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 Mairie de Kiri

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Haku
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MessageSujet: Mairie de Kiri   Ven 10 Juin - 18:22

A la mairie de Kiri, vous y trouverez tous les information sur Kiri .
Vous pouvez même coler des affiches dans la mairie .

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Jeu 13 Juil - 17:42

*Bien, voilà qui devrait donner des équipes équilibrées... J'espère que Darok et les autres ramèneront Shinzo assez vite, il ne me reste plus beaucoup de temps d'existence...*

J'étais confortablement assis dans mon fauteuil, jonglant avec un kunai et consultant le dossier de Sana-khan que je venais de compléter. Je relus une dernière fois les notes que j'y avais ajouté et le remis à sa place, dans le tiroir.

*Le Mizukage a vu juste à son sujet, je me demande cependant ce qu'il compte en faire... Restera-t-elle vraiment à Kiri ? Autant je ne doute pas de la loyauté de Darok, Zen, Iba et Chihiro, autant je me méfie d'elle. Mais mon créateur sait certainement ce qu'il fait...*

Rangeant mon kunai, je me levai et me mis à la fenêtre. Le soleil brillait de toutes ses forces sur la surface azurée de la mer ; personne n'aurait pu croire en contemplant une telle vue, que cet endroit allait bientôt être le théatre d'un massacre sans précédent.

*Comment allons-nous nous en sortir...?*

Je fus tiré de mes interrogations par le bruit de quelqu'un qui tapait à la porte.

"Entrez !" dis-je sans bouger de ma position.

Takeo, un des Chuunin en charge de la surveillance des portes de Kiri entra et posa un genou à terre en baissant la tête. Sans la relever, il me fit son rapport.

"Mizukage-sama, Darok Kempachi, Hyrungo, Iba Hiyori et Zen Azechi sont de retour avec Shinzo-sama."

"Très bien. Fais les entrer et dis-leur que je vais venir les accueillir. Rompez !"

"Bien, Mizukage-sama !"

Toujours face à la mer, je souris intérieurement. Ainsi le vieux fou était revenu au village. Sa présence ici, serait certainement déconcertante pour les shinobi de la Brume, mais ses enseignements leur apporteraient beaucoup.

*Bien, il est l'heure...*

Traversant mon office, je me dirigeai vers les portes de Kiri no Kuni.


[Suite : Ruelles de Kiri, une fois que Zen aura mis le point final à la mission ^^]

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Mer 13 Sep - 12:01

L'office du Mizukage était vide depuis quelques jours. Personne n'avait repris son activité au village de la Brume depuis que le maître de Kiri avait sombré dans un profond coma.

Nezu, le chef des politiciens avait choisi ce moment précis pour rentrer dans la mairie et siégait à présent dans le fauteuil de Zabuza, un air triomphant sur le visage. Rezan, son âme damnée, était adossé au mur et regardait par la fenêtre.

L'obscurité de la pièce lui conférait un air lugubre, qui était emplifié par le bruit des vagues s'écrasant sur les rochers. Nezu s'enfonça un peu plus dans le grand fauteuil de cuir ; un sourire victorieux se dessinna sur ses lèvres.


[Nezu]
"Enfin ! Nous voilà enfin débarassés de Zabuza ! Kiri est à nous, Rezan, à nous !"

[Rezan]
"Je comprends votre enthousiasme, Nezu-sama, étant donné que Zabuza a contrarié vos plans de nombreuses années, mais n'est-il pas trop tôt pour crier victoire ?"

[Nezu]
"Tu as entendu comme moi ce qu'on dit les médecins ? Il a dix pourcents de chance de survivre, et quand bien même il sortirait du coma, ses lésions sont telles qu'il serait un légume !"

[Rezan]
"Je veux bien me fier à leur avis, mais Zabuza a montré maintes fois qu'il était difficile à tuer, de plus il est déjà revenu de la tombe une fois..."

[Nezu]
"Ne me gâche pas ma joie veux-tu ! Zabuza est comme mort et enterré ! Personne ne peut plus s'opposer à notre pouvoir !"

[Rezan]
"Et que faisons-nous au sujet des Enfants de la Brume ?"

[Nezu]
"Qu'est-ce que cette nouvelle fantaisie ?"

[Rezan]
"Vous n'êtes pas au courant ? Depuis la "victoire" de Zabuza-sama, le groupuscule de shinobi qui lui étaient fidèles s'est renommé ainsi... J'ai bien peur qu'ils ne nous laissent pas prendre le pouvoir si facilement..."

[Nezu]
"N'aies crainte. Nous sommes plus nombreux qu'eux, et Karasu-sama nous enverra de l'aide au besoin..."

Le politicien se leva et regarda la mer par la fenêtre, puis caressa sa barbiche grisonnante avant de recroiser les mains dans son dos. Le vent du changement soufflait déjà sur Kiri et il en était conscient. Cette fois, plus personne ne s'opposerait à lui...

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Mer 27 Sep - 11:37

Cela faisait déjà une semaine que les funérailles de Zabuza avait eu lieu, et le nouveau chef du village, le Sanin Shinji Azechi avait bien du mal à se partager entre ses tâches de Kage intérimaire et son travail de médecin.

Il était inquiet de la tournure que prenaient les événements. Il n'était sûrement pas un combattant, alors pourquoi donc Zabuza l'avait-il nommé à sa suite ? Le Mizukage n'était-il pas censé être un chef de guerre et non un homme de paix ?

La santé de son fils lui pesait aussi. Les médecins avaient étés formels, Zen ne pourrait plus se servir de son bras, de plus il avait l'impression que le jeune Chuunin était en proie à de graves troubles neurologiques. Ajouté à ceci le fait que Darok, le plus fidèle patriote perdait espoir, que Chihiro ne sortait plus de chez elle, que Sana-khan avait quitté le village et que Nimuro refusait de reprendre du service, la coupe était pleine.

Aujourd'hui, il avait d'ailleurs convoqué ce dernier pour essayer de le faire revenir a de meilleurs sentiments. Shinji savait que le passage au grade de Jounin n'était pas un argument suffisant pour motiver Nimuro, mais cette nomination n'était en rien une carotte pour le faire avancer ; on avait besoin de shinobi compétents à Kiri.

La secrétaire annonça l'arrivée de l'ex-Chuunin et le fit entrer dans le bureau de Shinji. Nimuro s'inclina poliment devant le chef des Enfants de la Brume et se releva vite.


[Nimuro]
"Veuillez me pardonner de ne pas rester incliné plus longtemps devant vous, Shinji-sama, mais ma jambe m'en empêche..."

[Shinji]
"Pas de ça entre nous, Nimuro. Assieds-toi et cesse avec les "sama". Je ne suis pas un fervent défenseur des formules de politesse ni de l'autorité."

[Nimuro]
"Je comprends votre point de vue, Shinji-sama, mais je ne peux me permettre un tel manquement. Vous êtes l'héritier de Zabuza-sama ; de ce fait je me dois de vous porter le même respect qu'à lui. De plus, vous êtes le chef des Enfants de la Brume, les derniers partisans de notre défunt Mizukage. Je me dois de vous traiter avec déférence."

[Shinji]
"Bien, je vois qu'en tout cas tu n'as pas perdu ton instinct patriotique. Assieds-toi, s'il te plait."

Nimuro s'exécuta et pris place face à Shinji. Celui faisait un drôle d'effet de voir son compatriote sans son éternel gilet de Chuunin ni son bandeau de Kiri. Il reprit, avec un pincement au coeur.

[Shinji]
"Nimuro, je ne vais pas y aller par quatre chemins... J'ai besoin de toi en tant que Jounin, ici, à Kiri. S'il te plait, reconsidère la question..."

[Nimuro]
"Shinji-sama, vous connaissez ma réponse. Je ne veux plus être un shinobi. Je ne suis pas compétent pour ça et je me refuse à entraîner des jeunes dans l'art de la guerre ou du meurtre."

[Shinji]
"Regarde la situation de plus près... Le Mizukage est mort. Les Enfants de la Brume ont perdu espoir. Les politiciens gagnent en influence chaque jour, et moi je n'ai pas la poigne de Zabuza-sama. J'ai besoin du soutien des anciens shinobi du village."

Nimuro serra les poings sur ses cuisses et baissa les yeux. Les paroles de Shinji l'avaient touché, mais le souvenir de Kentarô était trop cuisant. A chaque fois qu'il passait dans les rues ou à l'orphelinat et voyait les enfants il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait été impuissant ce jour là.

[Nimuro]
"Je suis désolé, Shinji-sama, mais je ne peux pas. Je n'ai plus la volonté de me battre. Je veux rester auprès des enfants et les protéger pour éviter que ce qui est arrivé à Kentarô ne se reproduise. Je regrette."

[Shinji]
"Crois-tu que les politiciens n'essaieront pas de les embrigader ? Tu veux finir dans la baie de Kiri avec du plomb aux pieds ? Tu connais leurs méthodes..."

[Nimuro]
"Je suis désolé, je ne peux pas. Puis-je me retirer ?"

[Shinji]
"Fais donc.."

Nimuro se leva et remercia une dernière fois Shinji, puis repartit en boitant vers ce qui restait de l'orphelinat. Le chef du village attendit qu'il sorte pour se décomposer et se laisser aller à la déprime.

[Shinji]
"Mais comment vais-je faire... ?"

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Mer 18 Oct - 11:29

[Ce RP prend place après celui avec Iba, le lendemain pour être plus précis. Je me permets de prendre un peu d'avance pour des raisons de modération.]

Nimuro marchait d'un pas décidé vers la mairie de Kiri. Les événements de la nuit précédente avaient été lourds de sens et le Chuunin ne pouvait plus rester simple spectateur, il devait à tout prix s'entretenir avec le chef du village.

Pénétrant dans l'enceinte du bâtiment, il alla directement vers le bureau de Shinji et toqua à la porte, malgré les interpellations de la secrétaire postée à l'entrée, lui demandant de patienter.


[Shinji]
"Entrez !"

Nimuro s'inclina poliment devant l'employée et s'excusa, puis ouvrit la porte et la referma derrière lui.

[Shinji]
"Ah, Nimuro ! Je ne m'attendais pas à te voir ici, mais je suppose que si tu viens c'est pour une bonne raison. Mais... tu portes à nouveau ton bandeau ?"

"C'était justement pour ça que je suis venu vous voir, Shinji-sama. Je souhaitais accepter la tâche que Zabuza-sama m'a assignée avant de nous quitter, si c'est encore possible..."

[Shinji]
"Mais bien sûr ! Je ne serais que plus heureux de te revoir parmi nous. Tu es un bon élément, Nimuro et quelqu'un en qui je peux avoir confiance. J'ai juste une question à te poser avant d'officialiser tout ça."

"Je vous écoute."

[Shinji]
"A quoi est dû ce revirement de situation ?"

"Hier soir, Iba a tenté de quitter le village et je l'en ai empêché... Lors de notre conversations, des shinobi sont apparus, nous cherchant. Ils étaient à la solde des politiciens et venus dans le but de se débarasser de quelques Enfants de la Brume.

Au début j'ai pensé que ce n'était pas mon combat, mais le courage d'Iba et les paroles de Kisako m'ont fait réaliser certaines choses..."


[Shinji]
"Lesquelles ? Si ce n'est pas indiscret ?"

"Je ne peux pas fermer les yeux plus longtemps. J'ai toujours refusé de me battre pour éviter de blesser les gens, mais même un enfant de douze ans a compris mieux que moi la valeur du courage et de l'honneur. J'ai été lâche, j'ai fui, prenant pour excuse la mort de Kentarô, alors même que Sayuri, elle, est partie chercher vengeance. Je me suis deshonoré par mes actes Shinji-sama..."

Nimuro se mit alors face contre sol, assis sur ses genoux. Le Sanin se leva et s'approcha de lui.

"S'il vous plait, Shinji-sama ! Laissez-moi retrouver mon honneur de guerrier de la Brume !"

[Shinji]
"Relève-toi, Nimuro... Nul ici n'a jamais pensé que tu étais un lâche, ni même deshonoré. Tu as fait ton devoir en t'occupant des enfants pendant toutes ces années, et ça, en tant que Médecin, je pense pouvoir le comprendre mieux que quiconque. Il n'y a pas de honte à suivre son Nindo, bien au contraire. Tu as fait ce qui te semblait juste, et aujourd'hui encore tu es prêt à le refaire.

J'ai besoin de plus d'hommes comme toi ici. Debout, Jounin Nimuro ! Des élèves n'attendent que ton enseignement à l'Académie ! Kiri a besoin d'être reconstruit ! Va faire ton devoir !"


"Vos paroles m'honorent et me réconfortent, Shinji-sama. Je me montrerai digne de ma nouvelle assignation..."

Sur ces mots, Nimuro se leva et repartit en direction de l'Académie, non sans avoir encore une fois remercié le chef des kiréens.

[Shinji]
"Bien, on dirait que le vent commence à tourner... Zabuza-sama, vous pourrez être fier de nous..."

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Sam 4 Nov - 12:59

[venant de la Fleur pôlaire.]

Iba se remettait encore de ses émotions, son taux d’adrénaline revenait lentement à la normale. Il avait encore du mal à réaliser ce qui s’était réellement passé. Il commença à se masser l’épaule gauche, sérieusement endolorie…
Nimuro s’approcha du cercueil de glace, et posa sa main dessus. Son verdict était sans appel, le médecin ne pouvait pas se tromper : Iba avait tué, aujourd’hui, pour la première fois de son existence.
Il était passé au travers de deux guerres, et jamais il n’avait eut à accomplir l’acte ultime – donner le repos éternel.
L’espace d’un instant, il avait crut - espéré ? – que l’homme n’avait pas rendu son dernier souffle, que la glace le maintiendrait juste dans un état de stase…mais il se mentait à lui même…
Aucun humain n’était capable de résister à un tel traitement, aussi puissant soit-il. Le garçon ne savait pas s’il devait se réjouir ou bien être accablé. Tuer ou être tué ? Vaincre pour sauver sa vie…
Il n’avait pas eut le choix, le ninja lui était bien décidé à en finir avec eux. De plus, son hésitation avait permis à l’individu d’échapper une fois à l’emprise de Darok. Cette erreur avait bien faillit leur coûter la vie à tout les deux.

