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 186 rue des chênes

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MessageSujet: 186 rue des chênes   Dim 28 Mar - 7:52

Nara était attablé, un parchemin, une plume et un encrier devant elle, essayant d’écrire une lettre à l’élu de son cœur qu’elle n’avait pas vu depuis quelques temps déjà et la jeune femme s’ennuyait de ce dernier. Kenji Uchiha, le seul qu’elle aimait réellement. Mais, alors que Nara essayais d’apposé les premiers mots de la missive, sa main trembla et la Kunoichi reposa la plume. Qu’allait-elle pouvoir dire a son bel Uchiha? Comment pourrait-elle trouvé les mots qui lui signifierais ce qu’elle ressentait réellement? Peut-être ne devrait-elle que suivre les conseils que chaque sages divulgue et écouté son cœur?

Les doigts de Nara se refermèrent de nouveau sur la plume, approchant la pointe de cette dernière de l’encrier avant de l’y tremper. Laissant la fibre s’imbibé de l’encre noirâtre quelques instants avant de l’en ressortir et d’enfin rédigé les premiers mots de sa lettre.

Citation :
« À mon amour, Kenji Uchiha.

Je ne puis te décrire ce que je ressente avec de simple mots, car aucun n’est assez puissant pour décrire les sentiments qui m’envahissent lorsque tu me prends dans tes bras ou encore lorsque nos lèvres se joignent pour ne former qu’un. Cela fait déjà quelque temps que j’attends un signe de toi, mais je présume que ton travail de chuunin prend tous ton temps mais sache que j’attends avec impatience le moment où enfin nous nous retrouverons de nouveau. Je ne peux qu’espérer que tu auras le temps de répondre a cette lettre mon bel amour et n’oublie pas que peut importe ce qui se passera, moi je ne t’oublierai pas. J’ai aussi l’espoir que si jamais tu as quelques temps libres aujourd’hui, nous pourrions nous revoir. Toute la journée, je serai chez ma… chez moi, au 186 rue des chênes, la maison ce situ dans le quartier populaire. C’est la maison qui est à droite du restaurant le populaire. Si jamais tu peux venir, tu ne pourras pas la manquer.

Nara. »

Nara étendis le bout de parchemin pour le faire sécher avant d’essuyé l’encre qui maculait la pointe de sa plume et de scellé son encrier. D’une main, la kunoichi les poussa sur le coin de son bureau et ce leva de sa chaise avant d’allez à nouveau dans l’antre de Takame…

La jeune femme était de nouveau devant la grande bibliothèque qui jalonnais les murs de l’antre, d’un coup d’œil elle repéra immédiatement le livre qu’elle cherchait. Sur la couverture Brunâtre du volumineux ouvrage, l’ont pouvait lire, en lettre dorée, Les sceaux de soutien. Nara ne se laissa pas émouvoir par la beauté ouvragé du bouquin et rapidement, elle commença a tourner les pages couvertures d’une écriture soigné que Nara soupçonnais appartenir a Takame. Très vite, la kunoichi arriva à la page qui l’intéressait…

Citation :
«Niki (Second Souffle)
Relativement minuscule, Niki s’applique sur le bord des côtes, sous les poumons. Il arrive souvent que les shinobi oublient qu’ils le porte, tant ses effets sont spécifiques. Toutefois, lorsque Niki se rappelle à eux, ce sera systématiquement pour leur sauver la vie. En effet, quand on a la bouche pleine d’eau, la poitrine terrifiée à l’idée de se voir remplir d'un liquide étranger, ou qu’on suffoque et qu’on peine à retrouver son souffle, une légère aura bleutée illuminera alors le petit sceau. En créant un lien avec le souffle de celui qui partage le sceau, il permettra au shinobi en périlleuse situation de respirer comme si de rien n’était. Sans la sensation imminente de sa propre mort, il sera plus capable d’analyser sa condition et de se sortir de ce mauvais pas…»

Nara fit glisser ses doigts sur le papier avant de refermé le volume et de remonté dans la maison. Aussitôt qu’elle émergea dans la chambre, cette dernière pris la direction de son bureau sur lequel trônait encore la lettre qu’elle avait rédigé quelques minutes auparavant. La kunoichi déposa le livre qu’elle tenait toujours sur le bureau avant de rouler le parchemin et d’attacher se dernier avec un petit ruban. D’une main rapide, Nara inscrivi le nom de Kenji sur un bout de papier qu’elle glissa entre le ruban et le parchemin avant de prendre la direction de la volière civil de konoha…

La kunoichi arriva bientôt dans l’immense tour qui servait de refuge a quelques centaines de rapaces en tout genre. Son regard sans pupille balaya la tour des yeux avant de ce fixé sur l’un des dompteurs. D’une démarche rapide, la jeune femme ce rendit a ses côtés.

Nara- Bonjours, je voudrais envoyer un message.

Le fauconnier regarda Nara d’un air exaspéré, semblant prendre cette dernière pour une sotte mais lorsque son regard rencontra le symbole du feu qu’arborait fièrement la shinobi sur sa jambe, l’attitude nonchalante qu’arborait ce dernier changea du tout au tout et Nara rigola quelques peu lorsque ce dernier rougi légèrement.

Fauconnier- C’est à quel nom et a qu’elle adresse ?

Nara sourit de toutes ses dents au dompteur de plume avant de plonger son regard immaculé dans celui verdâtre de son interlocuteur.

Nara- Kenji Uchiha, Domaine Uchiha du cygne…

Nara reprit son attitude habituelle avant d’ajouté,

Nara- Je crois que vous savez où cela se situe.

Le fauconnier regardait d’un air hébété les yeux de la Hyuuga, ce demandant s’il avait bien entendu le destinataire de la missive. Mais le regard froid que lui lancais maintenant la shinobi le dissuada d’émettre le moindre commentaire. Après tout, son travail était de faire parvenir les messages a destination et non d’en connaître la raison. D’un signe de tête il donna son accord a la kunoichi et attrapa le parchemin que lui tendait cette dernière.

Nara attendit d’être certaine que son message avait bel et bien étai envoyé avant de quitté la volière. Lorsque la jeune femme arriva a l’air libre, elle ne put s’empêché de prendre une grande respiration car malgré le fait qu’elle adorait les rapaces, elle trouvait tout simplement insupportable l’odeur fétide qui caractérisait si bien la grande tour. Nara se dépêcha de retourner chez elle, impatiente de savoir ce qui allait se passer et impatiente aussi de se replonger dans la lecture de son recueil de sceaux.

MessageSujet: Re: 186 rue des chênes   Ven 2 Avr - 1:10

Une petite pluie fine tombait par intermittence sur le village caché de la feuille. Les gros nuages gris s’élevaient dans une grandeur qui leur été propre pour venir couvrir durant de longue seconde un soleil pourtant présent. Il lavait les sols avec de petite gouttelette avant de repartir et de laisser la boule d’énergie jaune sécher les pavés. L’odeur puissante d’un air humide et terreux venait caresser les narines des villageois dans un mélange assez rare dans le pays du feu. La sécheresse n’était pas rare mais les pluies si. Quelques habitants avaient ressortis leur parapluie et l’ouvraient rapidement quand le ciel s’assombrissait.

