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 Nouvelle Journée, Nouvelle Personne

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MessageSujet: Nouvelle Journée, Nouvelle Personne   Mer 17 Fév - 2:48

NOTE : Cela se passe avant le procès de Nezu mais après la mission de Sokka.

Lorsqu’il se leva, il faisait encore nuit. La lumière pâle de la lune éclairait faiblement la chambre. Quelques gouttes avaient perlés sur son front, qu’il tenta aussitôt de s’en débarrasser d’un geste de la main, avant qu’elle s’écrase sur le sol. Sokka tourna la tête pour remarquer à nouveau, qu’elle n’était toujours pas là. Cela faisait quelques jours que le Shinobi dormait seul. Son aimée était partie en mission. Pas longtemps après que Sokka soit rentré de la sienne en fait. Il n’avait eu que quelques jours de retrouvailles. Puis Mitsu lui avait annoncé qu’elle partait en mission, en quelque sorte pour valider son changement de grade. En effet, elle avait finalement accepté de passer Jounin, malgré une certaine crainte. Mitsu était désormais plus gradée que lui. C’était sûrement la raison de sa gêne. Pour Sokka, cela ne changeait rien. Ou presque. Une des seules choses qu’il arrivait à remarquer, c’est que sa fiancée partait pour des missions dangereuses, et il ne savait pas quand elle rentrerait. Mais, cette nuit, c’était la première fois, qu’il en faisait un cauchemar au point de se réveiller en sueur. Il n’aimait pas ça. Vraiment pas. Il ne se donnait pas de dons de devins, cependant, il redoutait quelque chose. Il pria que rien de grave ne s’était produit là où la mission de Mitsu se déroulait.

Sokka – Maudits rêves … pensa-t-il tout haut en se massant les tempes.

La nuit était déjà bien avancée, pour que l’Eisei-Nin puisse se rendormir. De plus, il avait chaud, trop chaud. Il profita d’être assez près de la fenêtre, pour l’ouvrir. L’air glacial pénétra alors dans la pièce, et une douce brise souleva les draps encore imprégné de l’odeur de son hôte. Sokka se retourna et se dirigea vers la salle de bain. Une petite pièce ne contenant qu’assez de place pour un lavabo et une douche. Fini les bains bien chaud qu’il prenait chez ses parents. Depuis, qu’il s’était installé dans un appartement avec Mitsu, c’était douche chaude, si la douche le veut. Et cette douche était plus que capricieuse. Aujourd’hui Sokka avait de la chance, la douche était à bonne température, et il se permit donc de rester plus longtemps sous l’eau, ayant pour seul bruit, l’écoulement de l’eau sur son corps. Il y avait bien le droit.

Après cette douche, Sokka enfila rapidement des habits chauds. Il s’avançait lentement vers le seuil, et prit au passage son arme par reflexe. Il était rare de le voir sortir sans d’ailleurs. C’était comme un compagnon l’aidant au combat. Et comme étant ninja, une bataille peut commencer à tout moment, il était donc plus prudent d’avoir ses affaires plus près de soi. Il passa son Katana dans son dos, qui s’attacha avec l’épaisse ceinture de tissu prévu à cet effet. Tout d’abord, il n’entrouvrît que la porte assez pour que sa tête passe au dehors. Le soleil s’était levé, mais faiblard, il ne réchauffait pas grand-chose. Cependant la brume était restée couché ce jour-là. Une chance. L’Eisei-Nin finit par ouvrir la porte complètement, et laissa son corps s’habituer à la température, avant de l’extirper vers le monde extérieur.

Il avait décidé de prendre un déjeuner, dans un de ces salons de thé. A chaque fois qu’il venait, il appréciait réellement la boisson qu’on lui proposait, tout en discutant avec le patron qui commençait à le connaître. Le Kawaki ne fit à peine quelques pas, pour pouvoir rentrer dans la pièce qu’occupait «La Tasse à boire». Une fois arrivé, il souffla sur ses mains jointes pour cette occasion, comme pour les réchauffer. Ensuite, il leva la tête en direction du comptoir. Le patron était bien là comme à son habitude.

??? – Bien le bonjour, Kawaki-sama. Je vous sers comme d’habitude ?

Sokka – Bonjour, Fukada-san. Oui, comme d’habitude, s’il vous plaît. dit-il tout en s’installant sur une des tables encore vides.

Bien que ça fasse déjà quelques années qu’ils se connaissaient, leur échange restait courtois, et cela amusait d’une certaine sorte Sokka. Fukada revint peu de temps après leur salutation brève, avec la commande prête. Il déposa la tasse délicatement. Comme il était encore le seul client, Sokka l’invita à discuter.

Fukada – Vous êtes bien matinal, aujourd’hui. Vous allez partir en mission?

Sokka – Oh, non. Juste tombé du lit, en quelque sorte. Je sens que la journée va être longue.

Fukada – J’espère alors, que vous n’allez pas vous ennuyer.

Sokka laissa fendre ses lèvres pour laisser apparaître un léger sourire. Il ne savait pas encore, mais la journée lui réservait bien des surprises.

