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 [Salle d'Entrainement] - Silence et Foudre

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MessageSujet: [Salle d'Entrainement] - Silence et Foudre   Mar 17 Nov - 15:42

( Apprentissage : Kai )
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Seika fit un pas de côté pour étudier un passant. Il y avait du monde de sortie aujourd’hui, il faisait plutôt beau et pas trop froid. Le vent avait consenti à laisser le village caché en paix, et l’atmosphère qui régnait en était presque étouffante par cette journée d’automne. Le climat se déréglait de plus en plus : d’habitude à cette saison de l’année on grelotait déjà près des réchauds, en attendant que la pluie cesse au-dehors. Et là, pour un peu certains auraient ressortis les lunettes de soleils. Certes comme on disait, pourquoi se priver ? Il fait beau plus tard dans l’année, profitons-en ! Mais un jour prochain, il fera chaud tout le temps, et les périodes que l’on disait « chaude » seront caniculaires, et mortelles pour les populations.

La jeune femme préférait ne pas y penser, tandis qu’elle faisait un nouveau pas de côté pour éviter un couple de retraité, ce qui lui fit repenser aux deus fleuristes maintenant réunis. Une belle histoire qui était la leur. Belle, mais tellement stupide et fleur bleu qu’elle ne pouvait que faire sourire ceux à qui l’on pouvait la raconter. Et comme le lui avait demandé son employeur, Seika avait gardé leur relation secrète, et la vraie nature de la mission qu’elle avait accomplie avec.

Ses pensées allaient, venaient, comme autant de visages et de souvenirs à travers lesquels elle voguait, comme elle voyageait là sur le flot humain du village au centre bondé, et à la place du marché imprenable. Ce n’était pas faute d’avoir voulu y faire un tour mais là, c’était comme tenter d’approcher la banque le dernier jour du mois : du monde, de la sueur, et de la mauvaise humeur pour beaucoup. Comme quoi, il était d’une facilité enfantine de gâcher une belle journée. Les moins nerveux restaient, calmes, et avaient finalement le privilège de pouvoir admirer les étales des marchands. Les autres, partaient se promener ailleurs, prenaient la direction du parc, ou rentraient chez eux accomplir quelques travaux domestiques.

Pour sa part, ayant renoncé à l’idée de flâner sur la place, et de flâner dans le centre-ville, Seika avait décidé de faire une petite halte sur un toit, au soleil. Certains, un peu différemment d’elle, prenaient le soleil : des corps étaient en train de bronzer sur un toit non-loin de là. Pratiquante étrange que le bronzage, pratique qu’elle n’avait jamais aimé en tant qu’être humain : sa peau et sa couleur de peau la caractérisait, et faisait partie d’elle. En changer, c’était se renier à ce niveau là. Discours racial ? Non, simple philosophie de l’être unique et dont l’unicité passait aussi par l’apparence.

Sa peau blanche ne subit pas longtemps les assauts du soleil, et très vite elle se remit à marcher à travers les ruelles du village, naviguant à travers une foule de moins en moins compacts à mesure qu’elle approchait des artères parallèles des grandes rues. L’une d’elle était quasiment vide, et elle s’y engagea, passant enfin dans l’ombre des murs, où un peu de fraicheur était encore conservée.

C’est entre ces murs qu’elle le retrouva.

Sa silhouette noire se découpa dans l’encadrement d’une porte, tandis qu’il semblait sortir d’un autre monde, noir, sombre, inaccessible. Ses cheveux mi-longs noirs tombaient sur son cou délicat et blanc comme la mort. Sa longue veste noir à capuche laissait voir un collier fais des petits crânes d’animaux ou de petits êtres en tout cas. Seika l’avait souvent revu dans ses cauchemars. Jusqu’à ce soir là, tout ce qu’elle savait de lui était ce qu’on lui en avait raconté. Après ce soir là, elle comprenait pourquoi l’on se bordait à « raconter » et pourquoi on préférait ne pas l’avoir en face de soi pour un interrogatoire forcé au Genjutsu.

Toukotsu Kusari. Ce monstre lui avait retourné jusqu’au plus profond de l’âme, avait remit toutes ses blessures à vif, et les avaient même fouillées, sans vergogne, les laissant ouvertes comme il n’y trouvait rien d’intéressant que des banalités humaines. Ce type, que l’on qualifiait de Shinobi, était un fou de la pire espèce, de celle qui aime ce qu’elle accomplie chaque jours, qui aime à faire mal, à torturer, à « interroger ». Quel doux mot, si éloigné de la réalité : ce n’était pas un interrogatoire, c’était une lobotomisation. Et Seika avait faillit le payer de sa vie le soir même.

Ainsi c’était ici qu’il vivait ce malade, entouré de ses crânes ? Ou bien sortait-il de chez quelqu’un d’autre. Comme il regardait de l’autre côté de la rue, Seika se plaça contre une porte close, devenant invisible à ses yeux rouges-sang. Le Juunin, vit-elle du coin de l’œil, finit par effectuer quelques signes et à disparaitre dans un nuage de fumée blanche. Seika observa presque une minute l’endroit où il s’était tenu avant de sortir de sa cachette. Elle s’était méfiée de le voir disparaitre aussi vite : elle avait eu raison.

Toukotsu ¤ Shijima Seika. Que fais-tu donc à vagabonder dans le village ? Il n’y a pas assez à faire pour toi ?

La jeune femme sentit son dos se refroidir comme si elle venait de se prendre une douche plus glacée encore que le simple fait de l’avoir aperçu sortant de chez lui. Une perle de sueur naquit de son cuir chevelu et glissa rapidement le long de son sourcil, puis de sa joue. Au-dessus d’elle, elle remarqua un vol d’oiseau, immobile… Il était déjà trop tard ! Seika était sous l’emprise d’un Genjutsu.

