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 [mission D] Récupération

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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: [mission D] Récupération   Ven 15 Jan - 1:48

Il y a des jours comme ça, où il est écrit que ce ne sera pas une bonne journée. Pour commencer, chose des plus étranges et des plus déstabilisantes: je ne m'étais pas réveillé. C'est donc à ma mère qu'est revenu cette tâche ingrate que de me réveiller moi. Saut du lit, après avoir vu l'heure, c'était la catastrophe. Tout mon entraînement matinal, que je me forçai d'exécuter avec une régularité presque compulsive, avait sauté. Ensuite, le petit déjeuner avec me mère, ce que je n'avais plus fait depuis une éternité. Mon père, souvent en mission, l'était encore, et ma mère s'efforçait de passer le plus de temps possible avec un fils qui aspirait à la même voix que son mari. Aussi les banalités d'usage furent échangées, avant d'entrer dans le vif du sujet, une conversation qui allait intéresser ses deux interlocuteurs: l'entraînement, l'équipe, les missions. C'est presque automatique, je la briefe sur les récents événements: ma nouvelle équipe, Ying, Azumi, et Kenji-senseï. Quelques mots sur les enseignement du senseï, la métamorphose, en révélant que j'ai exposé à ses yeux le sabre de la famille.

Elle ne me gronde pas. C'est mon senseï, une relation de confiance doit donc s'établir, rien de doit être caché, bien que mon choix n'est pas été des plus censés. Ma mère, en tant que femme, on l'a trop prise, dans le monde des shinobis, pour une banale ninja visant à soutenir une équipe de mâles en mal de virilité. C'est absurde, c'est une tacticienne hors pair. Je le lui dit. Elle se cache sous des banalités, encore une fois. Les voisins, les récents ragots du clan Hyuuga, la monté en popularité d'un fils des principaux chefs du clan... Elle cache quelque chose, et elle sait que je le sais. On vit sous le même toit depuis trop longtemps pour ne pas se connaître.

Elle se décide enfin. Elle reprend le service. Je suis grand, soi disant, assez pour me débrouiller tout seul, donc elle peut recommencer à déserter le cocon familial. Je la comprends. En ancienne shinobi, le foyer doit être facile à tenir, et le reste du temps est employé pour se faire du soucis pour l'être aimé, loin, en mission. Aussi sa remise en service l'empêchera de trop y penser, même de garder un œil sur mon père. La maison va me paraître bien vide... trop vide. Il y a des journées, comme ça, ou effectivement, il faudrait mieux rester au lit. Quoique je l'aurais appris tôt ou tard. Après quelques bref compliments sur sa cuisine, toujours aussi simple, mais délicieuse, elle me donne un bout de papier.

[Shizaké] - C'est un ordre de mission. Il ne t'est pas particulièrement adressé, mais comme je connais ton aversion pour les quartier populaires de Konoha. Elle me sourit doucement. Un homme t'attend au restaurant Fûga, il te reconnaîtra grâce à ton bandeau patriotique...

Ironie, humour. Je souris. Elle se cache derrière l'humour, mais sait que sa reprise va me perturber, et rapporte de quoi me changer les idées, histoire ne pas trop y penser. Quelle mère attentionnée, et intelligente. C'est peut-être d'elle que je tiens mon principaux talent, tant apprécié par Kenji-senseï. J'ai des regrets... peut-être pas encore, mais je vais en avoir, de ne pas avoir passé autant tant que je l'aurais dû.

[Shizaké] - D'ailleurs, tu es en retard.

C'est un journée de merde, faut pas s'attendre à quoi que ce soit. Je passe un kimono noir, le temps n'est pas très humide, pas trop froid. Le haori restera dans ma chambre. Direction les quartiers populaires et toutes les saveurs et onguents qui en émanent à une heure aussi matinale. Les boulangeries qui confectionnent leurs beignets, les restaurants qui préparent viandes, poissons et fritures pour la journée. Un vrai cocktail pour mes sens. Majestueux, et tellement appréciable. Je les avais presque oublié, les odeurs du quartier populaire de Konoha. Le restaurant Fûga est bien. Pas cher, on y mange bien, les gens le fréquentant sont tous d'honnêtes citoyens, de bon travailleurs. Mon commanditaire sera clean. Premier point positif de la journée. J'entre, et attends qu'on me tombe dessus. A cette heure, pas grand monde. C'est à midi, ou le soir, que'on doit y trouver beaucoup de monde. Hazé, le patron du resto, me connaît. On a travaillé ensemble à la reconstruction de l'immeuble enflammé détruit pas Kenji-senseï, et je viens souvent mangé ici, ou même flâner devant les fourneaux. Toujours cette fascination pour tous les métiers qui n'ont aucun rapport avec celui de tuer. Il me salue, et me propose une table, avec vue sur la place. Une des meilleures, même s'il oublie que pour moi, ça revient au même, étant donné que je ne vois pas. Mais l'attention et relevée, et appréciée.

