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 [Domaine Hyuuga] Jin'

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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: [Domaine Hyuuga] Jin'   Ven 23 Oct - 20:28

Rappel du premier message :

Jin’ était assis dans sa chambre. Chambre qui devait reflétait le vide profond qu’il ressentait. La pièce avait des dimensions gigantesques. Mais à part une petite table, un meuble sobre qui devait contenir ses effets personnels réduits, et un lit posé par terre. Le Hyuuga, assis en tailleur, trônait sur des draps, au milieu de ce vide. S’il n’avait pas été aussi jeune, on aurait presque pu le prendre pour un érudit en plaine méditation.

Un mois. Un mois cela m’a pris pour pouvoir à peu près guéri de mes diverses fractures. Un long, durant lesquels, faute de pouvoir m’entraîner, j’avais pensé, réfléchi aux conséquences de mes actes, de mon comportement. J’ai établi une sorte de programme. Il a falloir que je m’améliore. Mais s’améliorer, c’est trop vaste. Les prochains entraînements conduiraient à mon maximum. Explorer jusqu’où je peux aller, connaître mes limites, et les repousser. Toujours plus loin, jusqu’à que je ne puisse plus avancer. Ce dernier point, j’aurais toute ma vie pour le travailler.

Il faut aussi que j’agrandisse mon panel de connaissances. C’est donc ce que j’ai commencé à faire durant ma période de repos. Lire. Et j’ai vite compris que lire m’empêcher de penser. Il y a la bonne pensée, et la mauvaise pensée : défaitiste, qui mine le morale et nous fait perdre notre confiance en soi. J’ai appris beaucoup durant ce mois, que ce soit par les livres, ou par l’expérience. Ce Uchiha m’a ouvert les yeux sur ma médiocrité, ma passivité vis-à-vis de mon clan et de mon entraînement et mon incapacité à gérer des situations qui m’échappent.

Je sais que les prochains mois vont être durs. Mais c’est aujourd’hui que ça commence. Mon premier objectif et de réussir ma rééducation en un minimum de temps sans tout foutre en l’air. Et pour cela, j’ai du lire beaucoup de livres sur le corps humain. Mes os seront plus forts là où ils se sont brisés, mais pour l’instant, ils sont fragiles, alors il ne faudra pas brusquer mon corps. L’exploration de mon corps et de ses limites sera donc repoussée. Le ninjutsu remplacera ce jeu d’endurance le temps que je sois remonté à bloc.

Le Hyuuga se leva tranquillement et sortit de sa chambre. Il traversa différents appartements des différentes branches du clan, pour finir dans le jardin de sa prestigieuse demeure. Cet immense jardin de la demeure du clan Hyuuga était destiné, semble-t-il, à l’entraînement au combat comme à la méditation. La fontaine japonaise occupait un large espace, et le plan d’eau recouvrait un tiers de l’espace disponible. Dans un coin, un début de lisière, qui faisait office de mini bois. À côté de l’édifice, un attirail d’armes de jet et d’armes de points étaient arrangés très minutieusement sur ne grande table, au dessous de laquelle on pouvait se servir d’un assortiment de fils, cibles, et autres accessoires servant au combat.
Le Hyuuga s’avança jusqu’au bord de l’eau, et s’y mit en tailleurs, songeur…


La maîtrise du Byakugan passerait forcément par la maîtrise précise et complète de mon chakra, il va donc falloir exercer un certain nombre d’exercices. Le premier, qui me semble le plus faisable au niveau actuel des choses, et de marcher sur l’eau. Cela demandez une grande maîtrise du chakra, le condenser et le maîtriser au niveau des pieds. Si j’arrive à le faire avec eux, je devrais réussir à recommencer avec mes yeux. Il faut que je dose précisément le chakra dans mes pieds, de façon, dans un premier temps, à pourvoir adhérer à n’importe quelle surface.

Un rapide calcul entre mes réserves actuelle de chakra et ma capacité à le maîtriser, et j’aboutis à une période d’apprentissage d’environ quatre jours. Je passerai le premier jour à doser sans arrêt le chakra dans la plante de mes pieds, jusqu’à ne plus en avoir. Le deuxième sera consacré à la pratique. Atteindre le sommet d’un arbre me paraît un objectif faisable et assez élevé. Les deux derniers jours seront consacrés à la marche sur l’eau. Le fait est qu’il n’est pas envisageable que j’échoue.

Je commence par me concentrer pour malaxer mon chakra à mon bon vouloir dans mon corps, puis je le dirige vers mes pieds. La sensation est assez nouvelle, mais il faut pas mal de concentration pour maintenir le chakra dans ses pieds. Il a une grande envie de se répartir également le long de ma jambe.

Jin resta dans cette position tout le reste de la journée, jusqu’à que la lune ait atteint son zénith. De temps à autres, le chakra, mal dosé, se montrait au niveau de ses membres inférieurs. Il finit par se lever, à bout de force et alla se caller en position du tailleur contre un mur, où il se reposa jusqu’à l’aube. Le soleil se faisant sentir, il changea de bâtisse, se restaura brièvement et se remit dans la même position que la veille. Ce jour là, on ne vit pas de chakra, et Jin se leva vers midi, et se précipita sur l’arbre. Il le gravit de quelques mètres, puis retomba souplement.

Ma montée n’est due qu’à ma force d’inertie. Le chakra n’y est en rien responsable. J’ai mis un jour et demi pour arriver à doser correctement le chakra dans mes pieds. Du moins tu le croyais. Je recommence encore une fois. L’arbre se rapproche. Je concentre mon chakra. Je sens que j’adhère un peu plus au sol. Il ne faut pas baisser ma concentration. Continuons. Un pas sur l’arbre. Le chakra doit être contrôlé minutieusement, très précisément. J’ai l’impression que mon pied ne fait qu’un avec l’arbre. Je peux prendre appuie sur lui, comme s’il y été cloué. Non, comme si l’arbre était le prolongement de mon corps. Le pied droit maintenant. Je re-dose précisément le chakra, je prends appuie. Je ne sens qu’une légère adhérence. Mon pied droit vient vite continuer le trajet pour éviter que je ne chute. Pied gauche, pied droit, pied gauche. Plus le temps de me concentrer.

C’est pas vrai ! Je retombe. Mais je rage. Pourquoi ça n’a pas marché avec l’autre pied. J’ai tout fait avec minutie. J’ai encore calculé la dose précise qu’il fallait que je mette dans mes pieds pour y arriver. Tout concordait. Réessayons.

Je me relance. Le pied gauche, chargé de chakra. Je communique parfaitement avec l’arbre. Maintenant le pied droit. Je change tout de même mon chakra, au dernier moment. Si ça n’a pas marché avant, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison. Mon pied adhère. Ne pas perdre sa concentration, et garder la même intensité de chakra dans les deux membres. Un pas. Deux pas. C’est comme si l’arbre était recouvert de colle instantanée. Et j’arrive à garder parfaitement cette concentration. Celle que j’ai encore travaillée à l’instant. J’arrive en haut, et me perche sur sa plus haute branche. Je n’étais jamais monté aussi haut, et d’ici, je peux voir tout le domaine Hyuuga, et, au loin, les maisons de Konoha. Le quartier riche. Tout est clame. Je n’ai pas le temps pour admirer le paysage.

Jin atterrit pour la troisième fois sur le sol. Il a l’air plutôt content de lui, et ce n’est que le milieu de la journée. Il plie soigneusement le haut de son kimono et avance vers le plan d’eau d’environ 20 mètres sur 30. Il pose un pied à la surface de l’eau, qui s’enfonce. Après une énième tentative, il sort de l’eau.

J’ai peut-être voulu griller des étapes. Ma rapide victoire pour l’arbre, c’est bien. Mais ça ne veut pas dire que la partie est gagnée.

[Shizaké] – Jin’, tu viens manger ?

Pourquoi faut-il que ma mère soit aussi furtive. Je ne l’ai pas entendu approchée, ni même repérée ou sentie. Ce n’est pas normal. C’est un tout autre niveau. Elle aussi a été shinobi, un jour. Elle ne me l’a jamais dit, mais c’est fort probable. Personne ne peut apprendre à être aussi « passe-partout » sans avoir embrassé la voix du ninja.

[Jin’] – Je me rattraperai ce soir. Pour l’instant ça ira. Merci.

[Shizaké] – Je te laisse à manger là alors.

Elle avait en effet rapporté de quoi me restauré sommairement. Elle sait toujours quoi faire au bon moment… mais elle me quitte déjà. Encore une fois, elle a deviné que je voulais être seul. Durant mon état de convalescence, c’est elle qui s’est occupée de moi. Elle faisait tout ce qui était nécessaire, sans plus. Ne me blessant pas, jamais un mot de trop. Jamais elle ne m’a demandé ce qui s’était passé, comment je l’avais ressenti. Je l’ai fait, c’est tout. Et si elle me juge au fond d’elle, elle ne le montre pas. Ses boulettes de riz sont bonnes, et j’aime sentit leur contenu qui se repend en mois, pour aller nourrir mes muscles, friand de nutriments. Aussi je les mange doucement, sans me presser. J’apprécie cela. Les choses simples restent les meilleures.

Maintenant, on va se concentrer sur toi mon bonhomme. Encore toi. Je vais monter à ton sommet non plus avec les pieds, mais avec les mains à plat. C’est parti. Le dosage dans mes mains est plus complexe que dans mes pieds, mais j’ai le plaisir de voir que ma journée d’hier n’a pas été perdue. J’arrive très facilement à doser le chakra, et je me lance en avant. Mes mains n’adhèrent pas à l’écorce noueuse de l’arbre de la même manière. Je change vite, le temps que ma main gauche met pour toucher elle aussi le bois. Là, j’adhère, mais pas longtemps.

La chute est aussi dure qu’inattendue. Avec les pieds, j’avais l’habitude, comme sur la terre, de mettre un pied devant l’autre. C’est instinctif, donc plus rapide si je décide d’accentuer la vitesse de déplacement. Ici, non. Je ne marche pas sur les mains. Faut-il que je me familiarise avec cette méthode… non, je ne crois pas. Je n’ai jamais entendu mentionner ni vu nulle part un ninja marchant sur les mains pour son entraînement. Je dois retenter. La concentration doit être accentué sur le maintient du chakra sur tous les niveaux de ma main.

