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 [Mission D] Du rififi dans la bibliothèque

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MessageSujet: [Mission D] Du rififi dans la bibliothèque   Mar 15 Juin - 19:08

C'était à la suite d'une longue nuit de débauche que l'adolescent partit de chez sa garçonnière, les yeux brillant d'une lueur presque malsaine. Pour une veille de journée sans cours, Hayabusa avait préféré passer une nuit dans un des nombreux bars qui pullulaient dans le village caché de la feuille, au détriment d'une soirée plus ou moins sérieuse devant des parchemins gribouillées par des shinobis ou des grands penseurs. Mais qu'importait...Il pouvait se permettre une entorse à sa propre ligne de conduite pour se détendre, après autant de mois passé à travailler d'arrache-pied, à apprendre, à réfléchir, à créer, et à être constamment occupé. De toute façon, aujourd'hui était un jour particulier, dans la mesure où l'enfant aux yeux de félin la passerait dans une bibliothèque, alors il pouvait bien faire une virée dans les rades, à se siffler une quantité phénoménale de bouteille de saké tout en abordant tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une femme. Sans aller au bout, bien entendu...La grue de Konoha n'avait que faire d'une demoiselle à l'heure actuelle, ses études, ses lectures et ses inventions biscornues lui demandant un temps fou. Non, il s'agissait en l'occurrence de garder la pèche et de maintenir un niveau convenable de confiance en matière de séduction. Savoir qu'il était toujours aussi demandé et populaire auprès de la gente féminine était pour lui une manière de s'assurer un certain équilibre spirituel.

Quoi qu'il en fut, le ravissant Toyome, les yeux injectés de sang (qui s'en souciait, sa capuche les barrant toujours du regard des autres), la mine déconfite mais la joie dominant ses traits, Hayabusa s'en allait, direction l'immense bâtiment qui faisait office de bibliothèque. La simplicité de la structure, allié à la sérénité que dégageait le lieu en faisait déjà un endroit reposant, sans même avoir besoin d'y rentrer. La bise était inexistante tandis que le soleil faisait déjà son office, avec beaucoup trop de zèle en cette heure si matinale, alors que les marchants installaient déjà leurs étales. Il faisait bon vivre ici. Hayabusa salivait d'entrée à l'idée de se documenter dans le temple du savoir du pays du feu, là où étaient entreposés des milliers et des milliers d'archives en tout genre. Son but était simple: Dernièrement, si vous avez suivi attentivement l'épopée du garçon, ses parents ont rendu visite à leur chérubin, lui offrant à l'occasion deux rouleaux contenant les arcanes du suiton. Des techniques basiques, certes, mais plus qu'intéressantes pour un aspirant aux portes de la voie du shinobi. Il se trouve que le dernier parchemin qu'il étudia comportait des séquences incompréhensibles. Ainsi donc, il était convaincu que certaines réponses se trouvaient entre les murs de la gigantesque enceinte qui lui faisait face. Il ne se doutait pas un seul instant de ce qui l'attendait en franchissant la grande ouverture en arche de la bibliothèque.

Le calme régissait les lieux, dont on pouvait distinguer sans aucun problème le moindre vrombissement...enfin presque. Presque, car une voix résonna dans le lointain, un cri aigu et strident, celui d'une femme selon toute vraisemblance. Les quelques personnes présentes relevaient la tête à l'écoute des hurlements, ceux-ci semblant lui ordonner de faire silence. La demoiselle à l'origine de ces rugissements accourra vers le nouveau venu, l'air soulagée. Il s'agissait une jeune fille d'une vingtaine d'année, portant un queue de cheval et alignant une paire de lunettes aux verres tellement épais que l'on peinait à voir ses yeux. Son style vestimentaire était pour le moins sérieux, celle-ci étant affublée d'un tailleur strict. On pouvait dire qu'il s'agissait de l'archétype même du rat de laboratoire, en somme.

[Femme] 'Ah! Vous êtes sacrément rapide...J'avais posté l'annonce ce matin même!', chuchota-t-elle.
[Hayabusa] 'Hein?'
[Femme] 'Suivez-moi!'

La jeune brune agrippa un Hayabusa perdu l'accueil qu'il reçut par le bras, le trainant à toute vitesse dans un coin sombre caché entre deux rayonnage. On pouvait y voir un carton pleins d'ouvrages, mais apparemment rongé par un animal sur un coin. Il se trouve justement que c'était ce que la femme pointait du doigt.