Cela recommençait.

Kenji marchait dans les ruelles de Konoha, soulevant sa capuche noir sur ses épaules alors qu’une nouvelle averse arrivait. Son visage était à moitié couvert et seul ressortait vraiment son regard noir qui perçait l’horizon à chacun de ses pas. La terre légèrement boueuse provoquait un bruit qu’il détestait lorsque son pied se déposait sur le sol. Il jura intérieurement et pressa le pas pour rentrer au Domaine, jouant avec sa capuche tout le long du trajet.

Il claqua la porte derrière lui une fois au sec face à ce temps ingrat. Il se déchaussa rapidement et déboutonnant sa veste pour la ranger dans le vestibule. Sa main foula sa chevelure d’ébène doucement alors qu’il prenait la direction de la cuisine pour boire un thé chaud. La maison semblait vide, chacun de ses pas résonnant dans la demeure qui lui répondait par un silence dont il avait prit l’habitude. Il pénétra dans la pièce préférée de Shiori et aperçu rapidement une lettre à son nom sur la table basse. Il soupira en priant pour ne pas que cela soit une convocation par l’académie pour assurer un cours ou une autre de ces bêtises qui lui faisaient perdre son temps. Il prit position autour de la table basse et déchira l’enveloppe avant de lire la lettre.

C’était Nara. Kenji esquissa un petit sourire avant de ranger la lettre dans sa poche. Son regard se tourna alors vers la petite baie vitrée de la cuisine où l’on pouvait apercevoir un arc en ciel naître au loin. C’était vrai que cela faisait quelques jours maintenant qu’il n’avait pas vu la jeune Hyûuga. Et cette dernière en semblait profondément blessée. Kenji avait du mal avec les rapports humains, et pourtant avec la jeune fille tout semblait bien se profiler. Elle parlait pour lui, ne lui en demandait jamais plus que ce qu’il ne pouvait lui accorder. Elle était finalement très tolérante envers l’Uchiha qu’il était. C’était la qualité prédominante chez la jeune fille qui faisait que cela fonctionnait entre eux.

Ce fut pour cette principale raison qu’il se redressa, qu’il reprit le chemin inverse et sorti cette fois ci sous un soleil un peu plus clair. Ses pas le menèrent rapidement en direction du quartier populaire, le quartier des pauvres. Dans cette partie du village Kenji était aussi reconnu que dans le Domaine du Cygne depuis son aventure épique où il avait finit par sauver un jeune aspirant qui était maintenant son élève, et un enfant en bas-âge d’un incendie qui avait maudit un immeuble. Kenji prit la direction de cette scène se revoyant défonçant les murs pour sortir le plus rapidement possible. Mais lorsqu’il arriva sur les lieux de la catastrophe, un nouvelle immeuble avait déjà prit place. Des vêtements pendaient aux fenêtres, le bois avait été remplacé par des briques solides, et les habitants étaient revenus se loger. C’était étrange comment tout une histoire pouvait être balayée physiquement par un renouveau si rapide.

[ ? ] – Alors l’Uchiha, on repense à ses exploits ?

La voix était aigue, féminine mais emplit de malice, presque taquine. Kenji tourna alors la tête et vit une femme qui n’était pas forcément très belle, mais pas moche non plus. Il apprécia la regarder, observer ses courbes avec douceur puis finalement son visage un peu pâle entouré d’une chevelure rousse assez courte. Il ne répondit pas pour autant laissant le silence agir. La femme sourit et s’approcha de lui.

[ ? ] – Je crois que vous avez réussi à aire monter les côtes de votre clan dans ce quartier.

[Kenji] – Mais à quel prix.

Sa voix était neutre, il ne souhaitait pas vraiment engager la conversation avec la femme qui le comprit rapidement. Elle repartit alors vaquer à ses affaires tout en laissant une dernière phrase planait dans la tête de l’Uchiha.

[ ? ] – Il n’y a pas eu de blesser ou de mort, c’est l’essentiel.

Kenji resta alors quelques secondes, pensif, face à la bâtisse. Il repartit vers le restaurant populaire cherchant la demeure de Nara et la trouvant sans grande difficulté. Il avança, le pas lent, presque hésitant. C’était bien rare de sa part de sentir une telle monté d’adrénaline. Son corps se mit à battre bien plus intensément. Il jura intérieurement tout en se maudissant et en avançant en direction de la porte d’entrée.

Sa main se leva doucement en direction de la porte, il inspira et frappa trois coups.
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MessageSujet: Re: 186 rue des chênes   Sam 10 Avr - 7:19

Nara se frotta délicatement les paupières, cela faisait environ une heure qu’elle était revenu de la fauconnière et depuis, elle n’avait pas arrêté de lire la section du recueil de sceau qui parlait de « niiki ». Elle se sentait fin prête à essayer ce qui était marquer dans les vieilles pages jaunis par le temps du recueil mais, pour cela elle allait avoir besoin d’un cobaye, ce qui ne se trouvait pas a tout les coins de rues…

Bien vite, la kunoichi retomba dans ses pensées, la petite boîte de lentille, que Takame lui avait offerte, devant elle. L’immense pas que représentais le simple fait de porter ses lentilles lui faisait peur. Elle refusait de mettre de côté son passé qui était lier au clan. Pourtant, la jeune femme ne ressentait plus aucune sympathie envers ce dernier et encore moi un honneur quelconque a porté le nom des hyuuga. Elle ressentait même depuis quelques temps, une aversion profonde pour tout ce qui faisait partit de prêt ou de loin au clan. Nara présumais que cela devait être du au fait des révélations de Takame qu’elle ne pouvait tout simplement pas balayer de la main car pour qu’elle raison sa propre mère lui mentirais? Pour la manipuler? Pour la pousser à continuer la lutte acharnée que cette dernière avait portée contre le clan? Des milliers de questions parcourait les pensées de Nara et malheureusement, la pluparts semblait voué a resté sans réponse.

Quelques petits coups sortirent la kunoichi de ses pensées, la faisant même légèrement sursauter. Kenji était-il venu? Nara courut dans sa chambre, avant d’enlever son équipe de shinobi pour une robe bleuté plus décontracté qu’elle n’avait eu l’occasion de porté quand de très rare occasion. Puis, s’assurant qu’elle était enfin prête, la kunoichi courut jusqu’à la porte de la petite demeure. D’une main tremblante d’excitation, la jeune femme ouvrit la porte révélant les mèches sombres et le visage dur que Nara aimait tant. Kenji se tenait de l’autre côté de la porte, dans la même posture fière que la kunoichi lui connaissait.

Nara allait dire quelques mots, lorsque deux doigts se posèrent délicatement sur ses lèvres, lui enlevant l’envie d’émettre le moindre son. Puis, l’Uchiha passa le cadre de la porte, repoussant quelques peu la jeune femme contre le mur avant de posé délicatement ses lèvres sur celle de cette dernière. Nara laissa le doux baiser durer quelques instants avant de rompre le lien et d’enlacer de ses bras le corps musculeux de son Uchiha.

