pupilles venaient de virer au bleu azur, voir cristal. Il relâcha tout son chakra d’un seul coup, et ouvrit ses poings. Le jeune aspirant était entouré d’un fort halo bleu. Le sol sous la décharge d’énergie se fissura. A cette vitesse, Iba le savait, il se viderait de son chakra en moins de deux minutes, autant dire qu’il ne pourrait pas affronter son adversaire, mais ce n’était pas ce que souhaitait le garçon, il devait juste retenir le déserteur le temps que les secours arrivent.
Il accentua encore le chakra qu’il extériorisait. Une fine pellicule de glace commença à se former sur sa joue gauche. Il commença à appeler l’eau à lui, et de sinistres grincements se firent entendre. Iba comptait faire exploser les canalisations, en espérant que l’effet spectaculaire de la chose lui permettrait de gagner quelques secondes salvatrices. Le jeune garçon savait qu’il approchait de ses limites. Les grincements se firent de plus en plus sonores, et désagréables.
Iba poussa un cri, appelant à lui, toute l’eau dans les environs. Il ferma ses poings et libéra une puissante décharge d’énergie. Le sol, sous ses pieds, finit de se craqueler et explosa sous l’intensité de la pression. Puis se fut au tour des canalisations, elles explosèrent une par une. L’eau était alors expulsée à la surface, comme des geysers, faisant voler en éclats d’autres parties de la route. L’étudiant la rassembla autour de lui, sous de cercles dissymétriques.


«- Je vous le répète…vous êtes en état d’arrestation, déposez vos armes sur le sol. »

*Je suis totalement vidé…je ne pourrais pas tenir cette forme encore très longtemps. J’espère avoir fait assez de grabuge pour les troupes d’intervention aient localisé ma position.*

Le déserteur ne semblait pas vouloir obtempérer, ni être le moins du monde impressionné par le petit numéro de l’aspirant. Iba faisait tout pour ne pas dévoiler sa peur, priant intérieurement que les renforts arrivent rapidement.
La situation prêtait à rire…le jeune garçon était victime d’un quiproquo. N’ayant jamais vu l’actuel Mizukage, Zabuza, il ne pouvait savoir que c’était ce dernier même qui se tenait devant lui.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 30 Avr - 20:52

[Se passe après mon achat à l'armurerie.]

Darok sortit de l'armurerie, content d'avoir retrouvé Esiko, mais réellement déçu de s'être fait arnaqué. C’était le petit matin, et le temps commençait à se couvrir. Il n’y avait pas de passant, et Darok ressentit un grand moment de solitude. L’heure était matinale.
Il mit les mains dans ses poches et bouda. Il se reprit quelques minutes plus tard puis inspira une longue bouffée d'air frais. Il se balada dans Kiri, encore. Cette ville lui avait énormément manquée, même s'il s'en souvenait comme s'il n'était jamais parti, mais maintenant qu'il était là, il ne pouvait s'empêcher de retrouver ses moindres recoins et de humer l'odeur habituelle qui circulait dans la cité.
Ses petits détours le firent arriver dans le grand parc de Kiri, le seul endroit où le monde semblait s’être activé. Il s’assit sur un banc, pas encore mouillé, et sur lequel personne ne venait discuter une place. Il y avait, dans le square, mère et fils, venus faire leur balade habituelle, ou bien parler avec des amis, voir jouer seuls, ce qui n’était pas si rare que ça.

Le temps passait vite, et Darok ne se lassait pas de son petit siège vert foncé. Il déposa ses bras en croix, derrière les lattes de bois peints. C’était une position qu’il aimait à prendre, étirant grand dorsal et triceps à la fois, sans pour autant gêner.
Le temps se gâta. Les nuages grisaillants trônait dans l’immensité du ciel, et quelques gouttelettes commencèrent à tomber. Darok n’avait pas faim, bien que l’heure du déjeuner soit dépassée… Il restait nonchalamment assis, recevant goutte par goutte, et attendant le repos. La pluie battait son plein, et il n’y avait plus personne dans le parc, hormis Darok…
Finalement, lassé de ne rien faire, il continua à errer. Il n’avait pas envie de s’entraîner sur son aire, qui était assez loin d’ailleurs. Il ne voulait pas non plus passer à la banque chercher son dû depuis plusieurs semaines. Il ne voulait plus rien subitement, comme lassé de son existence, mais parallèlement, il souhaitait que quelque chose se déroule, devant ses yeux.
Il quitta le gigantesque parc boueux, et s’en alla dans les rues pavées de Kiri. Il n’y avait pas âmes qui vivent, pas de bruit. Les échoppes étaient ouvertes, certes, mais personne n’était à l’intérieur. Il hésita un instant à rentrer dans le bar, proche de lui, afin d’avoir un toit au dessus de lui, et de se réchauffer de cette pluie glaciale, hésitation qu’il refoula un moment, mais qu’il finit par agréer. Il poussa les battants de la porte en bois, et découvrit la salle jaune vidée. Seul le barman, jouant aux fléchettes, se tenait dans la pièce. Darok le salua et s’assit à une table ronde, pour deux personnes. Peu de temps après, le serveur/barman s’approcha du genin un carnet à la main. Le shinobi commanda un petit hors d’œuvre, ne possédant pas l’appétit nécessaire pour avaler plus. Dehors, le temps n’allait pas en s’améliorant. Darok finit son entremet, et déposa une somme sur le comptoir. Il décida de ne pas rester plus longtemps dans le bar, et préféra rentrer vers son appartement. Il sortit et se dirigea vers son chez-lui. Il emprunta un dédale de rues, essayant de rester sec en passant sous les toits. À une intersection entre sa ruelle et une avenue, Darok entendit une conversation.


[Iba Hiyori] «- Déserteur, vous êtes en état d’arrestation. Veuillez-vous rendre sans résistance et déposez vos armes sur le sol. »

Alors qu'il marchait, une surprise d’envergure lui fit déglutir un long moment. Il apercevait l’image du Mizukage, et à ses côtés, un shinobi, de dos, qui ne semblait pas rire du tout. Il tendit les bras vers les côtés, et des canalisations commencèrent à imploser, les jets d’eau filant alentour, se confondant avec la pluie torrentielle. L’eau tourbillonna autour du ninja, formant des cercles non réguliers. Darok resta caché un moment, pour enfin créer un clone, par prudence simple et pure. Ce dernier s’approcha de la discussion. Il était clair que le ninja ne reconnaissait pas le Mizukage, ou bien qu’il l’avait démasqué comme étant un imposteur.

[Iba Hiyori] «- Je vous le répète…vous êtes en état d’arrestation, déposez vos armes sur le sol. »

Le clone, sur ordre de son créateur, vint attraper le bras frêle du ninja, alors que celui ci allait l’abaisser. Le Mizukage ne réagissait pas, et affichait son habituel faciès neutre. L’eau s’abaissa soudainement, comme lâchée du haut d’une colline. Le ninja, haletant, se retourna vers le clone, de la surprise dans les yeux. Darok le reconnut, ce « Réprouvé »… Ce dernier regarda son bandeau, puis le fixa dans les yeux.

[Iba Hiyori] « Mais qu’est-ce que tu fais, et d’abord qui t’es ? Tu vois pas que c’est un Muke-nin, un déserteur ? Regarde son bandeau !»

Darok soupira, dans son coin de rue. Ce Hiyori était arrivé après le départ du Kage, et de ce fait, ne l’avait jamais vu… Déplorable, franchement déplorable. Cependant, il maîtrisait déjà un pouvoir surprenant et confirmait ce que Darok pensait de lui. De son côté, Zabuza était enfin rentré, et c’est comme ça que ce Réprouvé l’accueille… Enfin, « Zabuza », puisqu’il n’était même pas sûr que se soit bien lui… Que ferait-il à Kiri ? Avait-il fini son entraînement ? Etait-ce un leurre ou bien la réalité ? Quoi que Darok en pense, son état était déplorable, et il n’y avait guère de temps à perdre. Son clone lâcha Iba, et se dirigea vers son « supérieur » afin de l’aider à rester debout. Le vrai Darok créa un autre clone rapidement, qu’il envoya à l’hôpital chercher des secours.
Lui, il restait à l’écart au cas où la personne du Mizukage serait une illusion.


[Clone soutenant Zabuza] « Alors, Hiyori, tu ne reconnais pas le Mizukage ? »

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Darok courait, courait, toujours plus vite et plus loin. L’hôpital était éloigné de lui quand même. Il s’essoufflait vite, il n’avait jamais couru longtemps à cette vitesse auparavant. Un point de côté hargneux lui déchirait la poitrine, mais il passait outre cette douleur. L’hôpital…il ne l’avait visité que quelques fois. A vrai dire, il préférait se remettre de ses blessures de lui même, plutôt que de laisser ses soins entre les mains de quelqu’un. Lorsqu’il pensait à l’hôpital, il voyait du blanc, du blanc, et du blanc. C’est aussi pour cette raison qu’il n’aimait pas y séjourner : trop de la même couleur rend fou.
Mais bon, la question qui se pose ici n’est pas si Darok aime ou non cet hôpital, mais seulement d’amener des médecins, afin de secourir le « Mizukage ».
Il entra en trombe dans le bâtiment, et s'empressa de rejoindre l’accueil. Il murmura, essoufflé.


« Une ambulance, vite… Avenue du Jounin Somi…il y a…le Mizukage…blessé… »

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[Iba Hiyori] « Le…Mizukage ?… »

Le Darok soutenant le Mizukage fit une grimace. Son supérieur n’était pas léger, et s’appuyait de tout son poids sur son aide.

« Tu en met du temps à comprendre. Tu voulait arrêter Zabuza-sama peut être ? Tout cela aurait vite tourné en boucherie.»

Le vrai Darok arriva derrière Iba, aussi silencieux qu’une araignée sur son fil, aussi furtif que le vent dans la plaine.

« Cependant tu as bien réagi. Sans connaissance de cause, tu as essayé d’alerter Kiri avec un boucan infernal. Tu serais sans doute mort, mais pas inutilement. »

Iba sursauta, se retournant une fois de plus. Il ne comprit pas tout de suite, rendu penaud par son erreur flagrante et par le double du genin. Honteux, il baissa la tête, et sans plus oser relever les yeux.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mar 2 Mai - 9:27

[Iba : +8 EXP RP

Darok : +4 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mar 2 Mai - 11:22

"Déserteur, vous êtes en état d’arrestation. Veuillez-vous rendre sans résistance et déposez vos armes sur le sol."

