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 Les Ruelles

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MessageSujet: Les Ruelles   Dim 30 Avr - 11:51

Rappel du premier message :

[précédent : Magasins d’armes
Note : Ce RP intervint après le chapitre II partie 2 (pas encore fini de rédiger)…et le combat contre Hyrungo, pour ceux qui suivent mon BG^^]

Cela faisait plusieurs minutes qu’Iba avait quitté l’armurier, et déambulait à travers les rues de Kiri. Il rentrait chez lui, la pluie venait juste de cesser, mais des nuages noirs foncés menaçaient toujours le garçon. Les trottoirs étaient gorgés d’eau, tout comme les égouts, à cause de l’orage torrentiel qu’il venait d’y avoir; Iba, sans savoir pourquoi éprouvait une sensation de plénitude et de quiétude frisant l’inquiétant. Il inspirait l’air vivifiant à plein poumons. Il se sentait bien, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. En effet, ses nuits étaient peuplées d’insomnies, de visions et de cauchemars : difficile de trouver le repos et le sommeil réparateur dans de tels conditions. Pourtant, sans en connaître la cause, l’aspirant avait « la pêche », alors que, pourtant, le temps maussade, voire mauvais, ne s’y prêtait pas. L’étudiant avait beau chercher ce qui pouvait bien être la cause de cette « euphorie », il ne trouvait pas.
Il n’était pas pressé de rentrer chez lui, et décida, contrairement à ses habitudes, de rester dehors, bien qu’au vu du ciel, ce ne soit pas pour profiter des bienfaits d’un temps ensoleillé. Iba espérait que l’air frais et la brise légère lui permettrait de s’éclaircir les idées. Il pensait à l’Académie, à son dernier cours, mais aussi aux prochains. Il n’était pas totalement sûr d’avoir bien assimilé la dernière technique que lui avait enseigné Shinobu. Le garçon se promit intérieurement de la retravailler pour que son senseï n’y trouve rien à redire et soit satisfait de son élève.
Iba entreprit alors de faire un grand détour, avant de revenir à son habitation. Il marchait dans les rues, passant devant les nombreuses échoppes qui longeaient la route. Par endroit, il y avait des arbustes de plantés, pour donner un peu plus de cachet à la ville. Malheureusement, en cette époque de l’année, ils ne pouvaient guère être fleuris, ce qui désola quelque peu le garçon. Il marchait, encore, sans cesse, sans but dans les allées de la ville, découvrant par moment, un magasin ou un bâtiment qui lui était inconnu. Il s’enhardit même jusqu’à prendre des allées qu’il n’avait jamais empruntées auparavant. Pourquoi ne l’avait-il pas fait, jusqu’à aujourd’hui ? Tout simplement la peur…celle d’être reconnu…
Cela faisait maintenant plus d’une bonne vingtaine de minutes qu’il errait…
Iba aperçut un banc, il décida de s’asseoir. Il était trempé, il passa donc sa main sur les lattes, de couleur vert foncées, pour en enlever le maximum d’eau. Il posa sa paume à une extrémité et la ramena brutalement de l’autre côté du banc, pour éjecter le liquide incolore du futur reposoir de fondement du garçon ( Razz). Une chose surprenante se produit soudain, comme lors du cours de la veille avec Shinobu et l’évier…comme chez lui, avec le verre d’eau.


*Incroyable…cette fois je ne rêve pas.*

En effectuant son geste, il venait d’expulser toute l’eau du banc, dans un puissant jet. Le reposoir en bois vert était dorénavant sec, plus une trace du liquide incolore. Iba resta un long moment, interdit. Heureusement pour lui, le temps était peu propice aux sorties et personne ne l’avait vu. Les rares passants devaient être trop plongés dans leurs pensées ou activités pour prêter attention à un jeune garçon. Intrigué, Iba se mit en quête d’un autre banc trempé. Il trouva aisément l’objet de ses recherches, quelques mètres plus loin. Un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche. Personne…il réitéra son action, mais cette fois, rien ne se passa. L’étudiant était plus que dépité. Il réessaya encore une fois, puis deux, et trois, mais sans succès. Que lui manquait-il pour réitérer l’exploit réussit à l’instant ? Il ne comprenait pas. Néanmoins, il avait du temps devant lui, il pouvait donc chercher ses réponses tranquillement. Il se décala encore de plusieurs mètres, et dénicha un troisième banc, tout aussi humide que les précédents. Une fois de plus, il vérifia qu’il n’y avait pas de passants pour l’observer, puis il se concentra.

*Je veux que toute l’eau s’en aille…
Je veux que toute l’eau s’en aille du BANC !*


Il posa sa main sur la construction en bois vert foncée, et effectua son mouvement horizontale de la main. Rien, toujours rien. Ce n’était pas ça, pas encore…il lui fallait trouver la clé pour tout faire fonctionner correctement.

*Prends ton temps c'est quelque chose que tu dois sentir et pas forcer à se faire.*

C’était ce que lui avait dit son professeur, Shinobu, lorsqu’il lui avait expliqué comment créer de l’eau. Il devait sentir l’eau l’environnant, être en symbiose avec elle, ne faire qu’un. Iba se mit alors à intensifier sa respiration, ses respirations, comme ses expirations se faisaient plus longues et plus bruyantes. Il se concentra sur son environnement, et pour se faire, ferma les yeux. Il se remettait dans les conditions de la création d’eau. L’étudiant se mit ensuite à faire circuler plus rapidement son chakra dans son corps, augmentant du coup le déplacement de son flux sanguin. Il poussait dans ses retranchements ses sens, pour déceler toutes traces d’eau l’entourant.

*Il faut sentir, ressentir…chercher l’unité.

Son état de plénitude revint, il sentait l’eau ; il était bien, là, au calme, les yeux fermés, la brise caressant son visage. Il sentait. Elle était partout, dans l’air, tout autour de lui, sous ses pieds, dans le sol, en lui, dans son propre corps. Il était transcendé par ses nouvelles sensations. C’était comme s’il venait de s’éveiller doucement à un nouveau monde.

*Maintenant !*

Il rouvrit les yeux, posa sa main sur l’extrémité droite du banc, et la ramena jusqu’au côté gauche, dans un geste vigoureux, avec la ferme intensité d’enlever toute l’eau sur le banc. Cette fois-ci se fut un franc succès. Toute l’eau s’envol a sur cinq mètre environ, cependant, Iba se sentit tout d’un coup mal à l’aise. Il avait la tête qui tournait, des gargouillis bizarres au niveau de l’estomac. Il s’assit promptement sur le banc devenu sec, pour reprendre son souffle et ses esprits. Ce ne fut qu’une nausée passagère, et peu de temps après le ninja de Kiri, grâce au vent frais et à son inaction, se retrouvait d’aplomb. Il commença à analyser ce qu’il venait de vivre. Comment avait-il développer une telle habilité ? Ce contrôle de l’eau allait-il de pair avec sa création ? Après tout quand il faisait un dragon aqueux, n’exerçait-il pas un fort contrôle sur l’eau pour la modeler selon sa volonté ? Iba était quelque peu perdu. Il décida de s’entraîner à retrouver la sensation de symbiose qu’il venait de vivre à l’instant d’avant.
Etonnamment cela ne lui demanda pas beaucoup d’efforts, car il avait bien assimiler la technique, et la « procédure » à utiliser. Il passa une bonne heure à se concentrer, assis sur son banc, puis à relâcher sa concentration, pour recommencer l’exercice. Cela ne demandait pas beaucoup d’efforts, il fallait juste rester calme. Le jeune garçon appréciait de plus en plus la sensation de béatitude qu’il retrouvait lorsqu’il arrivait à l’état de symbiose avec l’eau. C’était indescriptible, un peu comme lorsque l’on va nager, et que l’on sent l’eau courir sur sa peau, glisser le long des muscles…
Iba mettait de moins en moins de temps à se plonger dans cet état de transe, toutefois le petit jeu commença à le lasser, il devait trouver un nouveau moyen d’exploiter son pouvoir.


*Ton chakra doit couler dans l'air comme l'eau coule sur le sol.*

Shinobu lui avait dit d’utiliser son chakra pour créer de l’eau, mais s’il avait déjà de l’eau à portée, dans l’air, dans les plantes, dans le sol et le sous-sol, peut-être pouvait-il l’appeler à lui pour s’éviter une dépense d’énergie inutile. Il tourna sa main droite vers le ciel, concentra une faible dose de chakra dans sa paume, et « appela » l’eau.

*Viens…Viens…Viens…*

Dès lors, des fines gouttelettes d’eau s’élevèrent dans les airs, quittant la surface rugueuse du trottoirs. Dans un cercle de trois à quatre mètres, Iba était entouré par une multitudes de gouttelettes d’eau. La facilité déconcertante avec laquelle il arrivait à rassembler l’eau semblait provenir d’un don inné. Toutefois, lorsqu’il essaya de rassembler l’eau dans sa paume, les choses se corsèrent, son contrôle du liquide devint plus ardu, il dut augmenter la quantité de chakra malaxé. La difficulté croissait à une vitesse exponentielle, et rapidement elle se retranscrit sur le visage fermé de l’étudiant. Finalement au bout d’une minute d’essai intensif, il relâcha la concentration et toute l’eau retomba sur le sol, dans un « splash ».
Il en avait complètement oublié les passants. Deux d’entre eux s’étaient arrêtés près de lui. Il s’agissait de deux hommes, d’affaires, certainement, d’après le coûteux costume qu’ils arboraient. L’un était grand avec le crâne dégarni, l’autre plus petit et rondouillard. Tous deux portaient une mallette .Le grand s’apprêtait à dire quelque chose, mais à la vue du bandeau frontal, il s’abstint et le duo partit sans demander son reste. Iba avait retenu son souffle tout durant l’événement, craignant qu’on ait put d’un quelconque façon l’identifier.


*Tu es vraiment stupide…tu n’es pas une star, personne ne te connaît…il ne m’arrivera rien tant qu’ils ne sauront pas mon nom.*

Il devait être quatre heure de l’après-midi, cela laissait encore pas mal de temps avant la tombée de la nuit. L’aire d’entraînement du garçon était plutôt loin. Il allait continuer de s’entraîner, ici, dans cette rue vide de passants. Il ne gênait personne, et grâce à son bandeau, il était exempt de réflexion…enfin tant qu’il se contentait de faire ces petits tours avec l’eau. Il recommença l’expérience plusieurs fois, avec plus ou moins de réussite, pendant deux heures environ. A chaque tentative, il essayait de trouver une nouvelle méthode, une nouvelle approche, pour arriver à contourner la difficulté, mais rien n’y fit. Contrairement à ce qu’il s’attendait, personne ne s’arrêta près de lui, pour l’épier ou lui poser une question. Bizarrement, la rue était devenue complètement désertique, ce qu’Iba apprécia tout particulièrement. Il commençait à être fatigué par ces exercices répétés. Pas une seule fois, il avait réussit à ramener de l’eau dans sa paume. Le mieux obtenu par le jeune garçon était des cercles difformes, d’environ trois mètres de diamètre entourant sa personne. Dès qu’il essayait de plus rapprocher l’eau, il perdait le fil de ses pensées, ainsi que sa concentration, et pour finir son chakra était aspiré à une vitesse démentiel. Il lui faudrait sûrement encore beaucoup d’heures, et même de jours d’entraînement pour parvenir à stocker de l’eau dans sa paume. Il tenta de se lever, mais retomba immédiatement sur le banc. Sa tête tournait, peut-être s’était-il levé trop vite. Il resta là, assis encore quelques minutes à contempler le ciel grisâtre, tacheté de nuages du même acabit, puis il se releva, lentement, cette fois-ci.
Le soleil pâle commençait à se coucher à l’horizon, il était temps de se rentrer. Sans se presser, l’étudiant prit le chemin qu’il allait le conduire jusqu’à sa demeure.


Dernière édition par le Dim 30 Avr - 20:42, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 27 Sep - 21:21

Après la cérémonie d'adieux aux Kages, Sakray se retira dans les ruelles, et déambulla pendant environ une heure.
Il arriva à l'endroit où il avait commis son massacre. D'ailleurs, les corps y étaient toujours. Il souria, et y alla, les regardant un par un, s'accroupissant pour mieux pouvoir regarder l'état dans lequel ils étaient.
Soudain il reçut un caillou sur l'épaule, et vit qu'un petit garçon le regardait, un Kunaï dans chaque main. Il se releva, et le regarda dans les yeux, lorsque celui-ci s'exclama :


[Gamin]"T'as tué mon frère ! J'vais te tuer !"

Il lanca maladroitement un Kunaï en direction de Sakray, qui l'attrapa en plein vol, et le jeta au-dessus de la tête de l'enfant, qui, pris par la peur, se jeta tête baissé sur le Genin.

[Gamin]"YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!"

Sakray se décala sur le côté, et frappa habilement d'une manchette le cou du jeune, le sonnant fortement. Lorsque celui-ci finit par reprendre ses esprits, il se mit à pleurer la mort de son frère, horriblement vaincu en combat par Sakray.

[Gamin]"Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin, mon grand frèèèèèèèèèèèèèèèèère !!!"

Le jeune homme se baissa, et pris le garçon par l'épaule, tentant de le réconforter.

[Sakray]"Ton frère est mort au combat, c'est un honneur pour un ninja. Si tu veux lui rendre hommage, deviens à ton tour un ninja...un grand ninja, compris ?"

Le gamin hocha la tête, hoquetant, se leva, et rentra chez lui, récupérant ses Kunaïs au passage.
Sakray se releva à son tour, et s'en alla. Bizarrement, quelquechose avant changé en lui : ses yeux n'étaient plus rouge.



Lorsque soudain, ils se rallumèrent d'une couleur rouge plus vive, et plus violente...


T'as pas envie d'aller jouer au frisbee sur l'autoroute, pelle à merde ?
Mêle-toi de ton business !

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Sam 30 Sep - 18:01

[désolé de couper ton RP Sakray. Si cela te gêne, dis le moi par Mp]

Impressions, sentiments, pensées, tous étaient désordonnés dans l’esprit du jeune garçon. Il inspira une bouffée d’air tiède, allongé sur un sommier d’infortune, encadré par un garçon de son âge, et un mur recouvert d’un papier peint vieillit. Il fixait le plafond, pas un bruit dans la petite salle, tous les enfants dormaient, ou tout du moins somnolaient…
Tous sauf lui, mais la vérité s’était apposée à ses yeux. Il ne pourrait plus jamais être un enfant car le sinistre monstre nommé « guerre » avait volé son complexe de Peter Pan.
Qu’allait-il faire ? Toujours cette même interrogation…
Le vieux lui disait toujours qu’il posait trop de questions, mais aujourd’hui, plus personne n’était là pour lui répondre. Cruelle pensée…
Qui suivre ? Qui écouter ? Quand un tourment disparaît, c’est pour laisser place à un autre.

Au fond il avait peut-être besoin d’être guidé, ou plutôt il ne voulait pas sombrer de nouveau dans cette solitude qui l’avait mis à l’écart si longtemps. C’était peut-être aussi pour cela qu’il avait demandé à Sana-khan s’il pouvait l’accompagner. Toujours était-il qu’elle avait refusé…
Le garçon laissa échapper un soupir, se décontractant un peu. Au fond, Sana-khan avait raison, il était certainement mieux, là, sur ce matelas (dans les ressorts « lacéraient » son dos), avec une grosse couverture de laine bien chaude, que sur un chemin caillouteux, avec le vent glacial comme seul berceuse.
Mais il n’y avait pas que cela…la soirée avait été…agréable…
Oui, se devait être le mot, pour qualifier les éclats de rires, les sourires, la joie…
Le repas s’était déroulé dans la bonne humeur, bien qu’il fusse léger.
Mme Kisako, Nimuro veillaient à ce que chacun finisse son assiette, tuait dans l’œuf toute tentative de bataille de boulette de pain de mie, et bien d’autres encore.
On avait laissé Iba s’asseoir à la table des « adultes »…avec qui il avait discuté, et même rit suite à une blague du chuunin. On avait dégriser un peu sa vie, et en y repensant le genin s’étonnait d’avoir put passer ainsi des larmes aux rires.
Les enfants le dévisageaient toujours un peu, posant parfois quelques questions sur ces armes, ou techniques, et à chaque fois, le garçon, gêné, répondait évasivement, se remémorant que s’était parce qu’il s’était crut ninja que Kentâro était mort. Ce n’était pas de sa faute, mais un goût amer lui restait quand même au fond de la bouche.

Son camarade, à côté de lui, remua légèrement, se débattant contre une chimère quelconque, puis poussa un grognement, enfonça sa tête encore plus profondément dans la couverture, et s’en retourna au pays des songes.
La vitesse à laquelle il avait été accepté était dénudée de toute mesure. Il avait l’impression de faire parti du groupe, dommage que ce ne soit qu’une impression…


* * * *


Le jour s’était déjà levé depuis plusieurs heures, et Iba avant lui. Dès qu’il avait entendu du bruits dans le couloir, il s’était réveillé en sursaut, regrettant l’espace d’un instant d’avoir laissé ses armes dans la chambre de Mme Kisako, pour éviter qu’un enfant ne blesse avec.
Aussitôt debout, marchant à pas de loup auprès du parquet grinçant, minés de matelas et de bambins. Une fois arrivé à la porte, il tourna lentement le verrou, s’apprêtant à bondir, comme un fauve sur sa proie, sur l’éventuel agresseur, qui se révéla n’être que Nimuro…
Décidément, il avait les nerfs à fleur de peau. Le chuunin, l’index sur la bouche, lui intima de ne pas faire de bruit, puis à voix basse lui expliqua qu’il se rendait à un des dépôts de provisions pour préparer le petit déjeuner. Un hochement de tête du garçon et dix minutes plus tard, ils se retrouvaient tout les deux dehors, les bras chargés de nourriture.
Ils s’étaient ensuite rendus devant l’hôpital, accompagnés par Sana-khan pour écouter une allocution de Shinji Azechi, un médecin. Les rumeurs allaient de bon train, plus ou moins bonnes. Certaines parlaient du rétablissements de Zabuza-sama, d’autres, d’états critiques, voire de mort. Inutile de préciser vers quelles rumeurs, les espoirs du genin se fondaient.
De nombreux ninjas, mais aussi des citoyens de Kiri, se massèrent devant l’estrade, d’où Shinji allait faire son annonce. Quelques visages firent leur apparition : Darok, Hyrungo…et la dénommée Chihiro, à qui Iba n’avait même pas encore adressé la parole. Shinji fit alors son apparition et tous retirent leur souffle…

C’était tombé, comme un couperet, aussi violent qu’un uppercut.
Lui aussi, alors ?…Lui aussi, il partait ?
Iba n’en croyait pas ses oreilles, son cerveau devait avoir mal interprété, il manquait des données, on lui jouait un mauvais tour…
Non, c’était encore un stratagème de Zabuza-sama dont les motifs lui restait inconnus. Il était perturbé, déstabilisé, son visage était devenu celui d’un spectre…
Nimuro lui donna alors une petite claque dans le dos, le garçon se retourna pour lui faire face. Il souriait, contrit, les yeux brillants. Un « les enfants nous attendent », arracha Iba à la foule…

« Nous » ?…


* * * *


La nouvelle avait fait le même effet qu’un coup de pied dans une fourmilière. C’était la catastrophe…
Pourtant elle ne semblait pas attendre les enfants de l’orphelinats, comme si elle était intemporelle. Ils ne peuvent pas comprendre, se répétait Iba.
Mme Kisako était, elle aussi devenue blême, lorsque Nimuro lui avait annoncé la nouvelle, mais, dès qu’un des orphelins lui avait demandé si elle se sentait bien, elle avait retrouvé son teint naturel, et certainement caché au fond de soi, ses inquiétudes.
Iba n’eut d’ailleurs plus beaucoup le temps de penser à la nouvelle, s’investissant plus qu’il ne l’aurait cru, en cherchant la nourriture avec Nimuro, discutant avec Sana-khan, jouant à la balle au prisonnier, ou à l’épervier avec les enfants…

Les deux jours passèrent plus ou moins vite, certaines heures, celles « agréables » l’empêchaient de penser à la question fatidique : « de quoi sera fait demain ? »
Mais la nuit, seul, elle venait amèrement se rappeler à lui.

L’aube s’était levée, dispersant une légère rosée, à la place de l’habituelle brume…
Le ciel était bleu, un peu pâle, mais sans nuage. La voûte céleste, en décidant d’accueillir l’âme des deux kages en son sein, aurait-elle décider de se parer de ses plus beaux habits ?
Ses pas martelaient les pavés brisés, tandis qu’il se dirigeait vers la plage. Il avait abandonné la compagnie de Sana-khan et de Nimuro, disant que ce matin, il préférerait être seul…
Il n’y avait plus de corps inanimés dans les rues, Iba avait entendu dire que l’on avait fait des fosses communes, pour débarrasser au plus vite la ville, des cadavres, et éviter une épidémies. Et les familles, les proches ? Que leur avait-on laissé des morts ? Rien ?
Il en avait été ainsi pour sa famille, dont il ne lui restait rien…si ce n’est ses souvenirs.

Il arrivait enfin…
Nombreux avait été ceux présent lors de l’annonce de Shinji. Encore plus, le furent ceux présent ce jour-ci…
La plage était noire de monde, on se marchait dessus, pour avoir une place et voir la dépouille du Mizukage.
Triste jour…un jour d’hiver…un quinze février…
Quinze février ? Le destin s’acharnait-il à faire de l’humour noire ?
Oui, sombre journée…pour un anniversaire. Le genin venait d’avoir douze ans.
Suivant l’initiative de quelques-uns, Iba se hissa en haut d’une motte rocheux, qui délimitait la plage. Ainsi, il n’était ni trop loin pour entendre le discours, ni trop près, et mêlé à la foule. De plus il voyait parfaitement Zabuza-sama et son maître, grâce à la hauteur du surplomb. L’homme qui avait régné d’une main de faire sur le village de la Brume semblait serein pour son dernier voyage dans ce monde.

Shinji arriva et prononça son discours…
Le garçon essaya de rester stoïque, tout le long durant, faisant un effort incroyable pour prendre sur lui même, et paraître digne. Les flammes mangeaient, rongeaient le corps du chef de Kiri…dérisoire pour un homme passé maître dans l’art de contrôler l’eau.
Comme beaucoup, Iba resta de longues heures à regarder l’horizon, alors que les corps des défunts avaient depuis longtemps été consumé. L’après-midi arrivant, et la faim le gagnant, il se décida à rentrer à l’Académie. Il descendit prestement de son perchoir de granit, et se retrouva dans les ruelles interminables de Kiri.
Cependant il stoppa rapidement sa course…


[Raki Yasuo] «- Tiens ? ! Voilà de la vermine, père. »

Le genin se fit face à son interlocuteur haï. A ses côtés se tenaient un homme de grande taille, svelte et souple, dans des habits de hautes factures. Sa coiffure et ses bijoux ne laissaient aucun doute: un noble, et pas des moindres : Nobuhiro Yasuo.
Un sourire mesquin se dessina sur ses lèvres…


[Nobuhiro Yasuo] «- Il reste encore de la racaille ? , son ton était faussement mielleux
- Je m’en vais me dépêcher de l’exterminer…, sa voix se fit plus dure.
- C’est à cause de chiens de bâtards dans ton espèce que mon aîné est mort. Vous allez payer au centuples maintenant que Zabuza n’est plus.

Il aurait bien aimé frapper Iba, le genin le lisait dans ses yeux mais la foule qui s’en allait de l’enterrement l’en empêchait. Il était politicien et se devait de faire bonne figure. Lançant un dernier regard, plein de haine, au garçon, il s’en alla avec Raki.