¤.¤.¤

Le Soleil avait encore grimpé, et était assez haut pour qu’on puisse sentir sa chaleur sur sa peau. Sokka appréciait tellement qu’il avait déjà abandonné son pull, en faisant un détour par son appartement. Il se laissait guider par ses pas, voyageant de rue en rue, ne sachant pas où aller. Il croisa de nombreuses personnes, la plupart se dirigeant vers le petit marché du village. Au bout d’un certain moment, ils l’avaient conduit à l’extrémité du village, plus précisément près des portes du village. Le Ninja s’arrêta un bref et jeta un regard en direction de ces dites portes. Une personne en venait. Malgré la distance qu’il le séparait d’elle. Il put distinguer néanmoins quelques de ses traits. C’était une jeune femme, qui avançait lentement en sa direction. De longs cheveux d’ébène encadraient son visage. Par sa démarche, l’Eisei-Nin sut qu’elle n’était pas d’ici. La curiosité naturelle de Sokka fit de nouveau surface. Il devait aller à sa rencontre pour en savoir plus. Il marcha en de plus grande foulées, sans pour autant courir. Il attendit que l’inconnue soit presque à son niveau, pour lui jeter un regard. Il put apercevoir un instant, ces yeux. Deux saphirs étaient ancrés gracieusement dans ses orbites. C’est juste avant qu’elle ne le croise, qu’il décida, enfin de l’interpeller.

Sokka – Bonjour. Tu n’as pas l’air d’être ici. Je peux t’aider ? Ah oui, mon nom est Sokka Kawaki.

Il laissa un fin sourire s’esquisser sur son visage, appuyant sa bonne intention. Finalement, cette journée allait peut-être se révéler intéressante.




Dernière édition par Kawaki Sokka le Mer 17 Fév - 16:48, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Nouvelle Journée, Nouvelle Personne   Mer 17 Fév - 4:38

Il faisait encore nuit lorsque la jeune femme décida, enfin, de mettre fin à son exil. Le pays de l’eau était en quelque sorte ce qu’elle voulait nommer « berceau », une terre d’accueil pour son nouvel être. Le ciel ne cherchait même pas encore la luminosité chaleureuse du soleil, se préférant neutre dans tous les conflits. L’air était frais en cette saison, mais ce n’était pas pour autant qu’elle couvrait plus sa chair tendre. Mais son sang était si chaud dans ses veines que même la fraîcheur posée sur ses muscles ne la faisait frissonner. Contrairement à son habitude, Hanako ne fit pas le tour de la chute d’eau, elle passa en plein milieu du rideau aqueux, imbibant généreusement ses vêtements si pauvre en tissus. Elle s’avançait, fantomatique, avec une légèreté saisissante, dans le domaine liquide qui était d’une froideur hivernale : la seule chose qui empêchait l’eau de geler, c’était le mouvement que procurait la chute. L’eau glissait sur ses chevilles, puis jusqu’à ces genoux, la profondeur du bassin se creusait, et Hanako se dirigeait vers son centre. Elle se laissait avancer, jusqu’à ne plus avoir pieds, s’abandonnant dans les flux qui la berçaient.

« Il est tant de passer à outre tombe… Je n’ai plus qu’à suivre l’eau : purificatrice, elle créait les liens entre les croyances, entre les évènements. Il n’y a rien de tel qu’un bon bain pour revivre… » dit-elle en passant sa main sur son visage pâle.

Elle n’avait pas tord : dans la mythologie, l’eau avait toujours été considéré comme le fluide qui servait à unir le monde des vivants à l’au-delà, et, étrangement, Hanako se sentait enfin en vie, après tout ce temps. Après sa halte en eau profonde, elle s’allongea et commença à nager vers le rivage le plus proche. L’herbe sous ses pieds nus lui sembla tout à coups coupante et dure. Le givre matinal avait réussir à conquérir les rives, et tout le domaine alentour. Pour le moment, elle préférait sentir la terre, qu’elle humidifiait, sous sa voute plantaire, ramassant ses chaussures qu’elle cachait entre quelques rochers. Le chemin promettait d’être long.
Comme à son habitude, Hanako évitait les chemins, elle longeait les zones boisées, et ne circulait à l’intérieur qu’en cas de nécessité, et de façon aérienne. Elle n’avait aucunement l’envie de retomber nez-à-nez avec son charmant prince-violeur. Les arbres étaient d’une hauteur vertigineuse, on en avait le vertige rien qu’en les admirant d’en dessous. Dans ce feuillage dense mais fragile, un bruissement d’aile se fit entendre. Il fut suivit d’un croassement rauque qui déferlait sur la jeune femme tourmentée. La kunoichi se stoppa alors, levant son poignet, offrande généreuse faite au volatile ténébreux. L’oiseau de malheur vint se rapprocher de sa maitresse, le regard toujours aussi neutre. Sa main gauche vint se poser sur son plumage, le caressant avec une douceur presque ancienne…