[Jin'] - Quelqu'un doit m'attendre, moi ou un quelconque aspirant avec qui il avait rendez-vous.

[Hazé] - Ce doit être Riko. J'aurais dit qu'on lui avait posé un lapin, dit-il en riant. C't'un brave type, pas très riche, qui essaie de se démerder comme il peut. À force de travailler à droite à gauche pour nourrir se femme et se gosse, il a monté un p'tit marché qui marche comme ci comme ça. Cherche derrière la rue du vieux Santô, c't'un commerce qui donne sur elle.

[Jin'] - Merci. Mets moi un bentô de côté pour midi.

J'ai les moyens. Et surtout, c'est la moindre des choses après le petit briefing et les indications qu'il m'a apporté. Qu'est-ce qu'un aspirant peut être susceptible de faire pour quelqu'un d'aussi pauvre? Tu te poses toujours des tas de question sur tes missions. Je sais, mais les sujet de ces dernières sont toutes sujettes à caution.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [mission D] Récupération   Ven 15 Jan - 12:40

La rue "du vieux Santô" est plutôt dure à trouver. Son emplacement n'est pas trop mal situé, en plein milieu d'un quartier peu riche, pour éviter de dire pauvre. Et la boutique de ce Riko se trouve être une épicerie, petite, mais d'après les odeurs d'agrumes, fruits, et légumes en tout genre, sans celle de pourri ou de fermentation, qu'on trouve habituellement dans ce genre d'établissement, c'est une bonne épicerie. Des gens qui savent tenir leur commerce. Quand j'y rentre, une cloche se fait entendre, un carillon, pour avertir le maître des lieux que du travail, et donc possibilité de bénéfices, l'attend.
Je ne vois pas l'homme, mais je le juge grand, massif, fort. Quelqu'un d'expérience, qui en a sans doute bavé dans sa vie. Pas comme moi, né avec des baguettes de Hyuuga dans les mains et jamais dans le besoin. La différence entre nos deux mondes, pourtant si proches par le but inéluctable d'approcher l'excellence dans son domaine. Il va sans doute se demander ce qu'un shinobi vient faire dans son commerce, car des commerces comme le sien, il y en a tant d'autres, et dans des quartiers on ne peut plus fréquentable. Donc c'est à moi d'engager la conversation.

[Jin'] - Bonjour. Je devais vous rejoindre chez Hazé, je suis désolé du retard. Vous vouliez un coup de main?

Je ne suis pas du tout sure d'avoir choisi les mots qu'il faut. Ma main vient gratter ma nuque, le coude en l'air, vilaine habitude, mais qui s'est imposée d'elle même. Le coup des préjugés, du pauvre petit aveugle en quête de sous, etc... le schéma classique, qui ne devrait même plus me marquer, à force. Sauf peu-être, que ce coup ci, mon habit oriente ses déductions vers les quartiers un peu moins pauvres. Mais ça, de doit être le cadet de ses soucis, vu que je suis ce qu'il cherche. Me vient l'idée qu'il a peut-être donné la mission à quelqu'un d'autre. C'est une possibilité, qui aurait du être étudiée avant d'entrer. La précipitation, décidément, c'est vraiment pas mon jour en ce moment. Non seulement la destinée s'acharne à me faire chier, mais en plus j'enfonce le clou en merdant, agissant avec précipitation, sans réfléchir. Maman a peut-être eu tord de me donner ce tuyau.

[Riko] - Oui, merci d'être venu. J'avais besoin d'un shinobi pour récupérer un bijoux que ma femme a perdu. Il est dans sa famille depuis plusieurs générations, vous comprenez, c'est très important pour nous, qu'on le récupère, et qu'elle puisse le transmettre à notre fille.