Cette fois, foncer dessus en partant du principe que je vais réussir du premier coup n’est pas conseillé. Je me poste au pied du feuillus, et je poser mes deux mains à plat sur les nœuds qui font son écorce. Je concentre mon chakra. Une impulsion. Un saut. On recommence. Ce n’était qu’une question de dosage, j’arrive à me mouvoir autour de l’arbre. La sensation est agréable. C’est comme pour mes pieds, je ne fais plus qu’un avec l’arbre. Je le perçois entièrement, et l’arpente comme s’il était mon territoire depuis toujours…

Jin’ se posta sur la première branche, et continua de se déplacer avec l’aide des mains sur l’arbre. Au bout d’un quart d’heure, il alterna, d’abord lentement, puis plus rapidement, jusqu’à atteindre une vitesse de déplacement non négligeable, entre ses mains et ses pieds. Puis il enchaîna des exercices ou d’autres parties du corps entraient en contact avec l’écorce et devaient le maintenir. Il était fier de lui, et se déplaçait comme un singe dons son arbre, sautant, se suspendant à l’aide des mains, des cuisses, de son dos, sautant, se rattrapant in extremis, recommençant, enroulant ses jambes autour d’une branche. Son père, assis en tailleur sur le toit, regardait son fils s’amuser dans l’arbre, et peut-être repensa-t-il aux moments ou lui aussi avait choisi la dure voix du ninja.

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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Mar 5 Juil - 19:56

Mes yeux s'ouvrent, et j'ai l'impression que mes tempes sont prises dans un étau. Ce n'est pas ma chambre, mais elle est connue. Celle de Fen... Non. C'est la chambre d'ami de Kanzaki, qui habite seule depuis quelques années. Qu'est-ce qui s'est passé... il s'écoule un laps de temps un peu trop long à mon goût entre le moment ou je me suis posé la question et celui ou je trouve la réponse dans des souvenirs qui ne sont pas aussi nets qu'ils le devraient. Me creuser la mémoire est trop pénible, j'ai la bouche sèche, et pourtant de la salive lourde. Heureusement que l'appartement de Kanzaki est un terrain connu. La cuisine, un verre d'eau glacée...
Ce n'est pas une bonne idée, le mal de crâne empire. Qu'est-ce qu'elle peut avoir de bien dans ses placards. Du thé. Du thé vert. Pourquoi pas? La bouilloire est maintenant sur le feu, en train de chauffer l'eau. Quelque chose bouge et fait du bruit, c'est Kanzaki et Fen qui sortent et s'attablent autour de moi.

[Fen] – Est-ce que ça va? Pas trop la gueule de bois?

[Kazaki] – Je crois que c'est la dernière fois qu'on te fait boire.

***

Au bar, en train de siroter un cocktail, et Haga vient nous voir, Fen, Kanzaki et moi. Le décor est celui de chez maître Browly, et malgré le son assourdissant des caissons de basse, Fen arrive à faire comprendre à Haga qu'ils veulent me faire boire. Il commande deux fois « un mètre » de saké, ce qui correspond à deux fois dix verres de saké. Un pour eux, un pour moi. Sans me poser de question, tous d'un coup. Ils rient, et on va sur la piste, laissant Haga seul au bar, abordant ce que je crois être une de mes professeurs à l'académie. On revient, Haga commande, on boit à nouveau, ils me font goûter des tas de trucs tous aussi sucrés et alcoolisés les uns que les autres, puis on danse, et ainsi de suite.

***

[Jin'] – J'ai beaucoup bu.

[Fen] – Effectivement.

[Kanzaki] – Et beaucoup combattu.

Ma main est effectivement écorchée au niveau des jointures, ce qui veut dire que je n'y suis pas allé de main morte. Haha. Le bouilloire siffle, et le thé est ensuite servi. Parfait.

[Fen] – Si seulement tu pouvais en faire d'aussi bon, Kanzaki.

[Kanzaki] – Tu n'as cas emménager avec Jin'. Elle lui tire la langue.Je vais prendre une douche.

[Jin'] – Contre qui?

[Fen] – Un premier, un deuxième, et trois d'un coup. Le deuxième était genin, et à mon avis, tu risques d'en entendre parler.

[Jin'] – Je ne me rappelle plus...

[Fen] – Le premier m'a insulté, puis est sorti. Tu l'a rattrapé, et tu lui as fais sa fête... de dos, bien entendu. Le deuxième – le genin – avait un problème avec tout ce qui porte un blason de clan, et était presque aussi saoul que toi. Vous êtes sorti, et bien qu'il ait essayé d'utiliser un peu de ninjutsu, tu l'as éclaté, aussi. Les trois autres draguaient Kazaki, et c'est Ritak-sama en personne qui t'as arrêté. À mon avis, tu as de la chance d'être un Hyuuga, parce qu'il n'a pas la réputation d'être très gentil avec les alcooliques qui pourrissent son établissement.

Des bribes de souvenirs reviennent...

***

[Tito] – Et toi, c'pas parce que t'es un Hyuuga que t'as les droit d'être là, malgré ton âge.

[Jin'] – Ecrase.

[Tito] – Oui Monseigneur! Nan mais t'es sérieux là? T'as p'tet l'habitude, chez toi, de commander tout le monde, mais ici, on est libre, connard!

Ma main le chope au cou avant qu'il ait pu faire quoi que ce soit. Ma tête se rapproche en titubant un peu, pour mettre mes yeux bien en face des siens.

[Jin'] – Ecrase, ou c'est moi qui t'écrases.

Kanzaki vient nous séparer, avec Fen, en lui disant de bouger, ce qu'il ne fait pas.

[Tito] – Enculé de Hyuugas! Vous êtes tous aussi corrompus les uns que les autres, tous des merdes sans nom dans l'ombre de leurs héros!

Il est au courant de ce qu'il est train de dire lui? Durant toute mon enfance j'ai entendu ce genre de choses, et est-ce que j'y peux quelque chose, moi, si le dojutsu de la famille Hyuuga fait en sorte que ce soit un des meilleurs clans de Konoha? De plus, ce n'est pas seulement moi que ce con est en train d'insulter, mais tous ceux qui sont morts pour qu'il puisse continuer d'ouvrir sa petite gueule à merde, pour protéger son monde de merde, et il se permet ensuite de m'insulter. Je vais l'éclater!


***

Je me demande dans quel était je devais être pour que Kanzaki et Fen décident non pas de nous en empêcher, mais de nous suivre pour arbitrer un pseudo combat. Étonnement, le souvenir du combat est assez clair. Très brouillon, il y a eu un décompte de la part de Kanzaki, mais elle n'était même pas arrivée à deux que j'étais sur lui. Un uppercut qui l'a décollé du sol, et un crochet dans la tête. De son côté, la bouche en sang, maintenant au moins aussi rageur que moi, une lame d'énergie est partie. C'est là que le souvenir fait peur, j'ai esquivé, et mon état d'ébriété avait déclenché un sentiment bizarre. Colère et haine, dans un océan de calme, froid, inanimé, calculateur. Puis, les mêmes mouvement qu'Higaï, sa tête, enfoncée dans le sol, et Fan et Kanzaki qui, cette fois, nous ont séparé.
Par contre, c'est le seul combat dont je me souvienne. Kanzaki sort de la douche, en culotte et débardeur, ce qui ne fait pas réagir Fen plus que ça.

[Kanzaki] – Franchement, niveau combat, tu nous avais habitué à beaucoup plus gracieux.

[Fen] – Il était en colère, ça se ressentait.

[Jin'] – C'est bien, ça.

[Kanzaki] – Quoi donc? La colère?

[Jin'] – Oui.

[Kanzaki] – Personnellement, j'espère ne plus te voir comme ça.

[Jin'] – Il faut que j'aille retrouver maître Higaï.

La colère, un seul devoirs, et il était réussi. Il faut maintenant que j'arrive à retrouver cette sensation, froide et haineuse, pour pouvoir la faire émerger devant mon maître. Durant tout le trajet, j'essaie, en pensant aux mêmes choses auxquelles j'ai été sujettes durant l'escarmouche et ça marche, je me sens un peu plus fort, mais c'est également effrayant. Le contrôle que j'ai sur moi diminue, laissant place à quelque chose d'autre, de calculateur, de froid. Ce n'est pas de la colère, c'est de la haine. C'est plus fort, mais est-ce que ça compte quand même?

[Higaï] – Alors, colère?

[Jin'] – Oui.

S'ensuit un blanc.

[Higaï] – Très bien. Cela a pu te montrer de quoi tu es capable quand tu perds le contrôle. Vois-tu, tu as pu te sentir plus fort, mais c'est juste que ton corps à demandé un peu plus de chakra, ce qui lui a été accordé, sans que tu ne t'en rendes compte, aveuglé par la colère. Il faut maintenant que tu réussisses à reproduire cela, et tu sauras maîtriser quelque chose d'important pour l'avenir.

Il fait un clone de l'ombre, et me demande de lutter, en utilisant mon chakra pour améliorer mes compétences. En fait, il m'enseigne Chakra no Chuchu. Après le Waza, c'est assez aisé de moduler le chakra dans mon corps, et d'en approvisionner mes muscles afin de les rendre plus compétents. Au bout d'une heure de passes, le clone disparaît.

[Higaï] – Ce sera tout pour aujourd'hui. Pose toi maintenant la question de savoir si tu perds vraiment le contrôle lorsque la colère te gagne. Nous nous nous reverrons demain.