"Tu es bien présompteux, gamin. Tu devrais faire attention à qui tu t'adresses en ces termes, et surtout voir par delà ce que tes yeux te montrent."

A ce moment là je fis un pas en direction du petit garçon qui me menaçait. Il avait une puissance considérable pour son âge, et même si je ne pouvais utiliser mon Chakra, il ne ne pouvait en aucun cas m'impressionner, ce pour une seule et unique raison : la peur se lisait dans ses yeux.

Je pouvais ressentir une autre présence alentour, une présence familière. Alors que la tension montait et atteignait son paroxysme, elle se dévoila au grand jour. Un des clones arrêta le bras de mon détracteur et un autre vint me soutenir.


"Très beau Kage Bunshin, Darok."

Depuis sa cachette, le Genin fut surpris quelques secondes, puis se ravisa. Après tout, ce n'était pas une technique aussi basique qui pourrait tromper le Mizukage, cependant il fut heureux de se rendre compte que le maître des shinobi de la Brume se rappelle de lui.

"Alors, Hiyori, tu ne reconnais pas le Mizukage ?"

*Hiyori hein... Pas étonnant alors qu'il dispose du même genre de pouvoirs que Shinobu...*

Le jeune garçon baissa alors la tête, honteux de son erreur, ne pipant plus mot. Je repris alors mon avancée en sa direction, lentement, toujours soutenu par le clone de Darok. Iba ferma les yeux au moment où je passai devant lui, attendant surement sa punition.

"Gamin, quel est ton nom ?"

Iba fut surpris par cette question. Son nom lui faisait honte, c'était celui des Réprouvés, mais si cet homme était bien le Mizukage, il valait pour lui qu'il lui obéisse. Entre ses dents, il répondit :

"Hiyori... Iba Hiyori..."

"Tu es donc le dernier descendant de cette lignée maudite... Je suis fier de l'attitude que tu as eu, je n'en attends pas moins des shinobi de la Brume. Je vois que Shinobu a bien formé les élèves en mon absence."

Titubant, je poursuivis ma route vers l'hôpital.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mar 2 Mai - 19:18

La difficulté croissait avec l’écoulement du temps ; la douleur courait dans ses membres, il n’avait pas l’habitude de déployer aussi vite une telle quantité de chakra, son corps lui faisait clairement comprendre son erreur. Iba avait été téméraire, il n’arriverait même pas à tenir deux minutes sous cette forme, avec une telle dépense de chakra. Il avait peur, qu’allait-il se passer quand il n’aurait plus d’énergie ? Son adversaire se rendrait compte du coup de bluff, ça ne présageait rien de bon.

[Déserteur] «- Tu es bien présomptueux, gamin. Tu devrais faire attention à qui tu t'adresses en ces termes, et surtout voir par delà ce que tes yeux te montrent."

Qu’essayait-il de lui dire ? Il cherchait certainement à l’embrouiller, ça ne pouvait être que ça ; son adversaire cherchait à le troubler. Les secours ne semblaient pas vouloir venir, et l’étau de terreur se resserra encore un peu sur l’étudiant.

*Je ne mourrais pas sans avoir combattu !*

Se serait sûrement la seule attaque du garçon. Il concentra sa force dans son poing droit, l’entourant d’eau. Il s’arqua sur ses jambes, prêt à s’élancer et frapper son adversaire de toutes ses forces, quand soudain son bras fut saisi. Il n’en fallut guère plus pour briser la concentration de l’aspirant. L’eau entourant le jeune garçon s’écrasa bruyamment sur le sol, le trempant légèrement. Iba était furieux de cette interruption, mais aussi exsangue. Se fut ce dernier aspect qu’il prévalut…
Il se retourna et vu un ninja de Kiri, à en croire son bandeau. Sa tenue laissait, elle, supposer qu’il était genin, il s’agissait donc d’un supérieur.


«- Mais qu’est-ce que tu fais, et d’abord qui t’es ? Tu vois pas que c’est un Muke-nin, un déserteur ? Regarde son bandeau !»

[Déserteur]"- Très beau Kage Bunshin, Darok."

Iba se retourna prestement. Le déserteur connaissait le ninja…cela voulait dire qu’ils étaient de mèches, le jeune homme était réellement en danger, il était pris entre deux ennemis. Un deuxième « Darok » vint soutenir l’homme blessé. Iba était dépassé parla situation, lequel des deux genins étaient un kage bunshin ? Pouvait-il être sûr que le vrai soit l’un des deux ?

[Darok] «- Alors, Hiyori, tu ne reconnais pas le Mizukage ? »

*…Le Mizukage ? !…*

Iba était perdu…devant lui se tenait le Mizukage ? L’autre ninja, le dénommé Darok, semblait connaître son nom. Puis tout les éléments se mirent en place sous l’influence de sa réflexion, et Iba comprit l’erreur grossière qu’il venait de commettre. Il était honteux et baissait les yeux. Comment pourrait-il relever la tête ? Il venait d’agresser verbalement, et presque physiquement, l’homme le plus important du pays.

*Pas mal comme premier impression…j’ai fais très fort sur ce coup…mais quelle buse !*

Une part de lui, ordonnait encore au jeune garçon de se méfier, se pouvait être une ruse pour passer sa méfiance. Iba réfuta rapidement cette possibilité. Il ne faisait aucun doute que les deux ninjas étaient dans le même camps. S’ils étaient contre lui, ils l’auraient déjà tué, et ne se serait pas embarrassé d’excuses bidon. Non, s’était bien lui qui était dans l’erreur. Iba serra les dents, Kiri n’acceptait pas les bévues ; sa punition allait tomber.

[Zabuza] «- Gamin, quel est ton nom ?"

Le cœur du garçon faillit défaillir, c’était pire que tout, le Mizukage n’aurait certainement plus aucune clémence envers lui, une fois son nom révélé. Il ne pouvait pas mentir à son supérieur, surtout s’il avait entendu son nom lors de l’interpellation de ce Darok. L’espace d’un instant, Iba se mit à maudire le genin, ainsi que son sort.

«-Hiyori... Iba Hiyori..."

Les mots avaient été douloureux. Le garçon fixait le béton explosé, d’un œil las.

[Zabuza] «- Tu es donc le dernier descendant de cette lignée maudite... Je suis fier de l'attitude que tu as eu, je n'en attends pas moins des shinobi de la Brume. Je vois que Shinobu a bien formé les élèves en mon absence."

Iba n’en croyait pas ses oreilles, on le félicitait. Par prudence, il attendit quelques secondes, en prévision d’une autre phrase prononcée par le Mizukage, énonçant sa sentence, mais elle ne vint pas. Le garçon, un peu essoufflé, et très remué psychologiquement pris la parole :

«- Merci Zabuza-sama. Je me montrais digne de vos éloges… », il déglutit lentement, comme pour faire passer un morceau de nourriture au goût amer.
«- Je vous pris de bien vouloir excuser ma bêtise et mon ignorance…une telle bévue ne se reproduira jamais, soyez en assuré. »

Le Mizukage sembla le regarder d’un œil distrait, puis, sans un mot de plus, se dirigea vers le centre ville, aidé par l’autre ninja, Darok. Plusieurs minutes après le départ des deux ninjas, Iba était toujours dans la rue aux canalisations explosées en de multiples endroits. Il s’en voulait, à lui et à sa stupidité. Il aurait dû se renseigner sur le Mizukage…
Il était fatigué, d’humeur maussade. Le jour semblait mourir à l’horizon. Il était temps de rentrer chez lui…


*Réprouvés…*

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 3 Mai - 10:53

[Iba, Zabuza : +3 EXP RP

Je laisse Darok poursuivre à l'hôpital.]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Lun 8 Mai - 21:48

[Rencontre avec Zen Azechi]

Darok cheminait dans la rue parallèle à celle de l’hôpital, en direction de la maison des Azechi. Il comptait sur Zen pour l’accompagner le plus vite possible à l’hôpital. Le pavé était dur sous ses pieds martelant la terre, et il réalisa qu’il avait besoin d’une remise à niveau sur son aire d’entraînement, et que le plus tôt serait le mieux.
Les maisons autour de lui étaient toutes différentes, maçonnées, en bois, en terre raffinée, et cette différence faisait leur plus grande beauté. Cependant leur intérieur servaient à la même chose. Ces maisons n’étaient qu’un toit, n’étaient pas plus qu’un habitat. Il y avait la cuisine pour faire à manger, la chambre pour dormir.

Les ninjas ressemblent à ces maisons, différents dans la forme, identiques dans leur emploi. Ils cachent eux aussi des ambitions sous leurs airs joviaux ou maussades.

La pluie s’était arrêtée. L’orage de tout à l’heure n’était plus qu’un souvenir, mauvais certes, mais à Kiri, les orages sont plutôt bon signe. Signe que tout ne se perd pas forcément. Une immensité de choses périssent, au fur et à mesure. La nature finit elle aussi par périr. Cependant certaines échappent au destin commun.

Darok était trempé, comme d’habitude lorsqu’il est sous la pluie. Il fit cependant une halte, sous la pluie battante, face à un homme en tunique bleue. Le personnage en question titubait, tel un ivrogne. En parlant d’ivrognerie, le sinistre bonhomme tenait une bouteille d’alcool assez fort dans sa main. Il semblait marcher vers Darok, les pas lourds, la respiration bruyante.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 11 Mai - 23:08

*Attention au poteau ...*

Au coin de la rue se dressait effectivement un poteau d'éclairage. Zen en profita pour s'appuyer dessus, le temps qu'il le contourne.
Dieux du ciel, il devait vraiment faire peur à voir ! Passablement abruti, il ne se souvenait plus très bien du temps qu'il avait déjà passé à déambuler péniblement dans les rues, cherchant son chemin vers l'hopital.
Bah, autant voir le bon coté des choses : même si sa vision n'était pas encore tout à fait rétablie, sa migraine s'était tout de même fait nettement moins violente.


