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 Le petit nid de Kyukyu.

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MessageSujet: Le petit nid de Kyukyu.   Mer 7 Avr - 12:34

    Ninja. Quel métier pourri, quand même. Se ruiner la santé, risquer sa vie matin et soir, manger en cachette, faire caca dans son pantalon afin de ne pas être repéré. Et pourtant, peu avaient le mérite d'être reconnu pour n'en avoir pas mis un miette à côté. Soupirant sur cette pensée peu encourageante quant à son avenir, Kyuno chassa tout de même ces funèbres hypothèses qui ne l'aidaient pas à se mettre de bonne humeur. Ainsi, c'était en s'étirant longuement dans un énième bâillement qu'il avala sa première cuillerée de céréales. Qu'est-ce qu'elles étaient chères, ces céréales. Et surtout. Qu'est-ce qu'elles étaient dégueulasses. La force de l'habitude avait terrassé le côté gourmet du jeune shinobi, annihilant presque ses capacités gustatives du matin. Ainsi, à cinq heures du matin, la crotte avait l'odeur de la rose, et le vomi de chien, la subtilité d'un homard thermidor. Quel métier pourri.

    Toutefois, il ne fallait en aucun cas se laisser abattre par la situation, et le jeune garçon le savait bien. De grandes choses l'attendaient. Où ? Quand ? Dans les toilettes ? Cette nuit, intoxiqué par l'un des nombreux produits stocké sous le lit de l'adolescent dont la date de péremption avait elle-même disparu de l'emballage ? Certainement pas. Il n'était pas un ninja de cette envergure : bien sûr, formuler des conjonctures sur une probable apocalypse dont Kyuno serait le prince charmant salvateur serait un peu utopiste, et supposer que ce même petit personnage devienne un jour un des piliers porteurs de son village n'était pas encore certain.

    Heureusement, chaque ninja avait, techniquement, quelques occasions de se faire remarquer dans sa vie. Moins heureusement, pas forcément en bien. Et malheureusement, souvent en mal.

    Il restait confiant. La main sur sa tête, il frotta vigoureusement son petit crâne blond afin de donner une forme quelconque à sa chevelure, se levant de sa chaise avec une agilité propre aux félins. Aux félins morts, soit, mais bon. Manquant de tituber et de décéder d'un arrêt cérébral pur et simple, il posa ses pieds sur les deux bouts de bois qui lui servaient de Geta, alors que de sa main libre, il attrapa un verre d'eau fraîche : celle des sources naturelles de Kiri étaient de loin la meilleure de tout le monde Shinobi, et de toutes manières, il n'en avait jamais goûté d'autres.

    [Kyuno] Sortons, mon ami. Sortons.

    Kyuno n'avait pas d'amis. En soit, c'était une manière simple de faire de lui-même son propre confident. Ne cherchons pas d'excuses, Kyuno n'avait jamais vraiment envisagé de se faire des amis ; et à part les quelques mômes qu'il avait pu côtoyer à l'Académie de Kiri (qui était tout sauf chaleureuse), il ne s'était jamais frotté au monde extérieur, et d'ailleurs, la curiosité ne s'était pas encore emparée de son esprit sur ce domaine de la Vie. Il se doutait bien qu'au fur et à mesure de sa progression dans la voie qu'il avait choisi, sa route en croiserait de nombreuses autres : c'est pourquoi il fallait être prêt. La métaphore de la route n'est pas inappropriée : ainsi, comparons les malheurs de la vie à des agresseurs. Il préférait ainsi, être sûr de connaître parfaitement le petit chemin qu'il parcourait quotidiennement afin d'en tirer toute l'expérience possible, et cela avant de se lancer sur un plus gros sentier, où il croiserait sans aucun doute, plus de personnes. Et donc, plus de chances de tomber sur quelqu'un de... Non-désirable.

    Il était désormais parfaitement réveillé. Toutefois, Dame Nature ne semblait pas en être sûre. Ainsi, l'expression « pleuvoir des cordes » prit tout son sens alors que la porte, que Kyuno avait essayé d'ouvrir, avait profité d'un courant d'air pour revenir plus que violemment dans le nez du jeune enfant, le projetant quelques mètres en arrière, une fulgurante douleur dans tout le visage. Ne pas se laisser abattre.

    [Kyuno] Ouverture de porte - Top, prise deux, on tourne !

    L'humour était généralement une bonne manière de ne pas hurler des mots dont la moitié des lettres aurait fait peur à un bébé phoque mort. Soupirant tout de même longuement, afin d'évacuer les fragments de mauvais karma qui semblaient ne pas avoir quitté son esprit, il fit un premier pas. Dès lors, ses tympans furent agressés par la violence des assauts de la pluie sur le sol déjà trempé comme un Tampax. Les averses nuisaient à la concentration d'un spécialiste en Illusions. Un sourire illumina le visage de Kyuno. Cela lui allait à merveille : en effet, cela permettait de s'adapter à une vraie situation de combat : se concentrer réellement ne se fait pas devant un adversaire lisant la Bible , fumant doucement sa pipe, et s'excusant d'exister. Il fallait faire le vide dans son esprit alors qu'un Katon vous désinfectait les trous de nez... Ne faire qu'un avec son âme et celle de son adversaire alors que sa lame vous caresse la jugulaire... C'était ça la vraie concentration.

