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 Les Ruelles

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MessageSujet: Les Ruelles   Dim 30 Avr - 11:51

Rappel du premier message :

[précédent : Magasins d’armes
Note : Ce RP intervint après le chapitre II partie 2 (pas encore fini de rédiger)…et le combat contre Hyrungo, pour ceux qui suivent mon BG^^]

Cela faisait plusieurs minutes qu’Iba avait quitté l’armurier, et déambulait à travers les rues de Kiri. Il rentrait chez lui, la pluie venait juste de cesser, mais des nuages noirs foncés menaçaient toujours le garçon. Les trottoirs étaient gorgés d’eau, tout comme les égouts, à cause de l’orage torrentiel qu’il venait d’y avoir; Iba, sans savoir pourquoi éprouvait une sensation de plénitude et de quiétude frisant l’inquiétant. Il inspirait l’air vivifiant à plein poumons. Il se sentait bien, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. En effet, ses nuits étaient peuplées d’insomnies, de visions et de cauchemars : difficile de trouver le repos et le sommeil réparateur dans de tels conditions. Pourtant, sans en connaître la cause, l’aspirant avait « la pêche », alors que, pourtant, le temps maussade, voire mauvais, ne s’y prêtait pas. L’étudiant avait beau chercher ce qui pouvait bien être la cause de cette « euphorie », il ne trouvait pas.
Il n’était pas pressé de rentrer chez lui, et décida, contrairement à ses habitudes, de rester dehors, bien qu’au vu du ciel, ce ne soit pas pour profiter des bienfaits d’un temps ensoleillé. Iba espérait que l’air frais et la brise légère lui permettrait de s’éclaircir les idées. Il pensait à l’Académie, à son dernier cours, mais aussi aux prochains. Il n’était pas totalement sûr d’avoir bien assimilé la dernière technique que lui avait enseigné Shinobu. Le garçon se promit intérieurement de la retravailler pour que son senseï n’y trouve rien à redire et soit satisfait de son élève.
Iba entreprit alors de faire un grand détour, avant de revenir à son habitation. Il marchait dans les rues, passant devant les nombreuses échoppes qui longeaient la route. Par endroit, il y avait des arbustes de plantés, pour donner un peu plus de cachet à la ville. Malheureusement, en cette époque de l’année, ils ne pouvaient guère être fleuris, ce qui désola quelque peu le garçon. Il marchait, encore, sans cesse, sans but dans les allées de la ville, découvrant par moment, un magasin ou un bâtiment qui lui était inconnu. Il s’enhardit même jusqu’à prendre des allées qu’il n’avait jamais empruntées auparavant. Pourquoi ne l’avait-il pas fait, jusqu’à aujourd’hui ? Tout simplement la peur…celle d’être reconnu…
Cela faisait maintenant plus d’une bonne vingtaine de minutes qu’il errait…
Iba aperçut un banc, il décida de s’asseoir. Il était trempé, il passa donc sa main sur les lattes, de couleur vert foncées, pour en enlever le maximum d’eau. Il posa sa paume à une extrémité et la ramena brutalement de l’autre côté du banc, pour éjecter le liquide incolore du futur reposoir de fondement du garçon ( Razz). Une chose surprenante se produit soudain, comme lors du cours de la veille avec Shinobu et l’évier…comme chez lui, avec le verre d’eau.


*Incroyable…cette fois je ne rêve pas.*

En effectuant son geste, il venait d’expulser toute l’eau du banc, dans un puissant jet. Le reposoir en bois vert était dorénavant sec, plus une trace du liquide incolore. Iba resta un long moment, interdit. Heureusement pour lui, le temps était peu propice aux sorties et personne ne l’avait vu. Les rares passants devaient être trop plongés dans leurs pensées ou activités pour prêter attention à un jeune garçon. Intrigué, Iba se mit en quête d’un autre banc trempé. Il trouva aisément l’objet de ses recherches, quelques mètres plus loin. Un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche. Personne…il réitéra son action, mais cette fois, rien ne se passa. L’étudiant était plus que dépité. Il réessaya encore une fois, puis deux, et trois, mais sans succès. Que lui manquait-il pour réitérer l’exploit réussit à l’instant ? Il ne comprenait pas. Néanmoins, il avait du temps devant lui, il pouvait donc chercher ses réponses tranquillement. Il se décala encore de plusieurs mètres, et dénicha un troisième banc, tout aussi humide que les précédents. Une fois de plus, il vérifia qu’il n’y avait pas de passants pour l’observer, puis il se concentra.

*Je veux que toute l’eau s’en aille…
Je veux que toute l’eau s’en aille du BANC !*


Il posa sa main sur la construction en bois vert foncée, et effectua son mouvement horizontale de la main. Rien, toujours rien. Ce n’était pas ça, pas encore…il lui fallait trouver la clé pour tout faire fonctionner correctement.

*Prends ton temps c'est quelque chose que tu dois sentir et pas forcer à se faire.*

C’était ce que lui avait dit son professeur, Shinobu, lorsqu’il lui avait expliqué comment créer de l’eau. Il devait sentir l’eau l’environnant, être en symbiose avec elle, ne faire qu’un. Iba se mit alors à intensifier sa respiration, ses respirations, comme ses expirations se faisaient plus longues et plus bruyantes. Il se concentra sur son environnement, et pour se faire, ferma les yeux. Il se remettait dans les conditions de la création d’eau. L’étudiant se mit ensuite à faire circuler plus rapidement son chakra dans son corps, augmentant du coup le déplacement de son flux sanguin. Il poussait dans ses retranchements ses sens, pour déceler toutes traces d’eau l’entourant.

*Il faut sentir, ressentir…chercher l’unité.

Son état de plénitude revint, il sentait l’eau ; il était bien, là, au calme, les yeux fermés, la brise caressant son visage. Il sentait. Elle était partout, dans l’air, tout autour de lui, sous ses pieds, dans le sol, en lui, dans son propre corps. Il était transcendé par ses nouvelles sensations. C’était comme s’il venait de s’éveiller doucement à un nouveau monde.

*Maintenant !*

Il rouvrit les yeux, posa sa main sur l’extrémité droite du banc, et la ramena jusqu’au côté gauche, dans un geste vigoureux, avec la ferme intensité d’enlever toute l’eau sur le banc. Cette fois-ci se fut un franc succès. Toute l’eau s’envol a sur cinq mètre environ, cependant, Iba se sentit tout d’un coup mal à l’aise. Il avait la tête qui tournait, des gargouillis bizarres au niveau de l’estomac. Il s’assit promptement sur le banc devenu sec, pour reprendre son souffle et ses esprits. Ce ne fut qu’une nausée passagère, et peu de temps après le ninja de Kiri, grâce au vent frais et à son inaction, se retrouvait d’aplomb. Il commença à analyser ce qu’il venait de vivre. Comment avait-il développer une telle habilité ? Ce contrôle de l’eau allait-il de pair avec sa création ? Après tout quand il faisait un dragon aqueux, n’exerçait-il pas un fort contrôle sur l’eau pour la modeler selon sa volonté ? Iba était quelque peu perdu. Il décida de s’entraîner à retrouver la sensation de symbiose qu’il venait de vivre à l’instant d’avant.
Etonnamment cela ne lui demanda pas beaucoup d’efforts, car il avait bien assimiler la technique, et la « procédure » à utiliser. Il passa une bonne heure à se concentrer, assis sur son banc, puis à relâcher sa concentration, pour recommencer l’exercice. Cela ne demandait pas beaucoup d’efforts, il fallait juste rester calme. Le jeune garçon appréciait de plus en plus la sensation de béatitude qu’il retrouvait lorsqu’il arrivait à l’état de symbiose avec l’eau. C’était indescriptible, un peu comme lorsque l’on va nager, et que l’on sent l’eau courir sur sa peau, glisser le long des muscles…
Iba mettait de moins en moins de temps à se plonger dans cet état de transe, toutefois le petit jeu commença à le lasser, il devait trouver un nouveau moyen d’exploiter son pouvoir.


*Ton chakra doit couler dans l'air comme l'eau coule sur le sol.*

Shinobu lui avait dit d’utiliser son chakra pour créer de l’eau, mais s’il avait déjà de l’eau à portée, dans l’air, dans les plantes, dans le sol et le sous-sol, peut-être pouvait-il l’appeler à lui pour s’éviter une dépense d’énergie inutile. Il tourna sa main droite vers le ciel, concentra une faible dose de chakra dans sa paume, et « appela » l’eau.

*Viens…Viens…Viens…*

Dès lors, des fines gouttelettes d’eau s’élevèrent dans les airs, quittant la surface rugueuse du trottoirs. Dans un cercle de trois à quatre mètres, Iba était entouré par une multitudes de gouttelettes d’eau. La facilité déconcertante avec laquelle il arrivait à rassembler l’eau semblait provenir d’un don inné. Toutefois, lorsqu’il essaya de rassembler l’eau dans sa paume, les choses se corsèrent, son contrôle du liquide devint plus ardu, il dut augmenter la quantité de chakra malaxé. La difficulté croissait à une vitesse exponentielle, et rapidement elle se retranscrit sur le visage fermé de l’étudiant. Finalement au bout d’une minute d’essai intensif, il relâcha la concentration et toute l’eau retomba sur le sol, dans un « splash ».
Il en avait complètement oublié les passants. Deux d’entre eux s’étaient arrêtés près de lui. Il s’agissait de deux hommes, d’affaires, certainement, d’après le coûteux costume qu’ils arboraient. L’un était grand avec le crâne dégarni, l’autre plus petit et rondouillard. Tous deux portaient une mallette .Le grand s’apprêtait à dire quelque chose, mais à la vue du bandeau frontal, il s’abstint et le duo partit sans demander son reste. Iba avait retenu son souffle tout durant l’événement, craignant qu’on ait put d’un quelconque façon l’identifier.


*Tu es vraiment stupide…tu n’es pas une star, personne ne te connaît…il ne m’arrivera rien tant qu’ils ne sauront pas mon nom.*

Il devait être quatre heure de l’après-midi, cela laissait encore pas mal de temps avant la tombée de la nuit. L’aire d’entraînement du garçon était plutôt loin. Il allait continuer de s’entraîner, ici, dans cette rue vide de passants. Il ne gênait personne, et grâce à son bandeau, il était exempt de réflexion…enfin tant qu’il se contentait de faire ces petits tours avec l’eau. Il recommença l’expérience plusieurs fois, avec plus ou moins de réussite, pendant deux heures environ. A chaque tentative, il essayait de trouver une nouvelle méthode, une nouvelle approche, pour arriver à contourner la difficulté, mais rien n’y fit. Contrairement à ce qu’il s’attendait, personne ne s’arrêta près de lui, pour l’épier ou lui poser une question. Bizarrement, la rue était devenue complètement désertique, ce qu’Iba apprécia tout particulièrement. Il commençait à être fatigué par ces exercices répétés. Pas une seule fois, il avait réussit à ramener de l’eau dans sa paume. Le mieux obtenu par le jeune garçon était des cercles difformes, d’environ trois mètres de diamètre entourant sa personne. Dès qu’il essayait de plus rapprocher l’eau, il perdait le fil de ses pensées, ainsi que sa concentration, et pour finir son chakra était aspiré à une vitesse démentiel. Il lui faudrait sûrement encore beaucoup d’heures, et même de jours d’entraînement pour parvenir à stocker de l’eau dans sa paume. Il tenta de se lever, mais retomba immédiatement sur le banc. Sa tête tournait, peut-être s’était-il levé trop vite. Il resta là, assis encore quelques minutes à contempler le ciel grisâtre, tacheté de nuages du même acabit, puis il se releva, lentement, cette fois-ci.
Le soleil pâle commençait à se coucher à l’horizon, il était temps de se rentrer. Sans se presser, l’étudiant prit le chemin qu’il allait le conduire jusqu’à sa demeure.


Dernière édition par le Dim 30 Avr - 20:42, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Les Ruelles   Sam 15 Juil - 13:15

[Darok, Iba, Zabuza : +4 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Lun 17 Juil - 11:50

La kunoichi se tenait en retrait, derrière les plus gradés qu’elle. Elle devait se tenir sur la pointe des pieds pour espérer apercevoir quelque chose, ce qui n’était pas très agréable. Finalement, lassée d’attendre, elle s’appuya contre le mur derrière elle. Qu’attendaient-ils tous ? Chihiro était persuadée que c’était le retour de Darok et ses compagnons, mais le silence de l’assemblée n’avait pu en rien confirmer ses dires. Elle n’était pas non plus au courant de l’objectif de leur mission, et se demandait de quoi il en retournait.

[Chihiro] * Pas la peine de s’affoler, je suppose que je le découvrirai dès leur arrivée. *

Mais le savoir ne l’empêchait pas d’être fortement intriguée, et d’attendre avec impatience les explications.
Quelques heures auparavent, elle avait reçue une missive du clone du Mizukage, lui ordonnant de se rendre sur la grande place le plus rapidement possible. Après quelques secondes de surprise, la jeune fille s’était préparée tout en se questionnant. Elle était si empressée de satisfaire sa curiosité qu’il lui semblait avoir oublié de fermer la porte de sa maison.


