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 Prémices ~Flashback~

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MessageSujet: Prémices ~Flashback~   Jeu 4 Mar - 17:35

Suite de Métamorphoses.


Cela faisait un moment que les élèves étaient partis de l’amphithéâtre. Il ne restait que Achyuta qui méditait devant la fenêtre, observant chaque changement du ciel. Il attendait une visite. Le colosse n’eut pas à attendre encore longtemps, qu’on frappa, à la porte. Trois coups distincts montrant que c’était bien la personne qu’attendait le professeur. Un « Entrez » d’un ton calme et serein répondit aux percussions de la porte. Un jeune homme entra alors, laissant se découvrir. Le géant métissé se retourna alors pour regarder celui qui venait de pénétrait dans la pièce. Une Chevelure d’ébène couvrant partiellement son visage, se posait allégrement sur ses épaules. Deux yeux dont la couleur faisait penser que tout un océan miroitait dans ses pupilles. On pouvait apercevoir qu’il détenait une arme – un katana – accroché dans son dos à l’aide d’une corde accroché aux extrémités du fourreau qui cachait la lame. La corde tendue sur son torse détenait autre chose : un bandeau Ninja suspendu au niveau de sa poitrine. Le Shinobi s’inclina respectueusement attendant que son aîné prenne la parole.

Achyuta – Bonjour Misuko-san.

Kino – Bonjour Durga-sensei. Vous m’avez fait appelé? répondit-il tout en relevant le menton vers le visage de son interlocuteur.

Achyuta – Tu es bien impatient. J’aurais bien aimé savoir comment s’est déroulé ta mission, mais tu as raison. Parlons de la raison de ta venue.

Le timbre de sa voix était toujours aussi posé. Il était rare qu’une autre personne ait entendu ses paroles sur une autre intonation. Peut-être un éclat de rire, quand ses élèves réussissait avec brio, mais cela était, malheureusement, assez exceptionnel. Le Juunin croisa ses bras et les posa sur sa poitrine. Il prit une longue inspiration.

Achyuta – Je vais aller directement, au but. J’ai une faveur à te demander.

Kino – Cela ne vous ressemble pas . hoqueta-t-il. Cependant, je me dois de vous rendre service. Vous avez tant fait pour moi.

Achyuta – J’aimerais que tu t’occupe, d’un de mes anciens élèves. C’est un des promus du dernier tournoi Chuunin. Je pense qu’il n’a plus sa place sur les bancs de l’académie avec les Aspirants et les Genin. Cependant, il a encore tant à apprendre.

Achyuta fit une courte pause pour que son interlocuteur puisse boire de ses paroles et les digérer convenablement, pour qu’il comprenne aisément la situation. Ce dernier parut à la fois inquiet et intéressé. Il voulait savoir plus sur le protégé de l’Eisei-Nin. S’il avait fait cette demande, c’est que le jeune homme méritait plus qu’un cours à l’académie. Il avait besoin d’un apprentissage particulier, très particulier, et a besoin d’un suivi constant. Ce qu’Achyuta ne pouvait pas faire, il était professeur et devait donner des cours plus ou fréquemment, il ne pouvait plus consacrer autant de temps pour un seul élève, comme cela. Mais le colosse savait que quelqu’un pouvait le faire à sa place. Un autre de ses anciens élèves. Un des seuls qui arrivait sans contrainte à comprendre et à saisir le sens réel de ses cours. Ce n’était qu’autre que Kino. Il avait grimpé rapidement au rang de Chuunin à l’age de ses onze ans. Depuis quelques années on lui proposait la promotion pour passer au rang supérieur. Il avait tout bonnement refusé, car il refusait d’avoir une équipe de Genin à sa charge, ce qui était pratiquement obligatoire pour un Juunin. Le professeur d’Eisei le savait bien, et espérait que cette petite expérience allait faire grandir non seulement le petit Chuunin tout juste promu, mais aussi Kino. Il avait dix sept ans, désormais. Il méritait plus que tout sa montée en grade. Il fallait simplement lui ouvrir les yeux.

Achyuta – J’espère que tu t’entendras bien avec lui. J’ai pu l’entraîner lui et un de ses coéquipiers avant l’examen Chuunin. Il a du potentiel. Et toi aussi tu as du potentiel pour faire un bon sensei.