[Femme] 'Nous sommes envahis! C'est horrible! C'est affreux! C'est criminel! C'est abominable! Il faut que vous fassiez quelque chose! Si la directrice et les hautes instances de Konoha s'en aperçoivent, je perds mon job, et la tête avec!'
[Hayabusa] 'Mais...'
[Femme] 'Vous êtes formidable! Ne vous inquiétez pas, vous serez rémunéré...On m'a dit que c'était une mission somme toute banale, mais ce problème doit être réglé d'ici la fin de la journée. Vous comprenez, il y aura une inspection générale demain, et je ne peux pas me permettre d'avoir des intrus pareils'
[Hayabusa] 'Mais je...'
[Femme] 'Vous êtes chou! Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je serai en train de faire du rangement là-bas!'

Le garçon balbutiait sans pouvoir placer le moindre mot, alors que son interlocutrice s'éclipsait dans les ténèbres de la bâtisse dont le toit était excessivement haut, accentuant ainsi la réverbération du son dans l'enceinte. C'était une mission dont il n'était pas au courant, mais qu'il se devait d'accomplir en tant que protecteur et au service du village. Et puis c'était l'occasion de se faire de l'argent de poche qu'il ne pouvait pas refuser. Avec ce bonus financier, il n'osait imaginer le nombre de parchemins qu'il pourrait acquérir...Peut-être même qu'il y aurait suffisamment pour s'acheter une bonne arme!

Tout doucement, il s'approcha du méfait, analysant consciencieusement la forme des entailles, fouillant les éventuelles traces laissées par l'animal en cause. Oui, du premier coup d'oeil, il sut que la cause du forfait perpétré était due à un rongeur. Il y avait quelques crottes à quelques centimètres, mais pour l'heure, il ne s'y connaissait pas encore suffisamment pour émettre un quelconque jugement. Il fallait qu'il se documente au préalable, et cela tombait plutôt bien d'être dans une bibliothèque. Cela allait être un peu compliqué, mais ce n'était en rien impossible. Etudier les faits, raisonner et déduire, pour agir ensuite...Cela collait parfaitement à son esprit cartésien, et il se surprenait même à aimer jouer les détectives!




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MessageSujet: Re: [Mission D] Du rififi dans la bibliothèque   Mer 16 Juin - 22:15

[Hayabusa] 'Ah! Te voilà, toi!'

Pendant que l'adolescent réfléchissait à l'identité du responsable, l'épaule apposée sur un rayonnage, les bras croisé, le criminel arriva, le fixant de ses grands yeux rouge en poussant de petits cris. Il s'agissait d'une petite souris blanche, un mâle pour être plus précis...Seulement voilà, Hayabusa n'en savait rien. Bon, en même temps, ce n'était qu'un détail sans importance dans sa chasse aux intrus. Le jeune garçon s'aperçut presque immédiatement de sa présence, restant immobile tout en l'observant avec ses yeux de félin. Puis, sans réfléchir un seul instant, il contracta ses muscles inférieurs en un quart de seconde, bondissant en un éclair sur sa proie du jour. Manque de bol, et vous vous en doutez bien, le rongeur était un adversaire bien trop rapide pour les réflexes de la grue de Konoha. Ce dernier se cogna la tête contre le long meuble en bois qu'était l'étagère, ne parvenant pas à saisir le mammifère, qui se sauva à coup de petites mais nombreuses enjambées. Manifestement effrayé, la souris cherchait instinctivement une ouverture suffisamment grande pour s'y réfugier et ainsi semer l'humain qui s'était bien vite remis de sa chute et qui le poursuivait.

De par ses brusques changements de direction, le rongeur parvenait à rependre de la distance dans cette folle course. En terme de vitesse pure, Hayabusa, grâce à sa taille, pouvait très vite rattraper sa cible. Pourtant, cette avantage était rapidement remis en cause lorsqu'il s'agissait d'anticiper la trajectoire du petit mammifère. Cela rendait fou notre protagoniste encapuchonné, qui heurtait secondes après secondes les étalages de parchemins et de livres. Pour le côté discrétion, il fallait repasser, et le bruit constant de ces chocs énervait passablement les lecteurs présents dans la grande salle. Le natif des eaux du pays de la brume s'essoufflait sans pour autant arriver à attraper ne serait-ce que la queue de la souris. Il semblait évident que ce n'était pas de la sorte qu'il pouvait capturer le criminel, et pourtant, il continuait inlassablement dans cette voie...avant de se rétracter après deux bonnes heures de chevauchée. Le rongeur semblait même se moquer de lui, avec ses petits cris stridents.