Toukotsu ¤ Tu ne réponds pas ? Peut être as-tu oublié comment répondre ?

Oublier… Oublie ! Non pas ça, pensa-t-elle, tout en sachant que le mal était déjà fait. Toukotsu lui avait déjà fait oublier la parole. Ce qui l’énervait le plus finalement, c’était sincèrement de ne rien pouvoir faire d’autre que d’attendre qu’il se calme et qu’il la relâche, car Seika ne connaissait pas la seule technique qu’elle pouvait actuellement apprendre pour se délier d’un Genjutsu. Elle savait qu’elle aurait du l’apprendre, et cela lui aurait par exemple bien été utile pour le combat amical à l’arène, qu’elle n’aurait pas perdu au bout de quelques minutes après s’être sentie accrochée par un Genjutsu de son adversaire.

Toukotsu ¤ Tu voudrais que je te laisse tranquille n’est-ce pas ? Je le sens très bien, ce désir de t’échapper. Mais peut être désires-tu trop t’enfuir, peut être projettes-tu de déserter Shijima… Tu as de la chance que je sois pressé, sinon je t’aurais fais subir un interrogatoire en règle.

Puis tout s’arrêta. Seika tomba à genoux, tremblante, retrouvant l’usage de son corps et ses sensations, tandis qu’au-dessus d’elle un vol de pie laissait entendre son chant sur la ruelle. Tout ça n’avait duré que quelques secondes : Toukotsu Kusari était vraiment un être terrifiant. Le Juunin avait disparu, et un gamin tiré en avant par sa mère la regarda d’un air d’incompréhension tandis qu’ils allaient tous deux au marché surement.

La jeune femme finit par se relever, dépoussiéra sa robe dont le bas et les genoux avaient pris la poussière, et se remit en route en traversant la ruelle, sans prêter aucune attention à la porte de laquelle l’expert en interrogatoire était sortie.

Elle avait trébuché voilà tout. Seika se dit tout bas qu’elle devait faire plus attention, être plus soigneuse avec son corps : l’entretenir, c’était un gage de réussite pour la suite de sa vie. Combien de personnes ne prenaient pas soin de leurs corps et finissaient pas le payer un jour ou l’autre hein ? Mais beaucoup aimait vivre de cette façon : agir maintenant, réfléchir aux conséquences après. Et on finissait par des drames, des horreurs. Ciel que tout ceci était consternant parfois.

Ses pas la menèrent donc jusqu’à l’académie Ninja de Kumo. Peut être à cause du soleil, ou peut être à cause de sa chute, la Kunoichi avait mal à la tête. Pas un mal de crâne à s’éclater le front contre un mur non, mais une douleur un peu sourde au niveau de sa tempe. Peut être était-elle fatiguée ? La foule la fatiguait souvent de cette façon là. Les portes étaient ouvertes pour laisser entrer l’air et les gens dans le grand bâtiment à un étage. Toutes les fenêtres des salles de classe étaient ouvertes elles aussi : on devait crever de chaud là-dedans ! La Chuunin posa son pied chaussé de cuir sur le carrelage de l’académie et marcha rapidement dans le hall pour atteindre le panneau d’affichage central, où les annonces étaient accrochées. Mais il n’y avait rien d’intéressant aujourd’hui. Et puis la douleur qu’elle avait à la tête ne cessait pas…

Seika prit l’escalier central puis se dirigea vers l’aile ouest, au bout de laquelle se trouvait la salle des professeurs. Pour une fois qu’elle avait besoin de lui, elle allait bien tomber sur ce lourdaud de Médecin non ? Seuls les gradés avaient le droit de pénétrer là, chose qui lui avait été donc interdite jusqu’à ce qu’elle soit Chuunin. Il n’y avait rien de particulier dans la pièce : une pièce de détente comme une autre en somme. Plusieurs professeurs étaient là : certains qu’elle avait déjà vus, d’autres qu’elle ne connaissait absolument pas. L’un d’eux était celui qu’elle cherchait.

Affalé dans un fauteuil, sa gourde de Saké ouverte dans la main, l’air totalement endormi, Souryo Hakujou se trouvait là dans toute sa splendeur. Ah elle était belle l’élite des Médecins de Kumo avec un représentant pareil. Le moine vêtu d’orange ne réagit lorsqu’elle l’appela une première fois, ni une seconde. Aussi saisit-elle le bâton du Juunin, sous l’œil interloqué des autres professeurs. Et du bout du bâton, elle titilla le gros ventre du moine : oui elle n’avait aucune envie de le toucher directement. Souryo finit par émerger, et s’assit, battant des paupières, et portant machinalement sa gourde à ses lèvres. Shijima l’interrompit en plaça le bâton sous son nez. Remarquant enfin la jeune femme à la chevelure d’ébène, ce dernier eut un grand sourire et déclara.

Souryo ¤ Seika ! Quel bon vent t’amène ? Tu es en manque d’activités ?

Seika ¤ Non Hakujou-san, je viens vous voir parce que j’ai une migraine affreuse et j’aimerais que vous m’aidiez à la soigner.

Souryo ¤ Oh, oh, viens donc plus près que vois ça.

Sans bouger de son fauteuil, il fit approcher la jeune femme qui avait reposé le bâton de son supérieur à sa place. Délicatement, rompant avec ses façons d’être bourrus d’ivrogne, Souryo approcha ses doigts grassouillets de son visage et les posa sur ses temps. La jeune femme sentit un courant de Chakra très faible, presque comme si de l’eau tiède était versée directement dans son crâne, passer d’une tempe à une autre : surement le Juunin faisait-il un rapide examen de son crâne pour voir si effectivement quelque chose clochait.