*Bon dieu qu'est ce que j'ai avalé moi ? Je me suis quand même pas planté d'étiquette ! Ce truc était juste supposé remonter un peu mes réserves de chakra*
Sa jambe droite le trahit brusquement et il s'effondra sur le sol trempé. Plaquant une main au sol, il se releva rapidement, mais fut forcé de s'affaisser sur un banc alors que la réalité s'était mise à tanguer d'une façon assez désagréable autour de lui...
Toute cette histoire saugrenue avait commencé quelques heures plus tôt. Il s'était entrainé à la technique du transfert de chakra pendant un moment. Et lorsqu'il mit finalement à l'épreuve sa petite théorie sur le fonctionnement du jutsu, la situation avait dégénéré : son clone avait soudainement explosé et il s'était effondré, inconscient. A son réveil, il connut la migraine la plus douloureuse er lancinante qu'il lui avait jamais été donné de subir...

Les vertiges diminuèrent et il put reprendre son chemin. Il se demandait vraiment quelle allure il pouvait bien présenter, zombie apathique et titubant, une flasque à moitié vide dans la main. En effet, peu après son reveil, il avait rapidement suspecté les symptomes d'une pénurie de chakra. En bon fils de médecin, son premier reflexe avait été de retourner chez lui et de piocher dans les étagères du paternel une substance qu'il savait pourvoir pallier à ce petit problème. A posteriori, il se disait qu'il aurait mieux fait de profiter davantage de la bibliothèque personnelle de Shinji, consacrée à 90% à des ouvrages médicaux, que du rayon "horreur et fantastique" de la bibliothèque de Kiri...
Donc il en était réduit à déambuler dans les rues du village, l'esprit passablement hallucinant, cherchant son chemin vers l'hopital entre deux crises de vertiges ... super ! manquerait plus qu'il croise quelqu'un qui le connaissait et son moral toucherait véritablement le fond du puit...


"- ...en ?

On l'appelait ? Il avait vaguement entendu quelqu'un l'appeller. Non pas qu'il n'écoutait pas mais le vrombissement permanent qui lui vrillait les tympans était assez gênant. Mais peut être qu'on ne l'avait pas appelé, peut être qu'il commençait simplement à halluciner. Même en reflechissant, il ne parvint toutefois pas à déterminer s'il préférait perdre une partie de sa raison ou bien être réellement interpelé par une connaissance, à qui il faudrait inévitablement fournir des explications par la suite.
Il se retourna et balaya la rue des yeux. Les goutes d'eau qui ruisselaient sur son chapeau pour lui tomber devant la figure le genèrent, mais il dut rapidement se rendre à l'évidence : il y avait quelqu'un en face de lui, et ce n'était pas un rève...

Vaguement conscient que son esprit enfievré divaguait depuis un peu trop longtemps sur les probabilités qu'il avait de croiser une connaissance sans que son corps accomplisse le moindre mouvement, il sursauta lorsque la personne haussa le ton.
C'était qui au fait ? Il l'avait déjà vu, c'est sur, mais pas moyen de coller un nom sur ce visage
*(tiens, il ondule ce visage d'ailleurs, non ? Ohlalala ça me reprend)* Il finit par répondre, s'appercevant avec horreur qu'il n'était plus capable d'aligner plus de quatre mots sans begayer !

"-Salut... (il marqua une longue pause, essayant déséspérément de retrouver ce damné nom) euh ... je suis désolé, je suis pas sûr dpvloir te rpl .. te parler maintenant là. Je, je dois aller à l'hosto je me sens ptrès... bien là. Pas très bien là... T'inquiètre pas c'est pas grave, c'est jusse que m'nentraimment a un peu ... foiré..."

Il vit les lèvres de son interlocuteur s'agiter, et compris quelques fragments de mots , pas assez cependant pour saisir tout le sens de la phrase. Supposant qu'il devait s'agir de formalités de politesse, il décida de conclure vite.

"-Oui oui t'as bien raison ça oui ^^. Bon, allez Hyrungo, je vais tltl ... te laisser. On se voit plus tard !

Mais, alors qu'il tournait les talons pour reprendre sa route, il s'aperçut d'un détail assez dérangeant : la personne le suivit...

[et je suis pas bourré je t'interdis de dire que je suis bourré, non mais "ivrogne" toi même va :p hein monsieur "je suis mouillé, comme d'hab quand il pleut" ^^]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Sam 13 Mai - 15:50

[C'est pas parce que tu me l'interdis que je le ferais pas Razz . Bien sûr, si prolbm...problème il y a...mp moi Wink ]

L’individu était méconnaissable, et marchait en zigzaguant. En regardant mieux, Darok crut reconnaître son camarade.

*Ça ne peut pas être lui…Zen ne se laisserait jamais aller à ce genre d’attitude…*

Darok s’approcha néanmoins…Sa bouteille était à moitié pleine. Il avait les yeux rougis, et sûrement les idées peu claires, embrumées. Il portait une tunique de genin, avait la même coiffure et la même corpulence. Il faillit se prendre en pleine tête un poteau. Il ne put l’éviter complètement, mais en profita pour s’appuyer dessus et reprendre son souffle. Les deux genins étaient face à face, arrêtés, sous la pluie.

« …Zen ?… »

L’individu ne réagit pas. Son corps ne semblait pas l’écouter, et ses yeux faisaient peur. Ils étaient couleur sang, et voulaient pleurer. Son torse faisait des cercles, alors que ses jambes étaient fixes. Il était vraiment effrayant. Son pied avança, mais faillit s’effondrer sous le poids du shinobi. Il se rattrapa de peu en restant agrippé à son poteau. Il se détacha de son pilier pour avancer dans la rue. Ses pieds chancelèrent malheureusement, et le personnage but la tasse sur le sol. Plaquant une main rageuse sur le sol, il se redressa, le visage entièrement trempé. Il trouva réconfort sur un banc alentour, tout proche du poteau. Darok répéta encore ses dernières paroles…

« Zen ?… »

Cette fois l’individu, semblait réagir. Il fixa la rue, plissant les yeux, faisant une grimace. Il cherchait, à travers la pluie, la personne qui l’aurait peut être appelée. Il se frotta les yeux durement, s’enleva l’eau de son visage et scruta de nouveaux la rue. Il remit son chapeau en place, évitant ainsi que les gouttes d’eau ne lui arrivent sur le tête. Il se leva de son banc, et avança…dans la direction opposée. Il s’appuya de nouveau sur le pilori. Enfin, l’individu pris conscience de la présence de Darok. Il rougit à vue d’œil, ferma les yeux comme prit d’une concentration extrême.

« Zen ! »

Il sursauta. Ses doigts dérapèrent du poteau, ses pieds divaguèrent, sa tête tourna, ses appuis glissèrent sur le sol mouillé, et son corps entier s’effondra dans une flaque grise. C’était la deuxième fois en quelques minutes. Il se releva de nouveau.

[Zen] « -Salut... » Il fit une longue pause, comme s’il cherchait ses mots. Darok crut au début qu’il avait du mal à parler, pensée qui fut rapidement confirmée par la phrase suivante…[Zen] « Euh ... je suis désolé, je suis pas sûr dpvloir te rpl .. te parler maintenant là. Je, je dois aller à l'hosto je me sens ptrès... bien là. Pas très bien là... T'inquiètre pas c'est pas grave, c'est jusse que m'nentraimment a un peu ... foiré..."

Darok resta perplexe. Il s’agissait réellement de Zen. Il n’y a pas deux personnes aussi douées que lui pour s’arranger la face. Darok observa la bouteille dans sa main…il n’y avait rien d’écris.

*Par le Diable…qu’est-ce que t’as ingurgiter, Zen ? Est-ce que, par hasard, tu serais… saoul ?*

« Zen, est-ce que tu serais bourré par hasard ? »

[Zen] « -Oui oui t'as bien raison ça oui ^^. Bon, allez Hyrungo, je vais tltl ... te laisser. On se voit plus tard ! »

La situation était critique et bien pire que ce que Darok avait pu imaginer. Il ne pouvait pas le présenter comme ça au Mizukage. Il hésita un moment à le laisser là, mais par respect pour lui, il ne pouvait pas le laisser errer seul, sous la pluie, et ivre. Alors que l’Azechi recommençait à avancer, toujours dans le sens opposé, Darok courut derrière lui. Zen s’en aperçut se retourna, et reçut un violent crochet dans la tête. Il n’eut pas le temps de réagir, ses réflexes engourdis. Le coup de poing le fit voler sur deux petits mètres. Il fit un tour sur lui même avant de replonger sa tête dans la bonne eau du sol. Un filet de sang giclait de sa bouche.

[Zen] « Hummm… Hyrungo, tu me le pyure...paieras tôt ou tard… qu’est-ce qui t’as prl...pris ? »

Darok lui prit, lui passa le bras dans le dos, afin de l’immobiliser pour un moment. Il s’approcha de son oreille, et lui dit distinctement.

« Zen, écoutes moi ! Je t’embarque pour l’hôpital, tu as besoin d’une cure de désintoxication…et vite apparemment ! »

*Je vais faire d’une pierre deux coups : il va être soigné, et il va être à l’hôpital. Les autres Darok ne sont peut être pas encore revenus, mais plus vite nous serons regroupés, mieux se sera.*

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 17 Mai - 20:36

[et zut, j'suis à la bourre !! Enfin je vous ferrai pas l'affront de ressortir ces excuses réchauffées en rapport avec ce damné Bac ... quoique ce serait légitime :p]

*Allez, pas le moment de discuter, je dois plus être bien loin de l'hosto*
*quoi encore ?*

La frappe le surprit et le projeta sur le côté. Il glissa, la ruelle accomplit un tour complet devant ses yeux puis son visage revint une fois de plus rencontrer le sol humide... désagréable. Complêtement assomé, il ne comprit pas tout de suite ce qui venait de lui arriver, mais lorsque Darok le releva sans trop de ménagement, en lui passant un bras dans le dos, il vit rouge :

« Hummm… Hyrungo, tu me le pyure...paieras tôt ou tard… qu’est-ce qui t’as prl...pris ? »

La colère lui faisait perdre son bon sens et sa retenue habituelle. D'autre part, la violence du coup ainsi que la chute qui avait suivi n'avaient évidemment pas arrangé sa migraine, bien au contraire. Il tenta de balbutier d'autres insultes, mais le gargouillis incompréhensible qu'il parvint à siffler le convainquit qu'il n'avait plus d'autre choix que se calmer.
Comme c'était prévisible, il ne comprit pas Darok lorsque celui ci lui annonça son intention de l'amener à l'hôpital. Pourtant son esprit embrumé parvint tout de même à déduire les intentions de son aggresseur à partir de ce qui venait de se passer.