« Mon bel ami, toi qui est mes yeux, mon messager, mon éclaireur, que fais-tu ici, alors que tu étais enfin en congés ? Vole, brasse les airs de tes puissances ailées, montre aux astres que tu n’es plus la pauvre créature blessé que j’ai recueilli. Tu es comme moi, je le sais, et je sais que tu me comprends. Nous nous retrouverons à Kiri, je te souhaite d’y arriver avant moi, sinon, c’est que tu as bien pitié de ta mère nourricière… Et ça ne m’enchanterait pas, je ne me considère pas encore en âge de faire la charité. »

En prononçant ses dernières paroles, elle jeta son poignet en avant, lançant l’oiseau dans son envol. Telle une fauconnière, elle guetta le départ de son compagnon avant de reprendre la route à son tour. Tout était si sombre, le temps avait beau défiler, le soleil semblait fainéant de ce côté du monde… La jeune femme parsemait derrière elle de fines gouttelettes argentés, comme en guise d’une trace en cas de perte. Hanako avait acquis une manière à la fois sauvage et guerrière, tout en restant très féminine, d’avancer. Ses pas étaient souples et agiles, précis et aux aguets, tout en mêlant une certaine touche de sensualité dans ses mouvements. Ses longs cheveux d’ébène flottaient derrière elle, comme une trace qui s’effaçait de son règne passé. Elle était une œuvre d’art éphémère, dont il fallait apprécié chaque battement de cils, chaque parcelle, à chaque instant.
Kiri, la capitale du pays, n’était pas située très loin de sa cachette actuelle, mais elle savait qu’il serait plus long pour être de convaincre les gardes de l’entrée de la laisser passer, que de les séduire un à un. Et dieu sait qu’elle aime jouer lors d’une partie de chasse. Les lignes du village se dessinait bien plus proche d’elle que de l’horizon. Elle pouvait presque toucher le village du bout des doigts lorsqu’elle tendait son bras loin devant elle… Au gré de son avancement, le céleste s’éclaircissait. L’astre solaire s’élevait petit à petit, les oiseaux se réveillaient pour faire part de leur bâillement. L’errance allait prendre fin, même si ce n’est qu’un court moment dans sa vie.


« Mettre fin à un exil… Tendre idylle… »
- Sa voix était vibrante. Elle mêlait une certaine froideur à une fatalité vraisemblable…

A peine une heure après, elle était en mesure de se présenter aux portes. Cependant, elle sentait qu’il y allait avoir un souci d’ordre administratif… Sans gêne, elle s’approcha de l’entrée aussi peu couverte, n’abordant de long qu’une cape transparente. Cela fit son effet, c’était indéniable, sauf que pour le coups, ce n’était pas un compliment. Les expressions agréables venaient se mélanger : « une prostituée, chez nous ? » « Qui laisserait une trainée pareille entrer ? » « Encore une clocharde, il n’y a plus aucune éthique. ». Toujours les mêmes rengaines, les mentalités ne changeaient pas, pourtant, une donzelle appartenant à ce village, le bandeau autour de sa taille en témoigne, aussi vêtue qu’elle, si ce n’était moins arriva depuis l’intérieur, et soudainement, la donne n’était plus la même. Les hommes de nos jours, ils cherchaient plus la stabilité que l’intensité, quel ennui ! Les déboires mirent un temps incroyable à se régler, si bien qu’Hanako se demanda si elle allait finir par entrer. Il n’était pas si compliqué de chercher des archives sur quelqu’un qui n’en a jamais tout de même ! C’était tout aussi dur que de croire sur parole le pire des succubes ! Voyons, l’administration est bien aveugle !
La matinée s’était installée, fraiche, mais le soleil se laissait deviner derrière la brume cotonneuse. Et finalement, on la laissa entrer, mais avec de nombreux avertissements et avec une obligation de pointer à l’administration d’ici le lendemain, histoire de régler ça un peu mieux dans les règles… Pour une fois qu’elle se servait de son corps comme d’un outils de persuasion ! Voyons, c’est d’Hanako que nous parlons ! L’air était frais, ses respirations laissaient en suspend un nuage fin de buée, et son nez la piquait lorsqu’elle inspirait trop profondément, mais l’important, c’était qu’elle était en sécurité. Elle avait dû, pour ses manigances sournoises, abaisser son capuche et ouvrir un peu plus que d’habitude (imaginez) son petit décolleté, qui était déjà bien généreux. Sa chevelure noir de geais lui tombait avec une subtilité non négligé sur ses épaules, par mèches fines, comme pour servir de broderie à son visage et son buste. Ses deux pierres précieuses bleues scintillaient d’une irrémédiable envie de goutter de nouveaux plaisirs maintenant qu’elle jouissait de celui nommé « sécurité ». Elle avait rabattu ses deux mains le long de sa nuque, dépliant les bras vers le haut dans une optique pour s’étirer. Sa hanche était désaxée, Hanako était cambrée alors qu’elle continuait d’avancer, d’une manière très féminine, une démarche toute à fait remarquable, de devant, comme de derrière au vue de ses jolies courbes. Elle n’était pas bien loin dans le village, à peine entrée, qu’elle avait déjà remarquer la présence de quelqu’un dont le regard lui était tout dédié… L’étrange sensation de s’attirer une fois de plus des ennuis la saisit : mais peu importait, tout n’était que jeu de hasard. Perdre, gagner, tout n’était qu’une parfaite relativité. L’ayant repéré, elle s’avança, lentement vers lui, et voyant qu’il continuait sa progression, elle ne pouvait que se demander ce qu’elle avait encore bien pu faire. Elle alla même jusqu’à se demander si cet homme n’était pas un de ses burocrates qui était déjà à l’affut avec sa pile de formulaire à signer. Alors qu’ils n’étaient plus très éloigné, bien que leur axe respectif ne soit pas situé face à face, cet inconnu prit d’abord la parole, et ce, d’une manière totalement respectueuse et poli : ce qui surprit Hanako qui n’avait jamais eu l’habitude à de telles manières.


