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 Au bord du précipice.

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MessageSujet: Au bord du précipice.   Lun 1 Mar - 6:59

Chapitre 8 à [mission D- Equipe 9] Bracage à l'Italienne. Arrow

Tome 1

Chapitre 09
Au bord du précipice.




Citation :
Lettre envoyée 3 ans plus tôt.

Salut, comment vas-tu ? Il faudrait que l'on se voit. Seul à seul, cette fois... J'ai entendu dire que tu avais abandonné ton apprentissage Ninja. Ne me demande pas comment je le sais. Je le sais. C'est tout. Je te donne rendez-vous à 22h au Rocher de Marbre. Tu connais le chemin, inutile de te l'indiquer. Je t'attendrai là-bas.

À ce soir. X X X

- - - - - - -

Citation :
Lettre envoyée 3 ans plus tôt.

Pourquoi n'es-tu pas venu au point de rendez-vous ? Je t'ai attendu toute la nuit et tu n'as jamais donné signe de vie. Tu t'es perdu en chemin ? As-tu reçu ma lettre hier matin ? Enfin, contacte moi lorsque tu recevras celle-ci. J'attends ton message avec impatience. Je surveille ma fenêtre à la recherche d'un faucon fendant les nuages, espérant que tu aies bonne conscience et que tu cesses de m'ignorer. Car tu n'as pas à me blâmer.

Bisou.

- - - - - - -

Citation :
Lettre envoyée 2 ans et 11 mois plus tôt.

J'ai bien reçu ta lettre. C'est dur, je l'avoue. Mais ne t'inventes pas d'excuse. Si tu ne viens jamais à mes rendez-vous, c'est parce qu'il y a bien quelque chose. Je suis venu chez toi plusieurs fois et tu ne m'as pas répondu. Mon ami me manque, tu sais. J'ai envie de parler à la personne à qui je me suis tant confié. J'ai tant de choses à t'avouer. Je veux te voir. Répond moi lorsque tu seras près, je ne te force pas, rassure toi.

Ton amie.

- - - - - - -

Citation :
Lettre envoyée 3 mois plus tôt.

Salut ! Comment tu vas depuis le temps qu'on ne s'est pas vu !? J'ai décidé de te contacter, car on dirait que tu m'as oublié. Tu n'as toujours pas répondu à ma dernière lettre et cela date d'environ deux ans et demi. Je ne t'en veux pas. De plus, j'ai bien choisi ma journée. Tu as dix-huit ans aujourd'hui. Ça se fête ! Si tu veux, on pourrait aller prendre un verre toi et moi, ce soir. J'attends ta réponse.

Cathi

Aujourd'hui


21h

Les mains pleines, la jeune femme poussa la grille qui séparait la rue du jardin de la maison luxueuse avec ses fesses. Elle venait tout juste de faire les courses, croyant ainsi se changer les idées. Bien entendu, cela n'avait absolument rien changé. Depuis quelques années, elle tentait d'oublier toutes les vilaines choses qui s'étaient produites depuis le début de son existence. Mais tous ses efforts étaient vint, puisque rien ne pouvait effacer tout ce qu'elle avait vécu. Si seulement elle avait quelque chose qui l'intéressait... Une activité ou un intérêt qui pourrait enfin lui changer les idées. Malheureusement, sa vie était déjà tracée... La jeune femme avait absolument tout ce qu'une personne normale pourrait rêver. Elle avait une grande maison, de l'argent plein les poches et une bague au doigt. Tout ce matériel était très utile, certes, il ne la guérissait pas de sa douleur. Que fait-on de l'amour en ces temps de guerre ? Que fait-on de l'amitié et de la joie ? Dommage que tous ceux qui possédaient ces trésors désiraient plus que tout au monde les biens qu'elle détenait et qu'elle ne voulait pas.

Aujourd'hui, c'était le soir de la pleine lune et la nuit allait bientôt tomber. Il n'y avait aucun nuage à l'horizon. Seuls les étoiles étaient là pour l'éclairer dans ce monde où il n'y avait que ténèbres et tristesse.

Elle fut surprise de constater que le jardinier s'affairait toujours sur les fleurs qu'elle et sa mère avaient planté plusieurs années plus tôt. Tout en tentant de se faire discrète, elle contourna le petit homme qui, dès qu'il la remarqua, se tourna vers elle et lui adressa la parole.

Jardinier - On a fait les courses mademoiselle ?

Il baissa les yeux sur la marchandise que transportait la jeune femme. Elle recula de quelques pas pour qu'il ne puisse voir ce qu'elle cachait. Il remarqua qu'elle était fiancée, il décida donc de rectifier ses dires.

Jardinier - Madame...

La jeune femme roula les yeux. Oui elle était fiancée, mais pas pour très longtemps. L'homme avec qui elle avait accepté de se lier pour la vie n'était rien de plus qu'un vulgaire insecte qu'il fallait écraser rapidement avait qu'il ne soit trop tard.

? - Écoutez, ma mère m'a dit de vous dire que nous n'avions plus besoin de vos services. Je vous demanderai donc de partir.

Elle ne prit pas compte de ce qu'il ajouta. À vrai dire, elle s'en moquait. Elle déposa ses courses sur le sol et fouilla dans sa poche à la recherche de sa clé. Lorsqu'elle mit la main dessus, la jeune femme l'inséra dans la serrure. Elle ouvrit la porte, ses courses à la main. Malgré son apparence de jeune femme fragile, elle ne manquait pas de force. Elle ne ressentait aucune difficulté à lever ces sacs. Pour elle, ils n'étaient pas lourds, même si leur contenu était plutôt pesant.

Elle s'avança vers le comptoir de la cuisine et sortit d'un de ses sacs six bouteilles d'alcool qu'elle venait d'acheter. Voilà quelque chose qui devrait l'occuper pendant les six prochaines heures. Qu'allait-elle faire cette nuit me demandez-vous ? Et bien, son agenda était vide depuis des semaines ! Elle comptait se tourner les pouces toute la nuit à la recherche d'une sensation qui pourrait combler le manque qu'elle éprouvait. Où allait-elle trouver cette sensation tant désirée ? Dans le verre qu'elle venait tout juste de sortir d'un des nombreux tiroir de la cuisine. Bien entendu, elle le remplit d'alcool. La jeune femme hésita à mettre deux glaçons, mais craignit que cela allait dissiper tous les biens faits de ce liquide empoisonné.

Elle s'assit seule à la longue table et se mit à tourner son majeur sur le bord du verre. Une jolie mélodie envahit la demeure, comblant ainsi le silence pesant qui y régnait. Sa mère devait être endormit à l'étage, une bouteille de whisky vide à la main et une cigarette à la bouche. L'important était qu'elle ne fasse pas trop de vacarme. La jeune femme n'était pas d'humeur à entendre sa mère râler.

Elle allait porter le verre à sa bouche, mais décida d'arrêter cela sur-le-champ. À quoi bon se soûler à une heure si tardive ? Elle s'avança vers l'évier et vida son verre dans le petit bassin. Elle vida également le contenu de la bouteille qu'elle venait d'ouvrir et tourna en rond pendant plusieurs minutes.

Une lueur d'espoir éclaira ses yeux. D'un pas rapide elle s'avança vers la porte d'entrer, espérant trouver une lettre de son ami qui ne l'avait toujours pas contacté. Cela faisait des années qu'ils ne s'étaient pas vus et leur dernière rencontre avait emprunté une tournure assez étrange. C'était il y a trois ans, au parc Seibutsu. La jeune femme venait tout juste de revenir d'une longue mission. Jamais elle n'aurait cru tomber sur lui ce jour-là.

Aucune lettre à l'horizon... C'était compréhensible, cela faisait environ cent messages qu'elle lui envoyait. Il devait en avoir marre de ses lettres. Et s'il lui était arrivé quelque chose ? Peut-être l'ignorait-il, tout simplement. Si c'était bien le cas, que lui avait-elle fait ? Des tas de questions traversaient son esprit. Ses yeux glissèrent vers le petit bar du salon qu'elle venait de remplir avec cinq bouteilles. La femme empoigna l'une d'entre elles, retira le bouchon et en bu une gorgée, puis une autre... Jusqu'à ce que la sensation tant désirée fasse son apparition.

23h

Elle était assise dans son fauteuil, les yeux rougis par l'alcool. Les trois bouteilles de vin vides reposaient à ses pieds. Elle réfléchissait depuis des heures, laissant le désespoir la gagner peu à peu. Les remords la dévoraient jusqu'au plus profond de son âme. Comment avait-elle pût enlever la vie à cet homme ? Comment avait-elle pût faire du mal à une personne qui ne l'avait pas mérité ? Que cela soit un accident ou pas, elle l'avait tué. Elle ne méritait pas de vivre.

La jeune femme s'avança vers le bar, désemparé. Elle empoigna un coin et le renversa sur le sol. Le verre cassé s'éparpilla rapidement sur le tapis blanc luxueux de la demeure. Elle se laissa tomber sur le sol et hurla de douleur. Cela faisait un moment qu'elle sentait son coeur pourrir au plus profond d'elle. Malheureusement, les opérations à coeur ouvert n'étaient d'aucune utilité pour ce type de mal. Il n'y avait AUCUN remède et elle n'avait AUCUNE chance de s'en sortir vivante.

Vivante... Non. Elle était morte depuis bien longtemps. Seul son corps vivait encore.

La jeune femme avait longtemps peser le pour et le contre, mais maintenant, elle en avait marre. Marre d'endurer ce mal chaque jour. Marre de faire semblant d'être heureuse. Elle allait en finir une bonne fois pour tout.

Les battements de son coeur avaient ralenti la cadence puisqu'elle savait qu'avec cette solution, la guérison serait imminente. Sans tenir compte des coupures et des blessures que cela lui occasionnait, la dame aux longs cheveux blonds se leva, marchant ainsi sur les bouts de verres cassés. Cela laissa une longue traîné de sang sur le tapis blanc. Cette douleur lui faisait du bien. Elle lui faisait du bien, car elle avait l'impression de ressentir la souffrance qu'elle avait causé chez un homme qui, lui, ne l'avait pas mérité. Elle, elle le méritait.

La femme s'avança vers l'un des tiroirs de la cuisine et vida son contenu sur le sol. Elle cherchait l'encre. Le pot se vida malencontreusement sur le carrelage refroidit par la fraîcheur de l'hiver. Cela allait tâcher, mais elle s'en foutait puisque cette maison ne lui appartiendra plus dans quelques heures. Elle sortit également un bout de papier et une plume, puis trempa cette dernière dans la flaque noire de son dégât. Rageusement, la femme écrit d'une écriture non soigné et frustrer :

Citation :
Salut Youso.

J'en ai marre d'attendre tes lettres, j'en ai marre de te demander si tout va bien. Tu te fous de moi ? Parfait. Je voulais seulement te dire à quel point t'étais un connard de m'avoir ignoré ces dernières années. Tu ne peux pas savoir à quel point j'ai eu besoin de mon ami et d'une personne à qui me confier. Mais bien entendu, tu n'étais pas là. Ni pour mes dix-huit ans, ni pour mes fiançailles... Honnêtement, tu es le pire abruti que j'ai rencontré durant toute mon existence. Vivre m'empoisonne. La douleur est telle que je ne peux la supporter. Je dois en finir immédiatement, car j'ai peur du mal que la vie pourrait me causer. Je n'ose continuer. Tu diras à Miyako que j'allais le quitter de toute manière. Sa bague à 15 000 Ryos je la lui mets dans le cul, si tu vois ce que je veux dire. Bref, tu diras à ma mère que j'ai renversé le bar et qu'elle ne pourra plus se soûler. Enfin, elle va certainement se trouver un moyen de le faire quand même, mais ce n'est plus mon problème.

Je quitte ce monde de merde, car vous êtes tous des merdes.

Cathimaru Hiroki.


Une fois la lettre terminée, Cathi roula délicatement le bout de parchemin et ajouta une jolie ficelle rouge sang pour faire tenir le tout. Elle s'approcha de la fenêtre et l'ouvrit brusquement, laissant un courant d'air frais pénétrer dans la demeure. La nuit était complètement tombée et on pouvait clairement apercevoir la pleine lune qui éclairait faiblement les rues sinistres du quartier riche de Konoha. La jeune femme porta deux doigts à sa bouche et siffla pour appeler son faucon messager. Quelques secondes s'écoulèrent avant qu'un cri strident retentit dans le ciel de la nuit. Un faucon fonça droit sur elle. Cathi tendis la main et le volatile vint enrouler ses serres autour du membre. Elle lui demanda de porter ce message à Youso Shi avant de lui donner un élan pour l'aider à prendre son envol. La Konoichi regarda l'oiseau voguer à travers les nuages et détourna son regard seulement lorsqu'il ne fut plus à l'horizon. C'était sans doute le dernier animal qu'elle voyait.

Elle tituba jusqu'à sa veste qu'elle décida finalement de ne pas mettre. Il faisait froid, certes, mais un corps inanimé n'avait pas besoin de chaleur. Les blessures à ses pieds lui faisaient toujours aussi mal, mais elle n'en prit pas compte. Cathi sortit à l'extérieur et marcha rapidement dans sa propre cours. Elle poussa la grille qui séparait la maison du jardin. Cette dernière grinça et laissa la voie libre à la jeune suicidaire. Seuls quelques lampadaires éclairaient faiblement les rues du village. Tous les habitants semblaient endormis et ne se doutait pas qu'une jeune femme tout près du précipice allait bientôt sauter en bas de la falaise de Konoha. Laissant sur le sol, le lendemain matin, un corps qui sera sans doute méconnaissable. Les autorités penseront à un meurtre ou à un complot, car il est certain qu'une jeune femme aussi joyeuse que la jeune Hiroki n'irait pas se jeter au sommet de la montagne.

Au centre-ville, la femme contourna les quelques groupes de genin en pleine crise d'adolescence et détourna le regard lorsque l'un des gamins la pointa en disant à ses copains d'un ton digne d'un p'tit gars dont les parties génitales n'avaient pas encore grandi qu'elle était vraiment sexy. Elle le savait, elle s'en foutait. Que voilà un bel exemple de merdes qui peuplaient le monde en ces jours de guerre. Cathi décida de l'ignorer même si l'entraîner dans sa chute lui traversa l'esprit. Ce pauvre gars allait bien voir un jour que la vie n'était rien de plus qu'une illusion et tout comme elle, il se jettera en bas de la falaise.

Le suicide était un signe de faiblesse. Elle le savait, elle s'en foutait. La jeune femme avait toujours été faible et il serait étonnant que quelqu'un se souvienne d'elle comme étant un Shinobi qui n'avait peur de rien. Elle se demandait même si elle était digne de recevoir des éloges lorsqu'on l'enterrera...

Une fois au pied de la falaise et de ces faces hideuses gravés à même le roc, la femme emprunta un sentier qui menait directement au sommet de cet immense pierre.

00h

Elle se tenait en parfait équilibre sur la grille de protection que des travailleurs avaient sûrement construit pas pure mesure de précautions. Malheureusement, elle n'était pas infranchissable. Cathi avait devant elle un vide. Le vide où elle allait terminer ses jours. Le vide qui allait la libérer de ses douleurs et de ses remords. Juste... Le vide. Devant elle s'étendait le village de Konoha. Là où elle avait grandi. Là où elle avait vécu de bons moments avec ses amis et sa famille. Il était décevant de voir à quel point sa vie s'était effondrée. Ici même, à six ans, elle admirait la vue magnifique, fasciner par le monde et tous ses biens faits. À dix-huit ans, elle s'apprêtait maintenant à sauter pour mettre fin à ses jours, car son innocence avait enfin tombé. Elle savait maintenant que le monde n'était pas merveilleux. La vie se résumait ainsi : Vivre pour mourir, mourir pour vivre. C'était un cercle vicieux. Personne ne pouvait s'en sortir victorieux. Même pas elle.