Même à deux, il nous surclassait par sa force et sa vitesse, on a eut de la chance…
Si je ne l’avait pas fait, lui, n’aurait pas hésiter, il n’aurait pas eut un remords…


Iba se le répétait inlassablement, comme pour déculpabiliser. Il avait tuer, assassiner, de sang-froid. En légitime défense peut-être, mais cela ne changeait rien au fait qu’il était devenu un meurtrier.
Maintenant il avait les mains couvertes de sang, il était devenu ce pourquoi on l’avait formé. Il avait franchi un nouveau pallier, et commençait à le regretter amèrement.

Même à deux…même à deux, il était au-dessus…Il le fallait, sinon on y serait passé…Il le fallait ! Il n’y avait pas d’autre solution. Non, aucune.

Mais rien n’y faisait, le garçon commençait à se dégoûter lui-même, et les propos de Nimuro ne vinrent pas arranger les choses. Il n’avait pas ôté la vie à un ninja ennemi, à un assaillant venue d’une contrée lointaine, mais à un compatriote, un frère d'arme…un shinobi de la Brume comme lui, qu’allait donc penser les siens, qui l’observaient par-delà les cieux, et son maître ? Il s’en retournerait dans sa tombe ?
Iba fut alors prit de tremblements, qui n’étaient nullement dûs au froid ambiant de la salle dévastée.
Le chuunin médecin continua à retourner les motivations du genin dans tout les sens : il suivait les préceptes d’un traître, un renégat…un meurtrier, qui en autre avait le sang de son seigneur, de son Mizukage sur les mains. Et lui, Iba, il suivait, et voulait faire perdurer les enseignements d’un tel homme. Alors qui de lui ou de l’homme dans le tombeau était réellement le traître à la cause de Kiri no Kuni ?


«- Je suppose que malgré tout, nous n'avons pas d'autre alternative que de nous battre... »

Il lui fallait une réponse, et une positive, sinon, il ne pourrait pas supporter l’idée qu’il avait mit fin aux jours d’un homme. Le médecin lui accorda cette faveur…et le garçon se décrispa.
Des bruits de pas martelaient les pavés glissants de la ruelle, des cris s’élevaient, donnant directives et conseils. Il était évident que leur affrontement n’avait pas put passer inaperçu. Il était plus que temps de tirer sa révérence.

Un dernier regard pour le bloc de glace. Le genin observa alors pour la première fois le visage sa victime, figée pour l’éternité, une expression d’effroi et de haine mêlés sur ses traits crispés. Pourquoi l’avait-il regardé ? Pourquoi ? Dorénavant l’oubli lui serait interdit, et le visage reviendrait le hanter…
Assurément ce soir, il ne dormirait pas…

Sur un signe de tête, Darok et Iba s’emparèrent chacun d’un corps. Le garçon prit le plus petit du duo, et craignait de ne même pas être capable de la soulever. Toutefois, par un savant mélange d’équilibre et de doigté, le garçon parvint à le caler de telle manière sur ses épaules, que le déplacer était possible, avec de gros efforts de sa part. Pourtant le ninja devait à peine figurer dans la catégorie poids plume…
Enfin notre genin n’avait, lui, que douze petits printemps…

Ils sortirent si vite de ce qui fut il y avait encore de cela quelques heures, le plus grand bar de Kiri, que notre garçon n’entendit pas les morceaux de verre se briser sous ses pas, les lattes agonisant dans un dernier soupir, et les jurons multiples du tenancier.
Son cœur se remettait à battre la chamade, le répit n’avait été que de courte durée. Tant mieux, courir, fuir, l’empêchait de penser à l’individu qui était resté dans son écrin transparent, à l’ex-taverne.
Rapidement il furent sur les toits, sautant de bâtiment en bâtiment. C’était risqué, ils pouvaient se faire repérer, mais vu la concentration de personne dans les ruelles, en contrebas, il était impensable de pouvoir rejoindre la Mairie sans se faire contrôler ou arrêter. Les troupes des politiciens se dirigeaient vers le bar…
S’ils rencontraient des ennemis…la phrase resta en suspens dans son esprit. Il valait mieux espérer qu’ils n’aient pas affaire à eux. Iba espérait qu’ils effectueraient le trajet suffisamment rapidement pour ne pas être vus, pourvu que la chance joue en leur faveur.
Sauter de toit en toit, n’était pas à l’origine des plus aisés, alors avec un lourdeau sur le dos, cela revenait à un véritable parcours du combattant. Heureusement pour le trio, Iba ne faillit pas. Son expérience sur les toits avec Darok lui avait-elle servi de leçon ? Certainement…

Il arriva, en sueur, devant une des sorties de secours de la Mairie. Nimuro, leur dit alors d’attendre, et de rester sur leur garde. Il ne serait pas long…juste quelques minutes : qui n’en parurent pas moins des heures au genin.
Reniflant un peu, il se rendit compte qu’il puait l’alcool, peut-être même plus que son sempaï, alors que contrairement à ce dernier, il n’avait pas bu un goutte. Ses vêtements étaient complètement imbibés…

S’accordant un moment de répit le garçon tira de sa sacoche d’armes, son bandeau et le rattacha à son bras gauche. Une fois fait, il resta en alerte, tout comme son compagnon, près à défendre chèrement sa vie, si l’on venait à menacer celle-ci . La porte finit par s’ouvrir, non sans faire sursauter Iba. Il était tendu et stressé. L’homme qui avait fait la déclaration sur la plage, annonçant les dernières volontés de Zabuza-sama leur intima d’entrer. Darok et Iba s’exécutèrent immédiatement.

Se fut un mélange de félicitations et de réprimandes qui accueillit le trio…Iba lui essayait de faire la part de choses, l’homme devant lui, était un dénommé Shinji, Zabuza-sama lui avait confié la direction du village…
Et à n’en pas douter c’était un opposant à politiciens.


[Shinji] «- Iba, pourquoi t'es tu jeté dans l'action sans réfléchir ? Tu aurais pu te faire tuer inutilement ! De plus, dans des cas comme ceux-ci, tu te dois de prévenir les autorités compétentes, pas agir de ton propre chef ! »

C’est vrai, seul il n’aurait jamais été de taille contre un seul de ses adversaires. Sa passe d’arme avec le médecin l’avait d’ailleurs démontré, il était inutile de parler de l’affrontement commun contre le maître taïjutsu, sans Darok, il aurait été réduit à l’état de pulpes sanguinolentes. Mais s’il n’avait pas été là, Darok s’en serait-il sorti aussi bien ? Il en doutait, et s’étonnait par ailleurs, d’avoir réussi à agir en concert avec son sempaï. En y repensant, c’était comme s’il avait été de tout temps sur la même longueur d’onde, leur permettant de coordonner leurs assauts, et de mettre en difficulté leur adversaire.

Et puis, peut-être s’était-il aussi jeter dans la bataille parce qu’il avait besoin de se sentir utile…
Il n’y avait pas si longtemps, il envisageait de quitter le village.
Les nouvelles continuèrent de parvenir à son esprit : il allait repartir en mission…
Et il allait avoir un rapport à faire ! Comment allait-il faire cela, lui qui n’en avait jamais fait ? Sous le coup de la nouvelle, toutes les autres difficultés se dissipèrent, l’espace d’un instant. Nimuro l’aiderait-il ? Sûrement.

[Shinji][color=indigo] «- Vous pouvez partir »


Le trio évacua les lieux par la sortie de secours, débarrassé des deux corps.

«- Bon, je pense que Nimoru-san et moi allons rentrer à l’Académie, et toi, Darok-san ? On se reverra rapidement de toute façon…

[Darok] «- Ça tu peux en être certain. Au fait, c’est toujours Darok-senseï, stupide apprenti…"

Les propos qu’il tenait contrastait avec le sourire qu’il lui adressait. Certaines choses ne changeraient jamais…
Le garçon tourna alors son regard sur Nimuro. Il reçut là aussi un mince sourire…


[Nimuro] «- Allez on rentre…mais dès que tu passeras le pas de la porte, tu iras prendre un bain, parce que là, c’est pas possible, tu empestes."

Un nouveau sourire, et les voilà partit.

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Dim 5 Nov - 13:55

De bon cœur, les trois camarades rirent, mais Darok se retrouvait un membre congelé dans un cercueil de glace, et cela ne lui plaisait pas tant que ça. Non pas que l’œuvre de l’Hiyori soit laide, non, mais il avait quand même froid. Et puis rester immobile, accroché à un bloc gelé, c’est pas trop ce qu’il préfère. Heureusement, le Réprouvé savait correctement se servir de ses dons, et appliquant sa main sur le bloc de glace, parvint à en dégeler un petite partie, suffisamment pour que le Chuunin en retire sa main.
Les trois hommes avaient eu leur compte, quant aux trois disciples de Zabuza, ils avaient eu leur quota de sensations fortes pour la journée. Bien que la victoire fut leur, Darok ne comprenait pas les raisons qui poussaient Nimuro à laisser un lâche en vie. Après tout, Zabuza avait lutté toute sa vie pour préserver l’ordre dans Kiri, et voilà qu’on chamboulait tout ça dorénavant. Les politiciens, c’est vraiment pitoyable et instable.

Pour toute défense, le médecin lui expliqua son nindô, et renchérit sur le point de vue subjectif des deux partis. En effet, Darok n’avait jamais songé qu’il pouvait être un traître, car il avait toujours combattu ce en quoi il croyait, il avait toujours défendu sa justice. Par ailleurs l’idée que Zabuza puisse être un infidèle à la patrie lui était inconcevable et insupportable. Nimuro avait longuement réfléchi à la question, mais avant qu’il puisse conforter les positions des jeunes hommes, des bruits de pas tapèrent sur le sol des ruelles. Le martèlement se rapprochait petit à petit de la taverne, sans grande surprise. Le combat n’était finalement pas passé inaperçu dans la ville, et une patrouille aux ordres des politiciens finirait bien par arriver. Il était hors de question de rester bloqué ici, à affronter des compatriotes pour sa survie.


« Partons vite. Si on reste trop longtemps ici, ça ne fera qu’empirer les choses. »

Darok se saisit de l’adversaire encore conscient et s’approcha du barman, lui intimant de ne rien dire sur ce qui s’est passé ou bien d’inventer, en lui rappelant qu’à Kiri, les murs ont des oreilles, et que chaque fuite se saura. Faire ce genre de menace dégoûtait Darok, mais ils n’avaient pas d’autres choix, sinon leur place dans la ville serait très fortement compromise, ainsi que leur sécurité.
Le trio s’enfuit, n’empruntant pas la voix du sol, qui était trop dangereuse, mais celle des toits, plus visible mais plus rapide. Leur trajet s’effectua à une cadence très soutenue, et l’estropié avait du mal à suivre les jeunes. Le mal de tête revint chez Darok, mais cette fois ci, accompagné de son ami point de côté. Le Chuunin aurait aimé s’arrêter pour se reposer, mais sa conscience lui imposa la poursuite de sa course. En se concentrant sur son mal, il constata qu’il venait du foie, et c’était un très mauvais présage.


*Je ferai peut-être bien d’arrêter. Apparemment, je ne suis pas aussi robuste que Shinzo…*

Ils arrivèrent plus ou moins bien devant la mairie. Les deux shinobis se mirent face à la porte de derrière pendant que loe médecin rentrait par devant. Nimuro leur indiqua de maintenir leur position tout en leur ordonnant le silence et une attention des plus appliquées. Ils s’exécutèrent, encore sous le choc de la bagarre. Darok en profita pour se tenir la hanche : la douleur commençait à s’envoler. Le médecin rentra dans le bureau de Shinji, et n’en ressortit plus pendant quelques minutes. Rester côte à côte avec l’Hiyori était très éprouvant, car il empestait encore plus l’alcool que Darok sous son pire jour. C’était infect, et le Chuunin s’hésita à une remarque peu glorieuse, qu’il maintint finalement.
Enfin, la double porte s’ouvrit, mais sous le coup du stress, Darok dégaina son kunai en vitesse. Lorsqu’il comprit que ce n’était que Shinji et Nimuro qui leur dictait d’entrer, il se calma. Le sannin en remplacement du Mizukage les invita, dans leur bureau, à s’asseoir, ce qu’ils firent tous.


[Shinji] « Nimuro m'a expliqué la situation. Je tenais à vous féliciter et vous réprimander tous les trois. Darok, pour quelle raison abuses-tu d'alcool à outrance ? Crois-tu vraiment que c'est cela le devoir d'un Chuunin ? Tu fais honte à ton bandeau ! D'ailleurs, où est-il ? »
Il laissa le maître de Kiri finir ses réprimandes avant de lui répondre.

« Hum…
Je ne sais pas trop quoi répondre. Pour l’alcool, après le premier verre je n’ai pas réussi à m’arrêter. Je ne me contrôle pas encore parfaitement.
Quant à mon bandeau, j’ai dû le perdre sur le chemin, je vais le rechercher dès la fin de cette entrevue. »


[Shinji] « Cependant, je suis heureux de vous savoir sains et saufs et prêts à vous battre pour nos idéaux. Je vais vous donner congé à tous les trois pour la journée, mais j'attends un rapport de la part de chacun. Je vais faire interroger ces deux hommes et étouffer le meurtre du troisième, mais votre position au sein du village va être plus que compromise, je pense que je vais devoir vous faire partir en mission quelques temps. Je vous ferai part de votre assignation sous peu. Vous pouvez partir. »

«J’ai quelque chose d’important à vous dire, Shinji-sama. Je tiens à ce qu’on ne confonde pas. Je reprends mes fonctions de Chuunin, mais je suis au service de Kiri, pas des Enfants de la Brume. Entre autre, je participerai à cette mission, uniquement si elle sert le village.
Et une dernière chose, je tenais à vous dévoiler, aussi, que mon combat de tout à l’heure n’opposait pas un Enfant de la brume à ses opposants diplomates, ou je ne sais quoi d’autre. C’était juste un Kiréen qui défendait sa vie, et celle de son disciple contre n’importe quel agresseur.