* * * *


Le déjeuner se passa dans une ambiance tendue, la cérémonie d’adieu y était pour beaucoup et l’humeur morose des adultes semblait imprégnée celle des enfants.
De plus Sana-khan parlait de partir, cela n’arrangeait rien aux choses…
Elle fit ses « en-revoir » dans le courant de l’après-midi, en promettant de revenir et de donner de ses nouvelles.
Il y eut bien sûr quelques larmes, voire des sanglots, consolés par Sana-khan, et par Mme Kisako.

Le garçon, une fois Sana-khan parti, proposa une balle aux prisonniers pour changer les esprits…
Retrouvant leur entrain, les enfants se mirent tous en place, Iba apporta la balle, et le jeu se mit en route…
Sauf que…


[Mme Kisako] «- Allons Yumi, pourquoi ne veux-tu donc pas jouer avec les autres ? il ne faut pas rester ainsi dans son coin. », son ton était comme à chaque fois, maîtrisé, et pourtant terriblement doux.

[Yumi] «- Parce que lui, il joue ! », répondit-elle aussitôt, en pointant du doigt, Iba.
«- Je ne veux pas jouer avec lui…
C’est un ninja ! »


Elle avait dit « ninja », mais pensait « assassin ». Iba s’arrêta blessé, tentant de le cacher derrière un visage neutre…un sourire forcé…

«- Continuer de jouer sans moi… », dit-il aux enfants, en prenant la direction du dortoir. Mme Kisako, ayant vu sa réaction, s’interposa.

[Mme Kisako] «- Elle ne pensait pas à mal, Iba. Elle est jeune…

- Je sais ! Mais elle à raison sur un point : je suis un ninja. », répondit-il d’une voix tranchante et peu maîtrisée. Elle n’insista pas.

Il monta les escaliers quatre à quatre : direction la chambre de Mme Kisako…
Ses pensées s’emmêlèrent…

Je suis un ninja, pas une baby-sister…
Ta vie est semblable à la mienne. (Zabuza)
Tu es le jeune garçon que notre Mizukage a reconnu il y a peu c'est ça ? Tu lui ressembles beaucoup dans sa jeunesse. (Mme Kisako)
Etre un shinobi est une voie difficile, gamin... (Shinzo)

Va et deviens un grand shinobi. Je serai toujours avec toi... (Shinobu)


Il arriva dans la chambre de Mme Kisako…, prit les armes qu’il avait rangé, s’assura qu’il ne lui manquait rien.
Puis il ouvrit la fenêtre et s’élança sur les toits. Il était ninja, on disait qu’il ressemblait au Mizukage, alors il allait partir et comme lui, il reviendrait plus fort…
Nimuro était parti chercher le repas du soir, Iba eut une once de remords de ne pas l’avoir remercié, mais il ne ferait plus marche arrière.
Il se dirigeait vers la porte Nord. Il n’avait pas idée où il irait, mais il continuerait d’avancer. Un point c’est tout...


[Zabuza, je te laisse continuer Smile ...]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 1 Oct - 4:06

Iba sautait de toit en toit, en direction de la porte Nord, cherchant un moyen de quitter le village inaperçu. Depuis la fin de la guerre la sécurité avait été renforcée aux portes du village et un sentiment d'insécurité régnait, à présent que le maître de guerre qu'avait été le Mizukage avait rendu l'âme.

Le Genin aurait tout aussi bien pu marcher le long de la rue principale, se dissimuler dans la brume, caché aux yeux de tous, comme Darok-sensei le lui avait montré, mais cet endroit évoquait trop de mauvais souvenirs. C'était ici que l'on avait retrouvé la dépouille de Shinzo-sensei, les bras croisés sur le torse et un sourire aux lèvres. Nul ne savait ce que Zabuza avait dit à son vieux maître, mais il avait quitté ce monde heureux.

Iba repensa aux instants passés auprès du vieillard. Ce dernier abusait certes de la bouteille et avait un caractère de cochon, mais le petit garçon s'était rendu compte qu'il appréciait le personnage malgré ses nombreux défauts ; il avait été un instructeur hors-pair et un véritable patriote, il avait donné ses dernières forces pour Kiri.

Sautant du sommet d'un bâtiment sur les pavés de la rue, le shinobi continua sa route en direction de la sortie du village et marqua une pause lorsqu'il aperçut une silhouette arriver dans sa direction. Il se cacha immédiatement derrière un poteau pour mieux observer le personnage qu'il reconnut de suite à sa démarche. Un seul homme dans tout Kiri boitait ainsi.


[Iba]
*Nimuro ? Que fait-il là ?*

"Pas la peine de te cacher, je t'ai vu..."

Même si le Médecin avait rendu son bandeau de shinobi, il n'en restait pas moins un Chuunin, un ninja de rang supérieur à celui d'Iba, et qui avait des années d'expérience. Se sentant bête, le Genin sortit de sa cachette et fit face à Nimuro.

"Où comptes-tu aller ains, hein ? J'ai compris en te voyant tout à l'heure que tu mijotais quelque chose... Tu veux quitter le village à ton tour, c'est ça ?"

Demasqué ! Ses intentions étaient-elles si claires que cela que Nimuro ait pu les deviner ? Ou bien le Médecin avait-il trop l'habitude des enfants pour ne pas se laisser avoir ? Qu'importait le fond de vérité, Iba savait qu'il ne pourrait lui mentir.

[Iba]
"Oui... J'ai beaucoup réfléchi ces derniers jours... Je pense que je n'ai plus ma place à Kiri... Sans Zabuza-sama ou Shinobu-sensei, ou même Shinzo-sensei, je redeviens un Réprouvé et donc un paria... Madame Kisako a dit que je ressemblais au Mizukage dans sa jeunesse, alors je vais faire comme lui, partir... et revenir quand je serai fort, tout comme Sana-khan l'a fait elle aussi..."

"Je crois que tu oublies la moitié de la donne dans ton raisonnement, Iba. Tu n'as rien à voir avec Sayuri et tu ne pourras jamais faire comme feu le Mizukage."

[Iba]
"Et pourquoi donc ???"

"Quand Zabuza-sama a quitté le village il y a dix ans de cela, il était le chef des Anbu de Kiri, et le général le plus craint et respecté du village, pas un simple Genin. C'était l'homme le plus fort de cette nation après le Mizukage, et encore... Quand bien même on aurait envoyé tous les shinobi de la Brume à ses trousses, la crainte qu'il inspirait et la puissance dont il disposait lui auraient permis de survivre. Toi, tu n'est qu'un ninja de première classe ; si on envoie quelqu'un à tes trousses tu ne reviendras pas ici en vie. Et crois moi, tu es plus en sécurité dans Kiri même qu'ailleurs."

[Iba]
"Et Sana-khan ? Elle est bien partie elle !"

"Sayuri en a le droit, elle. Le Mizukage a signé un papier la déchargeant de ses obligations de kunoichi et lui laissant libre accès aux routes. Personne n'ira lui courir après. De plus, elle a suffisamment voyagé de part le passé pour savoir se débrouiller par elle même et éviter les embûches ; toi tu n'es jamais sorti de Kiri..."

[Iba]
"Que me reste-t-il ici ? Mon sensei est mort, l'homme qui était comme un père pour moi aussi, et le seul qui ait reconnu ma valeur publiquement aussi ! Alors, que dois-je faire ?"

"Je crois que tu ne comprends pas tout... Il y a beaucoup de choses ici que tu ignores, tout simplement parce qu'elles ont été effacées des livres d'histoire et que les politiciens ont acheté le silence de la majorité. Mais les anciens parmi les Enfants de la Brume, eux, n'ont pas oublié, et c'est pour ça que nous restons à Kiri..."

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 4 Oct - 17:13

Iba sautait de toit en toit, visible de tous…
Tous ? Triste ironie, les rues dévastées étaient désertes. En se déplaçant de cette manière, il avait une vue partielle de la cité. Elle était ravagée, même plus l’ombre de ce qu’elle avait été. Le feu, les intempéries et les affrontements avaient complètement changé la face de ce qui avait été autrefois une ville resplendissante.

Le paysage mortuaire affligeait le garçon, le renforçant dans l’idée que son but était bon.
Pourquoi ne passait-il pas par les avenues de Kiri ? L’enfant, qui ne portait ce titre que de par son âge, savait pertinemment pourquoi.
C’était dans ces rues qu’était mort un vieil homme envers lequel il était redevable, et avec qui il n’avait pas été assez redevable. Iba se souvenait de sa première mission, il avait fallut déterrer Shinzo de sa plaque et le ramener à Kiri. Cela n’avait pas été de tout repos…le vieux leur en avait fait voir des vertes et des pas mûres, mais au final, le jeu en valait la chandelle. Il se rappela de la cabane : peut-être, dans un premier temps pourrait-il s’y rendre ?
Zabuza-sama avait fait fort en rappelant son maître de son ermitage…
Cette pensée lui serra son cœur…
Tout ici lui rappelait son passé, sa souffrance, ses peines. Il partirait pour revenir plus fort, c’était ce qu’il s’était dit, mais au fond ne se cachait-il pas la vérité ? Ne partait-il pas plutôt pour fur son existence, ses douloureux souvenirs ?
Peu importe, il reviendrait plus fort et pourrait alors faire face à ses fantômes.

Il y avait une autre raison qui le poussait à ne pas emprunter les allées dallées. Il ne souhaitait pas se retrouver avec de rares shinobis qu’il connaissait…
Il n’était vraiment pas nombreux, il aurait fallut moins d’une main à un bambin pour le compter :
Darok, Hyrungo…le fameux Zen, et la mystérieuse Chihiro.
Quoi que cette dernière, il ne l’a connaissait que de vue…
Il ne souhaitait pas être intercepté. Tout en suivant ses pensées, Iba se surpris à accélérer la cadence. Bientôt la porte Nord, comment passer les gardes qui la surveillait ?

Un bruit lui indiqua que ce n’était pas sa première préoccupation. Bientôt le son se transforma en ombre. Vu qu’il se déplaçait sur les toits, et sa vitesse, ce ne pouvait être qu’un ninja. Mieux valait ne pas être vu…
Prestement Iba mit les bâtisses et la brume à sa disposition pour se dissimuler, trop tard…
A la carrure c’était un homme. Il boitait…
Nimuro ?


[Nimuro] «- Pas la peine de te cacher, je t'ai vu... »

Il suffisait de croiser le regard du chuunin pour comprendre que ce dernier n’ignorait rien des intentions d’Iba. Devant lui, et malgré les atrocités qu’il avait vu, il avait l’impression de se retrouver enfant, pris sur le fait en train de voler un bonbon à l’épicerie. Il était un peu honteux et confus. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, après qu’on lui ait demandé de ce comporter en adulte, de prendre sur lui pour surmonter les épreuves qu’ils avaient traversé, Nimuro lui faisait la leçon…comme à un enfant de douze ans, qu’il était.

Le chuunin médecin s’opposait au départ du genin, et cela malgré que le garçon lui ait expliqué ses motifs pour partir. De quel droit ? Il s’était écrié pour protester…
Mais Nimuro semblait avoir réponse à tout, comme un adulte, avec l’expérience et l’âge, face à un enfant qui ne veut pas se rendre compte de sa bêtise.


[Nimuro] «- Quand Zabuza-sama a quitté le village il y a dix ans de cela, il était le chef des Anbu de Kiri, et le général le plus craint et respecté du village, pas un simple Genin. […] »

Pourquoi ? Pourquoi refusait-il de le laisser partir ? Il fallait le contrer, trouver des arguments, le battre à son propre jeu. Aussitôt Iba se saisit du premier qui lui venait à l’esprit…

«- Et Sana-khan ? Elle est bien partie elle ! », sa voix était mitigée, partagée, indécise ; pourtant il avait bel et bien élevé le ton.

Nimuro n’en prit pas ombre, et répondit sans se démonter à la question du garçon. Décidément ! que fallait-il donc dire pour le convaincre de le laisser s’en aller ?
Iba ne voyait pas, il n’avait plus de meneur, plus personne à suivre, alors autant prendre sa vie en main, et faire ses propres choix ; mais Nimuro s’y opposait, comme on empêche à un enfant de manger trop de sucreries pour éviter qu’il ne soit malade. Cela ne manquait pas de faire rager notre genin.


[Nimuro] «- […]Mais les anciens parmi les Enfants de la Brume, eux, n'ont pas oublié, et c'est pour ça que nous restons à Kiri... »

S’en était trop ! Il voulait partir et personne ne le retiendrait. Personne !

«- Oui, mais moi, je ne suis pas un ancien ! », cria-t-il.

D’un geste rageur, il libéra son chakra et fit s’envoler les tuiles du toit sur lequel les deux compères discutaient. Grâce à la fumée et à la surprise de Nimuro, le garçon parvient à s’enfuir, sautant du toit, et courant dans les ruelles brumeuses.
Il courait sans s’arrêter, ni même regarder derrière lui. Il courrait. Direction : porte Nord.
Il devait se dépêcher, le chuunin ne tarderait pas à le rattraper. D’ailleurs, il devenait évident qu’il n’arriverait pas à le semer, et cela malgré la brume qui régnait dans les ruelles. Ces dernières étaient désertes, vides, il ne pourrait donc pas se mêler à la foule. La partie semblait serrée, voire impossible.
Soudain il eut une idée…

Il rentra dans un des bâtiment, et s’efforça de se calmer. Il lui fallait être calme, serine, sinon il n’arriverait à rien.
Difficile avec le cœur qui bat la chamade, la transpiration qui colle les vêtements à la peau. Le garçon ne pensait pas avoir tant sué. Il tendit le bras droit devant lui, la gemme de Shinobu brillait sur le dos de sa paume. Il se concentra et fit apparaître un miroir de glace.
Vite, vite, le temps allait lui manquer !
Dès que le miroir fut complet, il se jeta dedans…et pas de Nimuro pour l’arrêter.

Il se retrouva une nouvelle fois parmi les astres, plongé dans un monde inconnu. Mais cette fois, il savait où il devait se rendre, il devait trouver la Porte…
Le Temps dans cette dimension ne s’écoulait certainement pas de la même façon que sur Terre…
Il avait l’impression d’avoir passer plusieurs heures à trouver l’objet de ses recherches. Elle était là : la Porte

Une simple porte en chêne avec une poignée noire.
Et pourtant…Le garçon tourna le loquet, et contrairement à la dernière fois, la Porte s’ouvrit, et lui permit d’accéder à un long chemin sinueux, longé de Miroirs. Il entra et la porte se referma immédiatement derrière lui, et disparue…
Subitement, tel un courant d’air s’engouffrant dans l’âtre d’une maison, sa voix siffla…


[Protéus] «- Comme on se retrouve… »

Il n’y avait personne sur le chemin, pourtant, Iba le savait son esprit était bien présent. Tâchant de se maîtriser, il fit le point sur ce qu’il savait, plus il souhaitait se déplacer loin, plus le voyage lui prendrait d’énergie, cette règle était valable pour les distance comme pour le temps…
Mieux ne valait pas prendre de risques, il se déplacerais jusqu’à la Porte Nord…plus loin se serait de la folie. De plus s’il apparaissait en dehors de l’enceinte, cela ne manquerait pas d’alerter les gardes. Non, il fallait arriver à l’intérieur de la ville, et en sortir ensuite…
L’horrible voix siffla encore, comme pour percer les tympans du garçon.


[Protéus] «- Alors, on est perdu… »

Son ton était railleur, mais le garçon essaya de ne pas y prêter attention. Il se concentra et essaya d’appeler à lui le Miroir qu’il désirait traverser pour revenir dans son monde.

«- Porte Nord de Kiri no Kuni .»

Puis il focalisa son esprit sur le lieu-dit. L’air se mit à se tordre, et à vibrer, puis un instant plus tard, il se trouvait sur une autre partie du chemin. Il y avait plein de miroirs, tous représentaient la Porte Nord du village de la Brume, mais à différentes époques. Laquelle était la bonne ?
Derechef, il inspira profondément, et médita quelques instants, pour être le plus concentré possible.


«- Je veux le Miroir de mainteant. »

Une seconde fois, l’air se tordit, et lorsque tout redevint normal, le garçon n’avait plus en face de lui qu’un seul Miroir, sur lequel il voyait l’actuelle murraille de Kiri.

[Protéus] «- Qui te dit que c’est le bon Miroir…
Ouvres moi ton esprit et tu ne pourras plus te tromper, je te conseillerais. »


La voix s’était faite mielleuse, mais Iba y répondit de manière cassante.

«- Non ! Je sais que c’est le bon… »

[Protéus] «- Je pourrais très bien avoir fait en sorte que ce ne soit pas le bon, et alors en le traversant tu mourrais., le refus d’u garçon l’avait mit en colère…

Sans un mot de plus, Iba traversa le Miroir.
Ses forces étaient happés dans le néant. Si cela durait trop longtemps, il allait mourir, vidé de toute énergie vitale…
Tout s’arrêta d’un coup, il se trouvait face à la Porte Nord…
Il lui fallut quelques secondes pour réhabituer son esprit, et se remettre de son « voyage ». Il avait semé Nimuro…
Enfin il le croyait…le garçon fit quelques pas en direction du mur de pierre, lorsqu’une lourde main se posa sur son épaule. Il savait à qui elle appartenait, il n’en doutait pas un seul instant.


«- Comment ? », croassa-t-il.

[Nimuro] «- Ta technique est pour le moins insolite…
Toutefois, tu as fait un erreur que même un débutant n’aurait pas commise.
,sa voix était calme et posée, Iba ne s’était toujours pas retourné.

«- …Quoi comme erreur ?

[Nimuro] «- Ton chakra, j’ai pu te suivre à la trace grâce à lui…
Comme tu en as dépensé pas mal pour utiliser cette technique, il a juste fallut que je me concentre un peu. »


Le garçon s’irrita de nouveau, cherchant une excuse pour sa médiocrité.

«- Tu es chuunin, toi ! »

[Nimuro] «- Raison de plus pour ne pas te laisser partir, imagine s’il s’agissait d’anbus à ta poursuite… »

Le garçon se tut, se retourna la tête basse. Son regard questionna pour lui…
Tu ne me laisseras donc pas partie ?
L’air maîtrisé de Nimuro lui répondait : Non…


«- A quoi vais-je servir alors si je reste ici ?… »

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 4 Oct - 21:55

[Iba]
"A quoi vais-je servir alors si je reste ici... ?"

"Je crois qu'il y a des données dans ce problème qui t'échappent..."

[Iba]
"Comment ça ? Que veux-tu dire ?"

"A ton avis pourquoi Zabuza-sama est il mort ? Pour quelle raison a-t-il donné sa vie ?"

[Iba]
"Il a disait que c'était pour l'avenir de Kiri, pour la génération future.."

"Alors si tu pars, quel avenir restera-t-il ? As-tu vu dans quel état vous êtes tous ? Darok est démoralisé au plus haut point, Zen va peut-être perdre un bras et Chihiro a disparu. Kiri est en train de s'éffondrer et apparement la nouvelle génération n'est pas capable de reprendre le flambeau. De plus, il vaut mieux pour ta sécurité que tu restes ici..."

[Iba]
"Pour ma... sécurité ?"

"Regarde bien la situation. Si tu pars, tu seras pourchassé comme déserteur, et les politiciens se jetteront sur l'occasion pour te liquider ; tu es avant tou un disciple de Zabuza. Si tu restes ici, ils ne pourront rien te faire ; le père de Zen veillera à ta sécurité comme à la nôtre à tous. Tu n'en peut être pas conscience, mais une nouvelle guerre se profile pour vous..."

[Iba]
"Une guerre ? Mais contre qui ? Quelle nation nous attaquerait ?"

"Pas une guerre extérieure, une guerre civile ; les politiciens tentent par tous les moyens de nous faire perdre nos idéaux, notre Nindo, ce afin d'avoir la main mise sur Kiri. Les Enfants de la Brume de leur côté ne vont sûrement pas se laisser faire, ils portent l'héritage du véritable Mizukage."

[Iba]
"Mais que vont-ils faire ? Que peuvent-ils faire ?"

"Que ferais Zabuza-sama selon toi si quelqu'un bafouait ce pour quoi il s'est toujours battu ?"

[Iba]
"J'imagine qu'il prendrait les armes et irait leur régler leur compte..."

"Précisément... Et je pense que ses partisans feront sûrement de même si Kiri se remet de ses blessures. Mais pour ça, il faut se battre contre les politiciens. le problème c'est que si nous faisons ça, la guerre civile éclatera et les civils paieront encore le prix de notre orgueil..."

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Sam 7 Oct - 20:03

[Nimuro] «- Je crois qu'il y a des données dans ce problème qui t'échappent... »

Allons bon ! Sa vie ne se résumait pas à un problème de maths, une simple équation à résoudre.
Néanmoins, il est vrai que son existence était parsemée de pas mal d’inconnues…
Nimuro lui apporterait-il la « résolution » ?
Perplexe, le garçon se décrispa sous le regard compatissant de son interlocuteur, et retrouva sa fâcheuse manie de poser des questions.
Le sujet dériva rapidement sur les dernières aspirations du défunt Mizukage : continuer sur ses traces…
« Continuer » ? Iba lui s’apprêtait à recommencer l’histoire, comme s’il voulait une copie d’un film en changeant l’acteur principal. Etait-ce là son erreur ?


[Nimuro] «- Alors si tu pars, quel avenir restera-t-il ? As-tu vu dans quel état vous êtes tous ? Darok est démoralisé au plus haut point, Zen va peut-être perdre un bras et Chihiro a disparu. Kiri est en train de s’effondrer et apparemment la nouvelle génération n'est pas capable de reprendre le flambeau. »

Ces deux derniers jours, il ne s’était pas préoccuper des autres ninjas qu’ils connaissaient, de prêt ou de loin. Il ne s’était pas tenu informer, à l’instar de Nimuro. Mais comment ce dernier en connaissait-il autant en s’étant retirer du corps militaire ? Il se retint de poser la brûlante question, il n’y aurait certainement pas de réponse, et cela indisposerait à coup sûr le chuunin. Utilisait-il le même réseau d’information que Sana-khan, ou bien était-ce ce mouvement dont il parlait : Les Enfants de la Brume.
A entendre parler le médecin, Iba en faisait partie intégrante…Sans même qu’on lui ait demandé ? Sans même avoir accepté ? Enfin, si les dires de Nimuro correspondaient avec les véritables aspirations du groupe, alors il ne faisait aucun doute que le genin intégrerait leurs rangs.

Le garçon fit un récapitulatif des nombreuses informations que lui donnait le chuunin. Darok, fanatique forcené vétéran, senseï à ses heures, déprimait :peu étonnant aux vues de l’idolâtrie qu’il tenait envers l’ex-leader de Kiri. Sans oser vraiment se l’avouer à lui-même, la nouvelle, pour lui aussi était toujours aussi indigeste, et ne se dissiperait qu’avec le temps et nombres d’autres mauvaises annonces. Autant dire, pas tout de suite…
Zen, le second genin de mission de rapatriement du vieux , il ne connaissait pas grand chose de lui, pour ne pas dire rien ; si ! Il se souvenait de sa paire de lunettes…
Perdre un bras
Si tel était le cas, ce dernier ne pourrait plus utiliser de jutsu, on lui demanderait donc sa démission : perspective peu enviable. L’espace d’un instant, notre garçon se demanda ce qu’il ressentirait si jamais on lui annonçait pareille nouvelle, un léger frisson lui parcourut l’échine : il espérait de tout cœur que cela n’arrive jamais.
Quant à Chihiro, il l’avait à peine aperçu, et jamais adressé la parole. Ce personnage lui restait des plus mystérieux. Elle s’était entraînée avec le Mizukage lui-même, pourtant, durant l’affrontement, il semblait qu’elle était restée à l’écart de la confrontation.
Shinobu lui avait expliqué qu’il s’agissait d’un affrontement disciple-maître…
Peut-être était-ce là, la raison de son inaction.
Disparue
Où peut-elle bien être passée ? Comme toujours le personnage restait voilé de mystère…

Malgré ses réflexions, la discussion se poursuivait de bon train. La gravité des propos du chuunin rappela à la réalité le genin, chassant ses pensées, pour se concentrer complètement sur la conversation.
Selon Nimuro, une guerre interne, une césure allait avoir lieu au sein du village de la Brume. Les partisans de Zabuza-sama allaient s’opposer à ceux des politiciens. A l’heure actuelle, c’était la première chose à éviter. Kiri ne s’en relèverait pas.
Mais que faire ?