[Hayabusa] 'Tu perds rien pour attendre, salle bestiole!'

Il pestait contre cette faiblesse apparente qui l'empêchait d'attraper une misérable créature. Les mains posées sur des genoux pliés, le dos légèrement arcbouté, Hayabusa cherchait à reprendre un semblant de souffle avant de reprendre la course-poursuite. Il lui paraissait tout bonnement impossible qu'une minuscule bête puisse arriver à bout d'un être humain. il faut dire que sans être un monstre physique, il avait un corps élancé avec des muscles finement dessiné parfaitement adapté aux longues cavalcades. Dès lors, il était logique que le mammifère pouvait être capturé, encore fallait-il s'armer de patience et observer chacun des mouvement de son adversaire et les anticiper correctement. Toutefois, la question avec un grand Q était: Comment anticiper les mouvements d'un animal suivant uniquement son instinct de survie? Et cela, le délicieux Toyome le savait pertinemment. Pour autant, il ne comptait pas abandonner, bien au contraire!

Au fur et à mesure que les heures passaient, les chevauchées se suivaient, sans que le moindre résultat positif soit perceptible. Le garçon semblait de moins en moins performant dans ses courses, la faute à une fatigue et un temps de récupération toujours plus croissant. De plus, le rongeur paraissait ne pas souffrir de cela, ou si peu. Ajouté à cela les multiples bleus qui parsemaient la peau d'Hayabusa (la cause aux obstacles sur lesquels l'adolescent se heurtait), ce dernier était bien mal engagé pour régler la question avant le couché du soleil. Cependant, la chance du kirisien se réveillait et par la plus heureuse des circonstances, la souris se trouva dans ses mains, hurlant et tentant de se dégager de son emprise à l'aide de ses petites griffes. Elle mordit même son bourreau, qui faillit lâcher prise à cause de la surprise. La principale erreur du mammifère à grande dents fut de ne pas tenir compte de la géographie de la pièce dans ses courses, se retrouvant esseulé et coincé dans une impasse, sans la moindre cachette à sa disposition. Le soleil faiblissait légèrement, signe que midi était passé depuis un petit moment.

L'enfant encapuchonné regardait avec satisfaction sa proie se débattant dans sa main, non sans réprouver un sourire presque démoniaque. Mais ne vous y trompez pas, il n'avait aucune intention de le tuer, pas encore...Il s'en allait en direction de la demoiselle qui lui eut confié la mission par un quiproquo.

[Hayabusa] 'Vous avez une cage?'

La femme hurla subitement, non pas à la vue du rongeur que le garçon tenait en respect, mais plutôt à cause d'un de ses congénères se baladant nonchalamment dans un coin de table. Elle montra du doigt avec un effroi lisible dans son regard, un message qu'Hayabusa ne comprit pas de suite. La fierté qu'il affichait se mua alors en une lassitude, exprimé dans des paroles vulgaires que nous vous épargnerons dans un soucis de correction. Toujours fut-il que la grue de Konoha savait désormais que si une deuxième souris était présente, rien ne s'opposait à l'idée que d'autres de leurs amis ne hantaient pas les couloirs de la bibliothèque. Il soupira, glissant le petit mammifère dans une cage en bambou que la secrétaire lui tendit toute tremblante. Sa tâche ici n'était pas encore achevée, et il regrettait de ne pas pouvoir étudier ce qui l'avait amené ici à l'origine...




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MessageSujet: Re: [Mission D] Du rififi dans la bibliothèque   Dim 20 Juin - 3:58