Demande de validation : Chakra no Chuchu - concentration de chakra


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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Dim 24 Juil - 1:11

L'histoire vue par un Hyuuga


C'est un exercice que maître Higaï me fait faire. L'éducation martiale doit aller de pair avec une éducation intellectuelle. Harmoniser le corps et l'esprit, pour ne pas sortir des dogmes du clan. Toujours selon lui, je ne suis encore loin de comprendre ces préceptes, mais que je le dois avant la fin de ma formation. « Monte là haut, et médite ». Ce que je fais, sur la tête du Shodaime, en position de méditation. Méditer... seulement cette phrase, aucun sujet. Ayant d'abord commencé à faire le vide en moi, une constatation et une question sont venues d'elles-même : pourquoi le Shodaime? L'homme qui cré Konoha, de toute pièce, avec le Daimyo. À cette époque, beaucoup de villages cachés se formaient. Pourquoi? La théorie de l'équilibre, qui n'est pas celle du chaos, mais peut s'en apparenter. Un chaos régnait depuis trop longtemps, aussi une pointe d'ordre est née, qui a fini par s'imposer, puis grossir, jusqu'à, sous le Nindaime, se heurter aux autres ordres, et engendrer un nouveau désordre. Et ainsi de suite. C'est pour cela que les Hyuuga ne se sont jamais attachés, au sens strict du terme, à changer le monde. Cela ne servirait à rien, le monde réagirait à ce changement, aussi des techniques puissantes, des hommes monstrueux, une doctrine de pouvoir, tout ça ne fait pas partie de mon quotidien. Au contraire, je dois chercher l'équilibre en toute chose, car peut-être que si j'arrive à en comprendre les rouages, je serais en mesure de prédire les réactions qui remettrons la balance au même niveau. Mais si quelqu'un est capable d'une telle chose, alors il existe son contraire, soit une chose totalement imprévisible. Une variable à très faible probabilité? Peut-on résumer cette doctrine pas des maths? Si c'était le cas, les Hyuuga seraient plus attachés à cette science logique, or ils sont plus portés sur l'art.

L'atmosphère est lourde, et le temps est orageux. Mais maître Higaï m'a demandé de méditer ici, aussi je ne vais pas m'arrêter pour cause d'intempéries. La vue est sombre, jetant une ombre sur le village, et des éclairs sont mêmes visibles au loin. À ma gauche se tient le Nindaime. Si son prédécesseur s'est occupé de la stricte création du village caché de la feuille, lui s'est occupé de son expansion, et de prospérité. Un bon stratège, un bon général, un bon politicien, vraisemblablement, du moins, jusqu'à sa rencontre avec la Mizukage. Un histoire prospère, jusqu'à la tâche de yang qui vient embellir le ying. Si aujourd'hui, je me trouve là, c'est une relation de cause à effet dont ces deux hommes ont fait parti, mais pas seulement. Il y a eu tous les adjuvants, les hommes, les femmes, qui ont croisé leur chemin, parfois seulement moins d'une minute, et qui ont permis que les choses se passent ainsi – ou éviter qu'elles ne se passent autrement. Nous sommes tous, en fin de compte, le résultat du monde. Création de Bouddha, dans lequel Hotei joue un rôle? Je n'aime pas trop l'idée que nous sommes des marionnettes aux mains des dieux, ce doit être plus compliqué que ça. Sinon, à force, ils se lasseraient, aussi divin qu'ils soient. Ils doivent plutôt agir sur les circonstances, sur des petits événements, comme la météo, et cette pluie fine qui commence à tomber. On sait comment les orages se forment, mais on ne sait pas pourquoi. Oh, certes, peut-être qu'on arrive à déterminer ce qui les provoque, mais peut-on, en remontant la chaîne de conséquence, savoir pourquoi cet élément était là à ce moment précis? Non, et c'est ici qu'intervient le monde, et que l'équilibre se régule à la base de la pyramide, une base élémentaire.

En continuant de songer aux Kage, on peut repenser à Shagen Hyuuga. Un cousin, au second degré. Mais cela n'a pas d'importance. Un homme qui n'était pas censé agir sur le monde, et qui pourtant, a du faire des choix. Notamment celui de devenir Raikage. Qu'a-t-il pu bien penser à ce moment? Chacun à sa propre vision du dogme de l'équilibre, mais tout de même. Un refus, tout comme une acceptation, serait la cause d'une conséquence, et ainsi de suite. Et pourtant, il a accepté. La question est de savoir si c'était pour éviter que quelqu'un d'autre n'est à subir ce fardeau, ou bien pour faire un certains nombres de choses avant d'observer un retour de situation?

La pluie est battante. Assis en tailleur, sous mon chapeau d'osier des rizières, j'en suis encore préservé, car il n'y a pas de vent pour désorienter les trombes de leur chemin verticale. « Les dieux pleurent sur Konoha ». De là où je suis, on pourrait dire que ce sont les Kages qui pleurent maintenant. Larmes de joies, ou de tristesse. Elles doivent être de joie, d'accueillir une nouvelle membre parmi leur cercle restreint. Un flash... Sans attendre, le tonnerre se met à gronder, et une légère brise se lève. Je vais peut-être rentrer en fin de compte. Mais maître Higaï avait raison, sur la tête de grands hommes, on a accès de grandes pensées. Je me lève. Un flash, mais cette fois, ce n'est pas un flash normale. Tout mon corps crie de douleur! Il se consume d'un coup, à l'intérieur et à l'extérieur à la f...

[Futsunuchi] - Bonjour...

Où suis-je? Tout est noir, debout, au milieu de quelque part, ou perdu dans le néant. Rien n'est perceptible, à part cette voix rauque, sortant d'on se sait où. J'essaie de parler, mais rien de sort, le son n'a pas de droit dans l'immensité sombre de ce nouvel univers.

[Jin] – Qu'est-ce que c'est?

Cela, je ne l'ai pas dit. Où je n'ai pas voulu le dire, mais alors que mes lèvres ne faisaient aucun mouvement, qu'aucun son ne se créait dans mes cordes vocales, ces paroles qui émanent directement du flux de mes réflexions se sont faîtes entendre. Il suffit que je le pense un peu plus fortement que les autres.

[Jin'] – Qui êtes-vous?

[Futsunuchi] – Je suis Futsunuchi.

[Jin'] – Comme le dieu des éclairs?

Un rire grave et saccadé raisonne autour de moi, alors que je suis toujours seul. Une goutte tombe, quelque part. Sans la voir, son bruit caractéristique de l'impact de l'eau rencontrant l'eau ne permet pas de se tromper. L'onde sur la surface apparaît sous mes pieds, et continue son déploiement, tranquille et infinie.


Mes yeux s'ouvrent, alors que la dernière goutte de la tempête tombe sur mon front en s'éclatant de mille perles étincelantes. En me redressant, je remarque un impact noir autour de moi, mes habits sentent le roussi, et son également imprégnés de cette matière noire, collante et irritante. Sur la peau, parfois, encore ses traces de suies, ou de carbone? En passant la main dans mes cheveux, elle en ressort couverte de granules sombres et mouillés. Le ciel s'est éclairci, et l'orage est passé, continuant sa route, laissant derrière lui un silence de respect. Debout, on voit ma trace, qui jure de propreté face au dépôt de suie noire sur la tête de défunt Hokage. Et pourtant, je doute encore... d'habitude, quand la foudre tombe sur quelqu'un, ce quelqu'un ne s'en sort pas. Ai-je vraiment été touché par cette dernière? Et puis il y a mon rêve, avec Futsunuchi, maître des éclairs. Qu'est-ce que cela veut dire? Pour l'avoir fait rire, m'a-t-il épargné? Ou alors s'est-il lassé de terrasser un aussi jeune garçon. Peut-être que mon heure n'est pas encore arrivée, en fait.

*

[Shizaké] – Jin'?! Qu'est-ce qui t'es arrivé? Tu es allé dans les mines?

[Jin'] En se grattant la nuqueEn fait, j'ai été touché par la foudre.

Petit moment de silence.

[Jin'] – Il y a un impact qui atteste de ce que je dis.

Maintenant, ma mère jauge son fils du regard.

[Shizaké] – Tu n'as rien?

[Jin'] – Non, je ne crois pas.

[Shizaké] – Va prendre une douche, je te fais du thé en attendant.

[Jin'] – Merci.

Le robinet couine un peu quand je l'oblige à bouger, puis l'eau chaude vient ruisseler sur mon corps, purgeant tout ceque cet éclair a pu laisser comme débris calciné de mon kimono, irrécupérable. Je repense à mon trajet du retour, qui n'est pas passé inaperçu. C'est en voyant mon reflet dans un vitrine, complétement noir, sauf mes yeux et quelques mèches de cheveux blanches épargnées que j'ai opté pour faire un retour incognito par les toits. J'ai cependant croisé un groupe de jeunes genins, qui ont pris la peine de se stopper pour me regarder passer. Inutile d'essayer de deviner ce qu'ils ont pu penser en me voyant ainsi. Heureusement pour moi, la blason Hyuuga avait complétement cramé, donc espérons qu'ils n'auront pas fait le rapprochement.
Je ferme les robinets. Il y a quelque chose d'étrange : le silence. Normalement, des gouttes devraient continuer de tomber. Ma main est... c'est comme si l'eau collait à ma peu, et ne voulait plus la quitter, ce qui est physiquement impossible. Même sans gravité, elle se dissocierait de mon épiderme. Qu'est-ce qu... ma vue, d'un coup, se met en noir et blanc, ma mère prépare le thé, le jardin trempé par le récent orage. Mon Byakugan? Un éclair minuscule vient de crépiter sur mon bras. Qu'est-ce qui est en train de se passer avec moi? Un deuxième éclair. Un troisième, et ainsi de suite. L'ampoule clignote. Elle éclate. La porte vole.

[Shizaké] avec ByakuganJin'!

[Jin'] Le regard tétaniséQu'est-ce qui se passe?

Elle fonce sur moi, deux coups, un sous une côte, un autre dans le dos. Je les connais ces deux points du Hakke, ce sont ceux qu'on utilise pour anesthésier quelqu'un, le plongeant dans un sommeil sans douleur et sans rêve...

*

Il y a maintenant quelque chose de mouillé dans ma main. Je l'ouvre, c'est un papier jaune. C'est bizarre, je me sens faible, et je n'ai pourtant pas fait d'effort. Des doigts viennent me prendre le papier de la main. J'essaie de me redresser, mais la main de maître Tokoshi vient me tenir délicatement, mais surement, au sol.