Mais après deux minutes, il rompit le contact avec un petit « hum » perplexe. Le moine se gratta le haut du crâne, réfléchissant, tandis que Seika restait accroupie à côté de lui. Puis finalement une lumière s’alluma dans son regard, et il fit relever le menton de la Chuunin pour plonger son regard dans le sien.

Souryo ¤ J’en étais sur ! Fit-il en la lâchant et en joignant brusquement ses mains. Kai !

Son cri, qui n’avait pas été bien fort, attira tout de même l’attention de toute l’assistance, qui cesse ses activités pour écouter ce qui se passait avec le gros moine orange et la mystérieuse Chuunin dont on disait des choses pas très nets ces derniers temps. Seika sentit que quelque chose venait de s’arrêter, tandis qu’elle basculait en arrière et se retrouvait les fesses sur le sol. Souryo devant elle, se releva et l’aida à se relever.

Souryo ¤ Ca va mieux, pas vrai ?

Seika ¤ Oui ! Je n’ai plus mal au crâne ! Qu’est-ce que vous avez fait pour arrêter cette douleur ? On n’aurait pas dit une technique d’Eisei.

Souryo ¤ Parce que ce n’en était pas une, mais une technique de Ninjutsu… Attend une seconde, tu la connais cette technique ou pas ?

Seika ¤ Non du tout, je devrais ?

Souryo lui fit des yeux ronds, et jeta un regard en coin à l’assistance qui les observaient tous les deux de la même façon. Ils n’étaient pas tranquilles ici…

Souryo ¤ Viens avec moi je vais t’expliquer ça plus en détail.

Un peu paumé, Seika ne chercha pas à retenir le professeur de Médecine et lui emboita le pas, tandis qu’il sortait de la salle des professeurs aux oreilles indiscrètes…

MessageSujet: Re: [Salle d'Entrainement] - Silence et Foudre   Mar 17 Nov - 15:42

( Apprentissage : Kai )
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Les deux protagonistes se dirigèrent vers une salle d’entrainement vide à l’étage du dessous, pour être tranquille et discuter à l’abri des oreilles indiscrètes. Mais le fait était que peu importe l’endroit, on était jamais vraiment à l’abri. Même en sachant cela Souryo s’étonnait et s’injuriait de n’avoir pas remarqué plus tôt l’énorme lacune de la jeune femme. Lacune qui semblait-il, lui avait valu des ennuis. Bien entendu le Juunin avait entendu parler de l’affrontement en combat amical de Seika avec une recrue du domaine du Genjutsu. Combat soldé par un abandon pur et simple de la Chuunin, et pour cause ! Elle na ne maîtrisait même pas le Kai ! Quelle folie était-ce là ? Cette technique faisait pourtant partie des pré-requis au passage au grade de Genin alors, comment par le plus grand des hasards, y avait-elle pu être admise, sans cette technique pourtant primordiale.

Même Souryo qui n’était pas pratiquant du Ninjutsu la connaissait, comme tous les autres Shinobis présent dans la salle des professeurs quelques minutes plus tôt. L’Eisei-nin espérait seulement que personne n’ait entendu sa réponse au moine : déjà que Seika avait des problèmes, si en plus elle se faisait rétrograder… Mais par chance, le Kai était loin d’être une technique difficile, et Seika allait pouvoir l’apprendre sans avoir à faire à un professeur de Genjutsu. Pourquoi ? Parce qu’elle était encore sous l’emprise d’un Genjutsu à l’heure actuelle !

La jeune femme referma la porte de salle derrière eux et déclara, un peu agacé d’avoir été trainé jusque là, mais curieuse de savoir pourquoi.

Seika ¤ Bon, que vouliez-vous me dire Hakujou-san ?

Souryo ¤ Je vais t’apprendre une technique de défense contre les Genjutsu Shijima-san.

Seika ¤ Oh ? Et bien merci !

Souryo ¤ Avant de commencer, peux-tu me dire si tu as rencontré un Shinobi sur le chemin de l’académie ?

Seika ¤ Un Shinobi ? Euh et bien j’en ai vu quelques-uns mais je ne leur ai pas parlé.

Souryo ¤ Peux-tu me décrire ton trajet de chez toi jusqu’à l’académie ?

Seika ¤ Bien sur, si ça peut vous faire plaisir… Donc je suis partie de chez moi aux alentours de neuf heures dans l’espoir de me promener sur la place du marché. Mais comme il fait beau il y avait trop de monde, et j’ai rebroussé chemin. Le centre du village aussi était bondé, et je n’avais pas envie d’aller au Centre de Mission ce matin alors j’ai décidé d’aller à l’académie. J’ai prit un petit dédale de ruelle passant… Sous… Bref, et je suis arrivée à l’académie.

Souryo ¤ Tu as un prit un dédale de ruelle passant… Par où ?

Seika ¤ Je ne sais plus, mais est-ce que c’est vraiment important ?

Ca l’était oui, car quelqu’un avait modifié ou plutôt obstrué l’accès à sa propre mémoire durant son trajet jusqu’à l’académie. Qui avait bien pu avoir cette malicieuse idée ? Et pour quel résultat ? Juste pour le plaisir de s’en prendre à une personne sans défense ? Souryo n’en savait rien, ne savait pas de quel pied prendre cette affaire. Au moins à présent le mal allait être réparé et Seika aurait de quoi se défendre.

Malgré le Kai du Juunin, le Genjutsu bloquant la mémoire de la jeune femme était toujours actif, et ne pouvait être défait que si elle-même effectuait un Kai pour s’en libérer. Le fait d’effectuer une rupture sur une autre personne n’était qu’un premier soin. Pour soigner la plaie en profondeur, il fallait demander à l’organisme d’aider le médecin. Et en l’occurrence, Seika ne pourrait pas s’en libérer, ni avoir réellement conscience d’avoir été prise dans un Genjutsu, que si elle s’en débarrassait. Elle sentirait tout de suite la différence, et ses souvenirs reviendraient.

