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 [Mission D] Sous le regard d'une Hache (Pv: Seika)

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MessageSujet: [Mission D] Sous le regard d'une Hache (Pv: Seika)   Dim 15 Nov - 3:06

Chapitre I: La mystérieuse Kunoichi.

Une matinée bien ensoleillée, les rayons traversaient la chambre du jeune Ryozaki qui était encore en train de dormir. Il avait passé toute la soirée à travailler son physique en pratiquant quelque exercice très simple, abdos, pompe et des étirements pour terminer. Il n'avait pas fait que ça, la lecture était aussi au rendez-vous, pour déployer des nouvelles techniques, il avait besoin de s'informer comme il le fallait pour être au point pour des nouveaux jutsu. Il voulait en savoir toujours plus, mais tout seul cela commençait à devenir un peu rude, il ne pouvait plus compter sur le disciple de grand-mère Hoshi, car il était parti en mission depuis deux jours. Il ne se fiait qu'à lui-même ou à ses amis qui n'étaient pas plus doués que lui. Il rêvait tellement au succès, il se voyait déjà inscrit dans l'histoire de Kumo. « Le grand Ryozaki Takeda, fils d'un ninja déserteur et petit fils de la défunte Kunoichi du nom de Hoshi ». Bien évidemment, c'était un rêve absurde dans lequel il était plongé en ce moment même, enfin il était habitué à ces rêves-là. C'était vraiment un moment privilégié qu'il prenait le temps d'apprécier.

Ryozaki ! Je vais au magasin.

Bien entendu, sa mère n'était absolument pas au courante de sa soirée et donc elle ne pouvait pas comprendre pourquoi Ryozaki ne répondait pas. Elle ne prêta pas plus d'intention que cela, puis ferma la porte d'entrée assez forte pour que ce dernier puisse se réveille en sursaut. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il constata que sa chambre était devenue un vrai bordel, des bouteilles de jus par-ci, des bols de ramens qui trainaient par là, des chaussettes sales sur son lit. Un vrais dépotoirs ! Il n'était pas plus dérangé que ça de vivre dedans, son esprit était trop occupé à se remémorer le rêve qui venait tout juste de s'interrompre brutalement. Pourquoi ne pas faire du rangement maintenant qu'il était sur pied ? Il hésita longuement à cette question en silence en restant de marbre devant son lit, scrutant les alentours avec un air désespéré. Puis d'un geste aussi long que la façon qu'il tournait sa tête, Ryozaki s'étira, puis se mit enfin à faire du rangement. La lenteur de ses gestes étaient incroyables, il ressemblait vraiment à un zombie qui venait de comprendre qu'il était zombie. Mais ses gestes allaient redevenir plus fluide au moment où il posa ses yeux sur son horloge qui lui indiquait onze heures...il voulait passer à l'académie le plus tôt possible pour étudier un peu. Tout volait maintenant, les chaussettes, les vêtements qui trainaient, les bols de ramens ect... sa vitesse était multiplié par trois, voir même plus .

Il passa brièvement dans la salle de bain, s'habilla en oubliant pas l'écharpe de la vieille Hoshi, puis passa par la fenêtre de sa chambre en produisant un bon assez dynamique. L'atterrissage...c'était autre chose. A première vue, on pouvait croire que l'atterrissage avait été maitrisé avec succès, mais malheureusement, il s'emmêla les pieds, puis glissa sur son écharpe qu'il tenait à la main. L'atterrissage fut donc sur les fesses, une manière assez originale d'atterrir, mais aussi assez personnel donc il était fier. Il en fallait pas beaucoup pour satisfaire le jeune homme, du moment que cela restait unique en son genre, il appréciait tout simplement. En se grattant le derrière d'une façon pas tout à fait esthétique et en se courbant tel un bossu, le jeune rouquin progressait vers l'académie d'un pas assez lent. Et comme les malheurs ont l'habitude de s'enchainer à une vitesse hors du commun, Kenichi, un ami qu'il avait rencontré lors de son inscription à l'académie, surgissait de nulle part pour sauter sur le dos du Genin. Celui-ci, n'étant pas au mieux de sa forme avec cette chute, trébucha en même temps. Le voilà face au sol avec un regard assez meurtri de ce qui lui arrivait en sortant de chez lui.

*J'étais mieux au fond de mon lit, pourquoi je me suis levé ce matin ? Je vais sans doute passer une mauvaise journée*

Kenichi:  "tu étais plus solide à l'époque ."

Ryo: "A l'époque, je n'avais pas une douleur au derrière et surtout tu prévenais avant de sauter !!!"

Kenichi:"Oh ! Tu es de mauvais poil aujourd'hui ? "

Ryo: "Non pas du tout, j'ai mal ! Pousse toi !"

Il poussa légèrement son ami qui était sur lui, puis s'extirpa du sol. Il était de nouveau sur pied regardant Kenichi avec un petit sourire en poussant un léger soupire. Il ne voulait rien rajouter d'autre, puis reprit sa route.

Kenichi: "tu vas où ?

Ryo: "A l'académie, on se voit plus tard, d'accord ?"

Il avait retrouvé son petit sourire habituel, la douleur à son derrière persistait un peu, mais il essayait de l'oublier en repensant à son rêve. D'ailleurs, il était vraiment très rare de le voir sur les nerfs, il n'arrivait pas à s'énerver en dehors d'un combat et même dans une arène, cela lui arrivait de garder un petit sourire au visage et un humour à toute épreuve. Il ne se prenait jamais au sérieux, ça pouvait être marrant comme énervant. Une fois arrivé à l'académie, ce dernier errait un peu dans le hall. A chaque fois qu'il venait ici, une sensation de déjà vu venait hanter son esprit, un flash-back dans le passé pour se remémorer les moments de l'apprentissage, de la classe d'aspirant ninja et des professeurs toujours à l'écoute des élèves. C'était assez vide aux alentours, quelque ninja dans chaque soin et encore ! Le jeune homme pénétra dans la fameuse pièce du « silence » comme il avait surnommé... un silence régnait ici à croire que les anges de la mort étaient rentré dans cette pièce. Juste devant Ryozaki, se trouvait un jeune homme qui venait tout juste derentrer lui aussi, mais apparemment il était perdu. Serait-ce un nouveau ? Cela ne l'aurait pas étonné.

