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 À la poursuite des Dévoreurs d'Âme

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MessageSujet: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Lun 21 Juin - 22:20

Suite de « entraînement nocturne » qui est ici.

Juste après son entraînement Ying c'était assise dans les marches pour se reposer, mais si était endormie. La fatigue l'avait entraînée dans un long sommeil jusqu'au matin avancé. Elle commença à ouvrir les Yeux et fut aveuglé par les rayons du soleil. Toute cette lumière lui donna le réflexe de se frotter les yeux pour que ceux-ci si habitue.

Elle se leva ensuite, puis entra dans la maison. En entrant elle pue apercevoir son père adoptif qui mangeait à la table. Celui-ci la salua de la main ce que Ying lui répéta en retour. Loraz n'était pas là par contre. Il était sans doute parti se coucher, après avoir aidé Ying durant toute la nuit il est normal que le pauvre petit rongeur eu envie de dormir.

La jeune fille regarda l'heure, il était 11 : 58 Am. Le matin était déjà presque terminé. Il avait laissé place au dîner qui suivrait de l'après-midi... Une longue journée s'annonçait. Un jour que Ying n'avait pas envie de passer. En fait, c'est toute une vie qui s'annonçait longue. Mais il fallait un minimum de courage pour en finir aussi... La vie de ninja et le suicide était trop compliqué pour elle. C'était beaucoup plus qu'un manque de talent rendu à ce point.

Logitomaru - j'ai entendu dire que tu étais devenu genin hier. Félicitations.

Elle fut sortie de ses pensées à ce moment. Alors, Loraz lui avait dit... Ying soupira, s'il savait pour son nouveau grade il savait aussi pour sa défaite. L'adolescente ne répondit rien. Bien sûr elle était très contente d'avoir monté en grade. C'était la meilleure chose qu'il lui était arrivé depuis son arrivée à Konoha, mais elle avait aussi vécu la pire chose. Le pire contre le meilleur... Malheureusement, c'est le pire qui avait gagné. Cela l'avait fait tomber dans un énorme gouffre sans lumière, ou tout était sombre. La couleur que la vie lui apportait avant avait disparu en une simple après midi.

Voyant qu'il restait du riz dans la casserole de Logitomaru celle-ci décida de prendre un déjeuner. Malgré le fait qu'elle n'avait pas fin, elle crue tout de même judicieux de manger un peu avant de se mettre à vomir à cause d'une faim qu'elle n'aurait pas sentie.

Après s'être mit quelque cuillère de riz dans son assiette la jeune fille commença à manger. Tendis que son faux père, lui, terminait. Ying pris quelque bouché, mais ça lui montait au coeur alors, elle s'arrêta. Durant qu'elle vidait son restant dans la poubelle elle demanda sur une voie neutre sans émotion :

Ying - Loraz est partie se coucher ?

Elle remit le couvercle sur la poubelle et se dirigea vers Logitomaru qui nettoyait son assiette. Ying le regardait attendant une réponse qu'elle finie par avoir :

Logitomaru - Non, il est parti. Justement il m'a demandé de te dire qu'il a laissé une lettre pour toi. C'est moi qui l'ai écrite, mais elle vient de ton père. Seulement, il ne peut pas écrire alors, il me disait oralement ce qui voulait qu'il y soit écrit.

La genin se demandait pourquoi, depuis sa montée en grade, toute sa famille agissait ainsi. Loraz qui avait décidé d'être gentil Logitomaru d'arrêter ses stupidités comme les fausses crises cardiaques. Il y avait quelque chose qui clochait. Mais bon, pour l'instant elle ne pouvait savoir pourquoi. Pour le moment, elle pouvait seulement aller lire la lettre pour savoir ce qui se passait avec Loraz.

Ying monta à l'étage, mais n'alla pas tout de suite dans sa chambre. Elle avait fait un dur entraînement la veille alors elle décida de prendre une bonne douche chaude. Par la suite elle se brossa les dents puis parti en direction de la pièce qui détenait cette fameuse lettre.

Comme prévu il y avait une feuille de papier sur le lit. Celle-ci le pris entre ses mains et pu lire :

Citation :
Salut, (je sais, c'est ordinaire comme début)

Comme tu as pu le constater, je suis parti. Où ? Je ne peux pas te dire... Mais c'est pour le mieux ! Ça fait un bon moment j'y pensais. Un jour je t'enverrais une autre lettre pour mieux t'expliquer tout cela. Pour l'instant, le principal, c'est que tu saches ce qui va se passer. Quand les parents d'un enfant meurt ou que ceux-ci ne peuvent plus s'en occuper c'est un membre de la famille (éloigné ou non) qui doit reprendre la charge. J'ai su il y a quelque temps que mon frère était toujours vivant et vivait à Konoha alors, Logitomaru a demandé à Konoha s'il ne pouvait pas te prendre en charge. Pas parce qu'il ne voulait plus de toi, mais parce que je lui avais demandé. En habitant chez mon frère tu pourras sans doute plus bénéficié d'aide pour tes entraînements donc, t'améliorer plus rapidement.

Tout ça pour dire : il vient te chercher ce soir vers 6:30 Pm. Excuse moi pour tout et ne t'inquiète pas.

Loraz, ton père.



Cela prit quelques secondes avant que Ying eu une réaction. Elle n'arrêtait pas de penser. Pourquoi devrait-elle déménager ? Même si elle l'avait souvent voulu elle n'avait pas envie de partir. Et pourquoi Loraz l'avait-il abandonner ? Des milliers de questions passait dans la tête de Ying. Mais tout d'un coup elle se sentait abandonner, pas seulement par son père, mais aussi sa famille adoptive...

Elle s'accroupie sur le sol, la lettre entre les mains et mit ses genoux devant elle. Elle avait un noeud dans la gorge qui l'étreignait. Elle mit les mains sur son visage laissant couler des larmes. Elle ne voulait pas aller vivre chez son oncle, elle ne le connaissait pas ! L'adolescente ne voulait pas non plus perdre son père ni même sa fausse famille. Même avec le froid qui avait souvent régné entre elle et eux ceux-ci avait toujours été là pour elle, d'une certaine manière. Même Loraz en la dénigrant l'avait aidé à quelque chose... Il l'avait aidée à vouloir se surpasser pour lui prouver le contraire. Pourquoi est-ce que c'est toujours dans le dernier moment qu'on réalise ce qui est réellement important ?

Ying se dépêcha d'essuyer ses larmes lorsqu'elle entendit des pas monter les marches. Elle ne voulait pas que sa peine paraisse. Elle se releva ensuite et se dirigea vers les marches. Elle s'arrêta lorsqu'elle tomba face à face avec Logitomaru, qui d'un regard désolé lui dit :

Logitomaru - Je suis vraiment désolé que tu dois partir vivre là-bas, mais essaye de comprendre...

Comprendre quoi ? Le petit mammifère ne lui avait absolument rien dit de tout cela et sa lettre n'expliquait rien. Prise d'une colère soudaine Ying s'empressa de prendre sa veste et son sac ninja pour ensuite se diriger vers la sortie. Juste avant d'ouvrir la porte elle dit :

Ying - Ne t'inquiète pas, tu ne me reverra pas !

Juste avant de fermer la porte elle pue entendre :

Logitomaru - Ying attend ! Ce n'est pas moi qui est pris cette décision...

Elle ne prit pas compte de ses mots. Elle ne voulait rien entendre. De toute façon à quoi bon rester ? S'il aurait vraiment voulu que celle-ci reste il n'aurait pas accepté que son oncle vienne la chercher. Elle marchait de plus en plus vite. La jeune fille voulait fuir, fuir ses problèmes en partant loin. Elle ne pouvait pas quitter Konoha, mais au moins quitter sa maison était possible. Une chose est sûre, il ne la reverrait pas de si tôt.

Depuis le combat perdu contre Azumi celle-ci était presque en dépression... Si ce n'était pas le cas. Et il fallu que cela arrive pour lui briser le moral encore plus.

Rendu dans le cartier marchant elle ralentit le pas. Quelque personne ici et là, qui la remarquait, la regardait d'un oeil étrange. Ying c'était un peu calmé, mais elle avait quand-même une tête de dépressif. Elle était complètement démolie et cela se voyait...

Pour empirer les choses, elle crue voir la petite Azumi, au loin. Il ne fallait pas qu'elle la voie ! Ying avança rapidement jusque dans une ruelle, puis trouva cet endroit un peu trop humide alors, la jeune fille partie vite dans une autre direction. Ying Tourna sur une rue qui tombait directement dans la forêt. C’était l’endroit idéale pour pouvoir décompresser tranquillement. Elle ralentit le pas. Par la suite, elle se dirigea vers un petit étang qu'elle pouvait apercevoir au loin. Elle jeta un dernier regard à sa lettre puis fit un long soupire de désespoir avant de la mettre dans ses poches.




Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 21:48, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Lun 21 Juin - 22:21

Chapitre 14 Un, deux, trois... Permutez ! Arrow

Tome 1

Chapitre 15
Rancoeur


L'oreiller replié durement sur ses oreilles, les orteils complètement crispés et les paupières grandes ouvertes, Azumi poussa un hurlement de mécontentement. Un hurlement qui aurait pût réveiller un mort, mais, avec le vacarme qui régnait dans la maison, aucun être vivant pût percevoir son cri. Même elle avait de la difficulté à s'entendre crier. L'orpheline avait une salle mine et les rénovations de la maisonnée ne l'aidaient pas à aller mieux. Ses cheveux étaient complètement ébouriffés, des cernes macabres rendaient son visage hideux et son teint fiévreux aurait tôt fait de faire fuir le plus laid du village direction le jupons de maman. Lorsqu'elle remarqua que personne ne pouvait constater son mécontentement, elle redoubla de violence et cogna un peu partout sur les murs en faisant attention, bien sûr, de ne pas faire un trou de dix centimètres de diamètre dans les fondations de la demeure. Puis, elle se laissa tomber sur le sol, lasse, les bras tendus de chaque côté de son corps. La Kunoichi soupira longuement et tourna les yeux vers la petite fenêtre qui donnait sur le jardin. On pouvait accueillir de doux et chauds rayons de soleil qui vinrent calmement caresser la joue de la fillette. Elle tenta de chasser cet intrus d'une température différente à celle de la pièce avec sa main, mais étant capable d'un tel geste, elle se leva et avança paresseusement vers la cuisine.

Là, elle ouvrit le réfrigérateur, sortit le pain et la confiture aux fraises et prépara son petit-déjeuner. Sa robe-de-chambre flirtait avec le sol au rythme de ses pas lents et lâches. Effectivement, c'était, jusque là, l'une des pires journées de toute sa vie. Toute la nuit elle avait entendu une bestiole gratter frénétiquement le sol du grenier. Celle-ci s'était sans doute infiltrée dans l'un des nombreux trous du toit, ces derniers s'étant créés à cause des rénovations. Puis, dès que cette chose dont elle ne connaissait pas encore l'identité s'endormit, les travailleurs s'étaient déjà mis au travail et tapèrent joyeusement contre les murs avec leur marteau ou leurs outils qui étaient, eux aussi, inconnus pour la petite Azumi. La jeune fille avait l'intention d'aller faire la fête à cette bestiole très bientôt. Après ce toast.

Elle étala la garniture de fraise sur son pain et grignota le tout, assise à la table, seule et fatiguée. L'orpheline grogna une fois le tout terminer et resta assise à écouter les grondements qui venaient de la pièce d'à côté. Celle-ci fixait un point inexistant, près du comptoir. Elle sentit un vent lui chatouiller la nuque, mais n'en prit pas compte. En fait, c'était Haruna qui passait par là pour préparer de la limonade à ses fiers travailleurs

Haruna -AHHH !!!!!

Azumi lança un regard furtif à sa nouvelle maman tout en gardant sa moue de zombie coller entre les deux sourcils. La jeune femme la regardait aussi, les yeux emplit de terreur et les mains coller à ses joues. De cet angle, on pouvait la comparer au tableau Le Cri créer par l'artiste Edvard Munch et y trouver aucune différence si ce n'est que le paysage derrière elle. Elle avait hurlé si fort que sa voix s'était fatiguée, mais personne ne pût l'entendre sauf Azumi à cause du vacarme voisin.

La fillette porta un verre de jus d'orange à sa bouche et jeta un regard meurtrier à Haruna qui, les mains toujours coller à ses joues, resta bouche-bée pendant de longues secondes. Azumi articula quelques syllabes d'une voix inquiétante.

Azumi - Qu'est-ce qu'il y a ?

Haruna - Mon dieu, Azumi, je croyais que tu étais toujours couché. Tu m'as surprise. Je t'ai prise pour quelqu'un d'autre. Tu as une salle mine aujourd'hui ! Elle a été difficile cette nuit ?

La fillette grogna et se leva, posa son verre sur le comptoir, près de l'évier, puis se tourna vers la jeune femme qui la regardait d'un air effrayer comme si elle n'avait toujours pas digéré la surprise que sa présence lui avait occasionné.

Azumi - D'après toi ?

Elle pointa la pièce voisine, là où les travailleurs s'acharnaient sur le mur pour le transformer en je ne sais trop quelle forme. Haruna suivie le doigt de la fillette et regarda l'endroit désigné, puis afficha une moue sincèrement désolée.

Haruna -Pardonne-moi, je ne savais pas que le bruit était si fort depuis le salon. Dans la chambre, c'est plutôt endurable. Ce soir tu iras rejoindre Mayo au grenier. Il s'est réfugié là pour dormir tranquille.

Fourbe ! Cachalot ! Phoque en détresse ! C'était donc lui qui faisait ce bruit aussi agaçant qu'une épine dans les fesses ? Elle qui croyait avoir affaire à une bestiole sans délicatesse. Azumi décida qu'elle irait lui dire de se taire la nuit prochaine, au cas où l'envie lui reprendrait de gratter le plancher comme un acharné. Il y a tout de même des limites à bouger dans son sommeil. Elle accepta les excuse d'Haruna même si la Kunoichi savait au fond d'elle que ce n'était pas de sa faute.

Ensuite, elles prirent toutes les deux un chemin différent, Haruna s'avança vers le réfrigérateur pour presser des citrons et Azumi se dirigea vers la chambre de bain pour se changer. Elle n'allait tout de même pas laisser sa tête éclater dans cette maison. La fillette se sentirait sans doute plus calme à la garderie du coin, là où bon nombre de ses amis se serraient trouvéd si elle ne se serait pas fait abandonné par son père. Bien entendu, ce n'est pas là qu'elle irait. Se promener lui ferait du bien.

Elle s'arma d'une jupe et d'un blouson blanc, puis enfila des bas tout aussi blancs que les pois de sa cravate qu'elle n'oublia pas de mettre. Pour finir le tout, elle glissa ses pieds dans de petites chaussures bien sympathiques qu'elle avait acheter avec sa paye d'ancien étudiant. Azumi s'aplatit rapidement les cheveux (Bien que cet action n'aida pas vraiment son look) et alla chercher son équipement de ninja si jamais un autre voleur venait l'agresser. Avec étonnement, elle constata que son Kunai n'était pas là. Où l'avait-elle laisser la dernière fois qu'elle l'avait utiliser ? L'orpheline se rappela qu'il avait couler dans l'étang, là où l'équipe quatre avait combattu et là où Azumi avait fièrement gagné. Cette perspective la fit sourire même si elle n'était pas de très bonne humeur.

Il fallait aller chercher son arme et ce immédiatement ! Sinon, il risquerait de rouiller ou de se faire manger par des poissons maléfiques venus de l'enfer exprès pour lui causer du tord. Elle sortit de la demeure tout en espérant se souvenir du chemin menant à ce mystérieux air d'entraînement que Kenji avait bâtit. Elle se souvint que la dernière fois elle dû utiliser ses sens pour capter les chakra de son sensei. Serait-elle capable de retrouver son chemin cette fois ?

Elle sortit par la porte de derrière puisque les rénovations l'empêchaient d'emprunter celle de devant. Contrairement aux autres jours, Azumi ne sautillait pas. La jeune fille était beaucoup trop fatiguée pour cela et elle avait encore moins le goût de rire. Mais le grand air lui fît du bien, puis elle se sentit revivre. Ses poumons qui n'étaient que des raisins secs au bord de l'asphyxie dans cette maison de fous se gonflèrent et se dégonflèrent normalement. Elle savait pertinemment où elle allait. D'abord, elle emprunta le quartier marchand. Certaines personnes qu'elle connaissait la salua et elle leur rendit d'un geste lasse leurs salutations, puis s'aventurer dans les ruelles risqués du village caché de la feuille. La Kunoichi traversa ce coin sombre en un rien de temps et elle continua sa marche jusqu'à ce que la forêt et ses majestueux arbres s'imposent telle un barrière protectrice devant elle. Elle leva des yeux fatigués sur leur feuillage touffu, puis pénétra dans l'ambiance sylvestre de la forêt interne de Konoha.

Une fois à l'intérieur, elle posa une main délicate sur le sol tout en tentant d'entrer en communication avec les végétaux. Impossible. Azumi ne maîtrisait pas le doton, il était impossible pour elle de discuter avec la terre. Elle espéra tout de même retrouver la mince énergie qu'elle avait capter quelques jours plus tôt, lorsque Kenji les avait contacter par message. Impossible. Le temps avait aspiré le chakra comme un aspirateur le ferait d'une feuille morte.

La fillette tenta tout de même de se souvenir du sentier qu'elle avait arpenter pour se rendre à l'étang caché. Elle le trouva sa difficulté et le suivit jusqu'à ce qu'elle trouve une série de branches brisés. Quelqu'un était passer par ici et c'était nul autre qu'elle même il y a quelques jours de cela. Heureuse d'avoir retrouver le chemin caché, l'orpheline regagna sa joie de vivre peu à peu. Elle marcha pendant environ deux minutes, puis écarte les dernière branches. Elle pût apercevoir, devant l'étang et ses reflet miroitant, Ying, fixait un point invisible comme elle l'avait si bien fait ce matin.

Quelle étrange coïncidence qu'elles se retrouvent dans un endroit aussi reculé. La fillette s'avança vers sa coéquipière et força un sourire. Elle n'était pas vraiment d'humeur à sympathiser aujourd'hui, mais elle allait le faire quand même.

Azumi s'avança et s'avança jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'à quelques mètres de son amie. Elle lui toucha l'épaule et, surprise, Ying se retourna et la regarda.

Azumi - Salut Ying ! Que fais-tu ici ? Toi aussi tu as oublier ton Kunai dans l'eau ? Étrange qu'on se retrouve au même endroit au même moment, n'est-ce pas ?

...

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Lun 21 Juin - 22:23

Il faisait si beau dehors... Le soleil brillait comme jamais, le vent était si doux et le chant des oiseaux faisait une joyeuse mélodie. Comment une journée pareille pouvait-elle apporter de tel ennuis ? Quel ennuis au juste ? Ying ni comprenait plus rien... Devait-elle être contente ? Elle avait toutes les raisons de l'être : la jeune fille avait enfin pu prouver qu'elle était meilleure que les préjugés de Loraz, de beau soulier, des amis et une famille avec qui celle-ci avait pu vivre durant quelques années. Même si tout cela était terminé, l'adolescente se demandait si c'était vraiment nécessaire dans faire tout un plat. C'est vrai : après sept ans au côté d'une famille adoptive il est normal que ceux-ci n'en veulent plus... Surtout qu'elle n'apportait absolument rien.