Le moine orange fit installer la jeune femme au centre de la pièce, en tailleur, et lui demanda de malaxer son Chakra, lentement. Ce que Seika fit, heureuse de pouvoir enfin apprendre cette fameuse technique du Kai. Ca l’étonnait vraiment d’ailleurs, de n’avoir pas eu la possibilité de l’apprendre avant, surtout que la plupart des Genin et tous les Shinobis d’un grade supérieur la connaissaient. Elle avait un cran de retard sur le coup, mais ça ne faisait rien, elle rattrapait le temps perdu !

La Kunoichi malaxa donc son Chakra, comme le lui indiquait le gros Juunin assit en face d’elle, dans la même position, les mains jointes en une position de prière. La jeune femme préféra garder les yeux fermés. Puis, après un bon quart d’heure, son supérieur l’interrompit d’une voix calme et douce, moins paillarde et qui donnait vraiment l’impression d’avoir à faire à un « vrai » moine.

Souryo ¤ Bon, maintenant que tu es prête, on va pouvoir essayer.

Seika ¤ Excusez-moi Hakujou-san mais, on n’est pas obligé de faire un apprentissage avec un pratiquant du Genjutsu pour apprendre à se protéger de leurs techniques ?

Souryo ¤ Dans le cas présent ce ne sera pas nécessaire.

La jeune femme acquiesça, un peu inquiète à l’idée que sous ses airs d’alcoolique, le Juunin soit aussi un pratiquant du Genjutsu. Mais elle avait ouï dire que les deux voies demandaient chacun trop d’investissements pour être combinées. Prenant une grande inspiration, la Chuunin joignit les mains et reproduisit les mêmes gestes que son professeur, les reproduisant encore une fois, et encore une fois, jusqu’à ce qu’elle sache les effectuer rapidement et sans efforts.

Souryo ¤ Bien, à présent il faut que tu comprennes bien le principe : tu dois concentrer ton Chakra en toi-même, et très précisément au niveau de ton système nerveux, car c’est à travers lui que transitent les informations utilités par les Genjutsu pour t’avoir. Si tu protèges ton réseau de nerfs, tu devrais pouvoir annuler au du moins diminuer l’impact des Genjutsu sur toi. Bien sur il faut un long entrainement et presque une maîtrise même de la nature du Genjutsu pour que ça marche à 100% à chaque utilisations du Kai, mais mieux vaut déjà diminuer l’attaque de cinquante que de la laisser faire ses ravages à sa guise.

Seika ¤ Je suis bien d’accord oui… Bon je me lance, dit-elle en effectuant les signes apprit. Kai !

Souryo sentit le Chakra se condenser le long de ses Tenketsu, puis venir se souder à sa moelle épinière. Mais ce n’était pas suffisant pour atteindre précisément les articulations nerveuses. Aussi le Juunin l’invita-t-il à continuer, et à renouveler l’expérience autant de fois que possible, jusqu’à ce qu’elle sente un véritable changement. Changement qui apparu, après la dixième tentative.

Seika ¤ Souryo je recommence à avoir mal à la tête… C’est normal ?

Ah ! Voilà qu’elle tenait la source du mal sans le savoir.

Souryo ¤ Oui c’est normal, cela veut dire que tu as ressentis la présence d’un Genjutsu actif.

Seika ¤ Un Genjutsu actif ?! Mais qui me l’a lancé ?

Souryo ¤ Essaye de le briser, et tu le découvriras surement.

A partir de là Seika redoubla d’effort, redoublant du même coup la douleur grandissante et moins sourde de son crâne, moins sourde que la première. A chaque tentative elle sentait son corps se raidir, sous l’effet d’une pique de douleur. Mais elle persévérait, car ce n’était plus la curiosité qui la poussait : quelqu’un lui avait lancé un Genjutsu qui était toujours en place ! C’était surement ce que Souryo avait découvert dans la salle des professeurs, et il ne désirait pas l’ébruiter. Pourquoi donc aurait-on infligé un Genjutsu à une Chuunin du village quasiment sans histoire ?

L’exercice continua, et enfin, après un énième essai, et un cri de douleur, le Genjutsu fût rompu. La pique de douleur cessa immédiatement, mais elle laissa Shijima affaibli, par la puissance physique et mentale qu’elle avait du séparément mettre pour rompre cette technique. Et tandis qu’elle basculait sur le côté, et que le Médecin se précipitait pour la retenir et l’allonger sur le sol, la jeune femme se souvint de ce qu’elle avait oublié en venant.

Un nom, resta dans son esprit, ainsi qu’un visage. Elle savait à qui ils appartenaient tous les deux. Il y avait aussi une porte, une porte d’où était sorti celui qui lui avait fait ça. C’était pour effacer cette porte qu’elle avait été ciblée par son Genjutsu ? Non, il y avait autre chose… Il avait dit quelque chose d’autre mais, impossible de s’en souvenir. Les effets secondaires du Genjutsu sans doute.

Souryo ¤ Un nom Seika, donne moi un nom !

Seika ¤ Toukotsu… J’ai croisé Toukotsu en venant à l’académie, et je crois qu’il m’a lancé le Genjutsu pour que j’oublie que je l’avais vu sortir d’une maison de cette rue… Mais je n’en suis pas certaine…

Souryo ¤ Hum, d’accord.

Et il n’y eut pas de suite apparente à l’affaire. Seika maîtrisait à présent le Kai, et comptait bien se défendre bec et ongle contre les Genjutsu et leurs pièges. Les apprendre ? Non elle en était incapable, mais les combattre, elle s’en ferait une joie. Comme à son habitude, le professeur de Genjutsu spécialiste des interrogatoires restait invisible, même à l’académie, où elle n’apparaissait que pour donner ses cours, et disparaissait juste après. Shijima n’arriva pas à se souvenir de leur conversation mentale à travers le Genjutsu, mais peu importe… La prochaine fois elle partirait sans demander son reste… S’il lui en laissait le temps.