[Chihiro] * Ce n’est pas si grave… Dans tous les cas, je n’ai pas le souvenir que quiconque ait parlé d’un cambriolage à Kiri. Et, de toute manière, tout ce à quoi je tiens est avec moi… A part le poignard de l’Impératrice, mais avant que quelqu’un parvienne à le trouver… *

Un sourire se dessina sur le visage reposé de la kunoichi. Elle ne savait pas quoi faire de l’arme, cependant elle l’avait bien cachée. Peut-être qu’un jour, elle en aurait utilité, et elle préférait le mettre en sûreté pour l’instant. Elle effleura son bras, dont la blessure s’était depuis longtemps refermée.
Dans tous les cas, elle avait eu beau partir à toute vitesse, il n’y avait personne à la grande place. Elle avait donc patienté dans un coin, voyant avec soulagement l’arrivée plus tardive de chuunin et de jounin de Kiri. Le clone fit une arrivée saluée par de nombreuses inclinaisons dans les rangs des shinobi. Chihiro baissa la tête, sans marquer de profonde déférence.
Le clone n’est pas l’original. Des conversations s’étaient vivement engagées entre tous, mais plus l’heure avançait, plus les gens se renfermaient. Il était possible que certains craignent l’échec de la mission. Pour sa part, la jeune fille restait confiante.
Quelques minutes plus tard, elle se rendit compte de la présence d’une jeune femme non loin d’elle. Elle réussissait si bien à ne pas se faire remarquer que la genin ne l’avait même pas vue.


[Chihiro] * C’est peut-être une étudiante qui est arrivée pendant mon absence… *

La kunoichi amorça un pas en direction de l’inconnue, avec l’intention visible de lui parler, quand des murmures parcoururent l’assistance. Chihiro soupira, essayant de voir quelque chose entre les deux géants qui la précédaient. Elle se déplaça vers la droite, et parvint à avoir un angle de vue satisfaisant.
Quatre ninja s’étaient agenouillés. La genin reconnut sans peine Darok, puis se remémora le visage de Zen, qu’elle avait déjà croisé, ainsi que celui qui était à ses côtés et dont le nom lui échappait. Le quatrième, elle ne le connaissait pas.
Ce qu’elle distingua, par contre, c’est la voix d’un vieillard qu’elle n’arrivait pas regarder, gênée par une épaule. Elle l’avait déjà entendue quelque part, mais où… Soudain, son cœur fit un bond : une voix geignarde, apeurée, qui suppliait sont maître de lui laisser la vie sauve.


[Chihiro] « Shinzo-san… » murmura-t-elle avec surprise.
Le chuunin qui était devant elle se tourna avec un haussement de sourcil interrogateur. Chihiro le fixa sans rien dire, et il finit par détourner son attention d’elle.

[Chihiro] * C’est lui… Le maître de Shihan. Mais que fait-il ici ?

Elle ne parvenait pas à le percevoir, toutefois elle n’avait aucun doute sur la personne.
Elle apprit ensuite avec surprise que le vieil homme allait devenir leur instructeur. Zabuza avait fait appel à lui pour qu’il le seconde, alors qu’il continuait son entraînement… C’était une bonne initiative, et Chihiro fut heureuse de voir qu’elle avait fait le bon choix en interférant sur les actions passées du Mizukage.
Celui-ci fit ensuite l’annonce des nominations au rang de chuunin et de genin à trois des quatre shinobi.
L’explosion de joie de Darok fit doucement rire la jeune fille, contente que les efforts de son camarade soient récompensés. Zen demeura calme, quant à lui, bien qu’elle puisse lire de la surprise sur son visage. Celui qu’elle n’avait jamais rencontré semblait interdit, bouche bée.


[Chihiro] * Il a vraiment l’air mal à l’aise. Iba Hiyori, c’est ça ? Pourquoi est-il si surpris ? Il donne l’impression de penser que le clone de Shihan s’est trompé de personne… *

Toute à sa réflexion, la kunoichi voulut se mouvoir pour soulager ses jambes ankylosées par l’immobilité. Seulement, elle n’arrivait pas à soulever ses pieds. Scrutant le sol, elle examina l’apparition subite d’une flaque d’eau, jusqu’à ce qu’elle remarque que son corps était en train d’être happé par la surface aqueuse. Interloquée, elle resta muette, sachant ce qui l’attendait. Hikke, Sorincha ou n’importe qui d’autre requérait ses services.
Sans chercher à lutter, elle se laissa engloutir, regrettant simplement de ne pouvoir féliciter les nouveaux gradés, et s’interrogeant sur ce qui allait suivre.


Je suis une vilaine

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Lun 17 Juil - 11:56

[Chihiro : +4 EXP RP]
Shinzo
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MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 20 Juil - 3:46

A Kiri, la nuit était moite. En plus de la chaleur, il y avait quelque chose d'indéfinissable qui pesait sur le village de la Brume, comme une atmosphère annonciatrice de mauvaises nouvelles.

Les gardes de la porte étaient tendus, et même Shinzo qui était du genre placide avait du mal à dormir malgré tout l'alcool qu'il avait ingurgité dans les bras d'une geisha avant de se coucher.

Alors qu'il rêvait une fois de plus de choses que nous ne décrirons pas ici, le vieil alcoolique fut tiré de ses songes par une main qui le secouait.


"Gné ? Qu'est-ce que c'est ?"

Un des Chuunin gardiens du village était à genoux devant Shinzo, prêt à faire son rapport. Ce dernier envoya la main vers sa table de chevet et attrapa sa bouteille.

"Shinzo-sama, notre patrouille vient de nous signaler qu'ils ont aperçu des shinobis rôder autour des portes de Kiri."

"Des shinobi tu dis ?"

"Oui, Shinzo-sama. Ils portaient le bandeau du village du Sable..."

"Mais pourquoi tu l'as pas dit de suite, bougre d'andouille !!! Va me réveiller tout le monde et que ça saute ! Rendez-vous dans deux heures sur la grande place ! Ouste !"

Le Chuunin partit aussi vite que l'éclair alors que Shinzo sautait dans son pantalon. L'état d'alerte était levé.

Deux heures plus tard, tous les partisans de Zabuza étaient réunis, prêts à défendre leur village de leur vie. Shinzo s'adressa alors à la foule.


"Shinobi de Kiri, il est évident que Suna va lancer son offensive dans les heures qui arrivent ! Nous n'avons pas de temps à perdre et devons organiser notre défense au plus tôt.

Ils ne peuvent entrer dans le village que par deux endroits : le nord ou le sud. L'est et l'ouest sont bloqués par la mer, et à moins que le Kazekage ne veuille faire calin avec les requins et les orochi il devra passer par les portes du village.

Voici vos ordres de mission :

- Chuunin Darok ! Tu défendras la porte principale du village ! Tu emmènes l'Etudiant Hyrungo avec toi !

- Chuunin Zen Azechi ! Tu défendras l'entrée portuaire, c'est à dire la porte Sud !

- Etudiante Sana-khan ! Etant donné que ta formation n'est pas terminée tu aideras à évacuer l'orphelinat ! Le risque est minimal vu que les Sunéens doivent traverser la ville pour y parvenir !

- Genin Iba Hiyori ! Tu iras t'assurer que plus aucun villageois ne traîne sur le bord de la mer ! Si tu en trouves, évacue-les !

Nous autres, nous nous répartissons dans le village pour faire obstacle à l'avancée de Suna. Si vous croisez des shinobi de votre rang, affrontez-le, sinon fuyez et tentez de les ramener vers nous.

Si vous croisez le Kazekage, courrez comme si vous aviez la mort aux trousses... Essayez de ne pas tuer les shinobi de Suna, ils sont comme vous, des outils manipulés, même si nous sommes plus libres qu'eux...

Cette guerre n'est pas une guerre de rétribution ! Le but n'est pas de foncer dans le tas, mais de tenir jusqu'à l'arrivée de Zabuza, compris !"


Tous ensemble, les guerriers de la Brume lévèrent le poing vers le ciel en hurlant "pour Kiri", puis se dispersèrent. La guerre des nerfs allait commencer.


[Darok et Hyrungo : suite Porte principale]

[Zen : suite Porte Sud]

[Sana-khan: suite Mission D : Evacuation de l'orphelinat]

[Iba : suite Mission D : Le Devoir d'un Homme]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 20 Juil - 10:09

[Pour ce scénario, je vous donne un peu de matériel.

Vous pouvez tous les cinq vous rajouter : +2 Shuriken (ATK 9)

Comme rien n'est gratuit dans la vie, je déduis : 10 x 30 = 300£ de mon compte Zabuza.]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 21 Juil - 14:34

[EDIT : je rajoute Hyrungo dans les missions.]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 21 Juil - 16:03

La pluie s'était mise à tomber et le ciel bleur avait viré au gris ; il était chargé d'éclairs. Tout cela n'annonçait rien de bon, et les shinobi de Kiri, qui attendaient le signal du départ sur la place principale eurent un léger frisson. Une voix brisa alors le silence.

"Les sunéens ! Ils sont là !"

Shinzo leva le bras, et tous les Jounin et Chuunin présents se répartirent dans le village. Darok et les autres firent de même de leur côté.

Ainsi la guerre opposant les shinobi de la Brume à ceux du Sable venait de commencer, et nul ne savait quel en serait la conclusion. Pourquoi le Kazekage attaquait-il ? Zabuza reviendrait-il à temps ? Quelle était la force des hommes de Suna ? Et comment les événements allaient-ils changer le visage de chacun ?

Toutes ces questions étaient ancrées dans l'esprit de tout un chacun, mais l'heure n'était plus aux interrogations, il fallait se battre à présent. Se battre pour sa vie, sa patrie et ses idéaux...

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mar 25 Juil - 16:54

Leur course effrénée les avait mené dans les ruelles de Kiri, innombrables mais Satsushiki savait exactement où il allait. Kazuo l'avait informé du point de rendez vous, à l'orphelinat où reposait la fameuse relique de Kiri.

La pluie battant génait la vision mais sa capuche lui permettait de palier à ce petit problème que Sakray, non équipé de cela, en subissait les frais.

Passant d'une ruelle à l'autre, ils approchaient peu à peu de leur objectif, du moins c'était ce dont ils pensaient mais Kiri était bien plus grande qu'il ne le pensait.
Hazama était parvenu à se défaire d'un Jounin et depuis, plus d'informations à son sujet et cela l'inquiétait même s'il lui vouait une confiance aveugle.
Tel Jounin, investit dans la tache, dévoué et loyal, c'était ce genre d'éléments que Suna avait besoin, plus que tout, c'était de cela que Satsushiki le Kazekage avait besoin.


[Satsushiki]
*Tout ça pour cette relique... Aussi insignifiante soit elle, des vies sont en jeu à chaque recoin... Pour une relique.*
*Cela pourrait paraitre dérisoire voir totalement stupide de lever pareille armée et lancer un conflit d'une telle envergure pour ça... Mais s'ils savaient, s'ils savaient ce qu'elle cachait. Quel pouvoir sommeillait en elle... Et l'utilité qu'Asahi souhaite en faire, ils porteraient un regard différent sur Suna et son action... Malheureusement, nous devons demeurer silencieux sur nos motivations et agir.*
*Nous n'avons plus de temps devant nous, Asahi est sur le pied de guerre, Kazuo l'a dit... Si nous nous mettons pas en marche pour leur faire face, ce sera terminé... Ce que nous connaissons prendra fin de la pire des manières.*


Satsushiki continuait d'avancer encore et toujours.
Devant pareil conflit, devant tant de morts, devant cette folie qui s'était emparée de tous, Void prenait vie peu à peu...
Chose qu'il souhaitait ne plus revoir, chose qu'Hazama aurait souhaité éviter au maximum... Personne n'était là pour empecher le phénomène et Satsushiki laissa ces ondes maléfiques se déployer... Il ne pouvait en être autrement.
L'épée vibrait de plus en plus, voir trop pour permettre de continuer leur avancée à cette vitesse.
La fumée grisâtre, caractéristique des entrées en activité de cette épéer maléfique, apparut légèrement dans un premier temps puis tout la lame filtra cette fumée de plus en plus épaisse.
Puis vint les cris de douleur, de désespoir, les hurlements de terreur et toute une panoplie de visage se déchiraient à la surface de la lame... Chose que Sakray n'avait jamais eu l'occasion de voir jusque là.

Tartanos abritait un bien sombre pouvoir, Void était le mal même.
Satsushiki sentait que la situation pouvait sombrer et devenir incontrolable, demanda à Sakray de marcher cette fois, en espérant que cette "crise" s'estompe peu à peu.


[Satsushiki]
"Sakray! Ecoute moi, nous allons devoir baisser la cadence."
"L'épée agit de manière anormale... Je n'ai jamais vu ça. Attendons que cela se calme mais avançons quand même..."