A ses mots il esquissa un fin sourire sur son visage, laissant ses dents blanches se découvrir, contrastant avec son teint basané. Cela l’amusait un peu, de savoir ce que ce duo allait former. Cependant, il savait que quelque chose de meilleur en allait ressortir. Il le sentait.

Achyuta – Pour son identité, il est dans l’équipe récémment formée par Satoshi Kagehisa. Son nom est Sokka Kawaki.

En entendant son nom, les sourcils du Chuunin se levèrent manifestant sa surprise. Il avait déjà entendu ce nom quelque part. Kawaki lui disait quelque chose. Tout ce qu’il en put retrouver dans sa mémoire, c’est que c’était un Juunin assez spécial, trop spécial, qui cachait un secret au fond de lui. Puis tout d’un coup cela lui revenu. C’était un enterrement à ce nom. Il se souvint qu’une cérémonie allé être effectué pour un certain Uryuu Kawaki, mort en mission. Une mission que personne ne pouvait savoir les détails. La seule information qui se laissait filtrer est qu’il avait été tué par un Nukenin bien connu des registres de Kiri. Cependant, il n’était plus tout à fait sûr de cette information, il jeta un regard vers Achyuta, lui demandant de répondre à sa requête.

Kino – Kawaki, ce n’est pas celui qui…

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que la voix du colosse retentissait dans ses tympans. Le sourire avait disparu laissant de nouveau un masque sans émotion sur la figure du professeur. Apparemment, c’était un sujet à éviter. Cependant, Achyuta allait confirmer ses hypothèses pour mettre ce sujet de discussion à son terme.

Achyuta – Oui, c’est son fils. Sa mort étant officialisée hier, il doit donc être au courant désormais. Pas besoin d’épandre le sujet. En tout cas, je compte sur toi, pour lui apprendre ce qu’il nécessite de savoir. Sache aussi que je l’ai déjà mis à ta recherche. Désolé de ne pas t’avoir prévenu avant. Je pense que tu es à la hauteur.

Kino – Et ce qui en est de mes missions ? Je doute que Ruriko soit d’accord à ce que je mette de côté notre équipe un bout de temps.

Achyuta – J’en ai déjà parlé avec Ayashi-san. Elle est d’accord et a mis en place une manœuvre pour te remplacer. Elle n’était pas du tout mécontente, d’ailleurs.

Kino grimaça. Il savait pourquoi la mine de Ruriko s’était réjouie face à cette nouvelle. Elle et lui était un peu comme rivaux. Ils s’entendaient comme chien et chat depuis la tendre enfance. Cependant ils faisaient parti de la même promotion.Contrairement à lui, elle avait accepté de passer Juunin et de prendre une équipe sous son aile. Vu ses compétences stratégiques et tout ce qui avait en rapport, on lui confia directement une équipe de Chuunin. Apprenant cette nouvelle, elle demanda alors à ce qu’une certaine personne soit admise directement dans ce groupe. Ce n’était qu’autre que Kino. Elle avait déclaré aux autorités, qu’elle le connaissait très bien, et que cela formerait une certaine cohésion dans le groupe. Quand le Chuunin avait appris dans quelle équipe, il serait, il avait tout de suite désenchanté. Ruriko avait même de suite enfoncé le clou, en disant que si elle avait fait cette demande, c’était uniquement pour le voir sous ses ordres, et le faire enrager, autant de fois qu’elle pouvait.

Elle lui faisait certaines blagues aussi. La dernière en date, était que l’équipe a failli partir sans lui. Il n'avait été tout simplement pas prévenu. Heureusement, qu’un autre de ses coéquipiers avait insisté pour voir la raison de son absence. S’il n’avait pas été à cette mission, il aurait eu des réprimandes de la part des autorités de Kiri, comme quoi le travail d’un shinobi est de suivre son équipe, et tout ce qui en suivait. Il était donc normal de la voir le sourire aux lèvres, quand elle apprit que Kino n’allait plus être là. La Juunin s’était simplement dit que son plan avait marché, qu’elle avait réussi à l’enfoncer assez pour qu’on ne lui fasse plus assez confiance, pour qu’il parte en mission. Kino reprit tout de même une expression neutre devant Achyuta. Lui, au moins, il lui faisait confiance. Il venait encore de le prouver aujourd’hui. Il inclina légèrement son buste, pour le remercier.

Kino – Merci Durga-sensei.

Achyuta – C’est moi qui te remercie. J’espère de revoir bientôt Misuko-san.