Quoi qu'il en soit, Ying avait pu apprendre quelque chose avec tout ça : toujours et encore se méfier. La confiance n'est qu'un piège pour se faire avoir dans ce monde d'infidèle. Peut importe les liens qui relient une personne à une autre, un jour l'une ou l'autre finira par lui planter un poignard dans le dos. Voilà ce que Ying retenait. La genin avait sans doute tord de penser de cette façon, mais cela elle le découvrirait certainement avec le temps. Pour l'instant, elle avait bien envie de rester un peu à l'écart des autres et prendre ses distances.

Après quelques temps de réflexion Ying en vint à la conclusion qu'elle avait pris la bonne décision. Mais le problème était : où allait-elle aller maintenant qu'elle était partie de chez elle ? Elle ne pouvait pas se louer un logement puisque : de un, la jeune fille n'avait pas les moyens et qui accepterait de louer quelque chose à une adolescente de quatorze ans ?

Elle se retrouvait devant un mystère très compliqué à résoudre... Mais elle devrait attendre encore un peu avant de trouver une solution, car elle fut déconcentrée par une légère pression provenant de son épaule. Ying se retourna illico. C’était la main d’Azumi...

Dès qu’elle fut retournée celle-ci lui sourit et lui dit :

Azumi - Salut Ying ! Que fais-tu ici ? Toi aussi tu as oublier ton Kunai dans l'eau ? Étrange qu'on se retrouve au même endroit au même moment, n'est-ce pas ?

Elle la dévisagea un moment puis poussa la main de la fillette, qui était sur son épaule. Après quelques efforts elle finit par lui répondre sur un ton de voix sans intérêt :

Ying - Ouais salut...

Par la suite, elle se dirigea sur l'eau. Rendu au milieu de l'étang elle ramassa le Kunai d'Azumi et lui lança de façon à ce qu'il se plante juste devant elle. Ensuite, elle ramassa son Kunai, qu'elle avait complètement oublié. Ying l'essuya un peu et mit dans son sac, pour ensuite retourner sur la terre ferme.

La fillette y était toujours alors, celle-ci se demandait qu'est-ce qu'elle lui voulait à la fin ? Elle avait son kunai alors pourquoi ne partait-elle pas ? Ying plissa les yeux en regardant sa jeune coéquipière. Elle avait quelques cernes de fatigue sous les yeux. À la voir on pouvait tout de suite savoir qu'elle avait passé une sale nuit. Malgré elle Ying lui dit :

Ying - Ce n'est pas très bon rester trop longtemps réveiller, durant la nuit.




Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 21:50, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Lun 21 Juin - 22:24

Tome 1

Chapitre 15 - 2
Rancoeur

Le soleil plombait d’une façon plutôt pesante sur la pauvre petite clairière perdu dans les bois danse de la forêt interne de Konoha. Elle se demanda pourquoi Kenji Sensei s’amusait à trouver des endroits aussi reculé. Aimait-il la solitude à ce point ? Azumi savait très bien que son professeur n’était pas une personne très bavarde. C’était quelqu’un qui ne donnait pas l’impression d’être un être chaleureux et accueillant. C’est vrai, il était plutôt froid. Mais son pouvoir était si élever qu’on ne pouvait tout simplement pas oser lui manquer de respect.

La fillette l’aimait bien malgré tout. C’était tout de même cet homme qui lui avait appris la base des flammes. C’était cet homme qui avait rassemblé cette merveilleuse équipe qu’était l’équipe neuf. Sans lui, où en seraient-ils ? Sans lui, Ying, Jin’ et Azumi ne serait pas plus que de vulgaires étudiants. Ils ne seraient pas Genin, aujourd’hui.

L’orpheline déposa sa main sur l’épaule de Ying et celle-ci s’empressa de la chasser. Bien qu’elle fût surprise de ce geste plutôt brusque et froid, elle ne perdit pas son sourire. Ça pouvait arriver à tout le monde de vivre une mauvaise journée. La seule différence entre elle et Ying, c’était que la fillette ne perdait jamais sa jovialité. Que ce soit un jour de pluie ou ensoleiller, la joie régnait sur le visage parfaitement lisse de la petit Itô. D’autant plus qu’ils étaient coéquipiers. Pourquoi se fâcher ?

Son amie dit sur un ton qui choqua grandement l’orpheline :

Ying - Ouais salut...

Sans attendre une quelconque réponse, Ying s’avança sur l’étang et marcha dessus aussi facilement que lorsqu’elles se rencontrèrent aux sources chaudes. Une technique qu’elle avait retirée de la mémoire de Shinjin, lors de leur combat. Puis, elle se pencha pour ramasser le Kunai d’Azumi. Heureusement, celui-ci n’était pas très profond. Sa coéquipière n’eut donc pas à se tremper pour le lui donner. Elle le lança à ses pieds. Un lancer calculer et très bien envoyé qui vint se planter au pied de la fillette. Ying en profita également pour prendre le sien qui était un peu plus loin. La jeune fille ramassa son Kunai et le rangea dans sa sacoche Ninja.

La fuyarde revint sur le sol et plissa les yeux tout en sondant Azumi de son regard intense. La fillette soutint ces iris sondeur. Finalement, son amie lui dit, comme pour lui faire des reproches :

Ying - Ce n'est pas très bon rester trop longtemps réveiller, durant la nuit.

Elle rigola, retira ses vêtements, puis entra dans l’eau boueuse et chaude de l’étang. En effet, il ne fallait que quelques heures pour réchauffer cette petite mare d’eau. Le soleil éclatait suffisamment pour rendre la température de ce liquide cristallin agréable et rafraichissant, sans l’être trop.

La fillette soupira sous la douce sensation que la baignade lui occasionna. Elle se mit sur le dos et commença à flotter tout en regardant le ciel et ses petits nuages mousseux qui flottaient dans cet immense espace bleu. Elle dit enfin, pour affirmer ce que Ying lui avait dit :

Azumi - Tu as bien raison. J’ai passé une salle nuit. Il y avait un rongeur dans mon grenier, il n’a pas arrêté de grincer. Lorsqu’il a finalement cessé son vacarme, les travailleurs étaient arrivés et ont commencé les rénovations. Les Itô rénovent parce qu’on construit un restaurant, dans notre maison. Mes parents croient que ça va réellement changer quelque chose à leur pauvreté. Tu y crois, toi ?

Ce n’était pas vraiment une question et Ying semblait l’avoir remarqué, puisqu’elle ne répondit pas immédiatement, elle regardait la fillette flotter sur l’eau.

Azumi - Toi, t’as pas l’air en pleine forme. Qu’est-ce qu’il se passe ? Loraz a gratté toute la nuit ? D’ailleurs, il est où ? J’aurais bien aimé en savoir plus sur lui. Un rat qui parle, ça ne se voit pas à tous les jours ! C’est un animal de cirque ? C’est toi qui lui appris à parler ? Ce doit être difficile pour un rat de comprendre ce qu’on lui dit. J’ai lu dans un livre que les rats ont un petit cerveau, plus petit que ceux des humains. C’est vrai ?

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Lun 21 Juin - 22:25

Azumi rigola, sans que Ying ne sache pas trop pourquoi. Elle n'avait rien dit de drôle. À moins qu'elle soit entrain de rire d'elle-même. Ça peut arriver à n'importe qui de se compter une blague, dans sa tête, pour ensuite s'en moquer. Lorsque la genin vit cela, elle ria à son tour pour ne pas avoir l'air trop impoli. Son rire avait l'air un peu forcé, mais c'est l'intention qui compte, non ?

Par la suite, la jeune Azumi décida d'aller prendre une baignade. Elle devait vraiment avoir chaud. La fillette avait enlevé ses vêtements sans aucune gêne. Une chance qu'il n'était que toutes les deux. Sinon, un pédophile aurait pu venir l'agresser. Mais peut importe... Ensuite, l'adolescente décida d'enlever ses sandales et d'aller s'asseoir sur le bord de l'eau laissant ses jambes tremper. De toute façon elle n'avait aucun endroit où aller et la journée serait sans doute bien moins longue en compagnie de quelqu'un. Même si cette personne était celle qui l'avait battu la laissant dans une honte dépressive.

Après un cour moment la gamine se décida enfin de parler. Elle raconta à Ying sa nuit, qui avait été des plus fatigante. Elle disait avoir des ratons laveurs dans son grenier pour ensuite lui dire qu'il y avait des rénovations. Un restaurant dans une maison ? Un peu spéciale... Elle finie par demander à Ying ce qu'elle en pensait. Mais celle-ci n'en pensait rien. Tout ça ne la regardait pas. Elle prit tout de même la peine de lui répondre.

Ying - Tout le monde à ses rêvent. Alors, si pour ta famille c'est d'ouvrir un restaurant qui les sauvera de la pauvreté : laisse-les faire. Qui sait, ça marchera peut-être.

Elle soupira. Ça ne donnait rien de lui dire cela. La jeune Itô s’en foutait certainement de ce que Ying racontait.

Peu de temps par la suite, la gamine se mit à questionner celle-ci. Elle trouvait qu'elle n'avait pas l'air à son mieux. Ensuite, elle questionna au sujet de Loraz. Une chose est certaine : elle parlait beaucoup trop. Ce n'était qu'un enfant aussi, c'est tout à fait normal d'être autant bavard.

Ying - Euh, non. Moi j'ai juste passée la nuit à m'entraîner. Je me suis couchée il était environ trois heures du matin donc... Peu importe, pour ce qui est de Loraz tu ferais mieux de l'oublier. Ça m'étonnerait que tu le revois un jour.

Elle attendit un moment, laissant planer un cour silence. Puis, décida d'inventer quelque chose qui comblerait les interrogations de celle-ci.

Ying - Si tu veux savoir, Loraz n'était pas un rat. Tu connais les légendes sur les dévoreurs d'âmes ? Tu sais ceux qui parcourt les rues durant la nuit à la recherche des petites filles qui y rodent seule ? Et bien, ce n'est pas tout... Plusieurs choses non pas été raconter sur eux, car la plupart des gens qui se font attaquer par eux, ne se souvienne de rien ou pire ! Se font tuer ! Mais par chance, il y a quelques personnes qu'il y a survécus et qui ont même gardé leur mémoire.

Elle prit une courte pose puis, continua :

Ying - Et Loraz fait partie de ces personnes. Je vais te raconter son histoire, ça t'intéresse ? Il y a déjà de cela plusieurs années un jeune bambin, garçon, du nom de Rina. Et oui, il avait un nom de fille. Mais ce n'est pas pour rien. C'est parce que ses parents voulaient une fille... Ils n'ont pu accepter leur fils tel qu'il était alors, ils lui ont fait subir un changement de sexe à l'âge d'un an. Cinq ans plus tard, la pauvre fillette, en se promenant tard dans la nuit, s'est fait attraper par les dévoreurs d'âmes ! Il y en avait huit au total. Ils essayèrent de dévorer sont âme chacun leur tour, mais aucun n'a pu y arriver. Pourquoi ? Parce qu'il était un garçon à l'origine. Mais un problème s'imposa à eux : s'il la laisse partir elle racontera sans doute tout cela à tout le monde et ça deviendrait périlleux pour eux. Donc ils décidèrent d'utiliser leur pouvoir et de le transformer en rongeur... Il aurait pu tout simplement lui enlever la mémoire, mais leur cruauté n'a pas d'égal ! Ils ont préféré transformer ce pauvre enfant en rat pour le faire souffrir.

Comme tu peux l'imaginer ses parents, qui le croyait mort, ont eu beaucoup de peine. Bien sûr, le pauvre à bien essayer d'aller les revoir, mais personne n'a voulu l'écouter. Ils croyaient que c'était un mutant ou autre bestiole horrible alors, après quelques mois il n'a eu d'autre choix que de tout abandonner... Il est allé vivre dans la forêt.

Dix ans plus tard, je suis allée dans la forêt et je les trouvée. Je les recueillis pour qu'il est enfin un chez-soi. Il m'a raconté son histoire et m'a dit que depuis cette transformation il était aussi un peu schizophrène-masochisme... En gros : qu'il avait un léger dérangement dans sa tête. En tout cas, c'est comme ça que je l'ai perçu et que j'ai pu constater en vivant avec lui. Mais je les tout de même accepter comme il l'était.


Elle prit une pause puis ajouta seulement :

Ying - Maintenant il est reparti... Où ? Je ne sais pas. Il ne m'a rien dit. Il m'a seulement écrit une lettre me disant son départ, mais aucune explication.

Ying afficha un air triste, regardant vers le fond de l'eau avant de retourner son attention vers sa jeune amie.




Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 21:53, édité 2 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Lun 21 Juin - 22:26

Tome 1

Chapitre 15 – 3
Rancoeur.


Ying s'approcha d'elle et se déchaussa pour tremper ses pieds fins dans l'eau rafraîchissante de l'étang. Pendant un moment, Azumi cru qu'elle la dévisageait, puisque son visage la fixait d'un un rictus qu'elle n'aurait pût décrire. Ensuite, ses traits s'adoucirent et elle fixa quelque chose dans la forêt, au loin. La fillette suivit son regard et ne vit rien de très intéressant. Seuls des feuilles d'un vert qui, lorsqu'on le fixait trop longtemps, devenait presque angoissant, laissait celui qui les regardait dans un état second. Comme l'était Ying présentement. Elle semblait perdue, comme si quelque chose n'allait pas. L'orpheline n'était pas idiote, elle savait bien que sa défaite lui avait causé de la honte. Était-ce la raison de ces agissements ? Était-ce pour cela qu'elle l'avait salué aussi froidement, tout à l'heure, et qu'elle l'avait repoussé lorsque la jeune fille lui avait touché l'épaule – un geste qui démontrait toute l'amitié qu'elle ressentait à l'égard de la petite Niwa ?

Elle aura le temps de lui pauser toutes les questions qui lui traversèrent l'esprit lorsqu'enfin elle se sentirait plus à l'aise. Azumi regarda une mouche voler et venir se poser sur son ventre à moitié submergé par l'eau de la marre. Elle regarda, indifférente, le petit moucheron enfoncé son dard dans sa chair et lui absorber tout le sang qu'il avait besoin pour pondre ses œufs. Elle avait lu dans un livre, il y a environ un mois de cela, que les moustiques mordaient leurs proies afin d'assurer la survie de leur progéniture. Les femelles effectuaient une prise sanguine, pondaient leurs œufs dans des endroits artificiels ou naturels et elles attendaient l'éclosion tant attendu des larves. C'était le cycle de la vie et le Genin était émerveillé par tout ce que la nature cachait. Les livres étaient, bien entendu, le meilleur moyen de s'instruire sur des choses si futiles, mais si passionnante à la fois.

Il reprit son envolé spectaculaire et termina sa course dans les bois, là où Azumi ne pouvait suivre son déplacement. Son attention revint sur sa jeune amie qui répondait maintenant à la question qu'elle lui avait pausé tout à l'heure, celle qui n'en était pas vraiment une. Ying lui expliqua que tout le monde avait des rêves qui leurs étaient propre, qu'il fallait les respecter et qu'il fallait croire en eux. Du moins, c'est que la fillette en conclu. Comme la plupart du temps, tout ce que disait sa coéquipière était censé. Azumi ne comprenait pas trop pourquoi la famille Itô entreprenait un tel projet, mais elle savait que si ils le voulaient vraiment, ça pouvait porter fruit. Elle devait donc avoir entièrement confiance en eux et, de toute façon, le fait d'avoir un restaurant l'aiderait beaucoup financièrement, puisque la majeur partie de ce qu'elle gagnait en tant que Ninja servait à la préparation des repas.

Exaspérée, Ying soupira. Un long et doux soupire qui sembla se fondre aux chants mélodieux des oiseaux environnants. Azumi, toujours sur le dos, l'écouta attentivement lorsqu'elle prit la parole. Elle lui dit que Loraz était en fait un jeune garçon qui fût transformé en fille par ses parents désireux d'avoir un enfant du sexe opposé et qu'un beau jour il rencontra les dévoreurs d'âme, ennemis éternels de la fillette. Ils décidèrent de le changer en rat après avoir constaté qu'ils ne pouvaient dévorer son âme, puisque c'était un gamin au départ. Et tout le monde sait que ces méchants revenants ne mangent que les fillettes apeurées. Lors de son discours distrayant qui par le fait même était effrayant, Azumi poussa quelques cris de surprise. Des « oh ! » et puis des « Ah ! » exclamatifs qui démontraient toute l'attention qu'elle lui accordait. Elle ouvrit de grand yeux terrifiés lorsque la conclusion angoissante arriva enfin. Loraz portait des séquelles éternels de sa malheureuse rencontre avec le dévoreurs d'âme. Il était maintenant fou à lier !

Un court silence s'installa entre les deux protagonistes et Azumi faillit avaler une grande gorgée d'eau sale tellement cette l'histoire l'avait emporter dans un état de songe et de terreur. Et si ça lui arrivait ? Et si la famille Itô décidait de la changer en petit garçon ? Que ferait-elle ? Elle devait bien s'armer, parce qu'elle n'allait tout de même pas laisser une chose pareil se reproduire ! On devait arrêter les dévoreurs d'âme et sur la champs !

Ying - Maintenant il est reparti, poursuivit-elle. Où ? Je ne sais pas. Il ne m'a rien dit. Il m'a seulement écrit une lettre me disant son départ, mais aucune explication.

Azumi se remit sur ses pieds, enfonçant ses talons dans le sable granuleux de l'étang. Elle poussa une touffe d'herbe flottante et regarda avec de grands yeux terrifié sa jeune amie qui, une moue légèrement boudeuse accrochée au lèvre, balançait ses pieds tristement dans l'eau boueuse.

Azumi - Mais, non de dieu, c'est horrible ! Remet tes chaussures, on doit retrouver Loraz !

Elle s'élança rapidement sur la grève, se revêtit sans se soucier que par le fait même ses vêtements devenaient trempés à souhait. Elle balança sa tête de droite à gauche enfin de sécher ses cheveux qui dégoulinaient sur l'herbe folle de la clairière, et sauta dans ses chaussures. Elle replaça maladroitement sa petite cravate verte et prit un air grave, puis fronça les sourcils et se tourna vers son amie.

Azumi - Où l'as-tu vu pour la dernière fois ? Es-tu certaine de n'avoir aucune idée de par où il est aller ? En es-tu certaine ? On ne peut pas laisser un petit garçon, seul, dans la forêt. Les dévoreurs d'âme risquent de le retrouver ! On va leur faire la fête à ces maudits esprits !

Elle prit une position de combat et dégaina son Kunai. Elle trancha le vent dans un sifflement strident et poussa un cri de guerre.

Azumi - Yah ! Yah ! Vous aller voir, vous qui vous cachez dans le noir, de quel bois je me chauffe le soir ! Mouahaha !!!