*Dans l'état ou je suis, il ne peut pas manquer de se poser des questions. Avec un peu de chance il m'emmenera au service des empoisonnements ... c'est pas tout à fait là que je voulais aller mais ça fera l'affaire aussi.*

Il s'efforça ainsi de refouler sa frustration, tout en espérant fermement qu'il se souviendrait de ce qui s'était passé dans cette ruelle. La revanche est un plat qui se mange froid, pas vrai ?
Même lorque Darok commença à le pousser pour qu'il avance
*Oh gamin, je peux marcher tout seul tu crois pas !*, Zen resta calme et fit tout ce qu'il put pour ne pas laisser transparaitre sa rancoeur. *Oh ben voyons, et il faut que tu passes par les larges rues, histoire qu'un maximum de clampins puissent me voir. Le pire, c'est que tout ça n'est absolument pas de ma faute, et que je n'ai aucun moyen de le prouver en l'état actuel !*
Zen voyait les gens se retourner sur leur chemin. Il se demanda s'il ne devrait pas se mordre la lèvre pour ensenglanter un peu son visage ... être assomé à la suite d'un évenement violent était surement plus glorieux que se retrouver à côté de ses pompes à cause d'une flasque au contenu douteux !

*Une flasque ? Oh zut ! Et je me trimballe avec cette bouteille depuis tout ce temps ? Les yeux vitreux et la démarche chaloupée, c'était pas suffisant pour paraitre bourré ? Il a fallu que je me ballade avec une bouteille à moitié vide...*
*Enfin, ce qui est fait est fait*


Ce couple si pitorresque se dirigea doucement mais surement vers l'hôpital...

[suite à l'hosto]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 18 Mai - 9:16

[Darok, Zen : +5 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 28 Mai - 20:37

[En provenance de l'hôpital]

Darok et Iba sortirent de la salle blanche. Non content de devoir partir tout de suite – il aurait apprécié écouter les question de Zen et d’Hyrungo- Darok se consola, en pensant que ces deniers lui raconteraient la fin de l’entretien en route. Quant aux deux ninjas, tout juste sortis de la chambre, ils allaient chercher la missive dans le bureau du Mizukage. Ils gagneraient sans doute du temps ainsi. Temps qu’ils ne pouvaient se permettre de perdre ou de gaspiller.

Ils repassèrent devant les différentes portes blanches, descendirent l’habituel escalier en colimaçon blanc, débouchèrent dans le traditionnel accueil blanc, et arrivèrent dans un milieu de rues grises, de ciel gris, de murs gris. Les nuages obstruant le ciel et sa clarté donnaient un air maussade aux passants, mais Darok préférait de loin cette nuance que le blanc immaculé de l’hôpital.

L’Hiyori avait du mal à le suivre, et Darok eut peur qu’il ne ralentisse la mission. Aussi, ils allaient profiter du chemin de la mairie pour s’exercer un petit peu. En effet, le rendez-vous était dans deux heures à la porte Est. De l’hôpital jusqu’à la mairie, il fallait compter une dizaine de minutes. Il fallait aussi chercher son attirail chez soi. De la mairie jusqu’aux appartements de Darok, il fallait un autre bon quart d’heure. Des appartements de Darok jusqu’à la porte Est, il fallait une dizaine de minutes. Sans compter que les deux shinobis devaient passer par chez le Réprouvé pour récupéré ses affaires. Donc, ils avaient au mieux une heure.
Il fallait profiter du mieux possible de cette heure. Darok songea d’abord à améliorer l’endurance de l’Hiyori, mais en une heure, ils ne pouvaient atteindre que de piètres résultats. Il fallait trouver quelque chose de rapide à maîtriser et indispensable pour une mission. Darok ne voyait qu’une chose capable de comprendre ses deux éléments.


Il s’approcha du Réprouvé et lui tint ces paroles.

« Hiyori, je suis sûr que tu connais notre manque de temps. A vrai dire, cette mission est une course contre la montre. Il ne faudra pas nous ralentir, et pour ça, je voudrai m’assurer d’une chose. Est-ce que Shinobu ou quelqu’un t’a-t-il jamais appris à grimper aux arbres ou à marcher sur l’eau ? »

L’Hiyori secoua sa tête négativement, songeur. Darok soupira. Il ferma ses yeux un bref instant.

« Bien, nos aires d’entraînements sont trop lointaines pour y aller et avoir un entraînement efficace. Alors on va se servir de ce milieu. »

[Iba] « Mais on va faire quoi ? »

« Ne soit pas si impatient. Cette question n’était pas utile, je te l’aurai dit de toute façon. Suis moi. »

Darok et le Réprouvé empruntèrent un escalier de service afin de monter sur le toit d’un immeuble haut d’une vingtaine de mètres.

« On va…sauter sur les toits. »

Iba fut surpris. Darok s’expliqua.

« Pour sauter de toits en toits, il faut concentrer son chakra dans toute sa jambe d’appui. Dans son pied, dans son mollet, dans sa cuisse. Pour toi, la première fois risque d’être difficile, mais pour moi, ce n’est pas plus difficile que de respirer. Si tu y arrives, on passera à une deuxième étape, plus difficile. Si tu maîtrises les deux étapes, tu pourra, techniquement parlant, nous suivre, partout où on ira, lors de la mission. Mais laissons de côté les paroles et passons à la pratique. »

Darok s’écarta, et se courba sur ses jambes. Un faible halo bleu entoura ses pieds et il se propulsa jusqu’au toit d’une habitation voisine. L’Hiyori le suivit du regard, et se demanda comment un saut de cette hauteur était possible.

« Eh bah alors, Hiyori, qu’est-ce que tu attends ? »

L’Hiyori écarquilla ses yeux, exorbités. D’après Darok, il lui sembla que l’étudiant hésitait. Il fallait apparemment lui dévoiler les secrets de la technique.

« Bon, il apparaît que tu as besoin d’aide. Pour parfaire cette technique, il faut que le chakra concentré ne soit ni trop fort ni trop faible. S‘il est insuffisant, tu ne sauteras pas assez haut. Au contraire, s’il y en a une trop grande quantité, non seulement tu sauteras trop haut et tu rateras ton objectif, mais en plus tu laisseras des marques de ton passage, et si jamais des gens te pourchassent, tu leur faciliteras la tache. A ton tour essaye. »

Darok resta immobile, attendant une réaction quelconque de l’étudiant.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 28 Mai - 21:22

Darok se tenait là, impassible de l’autre côté de la rue. Sept mètres séparaient Iba de son supérieur. Le jeune garçon avait toujours du mal à revenir de sa surprise, le genin venait de passer d’un immeuble à un autre sans le moindre souci. Il avait prit appui sur le rebord de l’édifice et s’était lancé. D’un bond, il s’était envolé pour atterrir sans problème sur l’autre construction.
L’étudiant le regardait d’un air absent. Comment avait-il fait ? Soudain Darok prit la parole.


[Darok] «- Et bah alors Hiyori ! Qu’est-ce que tu attends ? »

L’étudiant prit à ce moment-là un air contrits. Etait-ce une blague dû à son statut ? Ou bien devait-il réellement sauter. Il esquissa un regard en bas, vers le vide. Une vingtaine de mètres plus bas, se trouvait le bitume froid et gris. Le garçon déglutit, puis il reposa son regard sur son interlocuteur, cherchant à déceler des signes quelconques susceptibles de l’informer sur sa situation actuelle. Cependant il n’en trouva aucun sur le visage dur et fermé du genin. Ce dernier s’exprima subitement, et lui expliqua ce qu’il attendait réellement du jeune aspirant.

*Il veut vraiment que je saute…*

Effectivement, le genin lui disait que cela faisait parti d’une des bases de l’art ninja, et que c’était un atout indispensable au bagage des combattants de l’ombre.
Il lui expliqua ensuite comment s’y prendre. En apparence cela n’avait rien de très compliqué, il suffisait de concentrer son chakra dans ses pieds, puis de l’extérioriser pour se propulser dans les airs. Iba n’avait pas spécialement le vertige, mais une deuxième vision du haut du bâtiment alliée à son imagination débordante, finirent par lui faire peur, car il n’avait qu’un seul essai, sauf s’il était encore en état après être entré en collision avec le sol, ce qui était bien évidemment, fort peu probable.
Son partenaire commençait sérieusement à s’impatienter, en voyant que le garçon restait indécis. Toutefois cela semblait si facile à entendre le genin que le jeune étudiant se laissa convaincre. Il se recula sur la plate-forme qui surplombait le haut de l’édifice. Il ferma délicatement ses yeux et se mit à prendre de profondes inspirations pour s’oxygéner au maximum et tenter d’évacuer la montée d’adrénaline, sans grande réussite.
Il se repassa dans sa tête les actions qu’il devait effectuer. Concentrer son chakra dans chacun des muscles de sa jambe, sans toutefois en malaxer trop ou pas assez.


*Allez, on y va !*

Il ouvrit les yeux et se mit à courir, de plus en plus rapidement, pour se donner le plus d’élan possible. Puis il commença à malaxer son chakra pour effectuer son bond. Le bord d l’immeuble se rapprochait dangereusement. Deux mètres, Iba fixait Darok du regard. Un mètre, sa jambe droite fut entourée par un léger aura bleue. Impact !
Le garçon prit appui sur le rebord, et relâcha la pression spirituelle accumulée dans sa jambe. Un craquement retentit et la bordure du bâtiment se fissura en multiples morceaux sous l’étudiant. Il avait utilisé trop de chakra et avait complètement détruit le rebord, s’enlevant ainsi tout appui. Déséquilibré, le garçon chuta vers l’avant…en direction du la ruelle, qui se tenait vingt mètres plus bas.


*C’est la fin.*

Darok avait anticipé cet échec et sauta prestement de son immeuble pour attraper au vol l’Hiyori et s’écraser avec ce dernier sur le bâtiment d’où il venait de s’élancer. Les réflexes et l’entraînement du genin lui permirent de s’agripper in extremis à un bord de fenêtre d’une main, tout en retenant l’aspirant de l’autre. Ce n’était pas l’utilisation première du bord de la fenêtre, effectivement elle ne coïncidait pas avec les acrobaties auxquelles se livraient les ninjas. Le bord se cassa sous le poids réunis des deux shinobis, accentué par leur chute.