A la recherche d'une solution miracle afin de se débarrasser une bonne fois pour toute de tous les rongeurs pouvant se cacher dans les tréfonds de la bibliothèque, Hayabusa dut fureter parmi toutes les oeuvres de la bibliothèque traitant de la faune, de biologie animale, et tout particulièrement celles qui faisaient références aux muridés, dont les souris étaient apparentées. L'adolescent, après avoir examinés ces ouvrages, put ainsi se rendre compte de la complexité d'un travail qu'il avait prit jusque là à la légère, un peu trop confiant, et certainement sans renseignements préliminaires. En effet, il avait sous-estimé la tâche à accomplir, et d'autant plus son adversaire. Il put découvrir, pour avoir passé près de deux heures le nez dans ces livres, que ces mammifères étaient relativement coriaces, à défaut d'être aussi intelligents que les humains. Gourmands, porteurs de maladies dangereuses, et surtout hyper-actifs en terme sexuels, leur capacités de reproduction ainsi qu'une période de gestation courte étaient pour le moins impressionnant à en croire ce qu'il avait pu feuilleté. On pouvait lire le désarroi sur le visage de l'aspirant-shinobi, craignant d'avoir affaire à une colonie de ces souris. Ce serait là une véritable catastrophe pour la secrétaire, qui craignait déjà de se retrouver face à une seule de ces créatures. Aussi prit-il le soin de lui cacher ce détail qu'il venait de découvrir, quant bien même cette dernière pouvait très bien avoir connaissance de cette caractéristique, alors que le soleil descendait inexorablement dans la voute stellaire. Les prémices du crépuscule naissant parvenait par les multiples fenêtres de la salle. L'enfant ne disposait plus que d'une marge de manœuvre extrêmement limitée pour agir.

A présent parfaitement conscient des erreurs commises (et de la chance insolente qu'il avait eu jusque là), l'enfant aux yeux de félins entreprit de considérer ses adversaires sous un autre angle, celui égal, à ceci près qu'il fallait profiter des points faibles de l'animal. Son esprit mettait en scène son plan, les divers accrocs possibles, les moyens à mettre en oeuvre, et tout cela à une vitesse fulgurante. Ses capacités intellectuelles dépassant de loin celle de la masse populaire, il ne faisait aucun doute qu'il fallait qu'il utilise son cerveau plutôt que son physique et sa vitesse, une voie empruntée précédemment sans réelle satisfaction à en retirer. L'ébauche d'un plan s'assemblait rapidement, et Hayabusa devait agir au plus vite. Ainsi, il se leva de son siège dans un fracas assourdissant, haussant une main en passant devant une secrétaire passablement impatiente, lui adressant un fugace 'Je reviens!'. La grue de Konoha sortit de l'enceinte pour se diriger vers une épicerie situé juste en face. Il quitta l'établissement avec un sachet à moitié plein, à la suite de quoi il trouva une quincaillerie dans laquelle il en ressortit le sac nettement plus rempli. Il finit par retourner vers la gigantesque bâtisse sous les derniers rayons d'un soleil rougeâtre.

Les derniers irréductibles encore présent fixaient le garçon muni d'un sac garni de quelques objets étranges, incrédules. Il fallait sur ce coup allier vitesse et efficacité. Hayabusa, l'oeil vif, déposa le sachet sur une table, puis alla repérer une nouvelle fois le terrain, recherchant les lieux les plus propices pour son idée. Cela devait absolument réussir, il en allait de la réputation de l'académie, mais aussi et surtout de la sienne. Il va sans dire que le sort des parchemins et des livres présents dans l'assemblée l'affectait autant, si ce n'est plus encore que son propre prestige. Une dizaine de minutes passèrent, lorsque l'adolescent encapuchonné revint là où il eut laissé ses affaires, la mine plus ou moins satisfaite. Il défit le noeud qui refermait le sac, retirant plusieurs planchettes de bois, plusieurs tiges de métal, et une miche de pain et du fromage. Tous regardaient l'aspirant oeuvrer avec une vigueur fabuleuse, hagards et tout de même assez curieux de ce que mijotait celui-ci.

[Hayabusa] 'Ça...Là...Et puis, ça...'

Notre protagoniste murmurait et ronronnait, pestant parfois sur l'assemblage de son invention. Laissez-moi éclairer votre lanterne. Hayabusa construisait plusieurs petites cages à rabats en entrelaçant les lamelles de bois dont la fermeture était provoqué à un habile jeu de gâchette. Le but de la manœuvre était ainsi d'appâter ces diables de gourmands dans ces pièges faits main, encore fallait-il d'une part que ces souricières fonctionne correctement, et d'autre part les placer dans les endroits les plus stratégiques...et évidemment que les rongeurs ne se méfient pas. Autant dire que la tâche était plus qu'hasardeuse, mais le gai Toyome demeurait confiant quant aux probabilités de réussite. Il disposa ensuite un morceau de fromage et de pain dans les six trappes créées, les déposant par la suite dans les endroits les plus sombres de la bibliothèque. Désormais, seul le temps pouvait faire le reste.