    [Kyuno] C'est parfait ! … Un peu trop, quand même.

MessageSujet: Re: Le petit nid de Kyukyu.   Mer 7 Avr - 14:10

Kyuno : + 8 XP

MessageSujet: Re: Le petit nid de Kyukyu.   Mer 7 Avr - 14:11

    [???] On ne rigole pas avec la mémoire. Retenez ça.

    Il avait raison. Ironiquement, le jeune homme avait beau faire tous les efforts possibles et imaginables, sa mémoire s'était vengée de cet affront, et avait définitivement envoyé à la corbeille toutes les informations relatives à la personne qui avait prononcé ces mots dont la vérité était cinglante. Heureusement, il n'avait pas oublié le principal du message, et ainsi, l'identité de son expéditeur n'avait plus d'importance. Les humains étaient là, sur Terre, pour faire ce qu'ils avaient à faire, crever, nourrir les vers de terre, et ce, depuis trop d'années pour nous : ainsi, c'était par orgeuil que tous souhaitaient avoir leur petit nom, vivre leur petite vie, avoir leur petite charrette, et leurs petits enfants afin de se dire qu'ils n'ont pas été trop inutiles. Terriblement désolant. Toutefois, ne nous attardons pas sur ce genre de débat philosophique à n'en plus finir, qui donnent envie de se loger une balle entre les deux fesses.

    [Kyuno] Yatta !

    Taper dans ses mains ; tourner sur soi-même, taper du pied et hurler à la mort comme un loup, tout ça en moins de deux secondes : voilà le meilleur anti-dépresseur qu'avait inventé notre spécialiste de la logique humaine. Et si ça c'est logique, je veux bien bouffer ma djellaba violette à ponpons rose bonbon. Bien calmé, et bien fou à lier, c'était dans cette optique de travail que nous pouvions commencer. Il avait traversé une grande partie des rues de Kiri durant toute sa vie, et pourtant, il était sûr et certain qu'un grand nombre d'entre elles étaient bien plus cachées qu'on le pensait. Malgré tout, il s'en fichait royalement, et autre chose l'inquiétait bien plus. Se dandinant de gauche à droite dans un vain espoir d'avoir l'illumination de notre ami Bouddha, il frappait dans ses mains. Yeah, disco ! Notre jeune ami avait certainement court-circuité le peu d'humanité qui lui restait, et voilà qu'il se lançait dans une chorégraphie peu recommandable. Sérieusement, les gars, ça craint là... Quelqu'un pour l'arrêter ? Nan, vraiment, personne ?

    Et Dieu inventa la plaque de verglas, pour tuer ces saloperies de hippies.

    Heureusement, certainement très apprécié du Très Haut, la chute ne le tua pas. Il faisait encore un peu frisquet à Kiri, et la pluie torrentielle n'avait rien arrangé aux conditions climatiques : ainsi, le taux de mortalité chez les gens, disons, moins « intelligents » avait augmenté. Vexant, pour notre ami shinobi qui ma foi, s'était relevé sans trop de mal. Trois respirations plus tard, il avait repris son chemin. Il n'en restait plus beaucoup à faire, et cela n'était pas si mal : non-désireux de parier sa vie une seconde fois avec Dame Nature, il fit attention dans le dernier quart de route qui l'amenait là où il voulait finir.

    [Kyuno] Au calme.

    Il rêvassait. Cela ne faisait pas de mal, et c'était donc plongé dans ses souvenirs qu'il arriva à destination, sans tellement s'en rendre compte. Une grosse pierre. Et... Rien d'autre, à vrai dire : le sol était principalement végétal, mais pas assez pour être joyeux, sans pour autant être désagréable. Le calme était présent sous toutes ses formes, ici, et seuls quelques insectes pas souvent très vivants se trouvaient sous état de bouillie solidifiée. Même les mouettes (Ô Toutes Puissantes Mouettes, entendez mon appel), n'avaient pas eu vent de l'existence de l'endroit, et ainsi, il pouvait méditer sur lui-même ici. Toutefois, rien n'était parfait, et le calme était parfois à double tranchant : le moral des troupes baissait vite ici, et ainsi, Kyuno essayait de ne pas trop s'y rendre. L'enseignement ne devait pas devenir une corvée, ou bien il deviendrait beaucoup moins efficace et productif. Les Illusions représentaient un art trop abstrait pour se retrouver privé de liberté. Au contraire.