Nara- Tu ma manquer…

La main de Nara descendit le long du corps de Kenji, a la recherche de la main de ce dernier. Lorsqu’enfin les doigts des amants se rencontrèrent, la jeune femme se libéra de l’étreinte de son bel amant avant de l’attirer vers la chambre qui fut celle de Takame. Lorsqu’elle pénétra dans la pièce, Nara remarqua qu’elle n’avait pas refermé la porte menant au repère de sa génitrice. Elle attira l’Uchiha dans cette direction.

Nara- Vien, j’ai quelques choses a te montré…

Puis, elle lâcha a regret la main de ce dernier avant de s’engouffrer dans l’échelle qui l’amena quelques mètres plus bas, dans le repère qu’elle avait découvert que très récemment. La clarté qui filtrait de par l’entré permettait de distinguer les multiples volumes qui se trouvait tout autour de la pièce et Nara ne s’étonna pas de voir Kenji se dirigé en direction de ses derniers. De sa démarche féline, la Kunoichi lui emboîta le pas avant d’entourer le torse de se dernier de ses bras, sa tête appuyé contre l’épaule de l’Uchiha.

Nara- Impressionnant non? J’ai découvert tout ceci que très récemment. La plupart des ouvrages traites sur différents type de sceaux ou encore sur le taijutsu, mais j’en ais trouvai quelques-uns qui traite du ninjutsu…

Nara laissa planer sa phrase, déposant quelques baiser a la base du cou de son amant, avant de lui attraper a nouveau la main, si elle voulait voir Kenji ce n’était certainement pas pour passer la journée devant de vieux livres poussiéreux. Elle avait envie de passé un moment privilégier avec l’élu de son cœur et elle se doutait bien que cela était réciproque. Ainsi donc, elle remonta dans la chambre, Kenji a sa suite. Dès qu’elle le pu, Nara posa ses lèvres contres celles de l’Uchiha.

Nara- Je t’aime…

MessageSujet: Re: 186 rue des chênes   Lun 19 Avr - 23:16

Kenji enlaça Nara avec souplesse tout en esquissant un petit sourire. Il ne répondit pas à sa déclaration et laissa ses gestes le faire pour lui. Ses mains descendirent doucement le long de son dos flirtant le long de sa colonne vertébrale pour venir à la rencontre de ses hanches. Dans la même lenteur, elles passèrent par-dessous son haut se permettant ainsi de ressentir la peau doucement et pure de sa jeune partenaire. Il remonta légèrement ses mains et la repoussa légèrement avant pour lui déposer un baiser sur le front. Sa voix était calme, enivrante et allié à chacun de ses mouvements. Son regard d’ébène se posa dans celui brillant de la kunoichi.

[Kenji] – La couleur de tes yeux reflète la pureté de ton âme…

L’Uchiha l’embrassa langoureusement et la fit s’allonger sur le lit…

***

Ils avaient passé la journée dans le lit. La pluie fine s’était arrêtée laissant une odeur particulière envahir la demeure de Nara. Allongés nus sous les draps, Nara avait posé sa tête sur le torse de Kenji, somnolent légèrement. L’Uchiha regardait fixement le plafond, perdu dans ses pensées. Il avait souvent eut des hauts et des bas avec la jeune fille mais ils s’étaient toujours retrouvés. C’était peut-être ça l’amour ? Ne pas chercher à se contraindre dans un engagement, rester libre. Il esquissa un petit sourire en retrouvant la conscience de ceux qui l’entouraient. C’était un oiseau blanc libre, si on cherchait à l’enchaîner il fuyait. Nara respectait cela tout en flattant son égo. Elle avait trouvé tous les points faibles du garçon et s’en servaient avec malice.

Il inspira assez profondément pour montrer à Nara qu’il souhaitait se redresser. Il sortit des draps rapidement et se rhabilla. La chambre de la jeune fille était assez spacieuse et il dût faire quelques pas pour se rendre à la fenêtre. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre tout en observant l’horizon. Le silence s’installa entre les deux protagonistes tandis que Kenji guettait sans réelle attention les gens qui traversait la rue. Ce quartier, cette population n’était pas à la hauteur du statut de la jeune fille.

[Kenji] – Je pense que tu devrais déménager.

Il se retourna plongeant son regard doucement, dans celui de sa bien-aimée.

[Kenji] – Tu as un stature plus importante que ceux vivants dans le quartier.

Il fit alors quelques pas en direction de Nara et posa sa main dans la chevelure noire jet de la jeune fille. Il l’embrassa goutant une énième fois à ses lèvres pulpeuses. Le soleil couchant orangé vint éclaire leur visage durant ce moment presque divin. Il se retira doucement plongeant dans l’univers blanc des pupilles inexistantes de Nara. Puis, il tourna la tête montrant la petite trappe qui menait à la bibliothèque de la kunoichi.

En réponse, il eut droit à un petit sourire. Ils se rendirent tous les deux dans la caverne la plus magnifique pour l’Uchiha. Il avait toujours été avide de savoir et de connaissance surtout en ce qui concernait de nouvelles techniques. Son regard balayait toute la pièce comme une sonde. Il était comme un enfant dans un magasin de jouet. Il se passa doucement une main dans les cheveux et fit quelques pas en direction des premiers livres. Certains semblaient bien plus vieux que lui tandis que d’autres étaient encore neufs. C’était une alchimie étrange mais qui rendait une atmosphère agréable. Ses doigts se mirent à flirter doucement avec l’arrête de chaque ouvrage comme s’il souhaitait connaître la texture de chacun d’eux. Il murmura alors quelques mots.

[Kenji] – Tu ne m’as jamais parlé de ta famille…

Il se retourna en direction de la jeune Hyûuga et la regarda sérieusement. Il était vrai qu’il ne savait rien d’elle si ce n’était le fait qu’elle soit une Hyûuga. Tandis qu’elle connaissait sa vie par cœur, elle savait tout de lui. Cachait-elle de lourd secret ? Un tribut à payer, de grand sacrifice ? Ou avait-elle une vie lambda sans aventure et sans avenir.
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MessageSujet: Re: 186 rue des chênes   Ven 23 Avr - 6:17

Nara- Si je reste dans cette maison, c’est non seulement pour l’attachement affectif que j’y porte, mais aussi car en restant ici, je côtoie la misère des gens du peuple, j’apprends à vivre avec ceux pour qui je vais un jour mourir car Konoha n’est pas qu’un amoncellement de bâtiment, c’est aussi l’ensemble de ceux qui vive au village…

Kenji- Tu ne m’as jamais parlé de ta famille

Nara se retourna vers Kenji, laissant sa phrase plané quelques instants dans le silence de la petite caverne. La jeune femme attrapa la main de Kenji, le regardant droit dans les yeux. Un voile de tristesse voila légèrement son regard et elle baissa la tête, essayant de cacher la tristesse qui l’envahissait lorsqu’elle pensait à sa famille.