Le carillon se fait entendre, et une personne entre dans l'épicerie. C'est une femme, comme, je pense, la plupart de sa clientèle. Non pas par sexisme ou machisme, mais ce sont des probabilités: on trouve plus de femmes au foyer que d'hommes au foyer.

[Riko] - Bonjour Madame Nori, qu'est-ce je peux faire pour vous?

[Mme Nori] - Hum... Je vous prendrai 5 citrons, un gingembre, et quelques poireaux, s'il vous plaît.

La voix d'une femme, jeune, et pourtant mielleuse. Emplie de respect pour son épicier, un honnête commerçant qui doit sans doute satisfaire une clientèle fidèle. Riko se met à bouger, à farfouiller dans ces étalages, là où se trouvent les poireaux, le gingembre et les citrons. Le mélange est d'ailleurs peu homogène, à se demander ce qu'elle compte en faire. Ou le reste, elle l'a sans doute acheté la veille. En tout ca, c'est une habituée, Riko connait son nom, et elle ne passe plus par quatre chemins pour savoir s'il possède ou non ce dont elle a besoin. Exécutant la commande, cela n'empêche par Riko de continuer de me briefer. Et oui... le temps, c'est de l'argent, même dans ce monde là.

[Riko] - Ma femme l'a perdu près du parc Seibutsu. Vous devriez peut-être chercher de ce côté. On m'a dit de vous rémunérez. Il parle affaires, et apparemment, ne compte pas s'épancher sur la question. Ça tombe bien, moi non plus. Mais ce salaire pourrait être un des rares points positifs de la journée. 15£. C'est tout ce que je peux me permettre. Bonne chance. Cela fera 7£, Mme. Nori. Tenez, j'ai essayé de vous le dessiner. Il sort un bout de papier, qu'il me tend.

[Jin'] - D'accord, je vais voir ce que je peux faire.

Son épicerie est en fait étouffante. Content d'en être sorti. Allez sonder le sol du parc Seibutsu, quelle idée. Premièrement, je suis aveugle, donc non seulement je ne peux pas voir son "dessin", mais en plus sonder le sol n'est pas des plus évidents pour moi. Ce qui m'étonne, c'est qu'il ne s'en formalise pas, de mon handicap, considérant sans doute que les chances pour retrouver l'objet soient très minces. Je vais devoir de nouveau aller aux infos, direction Hazé. Son restaurant ne doit pas encore grouiller de monde, vu la chaleur que le soleil parvient à exercer sur mon visage, je dirais que dans une heure, voire une heure et demi, les gens commenceront à satisfaire leur appétit.

[Hazé] - Alors Shinjin, les nouvelles?

[Jin'] - Je l'ai vu, merci de l'info. Dis-moi, si tu trouvais un objet dont tu voudrais tirer un bon prix, qu'est-ce que tu en ferais? Il doit bien y avoir ce genre de boutique à Konoha.

Hazé s'avance vers moi, s'essuyant les mains, avec de brefs mouvements projetant délicatement un peu de vents sur mon visage, que l'instinct m'a formé à ressentir sous ses plus infimes formes. J'imagine l'homme, un chiffon à la ceinture, en train de s'essuyer les mains pour aller donner des informations à un garçon qui doit avoir le tiers de son âge. La situation est assez burlesque. D'autant que Hazé doit prendre sur son temps de préparation et d'élaboration de tous les plats des habitués du déjeuner. C'est vraiment une journée à perte.

[Hazé] - Il y bien ce type, ... j'arrive pas à me rappeler son nom. Mais il est du côté des quartiers mals famés, je te déconseille d'y aller. Il rachète tout à un bon prix. Va savoir ce qu'il en fait, il les revend pour la plupart, ou les exporte. C'est là bas que j'irai. Même si le quartier n'est pas des plus surs, c'est un des plus réglos, des plus accessibles et des plus discrets. Et c'est un brave type. Pourquoi cette question?