Cathi respira un grand coup et se jeta sans hésiter. Le vent souffla dans son visage et ses cheveux blonds firent une dernière danse. Étonnamment, elle souriait.

Vous a-t-on déjà dit que, juste avant de mourir, la vie que vous avez mené défilait sous vos yeux ? Le croyez-vous ? Peu importe votre réponse, la jeune femme songeait à ce qu'elle avait vécu. Le début de sa carrière de shinobi, les sentiments cachés qu'elle éprouvait pour Youso Shi depuis son enfance, l'équipe qui lui avait été attribué et... La mission qui avait tout gâcher. Il y avait eu de bons moments. C'est vrai. Et si elle pouvait revenir en arrière... Disons... Seulement quelques secondes en arrière, elle n'aurait pas sauter. Car elle ne savait pas ce qui l'attendait lorsqu'elle toucherait le sol. Sa chute semblait longue et elle savourait ses derniers instants d'humanité. Car bientôt, elle ne sera plus qu'une âme sans conscience.

Plus que trois secondes à vivre... Le sol se rapproche dangereusement.
3...
Plus que deux secondes à vivre... Le regret se fait sentir. Elle n'aurait pas dû sauter.
2...
Plus qu'une seconde à vivre... Elle ne veut pas mourir.
1...
Plus qu'une demi-seconde à vivre... Elle n'a pas le temps de hurler.
Sa chute s'est fait en silence. Son corps git sur le sol.

...


Dernière édition par Azumi Itô le Mar 15 Juin - 22:13, édité 8 fois (Raison : Correction et Amélioration.)

MessageSujet: Re: Au bord du précipice.   Mer 3 Mar - 1:55

Tome 1

Chapitre 09 - 2
Au bord du précipice.

00h10

00h10

Alors ? Que se passe-t-il après la mort ? Et bien cela est et demeurera quelque chose qu'aucun humain ne pourra rapporter. Elle dût puiser dans ses dernières réserves d'énergie pour entrouvrir les yeux. Une lueur flou et vive l'aveugla subitement, ce qui l'obligea à refermer les paupières. Elle ne savait pas où elle était ni où elle allait, elle sentait seulement qu'on la transportait rapidement dans un endroit un peu trop éclairé à son goût. Cathi entendit une voix qui semblait lointaine. Cette dernière lui disait :

« Respirez ! »

Cathi tenta de prendre une bouffé d'air, puis elle eut l'impression qu'un camion écrasait sa cage thoracique. Elle respirait faiblement et avait envie de tout vomir le sang qui s'accumulait dangereusement dans sa poitrine. La blesser en cracha quelques gouttes que quelqu'un s'empressa d'éponger. Surprise, elle ouvrit les yeux. Dieu ?

Les lumières du plafond défilaient rapidement. Quelques visages qui ne lui étaient pas familiers affichaient un air inquiet tout en essayant de la rassurer. Le lit sur lequel elle était étendue poussa rapidement une porte battante et ils pénétrèrent dans une pièce dont les murs étaient complètement blancs. Inutile de se demander où elle était. C'était une salle d'opération.

« Nous avons là une hémorragie interne et plusieurs fractures au niveau du tibia, de la hanche, de l'avant bras et du crâne. Il y a peu de chance pour qu'elle s'en sorte. »

À bout de force et sans même s'en rendre compte, elle sombra dans les ténèbres. Les derniers mots qu'elle entendit était une voie d'homme qui s'exclamait.

« Dépêchez-vous, nous allons la perdre ! »

1h30

Azumi mit une pièce dans la distributrice de boissons énergisantes et choisit la bleue-fluo. Elle avait lu quelque part que c'était la plus sucrée et la plus appréciée des enfants. Elle n'allait tout de même pas manqué une occasion en or de se délecter de ce liquide savoureux. De plus, cela allait lui redonner de l'énergie, car elle était épuisée. La fillette entendit un bruit qui signalait que la machine fonctionnait et qu'elle allait bientôt lui donner sa boisson qu'elle avait acheté. Tel que prévu, une bouteille en plastique roula jusqu'à ses pieds. Satisfaite, l'orpheline la prit dans ses mains et regarda autour d'elle. Quels couloirs avait-elle emprunté pour se rendre jusqu'ici ? L'hôpital de Konoha était un vrai labyrinthe. Elle demanda son chemin à une infirmière qui passait par là et la remercia. Elle sautilla jusqu'à la salle d'attente, là où Oyate l'attendait.

Azumi - Vous avez eu des nouvelles de la femme ?

Oyate - Toujours pas. Son cœur s'est arrêté deux fois, mais ils l'ont réanimé avec succès. Pour l'instant, les autorités veulent qu'on reste ici, car nous sommes les seules personnes qui étaient présents lors de sa chute...

Elle le regarda, découragée. Haruna devait s'inquiéter. Azumi et Oyate s'étaient rendus chez la sœur de ce dernier pour signer certains papiers dont la jeune fille ne connaissait pas l'utilité et la rencontre s'était un peu éternisée. Lorsqu'ils sortirent de la demeure de la dame, il était environ 23h45. En chemin, ils tombèrent sur une femme étendue sur le sol. Elle venait tout juste de sauter en bas de la falaise. Le bûcheron avait tout de suite contacté les autorités qui s'étaient chargés de l'emmener à l'hôpital. En moins de dix minutes, Cathi était en salle d'opération. Tout s'était produit si rapidement. Et maintenant, elle avait l'impression que cela faisait des journées entières qu'elle passait à attendre d'avoir l'autorisation de rentrer chez elle.

De plus, elle se demandait si la jeune blessée allait bien. Quelqu'un lui avait dit qu'elle avait peu de chances de s'en tirer vivante. On lui avait même demandé si cette chute était criminelle. La fillette leur répondirent qu'elle n'en savait pas plus qu'eux, mais ils insistèrent pour les garder sous surveillance.

L'orpheline prit place près du grand homme et ouvrit sa bouteille avant d'en prendre une gorgée. Elle la tendit à Oyate qui déclina l'offre poliment. Ce dernier avait toujours autant de difficultés à engager une conversation avec la nouvelle protégée de sa femme. Il croyait bien faire en invitant la fillette à venir avec lui chez sa sœur, mais une relation ne s'était toujours pas développée entre les deux protagonistes. Peut-être qu'un jour ils pourront rire de ce moment difficile. Disons... Dans dix ans. Peut-être plus.

3h15

S'appropriant deux sièges à elle seule, Azumi dormait profondément près de son nouveau papa qui, ne pouvant pas fermer l'oeil, lisait un magazine pour femme. De toute manière, il n'y avait que ça, ici. Un questionnaire permettait à celui qui le remplissait de savoir s'il serait une bonne femme de famille. Les résultats lui démontraient que non. Il changea donc légèrement ses réponses pour que le magazine lui donne une note plus positive. Satisfait, il déposa son livre sur une petite table et se frotta les yeux. Même si la fatigue se faisait sentir, il n'avait toujours pas réussi à s'endormir. Il s'inquiétait pour sa femme, Haruna. Elle n'était pas en sécurité, seule. Il réfléchit durant de longues minutes jusqu'à ce que deux hommes s'approchèrent de lui. C'était les autorités.

Okai - Désolé de vous déranger, mais nous avons quelques questions à vous poser à propos de la femme qui a fait une chute vertigineuse en bas de la falaise de Konoha. Si cela ne vous dérange pas, on pourrait faire cela tout de suite ? Au fait, je suis Okai.

Oyate - Vous êtes OK ?

Okai - Mon nom est Okai...

Oyate - Ah bon... Allons-y, alors.

L'homme se racla la gorge et sortit un petit carnet de notes. Il inscrivit quelque chose qu'Oyate ne pût voir et dirigea son regard vers le grand colosse.

Okai - Que pensez-vous de l'accident qui s'est produit cette nuit ?

Oyate - Qu'est-ce que j'en pense ? Et bien... Tout s'est passé tellement vite. Il n'était pas dans notre intention de tomber sur une jeune femme gravement blesser. Je crois que cela est une dispute qui a mal tourné...

Okai - Vous et votre fille êtes passés près de la falaise vers quelle heure ?

Oyate - Il devait être minuit... Du moins, dans ces alentours.

Okai - Et que faisiez-vous à cette heure tardive dans les ruelles ? Est-ce un endroit sûr pour un enfant de cet âge ?

Oyate - Nous revenions de chez ma soeur et la soirée s'est un peu éternisée. Elle se nomme Akisa Itô si cela est votre prochaine question...

L'inconnu prit le nom en note, puis répéta sa dernière question.

Okai - Est-ce un endroit sûr pour un enfant de cet âge ?

Oyate - Devrais-je douter de la sûreté de Konoha ?

Okai - C'est bien vous qui, quelques instants plus tôt, nous disait croire à une dispute qui a mal tourné. Ce qui prouve que vous ne pensez pas réellement que le village est un endroit sûr. Le visage de nos Hokages est graver sur cette falaise. Qui oserait étendre le sang à ses pieds ? Croyez-vous vraiment qu'un citoyen du village aurait pût commettre un tel délit ?

Oyate - Nous ne sommes certains de rien de nos jours.

Ils se fixèrent quelques instants. Okai tentait de percer un quelconque secret qu'Oyate pourrait cacher. Il décida de poursuivre.

Okai - Pourquoi avoir fait référence à une dispute qui tourne mal ?

Oyate - Je disais cela comme cela...

Okai - Nous avons interrogé un groupe de Genin qui se tenait tout près du lieu de l'accident. L'un d'entre eux disait avoir vu la jeune femme se diriger d'un pas rapide vers la falaise et qu'elle était seule. Il est donc évident que personne ne l'accompagnait lorsqu'elle est montée sur la montagne. Du moins, jusqu'à ce que vous arriviez. Serait-il possible qu'elle soit en train de fuir un danger imminent à l'instant même où le jeune garçon l'ait aperçu ?

Oyate - C'est possible, en effet.

Okai - Cela aurait-il un rapport avec vous ?

Oyate - Moi et ma fille ne faisions que passer à l'instant où elle est tombée.

Okai - Je vois.

Les autorités de Konoha s'éloignèrent, loin des regards indiscrets. Ils en sauront sûrement plus lorsque la jeune femme se réveillera, si jamais elle se réveille. Ils n'avaient pas encore déterminé qui était la victime, car les médecins étaient en pleine opération. Ils ne voulaient pas les déranger pour ne pas compromettre la survie de la jeune patiente. Pour l'instant, le grand barbu restait le premier suspect même s'il y avait peu de chance qu'il ait pu commettre un tel acte. Sinon, il y avait la jeune fille. Mais celle-ci n'avait que neuf ans et empruntait une attitude innocente.

Il y avait aussi la possibilité que tout ceci ne soit qu'un accident. C'est-à-dire, que la jeune femme ait glissé sans que personne ne l'ait poussé. Et bien entendu, il y avait une possibilité de suicide... Leur enquête mènerait certainement à quelque chose s'ils connaissaient l'identité de la blessée.

Une fois seuls, ils purent discuter comme bon leur semblait.

Okai - J'ai bien peur que l'on ne puise rien soutirer de lui pour la seule et bonne raison qu'il ne sait rien. Il ne ment pas. S'il le fait, il le fait bien. Nous interrogerons la jeune fille dès son réveil pour s'assurer qu'il n'y a pas d'incohérence entre le récit du vieux et celle de la jeune. Ensuite, nous attendrons la fin des opérations pour examiner le corps si la jeune femme décède pour trouver son identité.

Il prit son carnet de notes et regarda l'écriture soigner avec attention, à la recherche d'un indice qui pourrait les mener sur ce qui était véritablement arrivé à la jeune Hiroki.

Okai - En attendant, va interroger cette Akisa Itô. Tente de trouver où elle habite. Moi j'attendrai le réveil d'Azumi.

L'autre Shinobi qui l'accompagnait hocha la tête et disparu sous ses yeux. L'homme soupira et se tourna vers la salle d'attente. La fillette dormait toujours. Il allait la laisser se reposer. Le jour allait se lever dans quelques heures, il était capable d'attendre. Pendant ce temps, il alla s'asseoir près d'eux pour s'assurer qu'Oyate n'échange pas avec la jeune fille. Ainsi, il pourrait avoir la version de l'orpheline.

5h50

Les premiers rayons du soleil pénétrèrent dans la petite pièce qui servait de salle d'attente. Les membres du personnel se faisaient de plus en plus présents et il commençait à y avoir plus de mouvement dans l'hôpital. Les malades rentraient de plus en plus nombreux. Okai observait toujours ses deux suspects tout en essayant de rester éveillé. Son collègue n'était toujours pas revenu et il n'avait pas dormi de la nuit alors qu'Oyate et Azumi ronflaient comme s'ils sommeillaient pour la première fois de leur vie. Okai, lui, ne pouvait s'accorder un instant de repos. Il devait les surveiller même si cette tâche ne lui plaisait pas.

Quelques instants plus tard, son coéquipier franchit le cadre de la porte. Son visage démontrait qu'il n'avait rien trouvé d'intéressant. Okai lui fit signe de s'asseoir et de lui raconter ce que la vieille femme lui avait dit. Celle-ci lui dit qu'Oyate et la fillette s'étaient rendus chez elle tôt dans l'après-midi pour signer des papiers de construction. La famille Itô venait de vendre leur demeure à une famille riche pour qu'ils puisent construire un restaurant sur ce terrain historique. Ceux-ci devait travailler comme employer en échange d'un lit et de trois repas par jour. C'était une offre assez étrange et il était encore plus bizarre qu'ils l'aient accepté. Enfin, cela ne regardait pas les autorités. Bref, le père et la fille étaient partis dans les alentours de minuit. Akisa n'en savait pas plus.

Okai soupira. L'enquête n'avançait pas. Si seulement ces saloperies de médecins opéraient plus rapidement ! Les deux enquêteurs n'auraient pas à tourner en rond.

Azumi entrouvrit les yeux, puis elle les referma aussitôt. Le blanc du plafond lui donna mal à la tête. La jeune fille se frotta les yeux frénétiquement et se redressa sur le banc sur lequel elle était étendue depuis ce matin. Son regard se dirigea vers les deux hommes qui la fixaient, satisfait. Elle les fixa elle aussi pendant un moment qui sembla très long avant d'ajouter, un peu gênée.

Azumi - Mais quoi ?!

L'enquêteur rigola et s'avança vers elle. Il lui tendit un café qu'Azumi s'empressa de prendre. Elle en prit une gorgée, puis recracha le tout dans le fond du verre. Quel goût dégoûtant !

Okai - J'aurais dû me douter qu'une jeune fille comme toi n'aimerait pas le goût amer du café... Tu voudrais un jus d'orange peut-être ?

L'orpheline acquiesça d'un hochement de tête puis demanda à son collègue d'aller lui en chercher un. Pendant ce temps, il allait profiter du sommeille d'Oyate pour poser quelques questions à la jeune fille. Il s'assit près d'elle et sortit son carnet de notes. Il tourna rapidement les pages remplies d'encre noire. Lorsqu'il en trouva une vierge, il leva les yeux vers la jolie petite fille puis lui dit :

Okai - Je suis Okai et j'aimerais te poser quelques questions sur l'accident qui s'est produit cette nuit.