Il ne prit même pas le temps d'aider le petit nouveau qu'il alla s'installer à une table assez reculée en fixant une personne en particulier... une jeune femme qu'il avait vue la veille à la même place et elle était toujours fixée sur le même objectif...étudier. Mais ce n'était pas la première fois qu'il remarqua cette kunoichi, une habitué des lieux ? Sa curiosité venait de reprendre le dessus, il voulait savoir se qu'elle étudiait comme ça. Il marcha dans sa direction, se plaça derrière elle pour regarder au-dessus de son épaule, il ne voyait toujours rien. Il tourna autour d'elle, encore et encore sans s'arrêter. Il voulait sans doute attirer l'attention de cette dernière. Son esprit assez déjanté venait encore de frapper. Il enleva l'écharpe de son cou pour l'enrouler devant sa bouche et sur son front, il s'était débrouillé pour qu'on puisse apercevoir que ses yeux et pour terminer son oeuvre, il pris une pose de ninja aussi ridicule que son déguisement. Il resta dans cette position là, en face de la kunoichi. Tant qu'elle n'allait pas broncher, il allait rester comme ça.[b]

Spoiler:
 

MessageSujet: Re: [Mission D] Sous le regard d'une Hache (Pv: Seika)   Dim 15 Nov - 4:13

( Sous le Regard d’une Hache )
- 1 -

¤ Shijima Seika
¤ Souryo Hakujou

    Seika sentit ses cervicales craquer, tandis qu’elle se redressait sur sa couche, nue entre les draps blancs. L’étouffante chaleur de sa chambre lui permettait ces extravagances, et bien qu’elle soit d’une indécente impudeur, Seika se savait à l’abri là où elle était. Enfin, quasiment à l’abri. On est jamais vraiment sur de rien en ce bas monde pas vrai ? Se passant les mains dans les cheveux, la Kunoichi sentit comme à son habitude depuis ce soir là sa mèche blanche battre son front, froide, plus froide que le reste de sa chevelure noire. Placebo de son imagination, ou réalité dans la vérité ne lui appartenait pas ? Que ce soit ça, ou autre chose, cette mèche blanche était devenue une constante de sa vie, un rappel aux événements passés, chaque jour.

    A la longue cela pouvait vous peser, de vous remémorer sans cesse les mêmes événements tragiques, mais sur Seika cela avait l’effet d’une auto-thérapie : plus elle y pensait, jour après jour, puis elle s’habituait à cette réalité, et s’accoutumait des difficultés qu’elle avait rencontré dans son existence. Avec une sorte de râle à mi-chemin du soupire, la jeune femme à la chevelure d’ébène rejeta son drap, et se leva de son lit, bras en avant. Son coude replié, elle tendit la main vers le mur et caressa une seconde sa texture avant de trouver l’interrupteur : tant que la lumière était éteinte, elle n’était pas réveillée. Mais dès que c’était fait, Shijima était sur le pied de guerre ! Passant de la chambre à la salle-de-bain, puis de nouveau à la chambre, pour enfin s’arrêter dans le salon, la jeune femme se prépara un petit déjeuné. Douchée, habillée, elle était prête à se rendre à l’académie pour y travailler encore, et encore, à l’étude d’un Ninjutsu toujours plus poussé et puissant. Seika avançait, à son rythme, inlassablement et surement, vers l’objectif qu’elle s’était fixée.

    Revêtue de sa robe blanche sans manche, d’une chemise à manches longues blanche bien sur, et de son corset de cuir marron, elle prit le temps d’observer son reflet dans la glace : c’est moi où j’ai prit de la poitrine … ? Mais non, mais non, elle se faisait des idées là. Pourtant elle avait l’impression de se sentir plus serrée dans son corset. Mais la chaleur et la thermo-dilation jouait aussi dans cette légèrement distorsion de la taille normale de sa poitrine, aussi ne s’en inquiéta-t-elle pas, et sortit de chez elle après avoir prit un lait froid en guise de petit déjeuné. Ca vous réveil un lait froid !

    Souriante, la Chuunin marchait d’un pas vif, mais pas pressé. Son écharpe blanche autour de son cou, son bandeau de Ninja bien visible sous celle-ci, le vent faisait virevolter ses cheveux. Mais il ne s’agissait là que de quelques bourrasques passagères, et s’était un temps magnifique qu’il faisait aujourd’hui sur Kumo ! Froid, certes, mais d’un bleu resplendissant. Et même pas besoin d’utiliser le Changeur de Temps pour ça. De toute façon, mieux valait qu’elle ne le fasse pas : la terre avait aussi besoin d’eau de temps en temps. Et elle savait très bien qu’Akio n’hésiterait pas à lui envoyer l’Anbu pour lui retirer le talisman, si jamais la jeune femme en abusait.

    Il était vrai que de pouvoir contrôler la météo… Ca donnait envie de faire chaque journée à son image non ? Mais Shijima ne devait pas tomber dans ce piège que le pouvoir peut conférer, et pour le moment elle se tenait à carreau. Elle avait de toute façon fait assez de vagues comme ça depuis Xang. Sans s’en rendre compte, elle arriva présentement à l’académie Ninja, alors qu’il devait être aux alentours de neuf heures du matin -ce qui pour elle était déjà tard-. Et alors qu’elle allait monter à l’étage, et prendre la direction immédiate de la bibliothèque, une voix familière, trop familière, l’interrompit.

    ¤ Bonjour Seika-chan !

    ¤ Souryo-san, je vous ai déjà demandé par pitié d’arrêter de m’appeler comme ça !

    ¤ Mais ça te va tellement bien Seika-chan…

    ¤ S’il vous plait…

    ¤ Bon très bien, très bien. Pour la peine j’ai un service à te demander…

    ¤ Pour la peine ? Vous comptiez me demander un service depuis le départ alors ne me faite pas passer ça sur le compte de ce que je viens de vous dire.

    ¤ Et ben Shijima-san, on est de mauvais poil aujourd’hui on dirait !

    Seika resta silencieuse, vidant son esprit qui s’était intensément remplit de pensées fort désagréables vis-à-vis du gros moine en robe orange, son Saké à la hanche, son bâton de marche et de prière dans la main droite. Puis elle finit par lâcher un soupire, décontracter ses épaules, et par déclarer, déjà las.

    ¤ Qu’est-ce que vous voulez me faire faire cette fois ?

    ¤ Oh trois fois rien tu vas voir : ta Mission sera de couper du bois, tout simplement. Le concierge est malade aujourd’hui, et l’hiver approchant, on consomme pas mal de bois pour la chaudière principale du bâtiment : il faudrait que tu en coupes cet après-midi, pour demain.

    ¤ Et pourquoi on ne prépare pas un gros tas de bois pour la semaine ?

    ¤ Qu’est ce que j’en sais, je ne suis pas concierge moi !

    Non tu es alcoolique ce n’est pas pareil. Mais Seika se retint de dire cette pensée à voix haute, car elle pouvait passer pour de l’insubordination, et elle ne devait pas faire de vagues, surtout pas faire de vagues… Bien entendu la Chuunin ne put qu’accepter. Dingue tout de même, tout ce que ce type trouvait à lui faire faire, à croire qu’il lui faisait rattraper le temps perdu en maison de soin, à ne pas faire de missions pour le village et à vivre au dépend de ce dernier, même si elle n’en avait pas conscience.