Elle se mit une feuille sur la tête et s'enfuit dans les bois. Ying allait-elle la suivre dans sa folie ? Peut-être bien. Elle était folle elle aussi.

...

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Lun 21 Juin - 22:27

Ça ne prit que quelques secondes avant d'avoir une réaction de la part d'Azumi. Elle avait gobé chaque mot de l'histoire sans se rendre compte à quel point tout cela était stupide et irréaliste. Mais maintenant elle voulait le retrouver... C'est une blague ? Comment voulait-elle si prendre ?

Ying remit ses sandales le temps que son amie sorte de l'eau. Elle avait réellement l'aire sérieuse. Pas possible. C'est une mauvaise idée tout cela et ça se sentait à des kilomètres à la ronde. Par contre, Azumi n'avait pas l'air de s'en rendre compte c'est donc, pour cela, que Ying tenta de lui faire comprendre le contraire.

Ying - Comment veux-tu qu'on le trouve ? J'ai aucune idée d'où il aurait pu partir... Et puis...

Elle fut interrompue par la jeune fille qui la regarda d'un air grave. Elle ne semblait pas être découragé. La pauvre était hors d'elle ! Plus qu'une chose hantait son esprit : sauver Loraz, un pauvre petit garçon transformé en rongeur. Mais pourquoi voulait-elle autant le chercher ? Elle ne le connaissait même pas. La fillette avait eu la malchance de le rencontrer une seule fois et voilà qu'elle veut l'aider... Ce n'est pas possible ça. La folie l'avait emporté c'est sûr... Qu'est-ce qui aurait pu la convaincre autant dans le récit de Ying ? Le fait que les mangeurs d'âmes y soit quelque chose ou le fait que Loraz soit masochisme ? Sans doute la deuxième option. La première est bien trop clichée. Oui, c'est ça ! Tout venait de s'allumer dans la tête à Ying. Azumi cherchait Loraz parce qu'elle était comme lui. Elle voulait Loraz pour avoir un ami qui la comprendrait dans ces fantasmes masochisme. Mais c'est horrible, la pauvre enfant qui s'est à peine ce que veut dire le ce mot est déjà tombé dans l'enfer de la souffrance volontaire !

Après un moment, Ying s'avança vers Azumi. Celle-ci terminait de parler. Elle réfléchie un court moment avant de répondre à ses interrogations.

Ying - La dernière fois que je l'ai vu... Hum... C'est hier soir, chez-moi, dans la cour arrière. Ensuite, quand je suis rentrée, ce matin, il n'était plus là. Donc, il est parti cette nuit durant que je m'entraînais.

Elle se mit alors sur la défensive ou sur l'attaque... Ying était un peu confuse sur ce point. Mais son kunai montrait qu'elle était plus l'offensive. Elle ne voulait tout de même pas attaquer les « Mangeurs d'âmes » pour de vrai... Il n'existait pas et même si se serait le cas, ce sont des esprits ! On ne peut frapper un fantôme. C'est comme dévier la graviter.

La fillette se mit à hurler comme un sauvage en menaçant les supposer esprits, avant de se mettre une feuille sur la tête et partir en courant tout droit dans les profondeurs de la forêt. Ying la suivie. Elle savait que c'était complètement stupide, mais elle n'avait rien à perdre en y allant aussi. De plus, elle voulait retrouver son père pour pouvoir lui donner un bon coup de pied dans son derrière de hamster pour l'avoir abandonné.

Ying - Attend-moi Azumi.

Après à peine une minute l'adolescente rattrapa sa coéquipière. Elle lui fit signe de la suivre. Elle avança tout droit et tourna à droite et à gauche quelques fois. En fait elle n'avait aucune idée d'où elles allaient. Mais son destin la guidait vers cet endroit. Ce lieu qu'elle ne connaissait pas encore et que ce rat t'en rechercher était certainement.

Ying - Il est par là-bas. J'en suis sûr.

Les deux jeunes filles couraient sans cesse. La forêt était interminable alors après environ trente minutes de marches Ying reprit sa première idée :

Ying - Tout à l'heure je voulais dire par là-bas.

Elle pointa une autre direction. Ying n'avait pas le sens de l'orientation et son instinct passait son temps à la tromper. Elle marcha tout de même d'un pas assurer pour qu'Azumi croit qu'elle savait parfaitement où elle allait. Elle changeait de direction presque qu'à toutes les dix minutes en disant des « par là », « non, plutôt par là » ou encore « euh... Oui, je sais. Par là. ». À la fin, elle commençait à hésiter. Elle avait l'impression d'être déjà passé par ici, mais les arbres se ressemblaient tous. Comment savoir quelle route est la bonne ? En fait, il n'y avait même pas de route tout cout ! Que des arbres à perte de vue.

La genin s'arrêta net. Elle regarda tout autour d'elle. Ying regarda son amie d'un regard inquiet. Elle ria nerveusement avant de dire :

Ying - Ne t'en fais pas je sais où nous sommes... Et... Euh... Surtout, où aller. Aller suit moi, la forêt se termine juste là-bas. Rendu là, on pourra commencer nos recherches.

Elle partie rapidement vers l'endroit qu'elle avait pointé du doigt. Elle disait n'importe quoi. Puisqu'elle était en fait, perdu. Tout lui disait quelque chose comme ne lui disait rien. Ça faisait presqu'une heure que Ying les dirigeaient vers une destination qu'elle disait connaitre, mais quand fait c'était faux. De plus, elle ne voulait pas admettre qu'elle c'était perdu.

Rendu à plus d'un kilomètre plus loin, les deux jeunes filles s'arrêtèrent. Il y avait toujours rien. Elles étaient tombées en plein cœur de la forêt... C'est pourquoi Ying proposa :

Ying - Hum... On pourrait aller par là ? [elle lui pointa le côté droit] Cette fois je suis plus que sûr.




Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 21:55, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Mar 22 Juin - 6:23

Tome 1

Chapitre 15 - 4
Rancoeur


Azumi - Puahh ! Uh Uh Uh !

Elle balança joyeusement ses bras de droite à gauche lorsqu'elle fit un face à face avec un nuage de moucherons - sûrement la famille de celui à qui elle avait offert un délicieux goûter de sang chaud quelque minute plus tôt. Azumi portait fièrement sa feuille derrière son oreille gauche et elle usait de son Kunai pour couper les branches sèches de cette forêt gigantesque. Elle aboutit, après avoir traversé un peuple immense de petits conifères piquants, sur de la terre meuble, ce qui lui permis de décoller la chenille hideuse qui s'était collée à sa jupe. Derrière elle se fit entendre un craquement, puis un grognement roque qui démontrait tout le mécontentement que Ying avait à traverser ce champs d'épines. Sa coéquipière lui demanda de l'attendre. Bien. Elle s'était donc résolu à l'aider à retrouver Loraz, le petit garçon dont le maléfice qui lui avait été lancé perdurera longtemps si elles ne lui venaient pas en aide. Il fallait donc le retrouver le plus rapidement possible et l'aide de l'adolescente de quatorze ans n'était pas à décliner.

La fillette se tourna vers son amie qui la rejoignit à grandes enjamber. Par le fait même, Azumi s'ébouriffa les cheveux afin de se donner un air de sauvage. Elle prit de la terre et se fit un trait sur chaque joues. Ainsi, l'ennemi penserait qu'elle était une combattante hors pair – ce qui n'était pas très loin de la vérité, soit dit en passant – et que grâce à ces deux traits, elle était respectée par sa tribu. L'orpheline avait lu, quelque part dans les paperasses d'Oyate, que d'anciennes familles utilisaient la boue pour décorer leur visage de gribouillis et de dessins en tout genre et que deux traits signifiaient courage et détermination. Ils mettaient également deux lignes parallèles sur chacune des joues pour montrer à l'adversaire qu'ils étaient en guerre ou même un point sur le nez pour montrer qu'ils venaient en paix. La feuille dans ses cheveux ne faisait qu'ajouter à son look un semblant d'Ève. C'était a dire que régnait en elle la bestialité des premiers arrivants.

Elle meugla dans la forêt et suivit son amie en courant. Ying semblait aussi déterminée que la jeune genin puisque pendant de longues minutes elle n'arrêta sa course. Elles pouvaient voir défiler les arbres à la vitesse de la lumière et derrière elles il n'y avait qu'une ambiance sylvestre inquiétante qui devenait de plus en plus épaisse au fur et à mesure que les fillettes avançaient. Elles tournèrent à droite, puis à gauche, pour finalement revenir sur leur pas à une vitesse effroyable. Même le plus vieil athlète n'aurait pût les suivre à travers les racines qui tapissaient ce plancher naturel. Les insectes étaient très présent à ce temps-ci de l'année et Azumi peinait à traverser leur demeure tel une fauve en territoire ennemi.

C'est sa coéquipière qui ouvrait la route et elle semblait savoir parfaitement où aller. Quelques temps plus tôt elle lui avait dit que son rat l'avait quitter cette nuit, alors que les Niwa dormaient paisiblement. Assez fourbe comme départ. Les avait-il seulement abandonné ou était-ce ces saloperie d'esprits qui l'avait kidnappé ? N'empêche, s'il était parti, il devait être loin à présent. Comment feraient-elles pour retrouver un rongeur à travers ces immenses arbres et plantes en tout genre ? Peu importe comment elles s'y prendraient, Azumi ferait tout pour le retrouver.

Elle se souvint du jour du combat, celui qui opposa Azumi au reste de la team. C'est ce jour là qu'elle rencontra le père de sa coéquipière pour la première fois. Bien entendu, elle ne savait pas que c'était son paternel. Au contraire, elle avait avaler l'histoire ridicule de sa jeune amie et, dans sa tête, c'était clair comme de l'eau de roche : Loraz était un gamin transformé en rat. Voilà.
Pour en revenir au combat, elle se souvint de s'être dit à elle et à son fort intérieur que si Ying ne prenait pas soin de son rongeur, elle le lui ferait regretter. Et qu'avait-elle fait ? Elle n'avait pas veiller à sa protection et l'avait laisser filer tel une glace qu'on vole à un bambin. Mais l'orpheline, avec sa gentillesse sans égal, la pardonnait. Un moment d'inattention peut survenir n'importe quand, surtout lorsqu'on dors...

Ying - Il est par là-bas, dit-elle après de longues minutes de silence. J'en suis sûr.

Azumi hocha la tête, une lueur d'excitation dans les yeux. Ce n'était pas tous les jours qu'elle avait la chance d'arpenter les bois comme elle le faisait aujourd'hui. Et en si bonne compagnie, c'était l'un des plus beau moment de sa vie !

Elles longèrent un petit étang et la fillette constata enfin à quel point il y avait des lieux extraordinaires encore inexplorés – du moins, pas de fond en comble – et remplis de secrets dans cette forêt. Une trentaine de minutes s'était écoulée depuis le tout début de leurs recherches et Ying avait toujours autant de mal à s'orienter. Cela faisait un bout de temps qu'elles marchaient et pourtant, elles n'allaient toujours pas dans la bonne direction.

Diantre ! Si seulement elles avaient une boussole. Dans ce cas, elles pourraient repérer le quartier nord avec autant de facilité qu'on apprend le Henge.

Ying - Tout à l'heure je voulais dire par là-bas, lui annonça l'adolescente contre toutes attentes.

Elles firent légèrement demi tour et reprirent leur course, plus lente cette fois, mais effréné tout de même Les deux genins donnaient tout ce qu'elles avaient, mais ne se rendaient pas compte qu'elles s'épuisaient pour rien. La fillette commença sérieusement à s'inquiéter. Le soleil descendait dangereusement et pourtant les arbres touffus ne semblaient toujours pas vouloir disparaître de leur champs de vision, même que la forêt semblait plus danse qu'à l'habitude. Elles s'étaient beaucoup trop éloignées, mais la démarche certaine que Ying empruntait la rassura, même si elle se souvenait très bien que le trajet qu'elle avait fait pour se rendre à l'étang caché n'avait pas été aussi long.

Tout à coup, son amie s'arrêta subitement. Azumi passa à deux doigts d'accrocher sa camarade, mais elle réussit à prendre appuie sur un tronc d'arbre, petit, mais fort. Quelques gouttes de sueurs glissaient le long de ses mèches humides et son visage était rougi par la fatigue et l'épuisement. Jamais elle n'avait marcher aussi longtemps sur un terrain aussi vaseux et son endurance physique n'était pas des plus impressionnante. Elle faisait du Genjutsu, pas du Taijutsu. Les pompes, c'était pas son truc.

Ying lui jeta un regard inquiétant, puis émit un petit rire, rapide et nerveux. Elle dit :

Ying - Ne t'en fais pas je sais où nous sommes... Et... Euh... Surtout, où aller. Aller suit moi, la forêt se termine juste là-bas. Rendu là, on pourra commencer nos recherches.

Cela faisait des dizaines de fois qu'elle répétait cette phrase et Azumi se permettait d'en douter. N'était-ce pas dans le devoir d'une coéquipière de ne jamais mentir à ses compagnons ? Bien que cela partait d'un bon sentiment, la fillette fût surprise de l'infidélité dont faisait preuve son amie. Elle qui était habituer à la sincérité d'Haruna et du reste de la famille Itô, elle avait un peu de mal avec les mensonges que racontait sa chère Ying.

Azumi la suivit sans rechigner. De toute manière, il n'y avait nul part d'autre où aller et l'orpheline était encore moins certaine du chemin à prendre. Toutefois, elle ne parla pas. Elle était beaucoup trop épuisée pour cela. Ses traits de boue finirent pas s'effacer complètement à cause de la sueur qui dégringolait tel un tsunami sur ses joues rouges. Une sueurs tiède et non odorante, douce avantage d'avoir neuf ans. Un kilomètre plus loin, étrange fut le paysage alors qu'elles constatèrent avec plus ou moins d'étonnement que les feuilles et les broussailles poursuivaient leur route encore plus loin que la distance parcouru jusque là. Ying se tourna vers elle, l'air légèrement désolé, même si elle s'efforçait de ne pas le laisser paraitre.

Ying - Hum... On pourrait aller par là ? Cette fois je suis plus que sûr.

Azumi - Prenons une pause, veux-tu ! Ça fait une heure voir deux que l'on marche et j'ai l'impression qu'on s'enfonce d'avantage... je suis épuisé. Pfiouu ! On aurait dû apporter de l'eau, je meurs de soif.

Elle s'affala sur un tronc d'arbre en décomposition et chercha dans son sac une quelconque trace de nourriture. Rien. Même pas un bout de chocolat qu'elle aurait oublié. Même pas un biscuit que Cathi lui aurait donné. Juste une petite serviette qu'elle s'empressa de prendre. Elle épongea son visage rapidement et la remis tout au fond.

La fillette pencha la tête vers l'arrière et regarda la cime des arbres. C'est alors qu'une idée de génie lui traversa l'esprit.

Son sourire habituelle revint. Elle se leva d'un bond et une ampoule se serait allumer au dessus de sa tête si il y en aurais eu une. Azumi jeta son sac près de son amie et lui dit :

Azumi - Aide-moi à grimper ! De la cime des arbres je verrai le chemin convenable. Viens, vite. Tient mes pieds !

Sa coéquipière s'exécuta et fit la courte échelle à sa jeune amie qui, bien que légère, laissa une trace de boue sur les mains délicates de la petite Niwa. L'orpheline s'accrocha à une branche et chercha un appuie pour se propulser plus haut. À l'aveuglette, elle trouva un trou dans le tronc, ce qui lui permis de poursuivre son ascension. Elle grimpa ainsi jusqu'à au moins six mètres du sol. De là elle pouvait voir une bonne partie du village : des remparts à l'immense falaise faciale qui surplombait Konoha. Elle vit le ciel et des dizaines d'oiseaux tournoyer au dessus d'elle, puis sourit en voyant ce paysage. Azumi ressentit une immense sensation à la fois de liberté et de délivrance. Comme si enfin elle pouvait regarder le village de haut et non le contraire. D'une voix joviale elle déclara :

Azumi - « C'est merveilleux, d'ici je peux voir presque tout. Imagine si on grimpe la falaise, à quel point on risquerait de voir loin, »  cria-t-elle à son amie qui la regardait, perplexe. « Par là, il y a les remparts... » Elle pointa une direction qu'elle ne connaissait pas. Soit le nord, soit le sud. « Et là, le villa... »

Un craquement effroyable se fit entendre et un frisson d'effroi traversa son corps de la tête jusqu'à la plante des pieds. La branche sur laquelle elle se tenait avait cédé, laissant comme seul appuie... le vide. Elle tenta désespérément de s'accrocher à quelques feuilles mais son geste n'eut pour effet que de les entraîner avec elle dans sa chute vertigineuse. Son pied fut le premier à entrer en contacte avec le sol et elle se sentit ouvrir, comme si on tentait de lui voler quelque chose qui se trouvait à l'intérieur d'elle. Elle poussa un cri de détresse, long et inquiétant. La fillette sentit les larmes monter à ses yeux et elle ne pût se retenir. De fines gouttelettes tombaient le long de ses joues, mélangeant liquide lacrymal et sueur. Elle se tint la jambes et se balança pour essayer de libérer le mal qui la rongeait, mais aucun des gestes qu'elle faisait ne l'aidait à se sentir mieux.

Elle retira ses mains de la blessure et vit à quel point le sang coulait. Ses mains étaient couvertes d'un liquide rouge, sinistre et inquiétant à la fois. La vue ce tout ce sang la fit paniquer et elle hurla plus fort encore. La boue s'était rassembler autour de la plaie et ce n'était qu'une question de temps avant que cette vilaine blessure ne s'infecte.

...


Dernière édition par Azumi le Lun 28 Juin - 5:04, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Mar 22 Juin - 22:36

Les deux Genin étaient épuisées. Elles marchaient depuis bien trop longtemps. Le soleil commençait à descendre dangereusement vers la nuit. Qu'est-ce qu'elles allaient faire si par malheur elles n'arrivaient pas à trouver leur chemin avant l'apparition de la lune ? Les animaux sauvages comme les loups et les ours viendrait surement les attaquer. Deux jeunes filles perdu dans la forêt, pour une meute complète, ce sont des proies faciles.

Comme Ying s'y attendait un peu, sa jeune amie avait refusé son offre d'aller dans cette direction. Azumi devait commencer à se douter de la certitude de l'adolescente. Elle n'était pas si stupide. Après une heure de : « ça doit être par là » la fillette en avait marre. Une petite pause ne serait pas de trop.

La jeune fille alla s'asseoir sur un rocher, durant que sa coéquipière cherchait dans son sac. Elle avait soif et faim. Ying ressentait la même chose... C'est sûr qu'après une telle exercice, ne pas vouloir un peu d'eau est impossible. Elle regarda autour d'elle à la recherche d'un signe d'humidité sur les arbres qui annonceraient un lac dans les environs, mais rien. Les tâches vertes qu'elle aurait étés censé voir n'y était pas. Euh... Non. Les tâches vertes démontrent le nord... Ou le sud. Ça ne commence pas bien. Elle ne savait pas comment repérer la direction où il pourrait y avoir un peu l'eau.