[Tokoshi] – Reste couché, Shinjin.

[Shizaké] – Son affinité est toujours l'eau.

[Tokoshi] – Il se peut parfois que l'affinité primaire refuse la secondaire. Si sa secondaire est bien de type raiton, cela expliquerait les récents événement que vous m'avez rapporté; cependant, c'est la première fois que je la vois se manifester de cette façon. Il est bien jeune pour avoir une affinité secondaire...

[Shizaké] – Et le trop plein de chakra dans son corps que nous avons du purger serait du au coup de foudre, qui l'a, en quelques sortes, « booster »?

[Tokoshi] – Il semblerait. Mais on peut aussi voir ça comme une défense naturelle. Au lieu de la subir, Shinjin s'est sauvé en transformant la foudre en chakra, ce qui explique qu'il s'en soit sorti indemne.

[Jin] – Et si je suis capable de le faire dans un sens, je peux le faire dans l'autre.

[Tokoshi] – Oui. Mais l'équilibre entre deux affinités est dur à obtenir. Je vais y aller maintenant, comme il semblerait que Shinjin soit hors de danger. Au revoir Shinjin, au revoir Shizaké

[Shizaké] – Au revoir maître Tokoshi.

[Jin'] – Au revoir maître Tokoshi.


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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Lun 8 Aoû - 19:52

[Jin'] – Comment arriver à maîtriser se seconde affinité, si la primaire l'empêche de s'exprimer?

C'est dans la maison de l'important maître Tokoshi que je lui posais la question. An arrivant, on pouvait voir que sa demeure était meublée avec goût, alliant très subtilement nécessité, modernité et classique. Tout l'art des Hyuuga et de leur équilibre était représenté dans son mobilier, à un haut degré de pratique. Et pourtant, la salle sans laquelle il me recevait était presque vide, pour ses grande dimensions. Une table d'appoint, avec quelques coussins autour pour ceux qui s'y asseyaient... la célèbre table de réunion du clan. C'est ici que se décidait notre avenir, notre présent, et que ce décidera notre futur. Quoiqu'après les récents événements, on puisse penser que c'est Akogare-sama qui a imposé sa vision des choses.

[Tokoshi] – L'affinité primaire est quelque chose de très fort, et elle a eu le temps, durant les quinze années de ta vie, de s'équilibrer avec toi.

Ce qui veut dire qu'elle a appris à me vivre, et à peut-être même pris mes habitudes. Si elle va de pair avec moi, en toute logique, elle s'affaiblit quand je le suis.

[Jin'] – Je peux donc, en m'épuisant, l'affaiblir, et peut-être ouvrir une porte pour ma seconde affinité élémentaire.

Il me regarde, inexpressif. Je ne dis rien, et me contente de chercher la faille dans le raisonnement. L'affinité peut-être scellée à plusieurs parties de moi, ou à une partie en particulier : physique, mental, moral, chakra. Il faut donc les affaiblir toutes en même temps. Et si c'est le cas, il ne me reste aucune ressource pour essayer de faire quoi que ce soit avec la secondaire. Ou très peu... le pari est risqué, improbable, mais pas impossible.

[Jin'] dans un murmure – pas impossible... Merci maître Tokoshi.

[Tokoshi] – Au revoir Shinjin.

*

Shizaké se tenait debout, arborant fièrement l'équipement des ANBU. Une seule chose la différenciait des autres, c'étaient les deux saïs sur ses cuisses, et elle n'en portait pas le masque... On aurait pu croire qu'elle allait difficilement se laisser convaincre de se battre contre son fils, mais il n'y avait qu'elle qui pouvait remplir se rôle, il me fallait un combat axé au temps sur le physique que sur la stratégie, m'épuisant, sans me tuer. Ses voies : ninjutsu de combat et ninjutsu non élémentaire. Deux voies parfaitement complémentaires et destructrices.

[Shizaké] – Prêt?

[Jin'] – Adjumé.

La première attaque aurait pu venir de moi, si je n'avais pas été aussi lent. Une poignée de projectiles en ma direction, et Shizaké qui essaie de venir au corps à corps. J'esquive de justesse, mais derrière moi, je peux entendre les bruits que font l'impact des projectiles sur le bois. Waza... je monte sur le mur à l'horizontale, à chaque bon que je fais, un kunaï vient se planter là où j'étais. En haut, ma mère apparaît comme par enchantement devant moi. Téléportation? Je sors le saï et l'attaque de front, contré par les siens, et repoussé loin, très loin. Une pirouette dans les airs me permet de retomber sur mes pieds. Durant le vol, j'exécute un autre ninjutsu, des clones, et nous partons dans trois directions différentes, allant se cacher dans la ville fantôme. Mon Byakugan, pour voir. Elle a la technique au dessus du clone basiques : les clones d'ombre. Il y en a un qui passe de justesse devant moi, sans me voir. S'en préoccuper ne ferait qu'indiquer ma position...

Tapis dans l'ombre, j'observe ce qu'il se passe dehors via mon dojutsu. Mes clones n'ont pas fait long feu, mais ayant eu la bonne idée de rester sur place au lieu d'aller me cacher le plus loin possible, ses recherches lui prennent plus de temps que prévu. J'active mon sceau de dissimulation, et en met en place un devant l'entrée de la demeure, de détection. Deux autres clones, et je commence à être à cours de chakra. Maintenant j'attends qu'elle vienne par la fenêtre, vue que mon sceau de détection n'est pas très discret. Plus j'attends, plus les clones pompent dans mes réserves de chakra. Ce n'est pas top, il m'en faut pour que les sceaux fonctionnent. Elle vient, par la porte... je la vois, et le sceau ne s'active pas : un clone. L'original passe sans doute par le fenêtre. Les clones s'occupent entre eux, j'enchaîne les taos, et décoche la plus grande lame d'énergie que je peux. Puis un coup de pied retourné - dissocié de mes mains qui en profitent pour un autre taos - vient essayer de toucher Shizaké, qui vient d'apparaître derrière moi. Elle pare du plat de son saïe (encore heureux pour moi), pour remonter le long de ma jambe. Au moment où la lame va venir me couper la sangle de mon saï à moi, je permute... Shizaké? Arrivée devant moi sans que je sache comment, elle m'envoie un coup de pied frontale, qui me fait décoller. Je me rattrape, mais elle est déjà sur moi, et je n'ai le temps que de parer un coup sur cinq. Même si c'est également du plat de la lame, ils se sentent.

Mon Byakugan n'est plus, mes sceaux non plus, ce qui explique que je n'ai pas vu le clone derrière moi, et me prend un rasengan en plein dos. Expulsé du corps à corps avec le clone, je suis renvoyé dans celui avec ma mère, qui enchaîne sur un deuxième rasengan. Permutati... non, le corps ne suit plus, il est vide de chakra : un deuxième rasengan, de face, cette fois, m'envoie à terre. Un bon me remet d'aplomb en position de garde. Shizaké tique. Deux rasengan, et encore debout? Plus pour longtemps, le prochain coup risque d'être dur à encaisser. Elle enchaîne les taos. Encore un rasengan... il va falloir qu'elle me l'apprenne après m'en avoir fait autant prendre. Devant moi en un clin d'œil, c'en est presque magique. Mais cette fois, elle le pousse. Tous s'accélère, et au bout de trois bâtiments, le relâche. Au dernier moment, elle esquive la chute de la dernière bâtisse. Pas moi. Et pourtant, je suis toujours en vie... métamorphose en débris, c'eut était intelligent. Je dégage les poutres au dessus de moi, et ne me redresse que pour voir cinq kunaïs à pleine vitesse. Mon corps de les arrête pas, et il viennent me clouer au mur avant de disparaître dans une lumière blanche. Sauf un, avec un explosif.

*

Encore ce bruit cristallin d'une goutte qui tombe. Il résonne dans un monde noir, et pourtant clair, qui n'a aucune paroi. J'y suis de nouveau. Un grondement, et un bruit de frottement, comme si quelque chose se déplaçait vers moi.

[Futsunuchi] – On se voit beaucoup en ce moment.

[Jin'] – Je voulais revenir.

[Futsunuchi] – Ah... tu as donc du déduire ce qu'était cet endroit.

[Jin'] – Je n'ai que des présomptions.

[Futsunuchi] – Tout ça n'est entièrement que de toi. C'est ta condition particulière qui fait juste en sorte que cela se passe de telle manière, et non d'une autre.

L'obscurité laisse place à une clarté éblouissante, qui pourtant de m'agresse pas les yeux. Tout est vide, comme précédemment, sauf qu'au lieu d'être noir, le décor et blanc. Et il y a maître Futsunuchi, un dragon, aussi grand que majestueux. Ils ne sont pas censés exister, et pourtant? Enroulé, sa tête me regarde de ses yeux d'un bleu électrique, derrière d'épais sourcils blancs. Ses écailles, bien que noires, reflètent différentes nuances du bleu, alors que la lumière neutre irradie. Des cornes d'une impressionnante longueur dépasse de derrière sa crinière blanche. En suivant son long corps étoilé, on voit une main, grande et sinueuse, tenant dans des griffes de saphir une pierre, à l'intérieur de laquelle des éclairs crépitent. Le Dragon se déroule de tout son long, et sa tête vient à ma hauteur, essayant de passer à travers mon impassibilité. Sa voix, rauque, puissante, grave, s'élève, découvrant des dents de jade blanc.

[Futsunuchi] – Tu as vite compris ta condition de créateur ici. Mais il y a des choses que tu ne maîtrises pas.

[Jin'] – Pourriez vous m'accorder votre... pouvoir?

[Futsunuchi] – Pas sans combattre. Mais tu n'es pas en état.