Nara- Pour te parler de ma famille, je dois d’abord te raconter mon passé… Cela risque d’être long…

Nara tira sur la main de Kenji avant de l’emmener dans la chambre qui fut celle de Takame. De sa démarche habituelle, la jeune femme alla s’asseoir sur le lit, avant de commencer le récit de son passé.

Nara- Je suis née de deux parents Hyuuga comme tu peux en douter. Mon père était un shinobi extraordinaire, un Hyuuga exemplaire qui suivait aveuglément les commandements que l’ont lui dictait. Pour lui, le clan avait priorité sur tout. D’un autre côté, ma mère était tout le contraire, kunoichi très douer certes, mais elle refusait de se plier a l’autorité du clan ce qui lui valu, a ma naissance son renvoie du clan. Ce dernier, voyait en moi un moyen de devenir encore plus puissant qu’il ne l’est en ce moment. Je me souviens d’une histoire d’élue que mon père m’avait racontée lorsque j’étais encore toute petite…

Nara releva la tête vers le plafond de sa chambre avant de continuer. Quelques larmes perlant au coin de ses yeux tandis que les souvenirs affluaient.

Nara- Je vécu selon les doctrines du clan et à sept ans j’ai intégré l’académie Ninja. Tout allait bien, j’étais une enfant comme une autre jusqu’au jour ou…

Nara étouffa un sanglot avant de continuer son récit.

Nara- Jusqu’au jour ou un nuke-nin a réussi a déjoué la sécurité du village. Ce jour la, mon père venait de m’apprendre a me servir de mon byakugan, j’avais huit ans. Alors que nous marchions tout les deux côtes a côtes sur le petit sentit juste a l’extérieur des murs de Konoha, un éclair s’était fracasser sur nous. Si ce n’aurait été des prodigieux réflexes de mon père a cette époque, je serais certainement morte… Quelques secondes après la déflagration, mon père s’était relevé, un cratère l’entourait et quelques gerbes de chakra restant volaient encore autour de lui. En un regard, je compris que je devais rapidement rentré au village. Ce que je fis sans aucune hésitation et une fois arrivé au porte, j’avais expliqué tant bien que mal ce qui venait de ce passé et une escouade était partit pour intercepter le nuke-nin. Mais tout ce qu’elle put trouver, ce ne fut que… Le cadavre de mon père, deux trou béant à la place des yeux. Ont venait d’assassiner mon père.

Nara pris une petite pause tendit qu’elle se remémorait les événements.

Nara- C’est a partir de ce jour que s’entama l’une des parties les plus noirs de mon existence. Triste et perdu, je n’osai plus jamais retourner au domaine Hyuuga. Les huit prochaines années de mon histoire sont bien monotones, ce résumant a voler ce qu’il me fallait pour survivre et a me battre pour me trouver un lieu où dormir. J’avais arrêté de me rendre à l’académie. C’est lorsque j’eu seize ans que je rencontrai pour la première fois ma mère biologique… Ce jour la, je venais de chaparder une pomme a un marchand et j’avais pris la fuite a travers les quartiers peu fréquentables qui jalonnais le quartier marchand. Au détour d’une ruelle, je m’étais rendu compte que j’étais piégé. Un homme me barrait le chemin devant moi tandis qu’un autre c’était glisser dans mon dos et s’apprêtais a me frappé. C’est a ce moment que j’entendis un sifflement suivit de deux bruit mat. Mes assaillants, ce trouvait maintenant au sol, un kunai venait de leurs trancher la gorge. J’avais levé le regard vers le toit des immeubles qui m’entourait et c’est la, que pour la première fois j’ai vu Takame. Un masque avec un motif de renard lui recouvrait le visage et lorsqu’elle l’avait enlevé, je n’avais pus que remarqué l’énorme ressemblance qu’elle avait avec moi. Par la suite, j’avais recommencé a me rendre a l’académie, puis l’ont m’avait assigné a l’équipe quatre avec toi, Youso et Yosuke-sensei…

Nara avala doucement sa salive, elle en avait encore beaucoup a raconter…

Nara- La vie avait repris son cours normal pour moi, mais comme chaque fois que quelques choses va trop bien, il doit y avoir quelques choses pour le gâcher. Quelques jours avant mon dix-huitième anniversaire, Takame m’annonça qu’elle devait partir pour une importante mission et qu’elle reviendrait quelques semaines plus tard. Après quatre mois, elle n’était toujours pas revenue et j’avais commencé à m’inquiéter, avec raison…

Nara posa sa tête dans ses mains, s’efforçant pour ne pas partir en sanglot.

Nara- Ils y a quelques semaines, j’ai reçu une lettre d’adieu de Takame. J’eu un important choc et je dû être hospitalisé. Mais il y a quelques jours, alors que je m’étais enfin décider a revenir dans cette maison qui avait été celle de ma mère, Takame, cette dernière c’était représenté a moi et c’est ainsi que j’ai appris ce qui c’était passé. Ma mère biologique avait déserté, me laissant à nouveau seule. C’est alors qu’elle ma demandé de venir ici, dans sa chambre et d’ouvrir le sceau qui protégeait son repère secret. J’y ais découvert que j’avais un frère jumeau… Et que je devrai très certainement tuer ce dernier… Ainsi que ma mère… Je ne pourrais supporter que quelqu’un d’autre que moi exécute cette tâche…

Nara se tourna vers Kenji, plongeant son regard immaculé a travers les noirceurs de celui de sont amant.

Nara- Tu es le premier a qui je raconte cette histoire. Mais, il lui manque une partie et cette partie je veux l’écrire avec toi Kenji Uchiha.

Les lèvres de Nara rencontrèrent celle de son bel Uchiha, s’abreuvant a même ses dernières comme un rescapé du désert s’abreuverait a une jarre d’eau. Puis, elle rompit le contact avant de s’étendre doucement sur le lit, fermant les yeux.

Nara- Et si ont allait prendre un petit goûter dans un restaurant? J’ai une faim de loup.

MessageSujet: Re: 186 rue des chênes   Dim 2 Mai - 23:27

Nara venait de s'ouvrir à lui. Elle venait de lui compter l'horreur qu'elle avait vécu depuis sa naissance. Kenji qui croyait avoir eu une enfance difficile se voyait comme un privilégié face à de telles révélations. Des parents morts de façon tragique et un clan renié. Son avenir était aussi incertain que son passé était sordide. Il semblait que son père eut été un grand shinobi, vaillant et courageux. Il était mort pour ce qu'il avait eut de plus cher : sa fille. C'était une obligation pour un bon père de famille, mais une obligation faite avec coeur et une volonté sans faille. Il était le protecteur de la famille, celui qui servait de rempart contre les agressions extérieurs. Certains auaient pu le traiter de pauvre fou d'avoir traîné sa fille en dehors du village pour une simple balade, mais c'était plutôt ce qui l'avait attaqué qui n'était pas très intelligent. La mort les attendait surement. Mais au final, il avait juste laissé une fille orpheline dans une structure militaire qui peut paraître immense lorsque l'on est jeune.