Quel nom étrange. Azumi retint un sourire pour ne pas vexé le pauvre homme. Elle hocha seulement la tête une seconde fois pour lui signaler qu'elle était prête à répondre.

Okai - Bien... Tu es au courant qu'il serait possible que la jeune femme qui est tombée en bas de la falaise ne puise s'en sortir... Tu en es consciente, n'est-ce pas ?

Azumi - Oui.

Okai - Alors, tu vas me dire toute la vérité sur les événements de ce matin ?

Azumi - Oui oui...

Satisfait, il lui sourit. C'était si facile de manipuler une gamine de cet âge en lui faisant peur et en la mettant dans des situations où elle seule pouvait s'en sortir. Avec elle, le jeune homme était persuadé d'avoir la vérité.

Okai - Connais-tu l'identité de la victime ?

Azumi - La victime ? Vous voulez dire qu'elle s'est fait attaquer ?

Okai - C'est ce que nous essayons de savoir.

Azumi - Non, je ne la connais pas.

Okai - - D'accord... Euh, je voudrais savoir si...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Une jeune infirmière vint l'interrompre en lui disant que la jeune blessée était réveillée et que le docteur Gary l'attendait dans la salle d'opération pour procéder à l'identification de cette jeune femme. On lui dit également qu'elle semblait avoir du mal à articuler correctement et qu'elle n'était pas en mesure de répondre à ses questions. Peu importe, il attendrait. Le simple fait de savoir qui était cette mystérieuse fille répondrait à la plupart de ses questionnements. Il abandonna la fillette en lui disant qu'il reviendrait plus tard pour continuer son interrogation. Pendant ce temps, il lui proposa de siroter son jus d'orange, car cela prendrait sûrement beaucoup de temps.

Okai suivit l'infirmière jusqu'à la pièce complètement blanche. Le docteur Gary l'attendant avec un grand sourire. Salle hypocrite.

7h08

Lettre de rapport :

La femme qui est tombée en bas de la falaise de Konoha est en fait Cathimaru Hiroki, une Shinobi de dix-huit ans. Elle est issue d'une famille riche et est la fille d'une veuve. Son père est mort lors d'une mission. Elle est en fait un Chuunin depuis environ deux ans. Les archives de l'académie disent qu'elle a longtemps hésiter lorsque fut le temps de choisir la voie à emprunter. Tout d'abord, elle décida d'entreprendre le chemin périlleux du Taijutsu, mais décida finalement de changer pour le Ninjutsu. Elle se spécialise dans les sceaux et a été très utile pour certaine mission grâce à cet atout. Si elle n'aurait pas endurcit son corps en faisant du Taijutsu plusieurs années plus tôt, elle n'aurait sans doute pas survécu à cette chute vertigineuse. La falaise de Konoha faisant près de 100 mètres de haut, il est très étonnant qu'elle s'en soit sortie vivante. Ses chances de survies augmentent à chaque minute.

Je n'ai pas pût dialoguer avec la patiente. Celle-ci étant trop en mauvais état pour parler. Mais elle se porte bien. Son coeur s'est arrêté deux fois pendant la nuit, mais nos médecins compétents ont réussi à la réanimer. Il y a eu plusieurs complications lors de l'opération nécessaire pour régler l'hémorragie interne. Les médecins ne purent la guérir avec leurs puissants jutsu et durent ouvrir la cage thoracique. Mais tout est entré dans l'ordre. Hiroki a eu plusieurs fractures, dont une au crâne. Si tout reste comme cela, elle devrait guérir dans trois mois. Pour l'instant, un membre de l'un de notre équipe est parti à la recherche de sa mère. Nous avons trouvé son adresse, elle habite le cartier riche. Malheureusement, nous n'avons pas plus de détail sur son lieu de résidence.

Nous ne connaissons pas encore la cause de la chute. Il y a trois possibilités. Soit quelqu'un l'a attaqué et l'a jeté ou obliger à sauter en bas de la falaise, soit elle est malencontreusement tombée, soit elle a fait une tentative de suicide. Mais nous n'avons, dans nos archives, aucun document qui nous démontre qu'elle était suicidaire.

L'équipe médicale à été contacté à minuit, cette nuit, par un homme nommé Oyate Itô et une fillette qui se nomme Azumi Itô. Ils étaient nos premiers suspects ce matin, mais tout porte à croire que leur présence dans la ruelle était un heureux hasard. Sans eux, la jeune femme ne serait certainement pas en vie. Nous les retenons tout de même à l'hôpital.

Nous attendons le réveil de Cathimarue avant de porter conclusion. Nous en saurons plus lorsqu'elle nous parlera.

Okai.


Le jeune enquêteur se tenait tout près de la blesser, assit à une table, plume à la main. Il venait tout juste de terminer son premier rapport qu'il s'apprêtait à envoyer au conseil de Konoha qui jugeront de la suite des évènements. Il roula le morceau de parchemin et demanda à son faucon de porter cette lettre à destination. Il regarda son oiseau s'envoler pour s'assurer qu'il parte du bon côté, puis referma la fenêtre . Cathi avait été transportée dans une salle de repos, là où elle devrait reprendre des forces lus rapidement. Okai décida donc de la laisser se reposer et s'avança vers la porte pour retourner au hall. Contre toute attente, la jeune femme émit quelques bruits plaintifs. L'enquêteur s'approcha d'elle et tenta de discerner les paroles de la Shinobi.

Cathi - Où suis-je ?

Surprit, il répondit :

Okai - Où vous êtes ? Et bien, vous êtes à l'hôpital. Soyez rassuré, vous guérissez de vos blessures. Et tout cela grâce à deux jeunes gens qui passaient à l'endroit et à l'instant même où vous avez dégringolé. Pour le moment, veuillez reprendre des forces. Nous reparlerons de tout cela plus tard.

Cathi ne répondit pas, n'ayant pas assez de force pour parler de nouveau. Une chose était certaine, elle n'était pas morte. Elle avait mal, elle souffrait et n'avait pas conscience des choses qui se produisaient autour, mais elle était contente d'être en vie. Les dernières secondes qu'elle avait passé dans le vide lui avait fait comprendre qu'elle n'avait pas envie de mourir. La jeune femme avait tant de choses à vivre. Pourquoi tout gâcher dans ce village pourrit ? En fait, ce n'était pas elle qui s'était jetée en bas de la falaise, c'était Konoha lui-même qui l'avait incité à sauter.

...


Dernière édition par Azumi Itô le Sam 24 Avr - 23:04, édité 10 fois (Raison : Correction et Amélioration)

MessageSujet: Re: Au bord du précipice.   Mer 3 Mar - 7:55

Tome 1

Chapitre 09 – 3
Au bord du précipice.


7 Jours plus tard

Cela faisait une semaine que Cathi avait fait une chute vertigineuse vers le sol à une vitesse immense ! Elle s'en était sortie avec de grandes égratignures. Heureusement, le docteur Gary, qui était agaçant soit dit en passant, lui avait dit que ses blessures guériraient rapidement. Et tout cela grâce à la médecine de Konoha. Tout ce qu'on peut faire de nos jours avec la simple énergie nommée Chakra. Enfin, il lui avait même dit qu'elle pourrait reprendre la voie des Shinobi s'il n'y avait aucune complication au cours de la guérisons. Pour le moment, la jeune femme ne devait pas bouger de son lit. Dû moins, si elle le faisait, elle le faisait très peu. Ses seuls déplacements étaient ceux des petits besoins qu'elle ne pouvait malheureusement pas éviter. De plus, elle avait maintenant droit de recevoir de la visite.

Après quelques jours, Cathi réussit enfin à parler correctement. Okai, l'enquêteur qui tentait de savoir ce qu'il s'était passé la nuit de l'incident, lui avait demandé si quelqu'un l'avait poussé. Tout en tentant d'avoir l'air convaincante, elle lui avait répondu qu'elle marchait calmement sur la clôture de sécurité qui séparait le vide du sol et qu'une énorme bourrasque de vent lui avait fait perdre l'équilibre. Malheureusement, il n'était pas dupe et décida de prolonger l'enquête. C'était vraiment un mec épuisant. De plus il n'était pas si beau que ça...

Enfin bref, Cathi ne pouvait se permettre de lui raconter la vérité sur sa tentative de suicide, sinon il l'enfermerait dans un hôpital psychiatrique jusqu'à la fin des temps. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Elle devait faire en sorte qu'il ne sache rien sur son passé, car en fouillant un peu, il tomberait sur des choses que la jeune femme avait tenté de garder secret pendant des années. Dès sa sortie de l'hôpital, elle ferait en sorte qu'il oubli complètement cette histoire. Comment ? Ça, elle n'en savait rien. Elle trouverait bien un moyen en chemin.

Ensuite vint les droits de visites. Sa mère, affoler et bien entendu un peu soûl, était venu la voir. À ce moment-là, Cathi était enroulée dans plusieurs plâtres et n'était pas très belle à voir. Après lui avoir demandé si elle allait bien, madame Hiroki interrogea sa fille sur le bar qu'elle avait renversé quelques jours plus tôt. Encore une fois, elle inventa une excuse bidon comme quoi elle avait malencontreusement trébucher et qu'il s'était renversé. Contre toute attente, sa mère comprit et l'embrassa avant de retourner à son verre, dans un bar miteux de Konoha. Mais la Shinobi s'en foutait royalement. Elle n'en avait que faire de sa mère. C'est bien pour cela que, sans hésiter, elle s'était jetée en bas de la falaise.

Son fiancé n'était toujours pas venu. Tant mieux... Il savait que Cathi n'aurait jamais tombé à cause d'une bourrasque de vent. Il était bien trop malin pour tomber dans le panneaux. Il devait être en mission avec ses élèves. Même, tout comme elle se foutait de sa mère, elle se foutait de lui. Qu'elle se blesse par une chute ou par ses poings, cela ne faisait pas une très grande différence. En effet, la jeune femme de dix-huit ans s'était fait frapper violemment plusieurs fois par Miyako, son mari. C'était un Uchiha, fallait pas déconner... Il suffisait de ne pas être d'accord avec son point de vue et il attaquait. C'était vraiment qu'un salle con.

La jeune femme avait complètement oublié l'idée de mourir. Elle s'était rendu compte que la mort était quelque chose qu'elle ne connaissait pas suffisamment pour y faire face. Oui, Cathi avait bien tué un homme, mais cela ne l'obligeait pas à se suicider. Elle règlera ce genre de problèmes une fois sortie de l'hôpital. Pour l'instant, elle voulait tout simplement se reposer.

Vous l'avez certainement remarqué, depuis que son coeur s'était arrêté, une nouvelle Hiroki était née. Oui, elle était très différente de celle qui avait sauté. La mort lui avait ouvert les yeux. Ce n'était pas elle le problème, mais plutôt le village de Konoha qui la poussait sans cesse à commettre des actes qu'elle ne voulait pas commettre. Cette fois, elle agirait de son plein grès.

Elle n'avait pas encore vu ses sauveurs. Sans le laisser paraître, elle était très reconnaissante envers eux. Si les deux inconnus ne seraient pas passés par là une fois que son corps ait atteint le sol, elle serait sans doute morte à l'heure qu'il est. La chuunin avait hâte de les rencontrer. Ils étaient censés venir la voir aujourd'hui.

Il était environ midi. Décidément, la nourriture de l'hôpital était moins immangeable que dans les descriptions de son ancien ami Youso Shi. Ce dernier n'arrêtait pas de se plaindre à chaque fois qu'il faisait une visite aux urgences. Fallait pas déconner... De plus, l'infirmière était très gentille avec elle puisque les deux femmes se connaissaient depuis déjà un petit bout de temps. Elles étaient allées à l'académie ensemble, il y a longtemps. Les retrouvailles s'étaient faites avec beaucoup de joie. Elle qui croyait qu'elle n'aurait plus jamais d'ami.

Justement, cette jeune femme était en train de prendre la température de son corps. Elle sourit lorsqu'elle apprit le résultat.

Infirmière - Super, Cathi, tu ne fais plus de fièvre. Ce qui veut dire que tu es sur la bonne voie.

Cathi - Sans déconner ?

Infirmière - Je t'assure ! Bon, je vais m'occuper de mes autres patients, je viens te voir dans quelques minutes pour t'apporter ton déjeuner.

Cathi hocha la tête en souriant, puis se cala dans ses couvertures pour profiter de sa chaleur. Elle ferma les yeux et se rendormit en moins de deux minutes. Une fois dans ses songes, elle n'était plus consciente de rien.

* * *

Tout le monde était rassemblé autour de la table à manger. Chacun s'attardait sur sa courge gratiné, le repas préféré d'Haruna. Azumi aimait cela seulement parce qu'il y avait du fromage sur le dessus. Elle adorait cette substance laitière. Savoureuse, délicieuse... Impossible d'y résister. Mayo, de son côté, trouvait toujours un moyen plus ou moins subtile de jeter sa courge à la poubelle. Il détestait ce légume. Oyate, lui, ne se plaignait jamais. Voilà la plus belle qualité du grand colosse. Sa grandeur avait tendance à intimider les plus petits, mais il était tellement gentil qu'il était impossible de ne pas l'aimer.

La semaine s'était déroulée presque normalement. Les enquêteurs ne les avait plus harceler depuis que la jeune femme à l'hôpital s'était réveillée. Sept jours plus tôt, Azumi et Oyate avait passé la totalité de leur journée à répondre à des questions. Tout cela devenait très ennuyant. Sans oublier la colère d'Haruna lorsqu'elle remarqua que les deux jeunes gens avaient passé la nuit à l'extérieur. Heureusement que le calme et les explications de son mari lui firent entendre raison. La jeune femme fut très intriguée par cet étrange incident qui s'était produit en haut de la falaise de Konoha.

Environ deux jours après la tragédie, la famille apprit le nom de la victime ainsi que la plupart des informations la concernant. Ils apprirent également que c'était une bourrasque de vent qui lui avait fait perdre l'équilibre alors qu'elle s'amusait à jouer au clown sur la falaise. Un peu ridicule comme cause, mais tous crurent à ce mensonge.

Aujourd'hui, Azumi et Haruna devait aller à l'hôpital. Non seulement pour rencontrer la jeune femme qu'ils avaient sauvé sans le vouloir, mais aussi pour voir Benihime, la mère mourante de la gentille femme qui avait accepté de l'héberger. La fillette ne l'Avait toujours pas rencontrer et évitait de dire son nom, car elle savait que la famille souffrait de cette mort imminente de sa nouvelle grand-mère. C'était donc aujourd'hui qu'elle allait la voir pour la première fois.

Malheureusement, Oyate ne pouvait pas les accompagner. Il travaillait dans l'après-midi et il ne pouvait demander congé. C'était le prix à payer pour être un travailleur des bois...

Une fois le repas terminé, Mayo alla se coucher tendis que les deux filles de la maison allèrent se préparer. Une fois prêtes, elles prirent une veste et sortirent à l'extérieur en direction de l'hôpital. Le soleil était radieux aujourd'hui. Il y avait très peu de nuages et les seuls que l'on pouvait voir étaient très loin à l'horizon. L'astre lumineux était à son zénith et, malgré le vent frisquet qui avait tendance à agacer, on se serait cru en pleine journée de printemps. Et pourtant, c'était l'hiver. Et oui, même l'hiver était présent dans le pays du feu. À vous de trouver l'incohérence.