Les deux shinobis se saluèrent respectivement. Kino tourna sur ses talons pour se diriger vers la sortie de la classe, après avoir eu une photo de la part de son sensei, pour reconnaitre Sokka. Sa marche montrait qu’il avait une certaine allure dans ses gestes. Le voyant ainsi, Achyuta ne put s’empêcher de penser au petit garçon qu’il avait rencontré pour la première fois dans sa classe. Un petit bonhomme bagarreur, n’obéissant à aucun des professeurs et rarement à ses parents. Avec un tel manque de discipline, il n’allait pas aller loin dans la carrière de Ninja. C’était à ce moment là qu’il avait intervenu, en faisant cette jeune pousse son protégé. Les autres voulaient l’arracher comme une mauvaise herbe, lui par son incroyable patience, il avait réussi à le dompter. Il était plus sage, ne dérangeait plus les cours. Tout le monde n’y avait pas cru à un tel changement, sauf le colosse au teint mat, affirmant qu’il n’avait que dévoiler les capacités du jeune élève. En le voyant ainsi de dos, il pouvait se dire que sa pousse avait bien grandi. Il exprima une certaine fierté, malgré le fait qu’on lui reporta toujours de mauvais agissements à son égard, qu’il ne connaissait que la politesse et le respect pour une seule personne. Celui qui avait cru en lui, dès le début. Le géant ne s’en inquiétait pas pour autant. Il savait que Sokka allait beaucoup apprendre avec Kino, même si ça allait être de la pire manière.




Dernière édition par Sokka Kawaki le Dim 13 Fév - 19:54, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Prémices ~Flashback~   Mer 1 Sep - 0:08


La cérémonie venait de se terminer. Tout un petit monde se dirigeait vers la sortie du cimetière de Kiri. La commémoration avait pour but d’honorer les derniers combattants qui avait péri en mission. Trois noms de plus étaient gravés sur la stèle. Ce n’est que sur le dernier de la liste que le jeune homme fixait. Kawaki Uryuu… Pour d’autres ce n’était qu’un nom, une vie de plus qui s’éteignait malgré elle. Pour Sokka, c’était tout un monde qui s’était arrêté net, son propre monde. Il se maudissait de ne pas trouver tous les bons moments passés avec son père. Il maudissait surtout Kiri qui l’envoyait mission sur mission. Ce n’était pas étonnant qu’un jour, il allait être abattu par l’usure de la chose. Un moment d’inattention qui lui aurait été fatal. Le pire restait dans le fait de ne pas savoir réellement ce qui s’était passé. Une mission dont les dirigeants avaient pris soin de ne pas en révéler tout ce qu’ils en savaient dessus. On avait juste envoyé un Ninja annoncer la nouvelle pour la forme. Le discours qu’il leur avait fourni pouvait se résumer en une seule phrase « Uryuu est mort en mission et le corps n’a pas plus être retrouvé ». C’était bien évidement trop court, et cela montrait qu’il y avait quelque chose en dessous, plus enfouie, plus grave, qu’il voulait faire croire.

Shinji Azechi avait tenu à venir, lui-même, à la cérémonie. Sa présence tenait à prouver que pour Kiri, chaque mort était une perte effroyable. Sokka s’en moquait un peu. Il avait la tête ailleurs, perdu dans ses souvenirs. Il ne tenait pas à faire grand-chose pour les jours à venir. Bien que de se morfondre dans sa chambre n’était pas recommandé dans ces moments-là, il ne trouvait pas mieux à faire. Il n’allait pas oublier d’un simple geste et continuer sa vie comme ça. Une blessure s’était ouverte brusquement, profonde. L’entaille, en elle-même, ne se voyait pas à l’œil nu. Bien qu’on pouvait voir la souffrance de son hôte, elle ne pouvait pas se guérir avec une technique médicale lambda. Il en avait bien conscience. Sa mère lui avait dit, qu’une seule pouvait permettre la cicatrisation : le temps. Sokka posa sa main droite sur sa poitrine. Qu’est-ce que cette blessure faisait mal pour le moment. Elle l’empêchait de respirer correctement, rendant son souffle court, comme s’il avait couru pendant des heures. Pourtant, il n’avait pas bougé d’un poil, toujours devant le monument.