La mère était de la même trempe. Prête à tout pour sa fille, même à cacher sa filiation. C'était un geste noble mais qui allait peser lourd dans la vie de Nara pour plus tard. Les conséquences n'étaient pas toujours mesurées. Maintenant elle était morte et laissait orpheline une seconde fois Nara. C'était un miracle que la jeune genin ne se soit pas refermé sur elle même ou pire ne se soit pas suicidé. Kenji avait eu la "chance" de ne pas connaître ses parents et donc de ne pas s'attacher à eux. Pour elle, c'était complètement différent. Elle s'était lié à ses parents par deux fois, et ils étaient partis deux fois. Une troisième fois serait peut-être fatal, et c'était le rôle de Kenji...

L'Uchiha écouta avec sérieux l'histoire de Nara. Il la serra dans ses bras lorsqu'elle pleurait et que c'était nécessaire. Mais il ne savait pas quoi faire de plus. Il n'était pas habitué à ce genre de déclaration et lorsqu'il avait posé la question, il s'attendait juste à apprendre que le père de Nara était un membre important des Hyûuga et sa mère de même. Il se passa alors doucement une main dans sa chevelure sombre tout en plongeant son regard d'ébène dans celui blanc de la jeune fille. Ses bras l'entourait pour la réconforter. Il déposa une baiser sur son front mais il ne savait que faire de plus.

Elle proposa alors qu'ils sortent pour aller au restaurant. Kenji n'avait pas très envie de cela. Il regarda Nara qui semblait avoir très faim et esquissa un petit sourire tout en se redressant. Les derniers mots de la jeune fille sonnaient faux, comme si elle souhaitait trouver une fin plus heureuse à toute son histoire. Pourtant, les faits étaient là et l'Uchiha les avait assimilé rapidement. Même s'il n'était pas encore majeur, sa maturité n'était plus à prouver. Il se passa doucement une main dans sa chevelure sombre réfléchissant, pesant chacun des mots qui allaient sortir de ses lèvres.

[Kenji] - Tu n'as jamais eu envie de retrouver le meutrier de ton père ?

Réagissant rapidement que ses paroles pouvaient prêter à confusion, il plongea rapidement son regard dans celui de Nara.

[Kenji] - Je ne te parle pas de vengeance, mais de volonté que justice soit faite.

Personnellement, il savait que ses parents, mais aussi ses faux parents, étaient tous morts. Mais il ne savait comment, ni pourquoi. Un voile opaque se dressait devant son passé. D'ailleurs, métaphoriquement, on pouvait même dire qu'il ne connaissait pas meurtrier de son passé. Nara avait la possibilité de connaître l'assassin de son père. Après de longues recherches et une volonté de fer, elle pouvait faire en sorte que justice lui soit rendue. C'était une façon de lui faire honneur. Même si c'était un nuke-nin, il vivait dans ce monde et ne pouvait éternellement se cacher si l'ambition de la jeune fille était sans faille.

[Kenji] - Venger ton père, s'il avait une place importante dans le clan, te permettrais d'y obtenir une bonne image et de nombreux avantages. Mais surtout, psychologiquement cela pourrait te soulager d'un poids.

Mais le jeu de la vengeance était très dangereux. Kenji serait là pour réguler les ardeurs de la jeune fille si jamais elle voulait se lancer dans cette voix car le principal n'était pas de souhaiter la mort de l'agresseur mais que justice soit faite. Si jamais elle venait à tuer, elle ne vaudrait alors pas plus que l'assassin et serait une simple meurtière. Il existait une limite, fine, avec laquelle elle devrait flirter sans jamais perdre de vu son véritable objectif.
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MessageSujet: Re: 186 rue des chênes   Jeu 17 Juin - 15:50

Nara : +25 Xp
Kenji : +21 XP

Je rappelle que les bonus dues aux rangs sont évidemment inclus, ne sait-on jamais. Essaye un peu d'étoffer la narration entre les longues phases de discours, Nara, et tu verras que ça sera encore plus passionnant Wink

Bonne continuation à vous deux.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: 186 rue des chênes   Ven 1 Juin - 2:19

C'était une chose peu habituelle... non, c'était la première fois que maître Hieï venait dans le dojo de maître Higaï. Heureusement que j'ai rendu l'endroit un peu moins vétuste et délabré qu'il n'était quand il m'a pris comme élève. Ils ne me congédient pas, et au contraire, ont plutôt l'air de m'attendre. J'ôte mes claquettes, rentre, et m'assieds sur mes talons, en position de repos, devant mes interlocuteurs. Maître Higaï termine de fumer une bouffée de son tabac, et sort du dojo, me laissant seul avec maître Hieï. Du coup, Niko comprend assez vite la situation, et saute de mon épaule au sol, pour adopter la même position que nous.

[Hieï]- Bonjour Shinjin.

[Jin'] – Maître.

[Hieï] – Vois-tu qui est Nara? Une cousine, de la Sokke.

[Jin'] – Je l'ai croisé.

Il attendit que je continue, voulant visiblement que je m'étende un peu plus sur le sujet. En fait, il fallait partir du principe que tout ce que les membres de clan faisaient remontent un jour ou l'autre jusqu'à lui, et que donc, il sait qu'il se peut que j'ai discuté un ou deux fois avec cette cousine. Mais comme elle n'est pas parmi les favorites – non, c'est plutôt l'inverse en fait – je ne veux pas paraître déroger aux règles de conduites qu'on m'a enseigné. À quoi bon lui mentir?

[Jin'] – J'ai discuté une ou deux fois avec elle.

[Hieï] – Elle vient de subir un échec en mission B. Tout est dans le dossier, puisque je sais que tu familiarises de plus en plus avec l'administration. As-tu les capacités d'en faire le bilan? Savoir si elle peut repartir en mission?

La question est dure. Complexe même, car on me demande trop d'objectivité là où je ne peux pas m'empêcher d'être subjectif. Je dois faire un diagnostic, sur un membre du clan? Inutile de demander, c'est exactement ça qu'il me demande. Et en le connaissance, sachant ce dont il me croit capable, il est même possible qu'il me demande plus. Plus qu'un diagnostic pots-traumatique, ou n'importe quoi, il veut surtout que je sois en mesure de m'en porter garant, ou non, pour une réintroduction en tant que kunoïchi, mais aussi en tant que Hyuuga de la Sokke. En regardant de plus près, on peut voir les raisons qui le poussent à agir ainsi : Nara est plus âgée que moi, et c'est normalement sur elle que devrait se porter les espoirs du clan, or si elle vient d'essuyer un échec cuisant, c'est un peu loupé. Dans les héritiers de la lignée principale, on a vite fait le tour, et vue que la seule chose me reliant à ce qui n'est pas Hyuuga, à savoir mon père, est maintenant décédé, je fais un candidat de plus en plus sérieux. Pour estimer un candidat, on regarde si on peut avoir confiance en lui. Et c'est ce qu'il est en train de faire.
Konoha n'est pas en guerre, et donc, les polémiques du clan ont tendance à s'amplifier. Les choix des dirigeants sont parfois des lourdes armes, qui ne demandent qu'à servir à un des deux partis : Hieï, ou les autres. Discrétion, et fiabilité du résultat. C'est ça qu'il veut.