- Fin -

MessageSujet: Re: [Salle d'Entrainement] - Silence et Foudre   Mar 17 Nov - 16:52



    Seika : + 18 XP ( bonus chuunin inclus - technique validée )


MessageSujet: Re: [Salle d'Entrainement] - Silence et Foudre   Mar 24 Nov - 9:33

( Bases Utiles )
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Pourquoi cela ne fonctionnait-il pas ? Pourquoi n’arrivait-elle pas à utiliser une simple technique de rang D ? Elles étaient à la base du Ninjutsu du Raiton. Si Seika arrivait à les maîtriser, alors elle maîtriserait des techniques encore plus puissantes que celles qu’elle avait accumulées à force d’efforts parfois gargantuesques. Raiton et Jiba no Tate. Shayou Tasogare, le professeur de Ninjutsu le plus compétent dans la maîtrise de la foudre d’après Shinzo, lui avait conseillé de revoir les bases, d’apprendre à maîtriser ses deux techniques, car elles permettaient de faciliter l’apprentissage des suivantes. Lui-même ne comprenait pas pourquoi Shijima faisait un blocage sur ces deux techniques qui pourtant ne posaient aucuns problèmes aux étudiants de l’académie. Oui d’accord ils y arrivaient peut être, mais on avait tous ses difficultés non ?

Si Seika n’y arrivait pas, et elle le savait au fond d’elle-même, même si elle refusait de se l’avouer, c’était tout simplement parce qu’elle avait choisi délibérément d’oublier ses techniques, qu’elle connaissait bien évidement par le passé. Mais ces deux techniques, constituaient son arsenal du Ninjutsu ce jour là. Elle avait usé du Raiton, s’était protégé par le Jiba no Tate, mais finalement n’avait rien pu faire, à part sauver sa propre vie au détriment des autres. Elle n’avait pas tenu sa promesse, et avait perdu deux êtres chers.

Aujourd’hui elle s’était pardonnée, et arpentait à présent la voie de la rédemption, en cherchant à acquérir toujours plus de puissance. Plus elle s’entrainait, plus elle se rapprochait de son objectif : être capable un jour, de protéger ceux qui ne le pouvaient pas, ceux qui ne pouvaient lutter contre les monstres de ce monde. Mais pouvant-on combattre un monstre par des moyens conventionnels ? Non, il fallait pour ça sortir des sentiers battus, et se faire soi-même démon pour trouver plus de force. Cet être imaginaire qui sommeillait en elle, lui donnait une stabilité psychologique excellente, tant qu’il était endormi. Mais laissez-le se réveiller, et Shijima Seika n’était plus une jeune femme mystérieuse, habile dans les études, froide avec les inconnus et adorable avec les êtres aimés : elle n’était plus que le reflet de la destruction intérieur dont elle avait été victime. Et la haine ainsi créé, provoquait une rage incontrôlable, ou presque.

Sho lui, avait réussi à la contrôler ce soir là. Seika ne pouvait pas lui en demander plus : la seconde et la troisième phase lui appartenaient. Un jour elle serait dans une nouvelle situation désastreuse, et une seconde mèche blanche prendrait place à côté de la première. Elle devrait s’en sortir, et se préparer tout simplement à une confrontation finale, à l’apparition de la troisième mèche, entre son cœur, et sa haine. Jusque là, elle progressait, en vu du jour où elle maîtriserait toute cette détresse qui l’habitait pour en faire une arme. Une arme capable de réaliser sa promesse et de… Vivre, comme elle l’entendrait. Ce n’était pas un plan sur l’avenir, juste de la détermination.

Et cette détermination, passait par l’apprentissage de ces deux techniques. Un apprentissage aussi rigoureux, que ce qu’elle avait pu produire lorsqu’elle avait appris Raiton Daishino. Cela lui semblait si loin… C’était un effet traitre de la vie de Ninja : le temps semblait filer si vite. Et il était temps de se concentrer sérieusement sur le problème, car en effet, cela ne fonctionnait pas pour le moment. Shijima avait les signes en tête, savait très bien comment le procéder de création de l’éclair de Raiton devait se faire, car il reposait sur le même principe que l’éclair fendu, en encore plus simple.

Seika devait projeter son Chakra à travers ses mains, pour créer un éclair de foudre à partir d’elles, éclair qui partirait en ligne horizontale vers sa cible, différemment du Raiton Daishino qui apparaissait à la verticale pour distraire l’ennemi et le prendre par surprise par un rebond imprévu. D’une simplicité enfantine, tellement enfantine. Trop peut être, ce qui la bloquait effectivement. Elle était capable de réfléchir, de comprendre, le fonctionnement de techniques complexes, mais elle buttait sur des choses simples. Des choses qui étaient à la base de tout !

De toutes ses forces, le visage crispé sur une expression proche de la fureur, la jeune femme sentit le flux de son Chakra tourner à plein régime en elle, alimentant son organisme à travers les Tenketsu. Intérieurement, elle braqua le projecteur de sa pensée sur ses bras, puis fit remonter le flux jusqu’à ses mains. Des pores de la peau, son Chakra sortait presque tant sa condensation était importante. Puis le flux ralentit, petit à petit, et la Kunoichi desserra la mâchoire. Si elle y allait de cette façon, tout ce qu’elle gagnerait ce serait un épuisement physique et moral qui atténuerait et annulerait presque totalement ses forces, l’empêchant du même coup de continuer l’entrainement dans la salle vide de l’académie prévue à cet effet.