    Mais la mâtinée était loin d’être terminée, et elle pouvait bien se prendre trois bonnes heures jusqu’à midi pour étudier, avant de se mettre à son travail l’après-midi, lorsqu’il n’y aura plus grande monde à l’académie pour la voir suer derrière l’académie, devant la remise du concierge, à fendre du bois. Il fallait dire qu’effort physique et elle, ça faisait trois, voir plus. Mais bon, une mission est une mission, peu importe son commanditaire -excuse de la femme qui a besoin d’argent-. Seika se rendit donc à la bibliothèque pour y saisir un parchemin sur les utilisations affinitaires du Ninjutsu, s’installant pour étudier à la même place que d’habitude, puis se plongeant dans l’océan de lettres, de mots, et de schémas de ce parchemin.

    Puis, un peu après onze heures, se produisit une scène qu’elle n’avait encore jamais vu, mais qu’il fallait voir au moins une fois dans sa vie pour y croire. Et surtout, il fallait le voir du point de vue de Seika, assise là où elle était, pour comprendre pourquoi lorsque ça arriva, elle ne put s’empêcher de troubler la silence de la bibliothèque de ses rires. Donc, peu après onze heures, il se trouve qu’il y a un peu de passage dans la pièce aux livres : ça va, ça vient. Puis alors qu’elle roule un parchemin pour en saisir un autre, la jeune femme sent derrière elle la présence d’un quidam, cherchant surement à savoir ce qu’elle était en train de lire.

    Mais plutôt que de poser la question, l’hurluberlu ne dit rien et se contenta de tout bonnement tourner, au sens littéral du terme, autour de Seika. Puis il stoppa son manège, se posa en face de Shijima, et prit la pose, après avoir enroulé une écharpe autour de sa tête pour cacher son front et sa bouche. Mais qu’est ce que c’est que ce type ? On ne peut même plus être tranquille pour lire un peu ici ?! Et le garçon ne bougeait, pas, se contentait de la fixer de ses yeux, toujours en position. Personne ne l’avait encore remarqué dans la salle, et Shijima se dit que plutôt que de faire un scandale ici et filant une correction à ce gamin, elle allait le faire ailleurs. La Kunoichi roula son dernier parchemin et les porta à l’accueil, qui se chargerait de les remettre à sa place plus tard. Au passage, elle fit un petit signe de doigt au gamin, pour lui dire de la suivre. S’exécutant, il suivit donc Seika à l’extérieur de la bibliothèque. La Chuunin s’adossa à un mur, les bras croisés sur sa poitrine, avant de déclarer.

    ¤ On ne t’a jamais apprit que c’était indécent de fixer une femme comme tu l’as fais dans un lieu publique ? Maintenant dit moi ton nom et ce que tu me veux je te prie.

    Le ton autoritaire était sans appel. Malgré le bandeau du garçon, elle savait qu’il n’était pas un Chuunin. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle connaissait presque, de nom et de tête, tous les Chuunin du village caché. Alors pensez qu’un drôle de gamin aux cheveux roses, elle s’en serait aperçue s’il avait été là. Shijima attendait qu’il réponse à ses questions, en se demandant si finalement, elle n’allait pas commencer plus tôt sa mission, pour profiter du bon air en début de soirée…

MessageSujet: Re: [Mission D] Sous le regard d'une Hache (Pv: Seika)   Dim 15 Nov - 14:24

Pour ce faire remarquer, Ryozaki avait vraiment plus d'un tour dans son sac. A la base, il était venu dans ces lieux avec un objectif très précis, mais au final il se retrouve à faire le guignol devant une Kunoichi. Il y avait que Ryozaki qui ne pouvait avoir honte de ce genre de manoeuvre...le genre de déguisement que même un gamin de six ans refuserait de porter. Il était vraiment pathétique devant la jeune femme au cheveux sombres. Il commençait à ressentir quelque crampe au niveau de ses genoux, ils étaient légèrement pliés depuis un petit moment maintenant. Il se demandait ce que la jeune femme pensait de lui à ce moment-là. Un fou directement sorti d'un de l'asile ? Ou encore un gamin dans l'âme ? Eh évidemment, il avait banni la seconde solution de son esprit et garda la première...il réfléchissait vraiment à l'envers parfois, aucune logique.

Cela faisait maintenant une bonne dizaine de minutes qu'il était planté devant la Kunoichi avec son visage à l'expression machiavélique, il savait qu'il ne lui faisait absolument pas peur et pire, elle devait bien rire intérieurement en ce moment. Il n'allait pas s'arrêter là, vous verrez. La Kunoichi se leva sans toute fois prêter attention au numéro de Ryozaki, enroula un parchemin, puis l'apporta à l'accueil. Ryozaki ne lâcha pas sa position pour autant, il restait à la même place tournant simplement la tête pour regarder ce qu'elle faisait. Elle porta à nouveau son regard sur le jeune Genin et lui fit un signe de doigt pour que ce dernier prenne le chemin de sortie pour la suivre. Il traversa la pièce tout en restant dans la même position, ridicule certes, mais hilarant pour certains comme un Genin qui connaissait brièvement le ninja aux cheveux rose.

Tatsuya: "Alors Ryozaki, tu te fais encore remarquer ?"

Ryozaki: "je ne suis pas Ryozaki, mon nom et Mamozu du village caché de la brume !"

Tatsuya: "tu ne changeras jamais toi."

Ryozaki: "On ne change pas un Takeda. Bon, je vais y aller, la Kunoichi de tout à l'heure veut me voir."

Tatsuya: "Celle de tout à l'heure ? La Chuunin qui vient de passer la porte ?"

Ryozaki: "tu l'as connait ?"

Tatsuya: "un peu, juste de nom, c'est une habitué des lieux. C'est heu...laisse-moi réfléchir, Shijimano...Seika voilà ! Elle est ravissante !"

Ryozaki: "Hum...mouai...elle sera ravissante lorsqu'elle va m'apprendre une nouvelle technique."

Voilà c'est tout Ryozaki ça, il regardait d'abord ses intérêts personnels avant de porter un jugement sur une personne. Il voulait tellement progresser. Sans plus attendre, il sorti de la salle les mains dans les poches, mais son écharpe était toujours au même poste que tout à l'heure. Peut-être qu'il ne faisait même plus attention, enfin bref...il était légèrement dans ses pensées en sortant de la pièce, il pensait sans doute à la façon dont il pouvait progresser. Une fois en dehors de la pièce, il croisa de nouveau la Chuunin, le dos contre un mur, les bras croisés sur sa poitrine tout en le regardant. Ryozaki jeta un oeil derrière lui...personne, donc s'était lui qu'elle regardait. C'était à ce moment-là qu'il constata que l'écharpe de la vieille Hoshi était toujours enroulée sur son visage. Vous croyez qu'il allait l'enlever ? Vous vous trompez lourdement, il reprit donc la pose puéril de tout à l'heure.