La présence des deux ninjas n’était pas passée inaperçues au gardes de la Porte Nord, et deux hommes solidement charpentés vinrent s’enquérir de la situation, suspectant un quelconque coup tordu.


[Ninja] «- Pouvons-nous vous être utile ? Vous vous êtes perdus ?

Les deux questions surprirent Iba, mais laissèrent de marbre Nimuro. N’avait-il pas vu le bandeau du garçon sur son bras gauche ? est-ce leurs consignes de surveiller de si près les mouvements aux abords des sorties ? Etait-ce justement parce qu’il était ninja qu’on lui posait ces questions ?
L’enchevêtrement de questions fit bientôt place à une autre constatations de la part du garçon, la place était vide, il n’y avait pas de passants aux abords de la sortie, ce qui expliquait que aisément l’attitude méfiante des gardes à leurs égards : cela faisait bien cinq minutes que Nimuro et Iba discutait ensemble, sans bouger…


«- Non…Merci. »

Iba avait essayé de conserver un ton posé et poli, comme si la présence des gardes l’avait mis mal à l’aise. D’un regard, il comprit que le chuunin souhaitait partir : indéniablement pour rentrer à l’Académie.
Avec deux gardes et Nimuro l’encadrant, il pourrait jamais sortir de la ville.
Enfin, ce n’est que partie remise, se disait-il, en emboîtant le pas au médecin qui remontait une allée aux pavés glissants. Lorsqu’ils eurent distancer les gardes, et que ces derniers ne furent plus visibles, Iba demanda :


«- Alors qu’attends-tu de moi ? Qu’allons nous faire ? Attendre patiemment que tout se tasse ? Tout seul comme à plusieurs, il me semble difficile de jouer les médiateurs et d’empêcher le pire d’arriver. »
Le garçon s’étonnait lui-même de fournir un tel raisonnement et surtout de continuer sur sa lancée.
«- Et quand bien même on y arriverait, personne ne peut contrôle les extrêmes. Il suffirait d’une échauffourée entre les deux partis, un mort, voire juste des blessés, pour mettre le feu aux poudres. On va avoir le derrière sur une sacrée poudrière. D’autant plus que je connais les politiciens, pas tous…mais ceux à qui je pense ne nous faciliteront pas la tâche, loin de là.
Je sens bien venir décret sur décret, loi sur loi, tant pour les…Réprouvés »
, le mot avait eut du mal à sortir.
«- Que pour les shinobis fidèles à Zabuza-sama…
Alors que comptes tu faire ? Ou tout du moins, que vont faire les Enfants de la Brume ? »

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 8 Oct - 12:38

"Pour être honnête, moi je ne compte rien faire, du moins pour les shinobi. Je me contenterai de soigner les blessés et de protéger les civils. En ce qui concerne les Enfants de la Brume, je pense qu'ils vont déclarer une guerre de l'ombre aux politiciens. Au début cela commencer sûrement par quelques assassinats de ci, de là. Et l'autre camp répliquera très certainement ; ceux d'entre nous qui partiront en mission risquent de ne jamais revenir... L'escalade sera inévitable et je pense qu'à la fin les deux partis s'affronteront dans les rues à visages découverts. Et l'histoire ne retiendra comme toujours que les vainqueurs."

[Iba]
"Mais que faire en ce cas ?"

"Rien. Je pense que ce conflit ne peut être évité. Les politiciens ne voudront jamais nous confier le village ; ils veulent garder leurs intérêts. Les Enfants de la Brume, eux, ne voudront jamais laisser Kiri redevenir une nation faible. Ils ont vu la différence entre Kiri sous le règne non officiel de Nezu et sous le règne de Zabuza. Ils préfèreront mourir pour leur Nindo plutôt que de courber l'échine. Shinji-sama pourra peut être les retenir un temps, mais ce conflit ne pourra se régler que dans le sang."

[Iba]
"Pourquoi... ? Pourquoi faut-il toujours en arriver à ça ?"

"Kiri est une nation guerrière, militaire. A Konoha ou Kumo on t'aurait certainement vanté les mérites de la médiation, mais ici, c'est la loi du plus fort. C'est celui qui inspire le respect et la crainte qui commande, et ça, Zabuza-sama l'avait bien compris. C'est d'autant plus vrai pour nous ; nous suivons les préceptes d'un homme qui a pris le pouvoir par coup d'état."

[Iba]
"Comment se fait-il alors que les politiciens n'aient pas tenté de le renverser avant ?"

"Tu crois vraiment qu'ils n'ont pas essayé ? Beaucoup de choses ici ne paraîtront jamais dans les livres d'histoire. Ils ont tenté bien des fois de le contrecarrer. Nezu a abandonné l'idée de détrôner Zabuza-sama le jour où il a reçu dans un paquet la tête de ses cinq meilleurs hommes de mains, mais ça peu de gens le savent, tout comme peu de jeune ont entendu parler de la Nuit du Démon."

Iba était sur le point de poser une nouvelle question, mais Nimuro se saisit de lui et plaqua une main sur sa bouche, le tirant dans une ruelle. Trois shinobi firent leur apparition dans la rue principale, tournant la tête de droite et de gauche, semblant chercher quelque chose, ou quelqu'un.

[Shinobi 1]
"Où sont-ils passés ?"

[Shinobi 2]
"Il faut les retrouver. Nezu-sama a dit qu'il y avait une grosse prime sur la tête de tous les Enfants de la Brume !"

[Shinobi 3]
"Fermez-la ! Vous voulez pas que tout Kiri soit au courant tant qu'on y est ? Retrouvez-les et faîtes en sorte de faire disparaître les corps ou de laisser à penser qu'ils trahissaient le village. Allez, bougez vous !"

Les trois hommes se séparèrent à nouveau et se dispersèrent dans les rues de Kiri. Nimuro lacha Iba et se laissa glisser au sol, soufflant de soulagement. Le Genin n'en croyait pas ses oreilles ; alors ce que l'on venait de lui dire était vrai et la guerre de l'ombre avait apparement déjà commencé.

[Iba]
"Il n'y a plus rien à faire, hein ?"

"Il n'y a à faire que ce que tu penses être ton devoir, en ton âme et conscience."

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 11 Oct - 19:29

Une guerre de l’ombre ? Une guerre sale, interne, latente…
Voilà selon Nimuro ce qui attendait les habitants de Kiri. Les jours ne seraient qu’une succession de vendettas de plus en plus sanglantes, auxquels le chuunin était décidé à ne pas prendre part.

L’histoire ne retiendra comme toujours que les vainqueurs…

Rien d’étonnant à cela…
Les vainqueurs s’octroient toujours le droit d’écrire, ou plutôt de réécrire l’histoire à leur convenance. Mais quoi qu’il en soit, Iba comptait bien faire parti de ce groupe. La défaite avait un goût bien trop amer.
Nimuro continua de lui expliquer les raisons qui pousseraient inévitablement la cité à se scinder en deux parties et à s’entre-déchirer. Rien ne semblait pouvoir entraver la marche des funestes événements.
Tout en écoutant les paroles de son sempaï, le garçon se rendit compte qu’il devait avoir beaucoup réfléchit à ce sujet. Il avait l’air de le connaître de fond en comble, à moi que se soit lui, qui soit totalement désinformé. Les quelques années qui séparait les deux individus devaient jouer beaucoup dans la balance du savoir.

Sa question suivante fut d’ailleurs la conséquence de ce manque de connaissances. L’histoire se répète inlassablement…


«- Comment se fait-il alors que les politiciens n'aient pas tenté de le renverser avant ? »

La réponse donnée par le médecin fit sourire le garçon, malgré ses macabres allusion, Iba ne pouvait s’empêcher de retrouver l’homme tel qu’il l’avait connu, au travers de ses gestes passés. Le garçon s’imaginait pleinement Zabuza-sama terrassant ses ennemis. Le souvenir décrit était vivant, donnant au genin l’impression, l’espace d’un instant, que le maître de Kiri no Kuni était encore de ce monde.

Le retour à la réalité fut brusque. D’un geste contrôlé, Nimuro fit taire le garçon, qui esquissa une brève résistance, à cause de la surprise, puis se laissa guider, dans une ruelle sombre. Trois hommes, au physique athlétique, venaient d’apparaître au détour d’un ruelle. Le chuunin les fixait du regard, instantanément Iba comprit qu’il devait se taire, et que le danger venait des trois lascars.
L’étreinte du jeune homme se relâcha, libérant le garçon. Tout deux restaient bien à l’abri, dans les ombres. Les hommes étaient partis.
Difficile de croire ce qu’il venait d’entendre, pourtant cela coïncidait parfaitement avec l’exposé de Nimuro.
Le garçon réprima un frisson, on aurait put le tuer, là…


«- Il n'y a plus rien à faire, hein ? », dans sa voix, transparaissait de la résignation, mais aussi de l’excitation…

[Nimuro] «- Il n'y a à faire que ce que tu penses être ton devoir, en ton âme et conscience…

Le ton employé était neutre mais lourd de conséquence. Le silence s’abattit, tel une chape de plombs sur les deux interlocuteurs. Les secondes s’écoulaient, Iba restait interdit autant que Nimuro, mais l’inaction n’était pas le point fort des deux personnages, cet état ne dura pas.
Les pièces du puzzle s’assemblait lentement dans l’esprit du genin, soudain la surprise et l’effroi se lurent sur son visage. Il s’apprêtait à partir en courant…le chuunin le retint d’une question.


[Nimuro] «- Où vas-tu ?

Stoppé dans son élan, le garçon répondit abruptement.
«- Darok ? ! »
Nimuro ne comprit pas tout de suite le lien entre la frayeur récente et le shinobi, croyant simplement avoir à faire à une question sur l’endroit plausible où ce dernier se trouvait.

[Nimuro] «- Il suit les traces de Shinzo-sama… »

Phrase lourde de sous-entendus…qui plus est si l’on pensait que le ninja était en danger de mort…
Le visage décomposé du garçon informa le chuunin que sa réponse n’était pas celle attendue, et se rattrapa aussitôt.


[Nimuro] «- Il est chuunin…même saoul, il reste un adversaire redoutable. »

«- Peut-être, mais eux, ils sont trois, si ce n’est plus… »

Cette fois-ci, ce n’était pas la réponse qu’attendait Nimuro, il aurait certainement préféré qu’Iba vienne se mettre en sûreté à l’orphelinat.

«- Ne t’inquiètes pas…

Iba décrocha son bandeau de son bras gauche, et le rangea dans sa veste, il donna sa sacoche d’armes au chuunin, en conservant toutefois un kunai.

«- Et voilà, je ne suis plus qu’un enfant parmi tant d’autres… »

Nimuro ne semblait pas beaucoup plus rassuré, mais il allait laissé le garçon partir. Iba lui en était reconnaissant.

«- Je reviendrais vite…
Donnes les armes à Mme Kisako, elle les rangera certainement dans sa chambre.

Merci Nimuro. Grâce à toi, j’ai de nouveau un but…
La dernière volonté des êtres que j’aimais était que je devienne un grand shinobi. Tu sais, s’il le faut, je serais aussi fort que le chef des anbus…
Tout comme Zabuza-sama. »


Là encore la phrase était pleine de sous-entendus. Le garçon prit la direction de la Fleur polaire, le bar par excellence à Kiri. Il ne devait pas se faire voir, et passer inaperçu : pour se faire, il remonta son col, et cacha légèrement son visage…
Ce qui ne manqua pas de faire sourire Nimuro, un brin nostalgique.


[Direction : La fleur pôlaire pour un RP commun avec Darok]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mer 11 Oct - 20:45

[Iba : +12 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 12 Oct - 23:13

*Je lui ai donné... un but...*

Dubitatif, Nimuro retourna en direction de la nouvelle habitation des orphelins, repensant aux paroles d'Iba. Il avait redonné espoir à un enfant alors que lui même n'avait plus de conviction ; étrange paradoxe.

Le Médecin entra dans le salon, où Kisako tricotait, assise sur une chaise près de la cheminée, dans laquelle aucun feu ne brulait. D'aussi loin qu'il se souvienne, Nimuro l'avait toujours trouvé à cette place, même lorsqu'il travaillait à l'orphelinat, quand il rentrait tard le soir.


[Kisako]
"Oh, Nimuro ! Tu es déjà de retour ? As-tu retrouvé Iba ?"

"Oui. Je lui ai parlé ; il m'a demandé de ramener ceci."

L'ex-Chuunin sortit de sa veste le bandeau frontal et les armes du jeune garçon, les déposant sur la table qui trônait au centre de la pièce. Le cliquetis de l'acier résonna dans le silence, rappelant à Nimuro qu'il avait été un shinobi il n'y avait encore pas si longtemps.

[Kisako]
"Il n'a pas...?"

"Non, il n'a pas fait comme moi. Il me les a confiées afin de passer pour un simple gamin. Les politiciens ont déclaré la guerre, des shinobi traquent les Enfants de la Brume ; Iba est parti secourir son sensei."

[Kisako]
"Et tu l'as laissé y aller ?"

"Je ne suis plus un shinobi, mais je ne peux en aucun cas interférer dans son Nindo. Iba a dit qu'il voulait devenir un grand ninja, comme Zabuza-sama, je ne peux l'empêcher de réaliser son rêve, même si je ne le partage pas."

[Kisako]
"Tu n'es plus un shinobi officiellement, Nimuro, mais au fond de toi, qu'es-tu vraiment ?"

Cette dernière phrase surpris le Médecin, qui resta sans voix. Kisako, elle, n'avait pas cessé de tricoter et fixait le jeune homme du regard. Elle sourit avec tendresse devant sa stupeur et reprit la parole.

[Kisako]
"Toi aussi tu as des rêves, hein Nimuro-san ? Rappelle toi quand tu étais à peine plus âgé qu'Iba et que tu es arrivé à l'orphelinat. Tu te rappelles la première chose que tu m'as dite."

"Je me nomme Nimuro. Je suis incapable de reprendre les missions parce que j'ai été blessé à la guerre. J'ai choisi de m'occuper des orphelins et de soigner les civils pour qu'ils n'aient plus à souffrir. C'est mon Nindo !"

[Kisako]
"Tu avais l'air si sollenel à ce moment là. Tu n'as pas changé en dix ans, même si à présent tu as perdu espoir, il te reste encore des rêves et des choses à protéger. Si tu abandonnes maintenant, tu risques de te réveiller un jour avec des regrets."

"Je ne sais pas... Que dois-je faire, Kisako ?"

La gouvernante se leva et saisit les mains de Nimuro, les serrant dans les siennes en lui souriant chaleureusement. Le jeune homme baissa la tête et ferma les yeux un instant, connaissant déjà la réponse.

[Kisako]
"C'est à toi de le trouver ça, jeune homme ! L'important c'est de faire les choses de façon à ne rien regretter ! Je sais bien que tu détestes te battre, mais il faut parfois se faire violence. Tu as su te montrer courageux pour protéger ta bien-aimée lors de la guerre, ça veut dire que tu peux encore combattre pour ce qui compte."

"Je ne veux plus qu'il y ait de victimes comme Kentarô..."

[Kisako]
"Kentarô est mort pour protéger Sayuri. Tu devrais le remercier au lieu de le pleurer. Pas seulement parce que tu es heureux grâce à lui, mais parce qu'ils nous a quitté en agissant comme il pensait que toi tu l'aurais fait."

"Je lui ai toujours dit de ne pas faire comme moi... Je savais que ça finirait comme ça un jour ou l'autre..."

[Kisako]
"On n'admire jamais que les gens que l'on aime ou considère comme formidables, Nimuro..."

L'ex-shinobi laissa ses mains glisser de celles de la gouvernante et serra les poings tout en relevant la tête. Il se déplaça vers la table et réunit les affaires d'Iba, les remettant dans les poches de sa veste, puis se retourna vers Kisako.

"Je suis désolé, je dois..."

[Kisako]
"... aller accomplir ton devoir, je sais. File ! Tes compagnons t'attendent ! Allez ! Ouste !"

Nimuro chargea sa main de Chakra et la posa sur sa jambe incapacitée. Une vague de chaleur parcourut le membre et lui redonna toutes ses fonctions.

*Ca devrait suffire pour arriver jusqu'à la Fleur Polaire...*

L'Enfant de la Brume sortit du bâtiment en courant au plus vite qu'il le pouvait, fouillant dans sa poche intérieure et en extirpa son bandeau de Kiri. Sans s'arrêter, il le regarda une dernière fois et le noua autour de sa tête. Kisako le regarda s'éloigner par la fenêtre et sourit de plus belle.

[Kisako]
"Merci, Iba-kun..."

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Sam 2 Déc - 0:18

[Début d'un RP avec Iba Hiyori, assez long donc si vous avez quelque chose à poster, envoyez nous un MP s'il vous plaît pour qu'on s'arrange.]]

Drôle de matinée. Inquiétante, bouleversante, choquante même.
Quotidienne en fait…

Darok se remua dans son lit, l’esprit embué par la nuit encore omniprésente sur la cité. Bien que le soleil ne pointait pas encore ses rayons pourfendeurs de sommeil, le Chuunin n’arrivait pas à refermer l’œil, sachant au fond de lui que l’heure du réveil n’était pas éloignée. Qu’est-ce qui lui valait cette angoisse démesurée ? Son affectation aux Enfants de la Brume, hier, et son combat contre le maître Taijutsu l’avait pourtant éreinté et sa nuit n’aurait dû être que plus longue. Avait-il peur de son entraînement avec Nimuro et Iba ? Croyait-il ne pas être à la hauteur ? Tout en cherchant au fond de lui une réponse à ses questions enfantines, il se surpris à en oublier ses soucis de la veille.

Son alarme sonna, l’extirpant des brumes du réveil. Il le stoppa précautionneusement en appuyant sur le bouton d’arrêt, puis se renfrogna sous ses couettes. Encore une dure journée l’attendait, et quelle journée ! La douce chaleur qui l’immobilisait en ce moment commença au fur et à mesure à se transformer en froide tiédeur, et la brume opaque du pays se faufila dans la pièce à partir des moindres recoins non isolés du bâtiment.
Il ne lui en fallut pas plus pour repousser les pardessus de son lit et s’extraire des draps encore fumants de sa fièvre nocturne. Un pied après l’autre, tout doucement, il s’habitua au monde extérieur. Il s’assit au bord de son matelas, les jambes touchant le sol et posant ses mains derrière son buste, il s’étira de tout son long. Il pressa l’interrupteur de la lumière, et plissa les yeux pour se protéger les pupilles. Un vent glacial s’incrusta dans la pièce, et le Chuunin s’enlaça dans ses bras pour se tenir chaud. En face, incrusté dans la penderie, un miroir récemment acheté faisait figure. Darok lui, ne tirait pas bonne mine, les cheveux en vrac.

Il décida finalement de quitter la couchette, définitivement pour ce matin, et se levant il resta sans voix face à son reflet. Il fixa son front : l’acné commençait à faire son ouvrage sur sa peau ferme, des cernes se creusaient sous ses yeux, et des rides d’expression se creusait au niveau des pommettes. Il aurait bien aimé garder sa peau d’enfant plus longtemps, mais la vie en avait apparemment décidé autrement. Heureusement que ses cheveux pouvaient cacher l’ampleur de la révélation. Il s’avança vers la salle de bain, où il côtoya comme à son habitude la cabine de douche et le robinet.

Après une toilette efficace qui le sortit de sa monotonie, Darok revint sur ses pas et pris des affaires claires. Aujourd’hui, la brume serait son allié si jamais il devait faire appel à elle. Il se saisit d’un pantalon blanc et d’un pull légèrement plus foncé. Lorsqu’il tâta de sa paume sa table de nuit en quête de son bandeau, au comble du désespoir, il remarqua que ses doigts ne touchèrent que du vide. Il se rappela alors que la veille, il avait oublié d’en chiper un à l’académie lors de son passage ! Takeo l’avait un peu bouleversé dans son planning et il en avait oublié la raison secondaire de sa venue. De plus, il se voyait collé un disciple supplémentaire… il lui parlerait plus tard. Si ça se trouve, il était plus vieux que lui. A cette pensée, il sourit.

Il prit son petit déjeuner rapidement et s’enfuit de chez lui en espérant arriver à l’heure au rendez-vous fixés avec les shinobis. Il était partit plus tôt en oubliant de se brosser les dents pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il devait passer à l’académie prendre un nouveau bandeau. Deuxièmement, il aimait critiquer l’Hiyori lorsqu’il arrivait près lui à un point donné.
Le bâtiment de ses débuts apparut subitement face à lui, alors que le ciel bleuissait petit à petit, et que la brume envahissait les rues mornes de la cité. Il pénétra, poussant les doubles battants de la porte, dans le couloir où un silence de mort régnait. Il devait être le premier à venir dans l’académie, et ce n’est pas sans être rapide qu’il se dirigea vers le stock d’armes. Il était sûr qu’à l’intérieur, une rangée de bandeau n’attendait que sa venue, et qu’il allait choisir l’élu qui viendrait orner son front. En pensant au mot « front », son image réapparut dans sa tête et la vision de sa peau juvénile « massacrée » par l’âge le ralentit un instant.

Il sortit un trousseau de clefs et ouvrit la porte blindée. Dans la pièce sombre, il y avait, comme il s’y attendait, des dizaines de bandeaux bleu. Il les regarda tour à tour, et en prit un neuf, qu’il noua solidement tel un serre-tête. La sensation qu’il éprouva lorsqu’il prit le tissu entre ses mains, lorsqu’il le toucha fébrilement, lorsqu’il entendit le bandeau frotter contre son front, lui était indescriptible. Il avait l’impression de rajeunir de plusieurs années, de revenir à l’époque où, pour la première fois, on lui avait confié le glyphe frontal. Il était aussi content de lui qu’à la fin de son test d’admission à l’entrée, car aujourd’hui, il était redevenu ninja de Kiri no kuni à proprement parlé. Il referma discrètement la salle et s'éclipsa vers la sortie aussi furtivement que possible, un peu par jeu pour lui-même car il savait qu’il était seul dans l’académie.
De retour dehors, il se sentait métamorphosé. Il marchait sans se soucier des quelques matinaux qui traînaient dans les rues. IL ressentait une impression de suffisance à son propre égard. Et pour la première fois depuis plusieurs semaines, il ne se détestait plus.

C’est alors qu’il comprit les dernières phrases de son maître. Même s’il doit mourir physiquement ou mourir de honte, même si les épreuves sont dures, il continuerait dans l’optique du seul vrai Mizukage qu’il avait connu. Il continuerait à enseigner ses méthodes, car c’était la seule solution envisageable pour que le Chuunin puisse se voir dans la glace le matin sans détourner le regard.
Zabuza venait de ressusciter. Pas physiquement, mais dans le cœur et dans l’âme du garçon.

La douce Kiri esquissa un sourire.

Darok continua paisiblement sa route vers son aire d’entraînement, comme convenu auparavant. La brume ne fit toujours aucun signe de rémission, et sa présence rendait la ville encore plus glaciale que d’ordinaire. Quand au loin, une fumée noirâtre s’éleva au dessus des bâtiments, le Chuunin s’immobilisa. Puis il se ressaisit en se frottant la tête : peut-être arriverait-il avant les pompiers et dans ce cas là, il pourrait être utile. Après tout, il faisait parti des Enfants de la Brume. Il s’arqua sur ses jambes et s’élança promptement vers la zone enflammée. Le mot célérité n’eut jamais autant sa place dans la bouche de quelqu’un qu’en ce moment. Usant de ses forces matinales, il arriva proche de la maison en feu…

Au comble de la malchance, il reconnut cette maison comme étant celle d’un des seuls politiciens à soutenir Zabuza. La chaleur qui émanait de la maison l’empêchait d’y pénétrer et, seul, utiliser ses jutsus aqueux serait pure folie.. C’est alors que surgissant du brouillard, deux silhouettes firent leur apparition. Le Chuunin crut d’abord que les pompiers furent arrivés, mais non, c’était l’Hiyori et Nimuro qui s’étaient rencontrés auparavant.