Sokka – Bonjour. Tu n’as pas l’air d’être ici. Je peux t’aider ? Ah oui, mon nom est Sokka Kawaki.

Il s’était présenté, il était venu à elle, et en plus de cela, il laissait se dessiner un sourire… Hanako n’avait vraiment pas l’habitude de tout cela, il suffisait de voir son accueil aux portes, et de compter le nombre de fois où on la qualifier de catin pour savoir quel était son traitement réservé. Personne n’avait jamais éprouvé le moindre respect pour elle, mais elle savait qu’aujourd’hui, elle châtierait ceux qui ne la traiteraient que comme une carapace vide. A son tour, elle lui adressa un sourire, du moins, avant d’en venir à se mordre la lèvre inférieure : un petit tic qu’elle répétait assez souvent, mais qu’on avait pris pour habitude de mal interpréter.

« Bonjour… En effet, je ne suis pas d’ici, je suis une femme d’ici et de là-bas, le genre de personne à qui on ne porte pas de grand intérêt. Mieux te vaudrait-il de passer ton chemin, tu encoures probablement plus de problèmes avec moi dans tes pattes que dans tes dix prochaines années… »

Sa voix était cristalline, claire, elle parvenait à jouer entre l’assurance, l’éloignement, et une certaine chaleur inqualifiable. C’était étrange l’impression qu’elle laissait : toujours trop loin pour être palpable, mais suffisamment proche pour qu’on en sente la caresse. Par respect à ce dénommé Sokka, la jeune femme s’inclina, quelque chose qu’elle n’avait plus eu l’occasion de faire depuis que les Tanaka n’existait plus que dans sa tête.

« J’ai faillit devenir méprisable, je m’appelle Hanako. Mon nom ne te renseignerait pas plus sur moi que ce que tu peux déjà voir. »


Lorsque se brouille la confusion...


Dernière édition par Hanako Tanaka le Dim 28 Fév - 16:30, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Nouvelle Journée, Nouvelle Personne   Sam 27 Fév - 2:49

Sokka ne comprenait pas vraiment ce qu’elle venait de lui dire. Il ne voyait surtout pas pourquoi la jeune femme qui se tenait devant lui, était une quelconque menace. Il remarqua tout de même sa voix. Le ton qu’elle tenait l’intriguait réellement. Il voulait enfeindre ce qu’elle venait de dire, et poursuivre la conversation. Puis, après une courte pause, la voyageuse s’inclina respectueusement pour se présenter.

Hanako – J’ai failli devenir méprisable, je m’appelle Hanako. Mon nom te renseignerait pas plus sur moi que ce que tu peux voir.

La jeune femme avait un certain franc parlé. Cela était sans doute le résultat de ses long voyages. L’Eisei-Nin se demandait où avait-elle voyagé, depuis longtemps, ou non. De toute sortes de questions passaient dans sa tête, sans qu’il n’osa en poser une seule. Enfin, il essayait plutôt de choisir celle qui conviendrait le mieux, pour poursuivre cette discussion. Mais il ne savait pas. C’était toujours ainsi. La maudite reflexion avant qu’il puisse agir. Peur de se tromper. Malgré le temps qu’il avait passé à s’entraîner, cela coinçait toujours sur ce point dans sa tête. Il faut dire que l’art de la parole ne lui était tout simplement pas dédié. Il avait beau s’entraîner, rien n’y fesait. Il allait devoir pourtant parler, trouver un sujet de conversation, avant que le silence qui venait de s’installer, pèse de plus en plus lourd jusqu’à apporter une gêne. Tout cela, amenant à un seul but le désinteressement de son interlocutrice qui allait alors partir. Le Kawaki passa nonchalamment, une main dans ses cheveux tout en soupirant.

Sokka – Ravi de te rencontrer, alors. Quand je t’ai aperçue au loin, tout à l’heure, on pouvait remarquer, sans se tromper, que tu ne connais pas bien le village de Kiri, je me trompe ?