Quelques minutes plus tard, elles arrivèrent devant le grand immeuble blanc. Sans attendre plus longtemps, elles entrèrent et allèrent à la réception. Là, Haruna demanda si les heures de visite étaient commencées. La secrétaire lui répondit qu'effectivement, toutes les portes étaient ouvertes. La jeune femme la remercia et se dirigea vers le deuxième étage. Elle s'arrêta brusquement lorsqu'elle remarqua que la fillette ne la suivait pas. Azumi attendait derrière elle, l'air piteux.

Haruna - Mais enfin, Azumi, n'ait pas peur, elle n'est pas méchante.

Azumi - Et si elle ne m'aime pas ?

Haruna - Elle t'aimera ! Aie confiance en toi. Tu es plus forte que cela d'habitude... Qu'est-ce qui t'arrive ?

La jeune femme tendis la main à sa protégé. Cette dernière hésita un instant, puis attrapa le membre d'Haruna qui, en souriant, l'entraîna dans les escaliers. Elles montèrent rapidement les escaliers et se dirigèrent vers un couloir que sa nouvelle maman semblait très bien connaître. Lorsqu'elles furent devant la chambre de la mère d'Haruna, la jeune femme lui dit :

Haruna - Attend ici un instant. Je vais voir si elle dort.

Haruna pénétra dans la pièce étrangement sombre. Elle aperçut une silhouette couchée sur le lit habituelle de sa mère. Elle s'approcha doucement de la vieille dame et lui toucha l'épaule. Sa mère ne semblait pas être en mesure de recevoir des invités. Elle était très maigre et son teint était d'un blanc inquiétant. Tout portait à croire qu'elle n'en avait plus pour longtemps. L'enfant de la dame versa quelques larmes tout en tentant de reprendre son sang froid. Elle ne voulait pas qu'Azumi la voit dans cet état.. Haruna se frotta les yeux jusqu'à ce que ceux-ci deviennent rouges. Malheureusement, elle ne pouvait cacher sa tristesse. Elle sortit donc de la pièce et mit une main chaleureuse sur l'orpheline qui la regardait, perplexe.

Haruna - Va donc voir la femme que tu as sauvé... Moi j'ai quelques petites choses à régler.

Azumi - D'accord...

Dit-elle sans hésiter.

Elles empruntèrent chacune un chemin différent. Haruna s'apprêtait à aller voir le docteur Gary pour lui demander des nouvelles de sa mère. La jeune femme savait très bien où se situait son cabinet, puisque c'est là-bas qu'elle apprit les pires nouvelles qu'elle aurait pût apprendre. Tout d'abord, la maladie de son père, ensuite le cancer de sa mère et puis sa malformation au niveau de l'utérus qui l'empêchait d'avoir des enfants. Sa famille était sans cesse frapper par la maladie et elle craignait qu'Azumi et Oyate en soit victime aussi.

Elle cogna frénétiquement sur la porte du cabinet de Gary. Il était sans doute en train de prendre son déjeuner, puisque seule ses pauses l'intéressait vraiment dans son travail. Étonnement, celui-ci lui répondit immédiatement, un sandwich dans les mains.

Gary - Ah, ce n'est que vous.

Haruna - Effectivement, ce n'est que moi !

Gary - Mais ne vous offusquez pas. Je croyais que c'était encore cet inspecteur collant qui n'arrête pas de me demander des nouveautés sur la nouvelle patiente. Il est vraiment agaçant, je compte bientôt faire une plainte pour harcellement. Ah et puis... Puisque vous êtes là, entrez donc.

Il ouvrit la porte à la femme tout en affichant un air désintéressé. Elle hésita un moment, de peur qu'il lui annonce une mauvaise nouvelle. Ce n'était pas dans ses habitudes d'être si accueillant. Mais il insista. Haruna pénétra dans le cabinet du docteur et refusa la chaise qu'il lui tendit.

Gary - Vous venez payer les traitements de Benihime si je comprends bien ?

Haruna - Non, je les ai déjà payés il y a quelques jours de cela.

Gary - Ah bon ? Vous en êtes certaine ?!

Haruna - Allons, ne prenez pas cet air étonner. Vous savez très bien que je suis là pour vous demander des informations sur l'état de ma mère. Je n'ai jamais vu un teint aussi blême que le sien... Que se passe-t-il ?

Gary mordit dans son sandwich puis ajouta :

Gary - Ah, mais vous savez, Haruna, les vieux ça l'a des hauts des bas... Malheureusement, les bas durent parfois plus longtemps que les hauts...

Haruna - Que voulez-vous dire ?

Gary - Et bien, pour faire simple, votre mère n'en a que pour quelques jours. Préparez donc les rites funéraires tant qu'à y être. Mes sincères sympathies. Vous vouliez autre chose ? Un sandwich peut-être ?

* * *

Azumi avait opter pour le chemin de gauche. C'était de ce côté qu'Haruna et elle avait emprunté pour monter au second étage. La fillette descendit les escaliers puis se mit sur la pointe des pieds pour parler à la secrétaire assise derrière son comptoir. Celle-ci la regardait, perplexe. Elle se demandait ce qu'une jeune fille comme elle faisait seule dans ce grand hôpital.

Azumi - Bonjour, j'aimerais voir Cathimarue Hiroki s'il vous plait. C'est possible ?

La dame regarda dans ses archives et hocha la tête en souriant. Amicalement, elle dit :

Secrétaire - Bien entendu. C'est au rez-de-chaussé, deuxième porte à gauche.

Elle la remercia et sautilla jusqu'à l'endroit indiqué par le secrétaire. Azumi était légèrement timide. Comment allait-elle débuter une conversation convenable avec une malade ? C'était tout de même deux inconnues qui se rencontraient. Allait-elle la regarder étrangement lorsqu'elle verra qu'un enfant de neuf ans l'avait sauvé d'une mort certaine ? Des tas de questions se bousculaient dans son esprit. La fillette prit son courage à deux mains et poussa la porte aussi blanche que les murs et le plafond. À l'intérieur, une jeune fille éblouissante malgré ses blessures sursauta.

Cathi avait des cheveux blonds et longs, des yeux d'un bleu azure. C'était une femme très belle même si quelques égratignures régnaient sur son visage et que plusieurs plâtres entouraient ses membres. Elles restèrent longtemps ainsi, à se contempler. Quelques instants plus tard, Azumi reprit ses esprits en se secouant la tête et s'avança vers la blessée.

Azumi - Je suis Azumi Itô ! Je suis la personne qui a contacté les autorités lorsque tu es tombée.

Cathi - Intéressant... On m'avait dit que c'était un grand homme qui m'avait sauvé. Je suis légèrement étonné de voir une petite fille.

Un peu vexé, Azumi força un sourire et prit place sur une chaise au fond de la salle.

Azumi - Oui, j'étais avec mon papa lorsqu'on t'a vu par terre.

Cathi - Il est où ton père ? J'aimerais le remercier.

Décidément, cette jolie dame ne comprenait pas qu'Oyate n'y était pas pour grand-chose. C'était Azumi qui l'avait aperçu, c'était Azumi qui avait proposé à son père de contacter la police du village. Alors pourquoi n'avait-elle pas le droit à des remerciements ? Parce qu'elle avait neuf ans ? Pfeuh... La fillette soupira et regarda par la fenêtre.

Azumi - Il n'est pas là. Il ne jugeait pas bon de venir te rencontrer, puisque tu lui as causé plus de problèmes qu'il n'en a déjà.

Cathi resta sans voix, un peu étonnée de la réaction de la jeune demoiselle. Elle la fixa un moment, jusqu'à ce qu'Azumi décide de se reprendre.

Azumi - Désolé, je suis seulement un peu fâché que tu remercies mon père alors qu'il n'en a pas fait plus que moi. C'est parce que je suis jeune c'est ça ? Je n'ai pas de muscles ?

Amuser, Cathi ajouta :

Cathi - Serais-tu shinobi par hasard ?

Azumi - Oui, étudiante de l'académie ninja de Konoha. Pourquoi ? Comment le sais-tu ?

Cathi - Je trouve que tu as un caractère de ninja. Tu cherches le... Respect et la gloire.

Azumi - C'est mauvais ?

Cathi - Non, c'est seulement un atout que tu dois bien maîtriser, sinon il te nuit.

Azumi - Tu es Shinobi aussi ?

Cathi - Ouep.

Azumi - C'est vrai ?

Cathi - Ouep.

Elle fut heureuse de trouver quelqu'un avec qui discuter de ses intérêts. Jusqu'à maintenant, Azumi avait appris la vie de ninja seule, sans l'aide personne. Les livres étaient pour elle la seule source de renseignements qui pouvait la faire progresser plus rapidement. Le vieux Mayo lui disait souvent qu'elle n'était pas un ninja, mais jouait au Shinobi. C'est-à-dire qu'elle était aspirante, mais ne savait pas trop ce que consistait réellement le métier dangereux de la guerre. La fillette en était consciente tout en tentant de se rassurer. Elle n'était pas inculte. Elle était même très concernée dans la vie adulte pour un enfant de neuf ans. Le problème ne venait pas d'elle, seulement de son âge.

Azumi - Tu es étudiante toi aussi ?

Cathi - Bien sûr que non. Je suis devenu Chuunin il y a deux ans de cela.

Azumi - Tu pratiques le Genjutsu ?

Cathi - À vrai dire, j'ai essayé plusieurs domaines. Dont celui du Taijutsu. Mais je n'ai pas vraiment aimé cette voie et j'ai préféré me tourner vers le Ninjutsu.

Azumi - Pourquoi as-tu abandonné le Taijutsu ?

Cathi - Et bien, comme tu as pu le remarquer, je n'ai pas une très grande force physique... Je suis doué dans la maîtrise du chakra. Je dois t'avouer que j'ai les mêmes problèmes que toi. Les gens croient que je suis faible car je suis une jeune femme petite et douce, mais lorsque je me donne à fond je suis redoutable.

Une lueur d'espoir s'éclaira dans les yeux de la jeune fille. Avait-elle trouver une personne qui la comprenait ? Jusqu'à présent, elle avait toujours rencontré des gens qui la jugeaient sur sa taille et sur son âge. Il était très étonnant qu'une femme de l'âge de Cathi vivait la même chose qu'Azumi.

Cathi - Tu sais Azumi, l'âge n'est qu'un chiffre. Les gens ont souvent tendance à se fier sur ce chiffre pour juger de l'innocence d'une personne ou de sa force. Mais moi, je calcule l'âge de quelqu'un par le nombre d'expériences qu'il a vécu et de la sagesse qu'il acquit au fil de son existence. Toi, tu es jeune, mais tu es peut-être aussi mature et intelligente qu'un enfant de quatorze ans. Le monde va toujours te juger sur ton âge... Peu importe ce que tu leur diras. Autant les laisser penser ce qu'ils veulent et ne pas te vexé pour rien pour pouvoir ensuite leur montrer ce que tu vaux vraiment. Ils sauront alors qu'ils se sont trompé et feront plus attention à l'avenir. Je sais de quoi je parle, crois-moi.

Chapitre terminé

Chapitre 10 à Ferme ta gueule. Arrow


Dernière édition par Azumi Itô le Sam 24 Avr - 23:13, édité 8 fois

MessageSujet: Re: Au bord du précipice.   Jeu 4 Mar - 6:15

Chapitre 9 à Au bord du précipice. Arrow

Tome 1

Chapitre 10
Ferme ta gueule !


3 mois plus tard.



Azumi mit sa jolie petite cravate verte qu'elle avait volé à Oyate. De toute manière, elle ne lui plaisait pas. Pourquoi la jeter à la poubelle ? Elle se regarda dans le miroir de la chambre et, satisfaite, elle prit son sac et couru jusqu'à la cuisine où elle prit plusieurs bouteilles d'eau. Il était très tôt et tous les membres de la famille Itô étaient paisiblement endormis et l'orpheline n'avait pas l'intention de les réveiller. Elle prit un petit bout de papier qui traînait et commença à écrire une lettre qui était adressée à la jeune Haruna.

Citation :
Bonjoure

Cathi avais quelleque chosse a me montré, je serait de retoure se soire.

Azumi.


Elle ne prit pas compte des quelques fautes d'orthographe qui devaient régner sur cette feuille de papier jauni, car elle était très pressée. Sa nouvelle amie lui avait demandé de venir très tôt chez elle. En effet, Cathi venait tout juste de sortir de l'hôpital après trois mois de repos. Cela avait été très long, c'est pour cela qu'Azumi s'était donnée pour mission de lui rendre visite le plus souvent possible. Elles étaient toutes les deux Shinobis et la jeune femme avait vécu quasiment la même chose que la petite orpheline lorsqu'elle avait neuf ans. Inutile de vous dire que leur relation était très spéciale. Tout en ayant pas le même âge, elles s'entendaient à merveille et s'aidaient mutuellement à régler certains problèmes. La suicidaire montrait à la fillette comment régler son problème d'âge et lui donnait de précieux conseils sur son futur en tant que ninja alors que l'orpheline apprenait à Cathi à mieux apprécier la vie.

Azumi ne savait pas ce qu'elle et son amie feraient une fois dans la luxueuse demeure. La jeune femme lui avait dit que c'était une surprise. Elle avait aussi mentionné d'apporter le plus de bouteilles d'eau possible. Voilà pourquoi la fillette en avait une dizaine dans son sac.

Le ciel était encore légèrement obscure et le soleil n'éclairait toujours pas Konoha. Seul sa lumière lointaine éclairait le ciel. Elle prit sa veste et sortit rapidement à l'extérieur. Quelques jours plus tôt, Hiroki lui avait donné son adresse sur un bout de papier, seulement, Azumi n'avait jamais emprunté cette rue. Elle dut étonné de constater que sa maison se trouver dans l'un des quartiers les plus riches de Konoha. Toutes les maisons autour d'elle était d'une grandeur extraordinaire et d'une beauté que seuls des gens ayant beaucoup d'argent pouvait se procurer. L'orpheline trouva rapidement la demeure de sa nouvelle amie. Une clôture séparait le chemin du jardin. Cela lui prit quelques secondes pour comprendre le mécanisme de cette grille. Azumi poussa la petite porte et sautillant au milieu des centaines de fleurs entourant le petit chemin qui menait au seuil de l'entrée. Elle alla toquer trois fois à la porte et attendit patiemment en souriant. Cathi lui ouvrit et lui rendit son sourire. Elle lui dit pour la taquiner.

Cathi - Mais mademoiselle, vous avez quelques secondes de retard !

Azumi - Désolé, j'ai eu du mal à trouver ta maison.

La jeune femme prit l'épaule de la fillette et l'entraîne dans la demeure en disant :

Cathi - Laisse tomber, ce n'est pas très grave.

La porte se referma derrière elles et Cathi décida de laisser la jeune fille s'épater devant la splendeur de la maison. Tout était luxueux ! Absolument tout ! Et bien entendu, tout devait avoir coûté une fortune. Mais comment une aussi jeune femme avait-elle pût s'offrir toutes ces choses qui devaient vouloir plus que de simples pièces. Comme si elle lisait dans ses pensées, son amie ajouta :

Cathi - Mon père est mort il y a plusieurs années de cela, moi et ma mère avons hérité de la fortune qu'il cachait depuis je ne sais combien de temps.

La fillette ne répondit pas, trop bouche-bée pour arriver à articuler quelque chose de compréhensible. Azumi avait toujours vécu dans la misère. Elle avait même vagabondé dans les ruelles de Konoha pendant environ deux mois, sans nourriture et sans affection. C'était un peu décevant de voir que plusieurs personnes avaient des choses aussi dispendieuses alors que certain avaient du mal à se procurer des choses essentielles à leur survie.