Darok tenait fermement l’Hiyori, se positionna à l’horizontal, pieds orientés vers le mur. Il utilisa alors l’adhésion de chakra sur le paroi pour stopper la chute. Dans le feu de l’action, son malaxage de chakra fut quelque peu grossier, et ses pieds s’enfoncèrent dans le mur comme dans du beurre, créant ainsi deux sillons sur plusieurs mètres.
Le genin arrêta sa technique subitement après s’être pris un gravât dû aux dégâts sur le mur, perturbant sa concentration. Aussitôt Darok et Iba se remirent à tomber lourdement.

Heureusement, Darok, grâce à son adhésion avait réussit à ralentir énormément leur chute, et au comble de la chance, les deux individus tombèrent sur la toiture en lin d’une échoppe de marché. Cela finit d’absorber totalement leur cascade. Un déchirement de toile retentit et Darok et Iba s’écrasèrent lourdement sur des fruits et légumes exposés, sans trop de dégâts physiques, autres que quelques bleus et contusions. Les végétaux avaient été réduits en boullis et les restes gisaient, épars, sur les vêtements des deux ninjas. Le marchand et les passants les regardaient avec un air incrédule et abasourdis. Ils se relevèrent, sans trop de difficultés. Iba, qui venait d’avoir une bonne frayeur, eut un rire nerveux, qui se fit accueillir par le visage de marbre de Darok. Le jeune Hiyori recula de quelques pas et pour mieux observer ce à quoi il venait d’échapper, mais le genin ne lui laissa pas le temps de méditer dessus.


[Darok] «- C’était ton premier et dernier échec…sinon je pense que tu ferais mieux de ne pas partir en mission avec nous. »

«- Je suis désolé, Darok-san »

Puis Darok s’essuya, en essayant d’enlever le jus colant et les parties de fruits et de légumes qui étaient restés accrochés. Iba fit de même. Le genin se retourna face à la populace qui s’était attroupée dès la suite de l’événement insolite et montra son bandeau.

[Darok] «- Ninjas en mission. Circulez, il n’y a rien à voir ; »

Darok empoigna le bras d’Iba et le mena face au mur qui n’était pas abîmé parleur chute.

[Darok] "- Accroches-toi !"

Iba hocha la tête, puis fut tirer vers le mur. Darok réutilisa l’adhésion de chakra, et tout en tenant l’Hiyori, grimpa avec celui-ci le mur, pour retourner au sommet de l’immeuble et ainsi recommencer l’exercice.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Lun 29 Mai - 9:29

[Darok, Iba : +3 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mar 30 Mai - 12:45

Lorsque Sana-khan eut quitté l'Académie, malgré l'heure de la journée, il constata que les rues de Kiri étaient étrangement vides. A vrai dire, le climat n'était pas encore franchement propice à la balade, même si l'hiver était passé. A la mauvaise saison les températures devaient atteindre des records de froid, mais il s'en estimait plutot satisfait, n'ayant jamais beaucoup aimé les grosses chaleurs. Qui plus est, la grisaille et l'humidité devaient offrir un atout providentiel pour se déplacer sans être vu en étouffant les sons et en ne projetant aucune ombre sur le sol, et l'implantation d'un village de shinobi à cet endroit paraissait particulièrement judicieuse.

Tout en se faisant ces réflexions il continuait son chemin tout droit, jetant des regards de droite à gauche pour mémoriser les lieux. Il fit une halte devant l'armurerie pour regarder les vitrines, lut en plissant les yeux les annonces affichées à l'entrée de la mairie et un peu plus loin, observa avec étonnement le manège d'un commerçant de fruits et légumes visiblement très irrité, occupé à remettre en état son étal qui semblait avoir été piétiné par un troupeau de buffles. Puis il laissa le colérique marchand sur sa gauche avant de n'avoir à subir ses foudres, quitta l'axe principal et s'enfonça rapidement dans les ruelles du village.

Curieusement, il croisa plus de monde dans le labyrinthe des petites rues de Kiri que depuis sa sortie de l'Académie, mais il ne s'attarda pas à dévisager les gens et marcha un certain temps à travers les quartiers, le nez dans le col de sa cape. Il lui fallait trouver un endroit où loger, un endroit où il serait au calme et d'où il serait facile de surveiller les allées et venues. La place ne manquait pas, et il put visiter à loisirs plusieurs constructions inhabitées avant de trouver le nid parfait, au deuxième étage d'un bâtiment discret situé dans une rue calme, d'où il avait une vue dégagée à droite et à gauche et qui, fin du fin, n'accumulait pas des décennies de poussière.


[suite : maison de Sana-khan]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 12 Juil - 18:01

[à la suite d'un jour d'entraînement]

La pluie fine de la journée avait enfin cessé de tomber, mais quand Sana-khan atteignit le centre de Kiri, les rues étaient quasiment désertes. Ne sachant pas trop quoi faire, assez peu motivée par la perspective de rentrer tout de suite chez elle par ce temps gris et glauque, elle se dirigea vers l’établissement thermal où elle pensait trouver de la compagnie pour mariner tranquillement dans l’eau chaude.
A quelques rues de là cependant, elle marqua un arrêt en reconnaissant sur une petite place le jeune Kentarô, apparemment en grande discussion avec un personnage qu’elle ne pouvait distinguer, un arbre lui cachant la vue. Intriguée, elle s’avança à pas mesurés, jusqu’à pouvoir voir la scène.

L'homme avec lequel Kentarô s'entretenait portait des vêtements caractéristiques des shinobi de Kiri : un bandeau frontal et un gilet comme en avaient les gardes à l'entrée du village. Les deux personnages contrastaient véritablement l'un avec l'autre ; d'un côté le petit garçon gesticulait dans tous les sens en parlant, de l'autre le jeune homme était calme et articulait calmement chacun de ses mots d'une voix douce.

N'eut-il pas porté les attributs des guerriers de la Brume, Sana-khan n'aurait jamais imaginé que cet homme puisse être un ninja. N’être ni particulièrement musclé ni vraiment grand et adopter une attitude effacée n’était pas une mauvaise chose en soi pour un shinobi, mais c'était surtout son regard sans combativité qui le démarquait de tous les Kiréens qu'elle avait pu voir auparavant.


[Kentarô]
"Et après, le Mizukage a tapé du pied dans l'eau et a rebondi sur les gouttes d'eau ! Tu aurais du voir ça Nimuro-niisan, c'était super impressionnant !"

[Nimuro]
"Je n'en doute pas Kentarô, je n'en doute pas... Mais tu sais, tu ne devrais pas t'esquiver de tes obligations aux bains pour aller espionner l'entraînement des shinobi de la Brume, surtout les élèves du Mizukage. Les techniques qu'il leur apprend sont peut-être secrètes et cruciales lors de la guerre contre Suna."

[Kentaro]
"Mais Niisan, je veux devenir un grand ninja comme papa et maman ! Comme ça je pourrai moi aussi me battre pour Kiri !"

Nimuro fit quelques pas en direction du petit garçon et posa ses mains sur ses épaules. Sana-khan put remarquer l'étrangeté de la démarche du Chuunin.

*Il boite... ?*

[Nimuro]
"Personne ne devient grand par la guerre, Kentarô. Les shinobi qui vont se battre vont peut être mourir, tu comprends ça ? Même si Kiri a toujours été une nation militaire, je suis sûr que le Mizukage ne souhaite pas que nous fassions la guerre. Nous avons déjà trop perdu il y a quelques années de ça..."

[Kentarô]
"Mais... Nimuro-niisan, il y a des shinobi très fort à Kiri comme Zabuza-sama, Darok-san et les autres... Moi je suis sûr qu'ils protègeront Kiri... Et toi aussi ! Et Neesan aussi !"

[Nimuro]
"Neesan ? De qui parles-tu ?"

A cet instant, Kentarô tourna la tête et vit Sana-khan, postée un peu plus loin. Il fit d’abord des yeux ronds, puis courut vers elle, tout sourire, et la ramena vers le chuunin en la tenant par la main, la tirant presque pour qu’elle aille plus vite. A la fois surprise et amusée, elle se laissa faire et rejoignit le ninja que Kentarô appelait « grand frère ».

[Kentarô]
"Voilà, c’est nee-san ! C’est chez elle que je vais maintenant quand je m’ennuie la nuit, mais tu ne le répèteras pas à Tanaka-san, hein, Nimuro nii-san ?"

Le petit garçon avait dit cette dernière phrase sur un ton inquiet en tirant sur la veste du jeune homme. Nimuro regarda Sana-khan avec un sourire, puis tourna la tête vers Kentarô et le fixa avec un air réprobateur.

[Nimuro]
"Kentarô... Je t'ai déjà dit de ne pas aller embêter les shinobi de Kiri..."

Le Chuunin avait prononcé cette phrase sans la moindre colère ni exaspération, mais le petit garçon baissa la tête, tout penaud. Nimuro se retourna à nouveau vers la kunoichi et s'inclina poliment.

[Nimuro]
"Veuillez l'excuser, il est encore jeune et impétueux et il rêve de devenir ninja un jour. J'espère qu'il ne vous a pas causé trop de soucis."

Sana-khan secoua la tête en signe de négation, ce qui eut pour effet de rassurer le ninja de plus haut rang. Ce dernier allait poursuivre lorsque Kentarô reprit de plus belle :

[Kentarô]
"Tu vois Nimuro-niisan que je l'embête pas ! Neesan est très gentille et en plus c'est une des nouvelles élèves du Mizukage. Je suis sûr qu'elle est très forte !"

[Nimuro]
"Une élève du Mizukage ? Je suis honoré de vous rencontrer alors, mademoiselle. Pardonnez mon impolitesse, je ne me suis pas présenté. Je me nomme Nimuro ; je suis le Chuunin Médecin responsable de l'orphelinat de Kiri."

Sana-khan s’inclina à son tour, légèrement plus bas que son interlocuteur.

[Sana-khan]
"Kentarô est flatteur, mais je ne suis qu’une voyageuse établie à Kiri grâce au jeu du hasard. En revanche, il est vrai que sa compagnie ne m’indispose pas du tout ; êtes-vous son tuteur ? Je croyais qu’il s’agissait du gérant de l’établissement de bains…"

Le gamin s’apprêtait à ouvrir la bouche pour répondre à la place du chuunin, mais celui-ci l’en empêcha d’un signe de la tête et le poussa gentiment vers la rue qui menait aux sources de Kiri.