Le Chuunin marqua une courte pause, laissant le temps à la jeune femme de répondre. La posture de cette dernière montrait qu’elle avait une certaine assurance. Pas du genre à être timide devant un inconnu, bien au contraire. Il se demandait qui était-elle réellement. Non, pas qu’elle masquait sa personnalité, mais il en savait trop peu pour en conclure dessus. Et ce n’était pas une discussion tout simplement banale qui allait la révéler. Au dessus de leurs tête, le soleil commençait à atteindre son zénith. Sa chaleur était bien plus que palpable. C’était assez rare à Kiri, ou alors Sokka était tellement habitué de la faible température du village, que chaque changement faisant grimper le thermomètre, il le ressentait. Tout ceci lui rappelant les journées chaudes de Konoha. Cela faisait longtemps qu’il avait pas visité ce village. Depuis l’examen Chuunin, exactement. Encore, aujourd’hui il regrettait de ne pas en avoir assez profiter du climat chaleureux qu’arborait le Pays du Feu.

Sokka se sentait vraiment bizarre. Lui qui était plutôt loquace, il se sentait intimidé. Peut-être est-ce l’aura que dégageait la voyageuse. N’importe qui se sentirait méfiant, mais lui, non, au contraire, cela éveillait encore plus encore sa curiosité. Il voulait apprendre à la connaître simplement, même s’il ne se revoyait plus après. Même si cela durait qu’un quart d’heure, il voulait qu’au bout, il perce son mystère. Mais sans doute, il s’avançait trop, depuis le début. Il pouvait être piégé, sans le savoir. Néanmoins il s’en foutait, ce n’était pas ça qui l’interessait, de savoir qui tenait qui. Il ne voulait pas y participer de toute façon. Il était juste curieux de savoir où la conversation l’amenerait.

Une lègère brise se leva, elle enleva toute parcelle de chaleur sur la peau de l’Eisei-Nin. Le temps était changeant, c’était bien dommage. Rien ne lui disait de rester dans la rue. Il pouvait peut-être se permettre que Hanako soit son invité. Peut-être.

Sokka – Je n’aime pas rester debout. Vu qu’il est bientôt midi, puis-je t’inviter à manger quelque part ?

Le pari était osé. Heureusement que Mitsu était parti en mission, car si elle le surprenait, tout n’allait plus être aussi calme qu’à ce moment. Il y avait aussi la réaction de Hanako. Il avait simplement tenté sa chance face à l’inconnu. Le Shinobi en passa outre. Il savait les risques, et il ne le regretterait pas.



MessageSujet: Re: Nouvelle Journée, Nouvelle Personne   Dim 28 Fév - 18:06

La jeune femme à la plastique tentatrice prenait peu à peu une pause alléchante, comme toujours. Ses hanches étaient désaxée sur la droite, le buste légèrement cambré, une main posée sur le creux de sa taille, tandis que l’autre glissait sur sa cuisse, l’effleurant du bout des doigts. Elle se mordilla la lèvre inférieur qui luisait humidement devant les quelques timides rayons du soleil. Ses saphirs étincelants soutenaient un regard fixe, qui n’avait comme destination, que les yeux du chuunin. Son attitude était osé, Hanako était une femme qui n’avait visiblement aucun complexe : elle affirmait son corps sans pudeur, et ne craignait pas les jugements des autres. Au contraire, le fait qu’on parle d’elle prouvait qu’elle intéressait : peu importe que ce soit en bien ou en mal. Un léger souffle thessalien vint faire valser ses cheveux devant son visage fin, ce qui lui conféra une once de sauvagerie parmi cette harmonie trop parfaite. Le voyage forge la jeunesse, mais qui avait forgé les courbes aussi douces qu’aiguisées de ses lignes serpentine ? C’était son arme de prédilection.
Toujours plongée dans les yeux du jeune homme, elle semblait chercher à déshabiller son âme, le mettre à nu. Sa raison, sa logique, elle voulait tout savoir, simplement en le caressant du bleu de ses yeux. Elle était assez intrigante, et à la fois, angoissante. Le fait qu’elle cherche sans cesse des réponses au travers d’un silence était quelque chose qui se sentait, mais qui ne se voyait pas particulièrement.
Le jeune homme passa sa main dans sa chevelure cuivré qui se reposa tranquillement à niveau de sa nuque. Il laissa glisser un soupir, fin, et discret, mais audible, avant de laisser de parler sa voix qui était claire, peut-être à cause de l’heure fluette.


[Sokka] : « Ravi de te rencontrer, alors. Quand je t’ai aperçue au loin, tout à l’heure, on pouvait remarquer, sans se tromper, que tu ne connais pas bien le village de Kiri, je me trompe ? »

Il avait l’air altruiste. Du moins, il semblait être quelqu’un de gentil et qui portait une attention particulière à tout un chacun, à moins qu’il ne s’agisse d’un coureur de jupons, du genre prêt à sauter sur la première demoiselle qui franchissait les portes. Cependant, le timbre de sa voix, un peu vibrante, comme timide face à l’inconnue, prouvait qu’il n’était pas de cette dernière espèce. Hanako lui adressa un sourire agréable avant de lui répondre poliment.