Ying fut sortie de sa réflexion lorsqu'elle vit Azumi qui essaya de monter dans un arbre. Celle-ci lui demanda de l'aide. Sans rien dire, elle y alla. De là-haut la fillette pourrait parfaitement voir dans quelle direction est le village et s'il y a un lac ou une rivière. Sans trop de difficultés celle-ci souleva Azumi. Elle réussit à s'accrocher à une branche pour ensuite monter plus haut. L'arbre semblait solide.

Durant que la fillette montait dans l'arbre Ying s'éloigna un peu, le temps d'aller essuyer les mains. Elle enleva le plus gros de la boue sur le tronc d'un arbre et termina son nettoyage avec quelque feuille. Cela lui fit penser : si elles ont de la boue sur les pieds, c'est qu'elles ont pillé dedans à quelque part - logique-, mais pour faire de la boue il faut de l'eau. Donc, elles avaient passé tout près d'une rivière ou quelque chose comme ça. Ce n'était pas l'eau de l'étang, car depuis le temps elle aurait séché.

Ying - Hey Azumi, je crois qu'il y a de l'eau pas très loin d'ici.

Elle s'approcha de l'arbre où se tenait Azumi. Elle disait voir loin et que la vue était magnifique. Ying aurait bien voulu voir aussi, mais malheureusement ce n'était pas elle qui avait eu cette idée. Qui était très bonne d'ailleurs. Elle montra du doigt une direction où il y avait sans doute la bonne route...En tout cas c'est ce que la Niwa en conclu, car elle n'avait pas compris.

En une fraction de secondes Ying aperçu Azumi tomber. Elle avait chutée à une vitesse incroyable, ce qui n'avait donné aucune chance à la genin de la rattraper. Elle avait entendu un craquement puis quelque seconde plus tard le cri de l'enfant lorsque son pied c'était ouvert. La branche avait cassé ! Que faire maintenant ?

Apeurer et inquiète elle alla vers son amie d'un pas rapide. La nervosité monta en elle lorsqu'elle aperçue tout ce sang. La pauvre pleurait désespérément, ça devait douloureux. Elle devait faire quelque chose et le vite possible. La peur l'empêchait de réfléchir. Mais bon, elle n'avait pas le temps pour cela. Ying se pencha rapidement vers elle, puis déchira un morceau de sa jupe.

Ying - Ça va empêcher le sang de trop couler...

Se dit-elle a elle-même, durant qu'elle attachait le bout de tissu. Azumi ne pouvait pas marcher son pied lui faisait trop mal alors, Ying la monta sur son dos. Ses mains tachée de sang lui sali les épaules, mais elle ne s'en soucia pas. Pour l'instant, le plus important était d'arriver à la soigner. Il fallait qu'elle trouve de l'eau pour que sa plait soit nettoyé et ne s'infecte pas.

La jeune femme avait reprit la même route que tout à l'heure. Elle voulait trouver l'endroit où elles avaient marché dans la boue. L'eau ne devait pas être loin. Quelle idée stupide aussi de partir à la recherche de ce rongeur ! De plus, l'odeur du sang attireraient les animaux et cela les mettait en dangers.

Après environ dix minutes de course, Ying commençait à perdre espoir. Elle était épuisée et le poids d'Azumi devenait insupportable. La sueur perlait son visage et un point douloureux pesait sur son ventre. Elle avait faim, soif et voulait se reposer, mais pour l''instant c'était impossible.

Elle ralentit, tout d'un coup. Le vent était un peu plus frais par ici, le gazon et les arbres semblaient en meilleure santé et un peu de boue était ici et là. Le souffle cour elle avança un peu plus loin et... Une rivière ! Elle longeait un long et très haut mur. Elles avaient atteint le bout de la forêt.

Ying s'empressa de déposer Azumi sur le bord pour qu'elle puisse y tremper sa blessure. Elle lui enleva son bandage pour que l'eau nettoies bien comme il le faut la vilaine plaie. Il y avait un léger courant dans l'eau, mais rien de dangereux. La genin en profita donc, pour y aller. Elle en profita surtout pour boire.

Par la suite, elle alla voir jusqu'où allait cette rivière. Elle s'arrêta à seulement quelque mettre. Après environ deux minutes elle retourna près d'Azumi et lui demanda :

Ying - Tu as toujours ton morceau de tissu de tout à l'heure ?

La fillette acquiesça et la prise au fond de son sac. Ying le nettoya puis en fit un bandage. L'autre était souiller de sang elle ne pouvait plus rien faire avec. La jeune fille alla s'asseoir sur une petite roche juste un peu plus loin avant de reprocher à son amie :

Ying - C'est quoi cette idée stupide de monter aux arbres aussi...




Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 21:56, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Mer 23 Juin - 4:41

Tome 1

Chapitre 15 - 5
Rancoeur


Azumi pleura encore quelques minutes, se tenant la plaie comme si les saignements cesseraient après ce simple geste, puis sécha ses larmes en reniflant bruyamment lorsque son amie arriva à son chevet. Précipitée fût sa réaction. Ying était venu près de l'enfant pour s'occuper d'elle du mieux qu'elle le pouvait. Son visage démontrait une moue inquiétante et légèrement affolée. Finalement, sa coéquipière n'était pas si rancunière que cela, mais la fillette ne s'en rendit pas compte. Elle était beaucoup trop apeurée pour avoir un jugement convenable. Elle croyait que sa vie se terminerait ici, que son sang s'écoulerait entièrement sur ces feuilles mortes et que les moucherons de tout à l'heure pouvaient venir la vider du peu qu'il lui restait ! Elle le méritait bien, de toute façon, puisqu'elle en avait frappé quelques uns lorsqu'elle traversa le champs de conifères.

Jamais l'orpheline n'avait ressentit une douleur aussi sourde. La simple vu de la plaie lui donna la nausée et elle détourna le regard. Son cœur battait de plus en plus vite et elle avait l'impression que cela ne faisait qu'accélérer le saignement. Heureusement que la présence de Ying à ses côté la calma légèrement. Celle-ci déchira un bout de sa jupe et elle vint l'enrouler autour de sa cheville. Lorsqu'elle fit une boucle puis resserra le tout, Azumi eut un pincement au cœur tellement la douleur fût vive.

Difficilement, elle se ressaisit et tenta de se relever, mais la douleur était trop présente et elle s'effondra au sol, avalant par le fait même une bonne bouffé de terre qu'elle s'empressa de recracher. Elle émit un petit cri strident et se remit en position assise pour pouvoir mieux tenir la plaie. Le bandage l'empêcha d'entrer en contacte directe avec celle-ci.

Ying se pencha et Azumi comprit immédiatement qu'elle devrait continuer le voyage à dos de Niwa. Elle jeta un regard interrogatif à sa jeune amie comme pour dire « Tu es certaine ? » et elle hocha la tête en guise de réponse. Une petit larme brillante apparut au coin son œil. Elle l'essuya du revers de la main, puis s'accrocha aux épaules fermes de la jeune femme. Bien entendu, le genin attrapa son sac au passage, ne voulant pas perdre la seule chose qu'elle avait pour transporter son matériel ninja. Une fois qu'elle fut bien installée et qu'elles furent prêtes à reprendre la route, Ying commença sa marche. Cette fois, elle avançait beaucoup plus lentement que tout à l'heure et cela prendrait une éternité avant qu'elles ne rejoignent le village. Les deux amies seraient sans doute contraintes à passer la nuit à l'extérieur si personne ne venait les aider. C'était une perspective à la fois terrifiante et inquiétante. Qu'allait-elle expliquer aux Itô pour justifier sa nuit passée à la pleine lune ? Et cette vilaine blessure ? Comment allaient-elle faire pour guérir tout ça si sa vie ne s'arrêtait pas aujourd'hui ? Inutile de préciser que la plaie n'était pas grave, mais que les pensés de la fillette avaient tendance à exagérer la situation. L'orpheline se fit des tas de scénarios complètement absurdes que personne ne prendrait au sérieux. Mais, pour elle, c'était du tout vrai.

Elle aurait tout le temps de se pauser ces questions plus tard. Maintenant, elle devait se concentrer sur le chemin, même si ce n'était pas elle qui marchait. Azumi sentait la fatigue l'envahir et elle ne voulait pas s'endormir. Et si c'était la dernière fois qu'elle voyait les arbres ou qu'elle entendait la douce musique que faisaient les oiseaux à ce temps-ci de l'année ? Et l'odeur des fleurs ? Peut-être était-ce la dernière fois qu'elle sentait cet arôme si relaxant et énigmatique. Peut-être était-ce même la dernière fois qu'elle sentait le doux parfum de Ying.

Elles firent demi tour afin de trouver de l'eau pour désinfecter la blessure qu'elle s'était fait en tombant de l'arbre. Ying croyait avoir vu une rivière de ce côté là. Elle pourrait, par le fait même, s'abreuver et réfléchir à la suite des évènements.

Azumi tint bon jusqu'à destination. Enfin, elles trouvèrent cette fameuse rivière qui longeait paisiblement les remparts du village. Elles n'auraient qu'à la suivre pour arriver à une quelconque sortie, mais qui sait à quel point elles étaient loin de cette dernière. Peut-être même à une centaine de mètre ou à des kilomètres ! N'empêche, c'était maintenant leur seul point de repère. La seule chose présente dans cette forêt qui leur rappelait leur humanité. La seule chose qui pouvait les aider, pour le moment.

Ying déposa sa coéquipière sur le sol sablonneux. Une petite plage, pour être plus précis, qui ne faisait qu'une douzaine de mètres de longueur. Quelques petits rochers permettaient aux plus aventureux de s'avancer dans le courant plus ou moins dangereux de cette marre d'eau Azumi ne s'y risquerait. Bien qu'elle savait nager – l'une des rares choses qu'elle n'avait pas apprise chez les Itô – elle était blessée et aurait du mal à revenir sur la rive si jamais elle tombait. C'était donc plus prudent de restait sur le sable, même si les bactéries avaient tendance à s'y abriter. Sa jeune amie sembla libérée d'un pois énorme autant au sens propre qu'au sens figuré. Elle commença d'abord par lui enlever le bandage improvisé maintenant imbibé de sang, puis désinfecta la plaie avec de l'eau. Ensuite, elle lui demanda la serviette qu'elle possédait dans son sac et l'utilisa comme nouveau bandage. De plus, il permettait une plus grande mobilité et absorbait plus facilement qu'un simple bout de tissu.

Elle ne pleurait plus, même si la douleur était aussi présente que tout à l'heure. Azumi tenta de se redresser, mais grinça des dents sous la douleur qui s'apaisa rapidement lorsqu'elle arrêta de bouger. Elle se demandait même si son pied était cassé. Ying recula légèrement et s'installa confortablement sur un rocher qui semblait sculpté exprès pour qu'on s'y assoit.

Ça ne prit que dix secondes avant qu'on ne lui fasse des reproches d'un ton plutôt sec et cassant...

Ying - C'est quoi cette idée stupide de monter aux arbres aussi...

Azumi la regarda. D'abord perplexe, puis agacée. Elle grimaça et balaya l'air de la main. Elle détestait les reproches. C'était la chose qu'elle détestait le plus au monde. De plus, elle n'était pas d'humeur à rire. D'abord parce qu'elle avait eut une nuit de merde et après parce qu'elle s'était perdue dans les bois et, dans le pire des cas, cassée la cheville.

Azumi - Sans doute la meilleure idée qu'on puise avoir, répondit-elle en empruntant le même ton que son amie. C'est vrai... Tu aurais voulu qu'on tourne en rond pendant encore combien de temps ? D'abord, tu n'aurais pas dû perdre Loraz. Tu aurais dû lui faire attention comme un humain se doit de faire attention à son rongeur. Il parlait, il était un vrai petit garçon, avant. Et toi, tu l'as laisser partir comme un vulgaire torchon qu'on met aux ordures. Après, oses dire que c'est de ma faute. Oses dire que si on est là, présentement, c'est à cause de moi.

Elle regarda l'horizon et ne laissa pas la chance à sa coéquipière de répliquer. Ce n'était pas habituelle d'entendre une enfant de cet âge parler comme elle le faisait. Avant, elle aurait eu de la difficulté à prononcer ses « s ». Maintenant, elle en loupait une fois sur dix. Bien que cette dispute fut un peu ridicule, Azumi parlait avec une certaine sagesse qu'aucun enfant de cet âge n'avait à Konoha.

Azumi - Et, poursuivit-elle, ça m'apprendra d'aider une fille aussi imprévisible que toi !

Elle avait craché ces mots et elle ne s'empêchera pas de le refaire si elle osait lui faire un second reproche. Ce n'était pas dans ses habitudes d'être aussi vulgaire, mais aujourd'hui, ce n'était vraiment pas son jour.

...


Dernière édition par Azumi le Lun 28 Juin - 5:03, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Jeu 24 Juin - 0:57

Ying avait fait des reproches un peu rapidement, mais tout cela était dû à la frustration. Tout cela était vite dit puisque ce n'était pas vraiment de sa faute, car ce n'était pas elle qui avait décidé que l'arbre cèderait ou non. De plus, l'adolescente l'avait aidé à monter. Alors, d'un côté, elle était un peu coupable aussi.

Azumi commença à faire des reproches à son tour. Elle débuta par le fait qu'elle avait eu la meilleure idée. Ensuite, elle reprit sur le fait qu'elle tournait en rond depuis trop longtemps et que tout ça était de la faute de Ying parce qu'elle avait laissé filer Loraz. Elle croyait quoi ? Que la genin bayonnait son rat durant la nuit juste au cas que l'idée de partir lui viendrait à l'esprit ? Mais c'est cinglé ça !

La fin du discourt de la fillette avait particulièrement empiré la frustration de Ying. Alors, d'un ton assez sec elle lui cracha :

Ying - Oui ! Oui, je crois que c'est de ta faute ! Et tu sais pourquoi ? Parce que c'est toi qui a décidé d'aller essayer de le retrouver.

Elle attendit un moment et sur un ton presque aussi cassant elle ajouta :

Ying - Tu l'as dit toi-même : Loraz était un vrai petit garçon avant. Alors, tu voulais quoi ? Que je l'enferme dans une cage seulement parce que les dévoreurs d'âme l'avait transformé ? Ce n'est pas de sa faute s'il est devenu un rongeur ! Et puis, j'étais dehors alors, je ne pouvais pas savoir ce qui se passait à l'intérieur. S'il est parti, c'est qu'il avait ses raisons. Ah ! Mais tu as raison, j'aurais dû lui faire attention comme un humain se doit de faire attention à son rongeur... Mais, le problème, c'est que ce n'est pas MON rongeur ! Ce n'est même pas un vrai rongeur alors, il n'appartient qu'à lui-même.

La genin n'avait pas faux et elle le savait très bien. La seule chose qu'elle pouvait se reprocher c'est de les avoir perdu. Elle avait essayé de trouver la fin de la forêt en affirmant savoir où lorsque c'était faux. Mais est-ce qu'Azumi aurait pu faire mieux ? Il n'y a aucune preuve de cela. Et puis, si, elle, avait su la bonne route elle aurait intervenu, mais ce ne fut pas le cas. Tout cela voulait dire qu'elle aussi aurait pu se perdre.

La fillette regardait à l'horizon fessant comme si elle n'écoutait pas. Ils font tout cela, les enfants... C'est leur moyen d'avoir l'air rebelle sans l'être pour autant. Mais, de toute façon, Ying savait bien qu'elle entendait quand-même. Elle pouvait regarder dans toutes les directions cela n'empêchait pas la jeune fille de parler.

La gamine finie par se retourner. Elle aussi n'était pas de bonne humeur. Après lui avoir jeté un regard noir elle lui jeta :

Azumi - Et, ça m'apprendra d'aider une fille aussi imprévisible que toi !

Ying la dévisagea puis répliqua :

Ying - Tu peux me rappeler quand tu m'as aidée ? Si j'me souviens bien, je ne t'ai jamais demandé aucune aide. C'est toi et toi seul qui a décidé d'aller à la recherche de Loraz. Je n'aie fait que te suivre. Par contre, j'admets que c'est moi qui nous est perdu, mais est-ce que tu aurais pu faire mieux ? J'en doute fort... Et si tu crois que oui alors, pourquoi ne m'a tu pas dit que c'était la mauvaise direction ? Donc, d'une façon ou d'un autre on se serait perdu parce que ni toi ni moi ne savait la bonne direction.

Elle lui avait lâché ces paroles sèchement. Elle ne se laisserait certainement pas marcher sur les pieds. Azumi non plus d'ailleurs... Elles avaient toutes les deux un fort caractère. Puis, aucune ne savait cela de l'autre avant aujourd'hui.




Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 21:57, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Jeu 24 Juin - 4:48

Tome 1

Chapitre 15 – 6
Rancoeur


Les mots coulaient à flot, mais elles retinrent les injures. Ce n'était pas nécessaire, même si à présent la jeune Niwa la mettait dans un état de rage qui la surprit elle-même. Son sang monta à ses joues, pour finalement lui laisser l'impression qu'elle allait exploser. Sans même prendre compte de ce qu'elle avait dit plus tôt, sa coéquipière osait lui balancer des reproches et Azumi ne savait plus trop où donner de la tête. Quels points devait-elle défendre ? Était-ce mal ce qu'elle faisait ou elle était en droit de défendre sa pauvre personne ?

La dernière question était sans doute celle qui était la plus apte à recevoir une réponse valable.

Elle ne cessait de regarder l'horizon. La fillette ne se sentait pas capable de regarder son amie en face, puisqu'elle la dégoûtait. Jamais elle n'aurait penser qu'elle oserait un jour lui tenir tête comme elle le faisait aujourd'hui. Mais, étonnement, jamais l'idée de lui lancer un Genjutsu ne lui vint à l'esprit, bien qu'elle l'aurait mérité.

Ying - Oui ! Oui, je crois que c'est de ta faute ! Et tu sais pourquoi ? Parce que c'est toi qui a décidé d'aller essayer de le retrouver.

Azumi roula les yeux et détourna le regard. Maintenant, on la jugeait parce qu'elle avait essayer d'aider. Une autre preuve qui démontrait que Ying se foutait complètement de son rongeur, puisqu'elle ne serait jamais partit à sa recherche si la fillette ne s'était pas élancer dans les bois. Alors soit ! Ce n'était pas son rat. Il appartenait à sa coéquipière et maintenant elle pouvait se passer de son aide si elle n'en voulait pas.

Elle poursuivit en disant qu'elle n'avait aucune responsabilité sur le pauvre garçon transformé en rat et qu'il était libre de partir lorsqu'il le voulait. Ying racontait son histoire ridicule comme si s'en était une vraie, tellement qu'elle semblait se croire elle-même. L'orpheline la regardait du coin de l'œil, l'air dédain, puis baissa la tête. Elle réfléchissait, non pas à ce qu'elle allait dire, mais à cette fameuse histoire. Azumi ne doutait pas de l'existence des dévoreurs d'âme, mais ce n'était pas dans leurs habitudes de changer les garçons en rat, d'autant plus qu'ils s'en prenaient seulement aux filles. Ying lui mentait-elle ?