[Nimuro]
"Kentarô, ça suffit, tu es déjà en retard. Retourne travailler, veux-tu ? Nous nous reverrons plus tard…"

Le petit garçon fut probablement épouvantablement vexé d’être ainsi écarté de la conversation, mais il se résigna vite à laisser les deux adultes seuls et partit en courant après leur avoir fait un dernier signe de la main, auquel ils répondirent simultanément avant de le regarder disparaître dans les nuages de vapeur d'eau qui enveloppaient toute la zone des sources en ce temps particulièrement humide.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 12 Juil - 18:29

"Veuillez l'excuser, il ne sait pas s'arrêter... la fougue de la jeunesse.

Pour répondre à votre question, j'étais le tuteur de Kentarô avant que Tanaka-san ne l'adopte. Cet enfant a perdu ses parents à la guerre, comme tous ceux qui vivent encore à l'orphelinat.

Allons nous asseoir pour discuter si vous le voulez bien, nous serons plus à l'aise et je pourrai reposer ma jambe qui me fait souffrir."


Sana-khan suivit Nimuro jusqu'à la maison de thé la plus proche. A la façon dont il marchait, il lui semblait évident que sa jambe avait sérieusement été endommagée pour qu'il boite de la sorte ; elle avait vu assez d'éclopés comme ça dans les bas-fonds des villes pour pouvoir l'affirmer avec certitude.

Sana-khan s'assit avec classe sur le tatami de son côté de la table alors que Nimuro allongea sa jambe le long du sien. Il croisa le regard de la kunoichi et baissa les yeux, un peu gêné.


"Pardonnez mes manières qui peuvent sembler impolies, mais je ne peux presque plus plier ma jambe... souvenir de guerre."

La serveuse apporta deux tasses de thé et les posa sur la table, se retirant en silence. Nimuro semblait avoir un peu de mal à converser avec les étrangers, mais il se force à reprendre :

"J'ai cru comprendre que vous vous étiez liée d'amitié avec Kentarô... en tout cas il semble beaucoup vous aimer. C'est un enfant espiègle, mais il n'a pas toujours été ainsi...

Il y a environ cinq ans de cela, ses parents ont été tués lors d'une funeste nuit à Kiri no Kuni, celle que les historiens appeleront par la suite "La nuit du Démon". Beaucoup de shinobi ont péri ce jour là.

Kentarô adorait son père qui était un Anbu haut-placé, c'est pour ça qu'il veut devenir shinobi à tout prix. Lorsqu'il est arrivé à l'orphelinat c'était un enfant turbulent et insupportable ; de ce fait il n'avait pas d'amis et restait souvent seul.

C'est à ce moment que nous nous sommes connus lui et moi. J'ai vite compris qu'il se comportait ainsi pour attirer l'attention sur lui et se sentir moins seul. C'était sa façon à lui de crier qu'il existait...

Avec le temps il s'est calmé et est devenu un gentil garçon... Sana-khan, s'il vous plait, essayez de dissuader Kentarô de s'engager sur la voie du shinobi !"

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 12 Juil - 21:20

Sana-khan avait écouté le discours du chuunin en silence. Sa dernière remarque prouvait la force du lien d’affection qui l’unissait à l’enfant bien qu’il ne fût plus sous sa garde, et elle comprenait ses craintes, sans aucun doute renforcées par sa propre expérience du danger qui menaçait ceux qui choisissaient d’être ninja. Elle plissa les yeux.

[Sana-khan]
"Je ne connais Kentarô que depuis très peu de temps, mais il m’a semblé en effet que devenir shinobi était chez lui plus qu’un but ; une obsession. J’ignore si ma parole peut avoir plus d’impact sur lui que la vôtre… Je tenterai de le mettre en garde comme vous le souhaitez, mais je crains qu’il ne revienne sans cesse à son idée."

*on finit toujours par suivre sa voie, quitte à laisser derrière soi toute son existence passée, il le sait aussi bien que moi, malheureusement…*

Il y eut un instant où ni l’un ni l’autre ne se décida à reprendre la parole. Sana-khan buvait son thé en tenant sa tasse à deux mains, tout en écoutant le brouhaha des conversations des autres clients. Depuis qu’elle avait renoncé à son subterfuge elle avait retrouvé une attitude plus féminine, et le contraste avec son apparence toujours aussi déguenillée, les cheveux en bataille et sa vieille cape élimée sur les épaules, devait justifier les regards intrigués que lui jetaient de temps à autres leurs voisins de table.

Finalement, elle se décida à poser au chuunin la question qui lui trottait dans la tête depuis un moment.


"Pouvez-vous m’en dire plus sur cette « nuit du Démon » ? Des villageois l’ont déjà évoquée à mots couverts en ma présence, et cela semble avoir profondément marqué la conscience collective mais j’ignore de quoi il s’agit exactement…"

Le regard du jeune homme s’assombrit et il fronça les sourcils, légèrement embarrassé, hésitant à revenir sur un souvenir qui semblait avoir traumatisé la population de Kiri toute entière devant une jeune étrangère dont il ne connaissait ni les origines, ni les intentions. Sana-khan posa à côté d’elle sa cape qu’elle avait dénouée, laissant ainsi voir entièrement son visage et la cicatrice à la lèvre qui montrait qu’elle aussi était marquée, puis ajouta avec un hochement de tête compréhensif :

"Je ne connais ainsi pour dire personne ici, ni dans d’autres villages cachés ; par conséquent je ne suis partisane de quiconque. Peu m’importe à qui incombe la responsabilité de ce qui s’est passé cette nuit-là, je cherche juste à savoir comment les faits se sont déroulés."

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 12 Juil - 21:58

"Très bien... Je vais vous raconter ce qui s'est passé, mais j'espère que cela n'altèrera en rien le respect que vous avez pour le Mizukage...

Vous savez sûrement qu'il y a dix ans de cela, Zabuza Momochi est devenu un shinobi renégat et a echoué dans sa tentative d'assassinat du Mizukage. La nouvelle a fait le tour du monde, comme quoi le héros de Kiri s'était retourné contre sa patrie.

Ce que peu de monde sait hors du village de la Brume, c'est qu'il y a cinq ans de cela il est revenu, lors d'une nuit d'été, sans que l'on ne sache pourquoi...

Cette nuit a été nommée "Nuit du Démon" en rapport avec le surnom de Zabuza-sama : le Démon de Kiri. En seulement quelques heures, il a tué tous les Anbu, le Mizukage, et tous ceux qui tentèrent de l'arrêter... Je m'en rappelle encore ...


Nimuro sembla parcouru d'un frisson et reprit une gorgée de thé. Sana-khan put apercevoir des marques de chair de poule sur ses bras, et ce n'était sûrement pas dû à la chaleur estivale qui régnait à Kiri...

Il repoussa une mèche de cheveux qui lui tombait dans les yeux tout en reposant sa tasse puis reprit :


"Cette nuit reste encore gravée dans les mémoires de tout Kiri, pourtant, étrangement, beaucoup de shinobi et moi le premier ne portons pas de rancoeur à Zabuza-sama pour ses actes... Nous comprenons le fond derrière ses actes, le sacrifice de son honneur pour que Kiri retrouve sa dignité d'antan... Nous éprouvons de la honte de ne pas avoir fait comme lui...

Pour ma part, il y a une raison pour laquelle je l'admire. C'est lui qui a fait construire l'orphelinat de Kiri après la grande guerre contre Kumo. Si ce bâtiment n'avait pas été là, je ne serai peut-être pas ici aujourd'hui..."


Les yeux de Nimuro semblaient briller lorsqu'il parlait de cette institution, comme si un lien bien plus sentimental que professionnel l'y liait, comme un enfant qui contemple un rêve.

"J'ai été élevé là bas moi aussi, comme Kentarô. J'avais le même rêve que lui à son âge. Comme je n'aime pas me battre, je me suis naturellement tourné vers la voie de la Médecine et je suis devenu Genin.

Après la guerre, il fallait vite acquérir des fonds pour reconstruire le village, ainsi, mes amis et moi fûmes envoyés en mission, sûrement à la hâte. Nous n'étions pas prêts je pense...

Nous sommes tombés dans une embuscade... Le premier d'entre nous est mort sur le coup... Nous avons fui avec le second... Nous avons erré pendant des jours et avons été rattrapés pour fuir à nouveau... Mon ami est mort des suites de ses blessures ; je n'ai pas pû le sauver, j'étais trop inexperimenté... Quant à moi j'ai en partie perdu l'usage de ma jambe, n'ayant pas les connaissances nécessaires pour la soigner comme il se doit."


Nimuro marqua une pause, une boule dans la gorge, les larmes aux bords des yeux, mais se contint. Il inspira longuement et reprit une gorgée de thé.


[Sana-khan, Zabuza : +6 EXP RP pour un premier post commun et pour la suite.]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 13 Juil - 0:40

Bien qu’elle eût un pressentiment, Sana-khan fut si surprise par les confidences de Nimuro qu’elle en reposa sa tasse avec un peu plus de brusquerie qu’elle ne l’aurait voulu.

"Zabuza… ?"

*Zabuza aurait massacré des shinobi de son propre village ?!*

L’histoire avait de quoi choquer... Comment un homme ayant commis de tels forfaits pouvait-il être à nouveau à la tête du village, et, qui plus est, rester fidèlement suivi par ses disciples ? Malgré les explications de Nimuro, la logique de la situation lui échappait.
Mais elle ne posa pas de question supplémentaire. La prudence lui recommandait de s’en tenir là pour le moment, et comme le soir commençait à tomber, il lui tardait de rentrer chez elle se rafraîchir et se reposer. La journée lui avait amené son lot de renseignements.
Le chuunin, tenu par ses obligations à l’orphelinat de ne pas s’absenter trop longtemps, s’apprêta à partir également. Cependant, sur le pas de la porte du magasin, Sana-khan lui fit une dernière remarque :


"…et les enfants ? Que vont devenir les enfants, si Suna attaque… ?"

Elle cherchait dans sa poche le tabac qu’elle avait acheté en passant, et en proposa à son compagnon qui regardait au loin, le regard dans le vague.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 13 Juil - 1:24

"Si Suna attaque... J'espère que le Kazekage aura assez d'honneur pour ne pas s'en prendre à eux... ou que Zabuza-sama arrivera à temps... Mais je pense qu'une des premières mesures prise sera de les faire évacuer, eux et les villageois."

Nimuro serra le poing et le regarda, l'air déterminé.

"Dans ce cas de figure, alors je prendrai les armes s'il le faut et me battrai. Mais j'espère que cela n'arrivera pas. Je n'ai pas non plus envie de tuer les shinobi de Suna. J'imagine que comme nous, ils ne souhaitent pas cette guerre..."