Ils se tournèrent vers une grande rue qui avait l'air d'être la rue principale et s'y enfoncèrent.
Les sons d'explosions, les cris, les armes s'entrechoquant, animaient le village. On pouvait voir au loin, des explosions avoir lieu.
Kiri n'était plus un village ce soir mais bel et bien un champ de bataille dans laquelle tant de choses étaient en jeu... Et pour une relique, dont les pouvois avaient été surement oublié. Quel dommage d'en arriver là, se disait Satsushiki.

Dans leur avancée, ils virent des corps gisant un peu partout.
Des civils pour la plupart et parfois quelques Ninja de Kiri et de Suna.
La situation semblait dégénérer, les instructions semblaient pourtant claire mais la fureur des combats avaient mené les deux parties à réaliser l'irréparable.
Un corps parmis le tout attira néanmoins l'attention du Kazekage qui avait pour habitude de rester indifférent face à la mort.
Un cadavre torse nu, plutot étrange pour un Ninja. Les constructions alentour avait subi, semble t'il, la violence du combat qui avait eu lieu ici... Des murs défoncés, des portes brisés et ce corps qui gisait là, complètement trempé.

Il s'approcha lentement du corps et peu à peu, ses yeux lui dévoilèrent une horrible image... Un image qui ne put le laisser indifférent.
Se précipitant devant celui ci, il s'accroupit et prit le corps dans ses mains.


[Satsushiki]
"Hazama!"
"Que s'est il passé? Hazama!"
"Qui a fait ça?"


[Satsushiki]
*Comment est ce possible? Qui a pu le mettre dans cet état?*
*QUI A PU?!*


Tout se figea autour du Kazekage, comme dominé par une force extérieure, à tel point que la pluie s'écarta à son contact, comme protégé par une force invisible.
Son corps tremblait alors qu'il tenait fermement Hazama dans ses bras.

Il hurla à plein poumons devant ce corps dont la vie s'échappait peu à peu, meurtri par de profondes et sérieuses blessures.


[Satsushiki]
"NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!"

La carcasse du Kazekage, dont émanait cette fois ci, une fumée noire, combiné à celle s'échappant de Void, se redressa lentement.
Les ombres fuyaient au contact de la sienne, comme repoussées par celles ci... Assistant à ce spectacle morbide, Sakray vit des ombres sortir de celles du Kazekage, pour entourer le corps meurtri d'Hazama.

Ses yeux étincellèrent d'une énergie renouvellée... Plus vive, plus maléfique. Les runes aussi, furent visible au travers du manteau du dirigeant de Suna qui marcha en direction du Genin et maitre en Taijutsu.


[Satsushiki]
"Tu vas veiller sur le corps d'Hazama."
"Il n'est pas mort! Il n'est pas mort!"


Se répétait il alors qu'il s'éloignait lentement de Sakray, direction l'orphelinat.
Il stoppa sa marche, traversé par un flux de pensées contradictoires, favorable à l'éveil de Tsukimaru.


[Tsukimaru]
*Hazama est mort!*
*Kiri l'a tué! Crois tu qu'il faille en rester là?*
*N'avais tu donc pas demandé à sauvegarder les vies... Pourtant, ils s'en sont donnés à coeur joie pour abattre Hazama... Le laisser dans cet état et mourir à petit feu. Est ce une fin digne d'un Ninja? Tel un mourant, sentir la vie s'échapper, nous abandonnant pour finalement sentir la morsure glaciale de la mort qui nous engloutit peu à peu...*
*Tu connais ça Satsushiki.*
*Toi qui désirait tant vivre, survivre... Tu allais mourir... Et Hazama t'a sauvé, Kazuo était là aussi.*
*Et comment lui rends tu le service offert? En étant incapable de le protéger comme il aurait fait sans hésiter.*


[Satsushiki]
*Laisse moi!*

[Tsukimaru]
*Tu ne peux pas nier l'évidence! Tu ne peux pas!*
*Hazama va mourir! Il va mourir par la faute de Kiri, par ta faute aussi!*


[Satsushiki]
*Laisse moi je t'ai dis! Laisse moi!*

[Tsukimaru]
*Ils vont tous mourir de la main des Ninja de Kiri.*
*Tout tes élèves, tout tes Ninja! Vous avez sous estimés le village de la Brume! Vous avez échoué! Tu ne récolteras que la mort désormais!*


[Satsushiki]
"CA SUFFIT! SORS DE MA TÊTE!"

Hurla t'il alors qu'une forme humanoïde noire s'étant matérialisé, sortant de ses omoplate pour finir par disparaitre lentement.

[Satsushiki]
"Je vais tous vous tuer! Tous!"

Et il s'éloigna de Sakray qui avait été spectateur de cet étrange phénomène, surprit.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mar 25 Juil - 23:27

Sakray et Satsushiki s'étaient engouffrés dans les grandes ruelles de Kiri, ressemblants à des labyrinthes, mais apparemment, le Kazekage les connaissait par coeur, et pouvait ainsi se guider aisément dans ces dédales de pavés.
La pluie était un réel problème pour Sakray, qui n'avait que son casque qui le protégait sommairement, alors que Satsushiki avait sa capuche, parfaite pour absorber les gouttes d'eau.


[Sakray]*Ma visibilité est très réduite, mais je sais comment régler ce léger ennui : la même "parade" que contre les projectiles.*

Il fit quelques étirements de son poignet droit, et sortit d'un geste rapide et précis Tartanos de son fourreau, et le placa au-dessus de sa tête, faisant faire à son poignet un mouvement circulaire rapide, le mouvement de la lame faisant office de parapluie. Quelques gouttes d'eau parvenaient néanmoins à atteindre Sakray, mais trop peu pour le gêner réellement.

[Sakray]*Ce problème est réglé, passons à la suite.*

[Sakray]"Dites-moi, Seigneur Kazekage, qu'est-il advenu de Hazama ? Je sais qu'il devait se charger des Jounins du village, mais rien de plus."

[Satsushiki]"Il a défait l'un d'entre eux, mais depuis, plus aucunes informations à ce sujet ne m'est parvenue."

[Sakray]*Si jamais il vient à mourir, cela serait un véritable coup dur pour Hiryuu, il ne le supporterais pas, lui qui l'adule...*

Alors qu'ils continuaient leur progression, un bourdonnement se fit entendre, provenant de Void, le katana de Satsushiki. Une fumée grisâtre apparût légèrement, puis la lame filtra la fumée, qui devenait de plus en plus épaisse, voir autant que la purée de pois caractéristique de Kiri. Soudain, des cris se firent entendre. Dans un premier temps, Sakray ne devina pas que cela émergeait de Void, mais que c'était tout simplement des shinobis qui mourraient, à divers endroits. Ce fût lorsque des visages se dessinèrent sur la lame que Sakray comprit que cela venait de la lame de Void. Il n'avait jamais vu une telle chose, même avec Tartanos.

[Sakray]*Même si Tartanos abrite un démon millénaire, le sabre de Satsushiki renferme le Mal en personne...*

Satsushiki fit signe à sa recrue de marcher, alors qu'autour d'eux, les combats ne cessaient pas.

[Satsushiki]"Sakray! Ecoute moi, nous allons devoir baisser la cadence."
"L'épée agit de manière anormale... Je n'ai jamais vu ça. Attendons que cela se calme mais avançons quand même..."


[Sakray]"Cela voudrait-il dire que Tartanos et votre épée sont, même partiellement, identiques ?"

[Satsushiki]"Je n'irais jusque là..."

La rue principale se détacha près d'eux, et ils s'y engagèrent, dans l'espoir de trouver l'endroit - c'est-à-dire l'orphelinat - où se cachait la relique, de s'en emparer puis de se retirer.
Des bruits de jutsus lancés, des armes qui s'entrechoquaient, et des cris des morts s'entendaient au loin, et se rapprochait au-fur-et-à-mesure que les deux Sunéens s'approchaient...au loin, des explosions furent visibles.
Des corps gisaient partout dans la rue, de Kiréens comme de Sunéens, et même des civils.


[Sakray]*Tuer des civils n'était pourtant pas nécessaire...*

Néanmoins, un des corps attira l'attention de Satsushiki, et il se dirigea vers lui. Ce corps était torse nu, malgré le courant d'air froid qui circulait dans le village...apparemment il était de Suna, et même si un Sunéen est habitué à la chaleur, un choc thermique se fait ressentir dans de pareille conditions.
Satsushiki reconnu apparemment le corps, et se jeta sur lui, le prenant dans ses mains.


[Satsushiki]"Hazama!"
"Que s'est il passé? Hazama!"
"Qui a fait ça?"


Dès lors, un étrange phénomène que Sakrya n'avait jamais vu se produisit : les gouttes d'eau semblaient s'écarter de Satsushiki, comme repoussées par un bouclier invisble, émanant d'une source apparemment inexistante.
Satsushiki commenca à trembler, et hurla à pleins poumons ce qui confirma ce que pensait Sakray.


[Satsushiki]"NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!"

Hazama était en train de mourir, lui, le meilleur homme de Satsushiki, qui lui aussi abritait le Shadow Parasite, "hérité" de son supérieur hiérarchique du point de vue du village.
Des fumées noires, se mélant aux fumées émanant de Void, entourèrent le corps d'Hazama, dont une étincelle apparût dans ses yeux.
Un autre spectacle étrange se livrait également aux yeux de Sakray : les ombres semblaient éviter celle de Satsushiki, dont des runes se mirent à briller sur tout son corps. Il se dirigea vers Sakray, lui donnant un ordre différent de celui qu'il avait reçu lorsque la porte principale avait été brisée.


[Satsushiki]"Tu vas veiller sur le corps d'Hazama."
"Il n'est pas mort! Il n'est pas mort!"


[Sakray]"Comptez sur moi, je le ferais pour vous, et pour tous les élèves qu'il avait en charge..."

[Sakray]*...surtout pour toi, Hiryuu.*

Le Kazekage se dirigea vers l'orphelinat tout en répétant les mots "Il n'est pas mort !" à Sakray, pour que la mission s'imprègne bien en lui.
Il s'arrêta cependant, comme prit par des tensions intérieures.


[Sakray]*Que fait-il ? S'il ne se dépêche pas, nous ne pourrons pas sauver Hazama...*

[Satsushiki]"CA SUFFIT! SORS DE MA TÊTE!"

Une forme humaine d'ombre s'était matérialisée entre les omoplates de Satsushiki, mais elle se rétracta lorsqu'il hurla ces mots, comme pour lui donner un ordre. Au lieu de sortir de son corps, comme le souhaitait le Kazekage, elle rentra en lui.
Cependant, il reprit sa marche implacable en direction de son objectif.


[Sakray]"Tout ceux qui voudront s'en prendre à ce corps tomberont sous ma lame !"


T'as pas envie d'aller jouer au frisbee sur l'autoroute, pelle à merde ?
Mêle-toi de ton business !

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 26 Juil - 13:05

[ Sakray, Satsushiki: +6EXP RP. ]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 27 Juil - 12:36

Le cri poussé par Sakray eut l'air d'être entendu par des ninjas de Kiri, puisque quelqu'uns d'entre eux arrivèrent, et la situation qui se déroulait sous leurs yeux leur fit avoir une interprétation de ce qui c'était passé presque exacte.

[Kiréen 1]"Regardez ! Il garde un corps ! Surement le Jounin qui a tué Shinzo !"

[Kiréen 2]"Tuons cette larve qui le garde, puis achevons-le !"

[Kiréen 3]"Allez-y, je l'achèverais quand vous l'aurez assez affaibli..."

Le ninja qui venait de prononcer ces mots disparu dans un nuage de fumée, cependant Sakray n'avait même pas remarqué sa présence. Il regarda les deux ninjas en face de lui, et se prépara à les tuer pour défendre sa vie et celle d'Hazama. Il sortit Tartanos, et se jura de massacrer les personnes qui se dresseraient sur son chemin d'une manière...horrible.

[Kiréen 1]"Prépares-toi à mourir, petite merde de Suna !"

Il se jeta sur Sakray, griffes prêtes à frapper. Il les lanca vers le visage du Genin, qui inséra la lame de son arme entre deux griffes, et fit tourner l'arme, forcant l'étudiant à suivre le mouvement de sa griffe, qui tomba au sol. Il se reçu un violent coup de pied dans les côtes, dont quelques-unes se brisèrent sous l'impact. Il atterit près de son coéquipier, qui, à moitié pris de panique, tenta de créer deux Kage Bunshin.
Un nuage de fumée apparût, et lorsqu'il se dissipa, aucun clone n'était apparût...du moins, il n'y en avait pas aux côtés de l'étudiant...et Sakray n'était plus aux côtés d'Hazama : il se trouvait derrière l'étudiant, à environ un mètre et-demi de distance.


[Kiréen 2]"Mais où est-il ?"

[Kiréen 1]"Derrière toi ! DEGAGE !"

L'étudiant n'eût pas le temps d'appliquer le conseil de son ami, qu'un coup de katana lui ouvrit le dos, juste à la droite de sa colonne vertébrale. La plaie était profonde, mais pas très grande. L'étudiant vivait encore, et tomba à genoux, ce qui arrangeait Sakray pour la suite des festivités.