La confiance qu'elle avait en elle la convaincu. C'était sa coéquipière, non d'un chien. Elle ne pouvait lui mentir ! De A à Z son histoire se devait d'être vraie.

Elle poussa une mèche folle derrière son oreille machinalement et se tourna vers son amie qui continuait de défendre sa cause. Plutôt étrange était sa réaction, puisqu'effectivement c'était elle qui les avait entraîner aussi loin en prétendant savoir où elle allait. Par chance, elle avoua qu'elle n'y était pas pour rien dans cette situation. Elle ajouta aussi que d'une manière ou d'une autre, elles se seraient perdues. Ce qui était faux.

Azumi - C'est toi qui m'a dit au moins une dizaine de fois savoir où tu allais. Je trouve cela plutôt malhonnête de ta part de dire que c'est moi et moi seule qui a voulu partir à la recherche de Loraz. Je l'ai fait pour lui... Je le fait pour toi aussi ! Je me suis risquer dans cette forêt pour vous et je t'ai suivit afin de le secourir ! Après, s'il n'était pas important à tes yeux tu n'avais qu'à m'en faire part avant de courir comme une acharnée dans les bois.

La fillette avait dit ces mots plus calmement que la dernière fois même si elle avait dans la voix une trace de frustration. Elle se contenait du mieux qu'elle le pouvait et, pour ne pas avouer à Ying la honte qu'elle avait de s'être emporter, elle se releva. Elle serra les mâchoires lorsque la douleur revint et s'éloigna en titubant vers un rocher silencieux poser un peu plus loin d'eux. Au moins, lui ne la jugerait pas.

Elles restèrent quelques secondes, assises loin de l'autre et se regardant méchamment du coin de l'œil de temps en temps. Finalement, Azumi se risqua.

Azumi - J'ai toujours été très gentille avec toi. Depuis le tout début je souhaite être ton amie, mais j'ai l'impression que tu me repousses sans cesse. D'abord lors des rencontres d'équipe et maintenant à l'étang caché. Pourquoi es-tu si froide et distante avec moi ? Pourquoi m'as-tu fait ce reproche tout à l'heure alors qu'il n'était pas nécessaire ? Pourquoi ? Je veux comprendre.

Elle était jeune, mais pas stupide pour autant. Quelque chose tracassait la jeune Niwa et la fillette voulait en savoir plus. Elle se souvint alors de leur rencontre aux sources chaudes. Dans ses souvenirs, Ying était si belle et si gentille à la fois. C'était son modèle, à ce moment là. Mais plus elle la découvrait, plus elle semblait mystérieuse et plus Azumi comprenait que ce n'était pas ce genre de personne qu'elle souhaitait devenir. D'ailleurs, bien que minime, il y avait toujours eu une rivalité entre les deux protagonistes et c'était sans doute le poison le plus mortel. Celui qui pouvait détruire une équipe à la première seconde. Et c'était ce qui se passait.

La douleur se fit sentir plus violemment cette fois, puis, alarmée, Azumi jeta un œil à sa blessure. La serviette s'imbibait de sang tranquillement, mais pas aussi rapidement qu'elle l'aurait fait plus tôt. Le saignement allait donc bientôt cesser. Elle se souvint alors de la fois où elle avait apprit la technique du Kai, avec Cathi.

***

De sombres nuages voguaient lentement dans le ciel, ce jour là. Elles étaient assises dans leur champs favori, là où personne ne les avait déranger jusqu'à maintenant et où aucun bruit sauf le chant réconfortant des oiseaux ne parvenait à leurs oreilles. C'était un peu comme leur cachette secrète et Azumi était toujours bien excitée de s'y rendre, même si, au contraire, Cathi ne voyait là rien d'amusant.

Elles s'étaient retrouvées après avoir déjeuner dans un petit restaurant de crêpes, non loin de là. Azumi en avait prit une aux baies sauvages alors que son amie opta pour celle au chocolat. Elles dégustèrent le doux nectar autant du sucre artificiel du chocolat que du sucre naturel des petits fruits. Puis, les deux filles se rendirent à leur air d'entraînement en parlant de tout et de rien. Sur un petit tas d'herbes elles étaient assises. Cathi avait prit soin de couper l'excédant, la vieille. Elles étaient entourée d'herbes hautes et personne ne pouvait les voir d'ici sans s'aventurer dans le champs. C'était un endroit plus proche du village mais milles fois plus tranquille que la forêt.

Les deux shinobis se faisaient face, une douce brise faisant voler leur cheveux propres et parfumés. N'était-ce pas ça la relation que pouvait avoir deux sœurs ?

Ce fût la plus vieille des deux qui pris la parole, d'un ton serein et emplit de douceur.

Cathi - Vois-tu, Azumi, même si je ne maîtrise pas le Genjutsu, je dois posséder une défense quelconque contre lui. Il est vrai que je t'ai dis que je me spécialisais dans les sceaux et que je ne ferais que t'enseigner ceux-ci, mais je juge important que, toi aussi, tu aies une défense contre les illusions.

Azumi - Mais j'ai déjà battu une maître en Genjutsu et un maître en Taijutsu en même temps !

Cathi - En effet, mais ton adversaire ne maîtrisait aucune illusion. Du moins, aucune qui lui était utile dans ce combat. Tu m'as dis que Ying s'était servie uniquement du Katon... Je me trompe ?

Azumi - Oui tu te trompes ! Elle a utiliser le Bunshin aussi.

Elle fit une moue boudeuse. Une défense contre son propre pouvoir ? Et puis quoi encore ? Azumi préférait amplement apprendre les sceaux de blocage. Cathi hocha la tête, non pas pour répondre à une quelconque question, mais bien pour affirmer ses dires.

Cathi - Certes, tu rencontreras dans un futur proche des adversaires qui possèderont de puissants Genjutsu et tu devras user de vigilance si tu ne veux pas te faire battre en quelques minutes.

La fillette haussa les épaules comme pour dire « Si tu crois que c'est ce qu'il y a de mieux pour moi, alors soit ! » puis regarda son professeur avec de grands yeux attentifs. Elle aimait toujours apprendre en compagnie de Cathi. Ça faisait changement du dur entraînement que Kenji-Sensei lui faisait subir à elle et au reste de l'équipe.

Cathi - C'est pourquoi on a créer le Kai. En as-tu déjà attendu parler ?

Azumi - Il me semble que c'est une technique de ninjutsu non-élémentaire, oui.

Elle l'avait lu dans un livre.

Cathi - Bien. Et tu sais en quoi consiste cette technique ?

Azumi - Pas vraiment. Je sais qu'elle est utilisé pour réduire voir annuler complètement une illusion. Mais je ne sais pas trop comment on la maîtrise.

Cathi hocha la tête derechef. Elle s'en doutait, parce que c'était une technique qui nécessitait un certain courage. Effectivement, la jeune femme croyait qu'il fallait du courage pour se mutiler.

Cathi - Hum, et bien tu seras un peu étonné. Mais pour maîtriser cette technique tu devras en troisième lieu te faire du mal. Tu sais ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tu devras te mutiler. C'est d'ailleurs pourquoi j'ai emmener ces bandages.

Elle ouvrit le sac qu'elle avait emmener et qui avait intrigué la fillette toute la matinée à cause de sa forme plutôt molle et boursouflée. Azumi écarquilla les yeux. Elle n'avait pas vraiment envie de se mutiler, mais le devait, certes.

***

Son attention se reporta sur Ying qui réfléchissait à la réponse qu'elle allait lui fournir. Finalement, le mal qu'elle s'était fait ce jour là n'était pas vraiment différent à la blessure qu'elle s'était fait en tombant de l'arbre. Cela la rassura.

...

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Jeu 24 Juin - 22:48

Ying c'était bien trompé au sujet de cette petite fille. Elle l'avait transporté sur son dos lorsqu'elle était déjà à bout de force pour la soigner et qu'est-ce qu'elle avait eu droit en retour ? Rien. Azumi ne l'avait même pas remercié... Celle-ci avait plutôt préféré tout lui mettre sur le dos. Alors, d'après elle : c'était entièrement de la faute de Ying si elles étaient perdues ou plutôt qu'elles étaient tout simplement parties en forêt et que Loraz était parti. Elle ne savait absolument rien des relations entre l'adolescente et son rat et elle se permettait de mettre un jugement ? D'affirmer que Ying était responsable ? On ne peut rien affirmer sans connaitre...

De plus, pourquoi celle-ci n'arrivait pas avoué qu'elle y était aussi pour quelque chose ? Que c'était elle qui avait décidé d'aller faire une petite randonné, que ce fut elle aussi qui n'avait pas réfléchi assez longtemps avant de monter dans l'arbre ou tout simplement de répliquer à un commentaire aussi inutile. Oui, c'était un reproche... Mais une parole qui était sortie à cause de la frustration d'être arrivé fasse à une réalité - celle d'être perdu - et venant juste de sortir d'une adrénaline qui lui avait fait bien peur... Car oui, Ying avait eu peur pour Azumi. Toute cette chicane aurait pu très facilement être évité.

Ying ne parlait plus, elle avait fait connaitre son point de vue et si Azumi n'arrivait pas à le comprendre c'est son problème. D'un côté cela ne surprendrait pas l'adolescente, car cette gamine avait l'air borné au plus au point. Elle entendait seulement ce qu'elle voulait.

L'enfant avait baissé le ton. Elle expliqua alors, qu'elle avait voulu aller le retrouver pour lui et Ying. Elle n'avait fait que suivre Ying parce qu'elle disait savoir par où aller. De toute façon, celle-ci était partie si rapidement qu'elle n'aurait même pas pu lui faire par du fait qu'elle ne voulait retrouver son rat. Puis, si elle aurait réussi à lui dire comment aurait-elle réagis ? Comme elle réagis en ce moment. Pour elle, cela aurait été de la maltraitance d'animaux ou de la négligence de rongeur... Quoi qu'il en soit, Ying préféra ne pas répondre. De toute façon, cela n'aurait qu'empirer leur dispute alors elle préférait attendre que la tension descendre.

Juste après elle alla bouder sur un rocher plus loin. La jeune fille leva un sourcil, angoisser. Elle était blessée, le mieux serait qu'elle reste immobile pour reposer sa jambe. Au moins le temps qu'elle arrête de saigner, sinon le sang coulerait bien plus. La jeune femme aurait voulu lui dire, mais elle était encore fâchée et pour le moment c'était « qu'elle se débrouille tout seul ».

Après un moment Ying fini par se rappeler. Avant de prendre le parchemin de technique, elle s'était mise une barre tendre au fraise dans sa sacoche ninja. Au cas où l'entraînement lui donnerait faim. Mais, en fait, elle l'avait complètement oublié. La Niwa avait vraiment faim, mais une force inconnue l'empêchait de la prendre. C'est vrai que ce serait chien de manger devant son amie qui est tout aussi affamée. Azumi la méritait beaucoup plus qu'elle alors, elle se dit que si elle ne chialait plus, elle lui donnerait.

La fillette la regarda d'un regard méchant c'est pourquoi Ying décida de faire pareil. C'était stupide comme attitude. Toutes les deux le savaient, mais quelque chose les empêchaient d'arrêter cette dispute.

Après un long et lourd silence Azumi décida d'arrêter cette connerie. Elle dit à Ying qu'elle espérait seulement être amie avec elle depuis le tout début, mais celle-ci ne faisait que la repousser. C'est vrai. La jeune fille faisait tous les efforts du monde pour être accepté de celle-ci.... Mais en veine, à cause de son âge qui lui faisait porter du jugement.

Ying détourna le regard. Elle savait, que pour ce point, c'est son amie qui avait raison. Rien de tout cela n'aurait dû arriver. Elle avait neuf ans puis, était plus forte et alors ? Si Ying voudrait la dépasser un jour ce n'est pas en la détestant, c'est en s'entraînant. La gamine avait surement dû s'entraîner durant de nombreuses heures avant d'être arrivé à un tel niveau. Son âge, sa grandeur ou ses cheveux n'avait aucun lien avec tout cela.

L'orgueil avait une limite. Peut-être un peu tard pour s'en rendre compte. Mais vos mieux tard que jamais. Cela était un signe de sagesse. Elle n'avait pas à être jalouse d'une enfant... C'était inutile.

Ying se leva pour aller vers la fillette. Elle alla s'asseoir à côté d'elle. Elle ne voulait rien expliquer, car elle avait bien trop honte d'avoir eu un tel comportement. Elle fouilla dans son sac puis, pris la grignotine. Par la suite, elle la tendit à Azumi en lui souriant. Un sourire sincère et pur. C'était sa façon de s'excuser pour l'avoir rejeté ou tout simplement pour la reproche inopportun. C'était aussi pour la remercier de lui avoir ouvert les yeux à la réalité.

Juste après celle-ci se releva. Le soleil était bien bas alors, un feu devrait être fait. Ying alla couper les branches d'arbres qui étaient autour d'elles, les plus basses. Puis, elle fit un petit tipi en bois accompagner de quelques feuilles. Les végétaux servirait à faire en sorte que le feu prenne plus rapidement au bois. Lorsque tout cela fut mis au point, elle entoura le tout de roche pour éviter que les flammes ne quitte le bois pour brûler toute la forêt entière.

Ying - Voilà...

Se dit-elle en regardant son chef-d’œuvre. Il ne restait plus qu'à l'ouvre. Pour cela elle fit un katon. En moins deux le feu était apparu. Elle le regarda un moment puis retourna s'asseoir à côté d'Azumi. Après quelques secondes de silence elle finit par répondre à son interrogation d'un peu plus tôt.

Ying - J'étais frustré de constater que l'on c'était perdu et inquiète pour toi à cause de ta blessure... Alors, cette reproche a sorti sur un coup de tête. Ce n'était pas pour partir de dispute.

Elle soupira puis continu en lançant quelques brindilles de bois dans le feu. La tension était complètement partie. Les deux jeunes filles étaient calmes.

Ying - C'est dur à avouer, mais si j'ai agi ainsi avec toi...durant les rencontres d'équipes ou tout à l'heure à l'étang. [elle attendit quelque seconde avant de continuer ] C'est un peu à cause d'une certaine jalousie que j'éprouve envers toi et que je ne comprends même pas moi-même. Tu as neuf ans et tu es beaucoup plus forte que moi et ça m'énerve un peu. Quand je vivais avec mes parents, ma mère passait son temps à me rabaisser. Elle croyait que je n'arriverais jamais à rien. Il n'y avait que mon père qui croyait en moi... Maintenant tout ça n'a plus d'importance puisqu'ils ne sont plus là, mais quand je t'ai rencontré, à cause de ton âge, j'ai cru qu'elle avait raison.

Elle prit une pause avant de continuer.

Ying - Quand mes parents sont morts j'ai été adoptée. Je croyais que je n'avais pas de famille parce que je n'étais pas liée de sang avec eux, mais maintenant que je les es perdu aussi - en quelque sorte à cause de Loraz - je réalise qu'ils étaient plus importants pour moi que je ne le pensais...

La jeune fille se coucha sur le dos pour regarder les étoiles. Elle était un peu tombée dans le « hors sujet », mais elle en avait gros sur la conscience. L'envie de se confier lui était venu. Ying avait confiance en Azumi. C'est pourquoi cela ne lui dérangeait pas de lui parler de tout ça. Elle aimerait pouvoir repartir à zéro, sur une nouvelle base, son amitié avec sa coéquipière. Malheureusement, revenir dans le temps est impossible.




Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 21:59, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Sam 26 Juin - 1:55

Tome 1

Chapitre 15 - 7
Rancoeur

Ce qui lui remémora cette journée avec Cathi était la blessure qu’elle s’était fait au pied et le sang qu’elle avait dû donner pour apprendre une technique qui lui servira toute sa vie. Le Kai. C’était à la fois une capacité énigmatique – j’insiste sur le mot capacité, puisque ce n’est pas vraiment une technique – et si claire et fluide à maîtriser. D’ailleurs, ce ne fût pas si difficile que s’en avait l’air d’arriver à un résultat convenable.

Le soleil était maintenant à la hauteur des arbres. Au loin, la moitié de cet astre lumineux disparaissait derrière la falaise de Konoha. Le ruisseau – qu’on ne peut pas vraiment qualifier de rivière puisqu’il ne faisait même pas vingt mètres de largeur – brillait de mille feux et faisait rebondir paresseusement les rayons de l’étoile flamboyante. Azumi fut aveuglée, mais s’habitua très rapidement. Le vent soufflait gentiment dans les cheveux de la fillette et en un instant tout sembla s’arrêter. Le temps, le vent, le bruissement du ruisseau jusqu’au bruit que faisait les insectes sur les feuilles. Il n’y avait plus que Ying et elle en ce monde. Même pas le moindre chant d’oiseau, quel qu’il soit. Même pas le moindre moucheron fatiguant, quel qu’il soit.

Juste elles.

Elles qui se chamaillaient, elles qui ne cessaient de reprocher à l’autre ce qu’il n’aurait pas dû faire, tentant de faire passer le blâme sur n’importe qui sauf leur petite personne. C’était à la fois une dispute d’enfant et une dispute qu’elles auraient facilement évité. Si seulement Azumi ne s’était pas blessée au pied, elles n’en seraient pas là à l’heure qu’il est. L’orpheline avait l’habitude de coucher sur le sol, certes, ce qui l’inquiétait le plus, c’était Ying. Survivrait-elle à cette « tragédie » ? C’est dans des moments pareils que la fillette constatait qu’elle ne connaissait rien sur Ying et qu’elle avait parfois tendance à faire comme si c’était le contraire. Après tout, elle aussi devait avoir ses secrets, ses peines et son passé long et douloureux. Cela n’arrivait pas seulement à Azumi, ce serait injuste, sinon.

Sa coéquipière n’osa dire un mot, ce qui lui fit comprendre qu’elle n’avait aucune raison de l’haïr ainsi ou qu’elle avait si honte de ses agissements qu’elle niait les faits. Azumi ne tenterait pas d’en savoir plus, même si les problèmes se règleraient plus facilement si elle comprenait.

Contre toute attente, Ying se leva et s’avança d’un pas qui se voulait plutôt lent, puis s’assit à ses côtés. Azumi sautilla sur ses fesses afin de lui faire une place, bien qu’elle bougea seulement de quelques centimètres. Un peu plus et sa coéquipière lui passait un bras autour du cou, mais ce geste qui semblait impossible de sa part ne vint pas. L’orpheline ouvrit de grands yeux lorsqu’on lui tendit une barre aux fraises… C’était un petit biscuit fait en longueur où de petites fraises séchées avaient été déposé parmi de nombreuses noix. Du miel faisait tenir le tout. Ceci emballé dans un seul petit papier vert. Azumi lui jeta des yeux pervers et se lécha les babines, puis son regard remonta sur son amie, puis sur le barre, son amie, la barre, amie, barre, mie bar, mibamibamiba…

Elle s’empara rapidement de la petite collation et déchira telle un sauvages le pauvre papier quelle jeta par terre et écrabouilla avec son pied droit. La fillette regardait le biscuit d’un air alléchant. « T’AS AUCUNE CHANCE » cracha-t-elle à la barre pour l’intimider intérieurement. Elle rigola dans sa tête et prit une grande bouchée, puis grignota le reste en jetant de petits regards méchants un peu à tout ce qui bougeait afin d’être certaine qu’on ne vole pas sa nourriture.