Sana-khan fouilla dans sa poche et en sortit un paquet dans lequel se trouvait des sortes de feuilles roulées dans lesquelles se trouvait ce qui semblait être du tabac. Elle le tendit à Nimuro, l'invitant à en prendre une.

"Non merci, j'ai déjà une assez mauvaise santé comme ça, et puis si les enfants me voyaient que penseraient-ils ?"

Le Chuunin sourit à cette dernière phrase et se passa la main dans les cheveux, un peu gêné de refuser l'offre de la jeune femme. Cette dernière craqua une allumette entre ses doigts, comme le lui avait un jour appris un des saltimbanques qu'elle avait connu, cracheur de feu de profession, alors qu'elle menait encore une vie d'errance, et alluma son tabac.

"C'est vrai, un tuteur se doit de montrer l'exemple au plus jeune" dit-elle sur un ton à la fois moqueur et amusé.

Le jeune homme, qui était sensiblement du même âge qu'elle, avait quelque chose que Sana-khan n'aurait su définir. Il semblait à la fois si determiné dans ses convictions et si perdu que cela en était troublant. Ne se laissant pas décontenancer, elle brisa le silence, non sans avoir au préalable tiré une bouffée sur son tabac.

"Bien, je pense qu'il est l'heure de rentrer. Mon entraînement d'aujourd'hui n'a pas été de tout repos."

"Je vais rentrer aussi ; les enfants doivent m'attendre, je ne voudrais pas qu'ils s'inquiètent. Ce fut un plaisir pour moi de faire votre connaissance, Sana-khan. J'espère que nous nous reverrons."

"Connaissant Kentarô, il y a de fortes chances que cela se produise..." dit-elle, avec son accent inimitable

Les deux jeunes gens se saluèrent, puis chacun repartit de son côté. Sana-khan tira une dernière bouffée sur son tabac, puis envoya le mégot d'une pichenette dans une flaque d'eau puis s'emmitoufla dans sa cape tout en marchant.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 14 Juil - 0:17

[Suite de la Mission D : Le vieil ermite]

A peine entré dans Kiri no Kuni, Shinzo regardait de droite et de gauche toutes les femmes qui lui passaient sous les yeux, ce avec un air des plus lubrique qui soit.

L'équipe de Darok qui le suivait marchait la tête basse, voulant éviter d'être vus en compagnie du vieux pervers. Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent sur la grande place de Kiri et marquèrent une halte.

Le quatuor s'arrêta net et se mit genou à terre lorsqu'ils m'aperçurent. La plupart des Jounin et Chuunin fidèles à la cause m'entouraient ; Chihiro et Sana-khan étaient là, elles aussi, en retrait.

Shinzo,s'approcha de moi et me tourna autour, m'inspectant sous toutes les coutures.


"Je rêve... Petit con ! Tu ne viens même pas me saluer en personne ! Un Kage Bunshin... t'en foutrais moi ! C'est comme ça qu'on accueille son vieux sensei ? Zabuzaaaaaaaaaaaaaa ramène tes fesses par ici que je te les botte !"

Darok fronça les sourcils devant ce manque de respect et voulut intervenir, mais Zen lui lança un regard qui voulait dire "laisse tomber". En effet, si je voulais faire taire le vieil homme, j'en avais largement les moyens moi même.

"Le Mizukage n'est pas à Kiri actuellement. Il est allé par delà la grande fontaine s'entraîner et reviendra bientôt. En attendant il a laissé des directives à appliquer dès l'instant où vous seriez présent ici."

"Ouais, ouais, ouais, c'est ça... Ecoute coco, moi j'ai pas que ça à faire alors ça attendra demain. Pour l'instant je vais aller..."

"Silence ! Vous allez rester ici et m'écouter. Le temps presse."

"Ah ouais et si je veux pas ? Tu feras quoi ?"

"Je pourrais bien achever ce que j'ai commencé lors de la Nuit du Démon..."

Shinzo trembla de tous ses membres à la simple évocation de cet événement et but une gorgée de sake, non sans en renverser.

"Bien, vous n'êtes pas sans savoir que je ne suis qu'un clone du Mizukage, ainsi ma durée de vie est limitée et ma présence en ces lieux touche à sa fin.

Afin de vous préparer à la guerre contre Suna, j'ai décidé de vous confier votre entraînement à la personne qui est la mieux qualifiée pour le faire. Shinzo-san sera donc votre Jounin instructeur."


Je m'avançai vers l'équipe que j'avais envoyé en mission et m'arrêtai devant eux, leur faisant signe de se relever.

"Je suis satisfait de votre réussite, shinobi de Kiri. Je savais que j'avais fait le bon choix en vous envoyant en mission. Vous aussi allez jouer un rôle majeur dans cette guerre qui nous oppose au village du Sable.

Chuunin Zen Azechi, vous serez chargé d'enseigner la tactique à vos compatriotes.

Chuunin Darok Kempachi, vous montrerez aux Etudiants et Genin les techniques nécessaires pour devenir un bon guerrier de la Brume.

Genin Iba Hiyori, je compte sur vous pour marcher dans les traces de vos compatriotes et redorer le blason de votre famille."


La surprise put se lire sur les visage d'Iba et Zen ; Darok, quant à lui laisse éclater sa joie.

"Chuunin ! Je suis Chuunin ! Euh... Veuillez m'excuser, Mizukage-sama..."

Je souris au jeune homme derrière mon masque et retournai vers le centre de la place. Tous se rapprochèrent de moi, quel que soit leur grade ou leur âge.

"Avant de partir, il y a une dernière chose que je tiens à vous dire. J'ai confiance en vous tous et je sais que vous défendrez Kiri de votre mieux, mais par delà ce sentiment de devoir qui vous anime, il y a quelque chose que je vois dans vos yeux à tous lorsque nous sommes ensemble : c'est l'esprit de Kiri.

Bien plus que de simples compagnons d'armes, nous sommes notre propre famille. Nombre d'entre nous ne connaissent pas leurs parents et ont été livrés à eux mêmes de par le passé. Aujourd'hui nous marchons tous ensemble.

N'écoutez pas ceux qui vous disent le contraire en ce village, c'est vous les véritables guerriers de la Brume, c'est vous tous l'avenir de Kiri."


Personne ne pipa mot, c'était l'heure des adieux et tous le savaient. Je regardai chacun de mes hommes, l'un après l'autre, l'air satisfait.

"Il est temps pour moi de vous quitter, je dois retourner m'entraîner auprès d'Hikke. Je reviendrai pour affronter le Kazekage, soyez en sûrs."

Sur ces dernières paroles, je réalisai quelques sceaux et tombait en flaque d'eau au sol ; le clone du Mizukage n'était plus. Shinzo lacha sa bouteill, l'air ébahi.

"Petit con... Il est parti s'entraîner avec Hikke... Mouhahahahahahahhahahahahahaha ! Mais alors cette face de rat pourrait bien battre le Kazekage au final. Fiston, tu m'étonneras toujours !"

Le vieil homme fouilla dans sa veste et en sortit son bandeau frontal, puis l'essuya avec sa manche avant de le remettre autour de sa tête.

"Allez, tas de flemmards, restez pas plantés là ! On a du pain sur la planche !"


[Zabuza : +4 EXP RP]


Dernière édition par le Dim 23 Juil - 3:29, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 14 Juil - 16:24

Les portes s’étaient ouvertes dans un grincement sinistre, visiblement (ou plutôt acoustiquement) les gons n’avaient pas été graissés depuis des années. Devant le groupe se tenait les longues allées de Kiri, bouillant, comme à son habitude, d’activités. Les gens couraient ci et là dans les rues, comme pour rattraper le temps qui s’écoulait, inexorablement.
D’une certaine manière, le garçon était content de rentrer « chez lui », peut-être avait-il un peu le mal du pays…c’était ici, dans cette ville qu’avait toujours été son foyer, son point d’encrage et pourtant une partie de lui en venait à souhaiter que la mission ne soit pas fini, que les quatre ninjas aient encore à errer dans les bois, sur les berges du lac, loin de toute cette foule grouillante. Pourquoi ? L’exaltation, la montée d’adrénaline dû à la mission ? Non…ce n’était pas cela.
Tout recommençait, ou tout du moins aller recommencer. L’espace d’une mission, d’une journée, on lui avait confié des « responsabilités », on lui avait fait confiance…on avait oublié son passé, comme si, d’un coup de baguette magique, on avait décidé d’effacer l’ardoise, et de remettre les compteurs à zéro. Il était une cendrillon des temps ninjas…
Une fois passé le seuil de la ville, il reprendrait son fardeau, il redeviendrait celui qui est honnis, il redeviendrait un Réprouvé. Il se demandait même s’il avait vraiment envie de rentrer, pourquoi ne partirait-il pas loin, très loin, fuyant cette vie qu’il détestait tant, courant sur les routes, fort de son savoir, subsistant tant bien que mal…
Cela restait une alternative envisageable, la vie ne pourrait pas être pire que celle qu’il avait a subir ici bas, au jour le jour…


*Mais si je pars…*

Il savait très bien ce qu’il se passerait s’il partait, ils confirmeraient ce que tous pensaient, il feraient ce que tous attendaient…
L’aspirant ravala alors son amertume, comme à chaque fois…
Un pas, puis deux, et trois. Voilà c’était fait…


*Bon retour à Kiri…Iba…

Hiyori…*


Sortant un peu de sa rêverie, il s’aperçut alors deux plusieurs détails, le chuunin interpellé sur la muraille n’y était plus, où pouvait-il bien être parti ?
Zen et Shinzo semblait bien occupé, dans une discussion sans but. Le genin semblait mener la danse, pour une fois, à en voir la mine déconfit qu’affichait le vieil homme.
Darok semblait un peu ailleurs, peut-être que lui aussi ressentait un pincement au cœur en rentrant dans sa cité natale, néanmoins ce n’était sûrement pas pour les mêmes raisons que lui.
Hyrungo flânait déjà dans les ruelles…
Devait-il être comme eux, heureux de revenir ? Sourire ? Le pouvait-il ?