Cathi - Je t'en pris, fait le tour si tu en as envie. Je vais chercher quelques petites choses et je te rejoins. Tu as faim ?

Azumi - Non merci.

Cathi - J'ai des biscuits sur la table de la cuisine si jamais tu changes d'avis.

La fillette hocha la tête tendis que Cathimarue escalada rapidement les escaliers. Cette-dernière s'engouffra dans un couloir sombre qui menait dans une pièce qu'Azumi ne connaissait pas. En attendant, elle décida de suivre le conseil de l'ancienne blessée et entra dans le salon. Le tapis qui recouvrait le plancher était d'un blanc éclatant. La fillette détecta quelques tâches marrons sur celui-ci. Qu'est-ce que c'était ? L'orpheline se penchant et toucha cette vilaine tâche sombre. Quelqu'un s'était blessé ici.

Au fond de la pièce, il y avait un bar. Aucune bouteille à l'horizon. Pourquoi la jeune Hiroki avait un bar sans alcool ? Peu importe, c'était une sage décision de ne pas se soûler. Elle avait lu quelque part que c'était très nocif pour la santé d'un être humain.

Elle continua son inspection dans la cuisine. Sur la table il y avait un tiroir cassé ainsi qu'une autre vilaine tâche sur le plancher. La seule différence avec celle du salon était qu'elle était noire et qu'elle semblait avoir été nettoyé de nombreuses fois. Malheureusement, malgré les efforts de la personne qui avait tenté de la faire disparaître, elle était toujours présente. Et ce, même si elle n'était pas très visible. Effectivement, près du tiroir cassé il y avait un plat de biscuit qu'Azumi ne pût cesser de fixer. Elle avait envie d'en prendre un et de le manger, mais quelque part dans son subconscient, quelque chose lui disait que ce n'était pas poli... Peu importe, elle avait faim et ne savait pas quelle sorte de journée l'attendait. Elle en prit trois et les mangea rapidement. Ils étaient à la vanille. Miam.

Cathi l'interpella dans le joli hall de la demeure. La bouche pleine, la fillette lui dit qu'elle arrivait. Elle s'empressa d'avaler la nourriture qu'elle avait dans la bouche pour que sa nouvelle amie ne se rende pas compte de son délit et couru jusqu'à la porte d'entrée. Hiroki l'attendait là-bas et portait déjà sa veste. Elle se passa une main délicate dans ses cheveux blonds et sourit à la jeune fille.

Cathi - Je savais qu'ils te plairaient, je les ai cuisiné exprès pour toi !

Azumi afficha une moue boudeuse. Elle s'était fait prendre les deux mains dans le plat... Dans les deux sens du terme.

Azumi - Tu cuisines ?

Cathi - Oui. Enfin, pas vraiment... C'est ma femme de ménage qui fait tout à ma place, mais je la regarde faire et je suppose que je l'aide beaucoup... Laisse tomber, ce n'est pas très important. Tu es prête ?

La fillette hoche la tête énergiquement et demanda :

Azumi - Où on va ?

Cathi - Je t'expliquerai en chemin. Regarde, le soleil se lève.

En effet, on pouvait voir au loin un astre orange dont la lumière aveuglait celui qui le fixait se lever derrière les murailles de Konoha. La vue était magnifique et voir un tel lever de soleil lui manquait beaucoup. La maison de la famille Itô était très sombre. De plus, les rénovations qui s'y produisaient ajoutait une noirceur tout aussi monotone. Alors qu'ici, les fenêtres étaient dégagées et le ciel également. On pouvait donc apercevoir tout ce qui avait la chance de fendre les nuages.

La jeune femme l'entraîna dans la rue en la tenant par la main et pencha la tête par derrière pour observer les petites tâches blanchâtres qui survolaient le village.

Cathi - As-tu déjà jouer au jeu des nuages ? Celui qui consiste à regarder la forme d'un nuage et de l'associer à un objet ou à une personne précise ?

Azumi - Bien sûr, j'y joue très souvent !

L'ancienne blessée détourna le regard sur la fillette et lui sourit. Elle faisait exprès pour ne pas lui dire immédiatement la cause de ce rendez-vous. Cathi savait très bien qu'Azumi mourrait d'impatiente et voulait connaître la raison immédiatement. Elle décida donc de ne pas la faire attendre plus longtemps. Tout en marchand, elle prit la parole.

Cathi - Tu te souviens lorsque je t'ai dit que je maîtrisais très bien le Ninjutsu, lors de notre première rencontre ?

Azumi - Oui. Tu m'as aussi dit que tu avais abandonné le Taijutsu parce que ça ne te plaisait pas.

Cathi - Oui, c'est vrai. Mais t'ai-je dit que ma spécialité était en fait les sceaux ?

Elle su, en regardant les traits de la fillette, qu'elle ne savait pas de quoi la jeune femme parlait. Il semblerait qu'elle en ignorait plus que ce que Cathi imaginait. C'est pourquoi il fallait remédier à ce léger retard et lui enseigner la base des sceaux le plus rapidement. Cela allait sûrement prendre un certain temps avant qu'elle retienne tout cela, mais elle était certaine que la fillette en était capable si elle donnait tous les efforts nécessaires pour y arriver.

Azumi - C'est quoi un sceaux ?

Cathi - Je dois t'avouer que l'apprentissage des sceaux est un domaine très particulier que seuls quelques Shinobis sont capables de maîtriser parfaitement. Ils consistent principalement à sceller, mais depuis le temps, ils ont acqui diverses utilisations différentes. Jusqu'à maintenant, il existe six catégories de sceaux. Ceux-ci étant différencier par couleur. La couleur d'un sceaux est la même que prend le Chakra lorsque tu l'utilises. Par exemple, ton chakra deviendra rouge lorsque tu utiliseras un sceau de la même couleur. C'est-à-dire, celui de blocage.

Elle voyait que ça l'intéressait et elle avait appris depuis le temps qu'elle connaissait la fillette que tout ce qui avait un lien avec les techniques ninja captait immédiatement son attention. C'était sans doute pour cela qu'elle était tant touchée lorsqu'elle parlait à la jeune shinobi. Elle se sentait utile et écouter. L'orpheline décida même du lui poser une question.

Azumi - Quelle est la différence entre un sceau d'une telle couleur et un autre d'une autre couleur ?

Cathi - Et bien, ils ont différentes utilités. Tout d'abord, il y a les sceaux de communication et échange qui donne à ton chakra une couleur grise. Ils servent principalement, comme son nom l'indique, à communiquer plus facile à l'aide de télépathie ou à des choses semblables et à échanger quelque chose comme une technique ou une pensée. C'est un style assez intéressant, mais je ne m'y intéresse pas pour autant, car j'opte plutôt pour les sceaux rouges qui sont en fait ceux de blocage. Comme tu peux le remarquer, communiquer et bloquer est quelque chose de totalement différent... Par choix, j'ai décidé de refuser l'enseignement du sceau gris et de me concentrer sur les autres.

Azumi - Et en quoi consiste exactement les sceaux de blocage ?

Cathi - J'y venais. En fait, les sceaux de blocage peuvent servir à différentes choses. Ils peuvent par exemple condamné une sortie, un bâtiment... Ils peuvent aussi priver les gens de certaines choses qui leur sont très utiles comme le toucher ou le goût. Le troisième style de sceau est celui de la destruction. Ils sont violet et servent, comme tu peux t'en douter, à détruire. C'est une couleur assez sinistre qui permet de faire des choses tout aussi sombre, mais ils restent tout de même très intéressant à maîtriser.

Elle prit une courte pause pour laisser tout cela mijoter dans la petite tête d'Azumi. Après quelques secondes de repos, elle jugea que l'attention était suffisamment concentrée sur elle pour continuer.

Cathi - Puis vint les sceaux de soutien. Ceux-ci étant bleus, ils permettent d'aider un coéquipier. Ils sont surtout utilisés de façon à être lié à une autre personne. Ils sont très utiles si la personne que les maîtrise aime travailler en équipe. L'avant dernière couleur est celle des sceaux de guérisons. Celle-ci est blanche et permet non seulement de guérir certaines blessures, mais peu aussi annuler les effets d'autre sceau. Ce qui est très utile lorsqu'on est la cible d'un adversaire qui maîtrise aussi bien que toi ce style de combat. Les derniers sceaux sont les jaunes et s'appellent les sceaux de préservation. En effet, ils permettent à l'utilisateur de protéger la vie et de sceller un peu de chakra pour l'utiliser plus tard.

Essouffler, Hiroki reprit son souffle. Cela faisait déjà quelques minutes qu'elles marchaient et elles étaient arrivées à destination. Les deux jeunes filles se tenaient devant lisière de la forêt et de haute herbe les empêchait de bien voir les arbres qui dansaient sous le souffle du vent. C'était l'endroit parfois pour un petit entraînement. Grâce à ces herbes, ils ne seront pas dérangés et elle pourront s'entraîner en toute sécurité.

Cathi écarta quelque hautes herbes et enjamba les autres jusqu'à atteindre un endroit dégagé. Personne ne pouvait les voir d'ici grâce à ces végétaux qui sont, pour la plupart du temps, dérangeant et agaçant. Elles étaient entourées d'herbes et à moins de bien connaître le chemin, personne ne pourrait trouver cet endroit dégagé que Cathi avait prit soin d'entretenir pour aujourd'hui. Elle avait choisi cet endroit, car il n'était pas ensevelit d'arbre et l'endroit était désert même en plein jour. Personne ne s'entraînait dans ce coin du village pour la simple et bonne raison que la végétation empêchait plusieurs arcanes de se réaliser en toute sécurité. Heureusement que la technique qu'elles allaient apprendre aujourd'hui était sans risque. Le centre-ville était également proche d'ici. Grâce à lui, elles pourront manger sans se soucier de l'endroit où ils sont.

Cathi - As-tu emmener les bouteilles d'eau que je t'avais demandé d'apporter ?

Azumi - Bien sûr, ne t'inquiète pas, j'en ai apporté une dizaine.

Cathi - Sans déconner ?

Azumi - Si !

Cathi - nous n'avions pas besoin d'autant d'eau ! Enfin, ce n'est pas très grave. Dépose ton sac là-bas. Personne ne vient ici, n'ait pas peur de te le faire voler.

Azumi s'exécuta puis se rapprocha de son amie qui était maintenant assise par terre après avoir étendu sa veste sur le sol pour ne pas se salir le derrière. La fillette trouva la réaction de Cathi amusante. Inutile de porter des lunettes pour voir que cette femme était très superficielle. Bien entendu, personne n'osait lui dire, craintif. Elle était bien jolie, mais semblait forte de caractère.

Cathi - Je vais te montrer une technique que très peu connaisse. C'est un sceau de blocage autrement appeler un sceau rouge. Il te permettra de rendre ton adversaire incapable d'articuler le moindre mot. Oui, effectivement c'est très rigolo. Mais je t'interdis formellement de l'utiliser pour t'amuser.

Franchement, comme si c'était dans les habitudes d'Azumi de faire de telles gamineries. Décidément, cette Cathimarue Hiroki ne la connaissait pas dû tout.

Cathi - Pardonne-moi. Je te fais confiance... Enfin, cette technique se nomme Mugono Fuuin, le sceau du silence. Il n'empêchera pas ta cible de ne pas ouvrir sa bouche. Au contraire, elle va sans doute l'ouvrir plus qu'elle ne le faisait avant le lancement de la technique. Elle sera surprise de voir que ses cordes vocales ne fonctionnent plus. Tout cela grâce à ce magnifique sceau.

Il est vrai que l'idée de rendre certaine personne muette l'intéressait beaucoup. Elle se voyait déjà maîtriser ce sceau et empêcher le vieux Mayo de lui crier des bêtises. Malheureusement, Cathi lui avait demandé d'utiliser ce pouvoir avec maturité. Ce qu'elle tenterait de faire du mieux qu'elle le pourrait. La jeune femme poursuivit ses renseignements tout en tentant d'être le plus clair possible pour que l'orpheline comprenne bien ce qu'elle utilisera pour des diverses raisons.

Cathi - Tu dois te demander à quoi il te servira sauf à faire des bêtises, n'est-ce pas ? Et bien sache qu'un ninja n'est pas qu'un homme qui se bat sans relâche. Certaines missions exiges de la subtilité et il pourrait arriver, un jour, que quelqu'un apprenne quelque chose qui ne doit surtout pas être révélé au monde extérieur, si tu vois ce que je veux dire. Il te suffira, dans ce cas, de l'empêcher d'articuler et tout sera parfait. Bien entendu, il peut être dissipé après son utilisation. Je tiens à ajouter également que le sceau ne se pose pas sur le corps de la victime, mais sur le sol. Cela fera apparaître un cercle d'une couleur rouge vif et tous ceux qui se feront toucher par la lumière, sauf toi, se verrons dépourvu de leur voix. Ce qui est dommage, c'est que ce sceau n'empêche pas les échanges télépathiques... Tu sais, il existe plusieurs moyens de communiquer. Tu devras donc faire en sorte que ton ennemi n'utilise aucun autre moyen de communication pour le réduire au silence jusqu'à ce que le sceau se dissipe.

La première partie de la partie théorique était terminée. Maintenant, il fallait expliquer à la jeune fille comment faire pour lancer cette technique. C'était là que les choses se compliqueraient.

Cathi se leva et se pencha pour déposer sa main gauche sur le sol. Avec celle de droite, elle empoigna son poignet gauche pour diriger le chakra à un seul endroit. Dans ce cas-ci, c'était le sol qu'elle visait. Un rond rouge se forma rapidement et ce dernier s'envola dans le ciel, aveuglant toutes les personnes touchées par le jutsu. Azumi ferma les yeux. Elle eut l'impression qu'une rivière de sang se déversait sur sa tête, l'obligeant à fermer les paupières. Quelques secondes plus tard, elle ouvrit un oeil. Tout était calme. L'orpheline allait demander à sa nouvelle amie comment elle avait fait pour réaliser ce jutsu extraordinaire, mais aucun mot ne sortit de sa bouche. Elle avait l'impression que ses cordes vocales avaient tout simplement disparues.

Cathi - J'ai jugé qu'il serait mieux pour toi de savoir ce que tes adversaires ressentiront lorsque tu utiliseras cette technique. Le sentiment d'impuissance se fait ressentir rapidement, n'est-ce pas ? Est-ce que tu sent le manque qui t'as envahit soudaine ? C'est vraiment étrange à quel point on désire retrouver quelque chose qui nous importait peu lorsqu'on le possédait.

La jeune femme annula la technique. Azumi souffla doucement, comme si son souffle venait d'être coupé.

Cathi - Es-tu prête à apprendre cette technique Azumi ?

Azumi - J'irais jusqu'au bout !

...


Dernière édition par Azumi Itô le Sam 24 Avr - 23:16, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Au bord du précipice.   Jeu 22 Avr - 16:13

Azumi : +60 XP

Tiens, retour de Cathi. J'ai bien aimé cette session, elle est intéressante =)

MessageSujet: Re: Au bord du précipice.   Sam 24 Avr - 18:52

Tome 1

Chapitre 11 - 2
Ferme ta gueule !

Les trois derniers mois s'étaient déroulés très rapidement. Azumi avait amélioré ses connaissances en Genjutsu et avait appris huit techniques et tout cela grâce aux amphithéâtres. Elle était maintenant apte à combattre et à lancer des jutsus suffisamment puissant pour mettre hors de combat certains étudiants. La fillette avait également hâte de voir comment les membres de son équipe se débrouillaient face à un véritable ennemi, puisqu'elle les avait seulement vus à l'action lors d'une petite mission de rang D qui n'exigeait aucune confrontation. Ce qui la motivait était sans doute le fait qu'elle pourrait être la meilleure et ce, malgré ses neufs ans. Elle pourrait ainsi montrer à certains qu'ils avaient tort de croire qu'elle était faible.