    [Kyuno] Les illusions représentent la liberté. Et un terrible mensonge en même temps. Rahlala, la galèèèère...


    Annonçait-il, une main derrière la tête, les yeux fermés... Mais pas aveugles.


Dernière édition par Kyuno Makare le Sam 10 Avr - 19:04, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Le petit nid de Kyukyu.   Mer 7 Avr - 17:10

    Plus que de calme, c'était de la Nature dont il avait besoin aujourd'hui : il n'allait pas forger son destin sempiternellement assis derrière une chaise de bureau, ou une table d'amphithéâtre. Il fallait parfois affronter plus que les simples natures du problèmes. Ainsi, il regardait autour de lui : seul. Rien d'étonnant, à vrai dire, l'endroit était désert, et pas forcément très chaleureux : il se dirigea lentement vers la grosse pierre qui dominait toute la plaine, laissant ses longues mèches blondes virevolter au rythme des grosses bourrasques intenses et froides qui balayaient cet espace sans végétation. Attraper un rhume n'était pas au programme, mais il regretta de ne pas s'être habillé plus chaudement. Cela nuirait un peu trop à sa concentration, couplé à la pluie battante qui frappait ses tympans.

    [Kyuno] Pfou.

    S'entraîner. Bien sûr, il était venu pour ça, comme tous les shinobis de ce monde. Tous avaient leur petit coin plus ou moins verdoyant, plus ou moins accueillant et plus ou moins fréquenté. Néanmoins, tous en avaient un, et tous ressentaient un jour le besoin de s'isoler afin de perfectionner son art. La perfection n'était pas quelque chose de collectif : elle avait beau s'obtenir grâce aux conseils de tous, ce n'était que la sueur individuelle qui pouvait souder tous ces fragments de savoir. Seul le sang, la sueur et les larmes possèdent ce pouvoir. C'est malheureux, un peu déprimant et terriblement classique, mais vrai.

    [Kyuno] 200 % ! Allez ! On est fou ! ... Enfin bref...

    Il recherchait le pouvoir, cela était clair. A quelles fins ? C'était une meilleure question, même pour lui. Sa vie s'était résumée à l'instant présent jusqu'ici (et c'est d'ailleurs ce qu'il avait prévu, et besoin, de faire pendant encore un moment). Tout de même, l'avenir avait aussi son importance, et le renier aurait été une erreur fatale. Il avait jugé que le moment était arrivé. Le moment de se bouger les fesses était à la porte de sa destinée ! Oh, que j'aime parler cuculapralinement. C'était donc dans cette perspective de révolution de son mode de vie qu'il entamait cet entrainement.

    [Kyuno] Allons-y...

    S'échauffer ne serait pas nécessaire. Il posait sa main sur la pierre, glaciale et glissante, et, accompagné de ses dix doigts, monta dessus : tant pis pour son pantalon, qui porterait une mémorable marque de fesses mouillées ; c'était pour le bien du village. Le bien de tous, et surtout, le bien de sa mère, qui ne perdrait pas la main lors du lavage des vêtements hebdomadaire. Que de générosité de la part de notre Genin, qui était désormais bien assis. Le vide dans son esprit... Il y était... Oui. Tout se volatilisa.

    Citation :
    [Kyuno] Oui, je suis Kyuno Makare, ou du moins, c'est le nom que je possède dans la réalité que nous venons de quitter au profit de celle-ci. Ce monde, celui de mon imaginaire, c'est chez moi. Si jamais nous nous retrouvons encore une fois dans ce territoire, il se peut que nous nous retrouvions. Parler n'est pas nécessaire, ici. Penser est si simple. Pas de mensonges, pas de... Oh, ma cuisse me gratte. Oui, désolé. Ici, au moins, la notion de réel, n'existe plus. Il en va de même pour celle de vrai, ou de faux. Les animaux n'existent que si je le désire. Les plantes, quant à elles, ne fleuriront que si ma volonté est consentante. La lumière, elle, provient de nos esprits. Je suis joyeux, cette journée sera donc chaleureuse. Bienvenue dans mon Monde.

MessageSujet: Re: Le petit nid de Kyukyu.   Mer 7 Avr - 23:43

    Se souvenir... Tout se volatilisa, encore une fois. Ce monde était étrange... De notre point de vue. Ce n'était pas une illusion, dans le sens où elle n'abusait des sens de personne : cet univers, cette réalité comme elle était appelée par son créateur, Kyuno, n'était tout simplement que le fruit de son imagination, qui se concrétisait réellement devant ses yeux. Ainsi, n'aimait-il pas le qualifier d'irréel, tout simplement parce que tout son corps, tous ses nerfs et tous ses sens percevaient les constantes de son nouvel environnement. Excitant, et relativement terrifiant en soi. Cela lui permettait surtout de se remémorer des évènements dont il n'aurait soupçonné son esprit d'avoir rangé une copie K-7 (ah, nostalgie, quand tu nous tiens !) dans un vieux tiroir poussiéreux d'une toute aussi antique armoire en plastique du célèbre constructeur de mobilier suédois. Quelque chose d'inestimable lui avait été offert dans cette chance...