[Iba] « Darok-sensei ! On s’est dit que notre place serait assurément ici plutôt que sur l’aire d’entraînement, vous avez dû penser la même chose… »

Alors qu’il hocha la tête, un bruit assourdissant fut synonyme du craquèlement d’une poutre en bois. Il regarda ses camarades et son esprit s’illumina. Avec l’Hiyori et Nimuro, ils pourraient arriver à faire quelque chose. Même si son pouvoir actuel était insignifiant, il devait bouger, réagir. Ce n'était pas un problème physique, mais un problème moral...

« Ecoutez, en attendant que les pompiers arrivent, on va pénétrer dans la maison et sauver ces gens, sinon il sera trop tard pour eux. Il s’agit surtout de Masara-sama, un politicien fidèle à Zabuza-sama. Pour ça, j’ai besoin que vous fassiez quelque chose tous les deux. Nimuro-san, Iba, approchez ! »

Le médecin et le Genin n’attendirent pas qu’on le leur dise deux fois pour s’avancer aux côtés du Chuunin qui avait mis de l’écart avec la maison enflammée. Avec la brume, ses jutsus aqueux seraient plus puissants ! Il composa une série de signes rapides, et de l’eau se matérialisa autour de lui, enlevant petit à petit les zones de brouillards. Il éleva les eaux et elles se mirent à tourbillonner autour des personnages. Il avait confectionner un rempart contre la fumée toxique. La chaleur quant à elle parvenait un peu à passer à travers, mais de façon limitée.
Cependant, maintenir le bouclier actif dans ce brasier infernal ne sera pas aisé, et Darok comptait sur l’aide de l’Hiyori…


*Je ne pensais pas que maintenir le bouclier sur trois personnes en même temps serait si difficile. Je ne tiendrai probablement pas longtemps.*

« On y va vite ! » hurla-t-il. « Nimuro-san, restez proche de moi en toutes circonstances ! Vous êtes le pilier de la mission de sauvetage. »

[Iba] « Eh attendez ! Qu’est-ce que je fais moi ? »

« Tu m’as vu, non ? Alors improvises, tu es genin de Kiri après tout. Tu pourrais par exemple m'aider à maintenir ce bouclier, tu as une affinité avec l'eau oui ou non? » *C’est quand même bizarre que les pompiers mettent autant de temps à venir. Qu’est-ce qui les retient ? Si je m'en sors, je gueule !*

Le trio des gradés entra dans la bâtisse en feu, en quête des victimes. La fumée les aveuglait, et s’il n’y avait pas cette eau en rotation, ils n’auraient pas pu rester dans la maison plus de quelques secondes. Le chuunin ne savait pas ce que faisait Iba, avant qu’il ne sente un grand refroidissement dans l’air. Derrière lui, Iba tentait tant bien que mal d’exécuter la même technique que lui, et ses cheveux hérissés, le yeux bleutés. Ils se rapprochèrent encore, rendant la protection plus efficace mais plus d'un espace plus restreint. Darok passa son bras autour de celui du médecin, et ensemble, ils entreprirent de monter les marches enflammés de la maison. Le pavillon, de l’extérieur ressemblait plus à un bûcher qu’à autre chose, et les hérétiques brûlaient de toutes leurs larmes à l’intérieur…

Une poutre ardente s’écrasa juste devant les shinobis, qui esquissèrent un mouvement de recul. La chaleur les faisait transpirer plus que n’importe quel effort. La sphère aqueuse commençait à s’amenuiser, à s’évaporer. Ils n’avaient plus beaucoup de temps et sautèrent par dessus la carcasse du montant. Darok n’arrivait plus à se concentrer suffisamment pour maintenir le bouclier sur les deux autres personnes et l’Hiyori avait déjà bien assez de mal en l’aidant. Il se concentrait de toutes ses forces, utilisant toute son affinité avec son élément. Finalement, peut-être que son plan était suicidaire. Arrivés au premier étage, ils découvrirent le corps du politicien dans un coin, et celui de sa femme dans l’autre. S’approchant du premier, ils le recouvrirent de la bulle d’eau. Darok tâta son pouls.


*Juste à temps !*

« Nimuro-san, commencez à le soigner. Ce que je vais vous demander par la suite peut paraître dangereux, mais je veux que dès que l’on aura regroupé les corps, que vous les preniez et fonciez vers la fenêtre. A cette hauteur, vous n’auriez pas de blessures seul, mais à trois, je vous prie de faire extrêmement attention. » Puis il lui chuchota à l’oreille. « Ne le dites pas au garçon, mais la baraque va s’effondrer d’un instant à l’autre. Nous vous fournirons le temps nécessaire à votre fuite… »

Comme il s'y attendait, Nimuro protesta toujours à son oreille.

[Nimuro] « En tant que Juunin, je ne peux te laisser faire telle sottise sans m’y opposer ! »

« Mais en tant que membre des Enfants de la Brume, notre but se situe plus loin. Faites moi confiance, on est des durs à cuire tous les deux… On est pas disciple et maître pour rien. »

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 7 Déc - 20:18

Allongé, les muscles détendus, le regard vide, fixé sur les ombres mouvantes d’un plafond, Iba ressassait les trop longues heures de cette interminables journée. Son corps mince, étendu sur un fin matelas, lézardait le mur pour ne pas rouler sur celui de son voisin. Mais ce n’était pas cette désagréable position qui l’empêchait depuis maintenant plusieurs heures de fermer, plus d’une dizaine de minutes, l’œil.
Il se retournait sans cesse sur ce fin morceau de tissus fourrés de ressorts. Par moment, les couinements de bout de ferrailles maltraités ou des longs soupirs se faisaient entendre, mais sinon rien ne venait perturber la paix intérieure, le silence religieux, qui régnait dans le dortoir de l’Académie.
Il savait pourquoi le sommeil ne dégnait pas lui accorder ses vertus, mais notre jeune garçon refusait de l’admettre…
Il voulait fuir cette réalité, cette cruelle vérité, et s’en allait se réfugier dans ses souvenirs, les moins douloureux, les plus récents.

En fin d’après-midi, il était revenu à l’orphelinat, bien qu’il n’en soit jamais réellement partis. Mme Kisako avait fait bon accueil à Iba ; elle était peut-être bien la seule à avoir crut qu’il s’en irait. Les pseudo- retrouvailles furent vite écourtées aussitôt que la gouvernante se rendit compte de l’état déplorable du genin. Il n’y avait plus un ninja sous ses yeux, un enfant devenu trop vite adulte, mais un gamin, comme un autre, dont elle s’occupait depuis toujours. Avec une rapidité dépassant l’entendement du garçon, Iba se retrouva dans un baquet d’eau chaude, à se savonner et se brosser.


[Mme Kisako] «…Et je veux sentir la lavande, Iba. Il va falloir frotter…
Non, mais imaginez-vous… »


La gouvernante s’éloignait à grands pas, retournant surveiller les orphelins et la fin du monologue resterait à jamais un mystère pour l’étudiant. Son air surpris et résigné, arracha un rire joyeux à Nimuro. Il fallait dire que le garçon n’était pas coutumier de telles manières, mais cela lui plaisait étrangement…
On s’occupait de lui…
Un demi-savon plus tard, la vieille femme estima qu’il était de nouveau présentable. Peu de temps ensuite, le groupe se mit à table et le repas fut servit. Ce dernier aurait put tourner au désastre si Nimuro n’avait pas été prompt à interrompre la bataille de petits pois qui opposait deux tablées.
Enfin il y avait eut la veillée, Mme Kisako avait raconté l’histoire de cape et d’épée, de valeureux chevaliers, et de princesses plus ou moins en détresse, qui de temps à autre mettaient au désespoir un ou deux cœurs de courageux combattants. De jolies contes assurément, à faire pleurer ou rire, selon les situations, les pierres.

Mais ce n’était que des contes…des simples fables pour enfant.

Vint l’heure fatidique, tant redoutées par tous, sonnant le glas de la journée : le coucher. Traînant tous, plus ou moins, les pieds, les garnements s’en allèrent rejoindre leur couche, et, par suite, le pays coloré des songes, jonché de preux chevaliers, aux armures étincelantes, de princesses aux milles parures, et aux caractères détonnants.
Toutefois, le monde d’Iba, lui, était un dégradé de blanc tirant fortement sur le noir, tout comme le mur qu’il fixait depuis ce qui lui semblait être une éternité.

La culpabilité était source de ses maux. Il avait tué, aujourd’hui, ôté la vie, qui plus est, d’un soldat de Kiri. A chaque fois que le garçon fermait les yeux, un visage bien trop vivant, bien trop vif, aux traits déformés par la surprise mêlée à la terreur venait s’imposer à son esprit : celui de sa victime, prise dans les glaces.
Dorénavant, il errait dans les tourments de son âme, perdu, en proie aux doutes.
Il était d’autant plus perturbé, qu’il savait pertinemment que son acte abominable, coupait tout les liens d’attaches qu’avait put avoir cet homme avec le monde. Oui…si son crime lui paraissait si affreux, c’était justement parce qu’il en connaissait, que trop bien, les aboutissants. La victime avait forcément de la famille, qui allait le pleurer, et haïr son assassin, tout comme lui, avait pleuré, puis haï. Une chaîne sans fin…

Les remords…

Son esprit se scindait en deux, se faisant juge impartial et avocat du Diable. Nul parti n’arrivait à convaincre l’autre…
Las de sa dispute intérieure et touchant ses limites, le garçon fini par s’endormir aux aurores, les yeux cernés, dans un sommeil exempt de toutes chimères.


***


[Nimuro] «- Iba, debout. Allez ! Réveilles-toi ! », sa voix était calme, posée, et sa main secouait légèrement l’épaule du garçon.

Emergeant des brumes de son esprit, Iba ouvrit avec difficulté une paupière. La bouche pâteuse, il articula à grand peine…

«- Qui y a-t-il ? », croassa-t-il.

[Nimuro] «- Tu ne te levais pas alors je t’ai laissé dormir…
Tout les autres sont levés depuis au moins une heure. Si cela continue ainsi, on va être en retard pour l’entraînement avec Darok-san. »


Pas très convainquant, il ne semblait pas outre mesure inquiet. Tout s’enchaîna prestement, une toilette rapide, s’habiller, vérifier l’armement. Le petit déjeuner fut vite expédié sous la forme de plusieurs biscuits et un verre de lait. Mme Kisako, en bonne mère-poule, blâma Iba, lui disant qu’il ne devrait pas aller s’entraîner au vu de son état. Elle abandonna rapidement néanmoins, car le genin ne voulait pas lui céder, et le devoir l’appelait déjà ailleurs.
Ils devaient faire vite pour ne pas être en retard. Quelques pas sur dans la cour de l’académie, un bond, et les voilà, courant, sautant sur les toits du Village de la Brume, se réveillant doucement. La ville portait bien son nom, et les rues étaient nappées d’un fin brouillard.
De la fumée blanche, pensa le garçon…avec laquelle contrastait celle au loin, noire comme de la suie.
Un feu ? Un brasier ?…Un incendie !
Un rapide regard s’échangea entre les deux kiréens, et d’un commun accord, ils changèrent de cap.


[Nimuro] «- Je crois que nous serons en retard… »

Les deux ninjas avaient considérablement accélérés le rythme de leur course. Ils filaient comme le vent pour arriver le plus promptement sur les lieux du sinistre. Cet exercice ne posait plus de difficultés au garçon qui avait correctement assimilé les enseignement de Darok. Au fur et à mesure que les compères se rapprochaient du lieu-dit, leur vision se fit plus ferme, malgré la brume, qui ne les gênait que faiblement grâce à leur métabolisme complètement adapté à ce phénomène, et cela depuis des générations. Nimuro pesta…

[Nimuro] «- Non, pas lui… »

Ils arrivèrent sur les lieux, le feu était beaucoup plus important que ce que le garçon pensait. Un effet d’optique…
Darok était lui aussi présent, tout comme eux, en se rendant sur une aire d’entraînement, il avait dû voir la fumée. Une rapide explication permit à Iba de saisir la situation. La demeure qui brûlait n’était autre que celle d’un des rares politiques partisans de Zabuza-sama. C’était sans aucun doute un acte criminel : une réplique à hier. Cette pensée le terrorisait. Il n’y avait pas un pompier, la situation était totalement improbable, les secours devraient déjà être là. Il n’en fallut guère plus à Iba pour faire le rapprochement, personne ne viendrait, ou alors se serait bien trop tard. Un vrai complot. Ils étaient des ninjas de Kiri no Kuni, ils se devaient d’agir. Le chuunin semblait parvenir à la même conclusion. Il lança alors une technique aqueuse entourant toute sa personne d’une couche d’eau. Il comptait rentrer dans la fournaise, pourquoi ? Un simple justu aqueux suffirait à éteindre le feu. Oui, mais cela détruirait certainement la bâtisse, tuant du même coup ses occupants, piégés en son sein.
D’une injonction verbale, Darok fit comprendre au garçon ce qu’il attendait de lui. Evidemment il lui serait impossible de tenir seul dans un tel brasier. Il fallait faire vite, mais notre genin ne connaissait pas la technique que venait de réaliser son supérieur. Il allait devoir improviser…ou apprendre.
Un cillement de paupières, ses yeux changèrent de couleur. Tout ses sens s’éveillèrent, lui révélant son affinité avec les Eaux. Il tendit la bras droit en direction d’une bouche incendie. Son poing se ferma, et le tuyau métallique rouge implosa, libérant une grande quantité d’eau. Sur les ordres mentaux d’Iba, Les Eaux vinrent le rejoindre, l’entourant, mais pas comme elles l’avaient fait pour Darok. Il n’y avait que des filets d’eau, en constante rotation autour de sa personne, Darok, lui, avait une sphère complète. Le genin rejoint alors le duo de gradés, et les Eaux des deux maîtres Ninjutsu se lièrent, créant une bulle de protection autour des trois ninjas. Cependant Darok ne serait pas assez puissant pour maîtriser le justu à lui tout seul, même si Iba lui fournissait son chakra. Il devait lui aussi contrôler sa force et aider son coéquipier, mais comment ? Que faire ?
Il devait utiliser sa nature profonde, celle de Maître des Eaux. Se concentrant, il donna une directive aux Eaux : Protège-nous.
Un léger frémissement parcourut la surface du globe transparent, et le visage de Darok se décrispa légèrement, lui adressant même un semblant de sourire. Avait-il réussit à assimiler la technique ? Le garçon en doutait fortement, néanmoins à l’aide de son senseï et de ses dons, il était capable de reproduire quelque chose qui y ressemblait.
La maison flambait, la chaleur était écrasante. Ils étaient à peine rentré et déjà Iba suffoquait, l’air était des plus toxiques. Sans le bouclier pour faire filtre et maintenir une température supportable par le corps, ils auraient été réduit à l’impuissance en quelques secondes. Piteuse perspective pour des personnes prétendant agir en « sauveurs ».
Les poutres de la bâtisse étaient rongés, non, dévorées, par les flammes. Ils devaient se hâter. L’escalier menant au premier étage était détruit, toutefois en utilisant l’adhésion du chakra, ils parvinrent sans grande peine à grimper. Ils découvrirent le corps du politicien, inconscient, enserrant dans ses bras celui de sa fille. La pose n’était pas naturelle…
Le corps n’était pas dans une position possible, lorsque l’on sombre dans l’inconscience. Cela ne faisait que renforcer les hypothèses du garçon. Les deux individus furent rapidement insérés dans la sphère. Moins d’une minute plus tard, la mère, elle aussi inconsciente, se retrouvait dans la bulle. Darok demanda soudain à Nimuro de se jeter par une fenêtre avec les trois corps. La chute serait rude, mais il serait hors de danger. Bien sûr l’intéressé répondit par la négative, bien qu’il n’ait pas beaucoup le choix, le maître et le disciple ne pourrait pas maintenir jusqu’à la sortie une protection pour six personnes. Il ne s’agissait même pas d’une utopie, c’était impossible. De plus, seul le médecin avait les capacités physiques pour transporter trois poids morts, et soigner les dégâts collatéraux qui suivraient inévitablement le saut pour le moins désespéré.
Résigné, le jounin obtempéra, ils n’avaient de toute façon plus le temps de délibérer. Le trio s’approcha de la fenêtre, on ne pouvait plus l’ouvrir de manière conventionnelle. Le médecin, qui tenait tant bien que mal, surtout mal, les trois corps, prit un pas d’élan et sauta par la fenêtre, la brisant totalement. La réaction du bâtiment fut immédiate, le mur s’écroula, tout comme le reste de la demeure menaçait de la faire.
Les deux compagnons coururent pour retourner à l’entrée du rez-de-chaussée, mais leur vitesse était grandement réduite par la concentration que leur demandait le maintien de leur jutsu.
Ils étaient de nouveau dans l’entrée, une dizaine de mètres encore et ils étaient sauvés. Trop tard !
Un sinistre craquement retentit, la poutre principale de la maison venait de se rompre, et la bâtisse s’effondrait sur eux.
Darok et Iba fermèrent les yeux, respirant ce qu’ils pensaient être leur dernière bouffée d’air.

Nulle douleur ne vint transpercer le garçon. Il rouvrit les yeux, et eut du mal à croire sa vision. Les Eaux retenait tout la structure de la maisonnée. Son ordre mental était encore actif : Protégez-nous .
Le chuunin lui aussi semblait incrédule. Les Eaux avaient agis de leurs propres chefs. Toutefois, elles se rappelèrent au garçon, puisant dans son énergie, le vidant de manière exponentielle.
En un instant, Darok partageait de nouveau ses efforts. Tout deux étaient couvert de sueur et de suie, à cause de la chaleur torride, et de l’effort intense ; le visage contrits. Le maître regarda alors son disciple…


[Darok] «- Ecoute moi bien Iba. », c’était la première fois que Darok l’appelait ainsi, par son prénom et non par son nom, signe discriminatoire.
«- Quand je te le dirais, tu vas désactiver ton jutsu et courir le plus vite possible jusqu’à la porte… »

Iba n’était pas dupe, quoique flatté, et respectueux de l’acte de bravoure dont faisait preuve son senseï. Il comptait donné sa vie pour le protéger, tenir les décombres du bâtiment, le temps que le garçon puisse s’échapper du piège en béton enflammé. Zabuza-sama lui avait dit : « Veilles sur lui…et forme-le. »
Mais Iba lui s’opposait à perdre de nouveau un « maître ».


«- C’est hors de question. Nous sortirons tous les deux, même si se doit être les pieds devant. »

[Darok] «- C’est un ordre, de votre supérieur, genin Iba Hiyori ! », hurla-t-il.

«- Alors je vais désobéir aux ordres…Après tout je ne suis qu’un Réprouvé ! »

Il extériorisa son chakra, le bleu de ses yeux devint intense, et sa gemme à la main droite se mit à luire. Du givre, malgré la température se déposa sur son visage et ses cheveux. L’air se rafraîchissait, les degrés chutèrent. Des larmes d’effort roulaient sur les joues du garçon. Les flammes les plus proches furent soufflées…

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 7 Déc - 22:00

[Darok, Iba : +8 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Sam 23 Déc - 18:48

L’effort devenait insoutenable, presque autant que la chaleur. Par endroit la fumée pénétrait dans le dôme de protection aqueux, ils n’allaient pas tarder à suffoquer. Sa respiration était saccadée et la sueur perlait sur son visage noircit par les vapeurs toxiques et le feu. Le dos voûté, tel Atlas, la mâchoire serrée, Iba soutenait toute l’édifice mi-écroulé. Darok l’aidait…
Le chuunin tenta lui aussi de mêlé son chakra à l’air ambiant, pour calmer les ardeurs impérissables des flammes, mais même réunis, se ne semblait pas suffisant pour venir à bout du terrible ennemi.
Chaque parcelle du corps du garçon était contractée, toute son attention dirigée sur son unique objectif : survivre.

Malheureusement pour les deux maîtres ninjutsu, un sinistre craquement leur annonça leur fin. Le sol commençait à se fendre sous leurs pieds. La brusque différence de température devait y être pour beaucoup. Le carrelage de l’entrée se fissura, et la Terre s’ouvrit pour manger les combattants. Sous le coup de la surprise les deux shinobis, déséquilibrés, ne furent plus en mesure de maintenir leur jutsu respectif. Iba ne put réprimer un cri de stupeur, alors qu’il chutait, tombant dans les profondeurs noires et insondables. Soudain, la descente aux enfers s’arrêta, son corps heurtant quelque chose de dur : les graviers et décombres de l’entrée de la demeure. Aussitôt son instinct de survie, fortement développé par son entraînement et les récents affrontements, lui dicta de bouger. Il roula sur lui même, ne manquant pas de déchirer par endroit ses habits, et de se faire plusieurs contusions. Grand bien lui en prit, car le reste de l’habitation, de nouveau soutenues par ses fondations branlantes et rongées par le feu s’effondra, bouchant instantanément le trou que les ninjas avaient crée par mégarde.

La lumière n’était plus et notre genin était plus que secoué. Le contact froid d’un sol terreux et rugueux n’arrangeant pas grand chose. Il avait de la peine à chasser les brumes qui obscurcissait son esprit. Avait-il pris un coup à la tête ? Peut-être ?
La structure ne bougeait plus. Plus de tremblements, plus de feu, plus de fumée…juste l’obscurité.
Où est-il ? Allait-il mourir ? La peur grandissait parmi ce milieu ténébreux et inconnu. Las à cause du brusque et puisant effort qu’il avait dû fournir, le garçon laissa errer son esprit, plutôt que de raffermir sa pensée. C’était tellement plus simple ainsi…


***


Je fuis une réalité trop dérangeante, qui m‘afflige…
Mais ai-je bien fait ? Le monde où je m’en vais ne semble guère plus accueillant. Tout de noir vêtu, étincelant par moment, d’une fine goutte roulant sur des parois caverneuses, ce monde m’intrigue.
Nous sommes nous déjà rencontré ?
Je crois…

Je le hais ! Il continue à se jouer de moi, ce maudit ! L’ancêtre n’était plus, j’avais mis fin à ses jours. Les murs venaient de tomber, et le fort restait sans garde, la herse levée. Mais non ! Encore une fois, il s’oppose à moi, contrant mes ambitions. J’enrage…

Je me souviens…Où est-il passé ? Celui, trônant inlassablement sur cette étendue d’eau. Qu’est devenu ce mystérieux inconnu ? Les ombres dansent sur les parois sans âges décrivant des formes expressives. Me voilà perdu…
J’ai froid, un sifflement, aussitôt je me retourne : le voilà, tout droit sorti d’un miroir de glace…

Ces murs de granit m’emprisonnent, moi, et le lac souterrain sur lequel je plane aisément. Au fond de moi, je le sens, je le sais, qu’un jour, cette éphémère prison de roches tombera, ne restant alors plus que des vestiges d’un temps ancien, révolu, prônant, au contraire, une nouvelle ère. Cependant il est encore tôt, trop tôt, alors j’essaye de patienter…
Je le hais !