Peu à peu, le monde se vidait du cimetière, si bien qu’avec la permission de sa mère, Sokka resta seul devant la stèle. Un peu idiot, il se baissa vers elle, s’accroupit doucement, jusqu’à ce que ses yeux se retrouvent au niveau de ce qu’il cherchait. Il effleura du bout de ses doigts le nom gravé dans la pierre. C’était si froid, si rêche. Tout l’inverse de ce que représentait son père. Ses yeux se fermèrent, la main passa une nouvelle fois, plus appuyée. C’était sot, mais il espérait pouvoir communiquer avec la personne, où qu’elle se trouvait, relié par le simple fait que son nom était dessiné sur le marbre. Le Chuunin se vida l’esprit en oubliant le temps, le lieu, jusqu’à même ce qu’il était. Dans un désespoir, il attendait une réponse, pas forcément une phrase ou un mot, juste un signe lui suffirait. Mais rien n’y faisait, le silence imposait son règne. Un peu déçu, il se releva doucement essayant de garder le contact avec la marque, le plus longtemps possible. Il ne savait pas vraiment ce qu’il allait faire du reste de sa journée. Il avait dû rester dans cette position de longues minutes voire de longues heures, il n’en savait rien. Le blanc ambiant du ciel, ne le guidait pas vraiment. Lentement, il se guida vers la grille qui protégeait l’entrée du cimetière. A peine avait-il franchi le seuil, qu’il remarqua qu’une personne était présente, adossé sur le mur, un pied dessus. Il tira longuement sur la fin de sa cigarette. Il se tourna et fit un pas en direction de Sokka tout en expirant longuement la fumée par sa bouche entre ouverte. Le Kawaki dût attendre un moment avec de pouvoir discerner les traits exacts de celui qui lui faisait face.

? – Je commençais à croire que tu sortirais jamais.

Sokka ne fit pas attention à sa remarque, préférant fixer de ses yeux émeraude l’homme qui se rapprochait de plus en plus. Le bandeau fixé au niveau d’une sangle bleu qui parcourait son corps de son épaule gauche à son flanc droit, montrait qu’il était lui aussi un ninja. On pouvait voir que la lanière servait aussi à porter un sabre d’assez grande taille. Le Chuunin remarqua que l’arme était plus longue que son Katana, sans difficulté, d’un bref coup d’œil. L'homme portait sur lui une chemise un peu froissée, ouverte sur son torse à la musculature fine. Elle était aussi sombre que sa chevelure d'ébène qui tombait aléatoirement par grandes mèches sur son visage presque inexpressif. Il se fichait bien de son attitude... Il cachait, plus ou moins, sous ses vêtements son corps musclé. Sa peau blanche contrastait nettement avec le reste de son attirail plutôt sombre. Un pendentif, suspendu nonchalamment sur le haut de son torse. Ce dernier ressemblait à une pièce de monnaie, plus fin, d’une couleur doré et terni par le nombre d’année qui s’était écoulé depuis sa fabrication. Se sentant fixé, l'inconnu plongea ses yeux d'un bleu océan profond dans celui du Kawaki, fronçant des sourcils, montrant qu'il devait cesser de le dévisager de cette manière oppressante. Il jeta sa cigarette sur le sol avant de l’écraser avec la pointe de son pied. Il soupira à nouveau.

? – Hum, c’est vrai… Mes sincères condoléances…

Sokka – Merci. Il marqua une bref pause avant d’oser poser une question. Je peux savoir à qui ai-je à faire ?

? – Décidément, c’est pas mon truc, ces choses-là. Il murmurait les dents serrés de façon à ce que seul lui pouvait l’entendre. Puis, il rehaussa le ton. Kino Misuko.

Kino allait continuer en relançant une autre phrase, mais il vit le regard de son interlocuteur changer. Sokka était en effet passé de l’état de méfiant à surpris. Il se demandait s’il avait bien entendu, si c’était bien le même Kino Misuko que Durga-sensei lui avait parlé. Le Kino qui était supposé l’entraîner. Le Kino qui allait s’occuper de lui pendant un temps. Mais, surtout, Sokka se demandait si c’était lui qu’il avait rencontré dans les sources chaudes, il y avait un moment. Face à cette réaction, Kino prit de sa main gauche un paquet tout droit sorti de sa poche pour en extraire une cigarette qu’il s’empêcha d’allumer. Il tira longuement sur le tube de papier et de tabac, attendant que l’effet de surprise disparaisse. Voyant, que Sokka ne changeait pas d’un poil, il laissa s’échapper la fumée de ses poumons.