Si vous avez besoin de moi dans n’importe lequel de ces buts là, vous pourrez compter sur mon soutien. Mais n’attendez pas de moi que je tente quelque chose qui pourrait nuire au village. »


Darok s’inclina fébrilement, et osa poser une question qui le turlupinait.

« Et comment va Zen ? J’ai cru entendre qu’il avait un sérieux problème au bras… »

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Lun 6 Nov - 12:52

Shinji prit un air grave et se passa la main dans la barbe avant de répondre. Apparement le sujet semblait le peiner profondément, ce qui pouvait se comprendre aisément.

[Shinji]
"Mon fils est encore convalescent... Son bras n'est pas guéri, et pour être honnête je crains qu'il ne le soit jamais. Zen le sait aussi bien que moi, mais pourtant il a pris ses fonctions de Chuunin instructeur à l'Académie. Il se débrouille plutôt bien pour l'instant à ce qu'il m'a dit, mais j'ai peur que les instances ne l'obligent à se retirer sous prétexte qu'il ne puisse plus être un shinobi..."

[Nimuro]
"Foutaises !"

Darok, Iba et Shinji se retournèrent vivement vers le Médecin, surpris par l'exaspération dans son ton. Nimuro serrait le poing gauche de colère, ainsi que les dents, une expression rarement vue sur son visage depuis bien longtemps.

[Nimuro]
"Vous savez aussi bien que moi que ce n'est pas un membre handicapé qui peut empêcher un homme de vivre selon son Nindo !"

Joignant le geste à la parole, le Chuunin tapa du plat de la main sur sa jambe gauche, rappelant au chef de Kiri la similtude de sa situation avec celle de Zen. Shinji baissa la tête et regarda son bureau.

[Shinji]
"Je suis désolé, Nimuro-san. Je ne voulais pas te blesser... Ce que je veux dire ce n'est pas que Zen ne pourra plus jamais être un shinobi ; je connais mon fils et je le sais assez volontaire pour parvenir à s'en sortir de lui même, mais nos ennemis ne le verront pas du même oeil..."

[Darok]
"Comment ça ?"

[Shinji]
"Regarde dans quelle position nous sommes... Si je maintiens Zen à sa position actuelle, je serai ouvertement accusé de favoritisme et cela nuira à ma réputation. Non pas que je m'en soucie, mais si je tombe, tout Kiri sera aux mains des politiciens. Après le grabuge de la nuit dernière, Iba et toi allez aussi commencer à être soupçonnés de trahison si je ne vous fait pas vite quitter le village sous prétexte de la mission.

Comprends-tu la gravité de la situation, Darok ? Comprends-tu pourquoi je te demande ton soutien au sein de notre groupuscule ? Si nous ne parvenons pas à battre les politiciens sur leur propre terrain, le rêve de Zabuza-sama s'effondrera, plus grave encore, Kiri retombera dans la faiblesse et la soumission comme il y a dix ans de cela. Est-ce ce que tu souhaites ?

Lorsque nous avons combattu les sunéens, tu étais le premier sur les remparts à hurler "pour Kiri", tu t'es battu contre de nombreux adversaires à la fois, tu as prêté tes forces à notre Mizukage pour qu'il sauve notre village, alors comment peux-tu encore douter ? Tu dis vouloir faire les choses pour Kiri, mais n'oublie pas, un village de shinobi est à l'image de son chef. Que tu suives Zabuza-sama ou les politiciens, tu serviras toujours Kiri. A toi de choisir ce que tu veux faire pour l'avenir."


Darok ne dit rien. Les paroles du Sannin l'avaient frappé en plein coeur. Ainsi donc lui aussi avait évalué toutes les possibilités avant de décider quoi que ce soit...

[Darok]
*Je comprends mieux le choix de Zabuza-sama... Shinji-sama est bien plus compétent que ce qu'il n'en a l'air...*

Nimuro rompit le silence en prenant la décision de quitter le bâtiment.

[Nimuro]
"Viens, Iba. On y va. Rester ici plus longtemps pourrait laisser planer des soupçons sur Shinji-sama. Retournons à l'orphelinat ; une bonne douche s'impose.

Shinji-sama, je me permettrai de rendre visite à Zen après. Je pense qu'il pourrait avoir besoin de moi."


Le maître de Kiri acquiesça de la tête alors que le Médecin et le petit garçon le laissait seul avec Darok.


[Iba : +6 EXP RP]

[Darok : +4 EXP RP]

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Dim 12 Nov - 14:19

Darok était resté dans la pièce en la compagnie des deux Enfants de la Brume et du Sanin médecin. Ce dernier toussa faiblement et répondit d’une petite moue, des phrases inachevées et sombres. Selon lui, Zen serait atteint d’un virus incurable, pour l’instant, juste gênant, mais bientôt, handicapant, et imposant au Chuunin l’arrêt total de ses fonctions. Autrement dit, il ne pouvait plus être un shinobi, il devait arrêter son rêve, si jeune et pleins de capacités. Cette révélation coupa le souffle de Darok et l’assomma. Zen était l’une de ses connaissances les plus anciennes, et jamais il n’aurait pensé qu’un tel homme parte de cette manière. Il trouvait toujours solution à tout, pourquoi cette fois ne réussirait-il pas ?

L’autre médecin de la pièce haussa le son de sa voix et s’exclama vivement. Il protesta cette conclusion hâtive et démesurée du maître de Kiri, prenant comme contre-exemple son cas. En effet, lui aussi avait un membre estropié, cependant, ce n’était pas du tout la même situation.
En effet, Nimuro, lui, pouvait toujours exécuté des signes pour utiliser sa jambe, alors que Zen en était devenu incapable. C’est cette différence que tout le monde redoutait et qui ternissait tant le personnage qu’incarnait le Sanin. Sa fidélité au poste de Chef l'emporta néanmoins sur sa tristesse, et il essaya de se convaincre que son fils pourrait continuer la voie de l’ombre. Cependant, ses ennemis politiques n’y verraient qu’un point faible dans sa cuirasse, un trou béant dan son armure, et s’y engouffreraient, pour porter un coup fatal et ultime aux Enfants de la Brume. Et cela Darok ne le supportait pas, car Shinji était un grand homme, mûr. Pour s’assurer que tout le monde comprenait bien la même chose, concevait les mêmes hypothèses, il posa une question toute simple, qui éclaircirait la situation.


« Comment ça ? »

[Shinji] « […]Comprends-tu la gravité de la situation, Darok ? Comprends-tu pourquoi je te demande ton soutien au sein de notre groupuscule ? Si nous ne parvenons pas à battre les politiciens sur leur propre terrain, le rêve de Zabuza-sama s'effondrera, plus grave encore, Kiri retombera dans la faiblesse et la soumission comme il y a dix ans de cela. Est-ce ce que tu souhaites ?

Lorsque nous avons combattu les sunéens, tu étais le premier sur les remparts à hurler "pour Kiri", tu t'es battu contre de nombreux adversaires à la fois, tu as prêté tes forces à notre Mizukage pour qu'il sauve notre village, alors comment peux-tu encore douter ? Tu dis vouloir faire les choses pour Kiri, mais n'oublie pas, un village de shinobi est à l'image de son chef. Que tu suives Zabuza-sama ou les politiciens, tu serviras toujours Kiri. A toi de choisir ce que tu veux faire pour l'avenir. »


Nimuro entraîna Iba à l’extérieur afin que les soupçons ne planent pas sur Shinji. Darok commença à répondre au Sanin d'une voix empreinte de mélancolie. Il n'avait pas songé à ses actes ses derniers jours et il aurait tant aimé préparé une réponse à cette question fatidique.Mais voilà, les seuls mots qui sortirent furent ceux de son coeur.

« J’empêcherais notre ville de retomber dans la misère, même si je dois me brûler les ailes ou vendre mon âme au Diable pour y parvenir. C’est pourquoi je suivais les ordres de Zabuza-sama, et je suis sûr qu’il me comprenait mieux que quiconque. Il avait le même regard que moi, et la même intention.

Quand je suis entré dans Kiri, mon premier jour d’académie, on m’a demandé mon nindô. Ça remonte assez loin déjà… mais je m’en souviens encore. A cette époque, Zabuza-sama n’était toujours pas à la tête du village, et Kiri était désert. Je n’ai que trop connu cette souffrance. Et je suis sûr, que la ville, elle aussi, souffrait, à voir ses shinobis la face triste, marcher dans ses rues. A force de voir une pluie grise s’infiltrer dans les moindres recoins, même les plus intimes, à force de voir la pauvreté dans les ruelles, à force de voir la déchéance s'emparer des âmes les plus pures, j’ai saisi le vrai sens d’un village caché. C’est en comprenant cela que je m’étais forgé ma voie, mon nindô.


Je dois rendre le sourire à cette cité, elle le mérite tant ! » Darok serra son poing fortement et ses yeux se mirent à luire. Il baissa le regard et parla plus solennellement encore, bien que le timbre de sa voix se fit plus saccadé et plus bas.

« C’est Zabuza-sama qui a cependant réussi le premier. Lui, un vagabond, un déserteur, il avait réussi à rendre joyeuse cette ville éteinte, alors pour moi, plus rien d’autre ne comptait que cet homme et ma ville ! Je sais c’est égoïste, mais c’est ainsi. Seulement il est mort, et il était notre ville. Il avait tellement fait pour elle que la fragile Kiri s’était empreinte de son image. A chaque endroit du monde, lorsque l’on prononçait le nom de notre cité, l’image qu’on s’en faisait était celle de Zabuza, un homme fort !
C’était toutefois une situation anormale, car Zabuza n’était pas au pouvoir à proprement parler. Non, lui, il faisait parti de la population, si près de ses hommes et prêt à mourir pour eux, un vrai chef. »


Le Chuunin rehaussa sa tête et se mit à regarder le sanin, plus déterminé que jamais. Ses yeux, toujours humides, ne trompaient ni désespoir, ni lamentation, mais de la tristesse.

« Mais moi, en ce moment, je le vois très bien… Elle pleure, la douce Kiri, elle se lamente, et elle se tord de douleur. Elle veut cesser cette attitude, sourire une fois encore, comme du temps de Zabuza-sama, pourtant les luttes intestines l’en empêchent. Elle veut se débattre, mais la mort de son image l’affaiblit constamment, alors que les ténèbres l’engloutissent.

Quand je dis que je veux servir Kiri, c’est que je veux la voir rayonner, triompher sur le monde entier. Je veux la voir s’étendre, se reposer de ses blessures, se débarrasser de ces ténèbres encombrantes !
Alors quand vous dites que Kiri est à l’image de celui ou ceux qui la dirigent, je trouve cela fade. Pour moi, Kiri est indomptable ! On a beau être sur la selle, avoir les rennes en mains, et les pieds sur les étriers, jamais tu ne lui dicteras sa direction, car Kiri ne reflète pas son dirigeant, mais son peuple… »


Le Chef de la cité s’était tu pendant le monologue de l’enseignant Darok. Toujours assis et perplexe, il fixait le garçon, aux prises à ses propres troubles.

« Si jamais je m’aperçois que les politiciens vont ramener Kiri à la surface, la faire émerger de cette situation vaseuse, alors je n’hésiterai pas et m’agenouillerai à leur côté. Cependant, je conçois en ce moment que le parti le plus approprié à y parvenir n’est autre que Les Enfants de la Brume.

Shinji-sama, vous pouvez compter un membre supplémentaire, du moment que vous continuez dans cette voie, dans la voie de Zabuza-sama… »
dit-il en posant un genou au sol, et en collant son menton à sa poitrine.

[Iba et moi, sommes prêts pour la mission, Zab' thumleft .]

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Lun 13 Nov - 10:37

[Darok : +5 EXP RP]

[Je crée le topic de la mission dès que j'ai le temps Wink]

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Dim 26 Nov - 0:18

Shinji lui indiqua de se redresser d'un geste de la main. Il se leva de son siège, première entreprise du sannin depuis le début de la scène. Ses yeux étaient très faiblement embués, et Darok ne savait pas si ce comportement était dû à la pensée de son fils handicapé ou à son discours solennel. Le Chuunin n'attendit pas plusieurs fois, et se remis face au dirigeant de la cité. Ils se regardèrent longuement, les yeux dans les yeux. Finalement, l'Azechi prit la parole.

[Shinji] "Bienvenue parmi nous, Darok. Les Enfants de la Brume t'accueillent à bras ouverts. Une missive te sera envoyé, à toi ainsi qu'à Iba et Nimuro, sous peu de temps. Tâchez de passer inaperçu d'ici là, et préservez-vous, surtout.
Si l'on te pose des questions bien sûr, je compte sur ta participation à notre cause."


"Nous nous sommes bien compris, monsieur."

[Shinji] "Cesse ce monsieur, appelle moi Shinji-san, ça ira. Après tout on se connaît depuis longtemps maintenant."

"Oui, c'est vrai... Dire qu'au début je vous ai posé quelques soucis." dit-il en se frottant la nuque anxieusement. "Quoi qu'il en soit, restez sur votre voie, respectez votre nindô et vos aspirations. Moi, je me charge d'éliminer vos ennemis et de vous obéir.

Si vous me le permettez, je vais me retirer et rejoindre mes compagnons"


[Shinji] "Tu peux en effet disposer. Va rejoindre Iba et Nimuro, Darok."

"A vos ordres!" dit-il en disparaissant dans un nuage de fumée.