[Sakray]"Regarde ton meilleur ami mourir sous tes yeux ! Et ce ne sera pas terminé, cela sera en partie lui qui te tuera !"

Il posa son pied sur le dos de celui qu'il avait frappé au sabre, et plongea sa main dans la blessure, avant de tirer son bras, avec lequel il avait attrapé quelquechose, et de pousser avec son pied en même temps. Un sinistre craquement se fit entendre, et le corps sans vie de l'étudiant s'affaissa aux pieds de Sakray.
Le Kiréen aux côtes brisées vit la scène, horrifié par un tel acte, puis la peur se lût dans ses yeux lorsque Sakray le regarda avec son regard brillant d'une lueur rouge pas très rassurante, et un sourire sadique dessiné sur le visage...c'était les seuls éléments de son visage qui pouvait apparaître sous son casque.


[Sakray]"A toi maintenant...tu vas comprendre quand je disais que cela serait en partie lui qui te tuerais..."

Il s'avanca vers sa cible, lui brisant la machoire d'un coup de poing puissant, la force accrue par sa maîtrise du Taijutsu. L'étudiant tomba au sol sous la violence de l'impact, se tenant le visage de ses mains.

[Sakray]"Voyons, montre-moi ce visage qui est le tien."

Le Kiréen risqua un regard, et ce qu'il vit l'horrifia à un tel point, qu'il ne pouvait plus bouger, pétrifié par la peur.
Sakray se tenait devant lui, et se mit à le frapper au visage non pas avec ses poings, non pas avec ses pieds, non pas avec Tartanos...mais bien avec la colonne vertébrale de sa précédente victime.
Il le fouetta jusqu'aux os, s'assurant que sa cible était bien morte.
Il se mit à rire légèrement...un rire sadique, mais qui satsisfasait Sakray.
Il rangea Tartanos dans sou fourreau, et apparemment, c'était ce qu'attendait le troisième Kiréen, qui sortit de sa cachette et sauta sur Sakray, lui prenant Tartanos et le jetant au loin, faisant une balayette au Genin, qui tomba au sol, et regarda derrière lui le Kiréen apparemment fier de faire sa première victime, qui plus est en vengeant ses camarades.


[Kiréen 3]"Dis au revoir, connard !"

Il abattit son arme, qui s'arrêta au contact d'une autre arme, qui n'était autre que Tartanos, qui pouvait se mouvoir de lui-même quand la situation l'exigeait. Sakray se leva, la colonne vertébrale toujours en main.

[Sakray]"Au revoir, connard."

Il planta la colonne dans le ventre de l'étudiant, qui baissa lentement les yeux vers cette arme pour le moins singulière, avant que Sakray ne la retire, et se mit à frapper la nuque de sa nouvelle victime, la brisant au bout de quelques coups. Il le poussa du pied, et mit la main à la garde de Tartanos, qui était retourné dans son fourreau. Il se cambra légèrement en avant, regarant vers le bas, fermant les yeux.
Un cône apparût, s'arrêtant juste sur l'étudiant, et soudain, un bruit de lame fendit l'air, une sorte de bulle apparaissant autour du kiréen, qui tomba au sol, coupé en plusieurs morceaux.

Sakray regarda la colonne, et une idée lui vint à l'esprit. Il prit le fourreau où se trouve tartanos, qui est toujours dedans, d'une main, puis la colonne de l'autre, puis il enfonca la poignée dans la colonne vertébrale, cette dernière constituant la nouvelle poignée du sabre.
Il regarda ensuite les corps dispersés des ninjas de Kiri, et une autre idée lui vint à l'esprit. Il se dirigea vers les corps, et leur retira les côtes à l'aide de son sabre, avant de les attacher avec son chakra, et d'en placer sur son épaule, pour se constituer une épaulière, puis il en arracha d'autres, les accrochant à son armure pour qu'elles puissent la partie nue de son torse, c'est-à-dire devant son coeur.

Il regarda au loin, et souria...le carnage ne fait que commencer...


[Si possible, que ceux qui me voyent réagissent quand au fait que j'ai une poignée en colonne vertébrale, et une armure en côtes XD]


T'as pas envie d'aller jouer au frisbee sur l'autoroute, pelle à merde ?
Mêle-toi de ton business !


Dernière édition par le Sam 7 Avr - 3:18, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 28 Juil - 22:15

[ Sakray: +3EXP RP. ]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mar 1 Aoû - 21:55

Apparaissant d'un trou de ténèbres, le corps du Kazekage fut projeté en l'air, à l'extérieur tel un vulgaire chiffon.
Il reprit son équilibre en l'air pour ensuite retomber sur ses jambes, les ténèbres l'aidant à amortir sa chute.


[Satsushiki]
*Où suis je?*
*Je ne connais pas cet endroit...*


Satsushiki était au beau milieu de Kiri, dans l'une des nombreuses ruelles du village mais où exactement, il ne le savait pas.
Cependant, il pouvait voir au loin le ciel s'obscurcir surnaturellement alors que dans l'ensemble du village, le ciel était disparate, la pluie s'étant calmé et le brouillard complètement dissipé.


[Satsushiki]
*Kazuo...*
*J'espère qu'il ne met pas sa vie en danger bêtement. Nous avons trop besoin de lui pour continuer le combat... S'il venait à mourir, la confrontation avec Asahi serait remise en cause.*


Avançant, marchant sur les nombreuses flaques d'eau qui parsemaient ce petit chemin, Satsushiki pensait à ce que Kazuo lui avait dit... Cette peur impossible à contenir, l'arrivée de ce Kikuria.
Comment cela se faisait il qu'il ait si peur de cet homme? Ce même homme qu'il avait vaincu il y a longtemps, lors d'une mission en coopération avec Kumo... C'était plus qu'étrange.
Le tonnerre se fit entendre et des éclairs déchirèrent le ciel, uniquement vers cet endroit, dont cette partie du ciel devenait noire encre.


Quand tout à coup...
Son corps fut parcouru de tremblements, certes non violent mais assez pour gener sa marche. Il se retourna immédiatement en direction de cet endroit où semblait jouer des forces hors de l'entendement humain.


[Satsushiki]
*Kazuo!*

C'était désormais clair. Toute cette puissance dégagée, au point de faire entrer en fureur les éléments, n'était rien d'autre que ce combat qu'engageait Kazuo pour retenir les membres d'Asahi et permettre la fuite des troupes de Suna... Son corps le ressentait, son esprit aussi... Même Tsukimaru ressentait ces forces déployées.
L'entité de Kazuo parlait... Libérée, donnant des frissons au Kazekage.


[Satsushiki]
*Il ne s'est jamais laissé emporter par son mal. Il l'a toujours dompté. Que se passe t'il donc là bas?*

Le Kazekage tourna les talons, et avait clairement l'intention de se rendre à nouveau à l'orphelinat pour prêter main forte à son camarade des ombres mais un énorme souffle suivi d'une gigantesque explosion eu lieu envoyant virevolter de la roche et du bois dans toutes les directions.
Même de la matière visqueuse noire fut projetée dans les airs... Puis une énorme silhouette sombre s'éleva, trois voir quatre fois la taille d'un homme selon ses estimations... difficile vu la destination malgré son rapprochement de l'orphelinat.
Cette silhouette flottait dans les airs, comme portée par le vent sauf que c'était les ténèbres qui le faisait léviter.
Une vive lumière émanait de son être ainsi que deux lueurs rouges perçante et visible à des kilomètres.


[Satsushiki]
*Le... Le... Le Summon the Abyss?*
*Il l'a fait ? Il faut absolument que je me dépeche, la situation échappe à notre contrôle... Sous cette forme, Kazuo serait capable d'attaquer toute forme vivante à portée.*
*S'il s'est laissé emporter par son mal, c'est pour une bonne raison... Kazuo, j'arrive!*


Accélérant la cadence, déployant les ténèbres autour de lui pour l'aider à se déplacer plus vite, le coeur du Kazekage battait la chamade... Son épiderme ondulait légèrement comme lors de ses crises... C'est alors que Tsukimaru, demeuré longtemps silencieux, prit la parole.

[Tsukimaru]
*Il a succombé à son mal. Il l'a délibérément fait. Ses jours sont comptés et il le sait... Affronter Kikuria et les autres le menera à sa perte, il le savait mais il ne voulait pas que tu le suives dans l'oubli...*

[Satsushiki]
*Son mal s'est emparé de lui et tu ne m'as rien dis?*
*C'est que maintenant que tu donnes signe de vie?*


[Tsukimaru]
*C'est son mal, son combat.*
*Le Summon the Abyss est libéré mais ce ne sera pas suffisant, Kikuria est trop fort pour lui... Pour toi aussi.*


[Satsushiki]
*Damnation! Plus vite!*

Les ténèbres affluèrent en masse, portant le Kazekage comme le vent, l'orphelinat se faisait de plus en plus proche mais une seconde explosion... d'une rare violence eut lieu, soufflant tout à un kilomètre à la ronde... Même le Kazekage, malgré la résistance des ombres, fut emporté, projeté au loin... loin de l'orphelinat qui était si proche.
Perdant en puissance, Satsushiki s'accrocha comme il pouvait à la terre de Kiri, de ses mains mais point suffisant pour ralentir... L'utilisation de Void se fit nécessaire et il planta profondemment le sabre dans le sol, trainant sur quelques mètres pour enfin stopper son recul.

Se redressant, sa tenue pleine de boue, il releva lentement la tête vers l'orphelinat qui était en ruines... Le ciel au dessus s'était éclairci et calmé.
La présence de Kazuo se fit plus faible, il ne la ressentait plus... Plus faible.


[Satsushiki]
*Kazuo...?*

[Tsukimaru]
*Il est... mort...*

[Satsushiki]
*Mort? C'est impossible!*
*Il m'était supérieur en tout point... J'ai vaincu Kikuria et lui a succombé, comment est ce possible?*


[Tsukimaru]
*Kikuria n'est plus le même homme. Il est habité par une puissance dépassant le commun des mortels et même Kazuo n'a pu se dresser en travers de son chemin! Fuis! Fuis faible que tu es!*
*Il est mort par ta faute! Tu l'as abandonné!*
*Espèce de lâche! Ensemble, vous auriez pu... peut être...*


[Satsushiki]
*Tais toi! Non! Arrete! Laisse moi tranquille!*

[Tsukimaru]
*Il s'est battu pour toi. Il a déserté Asahi pour toi. Il a monté ce plan pour vous... Espérant retrouver la paix intérieure et tu as tout gaché!*

[Satsushiki]
*Mais... Mais il m'a dit...*

[Tsukimaru]
*Imbécile. Il savait qu'il allait mourir! Tu aurais du insister mais tu es parti... Le laissant face à son destin... LA MORT!*

[Satsushiki]
*Arrete!*

D'énormes battements de coeur se firent entendre, venant de la terre même et les ombres s'amassèrent autour de la silhouette du Kazekage, le portant et prenant des formes démoniaques.
Il tenta de résister à l'appel de l'oubli mais n'y parvint pas.
Les émotions étaient plus forte que la raison... Il ne pouvait plus lutter.


[Satsushiki]
"NOOOOOOOOOON!!!"
"Ka... Ka... Kazuo!"
"Je... ne... peux... pas... succomber..."


Mais lentement ses yeux se fermèrent, laissant lentement Tsukimaru prendre les cartes en main.
Le démon était libéré... L'enveloppe ne servant que de réceptable.
Satsushiki n'était plus. L'Abysse venait de reprendre ses droits et partout dans le village, les ombres hurlèrent leur désespoir et de gigantesques tentacules de ténèbres jaillirent du sol même de Kiri, fouettant le ciel avidemment alors que le ciel prenait une teinte sombre... laissant le tonnerre gronder sa colère et les éclairs parler leur fureur.
La pluie reprit de plus belle, comme si les cieux pleuraient la mort de Kazuo... Et l'oubli de Satsushiki à l'Abysse pour devenir Tsukimaru, l'unique.


[Tsukimaru]
"LIBRE! LIBRE! LIBRE!"
"SATSUSHIKI TU AS PERDU!"

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 2 Aoû - 9:57

L'espace d'un instant, tous les combats dans les rues de Kiri cessèrent. L'air était devenu pesant, presque malsain ; une atmosphère de terreur s'était installée et prenait les shinobi encore en train de se battre à la gorge, quel que soit leur bord.

Le Shadow Parasite nommé Tsukimaru... Il venait de se réveiller suite à la mort de Kazuo. Hazama pouvait ressentir cette disparition lui aussi. Il avait anihilé tout sentiment de son esprit en prévision de ce moment. A présent, il devait agir et se battre pour sauver Satsushiki, son seigneur et maître.

Faisant fi de la douleur, il se releva devant les yeux ébahis de Sakray, qui défiait les kiréens en duel un par un.


"Alors c'est finalement arrivé...

Sakray ! Cesse les combats, les Kiréens ne sont plus nos ennemis. Nous changeons totalement de plan."