Kino – J'vois absolument pas quoi mon nom t'étonnes… C'est p'être parce que tu m'cherches, il parait. J’aime pas jouer au chat et à la souris – surtout du côté de la souris –, je me suis dit que j’allais venir te voir. Ca évitera de perdre du temps. Il porta à nouveau la cigarette à sa bouche. Je suppose aussi que je n’ai pas choisi le bon moment. Il marqua une pause, le temps d’inhaler une autre bouffée toxique. Tsss… Tu n’es pas bavard, dis donc.

A chaque phrase qu'il terminait, il y avait un goût d'inachevé. C'était comme s'il retenait ses pensées, qu'il mâchait ses mots... Ou simplement, qu'il n'en avait tellement rien à cirer de son auditeur, qu'il se passait bien de certaines choses. Il y avait tout de même un semblant d’embarras. Le Shinobi n’avait tout simplement pas l’habitude des muets. Généralement, les gens les plus silencieux qu’il rencontrait, c’était ceux qui avaient encore le goût amer de son poing dans leur bouche. Il disait ne pas aimer se battre, mais il aimait encore moins ceux qui se moquaient de lui. N’avoir que le silence en réponse à ses mots en faisait partie. S’il avait croisé Sokka dans d’autres circonstances, il aurait vraiment cru que le jeune homme au teint hâlé tenait à le ridiculiser par son mutisme. Et il l’aurait fait payer comme tous les autres. Tous les autres, sauf une… Ruriko… Rien que d’entendre ce nom le mettait en rogne. Il se dépêcha de vite oublier, sinon il allait devoir se défouler, et il avait le punching ball parfait à portée de main. Son poing était serré, cependant son bras ne s’armait pas pour autant.

Sokka ne comprenait pas vraiment ce qui se déroulait sous ses yeux. Il préférait se taire de peur de brusquer. Il ne savait pas quoi faire, et il ne s’en fichait un peu. Sa tête était ailleurs. Son père occupait encore le premier champ de ses pensées, obstruant tout ce qui trouvait à l’arrière plan dont Kino faisait partie. Pour une fois, sa curiosité avait disparu sans laisser de traces, ne le poussant pas à chercher à comprendre, à essayer de cerner le personnage devant. Tout ce qu’il savait, c’était un doute qui s’estompait peu à peu que son futur professeur n’était pas le même Kino qu’il avait rencontré auparavant. Ils avaient des caractères opposés : l’un semblait si attentionné, alors que l’autre avait un dédain hors norme. Ce n’était définitivement pas lui.

Sokka – Désolé, c’est vrai que j’ai la tête ailleurs. Il mordit ses lèvres avant d’oser poser la question. On pourrait peut-être remettre ça à en autre jour.

Kino – J’préfère ça aussi. On va dire même heure, dans deux jours.

Sokka – Je ne pense pas…

Sokka n’eut pas le temps de terminer sa phrase que son interlocuteur avait déjà disparu dans un nuage de fumée, qui engloba celle laissé par la cigarette. Kino avait délibérément fait exprès d’agir ainsi. Il se disait que si Sokka voulait vraiment qu’on l’aide, il viendrait. Sinon, il ne valait pas la peine qu’on s’occupe de lui. Cela pouvait paraître cruel, cependant il s’en fichait complètement. Son futur apprenti devrait apprendre à se passer de sa compassion. S’il désirait vraiment apprendre, il devait alors s’y atteler au plus vite.




Dernière édition par Sokka Kawaki le Dim 13 Fév - 19:54, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Prémices ~Flashback~   Lun 25 Oct - 1:39


Kino jeta un dernier coup d’œil au ciel qui avait décidé d’être découvert et bleu azur. C’était peut-être bon signe dans tous les autres régions, mais pas à Kiri en cette période là. Sans nuage, pour retenir une quelconque chaleur, il faisait nettement plus froid dehors avec un si beau temps. Le Soleil avait beau être à son zénith, les pavés des ruelles qu’empruntait le Shinobi étaient dissimulés sous une fine pellicule de givre. Le Shinobi avait vu bon nombre de civils tomber à terre face a cette chaussée glissante, alors que lui avançait d’un pas assuré. Il était vrai que c’était plus simple d’avancer quand on utilise une colle appelée chakra au bout de ses pieds. A présent, il attendait. Non pas parce que ça lui plaisait de se geler sur place, mais qu’il attendait quelqu’un. La seule chose qu’il voulait, était de savoir s’il allait venir. Il espérait que oui, sinon il allait le payer cher d’avoir osé le faire attendre dans le froid.