Il courut vers la sortie, ses pieds martelant le sol à vive allure. Son souffle s'était stabilisé et son foie ne le faisait plus souffrir pour le moment. En pleine course, Darok mis son index serré contre son majeur au niveau du cou, et tâta son pouls. Les battements étaient rythmés mais rapides. Il devait s'entraîner de nouveau pour garder la forme, et non pas se reposer sur ses lauriers. Après tout il était Chuunin.
A ce propos, il devrait aussi voir s'il n'avait pas une équipe: il passerait par l'académie après avoir rattrapé les deux shinobis.

Au tournant d'une rue, il aperçut enfin les silhouettes de ses camarades. Accélérant encore la cadence, il les rattrapa promptement. Il se mit à leur niveau lorsque le Réprouvé se mit à lui parler.


[Iba] «- Bon, je pense que Nimuro-san et moi allons rentrer à l’Académie, et toi, Darok-san ? On se reverra rapidement de toute façon…

«- Ça tu peux en être certain. Au fait, c’est toujours Darok-senseï, stupide apprenti… »
« En parlant d’apprenti… Il y a de fortes chances que nos convocations à la mission nous soient envoyées après-demain. Donc on va profiter de toute la journée de demain pour une remise en forme. »
puis, il se tourna vers Nimuro. « Nimuro-san, si vous voulez vous joindre à nous, vous êtes le bienvenu. »

Le Jounin hocha fébrilement la tête, et voilà que d’un sourire complice, il se séparèrent, empruntant des voies différentes.
Le garçon se dépêcha d’atteindre la bâtisse aux tuiles bleues et y entra. Voilà bien longtemps qu’il n’y avait pas mis les pieds. Il s’avança vers la composition des équipes et se surpris à avoir deux élèves. Shinji ne devait pas en être étranger. Il afficha un sourire, quand une voix derrière lui l’interpella.


[ ? ? ?] Darok ?! Tu vas mieux maintenant ? »

L’adolescent se retourna pour découvrir Takeo, une boisson non-alcoolisée à la main. Il sirotait de temps en temps à l’aide d’une paille ce mélange orange pétillant. Il portait la même veste que lui, et avait changé légèrement sa coiffure, les cheveux étant plus longs.

« Ah, c’est toi, Takeo. Oui, je vais mieux, merci, c’est grâce à toi.
Que fais tu ici, tu n’es pas avec Arisawa ? »


[Takeo] « Non, je ne suis plus souvent avec lui puisque je m’occupe de la formation de certains gosses. D’ailleurs, je vais t’en filer un qui me semble pas mal. Méfies toi de lui, on ne sait jamais. »

« Il est louche ? »

[Takeo] « Arisawa doute… »

« Je considère ça comme un ‘oui’. De toute façon avec moi, ce sera vite réglé. Son nom ? »

[Takeo] « Shigeru… »

« Je m’en charge, va t’occuper de ta dame… »

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Dim 26 Nov - 13:20

[Bon, si j'en met trop ou pas assez, vous me le direz et me corrigerez j'espère^^]
[Darok: + 2 EXP RP (1 pt d'exp par 1500 caractères environ)]

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Lun 2 Juin - 14:38

Encore une partie prometteuse de gâchée. Il allait gagner, c'était certain. Hachi était stressé, il avait un mauvais jeu, et Hirako était incapable de se concentrer correctement. Il allait gagner, mais Hana s'était présentée à la porte. Elle ne le faisait jamais, d'ordinaire, ce qui signifiait que quelque chose de suffisamment extraordinaire s'était déroulé, l'obligeant à venir le chercher jusqu'aux confins des ruelles les plus glauques et sales du village. Il avait calmement posé son jeu, les autres joueurs l'avaient regardé avec de gros yeux ronds. Quoi ? Kagehisa se couche ?

[Satoshi] - Kaede. Remplace-moi.

Kaede sourit. C'était une jeune femme, une habituée de cette taverne, qui était une tricheuse exceptionnelle. Tellement bonne, à vrai dire, que personne ne savait qu'elle trichait, hormis les tous meilleurs joueurs. Elle était vraiment jeune, Satoshi ne lui donnait pas la vingtaine, mais elle était une adversaire de poids. Quand le Jounin devait vaquer à ses responsabilités, il avait coutume de se faire remplacer par Kaede. Cela lui évitait de devoir donner de l'argent qu'il aurait normalement gagné aisément. Puis ils faisaient moitié-moitié.

Hana l'attendait dehors, les bras croisés sur la poitrine. Elle avait l'air désapprobatrice. Satoshi s'arrêta au seuil pour s'allumer une nouvelle cigarette.

[Satoshi] - C'est quoi ce regard ?

[Hana] - Rien.

[Satoshi] - Tant mieux.

Il jeta son allumette et la rejoignit. Ils marchèrent en silence pendant une bonne dizaine de mètres, avant que Hana ne reprenne.

[Hana] - Je n'aime pas vous savoir traîner dans ces endroits, Kagehisa-dono.

[Satoshi] - Une remarque virtuellement passionnante.

[Hana] - Vous vous faites des ennemis inutiles !

Satoshi ricana et lança un coup d'oeil à la jeune femme, qui détourna immédiatement le regard.

[Satoshi] - Crois-moi, des ennemis j'en ai, et ce ne sont pas des ivrognes au trois-quart rongés par l'alcool. Autrement, pourquoi es-tu venue ? Pas pour prendre de mes nouvelles, j'imagine.

[Hana] - Takeo a eu un problème.

Satoshi haussa un sourcil, puis les épaules.

[Satoshi] - Tu veux dire qu'il n'a pas envie de faire quelque chose, et qu'il a décidé de m'emmerder moi ?

[Hana] - Il est à l'hôpital.

Le Jounin tira longuement sur sa cigarette, pensif. Hana lui raconta les détails. C'était impressionnant. Takeo se serait fait avoir ? Ce n'est pas un débutant, pourtant. Il aurait été imprudent ? Peu probable, pas à son niveau. Pris en traître, c'était le plus évident. C'était sans doute lié à sa situation personnelle, à son implication dans les Enfants de la Brume. Il irait le voir après.

[Hana] - Et désormais, vous devez vous occuper de son équipe.

[Satoshi] - Par intérim ? J'ai d'autres choses à faire.

[Hana] - C'est un ordre prioritaire qui vient des autorités du village.

[Satoshi] - Bordel. Ils n'ont trouvé que moi ?

Hana eut un petit geste d'impuissance. Pourquoi avait-il été choisi, lui ? Il avait un emploi du temps conséquent. Des Chuunin Instructeurs pouvaient se charger d'une équipe de Genin, surtout pour un temps limité. Takeo était un médecin, son métabolisme se remettrait rapidement. Pourquoi lui ? Au-delà du léger ennui que lui procurait la perspective de s'occuper de Genin, son instinct lui chuchotait la prudence à l'oreille. Après tant d'années, Satoshi savait l'importance de son instinct.

[Hana] - Une dénommée Haya Sasaki vous attend à la Mairie. Une fois que vous l'aurez récupérée, vous rejoindrez Akio Raiteiro aux grands lacs.

[Satoshi] - Akio ? ... Il a une équipe alors ?

Satoshi n'avait jamais vraiment suivi la distribution des équipes. Parce que justement, jusqu'à présent il avait soigneusement évité de se retrouver dans une situation pareille.

***


Ils ne tardèrent pas à arriver à la Mairie. Satoshi écrasa sa cigarette sous son pied et entra. La pièce était normalement pleine, soit une petite vingtaine de personnes qui s'affairaient tout autour, la plupart appartenant au personnel administratif du bâtiment. Il y avait plusieurs jeunes ninja qui patientaient sur des bancs ou des fauteuils, et ni Hana ni Satoshi ne savaient qui était Haya.

Le Jounin dirigea ses pas jusqu'aux bancs, engloba rapidement les différents Genin du regard, et déclara.

[Satoshi] - Il y a une Haya Sasaki parmi vous ?

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Mar 3 Juin - 19:00

Un homme au visage sec était venu la prévenir dans son appartement qu'elle avait été convoquée. Il portait le bandeau de Kiri, et se présenta comme étant Noiganshi, Chuunin de l'Académie. Il n'avait pourtant pas l'air de donner des cours, Haya ne l'avait jamais vu, et elle pouvait se vanter de fréquenter relativement assidument les cours dispensés.

Elle se prépara rapidement et fila en direction de la mairie. Noiganshi n'avait évoqué aucune raison particulière, prétextant n'en rien savoir. Cela devait être vrai, quel intérêt de dissimuler quelque chose qui avait vocation à être dévoilé ? Haya remonta les ruelles qui la séparait du principal bâtiment administratif sans se presser. Elle était largement à l'heure, mais n'ayant rien de mieux à faire, préférait se rendre en avance au lieu de rendez-vous. Peut-être que celui qui devait la retrouver - elle savait que c'était un homme, rien de plus - serait également là.

Une fois à la mairie toutefois, cet espoir fut réduit à néant. Personne ne l'attendait, et pire encore, d'autres personnes attendaient également avant elle. Peut-être qu'il s'agissait d'un sujet ennuyeux, comme des tests à l'hôpital ou ce genre de choses... Elle en avait déjà fait, ils étaient en règle. Les médecins avaient décrétés que son potentiel était environ divisé de moitié par la faute de ses différents handicaps, mais qu'elle était tout à fait apte à être une shinobi digne de ce nom.

Elle en faisait tous les deux mois, de ces tests. Ce n'était pas le jour.

Haya se contenta de s'asseoir et pris son mal en patience. Elle regardait tour à tour l'horloge, puis les étudiants l'environnant, puis la fenêtre et finissait immanquablement par se lever pour se dégourdir les membres. Quand elle revint s'asseoir, il n'y avait toujours personne. Un jeune homme, puis un autre, tentèrent d'initier le dialogue. Haya leur sourit légèrement et secoua la tête, en haussant chaque fois les épaules. Quelques uns comprenaient, la plupart pensaient qu'elle se moquait d'eux. D'une manière générale, aucun des deux n'avait tort.

La jeune fille regarda des quantités raisonnables de personnes défiler. Certains étaient des shinobi, et à chaque fois elle espérait que l'un d'eux viendrait se planter devant elle pour lui déclarer de le suivre. Mais rien. Il n'était pas encore l'heure. Pourquoi être venu si tôt, aussi ? Haya s'amusa bientôt à noter les ninja qui entraient, et le pourcentage de chance qu'il s'agissait bien de celui qu'elle attendait.

Il y en avait beaucoup en dessous de la moyenne. Un huit entra. Grand, lunette de soleil sur le nez, un air gentiment méprisant lorsqu'il s'expliquait avec le personnel, et une certaine grâce dans ses mouvements, il fallait l'avouer. Mais ce n'était pas lui, il repartit presque aussitôt. Toutefois, il s'écarta respectueusement de la porte pour laisser passer un bon huit et demi. Plus grand, musclé et qui s'avançait aux côtés d'une jolie jeune femme d'un pas royal. Si royal qu'il ne remarqua même pas l'attention du huit précédent, comme si cela coulait de source qu'on s'écarte devant lui.

Il s'arrêta, et le coeur d'Haya se serra. Il cherchait. Leurs yeux se rencontrèrent, mais ceux de l'homme ne s'arrêtèrent pas. Il finit par s'avancer vers eux, et sa côte de pourcentage ne cessait d'augmenter à chacun de ses pas. Il finit par s'arrêter de nouveau, au milieu de tous ceux qui attendaient.

[Satoshi] Il y a une Haya Sasaki parmi vous ?

Haya écarquilla les yeux, ce qui lui donna brusquement un air un peu bête, alors même qu'elle s'était attendue à cette phrase. L'homme tourna les yeux vers elle. Haya se leva et hocha la tête, reprenant contenance.


Dernière édition par Haya Sasaki le Sam 24 Oct - 19:36, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Sam 7 Juin - 0:15

Satoshi haussa un sourcil.

[Satoshi] - Hmm, ça t'ennuierait tant que ça de me saluer ?

Hana toussota et bondit à l'oreille du Jounin pour y chuchoter quelques mots. Les traits de ce dernier semblèrent se détendre imperceptiblement. Un instant, il avait cru que son autorité était remise en question. Quelle idée !

[Satoshi] - Ah. Muette ? Ils font s'amuser dans ton équipe.

Il n'avait pas dit cela méchamment, et avait même esquissé un léger sourire. Il indiqua la porte derrière lui.

[Satoshi] - Ok, suis-moi, on y va.

Il ne précisa pas où ; pas ici. Sans être réellement privé, il était inutile de le crier sur tous les toits. Et puis tous les autres les regardaient avec de gros yeux ronds bovins qui n'auguraient pas du plus brillant avenir à Kiri. Satoshi s'éloigna sans un mot de plus, d'autres pas lui firent échos.

Une fois dans la rue, il s'alluma une nouvelle cigarette et dévisagea rapidement la jeune fille qui l'accompagnait.

[Satoshi] - Tu peux filer Hana.

Hana ouvrit la bouche mais se contenta de hausser les épaules.

[Hana] - Faites attention à vous.

Satoshi grogna. Elle l'agaçait, avec ses mises en garde inutiles. Elle disparut sans un bruit. Voilà, ça il appréciait.

[Satoshi] - Ok, j'imagine que tu ne sais pas trop ni qui je suis, ni qu'est-ce que je fais là.

Il tira longuement sur sa cigarette, sans la quitter du regard.

[Satoshi] - Je suis Satoshi Kagehisa, Jounin de Kiri. Spécialiste Taijutsu. Je remplace Takeo, ton Sensei.

Il tourna les talons et s'enfonça dans les ruelles, en direction des grands lacs. Cela faisait un bon moment maintenant qu'il n'y était plus allé. Sans prétendre ne plus avoir besoin d'entraînement, il était plus souvent en mission qu'il ne l'aurait voulu, et ce n'était pas là-bas qu'il s'entraînait.

Quelque part, cela lui manquait : il se souvenait lorsqu'il était Genin, ou même Chuunin, et qu'il y rejoignait ses amis. Maintenant, ils étaient soit morts, soit dispersés dans tout le village. Dommage.

