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 | CK006 | Du poisson...

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MessageSujet: | CK006 | Du poisson...   Ven 25 Juin - 1:24

Rappel du premier message :

Troisième matin depuis que les choses avaient été tirées au clair, depuis que Hakai avait semblé se résigner totalement à la conquête du cœur de Taka qu'il tenait déjà pourtant dans ses mains. Certes, il était difficile de faire disparaître totalement les froids et les moments de gêne qui pouvaient parfois surgir, mais dans l'ensemble chacun semblait y mettre beaucoup du sien pour que les choses roulent normalement. C'était la première règle, lorsque l'on partageait le même toit.

A la maison, les habitants avait décelé ce petit quelque chose, évitant de poser trop souvent de question mais s'étant au moins une fois intéressé au sujet. En face de cette curiosité, que Taka ne trouvait pas mal placée pour autant, la jeune femme s'évertuait à ne répondre que par des silences, ou des réponses qui mettaient immédiatement l'histoire de côté. Elle préférait ne pas donner d'opinion à chaud, elle préférait attendre et analyser tout ceci plus tard, lorsque le temps serait venu.

Ainsi, donc, la Chuunin se levait la première dans la demeure, pointant le bout de son nez dans la pièce principale comme le soleil peignant les première couleurs dans le ciel de la nuit. Silencieusement, et vêtue de son kimono de soie noire, la jeune femme entama sa journée par un séjour dans la cuisine où elle sortit, comme chaque matin, le nécessaire à petit déjeuner. S'efforçant de n'éveiller l'attention de personne – de n'éveiller personne, tout simplement – elle disposa le tout sur la table qui accueillerait les quatre individus. Alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre à nouveau la salle des préparations culinaires, elle s'immobilisa, prêtant une attention soutenu à ce qui se passait autour d'elle. Pourtant... rien n'avait bougé dans la maison. Ses sens en alerte, elle pivota sur elle même, exécutant un demi-tour qui la plaçait de façon à ce qu'elle voie la porte d'entrée. Sa main déposa le petit plateau qu'elle tenait et, à pas feutré, elle s'avança vers l'accès principal de la maison. Méfiante comme si elle s'attendait à une agression, elle sur quelques dizaines de centimètres jusqu'à se poser devant la porte, prête à l'ouvrir.

Le bois craqua... C'était la marche extérieure de la maison, celle qui se trouvait juste sous le pré-haut. Ses doigts firent coulisser le bois tandis qu'instinctivement, son corps se chargeait de chakra. Il était rare de recevoir des visites si matinales, en fait... ça n'était quasiment jamais arrivé. Derrière la porte, dans l'ouverture créée, un homme se tenait debout un air anxieux profondément ancré sur le visage. Sans baisser sa vigilance, elle leva les yeux sur lui tandis qu'il effectuait la manœuvre opposée. Un instant silencieux servit d'introduction à la rencontre puis il prit la parole devant l'attente de la jeune femme.

Messager –
Uchiha... Taka?

Elle affirma du chef.

Messager –
Il faut vous hâter... Sania-sama désire vous voir, vous et votre binôme. Elle a une tâche à vous confier. Il faut me suivre.

Dans la tête de Taka, une image jaillit des tréfonds de ses souvenirs. Elle se revoyait signer un papier mentionnant qu'elle et son ami étaient disponibles pour un départ en mission. Ainsi donc, c'était l'heure de vérité. Quelque peu excitée, comme un employé devant son premier travail, elle se retourna vivement, ne prenant pas même la peine de faire entrer l'homme. La Chuunin se dirigea vers ce qui était temporairement la chambre d'Hakai dans laquelle elle entra sans gêne. Sa main se posa sur l'épaule du Genin tandis qu'elle secouait quelque peu brusquement pour un réveil. Lorsque celui-ci daigna ouvrir les yeux, elle s'efforça d'être claire.

Taka –
C'est l'heure... On nous attend pour le briefing de la mission. Pas le temps de te préparer, tu prends tes premiers habits et en route. Nous reviendrons après.