[Jin'] – Oui.

[Hieï] – Très bien. Au revoir Shinjin.

Il se relève, et sort du dojo. Maître Higaï rentre et s'assied à la même place, n'ayant même pas pris la peine d'éteindre sa pipe.

[Higaï] – Il t'a demandé quelque chose?

[Jin'] – Oui.

[Higaï] – Je ne veux pas savoir quoi. La politique, je l'ai jeté pour une bonne raison. Va.

Ma maison. Toujours vide... j'ai l'impression que Shizaké se saoule de travail : toujours en missions, surement plus dangereuses les unes que les autres, pour fuir la douleur de la perte de son mari. Il se peut qu'elle espère secrètement tomber au combat pour ne plus avoir à souffrir. Ça va maintenant faire un mois. Un mois que je ne l'ai pas vu.
Le dossier raconte brièvement les évènements, selon Nara. Un adversaire inattendu, une perte, et Nara ramenant ce qui semble être un corps. Pour moi, il y a un trauma, mais pas un échec. Traîner ce corps sur cette distance, c'est pas rien. Faisable, mais tout de même remarquable.

[Niko] – C'pas très facile, ça. Tu la connais vraiment?

J'avais oublié que ce lémurien avait parfait lui même ses connaissances littéraires.

[Jin'] – Non, pas personnellement. Mais on ne devrait pas avoir à endurer ça.

Mes prochaines heures sont passées à méditer dans ma chambre, puis à jouer au go, puis au shôgi, pour ensuite revenir sur le go, et encore la méditation. Il fallait que je réfléchisse sur la façon dont j'allais aborder les choses. C'était l'ex petite amie de mon ancien senseï, ce qui n'arrange pas les choses. En en faisant obstruction, on peut peut-être arriver à faire quelque chose de bien. Il y avait des endroits où je devais aller avant de retrouver ma cousine chez elle. Le premier, c'était la bibliothèque du clan. Il me semble qu'un parchemin y était pour apprendre quelque chose de pratique, qui pourrait servir à Nara autant qu'à moi.

[Bibliothécaire] – On n'a pas le droit de sortir ce genre de parchemin, Shinjin.

[Jin'] – J'ai une permission spéciale de la part de maître Hieï.

Faux, c'était un mensonge. Sur lequel j'aurai pu risquer gros, si je n'avais pas été un adolescent capricieux et immature qui perdra ses traits désagréables en grandissant. Ensuite, un petit tout au centre ville, quelques boutiques me permirent d'acheter de quoi ne pas venir les mains vides. Vers les quartiers populaires et là où habitait Nara, je ne pouvais de m'empêcher de penser à cette vie en marge du clan. Comment était-ce? Enfin... les quartiers populaires, j'aime beaucoup m'y promener pour les odeurs et les sensations qu'on éprouve, ainsi que les gens. Mais c'est bruyant, et fatiguant. Comment peut-on y habiter, alors que le clan offre de bien meilleur privilège. Peut-être qu'en grandissant, ces privilèges me priveront d'une liberté? Ce qui nous amène sur la question de liberté. Doit forcément être libre en tout point, ou seulement dans son esprit? La philosophie du clan m'amène à me poser beaucoup de questions, mais trouve peu de réponses.

Trois coups sur sa porte, et l'attente. Niko fait une blague, que je n'écoute même pas le lémurien sur mon épaule, tellement je cherche ce que je pourrais bien lui dire si cette porte s'ouvre. La question se résout d'elle-même, et la porte s'ouvre, laissant place à Nara, en plus vieille et plus usée. C'est à ce moment que je me dis que peut-être, je n'ai pas eu la bonne idée.

[Jin'] – Salut.

[Niko] – Moi c'est Niko.

Elle soupire, et s'écarte pour me laisser rentrer, respectant les règles de politesses. Une fois dans son salon, je sors ce que j'ai dans mon sac.

[Jin'] – Inutile de te dire que tes aventures sont pas passées inaperçues dans le clan. Et qu'on se fait du soucis. Et donc, on m'a envoyé. Ça, c'est le mauvais le côté. Le bon côté, c'est que je me suis dit que si je pouvais t'aider à ne plus te retrouver dans cette situation, ça pourrait peut-être t'aider. Tu connais Fugouun Saigo (le sceau de la dernière chance)? Son principe, c'est de lier un objet à une âme. Le suivant, c'est Kiseinofuuin, mais je n'y ai pas encore accès avec mon grade actuel.

Pour joindre les actes à la parole, je sors le rouleau de parchemin, et d'autres feuilles avec de quoi écrire, et plancher sérieusement sur ce sceau. La couleur jaune est ma couleur de prédilection, donc normalement, je devrais avoir des facilités à apprendre ce sceau, facilités que je compte transmettre à Nara. En plus, j'ai ramené des makis, des fois qu'on aurait faim. Il ne reste plus qu'à espérer que je ne la dérange pas plus qu'autre chose.


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MessageSujet: Re: 186 rue des chênes   Jeu 14 Juin - 17:01

Ses yeux furetaient sur les nombreux parchemins étalés sur sa table de travail à l'intérieur du sous-sol dissimulé dans sa chambre. La lumière de la chandelle tanguait et les yeux de Nara commençait à fatiguer pourtant, elle ne voulait pas s'arrêter, elle ce devait de continuer à chercher, la vie d'une personne en dépendait. Pourtant elle ne trouvait rien et ce même au sein de cette énorme bibliothèque qui contenait des milliers de techniques, résultat de plusieurs vie de travail, peut-être y avait-il ici même des techniques légendaires, oublier de nos jours, mais qui dorme sur ses tablettes poussiéreuses ? Elle devrait un jour faire un ménage afin de voir ce qu'il y avait à l'intérieur de tous ses livres, mais pour une rare fois, le courage lui manquait.

Lentement ses doigts attrapèrent un nouveau livre sur les étagères avant de le lancer sur la table où il s'écrasa dans un nuage de poussière. Puis, d'une main agacée, la kunoïchi ouvrit la couverture et débuta le furetage de cet énième livre à la recherche d'une technique qui aurait put l'aider a sauver son coéquipier, une technique qu'elle aurait du savoir, mais qu'elle ne trouvait même pas dans cette bibliothèque au savoir immense, une technique permettant de ramener une âme à la vie. Elle doutait de trouver pareille technique au sein de cet antre du savoir et, bientôt, elle devrait se rabattre sur la bibliothèque du village. Pourtant, elle ne souhaitait aucunement que ce dernier soit mis au courant de ses recherches pouvant, sommes toutes, être des plus dangereuses, surtout mener par une genin en état de choc.