[???] «- SHINOBU ! »

La voix n’a rien d’humain. Ce hurlement me glace le sang. J’ai peur…Je m’enfuis…

***


[Darok] «- Iba ! Iba ! Réponds-moi ! »

Il fallut encore plusieurs secondes à notre garçon pour qu’il revienne à la raison, la pénombre n’aidant pas. La voix de son sempaï était inquiète, et continuait de l’appeler. D’un grognement sourd, le garçon lui fit comprendre qu’il n’était pas mort. Puis réalisant que ce n’était pas suffisant, il finit par lâcher un « je vais bien »…plus que mitigé. Lentement, le garçon cherchait à retrouver l’usage de ses membres, son côté droit était endolori. Il espérait ne s’être rien cassé, avoir juste de légères blessures, toutefois aux vues de la chute qu’il venait de faire cela lui semblait fort improbable. Il entendait les pas hasardeux de son homologue, tâtonnant dans le noir.
Doucement, il se redressa, où pouvait-il bien se trouver ?
Darok lui répondit, comme s’il avait lu dans ses pensées.


[Darok] «- On se trouve très certainement dans la cave de la maison. On a eut de la chance…beaucoup de chance. »

De la chance…plus ou moins. Ils n’étaient pas morts, certes, cependant cela ne tarderait pas. Si le chuunin avait raison, les deux shinobis se trouvaient dans un espace restreint, avec plusieurs tonnes de débris au-dessus de leur tête. Ils étaient prisonniers d’un carcan de pierre et de métaux. Les secours, s’ils intervenaient, mettraient plusieurs jours avant de les trouver, d’ici là ils pouvaient mourir asphyxiés, voire pire, déshydratés : le comble pour des maîtres ninjustu…
En effet s’il l’un deux condensait les molécules d’eau dans l’air, il réduirait aussitôt la quantité d’oxygène présente, c’était prendre un gros risque…
De même il semblait impossible de pouvoir sortir en force, à l’aide d’un justu aqueux, tel que la grande cataracte ou le dragon. Le premier les tuerait avant même d’avoir put le lancer, la quantité d’eau nécessaire pour lancer une telle technique étant énorme ; il ne faisait aucun doute qu’il perdrait connaissance, par manque d’air, avant d’avoir finit l’ensemble des sceaux. Quant au dragon, il n’aurait pas la puissance suffisante pour créer une sortie de plusieurs mètres, ni même pour transpercer deux trois mètres de gravats.
Le garçon continuait de réfléchir silencieusement, son effroi augmentant au fur et à mesure qu’il éliminait les solutions possibles pour les sortir de ce traquenard.
Sa gorge se serra…même s’il réussissait l’exploit d’ouvrir une brèche dans le « plafond » qui les surplombait, le risque que les décombres alentour retombent aussitôt étaient trop grand.
Ils étaient coincés ici, dépendant des secours à venir. Cette perspective n’enchantait guère le genin, car les pompiers venaient bien de démontrer leurs incapacités à intervenir, à moins que…
Prendre son mal en patience, voilà qui ne plaisait pas du tout au garçon et Darok semblait partager son avis. Rapidement, ils se firent part de leurs réflexions et chacun arrivait, malheureusement au mêmes conclusions.


«- Je pense que nous devrions sonder l’espace dont nous disposons…longer ce que l’on peut appeler « paroi », et compter notre nombre de pas. Cela devrait nous donner une idée approximative… »

Surtout ne pas perdre le nord, rester concentrer, ne pas céder à la panique. L’enfant se répétait ses mots continuellement. Il était un ninja de la Brume, il ne connaissait pas la terreur…en théorie. Darok acquiesça, et les deux shinobis se mirent à l’œuvre. Toutefois, dès que le garçon voulut se mettre debout, sa jambe gauche se rappela vivement à lui, la souffrance le submergea, à tel point qu’il en oubliait totalement le point de douleur qui lui labourait les hanches. Il laissa échapper un cri de douleur, qui ressemblait plus à un couinement. Vif, et surtout pas sourd, le chuunin demanda prestement au jeune homme la cause du bruit.

«- Rien, ce n’est rien…je vais bien. »

Les paroles du genin n’étaient vraiment pas convainquantes. Il voulu forcer, et se mettre debout, pour prouver, et se prouver qu’il allait bien, mais des larmes de douleur vinrent rapidement couvrir son visage, et il dû se rasseoir.

[Darok] «- Inutile de jouer les durs, Hiyori. Si on veut s’en sortir, il faut que tu joues franc jeu avec moi. Qu’est-ce qui ne va pas ?

La voix se voulait neutre et maîtrisée, mais était-ce un peu d’inquiétude qui transperçait ? Il avait aussi cessé de l’appeler « Iba »…
Prenant sur lui, il posa ses main sur la pierre froide des décombres, se calma, et dit d’une voix distincte…


«- J’ai dû me casser la jambe gauche dans notre chute… »

Darok étouffa un juron, c’est vrai que le tandem n’avait vraiment pas besoin de cela et que la situation était déjà assez critique. Iba lui se sentait penaud et inutile. Un bref silence s’installa entre les deux parties, le chuunin réfléchissait certainement, déterminant les meilleures options à prendre. La sentence fut prompte à tomber.

[Darok] «- Bien, tu ne bouges pas. Evites d’aggraver ta blessure. Je m’occupe du reste. »

Voilà qui était bien présomptueux de la part du chuunin, mais il devenait évident aux yeux du garçon que ce dernier, lui aussi, était dépassé par la situation. Néanmoins, il avait raison, dans son état actuel, il gênait plus qu’autre chose.
Les minutes qui s’ensuivirent, s’écoulèrent lentement, le garçon écoutait son supérieur compter ses pas, tâtonner dans l’obscurité la plus totale. Il n’était pas rare qu’il manque de trébucher sur l’un des innombrables gravats, cependant il se reprenait toujours à temps. A en juger par le temps passé, et les nombres de pas du chuunin, la salle, ou plutôt le morceau de cave dans laquelle ils se trouvaient enfermer n’était pas des plus petits.

Enfin une bonne nouvelle…

Tout d’un coup, Darok heurta quelque chose, puis il y eut un violent vacarme. On eut dit de multiples objets métalliques, ou en bois qui heurtaient le sol. Soudain, la lumière fut…faible et mourante.
Ce qui venait de tomber était une étagère sur laquelle le propriétaire avait rangé du matériel, dont une vieille lampe, rouillée par endroit, comme on en trouve encore dans les mines désaffectées.
Le chuunin s’approcha tout de suite de la source de lumière, tourna une petite molette…mais l’intensité de la lumière n’augmenta pas.
Iba comprit alors…


«- Darok-sempaï, secouez-la… »

Sans chercher à comprendre, le chuunin s’exécuta, et instantanément il y eut autant de lumière que s’ils étaient à l’air libre. Le regard de Darok se porta sur son disciple, l’air interrogateur.

«- Au début, je crus qu’il s’agissait d’une lampe de mine, fonctionnant avec de l’huile. J’avais tout faux, il s’agit d’une lampe-lucioles.

[Darok]- Lucioles ? », le shinobi semblait plus que surpris.

«- Il s’agit d’espèces rares de lucioles, qu’on ne trouve que dans les marécages Sud de Kiri. Plongées dans l’obscurité, elles éclairent très fortement leur entourage. Il s’agit d’une technique de chasse. Je m’explique…en plus de produire de la lumière, elles sécrètent en grande quantité un gaz nocif qu’elles seules peuvent inhaler. Alors ne brisons pas le verre de la lampe…
De plus si je me souviens bien , elles ont une durée de vie gigantesque par rapport aux autres insectes…une vingtaine d’années pour les plus résistantes… »


Le garçon se tut après son long exposé, et le reprit presque dans l’instant, devançant la question de son interlocuteur, non sans un brin de nostalgie.

«- C’est mon père qui m’a appris cela… »

Darok hocha la tête, et commença à faire l’inventaire des objets tombés de l’étagère. Apparemment, les habitants de la maison avait prévu de quoi se cacher à la cave en cas de tremblements de terre.
Non…
Iba venait de réaliser : la cave avait dû servir d’abris à la famille durant la guerre. Mais pourquoi ne pas être aller aux abris communs ? La question ne trouverait sûrement pas de réponse. Toujours est-il qu’il avait à disposition des couvertures, des denrées, et du matériels de premiers secours. Le bonheur, dans leur situation. Le sort jouerait-il enfin en leur faveur ?

Darok se saisit du matériel de soin et s’approcha du garçon. Il lui demanda de retrousser son pantalon, au niveau de sa jambe gauche. Son mollet était violacé, pas de doute, c’était cassé. Le chuunin retourna à l’étagère et cassa quelques lattes, revint voir Iba et à l’aide du matériel sous la main, lui confectionna une attelle. Lorsque le chuunin serra le dernier morceau de tissu, le garçon grimaça de plus belle…

Une fois fait, le genin essaya de se lever. Il y parvint avec l’aide de Darok. Une fois debout, il réussit à faire plusieurs pas. Il avait mal, toutefois on ne pouvait plus faire de comparaison avec la douleur qui l’assaillait précédemment. Il finit par étendre une couverture sur le sol, et s’allonger.

Maintenant il devait prendre son mal en patience et espérer que les secours les trouveraient. Le chuunin lui ne semblait pas pouvoir rester en place, et continuait de fouiller chaque recoin de la partie de cave.
Qu’espérait-il donc trouver ?

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 24 Déc - 0:38

Le médecin se saisit des vêtements des trois habitants et d’un bond vif, transperça l’espace en verre en l’explosant et atterrit au sol à l’aide d’une pirouette. Ce fracas enfonça la base d’une poutre qui s’effondra. La maison ne tiendrai plus à moins que les jeunes ne la soutiennent. Mais trêve de pensées, s’ils ne se dépêchaient pas, ce bûcher serait non seulement leur tombeau, mais aussi leur four crématoire. Leurs pas s’emmêlaient dans leur course, et sous le coup de la peur ainsi que de la fatigue, leurs boucliers aqueux étaient moins efficaces. La fumée leur montait dans les yeux, les piquant et les asphyxiant « à petit feu » [Désolé…].
Un craquement plus sonore se fit entendre, et d’un réflexe, la sphère pourtant affaiblie du Réprouvé s’étira et se renforça, occupant la même superficie que le plafond. L’eau étant plus étendue, la couche était plus fine. Ni une ni deux, Darok puisa dans ses réserves et rajouta sa maîtrise de la technique à l’intervention démesurée du Genin. Les garçons accusaient le coup de cet effort gargantuesque. L’espace d’un instant, l’air s’était complètement refroidi et les flammes les plus proches avaient été soufflées avant de reprendre leur combustion quelque peu plus tard.
Les cheveux d’Iba était hérissés, et Darok admirait ses pupilles d’un bleu si pâle qu’on aurait cru le disciple aveugle. Mais quel que soit le pouvoir de l’enfant, jamais quiconque ne pourrait être capable de soutenir la structure bien plus longtemps avec le peu d’humidité qu’il y avait dans l’air. Finalement, Il n’y aura pas d’intervention des pompiers, il faut croire que le coup monté avait été magistralement organisé et toutes les sécurités avaient été prises : plutôt que de retarder les secours, autant les interdire.

Son plan avait été bien établi en comptant l’aide des pompiers, mais sans intervention extérieure c’était un pur suicide. L’effort afin de garder le toit à sa place était si terrible que ni le Chuunin ni son subordonné n’arrivait à se déplacer. Pourtant la sortie était si proche, il ne leur fallait que quelques secondes pour y parvenir… Quelle tristesse, ils allaient finir ici. Darok regarda son élève une fois encore, et se rectifia mentalement la phrase. Il allait finir ici, Iba lui, devait s’en sortir. C’était le moins que le Chuunin pouvait faire comme dernier acte. La sueur et la suie couronnaient son visage et le rendaient presque pitoyable. L’effort était lisible sur son faciès contracté et sérieux, puis serrant les dents, il s’adressa à son élève.


« - Ecoute moi bien Iba. Quand je te le dirai, tu vas désactiver ton jutsu et courir le plus vite possible jusqu’à la porte… »

Le temps leur était compté, et le Chuunin espérait que le Réprouvé n’allait pas encore faire des siennes et se contenterait d’obéir aux ordres pour une fois. Mais on ne change pas sa nature d’être. C’est dans le sang apparemment : Iba a le gêne du chieur. Exaspéré par ses enfantillages, Darok hurla à s’en casser la voix un ordre injonctif qui fut paré d’une habile réplique de l’enfant. Il soupira alors que le Réprouvé laissa couler une larme sur sa joue.

*Je n’arriverai pas à tenir plus longtemps, et ce garnement qui ne veux pas partir…je…Je suis désolé, Shinji, Nimuro, Shinzo…Zabuza-sama… Adieu.*

Darok relâcha son jutsu, le bâtiment s’effondra sur les deux garçons, le sol se fissura, et de la fumée s’éleva. Au loin, des alarmes tintèrent, un bruit discontinu, un cri ? Puis vint le néant.

_____________________________________________________________

Je saute et la fenêtre se brise sans problème. Cependant mon pied se prend dans une fissure et j’emporte un bout de bois dans ma chute. C’est pas facile avec ma jambe, de plus je porte trois corps. J’ai eu le temps d’activer mon jutsu pour mouvoir ma quille estropiée, mais j’aimerai bien en avoir une vraie à la place de ce morceau de chair. La chute est rapide et je m’attends à un choc plutôt douloureux, mais j’arrive à retomber à peu près correctement. J’effectue une roulade avant afin d’amortir encore le contrecoup et mes passagers s’étalent sur le sol. Avant de les guérir, je les éloigne du brasier. Je tourne le dos à la maison enflammée, alors qu’un craquèlement se fait entendre. Vivement, ma tête se retourne et je vois la bâtisse s’effondrer. Le toit s'affaisse et les tuiles volent en éclat. Les deux shinobis n’ont pas pu s’enfuir.

[Nimuro] « DAROK ! IBA ! »

Ma voix se perds dans le vent, alors qu’au loin éclate le bruit des sirènes d’alarme des pompiers. La fumée sort des décombres fumants, mais je doute que le feu soit encore actif : les gravats ont du éteindre en majeure partie l’incandescence. Si les secours arrivent et me voient sur la scène de l’accident, il y aura peut-être des problèmes. Les hommes influents comme Nezu interpréteraient ça assez mal, et pour les enfants de la brume, ma perte serait un coup dur. Je dois m’éclipser…

Mais… Darok-san…Iba-kun…
Idiots…


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Je sens le plancher se lézarder, la pression atmosphérique m’accable, mes pieds s’enfoncent dans le sol, puis ce dernier vole en éclat. Je tombe. Je cri. Je m’écrase. Une de mes côtes se fendille et de la terre me tombe dans les yeux. Je me roule sur le côté en criant, la douleur m’écrase le ventre, j’en ait la nausée. Des débris tombent sur le sol à côté de mon corps, je m’immobilise. Ma respiration est cadencée, mes habits sur le torse sont déchirés, ma protection est devenue inutile. Je souffre en silence, le calme profond arrive après la tempête, il n’y a plus de bruit. Je me relève difficilement, le sol est glacial et j’ai mal aux yeux. Je les ouvre lentement, ils ne devraient pas trop tarder à s’habituer à l’obscurité de la salle.
Mes pensées ne firent qu’un tour dans ma petite tête, et la vision possible de mon disciple mort me noua la gorge. Je me mis à crier, lourdement, gravement…


« Iba ! Où es-tu ? »

Je suis aveugle en ce moment. Aucun raie de lumière, pas de matière à portée de main, pas une odeur, rien. Mais déjà, où suis-je ? Est-ce que je suis toujours dans la maison ou bien dans une salle annexe, inférieure ? Est-ce que l’Hiyori est bien dans la même pièce que moi ? Est-ce cela le néant ? Sommes-nous séparés ? Sommes-nous blessés ailleurs que là où la douleur nous mords ? Sommes-nous restés inconscient longtemps ?…

Sommes-nous réellement vivant ?

Je tends le bras, je m’avance, je tâte quelque chose : un mur. Ma main se frotte sur la paroi, qui s’effrite faiblement. Mes pas roulent sur le sol, rencontrant des pierres, je suis perdu. Je fais résonner ma voix dans la salle, l’écho est le seul à me répondre. Mais survint un gémissement vers lequel je me dirige. Mon pied heurte un gros caillou, m’enfonçant le gros orteil. Je lâche un juron, je suis exténué…Je pose un genou à terre, il est si froid…
Tout à coup, j’entends un chétif « je vais bien » et ma tête se relève. Les yeux écarquillés, je m’avance encore un peu, je cherche un corps sur le sol, celui de mon élève. Mes yeux ne sont pas encore habitués à la pénombre, c’est bien dommage. Je discerne un bruissement de vêtement ; quelqu’un se lève. A mon tour, je l’imite. Je commence à deviner des formes, mes yeux ne me jouent pas de tours, je suis bien sur Terre, je suis bien en vie. Je me rends compte que je ne peux effectuer de jutsus aqueux, sous peine de m’asphyxier. Se serait une mort bien stupide. Je comprends enfin où nous nous trouvons.


« Nous sommes dans la cave de la maison. On a eu de la chance, beaucoup de chances. » murmurais-je.

Iba se trouvant proche de moi, m’entendit mais ne répondit pas. J’entr’apercevais sa sombre silhouette, allongé sur le sol. Il s’assit, et me proposa une idée judicieuse après que l’on ait fait le tour des actions à ne pas effectuer. Posant sa main au sol, il essaya de se lever mais un cri s’échappa de sa gorge. Je lui demande de m’expliquer, il refuse. J’insiste :


«- Inutile de jouer les durs, Hiyori. Si on veut s’en sortir, il faut que tu joues franc-jeu avec moi. Qu’est-ce qui ne va pas ? »

Il me réponds. Une jambe cassée, comme si l’on avait besoin de ça maintenant. Je suis donc seul debout, avec ma côté fêlé et mon mal d’yeux impérissable. Je me dévoue pour la tâche ingrate qu’est la découverte de la salle. Je ne sais pas si je pourrais mener à bien cette mission.

«- Bien, tu ne bouges pas. Evites d’aggraver ta blessure. Je m’occupe du reste. »

Ce que j’aurais aimé dire, c’est quelque chose du genre « on s’en fout de ta jambe. Zabuza serait là, il t’aurait botté les fesses pour avoir gémi à cause d’un seul os cassé. » mais je suis obligé de m’occuper de lui. En y repensant, il m’avait désobéi tout à l’heure… je ne peux pas lui en vouloir pour ça, et le moment n’est pas venu pour le sermonner.
J’ai certainement beaucoup de défauts, mais j’ai un bon sens de l’analyse et de l’orientation. Je sais que je suis atterri quelques mètres derrière moi, un à deux pas sur la gauche. C’est ici que la plupart des gravats se sont déposés. Donc c’est devant, sur ma gauche ou sur ma droite qu’il faut que j’aille afin de découvrir notre espace vital.

Les minutes s’écoulent, je compte mes pas, intérieurement. Mes doigts sont poussiéreux et mes mains, rêches. J’arrive à un coin, six pas…six mètres environ pour le premier côté entre les gravats et l’angle du mur. Je continue mon travail d’investigation nocturne, lorsque je rencontre une sorte de meuble. Bancal, il s’étale sur le sol. Une faible lumière en sort et je me précipite dessus. Après quelques explications, je comprends qu’il s’agit d’une lampe bien spéciale, mais avec ça, il sera tellement plus simple d’explorer cette pièce que je me fiche du type de la lampe. Par contre, le Réprouvé me met en garde face à la toxicité des « lucioles ». Je regarde hâtivement si dans la chute du meuble, la lampe ne s’était pas fissurée. Heureusement, aucune impureté n’est à déplorée. La salle fut rapidement éclairée.
Je regarde à mes pieds les objets tombés au sol et je remarque que le matériel de l’armoire permettrait de tenir la position pendant un siège : nourriture, couvertures, boîte de secours. De l’autre côté, il y a un bureau. Mon esprit fait le lien rapidement.


« Rectification, ce n’est pas une cave. C’est un abri en cas de guerre.
Ne nous estimons pas chanceux, nous sommes pires que cela.»


J’installe une couverture sur mon disciple après lui avoir atteler sa jambe brisée, la même que celle de Nimuro. J’eut une pensée pour le médecin qui nous croyait certainement morts dans les décombres et mes yeux s’humidifièrent. Je me cache rapidement de la vue du Genin afin qu’il ne se moque pas de moi, puis après l’avoir aidé à marcher, je me dirige vers le bureau. Iba, quant à lui, ne se souciait plus que de s’allonger et de se reposer. Je ne lui en demandait pas moins. Cependant, il comptait attendre les secours alors que moi, je ne réussissais pas à me faire à cette idée. Je ne suis pas naïf au point de nous mettre dans le pétrin, et je sais très bien que si les secours ne sont pas venus à temps pour éteindre le feu, ils ne pousseront pas très loin leurs recherches des corps. Avec un petit peu de chances, Nimuro a eu la sagesse d’esprit de partir en emmenant Masara-sama.

J’ouvre le premier tiroir, mais je constate qu’il est vide. Le deuxième quant à lui est plus garni. Je dépoussière les objets et les sort au fur et à mesure. Quand tout à coup, ma main se pose sur une feuille plastifiée. Je l’enlève de sa prison de bois et la regarde, éberlué.


« Mais…c’est… »

Iba relève la tête et tends l’oreille. Il s’accoude afin de rester dans une position ni assise ni allongée. Il me regarde, changer d’attitude. Je me mets à toquer sur les murs alentours, collant mon oreille sur les parois en pierre. Je suis sur le mur de droite, je toque, je passe mon chemin, toque, avance, recule un peu, tambourine le mur, et finalement continue ma route.

[Iba] « Mais à quoi joues-tu ? »

« C’est par là. » dis-je en frappant sur une partie du mur. Je lance au genin la feuille.
« Je viens de trouver une carte des canalisations. Elle est usée et on voit mal un fragment, mais apparemment, un mur est bien plus fin que les autres dans cette salle. On pourrait s’enfuir à l’aide d’un jutsu. Je me souviens que les canalisations ont en majeure partie été bouchées pour que les Sunéens ne s’infiltrent pas par là…mais il reste des issues.
Si tu veux mon avis, attendre ici, c’est attendre la mort. Personne ne viendra nous chercher, c’est ainsi. Hiyori, si on ne sort pas d’ici par nous même, alors on ne sortira pas d’ici tout court.

Tu as du comprendre que tenter de déboucher le haut était suicidaire et inutile, mais si avec un dragon aqueux, on arrivait à démolir un bout du mur en face de moi, alors l’air des canalisations pénétrerait dans la salle et on ne pourrait plus s’asphyxier. Mais pour y parvenir, il faudrait frapper une surface assez répartie afin que le toit ne s’écroule pas.»


[Iba] « Avec un dragon, tu voudrais qu’on détruise un mur en béton ? Quand bien même on y parviendrait, les canalisations sont immenses, et j’ai une jambe blessée. C’est trop risqué !»

« Je croyais que t’étais shinobi de Kiri, Réprouvé. Tu ne vaux finalement pas mieux qu’un Yasuo.» La réplique était acerbe et froide. Le genin s’irrita et ses cheveux se hérissèrent une fois de plus. Avec grand peine, il se releva. L’air se rafraîchit soudainement et du gel se déposa sur le sol déjà frigorifié.

[Iba] « J’ai accepté mon surnom de Réprouvé, ainsi que celui de shinobi de Kiri, et pour ça, j’ai endossé des moqueries et souffrances. Mais, s’il me reste encore une once d’honneur, je ne serais jamais capable d’accepter une comparaison entre les Yasuo et moi. »

Je sourit et m’approche de mon élève. Ensemble nous composons les signes de la technique, de notre technique. L’air commence à manquer au fur et à mesure que l’eau s’agglomère autour de nous. Je deviens rouge et je bloque ma respiration…

« Prends une bouffée d’air, ça pourrait bien être la dernière ! » Les sceaux se finirent en même temps et d’une même voix, les garçons s’écrièrent.« Suiton ! Suiryudan no Jutsu ! !»