Elle même n'avait pas quitté son kimono. Certes, ce n'était pas des plus approprié, mais en se forçant à ne pas en faire cas, il devenait facile d'oublier la légère tenue de la jeune femme. Lorsque chacun fut prêt à quitter la maison pour s'en aller à la rencontre de la dame, les trois personnes quittèrent le quartier du clan pour se rendre dans un bâtiment de la zone nord du village. C'était évident... la mission commençait. Après tout, toute l'administration était concentrée à cet endroit là. Taka marchait en regardant les rues vides, se demandant de quoi il pouvait s'agir pour qu'on vienne taper à leur porte aussi tôt... et dans un empressement des plus total. Son instinct lui disait qu'il s'agissait d'une mission de rang élevé, au moins celui de la précédente, ce qui avait pour effet de la rendre tout à fait grave.

Quelques minutes passèrent avant qu'on ne décide de les recevoir dans un bureau situé d'un côté d'un couloir sombre. La porte déjà entrouverte pivota. On avait pu entendre brièvement leur présentation à la dite Sania... L'homme se tourna vers eux, déjà dans le bureau, et leur fit signe de pénétrer à leur tour. Taka fut la première à découvrir l'endroit... Une faute de goût monumentale, un mobilier qui laissait à désirer... En somme, une ambiance tout à fait négative. Elle baissa les yeux sur la dame, une personne âgée d'environ quarante ans à vue d'oeil, avec des habits totalement dépassés et en décalage complet avec le monde moderne. En plus, vu la gueule du spécimen, il était super, hyper, méga probable qu'elle n'eût su pas ce qu'était un baiser... Cette idée toute aussi folle que tordante manqua de faire naître un sourire sur le visage de la Chuunin qui s'efforça de rester tout à fait... de marbre? Elle gardait son expression sérieuse tandis que Hakai la suivait de près.

Malgré ce style vraiment démodé, la femme aux lunettes en croissant s'évertua à proposer un petit quelque chose à grignoter et à accompagner d'un breuvage. Poliment, la kunoichi refusa, craignant presque que ses sachets d'infusions soit aussi âgés que ses habits. Encoure une fois, elle réprima toute expression qui aurait pu faire penser qu'elle ne prenait pas tout ceci au sérieux. Une chance que l'on décidât enfin de passer à la mission en elle même.

Sania –
Ni vous, ni moi ne souhaitons perdre de temps, alors allons droit au but. Plusieurs rapports provenant du village portuaire de Taka nous signalent des vols répétés et continus de cargaisons de poissons destinées au commerce.

La jeune femme éleva un sourcil, plutôt surprise de la nouvelle. Du poisson... Du poisson? DU POISSON? C'te conne m'a dépêché à l'aube pour du poisson?!

Sania – Normalement, nous devrions laisser cela aux autorités mais... elles se révèlent incompétentes sur le coup. Un marchand a donc réclamé notre aide. Il incombe à vous deux de faire le travail à la place de ces inutiles.

Voilà qu'ils allaient jouer aux détectives. Ceci dit, c'était plutôt sympathique cette idée de... d'enquête, d'indices, de recherche... Ca pouvait titiller les sens et l'attention, permettre de travailler son approche des gens et... non bon, il fallait arrêter là quoi. C'était du poisson, point barre.

Sania – Selon le commanditaire de cette mission, ce serait un coup des enfants des quartiers pauvres qui utiliseraient des roublardises pour arriver à leur fin. Quoi qu'il en soit, je m'en moque. Préparez vos affaires et partez en hâte. Ne revenez surtout pas avant que l'histoire soit mise au clair et que les forfait cessent. Maintenant, ouste!

Elle fit un geste dédaigneux de la main, ce que Taka prit pour de la pure jalousie. Non pas qu'elle se sentait profondément belle mais face à cette grenouille fripée et mal vieillie, il n'y avait sans doute pas photo. Qui plus était, Hakai n'était pas franchement « dégueu » comme garçon, et ses atouts physiques n'avaient sans doute pas du échapper à cette vieille « tâchonne ». Décidant d'ignorer une telle attitude, Taka ne fit qu'un signe de la tête pour confirmer qu'elle avait bien pris note de l'affaire et sorti sans même la saluer. Une fois hors de l'enceinte du bâtiment, elle se tourna vers son ami.