Et il va devoir rester sans réponse. Je vois à peu près de quel quartier il parle. Une mission m'a déjà emmenée là-bas lors de la pandémie. C'est un quartier peu fréquentable, ou le marché habituel doit être aussi luxuriant que son homologue illégal. Pour ce qui est de l'adresse, on devrait me l'indiquer. S'il est aussi réputé qu'Hazé le prétend, les gens doivent être habitués à ce genre de demande. Même de la part d'un aspirant. Je passerai pas les toits, pour plus de sureté, même si un aveugle a moins de chance de se faire agresser, quoique...
Je le remercie d'une signe de tête, je l'aurais regardé plein de respect s'il avait pu voir mes yeux. Au moment où je prend la porte, j'entends derrière moi sa voix, qui me donne encore une information qui me servira. Hazé m'aime bien, et je l'apprécie. Deux bonnes raisons pour continuer de manger dans son restaurant.

[Hazé] - Dante! C'est ça son nom, il s'appelle Dante!
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [mission D] Récupération   Ven 15 Jan - 23:17

Se déplacer par dessus les toits est très pratique, rapide, et on ne risque pas d'y faire de mauvaises rencontres. Peut-être un ou deux shinobis emprunts à la même idée que moi. Et puis les habitants ne lèvent pas la tête. L'homme moyen de considère pas qu'il puisse se passer quelque chose d'intéressant au dessus de lui, puisque lui même n'y est jamais. Encore un mouvement commun à toute la sociologie cosmopolite de Konoha. Malheureusement, comme je m'y attendais, dans ces quartiers, il est impossible d'identifier clairement l'enseigne de ce Dante. Je vais donc devoir m'aventurer dans les rues, dans les bas-fonds de Konoha. Quelques bonds discrets, atterrissant dans une ruelle, pour sortir sur une rue un peu plus grande et mouvementée. Les gens vont et viennent, mais contrairement au domaine dans lequel Hazé possède son restaurant, ici, beaucoup traînent et flânent, n'ayant rien de mieux à faire. Et ces de ceux là dont je dois me méfier. Un petit aveugle, ce doit sans doute être marrant à emmerder.

J'entre dans la première boutique que j'identifie, heureux de ne plus être dans cette rue, à fuir des esquisses de probabilités. C'est une sorte de quincaillerie, qui sent la poussière, l'huile, des choses trop éparses, qui ne doivent pas être présentées ensembles. L'homme derrière son comptoir et vieux. Il est très vieux même, mais il ne m'a pas l'air dangereux. Il sait que je suis là, il doit m'avoir entendu, et pourtant ne réagit pas. Peut-être est-il aussi aveugle? Surement.

[Inconnu] - Qu'est-ce qui peut bien amené un aveugle dans ma boutique?

Il sait donc que je suis là, et que je suis aveugle. Peut-être pas si inoffensif que ça, en fait. Si on s'y attarde, sans me voir, mais en m'entendant bouger, réagir, peut-être même voir que je sonde mon environnement pour me déplacer, que je ne regarde pas comme tous les voyants. C'est drôle, ce quartier a beau être peu recommandable, on y trouve des personnages intéressants. Des personnalités, même. Des gens parfois plus intéressants que ceux que l'on trouve dans les quartiers un peu plus cotés. Avec quelqu'un comme lui, je peux demander mon renseignement.

[Jin'] - Hum, je cherche un certain Dante, pour une course.

[Inconnu] - C'est juste en face.

Aucune question, juste une réponse. Il ne se mêle pas de ce qui ne le regarde, ne cherchant même pas à me vendre un de ses bibelots. Un type bien. Que je ne ferais pas l'affront de remercier. La sortie dans la rue se passe sans encombre, j'arrive même à comprendre que les pseudos délinquants ne m'ont même pas remarqué, ou s'ils l'ont fait, ne m'accorde pas plus d'importance que ça. C'est une bonne chose, que de savoir passer inaperçu. Une chose qui sert, dans toutes les missions d'espionnage. Je reste cependant sur mes gardes, on ne sait jamais ce qui peut me tomber dessus ici, et je n'ai pas envie d'être pris au dépourvu.