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 31 Déc - 16:32

Les deux formes serpentines s’écrasèrent sur le mur et en explosèrent une partie. Les débris du choc fusèrent en tous sens, et l’Hiyori faillit en recevoir un de plein fouet, alors que son maître en reçut un dans la jambe. Pendant un instant, le tandem redouta la chute de l’édifice, mais mis à part le brouhaha de la collision, il n’y eut aucun autre bruit. Peut-être les secouristes avaient-ils entendu le bruit, et se mettraient en quête des garçons, mais cela restait très improbable.
À la lumière de la pièce se joignit une tiédeur moite et angoissante provenant de l’obscurité de l’autre côté du mur. Une fumée verte se dégagea du trou et Darok s’alarma. Ils n’avaient plus beaucoup d’oxygène à respirer dans cette pièce, mais l’air qui venait des canalisations semblaient toxiques.


*Ils avaient quand même prévu une infiltration des sunéens et avaient gazé le terrain ? Maudits politiciens…*

Il fallait réagir promptement car la nuée se mélangeait au peu d’espace que la salle comportait. L’Hiyori avait lui aussi relevé l’ampleur du désastre et affichait un faciès désespéré, regardant son sensei d’un air apeuré. Les côtes du Chuunin le firent souffrir diaboliquement, alors qu’inspirant une bouffée d’air pollué il toussa violemment. Il y avait de l’air, certes, mais irrespirable. Quelle fin stupide, que de mourir asphyxié ainsi…
Darok tomba à genou, s’étouffant lui-même. Une idée lui traversa l’esprit, pendant que son élève tombait à son tour à genoux. Il tenta, entre deux toussotements, d’exécuter des signes souvent réalisés ses dernières heures. Recouvrant les corps des deux shinobis, l’eau tournoyait vite, si vite, qu’elle en devint verdâtre, aspirant les bactéries contenues dans l’air à proximité. L’air dans la bulle d’eau devint enfin respirable, mais le champs de vision était troublé. L’eau agissait comme un filtre, ne laissant pas rentrer les impuretés. Darok estima qu’il leur restait un peu moins de vingt minutes qu’avant que le liquide ne soit totalement opaque et que la vue soit impossible. Les ninjas reprenaient un souffle normal et fluide, grâce au jutsu du Chuunin, tout en se relevant. Heureusement pour eux, ils avaient encore de quoi faire au niveau du chakra. Le plus gradé expliqua la situation à son subordonné.


« Mon bouclier aqueux forme une barrière empêchant le poison de nous tuer. Ainsi, l’air devient respirable dans cette bulle d’eau. Bien, nous avons peu de temps et… »

La température chuta sous la barre des zéro et l’eau en rotation ralentit : étant plus froide, elle était plus dense. Les cheveux d’Iba bleuirent, tout comme ses yeux, et soudainement, la taille de la sphère augmenta prodigieusement. Sa couleur était devenue bien plus pâle. Sur le sol, quelques traces de givres datants du dragon aqueux s’agrandirent, alors que d’autres, plus petites, se créèrent. Darok semblait stupéfait.

[Iba] « Ça devrait être mieux ainsi. »

Le Chuunin opina et le groupe commença à avancer. Malgré sa jambe cassée, grâce à l’attelle du Chuunin, le Genin put se mouvoir sans trop de difficulté, arrachant de temps à autre un gémissement implorant.
Le duo s’avança dans la pénombre de la salle annexe, anxieux de découvrir les lieux, et espérant une lueur d’espoir concernant une issue probable. Emportant la lampe à lucioles et le plan, Darok marchait à tâtons dans une substance visqueuse et répugnante. Apparemment, le poison s’en était pris à toutes sortes de vie. Les animaux –rats, insectes- étaient amassés sur le sol, pattes en l’air. Les murs corrodés et couvert d’une verdure ressemblant à de la mousse ne tenait debout que sur l’injonction de la sainte trinité.


Une ombre sur le sol s’agrandit momentanément, et l’Hiyori poussa un bref cri de stupeur, indiquant à son sensei que quelque chose n’allait pas. Bégayant comme un demeuré, il désigna un endroit proche d’eux où une forme s’était déplacée.

[Iba] « Il y a quelqu’un, j’en suis sûr ! » dit-il en se mettant en garde. Sa jambe fêlé faillit se dérober sous son brusque mouvement, mais son sempaï le rattrapa d’une main ferme.

« Très bien, on va voir ce que c’est alors… »

Il tourna la lampe vers le lieu désigné, et un gros bloc de pierre fit son apparition. Iba soupçonnais un Henge, mais Darok le détrompa rapidement. Sans protection, personne ne pouvait survivre ici bas. En tournant la lampe, il avait juste fait bougé l’ombre –très certainement. Mimant de le consoler en posant une main sur sa tête, il regarda en réalité si son front était chaud ou non.

*Bouillant… Le gaz et ses blessures n’ont pas dû l’aider. Le pauvre, j’espère qu’il ne s’en prendra pas trop dans la pomme avant notre mission tout de même.*

Le duo continua sa route, et la bulle d’eau rétrécissait de taille et de volume au fur et à mesure qu’ils avançait dans le dédale. L’Hiyori n’avait certainement plus la force de tenir le bouclier aussi fermement qu’avant. Suivant les indications du plan et son sens de l’orientation, Darok menait le petit groupe dans des couloirs miteux en vue d’une échappatoire vers les catacombes, non polluées cette fois. A partir des catacombes, il y avait plus de sorties, mais plus de plan. La lumière de la lampe à lucioles, faiblit, et le Chuunin la secoua vivement afin que la clarté revienne. Le Genin souffrait, et ça se voyait sur son visage. Peut-être qu’engager une discussion le fatiguerait… mais peut-être avait-il besoin de parler ?

« En supposant que les sources délivrant du gaz n’aient été posées que dans les canalisations, on peut espérer que le gaz soit dilué dans les catacombes. Autrement dit, on pourra se reposer un peu là- bas. »

[Iba] « On aurait dû rester… dans l’abri… on y était en sûreté… » Son souffle était saccadé. Le Chuunin répondit froidement à la remarque de son disciple.

« Et ça aurait été notre tombeau, certes. »

[Iba] « C’est toujours mieux que de mourir ici ! » La colère affluait dans ses paroles. N’y avait-il pas aussi de la peur ? La peur de mourir ? Si, en grande partie. L’Hiyori n’était pas encore prêt à succomber, Darok non plus. Dans leur esprit, la mort était inacceptable. Cette volonté de vivre les pousserait à avancer, pour survivre. Esquissant un sourire en entendant son élève le disputer, Darok se rappela que ce matin, alors qu’il lui avait ordonné de se sauver, le Réprouvé était resté à sa place. Il lui devait une fière chandelle sur ce coup-là, bien qu’il ne lui diras jamais.

« On va pas mourir ici. On en a vu des pires, non ?
Selon le plan les catacombes sont proches, séparé des canalisations par une grande porte. Tout est expliqué. »


L’Hiyori se contenta de ce maigre réconfort en hochant la tête, et gardant au mieux son contrôle de l’eau, il avança, boitant. Avec la réduction de la taille du bouclier s’annonçait la réduction de leur réserve de chakra.

Le rai de lumière inonda le petit couloir dans lequel les shinobis patauge. Leur bouclier aqueux était devenu maintenant bien plus petit et verdâtre. Dans peu de temps, il ne filtrerait plus l’air et les garçons mourraient empoisonner. Sur le plan que tenait Darok, la porte devrait être visible, mais sa vision se troubla et la fatigue l’emporta sur sa fougue. Ses membres s’engourdissaient, son cœur se serra, il manquait d’oxygène. Le bouclier aqueux ne remplissait plus son office, la zone étaient soit trop polluée, soit les garçons n’avaient plus la force de le maintenir en état. L’Hiyori tomba au sol, plat ventre, de la bave à la bouche, immobile. Le Chuunin ferma ses yeux, calmant son organisme.


*Alors c’est ainsi que je vais finir, dans un égout puant comme un rat crevé ? Et…et pourtant, j’en étais sûr, on allais s’en sortir, comme à chaque fois. La porte devrait être juste à côté, mais le bouclier m’empêche de la voir… Je veux vivre…

Hiyori, je ne t’ai pas remboursé la dette de ce matin… Même si c’est la dernière chose que je fais, tu vas vivre. Abruti de disciple, on m’a demandé de veiller sur toi jusqu’à ma mort et je compte bien réussir cette mission.

Zabuza-sama, j’espère que vous regardez de là où vous êtes…car voici… le dernier acte de votre plus fervent disciple !*


Darok ouvrit les paupières vivement, ses yeux noisettes illuminés d’un feu ranimé. Il boucha sa respiration et écarta les bras ; le bouclier s’effondra sur le sol. La porte devint visible, elle était en acier avec une poignée oxydée. Puis il pris le Genin sur son épaule –heureusement léger- et fonça vers la porte, tourna la poignée… qui se détacha du lot. En miettes, la poignée de ce côté-ci avait fait faux bond au shinobi, qui ne douta cependant pas que la crémone de l’autre côté était intacte.
Mentalement, Darok jura. Il se recula et tenta d’enfoncer la porte. Une de ses côtes le tortura et sa tentative se résolut par un cuisant échec. Il n’avait plus de respiration, l’Hiyori allait bientôt décéder s’il ne sortait pas de cet endroit. Des larmes d’effort vinrent s’agglomérer sur ses yeux alors que se redressant –pour un ultime essai- il expira l’air contenu dans sa bouche en un cri. . Concentrant son chakra dans ses jambes et dans son épaule, il chargea de nouveau la porte en acier. Par mégarde, il inspira du gaz toxique.
Le verrou lâcha, et la porte s’ouvrit en fracas. Darok tomba au sol en déposant le Réprouvé. De ce côté, il y avait de petites lampes, et les murs semblaient en bon état.


*Je…je dois au moins, refermer la porte pour éviter que le gaz ne s’infiltre ici aussi.*

Du bout des doigts, le Chuunin repoussa la porte dans l’alignement du mur et utilisant ses dernières ressources, il la déplaça jusqu’à entendre un « clic ». Satisfait de lui, il ferma les yeux, pour la dernière fois pensa-t-il. Son chakra intérieur, si peu ménagé ses derniers temps, trouva enfin le repos mérité auquel il aspirait afin de se régénérer.

Au bout du couloir, une silhouette cachée dans une ombre avait observé la scène. Un rat passa devant elle, se faisant attraper vivement par ce qui semblait être une main. Elle porta ses « mains » à sa bouche, et mangea le rat vivant. Puis le personnage se gratta la tête, observant le bras gauche du Genin.


[ ? ? ?] « Des ninjas ? »

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 22 Fév - 14:49

Darok remuait ciel et terre, retournant toute la cave en quête d’on ne sait quoi…l’illumination qui sait. Au fond, il a certainement raison, rester inactif n’apportera rien. Après tout, on n’est jamais mieux servi que par soit même. Il y avait fort à parier que si le chuunin s’agitait ainsi c’était parce qu’il était convaincu que personne ne viendrait les sauver.
Il vient de s’attaquer à un bureau. Sa chute était-elle plus grave que ce que croyait le genin ? Il retournait tout ce qui lui passait sous la main, à croire qu’il était devenu frénétique. Soudain, il s’esclaffa, il venait de mettre la main sur un morceau de plastique, que le garçon était bien en peine d’identifier.
Iba ne douta plus de la folie de son supérieur lorsque celui-ci se mit à frapper sur les murs. Il avait dû prendre un gros morceau de mur sur la figure durant leur chute.

Toutefois, les petits neurones d’Iba se mirent en activité alors même que Darok lui expliqua ce sur quoi il venait de mettre la main. Il ne s’agissait ni plus ni moins d’une carte des canalisations, donc, à l’instant même il était en train de chercher le mur creux, celui qui reliait la pièce mal éclairée au monde extérieur. Le chuunin tentait tant bien que mal d’expliquer au genin pourquoi il devait s’échapper. Les secours ne viendraient pas, tout simplement parce que personne ne savait qu’ils étaient enfouis sous les décombres. Ils leur étaient non plus pas possible de lancer un jutsu pour exploser le plafond, ou tout du moins le carcan de métaux et de pierre qui surplombait leur tête car aussitôt les décombres leur tomberaient dessus, qui plus est, comme le soulignait à juste titre Darok, il risquait de mourir asphyxier à cause de la consommation excessive des molécules d’oxygène, mal ô combien nécessaire pour lancer leur attaque.
Le chuunin lui proposait un plan encore plus insensé. Il souhaitait que l’on détruise le mur les séparant des canalisations puis qu’ils s’en aillent faire une « promenade de santé ». Avec sa jambe cassée, il n’avait vraiment rien de mieux à faire que marcher. Il ne manqua pas de faire la remarque à son supérieur, en oubliant d’ailleurs le respect qu’il lui devait. La situation le dépassait très nettement, et cela s’en ressentit sur sa façon d’agir, de parler et de réfléchir. Il ne voulait pas mourir…mais pour lui l’idée de Darok s’était du suicide en barre. Autant se couper les veines. Son sempaï dû le sentir, et aussitôt lui cracha au visage une pique bien acerbe.

Etonnant, Darok connaissait mieux Iba qu’il n’y semblait paraître.

Le genin était hors de lui. Déjà il se rappelait Okubo sur son lit de réanimation, inerte, « légumé » à vie. Le comparer à un Yasuo, pourriture politique, déchet de corruption il n’y a pas à dire, Darok avait tapé juste.
Ah ! Il voulait détruire le mur ! Et bien détruisons ce mur ! Iba s’en allait l’exploser, le réduire en miettes. Le comparer avec un Yasuo…Espèce de raclure de bidet ! Nom de nom, tu vas voir…
La garçon avait réussit à se mettre debout en utilisant ses pouvoirs de sang, de la glace s’était déposé sur sa jambe.
Unis les deux shinobi se mirent à composer les signes incantatoires. L’air se dissipait, et Iba prit une grande bouffée. Le dernier tao venait d’être effectué, et deux formes serpentines vinrent s’abattre sur la cloison de plâtre et de pierres.
Ils n’étaient pas morts, enfin pas encore…la paroi avait cédée sous l’assaut, et les fondations de la bâtisse ne s’étaient pas écroulées. C’était la bonne nouvelle…
La mauvaise était que, à cause de la guerre contre Suna, les canalisations avaient été gazées, histoire d’éviter toutes attaques par le sous-sol. Dans un élan de paranoïa, le garçon se dit qu’il s’agissait d’une étrange coïncidence, on souhaitait assassiner un soutien politique de feu Zabuza-sama et comme par hasard ses canalisations se retrouvaient piégées. En attendant, cela ne résolvaient pas leur problème. Le gaz commençaient à lui brûler les poumons, c’était corrosif. Ses yeux piquaient, pleurant involontairement. Sa trachée lui indiquait très clairement qu’il ne fallait pas respirer une seconde de plus l’air nocif. Darok eut alors un éclair de génie et engloba le binôme d’un bouclier protecteur.
Immédiatement, le genin lui emboîta le pas, puisant dans ses dernières réserves. Il était hors de question de mourir ici. Le chuunin semblait ravi de l’aide apportée par son disciple, et il se munit de la lampe à luciole et du plan. Iba de son côté, ramassa les quelques victuailles qui se trouvaient sur le bureau, à savoir trois barres de céréales. Il aurait bien aimé cherché plus longtemps de quoi se substantiver, mais malheureusement le temps jouait dorénavant en leur défaveur. Il fallait se hâter de trouver une issue sinon ses canalisations seraient leur tombeau.

Les minutes se succédaient, Darok menant la cadence, et Iba traînait de la patte. Il suait trop pour que cela soit dû à l’effort. Il avait de plus en plus de mal à maintenir le bouclier, bientôt il n’arriverait même plus à malaxer son chakra correctement. La fin arrivait, et l’enfant angoissait. Le manque de contrôle sur la situation, être totalement dépendant de son sempaï, avancer dans l’inconnu à la frontière de la mort, toute ces choses lui minaient, l’épuisait nerveusement. Il n’en pouvait plus, il n’allait pas tarder à craquer, il voulait revoir le ciel, les rayons du soleil ou la blancheur de l’astre lunaire, mais par pitié, plus de murs noirs, couvert de mousse. Plus de gaz, plus d’animaux crevé à ses pieds. Tout cela devait disparaître…

Il n’en pouvait plus.

Soudain un mur bougea, de longs membres se dessinèrent, il voulait agripper le garçon, l’entraîner dans les profondeurs abyssales d’un monde sans nom. Il cria, comme pour faire fuir le monstre illusoire. Il perdait ses moyens, tremblant comme une feuille. Il était brûlant, sa jambe lui faisait horriblement mal, et pourtant il n’avait toujours pas relâché son jutsu. Peut-être aurait-il dû ?


«- Il y a quelqu’un, j’en suis sûr ! »

D’un geste maladroit il avait attrapé son kunai et se tenait prêt à lancer une offensive. Un rictus de douleur traversa son visage alors que le sol se dérobait sous ses pas. Le chuunin le rattrapa fermement. Malgré la pénombre, les traits de ce dernier trahissait son inquiétude pour le genin.

[Darok] «- Très bien, on va voir ce que c’est alors… »

A l’aide d’un mouvement ample, il fit décrire à la lampe à lucioles plusieurs arcs de cercle, éclairant toute la zone indiqué par le garçon, il n’y avait rien. Iba répliqua immédiatement qu’il s’agissait d’une ruse, il avait vu quelque chose bouger, Darok lui répondit qu’il n’en était rien et qu’il valait mieux continuer leur progression parmi le dédale de murs sombres et assassins.
Le tandem avançait lentement, suivant les instructions indiquées sur la carte. Insidieusement la panique commençait à submerger Iba. Et si la carte était faussée, et s’il s’agissait d’un piège, et s’ils n’arrivaient pas à sortir. Ils allaient mourir ? L’angoisse se faisait de plus en plus profonde, et la fièvre n’arrangeait rien à tout cela.
Le chuunin souhaitait trouver les catacombes, ou tout du moins la jonction entre ces dernières et les canalisations. Le sempaï avançait des suppositions quant à leur futur proche, mais tout ceci ne convenait pas au garçon, il lui fallait du concret, sa patience était à bout, ses nerfs réduit à l’état de pulpe, tout son être réclamait la fin de ce supplice. Mais rien ne se produisait…

C’est alors qu’il s’opposa ouvertement à la décision de son supérieur. Un acte de rébellion inutile s’il en était puisqu’il était impossible de faire marche arrière dorénavant. Toutefois cela n’avait plus d’importance, il ne pouvait pas rester simple spectateur, s’en était trop, beaucoup trop pour lui. Il contestait d’une voix faible et éteinte, l’initiative de Darok. Jamais ils n’auraient dû quitter l’abri, les secours auraient bien fini par les retrouver, Nimuro aurait prévenu des personnes, on serait forcément venu les secourir. Il refusait de mourir, surtout mourir ainsi, seul, dans l’oubli, sans rien avoir accompli pour rétablir l’honneur des siens. Partir pour l’autre monde comme un rat crevé, non merci…

Contrairement à ses attentes, le chuunin tenta de le réconforter, ce qui fut un échec lamentable de sa part, néanmoins le garçon se rendit alors compte d’une chose : son égoïsme. Dans sa crainte de ne pas survivre à cette épreuve, il en avait totalement oublié que le chuunin était lui aussi dans une situation délicate, que depuis le début il le soutenait pour lui permettre d’avancer, et surtout que si Iba n’avait pas été là, Darok aurait put parcourir beaucoup plus vite le chemin qui menait aux catacombes. Il se plaignait, par sa faute, il allait peut-être emporter avec lui, dans la tombe, un chuunin de Kiri. Sa gorge se serra à cette pensée…

Quel échec…

Lui qui avait rêvé de redorer le blason de sa famille, lui qui avait crut pouvoir devenir un grand ninja…
Je serais aussi fort que Zabuza-sama et je leur montrerais à tous à quel point ils avaient tort…
Il allait y rester, sans rien accomplir, en emportant en plus avec lui un ninja supérieur du village de la Brume. Une immense lassitude s’abattit sur l’enfant. Il n’était plus capable de maintenir le bouclier, et pouvait à peine marcher, l’air mortel filtrait petit à petit à travers le rempart aqueux. Ses poumons brûlaient doucement. Sa conscience se volatilisait. Il n’en pouvait plus…
Un fin rai de lumière apparu au bout du couloir, était-ce le tunnel blanc dont tout le monde parle ?
Un faux mouvement avec sa jambe cassée lui arrachèrent un petit cri de douleur. Trop…
Il s’effondra sur le sol, quittant la réalité.


***

Iba s’éveillait, son corps perclus de courbature, adossé contre une porte métallique. Tout ses sens lui indiquaient qu’il ne valait mieux pas bouger sous peine de subir d’atroces souffrances. Le simple fait de respirer lui semblait être un supplice. Sa gorge était en feux, ses paupières refusaient catégoriquement de se lever. Il n’était pas mort, mais peut-être aurait-il mieux valu ? En tout cas, il n’en était pas loin…
Soudain ses réflexes de ninja parlèrent, il sentait une présence à ses côtés. Dans un effort surhumain, il ouvrit les yeux. On eut dit qu’on lui enfonçait un pieu dans la tête. Devant lui se tenait une silhouette humanoïde difforme, soulevant un gros pavé. Elle allait le frapper avec ? Pas de temps pour les questions ! Rugissant tel un lionceau enrhumé, il releva son dos de la paroi, agrippa son kunai et l’enfonça promptement dans ce qui semblait être la jambe de l’individu. Iba eut un râle baveux de douleur, tandis que la chose poussait un cri strident, en lâchant son parpaing. Elle continua à hurler des choses incompréhensibles, tout en s’arrachant les cheveux.
Le genin retira son kunai et s’apprêta à frapper derechef. L’immondice voyant cela prit la fuite, tout en criant :


[ ? ? ?] «- Ninjas ! Ninjas ! Ninjas !… »

La tête du garçon tourna, d’un regard, il aperçut Darok à ses côtés, du sang coulait par ses yeux, son nez et les oreilles. Il avait été exposé au gaz…Une quinte de toux, le garçon cracha un peu de sang, puis posa sa tête sur le sol froid pour resombrer une nouvelle fois dans l’inconscience.