Taka –
On sait ce qu'il nous reste à faire. Mère a du se lever, on déjeune, prépare nos affaires tranquillement sans ne rien oublier et on se met en route avant dix heures. Taka est loin non? Tout à l'est du pays si je ne me trompe pas. Elle lui adressa un franc sourire. On va enfin pouvoir voir un peu de pays ensemble, même si c'est pour le travail.


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MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Mer 4 Aoû - 1:21

Enquete : Jour 1

La mairie - Part 2

Finalement, elle s'était décidée à s'asseoir pour une quelconque raison. Son visage était fermé, contrastant nettement avec la mine joyeuse qu'elle arborait habituellement.

Azusa était loin d'avancer avec l'enthousiasme du début de journée, d'ailleurs, ces choses là se lisaient aisément sur elle. Elle s'adossa avec brusquerie et posa un coude sur le dossier et une main sur l'assise du banc qui était à sa disposition. Sa tête se tourna lentement vers les autres personnes encore présentes qui ne tardèrent à fuir son regard bleu comme les eaux claires des océans, se risquant quand même, pour certains, à jeter un oeil à son décolleté. Finalement, son front se dérida et ses sourcils se haussèrent, contrastant avec le malaise général que son intervention avait laissé s'installer. Elle eut un petit rictus puis soupira avant de retrouver un visage beaucoup plus neutre. Quelques secondes s'écoulèrent, peut-être même des minutes, avant qu'une voix ne retentisse depuis le bureau que tous convoitaient. L'appel qu'elle lançait était destinée au greffier qui se leva dans la seconde pour entrer sans dire un mot. La rouquine laissa tout le loisir à ses yeux de détailler la scène tandis que ces doigts martelait doucement le dossier du banc dans un rythme semblable à celui du galop d'un cheval.

Elle cessa ce mouvement lorsqu'elle remarqua que le grand barbu qui était assis à côté d'elle était pris d'une agitation inqualifiable, comme s'il avait une envie pressante. Un des sourcils de la jeune femme se leva alors qu'elle se désintéressait des sons étouffés qui provenaient de derrière la porte. Elle expira quelque peu longuement sans pour autant que ce fusse un soupir, une grimace mi inquiète mi sceptique marqua son visage tandis que ses lèvres entamaient de se mouvoir.


- Ca va?

Bingo! Visiblement, l'homme n'attendait qu'une chose, c'était de pouvoir lui parler. Son agitation retomba comme si cette question l'avait libéré. En effet, il avait répondu très rapidement... quasi instantanément.

- Vous... Vous êtes sérieuse quand vous parlez de sécurité?

Elle cligna des yeux à plusieurs reprises, ses oreilles firent un petit mouvement vers l'arrière puis elle finit par hausser les sourcils. Un petit silence s'installa durant lequel une foule mimiques vinrent déformer son visage, donnant au final quelque chose de relativement cocasse. Pourtant, tout retomba instantanément lorsqu'elle décida de répondre.


- Évidemment... On ne plaisante pas avec ces choses là

Son visage était redevenu très sérieux, plus rien ne venait le déformer. Il n'y avait que ses yeux bleus pour plonger dans ceux de l'homme qui, soit dit en passant, devait bien mesurer une tête de plus et disposait d'une carrure quelque peu... impressionnante. Pourtant, cela ne l'empêchait pas d'être plus ou moins intimidé par la jeune femme. Cette dernière n'en ajouta pas plus et entama de s'approcher de la porte du bureau. Une fois à proximité de la chaise du greffier, elle se prit d'un amusement à attraper le journal qui y était posé. Manifestement, à l'intérieur, la conversation était terminée et l'on approchait déjà de la porte.