Face à la jeune femme à la chevelure d’ébène, un mannequin de paille. L’objectif qu’elle s’était fixé : bombarder cette cible de Raiton jusqu’à la réduire en poussière. Mais pour ce faire, était-elle seulement capable d’envoyer un seul misérable éclair ? Son regard froid était traversé par le doute, car ce n’était pas le premier essai qu’elle faisait ce matin. Il y en avait eu d’autres, mais à chaque fois, on avait pu noter l’absence de la moindre étincelle. Pourtant ses signes étaient les bons -elle était même retournée à la bibliothèque vérifier-. La façon de procéder était la même que pour le Raiton Daishino, alors quel était le problème ? En plus de ça, elle maîtrisait l’amplification, qui lui avait apprit à créer elle-même des électrons libres, capables de renforcer la puissance des techniques de Raiton. Tous les éléments étaient réunis !

Seika ¤ Allez… Je ne vais pas échouer aussi lamentablement sur cette technique !

Avec un cri de rage, sa pression sanguine remontant, mais le flux de Chakra restant stable, Seika effectua les quelques signes appris par cœur qui lui permettait d’ordonner l’injonction de son Chakra une fois à l’extérieur de son corps. Les signes s’achevèrent, et le Chakra libéré se condensa, s’assembla à toute vitesse, et puis… Plus rien. Il n’y eut aucune réaction, vraiment aucune. Le Chakra utilisé se dissipa au vent. Pourtant cette fois, elle avait essayé de projeter en même temps des électrons libres pour amplifier les capacités électriques, rien n’y avait fait, rien n’y avait changé.

Abattu par ce nouvel échec, la Chuunin se laissa tomber à genoux. En effet, plus que la physique, c’était le moral qui flanchait le premier. Qu’est ce qu’il lui manquait ? Pourquoi n’y arrivait-elle pas bon sang ? Un élément, qui devait être d’une simplicité enfantine, lui échappait. Les poings sur le bois du sol, le visage de nouveau crispé sur l’incompréhension et la doute, un filet de sueur perla sur le coin de son visage. Pourtant, elle ne se laissait pas abattre souvent dans la vie : Seika n’était pas spécialement une « battante », mais elle était une femme de caractère dont l’apparence froide n’en restait pas moins un caractère bien trempé.

Son esprit se concentra de nouveau sur ce mot, « élément ». Oui, le Raiton était un élément, la foudre, mais qu’est ce que son passé essayait de lui dire ? Elle ne souvenait plus du jour où elle avait appris cette technique, pourtant la clé de ce problème qui l’habitait et la travaillait depuis plusieurs heures, était là, dans sa tête. Et c’était d’une façon ou d’une autre relié au terme d’élément.

Son regard se perdit dans la salle d’entrainement, cherchant quelque chose qui aurait pu l’aider à se souvenir. Mais il n’y avait rien, rien qu’elle puisse utiliser pour servir de clé à son mental, à son subconscient. Si un travail sur elle-même devait être fait, il le serait sans aides extérieurs. Ses doigts se détendirent, et avec un soupire, Shijima se rassit sur ses fesses, caressant le sol du bout de ses doigts fins. Encore une fois, elle se demandait si elle était vraiment faite pour ça. Qu’elle ait échoué sur le Rasengan ne l’étonnait guère : incapable d’apprendre la base même du Ninjutsu de Kumo, quelle humiliation… Encore heureux qu’il n’y ait personne pour la voir ainsi prostrée. Mais, Tasogare était au courant. Elle avait perdu la face contre ce crétin, qui s’amusait à la ridiculiser dès qu’il le pouvait depuis qu’elle lui avait opposé un refus public de sortir avec lui. Il avait perdu la face et le lui faisait payer. Pourtant elle avait besoin de lui pour continuer d’apprendre…

Merde ! Sa main droite se porta à son visage et prit dans sa paume son œil droit, le couvrant, le plongeant dans le noir total et reposant de l’expérimentation de la mort. Si elle avait su elle aurait accepté, juste pour l’avoir sous sa coupe, et obtenir de lui l’enseignement dont elle avait besoin. Mais les choses ne fonctionnaient pas ainsi, c’était une évidence qu’elle avait fini par accepter. Elle avait été seule une si grande partie de sa vie… Celle-ci n’allait pas commencer à se reposer exclusivement sur les autres non ? Seika s’était liée à tant de personnes ces derniers temps, qu’elle en avait presque oublié ce que voulais dire « se débrouiller seule ». Cette mâtinée en était la parfaite illustration. Si elle n’était même plus capable de faire un apprentissage seule alors…

Résignée, déçue d’elle-même, Seika se redressa, et se releva sur ses jambes. Encore un dernier essai pour la forme, après, elle rentrerait se reposer, dormir un peu, d’une longue nuit de sommeil dont elle s’était privée pendant longtemps…

Un élément… Elle ne voyait vraiment pas comment exploiter cette idée. La Kunoichi se remit en position, joignant les mains pour former le premier symbole, tandis qu’elle malaxait avec moins d’ardeur son Chakra. Chakra, et élément… L’élément de la foudre créé par le Chakra. Créé par le Chakra… Créé par… Seika haussa un sourcil, puis s’arrêta de malaxer, le temps de faire le tri de ses pensées. Lorsqu’elle utilisait le Raiton Daishino, elle le créait dans les airs. Mais quelle sorte de Chakra permettait de le créer ? Maintenant qu’elle y pensait, il était vrai qu’il y avait une distinction entre le Chakra qu’il utilisait pour certaines techniques, et celui qu’elle utilisait pour le Ninjutsu élémentaire. Qu’est-ce que cela signifiait ? Que le Chakra pouvait être modifié ?