¤ On ne t'a jamais appris que c'était indécent de fixer une femme comme tu l'as fais dans un lieu publique ? Maintenant dit moi ton nom et ce que tu me veux je te prie.

Ryozaki: "Heu...non je ne pense pas. Je suis Mamozu, un ninja déserteur de grade heu...S et je suis venu te kidnapper Shijimano Seika !"

Il lâcha un rire démoniaque, le même rire qu'on pouvait voir dans les dessins animés lorsque le méchant prenait le dessus sur le gentil. Il se roua donc sur la Kunoichi le poing en avant, mais l'écharpe qui était mal attaché, tomba au sol dévoilant l'identité du rigolo de service et pour la deuxième fois dans la journée, le jeune Genin glissa sur son écharpe qui le fit trébucher sur le poing contre le mur à quelque centimètre de la Chuunin. Le choc du poing contre le mur était tellement violent qu'un craquement de ses doigts venaient de faire surgir au grand jour une douleur atroce. Ce dernier se leva en vitesse, puis tournait sur lui-même en hurlant de douleur, tenant son poing avec l'autre main, Ryozaki gesticulait de partout pendant un bon moment. Deux minutes plus tard, il reprit un semblant de sérieux en soufflant légèrement sur son poing. Il répondit sérieusement à la question de la Kunoichi.

Ryozaki: "Je vais te dire la vérité. Ryozaki Takeda, Genin de Kumo ! Et puis dans la salle, je voulais juste savoir ce que tu faisais, car je te vois souvent ici et ma curiosité m'a sans doute joué des tours. Je suis désolé !"

L'énorme sourire sur son visage éprouvait une certaine innocence. Mais une question persistait encore. Si l'incident de l'écharpe n'avait pas eu lieux, l'aurait-il vraiment porté un coup ? Absolument pas, il allait s'arrêter à tant. Il n'était pas fou à ce point et d'ailleurs, elle aurait vraisemblablement esquivé tout simplement ou peut être contre-attaquer ce qui aurait fait très mal au Genin. Il s'adossa lui aussi contre le mur à côté de la Kunoichi, soufflant toujours sur son poing qui lui faisait terriblement mal.

Ryozaki: Je paris que tu es en train de te demander, « mais comment connait-il mon nom ? » j'ai raison ?

Il avait reprit son calme tout en testant si son poing était encore valide.

MessageSujet: Re: [Mission D] Sous le regard d'une Hache (Pv: Seika)   Dim 15 Nov - 15:27

( Sous le Regard d’une Hache )
- 2 -

¤ Shijima Seika
¤ Ryozaki Takeda

    Elle devait être abonnée aux rencontres des personnages les plus décapants de Kumo, ou peut s’en fallait que ce soit le cas. Il n’y avait passablement que quelques personnes qui tenaient la route, comme Sho par exemple, ou encore Ren Aisawa, et d’autres personnes un peu moins gradés. Et comme souvent, il fallait qu’un gamin s’intéresse à elle. Mais ce n’était pas tant le fait que ce soit un gamin, c’était juste le fait qu’on s’intéresse à elle tout court qui la dérangeait : elle n’avait rien demandé à personne, alors pourquoi on ne lui lâchait pas les basques ?

    Le gamin aux cheveux roses lui répondit finalement, après avoir reprit sa pose ridicule, son écharpe toujours enroulée autour de sa tête.

    ¤ Heu... Non je ne pense pas. Je suis Mamozu, un Ninja déserteur de grade heu... S, et je suis venu te kidnapper Shijimano Seika !

    Seika ne daigna même pas bouger, lorsque sur une impulsion, le « déserteur » lança son poing vers elle, rapidement. Mais pas assez rapidement pour ne pas être esquivé de quelque manière que ce soit. Seika aurait même eu le temps de lui balancer un Raiton si elle en avait eu l’envie. Mais elle remarqua, alors que son poing volait vers son visage, que l’écharpe du gamin ne tenait pas en place. Celle-ci glissa, révélant le visage juvénile de l’adolescent, puis s’emmêla dans ses pieds, le faisant trébucher. Lancé dans son mouvement, il ne put s’arrêter et frappa le mur avec la force que lui conférait sa chute. Il y eut un craquement, et Shijima, les bras croisés, poussa un soupir.

    Après quelques secondes, le temps que l’information n’arrive au cerveau détraqué de cette pauvre âme égarée, Mamozu se releva en se tenant la main, gesticulant, sautillant en tournant sur lui-même. Quand on n’a pas de cerveau, on a que des larmes pour pleurer pas vrai ? La Kunoichi secoua la tête, le regarda du coin de l’œil, son esprit habité par des pensées bien au-delà de la situation actuelle. Au bout de deux minutes, le gamin aux cheveux roses s’arrêta de sautiller et finit par déclarer, un fond de douleur dans sa voix.

    ¤ Je vais te dire la vérité. Ryozaki Takeda, Genin de Kumo ! Et puis dans la salle, je voulais juste savoir ce que tu faisais, car je te vois souvent ici et ma curiosité m'a sans doute joué des tours. Je suis désolé !

    Qu’il soit désolé ça elle s’en fichait, mais au moins elle avait la véritable identité du Genin. Ryozaki, Ryozaki… Ca ne lui disait pas grand-chose elle devait bien l’avouer, mais elle n’était pas tenue de connaitre réellement « tous » les Ninjas de ce foutu village comme le lui avait demandé Souryo ! Qu’est ce qu’il l’énervait celui-là… Attend un peu que je sois Juunin, je n’aurais plus d’ordres à recevoir de toi. En plus, un Médecin quoi, même pas un de ses professeurs ! Il était arrivé un beau jour dans sa vie et maintenant il ne la lâchait plus, c’était aussi simple et résumé que ça. Seika suivit les mouvements du Genin qui vint s’adosser contre le mur, soufflant sur son poing, à côté d’elle. Les bras toujours croisé, la jeune femme décroisa les jambes et se redressant, elle fit quelques pas en avant, entendant derrière elle le gamin lui dire.

    ¤ Je paris que tu es en train de te demander, « Mais comment connait-il mon nom ? » j'ai raison ?