    L'enfance était réputée pour être la période d'apprentissage des bases de la vie. Apprendre à se concentrer faisait partie des enseignements qu'il avait pu acquérir avec une certaine facilité. Toutefois, peut-être avait-il, comme tous, omis certains détails que ses oreilles n'avaient pas entendus. Ou du moins, qu'elles n'avaient pas écouté. Le cerveau n'analyse pas que les dilemmes demandés. Toutefois, cela restait un exercice particulièrement ardu, et il ne fallait pas espérer se reforger une vision du monde en seulement quelques minutes : cela faisait des heures et des heures que le Genin réfléchissait, et rien de transcendant ne l'avait encore illuminé. Le paysage blanc se remplit de plusieurs éléments : deux années venaient de défiler. En arrière. Il se retrouvait, au même endroit que sept cent trente jours plus tôt. Assis sur une chaise de bois, en duel mental avec un couvert posée sur une table en chêne, en face d'un homme dont le visage était invisible. Un défaut de mémoire, encore.

    Citation :
    [Kyuno] Euh, attendez, vous me demandez de faire DISPARAÎTRE cette cuillère ? Je veux être ninja moi, pas magicien ! Et les boules de feu ? C'est quand qu'on les crache, ces foutues boules de feu ?

    [???] Non... Ahlala. Je ne te demande pas de faire disparaître cette cuillère : c'est impossible. Ce que je te demande, c'est de la faire se volatiliser dans ton esprit. Ton chakra doit dompter ton âme, et lui faire croire qu'il n'y a rien sur cette table. Tu ne dois pas seulement le penser. Tu dois le voir, l'entendre, le toucher, et même le sentir. Cela doit être un fait.

    [Kyuno] Mais, au fond, je saurai qu'elle est là, cette foutue cuillère... C'est pas possible !

    [???] Mais... Quelle cuillère ?

    [Kyuno, en face d'une table dépourvue du moindre couvert] Hey ! Hey... Attendez, là, ça craint vraiment !

    [???] Te voilà... Convaincu qu'elle n'est pas là ? Tes adversaires dompteront ton âme à ta place, si tu ne le fais pas avant eux, fais moi confiance. Si tu ne te forges pas ta propre réalité, ils pourront s'amuser à te plonger dans la leur, et ce ne sera peut-être pas une cuillère que tu verras s'envoler, mais... Ton bras, ta jambe. Parait même qu'un foutu chaman des environs a réussi à faire disparaître l'œil de quelqu'un dans son subconscient ! Tain, ça doit faire mal, nan ? Brrr.

    [Kyuno] C'est... Tout ça, le Genjutsu ?

    [???] C'est tout un Art. Impossible de le résumer, et encore moins de l'expliquer aussi vite à un enfant de ton âge. C'est abstrait, terriblement abstrait, et à vrai dire, je dois bien t'avouer que je doute fortement qu'il soit possible d'en explorer toutes les voies. Du moins, dans une vie humaine normale. Après, ça devient terriblement malsain, alors je te laisserais découvrir tout ça tout seul.

    [Kyuno] Continuez ! Ça... Ça m'intéresse vraiment ! Vous... Vous pouvez m'apprendre ces trucs ?

    [???] Tu veux t'initier aux joies et aux plaisirs des Illusions et des Chocs Psychiques ? Intéressant... D'accord ! Mais n'oublie pas...

    Il fut extirpé de sa concentration : en effet, une mouette, certainement désireuse d'explorer le monde, s'était aventurée jusqu'ici, et c'était dans un cri qui avait pioché ses quelques notes dans un aigu incontestable qu'elle avait arraché Kyuno de son osmose avec lui-même... Nuit noire. Il faisait déjà nuit. Mais, ce n'était décidément, pas dans cette réalité qu'il avait besoin des rayons du Soleil pour guider son chemin...

MessageSujet: Re: Le petit nid de Kyukyu.   Ven 9 Avr - 13:06

    Rentrer chez lui : voilà ce qu'il pouvait bien faire alors que la nuit avait déjà repris ses droits sur tout les environs. Toutefois, rien n'aurait pu être plus parfait pour Kyuno, et la simple idée de retourner là où il vivait n'effleura pas son esprit une seule minute. Qu'il fasse nuit, ou jour, n'avait aucune importance. Les nuages, étrangement lointains, avaient cessé de faire pleuvoir leur désespoir aqueux, et offraient donc au jeune Genin une occasion de sécher sous cet air mystérieusement chaud qui collait ses cheveux contre son crâne... Peu importait. La luminosité que le Soleil lui offrait n'était pas nécessaire à l'illumination de son esprit, et à son ouverture sur cette réalité qu'il venait de quitter d'une manière peu banale. Fermer les yeux, et penser au vide intersidéral, rien de plus compliqué. En effet, il était dur d'éliminer définitivement cette petite mouche de doute qui virevoltait toujours dans un bzzz insupportable, dans un coin de son âme qu'on avait oublié de passer au peigne fin. Et il fallait aussi penser à faire disparaître le peigne. La galère, au plus au point.