Chez Dante, pas de carillon, mais le même fouillis que chez le vieux sage. J'ai du mal à savoir ce qui traîne par terre ou pas, des coups à tomber et trébucher bêtement. Et il n'y a personne dans cette pièce. Je sens plus d'une présence dans l'arrière boutique. Je prends la parti d'attendre, vaut mieux pas que je dérange une conversation intime qui ne doit pas être entendue, ça pourrait me porter préjudice. En réfléchissant à ce que je vais bien pouvoir dire. Je suis parti du principe que quelqu'un a trouvé la bague avant moi, et que faute de la garder ou de la rendre aux autorités (qui ferait ça, aujourd'hui), il s'en est débarrassé en essayant d'en tirer un bon prix. Et le meilleur moyen de la refourguer, c'est ici. Je ne sais pas si ce genre de boutique prolifère à Konoha... j'espère que non, il faudrait que j'aille toute les écumer jusqu'à trouver cette bague. Du bruit. On s'est aperçu que quelqu'un était dans la boutique, on vient voir.

[Dante] - Qu'est-ce que tu veux?

Encore ici, parons au plus pressé. Je vais devoir lui montrer que je suis peut-être petit et aveugle, mais que je sais y faire avec les affaires. Ce n'est pas trop mon domaine, mais il va tout de même falloir que j'endosse ce rôle. Désagréable au plus au point cette mission, comme cette journée, qui n'avait aucune chance de bien finir, de toute façon. Enfin, maintenant que je suis à ce stade là, je ne vais pas rebrousser chemin. Je sors le bout de parchemin que Riko m'a donné, de la poche intérieure de mon kimono, le déplie, et le pose sur son comptoir, presque avec dédain.

[Jin'] - Je veux ça.

[Dante] - mmmh... Cela vaut cher. Je la donne pour 500£.

Je ne peux pas me permettre de l'acheter à ce prix là. Mon salaire de 15£, 500£ pour le prix de la bague, le calcul est vite fais. Je suis en déficit de 485£ pour ma mission. Vraiment une journée de merde. Bon, comment je vais pouvoir essayer de négocier ça. Je n'ai grand chose à offrir, mise à part mes services. Mais par cas de conscience, je ne peux offrir les services d'un aspirant de Konoha à n'importe qui. Mais si je ne le fais, je n'arriverai sans doute pas à faire tomber le prix de cette bague en dessous de 15£... et je peux difficilement envoyer la note à Riko, il serait obligé de vendre son commerce pour rembourser. Sa fille serait plus heureuse avec de quoi vivre, même si elle n'a pas la bague. Autant que je me lance, dans le pire des cas, je le dénonce aux autorités. Subtiliser la bague serait une perte de temps, je ne sais pas où elle se trouve, et les hommes dans l'arrière boutique doivent savoir y faire, avec les voleurs.

[Jin'] - Je suis aspirant en mission. Je dois ramener cette bague... je ne suis pas en mesure de pouvoir la payer. Par contre, si vous avez besoin de quelque chose, un service. Je ne pense pas que vos activités soient très légales. Aussi je pense qu'un service sous couvert d'un aspirant de Konoha, parfaitement réglementé. Ce doit être pratique.

Je sais trouver les arguments pour convaincre. Et l'argumentation a porté ses fruits, il ne parle plus, pèse sans doute le pour et le contre, mon objectivité, ma fiabilité. La décision lui appartient. S'il dit non, je prends la porte, c'est la seule solution. Essayer de continuer de le convaincre nuirait à ma soi disant "fiabilité", tandis que prendre la porte sans discuter l'augmenterait, et peut-être l'inciterait à changer d'avis. Mais le mieux resterait qu'il ait tout de suite confiance.

[Dante] - Très bien. J'ai un ami, qui doit me remettre une lettre, mais je vais être top occupé pour aller la quérir. Tu vas donc le faire. L'homme qui doit me la remettre se nomme Glen. Il tient une boutique dans les quartiers populaires. En face du restaurant de Hazé, je ne sais pas si tu le connais. Rapporte moi le rouleau, je te donnerai la bague.

[Jin'] - Je vois parfaitement où c'est. Je vous la ramènerai dans l'après midi.