Il finit par s’éveiller, il n’avait aucune notion du temps qui venait de s’écouler. Seule restait sa soif, qui lui fallait satisfaire. Rien de plus facile en temps normal…
En temps normal…
Il n’arrivait même plus à sentir son chakra, ni à le malaxer. Sa jambe ne cessait pas de se rappeler à lui, il voulut se relever. Mauvaise idée, très mauvaise, il s’écroula de nouveau sur le sol froid, sa main lui servant d’appui ayant glisser sur quelque chose de visqueux. Cherchant par la suite la cause de son échec il mit, grâce à une chance inouïe, un coup dans la lampe à luciole. Aussitôt de la lumière réapparu, et il pu faire l’état des lieux. Apparemment ils se trouvaient dans une section désertée des catacombes, puisqu’il n’y avait pas de cadavres, ni même de cercueil, juste quelques ossements disséminés ci et là…Il aperçut alors un pan de mur ou de l’eau suintait. Il s’y traîna en avançant à la seule force de ses bras. Après ce qui lui parut une éternité, il parvint à destination. Le liquide était vert et cela ne présageait rien de bon. Ingénieux, il déchira le pan de sa manche en plusieurs morceaux, et à l’aide de ses shurikens les positionna contre le mur, sur le parcours du filet d’eau. Il lui fallut deux trois essais avant que l’expérience ne soit concluante, et qu’il puisse observer quelques brins de saleté retenus par le tissu. L’eau était un peu plus clair, il devrait de toute façon se contenter de cela…
Une fois qu’il eut bu tout son soûl, il reporta son attention sur son sempaï, il était toujours inconscient. Se saisissant, tant bien que mal d’un crâne d’homme, il le remplit un peu d’eau, non sans l’avoir d’abord épousseter, puis retourna en rampant près du chuunin. Il passa son bras derrière sa tête, puis le fit boire, en inclinant légèrement le crâne. D’abord Darok recracha une bonne partie du liquide, il finit cependant par reprendre un peu ses esprits et à boire convenablement.
Une fois réveillé, le genin sortit de sa poche les barres de céréales qu’il avait piqué sur le bureau de l’abri souterrain. Les deux shinobi les mangèrent prestement, néanmoins cela n’était pas suffisant…
Plusieurs couinements retentirent, des petites formes poilues longeaient les murs éclairés par la lanterne, un même regard complice traversa les yeux du duo alors qu’une série de kunai, aiguilles, shuriken s’abattait sur les petits êtres. Darok réussit à se lever, en poussant un grognement digne d’un ours, (certainement ses côtes), et ramassa les dépouilles, en poussant un peu ses recherches, il trouva quelques lattes de bois, il semblait y avoir des cercueils que le genin n’avait pas aperçu au bout du couloir. Le chuunin revint près de son disciple, qui avait pris soin de reprendre ses armes, et ensemble ils firent un petit feu, et firent cuire les rongeurs. En attendant que leur « délicieux » met soit fin cuit, le chuunin prit la parole :


[Darok] «- Le plan des catacombes n’est pas indiqué sur la carte. Ces dernières sont immenses… »

Pas besoin d’en dire plus pour comprendre qu’ils n’étaient pas encore sorti de l’auberge, ou plutôt des catacombes…

«- Vous devriez essuyer le sang séché sur votre visage sempaï. », lui conseilla l’enfant. Il reçut un oui approbateur en réponse.
«- …Darok-sempaï, comment allons-nous sortir ?

[Darok] «- Je n’en sais strictement rien…Comment va ta jambe ?

«- J’ai connu des jours meilleurs. Tant que je ne bouge pas trop, c’est supportable. »

Son supérieur hocha la tête. C’était prêt, et il mangèrent de bon cœur. Cuit, ce n’était pas si mauvais. Certes, c’était carbonisé par endroit, il restait parfois une touffe de poils, mais il ne pouvait pas se permettre de jouer leurs difficiles. Ce repas lui parut d’ailleurs être l’un des meilleurs qu’il eut mangé de tout sa vie, tant la faim le tiraillait. Il semblait en être de même pour le chuunin.
Soudain leur regard se croisèrent. Iba et Darok se saisirent de leur kunai respectif, quelqu’un les espionnait.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Jeu 22 Fév - 22:17

[Darok, Iba : +10 EXP RP]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Sam 7 Avr - 15:08

Une présence venait d’apparaître, quelqu’un ou quelque chose à une distance de cinq ou dix mètres. Toutefois avec l’obscurité, impossible de voir de qui ou de quoi il pouvait s’agir. L’état d’Iba ne lui permettait pas de courir jusqu’à cette position. Celui de Darok ne devait guère être mieux.
D’un accord tacite, ils décidèrent de ne pas bouger et d’attendre que l’ennemi, s’il s’agissait bien de cela, fasse le premier pas. Les deux compagnons finirent les restes de rats brûlés, ponctuant leur frugal repas de phrases sans importance. Ils essayaient tant bien que mal de montrer patte blanche et d’éviter que le soi-disant adversaire ne soit sur ses gardes.
Néanmoins au bout de dix bonnes minutes d’inactivité, la présence s’en fut et lorsque les deux compères furent persuadés que plus personne ne se trouvait dans les environs, ils se levèrent. Bien sûr, ils allèrent voir l’emplacement où devait se trouver la chose. Darok portait la lampe luciole d’une main, Taoshi de l’autre. Iba lui s’appuyait sur un mur avec l’une, et tenait fermement un kunai dans l’autre.
Qu’importe qui était cette chose, une seule certitude restait, elle pouvait peut-être guider les deux shinobi à la sortie de ce mystérieux dédale. Le chemin bifurquait à un moment en angle droit, ce devait être là que se trouvait la chose quelques instant auparavant. Une flaque de liquide rouge opaque vient confirmer tout ceci. L’individu ou la bête était blessé.

Tant mieux, il n’en serait que plus simple de le suivre.

Ils continuèrent d’avancer dans la semi-pénombre et l’atmosphère oppressante. Par instant, le genin laissait échapper des petit couinements de souffrance. La glace sur sa jambe ne suffisait pas, il avait besoin de soin et de repos, pas d’une longue marche, mêlé de craintes. Le chuunin savait tout cela pertinemment, mais que pouvait-il faire. Rien…absolument rien…
Ils devaient sortir de ce traquenard rapidement.

La respiration du garçon était haletante, la sueur perlait sur son front, tout le côté gauche de son corps endolori. Les allées et couloirs se succédaient sans grand changement. Darok et lui suivait ardemment les taches de sang. Le petit garçon tressaillait à des moments, lorsque la lumière de la lampe luciole éclairait partiellement un squelette dans une position incongrue. Assurément, cette petite marche dans les catacombes n’était pas de tout repos.


[Darok] «- Dis moi, Iba, qu’est-ce que tu aimerais faire quand on sera sorti de ce trou puant ? »

La question laissa pantois le genin. Tout d’abord, son sempaï venait de l’appeler par son prénom. Cela faisait déjà trois fois en une seule et même journée, alors qu’en deux mois il ne l’avait jamais fait une seule fois. Et puis la question en elle-même…
Incompréhensible, était-ce bien le moment ? Darok cherchait à lui remonter le moral, car même si pour l’instant le jeune garçon ne craquait pas physiquement, psychologiquement, il n’était pas loin de sa limite. Le chuunin devait s’en douter, c’était pour cela qu’il essayait de le distraire.


«- Je ne sais pas…d’un certain côté, il n’y a personne qui m’attends dehors. »

Le jeune ninja s’en retournait broyer du noir, c’était vrai…sans famille, sans attache, qui pouvait bien s’inquiéter pour lui ? Nimuro ? Bah, il avait déjà bien assez à faire avec ses nouvelles fonctions cumulées avec la charge de l’orphelinat. Qui d’autres ? Les orphelins ? La petite fille dont le nom lui échappait n’avait pas l’air enthousiaste à l’idée de le revoir…au fond c’était sûrement pareil pour les autres. Mme Kisako ? Tout comme Nimuro, elle avait d’autres chats à fouetter.
Non personne ne l’attendait, alors à quoi bon continuer…
Darok percevait clairement le désarroi de son disciple, et il était hors de question de le laisser s’abattre ainsi...


[Darok] «- Moi, j’adore les crêpes. »

Iba se mit, suite à cette exclamation, à douter de la fraîcheur mentale de son supérieur. Au final, c’était peut-être lui le plus traumatisé du binôme. Cependant la phrase attendait une réponse…
Mais que dire ?


«- J’en ai mangé plusieurs fois, mais cela fait longtemps. Je ne me souviens plus vraiment du goût. C’est bon ?

Darok sourit, son disciple oubliait peu à peu sa morosité, et son esprit focalisé sur autre chose ne lui rappelait plus à chaque pas, ses blessures.

[Darok] «- Pour sûr que c’est bon ! Le mieux c’est quand elles sont bien chaudes avec de la crème de marron ou du chocolat dessus. Là c’est un vrai régal. »

Un léger gargouillis secoua les ventres des deux ninjas. Le garçon était sûr d’une chose maintenant, les rats avaient une valeur calorique très faible. Il essayait de rassembler à lui tout les souvenirs possibles sur cette étrange chose que les crêpes. Les couloirs défilaient encore et toujours, depuis combien de temps marchaient-ils, dix minutes, une heure, plus ? Ils étaient des chiens traqueurs, un tandem, suivant les gouttelettes de sang tombées ci et là.

«- On peut aussi en manger avec du sucre, non ? »

[Darok] «- Bien sûr que oui… « Le gouffre de ton inculture culinaire me sidère. »
C’est décidé, dès qu’on sort, on va en manger. Cela te va ? »


Iba ne répondit pas, le duo venait de déboucher sur une grande salle rectangulaire. Le plafond était beaucoup plus élevé que dans les catacombes. Des gravats jonchaient les pans de murs…mais surtout, il y avait deux lampes allumées qui reposaient sur une table en bois miteux. De plus la salle par endroit était éclairée, alors que l’on ne distinguait aucune ouverte béante, suffisante pour laisser passer les rayons d’un hypothétique soleil.

Darok s’approcha de la table, Iba, des sources annexes de lumière. Il s’avérait que ces dernières étaient fabriquées à l’aide de réflexions sur des miroirs. Il y a avait une légère fente dans le mur. De là sortait un faisceau de lumière qui venait se réfléchir sur un morceau de glace et ainsi de suite, de telle manière que le faisceau était décuplé en une dizaine, chacun se dispersant dans des directions différentes. Il y avait donc un individu qui vivait ici. Aucun animal n’aurait put construire une pareille installation.
Non loin d’une source de lumière, il y avait une espèce de potager, des plantes poussaient de manière désordonnée. Les rayons réfléchis permettaientt la photosynthèses des végétaux. Intéressant…

Le chuunin arrivait lui aussi à la conclusion qu’une personne avait habité ou habitait encore ici. Il demanda au genin de venir le rejoindre prêt de la table vermoulue. Dessus ornait tout un tas d’objets hétéroclites, tel qu’un crâne humain, plusieurs de rats, un squelette de poisson, un ensemble de bocaux, et de verres, un espèce de montage de distillation, un sabre à la lame émoussée, des sachets de poussière blanche. Darok se saisit d’un des petit sac, tacha avec précaution la poudre, c’était très volatile. Il renifla, et recula brusquement sa tête, un profond dégoût sur le visage.


[Darok] «- C’est de la rose des mers. Comment se fait-il qu’il y en ait ici ?

«- De la rose des mers ? »

La répétition était stupide certes, mais l’état du garçon suivait à lui seul pour l’excuser. Le chuunin paraissait vraiment surpris.

[Darok] «- Il s’agit d’une algues qui ne pousse que dans les baies longeant les côtes de Kiri no Kuni. Elle peut se développer grâce aux courants marins très spéciaux développé en bordures de nos îles. Réduit en poussière ainsi, il s’agit d’un très puissant narcotique capable de faire jeu égal avec de l’héroïne, sur bien des pans de comparaison. Nombre de trafiquants pillent nos côtes pour cette raison… »

La joie causée par la trouvaille que représentait la salle, qui rompait complètement avec les couloirs des catacombes avait complètement effacé la raison première qui les avait mené ici : le chemin de sang.
Ce qui devait arrivé, arriva, une ombre surgit des ténèbres, une masse hirsute de poils, portant des lambeaux en morceaux, épongeant qu’à moitié le sang qui s’écoulait d’une blessure. Elle fondit sur Iba, bâton à la main, et frappa dans sa jambe cassée. La glace se brisa, le garçon hurla immédiatement de douleur, et s’effondra sur le sol, en gémissant puissamment. Les réflexes de Darok, engourdis par les événements précédents, n’eurent pas l’effet escompté, et il ne put mettre qu’un coup de kunai dans le vent.
La forme humanoïde se déplaçait vite, et arrivait déjà à l’entrée, et unique sortie de la salle. Promptement elle appuya sur une dalle d’un mur, juste après la jonction entre la pièce et une allée des catacombes. Un bruit de grincement retentit, une herse allait s’abaisser les enfermant dans la pièce. Mais le chuunin ne le voyait pas de cet œil là. Il agrippa le pommeau du katana, déposé négligemment sur ce qui était sensé être une table.
Il s’arqua sur ses jambes, y concentra ses dernières réserves de chakra. Sa vitesse et son accélération étaient décuplées, pour ne pas dire bluffantes. Avec une rapidité inhumaine, il arriva près des rouages actionnant la descente de la herse, et y planta la lame, ce qui n’eut pour autre effet que de bloquer le mécanisme. Néanmoins la chose ne semblait pas avoir dit son dernier mot, et plaça un coup magistral dans la mâchoire de Darok qui s’écroula alors lourdement sur le sol.


[ ? ? ?] «- NINJAS ! NINJAS ! NINJAS ! », on aurait dit une sirène, ce « truc » était enragé. Il aurait certainement pu rouer de coup, le chuunin au sol, mais l’hideuse forme préféra tirer sa révérence.

Quelques instants plus tard, Darok se relevait en massant délicatement sa mâchoire. Dans la grande salle résonnait les gémissements de son genin. Il se tordait de douleur en s’agrippant la jambe. A cours d’énergie, ce dernier n’était plus capable de créer une protection de glace, soulageant grandement sa souffrance. Le chuunin serrait les dents, que pouvait-il donc faire ? il y avait bien une solution mais elle était très risquée, après tout on ne savait pas quels pouvaient être les effets secondaires…

De la rose des mers…

Ils n’avaient pas vraiment le choix, lui aussi était à plat, même durant la guerre son niveau d’énergie n’avait pas été aussi bas. L’utilisation prolongée du bouclier aqueux, l’utilisation du dragon aqueux, ses blessures, le gaz, tout cela avait contribué à le mettre dans cet état.
Il s’approcha de la table, saisit un bocal remplit de liquide incolore. Il l’ouvrit, une forte odeur s’en dégagea, de l’acide. Dommage, il cherchait de l’eau…
Tous les autres récipients étaient remplis de mixtures de diverses couleurs, donc pas d’eau. C’était vraiment rageant, il aurait bien aimé diluer le produit avant de l’inoculer à son disciple. Iba ne se tordait plus dans tous les sens, essayant de se maîtriser, mais on pouvait lire sur son visage que c’était peine perdue.
Darok prit alors un petit sac, et préleva une infime quantité de poudre. Il s’approcha du garçon…


[Darok] «- Avale ça… »

Iba le regarda droit dans les yeux, comment pouvait-il lui demander une chose pareille après lui avoir dit tant de mal dudit produit. Il aurait voulut répondre non, mais il ne s’en sentait pas le courage.

[Darok] «- On a pas le temps pour se chamailler. Alors bouffe ça presto. C’est un ordre compris ? ! »

Iba s’exécuta. Il ne se passa rien dans un premier temps, puis au bout d’une ou deux minutes, il sentit la douleur se dissiper, et ses forces revenir. Ses yeux virèrent à l’azur alors qu’une épaisse couche de glace se forma tout autour de sa blessure. L’air se rafraîchit, Darok imita le genin, et à son tour sentit le regain d’énergie venir.
Le monde tournait légèrement pour Iba, mais qu’importe, il pouvait se lever. Cependant, il craignait les effets secondaires et surtout d’être dans l’obligation d’en reprendre lorsqu’il sentirait de nouveau ses forces l’abandonner. Le chuunin ramassa la lampe, et les deux garçons se chargèrent chacun d’un sac de poudre blanche. Ils sortirent de la salle, Darok récupéra le katana, en faisant attention de ne pas briser la lame en l’extirpant du mécanisme. Ce dernier, débloqué, fit tomber la herse.

Le duo mettrait la main sur cette chose…et elle n’allait pas passer un bon quart d’heure.

Iba pouvait presque marcher normalement grâce à sa prothèse de glace, en fait il boitait légèrement, un peu comme Nimuro. De la même manière que précédemment, le tandem suivit les traces de sang éparses. Toutefois, cette fois-ci, ils étaient aux aguets.

Les marques rougeâtres les amenèrent cette fois-ci dans une autre pièce, plus petite, tout les murs étaient en bon état, l’air très épais, une gigantesque porte en acier se dressa, ouverte, devant l’entrée. Le tandem suivait le sang, entrèrent, ils devaient toucher au but, et tout deux le sachant, s’apprêtaient à bondir sur l’ennemi.


[Darok] «- Merde, c’est un piège. Iba, vite, dehors ! »

Trop tard malheureusement, la lourde porte d’acier se ferma, un bruit de succion indiquant que c’était une fermeture hermétique. Il fallut quelques secondes pour qu’Iba comprenne. Le sang s’arrêtait brusquement au milieu de la pièce. C’était donc que l’on voulait les amener ici. On s’était bien joué d’eux. De plus la seule issue possible était dorénavant bouchée. Soudain des vannes, du haut de la pièce s’ouvrirent, commençant à déverser des litres d’eau.

«- C’est pas vrai…on est dans un des réservoirs de stockage d’eau du village de la Brume. »

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Ven 13 Avr - 14:33

J’ai souvent eu affaire à des péripéties extraordinaires. J’ai été en mission plusieurs fois, rencontré une Impératrice, perdu dans un marécage, à la recherche d’un vieux, emprisonné dans des illusions infaillibles, été à la guerre, sur le front. Mais je m’en suis toujours sorti. Rien qu’aujourd’hui, j’ai accumulé malheur sur malheurs, si bien que je me demande si je vais cette fois-ci encore, réussir à survivre. Voir le bout du tunnel, ça me ferait tant plaisir ! Mais survivre n’est-ce pas avant tout un terme ambiguë ? Je veux survivre, mais pas dans un hôpital branché avec des fils. Je veux survivre, mais pas uniquement dans les cœurs ou la mémoire des gens. Je veux survivre, afin de mener ma propre vie et marquer l’histoire de Kiri.
Mais avant tout, et ce depuis peu, je veux survivre pour protéger mes compagnons, les enfants de la brume, et les idéaux de Zabuza-sama.

Depuis ce matin, nous sommes entré dans une maison enflammée, avons secouru ses habitants, avons été enterrés vivants, sommes entrés dans des canalisations gazées, une côte cassée pour moi, une jambe pour l’Hiyori, avons pénétré les catacombes, et été agressés par une créature hideuse et poilue, avons été contraints de manger des rats, de boire de l’eau infecte, d’absorber de la rose des mers.

Alors que pouvait-il bien nous arriver de pire ?

Tomber sur un monstre mutant aimant casser des œufs pourris sur le corps de ses victimes encore vivantes, ou alors se rendre compte que notre pantalon n’est pas humide que d’eau et que des insectes vénéneux fourmillent dans nos chaussures ?
Non, il vaut vraiment mieux en rire qu’en pleurer car nous sommes désormais coincé dans un réservoir d’eau de Kiri, se déversant à grands flots, sans échappatoire, pris au piège par une créature affreuse. Le comble de la malchance, en bref.

Cette journée aura été bien mouvementée, alors qu’elle ne devait être qu’une remise en forme. Bon sang, comment se fait-il que la poisse s’accumule toujours sur une seule personne au lieu de se répartir convenablement entre tous les Humains ?

Je n’avais compris que trop tard que nous étions tombés maladroitement dans un traquenard. Décidément, la personne hirsute de tout à l’heure n’était pas le monstre qu’elle affectait d’être. Lorsque je m’aperçut du piège, nous étions déjà condamnés à être noyé. La porte s’était refermé sur nous, nous bloquant l’unique sortie et nous privant de notre salut. Et voilà que du haut se déversait des trombes d’eau. je connaissais bien ce mécanisme, l’eau allait monter jusqu’au haut du sas, rester dans cette situation quelques minutes, avant de s’écouler par un tuyau spécial qui s’ouvrira à cette effigie et qui les déverse jusqu’au lac. Il est sur le côté, mais complètement inaccessible à cause d’un mécanisme complexe et méconnu.

Nous avons déjà de l’eau jusqu’au mollet. La salle n’est pas bien grande, elle mesure tout au plus dix mètres carrés et trois mètres de hauteur, mais l’eau qui nous tombe dessus semble être en quantité suffisante pour la remplir trois ou quatre fois. J’ai beau réfléchir, la salle est hermétiquement fermé, et mes connaissances ne sont pas assez poussée pour me permettre de nous délivrer. Soudain, ma mémoire se raviva. L’Hiyori ! Il possédait une affinité avec les eaux ! Il pouvait peut-être retardé la chute de l’eau le temps que les vannes s’ouvrent ? Aussitôt je détournai mon regard vers lui pour lui exposer la situation. Mais ce que je vis me refroidit : l’Hiyori, bien que diplomate avec les eaux et ayant recouvré des forces à l’aide de drogues avait du mal à tenir debout.

L’eau nous parvenait maintenant jusqu’aux cuisses. Il fallait trouver un échappatoire, et rapidement. Ah, si seulement le tuyau était accessible, ce serait notre carte de sortie. Adieu ce foutu dédale, et bonjour la lumière du jour !
Mon disciple pousse un cri de douleur, sa jambe le faisait souffrir à nouveau.


« Hiyori, tu devrais pouvoir colmater la plaie avec toute cette eau à disposition, non ? »

Mais l’Hiyori n’entendait plus rien, un mal bourdonnait à ses oreilles. La rose des mers faisait déjà son terrible office et perturbait les sens du garçon. Aussi n’entendait-il plus la voix de son maître, et ne ressentait que la douleur. Puis tout d’un coup, il ouvrit les yeux, car ses souffrances étaient diminuées. Darok venait d’user le fond de son chakra pour créer de la glace en quantité autour de la jambe de l’Hiyori.

« Elle tiendra sûrement moins bien que la tienne, mais c’est tout ce que je peux faire pour t’éviter tes douleurs inutiles… »

Iba hocha de la tête, en se concentrant, il arrivait à comprendre à peu près les paroles du Chuunin. Ce dernier ne subissait pas encore les inconvénients de la drogue peut-être parce qu’il était moins fragile.
Ses côtes le tenaillait, mais s’ils comptaient sortir d’ici, il ne pouvait plus gaspiller du chakra pour limiter le gêne. Il ne lui restait que quelques gouttes, et il fallait en faire bon usage. Ils avaient dorénavant de l’eau jusqu’aux hanches, et Darok espérait que la glace créée autour de la jambe de son élève ne le coulerait pas lorsqu’ils devront flotter. Darok désespérait de trouver une solution, si bien qu’il demandait conseil à tous ceux qui l’avaient formé.


*Que feriez-vous à ma place, mes maîtres ? *

Mais aucune réponse ne vint, évidemment. Ils devaient encore et toujours se battre seuls, et résoudre leurs problèmes seuls. L’eau leur arrivait maintenant jusqu’au milieu des abdominaux, et les effets secondaires de la rose des mers étaient plus importants encore sur le genin. En effet, il ne sentait pas l’odeur nauséabonde de cette eau usée. En soi, c’était plutôt un avantage. Mais le Chuunin devait désormais agir vite, pendant que son disciple était conscient. Il devait réfléchir méthodiquement : son but, c’était le tuyau qui les mènerait au lac. Pour y accéder, il y avait deux solutions, soit attendre qu’il se découvre, soit détruire le mur et tenter de le trouver. Mais ce mur épais ne se briserait pas sous l’effet d’un dragon aqueux, car il était trop épais.

Un espoir se dessina sur son visage. Le mur était habitué à subir la pression de l’eau de toute une salle, sauf que cette pression était répartie sur, justement, toute la salle. S’ils arrivaient à concentrer l’eau sur un seul pan du mur, ils arriveraient alors à le fissurer, et qui sait, à l’exploser. Et là, ils pourraient aisément sortir de ce trou puant ! Il regarda le mur, qui mesurait près de sept mètres carrés. Maîtriser l’eau sur une parcelle aussi large ne serait pas chose aisée, mais il fallait essayer.
Il devait faire part de sa découverte à l’Hiyori, et tourna la tête afin de se déplacer vers lui. Ses mouvements étaient ralentis car il avait de l’eau jusqu’à la clavicule.