Azumi - Hum… Um…

Elle se lécha les doigts, satisfaite, et jeta un petit sourire timide à sa jeune amie. Azumi la remercia d’un hochement de tête et Ying lui lança un sourire, sans doute heureuse d’avoir semé la joie dans un cœur. Pour elle, la dispute était terminée et elle avait déjà oublié ce qui s’était passé. Passons à autre chose !

Peu de temps après, Ying alla chercha du bois sec et fit un beau tipi avec le tout. Elle ajouta également, et en vitesse, quelques petites feuilles mortes, puis exécuta un Katon pour faire brûler le tout. Elle l’entoura de pierre. Fière du savoir que possédait sa camarade en pyromanie, elle lui lança un clin d’œil et se coucha dans l’herbe, non loin de là. Ying vint s’asseoir à ses côtés. Elles restèrent silencieuses de longues minutes, jusqu’à ce que Ying se décide enfin à répondre à ses interrogations.

Azumi écouta ses explications avec attention. Elle s’était toujours douter de la jalousie de Ying, mais elle ne croyait pas que c’était si grave. Tout le monde est un jour jaloux, mais de là à être froide avec sa propre coéquipière, c’était impossible ! La fillette écouta sa jeune amie avec attention. Une fois son discours terminé, l’orpheline lui jeta un regard réconfortant et lui dit :

Azumi - Je comprends Ying, ne t’inquiète pas. Il est normal que tu sois jalouse, tout le monde l’est un jour ou l’autre. Mais tu dois comprendre qu’une équipe n’est pas là pour te mettre la pression ou pour te forcer à t’entraîner. Moi et Jin’ te respectons comme tu es et nous ferons tout pour que tu puises t’améliorer. Je ne veux plus que tu t’entraînes dans ton coin. Nous sommes une équipe et si tu as besoin, malgré mon âge, je peux te venir en aide. Que ce soit pour les arts ninja ou pour parler, tout simplement.

Elle lui tendit la main pour qu’elle s’en empare, un sourire aux lèvres. Et c’est ce qu’elle fit. Ying glissa sa main dans la sienne, ses doigts entre les siens. Elles se regardèrent en souriant quelques secondes, puis Azumi fit le geste de chasser une mouche.

Azumi - Et puis, pour ce qui est de ta famille qui ne cesse de te rabaisser, c’est du passé maintenant. Aujourd’hui, c’est l’équipe neuf ta famille.

***

Azumi - Si je comprends bien, je dois d’abord me concentrer. Ensuite, je dois trouver la nature de l’illusion. Puis, je me blesse pour me sortir du Genjutsu ?

Cathi - C’est cela, oui.

Elle mit un doigt sur son menton et leva les yeux au ciel, l’air songeur.

Azumi - Mais comment tu comptes m’apprendre le Kai si tu ne maîtrises même pas le Genjutsu ? Je veux dire… Pour savoir si je maîtrise cette technique, je dois d’abord être victime d’une illusion. Si tu ne sais pas en réaliser, alors on ne saura jamais.

Cathi - Tu crois ?

Elle claqua des doigts et, derrière elle, les herbes se mirent à bouger. Un jeune garçon en sortit, un sourire aux lèvres. Sa petite chevelure brune coupée courte était coiffée en bataille et il ne semblait pas avoir plus de dix ou onze ans. Il portait une petite chemise blanche et un bandeau frontal pendait à son poignet. Ses yeux étaient d’un brun pur et plutôt charmant. C’était le genre de gamin espiègle qui avait tôt fait de faire chier les profs de l’académie, mais il était mignon, y’a pas à dire.

Azumi le regardait, suspecte. Venait-il voler son professeur ? Cathi se tourna vers lui et le salua.

Cathi - Bonjour ! Vient prendre place près de nous. Azumi, je te présente Naoki, c’est mon neveu… Enfin, si on veut.

Azumi - Salut…

Répondit-elle timidement.

Naoki - Salut ! Hey, j’attends ton signale depuis une heure !

Répondit-il à Cathi d’un ton remplit de reproches.

Cathi - Nous nous sommes arrêtés à un restaurant de crêpes. Et puis je t’avais dis de venir nous rejoindre, mais tu tenais tellement à faire une entrée théâtral.

Naoki - Bon… C’est vrai.

Il s’approcha d’elles et Azumi dû lui faire une place. Il vint s’asseoir à ses côtés de manière à ce qu’il puise la fixer sans qu’elle le remarque, puis se tourna vers sa tante. Pourtant, il n’y avait aucune ressemblance entre les deux protagonistes. Il n’avait pas beaucoup d’Hiroki dans le sang, ça c’est sûr.

Cathi - À partir d’aujourd’hui, Azumi, je souhaite que tu poursuives ton apprentissage en Genjutsu avec Naoki. Bien entendu, je continuerai de te donner des cours privé aux sceaux. Mais ne me spécialisant pas dans les illusions, je ne peux te venir en aide. Aujourd’hui, c’est lui qui t’apprendras le Kai. En effet, il connait quelques techniques de Genjutsu qui sont très bien pour ce genre d’apprentissage.

Il lui jeta un de petits yeux désolés et Azumi détourna les siens, n’osant croiser leur regard trop longtemps. Il dégageait quelque chose de plutôt… Effrayant. Dans le bon sens du terme, s’il y en avait un.

...

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Sam 26 Juin - 19:17

La fillette était bien plus affamée que ce que Ying croyait. Elle avait carrément englouti la sucrerie. Un peu plus et celle-ci mangeait le papier avec... La balade l'avait beaucoup épuisée et sa blessure n'avait fait qu'empirer les choses. L'adolescente ne regrettait pas de lui avoir donné sa seule nourriture. Elle avait posé un bon geste, utile et qui lui permettrait de tisser des liens d'amitiés plus fort avec sa coéquipière.

Le feu brûler de sa pleine énergie sur les brindilles et les branches de bois. C'était tout simplement de l'art... Et cette œuvre donnait envie à Ying de mettre le feu un peu partout. Lancer un ou deux katons sur les arbres environnant. Malheureusement, c'était beaucoup trop risqué. Si un arbre prend feu c'est toute la forêt qui sera envahie par les flammes. De plus, si la forêt entière prend brûle c'est la vie d'Azumi et Ying que se met alors en danger. La jeune fille ne pouvait prendre de tel risque pour simplement rigoler un peu.

La genin n'arrivait pas encore à croire qu'elle avait parlé de tout cela à sa camarade d'équipe. La fillette aurait pu réagir de n'importe quelle manière. Mais elle était très compréhensible. Tout le monde l'était un jour ou l'autre envers quelqu'un c'est la nature des choses. Celle-ci n'en voulait pas le moindre du monde contre son amie. Elle était sincère et rassurante dans ses paroles.

Par la suite Azumi tendit l'une de ses mains à l'adolescente. Celle-ci la regarda, surprise sur le coup, mais après quelques secondes elle lui sourit puis la prise. C'était sans doute signe qu'elles étaient maintenant amie sans rancœur ou jalousie.

Suite à cela, la plus jeune des genins chassa un gros ton aux yeux globuleux avec sa main. En fait, Ying ne l'avait pas vue, mais vue le sang qu'elle avait perdu ce ne serait pas surprenant de voir de gros insectes mangeur d'humain les attaquer. Surtout la fillette, car c'était son sang qui s'était écouler sur l'herbe verte de la forêt.

Le doux vents frais de la nuit à peine arrivé, vint déplacer les cheveux de Ying délicatement. Elle déplaça une mèche derrière son oreille puis écouta ce que la jeune fille avait à dire. Elle avait totalement raison... Il ne faut pas s'acharner sur des paroles du passé, maintenant elle avait réellement une famille. Un qu'elle apprécie et qui ne la juge pas, son équipe. Sans eu elle n'aurait jamais pu devenir genin ou tout simplement apprendre la superbe technique du Katon.

Ying - Oui, tu as raison...

Sa voix était posée et démontrait une certaine joie. La gamine avait un don pour rassurer les gens. Pas parce que Ying avait peur, seulement qu'elle ne croyait pas être importante pour son équipe. Après un court moment de silence elle ajouta :

Ying - Mais je tiens tout de même à m'excuser. Je n'aurais jamais dû agir ainsi... C'est complètement stupide.

Elle soupira. La Niwa se leva ensuite pour mettre plus de bois dans le feu et faire lever les flammes. Puis, ensuite elle jugea bon d'aller dormir. Il était tôt, mais elles n'arriveraient sans doute pas à dormir d'un sommeil normal et durant toute la nuit. La forêt peut-être dangereuse alors valait mieux être bien préparé pour y dormir.

Rendu un peu plus loin, l'autre côté du feu - c'est-à-dire à l'autre extrémité d'où était situé Azumi devant les flammes - celle-ci décrocha sa sacoche ninja de sa jambe. Elle s'en servirait comme accotoir de tête. Par contre, l'adolescente dû sortir ses kunais. Puis, par pure précaution d'une éventuelle attaque, elle les mit tous les cinq à des endroits différentes. Le premier dans son soutier gorge, le second accrocher sur sa sandale, le troisième en dessous de sa sacoche ninja, un autre à côté d'elle puis, le dernier dans ses mains. Celui qui était dans sa main droite, elle ne le lâcherait pas de la nuit. Comme cela elle serait prête à tuer n'importe quel prédateur qui l'approcherait.

Ying - Bon bah, bonne nuit.

Sur ce elle sur coucha, regardant le feu qui brillait devant elle et qui reflétait une ombre rougeâtre sur son kunai.




Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 22:00, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Dim 27 Juin - 17:11

Tome 1

Chapitre 15 – 8
Rancoeur

Elle ferma les yeux. De souvenirs en souvenirs elle vagabondait, sur sa lune perchée elle voyait. En bas il y avait elle et ses camarades rassemblé pour l’aider à gravir les échelons de la hiérarchie du village caché. Être Genin c’était bien, mais être Chuunin c’est super méga bien ! Non seulement elle pourrait être à la charge d’une équipe de Shinobi – ce qui ferait bizarre venant d’une gamine de neuf ans – mais en plus elle pourrait sortir du village lorsqu’elle le souhait. Ah… Si seulement elle pouvait admirer le coucher de soleil depuis une autre parcelle de terre. Si seulement elle pouvait sentir le vent salé de l’océan, le vent frisquet des montagnes de Kumo ou même le vent aride des déserts de Suna. Azumi voulait tout simplement respirer autre chose que cette humidité incessante qui régnait à Konoha. Elle en avait marre des insectes et SURTOUT… SUUURTOUT… Des chenilles hideuses comme celle qui s’était collée à sa jupe un peu plus tôt. Elles, elle ne pouvait les endurées.

Elles étaient vertes et poilus ! De fines dents elles avaient mais OH! qu’elles étaient pointus et remplit de bave. De la bave gluante et odorante qui se collait à vos mains, les rendant toutes visqueuses ! Et ce cauchemar ne s’arrêtait pas là ! Ces chenilles rampaient jusque dans vos souliers pour vos croquer les orteils et, leurs dents étant imbibées de venin, un champignon vous poussait sur l’ongle ! Elle l’avait lu dans un livre à la librairie. Ça s’appelait : Les insectes de la terreur… Une petite note au bas de la page disait que seuls les plus chanceux les apercevaient juste à temps avant qu’elles ne se régalent de vos orteils. Ce fut le cas d’Azumi il y a quelques heures de cela et elle aurait tôt fait de se déclarer survivante – et sans champignons aux orteils – à une attaque de chenilles visqueuses !

Elle ouvrit les yeux. Ses pensées se concentrèrent maintenant sur Ying, après avoir vagabondé dans les méandres de ses souvenirs. Que ce soit des souvenirs de livres qu’elle avait lu ou d’un entraînement qu’elle avait fait, ils étaient bien là. Précieux, attendant patiemment qu’on leur passe un torchon propre sur leur couverture, qu’on les ressorte, les yeux fermés, et qu’on se les remémore, un sourire aux lèvres. C’était l’un des plus beaux trésors qu’elle possédait. Elle, pauvre, mais riche à la fois pour la simple et bonne raison qu’elle avait entre ses mains des souvenirs que la fillette devait protéger comme si c’était son seul gagne pain.

La petite voix de Ying vint casser ce lourd silence qui dura quelques secondes. Une voix douce et mélodieuse, qui vint chatouiller les oreilles de l’orpheline, couchée sagement sur l’herbe fraîche de la nuit. Dans la lueur du feu, sa coéquipière affichait une mine perdue, comme si elle était, elle aussi, perdu dans ses songes. Le crépitement du feu combla ce deuxième silence et quelques tison s’envolèrent dans le ciel pour faire une dernière danse avec leurs frères avant de s’éteindre et de se déposer dans les environs, noircis pas la chaleur.

Ying - Mais je tiens tout de même à m'excuser, ajouta son amie d’une voix qui se voulait sincère. Je n'aurais jamais dû agir ainsi... C'est complètement stupide.

Azumi lui lança un petit sourire rassurant. Elle voulait lui faire savoir que leur dispute de tout à l’heure était déjà oubliée… Envolée ! Loin. Dans le ciel… Avec les tisons. Maintenant, elles se devaient de passer à autre chose. Les deux jeunes filles se pardonnaient mutuellement et c’était ça la véritable amitié qu’elles se devaient de maintenir. Elle se tourna tout en grinçant des dents en sentant la douleur lui ronger la chair. Le teint rougeâtre que son bandage avait prit sembla cesser de se répandre, comme si le saignement avait arrêté. Tant mieux ! Elle ne supportait pas de savoir que son propre liquide, qu’elle créait à partir de ses propres cellules, se répandait sur le sol pour nourrir la terre et les végétaux. C’était une perspective qui avait tôt fait d’étourdir certains êtres. Mais, un jour où l’autre, et c’est ce qui est le plus malheureux, la vie nous reprend le corps qui nous a été confié afin de nourrir une autre vie. Quelle qu’elle soit. Ça, au contraire, en rassurait certains autres.

On lança des branches dans le feu afin de le faire revivre, bien qu’il fut assez haut. Ying avait fait ça machinalement, sans vraiment réfléchir. Sans doute voulait-elle s’assurer que le feu dure toute la nuit car, malgré les chaleurs intenses des journées que pouvait subir le village caché de la feuille, ses nuits, par contre, étaient fraîches et parfois dangereuses.

Azumi - Bonne nuit.

Ying alla se coucher un peu plus loin. Azumi suivit son déplacement avant de fermer les yeux, replongeant par le fait même dans ses songes et dans ses souvenirs.

***

Les deux enfants se fixaient intensément. Face à face, ils se dévisageaient, les yeux plissés. Un passant curieux aurait put parier qu’ils jouaient à celui qui flancherait le premier. Seulement, ils étaient en plein entraînement. Ce n’était pas un jeu et encore moins un défi. Au contraire ! Naoki faisait son possible pour aider cette jeune inconnue aux cheveux bruns légèrement ébouriffés. Ses yeux noirs étaient perçants, mais on ne pouvait qu’être touché en voyant cette petite moue timide. Le jeune garçon la contemplait, secrètement. Il avait appris, aux cours de ses nombreuses années d’études, à détecter le potentiel des gens. La fillette, qui lui ressemblait beaucoup d’ailleurs, avait des capacités hors du commun ! Tout ce qui lui manquait, c’était le savoir.

Tout à coup, le soleil devint rouge et le champ qui les encerclait prit subitement feu. Cathi se leva d’un bon et tenta de voir ce qui se passait au village en étirant son cou. La panique envahissait les rues et des cris terrifiants de femmes et d’hommes retentirent au beau milieu de tout ce vacarme. Naoki se leva, cessa de fixer la fillette et s’enfuit dans le champ enflammé.

Cathi - Naoki ! Où vas-tu !

Elle hurlait de terreur elle aussi. Jamais elle n’avait vu un spectacle aussi effrayant. Elle se tourna vers la fillette, le visage déformé par la peur et la prit par le bras.

Cathi - Azumi, ne t’approche pas des flammes. Le village est attaqué. Lorsque ces herbes seront consumées, nos adversaires viendront nous combattre. Tiens toi prête. Active ton Sharingan !

Azumi leva de petits yeux intrigués sur son professeur, puis elle rigola d’amusement.

Azumi - KAI !

La jeune fille s’enfonça les ongles dans la chair assez profondément pour que le décor autour d’elle se mette en bouger. Tout redevint normal. Le soleil reprit sa couleur initiale, le champ repoussa aussi subitement qu’il s’était consumé et Naoki continuait de la fixer, ébahit, cette fois.

Naoki - Mais comment t’as fais !? C’était parfait, mon illusion !

Elle rigola, se tapa les cuisses d’amusement et le pointa, hilare.

Azumi - Gros imbécile ! Je ne suis même pas Uchiha… Je n’ai pas de Sharingan. J’y ai cru, à ton illusion. Seulement, lorsque que Cathi m’a demander de l’activer, j’ai tout de suite comprit que c’était faux. AHAHAH !

Elle reprit son souffle et poursuivit

Azumi - Je me suis donc servit de cette phrase comme point de repère. Pas mal, hein ?

Naoki était vexé. Comment avait-elle pût détecter son Genjutsu aussi rapidement ? Il n’avait même pas encore débuté le combat… ce n’était pas marrant. Il était pourtant certain qu’elle était Uchiha. Ces yeux noirs…

Naoki - Tricheuse ! Dit-il, offusqué. T’as triché et en plus t’avais même pas le droit de dissiper mon illusion tout de suite. Pfeuh !

Azumi - Si j’avais le droit !

Naoki - MÊME PAS !

Ils se regardèrent, se dévisageant. Puis, ils détournèrent les yeux en même temps, fixant Cathi afin qu’elle soit leur arbitre. La jeune femme soupira et dit à Azumi :

Cathi - Franchement, Azumi, soit un peu plus mature, veux-tu. Tu as neuf ans, pas cinq. Arrête de pleurnicher et concentre-toi… Après tu te demande pourquoi je ne suis pas toujours heureuse de venir m’entraîner avec toi dans ce champ pourrit. J’ai emmené Naoki pour qu’il t’aide, donc tu lui dois du respect. Respecte-le et fait tout ce qu’il te demande si tu compte un jour maîtriser cette technique.

Elle la regardait, l’air sévère. Cathi fixa un point invisible et chassa une mouche d’un geste de la main. La bouche ouverte, Azumi n’arrivait pas à croire qu’elle lui ait parlé sur ce ton. Elle ? Obéir à ce petit mioche ? Et puis quoi encore ? C’est vrai, il réalisait de belles illusions, mais c’était un gros naze ! Il ne méritait pas qu’on le…

Naoki - GNA GNA GNA ! T’as même pas remarqué mon illusion cette fois ! Grosse imbécile ! GNA GNA GNA !