Et un aller-retour de prévue. C'est pas mon jour, je le crois de plus en plus. J'aurais vraiment du rester au lit. C'est vrai, après tout, quitte à louper le réveil, autant fainéantiser toute la journée, au lieu d'aller courir aux quatre coins de Konoha pour 15£... Mais bon, c'est ça qu'il faut, pour s'attirer l'approbation du peuple, pilier de mon ascension. On se motive. J'acquiesce, et m'en vais. J'ai dit cette après midi, car entre temps, je compte passer prendre un bentô chez Hazé. À mettre sur mon ardoise.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [mission D] Récupération   Lun 18 Jan - 15:16

Le bentô m'a coûté la modeste somme de 5£. Manger bien, pour peu cher. Toujours aussi loyal, ce Hazé. En face, ce n'est pas un restaurant, ni une boutique de trouve tout général comme pour celle de Dante. C'est une menuiserie. Glen est un artisan qui travaille le bois, pas trop bon, mais pas trop cher. Son truc, ce serait les armoires, commodes, et autres boiseries, qui cachent des tiroirs secrets, des doubles fonds, des trucs du genre. Très prisé dans le monde populaire, allez savoir pourquoi. Je me demande si tous les menuisiers s'adonnent à ce genre de méthode. Pour commencer, après avoir ouvert boutique, il faut bien vivre, et c'est un moyen comme un autre de se faire connaître. Je laisse les 5£ sur la table, et salue Hazé en sortant, après avoir remarqué quelqu'un ouvrir la menuiserie. Qui d'autre que Glen?

Comme il fallait s'y attendre, dans une menuiserie, ça sent le bois, le vernis, la sève, la résine. Toutes ces choses qui rappellent les saveurs de la forêt. Son atelier est bien rangé, et d'après ce que je peux sonder, il n'y a pas de meubles exposés. Il prend sans doute à la commande. Ses outils, je les sens, tous rangés, dans des meubles, sur des tableaux, c'est presque compulsif d'avoir un atelier aussi bien rangé. Lui est dans l'arrière boutique. Surement en train de passer son tablier, de se préparer à travailler le bois, sur un meuble commandé par une riche dame de Konoha, ayant les lettres de son amant à caché dans un double fond, ait ayant envoyé sa femme de chambre exécuter la commande. Bien sur. Et puis quoi encore, je ne suis pas là pour fabuler sur tout et n'importe quoi, mais pour faire des pépettes, j'ai un bentô à rentabiliser.

[Jin'] - Il y a quelqu'un? je viens de la part de Dante.

Plus vite il me sortira sa lettre, mieux ce sera. C'est pourquoi j'ai précisé tout de suite que je venais de la part de Dante, histoire qu'il ne retourne pas en arrière boutique pour aller la chercher. Du bruit se fait. Il est vieux, la cinquantaine surement, et ça ne m'étonnerait pas qu'il soit barbu, vu comme il bougonne au son de ma voix. Il n'a pas aimé être dérangé. Surtout par un gamin aveugle venant de la part de Dante, dont je déduis qu'il ne le porte pas dans son cœur. Encore une fois, tu n'es pas ici pour juger de l'amour ou des relations entre deux commanditaires. Enfin, commanditaires, aucun des deux ne l'est. Le premier, c'est Riko, et c'est le seul aussi. Les autres se sont imposés d'eux-mêmes.

[Glen] - Voilà, voilà, j'arrive. Une fois qu'il a passé le pas de la porte séparant l'atelier de l'arrière de l'atelier, il s'arrête, me dévisageant, et prenant bien le temps d'une longue réflexion. He bien. Je n'ai pas encore la lettre. Elle va arriver d'ici quelques heures. Vous pouvez attendre.

Là, je suppose qu'il me désigne un objet sur lequel je puisse m'assoir durant l'attente. Je ne m'assois pas, mais m'adosse au mur, à côté de la porte d'entrée. Évidemment. C'eut été trop facile, je me disais aussi. Qu'il me donne la lettre du premier coup n'aurait vraiment pas été dans le ton de la journée. L'idée me vient que le mec qui rapportera la lettre soit un mec comme moi, qui n'arrête pas de courir depuis le début de la journée. Enfin courir. Pour l'instant, j'ai fait trois boutiques, avec un repas au milieu, donc on ne peut pas dire que ce soit vraiment "courir".

Il bosse, devant moi. Je ne vois pas, mais d'après le bruit et le mouvement, c'est une petite boîte, genre boîte à cigare, ou un truc du genre. Le bois n'est pas très épais, ni très riche. Si on considère la boîte en tant que telle, elle doit être finie, et pour ce que j'en sais des métiers du bois, il la ponce. C'est un bruit qui pourrait être plus agréable, mais bon, j'attends la lettre, délivrance de cette mission. Une fois que j'ai la lettre, Dante donne la bague, Riko l'argent, et je passe au QG dire que la mission et ok, puisque si maman m'a prévenu ce matin qu'elle reprenait sa voix, alors c'est que ça prend effet immédiatement.