Hazama ramassa son bandeau et le remit sur son oeil gauche, à présent fermé et qu'il ne réouvrirait pas de si tôt. Portant la main à son oreillette, il entra en contact avec les sunéens restants dans le village.

"A toutes les équipes, ici Hazama. Nous changeons de plan d'action. A partir de maintenant, cessez les affrontements avec les kiréens. Votre principale mission est de sortir de ce village vivant.

Tous les Etudiants, Genin et Chuunin doivent s'enfuir au plus vite. Les Jounin sont à présent chargés de récupérer nos blessés et de les évacuer. En ce qui me concerne, je me charge de prêter main forte à notre Kazekage.

Exécution !"


Tous les guerriers du Sable encore debout et en l'état répondirent par l'affirmative aux directives du Jounin. Trois kiréens encerclèrent Sakray et Hazama, les tenant en joue.

"Pourriture de sunéens ! Vous croyez vraiment que nous allons vous laisser fuir comme ça ? Vous avez tué nos camarades, maintenant c'est votre tour !"

"C'est la guerre ; c'est ainsi. Si tu as peur de mourir en y allant ou en te battant peu importe le moment, tu n'es pas digne de ton bandeau frontal. A présent écartez-vous de ma route ! J'ai tué Shinzo et mis Shinobu à mal, et vous n'êtes rien en comparaison d'eux. Je ne tiens pas à vous tuer, mais je n'hésiterai pas une seconde si vous vous mettez en travers de ma mission."

Les trois shinobi de la Brume eurent un mouvement de recul en entendant ces mots. Effectivement, ils n'étaient pas de taille à affronter Hazama. Soudain, le ciel s'obscurcit et alors que la lumière du jour aurait dû faire son apparition, le soleil fut masqué par les ténèbres.

"Nous n'avons plus de temps à perdre... Sakray, tu viens avec moi ! Hiryuu, Jumimaru et Takeo ne répondent pas, nous allons les chercher avant qu'il ne soit trop tard."

Sans recontrer d'opposition, Le Jounin et le Genin filèrent à travers les rues de Kiri à la recherche de leurs compagnons, alors que l'obscurité continuait d'engloutir toute lumière aux alentours. Depuis Konoha et Kumo, l'éclipse était déjà visible.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 2 Aoû - 12:53

Sana-khan et Nimuro avaient fui aussi vite que leurs jambes le leur permettaient après l'intervention de Satsushiki et l'explosion de l'orphelinat. Le bâtiment n'était peut être plus, mais au moins les enfants étaient en lieu sûr.

Se sentant hors de danger, les deux shinobi avaient cessé leur course effrénée et s’étaient appuyés contre un mur pour reprendre leur souffle.
Nimuro gardait la tête basse, fixant le sol, puis il s'adressa à Sana-khan :


"Sayuri... J'ai encore à faire... la guerre n'est pas terminée... Va te mettre à l'abri, moi je vais aller vers la porte principale voir si il y a encore des gens que je peux sauver... Ce sera ma dernière mission en tant que shinobi de Kiri..."

Sana-khan resta interdite.

"Ta dernière mission en tant que shinobi ? Que veux-tu dire ? "

"Après cette guerre, si je suis encore en vie, je rendrai mon bandeau à Zabuza-sama... J'ai failli à mon Nindo, mon devoir... J'avais promis que je ne laisserai plus jamais mourir quelqu'un d'important à mes yeux, et aujourd'hui... je n'ai pas pu sauver Kentarô...

Il avait confiance en moi... Il disait toujours que j'étais un grand shinobi... Il se trompait... Personne ne devient grand par cette voie ; elle n'apporte que la mort et la tristesse...

Je suis fatigué de voir tout le monde mourir... J'abandonnerai donc mon devoir de shinobi une fois la guerre terminée..."


Sana-khan était restée silencieuse à écouter le chuunin, et elle ne répondit pas tout de suite. Quand elle reprit la parole, sa voix paraissait calme et assurée malgré la fatigue et l’émotion.

"Je crois que tu fais fausse route. Il y a deux choses à prendre en compte dans ce qui vient d’arriver... Nous nous sommes trouvés au mauvais endroit au mauvais moment ; ça, c’est la part du destin et tous les remords du monde n’y feront rien.
En revanche… laisser un crime impuni est une autre histoire. Si les choses restent comme elles sont, là oui, tu mourras avec des regrets et en étant furieux contre toi-même, j’en suis certaine... "


Elle tourna la tête vers le jeune homme, qui s’était laissé tomber assis sur les pavés et fixait le sol.

"Cela doit être un poids terrible, insupportable. Pourras-tu dignement penser à Kentarô au soir de ta vie si tu ne tentes rien pour poursuivre son assassin ? Personnellement je ne compte pas en arriver là…"

Soudain, Sana-khan s’interrompit. Son corps jusque-là anesthésié par l’urgence de la situation commençait à accuser le contrecoup des combats, et elle mit la main devant la bouche avant de cracher du sang et de glisser lentement contre le mur, sous l’œil alarmé de Nimuro.

Ce dernier s'agenouilla devant elle et tendit la main vers ses blessures, mais la kunoichi le repoussa doucement.


"Ne t'en fais pas pour moi, mes jours ne sont pas en danger. Endurer la douleur sera le début de ma rédemption pour ne pas avoir pu sauver Kentaro alors que j'étais là, moi..."

"Ne dis pas de bêtises, tu ne pouvais rien faire face à Karasu... Tu n'as même pas encore fini ta formation de shinobi, que voulais-tu faire ?"

Sana-khan baissa la tête. Nimuro avait raison, mais elle aussi se sentait coupable de ne pas avoir pu sauver le petit garçon. Le Chuunin tendit à nouveau la main vers elle, soignant ses blessures ; cette fois-ci, elle ne le repoussa pas mais protesta d’une voix faible.

"Pourquoi insistes-tu ?"

"Parce que je ne veux plus jamais perdre quelqu'un que j'aime..."

Sana-khan, qui avait déjà ouvert la bouche pour répondre, renonça à dire quoi que ce soit et se laissa faire sans plus opposer la moindre résistance. Elle songeait qu’elle-même avait été éduquée pour ne s’attacher à personne, avait persévéré dans cette voie jusqu’à son arrivée à Kiri, et que sa souffrance morale présente s’expliquait peut-être par la rupture de cette habitude, qu’elle avait reniée en se liant à Kentarô. Et à Nimuro. Et aux gens qu’elle avait pu croiser au village, à l’Académie, dans les rues, et dont elle se demandait s’ils étaient encore en vie. Etait-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

Elle n’avait pas de réponse toute faite, mais il y avait au moins une chose qu’elle se devait de reconnaître. Levant le bras avec peine, elle attrapa la main de Nimuro, qui s’occupait toujours d’elle et fut étonné par son geste.


"Merci… "

"… ? "

Sana-khan eut un sourire un peu triste.

"C’est grâce à toi que je suis encore en vie… Merci. "

Ce fut au tour du chuunin, un peu gêné, de ne pas savoir quoi répondre.

"Tu te souviens... Je t’ai promis un soir que nous irions voir les îles de Kiri après la guerre… Ca tient toujours. On ira là-bas, pour essayer de tourner la page sur tout ça…"

Il se releva et tendit la main à Sana-khan afin de l’aider à faire de même.

"Mais en attendant, nous ne sommes pas au bout du cauchemar... Je vais aller voir si je peux me rendre utile ; toi, reste à couvert et ménage-toi. Nous nous retrouverons une fois que tout cela sera fini. C’est d’accord ? "

Sana-khan acquiesça gravement, et les deux jeunes gens se séparèrent pour prendre chacun leur route. Nimuro partit en direction du quartier près de la porte où les combats avaient probablement été les plus violents, et, restée seule, la jeune femme tourna au coin du bâtiment pour regarder en direction de l’endroit d’où ils étaient venus.
Soudain, l’atmosphère changea radicalement, comme si une chape de plombe s’était abattue sur le village et venait de l’isoler du monde. Le ciel venait de s'obscurcir considérablement. Les premiers rayons du soleil venaient d'être dévorés par les ténèbres, et une éclipse était en train de recouvrir le village de Kiri.


*Bon sang… qu’est-ce ce que c’est que ça… ?*

Quelques rues plus loin, Sana-khan put apercevoir des shinobi de la Brume filer en direction du centre ville. Sortant de sa cachette elle interpella l'un d'entre eux.

"Que se passe-t-il ?"

"Les sunéens se retirent ! Ils ont dit que le Kazekage était devenu fou ! Pas de temps à perdre, il faut le ralentir le temps que Zabuza-sama arrive !"

Sana-khan leur emboita le pas. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle allait vers le danger alors que ce n'était pas dans sa nature, peut-être pour se punir d'avoir laissé mourir Kentarô...

*J'ai promis à Nimuro... Mais tant pis, il faut que je sache ce qui se passe.*


[post commun avec Zabuza => Nimuro]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 2 Aoû - 12:54

[Sana-khan, Zabuza : +5 EXP RP commun]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 2 Aoû - 16:22

J’étais enfin arrivé des les rues de Kiri, il y avait beaucoup moins de monde que j’aurais pensé, pourtant il restait des personnes de Suna mais il n’y avait personne de Kiri pour les pourchasser.
Je ne savais ce que je devais faire, peut-être arrêter les personnes qui commençaient à saccager le village, cela serait l’idée que je devrais suivre ou alors je devrais attendre Zabuza qui serait ce que tout le monde doit faire.

J’avançais dans les profondeurs des ruelles en prenant garde, je ne savais pas ce qui pouvait se passer alors je faisais attention aux alentours. Le tonnerre grondait, je pensais que quelque chose n'allait pas tarder à arriver, la nature savait peut-être l’avenir avant tout le monde ?
En tout cas, peu de temps après, j’entendis un cri, un cri de fureur, de rage, il me fit frissonner.
Il se passait quelque chose.

J’avançais en direction de ce cri, je voyais des personnes sortirent de tous les cotés pour fuir, je ne savais pas ce qu’il se passait, je ne comprenais rien au drame qui allait se produire, les sunnéens partaient tous, je vis des gens se parler entre eux, mais malheureusement je ne pouvais pas les entendre.

J’essayais de regarder s’il n’y avait une personne de Kiri qui pourrait me renseigner, je ne trouvais personne, j’en avais marre, il fallait que j’aille voir Darok, je ne pouvais pas m’aventurer tout seul dans les rues sinon il allait me tuer, je préférais aller le voir avant.
Je pensais qu’il était encore devant les portes à moins qu’il soit parti.


*Mais où est-ce qu’il peut être ? J’aurais dus aller le voir quand il avait fini le combat, maintenant il doit sûrement me chercher pour vouloir me tuer car je ne suis pas rester avec lui*
*Je m’en fous, je ne le trouve pas je vais aller voir ce qui se passe de loin, sinon je risque d’avoir des problèmes*


Je repartis en sens inverse, je montais en haut d’un arbre pour voir ce qu’il se passait, je ne voyais pas grand chose même s’il faisait jour, la pluie baissait ma visibilité. J’avançais, d’arbre en arbre, pour m’approcher d’où j’avais entendu ce cri, je pensais que c’était près de la banque.

Une fois arrivé, je restais positionner dans un arbre, le feuillage me cachait, je regardais au loin, il y avait le Kazekage, il était à au moins quatre cent mètres de là ou je m’étais caché, il était mal au point, rien que de le regarder me donnait la chair de poule, ses yeux étaient bizarres, je ne pouvais pas aller plus près sinon j’allais sûrement mourir sur place.

Il y avait un homme qui passait par là, il me vit et s’approcha de moi, il me regarda, j’aperçus son bandeau frontal et je compris vite qu’il était de Kiri, il me prit par le bras.


[Homme] « Suis-moi »

*Pourquoi me demande-t-il de le suivre ?*
*Peut-être veut-il m’éloigner du monstre qui était quelques rues plus loin*
*Ou alors c’était un sunéen qui voulait m’emmener dans un piège, il aurait pu me faire un Henge*
*De toute façon, je pourrais m’enfuir en faisant une diversion avec mes clones …*


Je le suivis, il allait beaucoup plus vite que moi, je n’arrivais pas à le suivre mais j’essayais de garder sa trace en le voyant de loin.
Une fois que je fus arrivé là où il voulait m’emmener, il m’adressa la parole.


[Homme] « Tu es fou ou quoi ? Tu veux mourir ou quoi ? Tu étais près du Kazekage, tu ne voyais pas que tout le monde s’enfuyait ? »
« Il va se passer quelques choses, presque tout Suna part, tu reste ici, tu es en sécurité, tu ne crains rien ! »


« D’accord »
« Vous pouvez dire au Chunin Darok que je suis là, sinon il va vouloir sûrement me chercher pour rien »


[Homme] « J’essayerais de lui dire, maintenant reste ici ! »

Je ne bougeais plus, l’homme qui venait de me parler partit d’un bond pour aller sûrement parler à Darok, maintenant je ne pouvais plus rien faire à par attendre.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 3 Aoû - 2:18

Plusieurs heures...