    Les mains sur ses deux genoux, les jambes en tailleur, grelotant tout de même légèrement, en proie au froid impitoyable du pays de l'eau dont la morsure vous laissait aussi viril qu'une barbie en chaleur, il ne perdit pas son sang froid, et c'était en soufflant tout l'air de son corps, qui se transforma d'ailleurs aussitôt en une buée opaque et glaciale, qu'il tâcha de regagner cette concentration dont Madame la mouette l'avait éloigné si rapidement. La maîtrise de l'esprit humain de Kyuno avait beau être assez approfondie, elle était inexistante au niveau de son potentiel ; et toujours assez fragile pour être perturbée au moindre courant d'air trop incisif. La mélancolie s'empara du Genin. Dans un soupir qui fit déclencha une vague de frissons dans tout son corps, il fit craquer les quelques articulations qui le voulaient bien, et pensa à sa vie. Il n'avait fait que répéter les mêmes choses, encore et encore, et n'avait pas su profiter des seules occasions qui lui avaient été présentées jusqu'à aujourd'hui. Il mettait cela sur le compte de la jeunesse, et de toutes façons, ce n'était pas le moment de se stresser pour rien : sa vie ne faisait que commencer, et se détendre ne lui ferait aucun mal. Il ne fallait pas qu'il se pose trop de questions futiles et hautement philosophiques : s'il le faisait, il finirait en grosbillroxxor aux yeux qui saignent, tout ça dans le but de tuer quelqu'un qui n'a fait qu'égorger toute sa famille. Et on arrête les clichés, merci. Sa concentration était de nouveau en place. Tout revint en place. Une table, un vieux, et notre enfant.

    Citation :
    [Kyuno] Euh... Mais, comment est-ce que je fais, moi, pour rentrer dans son esprit ? Et puis, c'est contraire aux principes de bases de la politesse ! Enfin, quoi, l'âme, les pensées, c'est personnel... Nan ?

    [???] Haye ! Du calme... Détends-toi un peu, tu bloques ton esprit, et tu fracasses le mien avec ton blabla ! Retiens seulement ça, gamin, dans un combat, soit tu oublies le monde de dinette que ta gentille mamounette a fabriqué autour de toi, soit tu te fais éviscérer les bijoux de famille en direct live. Ton choix, petit. Rien que ton choix.

    [Kyuno, achevé] ...

    [???, en joignant les gestes aux paroles] Héhé, ils font tous cette tête-là quand je leur sors ça... Il a pas perdu la main, l'ancêtre, hein ? Bon, allez, reprenons. Je te l'admets, l'esprit humain est terriblement complexe. Neurones, chocs électriques, synapses à gogo. Que du bonheur. Ainsi, essaye d'imaginer ça comme... Une ville. Il y a des villes plus ou moins pauvres. Alors que chez certains, tu n'auras l'impression que de pénétrer dans un village de barbares, tu pourras malencontreusement te perdre dans le labyrinthe de certaines pensées humaines. Toutefois, nous ne commencerons pas par là. Et...

    [Kyuno, perplexe] Et, en quoi... Ça m'avance ?

    [???, légèrement irrité] Attends, attends, laisse moi finir ! Toutes les villes disposent d'un moyen de protection : murailles, gardes, et j'en passe. Représente-toi, ces différentes couches protectrices comme la barrière mentale de ton adversaire. Tu as de la chance, la majorité des êtres humains de cette Terre ne peuvent compter que sur une résistance relativement passive. Ils peuvent entraîner leur esprit, le rendre plus fort et plus imperméable aux illusions, sans jamais vraiment atteindre une protection optimale. Malheureusement, si tu tombes sur l'un des tes alter ego manipulateurs d'illusions, il se peut que tu sois... Déboussolé. En effet, il existe quelques veinards qui savent se protéger beaucoup plus efficacement des chocs psychiques grâce à leur chakra. Pire, ils peuvent presque retourner ces effets sur toi. Fais attention, et ne t'aventure jamais plus loin que nécessaire dans l'esprit adverse. On n'y croise pas forcément que ce qu'on voudrait y trouver. Fais moi confiance, sur ce point. Plus d'un de tes congénères, petits êtres impatients et trop curieux y ont laissé une partie de leur... Humanité, si je puis dire.

    [Kyuno] Donc, si je comprends bien, je dois forcer l'enceinte de leur esprit... Et foutre la merde ?