***

L’eau de la douche devenait assourdissante quand elle fracassait le sol. Assez, pour que Sokka n’entendant plus rien autour de lui, ferma ses yeux pour se déconnecter du monde qu’il l’entourait. Au fond de lui-même, il essayait de réfléchir à ce qui s’était passé la veille et à y trouver des réponses. Au début, il pensait que ce n’était qu’un cauchemar, que tout allait continuer comme si de rien n’était. Cependant, quand il se réveilla ce matin, le visage de sa mère avait ramené ce cauchemar à la réalité, et qu’elle le vivait avec lui. Il repensait à la cérémonie et surtout la rencontre avec un certain Kino. Il ne l’avait pas compris, non pas ses paroles, mais lui-même. Pourquoi, il avait dit ceci, à ce moment là. Il était vraiment bizarre. Sokka n’était pas sûr d’aller à ce rendez-vous. Il se disait que ce n’était pas le bon moment, qu’il avait autre chose à faire qu’à s’entraîner alors qu’il venait d’apprendre que son père était mort. Il avait besoin de réponse, et il n’en connaissait qu’un seul qui pouvait lui en donner. Cependant, il n’était pas le plus simple à trouver. Loin de là. Il allait devoir attendre. Mais, c’était idiot d’attendre sans rien faire de son côté.

Sokka se dépêcha de sortir de la salle de bain, pour se préparer dans la chambre. Ayant encore la serviette nouée à la taille, il se dépêcha de soulever une planche qui façonnait le sol de sa chambre. En dessous, c’était sa cachette secrète, il entreposait, toutes les choses qui avaient une certaine valeur ou qu’il ne voulait pas qu’on découvre de lui. Il plongea rapidement sa main dans le petit trou obscur et chercha à taton, un coffret de bois. Lorsque sa main toucha la texture lisse qu’avait donné le vernis au bois, il l’extirpa sans attendre une seconde. Il fouilla vaguement à l’intérieur pour y trouver un carnet. Dedans, il découvrit une certaine feuille que lui avait donné Kenichi. Ce dernier lui avait dit que s’il avait besoin de réponses, il devait se rendre à l’adresse qui était notée sur ce bout de papier. Pour Sokka, le moment était venu. Sa curiosité ne pouvait plus attendre. Il en avait besoin, se sentant pas capable d’avancer avec tous les doutes qui le tourmentaient. Des réponses, c’est ce qu’ils voulait à tout prix obtenir. Il allait s’y rendre.

***

Cela faisait un moment que Kino attendait, au moins cinq minutes. Cinq minutes de trop selon lui. Il commençait déjà à perdre patience et soupira en croisant les bras et s’appuyant sur l’arbre qui se trouvait juste derrière lui.

Kino –Quelle plaie… J’aurais pas dû accepter. En même temps, ça aurait été ingrat devant Achyuta, de refuser…

Il décroisa les bras pour chercher rapidement son paquet de cigarette dans la poché située à sa poitrine. Aussitôt il eut l’allumée, il entendit des bruits de pas derrière lui qui venait en sa direction. Serait-il enfin là, ce Chunnin ? Kino se retourna discrètement pour voir la personne qui arrivait. En reconnaissant la silouette et la démarche de cette personne, il soupira un nuage de fumée. Ce n’était pas Sokka, mais pas non plus un inconnu. C’était la pire chose qui pouvait lui tomber dessus, c’était… Ruriko.

Ruriko – Alors comme ça, on attend quelqu’un ? Il doit avoir peur de toi. Il faut dire que je le comprends, te connaissant.

Kino – Commence pas s’il te plaît.

Ils finirent par se faire face à face, non loin de l’autre. Le Chuunin enleva la cigarette de sa bouche. Il savait qu’il n’allait pas pouvoir l’apprécier tranquillement. Le regard moqueur que lui lançait Ruriko était plus qu’agacent. Elle voulait qu’il réagisse, comme à chaque fois.

Ruriko – On a commencé ce jeu, il y a bien longtemps de ça, mon cher Kino. Et il ne se terminera pas de si tôt.