    Ah tien, c’est vrai qu’il connaissait son nom. A vrai dire elle n’y avait pas fais très attention. Seika commençait à être connue, à sa façon, et pas toujours pour les bonnes raisons. Femme mystérieuse, pratiquante du Ninjutsu de talent, seule et unique personne à supporter Shinzo Megane durant plusieurs heures d’affilés, surement unique personne à réussir à rester impassible face au discours sans temps mort de Hoshi Uchiha résistant à l’envie de lui coller une baffe pour le faire taire… Assassin du Genin Xang Quotsuara, protégée de Sho Nagoshi… Une femme inaccessible, dont l’aura noir et attirante ne cessait de grandir, attirant des prétendants, qui ne trouvaient jamais que porte close. Alors non, que Ryozaki Takeda connaisse son nom, ça ne l’étonnait pas vraiment.

    ¤ Tu aurais perdu ton pari alors Ryozaki, parce que je me fou complètement de la façon dont tu as pu apprendre mon nom.

    Le ton froid de sa voix contrastait avec son sourire impassible. La jeune femme à la chevelure d’ébène se retourna vers le Genin et l’observa de la tête au pied, comme un juge un animal avant d’en prendre réception. Puis, décroisant les bras, elle se passa la main sur le menton, et avança de nouveau vers le Genin avant de tendre brusquement la main et de le saisir par le col.

    ¤ Tu as de l’énergie à revendre Takeda-chan, ça te dirait de la mettre un peu à profit ?

    Sa voix s’était faite plus douce, légèrement plus sensuel, et sa main sur son col, n’était qu’un rappel de leur proximité, et pouvait être perçu autant comme une menace que comme une invitation. Murmurant presque, son visage face au sien, sa longue mèche blanche voletant légèrement sur sa chevelure d’ébène, Seika continua.

    ¤ Tu voulais savoir ce que je faisais dans la bibliothèque… J’attendais, tout simplement, que tu arrives…

    De sa main libre, Seika ouvrit la fenêtre du couloir à côté d’eux. Une lumière née de la concentration de Chakra passa dans son regard, tandis qu’elle tirait brusquement le Genin sur le côté. Son bras était bien plus puissant qu’une seconde plus tôt, et se fût sans difficulté qu’elle tira le Genin face à la fenêtre, tendant le bras vers l’extérieur, désignant au loin la cabane à outil de jardin de l’académie.

    ¤ Le concierge est malade aujourd’hui, tu vas aller me couper du bois pour demain, ça va t’occuper Takeda-chan, et ça te fera passer l’envie de faire le guignol dans une bibliothèque.

    Sa main relâcha le Genin, et elle le laissa face à la fenêtre. S’écartant de lui, elle ajouta.

    ¤ Ceci est un ordre de Mission de Rang D Genin Ryozaki Takeda, rendez-vous à treize heures devant la cabane, je superviserais personnellement ta production de l’après-midi, en espérant que ça te soit profitable.

    La jeune femme n’ajouta rien. Elle n’aimait pas jouer sur la hiérarchie, mais il fallait bien avouer que s’était sympa de temps en temps non ? Comme pour le Changeur de Temps, elle se reprit mentalement, en se disant qu’elle ne devait pas abuser de ce pouvoir là non-plu, et l’utiliser avec parcimonie, comme en cet instant vis-à-vis du Genin, pour lui apprendre quelque chose. Que lui apprenait-elle ? Peut être à respecter ses ainées, peut être à respecter les femmes, tout simplement peut être, à prendre la mesure des conséquences qui peuvent accompagner ses actes. Peu importe ce qu’il verrait en fait de cette mission-punition : pour Seika s’était le moyen de se passer de la corvée plus qu’accablante de fendre du bois… Dire que Souryo demandait ça à une femme. Je veux bien qu’il y ait l’égalité des sexes, mais y’a une limite à tout -et en plus elle ne pratiquait même pas le Taijutsu-. Souriante, Seika fit un petit signe de la main au Genin un peu déboussolé, et se faufila rapidement entre les couloirs de l’académie pour ressortir dehors, et partir en quête d’un bon déjeuné, en prévision de l’après-midi…

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    Treize heures. Seika était passé au petit restaurant rapide de la Place du Marché, où elle avait rencontré quelques jours auparavant les deux Genin Kagami et Hitomi. Le gérant avait été plus qu’heureux de la voir arriver, et lui avait offert le dessert, ce qui lui avait valu comme gratification un sourire agréable, la tête penchée sur le côté. Après un repas chaud reconstituant, Seika avait un peu flâné entre les étales, avant de croiser l’étale d’un fleuriste qu’elle connaissait bien, et qui n’était plus seul à s’occuper de ses fleurs.

    Prenant de leurs nouvelles, Seika ne put que se féliciter intérieurement de ce qu’elle avait fait pour les deux vieillards, qui semblaient d’un coup plus jeune, maintenant qu’ils pouvaient partager leur vie. C’était mignon, et en même temps Shijima s’interrogeait sur sa propre vie, le fait qu’elle n’ait jamais eu quelqu’un à « aimer » de cet amour que certains connaissaient si bien. Sakura lui en faisait souvent le reproche : Seika devait se trouver un homme. Ce à quoi, Seika avait trouvé la parade et lui répondait « Et pourquoi pas une femme ? », ce qui avait pour conséquence de faire taire son amie et de la faire rougir comme si Seika l’avait complimenté sur sa tenue ou sa dernière coiffure.

    Retournant à l’académie, elle était repassée par la bibliothèque, et avait emprunté du papier, et de quoi écrire : si Ryozaki venait effectivement cette après-midi, comme il en avait reçu l’ordre, elle prendrait un peu de temps pour écrire. Pas une lettre ou un essai non : elle voulait s’entrainer à dessiner des sceaux… L’art des sceaux n’était pas bien rependu, et assez complexe à maîtriser. Et vu qu’elle n’avait pas de partenaire de Ninjutsu, et qu’elle n’allait pas pousser la cruauté à s’entrainer sur le Genin, elle avait donc choisi cette dernière possibilité. Shijima se demanda tout d’un coup, et s’il ne venait pas Genin ? Et bien ça aurait été désobéir à un supérieur, et ce serait un blâme et une retenue sur son salaire qui sait. On n’aimait pas beaucoup l’insubordination à Kumo, et d’habitude tout allait bien dans le village, parce que l’obéissance y était ancrée. On pardonnait certains excès, parfois certains retards, mais pas le manque de discipline hiérarchique… Elle-même s’y était frottée en son temps.