Puis, après maint livre ainsi fureté sans n'avoir trouvé aucune piste à suivre, Nara remonta de sa cachette et referma le double fond de l'armoire, cachant ainsi cette entrée des plus précieuses avant d'enfin ce rendre dans la salle qui lui servait de dojos. Cette salle avait son premier objectif après son retour de mission et elle l'avait terminé moins d'une semaine après son retour, il y avait à peine deux jours. De nombreux socles pour des armes en tout genre était visible sur les murs et dès que l'on tassait les murs en papier de riz qui couvrait l'entré, on les remarquait. De nombreux kanji recouvraient les murs recouverts de papier de riz et l'impression de calme qui se dégageait de la pièce avait quelques choses de serein. C'était l'endroit parfait pour renouer avec soi-même et c'était justement dans ce but qu'il avait été érigé, remplaçant les nombreuses pièces qui s'y trouait auparavant et dont Nara n'avait que faire.

Avec lenteur la jeune kunoïchi prit place sur l'un des nombreux tamis et débuta une série d'étirement des plus basiques avant de s'élancer dans cette danse mortelle qu'était l'art du combat au corps à corps. Pourtant, les mouvements qu'elle exécutait actuellement n'avait rien a voir avec ceux qu'elle avait déjà pratiqué, c'était du nouveau, un enchaînement qu'elle avait repérer dans l'un des manuels qu'elle avait tant fureté durant la dernière semaine. Cela faisait deux jours qu'elle s'y exerçait et, sommes toutes, cet enchaînement n'était pas des plus difficiles.

Tout débutait par une attaque de biais au niveau des côtes qui semblait avoir pour but de déstabiliser son adversaire afin de pouvoir placer un puissant uppercut suivi ensuite d'un coup de pied retourné des plus mortels. C'était principalement sur le dernier mouvement qu'elle bloquait encore, exposer ainsi son dos ne lui plaisait guerre et chaque fois qu'elle exécutait ce mouvement, elle ne pouvait s'empêcher de bloquer son mouvement au dernier moment avant d'arrêter sa danse dans un profond soupir. Le mouvement en tant que tel n'était pas tant compliqué malgré le fait qu'elle n'avait jamais exécuté de coup de pied retourné. ce qui était compliquer c'était de l'exécuter de manière fluide et puissante de façon a ce que l'enchaînement soit des plus harmonieux.

C'est ainsi que passèrent les nombreuses heures de l'avant-midi avant qu'elle réussisse enfin à exécuter complètement cet enchaînement qui, pour la première fois, avait dut être appris seule, sans l'aide de Takame ni même de Yosuke ou de n'importe qui d'autre. Pour la première fois de sa vie, elle avait réussi a apprendre quelques choses par ses propres moyens et cela la galvanisait a un tel point qu'elle en oublia presque ce qui l'obsédait depuis maintenant une semaine, le retour d'une âme à son corps. Pourtant comme toute obsession, celle-ci ne tarda pas à la rattraper et tandis qu'elle soufflait quelques peu après une douche bien mérité, un léger cognement ce fit entendre sur la porte du salon, l'on venait lui rendre visite.

L'espace d'un moment, la kunoïchi pensa que cela pouvait être Kenji et une colère sourde s'empara d'elle avant de ce mué en une légère tristesse tandis qu'elle pensait que ce dernier était probablement mort durant une mission puisqu'il n'avait plus donné signe de vie depuis. Pourtant, cela n'avait rien à voir avec la perte d'un être cher, tout au plus la perte d'un ami que l'on aurait perdu de vue depuis quelques années. Comme si, toute leur relation, n'avait été qu'un rêve et qu'elle l'aurait effacé durant cette mission, son cœur passant a autre chose. Cependant, il était vrai de dire qu'entre l'annonce de la disparition de Kenji en mission et le moment présent, il s'était passé tant de chose que cela semblait faire des années.

Pourtant, tandis qu'elle allait répondre à la porte, cette fugace pensée s'envola pour laisser place à de la curiosité, qui pouvait bien s'intéressé à elle ? Youso avait coupé tout contact il y a bien longtemps et Kenji était potentiellement mort. Takame avait déserté et Hayame était, à ce qu'elle avait appris, en mission de la plus haute importance. Ce ne fut pas sans surprise qu'elle découvrit, après avoir ouvert la porte, un Hyuuga dont le sourire avait quelques choses d'étrange pour un homme sans pupille, peut-être était-ce cette gêne qui se dégageait de lui ? Une seule chose était certaine, cette fois-ci, le clan semblait lui avoir envoyé l'une de ses jeunes recrues.

???- Salut.

Lémurien- Moi c'est Niko.

Nara réprima un mouvement de surprise en voyant ainsi parler un lémurien et décida de passer cet incident sur le compte de la fatigue qu'elle avait accumulé depuis les derniers jours. Ainsi, elle fit entrer le jeune Hyuuga et son animal domestique et les conduisit au sein du salon avant de l'inviter a s'asseoir sur l'un des coussins trônant autour de la table qui s'y trouvait tandis qu'elle prenait place sur le coussin opposé.

???- Inutile de te dire que tes aventures ne sont pas passées inaperçues dans le clan. Et qu'on se fait du souci. Et donc, on m'a envoyé. Ça, c'est le mauvais le côté. Le bon côté, c'est que je me suis dit que si je pouvais t'aider à ne plus te retrouver dans cette situation, ça pourrait peut-être t'aider. Tu connais Fugouun Saigo (le sceau de la dernière chance)? Son principe, c'est de lier un objet à une âme. Le suivant, c'est Kiseinofuuin, mais je n'y ai pas encore accès avec mon grade actuel.

C'était là les sceaux qu'elle avait tant chercher, le premier, lui aurait permis de sauvegarder l'âme de son compatriote au sein d'un objet pour ensuite le ramener à la vie via Kiseinofuuin ou, le sceau du retour à la maison, qui, selon les rumeurs qu'elle avait entendu, permettrait de ramener une âme à la vie sans même avoir besoin de son corps, la technique créant elle même ce dernier. C'était ce qu'elle cherchait depuis près d'une semaine maintenant et on les lui offrait désormais sur un plateau d'argent, comment pouvait-elle refuser ?

Nara- Si on doit travailler ensemble sur l'apprentissage de ses techniques, j'aimerais que nous soyons présentés. Je suis Nara Hyuuga, mais tu dois déjà le savoir puisque tu es ici. Ton nom à toi c'est ?
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: 186 rue des chênes   Jeu 28 Juin - 21:17

Effectivement. Je ne sais pas si on peut dire que je subis le stress, mais sur ce coup, j'en ai oublié les politesses d'usage. Ce qui n'est pas forcément une manœuvre à mon désavantage, vue qu'en matière de règles de bienséance respectées par le clan, elle ne doit pas être très à jour.

Jin' – Je suis Shinjin. On s'est déjà rencontré.