Les huit techniques qu'elle avait appris étaient : Esprit infini, Asservissement Passionné, Toile de Perdition, Promptitude, Morsure de l'Âme, Cruauté Mémorielle, Amnésie et Lobotomie. Avec cette toute nouvelle panel, aucun doute, elle serait redoutable. Du moins, c'est ce qu'elle pensait.

Ces trois derniers mois avaient été des mois d'apprentissage où Azumi se donna à fond. Il fallait aussi qu'elle rende visite à Cathi qui s'était blessée en tombant malencontreusement en bas de la falaise de Konoha et, grâce à elle, la fillette avait acquis une très grande sagesse. Maintenant, elle se vexait moins facilement et tentait de voir la vie sous un autre angle. La jeune femme lui avait aussi appris certaines choses à propos des ninjas qu'elle ignorait jusque là.

Les rénovations de la maison Itô avançaient plus ou moins rapidement. La famille qui avait acheté le terrain ne semblait pas très pressé. Heureusement qu'ils pouvaient toujours sommeiller à l'intérieur, car sans cette maison ils se retrouvaient tous à la rue. Dans quelques jours tout serait finalisé et ils pourront accueillir les premiers clients.

Oyate travaillait toujours aussi durement dans la forêt de Konoha, mais comptait démissionner lorsque la maison sera terminée. Haruna, de son côté, restait toujours à la maison pour veiller à ce que les tâches ménagères soient faites.

Il y eut également un grand événement qui chamboula toute la famille. Benihime était morte quelques jours plus tôt. La maisonnée chaleureuse qu'Azumi avait connu s'était très vite changer en un endroit remplit de tristesse. Malheureusement, la mort de la mère d'Haruna n'avait toujours pas été digéré et les funérailles avaient lieu dans environ une semaine. La fillette préférait donc s'esquiver le plus souvent possible de la demeure pour que l'attitude des membres de la famille ne détint pas sur elle. L'orpheline ne connaissait pas la mort. Il était donc difficile pour elle de comprendre le chagrin de ceux qui avaient perdu un être chère.

Trois mois s'étaient écoulés et aujourd'hui, elle se tenait devant Cathi, prête à apprendre l'une des techniques les plus simples des sceaux de blocage, autrement appeler les sceaux rouges. Sa vie de vagabond semblait tellement loin. Qu'est-ce que sa vie avait changé depuis qu'elle avait accepté d'être Shinobi ! Une seule rencontre suffit pour changer toute une vie.

***

Cathi - Bien, je vais commencer par t'expliquer comment malaxer ton chakra, car la technique est légèrement différente qu'une arcane ou qu'une illusion.

Cathi s'éloigna de la jeune fille pour éviter de la blesser si jamais elle expulsait malencontreusement son chakra, puis refit le même exercice que tout à l'heure. C'est-à-dire qu'elle empoigna l'un de ses poignets.

Cathi - Les sceaux nécessitent une très grande réserve d'énergie et ils se posent, la plupart du temps, à l'aide d'une seule main. Malheureusement, certaines personnes ne peuvent concentrer autant de chakra dans un seul membre. Il faut donc alimenter l'une de tes mains avec le chakra qui dort dans ton autre, comme ceci.

La jeune femme se concentra pour réaliser le transfère et garda la même position. Elle augmenta légèrement la dose de chakra, puis expulsa le tout. Un aura bleutée encercla rapidement l'une de ses mains. Elle voulait montrer à Azumi que la force du chakra n'était pas à sous-estimer et qu'il fallait bien réaliser le dosage sinon elle risquerait de perdre de l'énergie inutilement ou de se blesser gravement.

Cathi - Tu dois transmettre une dose semblable de chakra à celle que tu concentre dans ta main visée. Ensuite tu malaxes le tout pour le préparer à l'expulsion, puis arrive le moment où tu réalises la technique. Pour le moment, je ne t'en dis pas plus. Je veux que tu saches exactement comment malaxer ton chakra. C'est pourquoi tu vas faire un exercice semblable à ma démonstration. Bien entendu, tu n'es pas obligé de dépenser autant d'énergie que moi.

***

Cela faisait environ deux heures qu'Azumi s'entraînait sur cette technique et elle commençait à être épuisée. C'était sans doute pour cela que Cathi se proposa pour aller chercher quelque chose à manger. La fillette attendit de la voir disparaître derrière les herbes hautes avant de se lever et d'essuyer la sueur qui perlait sur son front. Elle tapota sa jupe joyeusement afin de retirer la terre qui s'était malencontreusement coller dessus. L'orpheline leva les yeux au ciel et soupira. C'était sans doute l'une des techniques les plus difficiles qu'elle tentait d'apprendre. Les sceaux étaient un art subtile qui nécessitait une grande réserve de chakra. Il était donc difficile de s'entraîner lorsqu'on sentait son énergie diminuer à chaque erreur. Jusqu'à maintenant, la petite Itô n'avait pas encore eut de la difficulté avec la maîtrise de sa substance bleue. Mais aujourd'hui, elle commençait à douter de ses réelles capacités.

Frustré, elle sautilla sur le sol en maudissant les dieux de lui avoir donner un corps si fragile. C'est alors qu'une idée lui vint en tête. La jeune fille allait profiter de l'absence de son professeur pour parler avec elle-même. Ainsi, elle saura si sa technique fonctionne ou pas. Elle planta ses talons dans l'herbe fraîchement couper et fit le signe du bélier.

Azumi - Clonage !

Son cri fit fuir quelques oiseaux qui s'étaient posés sur le sol à la recherche de nourriture. Ils partirent se réfugier dans la forêt non loin de là pour observer d'un air intrigué les gestes de la fillette. Un nuage blanc s'éleva dans les airs et lorsqu'il se dissipa, les observateurs purent constater que deux Azumi se tenait au milieu de ce champ. L'étudiante s'admira quelques instants et se dit à elle-même :

Azumi - Bonjour !

Azumi² - Chalut.

La fillette trouvait ce petit manège très rigolo. Ce n'était pas tous les jours que les humains avaient la chance de parler à sois-même. C'était donc une expérience qu'elle allait savourer. Elle savait que son clone le savait, mais elle voulait tout de même lui expliquer ce qu'elle comptait faire.

Azumi - Je suis en train d'apprendre une technique très difficiles, tu sais. J'ai besoin de ton aide. Tu dois me parler sans cesse de manière à ce que je sache lorsque ma technique fonctionnera.

Azumi² - Et si je refuse ?

La véritable Itô dévisagea le clone quelques instants. Comment osait-elle la défier ainsi. C'était son clone. Il se devait de lui obéir. Elle n'allait tout de même pas laisser cette insolente gâcher son plaisir.

Azumi - Tu es MON clone. Tu viens de MOI. Tu es à MOI. Tu fais ce que JE dis et ce sans rechigner. Est-ce que je me fais bien comprendre ?

Si un adulte avait regardé cette scène, il aurait sans doute éclaté de rire. Une jeune fille de neuf ans qui s'emporte comme cela c'est toujours très amusant. Seulement, Azumi n'était pas d'humeur à rire. Elle était non seulement fatiguer, mais voulait maîtriser ce sceau le plus vite possible. La fillette voulait le maîtriser avant même que Cathi revienne avec le déjeuner. Mais ce clone semblait vouloir lui mettre les bâtons dans les roues. Elle ne se rappelait pas avoir lu dans la description du bunshin qu'il y avait des risques de trahison. Pourtant, cette Azumi ne semblait pas fidèle. Qu'arriverait-il lors d'un combat si son clone ne répondait pas à ses exigences ? Enfin, elle attendit la suite des évènements.

Azumi² - Cha va, t'emportes pas comme cela. Je vais le faire ton machin. Je suis pas sourde, pas la peine de crier.

Son clone croisa les bras, boudeur, et prit place près du sac de la jeune fille. Azumi la rejoignit et s'assit sur le sol. Elle concentra son chakra de la même façon que Cathi avait utilisé quelques heures plus tôt et expulsa son chakra tout en posant sa main sur l'herbe fraîche. Son Chakra prit une teinte rouge, puis s'étala jusqu'à devenir un cercle d'environ un mètre de diamètre. Une lumière vermeil et aveuglante monta au ciel, puis le silence complet s'installa entre les deux sosies. Elles clignèrent des yeux et se dévisagèrent quelques instants. Finalement, le clone de l'orpheline demanda :

Azumi² - Est-ce que ça fonctionne ?

Azumi - Si tu parles c'est que ça ne fonctionne pas, idiote ! J'espère que je ne suis pas aussi imbécile que toi sans quoi je vais me pendre immédiatement.

Azumi² - C'est quoi se pendre ?

Azumi - Je sais pas... J'ai lu dans un livre que lorsqu'une personne n'aimait pas la vie qu'elle menait, elle se tournait vers la pendaison. Enfin, c'est pas important. Concentre toi !

Le Bunshin hocha la tête frénétiquement tout en continuant de fixer son créateur avec attention. Ce dernier ferma les yeux et refit le même exercice que la dernière fois. Cette fois-ci, le cercle rouge vif s'étala sur une plus grande distance et la lumière monta plus haut qu'au dernier essai. Azumi s'améliorait, cela ne faisait aucun doute. Mais le clone pouvait toujours user de ses cordes vocales avec autant de facilité que la véritable Itô. La fillette n'avait, jusque là, jamais perdu espoir. Mais jamais l'apprentissage d'une technique avait durée aussi longtemps. Il est vrai que cela ne faisait que deux heures qu'elle s'entraînait, mais l'orpheline était tellement habituée à apprendre facilement, qu'elle ne pouvait tout simplement pas supporter la difficulté que les sceaux rouges possédaient.

Azumi² - Mais pourquoi t'es aussi nul tout d'un coup ?

Azumi - Je ne suis pas nulle !

L'humain attrapa une roche qui traînait par là et la lança sur son clone. Celui-ci partit en fumé, la laissant seule dans ce champ trop silencieux à son goût. Inquiète, la jeune fille se redressa et refit le signe du bélier tout en criant la formule magique. Une autre Azumi d'une consistance instable se créa à ses côtés.

Azumi - Excuse-moi ! Je ne voulais... Pas...

Son clone ne lui adressa pas la parole et reprit place à l'endroit exacte où il avait disparu quelques instants plut tôt. Azumi venait tout juste de gaspiller du chakra en créant un deuxième clone. Son geste de violence était donc carrément ridicule. Elle reprit l'entraînement et continua l'exercice jusqu'à ce que le cercle s'étende à plus de deux mètres de diamètre. Une lueur rouge éclatant éclaira le ciel et toucha son clone de plein fouet. Celui-ci ferma les yeux et mit une main devant ses yeux pour se protéger. Lorsque le clame revint enfin, le clone allait demander si ça avait fonctionné, mais ses cordes vocales ne répondaient plus. Sa bouche bougeait, mais aucun son ne sortait. Fière d'elle, Azumi annula la technique de Bunshin et éclata de joie. Elle sautilla quelques minutes dans les herbes hautes puis s'étendit de tout son long sur le sol. Elle ferma les yeux avec la ferme attention de se reposer. Cathi n'avait qu'à la réveiller à son arrivée et elles pourront manger leur déjeuner sans se soucier du temps qu'il restait pour apprendre la technique, car Azumi venait tout juste de la maîtriser.

...

MessageSujet: Re: Au bord du précipice.   Sam 12 Juin - 5:20

[Voici la suite, je suis assez content du résultat. ^^]

Tome 1

Chapitre 11 - 3
Ferme ta gueule !


Flash back.

Elle pencha sa tête vers l'arrière et poussa avec ses pieds afin d'aller plus haut. En regardant le ciel comme elle le faisait en ce moment, Cathi avait l'impression de voler, de pénétrer dans les nuages et de faire une descente étourdissante pour ensuite retourner dans son doux et immense lit de coton vaporeux. Ses cheveux blonds tombaient de chaque côté de son visage d'ange. Ce visage d'enfant qu'elle aurait tant aimé conserver. Puis, elle ferma les yeux, laissant celui qui osait les regardait privé d'une telle splendeur. La fillette tenait fermement les chaînes qui soutenaient la balançoire sur laquelle elle était assise. Puis, à l'aide de ses petites mains douces, elle donna une autre poussé afin d'aller plus haut. Toujours plus haut.

À ses côtés se tenait un pur inconnu. Il était là, mais Cathi ne le regardait pas, indifférente. Le parc Seibutsu était toujours encombré. De la plus vieille et hideuse grand-mère jusqu'au plus mignon de tous les bébés. Du marchand le plus riche au marchand le plus pauvre. De l'enfant le plus joyeux à l'enfant le plus triste. Un homme noir, une femme blanche. Un chauve, un touffu. Tant de différence dans un village si petit. Tant de différence, qu'un jour, Cathi cessa de les remarquer. Et pourtant, elle n'avait que neuf ans, ce jour là. Elle n'avait que neuf ans et sa naïveté ne faisait qu'amplifier sa beauté. La beauté d'une gamine innocente, qui avait tout à apprendre et à vivre comme la perte d'une dent de lait, la perte d'un pari, la perte d'un être cher, la perte de sa confiance en elle... Mais il n'y avait pas que des pertes. Il y avait aussi tant de premier qui restera et demeurera toujours premier. Son premier plongeon, son premier verre de vin, son premier coup de foudre.... Son premier amour. Et elle était tellement plonger dans ses rêveries qu'elle ne constata même pas que celui qu'elle attendait – son premier amour – se balançait vivement à côté d'elle.

Il pencha sa tête vers l'arrière et poussa avec ses pieds afin d'aller plus haut. En regardant le ciel comme il le faisait en ce moment, Youso avait l'impression de voler, de pénétrer dans les nuages et de faire une descente étourdissante pour ensuite retourner dans son doux et immense lit de coton vaporeux. Ses cheveux châtains flottaient au dessus de son visage pâle. Ce visage pâle qu'il aurait tant voulu garder. Puis, il ferma les yeux, laissant celui qui osait les regarder privé d'une telle intensité. Le gamin tenait fermement les chaînes qui soutenaient la balançoire sur laquelle il était assis. Puis, à l'aide de ses petites mains d'enfant, il donne une autre poussée afin d'aller plus haut. Toujours plus haut.

Jusqu'à ce que les deux enfants se remarquent, attirés par le synchronisme qu'ils avaient entre eux. Ils faisaient les mêmes gestes au même moment dans une harmonie parfaite. Cathi lui lança un sourire et jamais ils n'auraient cru que c'était le début d'une amitié qui durerait une bonne partie de leur jeunesse.

Quelques minutes passèrent et Youso sauta en bas de son perchoir. La balançoire continua de faire ses va-et-vient et il avait sauté lorsqu'elle avait atteint sa hauteur maximale. Il donnait ainsi l’impression qu’il était un homme, un vrai.

Youso - Comment t'appelles-tu ?

Lui lança-t-il soudainement. Prise au dépourvu, Cathi baissa ses petits yeux bleus vers l'inconnu et lui répondit, l'air rebelle.

Cathi - Je m'appelle Cathimarue Hiroki ! Mes amis m'appellent Cathi. Alors appelle-moi Cathi.

Elle voyait bien que sa réponse ne le mettait pas à l'aise. La fillette constata même que les joues du gamin commençaient à s'empourprer. Elle décida donc de continuer la conversation avant qu'il ne s'enfuit en courant.