Voilà déjà plusieurs heures que Sakray gardait Hazama, comme le lui avait ordonné Satsushiki avant son départ vers l'orphelinat. Il avait déjà tué plusieurs Kiréens, et était en plein affrontement.
Un Kiréen tenta une frappe circulaire de son sabre sur la gauche de Sakray, qui para avec Tartanos, en continuant sa rotation sur lui-même avant de le frapper de son pied au niveau du ventre, le faisant tomber à terre, avant de l'achever d'un coup de Katana en plein ventre, le laissant se vider de son sang.
Il regarda le ciel, d'où on pouvait entendre le tonnerre, et voir les éclairs tomber, mais le plus étarnge, c'était qu'ils tombaient sur le lieu où se trouvait Satsushiki.


[Sakray]*Pourquoi ces évènements se produisent-ils uniquement à cet endroit, et pas sur une zone plus large ?*

Soudain, il fût poussé par un souffle puissant, puis projeté de plusieurs mètres en arrière par une gigantesque explosion. Il se releva, et regarda en direction de l'explosion, un étonnement pouvant se lire sur son visage.

[Sakray]*Qu'est-ce qu'il peut se passer là-bas ?! Cette explosion était d'une rare violence, je dois aller voir ce qu'il se déroule en ces lieux !*

Il se dirigea vers l'orphelinat lorsque de la matière visqueuse noire se mit à tomber, le forçant à se déplacer sur les côtés pour éviter ce déluge d'ombre, lorsqu'un étrange évènement le força à s'arrêter.
Une silhouette sombre s'éleva, faisant trois, voire quatre fois la taille d'un être humain. Elle flottait en l'air, portée par des ombres, une vive lumière émanant d'elle, et deux lueurs rouges pouvant s'apercevoir à plusieurs kilomètres.


[Sakray]*Qu'est-ce que c'est que cela ?!? Serait-ce Satsushiki qui laisse les ombres se déchaîner ?!*

Quelques instants plus tard, des tentacules d'ombres se mirent à monter jusqu'au ciel, alors que ce dernier se couvrait, prenant une teinte sombre, laissant le tonnerre et les éclairs frapper partout dans le village. La pluie, qui s'était arrêtée, se remit à tomber, encore plus forte qu'avant.
Un bruit dans son dos fit Sakray se retourner, et il pût voir sous ses yeux ébahis que Hazama était en train de se relever.


[Hazama]"Alors c'est finalement arrivé...

Sakray ! Cesse les combats, les Kiréens ne sont plus nos ennemis. Nous changeons totalement de plan."


Il remit son bandeau, et prit son oreillette en main pour donner les nouvelles instructions.

[Hazama]"A toutes les équipes, ici Hazama. Nous changeons de plan d'action. A partir de maintenant, cessez les affrontements avec les kiréens. Votre principale mission est de sortir de ce village vivant.

Tous les Etudiants, Genin et Chuunin doivent s'enfuir au plus vite. Les Jounin sont à présent chargés de récupérer nos blessés et de les évacuer. En ce qui me concerne, je me charge de prêter main forte à notre Kazekage.

Exécution !"


Soudain, 3 Kiréens encerclèrent Hazama et Sakray, ce dernier commencant à sortir Tartanos de son fourreau.

[Kiréens]"Pourriture de sunéens ! Vous croyez vraiment que nous allons vous laisser fuir comme ça ? Vous avez tué nos camarades, maintenant c'est votre tour !"

Hazama posa sa main sur le bras de Sakray, lui faisant comprendre qu'il n'allait pas avoir besoin d'user de la force.

[Hazama]"C'est la guerre ; c'est ainsi. Si tu as peur de mourir en y allant ou en te battant peu importe le moment, tu n'es pas digne de ton bandeau frontal. A présent écartez-vous de ma route ! J'ai tué Shinzo et mis Shinobu à mal, et vous n'êtes rien en comparaison d'eux. Je ne tiens pas à vous tuer, mais je n'hésiterai pas une seconde si vous vous mettez en travers de ma mission."

Les Kiréens reculèrent en entendant les paroles d'Hazama, qui montraient à quel point il était fort, même à la frontière de la mort.
Le ciel s'obscurcit, et au lieu que la lumière fasse son apparition, le soleil fût masqué par les ténèbres.


[Hazama]"Nous n'avons plus de temps à perdre... Sakray, tu viens avec moi ! Hiryuu, Jumimaru et Takeo ne répondent pas, nous allons les chercher avant qu'il ne soit trop tard."

[Sakray]"Pas de problèmes, je vous suis."

Les deux Sunéens se dirigèrent vers la Porte Principale sans rencontrer d'opposition quelconques.


T'as pas envie d'aller jouer au frisbee sur l'autoroute, pelle à merde ?
Mêle-toi de ton business !

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 3 Aoû - 2:31

[Hyrungo : +4 EXP RP]

[Sakray : +3 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 3 Aoû - 14:47

Iba contemplait ce miroir, là, devant lui. C’était le dernier cadeau de Shinobu-sama…
Un long rectangle à la surface lisse et gelé, à peine plus épais qu’un morceau de carton.
Avec cette technique, il était libre…
Shinobu-sama lui avait offert la liberté ; avec ce miroir, il pouvait aller où bon lui semblait. Voyager et découvrir des contrées inexplorées, inconnues du genre humain ; ou bien trouver le repos de l’âme en haut des montagnes, en regardant la course du Soleil et de la Lune se dessiner parmi le ciel nuageux.
Il pourrait retourner voir la Mer, cette si grande étendue d’eau, si majestueuse, si irréelle…
Il ne l’avait vu qu’une seule fois dans sa vie, le jour de cette photo.

Il était débarrassé de toutes contraintes, le monde était à portée de main, il pourrait en connaître ses limites…

Il pourrait retourner, voir les ruines de son passé, près de ce fort délabré. Ici, toute sa famille était tombée…
Peut-être trouverait-il quelque chose…

Pourtant son maître l’avait prévenu avant de partir…
Le jour de son acceptation à l’Académie ne lui avait pas donné son passe-droit à un savoir incommensurable, ni à une force dépassant l’imagination.
Non, ce jour là, on lui avait donné une nouvelle famille.
Une famille d’apatrides, d’orphelins, de cœurs brisés…comme lui. Ils étaient ses frères et ses sœurs.


*Non !*

La surface du miroir s’effrita, ondula sous le coup de la vive émotion du garçon.
Malgré toutes les paroles de son senseï, il se refusait encore à admettre une telle chose.
Il n’avait qu’un seul frère, dénommé Aku, et deux sœurs, Naru et Nyami…
Cet enfant n’était tout simplement pas prêt à accepter une chose pareille. Il ne pouvait pas oublier, tirer une croix sur son passé, en quelques instants, juste après les paroles de son professeur.
Peut-être ne le pourrait-il jamais ?

Ces pensées étaient toutes contradictoires…
S’il avait tant souhaité que Shinobu-sama reste avec lui, c’était pour avoir une présence familière à ses côtés. Pas un ami, pas un frère…mais plus un père ; mais jamais personne ne remplacerait son seul père : Izaki…
Il ne comprenait pas ses sentiments. Que devait-il faire maintenant que Shinobu-sama n’était pus là pour le guider.
Devait-il aller voir ses magnifiques couchés de soleil sur le haut d’un mont enneigé ?

La ville brûlait par endroit…
Les Sunéens devaient avoir déclencher ses brasiers pour monopoliser des bras kiréens, empêchant ainsi certains de participer aux combats.
Kiri était aux prises avec un gigantesque feu, ironique pour le village des Eaux ?

Ce miroir était le reflet de son âme, c’était ce que Shinobu-sama lui avait expliqué…
Ce serait donc son âme qui le guiderait dans ses choix : Kiri et ses « amis » ou les pans enneigés d’une vallée ?

Il passa sa main au travers de la surface, ses poils se hérissèrent tout le long de sa peau, une telle sensation…
C’était indéfinissable.
La surface du rectangle givré ondulait au fur et à mesure que son bras s’enfonçait dans la matière inconnue.

------------------

Il passa totalement dedans, un frisson lui parcourant l’échine. Il avait fermé les yeux pour les rouvrir juste après la sensation « désagréable »…
Il s’attendait à se retrouver au cœur de l’océan, comme les fois précédentes, mais il n’en fut rien.
Ce qui s’étendait sous ses yeux dépassait son entendement. Il était au beau milieu d’un paysage qui ressemblait à la Voix Lactée. A ses côtés dérivaient astres, étoiles, comètes, et autres corps célestes, sur une fond noir teinté d’un bleu sombre.
Il fit un pas, dans ce vide infini que l’on nomme couramment « espace ». Un sifflement aigu retentit, traversant les systèmes, les galaxies, les espaces-temps…
Sous ses pieds apparut alors un cercle de couleur orangé…

Le genin était surpris, voire consterné, dans quel monde parallèle se trouvait-il encore ?
Il ne pouvait qu’évoluer dans son esprit, car sinon il serait déjà mort de puis longtemps, l’oxygène lui ayant fait défaut, dans cet environnement…particulier.

Un autre pas, et cette fois une note envolée, grimpante dans les tons et fluette.
Un nouveau disque sous ses pas, couleur vert pâle.
Etait-ce un jeu dont il ne connaissait pas les règles ?
Un troisième pas, une nouvelle note suivie de l’apparition d’un cercle bleu pastel.

Alors quoi ? Il allait continuer ainsi longtemps encore ?!
Apparemment non, puisque que les étoiles se mirent à scintiller devant lui, de plus en plus fort, intensifiant la lumière qu’elles produisaient, jusqu’à rayonner d’un aura angélique, pour ne pas dire divin, éblouissant et subjuguant totalement l’enfant.
Puis dans un bruit de tonnerre, ses astres éclatèrent, implosant d’eux même, d’avoir trop briller, de s’être cru au-dessus des lois physiques.
Scindées en de multiples morceaux, ces corps célestes devinrent poussière…
De la poussière d’étoiles, tombant devant Iba, impressionné et émerveillé. Toutefois, elle cessa de chuter, stopper par une force invisible, et bientôt une forme se concrétisa devant le garçon ébahi…
Celle d’un chemin, d’une piste, d’une voie…

Iba s’avançait, suivant son destin, tracé.
Il marchait, ce qui lui semble être des heures, mais son expérience lui dit que le temps n’a pas court ici.
L’esprit est une chose bien étrange, à chaque fois différente, changeante comme la pluie ou le beau temps…
Cette voie ne semblait pas admettre de fin, inlassablement le genin continua.
Un pied devant l’autre, c’est simple. Oui, c’est la première des danses que l’on apprends.
Il longea les planètes, côtoyant les astres…

Une porte, il y a bien une ouverture au loin. Est-ce la fin de ce périple ?
La réponse est bientôt à portée de main, le garçon accélère le pas, augmentant la cadence.
Et finit par se retrouver face à cette porte…
Elle est en bois, simple, sans ornement superficiel. Du chêne, certainement. Pas de vernis, seulement la chair de l’arbre.
Un peu plus bas, sur ta droite, une poignée en acier noir. Il faut la tourner, pour l’ouvrir, mais Iba hésite, un étrange pressentiment. Un nouveau frisson qui coure tout le long de son dos…
Le chemin disparaît derrière lui, se dissipant pour ne laisser plus que le vide, immense…
Il faut prendre une décision et vite…
Sa main se pose sur la poignée, qu’il tourne lentement, une crampe au ventre. La porte se zèbre de rayures bleus, de la lumière filtre au travers. Un vent venu de nul part se lève, forçant le garçon à plier les jambes pour abaisser son centre de gravité et conserver son équilibre.
Le bois fond pour ne laisser que de la lumière, Iba est happé vers l’intérieur de la porte, vers cette source de luminosité. Par qui ? Par quoi ? Vers où ?
Toujours des questions et jamais de réponses, c’est passablement énervant, non ?

Sa vue lui revint, ou plutôt ses yeux s’habitue à « l’éclairage »…
Il est encore sur un chemin, mais différent cette fois-ci. Il est entouré, ou plutôt ses limites sont encadrées par des miroirs de glaces.
Curieux l’enfant s’avance…
Des images, il y a des images sur ces morceaux de glaces.
Le premier miroir lui montre une prairie sous un soleil puissant. Le second, quelques bâtisses cachées dans des arbres…
Le troisième, les cimes d’une montagne couverte de neige.
Et c’est comme cela sur une longueur sans fin, il y a des miroirs tout le long du chemin.
Quel est ce monde ?


[Protéus]*Ce monde est celui du gardien des miroirs du temps…*

*Encore toi ! Je ne veux pas t’entendre. Disparaît monstre !*

[Protéus]*Sans moi, tu ne pourras pas quitter ce monde…vivant…*

*Et pourquoi donc ?*

[Protéus]*Parmi cette infinité de miroirs, comment penses-tu retrouver le bon…

sans moi ?*


La voix dans la tête du garçon était comme sifflement, perfide et sinueux.
Cependant l’enfant était le maître, et il lui suffit de se concentrer pour retrouver sa santé mentale.
Néanmoins, son aventure était loin d’être finie…
L’ensemble des miroirs se mirent à vibrer en concert. En entrant en résonance, un nouveau miroir se dessina devant le garçon.
Sa gorge se noua lorsqu’une image apparut sur la glace…

Celle de son frère aux prises avec les ninjas de Kumo. Ce miroir lui montrait une partie de ce jour maudit, une que le garçon n’avait jamais vu…
Mais la succession d’images s’arrêta, pour recommencer, répétant un cycle immuable. Le garçon était vraiment déstabiliser par cette vision ce qui laissa des failles dans son esprit.