« Tout l’honneur est pour moi, ce n’est pas tous les jours qu’un charmant jeune militaire vient nous accueillir à la porte du bien qu’il garde. Mais contrairement à toi, je peux prétendre connaitre ce fabuleux pays comme ma poche, il est si vaste, si changeant, frais et frissonnant. Je connais l’immense, tandis que tu connais l’infime. La dernière fois que je suis venue ici remonte à bien des années, le village à surement beaucoup évolué, ça se voit depuis les portes. »

La jeune femme souffla sur une mèche qui venait de tomber sur le bout de son nez, et la fit valser un peu plus loin. Elle envoya un clin d’œil à celui qui lui faisait face, et ajouta, avec une voix mielleuse.

« Voudrais-tu être mon guide ? »

Le soleil s’installa avec le silence. Il la fixait, figé et calme. Cherchait-il à la percer à jour ? Il risquait d’en avoir pour un sacré moment avant de pouvoir comprendre la moitié du tiers de ce que ce pouvait être l’éventail de la jeune femme. Ils restèrent là, un court instant, immobile face à l’autre, cherchant celui qui brisera le premier le cercle du silence : par chance, le combat était inégal. En effet, la jeune vagabonde ne craignait plus le froid depuis longtemps, et lorsque le temps fit volte face, elle ne put que suivre du regards le frisson qui parcouru le chuunin. La jeune femme ne trouva à faire, comme gage de taquinerie, qu’un large sourire satisfait. Comme pour marquer sa défaite dans ce petit duel, qui n’en avait rien d’un, Sokka prit la parole, tournant à sa façon ce qu’Hanako prenait pour une excuse.

[Sokka] : « Je n’aime pas rester debout. Vu qu’il est bientôt midi, puis-je t’inviter à manger quelque part ? »

La jeune femme n’en demandait pas tant ! Croisant les bras sous sa poitrine, comme pour la relever, elle lui adressa un petit clin d’œil discret, suivit d’un hochement de tête qui balaya sa chevelure en arrière. Elle était plus que ravie de cette proposition, qui l’intéressait au plus haut point. Elle dénoua ses bras, et posa une jambe en aval de la seconde, et se courba vers l’avant, tournant les épaules vers le sol. Profitant de sa révérence polie, elle se glissa, avec une certaine agilité à proximité du chuunin pour poser ses lèvres sur sa joue, et, elle passa derrière son épaule, commençant à prendre le large, au travers de la ruelle. Elle s’en allait, vers le centre ville, assurée, même si pourtant, elle n’avait aucune idée de là où il voulait l’amener.

« C’est adorable comme proposition ! Je te remercie, d’autant plus que ça fait quatre jours que je n’ai rien mangé ! Les voyageurs, ça ne mange que quand ça a la chance de trouver quelque chose… »


Elle abordait déjà le croisement des ruelles suivantes, elle était une aventurière, assez dure à suivre en fait. Ses cheveux valsait dans le vent, elle marchait, féline, dans les couloirs que formaient les bâtiments, laissant dans l’incompréhension le pauvre petit ninja.


Lorsque se brouille la confusion...

MessageSujet: Re: Nouvelle Journée, Nouvelle Personne   Lun 15 Mar - 1:52

Sokka redoutait la réponse d’Hanako. Il avait été peut-être trop direct et sa proposition pouvait être mal considérée. Il n’avait mis aucun sous-entendu, loin de là. Il ne voyait pas pourquoi elle n’accepterait pas d’ailleurs. Un geste de la jeune femme lui mit sur la voie de cette réponse. Elle lui fit un clin d’œil, montrant à l’avance qu’elle acceptait volontiers. La voyageuse finit par s’incliner respectueusement à nouveau. Le Kawaki ne s’attendait pas à ce qu’il allait suivre. Hanako lui déposa un baiser sur la joue. L’Eisei-Nin ne put tenir ses pommettes de rougir. Il se demandait quelle idée avait pu germer dans sa tête. L’avait-elle mal compris ? Sokka se débarrassa de ces idées. Il verrait bien par la suite. Ce n’était guère le moment de rêvasser. Son interlocutrice, quant à elle, avait déjà engagé la marche, le dépassant pour s’engager dans le village qui se trouvait derrière lui. Ce dernier tourna sa tête pour regarder la longue et sombre chevelure voletait suivant le rythme de ses pas félins. Il se demandait où elle voulait aller, ainsi. Il se posa à peine la question qu’une voix cristalline retentit dans la ruelle où il se trouvait. Les parois des bâtiments avoisinants renvoyaient un léger écho vers le Chuunin.

Hanako – C’est adorable comme proposition ! Je te remercie, d’autant plus que ça fait quatre jours que je n’ai rien mangé ! Les voyageurs, ça ne mange que quand ça a la chance de trouver quelque chose…