Cathi - Tu viens d'où ?

Youso - D'Otofaku Gai.

Cathi - C'est quoi cet endroit ?

Youso - Un village près de Konoha.

Elle ralentit la cadence et planta ses pieds dans la terre afin de stopper la balançoire. Puis, Cathi pencha légèrement la tête vers la gauche et regarda le jeune garçon avec intérêt.

Cathi - Pourquoi t'es venu ici. Ce n’est pas bien là-bas ?

Youso - J'ai été forcé.

Cathi - Forcé ? T'es un prisonnier ?

Youso - Non.

Cathi - Un sorcier ?

Youso - Non...

Cathi - T'es quoi alors ?

Youso - Un garçon... Tout ce qui a de plus normal.

Elle rigola.

Cathi - Un garçon normal doit bien avoir un nom.

Youso - Youso Shi, je m'appelle Youso Shi.

Cathi - Tient, c'est un drôle de nom. Chouette malgré tout. Est-ce que tu connais un prénommé Riku Hiroki ? Je crois qu'il vient de ton pays, là, Otofaku Gai. Quoi ? Ce n’est pas un pays tu me dis ? C'est quoi alors ? Une province ? Bon, ce n’est pas grave... Tu veux peut-être qu'on parle d'autre chose ? Tu veux faire quoi dans la vie, toi ? Tu veux être chirurgien ? Pas vrai ? T'as une face de chirurgien. Je te dis ça parce que j'en connais un qui fait des opérations dans le pays du vent. Ma mère m'a dit que c'est un de mes ancêtres mais je ne la crois pas trop. Savoir que j'ai un ancêtre comme chirurgien ça me fou la frousse. Pas toi ? Bah moi si. Tu sais ce qui est vraiment étrange, c'est le fait qu'on....

Fin du flash back.

Cathi - On m’a souvent dit, dans ma jeunesse, que je parlais un peu trop.

Azumi - C’est mal ?

Cathi - Ça dépend de ce que tu dis…

Elles marchaient dans les rues encore ensoleillées du village caché de la feuille. La chaleur était à un point tel qu’elles furent étourdies, puis, elles décidèrent d’arrêter quelques minutes pour s’acheter une bouteille d’eau. Quelque temps plus tôt, Azumi était en train d’apprendre l’une des techniques les plus simple des sceaux rouges et la voilà maintenant qui déambulait les ruelles en compagnie de son modèle : Cathi. Depuis qu’elles se connaissaient, elles se fréquentaient le plus souvent possible. Les deux filles avaient appris à se connaître et à savoir ce qui ne plaisait pas à l’autre. Un respect s’était donc bâti entre les deux protagonistes et ce, malgré la différence d’âge.

En effet, Cathi était beaucoup plus vieille que la jeune orpheline. Mais le potentielle d’Azumi était si élevé qu’elle décida de lui enseigner ce qu’elle savait. Parfois, le fait d’avoir une fillette coller au derrière la gênait un peu. Mais puisqu’elle adorait cette Konoichi, elle jugea nécessaire de faire quelques efforts afin de s’habituer à ce visage emplit de bonheur sincère qu’elle aurait tant voulu avoir.

Après avoir réussit la technique, Cathi était revenue avec deux plats de nouilles dans sa main gauche. L’étudiante avait avalé son repas comme un ogre affamé l’aurait fait. Toute l’énergie que son entraînement avait absorbée devait être compensé par un beau gros ventre remplit de protéine et de vitamine en tout genre. Après ce repas bien mérité, elles décidèrent d’aller se promener un peu afin de faire connaître à Azumi les coins les plus reculés du village. Car tout le monde sait qu’un Ninja connaissant son village comme le fond de sa poche est un ninja qui aura moins de difficulté lors d’une attaque ennemi, comme celle que l’Asashi avait lancé quelques années plus tôt lors de l’examen permettant aux Genin de passer Chuunin.

La petite Hiroki décida de montrer à Azumi la mairie de Konoha et, pour cela, elles durent emprunter un chemin que Cathi ne connaissait que trop bien. C’était la rue où son ami Youso habitait. Oui, le même ami qui l’avait abandonné lors des moments les plus difficiles. Le même ami qui l’avait ignoré lorsqu’elle lui demandait – pour ne pas dire suppliait – de répondre à ses lettres. Le même ami qu’elle avait tant aimé et qu’elle maudissait aujourd’hui comme on maudit une sorcière qui avait mal agit. Celui à qui elle avait fait tant confiance et à qui elle avait confié tous ses secrets.

Son visage changea et Azumi le remarqua. Son amie fixait une maison comme on fixe le meurtrier de son propre enfant. Si son regard pouvait tuer, il y a longtemps que cette maison aurait explosé, laissant des débris à des centaines de kilomètres à la ronde. C’est à ce moment qu’elle comprit.

Azumi - C’est sa maison, n’est-che pas ?

Cathi - La maison de qui, Azumi ?

Azumi - Celle de ton ancien ami, monchieur Shi.

Décidément, cette fillette ne perdait aucun mot de ce qu’on lui disait. En effet, lors d’une balade sur la place du marché, il y a environ un mois de cela, Cathi lui avait raconté ce qu’il s’était produit au parc seibutsu, le jour où elle rencontra Hakai. Elle lui avait dit, également, que Youso n’avait plus jamais donné de nouvelle. Bien entendu, elle évita de préciser qu’elle lui avait envoyé une lettre le jour où elle se lança à la poursuite de la mort… Le jour où elle sauta en bas de la falaise de Konoha.

Azumi s’en souvint et elle n’était pas timide, puisqu’elle en parlait sans faire attention à ce que la jeune femme pouvait ressentir. Mais elle ne lui en voulait pas. Cathi baissa le regard sur la petite Konoichi et hocha la tête en signe d’affirmation.

Azumi - Tu crois qu’il est là ?

Dit-elle subitement. La Chuunin observa son élève avec de gros yeux pour lui faire savoir qu’elle connaissait la suite des évènements.

Cathi - Non, il n’est pas là et même s’il y était nous n’irions pas…

Elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase. Azumi était déjà partie et à grande enjamber elle traversa le petit jardin mal entretenu de Youso Shi. Cathi se pétrifia et fixa la gamine comme si elle ne se rendait pas compte de la gravité de la situation. Elle allait l’empêcher de faire un pas de plus, mais il était trop tard. La fillette était déjà en train de toquer sévèrement sur la pauvre planche de bois qui ne s’était pas ouverte depuis des lustres. Le bruit résonna dans toute la maison entière et, s’il y en aurait eut, on aurait pût entendre les termites de la porte bouger à cause de la vibration. Deux longues minutes passèrent et Azumi leva son bras et donna trois coups secs. Toc, Toc, Toc.

Cathi se défigea et couru jusqu’au porche. Elle prit l’épaule de la fillette et la tira vers la rue, mais elle se débattit et se tourna furieusement vers son agresseur.

Cathi - Mais qu’est-ce qui te prend. Je t’ai dis qu’il n’était pas là !

Azumi - Et puis !? On s’en moque ! Tu as bien dit qu’il ne te répondait pas depuis des années. Et s’il était mort ? Et s’il était en fait à la tête d’une organisation secrète qui exige à ses membres de ne répondre à personne et ce en tout temps !?

Cathi - Tu dis des sottises, là. On s’en va.

Azumi - Et si ce n’était pas des sottises ?

La jeune femme se pinça les lèvres et jeta un regard froid sur celle qui osait la défier.

Cathi - Et si s’en était ? Tu veux qu’on fasse quoi exactement ? Tu veux qu’on entre pour voir s’il n’est pas mort d’une crise cardiaque ou s’il fait de la magie avec des poupées vodou avec son organisation secrète ? Allons Azumi, soit plus raisonnable et allons-nous en.

Azumi - Oui ! Oui. C’est cela. Exactement ! On entre et s’il n’est pas là, on s’en va.

Elle hocha vivement la tête pour appuyer ses dires. La jeune femme regarda la fillette d’un air suspect. Puis, après de longue secondes de réflexion, elle répondit :

Cathi - Et tu veux qu’on entre comment ? La porte et verrouiller et je suis trop grande pour pénétrer par la fenêtre…

Azumi - Toi oui ! Mais pas moi. Je crois que je serai capable d’entrer par la fenêtre du sous-sol. J’entre, je regarde s’il n’y a personne, ensuite je t’ouvre la porte. Ch’est un bon plan, hein ?

La chuunin regarda derrière elle pour voir si elles étaient seules. Puis, elle fût envahit par un sentiment d’excitation qu’elle n’avait pas ressentit depuis très longtemps. Après s’être assuré qu’il n’y avait personne, elle se tourna vers Azumi et la poussa vers la petite fenêtre carré à peine plus haute qu’une boîte de céréale. Un sourire splendide éclaira le visage de la fillette qui fût envahit par le même sentiment que son amie. Elle parcourue les quelques mètres qui la séparait de la maison et se pencha pour regarder à travers la vitre salle du sous-sol. Lorsqu’elle fût certaine qu’il n’y avait personne, elle tenta de pousser la fenêtre afin de la faire basculer, puisque c’était une fenêtre qui s’ouvrait d’une manière rotative. Étrange comme mécanisme, en effet. N’empêche, les petites fenêtres étaient faites de cette façon, puis elle s’ouvrit. Azumi était suffisamment petite pour s’y glisser. La fillette repoussa une mèche folle derrière son oreille, lécha ses lèvres nerveusement et se faufila dans la petite ouverture qui s’offrait à elle. La moitié de son corps était à l’extérieur de la demeure et l’autre à l’intérieur. Ses pieds s’agitait dans l’herbe doux de l’été tendis que ses mains tentaient de s’accrocher à quelque chose dans la noirceur de la pièce. Le plancher était très bas et sa grandeur l’empêchait d’entrer dans la demeure sans tomber lourdement sur le ciment. Elle demanda donc l’aide de son amie qui vint lui tenir les pieds afin de l’aider à descendre sans se faire mal. Lorsque la fillette fût au sol, Cathi se mit à quatre pattes et regarda la jeune fille avec une lueur d’excitation dans les yeux.

Cathi - Dépêches-toi de m’ouvrir la porte.

Azumi lui fit « oui » de la tête et s’engouffra dans la noirceur de la pièce. Elle tâtonna avec ses mains en espérant trouver un appuie quelconque, puis, lorsqu’elle toucha enfin quelque chose de solide, elle soupira de soulagement. La jeune fille avait horreur du noir et le simple fait d’être seule dans cette pièce la faisait frissonner de tout son être. Et s’il y avait des Dévoreurs d’Âme ? Que ferait-elle ? Il n’y avait aucune échappatoire. La fenêtre était beaucoup trop loin et si, par le plus grand des hasards, elle réussissait à s’y rendre, elle n’aurait pas assez de temps pour y grimper et s’y faufiler avant de se faire dévorer par les méchants esprits.

Elle suivit ce qui lui semblait être une table où étaient posées de nombreuses boîtes contenant des babioles en tout genre et finit par voir une petite lueur ayant la forme d’un rectangle. C’était une porte. Celle-ci était située en haut de quelques marches qu’elle grimpa rapidement, le cœur battant à tout rompre. Puis, elle se baissa pour regarder sous la porte afin d’être certaine qu’il n’y avait pas de monstre derrière. Ensuite, Azumi l’ouvrit tout doucement et jeta un œil furtif dans l’embrasure de la porte. Devant elle se tenait un long couloir et au bout de celui il y avait la porte d’entrée. À gauche de cette dernière il y avait un escalier qui menait au second étage et à droite il y avait de nombreuses petites pièces qu’Azumi prit le temps d’inspecter. La première était un petit salon, tout salle et qui empestait le renfermer. Comme si cela faisait des années qu’on n’avait pas aéré la pièce. La deuxième était une petite cuisine où la vaisselle commençait à s’empiler dangereusement dans l’évier. La vermine s’était sans doute déjà rassembler au fond de celui-ci. La dernière était une chambre. Le lit était fait et tout était parfaitement propre. Assez étonnant en voyant le piteux états des autres pièces que composait la demeure.

Rendue au pied de l’escaler, Azumi tendit une oreille discrète au second étage. Elle espérait qu’il n’y ait personne. D’ailleurs, de quoi avait l’air Youso Shi ? Était-il grand ? Avait-il des yeux rouges vifs semblables à ceux qu’ont les démons ou de gros crocs acérés prêt à dévorer la première petite fille qui pénétrait dans sa tanière ? Elle avait lu un livre, un jour. Celui-ci parlait d’une petite fille tout de rouge vêtue qui allait porter une galette et un petit pot de beurre à sa mère-grand. Une fois arrivée à destination, elle constata avec effroi que l’être qu’elle aimait tant avait été remplacé par un abominable loup assoiffé de sang et de petit pot de beurre ! Elle en fit des cauchemars deux nuits de suite…

Aucun bruit. La maison semblait vide. Aucun signe de vie. Elle tourna les talons et s’approcha tranquillement de la porte d’entrée pour déverrouiller la porte et laisser entrer Cathi. Mais juste au moment où elle allait tourner le verrou, une petite pile de lettres, posée sur le sol, capta son attention. Et une seule d’entres elles l’intéressaient vraiment. (Car, en effet, il y en avait beaucoup) C’était une petite enveloppe où il était marqué, d’une calligraphie non soigné, comme si la personne qui l’avait écrite était en proie à de terrible émotion, « De Cathimarue Hiroki »

C’était la lettre d’adieu que Cathi avait fait à Youso il y a plusieurs mois de cela.

...

MessageSujet: Re: Au bord du précipice.   Sam 12 Juin - 23:45

Tome 1

Chapitre 11 - 4
Ferme ta gueule !

Doucement, elle déplia la petite enveloppe et jeta un regard intrigué sur son contenu. Azumi survola quelques lignes qu’elle prit la peine de lire syllabe par syllabe en suivant la marge avec son doigt afin d’être certaine de ne pas louper un mot. Elle fut d’abord surprise de la vulgarité dont faisait preuve Cathi envers son ancien ami, puis, les dernières phrases étaient loin d’être énigmatiques.

Citation :
« Je quitte ce monde de merde, car vous êtes tous des merdes. »

Et c’est dix minutes plus tard qu’Azumi et Oyate la retrouva, étendue sur le sol, le sang s’étendant dangereusement autour d’elle. Et c’est dix minutes plus tard que la lettre arriva ici et que le faucon messager de Cathi se posa sur porche de la maison des Shi. Comment était-elles entrées, cette lettre et les autres ? Ça, nul ne le savait. Mais il y avait quelqu’un qui l’avait poussé dans la boîte aux lettres.

Elle resta longtemps à fixer la lettre et elle serait restée encore quelques minutes si Cathi n’avait pas cogné trois fois. Trois coups brefs, rapides et qui la fit sursauter. Elle regarda la porte nerveusement et plia la petite enveloppe. Elle décida même de prendre le petit tas de papier qui traînait sur la plancher et de le cacher sous le lit de la chambre où tout était bien rangé.

Cathi - Psit… Tu m’entends Azumi ? Viens m’ouvrir !

La pauvre fillette tremblait de tous ses membres. Elle s’approcha de la porte d’entrée et tourna le verrou. Ensuite, elle prit délicatement la poignée et la tourna vers la droite. Le soleil pénétra dans la pièce et l’aveugla. Cathi se tenait à quelques mètres de là. La jeune femme regardait derrière elle pour s’assurer que personne ne les regardait et pour être certaine que Youso Shi ne se pointait pas. Après s’être assuré qu’il n’y avait personne en vu, la jeune Chuunin approcha de l’ouverture avec empressement et poussa légèrement Azumi qui était pétrifié devant l’embrasure de la porte. Elle referma immédiatement derrière elle dans un petit bruit qui résonna dans toute la demeure et la maison replongea dans son obscurité inquiétant.