Kino – Dis-moi plutôt ce que tu es venue faire ici, à part me faire chier ?

Ruriko – Je passais juste dans le coin. Elle laissa échapper un rire. En fait, je me demandais à quoi ressemblait ta future victime. Mais elle a suffisament d’intelligence pour avoir compris qu’il ne fallait pas te connaître.

Un nouveau rire. Il résonna longtemps dans sa gorge. Assez pour énerver définitivement Kino. Il plia sa cigarette en deux avant de l’écraser en deux avec son pied.

Kino – Laisse moi te clouer le bec.

Il chargea sur elle sans prévenir. Ruriko savant à l’avance ce qu’il allait faire esquiva agilement son poing avant de reculer.

Ruriko – Ca devient trop simple, de te mettre à bout de nerf. Bon ce n’est pas tout ça, mais tu as de la chance. Je n’ai pas le temps de jouer un peu plus avec toi. Je vais rencontrer ton remplaçant. Au moins, je suis sûr qu’il sera mieux que toi.

Kino –Tu n’as que le prendre à ma place définitivement alors..

Ruriko – Peut-être. Ou pas.

Elle esquissa un large sourire provoquant de nouveau Kino. Ce dernier réessaya de frapper la jeune femme. Mais, son poing rencontra qu’un nuage de fumée. Elle s’était téléportée.

Kino – Quelle plaie…

A cause de cette altercation, il n’avait pas entendu que quelqu’un d’autre venait d’arriver, derrière lui, encore une fois. Le Chuunin pivota rapidement pour jeter un œil, pensant que c’était Ruriko, tout en chargeant sa frappe. Or, l’inconnu était cette fois, plus petit. Il avait l’air étonné. Etonné qu’on l’accueille comme ça dans la rue, à coup de poing.

***

Sokka avait accouru pour chercher la rue qui était noté dans le papier. Il arriva rapidement à l’endroit indiqué. Il reconnaissait le chemin. C’était celui pour aller au cimetière. Au fur et à mesur qu’il avançait dans cette route, son allure diminait pour revenir à une marche normal. Il était bientôt au numéro inscrit. Encore quelques pas. Il se trouvait enfin devant la porte. Il essaya de l’ouvrir. Elle ne voulait pas se laisser faire. Sokka força un peu, mais rien à faire elle restait toujours bloquée. Il examina de plus près la porte, pour voir ce sui n’allait pas. Tout ce qu’il remarqua une inscription étrange. C'était un sceau. Sokka ne savait pas lequel c'était, mais il devinait à quoi il servait. Sûrement pour sceller la porte. C'était étrange.

Sokka voulait l'examiner de plus près, mais un bruit lui attira l'attention. Deux personnes semblaient se battre. Il recula de la porte pour pouvoir voir le combat. Il ne distinguait que deux silhouettes dansantes, l'une esquivant l'autre. Il décida de s'approcher, admirer de plus près ce qui se passait. Au début il pensait intervenir, mais à force de les observer, il devinait que c'était un jeu, un qui s'arrêta brusquement. Le duo était passé à un solo. Il se rapprocha encore plus encore, le Shinobi en face de lui se retourna le bras en arrière prêt à frapper.

Kino – C’est toi… J’ai failli perdre patience.

Sokka – Je…

Sokka fixait la main de son interlocuteur. Une lumière bleutée l’entourait. Il savait ce que cela signifiait. Kino avait voulu lancer la technique connue sous le nom de Gouwan. Il se demandait pourquoi le Chuunin voulait lui lancer. Ce dernier voyant qu’il avait remarqué ceci, arrêta son Jutsu et le chakra qui avait été émis s’envola rapidement de son bras.

Kino – Bon, l’important, c’est que tu es venu, on va dire. Allez on va ailleurs, on a des choses à faire.

Sokka n'osa pas lui avouer que s'il était venu ici, ce n'était pas pour accepter son offre. Mais il se dit que finalement, il en avait besoin, car il avait beaucoup de choses à faire, comme le disait Kino.

[HRP : Je m’arrête ici, pour ce RP, car dorénavant, je préfère intégrer les flashbacks en parties dans des RP se déroulant dans le «présent». Je ne trouve plus l’utilité de raconter tout ceci dans un sujet à part entière. Voilà ^^’]



MessageSujet: Re: Prémices ~Flashback~   Dim 20 Fév - 16:58

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MessageSujet: Re: Prémices ~Flashback~   

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