L’environnement autour d’eux se mit à bouger. Cathi s’évapora et ils se retrouvèrent seuls tous les deux au milieu de toute cette herbe. Azumi la chercha du regard, puis finit par s’inquiéter du sort de son amie.

Naoki - Elle est partit nous acheter de l’eau depuis deux minutes. Tout ce qu’elle t’a dit tout à l’heure ce n’était même pas vrai. Pas mal, hein ?

Il se croisa le bras et afficha une moue victorieuse. Azumi serra les dents et sauta sur le pauvre garçon pour lui faire manger un bout de terre.

Azumi - Je vais t’apprendre, moi, à essayer de me montrer des choses aussi blessantes ! Viens te battre, je suis sérieuse !

***

Elle avait rampé jusqu’au corps endormit de Ying. Le feu crépitait encore dans son coin même si son intensité avec légèrement baissé. Ses yeux affichaient la terreur et la peur. Azumi empoigna le T-Shirt de son amie et la secoua en murmurant :

Azumi - Réveille-toi Ying ! C’est horrible. Ying ! Réveille-toi. Tait-toi !

Elle déposa un doigt sur sa bouche lorsqu’elle ouvrit ses yeux. Sa coéquipière semblait fatiguée, mais elle s’en foutait. Elle pointa la forêt tout en restant sur le sol.

Azumi - Les dévoreurs d’âme. Ils sont là !

Des brindilles d’herbe craquèrent à environ dix mètres d’eux. Seulement, les ténèbres les empêchaient de bien distinguer l’ombre immense que se dirigeait vers elles, à pas feutré. Azumi tenait Ying comme si c’était sa seule bouée de secours. Il fallait irrémédiablement faire quelque chose avant que leurs âmes soient dévorées !

Azumi écarquilla les yeux lorsque la bête surgit d’un buisson, énorme, poilu. Rien à faire. Elles étaient mortes.

...

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Lun 28 Juin - 3:56

Les herbes étaient hautes, elles devaient avoir deux têtes de plus haute que Ying. C'était un champ de maïs. Les grosses feuilles vertes et les troncs solides de ces plantes permettaient un déplacement difficile. Il faisait noir... La nuit était tombée depuis un bon moment. Puis la lune, bien en vue dans le ciel brillait de mille feus d'un rouge vif flamboyant. Se devait être la plaine lune. Autour, il y avait que peu d'étoiles et les seuls qui décoraient ce ciel était petit et illuminait très peu.

La vue d'horizon était impossible et aucune lumière n'émanait d'entre les plantes. Quelle directe était la bonne ? Peut importe... Cet endroit était si familière à la jeune femme, qu'elle n'avait qu'une envie : y rester. Peut-être pas à l'intérieur du champ lui-même, mais en ce lieu qui émanait une si bonne sensation. Ici, elle avait le cœur léger. Ses soucis, son passé, sa fugue... tous était partie. En fait, elle les avait tous oubliés. L'adolescente était arrivé là, comme par hasard et elle ne pouvait savoir pourquoi et comment. La Niwa ne réalisait pas ce qui se passait à ce moment.

Il n'y avait aucun vent et la température était telle qu'on ne pouvait savoir s'il y avait véritablement de l'air. Mais puisque la jeune fille arrivait sans mal à respirer cela voulait dire que oui, il y en avait. C'était la seule et unique preuve.

Crac !

La kunoichi se tourna. Les battements de cœur qui avait accéléré sur le coup. Une branche de blé venait de casser, mais comment ? Le vent ne peut y être à l'origine alors, quelqu'un était là... C'est certain. Mais il restait tout de même à vérifier cette hypothèse. Peut-être que son imagination lui jouait des tours... Il n'y avait qu'un moyen de le savoir : aller voir. Pour cela, elle devait être armé. Sinon se serait prendre un grand risque, car peut-être qu'un tueur si cachait.

La jeune femme chercha partout sur elle... Rien. Ses kunai avaient disparu, tout comme sa sacoche ninja et ses sandales. Alors, t'en pi. De toute façon, elle pouvait utiliser son feu à n'importe quel moment. C'était bien mieux qu'un simple moreau de métal coupant ! Avec son katon elle pourrait faire abattre les flammes sur tout le champ. Par contre, est-ce bien prudent ? Surtout qu'elle y ait aussi. Peut importe. Cette question n'a pas vraiment d'importance... Elle n'aura qu'à y réfléchir plus tard. L'importance c'est qu'elle puisse utiliser sa technique préférée, soit, le katon.

Ying - Qui est là ?

Sa voix ne démontrait aucune peur, maintenant qu'elle était rassurée par ses flammes. Que ce soit un écureuil ou un guerrier hors paire, ça n'avait absolument aucune importance.

Après une minute d'attente Ying se laça. Personne ne répondait à son appelle. C'est donc pourquoi elle décida d'aller voir elle-même. À quelque mètre à peine, il y avait le maïs briser. Puis autour des traces de pas humains. Il y avait tout d'un coup de la boue partout sur le sol au pied des très hautes pousses de légume. Il y avait aussi quelques gouttelettes de sang, fraichement déposer. Ça devenait moche là... Et Ying commençait à avoir peur. Voir du sang comme ça, sans savoir à qui il appartient ce n'est pas très rassurant. Mais elle y alla tout de même. Ce n'était pas très compliqué, celle-ci n'avait qu'à suivre les traces de pas.

En moins de cinq minutes la jeune femme arriva devant une scène atroce, qui la paralysa. Il y avait son père, humain, ouvert. Il avait complètement été décapité ! Et le pauvre paternel se faisait manger les tripes par... Sa mère ! Elle aurait pu la reconnaître entre mille. Elle était complètement identique à ses souvenirs. Une femme dans la trentaine, mince, élégante, possédant de long cheveux brun clair attaché en queue de cheval. Elle avait les yeux verts émeraude tout comme Ying. Elle avait aussi toujours son visage d'hypocrite et d'hystérique. C'est deux derniers traits ressortaient beaucoup en cette nuit. Surtout à cause du sang qui dégoulinait de sa bouche et des phrases qu'elle hurlait. Toutes ses paroles étaient incompréhensibles, on aurait dit du jargon-mutant.

Lorsque le monstre vit Ying, celle-ci voulu lui sauter dessus pour la dévorer elle aussi. Elle recula brusquement puis, tomba sur les fesses. L'adrénaline était trop haute, elle n'arrivait plus à réfléchir pour le moment. Puis, pour alimenter le tout, elle vit son père bougé et parler ! Il lui demandait de l'aide alors, la Niwa s'empressa de lui dire :

Ying - Tu m'as abandonné alors, arrange toi avec tes problèmes maintenant ! Sérieusement, j'en aie plus rien à faire !

Sur un réflex, qu'elle ne se rendit compte, elle procheta un katon sur sa mère. La femme en feu grognait comme un chien en détresse. Malheureusement, les flammes ne restèrent pas longtemps sur la même personne. Ils prirent vite de l'ampleur, brûlant son père et tout le champ. En quelques minutes à peine, la jeune fille était entourée de cette énorme incendie. Elle ressentait une peur en elle, mais une joie à la fois. Elle savait qu'elle allait mourir, mais cela en valait la peine, car le spectacle qu'elle voyait voguer dangereusement autour d'elle était magique... Près des flammes elle se sentait bien. Malgré le fait qu'elle ne voulait pas mourir, elle resta là. Elle observait le feu qui commençait à grimper sur son bras lui laissant une douleur insoutenable. Puis...


Elle sursauta légèrement. Azumi était près d'elle. Celle-ci avait mise un doigt sur sa bouche pour ne pas qu'elle parle. Ying ne comprenait rien à ce qui se passait... Pourquoi l'avait-elle réveillé durant qu'elle faisait un si beau rêve ?

Azumi - Les dévoreurs d’âme. Ils sont là

La jeune fille baisa les yeux pour regarder plus loin. Il y avait quelque chose d'énorme ! Et il écrasait les branches sèches que Ying avait apporté pour le feu. Il n'en restait déjà plus beaucoup et se démon devait débarquer pour les détruire ? Ah non ! Ça ne marcherait pas comme ça. La jeune fille se remonta pour mieux voir.

Ying - Aaahhh ! Il a tout détruit mes brindilles de bois ! Ah le sale con...

Elle n'aurait vraiment pas du parler... Surtout aussi fort. La bête se tourna vers les deux jeunes filles. Il les aperçut instantanément. L'ours se leva alors sur ses deux pattes arrières en grognant d'une façon qui fit passer un long frisson dans tout le corps de la Niwa. De la tête jusqu'au orteil. C'était pas bon ça...

Elle se leva brusquement et se mit sur la défensive avant de lancer à sa jeune amie :

Ying - Aller, retient le avec ton genjutsu ! Vite !

Sans attendre la fillette utilisa la morsure de l'âme vers l'énorme truc poilu. Il devait faire plus de deux mètres de haut, ses longues griffes étaient aussi acérées que des poignards, il avait de la mousse blanche tout le tour de sa bouche et au-delà de ça on pouvait y voir ses énormes dents pointu.

Une fois la technique bien en prise sur lui, il s'immobilisa. Il fit un cri épouvantable puis, se mit à frapper tout ce qui était autour de lui. La genin décida alors d'aider Azumi en l'attaquant en même temps. Elle lui lança un Katon comme elle ne lavait jamais fait. Elle crachait son feu jusqu'à perdre son souffle. L'animal se tortilla de douleur sur le sol. Il subissait deux techniques en même temps. Lorsque Ying eu terminé avec son soufflé de flammes elle l'acheva en lui lançant des Kunai... La bête semblait déjà mort, mais vos mieux prévenir que guérir.

L'ours brûlait toujours sur le sol laissant une odeur de mort horrible. Il y avait plein de sang et la bête était amochée à un tel point qu'on pouvait voir à l'intérieur... Les deux jeunes filles n'avaient jamais vue une chose aussi dégoutante, c'est certain. En une minute à peine la plus vieille des genins reprit son calme. Elle venait de voir qu'il y avait encore plusieurs brindilles de bois intacte.

Ying - Bon... Bah, il y a eu plus de peur que de mal on dirait.

Elle sourit à Azumi avant de se diriger vers la carcasse. Elle reprit tous ses kunais pu les remit dans sa sacoche ninja. Juste après elle alla chercher les quelques branches de bois qui avaient survécu. Elle les lança dans le feu, un sourire heureux sur le visage.

Ying - Ouf... J'ai eu peur qu'il les détruise tous.

Elle mit fièrement les mains sur ses anches, regardant son feu qui brûlait de plus belle. Elle en était bien fière et cela se voyait à des kilomètre à la ronde. Elle se tourna ensuite vers l'ours. Il ne restait que quelques petites flammes ici et là, mais ils allaient s'éteindre dans peu de temps.

Ying - C'est moche ça... Hum... Et j'ai bien peur que l'odeur attire d'autre animal. On serait mieux d'aller plus loin pour le reste de la nuit.

Elle regarda le ciel. Il ne restait qu'une ou deux heures avant que le soleil se montre le bout du nez. La nuit avait passé si vite. C'est quand on s'amuse que le temps passe rapidement et c'est ce qui s'était passé. L'adolescente avait pu mettre le feu à quelque chose dans ses songe comme dans la réalité. Que pouvait-elle demander de mieux ?

Ying - Alors, on fait quoi ?

Elle était tournée vers Azumi attendant qu'elle propose une quelconque idée.




Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 22:02, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Mar 29 Juin - 4:07

Tome 1

Chapitre – 9
Rancoeur

C’était ni un dévoreur d’âme et encore moins un zombie pourrit que se tenait devant les deux jeunes filles apeurées. C’était en fait un immense et terrifiant homme des neiges (un ours) avec de grandes dents acérés. Parmi elles se distinguaient deux canines jaunies et hideuses. De la bave blanche et mousseuse tombait de sa bouche telle du champagne qu’on ouvre après l’avoir agité. De gros poils roux régnaient sur son visage. Il avait des pupilles dilatés et assoiffer de sang. L’homme des neiges (l’ours) se mit sur ses pattes arrière et menaça les deux konoichis de les écraser comme de vulgaires insectes. Jamais elles ne pourraient venir à bout de ce monstre. La seule échappatoire possible était de monter dans un arbre, bien qu’elle ait lu quelque part que les hommes des neiges (les ours) étaient de très bons grimpeurs. La rivière était peut être une autre issu possible ? Non. Les hommes des neiges (les ours) nageaient parfaitement bien. Dommage… Elle était blessée et aurait eut du mal à le faire, mais Azumi savait nager. C’était une capacité qu’elle avait acquis il y a longtemps. Seulement, la fillette n’avait aucun souvenir de sa vie passé à l’extérieur des murs du village. C’était comme si le rejet de son père l’avait bouleversé à un point tel qu’elle ne voulait tout simplement plus se remémorer ces affreuses années passé en compagnie de cet homme.

Peut-être qu’avec le temps et de la volonté elle réussira à se souvenir de cette partie énigmatique de sa vie. Seulement, elle ne se sentait pas prête à replonger dans des souvenirs aussi lointains et blessants.

Pour l’heure, elles devaient se concentre sur l’abominable monstre qui se tenait devant elles. Heureusement que l’orpheline était accompagnée. Sans Ying, comment aurait-elle put se défendre ? Elle était blessée et avait du mal à se tenir debout. Son amie était assise, à ses côtés, les yeux rivés sur le démon qui maintenant s’acharnait à piétiner les branches que Ying avait rassemblé. C’est alors qu’elle constata la fureur de sa coéquipière. Dans ses yeux il y avait une lueur de bête assoiffée de sang qui attendait le moment opportun pour surgir et tout brisé sur son passage. La jeune femme se leva et balança au pauvre homme des neige (ours) quelques insultes bien mérité et commença à lui démontrer toute la hargne et le mépris qu’elle ressentait à son égard. Azumi suivait la scène, la bouche grande ouverte, surprise par la violence dont faisait preuve son amie. Alors que quelques minutes plus tôt elle se serait enfuit dans les bois pour échapper à la terrible créature, maintenant elle ressentait de la pitié pour cette pauvre bête qui passera bientôt un mauvais quart d’heure.

On lui donna l’ordre de faire feu. Et c’est ce qu’elle fit. Azumi fusilla son adversaire du regard. Ils se fixèrent. Puis, elle pénétra dans son esprit et se surprit de n’y trouver rien de compréhensible…. Il y avait, dans cette tête d’animal, que de vagues souvenirs dont le jour où cet ours avait attaqué un saumon dans la rivière qui les jouxtait. Donc, il les attaquait parce qu’elles étaient sur son territoire de chasse. Elles empiétaient sur son terrain et cela n’avait guère plue à la bête. Celle-ci avait donc décidé d’attaquer.

Sans perdre une minute de plus, la fillette partit à la recherche de son âme et en moins d’un centième de seconde il put sentir qu’on lui mordillait l’esprit. La douleur se fit ressentir au plus profond de son être puisqu’il se mit à avoir de puissants spasmes. Il s’écroula sur le sol en poussant un rugissement inquiétant et Azumi ferma les yeux de tristesse, mettant fait au supplice qu’elle lui infligeait. Comment pouvait-elle faire autant de mal à cet ours qui, de toute façon, était sur son propre territoire et qui, jusque là, n’avait embêté personne ?

Mais son cauchemar ne s’arrêta pas là puisque la jeune Niwa décida qu’il n’avait pas encore eut son compte. Elle fit un signe incantatoire avec ses mains et approcha ses doigts de sa bouche. Elle souffla. Une immense flamme jaillit de ses entrailles et vint lécher les poils de l’homme de neiges (l’ours). Tout d’abord, il ne sembla pas se rendre compte de la gravité de la situation puisqu’il resta immobile quelques secondes. Puis, lorsqu’il sentit enfin les brûlures de ce Katon, il se mit à courir dans tous les sens et à se tortiller de douleur près d’un arbre. Il cessa de bouger, inerte. Ying s’approcha de lui et lui enfonça trois coups de Kunai consécutifs dans le ventre, puis revint, satisfaite. La dépouille fumait encore dans un coin.

Azumi n’avait pas bougé. Ses yeux étaient toujours ronds comme des billes tandis que sa mâchoire pendait paresseusement. Elle suivit Ying du regard. Cette dernière osait dire qu’il y avait eu plus de peur que de mal, alors que les entrailles du malheureux animal continuait de fumer. La gamine n’osa jeter un regard à ses dépouilles puisque l’odeur lui donna la nausée. Il était inutile d’empirer son cas.

Sa coéquipière s’avança, joyeuse, vers le feu qui continuait de crépiter. Faiblement, cette fois. Elle lança quelques brindilles qui s’enflammèrent aussitôt tout en affichant son sourire satisfait de tout à l’heure, comme si elle avait accomplit un exploit qu’elle se devait de vanter. Brûler une vie n’était pas quelque chose de glorieux. Loin de là…

Le ciel s’éclaircissait peu à peu et les ténèbres laisseraient bientôt place à l’aurore. La rivière peinait à reflété les minces lueurs lunaires qui arrivait encore à se distinguer. Azumi porta un regard lointain sur ce ciel immense à la recherche d’un quelconque point de repère avant que les étoiles ne disparaissent. Elle avait lu dans un livre que le soleil se levait toujours à l’est et se couchait l’ouest. Au loin, on pouvait nettement voir, par les couleurs changeantes du ciel, que l’astre rayonnant ce trouvait tout au fond, c'est-à-dire, à l’est. Donc, le nord devait être approximativement à droite de la rivière, en suivant les remparts.

Ying eut la brillante idée de s’éloigner de ce cadavre. Azumi hocha la tête et ne jugea pas bon de lui faire des reproches, puisqu’elles s’étaient déjà disputer la veille. De plus, la fillette avait retrouvé sa joie de vivre. La mauvaise nuit qu’elle avait passée en était maintenant une parmi tant d’autre. Grâce aux compétences de son amie pour allumer un feu, l’orpheline avait passé une excellente nuit, en oubliant l’incident avec l’homme des neiges (l’ours).

Azumi - Que fait-on ? On retourne chez nous.

Elle afficha un petit sourire, puis poursuivit.

Azumi - « D’après le livre de survie que Mayo a dans sa bibliothèque, il semblerait que le nord soit par là. » Elle pointa une direction, à droite de la rivière. « Je dis ça parce que le soleil se lève toujours à l’est. En suivant les remparts on devrait être à l’entrée nord dans quelques heures… Peut-être moins. Hihihi ! On va faire un autre petit tour dans cette méchante forêt. »

Elle s’avança en titubant jusqu’au feu qui éclairait les environs, puis le regarda, découragée. Elle jeta un petit regard navrée à sa coéquipière et lui dit :

Azumi - Désolé, Ying, mais je dois éteindre ton magnifique feu. Y’a pas à dire, tu as un don. Seulement, je crains que le laisser allumé provoque un feu de forêt. Ce serait bien, après tout ce qu’elle nous a fait subir. Mais je ne crois pas que les autorités seront du même avis.