Bizarrement Sokka la regardait s’éloigner, sans bouger. Il ne savait pas pourquoi mais il était si intrigué par la jeune femme, qu’il se demandait si au final ce n’était pas une illusion. Pourtant il sentait encore son parfum. Une nuance d’eau fraîche et herbe coupée. Une odeur appréciable, en fait. Cette odeur qu’il avait reçue avec ce baiser. Il remua sa tête. Il n’était pas bon pour lui, de penser à ça. Il aimait Mitsu et c’était réciproque. Il ne voyait pas pourquoi de telles fantaisies. Il ne réalisait pas tout bonnement, qu’il pouvait succomber au charme d’une autre. Son amour était fort, mais il n’y croyait pas assez. Il était tombé bien bas, d’habitude, ses sens aurait omis de transmettre à son cerveau tout ceci, aveuglé par l’amour qu’il portait à Mitsu. Il était perturbé que cela ne fonctionnait plus. Cependant, il se rappela que cela faisait un moment, qu’il avait un moment intime avec Mitsu. Certes, ils dormaient ensemble – quand Sokka ne prenait pas le toit comme lit – mais dernièrement cela s’arrêtait là. Il regrettait un peu les premiers jours, où chacun s’efforçait de plaire à l’autre. Leur amour était tombé dans une banalité, sans qu’il s’en aperçoive. Tout cela s’était amplifié dernièrement. Il cherchait à retrouver une certaine liberté, et Mitsu devenait possessive. L’Eisei-Nin n’avait pas essayé à la comprendre. Elle avait peut-être peur de le perdre. Il se sentit idiot. Pourtant, malgré cela, il pensait que cela suffisait à être satisfait. Jamais, il ne penserait qu’un jour, on le dévirait du droit chemin. Mais avec Hanako il avait commencé à faire un faux pas. Qu’est-ce qu’il n’allait pas chez lui ? Il chassa toutes ses idées, en passant la main sur son visage. Il s’inquiétait sûrement pour rien. Néanmoins, toute cette réflexion avait littéralement excité sa curiosité. Un de ses vilains défaut qu’il réussissait à cacher, mais malheureusement dans de moindres mesures. Il voulait savoir ce qu’il lui arrivait avec la rencontre d’Hanako. Il ferma les yeux, pour se vider à nouveau la tête. Il chercha à se raisonner. Il allait passer sûrement un bon moment en compagnie de la voyageuse, et rien d’autre. Il poussait ses pensées trop loin.

Sokka engagea la course et rejoignit la demoiselle avant qu’elle n’atteigne le carrefour. Il lui indiqua d’un geste de la main la direction qu’il fallait prendre. Ils se dirigeaient vers le quartier marchand à présent. Une nouvelle brise se leva, soufflant plus que les autres. Au loin on pouvait apercevoir de nombreux nuages se dirigeant vers le village. Le beau n’allait pas durer. Le ciel risquait d’être mouvementé, en cette deuxième partie de journée. Sokka grimaça. Il était rare de voir le Soleil, et ce dernier partait déjà. Après une brève marche en silence, Sokka décida de rompre le silence qui s’était installé malgré lui.

Sokka – Nous y sommes. Le restaurant est là. dit-il en tournant légèrement la tête vers la gauche.

Son geste fut imitée par son interlocutrice. On pouvait voir quelques marches de pierres, qui amenaient vers deux panneaux coulissants. Le bois qui les constituait avait une couleur assez pâle, une caractéristique d’un arbre commun dans le Pays de l’eau. Il était connu pour sa robustesse sans faille face à l’humidité ambiante du pays. Les autres bois, généralement gonflaient et se fissuraient, abîmés par la brume de Kiri. Les vitres de la façade du bâtiment laissait apercevoir quelques mouvements de va et vient dans la salle. Une légère lumière diffuse éclairait la pièce. Au dessus, de tout ceci, une large planche montrait l’enseigne du restaurant. On y pouvait y lire le nom « Le Jasmin Hiémal ». Il n’était pas rare que les restaurants kiréens prennent un nom floral, « La Fleur Polaire » étant le plus connu. Le Chuunin savait qu’en cet endroit, on y mangeait copieusement. Cela allait peut-être calmer la faim menaçante de la voyageuse. Sokka orienta sa tête vers son invitée, pour lui adresser la parole.

Sokka – Après toi, Hanako-san.

Il esquissa un mince sourire, et ferma les yeux, pour afficher un visage radieux. Il sentait qu’il allait ne pas s’ennuyer avec elle. L’avenir ne lui donnerait pas tord, mais le ferait d’une façon inattendue.



MessageSujet: Re: Nouvelle Journée, Nouvelle Personne   Lun 29 Mar - 13:15

Tout était si nouveau. Elle avait beau espérer reconnaître vaguement ce village, c'était sans compter sur la constante évolution des lieux de cette prestance. Même le plus infime détail s'était enfuit... Etait-elle réellement là où elle le pensait ? Après tout, dans ses périples, elle avait vu milles pièges et moult proies pour y succomber. Kiri pouvait-il changer à une telle vitesse ? Hanako se crispa un peu à l'idée de se tromper : c'était étrange après tout, il y avait même un comité d'accueil des plus sympathiques. D'ailleurs, le fait qu'il fut en retrait face à elle dans la première partie du parcours pouvait lui permettre d'extérioriser ses mimiques, qu'elle estompa aussitôt qu'il fut à son niveau. Pourquoi s'inquiétait-elle ?