La lune régnait en maître dans un ciel maculé de milliers de diamants lorsqu'Hayabusa finissait de placer les traquenards. Ceci accompli, il se dirigea vers la secrétaire en sueur, se frottant l'arrière du crâne par dessus le tissu. Il avait beau vouloir faire bonne figure, il n'en demeurait pas moins incertain d'un succès sur toute la ligne. Le temps et l'éventuelle faim des intrus à quatre pattes, ainsi que leur possible naïveté étaient autant de facteurs de doute qui perturbaient ses calculs. Aussi, d'une voix chaude et rassurante, il se présenta devant son employeur d'un soir.

[Hayabusa] 'Il faudrait que je veille toute la nuit...J'ai disposé quelques pièges à l'attention de vos visiteurs, mais dans la mesure où il est impossible de savoir combien ils pourraient être, je dois rester ici dans la mesure du possible. De toute façon, ce sont des animaux nocturnes.'
[Femme] 'Je comprends. Mais je vous en prie, l'inspection a lieu demain aux aurores, alors si c'est pas trop vous demander, j'aimerai autant que toutes ces sales bestioles disparaissent le plus vite possible!'

La secrétaire quitta son bureau, s'inclinant devant l'aspirant-shinobi, puis quitta l'enceinte en compagnie de la souris capturée plus tôt, laissant seul le garçon dans la salle sombre. Celui-ci ne pouvait pas s'ennuyer de toute façon, dans la mesure où il devait surveiller ses souricières. Et puis vous pensez, il y avait ici tellement ouvrages, c'était comme un paradis dont lui seul pouvait profiter. Armé d'une lampe à huile, il s'installa sur une table, tout en s'étant procuré toute une montagne de bouquin. Il n'était ni trop proche de ses cages afin de ne pas faire peur aux rongeurs, ni trop loin afin de pouvoir distinguer le bruit des clapets se refermant sur leur proie. La nuit allait certainement être courte pour notre protagoniste.

La première cage se refermait peu après, ce qui alarma Hayabusa...en vain. En effet, le mécanisme s'était déclenché pour rien, la nourriture demeurant toujours à l'intérieur. Sûrement un coup de vent ou un défaut de construction. Il grommelait en regagnant sa place doucement illuminée. Les heures se suivaient, amenant leur lot de déception. Déjà trois pièges s'étaient refermées sans que la moindre souris ne soit emprisonnée. C'était un garçon un peu désarçonné qui reprenait une lecture assidue mais assez mouvementée. Finalement, la première prise se fit sur les coups de minuit...ou peut-être une heure, ou deux. La notion de temps disparaissait totalement lorsque le vif Toyome se mettait à lire. Mais enfin, un début de récompense pointait finalement. Le nuit s'acheva finalement sur deux captures, deux mâles, et quatre pièges activés sans la moindre raison apparente. Lorsque les premières lueurs de l'astre opale apparurent et transpercèrent les vitres de l'immense pièce, la secrétaire fit son apparition, visiblement nerveuse et apparemment ayant passé un sommeil agité. Quoi de plus normal quand on savait que l'inspection était imminente et que l'on n'était pas sûr que le problème avec un grand P soit réglée. Pourtant, lorsqu'elle vit les deux trappes pleines, son visage se radoucissait immédiatement.

[Femme] 'Vous les avez tous attrapé?'
[Hayabusa] 'A vrai dire, je peux pas être formel, mais...'. La demoiselle à l'allure strict tiqua. '...je n'ai eu aucune femelle, donc normalement, il n'y avait que trois intrus.'

L'enfant avait des cernes sous les yeux, mais son sourire en disait long sur la quasi-certitude qu'il venait de faire. Bien entendu, il ne saurait être sûr de lui, mais quel qu'était le résultat de sa mission, il se sentait fier de lui. Pour autant, s'il restait quelques souris, il ne pouvait qu'être vraiment déçu de ne pas avoir su accomplir sa mission, de ne pas avoir su protéger la somme de connaissance dormant en ces lieux, et évidemment de ne pas avoir pu faire honneur à l'académie de Konoha...


[Mission D achevée]




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MessageSujet: Re: [Mission D] Du rififi dans la bibliothèque   Mer 23 Juin - 19:12

La mission est malheureusement un échec, il restait une souris



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