L'accès coulissa et le greffier sortit du bureau. Il jeta un regard narquois à Azusa qui s'installait journal en main. Ne réalisant pas, il retourna à son bureau et entama de l'inspecter, visiblement sûr qu'il manquait quelque chose. Il fallut quelques instants avant qu'il ne vienne jusqu'à la Chuunin. Sur un ton entre le calme et l'agacement il prit la parole.


- Vous... C'est mon journal?

En face, la jeune femme le déplia et balaya rapidement les pages du regard.

- Mmmm... je jette juste un coup d'oeil aux nouvelles. Voir si on parle des quelques victimes de l'affaire dont je m'occupe.

Elle abattit le coin du quotidien et jeta un oeil au type qui semblait perdre patience. Son regard noir en était un témoin de premier choix.

- Il y a une limite à ce que je peux tolérer.

La jeune femme soupira.

- Soit... et ce que tolèrent les gens, vous y songez? Je conçois que votre poste ne vous enchante pas, mais je ne fais pas des pieds et des mains pour rien.

Ses lèvres s'étirèrent en un aimable sourire tout en lui tendant le journal qui fut arraché de ses doigts. Il était furieux et avait perdu le contrôle de son bras. Cependant, il se rendit compte qu'ils n'étaient pas seuls et que tous ceux qui patientaient l'avaient vu faire. Devant ce, le greffier entreprit de se recoiffer. Il regarda hautainement Azusa avant de tourner les talons. Pas une seconde s'écoula. Le grand barbu trépignait à nouveau. Au milieu de tout ceci, sa voix s'éleva, timide mais audible.

- Kyuso... et si... et si elle disait vrai?

Les lèvres de la jeune femme manquèrent de s'étirer à nouveau. Au lieu de ça, elle tourna son visage vers l'homme, acquiesçant à sa parole. Parole discutable au goût d'une vieille qui attendait elle aussi. Azusa leva son regard sur elle pour prendre la parole.

- Pensez ce que vous voulez. De toute façon, je patiente depuis plus longtemps que vous. Je veux juste qu'on ne me fasse pas à nouveau le coup de faire passer quelqu'un devant moi. Je n'ai déjà plus beaucoup de temps et je ne veux pas d'incidents dans les rues, cette nuit.

Le ton était froid bien que la jeune femme se montre relativement polie. Il n'y avait pas de place pour la blague dans sa façon de parler, mais qui se laisserait convaincre? Elle n'en avait sûrement aucune idée. Pas la vieille en tout cas, ni le greffier qui ajouta son grain de sel. La plus âgée ricana alors que le barbu prenait parole.

- Ecoutez, elle n'est pas d'ici. Elle ne savait simplement pas pour.... ta combine.

Il avait baissé le ton sur la fin. Le greffier l'avait visiblement très mal pris car de nouveau furieux, il se retournait pour foudroyer le type du regard. Azusa haussa les sourcils.

- Quelle combine?

- Et bien... Kyuso aime bien avoir un petit pourboire pour le motiver dans ses choix.

Il se tourna vers le greffier.

- Je dis pas que c'est une mauvaise chose hein, je sais que tu n'es pas bien payé.

Il ne tarda pas à se confondre en excuse et avant que quiconque ajoute quelque chose, Azusa prit la parole après un soupir.

- D'accord... Combien pour passer maintenant?

- Vingt-cinq ryos et vous êtes la suivante, parce que je vous aime bien. Le barbu sursauta à côté d'elle. Elle se tourna vers lui.

- Un problème?

- Du tout, du tout. Il était rouge au possible, agitant les mains en avant.

La jeune femme se tourna vers le greffier, s'approcha et sortit les trois cinquièmes de la somme.

- Marché conclu. Je paie le reste en sortant du bureau. Voici l'accompte.

- Ne soyez pas ridicule. Sa main se tendait devant lui provoquant un ricanement chez la chuunin.

- Je ne suis pas en position de force, n'est-ce pas? Une seconde s'écoula durant laquelle elle le regardait attentivement. Prends moi pour une conne et tu ne pourras pas manger autrement qu'à la paille pendant le mois prochain. Un sourire large comme son visage se dessina, empli de sympathie et.... d'ironie. Les pièces tintèrent après une hésitation du greffier et, derrière, la vieille marmonna quelque chose dans sa moustache – qu'elle n'épilait plus depuis longtemps – où des insultes se mêlèrent à ses poils.