Depuis sa fuite, elle savait parfaitement que Kisagi la prenait pour morte : elle était bien trop fragile pour survivre dans un environnement hostile. Elle n'avait jamais eu aucune formation quant à un quelconque art martial qui aurait pu lui permettre de garder la vie, alors pourquoi aujourd'hui, comme par hasard, à la fin de son exil, serait-il là à la guetter ? Tout ceci n'était qu'une paranoïa passagère... Au pire, elle n'aurait qu'un châtiment à peine pire que l'esclavage, n'est-ce pas enviable ?

Suite à son égard, la demoiselle reprit du poil de la bête. Elle était ici comme une tentatrice dont on ne savait rien, même pas l'essentiel : fallait-il s'en méfier ou s'en réjouir ? Alors qu'elle marchait en admirant le paysage, un courant d'air lui fit lever les yeux au ciel. Le climat était aussi lunatique qu'elle, les pauvres habitants de ce village pluvieux devaient en avoir assez. Tandis que le Chunin semblait intrigué par ce ciel changeant lui aussi, Hanako le dévisagea discrètement du coin de l'oeil. Il était plutôt attrayant au regard, mais sa gentillesse faisait que la vagabonde avait quelques scrupules quant à venir bouleverser son train de vie quotidien. Mais la raison suffirait-elle à une pareille étrangeté cérébrale ?
Le silence parvint finalement à se défaire, grâce à la voix du jeune militaire, qui lui présentait le but de leur quête d'un instant. C'était assez coquet, un style bien ancré dans l'architecture de ce pays qui avait l'humidité pour contrainte. La jeune femme regarda le bâtiment de haut en bas, c'était son petit rituel, où qu'elle aille, elle voulait se souvenir de tout, et dans le moindre détail : elle avait d'ailleurs une excellente mémoire visuelle, ce qui lui tenait beaucoup à coeur.


[Sokka] "Après toi, Hanako-san"

Ces quelques mots firent sursauter l'imperturbable demoiselle. "Hanako-san" ? Jusqu'à présent, elle n'avait jamais eu ce genre de témoignage de respect, c'était toujours à l'enfant de s'incliner, et cela n'allait pas plus loin. Elle se tourna vers lui et pu admirer le visage radieux qu'il avait. Il n'y avait pas besoin de soleil dans un village qui avait la chance d'avoir des personnes comme lui. A son tour, et inclinant la tête sur le côté, elle lui rendit son sourire avant de lui faire un clin d'oeil.

Comme il lui avait demander de partir devant, la jeune femme se dirigea vers le marche de pierre claire, mais à peine eut-elle franchit la première, elle se sentit obligée de le prévenir de quelque chose. Elle lui fit face, et, accompagnée de son sourire et d'un geste de main, elle lui demanda tout d'abord :


"Je ne te connais pas suffisamment pour savoir si tu es quelqu'un de fier, alors je préfère te prévenir : à peine serais-je entrée qu'on me prendra pour une mendiante. Les gens n'ont à mon sens pas l'esprit assez ouvert au monde des voyageurs pour se permettre de nous nommer comme tel. Toujours tenté ?"

Elle lui lança son plus beau sourire tout en caressant ses cheveux du bout de ses doigts. L'errante avait suffisamment voyagé pour savoir que les étrangers étaient souvent mal vu au sein d'un village, qu'il soit petit ou grand, peu importait. C'était une sorte de verrou qui empêchait souvent les rapprochements entre deux villages, encore plus avec quelqu'un qui n'avait aucun statut honorifique. La jeune femme gravit ensuite les marches suivantes et s'assit sur la dernière en attendant qu'il la rejoigne.

"Je tenais à te dire que tu n'étais pas quelqu'un comme les autres : cultive cette différence..."

La voix de la jeune femme sonnait sur un timbre doux, contrairement au vent et à l'immense nuage qui venait couvrir le village de toute sa grandeur. Il ne fallut d'ailleurs pas attendre longtemps avant que les premières gouttes ne se firent sentir : la pluie risquait de s'abattre, forte et longue.

Hanako reçut sa première goutte sur le bout de son nez, et elle leva la tête au ciel : Kiri était un véritable village de giboulées. Aucun nuage n'avait laissé poindre le bout de son nez lorsqu'elle avait pris la route, et maintenant qu'elle se sentait bien, il allait pleuvoir. C'était parfait, elle adorait la pluie. Certes, pour des raisons particulières, mais néanmoins argumentées. La première était qu'avec la pluie, il était impossible, même pour les chiens, de repérer quelqu'un au flair, c'était un moyen de camouflage les plus rudimentaires, à moins de sentir le sang à des kilomètres. La seconde était que la chasse était plus attractive : la facilité ne lui sied guère, et même les animaux s'abritent lorsque la pluie et battante. La troisième, c'était pour le silence qui régnait, jamais elle n'avait compris les gens qui avaient peur de se mouiller. Finalement, la fraicheur de la pluie, elle lavait même les plus souillés, et laissait un frisson qui parcourait l'échine. C'était une merveille, la pluie.


"C'est formidable..."


Lorsque se brouille la confusion...

MessageSujet: Re: Nouvelle Journée, Nouvelle Personne   Sam 20 Nov - 13:59

Sokka : +25 XP ( bonus inclus )
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MessageSujet: Re: Nouvelle Journée, Nouvelle Personne   

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