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 Les crocs de la lune [Premier post pour m'échauffer]

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MessageSujet: Les crocs de la lune [Premier post pour m'échauffer]   Lun 7 Sep - 21:34

L'académie est souvent un endroit de repos lors d'une nuit fraîche. Les ninjas qui y résident, très peu, sont tous assoupis lorsque je passe comme un errant dans les longs couloirs de ce bâtiment. Nue pied comme à mon habitude, j'arpente les marches pour monter au deuxième. Guidé par une main à plat, frottant le mur de ses doigts, je laisse mon imagination raconté des souvenirs. Il n'y avait pas si longtemps, mon corps ainsi que mon esprit s'épanouissaient dans cet endroit. Tel une chenille devenu papillon, je suis maintenant chuunin. Même si j'aime le métier que m'offre le village, la responsabilité qui m'est accordé, parfois je me demande si je ne le suis pas devenu un peu trop vite... Dans mon insatiable goût de progresser, ne serais-je pas passé à côté de quelques points importants ? Ma vie ne serait-elle pas mené de gestes irréparables. Au fond, la grande question qui me torture souvent l'esprit est : Ne serais-je pas plus heureux en étant un garçon comme les autres ? Pourquoi, nous les gamins, rêve-t-on de devenir comme les grands guerriers qui régissent ce monde ? Il est évident que plusieurs de mon âge ne se pose pas autant de questions futiles comme je sais les faire...

Me promenant dans le nouveau corridor qui s'offre à moi, mon regard fuit parmi la pénombre. Les oreilles tendus, j'écoutes les ronflements légers des garçons laissés dans cet établissement par leurs parents. Sans le moindre doute, je m'exclame intérieurement que jamais, ô non jamais, mes propres géniteurs m'auraient abandonné sous raison. Car s'est ainsi que je considère la nouvelle vie de ces malheureux : un abandon ! Enfin, pour me soutirer cette pensée blessante de ma tête, je souffle. Du même coup, ma poitrine s'atrophie. J'arrête toute progression, attendant un moment qui ne viendra jamais. J'arrête également ma respiration, comme si mon corps était maintenant submergée d'une immense vague, ne pouvant ensuite plus remonté. Dans un silence profond, je scrute le couloir, et malgré la noirceur présente, je réussi à identifier un corps. Un élève ou un professeur ? Sans prendre le temps d'y penser, je me fais tout petit, oubliant du même fait de reprendre le coure de ma respiration ! Me penchant le plus lentement que je me permets, sur la pointe des pieds, décidément surpris par ce quelconque individu, je m'adosse au mur et y pose ensuite ma tête. D'une main tranquille malgré la tension du moment, je viens replacer la mèche pendante devant mon oeil derrière mon oreille. Si il s'avérait que je sois surpris ici par un professeur, dans un endroit que je dois pas être, où je ne dois même pas me promener, étant donné qu'on me prendrait pour un simple garçon. Serrant les dents, je rage pour la faute qu'il commettrait en me grondant comme il gronderait un gamin.

Le corps passe dans un bâillement. Et pourquoi avais-je peur, pourquoi aurais-je dus me cacher, je ne suis pas un simple étudiant ! Je suis un ninja de classe moyenne ! Me relevant d'un bond, je reprends appuis sur mes deux jambes... mais elles fléchissent et je retombes à genou en un seul vacarme. Serrant ma poitrine de ma main qui n'est pas occupé à prendre appuis sur le sol, je prends enfin conscience qu'il y a un bon bout que mes poumons ne se sont pas remplis d'air frais et nouveau. Rapidement, l'air fluctue dans mes narines, dans ma gorge et enfin dans mes poumons. L'oxygène est redistribué dans le sang qui parcours mon corps et mes jambes reprennent du poils de la bête. Recommencent ma monté pour me lever, prenant appuis sur mes genoux, je laisse une goutte de sueur perler et couler le long de ma joue avant d'aller s'écraser sur le sol de bois. La situation est très farfelues, et je ris doucement malgré l'oublie majeur que mon corps m'a fournie. Il serait peut-être temps de rentrer, je n'était venu que pour raviver des questions qui se posaient dans mon esprit difficilement. Maintenant, même si je n'ai pas toutes les réponses souhaitées, mes pieds et mon corps m'oblige de faire demi-tour, de rentrer dans la nuit chez moi pour qu'aucun de mes deux parents, "mère-poule" comme ils sont, ne s'inquiètes de mon absence prolongée en pleine nuit.

Dévalant les marches, parcourant à grandes enjambés les couloirs et portes que j'avais emprunté pour monter, un rire tonitruant s'échappe de ma gorge. Les yeux en larmes, pour aucune raison je laisse coure à mon plaisir. Sautant les quelques marches qui me sépare de la rue qui fait face à l'académie, j'atterris à pieds joints. Fuyant le bâtiment en courant, je cris une joie dont je ne sais quelle est sa source, réveillant au passage quelques marchands mal-commode !

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