[Protéus]*Le temps n’est qu’une variable que l’on peut modifier…
Il te suffirait de passer la main au travers de ce miroir pour te retrouver instantanément aux côtés de ton frère, pour l’aider, l’épauler dans son combat…
Et qui sait peut-être sortir victorieux ?*


*Tu mens ! C’est impossible, le temps est immuable…*

[Protéus]*Essayes…*

Le ton était plein de défi, sarcastique au possible. Iba avança son index pour toucher la surface du rectangle. Lorsqu’il toucha la surface, il sentit que son chakra était aspiré, ses forces se vidaient, désertant son corps. Il retira son doigt et tomba à genoux, essoufflé, fatigué…

[Protéus]*Aurais-je oublier de te signaler que chaque voyage au travers des miroirs, puise dans tes forces pour se réaliser…

Un puissant rire résonna dans sa tête, le ton était moqueur, et plein d’amertume.

*Pourquoi ? Pourquoi je ne peux pas les sauver ?*

[Protéus]*Parce que tu es faible…
Retournes dans ton temps, devient le meilleur, et alors peut-être…


Iba n’eut pas le temps de répondre qu’un miroir se dessina sous les pieds, l’aspirant, le vidant un peu des ses forces, et l’emmenant pour une destination inconnue.
------------------

Le voyage était fini. Il se trouvait sur un des toits de Kiri. La ville brûlait encore et toujours, mais les combats ne faisaient plus rage…
La ville n’était plus que l’ombre de ce qu’elle avait été…oui, une ombre, le soleil venait d’être masqué par un voile inconnu.
Les cadavres gisaient ci et là, faisant remonter de douloureux souvenirs à la surface.
Il ne savait que faire. Iba sentait qu’il n’était que l’on manipulait, que des gens se jouaient de lui.
Mais il n’eut pas le temps d’approfondir sa réflexion, un jounin arborant le sigle de Kiri, lisant la stupéfaction sur le visage du garçon, il lui expliqua la situation.


[Jounin] «- On sonne la retraite, soldat. Tout les étudiants, genins et chuunins, doivent quitter ce périmètre. Le Kazekage est devenu fou, on ne sait comment…
Il risque de tout détruire, alliés comme ennemis. Un trêve a donc été passée avec les troupes du Sable. Va-t-en aux abris…


- Et Shinzo-sama ?

[Jounin]- Il est tombé pour Kiri no Kuni. », lâcha-t-il en se dirigeant vers le centre-ville, certainement la zone où se trouvait le Kazekage "sans raison"…

Iba n’en avait que faire, une fois encore, son petit monde s’écroulait, Shinzo-sama n’était plus…
Des larmes roulèrent sur son visage d’enfant ; la vie était dure…
Le ciel s’assombrit encore plus, le soleil masqué dorénavant encadré par des nuages noirs et ténébreux. Les larmes coulaient encore et toujours…
Il se mit alors à pleuvoir violemment sur tout Kiri, en même temps que le liquide incolore coulait sur le joues du garçon.

Il était maître des Eaux, et ses pouvoirs, le reflet de son âme…
Aujourd’hui son âme était empreint d’une profonde mélancolie.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 3 Aoû - 14:57

[Iba : +7 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 4 Aoû - 13:20

Alors qu'Iba se relevait, une vague de ténèbres s'engouffra dans la rue en contrebas. Le Kazekage... le petit garçon n'en croyait pas ses yeux ; il était bien là, réel, à quelques mètres de lui.

Un sentiment de terreur s'empara de lui ainsi que des kiréens à ses côtés, les poussant à fuir, mais Iba, lui resta sur place. La tristesse qu'il ressentait était plus grande que sa peur. Il avait perdu trop de gens aujourd'hui ; Shinzo-sensei, Shinobu et tous les autres...


[Iba]
*C'en est trop... Nombre de mes camarades sont tombés au combat et moi je n'ai rien fait à part perdre encore et toujours plus... Je ne veux plus être inutile... Zabuza-sama, je vais vous faire gagner du temps... Shinzo-sensei, pardon de vous désobéir...*

Iba ressera son bandeau de Kiri autour de son front et bondit dans la rue, face au Kazekage. Il avait pris sa décision, quitte à mourir, autant le faire pour une noble cause. Les yeux plein de résolution, il regarda l'homme qui était le plus grand ennemi de Kiri.

[Iba]
"Ca suffit ! Vous n'irez pas plus loin ! Je ne vous laisserai pas passer !'

[Tsukimaru]
"Très drôle... Ainsi il reste encore des disciples de Zabuza en vie... ? Tu seras le premier à mourir alors... Vous serez tous des cadavres avant qu'il n'arrive..."

[Iba]
"Pour Kiri !"

Iba ne répondit pas et se jetta sur son adversaire, kunai en main, tactique désespérée d'homme désespéré. L'entité qui avait investi le corps de Satsushiki bloqua l'attaque avec la lame de Void, sans sourciller.

[Iba]
"Pour Shinzo-sensei !"

Une nouvelle fois, la lame maudite arrêta le coup porté par le petit garçon. Iba savait qu'il ne pouvait rien, mais il n'arrêterait pas tant qu'il ne serait pas mort. Il avait trouvé une raison de se battre ; si ce n'était pas pour lui, ce serait pour les personnes qui avaient compté à ses yeux.

[Iba]
"Pour Shinobu-sama !"

[Tsukimaru]
"Comme c'est émouvant... On hurle le nom des morts pour se donner du courage... ? Ne t'en fais pas, tu vas être avec eux dans quelques secondes..."

Iba tomba à genoux. Cette fois-ci, Tsukimaru n'avait pas usé Void pour se défendre, mais son poing, qu'il avait enfoncé dans la poitrine du petit garçon.

Un tentacule de ténèbres vint se saisir de lui et le souleva du sol, l'étranglant. Le kiréen tenta de repousser le bras abyssal de ses mains d'enfant, mais rien n'y faisait. Il se mit à tourner dans les airs et fut propulsé à toute vitesse vers le mur d'une des maisons.


[Iba]
*Cette fois, c'est la fin... Pardonnez-moi, Zabuza-sama, j'aurais été inutile jusqu'au bout...*

Iba heurta quelque chose qui cessa son vol plané. Ce ne fut pas un mur, ni le sol, mais bel et bien le bras de quelqu'un qui m'avait rattrapé avant qu'il ne s'écrase contre la pierre. Surpris, il ouvrit les yeux.

[Darok]
"Alors, Hiyori, on abandonne déjà ?"

[Iba]
"Darok-sensei ! Vous êtes vivant !"

[Darok]
"Et je ne suis pas venu seul."

[Hyrungo]
"Shinzo-sama nous l'a dit, les shinobi de Kiri se battent tous ensemble !"

[Tsukimaru]
"Quelle belle camaraderie... Mais un moucheron ou trois ne changeront rien à votre destin... Kiri tombera aujourd'hui..."

[Darok]
"Pfff... Nous sommes prêts à mourir depuis longtemps, pour Kiri et pour le Mizukage ! J'ai vu ce qu'était mon village avant et après son arrivée ; je suis prêt à tomber pour cet homme et pour mes camarades !"

[Tsukimaru]
"Tu veux mourir pour un homme qui n'est même pas là pour défendre sa patrie... ? Tu es encore plus fou que ce que je pensais..."

[Darok]
"Tu vas payer pour ces insultes envers lui... Iba ! Avec moi ! En mémoire de Shinzo-sensei !"

Le Chuunin se mit à réaliser des sceaux que son élève reconnut de suite et se mit à recopier. Tsukimaru resta calme et rengaina Void alors que la pluie qui tombait autour d'Iba et Darok cessa de toucher sol et forma une masse importante au dessus de chacun d'eux.

[Darok et Iba]
"Suiton ! Daibaku no Jutsu !!!"

[Tsukimaru]
"Pathétique... Kaï !!!"

Les deux tourbillons fondirent sur le Kazekage à toute vitesse. Le plus puissant fut complétement anihilé par la technique du maître des ombres. L'autre fut renvoyé à son lanceur d'un simple revers de la main. Iba partit s'écraser contre un mur, inconscient.

[Darok]
*Impossible... Alors c'est ça la puissance d'un Kage...*

[Tsukimaru]
"Alors, tu trembles... ? Où est passé ton superbe patriotisme... ?"

Pris de panique, Darok se mit à lancer tous les projectiles qu'ils possédait en direction de son ennemi, mais l'ombre de ce dernier se jouait de toutes les attaques et faisait écran à tout. Le Kazekage n'était plus qu'à quelques pas à présent.

[Hyrungo]
"Kyofu no Me !!!"

La Pupille de Peur, technique dans laquelle Hyrungo excellait, ne sembla pas affecter le moins du monde Tsukimaru. Darok, par contre, fut complétement paralysé par la terreur.

[Hyrungo]
"Impossible ! Il a réussi à renvoyer mon Genjutsu sur Darok !"

[Tsukimaru]
"Tu es faible, gamin... Et tu seras le prochain sur la liste..."

Le Kazekage enfonça la lame de Void dans le torse du Chuunin, lui faisant cracher du sang en grandes quantités. Darok s'écroula au sol sans un cri.

[Hyrungo]
"Darok-sensei ! Non !!!"

Tsukimaru se retourna vers Hyrungo, le plongeant dans la terreur juste de par sa présence, avançant lentement vers lui, Void en main. Il saisit le kiréen par la gorge et le souleva du sol, pointant son sabre vers lui.

[Tsukimaru]
"Et de trois..."

Deux shuriken ricochèrent sur la lame maudite, bloquant sa percée. Tsukimaru tendit un bras dans la direction d'où ils provenaient et un tentacule d'ombre se saisit de Sana-khan, la ramenant vers lui.

[Tsukimaru]
"Oh... Tu es toujours vivante... ? Décidemment, les cancrelats ont la vie dure... Je vais achever ce que Karasu a commencé dans ce cas..."

Le tentacule grossit, prenant la forme d'une chape de ténèbres et enserra la kunoichi qui le regarda d'un air de défi.

[Tsukimaru]
"Finissons-en..."

[???]
"Ca suffit, Tsukimaru..."

[Tsukimaru]
"A quel jeu joues-tu, Hazama... ?"

Sana-khan tourna la tête et reconnut le borgne vêtu d'un long manteau qu'elle avait déjà vu lors des premiers assaut. Il était accompagné de quatre autres hommes, portant eux aussi le bandeau du Sable. Pourquoi les sunéens leur venaient-ils en aide ?

[Hazama]
"Ne me prends pas pour un idiot, Tsukimaru. Je sais ce que tu es, et ma fidélité ne va qu'à Satsushiki. Je suis prêt à tout pour me débarasser de toi, même à m'allier avec l'ennemi..."


[Satsu, je te laisse poursuivre.]


Dernière édition par le Ven 8 Déc - 1:47, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 4 Aoû - 14:07

[Hazama]
"Ne me prends pas pour un idiot, Tsukimaru. Je sais ce que tu es, et ma fidélité ne va qu'à Satsushiki. Je suis prêt à tout pour me débarasser de toi, même à m'allier avec l'ennemi..."

Satsushiki, Tsukimaru, se tint la moitié du visage de sa main droite, comme subissant un choc cérébral, combattant une force sur laquelle son contrôle lui échappait.

[Satsushiki]
*Urrk! Qu'est ce qui se passe?*

[Tsukimaru]
*Vois! Ils sont tous contre toi Satsushiki... Au lieu de comprendre ta condition, ils souhaitent te combattre et te réduire à néant... Quitte à s'allier à Kiri pour cela.*

[Satsushiki]
*Il a raison... Hazama a raison...*

[Tsukimaru]
*LA FERME!*

La volonté du Kazekage fut écrasée comme une vulgaire brindille... Tsukimaru avait prit le dessus cette fois ci, jusque quand, il ne pouvait le déterminer mais son combat intérieur était un échec... Se soumettant à la force de Tsukimaru, la psyché du Kazekage se refugia au plus profond de son esprit, là où Tsukimaru ne pourrait pas le trouver et ni l'enchainer.