[Satoshi] - Que je t'explique. Takeo est à l'hôpital, je ne connais pas son état j'ai pas eu le temps d'aller le voir. Mais les autorités du village m'ont désigné pour le remplacer, et donc m'occuper de toi et de ton équipe.

La jeune fille marchait à ses côtés, sur sa droite. Il lui lança un coup d'oeil.

[Satoshi] - Et là on va rejoindre une partie de ton équipe ainsi qu'une autre, dirigée par un collègue, Akio Raitero. Je sais pas si tu connais, il est à l'Académie.

Ils avaient quitté le centre-ville depuis un petit moment désormais, et ils se rapprochaient rapidement de la zone annoncée par Akio.

[Satoshi] - C'est ton premier entraînement avec ton équipe j'imagine ?

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Jeu 3 Juil - 20:15

Cela faisait deux semaines que le Chunnin n’avait pas profité de son lit. La semaine qui venait de passer avait été terriblement éprouvante, autant physiquement que moralement. Depuis leur retour de mission, Darok n’avait pas quitté sa chambre. Il avait dormi plus de quatorze heures d’affilées.

Le rang de sa mission, originalement C, changea subitement en B après les assauts répétés de Karasu, Saori, et Rezan. Darok était épuisé, lui et Iba avaient encaissé des attaques dévastatrices. Mais leur volonté de réussir, et leurs convictions leur avaient permit de résister à l’irrésistible, de surmonter l’insurmontable.
Il était si fatigué qu’à peine rentré il tomba dans un sommeil profond, et ne remarqua pas les quelques affaires dérangées…

Quelqu’un avait pénétré chez lui. Entre autre, son journal intime était sorti. Mais trop épuisé, il ne s’en souvint guère.

Il se réveilla en trombe. On frappait lourdement à sa porte. Qui était-ce ? Darok sortit de sous sa couverture et profita du temps qu’il lui fallait pour rejoindre la porte d’entrée pour s’ébouriffer les cheveux.

*Le plombier vient enfin réparer la chaufferie ? * songea-t-il, encore embrumé.

Il débloqua le verrou de la porte. Celle-ci s’ouvrit en grand fracas, et il eut peine à l’éviter. Un de ses collègues était derrière – Etrange, Shinji m’a accordé une journée de repos, pensa-t-il – et avait un message à lui transmettre.

" Darok, t’es convoqué à la mairie. M’en demande pas plus, j’en sais rien.
Shinji était songeur, et d’un coup, il a dit " amenez moi Darok. "… Mais j’suis avec toi, vieux. Te laisses pas avoir, il t’as promis une journée de repos, accepte pas la mission ! "

Et voilà ! Bye bye lit douillet et couverture, le devoir appelait le shinobi en pantoufle. Celui-ci bailla puis congédia le missionnaire après l’avoir remercié.

Il prit son temps pour s’habiller, après tout, il était en congé aujourd’hui.
Fin prêt, il sortit de son appartement en direction de la mairie. Il marchait lentement, son esprit avait finalement retrouvé toute sa vivacité en quittant les bras de Morphée.

Il revêtait sa plus belle tunique, il ne doutait pas un instant que Shinji allait lui donner un nouvel ordre de mission. Il pensa à l’Hiyori, encore blessé, qui allait bientôt participer au Chuunin Exam. Darok sourit en pensant aux mauvais quarts d’heure que passeraient ses adversaires.

Perdus dans ses pensées, il ne se rendit pas compte qu’il était arrivé devant le bâtiment. Il était encore en reconstruction, depuis la guerre.
Le Chuunin pénétra dans la mairie, en poussant la porte d’entrée. Il s’avança vers la secrétaire, qui sans le regarder le redirigea vers l’étage supérieur. Elle, elle était perdue dans sa paperasse quotidienne et rabâchait ses insultes envers Shinji qui refilait, et je cite " tout le sale travail sur [sa] pomme ".

Le Chuunin entra dans le bureau de Shinji après avoir monté l’escalier de bois qui sert d’intérim en attendant la pose d’un escalier plus solide et beau.

" Vous désiriez me voir, Shinji-sama ? "

Il releva la tête de sa pile de dossier, et sourit en me voyant.

" Oui, en effet. Je sais que c’est pour toi un jour de congé.
Depuis ton retour je n’ai de cesse de me questionner là-dessus. Ma décision est prise, tu es désormais un Juunin de Kiri no kuni. Tu prendras tes nouvelles responsabilités dès demain.
Si tu n’as pas de question, tu peux disposer. "

Une telle franchise, un tel tact surpris le garçon. Darok sentit monter en lui une expression mêlée d’excitation et de peur. L’excitation du danger, et paradoxalement, la peur de celui-ci. Il ne savait quoi dire, et s’en fut le plus naturellement possible, un sourire en coin, et murmurant un " bien ". L’entretien avait été court, concis, et le shinobi n’en revenait toujours pas de sa promotion.

Cela avait semblé si naturel pour Shinji, mais était si extraordinaire pour Darok.

Il devait fêter ça !

[Darok : + 9EXP (bonus Juunin (+60%) inclus)]

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Jeu 3 Juil - 22:31

L'assaut les avait pris par surprise. Comme toujours, Hyô avait été le premier à réagir. Il ne lui avait fallut que peu de temps pour comprendre la situation. Nezu avait décidé d'en venir aux mains.
Dehors, les shinobi sous l'égide du politicien s'étaient rassemblés. Il avait formé un périmètre de sécurité. Il serait difficile pour l'anbu de passer. Impossible s'il devait le faire avec d'autres individus. L'hypothèse d'évacuer Shinji était donc à rejeter.

Il pouvait sentir l'agitation gagner l'ensemble des membres présents dans les locaux. Il y avait beaucoup de civils et malheureusement très peu de combattants.

Hyô savait qu'il avait quelques minutes devant lui. C'était le temps que leur laissait Nezu pour réaliser la situation. Puis ensuite, il demanderait qu'on lui amène Shinji ou sinon il serait contraint de prendre par la force la Mairie. Shinji se rendrait certainement, c'était dans sa nature, il n'aimait pas le conflit, mais Hyô ne savait que trop bien ce qu'il lui ferait alors. L'anbu se refusait d'accepter cela.

Il ordonna aux shinobi présents dans l'édifice de le suivre. Aucun n'osa contredire un ordre venu de l'Homme de Glace. Ensemble ils montèrent jusqu'au bureau de l'actuel dirigeant du village de la Brume. Il leur intima de rester sur le seuil de la porte, et seul l'anbu pénétra dans le bureau.

Celui que le défunt Mizukage avait décidé de nommer à sa succession, le temps de lui trouver un remplaçant digne de ce nom, avait le visage creusé par l'anxiété. Il fit un maigre sourire au membre de force spéciale. Il devait être tiraillé par l'indécision. Soudain la voix de Nezu retentit, amplifié par un micro, très certainement.

[Nezu]"- Je viens chercher Shinji. Je pense que nous pouvons régler ce conflit à l'amiable. Il est inutile de faire couler le sang."

Il continua à proférer des paroles mielleuses et des promesses en vrac, mais Hyô ne l'écoutait déjà plus.

"- Nous avons tout au plus dix minutes avant qu'il ne se décide à donner l'assaut. Que préconisez vous, Shinji-sama ?"

Il soupira profondément, son regard se durcit. L'Homme de Glace devina sa réponse avant même que les paroles ne fussent prononcées. Il s'autorisa à sourire, fait assez rare.

[Shinji]"- Moi aussi, je suis un shinobi."

Règle spéciale pour durant toute la durée du scénario :
Guerre interne:
Les joueurs devront se montrer prudent car la faction de Nezu rôde, et ils n'hésiteront pas à leur mettre des bâtons ou encore à essayer d les enrôler de force. Vous pourriez aussi tombés sur des Partisans des Enfants de la Brume, de précieux alliés pour peu que vous les ralliez à votre cause. Il faudra vous montrer ingénieux si vous voulez éviter l'affrontement et faire preuve de diplomatie et de doigté si vous souhaitez convaincre.

Citation :
Mission de rang S : Protéger la Mairie et Shinji.


Objectifs:
Tenir la Mairie et empêcher que Shinji se face prendre. Pour le moment elle est tenue par Hyô et quelques membres des Enfants de la Brume, mais ils ne tarderont pas à céder si les renforts n'arrivent pas...

Règles spéciales:
La Mairie peut tenir une heure et demi, sans renfort. Passé ce délai, Shinji décide de se rendre et se fait tuer par Nezu. A chaque groupe de renfort qui arrive, ce temps augmente d'une demi heure. Si la Mairie est tenue trois heures ou plus, la mission est un succès.

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Jeu 10 Juil - 11:44

L'anbu était monté sur le toit de la Mairie. Les quelques shinobi que recelaient l’édifice et fidèle à Shinji-sama l’accompagnaient, ce dernier avait revêtu sa tenue de combat datant. Ils étaient six en tout. A partir de cet instant, ils devenaient tous ses camarades de mission.

Six contre une trentaine et il en arrivait de partout.

Hyô sourit, les autres shinobi à mes côtés ouvrirent grand leurs yeux car jamais son visage ne prenait d’autres expressions que placide, froid, distant. Son rictus était sarcastique, il rigolait du Destin qui lui infligeait un si lourd châtiment. Il y a des choses qui ne changent pas, disait-on. Aujourd’hui ses camarades et lui allaient se battre, désespérément. Ils mourraient, certainement. La seule question importante était : allait-il encore leur survivre, lui, l'Homme de glace ?
Shinji remarqua ce que les autres n’imaginaient même pas et posa sa main sur l'épaule du membre des forces spéciales.

[Shinji] «- Ils savent tous les risques qu’ils prennent en restant ici. Ils se battent pour leurs idées, leurs convictions… »

Hyô ne dit rien. Trop de personnes étaient mortes dans ses bras sans qu'il ne puisse rien faire, lui qui possédait tant de force.

«- Ils se battent pour vous, Shinji-sama. », son visage était redevenu inexpressif. Il était l’Homme de Glace, une figure nationale, l’emblème de la réussite des shinobi. Un des ninja prit la parole.

[Sekai] «- Nous nous battons pour Azechi-sama c’est vrai, mais nous nous battons aussi aux côtés d’une légende de Kiri, Geïrou-sama. »

Les autres acquiescèrent. Hyô ne savait pas quoi répondre. La détermination se lisait dans les yeux du nouveau maître de Kiri, la même que celle que l’anbu avait put voir dans les yeux de l’ancien Mizukage.

[Shinji] «- Montrons nous digne de l’estime qu’ils nous accordent. »

Un fois encore, le membre des forces spéciales garda le silence. Soudain la voix de Nezu retentit.

[Nezu] «- Le délai est écoulé. J’espère que la sagesse a guidé votre décision. Vous rendrez-vous ? »

Il y eut un temps de flottement après les paroles du politicien. Hyô ne savait pas d’où elles pouvaient provenir, l’homme était sûrement caché, bien à l’abris, entouré de puissants gardes, quelle bassesse !
Les shinobi sur le toit se regardèrent les uns les autres, et finirent par hurler d’une seule voix.

« - JAMAIS ! »


Temps écoulé : 10 minutes

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Dim 10 Aoû - 20:38

Cela avait commencé. Le bâtiment annexe avait littéralement explosé sous la puissance des Eaux déployés par leurs adversaires. Toutefois l’implication des troupes étaient moindres que ce que l’Homme de Glace avait imaginé. Il n’y avait qu’une explication possible, il devait déjà y avoir des combattants qui tentaient de prendre à revers les troupes de Nezu.

Une nouvelle fois, en moins de vingt minutes, il sourit.

Shinji était peut-être pacifique mais il n’était pas bête, loin de là. Les troupes ennemies arrivaient sur le toit, qui faisait office d’arène. Les membres de des Enfants de la Brume avaient reçu la consigne depuis leur intégration dans les rangs de l’organisation de mettre un ruban blanc autour de leur bras gauche, ainsi ils pourraient se reconnaître lors d’affrontements. Hyô frappait pour blesser et non pour tuer, car ses adversaires n’étaient autre que ses frères d’armes. Ils tremblaient devant lui, ils avaient peur. L’anbu profitait des quelques instants d’incertitudes qui lui était gracieusement donné pour mettre à bas ses ennemis.

Par instant, il jetait des regards sur Shinji pour s’assurer qu’il allait bien. Comme tout le monde, il était blessé, légèrement, et se battait comme un lion. Le sannin devait bien le savoir, si Hyô ne poussait pas les brefs avantages qu’il avait pour percer les lignes ennemies, c’était uniquement pour pouvoir rester à côté du maître de la cité et l’épauler, voir le protéger si nécessaire.

Cela ne faisait que quelques minutes que l’affrontement avait réellement commencé et pourtant le toit menaçait déjà de s’effondrer sous leurs pieds. Cela ne devait pas arriver. Etre séparés était le plus mauvais choix tactique a faire alors qu’ils étaient en sous-effectifs. Ils ne pouvait toutefois pas descendre de leur position surélevée, c’était tout bonnement se suicider. Si la situation l’obligeait, ils devraient se déplacer sur un autre toit, ce qui revenait à dire, foncer sur les lignes ennemies, vu qu’ils étaient encerclés. Là aussi, il y avait fort à parier qu’ils ne survivraient pas à une telle tentative.

Le nombre les désavantageait cruellement. Ils ne pouvaient entreprendre aucune manœuvre , le repli était impossible. Si Hyô survivait à cela, voilà qui ne manquerait pas d’accroître sa réputation, il grimaça.

Soudain, deux de leurs alliés tombèrent en même temps sous l’effet de puissantes attaques combinées. Les eaux lui apprirent qu’ils étaient toujours conscients, ils allaient être achevés. L’anbu devait faire vite. Il plia les genoux, croisa les bras devant son visage, cria aux autres de s’accrocher puis hurla en libérant une terrible vague d’énergie circulaire. Les bâtiments des alentours furent ébranlés, l’un d’eux s’effondra, l’ensemble de ses adversaires furent repoussés au loin, l’un de ses compagnons faillit lui aussi s’envoler, mais Shinji le rattrapa, le tenant alors fermant.