De ma poche, ma main sort une pilulle, que je croque. Aussitôt, mon énergie revient : chakra, physique, mental. Tout va pour le mieux. Le décor essaye de se défiler, mais je le retiens. Ici, je suis un dieu, et tout ce à quoi je pense prend forme, je modèle mon monde, comme pour la lumière que j'ai imposé. Avec tout ça, je ne suis normalement pas en mesure de perdre.
Mon monde tremble, et un immense grenouille, pareille à celle qu'on peut parfois voir invoquées à Konoha, sort du sol, que je m'aperçois être une étendue d'eau infinie. Le haut de sa tête ressemble étrangement à un bol, et alors qu'elle commençait à peine à émerger, je pouvais voir la surface de l'eau dudit bol. Sa peau et rugueuse, et dégouline de l'eau de laquelle elle vient de sortir. Habillée dans un kimono aux armoiries de mon clan (c'est un de mes kimonos, d'ailleurs), il arbore un saï géant dans son dos. Kappa?

[Kappa] – Allons, allons. Futsunuchi, contre Shinjin, tu aurais déjà du mal – c'est un enfant avec plus de ressource qu'on ne croit – mais si je m'en mêle...

[Jin'] – Vous êtes mon affinité aqueuse?

[Kappa] – Oui. Et Futsunuchi celle de la foudre, quand il cessera de n'en faire qu'à sa tête.

[Futsunuchi] – De la ressource dis-tu? Je ne demande qu'à voir ça. Prépare toi à ton deuxième combat, Hyuuga.

Je m'envole, et la sensation de savoir possible tout ce que je peux imaginer est assez agréable. Maître Kappa se retrouve chaussé de deux énormes zoris d'ermite en bois, et un sourire laisse place à la surprise. Si nous ne sommes pas reliés à la terre – ou à l'eau – Futsunuchi ne pourra rien nous faire. Un nodachi de cinq mètre apparaît dans ma main, léger comme une plume. Moi même suis téléporté derrière le dragon, pour lui donner un coup avec une rapidité que je n'ai pas. La pensée est plus rapide que moi. Maître Futsunuchi se déploie avec une très grande grâce, dans une gerbe d'éclair, dont un bouclier d'air me protège. L'air l'emporte sur la foudre. Un deuxième dragon apparaît, blanc, celui-ci, pour aller attaquer la foudre, avec maître Kappa, qui manie le saï aussi bien que ma mère. Maître Futsunuchi n'a pas l'air enchanté que je l'air pris pour modèle afin de créer un soldat à ma botte. À chaque attaque, une tornade d'eau dévie les éclairs. En effet, j'ai remarqué qu'utiliser d'autres éléments est beaucoup plus fatiguant que ceux que je maîtrise déjà. J'enferme la foudre dans une prison aqueuse, du bout de la main, et la fait tournoyer, pour éviter qu'un éclair puisse m'atteindre. C'est tellement facile...

[Kappa] – Convaincu que tu ne prêtes pas allégeance à n'importe qui?

La dragon lâche sa perle, qui vient dans ma direction. Quand je la touche, elle disparaît/

[Ftsunuchi] – Elle est à toi, maintenant.

[Kappa] – Bien joué Shinjin. Par contre, méfie toi, maintenant qu'il est avec toi, il est en passe de gérer tout ce qui se rapport à la foudre, ici.

[Jin'] - Comme vous êtes l'eau de mon corps?

[Kappa] - C'est un peu plus compliqué que ça. Nous sommes ici depuis que tu es là, et c'est moi qui est vécu avec toi. Les autres n'ont été que des spectateurs, errant dans ton esprit, et c'est à toi de les faire t'obéir, de gré ou de force.

[Jin'] - Comment puis-je revenir ici?

[Futsunuchi] - En t'affaiblissant...

[Kappa] - Ou en méditant. Parfois, il peut aussi arriver que l'on t'appelle. Sur ce , ta mère t'attend. Au revoir Shinjin.

Tandis que maître Futsunuchi me tourne le dos pour aller se promener dans les lymbes de mon esprit, et que Kappa s'enfonce dans les profondeurs de mon âme, le décor s'évapore, pour que mes yeux s'ouvrent sur le décor de ma chambre.

Demande de validation – affinité : raiton


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Lun 15 Aoû - 19:30

Jin' (Niveau 15)
: + 30% Bonus Inclus
: + 54XP
: Technique validée

: Tiens, ça commence tôt la beuverie chez les Shinobi =P. C'est troujours un plaisir d'en découvrir un peu plus sur Jin' à chaque nouvelle session. Tes entraînements ne sont pas des choses qu'on a l'habitude de voir (recherche de la colère pour arriver à maîtriser une technique, voyage dans son être pour discuter avec son affinité) et c'est vraiment un gros plus, à mon avis. À bientôt dans un prochain RP qui m'emporta dans ta vision de l'univers Ryomien ! =)
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Mar 23 Aoû - 20:36

La voix d'Higaï
Chapitre 5 : les sphères des Goshi

[Higaï] – Parle moi de Hotaru et Kazuhisa Goshi.

[Jin'] – Ce sont eux qui sont a la base de toutes les techniques qui utilisent des sphères de chakra. Ils sont originaires de Konoha, et ont participé très activement à la guerre contre Kumo, qui les emporta. Mais leurs actions étaient assez puissantes pour qu'elles nécessitent une stèle toute particulière dans le cimetière de Konoha.

[Higaï] – Voilà donc la partie théorique. Suis moi.

Après un dédale de portes et de couloirs en bois dans le domaine Hyuuga, nous arrivons enfin dans un jardin, dans lequel on peut voir une énorme dalle. D'après une rapide estimation, nous nous trouvons proches des quartiers de Hiei, ainsi que les autres grandes figures du clan, qui sont aussi des personnalités au sein du village. Les grandes pontes. Maître Higaï se dirige vers la stèle, et je vois en m'approchant que des cercles y sont gravés, avec d'autres inscriptions que je ne déchiffre pas. Toujours en réduisant le distance, d'autres cercles, mais dont la gravure et le travail ont été plus fins, sont parfois disposés sur les contour des premiers. Quelque chose me dit que cette stèle à été pensée pour apprendre et maîtriser les techniques du couple Gashi. Mais en y réfléchissant, je pense même qu'elle permet de maîtriser les différents niveaux de ces mêmes techniques. Si je ne me trompe pas, alors elle a du être élaborée par le couple lui même, et pourquoi a-t-elle été cédée au clan? Ou alors est-ce le clan qui l'a récupéré pour ses shinobis? Il est vrai que certaines techniques du Jyuuken et les sphères sont semblables.

[Higaï] – Cette stèle est unique, et elle a plusieurs utilités, dont celles de parvenir à maîtriser plus « vite » l'héritage des Gashi. Trois personnes savent l'utiliser. Hiei, Shizaké et moi. Mets toi au centre.

Je m'y place, tout en pensant que si cela peut de quelques manières que ce soir refléter la puissance des ces êtres, Higaï et ma mère sont sur un pied d'égalité avec le chef de clan en personne. À quelle point est-elle vraiment forte? L'autre possibilité est que ce savoir se transmet de maître à élève, alors Higaï et Hiei l'eurent de leur maître, et Shizaké de l'un des deux (au vue des âges de chacun)? Une fois que je suis au centre, maître Higaï se place dans un cercle, plus petit, à l'extérieur des autres, mais qui joint le cercle majeur nous entourant tous. Dès qu'il y est, une lumière bleue se met à irradier des gravures, partant de son cercle pour finalement arriver jusqu'au mien. Automatiquement, sans que je ne fasse quoi que ce soit, une autre lumière blanche se met à crépiter, et, partant de mon emplacement, se fraie un chemin dans les gravures, repoussant la lumière bleutée de maître Higaï. J'y ai mis le temps, mais je sais maintenant que c'est mon chakra, sous ma deuxième affinité, qui vient de se manifester. Celle de mon maître est le vent. Cette pierre a des propriétés magnifiques.
Maître Higaï se met à se déplacer, et le cercle dans lequel il se tient se déplace avec lui dans un bruit mécanique à peine perceptible. Tel un puzzle, ou un dessin tracé qu'on tirerait d'un côté, tous les dessin de la stèle se reforment, et les gravures géométriques de reconfigurent doucement. Plus Higaï accélèrera, plus les gravures bougeront vite. Il ne me l'a pas dit, je ne l'ai pas remarqué, et pourtant, je le sais.

[Higaï] – Maintenant que les présentations sont faîtes, mets ça sur tes yeux.

Mon vieux copain le bandeau.

[Higaï] – Je sais que tu as grandi avec quelque chose de ce genre sur les yeux, mais cela ne va pas t'aider, au contraire. Tu as grandi en te fiant à ton instinct. Aujourd'hui, c'est à ton chakra, et uniquement à lui que tu vas devoir avoir recours. Je ne te demanderai pas de bouger pour le moment, ni de maîtriser la stèle. Juste de parer mes coups.

Il n'a même pas fini sa phrase qu'une énorme bourrasque, venant de tous les côtés en même temps manque de me faire me renverser. La sensation de ce vent qui vient de tout autour de moi à la fois est très dérangeante. Jusqu'à que je comprenne d'où ça vient, et pourquoi. C'est le chakra du vent de maître Higaï qui me compressent, et ce pour tromper l'instinct. On admet que l'instinct se base sur des éléments détectés par nos sens, sans que nous en ayons conscience, tels que la pression, la chaleur, les attitudes des gens, etc. Le vent ne permet pas, même à mon inconscient, d'identifier quoi que ce soit? Ou alors, c'est juste pour m'empêcher d'entendre le bruit de la stèle lorsque les gravures changent de position. Un coup violent, en plein plexus, vient me projeter or de la stèle. Maître Higaï a commencé les festivités. Je saute de l'endroit même qu'il vient de me faire abandonner. À peine y suis-je, mon chakra n'ayant même pas le temps de rencontrer celui du maître, qu'un autre coup me projette de nouveau sur la terre du jardin.