Dans l’idée de cette modification, Seika se remit en position et effectua les signes de la technique, en gardant à l’esprit l’unique pensée de se servir d’un Chakra plus électrique. Ce n’était pas facile de le matérialiser. Les jeunes étudiants y arrivaient très bien, car c’était ce Chakra qu’ils avaient dans le sang pour la plupart, et qui se manifestait le premier. Elle aussi l’avait eu, comme les autres. Elle l’avait juste enfoui au fond d’elle, et il n’avait pu recommencer à se manifester qu’à partir du moment où il avait utilisé l’éclair fendu. Oui, de l’électricité, la fureur de la foudre, c’était ça son sang ! Visualiser l’éclair dans la nuit, l’éclair dans son être, le canaliser, et le créer, dans une réalité tangible !

Aussi naturellement que l’être humain respire, Seika réalisa le dernier signe, celui d’envoie. Immédiatement une étincelle se forma le long de sa main. Une petite étincelle qui courue le long de ses doigts, et qui, lorsqu’il tendit sa main vers la cible face à elle, tourbillonna et finalement se transforma en éclair localisé. L’attaque, loin d’avoir été spécialement puissante, frappa le pantin à la base du coup, et fit sauter sa tête de paille. Première touche, réussite. Il y en eut beaucoup d’autres par la suite, car Shijima avait finalement comprit que ses capacités, celles de manier la foudre, reposaient en elle, rien qu’en elle. La guerre, les combats, la vie elle-même, se faisait dans le sang, quoi de plus normal, que de se battre avec ce qui nous permet de vivre ? La composante Raiton de son corps ne souffrait plus aucun doute à présent : Seika était une pratiquante du Ninjutsu de Kumo, jusqu’au bout des ongles.

MessageSujet: Re: [Salle d'Entrainement] - Silence et Foudre   Ven 27 Nov - 23:13

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Finalement, une fois qu’on avait le truc, tout allait pour le mieux ! Seika était d’ailleurs assez heureuse, si ce n’était totalement content, d’avoir enfin comprise où se situer son erreur dans la création du Raiton de base, ou plutôt son oubli et son refus de retrouver la mémoire concernant la façon de lancer une attaque dite de « base ». Inutile de dire qu’il ne restait rien du pantin lorsqu’elle en eut fini avec lui. Le sol autour d’un unique poteau de bois noirci par les attaques attestait d’une lutte violente entre de la paille et du Chakra plutôt explosif vu de loin, mais qui en fait pouvait largement plus être vu comme un Chakra doux. Après tout, la méthode d’attaque avec le Ninjutsu Raiton était particulière, et si les Ninjutsu de cette branche pouvaient être violents, ils étaient souvent visibles à l’œil nu, et l’on pouvait voir leurs manifestations comme des enveloppes autour des corps des ennemis, ou des alliés dans le cas où il s’agissait de techniques défensives.

Et justement, la seconde technique qu’elle désirait maîtriser aujourd’hui, Jiba no Tate, était une technique « bouclier ». Facile de le deviner avec son nom en même temps. Technique qu’elle avait plus ou moins approchée de loin en de rares occasions. Mais là, petite différence avec le Raiton de base, elle savait comment s’y prendre pour le créer. Sauf que, pour tester l’efficacité de ce champ électrique corporelle invisible ou presque pour le commun des mortels, il fallait avoir quelqu’un en face de soit pour servir de cobaye. Et c’était là que devenir intervenir l’autre andouille de Tasogare. Surement de toute façon, avait-il une technique pour absorber le Chakra ou l’électricité : Shijima n’aurait même pas la douce satisfaction de lui faire un tout petit peu mal pour lui apprendre à jouer les dragueurs écervelés. Et d’ailleurs il était en retard. Pas que la jeune femme soit spécialement pressée loin de là, mais tout ce que faisait le Juunin expert du Raiton l’énervait.

Il avait un petit côté tête en l’air à la Sakura, mais la comparaison s’arrêtait là. Et contrairement aux personnes sans intérêt qu’elle préférait ignorer, Tasogare faisait parti de cette classe d’homme qu’un refus, une claque, ou tout autre forme visant à le repousser avait pour effet l’inverse du but recherché. Autrement dit il était plus ou moins dingue d’elle, à ses heures, et il avait tendance à taper sur le système de la Kunoichi qui préférait tout de même, la plupart du temps, rester loin de lui pour la sécurité de tous. Il arriva enfin, avec une dizaine de minutes de retard, ce qui n’était pas trop mal compte tenu des retards qu’il était capable d’avoir de temps à autre. Comme un retard d’une journée par exemple…

Sans frapper à la porte ni prendre le temps de dire quelque chose, le Juunin se laissa tomber sur une chaise et entreprit d’enlever ses chaussures pour rejoindre la Kunoichi en Tabi installée en tailleur au milieu de la pièce, se reposant et en profitant pour malaxer son énergie, se repassant mentalement la série des signes du bouclier électrique. Une fois ceci fait, l’excentrique Shinobi en tenue blanche et or, et aux cheveux blonds comme les blés, vint la rejoindre et se laissa une nouvelle fois tomber sans classe face à la Chuunin qui lui avait demandé de venir. Comme Seika gardait obstinément les yeux clos, elle sentit que Tasogare battait l’air face à elle pour lui faire « coucou je suis là ». Shijima poussa un soupire et rouvrit les yeux, acceptant enfin de voir son Sensei, qui en profita pour demander avec un sourire espiègle.

Tasogare ¤ Alors le Raiton Seika, tu le maîtrises ou pas ? Parce que sinon on n’ira pas loin sur le Jiba no Tate.

Pour répondre à sa question, la Chuunin tourna la tête de côté, désignant du menton le carnage qu’elle avait fait sur le pantin de paille dont il ne restait que des miettes. Heureusement que rien n’avait prit feu, elle aurait été mal sinon. Mais la paille de ces cibles était traitée pour éviter ça justement : pas suicidaires non-plus les Shinobis à Kumo.