Les souvenirs remontèrent rapidement dans l’esprit de la jeune femme. Cela faisait des années qu’elle n’était pas entré dans ce logis pourrit et pourtant elle avait l’impression que cela datait d’hier. Elle se souvint de tous les moments qu’ils avaient passé ici, à s’amuser où à se cacher de l’effrayante tante de son ancien ami. D’ailleurs, qu’était-elle devenue ? Aux dernières nouvelles, elle était parti avec l’un de ses nombreux amis soûlons en manque d’attention. Peut-être s’était-elle tournée vers la prostitution ou s’était-elle finalement étouffée avec la fumée empoissonnée de sa cigarette comme l’avait prédit le ouija.

Flash back

Il faisait chaud cette journée là, l’une des nombreuses journées de canicule que Konoha avait accueilli plusieurs années plus tôt. La petite fenêtre du sous-sol laissait pénétrer dans la pièce poussiéreuse une petite lueur qui rendait les boîtes posées sur les tables encore plus énigmatiques qu’elles ne l’étaient. Une petite ampoule éclairait les deux visages cachés derrière une série de tuyaux où la lumière du soleil reflétait paresseusement. Le plafond laissait tomber une fine pellicule de poussière à chaque pas que la terrifiante Takana faisait à l’étage. Celle-ci hurlait et disait tous les jurons qu’elle connaissait. Puis, elle passait d’une pièce à l’autre à la recherche des deux vermines qui avaient osé réduire en bouillie le vase qu’elle avait eu en héritage. En effet, son père était mort quelques mois plus tôt et, à sa mort, on leur avait donné un vase remplit de terre. Mais c’était une terre spéciale et, intrigués, Youso et Cathi décidèrent de planter des fleurs à l’intérieur. Malencontreusement, après un faux pas, tout le contenu du vase éclata sur le sol. Tout d’abord, ils ne crurent pas que cette terre était si importante aux yeux de la tante de Youso, mais ils comprirent, plus tard, que cette poussière était en fait tout ce qu’il restait du père du grand méchant loup. C’était ses cendres.

Il y eu donc une gigantesque chasse à l’homme dans la maison. Takana s’était armer d’un balai et regardait dans tous les recoins de la maisonnée. Les fautifs s’étaient réfugiés dans la cave et s’était caché derrière une série de tuyaux, à l’ombre de la pièce. La vieille femme avait regardé dans ce coin, mais ils étaient passé inaperçu. Elle décida donc d’aller jeter un coup d’œil dans le jardin et dans les alentours. Elle ne revint qu’une heure plus tard.

Pendant ce temps, les deux enfants sortirent de leur cachette. Cathi s’exclama :

Cathi - Mais c’est une vrai cinglée ! Ça nous apprendra d’essayer d’embellir sa maison en plantant des fleurs !

Youso - Elle est seulement un peu… Irritable.

Cathi grimpa sur une table, étira son cou et regarda par la fenêtre pour s’assurer que la folle de tout à l’heure n’était pas dans les parages. Elle chuchota, comme si elle se parlait à elle-même :

Cathi - irritable… Je dirais plutôt qu’elle fume de l’acide, oui.

Elle sauta par terre et elle entraîna avec elle une boîte de carton. Son contenu se vida sur le sol dans un vacarme incroyable. Cathi leva des petits yeux désolés vers son ami qui la regardait, indifférent. Ils se penchèrent pour ramasser le dégât et, une fois le tout remit à sa place, Youso prit une petite boîte dans laquelle il y avait une planchette de bois et une goutte. La fillette le regarda, intrigué par cette boîte vieille d’au moins dix ans. Puis, elle demanda :

Cathi - C’est quoi ce machin ?

Youso - C’est un Ouija. Ça permet de communiquer avec les esprits. On peut pauser plein de questions et savoir ce qu’il y a dans l’au-delà ! On essai !

Il dégagea la table afin de faire plus de place à ce fameux « jeu ». Cathi le regardait, désemparer et un peu surprise de la futilité de son raisonnement. Des esprits… Ça n’existait pas.

Cathi - Voyons, ça n’existe pas, des esprits. Ma mère me l’a dit.

Youso - Les grands ça ment comme ça se brosse les dents. Maintenant assis-toi. On verra bien.

Elle prit place en face de son ami et ils posèrent la planchette sur le bois froid de la table. Ensuite, ils placèrent la goutte au milieu et se regardèrent, une étincelle de curiosité dans les yeux. Youso avait entendu parler de ce jeu lorsqu’il habitait dans son village natal. Certain l’utilisait comme moyen de communication, d’autres simplement pour prouver que ce qui était plus puissant qu’eux n’existait pas. Aujourd’hui, ces deux enfants l’utilisaient par simple curiosité. Ils posèrent chacun une main sur la goutte.

Cathi - Comment on le fait fonctionner ?

Youso - Nous devons poser un doigt sur la goutte, pas trop fort, puisque la pression doit être légère. Après, on doit demander « Ouija, es-tu là ? » Si la goutte se dirige vers le « oui », c’est que l’esprit en question nous entend. Si elle ne bouge pas, c’est que l’esprit ne nous entend pas. On doit aussi rester poli, sinon on risque de se faire attaquer par un démon. Quand on a terminé, on doit demander la permission pour arrêter la séance.

Cathi hocha la tête même si elle était septique. Pour elle, les esprits n’existaient pas. Les morts étaient morts. Ils ne pouvaient plus interagir avec les vivants. Youso demanda « Ouija, es-tu là? ». Il ne fallu que quelques secondes avant que la goutte se dirige d’un coup sec sur le mot « oui ». Cathi sourit, Youso aussi. Ils se regardèrent, tout en se demandant si c’était l’un d’entre eux qui l’avait fait bouger ou si c’était la force d’un esprit.

Youso - Où est Takana en ce moment ?

La goutte commença à bouger et à défiler les lettres les unes après les autres. Le Ouija leur disait qu’elle courrait dans la rue telle une poule sans tête à la recherche de ceux qui avait cassé son vase. Ils rirent en se jetant quelques regards malicieux. Youso pausa au Ouija quelques autres questions dont les réponses étaient rigolotes. Puis, Cathi dit :

Cathi - Attend, je sais ! Je sais quoi lui demander. Quand viendra l’heure de Takana ?

Ils se pincèrent les lèvres et regardèrent la goutte se diriger vers le « Q ». Le jeu leur disait qu’elle mourrait lorsqu’elle fumerait une cigarette de trop.

Youso - Ma tante se mariera-t-elle un jour ?

Cathi fit bouger la goutte. Elle savait que Youso savait que c’était elle qui la faisait bouger, mais elle s’en moquait, parce que c’était très drôle. Elle composa le plus rapidement possible.

Ouija - Non, personne ne voudra d’elle à cause de ses grosses fesses.

Ils éclatèrent de rire et se tapèrent joyeusement les cuisses. Cathi en avait les larmes aux yeux. Ils continuèrent ainsi pendant quelques temps, puis décidèrent d’arrêter lorsque l’exercice fut trop répétitif et moins hilarant. Ils rangèrent le jeu et sortirent se balancer dans le parc Seibutsu en redoutant le moment où Takana les retrouverait.

Une fois la nuit venue, Cathi reçu la visite d’un visiteur inattendu. Elle se réveilla au beau milieu de la nuit et au bout de son lit se tenait un squelette. Celui-ci flottait dans les airs et avait la mâchoire complètement décroché. Elle se leva, surprise, et voulue partir en courant, mais l’esprit la devança et recula rapidement. Il traversa le mur et elle ne le revit jamais. Le lendemain, elle constata avec effroi qu’un vase avait été projeté au sol, pendant la nuit. Ce n’était ni sa mère, ni elle qui l’avait renversé. Cathi mit cela sur le dos de l’esprit. Sa mère lui dit que c’était un mouvais rêve, mais elle était persuadée que cela était bien arrivé.

Plus tard, dans la journée, elle demanda à son ami Youso si un squelette était venu l’observer pendant son sommeille. Celui-ci lui dit que non. Elle jugea donc que l’esprit était venu la punir parce qu’elle avait fait bouger elle-même la goutte du Ouija et aussi parce qu’elle avait renversé l’urne funéraire du grand-père à Youso en tentant de planter des fleurs dans ses cendres.

Fin du flash back.

Cathi leva la tête vers l’escalier. Elle demanda à Azumi si elle avait vérifié au second étage, mais elle lui répondit qu’elle n’avait entendu personne. La jeune femme mit un pied sur la première marches, la Genin à ses talons, et accéléra deux mètres plus loin. Elle savait parfaitement où elle allait. Au bout de ce couloir il y avait la chambre de Youso. Et c’est à ce moment qu’elle saurait ce qu’il était réellement arriver à son ancien ami. Pour y arriver, on devait passer devant trois fenêtres. Celles-ci étaient cachées par des rideaux violacés qui rendaient le couloir plus sombre qu’il ne devait l’être. Elles marchèrent prudemment. Le sol craquait sous leurs pas tremblants d’excitation. Une fois arrivée devant la porte fermée, Cathi se tourna vers la fillette et lui fit signe de se taire. Tout d’abord, la jeune femme entrouvrit la porte. Personne à l’horizon. Ensuite, elle poussa doucement la planche de bois et un long et strident grincement se fit entendre. À l’intérieur, rien de très intéressant. Seulement un tas de feuille gribouillé.

Hiroki s’avança vers un petit bureau qui n’était pas là la dernière fois qu’elle était venue ici. Elle ouvrit le premier tiroir et trouva d’autre feuille gribouillé. Dans le second tiroir, il y en avait d’autre.

Cathi - Je ne comprends pas. C’est quoi tout ce bordèle ? Youso n’était pas…

Son sang se glaça à l’intérieur de son corps, car en bas, sur le porche d’entré, on put entendre des pieds qui se frottaientt sur le tapis de bienvenu et une porte se refermer dans un claquement qui annonçait l’orage. Azumi regarda son enseignante avec de grands yeux effrayés. Cathi lui prit le bras pour la rassuré et elles tendirent l’oreille pour savoir où se dirigeait l’inconnu qui venait d’entrer. D’abord, les bruits de pas étaient lents et doux, puis ils devinrent de plus en plus rapides et de plus en plus fort. À chaque Boum qu’elles entendaient, elles sursautaient. Aucun doute. La personne en bas était en colère. Très en colère. Elle savait qu’il y avait des inconnus dans la maison. On pût entendre le couinement de bottes frotter sur le bois frais du couloir. Et un bruit synchroniser raisonna dans la maison silencieuse. On montait les escaliers et, d’un moment à l’autre, les deux amies pourraient constater qui était ce fameux inconnu qui était entré dans la maison de Youso Shi. Et si, en fait, c’était Youso Shi ?

Elles n’avaient pas le temps de se pauser des questions. Cathi avança doucement vers la porte et la ferma silencieusement. De cette manière, l’homme qui avait pénétrer dans la demeure ne pourrait pas les voir immédiatement. Elles avaient quelques secondes pour se cacher.

Cathi - Azumi, chuchota-t-elle, cache doit dans le panier à linge sale.

Sans attendre, Azumi ouvrit le panier et se faufila dans un tas de coton puant. À l’intérieur, l’orpheline pouvait voir ce qui se produisait dans la pièce, puisque le panier était fait en bois de bambou. Les fentes qui séparaient chaque bâton permettait au fautif de voir quiconque entrait dans la pièce. Elle vit même Cathi se métamorphoser en pierre. Une pierre… Ce n’était pas très subtil dans une chambre privée. Mais le bordel qui régnait dans la pièce l’aiderait sûrement à passer inaperçu.

La porte s’ouvrit enfin et cogna le mur furieusement. Quiconque se serait cacher derrière serait maintenant réduit en bouillie. Azumi écarquilla les yeux en voyant ces immenses pieds pénétrer dans la pièce. Mais de là où elle était, impossible de discerner les traits de l’inconnu. Mais celui-ci ne ressemblait pas à la description que lui avait faite Cathi. Ce n’était pas Youso Shi.

Il tourna les talons en voyant qu’il n’y avait personne dans la pièce. Il croyait sans doute que ceux qui s’était introduit dans sa maison s’était enfuit il y a des heures de cela. Une fois qu’elle fut certaine que cet inconnu était maintenant au rez-de-chaussée, Cathi redevint elle et s’élança habilement dans le couloir. Azumi lui demanda d’une voix chuchotant de l’attendre, mais la jeune femme ne prêta pas attention à ses dires. L’orpheline se débattu avec un caleçon sale et sauta sans bruit sur le sol. Elle parcouru sur la pointe des pieds le long couloir aux rideaux violet et s’immobilisa près de Cathi qui tendait l’oreille en tentant de situer le mystérieux homme.

Azumi - Tu crois que…

Cathi - Chut !

Azumi - Qu’en fait c’est….

Cathi - Ferme la.

Azumi se pinça les lèvres, un peu surprise de la manière que Cathi empruntait pour lui parler. En bas, tout semblait désert, comme si celui qui faisait battre le cœur des deux jeunes filles aussi vite s’était volatilisé. Hiroki prit la main du Genin et l’entraîna avec elle dans l’escalier. Elle regarda au fond du couloir, là où il y avait la porte qui menait à la cave. Un fracas se fit entendre. On venait de constater que la fenêtre avait été forcée. Mais sur quel fou étaient-elles tombées ? Cathi ne prit pas la peine de s’interroger plus longtemps, elle ouvrit la porte d’entrée rapidement et courra jusqu’à ce que la maison ne soit plus visible. Azumi la rattrapa.

Azumi - Mais pourquoi tu ne m’as pas attendu !?

Cathi reprenait son souffle. Elle leva des yeux furieux vers son élève et lui hurla dessus.

Cathi - je t’avais dis qu’il n’était pas là ! Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas écouté quand je t’ai dis qu’il ne fallait pas entrer ?! Comme tu peux le constater, Youso n’habite plus à cet endroit. Il est partit il y a fort longtemps ! Tu m’entends ! Nous sommes entrés chez quelqu’un d’autre ! Tu te rends comptes des problèmes que nous aurions eut avec le village s’il nous aurait pincé !

Azumi - Non, c’était bien la maison de Youso !

Dit-elle, offusquée.

Cathi - Non, ce ne l’était pas !

Azumi - Si, ce l’était !

Cathi - Comment le sais tu ?

Azumi - Parce que j’ai trouvé ça à l’intérieur !

Elle lui jeta en pleine figure la lettre qu’elle avait écrite trois mois plus tôt. Cathi se calma et relu la lettre en entier.

Cathi - Où l’as-tu trouvé ?

Azumi - Devant la porte, elle n’était pas ouverte.

Cathi - Ça veut dire que Youso ne l’a pas lu ? Il y en avait d’autre ?

Azumi - Des vingtaines !

Cathi - Alors c’était qui ce mec ?

Azumi - Je n’en sais rien mais nous n’étions pas le bienvenu. Personne n’était le bienvenu.

Fin de la session
Fin du chapitre.

Chapitre 12 Un oiseau à ma fenêtre. Arrow

MessageSujet: Re: Au bord du précipice.   Sam 7 Aoû - 12:19

Azumi - 42 XP

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MessageSujet: Re: Au bord du précipice.   

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