    Assise sur un tronc d’arbre, les jambes croisées, La jeune femme prenait le soleil, comme une nymphe de la forêt se gorgeant de la nature… Elle s’étira, attendant donc que le Genin daigne apparaitre, et avec un retard réduit s’il vous plait. Sinon, et bien il aurait de ses nouvelles…

MessageSujet: Re: [Mission D] Sous le regard d'une Hache (Pv: Seika)   Dim 15 Nov - 23:52

Ryozaki avait le chic de tomber sur des personnes d'une courtoisie un peu bizarre, il en avait rencontré un petit nombre et cela finissait toujours pareil...un combat, mais malheureusement il tombait toujours sur des supérieurs et donc par conséquent l'issu des combats étaient presque évident. Maintenant il essayait au maximum de ne plus s'emporter, il en avait un peu marre. Ce village était truffé de personnages aussi bizarre est mystérieux que cette Chuunin qui lui faisait face en ce moment. Et se battre pour des causes bidons, cela ne l'intéressait pas trop. Dans ses moments-là, Ryozaki avait trouvé la petite « parade personnelle », il essayait de se remémorer ses rêves pendant un petit moment pour ne pas s'énerver.

¤ Tu aurais perdu ton pari alors Ryozaki, parce que je me fou complètement de la façon dont tu as pu apprendre mon nom.

Cela ne faisait plus de doute, elle était aussi une Kunoichi psychopathe, c'est comme ça qu'il appelait ces personnes là. Mais cela lui faisait sourire comme un idiot...oui, car il ne se prenait jamais au sérieux et lorsqu'il regardait toutes ces personnes qui vivaient juste pour se venger, tuer ou encore s'entrainer pour atteindre un but obscure, ça lui faisait sourire. Concernant la jeune femme aux cheveux sombres, il ne connaissait pas son histoire ni ses intentions personnelles. Pour un curieux de nature, il allait essayer de découvrir son passé avec quelque question, mais malheureusement il n'avait même pas le temps de placer une phrase qu'une pression était subi sur son col. Elle le tenait vraiment d'une main ferme, il n'avait plus de doute, elle n'était pas Chuunin pour se vanter de ce grade. Il essayait de se débattre légèrement pour qu'elle lâche l'emprise, mais sans succès.

¤ Tu as de l’énergie à revendre Takeda-chan, ça te dirait de la mettre un peu à profit ?

Ryozaki: "Cela dépend pourquoi. Tu as une sacrée poigne, je suis impressionné. Au profit de qui ? Si c'est de toi, tu peux te mettre le doigt dans l'oeil."

Toujours fidèle à lui-même, il lui répondit d'une façon peu agréable, il détestait se faire tenir de la sorte. Des petites choses comme ça pouvait gâcher sa bonne petite tête de « gentil petit adolescent inoffensif » en un rien de temps. Lorsqu'elle approcha son visage du sien, ce dernier fut comme tétanise pendant un instant, pourquoi ? C'est qu'elle savait impressionné, il avait l'impression d'être un verre de terre face à une araignée. Ce genre de choses lui arrive très rarement, il écoutait donc sans rien faire, ses bras le long de son corps regardant dans les yeux la Chuunin.


¤ Tu voulais savoir ce que je faisais dans la bibliothèque… J’attendais, tout simplement, que tu arrives…

Ryozaki: "Suis-je obligé de te croire ?"

Elle voulait faire avaler ça à qui ? Ryozaki n'était pas une lumière concernant la réflexion, mais il n'était pas stupide pour autant. Comment pouvait-elle attendre son arrivée alors que lui-même n'était pas sûr de venir à l'académie aujourd'hui. Son lit lui manquait terriblement. Pourquoi n'avait-il pas fait la grasse matinée ? Cela lui aurait évité de faire la rencontre de cette Chuunin. A l'avenir il s'y reprendrait à deux fois avant de vouloir faire la connaissance d'une personne. Il n'était pas au bout de ses surprises, cette dernière tira Ryozaki pour l'emmener face à la fenêtre en lui montrant du doigt la cabane à outil.

¤ Le concierge est malade aujourd’hui, tu vas aller me couper du bois pour demain, ça va t’occuper Takeda-chan, et ça te fera passer l’envie de faire le guignol dans une bibliothèque.

Ryozaki ne regardait même pas cette fameuse cabane, mais la Chuunin qui continuait de l'impressionner. Elle était parvenue à tirer le Chuunin à une main. Il se sentait tellement inférieur qu'il voulait partir étudier toute la journée...mais c'était trop tard.

¤ Ceci est un ordre de Mission de Rang D Genin Ryozaki Takeda, rendez-vous à treize heures devant la cabane, je superviserais personnellement ta production de l’après-midi, en espérant que ça te soit profitable.

Ryozaki: "Une mission de Rang D...je ne suis pas fait pour des missions de Rang D. Pourquoi ne pas me donner une mission sans grade aussi ? Hein ? Couper du bois, c'est n'importe quoi. Je me tape le sale boulot à la place du concierge. Il aura intérêt à me remercier celui-là."

Une mine boudeuse apparaissait sur le visage du jeune Takeda qui était terriblement vexé par la mission qu'elle venait de lui confier. Les bras croisés, la tête baissée et les joue légèrement gonflées, ce dernier ronchonnait depuis tout à l'heure. Il ne lui avait pas donné une affirmation pour cette mission, pourquoi ? Car malgré l'apparence qu'il projetait en ce moment, le jeune Genin réfléchissait déjà à la façon dont il allait éviter ce calvaire. Sans même prêter attention au signe de main de Seika, le jeune adolescent se dirigeait vers la sortie de l'académie toujours sa mine boudeuse au visage.

~*~


Une heure plus tard, Ryozaki avait enfin trouvé le petit stratagème qu'il allait mettre en place pour éviter de couper du bois. Si celui-ci tombait malencontreusement à l'eau, le jeune Genin allait donc s'efforcer de faire ce que la Kunoichi lui demandait. Un petit stratagème basique qui pouvait marcher. Il lui fallait des bandages et une béquille en bois. Cela ne fut pas trop difficile à trouver dans sa propre maison. Une fois les objets rassemblés, il devait se préparer. Premièrement, il enroula un bandage sur son crâne de façon à couvrir son oeil droit, ensuite c'était autour de sa jambe gauche qu'il enroula de deux bandages pour que cela soit plus volumineux que l'autre jambe, ensuite le fameux bras accidenté de tout à l'heure. Il saisit la béquille, puis apprenait à marcher avec. Il fallait qu'il soit bien préparé pour cette simulation. Une fois prêt, il attendait quatorze heures, pourquoi voulait-il être en retard d'une heure ? Pour non seulement faire patienté la Chuunin, mais aussi pour que tout cela soit crédible.

Il était enfin l'heure de se mettre en route. Ce n'était pas très loin, donc il ne pris pas très longtemps pour arriver au lieu du rendez-vous avec une heure et quinze minutes de retard. Il fixa la Chuunin qui était posée sur un tronc d'arbre. Il s'approcha lui faisant un signe de l'autre main.

Ryozaki: "Désolé pour le retard, je suis tombé des escaliers, je crains de ne pas pouvoir faire grand-chose comme ça."