J'ai su que mon chakra n'était pas en contact avec celui du vent... et c'est précisément ça qui est important. Les cercles concentriques servent en ce sens. Si je sens que mon chakra est en contact avec celui du maître, je peux le sentir le traverser. Mais pour cela, il faut qu'il s'élève, pour que ce soit également le cas s'il décide de sauter au dessus de la gravure. Alors que je m'y remets, j'envoie une dose de massive de chakra inonder les gravures. Pas à la manière du kaï (rupture), mais à celle de la concentration de chakra. Une fois concentré, et mon corps en regorgeant, je l'ai extériorisé pour qu'il aille courir sur les gravure. C'est maintenant une évidence : je dois utiliser mon chakra comme une extension de mes sens, ce qui est beaucoup plus fiable que mon inconscient qui s'en sert aléatoirement, admettons-le.
Effectivement, malgré le vent, que je mets au second plan (ne le sentant presque plus en donnant toute mon attention au cercle de chakra), je sens le chakra du vent passer la barrière de celui de la foudre. Il arrive derrière moi, et grâce au cercle le plus petit dans lequel je me trouve, sa position et son geste restent connus. Je pare. C'est un coup qui aurait pu encore me faire voler, mais pas aussi puissant que ceux que j'ai l'habitude de recevoir. Un petit coup. Suit un léger instant de non-action. Puis je sens de nouveau le chakra du vent passer mes barrières. Je le sens très distinctement. Le coup vient de devant, je monte la garde, mais c'est un coup dans mon dos qui vient me faire quitter la stèle.

Deux... il y en avait deux. Durant le laps de temps entre le deuxième et le premier cercle, il y a une zone que je ne contrôle pas. Il faut donc encore que j'étende mon chakra. Mais la concentration que j'ai d'abord mis est beaucoup trop importante pour ça. Je peux la dédensifier, l'étirer pour en faire une demi-sphère qui me recouvrira, dans laquelle je saurais tout ce qui s'y passe. La connaissance totale d'une zone en utilisant le chakra comme extension de son corps. Je commence la technique avant de retourner sur la stèle, en enchaînant les taos (je les ai appris il y a deux ans, mais ce n'est pas pour ça que j'ai réussi à les maîtriser). Je sens mon chakra longer le sol...

[Higaï] – Retourne sur la stèle.

… pour arriver à un disque concentrique. Puis, je l'étire vers le haut, jusqu'à environ un mètre au dessus de moi. À l'intérieur, j'identifie les êtres : poussières, herbes, mais encore trop grossièrement. J'ai une idée globale, mais pas très précise de ces petites choses inoffensives. Je saute, pour retourner dans le cercle, mon chakra adhérant parfaitement à la surface de la pierre, se répandant comme de l'eau jusqu'au deuxième cercle. Le haut est toujours là, en trois dimens... comme de l'eau? Mon chakra est changé, j'utilise maintenant ma première affinité. C'est comme si je pouvais voir Kappa, son bol sur sa tête, une pipe au bec, me souriant en me disant « Ben oué! ». Le chakra du vent vient me sortir de ma rêverie. À la ois les bourrasques qui reprennent de plus belles, mais également Higaï qui attaque. Passé la première ligne, il change brutalement de direction, pou finalement attaquer là où, si je n'avais pas cette sphère, je ne m'y serais pas attendu. Sauf que j'ai la sphère. Il m'attaque, je pare, mais il ne s'arrête pour autant. J'ai plus de facilité que d'habitude à parer ses coups, qui me semblent moins rapide qu'avant. Je le vois parfaitement, sous tous ces angles. Il sort soudain du cercle, et je le vois plus (« voir » est une expression, hein). J'étends le cercle, mais si la surface augmente rapidement, ce n'est rien en comparaison du volume. Je pousse, j'essaie de l'étirer, mais ça devient de plus en plus difficile.
Le sol se défausse sous mes pieds. Qu'est-ce que... le chakra du vent entre dans mon espace, pour m'envoyer or de la stèle, à nouveau.

Qu'est-ce que c'est que cette stèle qui permet au maître de se déplacer à l'intérieur? Et pourquoi ne l'ai-je... Ce n'était pas une sphère. Je n'avais pas une sphère de chakra, mais une demi sphère, oubliant complétement le danger potentiel que représente le sol. Et maître Higaï a clairement profité de mon erreur, et me l'a fait comprendre, par la même occasion. Cette fois, je ne referais pas la mère erreur, et, dans les airs, en train de cibler mon cercle, la sphère est déjà prête. Je sais maintenant comme la pousser au mieux. S'ensuit un enchaînement de coups d'Higaï et de parade de ma part. Je pare aisément, de plus en plus facilement même. Il s'arrête, et toujours dans ma zone, se dédouble. Kage Bunshin. Ils attaquent. Lequel est le bon? Lui? Non, celui de gauche. Je n'arrive pas à me concentrer sur les deux en même temps. Le plus proche. Je pare. Le deuxième arrive, mais le premier appuis son coup, bloquant ma parade... je vais encore être éjecté!

[Hiei] – Higaï!

Le coup qui allait m'arriver droit dessus explose, et l'attaque tenue de maître Higaï cesse. Reconnaissant la voie de Hiei-sempaï, j'enlève le bandeau et rejoint imméditatiement le sol pour le saluer. Maître Higaï, lui, reste debout.

[Jin'] - Maître Hiei!

[Hiei] – En quatre coups, il maîtrise Kyuu no Bouei. Ne crois-tu pas que cela suffit?

[Higaï] – Non, justement.

[Hiei] – Moi oui. Et tu sais comme moi qu'il n'a presque plus de chakra.

Higaï désenclenche son dojutsu.

[Higaï] – J'exploite des capacités au mieux.

[Hiei] – Non. Tu méprise son esprit au détriment du corps.

[Higaï] – Excuses moi. Je m'en vais rectifier mon erreur. Shijin.

Je m'en vais aussi, derrière Higaï, en me demandant ce qu'il a bien pu me préparer pour mon esprit, cette fois.

Demande de validation : Kyuu no Bouei - sphère de défense


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Sam 10 Sep - 0:41

Jin' :
: + 16XP
: 30% bonus inclus
: Technique validée.

: Désolé pour l'attente. Voilà 16 XP bien mérités. =)
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Mar 25 Oct - 18:51

La rate, qui s'appelait maintenant Emmy, tourna plusieurs fois autour, puis vint manger la miette de tofu en centre du cercle. Et non, ce n'était pas encore ça! Elle n'est pas censée y aller, c'est un sceau qui devrait l'empêcher d'y aller. Mais il y va quand même. Encore du travail. Troisième essai : avorté. J'en avais discuté avec maître Ginmata, et c'est un sceau que je dois absolument maîtriser pour pouvoir accéder à d'autres, plus utiles et destructeurs. Je les connais, le plus difficile une fois que je les maîtriserai, ce sera d'amener l'ennemi sur mon terrain, soigneusement préparé, minutieusement calculé. Un jeu d'échecs, oui. Un bon combat, une bonne partie. Foncer tête baiser, c'est un jeu de hasard, et le hasard ne se maîtrise pas. Du moins pas encore. Mais je m'égare. Le sceau n'est pas très dur en soi, c'est juste du perfectionnisme. Travailler les traits, le chakra que l'on distord, qu'on emprisonne. Car dans le fond, un sceau de préservation, c'est cela. Emprisonner du chakra dans des écrits, afin qu'ils vivent pour nous protéger, nous préserver. Qu'il ait sa volonté propre.
J'efface, puis je reconstitue les points hasardeux. Je le sens, ce sceau, qui vit, qui bat, qui ne demande que ma compétence pour s'exprimer pleinement. Emmy est libérée, et cette fois : ça marche. Elle tourne, elle veut y aller, puis change d'avis, et ne s'arrête plus, à en devenir folle. À chaque essai, je sens le sceau qui s'anime, comme une petite partie de mon chakra, et qui dévie la souris. C'est infime, mais tout de même présent. C'est la onzième fois déjà. Elle n'arrive pas à ses fin (à ses faims, pense-je en souriant), et ne comprend pas pourquoi. Je la sens même s'énerver. Je la remets dans sa cage et lui donne son du. Moi, mon sceau fonctionne, je suis content. L'étape supérieure, maintenant...

La porte s'ouvre, maître Higaï passe le pas. Il ne va peut-être pas apprécier que j'utilise son dojo comme laboratoire. Mais après-tout. Nous ne sommes que deux dans ce dojo, alors autant le rentabiliser. C'est un nouveau mode de pensée. En ce moment, je pense souvent aux rendements des choses. Il y a tellement de façon de faire qui ne demandent qu'à être optimiser. Et pourtant? Si on optimise chaque chose, l'art se perd. Et l'art, c'est ce qu'il y a de beau. Le rendement, oui, mais pas au détriment de la beauté. L'exemple du katana. Industriel, son tranchant reste attirant, mais on le voit plus comme un instrument. Artisanal, il y ce petit quelque chose en plus. En plus de briller, de séduire, il vit. C'est pour ça que les gens adoptent une arme artisanale, lui donne souvent un nom. C'est irréel, mais c'est vrai, car à l'intérieur de cette lame, quelle qu'elle soit, il y l'effort et tout le savoir faire de l'artisan qui l'a conçu. Une chose que les shinobis ont tendance à oublier. Aujourd'hui, on veut des armes fiables, peu chères, en grand nombre, pour faire la guerre, faire peur, détruire. On oublie la beauté dans la mort. La beauté de la mort.
Maître Higaï avance, regarde le sceau, et ricane. Il en fait un autre par dessus, et les deux s'effacent. Le sien, de sceau, j'ai mobilisé toute mon attention sur lui pour le retenir, mais ce n'était pas utile. Je ne l'oublierai pas, et ce pour une simple raison : l'aura qu'il dégageait. Un chakra violacée, qui met mal à l'aise. Une sensation de mal être, qu'un évènement malsain va arriver, ou bien qu'on a réveillé un démon. Puis, il va s’asseoir au bout du dojo, derrière sa petit table, et commence déjà à préparer de quoi fumer son opium en me faisant signe d'approcher. J'y vais, et m'assois en face de lui.

[Higaï] - Le Fuinjutsu est un art que peu de gens maîtrisent. Un art de calculateur, un art qui peut s'avérer tout aussi puissant qu'auto-destructeur.