    [???, qui sourit en sortant un bocal] Exactement, gamin.

    [Kyuno] C'quoi ? La boîte de Pandore ?

    [???, levant un sourcil d'un air dépité] Une mouche. Tue moi ça. Sans la toucher. A côté de l'esprit humain, ce n'est qu'un échauffement, mais il faut bien commencer par... Quelque chose.

    Il n'avait jamais oublié ce jour.

MessageSujet: Re: Le petit nid de Kyukyu.   Dim 11 Avr - 17:12

    Il y avait tant de mondes ! Tant de réalités, tant de façons de voir les choses, de les appréhender. Du moins, c'était de cette façon que Kyuno voyait l'infinité de possibilités que lui offrait son art. Tout était possible, tout simplement. Là où le simple esprit animal s'arrêtait, la conscience humaine prenait le relais, et là où cette dernière ne pouvait plus avancer, une autre entité bien plus évoluée enchaînait. Et ainsi de suite, sans jamais s'arrêter. Cette perspective d'infinité était plutôt rassurante quant au potentiel de l'âme, et pourtant, elle était également terriblement décourageante : saurait-il quand cesser de développer ses illusions ? C'était un gros pari. Il pariait, en quelque sorte, son humanité contre toujours plus de liberté. Fallait-il mieux être une âme enfermée dans une coquille sûre, ou vagabonder à sa guise sur un terrain semé d'embuches et de pièges plus mortels et plus glauques les uns que les autres ? C'était vraiment une question « qui pète les burnes » comme aurait dit notre Genin quelques années plus tôt.

    Ce fichu maître que Kyuno voyait dans son esprit était un mystère à part entière. Cet épisode semblait complétement le dépasser. Il avait beau revoir sans problème les évènements qui y étaient liés, son visage restait sempiternellement invisible, et son identité disparue. Il n'y comprenait plus rien. Toutefois, son objectif actuel n'était aucunement de se souvenir de son prénom : après tout, ce n'étaient que quelques lettres collées ensemble, qui permettaient de distinguer une personne d'une autre : il s'en foutait donc. Ce vieillard n'avait pas demandé la Lune à Kyuno : ôter la vie d'une mouche était devenu, dans la réalité du commun des mortels, une expérience si peu enrichissante qu'on ne se souciait même plus de ces pauvres insectes. Malheureusement pour le Genin, il n'avait pas le droit à un torchon. Dans cette situation, le pauvre adolescent aurait pu achever la bestiole entre ses ongles, tellement il ne désirait pas découvrir ce qui composait son esprit. A supposer, qu'une mouche ait un esprit. Premier dilemme.

    Citation :
    [Kyuno, tombé par terre] Mais c'est horrible !

    [???, voyant la mouche morte] Qu'y a t-il ?

    [Kyuno] Je... Je voyais, comme une bougie dans son esprit... Une flamme joyeuse, qui dansait tranquillement... J'ai seulement eu à... L'éteindre, à passer la main dessus pour tout... Pour la...

    [???] Pour la tuer, oui. Tu as détruit son esprit. A vrai dire, l'équation n'est pas du tout compliquée. Tu as un esprit, et un corps. Si l'un meurt, l'autre le suit sous les pissenlits. Il existerait quelques fous qui auraient développé des techniques interdites capables de stocker l'âme dans des objets, ou dans un autre corps : toutefois, finir mes jours en tant que boîte de conserve ne m'excite pas plus que ça, petit. Tu viens de vivre une expérience unique. Ceux qui tuent à la puissance de leur lame ou de leurs poings ne connaissent pas cette subtilité à laquelle tu es si sensible. Tu as un grand cœur, et j'en suis désolé. Mais, tu as aussi un grand potentiel, et je ne doute pas que tu accompliras de grandes choses. Ôter la vie d'un être humain ne relève pas de la même difficulté, mais tu as compris le principe. Si tu peux éviter de tuer, ne le fais pas. Tu y laisses une partie de ton humanité à chaque essai : ne l'oublie pas.

    [Kyuno, pâle] La... Leçon... ?

    [???] … Est terminée pour aujourd'hui. Va te reposer, tu en auras grand besoin.

    [Kyuno] Ouais. Vous avez raison. Je vais me pieuter. Vite. Bonne nuit, monsieur.

    [???, lui tapant sur l'épaule] Détends-toi, petit. Tu n'as rien fait de mal. Cela fait aussi partie de la vie. Tu es un ninja, un vrai. Et surtout, retiens que tu exerces un noble art. Celui de dompter les âmes. De les guider. C'est beaucoup plus sain que tu l'imagines, fais moi confiance. Allez, file. Cela ne fait que commencer. Oui, que commencer.

    Non, il n'avait pas réussi à dormir.