La calme était revenu et déjà les ennemis fondaient de nouveau sur leur position. La température chuta brutalement. Les eaux gelèrent, Hyô dévoilait une partie de sa puissance, ses cheveux se hérissèrent sur son crâne, ses yeux bleuirent. Le sol se mit à trembler, nul doute qu’il cherchait à accumuler de l’eau. Parlant plus à lui même qu’aux autres, il dit…

«- Il va faire froid… »

D’un coup de monstrueux pics de glace sortirent du sol, grandissant à l’infini, jusqu’à faire une gangue de protection autour de la Mairie. Elle était si épaisse que l’on ne pouvait voir au travers. Malgré la fraîcheur ambiante, l’anbu était en sueur après un tel déploiement de force. Shinji et un autre shinobi s’attelaient d’or et déjà a soigné les blessures de tout le monde. Hyô avala une pilule de l’armée, il sentit ses forces lui revenir.

«- Ce rempart ne durera pas longtemps, quelques minutes tout au plus. »

Déjà la glace commençait à se craqueler par endroit. Les assauts extérieurs devaient être extrêmement violents.

«- Il nous faut des renforts… »

Temps écoulé : 37 minutes.

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Mar 26 Aoû - 18:22

L'assaut avait continué et la glace avait fini par céder. Toutefois le nombre d'adversaires avait légèrement diminué. Hyô le distinguait clairement maintenant, il y avait des alliés sur les toits mitoyens et tout comme eux, ils se battaient pour protéger ce en quoi ils croyaient, pour protéger le chef du village, désigné par l'ancien Mizukage. Il n'y avait pas à douter, il fallait uniquement tout donner, ne pas lâcher un pouce de terrain. Dans les minutes qui allaient suivre, le toit céderait.

Shinji devait être mis dans un lieu plus sûr, c'était lui l'unique cible, voilà ce que son esprit lui suggérait de faire, mais à le voir à l'ouvrage soigner toutes les blessures des hommes et le feu dans ses yeux, l'anbu savait pertinemment la réponse de son supérieur.

De nouveau, la sueur perla sur son front. La fatigue commençait à se faire sentir, ses bras à devenir plus lourds. il devenait empoté et ses réflexes s'amenuisaient. Ce qui devait arriver, arriva, une mauvaise esquive lui permit d'éviter un assaut, mais le positionna parfaitement pour en subir un deuxième, venu d'un autre adversaire. Il sentit la lame fendre l'arme et s'abattre sur son épaule gauche, fracassant l'os et déchirant la chair. Il rugit de douleur, courbant l'échine malgré lui. Déjà deux autres accourrait pour l'achever. Il se saisit de la lame et la bloqua pour éviter tout redoublement d'assaut. bandant sa volonté, il fit prisonnier les jambes de ses deux nouveaux assaillants dans des blocs de glace, liés à la toiture. cela les retiendrait quelques instants, puis d'un geste las, il dégagea la lame, déséquilibra son adversaire tout en se déplaçant sur son côté droit, tourna sur lui-même, le dégageant ainsi totalement de l'emprise adverse et invoquant un sabre de glace, qui trancha immédiatement la gorge de son ennemi.

Les deux autres adversaires s'étaient libérés, ils fondaient de nouveau sur li, il n'aurait pas le temps de lancer une nouvelle incantation, il allait devoir faire face avec un seul bras. Heureusement, un de ses compagnons intercepta un ennemi, l'autre continua sa course et frappa. Une garde habile et une botte dont il avait seul le secret eurent raison de son adversaire. Il en arrivait encore et toujours. Combien de temps allaient-ils tenir avant de céder ?

L'homme de glace avala une nouvelle pilule, son os se ressouda alors et sa plaie cicatrisa, mais sa tête tournait violemment. Ils devaient tous continuer à se battre, coûte que coûte.

Un bruit sinistre retentit, le bois du toit venait de céder ...

Temps écoulé: 46 minutes

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Mar 2 Sep - 23:28

C’était mon deuxième combat face à Rezan, et ma deuxième victoire. J’en étais fier. Mais je n’avais pas l’esprit à cela. Cette victoire ne m’apportait pas de mérite : je devais le battre pour progresser, je n’avais pris aucun plaisir dans ce combat. Il n’y avait pas eu de respect dans cet affrontement.

Nous sommes du même pays, du même village. Mais c’est la guerre. Une véritable lutte, et chaque camps terrasse l’autre, et l’écrase.
C’est la loi du plus fort. Moi, je compte m’accrocher à ma vie. Je tuerai. Tout ceux en face de moi, je les tuerai.
Tout ceux qui menace Kiri, ma Kiri, je les tuerai.

* Rezan, quand Nezu sera mort, je viendrai te parler. Et si tu ne veux pas défendre ma Kiri, je te tuerai. Nezu est la personne qui t’aveugle. Ta redevance idiote envers cette homme va bientôt prendre fin. *

Liori et moi avancions à vive allure – autant que possible, dirions nous. Mais nos blessures restaient conséquentes, et il n’était pas conseillé de se faire attaquer de nouveau. Aussi, nous devions progresser prudemment.

[Liori] " La maison du clan Satsubatsu n’est pas éloignée, Darok-san.
Peut-être pourrions nous nous y arrêter et prendre des renforts ? "

* Les Satsubatsu sont de fidèles partisans de Zabuza-sama. Son idée est bonne. *

" Très bien, mais ne tardons pas. Je compte sur toi, presse les. "

Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous nous dirigeâmes vers l’entrée des maisonnées. Liori y pénétra. Je ne l’accompagnait pas, et préféra réfléchir à la situation. Pas la peine d’être deux pour leur demander de venir – s’ils n’étaient pas déjà en train de démembrer les assaillants de la mairie.
J’étais sûr qu’il se tramait quelque chose en son absence au fort. Je l’avais écrit dans mon journal intime. Nezu à lui seul est incapable de lever le petit doigt contre Shinji. Il a dû recevoir un important soutien militaire. Et je lui ferai cracher le morceau. Je lui ferai dire qui l’a aidé.

Mais déjà Liori et six autres membres sortaient de l’habitation et me tirèrent de mes pensées.

[Membre 1] " Certains se préparent encore et arriveront plus tard.
Nous n’avons pas de temps à perdre. Il faut se dépêcher. "

Et nous huit nous envolâmes en direction de l’hôtel de ville, dans l’unique but de tuer Nezu, et de sauver Shinji.

Je remarquai que chacun d’eux portaient un étrange kimono avec l’insigne des Satsubatsu dans le dos. Mais beaucoup plus insolite, ils puaient –et c’est peu dire – l’odeur du sang. Tous avaient des parties bandées, que se soient jambes ou bras. Je n’osais imaginer le torse.

Proches de la mairie, celui qui semblait le plus fort du groupe, et qui avait précédemment parlé, nous arrêta.

[Membre 1] " Il doit y avoir une ou des sentinelles pour éviter les débordements, comme nous nous apprêtons à faire. " Il désigna deux membres. " Vous serez suffisants pour venir à bout de ces mécréants. "

Puis sans mot, dire, ils disparurent. Quant aux autres Satsubatsu, il ne leur fallut pas d’ordre pour aller sur la grande place, en trombe. Je sentais leur désir de sang émaner de leur corps.

La mairie était complètement encerclée par des shinobi sans bandeau. Son toit avait cédé, semble-t-il. Des jutsu affluaient dans tous les sens, et je devinais des Enfants de la Brume défendant chèrement leurs biens et leurs croyances. Au milieu d’une troupe de ninja sans bandeau – donc affiliés à aucun pays, aucune croyance, aucune éthique – Hyo, l’homme de glace, déchaînait sa furie.

Du sang recouvra le ciel, et les Satsubatsu entrèrent dans la danse. Une demi douzaine d’ennemis furent jetés au sol par leurs attaques. J’attrappai la main de Liori, vivement.

" C’est la diversion qu’il nous fallait. Il nous faut pénétrer à l’intérieur, et laisser ce combat aux mains de tes amis. Nous devons voir Shinji, et assurer sa protection. " lui hurlai-je pour couvrir le bruit de la bataille.

Rassemblant mes forces, je créais un bouclier aqueux recouvrant Liori et moi-même. L’eau autour de nous tourbillonnait si vite qu’elle en devenait transparente.

" Suis moi ! "

Puis je l’emmenai à travers les lignes ennemies. Comme tous étaient occupés à abattre son adversaire, on n’eut pas de mal à se faufiler entre chacun. Impossible de dire quelle fut la sensation de Liori, l’expression de son visage, car tous mes sens étaient dressés, en alerte, afin d’éviter un assaut. Alors que j’arrivais proche d’une fenêtre, une femme me barra la route de son corps. Juste avant qu’elle ne me frappe, elle me reconnut. Et réciproquement. C’est pendant cette seconde d’inattention qu’elle reçut un kunai dans l’épaule.

[Femme] " Passez par la deuxième fenêtre à droite. " gémit-elle. Puis elle se retira l’arme blanche du bras, avant de retourner au combat.

Traînant toujours le Genin derrière moi, nous nous dirigeâmes vers une seconde fenêtre, déjà brisée. Je le laissais passer devant moi, avant de pénétrer à mon tour dans l’enceinte. D’autres Enfants de la Brume montaient la garde.

" Nous sommes à l’abri désormais. "

Shinji était présent, lui aussi. Il fixa mon épaule, encore douloureuse, et les bras de Liori, puis nos regards se croisèrent.

" Rezan et son petit frère. " Il soupira.

[Shinji] " Je suis bien contents de vous voir ici vivants, tous les deux. Nous allons avoir grand besoin de vous. "

Temps écoulé : 01 heure 09 minutes.

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Mer 3 Sep - 22:35

Après la courte séance de soin que Liori avait prodigué au Juunin –et qui l’avait épuisé plus qu’il ne l’aurait souhaité-, les deux ninjas parcouraient la ville à un rythme effréné, qui n’avait rien à envier à ceux de ces fameux coureurs à pied sexagénaire et unijambiste. On pouvait même dire qu’ils allaient plus vite qu’eux, ce qui pouvait sembler être un exploit compte tenu de leur apparence et récentes expériences, plus que douloureuses.

Plus sérieusement, ils accusaient le(s) contrecoup(s) de leurs combats respectifs, mais ils avançaient, déterminé. Cependant, comme l’avait dit Darok, ils devaient se montrer prudent, et ils s’épargnaient donc la course en sprint jusqu’à la mairie. Liori n’en était pas mécontent, leur rythme actuel lui permettait de souffler un peu, et de se remettre de ses dépenses de chakra qui s’étaient enchainé bien trop vite au cours de ces dernières minutes.
Alors que les deux compagnons s’avançaient dans les ruelles de Kiri, Liori se rendit compte que la zone lui était familière, pour cause, il se trouvait à une rue de chez lui. Il se remémora alors son plan de base quand il avait croisé la route des deux traitres Kiréens. Sans hésiter, il exposa l’idée qui venait de germer dans son esprit à son supérieur.

[Liori] – La maison du clan Satsubatsu n’est pas éloignée, Darok-san.
Peut-être pourrions-nous nous y arrêter et prendre des renforts ?


Il aurait bien argumenté, quelque chose dans le genre «Il est uniquement composé de fanatique aux Mizukage, ils se joindront à nous avec le sourire, et plus encore !», mais ça n’avait pas l’air d’être utile, et il avait peur de vexer sa mère…
Darok, après un infime tant de réflexion lui répondit.

[Darok] – Très bien, mais ne tardons pas. Je compte sur toi, presse-les.

Ils modifièrent donc leur trajet pour se rendre à la demeure du clan. Cela ne pris que quelques minutes, et lorsque Liori aperçu avec soulagement les murs encore intact de la demeure, il accéléra le rythme.
Arrivé aux portes de la demeure, Darok le laissa continuer seul. N’en déplaise à Liori qui traversa le domaine jusqu’à atteindre le bâtiment central. Il rentra à l’intérieur, traversa la cantine totalement vide à cette heure ci, pour ressortir dans la cours intérieur. Là encore, personne n’était en vue. Il continua droit devant lui, pour rentrer dans la partie du bâtiment abritant sa chambre, ainsi que les appartements du chef de clan. Liori s’arrêta sur le seuil de la porte, le temps de reprendre son souffle et de repérer la zone d’où il lui semblait entendre des voix.
Il reprit sa course, grimpa un escalier, prit un couloir sur sa droite et s’arrêta devant une porte qu’il écarta d’un geste brusque. C’était dans cette même salle qu’il avait surpris la conversation concernant la mort de ses parents.
Et maintenant, c’était dans cette salle qu’il interrompait une discussion entre Jikkei’ji et Rushii.

[Jikkei’ji] – Liori ?

Rushii semblait indigné par cette interruption, visiblement, ils étaient en train de discuter de chose importante et cela l’énervait de voir un simple Genin s’incruster ici de la sorte. Cependant, Liori ne lui laissa pas le temps de lui gueuler après, et il s’adressa directement au chef du clan.

[Liori] – Excusez moi Jikkei’ji-sama… (d’habitude, il pouvait lui parler plus librement, mais il préférait éviter une explosion de colère de la part de Rushii en employant des termes plus poli) Mais nous avons besoin d’aide. J’ai pour mission d’escorter un juunin du nom de Darok à la Marie mais elle est…

[Jikkei’ji] – Prises d’assaut par une bande de traitre, je sais.
Nous avons déjà envoyé une équipe sur place…


Il se tourna vers son second –Rushii-, et c’est à ce moment là que Liori se rendit compte que le dirigeant du clan avait hotté son habituel kimono blanc pour enfiler la tenue Satsubatsu.

[Jikkei’ji] - Combien a-t-on d’homme disponible ?

Le Satsubatsu au visage en partie bandé regarda la liste qu’il tenait entre les mains.