A l'intérieur il criait déjà victoire, mais il ne savait pas comment la jeune femme allait prendre cela. Comment allait-elle réagir ? Il espérait sortir en vie !

MessageSujet: Re: [Mission D] Sous le regard d'une Hache (Pv: Seika)   Lun 16 Nov - 22:13

( Sous le Regard d’une Hache )
- 3 -

¤ Shijima Seika
¤ Ryozaki Takeda

    Il y avait des jours où Seika avait une humeur assez massacrante. Cette journée en était une, et le pauvre bougre qui allait se la langer sur le coin de la tête avait bien de la chance que le village ne soit pas régit par la loi de la jungle à l’heure actuel, car si ça avait été le cas, elle en aurait fait de la chair à saucisse, au sens propre du terme. Ces jeunes manquaient de disciplines ça faisait peine à voir, mais Shijima s’en accommodait et puis c’était ainsi que les choses devaient arriver : les générations décevaient, très souvent, leurs ainées. En même temps dire ça, c’était recaser Seika à un âge qu’elle n’avait pas, et elle faisait parti de sa propre génération qui somme toute, avait plutôt bien réussi dans l’ensemble : de bons éléments par-ci, des déserteurs par-là. Un peu de tout quoi.

    Comme le gamin n’arrivait pas, et comme Seika n’avait vraiment pas envie de se mettre à cette mission qui lui avait été initialement attribué par le gros moine orange, la jeune femme se contenta de commencer à écrire. Elle écrivait ce qui lui venait à l’esprit : tantôt un vers, tantôt un paragraphe sur son passé, mais aussi des mots sur son avenir, ce qu’elle pensait qu’il serait. Le fait de faire ça lui fit passer le temps, et surtout lui permit de se vider la tête, en écrivant sur papier tout ce qui lui trottait de façon désagréable dans le crâne. Bien sur quelqu’un qui aurait tenté de lire tout ça n’y aurait rien comprit, vu que la jeune femme n’écrivait pas de façon ordonnée, mais un peu dans tous les sens. Lorsqu’elle s’arrêta enfin, le soleil avait déjà bougé dans le ciel. Une heure, peut être plus, s’était déjà écoulée, et toujours pas trace de Takeda. Immédiatement un fourmillement lui démangea la main.

    Mais avant qu’elle n’ait à se mettre en route vers le bâtiment pour aller faire un tour du côté de la salle des dossiers pour y trouver l’adresse de son petit déserteur, ce dernier arriva enfin. Enfin arriva, façon de parler. Il clopina surtout, appuyé sur une béquille. Arrivant à sa hauteur, tout penaud, il déclara d’un ton d’excuse.

    ¤ Désolé pour le retard, je suis tombé des escaliers, je crains de ne pas pouvoir faire grand-chose comme ça.

    ¤ Hum, hum. Je vois ça.

    Tranquillement, la jeune femme rangea les feuilles dans la pochette où elles se trouvaient initialement, remit son craillons avec, et se leva, en époussetant un peu sa robe blanche. Soucieuse, l’air sincèrement affligé pour le pauvre Genin, elle s’approcha de lui et fit le tour de ce dernier en le détaillant en émettant des petits commentaires.

    ¤ Ah oui… Ohlala… Vraiment affreux… Pas de chance, pas de chance… Mon pauvre…

    Puis elle repassa devant lui, les bras croisés, une main passant sur son menton d’un air songeur. Puis elle recula, tout en restant face à lui, et rentra dans la cabane sans mot dire. Patientant dans la lumière du soleil, le gamin ne pouvait qu’attendre qu’elle revienne. Surement devait-il déjà pensé qu’elle cherchait quelque chose à lui faire faire malgré son état, et il n’était pas loin de la vérité. Au bout de quelques secondes, il put entendre un petit air jovial provenir de la cabane, tandis que des bruits métalliques s’en échappaient. Dieu sait ce qu’elle était en train de déménager en sifflotant, mais Ryozaki n’allait pas tarder à le découvrir, à son grand malheur.

    Seika finit par réapparaitre. Sa chevelure noir ondulait sur son dis, et sa mèche blanche battait ses hanches de gauche à droite tandis qu’elle trainait un objet visiblement lourd pour la frêle femme qu’elle était. L’objet en question était un manche de bois solide et verni, au bout duquel se tenait un objet métallique cloué au bois, et taillé pour être des plus tranchants. Autrement dit, il s’agissait d’une hache. Seika n’avait pas concentré son Chakra dans son bras, pour bien éprouver le poids de l’outil, et se dire qu’effectivement, si Souryo lui avait confié cette mission, ce devait être que Shinzo l’avait mit au courant de son apprentissage prochain de Chakra no Shuchu : elle ne voyait que ça qui puisse expliquer qu’il lui demande un truc pareil, elle qui n’avait jamais été doué en activité physique.

    Soufflant, la jeune femme posa le manche de bois contre un tronc d’arbre. Le bois à coupé elle le savait été derrière la cabane, sous forme de rondin qu’il fallait fendre en quatre pour en faire des buchettes pour alimenter la chaudière. D’après ce qu’elle en savait, une trentaine de bûches suffisaient à une journée de chauffe. Heureusement que le concierge avait été Shinobi dans sa jeunesse, et qu’il maîtrisait la même technique qu’elle -et qui combiné à sa force naturelle devait rendre la tâche plus facile-, parce que couper quinze rondins par jour ça devait être fatiguant à la longue. Surtout que ce nombre pouvait être multiplié par deux voir trois les jours de grand froid !

    Pour en revenir au cas de Ryozaki, qui attendait toujours une décision de la jeune femme, appuyé sur sa béquille, enroulé dans ses bandages, l’air sur le visage d’une atroce souffrance. Seika avait sa petite idée sur lui, et hésitant pour la forme pendant quelques secondes, elle finit par soupirer, se sourire à elle-même, et revenir s’adresser d’un air soucieux au Genin.

    ¤ Bon, je pense que tu vas pouvoir rentrer chez toi, tu n’as vraiment pas l’air bien.

    Elle lui laissa quelques secondes pour se réjouir, mais leva la main pour attirer de nouveau son attention, et reprendre.

    ¤ Mais avant ça j’aimerais tester une petite méthode médicale fort bien faite sur toi, pour aider tes muscles à ne pas s’atrophier. D’ailleurs, si ça marche, tu devrais pouvoir remarcher immédiatement ! C’est une sorte de « recette de famille » si tu préfères. Tu sais ce qu’on dit, le remède est parfois plus douloureux que le mal, mais tu m’as l’air de tellement souffrir que… Oh je ne peux pas te laisser partir dans cet état se serait criminel de ma part. Cette petite recette sera une caresse par rapport à la souffrance que tu dois actuellement ressentir, et ne pourra que te faire du bien j’en suis sur.