MessageSujet: Re: Le petit nid de Kyukyu.   Dim 11 Avr - 21:15

    Tuer. A vrai dire, ce n'était qu'une saleté de mots comme les autres. Quatre lettres, et tellement de responsabilités derrière. C'était plutôt énervant, quand on savait ce qu'il signifiait. Ôter la vie. Arracher l'âme de sa coquille physique aussi facilement que l'on dépiaute une vulgaire cacahuète ! Et pourtant, cette action, aussi horrible et inhumaine soit elle, était rentrée dans la banalité, dans le monde ninja. Ainsi, assassiner, éviscérer et torturer à mort n'étaient plus que des options dites « classiques » dans le cadre d'une mission importante. Désolant. Malheureusement, et tout le monde le savait, un monde ayant pour gouvernement une façon de penser utopique n'aboutirait à rien. Déprimant. Mais heureusement, le monde n'était pas si mal comme il était, après tout. Comme on dit... C'est la vie.

    Le petit matin s'était levé depuis longtemps autour du jeune homme, et pourtant, rien ne semblait pouvoir le déranger. L'osmose qu'il avait réussi à tisser entre son surmoi, son moi, son sousmoi et même son derrièremoi semblait bien indestructible : ainsi, la rosée du matin qui le trempa des pieds jusqu'à la tête ne le fit pas frémir d'un nanomètre. Voilà la véritable concentration. Celle qui vous fait tout oublier. Sauf que vous avez terriblement faim. Mais voilà, Kyuno n'était pas d'un naturel goinfre, et son estomac ne se fit donc, aucunement remarquer. On l'aurait cru mort, ce Genin, si sa poitrine ne se soulevait pas régulièrement, et par chance, les vautours ne traînaient pas dans les environs du village caché de Kiri. Se faire gober les yeux en pleine séance de méditation n'était pas au programme. Dommage ! Hey, vous, là-bas avec la caméra, je vous ai vu ! Dégagez !

    C'était rageant. Ce foutu ancêtre qui lui parlait depuis bientôt douze heures, sans pour autant dévoiler le moindre centimètre carré de son visage, avait occupé une grande partie de la vie de Kyuno, et il n'en doutait plus. Un an, peut-être même deux ! Ou trois, à vrai dire, il n'en savait plus rien. Son nom, il l'avait su, et ce n'en était que plus énervant. Il s'était passé quelque chose entre eux qui l'avait poussé à oublier. C'était sûr et certain, il y avait bien une raison. Mais laquelle ? Mais quand ? Et surtout...

    Citation :
    [Kyuno, devant une feuille] Mais pourquoi ? J'en ai marre de vos trucs d'intellectuels ! J'ai besoin de combat ! Je veux décoquiller un ou deux déserteurs ! Leur faire bouffer leurs yeux ! Vaincre, quoi... Allez, Monsieur, soyez cool...

    [???, pointant du doigt une direction] Comment ? Tu veux déjà te faire tuer ? La porte est là-bas. Et essuie tes pieds.

    [Kyuno, tendant la feuille] Mais, franchement. Fixer ce point me servira à quoi ? Ok, je suis sûr et certain que vous avez une bonne raison, que vous allez me balancer maintenant. Et donc ? Quelle puissance incommensurable et quelle leçon mémorable vais-je tirer de cette fixation.

    [???] La porte est là-bas. Si tu veux rester, tu cherches la réponse seul. Je me fais vieux, et je ne serai pas toujours là pour t'expliquer pourquoi tu dois faire caca, manger, et te torcher. Ne place pas tous tes espoirs sur quelqu'un. Conserve un peu de la confiance que tu as... Pour toi, justement. Je ne sais pas ce que tu verras, et tu découvriras en fixant cette tâche d'ancre sur cette feuille. Je sais juste que tu verras quelque chose. Et que ça t'apprendra quelque chose d'autre. Voilà tout.

    [Kyuno, soupirant] Ok. Je vais le faire. Mais, vous partez pas hein ?

    [???] Pas de soucis, gamin.

    [Kyuno] Merci. Dites...

    [???] Hum ?

    [Kyuno] Il existe des techniques craignos ? Du genre... Qui peuvent changer des trucs beaucoup plus gros qu'une mouche ou une cuillère... ?

    [???, surpris et intéressé] Oh. Bien sûr. A vrai dire, j'en ai seulement entendu parler, mais il paraîtrait que l'on peut voler des techniques aux adversaires. Balayer le moindre souffle de vie en eux. Et même forcer leurs esprits à s'auto-éliminer. Il paraîtrait même qu'il existe des sortes de... Jeux. Très intéressant, à ce que j'ai entendu. Ca consisterait à ôter l'esprit de vos deux corps, le tien et celui de ton adversaire, et à les envoyer dans un monde régi par des lois complètement différentes aux nôtres. Tu es avantagé, bien entendu, et défie ton adversaire à un jeu de ton choix. S'il te bat, tout redevient comme avant. S'il échoue... Sa mère aura besoin de mouchoirs. Beaucoup, de mouchoirs. Je me renseignerai ! Et j'essayerai de t'enseigner tout ce que je sais. Ne t'inquiète pas pour ton avenir. Tant que tu y croiras, ne t'inquiète pas.