[Ryushii] – Vous et moi compris nous avons cinq shinobi de rang Juunin ou plus prêt à partir immédiatement. (s’ensuivi une liste de nom dont Liori ne reconnu que deux d’entre eux : Niku et Tsuki) Et trois Chuunin. (Là encore une nouvelle liste de nom, Genei, Ota et Iuka).

Jikkei’ji, bien qu’on ne puisse rien voir de lui sous la couche de bandage quand le couvrait totalement, semblait contrarié.

[Jikkei’ji] – C’est tout ? Je croyais que trois autres gradé Juunin était revenu des frontières du pays ? Et les équipes de Kyoufu et Osore ?

Encore un regard à liste de la part de Ryushii.

[Ryushii] – L’unité d’Osore devrait revenir au village d’ici une vingtaine de minute, celle de Kyoufu a était envoyé en patrouille dans le pays de l’eau, et elle est pour le moment injoignable. De plus, plusieurs membres du clan ont du être prit dans les émeutes qui ont éclatés un peu partout en ville.
En revanche nous avons rappelé les membres responsable d’une équipe de Genin, d’ici trente minutes nous aurons au moins deux équipes de juunin et chuunin prête au combat.


La réflexion du chef Satsubatsu ne dura que quelques secondes.

[Jikkei’ji] – Donnes l’ordre à Niku, Tsuki, Haeru, Ginei et Iuka de me rejoindre immédiatement. Ensuite, attend le retour de suffisamment de membres pour former une équipe, tu l’enverra nous rejoindre, tu resteras avec la seconde équipe pour surveiller le secteur.

Ryushii salua rapidement et disparu. Jikkei’ji se tourna vers Liori et lui fit signe de le suivre. Le Genin était resté silencieux durant l’échange, et en avait profité pour retrouver le souffle qui avait commencé à lui faire défaut.
Ils retraversèrent le bâtiment dans le sens inverse qu’avait suivit le jeune Satsubatsu, et dés qu’ils furent dans la cours du bâtiment central, six Shinobis les rejoignirent. Liori en connaissait la plupart de vue, et certains assez bien, comme Niku.

[Niku] – Tiens, salut Liori. Tu as du bois dans le bras.

En retirant les dit morceaux de bois de son bras, le Genin ne pus s’empêcher d’admirer le talent de Niku pour déclarer les évidences, quelques soit les situations et les personnes en présence. Ils revinrent rapidement auprès de Darok, qui n’avait fort heureusement pas bougé, mais qui semblait avoir oublié un instant où il se trouvait, car lorsque Jikkei’ji s’adressa à lui, il sembla revenir subitement sur terre.

Après avoir prévenu le juunin que d’autres membres les rejoindraient bientôt, le groupe de huit ninjas dont Liori faisait parti –Il ne savait pas vraiment s’il devait en être heureux ou non- se dirigea vers la Mairie.
Alors qu’il ne restait que cent mètres, voir moins, à parcourir pour atteindre leur objectif, leur Leader imposa un arrêt, et envoya deux des Satsubatsu –Tsuki et Haeru- s’occuper d’éventuelle sentinelle. Peut de temps s’écoula après le départ des deux ninjas et la charge de leur groupe.

Liori vit finalement le champ de bataille, et fut impressionné par la violence des combats qui avait lieux. Des bâtiments à moitié détruits servaient d’arènes, et les armes, les jutsu et les ninjas volaient dans tout le sens. C’était un spectacle ahurissant, qui n’avait rien de vraiment commun à ce que Liori avait pu vivre ou rêver…
De plus, ce tableau ne s’arrangea pas lorsque ses semblables entrèrent à leur tour dans l’arène. L’attaque qu’ils lancèrent pour ouvrir les hostilités eus un effet dévastateur sur les ennemis se trouvant aux alentours. Darok saisit alors la main du Genin, qui fut forcé à regret de le suivre. Il aurait voulu voir son chef combattre, mais il savait qu’ils n’étaient pas là pour ça.

[Darok] – C’est la diversion qu’il nous fallait. Il nous faut pénétrer à l’intérieur, et laisser ce combat aux mains de tes amis. Nous devons voir Shinji, et assurer sa protection.

Il hurlait pour couvrir le bruit des combats, qui bizarrement n’était devenu assourdissant pour le Genin –en fait, il n’avait même pas remarqué la présence de bruit- que lorsque le Juunin lui saisit la main.
De l’eau se mit à tourbillonner autour d’eux, et il fallut quelques secondes à Liori pour réaliser que c’était le fait de son compagnon, qui lui hurlait le suivre, ce que Liori fit de son mieux. Ils traversèrent le champ de bataille rapidement, passant devant plusieurs duels à mort qui aurait pus se révéler passionnant et héroïque s’ils n’étaient pas aussi barbares. Cependant, Liori ne prit pas la peine de les observer, il se concentra sur le dos de Darok, et veilla à ne pas le quitter d’une semelle, en esperant qu’ils ne deviennent pas la cible de ninjas hostile. Il excellait tellement dans cet art, qu’il faillit le percuter quand il s’arrêta brusquement.
Une shinobi se dressait devant eux, et Liori se prépara aussitôt à sortir son arme. Cependant, il n’eut même pas le temps de commencer à faire coulisser la lame qu’elle reçut un kunai dans l’épaule, avant de leur indiquer une fenêtre à prendre pour rejoindre… Quoi au juste ? Liori n’en savait rien, mais visiblement, ça devait être amical.

Ils se rendirent donc devant la dîtes fenêtre en miette, et Darok laissa à Liori l’honneur de passer en premier. Ce que fis le Genin d’un bond –s’enfonçant des bouts de verre dans les doigts-, en jurant que s’il y avait un piège il se vengerait d’une façon ou d’une autre. Le genin atterris sur le sol légèrement sale –genre tache de sang, éclat de verre et morceau de plâtre- et fut rapidement rejoins par Darok. Devant eux se trouvaient d’autre shinobis, mais aucun ne semblaient hostiles. Du moins quand Darok passa la fenêtre.

[Darok] – Nous sommes à l’abri désormais.

Liori jeta un œil autour de lui et par la fenêtre qu’ils venaient de passer. «Être à l’abri» résonnait comme une expression incroyablement optimiste à ses oreilles.
Un homme vint échanger quelques mots avec Darok, et Liori prit son temps pour se rappeler de qui il s’agissait. Finalement, c’est quand il prit la parole qu’il réalisa qu’il s’agissait du successeur de Mizukage… Chin’ji ?

[Shinji] – Je suis bien contents de vous voir ici vivants, tous les deux. Nous allons avoir grand besoin de vous.

[Liori] – On s’en serait voulu d’être venu pour rien…

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Jeu 4 Sep - 20:21

Le Dr Inozuki était maintenant en pleine opération. Son air concentré constatait avec son attitude passé et montrait qu'il avait saisit la gravité de la situation. A la surprise de Nutera le chuunin qui était à la tête de l'équipe ne se dirigeât pas vers la fenêtre mais plutôt vers l'extrémité de la pièce ou se situait un bureau. De la il fouilla négligemment le premier tiroir ainsi que le second et extirpa du troisième une feuille de papier qu'il posa sur la table. S'approchant de l'endroit Nutera pris connaissance du document, il s'agissait d'un schéma ou d'un plan. Le schéma comportait des sortes de tunnels qui se croisaient et s'emmêlaient sur une distance de plusieurs mètres. Cela ressemblait à un labyrinthe. Avant que Nutera n'ai eu le temps de le décrypté, le Chuunin plia le papier et le jeta après quoi se dirigeant vers l'autre bout de la pièce il passa à coté du chirurgien et s'arrêtât face au mur. Il e trouvait désormais dos au médecins, de la il empoigna une grille violemment qu'il arracha au mur avant de la jeté non loin de la.

Le chuunin: Suivez moi

Sans en dire plus il s'engouffra dans les ténèbres des conduits de ventilations, d'où seul les bruits de ses mouvements trahissaient sa présence. Le petit groupe de genin ne tarda pas a fermé la marche s'engouffrant à leurs tour dans la tunnel métallique. Chaque mouvement provoquait le bruit d'un coup de latte dans de la tôle, ne se souciant pas du bruit, se focalisant sur le dos de son pour ne pas le perdre de vue son voisin, Nutera faisait un boucan pas possible. Devant lui Hotaru semblait faire de même et quand à Shuo qui était derrière, Nutera était bien trop occupé pour y faire attention. Après plusieurs mètres parcouru dans cet étroit conduit Nutera a travers le bruit de tôle discerna des sons, il les rapprocha très vite à des voix humaines

voix: ...ion...

Croyant que Shuo l'interpelait il s'arrêta, mais la voix venait d'en bas. Apres quelques instants il put discerné ceci:

Ils s'enfuient par la ventilation!...

Angoissé Nutera continua le reste du chemin aussi silencieux que l'aurait fait une souris.
La route était bientôt finit, Nutera le sut quand il entendit un violent bruit qui venait de devant lui. Le chuunin avait ouvert la voie vers l'extérieur, une fois sortit Nutera compris qu'il était derrière l'hôpital. La sortit des conduits se situait a 3m de haut sur le façade arrière de l'hôpital.
Nutera n'eut pas le temps de se remettre de sa chute quand le ninja disparu sur les toits suivit de Hotaru et de Shuo.


Le groupe sortit de l'hôpital la mission pouvait commencé, mais d'abord fallait il rejoindre la mairie. Le groupe se déplaçait a vitesse constante et s'éloignait a vue d'œil de l'hôpital. Le chunin s'élançait et rebondissait avec une légerté et une dextérité admirable. Nutera fut lui même étonné d'arrivé a le suivre et a tenir le rythme. Apres un temps d'adaptation il avait trouvé ses repaires, content de sa nouvelle maitrise aérienne il accéléra pour rejoindre le chuunin. Une fois à sa hauteur il observa que celui ci n'avait nullement l'air fatigué ni dans son expression ni dans sa façon de bougé.
L'explication la plus logique était que celui ci freinait le pas pour ne pas distancer les genin. Compte tenu de son grade, témoignant de son niveau, il lui aurait été facile d'éclipsé Hotaru et les autres en quelques foulées, mais cela n'aurait servi à rien il ne l'ignorait pas. Même s'il ne s'agissait que de genin ils étaient les disciples d'Akio et de ce fait devaient maitrisés quelques notions.
De plus à cette vitesse ils ne seraient pas à l'académie avant une vingtaine de minutes, cela lui laissait le temps de penser à un plan, a une éventuelle tactique ou bien mieux a une formation de combat. Reprenant ses esprits le chuunin remarqua Nutera qui courait à ses cotés, immédiatement il accéléra le pas pour ainsi augmentât la cadence du groupe.
Après une dizaine de minutes Nutera ralentit, ses jambes étaient lourdes et son pou follement élevé, Hotaru passa devant lui d'un saut pour se retrouvé en deuxième position. Apres quelques minutes ce fut Shuo qui passa devant Nutera, celui ci était désormais dernier de la file et faisait mine de s'écroulé à chaque instant. Sa respiration était irrégulière et ses mouvements absent de toute énergie.
A ce moment le chuunin retomba sur ses appuies et s'arrêta net. Nutera trop occupé à se lamenter en silence s'arrêta de justesse au niveau du chuunin. Sans trop comprendre pourquoi le petit groupe couru a la suite du chuunin qui se précipitait dans le bâtiment. Par le toit ils se regroupèrent au dernier étage du bâtiment.

Chuunin: J'ai vue une sentinelle, elle ne nous a pas reperé... je crois.

La tension montât, tous aux aguets prêt a dégainé, la respiration haletante, les muscles contractés, le bruit des expirations lourdes vaient laissé place a un silence de mort. Chaque parcelle de leurs corps écoutait, à l'affut du moindre bruit de la position de l'ennemie. Au moindre bruits ils auraient bondit comme des bêtes sauvages ou plutôt comme des ninjas pour déchiqueté leurs ennemies.

Chuunin: On va passé par ces bâtiments, je connais le quartier comme ma poche ce sera plus sur. Ils ne nous ont pas vue.

Il aurait pu se tourner vers le groupe et leur sourire, histoire de les rassuré mais non, le ninja gardait un air concentré, qui traduisait un cerveau en perpétuelle réflexion sur les voies d sortis en cas d'attaque selon le nombre d'adversaire, la façon de procédé une fois a la mairie , comment expliqué a Akio si l'un des genin mourrait... Ce genre de chose.

Le bâtiment avait l'air désinfecté. Il n'y avait aucune trace de vie même animal surement parce qu'ils étaient encore en hauteur pourtant l'odeur était saisissante. Ca sentait le renfermé.
Cette odeur rappela a Nutera celle de sa vielle cave ou s'entassaient des vieillerie moisissantes. Ici l'auteur était semblable mais en plus saisissente, elle était presque palpable. Parcourant les grandes salles vides du bâtiment, l'ambiance avait changé. Le son perçant du vent dans les oreilles avait cédait a celui des pas qui résonnes infiniment, et les bonds vertigineux au dessus des cheminées avaient muté en de grandes enjambé entre des morceaux de bois, des outils, des parpins et autres détritus.
Vraiment cela ne pouvait pas être pire pensa Nutera, si seulement Akio avait été là. Mais la situation présente ne laissait pas le temps de pensé aux et si seulement... car le chuunin sans se préoccupée des autres poursuivait son chemin. Il n'avait pas daigné donnait son nom, ni même conféré à cette mission un aspect pédagogique en promulguant des conseils ou en donnant au moins une procédure a suivre en cas d'attaque ennemie.
Mais l'heure n'était sans doute pas a la pédagogie. En sortant du bâtiment Nutera ne reconnu pas tout de suite l'endroit car ils ne s'étaient pas contenté de decendres dans des étages, ils avaient parcouru du chemin. Tous les bâtiments étaient relié par une voie qui servait autrefois de chemin de fer sous terrain pour petits wagons.
Alors qu'ils s'apprêtaient a pénétré dans une autre ruine deux ombres furtives passèrent au dessus d'aux suivie de trois autres. Il fallu un peu de temps a Nutera pour réagir a ce qui se passait mais le chuunin lui avait déjà bondit sur les toits observant la scène.
Les deux ninjas s'arrêtèrent et l'un d'eu fonça droit sur un de ses poursuivants! Les deux groupent se livrèrent batailles intensément jusqu'à ce qu'un des ninja muni d'un bandeau frappa a plusieurs reprises les points vitaux d'un autre ninja avant de lui tranché les cervicales a l'aide d'une lame de chakra. Se retournant il lança un kunai a un autre ninja sans bandeau qui déjà blessé peina a évité mais trop tard! Le deuxième ninja avec le bandeau lui déboita le bras et lui broya les côtes d'un coup de pied.
Le troisième ninja qui prenait la fuite fut tuée par le chunnin qui accompagnait Nutera lui même.
Taché de sang il lanca:

Vous êtes des enfants de la brume ? Qui êtes vous ?