Il fait référence aux sceaux de destruction. C'est ceux qui sont sous scellé, à la fois à la bibliothèque (mais auxquels j'ai maintenant accès en tant que Chuunin) et au temple du Châtaigner. Même maître Ginmata n'a pas voulu m'en dire quoi que ce soit. Maître Higaï est le premier à m'en parler, à croire que la destruction est un sujet tabou. Je vois dans ces yeux qu'il lit comme dans un livre ouvert, suivant le cours de mes pensées. Il me connaît mieux que je ne me connais moi même.

[Higaï] - Les sceaux de destructions sont tabous. On dit qu'ils pervertissent le coeur de l'homme le plus pur.

[Jin'] - Pourtant, si l'homme était bien si pur, l'équilibre veut qu'il retombe indéniablement dans l'impureté.

[Higaï] - Sauf si pour un tel homme, tu en trouves un autre qui ne fait que détruire.

[Jin'] - ]Peut-on penser alors, qu'un homme vouant sa vie à la destruction, ayant comme rival naturel un homme pur, en le voyant sombrer de son côté, réalise certaine chose et conduise son mode de vie en tant que tel?

[Higaï] Faisant un geste de la main pour chasser le sujet de la conversation L'équilibre, avec un grand E. Cela a toujours plus été un mode de pratique qu'une théorie. Et le mode de vie affirme la théorie. Elle n'a jamais été prouvé.

[Jin'] - Le monde est harmonie. Et dans l'harmonie, il y des équilibres, et des déséquilibres.

Il fume son psychotrope. Attends quelques secondes, réfléchissant sans doute à sa prochaine réplique. Même s'il ne le dit pas, je pense qu'il aime ces petites discussions que nous avons, parfois, ensembles.

[Hihaï] - Des déséquilibres... tout comme des gens sont plus sensibles à la destruction qu'entraînent les sceaux violets. Qu'en penses-tu? Te sentirais-tu capables de les gérer?

[Jin'] - Le choix ne me revient pas. Je ne m'estime pas assez compétent pour savoir si je suis en mesure de maîtriser un domaine aussi instable.

Il attend. Effectivement, je n'ai pas répondu à sa première question : qu'est-ce que j'en pense?

[Jin'] - Avec cet esprit d'équilibre, il faudra que j'accepte que les sceaux de destruction peuvent avoir une influence sur moi. Ce qui veut aussi dire que j'ai une influence sur eux. De même, mon affinité avec mes sceaux de préservation devrait me fournir une défense efficace. En contrepartie de toute cette agitation, le fuinjutsu violet fournit des pouvoirs destructeurs, qui peuvent m’empêcher d’être une cible trop facile de notre clan.

[Higaï] – Tu les utiliserais donc seulement pour protéger le clan ?

La question est un piège, dans lequel il ne faut pas tomber. Mais pas seulement avec une réponse, la conduite doit obligatoirement suivre. Et je viens là de comprendre un des dangers du fuinjutsu violet. A force d’utiliser ce sceau pour protéger, et justement de démystifier de son mal, on ne fait qu’empirer les choses. Il ne peut s’exprimer, et s’agglutine pour manger son utilisateur de l’intérieur.

[Jin’] – Le clan, Konoha. Mais aussi pour détruire, car c’est là le but de ces sceaux. Et ce n’est qu’à ça qu’ils devraient servir… on peut difficilement provoquer une destruction avec un sceau de guérison, il est plus aisé de protéger avec un sceau de destruction.

[Higaï] – Un domaine fait pour détruire est foncièrement mauvais. Et tu dois être capable de le gérer. C’est plus une nécessité, puisque je vais te les apprendre.

Les apprendre. Encore et toujours apprendre, se perfectionner. Telle est ma voix depuis que je suis shinobi. Un nindô, peut-être. Le mien, mon indô, la recherche de la perfection, du surpassement de soi même. C’est une idée qui me plaît.
Higaï me sort de mes pensées.

[Higaï] – Refais ton propre sceau, celui de la répugnance animale. Et fais ensuite le mien par-dessus.

Je m’exécute. J’étale un parchemin par terre, et commence à dessiner. Mon sceau, qui vit, à nouveau. Puis le sceau du maître. Dans les mêmes proportions. Ce n’est pas un rang élevé, aussi il s’impose à moi. Mais il m’oblige. Je suis en train de le tracer, et c’est comme une force qui pousse à continuer, qui veut que je continue de le tracer. Et tout en exerçant cette force, il pompe l’énergie de l’autre sceau, comme si j’avais une bête avide de destruction qui sommeillait en mon moi intérieur, et qui réclamait. Une fois le sceau placé, c’est comme si je m’étais exorcisé cette bête, que je l’avais transféré dans ce sceau. Je vis mon premier sceau disparaître, et le deuxième se consumer dans un plaisir destructeur. La fable du scorpion et de la grenouille…

[Higaï] – Du premier coup. Il dut voir que quelque chose n’allait pas, de mon côté, je m’en veux d’avoir été aussi transparent.Que s’est-il passé ?

[Jin’] – C’est le sceau qui a presque tout fait…

[Higaï] – Tu appréhendes mieux le risque, maintenant.

Il fume quelques temps ses opiacées, songeur.

[Higaï] – Ton prochain devoir sera d’arriver à maîtriser le fuinjutsu violet. Pas dans le sens à en apprendre toutes les techniques. Dans celui drastique de le maîtriser. Il ne doit pas avoir la moindre emprise sur toi.

Demande de validation :
Kemonokeno Fuuin : sceau de répugnance animale


La faim justifie les moyens...


Dernière édition par Jin' le Ven 3 Fév - 22:17, édité 1 fois
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Sam 5 Nov - 4:21


déconseillé au moins de 16 ans

Comprendre les tenants et les aboutissants du danger que représente la maîtrise des sceaux violets, c’est de cette manière que je vois les choses. Malheureusement, compte tenu du tabou qui entoure ce domaine, ce n’est pas gagné. Et il le faut, je ne peux pas m’en passer. Mais d’un autre côté, je n’aime pas être sur la corde raide. C’est un fil sur lequel je vais marcher pouvant basculer à n’importe quel moment. Si c’est le prix à payer pour pouvoir devenir encore plus fort, alors je le payerai. Il ne reste donc plus qu’à espérer que mon éducation aura suffisamment consolidé mon mental face aux menaces.
Je range soigneusement les quelques livres qui trônent sur mon bureau dans leurs étagères, en m’arrêtant quelques secondes pour la contempler. Je commence à avoir une petite collection de livres importantes. Rat de bibliothèque, ou étape obligatoire dans la construction d’un shinobi ? Emmy grogne dans sa cage. Oui, rat de bibliothèque, c’est un peu péjoratif.

Il est trois heures de matin, et je n’ai pas sommeil… c’est étrange, d’habitude mes cycles de sommeil sont bien définis, et j’arrive à les contrôler. Mais là, mon corps ne veut pas se reposer. Dehors, on devine la fin de la nuit : brume, humidité, un voile bleu entoure Konoha. Pourquoi pas ? Je sors dehors, puis du domaine. Les rues sont si calmes. En passant à côté des quartiers populaires, j’entends des bruits : les retardataires, le saoulards qui se décident enfin à rentrer chez eux. J’en croise un, même, qui zigzague dans la rue, mais avec le brouillard faiblement éclairé par un lampadaire, j’en viens à me demander s’il a pu croire que j’étais vraiment réelle. Les marches sont toujours là, et on arrive à distinguer assez loin pour les monter sans danger, bien que je pense que peu de gens s’aventurent sur les dessus de Konoha à une heure aussi tardive… ou aussi matinale. Arrivé en haut, j’enjambe la pseudo barrière de sécurité pour aller m’asseoir en tailleur sur la tête du Troisième. De temps en temps, une nappe de brouillard passe, et dévoile le chapeau de Konoha. La brume s’échappe de la terre, puis y reste, c’est pour cela que ça me permet d’apercevoir les toits des bâtisses.
En tailleur, j’entame les premiers petits exercices censés m’aider à méditer. Contrôle et concentration sur la respiration (le trait d’union entre le conscient et le subconscient, en psychologie). Puis, tout doucement j’essaie de délaisser mes pensées. Au fur et à mesure de mon avancée sur les terrains de la sérénité, je sens comme une amplification de l’humidité. Quand mes yeux s’ouvrent, c’est pour voir l’obscurité brumeuse. Konoha n’est plus visible, plus aucune forme n’est discernable, c’est une obscurité fantomatique totale. Puis un tintement, comme si une goutte tombait à l’emplacement où je suis assis, le sol se met à propager l’onde de l’impact. Puis une deuxième, et une troisième, dans un très léger bruit mat.

Maintenant, je le sais. J’ai atteint le seuil, et pénètre dans mon monde mental. Tout en étant ici, je me sens, comme dans une position très éloignée, sur le crâne du Troisième en train de méditer. Tout en me levant, je reste assis. Une autre onde se matérialise à côté de moi, comme si le support des pieds était un liquide, alors que pourtant, il est aussi dur que du diamant. Un bol, d’abord, puis, continuant d’en sortir, la tête de la grenouille que j’ai maintenant déjà vu une fois. Kappa.

[Kappa] – Bienvenue, Jin’.

Futsunuchi, lui, choisi une manière beaucoup plus rapide d’arriver. Un éclair, purement et simplement, pour se matérialiser devant moi. Alors qu’il est entier, beau dragon bleuté aux écailles lunaires, les bouts des ses membres continuent de crépiter de foudre, laissant finalement une lumière surnaturelle.

[Futsunuchi] – Salutations, Sjinjin Hyuuga. Que nous vaut l’honneur de ta présence ?

Je ne peux tout de même pas leur dire que je les dérange à cause de mes insomnies.

[Kappa] – Tu sais, comme techniquement parlant, nous sommes toi…

[Futsunuchi] – Ou nous faisons parti de toi, plutôt.

[Kappa] – Oui, donc, comme je disais, tu ne peux pas te déranger toi-même.