Tasogare ¤ C’est parfait ma mignonne, et sans moi en plus ! Moi qui pensais arriver et te réconforter après un échec cuisant qui t’aurais tiré les larmes…

Seika serra le poing et arriva à se contenir, inspirant profondément, avant de se lever sans rien ajouter d’autre que ce soupire exaspéré. Le Juunin avait autant de muflerie que de charme : autant dire un maximum. Et malheureusement pour bien des femmes, celles-ci ne voyaient que le bon et surtout beau côté du Shinobi, sans voir à quel point il pouvait être stupide par moment, et incapable de s’attacher plus de deux semaines à une personne qui se seraient données à lui.

Tasogare ¤ Bon tu le mets ton bouclier ? On ne va pas y passer le réveillon ! Bien que la perspective d’une soirée au coin du feu avec toi ne soit pas déplaisante Seika-chan…

Seika ¤ La fer… Tais-toi s’il te plait, se retint-elle. Je me concentre.

Tasogare ¤ J’attends.

Autrement dit, soit elle mettait en marche le bouclier maintenant, ou bien il se barrait pour aller courir une autre conquête à travers l’académie. Sa langue avait fourché et elle avait failli lui balancer un bon « la ferme » avant de lui coller une baffe pour le calmer. Seika fit donc malgré tout ce qu’elle venait de déclarer au Juunin : elle se concentra. Exercice facile vu qu’elle se concentrait depuis une bonne demi-heure en l’attendant. La jeune femme aux cheveux ébène joignit les mains et commença à concentrer son Chakra dans tout son corps, se contentant de le faire tourner. En effet, le bouclier d’électricité était une technique basique, et c’était à se demander comment elle avait pu maîtriser l’amplification, qui reposait sur le même principe, sans avoir redécouvert auparavant cette technique.

Comme pour Zofuku donc, Seika, tandis qu’elle effectuait rapidement les signes de la technique, laissa échapper son Chakra de son corps par les pores de sa peau par strates pour le garder très proche d’elle. Ainsi le Chakra de type Raiton, comme pour un Raiton normal, se mélangeait à son champ magnétique corporel à la différence de l’amplification qui elle se diffusait dans l’air plus spécifiquement sur une plus large zone, de manière à pouvoir se greffer aux techniques de Raiton qui apparaitraient à distance. Shijima effectua le dernier signe, et elle sentit immédiatement un petit picotement lui parcourir le bout des doigts mais aussi le reste du corps, tandis que le bouclier s’activait et venait se greffer à elle. Comme elle l’avait prévu, la technique et son lancement n’avaient posés aucuns problèmes.

Seika ¤ Voilà il est créé.

Tasogare ¤ Ok, bon je vais faire un test simple à main nue dans ce cas.

Le Juunin semblait un peu plus sérieux à présent, son attitude de professeur reprenant le pas sur son attitude de Don Juan. Evidement, elle vit serrer un poing, tandis que les veines de ses bras ressortaient. Une technique de concentration de Chakra toute simple. Il savait ce qu’il faisait, il savait ce qu’il faisait, se disait-elle comme un leitmotiv. Son Sensei fit un pas en avant, puis un autre. Et sans crier gare, prit appui sur sa jambe droite et bondit pour rejoindre la jeune femme et au passage, lui asséner au plexus solaire une attaque diagonale verticale fourbe et surtout très douloureuse.

Seika, qui avait cru jusqu’au bout qu’il frapperait normalement ou ferait une connerie pour faire l’intéressant, avait oublié pendant quelques secondes qu’il s’agissait tout de même d’un Juunin, et donc que ses coups étaient mortels pour la plupart. Reculant sous le choc, elle avait cependant vu au moment de l’impact, des étincelles bleus se former le long du poing de son adversaire, et presque ralentir, ou diminuer sa puissance de frappe pourtant difficilement blocable. Et sans le bouclier, elle doutait de pouvoir se relever à présent. Si l’attaque avait été portée sans, elle serait par terre, et le Juunin serait déjà en train d’appeler un médecin. Mais là, à part un beau bleu entre les seins le lendemain, elle n’avait rien de grave.

Shijima n’avait même pas ressenti d’impression d’étouffement, pourtant caractéristique des attaques perçues au plexus solaire. Après s’être relevée, elle remarqua que le Juunin avait déjà reprit le chemin de la sortie, et était de nouveau assit sur la chaise à côté de l’entrée, en train de remettre ses chaussures.

Seika ¤ Hey mais attend !

Takogare ¤ Tu n’as pas besoin d’entrainement pour cette technique Seika, tu la maîtrises très bien à ce que je vois. Regarde un peu ce que t’as fais ?

Le Juunin leva son poing droit, que put admirer Seika. Et surtout put-elle admirer quatre traces noires au niveau de ses phalanges. En effet la technique avait l’air de marcher, et Shijima avait finalement réussi à lui faire un peu mal : ce n’était que justice pour toutes les fois où il s’était montré insistant et insupportable. Surement ne le voyait-il pas comme ça de son côté, car il souriait comme un gamin. Il lui adressa un salut de la main et sortit sans rien ajouter, laissant la Kunoichi seule avec son bouclier, et son ménage à faire du coup, car il n’était pas question de laisser la salle en état. Souryo aurait été capable de lui faire nettoyer toutes les salles en en voyant une de mal rangée ou en bazar. Celui-là elle le retenait… Mais à présent, si jamais il essayait de poser ses doigts gras et volumineux sur son épaule, il aurait une charmante surprise ! Seika se laissa aller à rire, tandis qu’elle attrapait un balais contre un mur, et entreprenait de nettoyer son œuvre pittoresque.

- Fin -

MessageSujet: Re: [Salle d'Entrainement] - Silence et Foudre   Ven 4 Déc - 15:28



    Seika : + 18 XP ( bonus chuunin inclus - technique validée )

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MessageSujet: Re: [Salle d'Entrainement] - Silence et Foudre   

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