[Glen] - Excusez moi, ça vous ennuierait de livrer quelque chose pour moi?
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [mission D] Récupération   Lun 18 Jan - 21:04

Je n'ai pas dit non. Pour la simple est bonne raison qu'il a tout de suite enchaîné sur mes honoraires, à savoir 10£. Bentô hautement rentabilisé, je suis même en bénéfice. Comme argent de poche, il y a mieux, mais les missions mieux rémunérées doivent également être plus dangereuses. Pour l'instant, il faut se rendre à l'évidence: je ne serais pas à la hauteur. Seul, du moins. Avec Ying et Azumi, c'est autre chose. La katon sert à tuer, c'est une attaque offensive, ce que moi, je n'ai pas. Je n'ai ques des attaques et des jutsu polyvalents. C'est plus pratiques, plus de possibilités, plus de stratégies. Mais j'attaque aussi plus difficilement. Il faudrait que je me mette un peu plus sérieusement au taïjutsu, mais je n'ai pas de professeur compétent dans ce domaine là à portée. Il y a l'académie, mais enseigner à un aspirant, beaucoup de professeurs préfèrent des élèves plus vieux, plus matures. Sinon, le clan.

Je saute de toit en toit. Le destinataire de la petite boîte est le patron d'un magasin de mode, dans la quartier marchand: Zimio. Un homme, commandant une boîte à l'autre bout de la ville, ça, c'est présentement dans la thématique du jour. Je passe par le centre, devant chez moi, plus rapide, puis les toits du quartier marchand. Nous sommes en pleine journée, première belle journée de l'hiver, et les gens sont de sorties. Les éviter, en bas, me ferait perdre du temps. Trop de temps. Je les fréquente souvent, en ce moment, ces toits. J'arrive vite au magasin de textile. Pas très dur à repérer, le seul endroit d'où s'échappe odeur de peinture, de colorants, et de parfums ainsi qu'un flot de personnes, attirées par la mode selon Zimio.

Atterrissage en douceur, entre deux personnes s'apprêtant à rentrer dans la bâtisse. Ce n'est pas trop poli, mais je ne les ai pas touché. Et le temps qu'ils comprennent ce qu'il s'est passé, où d'où j'ai bien pu tomber, je suis déjà dedans. Il y a du monde. Trop de monde. Je n'arrive même à différencier les clients des vendeurs, tellement ça parle de tout et de n'importe quoi. Je me colle contre un mur, où l'étoffe fait office de papier peint. C'est agréable. On se pose, on réfléchit à un moyen de trouver Zimio. Tu vas y arriver. Zimio est la patron, ici. S'il y a plus d'un vendeurs, ils doivent savoir, mais ils n'ont pas le temps à accorder à un aveugle. Un aveugle n'a pas à se préoccuper de "mode" ou d'esthétique. La bâtisse fait 2 étages, en content le rez-de-chaussée. Si le magasin est au sol, alors l'atelier, la teinturerie, les fuseaux, tout ça, c'est surement au premier étage. Où c'est la demeure de Zimio. Dans les deux cas, j'ai des chances de l'y trouver.

Je ressorts en essayant de ne pas trop me faire remarquer, et je saute, direction le premier étage. Les teintures, ça n'a jamais été très sein à respirer. Ce qui explique l'absence de fenêtres. Je rentre dans les ateliers. Les fuseaux sont en marche. Si je reste ici, un ouvrier devrait venir pour aller demander à l'intrus ce qu'il fait ici. Ca ne manque pas. Il y en a un dans mon dos, qui chercher à poser son énorme main sur mon épaule. Je l'esquive et me retourne, en sortant le paquet.

[Jin'] - [color=blue]Colis express pour M. Zimio! [Color], en parlant assez fort, sans crier, mais réussissant à couvrir le son des machines.

Les paroles ont eu l'air d'avoir de l'impact. J'en déduis que M. Zimio est le patron, mais en plus, un contremaitre assez strict et sévère. L'homme me dit de le suivre. Au travers des machines, il m'emmène vers le mur nord, devant une porte. C'est ici. Et il s'en retourne travailler. Je ne me pose pas de question, j'entre. La salle est grande, avec un bureau au milieu. Derrière le bureau, un homme. Qui n'a pas l'air très heureux à l'idée d'être dérangé. Je sors le paquet, et le pose sur son bureau.