    Attrapant doucement le Genin par son bras valide, celui tenant sa béquille, elle le fit reculer un peu en hâte, sans lui laisser le temps ou non de décliner sa « gentillesse », ce qui aurait de toute façon fait un peu suspect. Son histoire était peut être vraie ? Mais le doute n’était pas permis dans la situation présente. Les êtres humains ont sur le visage et dans leurs gestuelles des indices, des façons de dénoter le mensonge, de dénoter le doute, de dénoter la tristesse ou la souffrance. Et Seika était très portée sur l’analyse corporelle, surtout par rapport au regard, et à l’examen des yeux d’une personne. C’était une sorte de tic de sa part de plonger son regard dans celui de quelqu’un, tic qu’elle avait retrouvé chez Sho et qui finalement lui plaisait de partager avec lui…

    Aussi cela n’avait fait aucun doute dès le premier instant que le Genin avait inventé toute cette histoire pour ne pas faire le travail qu’elle lui avait demandé de faire. Et comme il était de coutume dans ce genre de situation, et suivant l’adage populaire « qui l’eut cru qui croyait prendre », Seika fit s’installer sur une souche d’arbre, bien droit, sa béquille posée à côté de lui.

    Avec mille gestes attentionnés et précautionneux, transformant la calme et belle Seika en véritable mère poule, elle le fit mettre de telle façon qu’il ait ses membres bien exposés. En effet, le remède allait être pire que le mal, bien pire.

    Après quelques gestes rapides et précis, ayant reculé à cinq mètres du Genin -ce qui avait du lui paraitre bien étrange-, la jeune femme effectua sa technique favorite : le Raiton Daishino. Et cette fois elle divisa l’éclair dans son rebond au sol. L’attaque fulgurante et imparable pour le Genin, atteignit son bras blessé et sa jambe, délaissant sa tête pour éviter de lui faire vraiment « trop » mal.

    Le résultat ne se fit pas attendre : le gamin bascula en arrière, se tordant un peu dans tous les sens, agité de tremblement du à la présence d’un courant électrique étranger dans son corps. L’éclair le paralysa deux bonnes minutes, malgré le fait qu’elle y soit allé à la plus petite puissance possible. Finalement, Seika s’approcha, l’attrapa par le col, et le remit sur ses pieds, sans béquille. Et avec un grand sourire, elle prit sans difficulté la hache et lui mit dans les mains, en déclarant.

    ¤ Tu vois que ça marche cette recette de famille Takeda-chan ? Tu as l’air d’aller beaucoup mieux ! Maintenant tu peux te mettre au travail, tu as déjà perdu une heure.

    Puis Seika s’éloigna, prit un rondin de bois qu’elle avait préparé contre la cabane, le plaça à la verticale sur le tronc d’arbre où elle s’était assise, et invita d’un geste son petit partenaire de jeu à commencer son travail, et avec le sourire s’il vous plait !

    Impossible de croire que le Genin aurait pu refuser, à présent que Seika l’avait « soigné », de travailler. Et bien en effet, il n’y eut aucun problème. Malgré les douleurs ressenties, et le fait que la Chuunin n’ait pas hésité une seule seconde à lui balancer un bon Ninjutsu pour le mettre au travail, le Genin avait finalement décidé d’obtempérer. C’était d’autant mieux pour sa pomme que dans le cas contraire, il aurait pu lui arriver bien pire. Au moins à présent, la mission allait pouvoir se dérouler sans encombre. Seika, restée tranquillement debout face au rondin de bois qu’elle venait de poser, fit signe au jeune garçon de se dépêcher un peu : on n’avait pas toute la journée quoi.

    La hache avait beau être lourde, pour un jeune homme en pleine santé ça ne pesait trois fois rien. Se dépêtrant un peu de ses bandages devenus inutiles, le gamin finit par lever l’outil de travail, avec un regard mauvais à sa tortionnaire, qui le lui rendit en tellement plus froid, qu’il glapit, et abattit finalement le tranchant de l’arme sur le bois. Le premier rondin fût fendu en deux. Puis une nouvelle fois en deux, puis une nouvelle fois en deux, ce qui donnait quatre morceaux.

    Le travail pouvait paraitre long, mais une fois que le rythme de croisière était prit, tout allait de suite plus vite. Seika finit par s’éloigner un peu, pour éviter les rondins projetés par les coups du Genin, qui devait prendre un malin plaisir à essayer de l’atteindre. Mais ce petit jeu le fatigua vite, et il dut se mettre dans la tête que plus vite ce serait fini, plus vite il rentrerait chez lui, car il se mit à travailler avec plus de concentration et d’acharnement.

    Il lui fallût trois bonnes heures pour accomplir ce travail qui aurait prit toute l’après-midi à Seika. N’ayant aucune envie de parler à la jeune femme qui l’avait fait trimer comme une bête, et sans même un mot de remerciement pour l’entrainement physique que cela représentait malgré tout, Takeda prit la poudre d’escampette sans demander son reste, des fois que la Chuunin lui trouve une nouvelle tâche à accomplir. Elle comprenait un peu mieux Souryo qui devait en fait agir comme elle venait de le faire avec le gamin aux cheveux roses. M’enfin, pas sur qu’elle le revoit ce brave jeune homme, surement allait-il éviter l’académie de peur de retomber sur elle à présent. Qui sait, qui sait…

    Seika fit un saut par la salle des professeurs où elle trouva Souryo en train de dormir. Après un réveil peu doux grâce à un verre d’eau, elle informa le gros Juunin que la mission était accomplie et que l’académie aurait du bois pour le feu le lendemain. Sur quoi elle prit congé du Médecin et reprit comme le Genin, le chemin de son petit chez-soi tranquille, où l’on n’était pas embêté à longueur de journée par des types qui se déchargeaient de leurs travaux sur vous… Même si pour aujourd’hui elle y avait échappé de la même manière.
- Fin -

MessageSujet: Re: [Mission D] Sous le regard d'une Hache (Pv: Seika)   Ven 4 Déc - 15:43



Mission de rang D - Sous le regard d'une Hache - Accomplie

Seika : + 39 XP ( bonus chuunin et mission inclus )
+ 25 £ .....................................
+ 1 Réputation ..........................

Ryozaki : + 29 XP ( bonus mission inclus )..................
+ 25 £ ....................................
+ 1 Réputation .........................

Rien à redire, si ce n'est que la méthode de soin utilisée vers la fin est complètement tirée par les cheveux pour ne pas dire surréaliste. Un blessé est un blessé, si vous n'avez pas de matériel de soin, ou de jutsus de médecine, ni la formation qui va avec, alors vous ne pouvez pas soigner ou remettre quelqu'un en l'état.
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MessageSujet: Re: [Mission D] Sous le regard d'une Hache (Pv: Seika)   

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