Il ne s'inquiétait toujours pas.

MessageSujet: Re: Le petit nid de Kyukyu.   Dim 11 Avr - 21:53

    La puissance ! Tout le monde, dans ce petit monde perverti, voulait sa part du gâteau, et bien entendu, plus grosse que celles des autres. Kyuno n'échappait bien sûr pas à la règle, et c'était sans honte, mais non pas sans discrétion qu'il avouait son goût pour la supériorité. Il n'était pas l'un de ces leaders incompréhensibles désireux de changer le monde, mais seulement un adolescent qui rêvait de faire ses preuves, afin qu'on le juge à sa vraie valeur. Rien de malsain, et pourtant, une grande ambition qui ne serait pas facile à combler. Devenir un maître Illusionniste n'était pas un rêve. C'était son destin. Voilà ce qu'il se répétait lorsque tout allait mal. Aucun, et j'appuie sur ce mot, mystère n'avait pas sa solution. Tout était résoluble. Même la loi de Murphy. Il s'était juré de ne plus déclencher la sonnerie de la porte alors qu'il rentrait dans la baignoire. Il avait fait le serment, qu'en changeant de queue au supermarché, celle qu'il venait de quitter ne se débloquerait plus miraculeusement. Beaucoup de modifications qu'il se promettait dans sa réalité, et pourtant, un grand nombre d'entre elles n'étaient que des morceaux de rêves d'enfants, des fragments d'utopie qui restaient dans un des coins de son esprit tourmenté depuis un bon moment, désormais.

    Choisir le Genjutsu comme spécialité n'était pas sans risques, et encore moins sans conséquences. Peu de grands maîtres de cet art enfoui et aux multiples secrets millénaires étaient restés... Sain d'esprit. Du moins, avaient réussi à conserver une partie raisonnable de leur humanité et de leur santé mentale. Ce n'était pas aussi facile qu'on le croyait. Car enfin, ne passe t-on pas ses journées dans d'autres univers sans perdre les pédales en revenant au « banal ». Et, croyez-moi, faire ses courses et acheter ses briques de lait, devient beaucoup, beaucoup plus ardu. Question d'entraînement. Kyuno deviendrait un vieux sage zoophile amoureux des biquettes en chaleur dans quelques dizaines d'années, il le savait très bien, mais ça en valait le prix. Il fallait mieux vivre vingt ans conscient du monde qui nous entourait qu'une éternité sans savoir pourquoi un et un font deux. Question de principes, cette fois. Chacun son truc. A vrai dire, pour être sincère, ces voyages multiples dans la réalité qui était la sienne l'avait déjà un peu troublé, et il n'osait pas imaginer à quoi ressemblerait son âme après l'avoir laissé traîner dans des « endroits » peu recommandables. Comme l'avait dit le maître de Kyuno, homme aux incommensurablement tropmultiples secrets, on ne tuait pas, ne volait pas, ne confisquait pas et ne régissait pas des esprits sans en payer le prix.

    Citation :
    [Kyuno, livre à la main] Maître ? … Hey, maître ? Hey, debout l'ancêtre !

    [???, endormi, un magazine louche sur les yeux] Zzz... Zzz...

    [Kyuno, poussant le livre d'un doigt] Debout, le vieux, j'ai dit !

    [???, reveillé en sursaut] ?! Oh.

    [Kyuno, une main sur son épaule] J'aurais pu vous violer mentalement, mais j'avais peur de tomber sur un harem de transsexuels. Question de... Protection d'humanité personnelle. Vous m'excuserez.

    [???, levant un sourcil] Pas grave, petit. Tu as fait ce que je t'ai demandé ?

    [Kyuno, refermant l'ouvrage devant son maître] J'ai tout lu. Excellent livre, ce « Maîtrise du Chakra - Genjutsu ». J'avoue que ce n'était pas si « inutile » que ça. J'ai pu comprendre deux ou trois trucs. Même si l'introduction sur les Bunshin, et le Henge, j'y ai rien compris.

    [???] Parfait. Considère cet ouvrage comme... Le cadeau que le maître fait à son élève. Garde le précieusement. Et, on remédiera aux lacunes de bases... Disons demain.

    [Kyuno, souriant comme pas deux] Vraiment ? Merci Monsieur !

    [???] T'en prie, gakusei.

    Il était devenu son livre de chevet.

MessageSujet: Re: Le petit nid de Kyukyu.   Dim 18 Avr - 20:34

Kyuno : +35 XP

C'est plutôt inhabituel mais pas désagréable du tout =)
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MessageSujet: Re: Le petit nid de Kyukyu.   

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