L'un des deux ninja s'avanca:

Je constate que vous en êtes aussi

Ne prêtant aucune attention a Nutera Shuo et Hotaru, le ninja s'adressait au chuunin comme s'ils avaient été seul.

Permettez moi de me joindre à vous, ainsi qu'a mon ami. La mairie n'ai pas loin il nous faut partir promptement.

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Sam 6 Sep - 23:40

Le voyage avait été plutôt reposant, après notre peur panique due à la mission. En fait, c'était presque une promenade de santé. Et on avait bien besoin de cette petite cure de repos. J'en avais pleinement profité, demeurant silencieux durant tout le trajet qui nous menait à la mairie du village. Le chuunin qui nous guidait et nous protégeait nous menait à travers le village par des endroits insoupçonnés , inconnus de la plupart, afin de nous éviter le plus possible le combat. Je lui en étais reconnaissant. Aucun événement majeur ne vint perturber notre voyage. Enfin, aucun à ma connaissance car je planais durant le trajet. Je savais bien qu'à un moment nous avions été attaqués, mais je ne savais pas exactement les détails de l'affaire. Le sang d'Akio m'avait rappelé celui qui coulait depuis toujours...

* Je ferais mieux de me reconcentrer sur le présent... J'aurais besoin de mes esprits à la mairie. De touts mes esprits.*


Je me forçai à regarder avec attention devant moi. J'étais toujours avec mes deux comparses, mais eux aussi demeuraient silencieux. La place de la mairie était très évocatrice. Un espèce de charnier. Quelques corps seulement, mais un charnier tout de même. Le silence de mort qui planait sur la place était très bien nommé. Un silence de mort. Mais heureusement, il n'était pas mortel. Bien que silencieuse et déserte, la place n'en était pas moins dangereuse, et chacun pouvait sentir la tension dans l'air. Tout allait se jouer en peu de temps. Une sorte de guerre éclair. Une partie d'échecs dans laquelle toutes les cases étaient occupées par des pions, sacrifiables, dans l'unique but de protéger un roi. Enfin, d'un unique côté de cet échiquier probablement de marbre froid et dur. De l'autre côté, c'étaient des fous et des cavaliers, précédés de pions eux aussi, et dirigés par la tour. Un bon vieux jeu, somme toute. Un jeu qui opposait les conservateurs, et le changement. Mais comment apréhender le changement? C'était une des raisons de ce combat.
Alors que nous arrivions sur la place, le chuunin nous accompagnant fit une pause, et pris le temps d'examiner les lieux. Il se concertait avec deux autres hommes, l'air exténués, et couverts de sangs, que je n'avais pas vu arriver. Et que je ne connaissais pas. Je questionnai silencieusement Nutera de la tête, et il me rassura d'une légère inclinaison. Tout allait bien se passer. Enfin, un plan réglé à la minute. Enfin une machine bien huilée... Le chuunin nous fit signe de le suivre, et se mit à longer discrètement les bâtiements, n'hésitant pas à y pénétrer parfois, ou à emprunter des ruelles adjacentes pour être sûr de ne pas être remarqués. Nos deux compagnons imprévus avaient choisi l'arrière-garde. Nous progressions à une allure rapide.

« Soyez sur vos gardes, nous allons tenter d'accéder à la mairie par une fenêtre du premier étage. »


Il nous dirigea en effet vers un bâtiement bas, un entrepôt probablement, qui ne disposait pour tout toît que d'une couverture en tôles ondulées. J'espérais que nous pourrions passer dessus sans faire trop de bruit. Enfin, si nous avions vraiment besoin de ce batiment pour accéder à la fenêtre. Le chuunin me fit me tromper.

« L'entrepôt nous cachera le temps de commencer l'ascension. On va y aller par groupes. On essaie de faire vite, pour que ceux qui restent en bas ne se fassent pas avoir. Allez, vous trois. »


Il nous désignait, Hotaru, Nutera, et moi-même. Surpris, je le regardai.

«Dès que vous serez en haut, mettez vous à l'intérieur, allez voir les personnes responsables, et essayez de vous rendre utile. On arrive juste après vous. »

Puis il nous fit un signe de tête. Nous nous mîmes alors à grimper le plus vite possible, et, en une ou deux minutes, nous atteignires la fenêtre. Des membres des Enfants de la Brume nous encerclèrent un moment, jusqu'à ce qu'un de nos trois protecteurs nous rejoigne par l'embrasure de la fenêtre. A sa vue, les Enfants se dispersèrent, retournant à leur occupation. Le deuxième ninja qui nous avait rejoint passa à son tour la fenêtre. Quand au chuunin de l'hôpital, il n'était toujours pas arrivé. Nous entendîmes alors un cri, puis il arriva enfin, et nous refermâmes la fenêtre rapidement. Ses habits étaient tachés de sang, et son bras avait subi de nombreuses coupures. Larges. C'était donc ça, la réalité des combats...

MessageSujet: Re: Mairie de Kiri   Mar 28 Oct - 20:35

Hyô se trouvait au premier étage de la mairie. Le toit avait été complètement rasé, c'était comme si on avait limé un étage. Ce ne serait guère agréable en hiver, voilà l'une des premières remarques qu'il s'était fait à lui même lorsqu'il avait commencé à constater l'étendu des dégâts, tout en sachant pertinemment que d'ici peu des bâches seraient posées, puis que l’on commencerait à reconstruire.

L'homme de Glace tentait de réajuster sa tenue, gommer les tâches de sang qui entachaient encore son visage et ses vêtements. Il ne s'était rendu à l'hôpital, les bandages de Shinji avaient été suffisant, il pouvait attendre, d'autres devaient avoir accès aux soins avant lui.

Ils devraient quand même avoir l'air présentables, tous. Enfin surtout Shinji.

Cela faisaient plusieurs heures qu'ils s'étaient tous réunis en urgence, au premier étage d'un bâtiment branlant. Il y avait eut d'âpres discussions, des éclats de voix ou au contraire des voix brisées par le désarroi, l'incompréhension et la tristesse. C'était une réunion des "puissants" de Kiri, où plutôt ceux à qui il restait une once d'autorité, ceux du bord du sannin Azechi, nommé par le défunt Mizukage, Zabuza.

Un conclave réunissant ceux qui étaient encore vivants...

Quelle pensée amère ! Leurs forces avaient été réduites de moitié en quelques heures. Déjà qu'il était dur de se remettre des affrontements dévastateurs avec les troupes de Suna...

Shinji avait présidé cette extraordinaire session. Hyô avait essayé d'être attentif autant que son état lui permettait. Il y avait aussi Satoshi, Tôchiba, Irumi, Kenji, Idan et Noriko. Peu de temps après était venu se joindre Hideo et Yukari. Les débats avaient vivement été relancé suite à l'apparition de Nimuro et d'un mystérieux cahier.

Il était ressorti énormément de choses de cette réunion. Kiri se devait de bouger, se montrer droite et fière pour ne pas attiser les convoitises des autres grandes nations. Le village de la Brume était un tigre blessé, il lui faudrait du temps pour se remettre. Cela impliquait des choix politiques d’un nouvel ordre, osés diraient certains.

Puis était aussi venu la question de Nezu et de ses partisans.

Il lui était difficile de juger ceux qui était ses frères, hier encore. Beaucoup de choses avaient été dites, nombre d’entre elles avaient été noté, mais tout cela n’avait pas fini de faire couler de l’encre. Shinji s’approcha de lui, il avait revêtu une nouvelle tenue, quelqu’un s’approchait et proposait à Hyô de nouveau vêtements. D’un ton placide, l’anbu accepta. Son apparence était le cadet de ses soucis, cependant, tout le monde ne le verrait sous cet angle là. Il était l’Homme de Glace, il était une image symbolique de Kiri, il se devait de faire bonne figure, avec d’autres, il devait accepter de donner le cap, de rythmer la mesure.

D’un geste discret, le maître de Kiri lui indiqua qu’il souhaitait parler seul avec lui. Ils se déplacèrent légèrement et entrèrent dans une nouvelle salle, aux fenêtres explosées. Les bureaux étaient retournés, saccagés, des documents, livres, feuilles, mobiliers, erraient dans tous les recoins de la salle. Ici, se répétait une fois de plus le même décor, celui que l’on pouvait voir dans tout les bâtiments aux alentours de la Mairie.

Le visage de son supérieur était fatigué, bien que l’on puisse détecter bien d’autres signes distinctifs de divers ressentis, tels que l’impuissance, la colère, l’incompréhension, la tristesse, il y avait sur ce front des plis d’une anxiété nouvelle, témoins d’un épuisement tant mental que physique.

[Shinji] «- Hyô… je suis las…, sa voix était calme et posée, mais transpiraient de ses tourments intérieurs.

«- Je le sais. Mais vous savez aussi que je ne peux pas accepter. Plus maintenant…»

Leurs regards se croisèrent, il y eut un long silence, uniquement rythmé par le bruit que faisait le vent en s’engouffrant dans la pièce. Shinji sembla prendre quelques années de plus, son air devient compatissant. Hyô détestait cela, mais il savait que son interlocuteur ne le faisait pas exprès, il éprouvait une réelle tristesse face à l’état nouveau dans lequel s’était plongé volontairement l’Homme de Glace.

[Shinji] «- Combien de temps ? »

L’anbu ne répondit pas immédiatement. Il avait dû franchir un interdit et se lier avec un Orochi pour repousser l'ennemi. Son regard se posa dehors, comme s’il cherchait lui-même à ignorer la question. Il connaissait la réponse et il n’y avait pas d’échappatoire possible.

«- D’après les écrits de Shinobu-sama, les premiers symptômes devraient apparaître d’ici quelques heures, je vais partiellement perdre la mémoire, je pourrais avoir des égarements de pensées, puis le manque s’installera. Après cela dépends de la résistance mentale de l’individu, cela peut prendre un, deux, dix ans qui sait, mais inéluctablement, je serais amener à franchir de nouvelles barrières. Et lorsque cela arrivera… »

Inutile de finir sa phrase, Shinji et les autres étaient parfaitement au courant de ce qu’il faudrait faire lorsque l’Homme de Glace serait poussé dans ces derniers retranchements.

«- On ne peut pas mettre quelqu’un au mental instable à la tête de Kiri. Vous imaginez les conséquences si… »

Est-ce que cela allait devenir une habitude de ne pas finir ses phrases ? Qui sait ? Que lui réservait l’avenir ? Les réponses s’étaient perdues avec la disparition de Shinobu. Le regard lourd que lui porta Shinji impliquait qu’il comprenait parfaitement la situation. L’Homme de Glace énonça les effets suivants avec une voix monocorde, presque vidée de toute essence, de toute vie. Il était redevenue le mur impénétrable qui lui avait valut ce surnom qu’il détestait tant.

«- Satoshi est un excellent élément, mais il n’a pas l’envie et encore moins la réputation qui sied pour rétablir l’équilibre dans Kiri et sur la scène internationale. »

Le jounin « jouait » aux cartes à langueur de journée, ou plutôt « gagnait » à longueur de journée. Inutile de préciser comment. Il fumait trop et était exécrable, mais si l’anbu avait dû confier sa vie à quelqu’un, Satoshi aurait été en tête de liste.

«- Noriko est excellente, c’est indéniable. Elle a de la prestance et sa côte de popularité monte, surtout auprès des jeunes recrues, mais son inexpérience dans le domaine politique et sa… », il hésita quelque instants.
«- Sa naïveté ou candeur, peu importe, lui joueront des tours. Nous ne pouvons nous permettre d’avoir un chef dupe des moindres apparences. »

Son jugement était dur, mais Noriko était vraiment trop jeune, ces responsabilités l’écraserait, elle risquait d’être dépassées par les impératifs que la fonction lui imposerait. Il aurait lut un livre d’arithmétique que l’on aurait pas saisit la différence d’intonation.

«- Shinji-sama, c’est pour vous voir rester au pouvoir que nous nous sommes battus. Si vous le laissez s’échapper par peur de ne plus être à la hauteur se sera perçus comme un signe de défaite, comme si malgré son échec et sa capture, Nezu avait réussit à vous faire capituler. Nous savons que cela ne doit pas arriver. Se serait catastrophique pour la stabilité de Kiri et le moral des habitants, ainsi qu'un terrible affront pour ceux qui sont morts pour que les dernières volontés de Zabuza-sama soit respectées. »

Tout cela avait déjà été dit à la réunion, mais le sannin semblait avoir besoin de l’entendre de nouveau. Lui qui était profondément pacifiste, cette guerre contre ses propres hommes l’avait durement marquée.

«- Kenji Eichino est un sacré roublard, il sera à même de vous aider. Tout comme Yukari, elle a du répondant, même si son comportement nous échappe parfois. Avec ses deux conseillers sur qui vous pourrez vous appuyer et former une sorte de triumvirat, cela devrait alléger vos peines et vos travaux. »

Le sannin semblait perplexe, mais c’était son devoir, tout comme Hyô devait porter ce surnom ridicule et endosser le statut de héros.

C’était leur devoir envers Kiri.
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