Ce qui était vrai. Je mangeais dans un restaurant, avec le clan, elle aussi, sans le clan. J'avais été intrigué de savoir pourquoi, et au lieu de demander gentiment aux anciens, j'avais préféré aller lui demander pourquoi à elle. Question à laquelle elle avait refusé de répondre. Dommage. Je n'essaie pas souvent de créer des relations avec les gens que je côtoie, c'est en général l'inverse. Les rares fois où je l'ai tenté, cela s'est mal fini, et cette occasion en fait partie. Pour aujourd'hui, c'est parce qu'on m'a demandé de le faire. Malheureusement, je ne suis pas encore capable de tromper des membres de mon clan d'une façon aussi mesquine (en sachant pertinemment que ce n'est pas ce qui m'a été demandé). J'y vois une seconde occasion de me rapprocher quelqu'un d'intéressant. Chaque personne qui ne partage pas ma vision des choses est intéressante, et c'est en ça que l'humanité dispose d'une richesse infinie, que parfois, on se doit d'ignorer.

Nara - Je ne m'en souviens pas... Mais j'ai quitté le clan lorsque j'avais 5 ans, après la mort de mon père... Donc je ne me rappelle plus vraiment ceux que j'ai déjà rencontré.

Elle a visiblement oublié le restaurant. Autant ne pas mettre l'accent sur ce fait historique. J'ai acquis de l'expérience quant aux réactions de mes proches et connaissances vis à vis de ma personne. Leur rappeler ma mémoire visuelle absolue est une chose dont je dois m'abstenir.

Jin' - On s'était croisé dans un restaurant, et j'avais été intrigué par ta solitude. C'est pas grave si tu te ne te rappelles pas. Où est-ce qu'on peut travailler?

Nara - Tout dépend de l'endroit que tu recherches. Puisque l'on parle d'une technique de haute voltige, j'opterais personnellement pour les bords paisibles d'un lac, cependant, si tu souhaites quelque chose de plus intime, j'ai un dojo ici-même.

Jin' - Un lac sera pratique. On risque d'avoir besoin de cobayes, et les poissons en sont.

Nara - Je préférerais personnellement ne pas toucher à la faune locale, mais si cela est nécessaire, soit.

Jin' - Pourquoi ne pas toucher à la faune locale?

Nara - Car j'aime la paix qui régne dans cet endroit et que tuer détruirait cette paix.

Chacun a son sanctuaire. Enfin... les miens sont également ceux d'autres personnes : le dojo de Higaï-senseï, le temple du Châtaigner, ceux du clan. Il faudrait peut-être que je trouve un endroit à moi ? Non. Je ne pense pas que ce soit utile, et je n'en ai pas (encore) le besoin. D'un autre côté, la mort fait partie intégrante du cycle de la vie, et contribue à la sérénité et à l'équilibre du monde dans lequel nous vivons.

Jin' - La mort est dans l'ordre des choses : tuer ou être tué, le monde se résume à ça.

Nara - Et que fais-tu de l'amour, de l'amitié, des joies et des peines ? Je suis kunoïchi, je connais l'instinct de survie, mais dire que le monde ce résume à ce dernier c'est être bien aveugle.

Elle a du répondant. L'homme, est un animal, et ça, il ne faut pas l'oublier. Certes, grâce au langage, il a développé un panel d'émotions et de pulsions qui font de lui un être à part. Mais confronté à la mort, il redevient un animal. C'est attesté. Des sociétés, dont chaque individu se retrouvent en contact avec la mort, par exemple lors de siège ou de pénurie, s'effondrent pour ne répondre qu'à une seule règle : celle du plus fort. La vie ne se résume plus qu'à vivre ou mourir, et nargue les notions de bien et de mal, qui sont l'essence des émotions de l'homme. La mort, ou la vie du groupe, ou de l'individu. Voilà ce qui domine. Il faut arriver à un grand niveau de concentration, de méditation et de plénitude pour passer cette recrudescence. Sur un plan personnel, j'y arriverai en le transcendant.

Nara - Mon lac est l'un des seuls endroits reculés et camouflés aux yeux des regards. Nous apprendrons des techniques probablement interdites pour une bonne raison et je doutes qu'un homme de ton âge puisse avoir l'influence nécessaire pour les sortir et les apprendre à d'autre comme tu l'as fais.

Jin' - L'habit ne fait pas le moine. Si tu étais resté dans le clan, tu le saurais. Allons-y, on peut acheter des souris en passant, de cette façon, on ne touchera pas à ton sanctuaire.

Le première chose qui me vient, c'est une réplique cinglante. Lui expliquer que la mort de Kyozetsu Hyuuga vient de me placer en position plutôt avantageuse sur l'échelle des successions. J'en deviens l'héritier d'une partie, même. Mais celui rappeler un échec n'est peut-être pas la meilleure chose à faire pour l'instant. Surtout si je veux une amie.
Certes, ces techniques ne sont pas censées être en ma possession. Certes, je ne jouis pas d'une grande influence dans le clan. Et alors ? Je n'arrive pas à comprendre le sens de cette remarque. Pour ces deux choses, elle a deux autres informations. Je prends un risque en lui enseignant cela, et on a du m'envoyer chez elle par dépit, un peu comme une corvée. Ce qui n'est pas le cas, en fait, vue que pour elle, c'est une estimation, et pour moi, une future promotion. Je commence d'ailleurs à ouvrir la marche, en sortant de son appartement, puis de la maison principale. Ce n'est que dehors que je comprends que ça peut m'être reproché en tant que moyen d'éluder le conversation, ou le sujet, à savoir moi qui ne suis pas assez important à ses yeux. Elle se voit dans les yeux des autres. Cela, il faut que je le mette dans un rapport. Ce n'est pas un signe de bon état d'esprit. Ça n'a jamais empêché une kunoïchi de l'être, mais je n'aime pas cela. Ce n'est pas sain.

Nara - Je ne parlais pas de ton apparence, mais de ton comportement qui ne convient pas au rang nécessaire pour sortir ce genre de technique. De plus, tu es un Hyuuga, donc tu uses du Taijutsu. Or, ta démarche ne rappelle pas l'agilité dont est tenu d'avoir un pratiquant du corps à corps.

Jin' - Le comportement s'adapte. Tout comme l'apparence, grande sœur. On s'arrête ici.

La cuisine me sauve. Une étale de poisson cru, et de riz déjà préparé. J'en achète, après avoir soumis les poissons à mon odorat. Après un entraînement dans les caves du temple du châtaigner ainsi que l’appréciation des différentes cuvées et donc, de leur nez, on s'aperçoit vite que l'odorat est un sens trop peu exploité. On peut sentir tous les aliments, et estimer de façon (souvent certaine) quels goûts ils vont avoir. En ayant également appris les odeurs d'autres choses, comme les poisons où des éléments (souffre, fer), on peut même s'orienter rien qu'à l'odorat. Ce que je ne faisais pas quand je m'étais amputé de la vue, mais je vais chercher à rattraper ce retard.
La suite du trajet se passe en silence. C'est elle qui prend les devants pour me guider, dans la forêt, puis devant un des nombreux lacs qu'on peut trouver dans les forêts du pays du feu. Quand elle me parlait de cet endroit, il y a quelques minutes, je m'imaginais plus une sorte de sanctuaire. Les cratères jonchant le sol et les mannequins me font plus penser à un terrain d'entraînement (ce qui est aussi, d'une certaine façon, un sanctuaire).



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