« Hiyori, Hiyori ! » Aucune réponse.
« Tu m’entends, Iba ? » dit-il en le secouant. Le garçon était plus petit que son maître, et l’eau lui arrivait presque à la bouche. S’il perdait connaissance, ce serait la fin. « Iba, réponds moi ! » Il regarda son maître, et hocha de la tête comme pour dire qu’il l’écoutait.
« Iba, tu ne t’évanouis pas ! Il faut qu’on envoie l’eau le long du mur à notre droite. Derrière, il y a un tuyau assez large qu’il faut qu’on emprunte, c’est la seule issue, tu m’entends, la seule ! Il faut la répartir sur TOUT le mur !
J’ai besoin de toi pour le faire ! Alors ne sombre pas dans l’inconscience, d’accord ? Tu m’entends ? »


Le genin hocha la tête, mais Darok n’était pas convaincu de l’acquiescement du garçon. A l’aide de leurs dernières, toutes dernières réserves de chakra, ils se mirent à flotter sur l’eau – qui ne leur arrivait alors plus qu’au genoux- et se mirent à réaliser des signes. Une couche d’eau partit se coller contre ledit mur de telle sorte que seules leurs chaussures touchaient désormais la surface de l’eau.

« Allez Iba, c’est notre ultime espoir, réparti bien l’eau partout, on y va, il faut enfoncer ce mur ! »

« Ce mur » ne bougea pas. Il était habitué à recevoir une pression importante et à y résister. Mais peut-être, justement, que recevoir cette pression l’avait ébréché ou tout du moins rapiécé. Toutes les chances étaient à prendre, ils ne devaient rien laisser filer.
L’Hiyori utilisait sa technique pour dépasser ses limites, technique que Darok ignorait, afin de rester à la surface. La glace le tirait vers le fond et c’est grâce à son mental qu’il restait encore conscient. Darok puisait dans se retranchait dans un seuil critique, il allait lui aussi bientôt s’évanouir à ce rythme. Et de plus en plus d’eau continuait de tomber du plafond, si bien que dans peu de temps, les ninja allaient le toucher.
La paroi était complètement recouverte d’eau. Darok posa ses mains sur la surface de l’eau agitée, et utilisa son domaine de prédilection afin d’augmenter la pression infligée sur le mur. L’Hiyori n’avait pas besoin de mettre ses mains sur l’eau, sa seule et unique pensée commandait.


[Iba] * À moi les eaux ! Enfoncez ce mur. *

Un petit craquement se fit entendre. La tête de l’Hiyori touchait le plafond, il dut se courber. Encore un peu, ils y étaient presque ! les yeux de l’Hiyori, bleu saphir, se rapprochèrent d’un blanc opale. Au contraire, darok commençait à devenir tout rouge. Ils poussèrent ensemble un cri de rage, délivrant toute leur énergie dans un ultime assaut contre le dernier rempart. Il y eut un craquement plus sonore, et une fissure se dessina. Sa taille augmentait aussi longtemps que les shinobi relâchait leur énergie. Les cheveux d’Iba étaient hérissés en pointe, avant de redevenir normaux… Il cracha une gerbe de sang et s’effondra, une deuxième fois aujourd’hui. Darok se sentait vide d’énergie, et n’avait plus envie de lutter.Mais il réussit cependant à attraper d’une main de fer le jeune homme. Il s’écroula à son tour, l’effort étant trop intense. L’eau agglomérée au mur s’effondra et le niveau d’eau de la salle augmenta dangereusement.

Mais le mur ne supportait plus la force exercée par l’eau, et de la fissure se dessinèrent d’autres brèches, innombrables. Un bloc du mur explosa au fond de la salle, car c’était là où la pression était la plus intense. L’eau commençait à se déverser, mais un autre bloc de pierre éclata vivement. Un éclat parvint dans l’arcade sourcilière du Chuunn, le sortant de son mutisme, juste avant que le pan du mur ne s’effondre littéralement. Il découvrit alors le large tuyau, sous quelques décombres. Le niveau de l’eau était nulle, car elle s’infiltrait entre les rocs et partait dans le tuyau.
Quel soulagement ! Il profita de l’inconscience de son élève pour verser quelques larmes de joie.

Leur vie n’était plus menacée !

Mais alors un bourdonnement sourd lui parvint. Il se mit à genoux et se prit la tête entre les mains. La rose des mers faisait son office sur lui dorénavant. Il eut cru que quelqu’un tapait avec un marteau sur sa tête, ou bien qu’on découpait son cerveau avec des ciseaux. Quoi qu’il en soit, c’était vraiment insupportable. Il s’effondra, de la bave coulant de sa lèvre. Ses yeux frétillèrent et ses globes oculaires devinrent blancs, il allait de nouveau sombrer dans l’inconscience… et ça il en était hors de question. Il se cogna la tête fortement sur le sol et roula sur le côté sous le choc. Son front était maculé de sang, mais il avait réussi à rester conscient. Il prit le Genin sur son épaule, et après avoir enlevé des cailloux obstruant le passage, il se jeta dans le tuyau, direction la sortie.

Le tube était comme un petit toboggan, il était lisse et glissant et ils eurent vite fait d’arriver au lac. Ils étaient enfin libres ! La direction que prenait le tuyau les obligeait à plonger dans le lac, mais Darok en sortit rapidement. Sur la berge, il s’autorisa à s’effondrer. C’était un endroit très peu fréquenté, il y avait pu de chances qu’ils croisent quelqu’un, et lorsqu’ils se réveilleraient, ils iraient à l’hôpital ; ils n’étaient pas en mesure d’y arriver dans leur état actuel.
Le chuunin retomba sur le dos et sentit alors la lame qu’il avait prise dans les catacombes.


*Elle est toute émoussée… mais ce que j’ai fait la dernière fois, la vitesse à laquelle j’ai exécuté mon déplacement… Il se peut que grâce à elle je devienne encore plus fort…*

[Nous permets-tu de débloquer "zone de dégâts" ainsi, Zab'? ^____^]
[A part si Iba veux faire un dernier post, il est fort possible que ce RP s'achève ainsi. Merci à tous ceux qui nous ont lu Smile ]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 29 Avr - 12:04

[Bon, je clôture ce RP dans les ruelles…en réitérant la demande de Darok, vis-à-vis de « Zone de dégâts », et en espérant que ce récit pour le moins « mouvementé » vous aura plu. Smile ]

S’il s’agissait d’une plaisanterie, elle était vraiment de très mauvais goût, et encore l’enfant mâchait ses mots. La tête du garçon commençait à lanciner, tandis que déjà ses pieds barbotaient dans une flaque d’eau géante. Inconsciemment, il repensa au discours que l’on tenait aux nouveaux postulants souhaitant intégrer l’Académie…

Ne crois pas qu’il suffise de vouloir pour pouvoir. La vie du shinobi est parsemée d’embûches. Nombres sont ceux qui sont tombés avant d’avoir fini leur formation. Alors pourquoi toi, y parviendrais-tu ?

Oui…pourquoi y parviendrait-il ? Comment sortir de cette impasse ? Enfin, forcé d’avouer qu’on ne lui avait pas dit à son entrée à l’Académie, qu’il devrait faire un séjour en enfer, ni même explorer d’autres dimensions, ou encore affronter un Kazekage démoniaque…
A côté de cela mourir noyer dans un réservoir d’eau de son propre village semblait réellement ridicule. En y repensant bien, il avait quand même eut une sacrée journée…
Est-ce que mit bout à bout, on pouvait considérer que cela était équivalant à une discussion plutôt unilatérale avec le Nocher ou un affrontement avec un démon sorti dont ne sait trop où ?

Darok s’agitait beaucoup…Pourquoi bougeait-il autant ? L’esprit du genin s’embrumait peu à peu. S’échapper, il fallait s’échapper. Surtout ne pas fermer les yeux, ne pas s’endormir, céder maintenant, se serait trop bête. Le sas était hermétiquement fermé et les murs donnant sur les catacombes devaient être terriblement épais, une inondation dans les sous-sol de Kiri no Kuni serait catastrophique pour les fondations de certaines habitations. Il manquerait plus que le duo crée un effondrement en plein centre-ville, parce que niveau « casse », ils avaient plutôt dépassé le quota pour la journée.

Un sifflement parvint à ses oreilles. Diffus pour l’instant…

Le chuunin continuait de bouger, encore et encore, mais Iba lui n’avait qu’une envie, s’asseoir et dormir. Il ne sentait plus rien, pas même l’eau qui lui parvenait déjà aux genoux. Le cri aigu se transforma en roulements de tambours, claquement de cymbales, comment pouvait-on se concentrer dans un tel brouhaha. Comment pouvez-vous réfléchir lorsqu’un orchestre entier semble jouer juste à côté de vos deux oreilles ? Il allait faire bouffer sa baguette au chef, crever le flan des percussions, casser du bois, couper des cordes…
Il ne se rendait pas compte que la seule corde qu’il cisaillait activement, c’était celle qui le maintenant en vie. Les drogues l’endormaient complètement, l’anesthésiant, ses paupières devinrent lourdes, si lourdes que même Atlas n’aurait put les soutenir.
Soudain, un mouvement trop brusque fit voler en éclats pour la seconde fois la protection argenté sur la jambe du garçon, aussitôt il s’effondra la douleur submergeant complètement son esprit las et fatigué. Darok semblait lui parler, mais le garçon ne l’entendait pas, se débattant contre sa souffrance, mais aussi pour garder la tête hors de l’eau.

Avouez qu’une telle fin pour un Maître de l’Eau, c’est plutôt inattendu…

Heureusement pour Iba, son sempaï ne l’entendait pas de cette oreille et utilisa un peu des quelques forces qui lui restait pour réparer l’attelle transparente. Presque aussitôt, les peines furent atténuées. Le genin serrait les dents.
Il se redressa, et essaya de parler aux Eaux, le contact était faible pour ne pas dire inexistant, néanmoins, il flottait, sans trop d’efforts, une chance…

A voir l’expression du chuunin, la situation s’annonçait vraiment désespérée. Vers qui se tourner, d’où viendrait la solution ? Et si elle ne venait pas ? Condamnés, c’était le mot pour qualifier la situation. Les effets bénéfiques de la drogue s’était complètement dissipés, seuls restaient sa douleur et son impuissance. Il ne sentait plus son chakra, peut-être était-il totalement vide de toute énergie ? Par quel miracle pouvaient-ils encore espérer réchapper à la Mort qui semblait les courser ? Le miracle c’était plutôt qu’ils aient réussis à survivre jusqu’ici. En fin de compte, peut-être pouvaient-ils s’estimer heureux d’avoir survécu aussi longtemps. Ils s’étaient bien battus, mais leur course s’arrêtaient là…

Il allait rejoindre les siens.

Pourraient-ils le faire le regard haut et fier. Sûrement. Il avait tout donné, la fin semblait inéluctable. Il aurait bien aimé dire à Darok qu’en fin de compte, sous ses airs de rustre aux élans patriotiques, il avait été plus qu’un simple compagnons d’arme, mais un réel ami. Toutefois, le Destin en décida autrement, ses lèvres refusaient obstinément de bouger. L’eau continuait de monter, rapprochant de plus en plus la sentence « divine ».

On le secouait.

C’est pas vrai, jusqu’à la fin on l’ennuierait ? Ne pouvait-on pas le laisser rendre l’âme en paix ? Sa vue était floue, ses oreilles bourdonnaient. Qui lui parlait ? Cette forme, ces contours…Cette odeur ? ! Darok ?


[Darok] «-Iba, réponds moi ! »

A quoi bon ? Tout était fini. Ne s’en était-il toujours pas rendu compte…Personne ne viendrait nous sauver, et le binôme n’était pas à même d’échapper à cette situation « embarrassante ».

[Darok] «- Iba, tu ne t’évanouis pas ! Il faut qu’on envoie l’eau le long du mur à notre droite. Derrière, il y a un tuyau assez large qu’il faut qu’on emprunte, c’est la seule issue, tu m’entends, la seule ! Il faut la répartir sur TOUT le mur !
J’ai besoin de toi pour le faire ! Alors ne sombre pas dans l’inconscience, d’accord ? Tu m’entends ? »


Il ne comprenait pas, peut-être parce qu’il n’entendait qu’un mot sur deux. Ce devait être cela…
Et puis qu’est-ce que c ’était cette histoire de tuyau ? Soudain son bras droit fut prit d’un violent spasme, ses veines se contractant, puis ressortant, profondément de son avant-bras. La zone autour de sa gemme était la plus marqué.
Pas maintenant…tu ne dois pas abandonner…
Cette voix, il aurait put la reconnaître entre mille. Maître…
Son esprit essayait d’assimiler ce que le chuunin venait de lui dire. En gros, il fallait agglomérer l’eau sur le pan et augmenter sa pression pour faire craquer le mur extérieur, donnant sur l’air libre. Physiquement, il aurait été plus simple d’augmenter la pression sur une petite surface pour la faire céder, mais le trou trop petit ne permettrait certainement pas d’écouler assez vite l’eau pour les empêcher de se noyer. Faire plusieurs petit trous restait une solution, mais le temps et les forces leur manquaient. Ils n’avaient le droit qu’à un seul essai.
Se remémorant les préceptes de Shinobu, Iba coupa la circulation, bien que très faible dans certains de ces membres, l’emmagasinant le plus possible pour créer un maximum de chakra et employer un maximum d’eau. Cette dernière devait s'entasser sur toute la surface du mur, c’était comme prendre plusieurs individus pour cible. Le duo avait presque atteint le plafond à cause de la montée des Eaux.


[Darok] «- Allez Iba, c’est notre ultime espoir, réparti bien l’eau partout, on y va, il faut enfoncer ce mur ! »

Harangué par son supérieur, le garçon relâcha toute l’énergie qu’il lui restait, du sang coulait de ses oreilles et de ses yeux. Il hurla mentalement des instructions aux Eaux. Une seule directive, abattre le mur, l’exploser, le réduire en miette, l’atomiser.

D’abord rien…puis des craquements se firent entendre, des fissures apparaissaient sur toute la surface du mur, le lézardant. Le garçon sentait un liquide chaud couler sur son visage, ce qui contrastait fortement avec la température de celui dans lequel il était plongé. Subitement la paroi céda, libérant ces prisonniers et déversant des litres et des litres d’eau à l’air libre.

Ils étaient sains et saufs…et libres. Enfin presque.

Néanmoins la fin de l’histoire échappa à la mémoire du garçon. En effet, dès le mur effondré, sa conscience le quitta. Il ne se réveilla que plusieurs heures plus tard, dans un lit, emmitouflé dans une quantité impressionnante de bandages. Nimuro était à ses côtés. Darok lui aussi, sur une autre couche juste à sa droite.
Il apprendrait plus tard, qu’après être tombé inconscient, Darok l’avait porté et qu’ils avaient effectué une descente en toboggan qui les avaient mené au lac de Kiri. Là une patrouilles les avait trouvé et emmené à l’hôpital.

Sa jambe ne lui faisait plus mal, Nimuro ne devait pas y être étranger. Un sourire rayonnait sur le visage de ce dernier. Darok grogna, il s’éveillait.


[Nimuro] «- Je suis heureux que vous soyez sain et sauf. »

«- Moi aussi… » et le garçon lui rendit son sourire.

Darok semblait avoir retrouvé ses esprits, et être pleinement conscient. Il se releva appuyant son dos contre le mur avec quelques difficultés et demanda expressément.

[Darok] «- Masara ?, il sembla s’étouffer à moitié. Aucun des deux shinobi n’étaient complètement d’aplomb.

[Nimuro] «- En sécurité, Shinji-sama c’est occupé de tout…D’ailleurs, il est passé rapidement pour vous voir, mais vous étiez encore assoupis. Vous devez partir demain pour le Fort. Profitez bien de cette journée de repos pour reprendre des forces. Normalement toutes vos blessures ont été guéries, mais contre l’épuisement nous sommes impuissants.

Darok et Iba hochèrent la tête. Puis le genin fit face à Darok.

«- Sempaï, vous me devez une crêpe. », et le duo éclata de rire, ce qui laissa un peu au dépourvu le jounin. Reprenant son souffle, Darok ajouta.

[Darok] « Par contre rien ne change, c'est toujours Senseï, abruti de disciple.» Et ils rièrent de plus belle.

[FIN]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 29 Avr - 12:14

[Darok : +8 EXP RP]

[Iba : +12 EXP RP]

[Darok et Iba : +3 EXP Apprentissage Zone de Dégâts]

[Bon boulot les jeunes Wink]

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 13 Avr - 20:15

Durant tout le chemin, Sakray s'était retrouvé entre Hasumi et Taiki. C'était Irako qui l'avait voulu, il avait été clair à ce sujet-là. Sakray n'avait rien à redire, contrairement à Hasumi qui a -vainement- tenté de renverser les choses. Mais Irako avait été catégorique, et ne changea pas d'avis. Il avait même soufflé à Sakray de les empêcher de s'approcher durant le trajet, ce qu'il dût faire deux fois, et qui mis Hasumi en colère.
Le trajet jusque Kiri fût assez rapide, en tout cas plus que celui Suna-Kumo. Le Sunéen ne fit pas attention au paysage, il ne faisait que marcher, sans rien penser. Hormis que la différence entre les climats des 2 villages était très...flagrante.
Une fois devant le village, les grandes portes leur furent ouvertes, et Irako alla rapidement toucher quelques mots à certaines personnes qui étaient présentes. Celles-ci jetèrent un rapide regard vers Sakray, puis hochèrent la tête. Ils s'en allèrent rapidement, puis la délégation entra, et les portes fûrent refermées. Il resta entre Taiki et Hasumi, lorsque Irako s'avanca vers lui.


[Je te laisse continuer thumright ]


T'as pas envie d'aller jouer au frisbee sur l'autoroute, pelle à merde ?
Mêle-toi de ton business !

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Mar 15 Avr - 22:35

[Irako] - Ok c'est bon. On t'arrange les papiers administratifs.

Il hocha la tête.

[Irako] - Tout se passera bien. S'il y a des provocations, ni répond que si ta vie est en danger.

Cela l'ennuierait véritablement de devoir démontrer par A + B que c'était bien le Kiréen qui avait déclenché les hostilités, et que le Sunéen n'avait fait que se défendre. Ce serait si... chiant.

[Irako] - En attendant mieux, tu habiteras chez nous.

Fukujiro sourit.

[Fukujiro] - Bon, ça s'est fait...

Hasumi le foudroya du regard.

[Hasumi] - Ouais...

[Fukujiro] - Avoue que tes velléités hormonales en prennent un coup, Hasu.

Irako leva une main. Plus personne ne parlait.

[Irako] - Ok. Sujet tabou N°1 : l'activité hormonale de ma soeur.

Hasumi rougit, se retourna et s'éloigna en marmonnant ce qui était très certainement une insulte. Fukujiro donna un coup de coude discret à Taiki.

[Fukujiro] - Et dire que c'est avec cette bouche-là qu'elle...

Nouvelle main levée.

[Irako] - Ok, très bien, autant pour moi. Sujet tabou N°2 : la bouche de ma soeur. Et Sujet Tabou N°3 : l'intégrité physique de ma soeur. Donc, quand on évoque Hasumi c'est : soit pour le boulot, soit elle est en danger de mort, soit elle est enceinte. C'est tout.

Mise au point certainement nécessaire. Bande de petits cons. À reluquer la famille Matsumoto. Cela ne se passera pas comme ça, au non ! Ils allaient bosser, suer, le supplier de les achever, se traîner sur les bras avant pour rentrer. Oh oui ! ils allaient morfler.

[Irako] - Ces précisions apportées, rentrez chez vous. Taiki, j'ai bien dit chez vous. Pas chez moi. À demain. Non. Après-demain. Demain... je fais pas cours.

Sujet Tabou N°4 : les jours de repos. Mais il ne le précisa pas. Cela, après tout, allait de soi.

Il se remit à marcher vers chez eux. Chez lui.

[Taiki] - Je repasserai ce soir alors. Bonne journée Irako !

Et le respect alors ? Il ne releva pas. Sakray marchait à ses côtés. Il était bon que les Kiréens voient le Sunéen avec lui. Cela les rassurerait. Et éviterait un malencontreux accident. Du genre mortel. Noyade, hydrocution. Ce genre de brouilles.

[Irako] - Bon demain je dors. On commencera plus tard. Tu pourras te promener dans Kiri. Tu n'as pas de limites d'accès - à part celles de tout le monde.

Irako sourit.

[Irako] - Pense bien que les Kiréens ne te font pas une faveur. Quelques uns attendent d'avoir une raison suffisante de te faire emprisonner. Ça durera quelques jours.

Quelques années, oui.

MessageSujet: Re: Les Ruelles   Dim 20 Avr - 19:56

[Irako]"Ok c'est bon. On t'arrange les papiers administratifs."

[Sakray]"Ma présence n'est pas requise pour cela ? Je suppose que vous êtes allé voir un responsable et que vous m'avez désigné de loin."

Irako hocha la tête en signe d'affirmation.

[Irako]"Tout se passera bien. S'il y a des provocations, ni répond que si ta vie est en danger."

[Sakray]"Bien. La difficulté va être de dicerner si ma vie sera en danger ou non. Dans tous les cas, je suppose que je suis en droit d'esquiver toute tentative de coups donnés à mon encontre."

[Irako]"En attendant mieux, tu habiteras chez nous."

[Sakray]"Je suppose que c'est la meilleure solution. Si je devais aller dormir dans un hotel, je serais une cible facile pour les Kiréens."

Fukujiro, qui était encore présent et qui écoutait les recommandations d'Ikaro à Sakray, se mit à sourire, tout en regardant Hasumi du coin de l'oeil.

[Fukujiro]"Bon, ça s'est fait..."

[Hasumi, foudroyant Fukujiro du regard]"Ouais..."

[Fukujiro]"Avoue que tes velléités hormonales en prennent un coup, Hasu."

Ikaro les fit taire d'un signe de la main, les empêchant d'aller trop loin et d'en venir aux mains.

[Irako]"Ok. Sujet tabou N°1 : l'activité hormonale de ma soeur."

Sakray regarda avec un léger amusement Hasumi rougir et s'en aller, marmonnant quelquechose d'incompréhensible. Fukujiro donna un léger coup de coude à Taiki, et lui chuchota quelquechose qu'il fallait mieux qu'Hasumi n'entende pas. Malheureusement, Ikaro, lui, l'entendit, et la sanction ne tarda pas à tomber.

[Irako]"Ok, très bien, autant pour moi. Sujet tabou N°2 : la bouche de ma soeur. Et Sujet Tabou N°3 : l'intégrité physique de ma soeur. Donc, quand on évoque Hasumi c'est : soit pour le boulot, soit elle est en danger de mort, soit elle est enceinte. C'est tout."

Sakray regarda Ikaro, toujours avec amusement. Il appréciait ses méthodes, pour l'instant, mais qui sait, peut-être qu'en tant que professeur, il était bien pire.

[Irako]"Ces précisions apportées, rentrez chez vous. Taiki, j'ai bien dit chez vous. Pas chez moi. À demain. Non. Après-demain. Demain... je fais pas cours."

Ils reprirent la marche, en direction de l'allée centrale. De là, ils se séparèrent et Taiki se permit une remarque qu'Irako ne releva pas.

[Taiki]"Je repasserai ce soir alors. Bonne journée Irako !"

Ils le regardèrent s'en aller, et Sakray resta avec Irako. Ils marchèrent ensemble sur le chemin de la maison de ce dernier.

[Irako]"Bon demain je dors. On commencera plus tard. Tu pourras te promener dans Kiri. Tu n'as pas de limites d'accès - à part celles de tout le monde."

[Sakray]"Je n'en abuserai pas, vous avez ma parole. Je suis peut-être un Sunéen, mais lorsque je promet quelquechose, je le fais."

Irako sourit suite à cette remarque, puis il fit une dernière mise en garde pour Sakray.

[Irako]"Pense bien que les Kiréens ne te font pas une faveur. Quelques uns attendent d'avoir une raison suffisante de te faire emprisonner. Ça durera quelques jours."

[Sakray]"Hé bien, ils ne perdent pas de temps quand aux intentions hostiles. Je ferai en sorte d'éviter tout malentendu."

Irako hocha la tête puis après un petit moment à marcher, ils finirent par arriver à destination. Sakray décida d'aller se coucher, suite aux récentes avantures dont il avait pris part.


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