Ils arrivèrent sur la grande place de Kiri, le silence s’était fait, et d’un commun accord, le quatuor de Kiri mit genoux à terre, non pas sous l’effet d’un jutsu, mais sous l’emprise d’un sentiment appelé respect.
Devant eux se tenait le chef de Kiri, Zabuza-sama, seigneur Mizukage. Il était bien encadré, par des chuunins et des jounins, d’après leur uniforme, mais aussi par des étudiants et genins. Iba n’en connaissait aucun.
Ils sentaient tous les regards portés sur lui, ce qui était bien sûr faux, puisque la majeure partie était dirigée sur le Mizukage ou notre nouvel arrivant : Shinzo…


[shinzo] «- Je rêve... Petit con ! Tu ne viens même pas me saluer en personne ! Un Kage Bunshin... t'en foutrais moi ! C'est comme ça qu'on accueille son vieux sensei ? Zabuzaaaaaaaaaaaaaa ramène tes fesses par ici que je te les botte ! »

L’étudiant n’avait même pas remarqué que celui qui se tenait devant lui n’était autre qu’un clone…Décidément il lui restait énormément de chose à apprendre. Shinzo possédait vraiment un franc parler…qui avait le don de rendre les situations comiques, bien qu’à cet instant le Mizukage, enfin son clone, ne semblait pas du tout rire.

[Clone de Zabuza] «- Le Mizukage n'est pas à Kiri actuellement. Il est allé par delà la grande fontaine s'entraîner et reviendra bientôt. En attendant il a laissé des directives à appliquer dès l'instant où vous seriez présent ici. »

*Voilà qui est intéressant…*

Le clone de Zabuza-sama révélait pas mal d’informations. Premièrement le lieu d’entraînement du maître de Kiri et deuxièmement, le pourquoi de leur mission.
Effectivement, peu de temps ensuite, après que Shinzo ait été remis à sa place, tous apprirent que Shinzo devenait « jounin instructeur », autrement dit, retrouvait ses fonctions de professeur. Le garçon restait perplexe, même s’il était indéniable que l’individu possédait des capacités de combat impressionnantes, son penchant pour l’alcool ne le descridibilisait-il pas un peu ?
Enfin la décision ne lui appartenait pas…et puis, il avait put, en discutant avec le vieux se rendre compte que, dans ses moments de lucidité, c’est-à-dire de sobriété, ce rôle lui convenait comme un gant.

Puis le clone de Zabuza-sama s’approcha du quatuor, et leur demanda de se relever, ce qu’il firent promptement. D’un regard dur et froid il inspecta ses troupes…


[Clone de Zabuza] «- Je suis satisfait de votre réussite, shinobi de Kiri. Je savais que j'avais fait le bon choix en vous envoyant en mission. Vous aussi allez jouer un rôle majeur dans cette guerre qui nous oppose au village du Sable. »

*Des félicitations ?…qu’est-ce qui va nous tomber dessus ?*

Les quatres shinobi étaient droit comme des piquets, comme l’imposait le code ninja. La copie de Zabuza-sama prenait son temps pour parler, et marqua une pause…tout le monde s’avait qu’il allait ajouter quelque chose…mais quoi ?

[Clone de Zabuza] «-Chuunin Zen Azechi, vous serez chargé d'enseigner la tactique à vos compatriotes.
Chuunin Darok Kempachi, vous montrerez aux Etudiants et Genin les techniques nécessaires pour devenir un bon guerrier de la Brume…


*Des promotions…mais je croyais que l’on devait passer un examen pour obtenir ce grade ?*

[Clone de Zabuza] «-Genin Iba Hiyori, je compte sur vous pour marcher dans les traces de vos compatriotes et redorer le blason de votre famille.

*Genin Iba Hiyori…GENIN ?!*

il avait fallut plus d’une bonne seconde pour que le cerveau de l’étudiant, ou plutôt du genin, enregistre l’information qui venait de lui être transmise.
Aujourd’hui, Zabuza-sama venait de le nommer « genin »…il était maintenant réellement un ninja de Kiri…
Il n’en revenait pas, et d’ailleurs il n’était pas le seul, on pouvait entendre des murmures dans la foule, d’indignation et de colère. «Il s’appelle Hiyori… », « C’est un Réprouvé…comment pouvons-nous lui confier une telle responsabilité », « Il ne devrait même pas être ninja »…Encore une fois, le Mizukage, par sa nomination s’opposait à ses détracteurs, mais aussi par ses propos. Devant tous, il avait prononcé son avis…devant tous…


*Redorer le blason de ma famille
On dirait que je suis dans la bonne voie^^*


Iba, perdu dans ce sentiment que l’on appelait couramment allégresse ne s’aperçut même pas de l’explosion de joie, pourtant bruyante, de son coéquipier Darok. Il était ailleurs, sur un petit nuage…
Dont il ne tarda malheureusement pas à descendre. Zabuza-sama, après ses nominations, commença à faire ses « en revoir », le clone devait avoir atteint ses limites…
Toutefois il ne put s’empêcher de lâcher une dernière phrase…pour le moins palpitante…


[Clone de Zabuza] «- Il est temps pour moi de vous quitter, je dois retourner m'entraîner auprès d'Hikke. Je reviendrai pour affronter le Kazekage, soyez en sûrs. »

Iba ne connaissait pas cette personne dénommé Hikke, mais une chose était sûr, au vue de la réaction de Shinzo, l’individu devait être terriblement puissant…
Suna pouvait venir, les ninjas de Kiri les attendaient de pieds ferme.


Dernière édition par le Ven 14 Juil - 23:31, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 14 Juil - 23:17

Le groupe entra de nouveaux dans la ville. Leur ville. Le soleil rayonnait, synonyme d'un été radieux sur Kiri. Les nuages n'était plus présent. L'après-midi touchait à sa fin, et Darok songeait à ce qu'il allait pouvoir faire lorsqu'il serait chez lui.Sûrement rien. Elle était belle, cette cité maintenant. Les ruelles de Kiri bourdonnait d'activités. Tout le monde était pressé. Hyrungo était parti courir dans les ruelles, sentir l'odeur de la fleur pôlaire, non loin de là.

Mais il fut arrêté lorsqu'il vit son Seigneur et Chef, le Mizukage, entouré de nombres de shinobis. Ils étaient dans une grande place circulaire, dallée, avec des maisons dont les habitants regardaient la scène, accoudés à leurs fenêtres. Le quatuor s'agenouilla, tête baissé, marque de respect. Shinzo, lui, s'avança dans la foule, sa bouteille de saké toujours fermement en main. Il tourna autours du chef, regardant sa stature et son physique actuels.


[Shinzo] "- Je rêve... Petit con ! Tu ne viens même pas me saluer en personne ! Un Kage Bunshin... t'en foutrais moi ! C'est comme ça qu'on accueille son vieux sensei ? Zabuzaaaaaaaaaaaaaa ramène tes fesses par ici que je te les botte ! "

Darok n'avait même pas remarquer que le Zabuza devant lui n'était qu'un clone, mais peu importe. La franchise de Shinzo frappa de plein fouet Darok, qui eut pour réflexe de se lever. Il se ravisa cependant à la suite d'un échange de regard avec Zen. S'ensuivit un bref dialogue entre les deux personnages, disciple et maître, tous deux sur leurs positions. Finalement, Shinzo garda le silence (difficile parler avec une bouteille de saké entre les dents.) et Zabuza reprit de plus belle. Il raconta des petites choses sur sa vie de clone, et ensuite en vint aux faits. Shinzo revenait à son grade. Et puis il était content, aussi... à propos de la réussite de la mission.

[Clone de Zabuza] "Je suis satisfait de votre réussite, shinobi de Kiri. Je savais que j'avais fait le bon choix en vous envoyant en mission. Vous aussi allez jouer un rôle majeur dans cette guerre qui nous oppose au village du Sable.

Chuunin Zen Azechi, vous serez chargé d'enseigner la tactique à vos compatriotes.

Chuunin Darok Kempachi, vous montrerez aux Etudiants et Genin les techniques nécessaires pour devenir un bon guerrier de la Brume.

Genin Iba Hiyori, je compte sur vous pour marcher dans les traces de vos compatriotes et redorer le blason de votre famille."


Darok n'en revenait pas. Il était Chuunin. Chuunin. Chuunin! Que pouvait-il espérer de mieux que ça ? La réussite d'une mission et un passage de grade. C'était merveilleux, incroyable, impensable. Sans se soucier de conséquences, il laissa libre cours à sa joie, à son incommensurable plaisir. Il cria à plein poumons la phrase à laquelle il pensait, la seule phrase qui obstruait ses pensées.

"Chuunin ! Je suis Chuunin !" et tout d'un coup, il revint à la réalité. Son rêve éphémère s'était interrompu, et il était de nouveaux face à son supérieur. "Euh... Veuillez m'excuser, Mizukage-sama..." Mais son rêve n'allait pas s'arrêter là. Non, il le reprendrait plus tard, c'est tout.

Un sourire se dessina dans les bandages du masque du Mizukage, puis il s'en retourna vers le centre de la place. Tout le monde le suivit, sans doute l'instinct grégaire. Il fit des adieux larmoyants pour les plus sensibles, touchants pour les plus durs, mais dans tous les cas, ils étaient sincères. Darok, trop bouleversé par sa nouvelle promotion, rata l'essentiel de la discussion. Puis, composant une série de signes, le Chef de la ville s'effondra en une flaque visqueuse. Qui aurait pu penser que, quelques instants plus tôt, cette flaque verte et collante était le plus grand ninja d'un village ? Pas grand monde. Le nouvellement repromu jounin motiva les troupes et tous partirent sauf Darok partirent s'atteler à leurs différentes activités. Le Chuunin s'approcha du maître, qui buvait à grande gorgée.


"Shinzo-sama, pourquoi buvez vous autant, alors que vous êtes de nouveaux un jounin?"

[Shinzo] " Tu vois...euh..." Il fit mine de chercher le nom de son interlocuteur... "Gamin...
*hips* L'alcool est un ennemi, et c'est lâche de fuir l'ennemi...*hips* t'en veux une 'tite goutte ?"


Darok fit un léger "non" de la tête, il remettait ça pour plus tard, en une autre companie. En attendant, il ne fallait pas faire de bêtises. La dernière fois, le jour après sa promotion, il avait gagné un aller pour la prison. Pas question de recommencer. Et puis, il était Chuunin. Il devait montrer l'exemple. Non, finalement, il attendrait après-demain.
Il lui manquait une dernière chose avant d'être un vrai Chuunin, et c'était une tenue appropriée. Il se dirigeait donc vers la banque.

Il eut une petite pensée significative pour Suna. Kiri était fin prêt à les recevoir comme il se doit.
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