La terre vint étouffer la chaleur jusqu’à ce que tout s’arrête. Elles repartirent. Azumi enroula son bras autour du cou de sa jeune amie afin de marcher avec plus de facilité. Puis, les deux jeunes filles s’engouffrèrent une seconde fois dans les bois humides de Konoha.

***

Azumi - J’ai maîtrisé cette technique.

Elle hocha la tête, les yeux fermés et le sourire aux lèvres.

Naoki - Même pas !

Il secoua la tête négativement et jeta un regard méchant sur sa tante qui, trois bouteilles d’eau à la main, regardait la scène, découragée. Ces deux là avaient du mal à s’entendre correctement. Pourtant, ils se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Seulement, qui croire ? Ils étaient tous les deux si convaincants.

Azumi - Ouiiii je te dis ! J’ai dissipé trois de tes illusions et c’était les meilleurs, c’est toi qui l’as affirmé, imbécile.

Naoki - Euh… C’est que… euh… Bah en fait tu savais que j’allais te jeter des illusions, normal que tu les aies si facilement détecté, donc euh… Non tu ne l’as pas maîtrisé. C’est des mensonges, faut pas la croire naniii…

Il se croisa les bras, et tourna la tête, une moue boudeuse. C’était impossible qu’elle ait si facilement dissipé ses Genjutsu ! Lui, il n’avait pas apprit le Kai si facilement. Pourquoi elle y arrivait-elle aussi rapidement ? Si cela continuait ainsi, la fillette allait voler toute l’admiration que Cathi ressentait à son égard.

Azumi - C’est la vérité ! Cathi, veux-tu que je te montre ? Aller Naoki, lance moi un Genjutsu !

Ils se fixèrent. Se dévisageant chacun leur tour. Puis… Le temps s’écoulait et rien ne se passait. Ruse ! Ce foutu Naoki ne lui lançait pas d’illusion ! C’était en fait une ruse pour tenter de faire croire à Cathi qu’elle ne maîtrisait pas le Kai.

Naoki - T’es pas capable grosse nulle ! Tu vois nani ?

Azumi - Tu ne m’as même pas lancé de Genjutsu !

Naoki - Ouii je l’ai fais !

Azumi - C’est même pas vrai !!!!

Elle hurla et lui lança de l’herbe qu’elle avait arraché avec hargne. Elle lui jeta quelques insultes au visage puis s’enfuit dans le champ à pas de course pour pleurer dans son coin sans que personne ne la regarde.

...

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Mar 29 Juin - 17:25

Le soleil commençait peu à peu à montrer quelques rayons de lumières. Le ciel, d'où il se levait le soleil, était d'un orange flamboyant mélangé d'un rouge clair. Ce qui est significatif qu'une belle journée s'annonçait. Dans cela Azumi avait déboussolé le bon chemin. Elle disait avoir lu dans un livre que le soleil se levait toujours dans deux côtés précis différents. Puis, heureusement, dans un livre la fillette avait appris à les différencier. Elles n'avaient qu'à suivre le côté droit de la rivière et dans quelques temps elles pourraient rentrer chacune chez-elle.

Par contre, quelque chose vint briser tout le bonheur de quitter la forêt à Ying... Le regard navré de sa coéquipière. Une expression qui voulait tout dire. L'adolescente, elle, lui remit un regard qui voulait dire " non ". Malheureusement, la réalité faisait en sorte que l'enfant avait raison. Le laisser brûler pourrait mettre en danger tous les arbres de la forêt. Aussi, il serait bien étonnant que les autorités ne s'en préoccupe pas. La plus jeune des genins commença à mettre du sable sur le feu. La Niwa ne pu s'empêcher de vouloir mettre fin à un tel massacre.

Ying - Non ! Azumi ne fait pas ça... S'il te plaît.

Elle se mit à genoux, les pommes de mains devant elle pour être juste à la bonne hauteur. Par la suite elle se mit à souffler sur les flammes pour les aider à renaitre. Son visage était déformé par la tristesse de voir son feu partir dans de telle circonstance.

Ying - Non ! Non... Non... Il ne faut pas...

Mais le feu c'était complètement éteint. Azumi l'avait tué, cruellement. Elle avait envie de lui faire une reproche, mais ça n'en valait pas vraiment la peine. Maintenant elles étaient amies et Ying c'était excusé un peu plus tôt d'avoir agi ainsi. Alors, cela aurait stupide de recommencer une deuxième dispute après aussi peu de temps.

Ying se mit donc, pour se sentir mieux, à dire des phrases incompréhensibles à son œuvre pour le réconforter. Après quelques secondes elle se tourna vers Azumi, l'air aussi piteuse. Et lui dit dans une voix suppliante :

Ying - Aaahh... Il est mort. Plus rien... Ni chaleurs, ni flammes. On ne peut pas laisser ça comme ça. Est-ce que je peux le rallumer ?

Malheureusement, cela était impossible. Si la genin le ralluma elle devrait attendre qu'il s'étreigne avant de repartir puisque c'était trop risqué. Puis, t'en qu'à souffrir deux fois pour la même chose valait mieux pas. De toute façon, la jeune femme devait s'ouvrir les yeux : bien d'autres occasion lui permettrons de faire des feus, il ne fallait pas s'en arrêter là.

Ying - Bon, alors je te suis.

Elle lui fit un petit sourire forcé. Pas parce qu'elle était fâchée contre son amie, mais parce qu'elle ne c'était pas encore remise des dernières émotions.

Sur ce, elles partirent en direction de l'Est. En une heure le village serait là. Cette fois c'était Azumi qui menait la marche. Ying n'avait pas le sens de l'orientation bien développer alors, pour éviter de se perdre à nouveau et de passer une autre nuit au cœur de la forêt, le mieux était que la fillette prenne les devant. Même si on ne peut pas vraiment appeler ça " prendre les devant ", car à cause de sa blessure la petite Itô dû être aidé par sa coéquipière. Marcher lui était encore difficile et douloureux.

Ying - Alors, on n'aura pas trouvé de dévoreur d'âme... Enfin, bon. Tes parents doivent être inquiets.




Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 22:03, édité 1 fois

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Sam 3 Juil - 6:14

Tome 1
Chapitre – 10
Rancoeur

Azumi mit une mèche folle derrière son oreille tout en s’aidant de l’épaule de Ying afin de ne pas perdre l’équilibre. Enfin, la fillette avait retrouvé son amie. Quelques instants plus tôt, cette dernière la supplia de ne pas éteindre le feu qu’elle avait créé à l’aide de branches mortes qu’elle avait rassemblé avec minutie et que l’ours avait piétiné par la suite. Ce n’était pourtant pas dans ses habitudes d’agir ainsi pour quelque chose d’aussi futile. Un feu… Quoi de plus éphémère qu’un feu ? Malgré cela, sa coéquipière pouvait en allumer n’importe quand. Il était donc inutile de démontrer une détresse aussi immense pour cela.

N’empêche, ces flammes qu’elle avait créées étaient parfaites. Ying avait un don pour cela. Ses Katons devaient être d’une beauté invraisemblable et d’une lumière éblouissante.

Elles marchèrent quelques minutes dans la forêt. Azumi jetait de petit regard inquiet sur le sol à la recherche de chenilles visqueuses. La fillette ne voulait pas marcher sur l’une d’entre elles et subir la terrible vengeance d’une colonie de ces insectes répugnants. La petite Itô avait lu dans les commentaires du livre « Les insectes de la terreur » laissé par des lecteurs passionnés qu’un jour on écrasa une chenille visqueuse et que la nuit même cette malheureuse personne avait été envahit par elles. Ces petits insecte fourbes s’étaient introduits dans sa demeure et s’étaient glissés dans ses couvertures. Le lendemain matin, d’immenses champignons gros comme ceux que l’on voit à l’épicerie avaient envahit ses ongles d’orteil. On dû amputer le trois quarts d’entre eux…

Heureusement, le sol était remplit d’herbe, puisqu’elles longeaient les remparts. Azumi pouvait voir où elle mettait les pieds. Les arbres étaient à moins de deux mètres d’elles, mais elles pouvaient se mouvoir sans avoir les branches dans la figure. Les deux jeunes filles ne savaient toujours pas si l’entré nord était proche de leur position, mais c’était le seul point de repère qu’elles avaient.

Subitement, la fillette sentit son venter gargouiller. La barre tendre de son amie avait été digérée il y a longtemps. Elle se demanda même si Ying avait, elle aussi, un « petit » creux. Contrairement à Azumi, elle n’avait rien avalé de comestible depuis presque une journée. Heureusement, la fillette avait lu quelque part qu’on pouvait vivre trois jours sans se nourrir, bien que cela ne soit pas sans effets secondaires. Elles seront sûrement à table dans quelques heures si tout allait pour le mieux.

Elles continuèrent de marcher en titubant pendant encore une trentaine de minutes. La jambe de la fillette était douloureuse et à chaque pas qu’elle faisait, un immense choc traversait son membre et lui montait jusqu’à la poitrine. Son bandage était maintenant complètement rouge, les saignements avait repris de plus bel, sans doute à cause du poids qu’elle mettait sur sa jambe. Ying ne pouvait pas la transporter sur son dos, puisqu’elle était aussi fatigué qu’elle et ne tiendrait pas plus de deux minutes. Par chance, elle l’aidait à marcher. Sans elle, Azumi serait sans doute en dessous de l’arbre sur lequel elle avait grimpé hier soir. Elles échangeaient quelques paroles, parfois pour se rassuré, parfois pour s’encourager. Ying lui dit :

Ying - Alors, on n'aura pas trouvé de dévoreur d'âme... Enfin, bon. Tes parents doivent être inquiets.

Elle jeta un regard sur sa jeune amie. Les dévoreurs d’âme… La fillette y croyait de moins en moins. Ils étaient pourtant supposés les enlever, cette nuit. Rien n’échappe à ces esprits, pas même le plus petit insecte. En voyant que les jeunes filles les cherchaient avec autant de provocation dans leurs gestes, ils auraient dû sauter sur l’occasion pour montrer leur vraie force. Enfin, peut-être avaient-ils eu pitié d’elles ou peut-être avaient-ils trouvés une âme plus savoureuse que la leur.

Suite à cette question, Azumi dû s’imposer un instant de réflexion, puis répondit :

Azumi - Peut-être. La dernière fois que j’ai passée la nuit à l’extérieur, on m’a grondé pendant une heure. C’était lors d’une mission de rang D. Un voleur avait volé mon sac et j’ai dû le chercher toute la nuit avec un garçon nommé… Hum… Evan, je crois. Il était plutôt musclé, bien que je n’ai pas put le voir très longtemps, puisqu’on s’est séparé pour élargir notre zone de recherche. Finalement, c’est moi qui aie trouvé ce fameux voleur et je lui ai donné une bonne raclée bien méritée.

Elle rigola doucement. La douleur de sa blessure lui rappela que ce n’était pas l’heure aux plaisanteries, même si ceci la relaxait. Soudain, le souvenir de Sakura lui vint à l’esprit. Cela faisait un petit bout de temps qu’elle ne l’avait pas vu. Malheureusement, Azumi ne savait pas où elle habitait. C’était, malgré ses agissements étranges, une très bonne amie et il serait dommage de gâcher une si belle amitié pour manque de temps.

Azumi - Enfin, cette nuit n’était pas si mal. Si nous aurions eut de la nourriture, elle aurait été parfaite. Tu sais, vaux mieux dormir à la belle étoile avec une bonne amie que dans une maison où il y a un rongeur dans le plafond et des rénovations douze heures sur vingt quatre.

Un sourire apparût sur son visage épuisé. Un bruit sembla lui venir à l’oreille. Elle cessa de sourire et portant son attention sur la forêt alentour.

Azumi - Tu entends ça ? On dirait une voie d’homme.

Elle resta immobile quelques instants afin de s’assurer de la réalité de ces bruits, puit un nouveau sourire éclaira de nouveau son visage enfantin. Azumi sautille malgré le mal et s’engagea d’un pas rapide entre les buissons épineux qui jouxtaient les remparts. Elle cria de joie.

Azumi - La porte nord est tout près ! Je le sens ! Je l’entends ! Oh, Ying, entends-tu cette voie magnifique ?

Elles débouchèrent enfin sur une route de terre brute, ce qui eut pour effet de faire sursauter quelques passants qui les regardèrent méchamment, puis ils poursuivirent leur chemin. La fillette était trop contente pour s’en rendre un compte et s’engagea en tournant, la tête penchée vers l’arrière, les yeux rivés sur le ciel bleu azure, sur la route qui s’engouffrait dans les profondeurs du village caché. Derrière elle se tenait d’immense porte qui donnait un aperçu de ce qu’était le monde à l’extérieur des murs du village.

Azumi - Enfin !! Nous somme sortit de cette forêt immonde. Si ça ne te dérange pas, je vais aller me reposer. Tu devrais faire de même. Va chez toi et dors bien.

Elle li sourit et attendit qu’on lui réponde.

Fin du chapitre.
Demande validation du Kai

MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Lun 12 Juil - 5:18

Elles avançaient, lentement, mais certain. Durant le voyage les deux amies en profitèrent pour parler. Azumi racontait à Ying une mission qu'elle avait eu. Ce jour-là, la fillette s'était fait voler un sac et avait dû essayer de le retrouver en plein nuit. Par chance, une aide lui avait été offerte. Mais comme final, c'est elle qui l'avait retrouvé. Puis, comme récompense elle s'était permis de lui donner une bonne raclé. Bien fait. Elle rigola un peu et Ying fit de même.

Après quelques secondes, la jeune Itô lui dit avoir plutôt apprécié cette nuit à la belle étoile. C'est vrai que c'était plutôt bien. Il y avait des hauts et des bas, mais Ying n'en garderait que de bon souvenir. Cela leur avait enfin permis de s'expliquer et de savoir un peu qui était l'autre. Elles croyaient se connaitre, mais pas dû tout. Mais avec le temps les deux jeunes filles finiraient par se connaitre et plus le temps passera plus leur amitié se renforcera. En fait, Azumi était la meilleure amie que Ying avait jamais eu. Celle-ci ne s'en était tout simplement pas rendu compte dès le début. Au moins, maintenant la rivalité enfantine qu'elle éprouvait à son égard pourrait être mit de côté et bientôt il n'en aurait plus.

Ying - Oui, c'est vrai. Puis, au moins, on aura eu la chance de brûler un ours.

Un sourire animait son visage. Même si la chance était un bien grand mot. L'adolescente avait réellement aimé cette expérience, mais c'était un peu sadique. Le feu était en train de la changer... Plus elle y repensait et plus une envie d'allumer des flammes lui venaient à l'esprit. Est-ce que tuer ce pauvre animal avait eu le même impacte sur la fillette ? Peut-être bien... Peut-être avait-elle un côté pyromane tout comme Ying.

[??] Va donc bouffer de l'herbe si t'aime pas les pommes de terres !

Ces paroles sortir les deux jeunes filles de leur songe. La voix était roque, colérique avec quelque tonalité au travers qui démontrait une certaine peur. L'homme devait se trouver à quelques mètres seulement ! La fin de la forêt... Elle l'avait enfin trouvé. Au moins maintenant elle pourrait aller manger quelque chose.

Azumi avait vite réagi, elle trouvait que cela ressemblait à une voie d'homme. Bien sûr, qui ne l'aurait pas deviné. Comme si une fille pouvait avoir une telle voie. Bien que, rien n'est impossible. Mais bon cela fut un peu bizarre lorsque l'enfant avait dit « on dirait » il n'y avait pas que l'air. C'est certain que ça l'était. Il y a des choses que Ying devra apprendre à la jeune genin. Puisque c'était bien compréhensible comme voix.

Durant que la fillette continuait de parler, Ying regarda un peu les alentour. C'est vrai que la porte nord devait être tout près. La direction d'où venait l'homme, commençait sur de la terre brute. Une sorte de sole où ne pousse pas les arbres. Alors, juste derrière les quelques chênes qui se tenaient devant eux, c'était le village. La forêt était plus verdoyante avec de la terre humide, qui permettait aux végétaux de bien grandir. Elles avancèrent que quelques secondes avant d'arriver l'autre côté des grands arbres. Ils étaient tous très grand et donc, ils faisaient beaucoup d'ombre et bouchait la vue. C'est pourquoi les deux jeunes filles n'avaient pas pu voir immédiatement qu'elles étaient au bout de la forêt.

Une fois devant les immenses portières du village du feu, Azumi lui dit qu'elle irait se reposer. Quoi, elle voulait que Ying la laisse là ? Comment elle ferait pour rentrer chez elle ? Ce n'était pas parce qu'elles n'étaient plus dans la forêt que sa cheville c'était guérit. L'adolescente aurait bien voulu aller se reposer maintenant, mais la moindre des choses étaient d'aller porter son amie à l'hôpital.

Ying - Bon aller. Monte sur mon dos cela ira plus vite.

La fillette exécuta, même si elle ne devait pas trop comprendre pourquoi Ying voulait l'amener à quelque part. Mais elle devait surtout se demande où... La genin aurait dû lui dire, mais elle n'y avait tout simplement pas pensé. De toute façon, elle finira par le savoir. Suffit d'un peu de patience. Quoi qu'il en soit, la Niwa se dirigea rapidement vers l'hôpitaux. Pas parce qu'elle s'inquiétait, car elle savait très bien que sa blessure était mineur, mais parce qu'elle était épuisée. Elle voulait aller la porter là-bas le plus vite possible pour pouvoir aller se reposer et aller manger quelque chose. Bien sûr, elle n'avait pas la force de courir... Mais elle arrivait tout de même à faire une marche rapide.

La genin avait pris la route la plus simple. Parcourant les petites ruelles. Cela lui avait évité de faire le grand trajet en passant par les rues principales, qui sont toujours remplit de gens. Et donc, avait évité les embouteillages. Elles avaient croisé que quelques personnes, mais ceux-ci ne s'était pas vraiment préoccupé d'elles. Ils les avaient regardés, puis détourné les yeux presque instantanément. Quoi qu'il en soit, elles étaient arrivées.

Une fois à l'intérieur, l'adolescente alla tout droit au comptoir. Elle demanda à la femme de prendre Azumi, qui était blessé. Celle-ci fit un signe à une autre dame, qui apporta une civière. Ying déposa l'enfant dessus puis, lui sourit amicalement. Elle s'éloigna de quelques pas. L'une des femmes vint lui dire que tout irait bien et que sa blessure ne semblait pas sérieuse. Alors, la genin se tourna vers son amie et lui dit :

Ying - Bon alors, on se reverra une autre fois. Au revoir.

Elle se tourna, s'apprêtant à partir, mais entendit :

Azumi - Ying...

Celle-ci se retourna.

Azumi - Merci.

En guise de réponse elle lui fit son plus joli sourire. La genin se retourna ensuite, puis parti. Ils allaient s'occuper d'elle et dans peu de temps la jeune fille serait remise sur pied.

Fin session.



MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   Sam 7 Aoû - 12:08

Azumi - 70 XP Technique validée

Ying - 47 XP
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MessageSujet: Re: À la poursuite des Dévoreurs d'Âme   

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