[Jin'] - Un colis de Glen, le menuisier.

[Zimio] - Ah! Enfin. Merci. Tiens. Voilà ce que je lui dois

Il me tend une enveloppe, que je prends, direction la poche avant de mon kimono. Après un signe de tête, je pars, par la porte. Sa fenêtre était ouverte, j'ai donc songé à prendre congé de cette manière, mais ce n'est pas assez poli. Du coup, je pratique une fenêtre de la manufacture, direction l'atelier de Glen. Encore et toujours par les toits.

J'y arrive assez rapidement, ayant déjà fait le chemin dans le sens inverse. Lui est content de me voir. Après la réception de l'enveloppe, il compte l'argent. Tout y est. Il m'en donne 10£, en me remerciant. Il avait une autre commande à honorer, et n'aurait pas pu faire les deux sans moi. Il disparaît dans l'arrière boutique. J'espère que la lettre est arrivée. Il faudra que je repasse, un de ces jours, pour voir s'il n'a pas tout un panel de livraisons. Je vais avoir besoin d'argent. Je refuse de pomper sur les revenus de mes parents, c'est à eux d'en profiter. Il sort, et me tend une enveloppe. Au poids et à l'épaisseur, elle ne contient pas de billets. Un gros parchemin plié grossièrement, tout au plus. En ma saluant, il me dit que si j'ai besoin de quelque chose, je ne dois pas hésité à venir le voir. C'est noté. Mais il m'a payé, en ce qui me concerne, nous somme quittes.

Arrivée chez Dante. Le fouillis habituel. Il est en conversation avec un client. Je suis donc obligé d'attendre. Comme la boutique n'est pas très grande, et que je suis respectueux des conversations qui ne me regardent pas, je sors, et attend dehors. Après vérification, l'enveloppe est toujours là. Parfait. Je n'ai plus qu'à attendre. Au bout de quelques minute, le client sort, en me disant que c'est à moi. Il me suit à l'intérieur de la boutique. Etrange. Je n'aime pas ça. Mon kunaï bien en vue, sur mes garde, j'avance jusqu'au comptoir, et y dépose l'enveloppe. Lui regarde ce qu'il y a dedans. Il doit se le permettre, car je suis aveugle.

[Dante] - Tend ta main.

Je le fais, et il y dépose effectivement quelque chose qui ressemble à une bague. Je n'ai aucun moyen de savoir si c'est la bonne. Je n'aime pas ne pas être sur. Mais là, je n'ai pas d'autre choix que de lui faire confiance. Je sors, après le salut de la tête. Pas fâché de prendre l'air, s'en était suffoquant, dans la boutique.
Je rallie vite l'épicerie.

[Riko] - He bien, tu l'as déjà retrouvé?

Aucun client. Tant mieux, cela va être un peu plus rapide. Je sors la bague et la lui présente, toujours dans le doute que ce ne doit pas la bonne.

[Riko] - Merci beaucoup Shinjin. Si tu as besoin de quelqu'un ou de quoi que ce soit, n'hésite surtout pas.

Le tiroir caisse s'ouvre, et il me fourre frénétiquement les pièces dans la main.

[Riko] - C'est vraiment... Je suis si heureux qu'on l'ait retrouvé. Merci beaucoup. Je crois que tu ne pas savoir à quel point je te suis redevable. C'est ma femme qui va être contente! Ah, merci encore.

Hou là. Je vais bientôt suffoquer, sous un tas de remerciement pareils. Je me contente de le remercier, de hocher la tête et de le saler, en demandant si je peux prendre une pomme au passage. Il me dit que je peux me servir gratuitement chez lui, quand je veux. Je ne demandais pas tant, mais prend une pomme. Je ne le ferais pas. il a sans doute du en baver pour monter, puis pour faire marcher ce commerce. Soit je le paie, soit je vais me fournir autre part, mais jamais je ne lui pendrai quelque chose gratuitement.

MessageSujet: Re: [mission D] Récupération   Mar 19 Jan - 14:00



Shinjin : +40 XP - Réputation : +1 - +25£

Jolie mission =)
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MessageSujet: Re: [mission D] Récupération   

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