Alors que les ténèbres agissaient, indépendammant de toute volonté, à travers tout le village, détruisant tout à portée... Le ciel se noircissait de plus en plus.
L'éclipse, telle que Kazuo l'avait sous entendu, était arrivé et le peu de lumière filtra du halo lumineux persistant, s'étouffait sous les nuages qui s'amassaient en grande quantité, noire et épais.
Le tonnerre grondait une fois de plus et la pluie ne se fit pas attendre... Le vent s'éveilla, soufflant de toutes ses forces et la situation devenait incontrolable.
Aux quatres coins de Kiri, de gigantesques bras de ténèbres fouettaient l'air, atteignant des hauteurs inimaginable. L'impression d'être sur terre se dissipait dans les esprits de chacun... Kiri se transformait peu à peu en véritable enfer.
Les morts revinrent sur terre, du moins, leur esprit, être translucides et immatériels erraient dans les ruelles de Kiri, hurlant leur désespoir, déchiré par la douleur et ayant sombré dans une sombre malédiction.

Pendant ce temps, Hazama et les Sunéens se dressaient face au Kazekage... cette chose qui avait succombé à son propre mal.
Ecrasant les restes de volonté de Satsushiki, Tsukimaru hurla sa satisfaction encore plus fort... Gagnant en stature, en puissance à mesure que les ténèbres s'amassaient autour de lui.
Le contrôle des ombres dépassait tout ce qu'Hazama avait pu imaginé ou voir au travers des combats de Satsushiki. Il n'était plus question de Kazekage mais d'un monstre libéré de l'Abysse.


[Tsukimaru]
"Tu souhaites combattre ton Kazekage? T'allier à Kiri?"
"Essaie donc... Hazama, toi qui abrite une parcelle de mon esprit et qui demeure sous mon contrôle..."


Les pupilles gagnèrent en intensité, le violette passant à un rouge sang alors que les runes qui étincellaient d'une incroyable énergie se noyaient sous l'épaisse couche de ténèbres qui se déposait de plus en plus à la surface du Kazekage, lui faisant prendre des proportions inhumaines.

[Tsukimaru]
"Alors Takeo, Jumimaru, Sakray et Hiryuu se sont rangés du côté de ceux qui souhaitent me neutraliser...?"
"Veulents ils subir le même sort que les Kiréens? Veulents il se sacrifier pour ceux qui les ont combattu?"
"Je vais exaucer votre souhait... mortels!"


Des ombres qui avaient englouti la quasi totalité du village, jaillit plusieurs bras de ténèbres qui plongèrent en direction de chacun des Sunéens en présence, ignorant Hazama.
Une tentacule essaya de saisir Hiryuu par les bras mais un geste vif et précis lui permet de se mettre hors de portée de cette manoeuvre mais ce n'était sans compter ses jambes qui s'appuyaient sur ces mêmes ombres... Comme l'ensemble des personnes en présence.
Ses bras échappèrent à l'étreinte mais ses jambes furent saisies violemment, faisant grimacer de douleur le Médecin... Les lieux devinrent absolument noir... Seules les formes demeuraient mais étaietn faite de noir... L'Abysse avait elle gagné la réalité?

Takeo, Jumimaru surprit, essayèrent de se mettre hors de portée mais c'était inutile... Les ombres les avaient tous piégé. Les ténèbres s'étaient refermées sur eux et ils n'étaient désormais que des oiseaux en cage, attendant la mort venir les prendre.
Une chape plongea au visage de Takeo qui ne parvint pas à esquiver cette manoeuvre, géné par les tentacules qui essayaient de le saisir par tout les moyens.
Se débattant de toutes ses forces, les ténèbres soulevèrent le corps avec une grande aisance pour ensuite l'envoyer s'écraser plus loin.

Quant à Jumimaru, les ténèbres l'avaient encerclé et s'approchaient lentement alors qu'un nuage d'ombres se formait au dessus de sa tête.
Le tout plongea, l'engloutissant sous leur épaisseur.

Sakray qui pourtant, portait un sabre maudit, ne parvint pas à résister au mal qui s'était déployé autour de lui et Tsukimaru, qui savait pertinement ce qu'abritait ce garçon au sein de son épée, se tourna vers lui.


[Tsukimaru]
"Tartanos n'est rien... Sakray..."
"Rien de plus qu'un esprit qui ne parvient pas à se libérer de sa prison de métal... Même si tu parviens à fusionner avec lui, tu n'arriveras pas à quoi que ce soit."
"Cet esprit demande le combat, le sang... Je vais te donner du sang... LE TIEN!"


Tout en tas de tentacules, éguisées comme des pointes, jaillit aux pieds du Genin, lacérant la chair, le transperçant par endroit pour ensuite le maintenir immobile alors qu'un amas se formait autour du bras du Kazekage... qu'il pointa droit vers le Ninja.
Cet amas fonça à toute vitesse, s'écrasant lourdement contre son poitrail, détruisant cette protection de fortune qu'il avait confectionné avec des ossements pour l'envoyer voler au loin.

Il ne restait plus qu'Hazama de valide ainsi que quelques Kiréens qui se relevaient difficilement suite aux agissements du Kazekage/Tsukimaru.

Les Sunéens feraient de même un peu plus tard... Tsukimaru avait le pouvoir de les tuer mais il ne l'avait pas fait... Etait ce la consciende de Satsushiki qui persistait ou bien Tsukimaru avait un tout autre but?


[Tsukimaru]
"Approche Hazama et montre moi tu comptes t'y prendre pour me mettre hors d'état de nuir. Attention à ne pas blesser le Kazekage avec ton entreprise... Huhuhuhu."

Les ténèbres affluèrent de plus en plus, venant des entrailles de la terre, laissant par endroit, des quantités visqueuses noires bouillonnates et fumantes d'une odeur irrésistible.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 4 Aoû - 15:11

Tsukimaru jeta le corps d'Hyrungo au loin, comme un vulgaire fétu de paille et se retourna vers Hazama, le pointant avec Void.

"Approche, Hazama et montre moi comment tu comptes t'y prendre pour me mettre hors d'état de nuire. Attention à ne pas blesser le Kazekage avec ton entreprise... Huhuhuhu."

"Tu es bien naïf si tu crois que je peux attenter à la vie de Satsushiki-sama d'une quelconque façon, Tsukimaru. Si tu n'es qu'un pauvre amas d'ombre doté d'un semblant d'intelligence, sache que je suis le Médecin le plus brillant qui soit. Tu ne peux rien contre moi ; tu ne peux me manipuler ni même m'empêcher de sauver le Kazekage..."

"Tu crois ça... ? Je vais te donner en pâture à Void, ainsi tu auras toute l'éternité pour me supplier de t'achever..."

*Comme d'habitude, tu es présomptueux, Tsukimaru. Je ne suis certes pas de taille face à toi, mais cette arrogance qui te caractérise et que je viens d'aiguiller me laisse une ouverture à exploiter...*

Sans se défaire de son regard foid et inexpressif, Hazama fit apparaître le Scalpel de Chakra au bout de ses doigts, prêt à en découdre avec Tsukimaru. Les deux se jaugèrent, tournant autour de l'autre, tels des fauves prêts à se bondir dessus.

"Tu n'as aucune chance, Hazama... Tu ne peux faire appel au pouvoir des ténèbres face à moi... Je saurais toujours où tu es..."

"Mais tu ne peux plus lire dans mon esprit depuis le jour où j'ai usé ma technique sur moi même. Tu peux savoir où je suis mais pas ce que je fais. Et n'oublie pas que moi aussi je peux savoir où tu es à tout moment ; après tout, c'est le pouvoir dont tu m'as fait don..."

L'ombre d'Hazama s'agrandit, lui permettant de passer au travers et de disparaître du monde physique. Tsukimaru resta immobile, les yeux fermés. Il attendait le moment où le Médecin ferait surface pour mieux s'en débarasser.

Le Kazekage fit soudain volte-face, se retrouvant nez à nez avec Hazama, qui envoya la main en direction de sa poitrine. Les ombres de Tsukimaru se saisirent de tout son bras, l'immobilisant.


"Je t'avais dit que c'était inutile... A présent te voila immobilisé, ton bras coincé dans mes ténèbres, incapable d'utiliser ton Scalpel... Que vas-tu pouvoir faire avant que Void ne te sépare de ton membre... ?"

"Pauvre idiot... Tu as fait exactement ce que j'attendais de toi... Tu viens de me donner l'opportunité de te repousser au fond de l'esprit de Satsushiki-sama..."

"Quoi... ?"

"Chuusuusei Biribiri !!!"

(Choc Eléctrique du Système Nerveux Central)

Une violente onde éléctrique se propagea à travers le corps de Tsukimaru, incapable de relâcher le bras d'Hazama à temps. La décharge anesthésia tous ses membres, et Void tomba au sol, sans force dans la main de son possesseur pour la retenir.

"Bien joué, mais il va en falloir plus que ça pour m'arrêter... Je ne resterai pas paralysé suffisement longtemps..."

"Qui a dit que je voulais te tuer ?"

Hazama retira sa main de l'étreinte ténébreuse et frappa Tsukimaru derrière la nuque de son Sclapel de Chakra. S'il parvenait à user de la même technique qu'il avait utilisé sur lui, Satsushiki pourrait se libérer de l'emprise de l'entité et reprendre le contrôle de lui même.

Un craquement sourd se fit entendre. Un tentacule de ténèbres venait de se saisir des doigts du Médecin et les broyer. Tsukimaru releva la tête et saisit Hazama par la gorge.


"Très malin de ta part... Je ne m'y attendais pas, mais tu as omis un détail important... Contrairement aux tiennes, mes ténèbres ne sont pas contrôlées par mon esprit, elles font partie intégrante de moi... Elles vivent sans ma volonté..."

Des lances d'ombre sortirent du sol et transpercèrent Hazama de toutes parts alors que le corps de Tsukimaru retrouvait ses fonctions motrices. Ce dernier en profita pour frapper le Médecin de toutes ses forces jusqu'à ce qu'il en perde conscience.

Puis il se tourna vers la derière personne encore consciente autour de lui : Sana-khan. La kunoichi se débattait en vain contre la puissance des ombres qui la maintenait immobilisée.


"Je suis désolé de ce léger contretemps... Plus personne ne devrait nous géner à présent... Les shinobi de Kiri doivent être tous morts à l'heure actuelle..."

[???]
"Il en faut plus que ça pour se débarasser de tous les guerriers du seigneur Zabuza !"

Tsukimaru leva la tête en direction de la voix féminine qui avait prononcé ces mots. Une jeune fille et un homme d'environ le même âge se tenaient sur un toit, quelques bâtiments plus loin.

"Je me souviens de toi... Tu es Chihiro Sanada, la petite protégée de Zabuza... Tu arrives à point nommé..."

[Chihiro]
"Zen, nous devons gagner du temps ! Shihan n'est plus très loin, je le sens !"

[Zen]
"C'est parti pour un tour de piste alors..."
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MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 4 Aoû - 15:50

Les quatre ninjas Sunéens, partir sur les traces d'hazama pour le rejoindre. Leurs ordres étaient clairs, combattre l'entité qui avait pris possession du Kazekage et pour cela ils auraient besoins de l'aide des leurs anciens ennemis, les Kiréens.

[Jumimaru]
*Il faut absolument que l'on soit nombreux sinon on n'arrivera jamais à combattre contre l'esprit des abysses. Pourvu qu'il y est assez de survivants.*

Quand ils arrivèrent sur les lieux de l'action, les criantes de Jumimaru se révélèrent malheuresement juste. Certains Kiréens avaient déjà subit le courroux du démon. Ils s'arrêtèrent de courir juste derrière Hazama qui se trouvait en face du monstre de ténèbres.

[Tsukimaru]
"Alors Takeo, Jumimaru, Sakray et Hiryuu se sont rangés du côté de ceux qui souhaitent me neutraliser...?"
"Veulent ils subir le même sort que les Kiréens? Veulent il se sacrifier pour ceux qui les ont combattu?"


Le monstre les avait remarqué et les regardait avec des yeux terrifiants. Sa voix elle aussi inspirait la peur. Jumimaru serra les poings et leva sa main droite vers Tsukimaru.

[Jumimaru]
"Ma vie servira jusqu'au bout Satsushiki, alors peut m'importer les moyens mais je ne te laisserais pas faire espèce de ..."

[Tsukimaru]
"Bien, je vais exaucer votre souhait... mortels!"

L'une de ses gigantesques tentacules fondit sur Hiryuu, les trois autres jeunes Sunéens eurent juste le temps de voir ce qui arrivait à leur coéquipier et essayèrent tout de suite de se mettre hors de porté. Le mouvement de recule de Jumimaru, le fit s'écarter des autres. Pendant quelques secondes, il se crut sortit d'affaire mais il s'aperçut très vite qu'il n'y avait pas que des ombres devant lui mais aussi de chaque côté.

[Jumimaru]
*Merde ! Je suis encerclé et les ombres se rapprochent à grand pas. Je peux peut être m'échapper vers le haut.*

Au même moment où il leva la tête, le nuage d'ombres qui s'était formé au dessus de lui, s'abattit sur lui et le comprima dans une prison noire.
Un peu plus loin, le vrai Jumimaru était en réalité dissimulé à l'intérieur d'une des maisons à une vingtaine de mètres de la confrontation entre Hazama et Tsukimaru.


[Jumimaru]
"Hiryuu, tu as eu une bonne idée pour les Kage bushin. Je dois le reconnaître mais maintenant on fait quoi ?"
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