J’avais oublié qu’il fallait que je me concentre pour éviter qu’ils entendent ce que je pense. Une petite rectification, et ça devrait être bon. C’est impoli de lire dans les pensées de gens.

[Futsunuchi] – Tu as une capacité à protéger des pensées assez poussée. A nous les cacher, aussi. Ce qui n’est pas vraiment nécessaire.

Sauf s’il n’est plus tout à fait seul.

Cela, je ne viens pas de l’entendre, je l’ai ressenti. Et tout comme moi, Futsunuchi et Kappa l’ont également ressenti. Ce sont donc des pensées – non protégées - que nous avons perçues. Mais qui, à part nous trois, peut-il se permettre de penser dans mon esprit. La réponse ne se fait pas tarder, et je sors de l’ombre… en « je ». C’est un autre moi, qui a tous mes traits, avec quelques différences : sa peaux est complètement noire, comme du charbon, lisse et poli. Le blanc de ses yeux est remplacé par une couleur grise, et son byakugan reste dans sa couleur originale, ainsi que sa tignasse blanche. Sa bouche est ponctuée d’un petit rictus de satisfaction et de la folie se lit sur ses expressions et sur sa manière d’être. Une sorte de moi, en pire. C’est exactement ça. De même, il porte non pas un kimono noir, mais un kimono blanc contrastant avec sa peau noire de jais, débraillé au col, à tel point qu’on voit jusqu’à son nombril. Qu’est-ce ce que c’est que ça. Mes pensées se verrouillent, je ne veux pas que… cet alter égo en particulier puisse lire dans mes pensées.

[Jin] –Qu’est-ce que tu es ?

[Black Shinjin] – Déjà, tu pourrais me demander qui, et pas quoi… c’est un flagrant manque de respect, ça.

Il tourne sur lui-même, pour bien signifier qu’il s’adresse à un public, composé du dragon et la grenouille, les deux esprits de mon esprit.

[Black Shinjin] – J’attends!

[Jin’] – Excuse moi. Qui est-tu?

[Black Shinjin] – Je suis toi.

[Jin’] – On ne peut pas dire que ça m’aide beaucoup.

Comme s’il était vraiment moi… enfin… s’il jouissait, mais puisqu’il le fait, c’est que… non. Un divan douillet apparaît, avec une table et un nécessaire à opium. Il se vautre sur le divan, et commence à se préparer deux pipes. Il les allume, et tire sur les deux. T’en veux une ?. Ah ! Ce que c’est désagréable d’entendre la pensée de quelqu’un qui vient s’incruster dans les nôtres. J’ai beau essayer de me concentrer pour essayer de faire disparaître tout ce qui est apparu, mais rien n’y fait. Je n’arrive ni à me concentrer, ni à les faire disparaître. Les deux esprits, eux, regardent la scène. Kappa est impassible, mais Futsunuchi a l’air légèrement amusé par mon nouveau moi. Ou alors, c’est parce qu’il lit clairement que je suis dépassé par la situation. D’autant que je ne m’arrête pas là. Fumer et me vautre ne suffit pas, du saké apparaît, puis des geishas… ou plutôt deus femmes nues, une à sa droite, une à sa gauche. Leur pubis dévoilé ainsi que leur sein me déclenchent une érection, et il semble en rire. Ce qui est étrange, c’est qu’il arrive à clairement me faire ressentir son sens du toucher au moment où une des ses mains vient passer sur l’entre-jambe de l’une d’elle, puis deux de ses doigts la pénétrer, son autre main sur le sein la deuxième femme, et sa pipe calé entre ses dents.

[Black Shinjin] – Héhé, t’es pas indifférent non plus. Je, et tu peux en faire apparaître d’autre. En attendant que je sorte, c’est presque le paradis ici.

Sous mon impulsion, un coussin se matérialise, et je m’assieds en tailleur dessus. Le vide dans mon esprit, pendant qu’il jouit de plaisirs hédonistes à la limite du regardable avec ses deux muses. Puis je le sens, j’arrive de nouveau à me concentrer. Je ressens ce pouvoir de total contrôle, de création et de destruction sur tout ce qui m’entoure. Nous sommes dans mon moi, c’est donc moi qui construit ce que j’y veux.

[Jin’] – Comment t’appelles-tu ?

[Black Shinjin] – Si toi tu es Jin’… il fume, boit, va mordiller un téton,On va dire que moi, je suis Shin’.

Au moment où je vais poser ma seconde question, il baisse la bas de son kimono, et une des deux femmes, tournant ses fesses vers moi, et se permettant de les remuer en me lançant un regard d’invitation, les baisse finalement, avec la ferme intention de prendre en bouche le sexe de "Shin'". Les deux femmes disparaissent. Je les ai fais disparaître, supprimé. Le regard que me lance Shin’ est rempli de hargne et de mépris. Je le sens essayer de les matérialiser, mais en restant concentré, l’en empêche. Il remet son pantalon comme il se doit, et se ressert un verre de saké. Puis se lève, et tout en buvant à intervalle régulier, commence son speach, complètement imbu de lui, il s’écoute parler. On se croirait dans un théâtre grossier durant le monologue du dandi.

[Black Shinjin] – Hé bien, très cher. Tu t’es récemment lancé dans ce que j’appellerai ma création, mais que dans ce que toi, tu appelles le fuinjutsu violet. Oh, on t’avait prévenu, les sceaux de destruction, c’est pas bien, ils font plus de bien que de mal… je n’irai pas jusque là. Seulement, ils ont tendance à catalyser les choses. Par exemple, prenons-moi. J’ai tous les vices, et j’en suis fier. Aucun honneur, des goûts pour la drogue, l’alcool, les femmes, la prostitution, les carnages, aussi, la mort, les suchis, etc. J’en passe. On pourrait donc croire, au premier abord, que je suis mauvais. C’est là que le bas blesse. Toutes mes émotions, tous mes goûts, mes mimiques, mes envies. Bref, moi tout entier, j’étais toi avant. Et le fuinjutsu de destruction, faute de les avoir amplifier – va savoir pourquoi, d’ailleurs, c’est comme ça que ça se produit habituellement – les a toutes matérialisé en quelqu’un. Ce quelqu’un, c’est moi, Shin (j’adore ce nom. Il claque. Encore plus que ton sobriquet : Jin’… il n’y a qu’une mère attendrie pour appeler son enfant comme ça. Mais les deux ont de la gueule). Le truc, c’est que ça ne te plaît pas. Et à vous aussi, le lézard et la grenouille. Mais si tu me supprimes… ben les sceaux violets, tu fais une Croix (avec un grand C) dessus ? Compris ? Je suis là, je suis indésirable, mais je suis né-ces-saire. J’aime ma vie, je m’aime. Aussi laisse moi un peu m’éclater quand t’es pas là. Tu peux bien faire ça…
J’ai d’ailleurs réfléchis à la chose. Il est clair que t’as… que vous – allez, je suis gentil, si le lézard et la grenouille s’y mettent, z’ont le droit de vote – avez pas très envie de me laisser là pendant que Jin’… on va dire Shinjin plutôt, hein ? Pendant que Shinjin vit. Alors voilà, donne-moi une zone. Tu la scelles, tu le contrôles, rien à foutre, mais à l’intérieur, je veux pouvoir faire apparaître tout ce dont j’ai envie, et m’adonner à tous les vices sans restriction, même familiale sans manquer de respect envers notre mère : elle est méga bonne pour une maman – et en échange, je te prête mes pouvoirs quand tu en as besoin.
Ce à quoi tu es en train de penser, c'estque la chose logique serait que je voudrais prendre ta place. Non… franchement, ça ne m’intéresse pas. Ici, j’ai tout ce que je veux, et même ce que je ne veux pas. Dehors… regarde-toi, maigre, petit. Peut-être beau… pour le femmes, c’est pas gagné. Une famille noble, éduquée : au revoir alcool, drogue et prostitution. En plus, si tu désertes, ton clan t’aime tellement qu’il te tuera. Il ne resterait que les suchis. Non. Très peu pour moi. Pour le moment, je me plais mieux ici.


Il a raison… je ne veux pas qu’il reste ici. Mais si je le supprime, je perds une voie que je ne veux pas perdre. Et comme le laisser vaquer ici à ses occupations comporte un énorme risque, il ne reste que sa zone. je lui délimite un cube dans mon esprit. De cinq cent mètre d’arrête, à l’intérieur duquel je lui érige une énorme maison, sur plusieurs étages. En fait, c’est un manoir, entouré un jardin. Seulement je le scelle. Le cube a des parois, et je ne laisse qu’une entrée, autour desquelles je matérialise de petit Kappa, et deux petits Futsunuchi, chargé de le surveillé. Le tout, j’essaie de l’encrer du mieux que je peux dans ma pensée, de façon à ce qu’il ne puisse en rien s’échapper, ne rien faire sortir, pas même un désir. Pis, une petite règle, toute simple, tout en dessous dans la hiérarchie des règles que j’ai dicté pour cet endroit : il a le droit de tout créer.

[Black Shinjin] – T’as du goût. J’aime.

Il entre, deux femmes, habillées, cette fois, mais toujours aussi magnifiques, apparaissent. Ce sont les deux mêmes qu’avant.

[Black Shinjin] – Je vais finir ce que j’ai commencé héhé. Ciao les gens !

Il va s’enfermer de lui-même. Je me retourne vers Kappa et Futsunuchi.

[Kappa] – On le surveille. Il va falloir. Mais méfie toit. Ce qu’il a dit est vrai, mais je doute qu’il veuille rester cloîtrer ici jusqu’à ta mort.

***

Mes yeux s’ouvrent sur Konoha. J’en avais juste marre d’être sur cette plate-forme qui sert à dialoguer avec toutes mes composantes. Et surtout, je suis fatigué. Ce qui est bonne chose, je vais pouvoir dormir quelques heures avant de reprendre l’entraînement.


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   Dim 5 Fév - 2:21

Jin' :
: +32 XP
: +30% Bonus Inclus
: Technique Validé

: Good Smile
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MessageSujet: Re: [Domaine Hyuuga] Jin'   

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