La place était désormais pour elle. Elle s'en retourna voir le barbu, le remerciant du coup de pouce puis elle jeta un regard à la vieille femme, ne prenant même pas la peine de la narguer. Puis elle prit place tranquillement. Quelques minutes plus tard, elle était désignée pour pénétrer dans ce bureau fermé jusque là. Dedans, un homme mince au crâne dégarni l'attendait. Ses habits témoignaient d'un niveau de vie un peu plus élevé que le reste des gens côtoyés jusque là. Un niveau de vie qui rappelait étrangement celui qu'elle avait, ou qui s'en approchait. Elle serra la main qu'il lui tendait et fit un pas vers l'intérieur afin de laisser la porte se fermer derrière elle. Elle refusa son offre pour s'asseoir, surement très impolie.


- J'ai cru comprendre que vous vouliez me parler de problème de sécurité.

Elle affirma.

- Je voudrais être brève, si vous n'y voyez aucun inconvénient. J'ai encore un plan de surveillance à monter.

- Un plan de surveillance, voyez vous ça. Qui dois-je remercier pour s'occuper ainsi de ma ville?

Il sourit à la façon des hommes de la politique. La jeune femme le regarda un instant sans répondre à cette expression, puis elle laissa le voile se dissiper dans des ondulations difficiles à décrire. Devant lui se tenait désormais une brune aux long cheveux, une tunique noire et légère, des gants accrochés à sa ceinture. Elle baissa sa main sur un pan inférieur de ses habits et découvrit son bandeau de ninja.

- Vous n'ignorez surement pas qu'il y a des vols dans les docks... J'ai été envoyée pour résoudre le problème. Les marchands et pêcheurs ont leurs soupçons et je crains la réaction qu'ils pourraient avoir après trois semaines d'inaction...

Il sembla perde un peu contenance devant cette plaque d'identité. Vraiment très peu. Il se reprit rapidement.

- Oh, vous auriez du le dire plus tôt. Je... désolé pour l'attente. Nous sommes au courant du mécontentement des pêcheurs. Nous faisons ce qu'il faut pour y remédier. Mais je suis surpris. Qui vous a engagé?

Elle lui lança un sourire mauvais.

- Ceux là même pour qui vous tentez de remédier au problème. Maintenant que je suis là, je vais avoir besoin de savoir jusqu'où vous êtes allés, ce que vous avez fait, pas fait. Je ne suis pas là pour vous inculper alors n'hésitez pas à me parler en toute honnêteté.

- Nous... Nous avons déployé une équipe d'enquête. Les.. Les résultats ne tarderont pas à arriver, je suppose. A ce qu'on dit ce n'est qu'un mauvais coup des gamins de la rue.

Il avait été hésitant.

- Je ne crois pas que ce soit nécessaire d'impliquer les villages cachés, vraiment.

Elle s'approcha d'un pas, la mine grave.

- Nécessaire ou pas, l'on est venu nous voir en se plaignant de la situation... A chacun son métier, nous, nous sommes venu faire celui que vous n'avez pas honnoré. Maintenant, je veux la liste de vos enquêteurs avec photo si possible. Et je veux aussi un plan des égouts avec les bouches représentées... Superposable à un plan de la ville, c'est bien... sinon, c'est déjà pas mal. Et puis je trouverai bien quelqu'un pour m'aiguiller.

Elle afficha un sourire narquois à l'attention du maire.



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MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Mer 4 Aoû - 21:04

Enquête : Jour 1

La mairie - Part 3

Elle était à deux pas du bureau, demeurant debout sans quitter le maire des yeux. Les siens roulèrent sans trouver de point d'attache, mais du haut d'un calme parfait il répondit aux exigences de la jeune femme.

- Oui, bien entendu, tout ce que vous voudrez. Je demanderai à Kyuso de vous fournir les cartes. Quant aux enquêteurs, euh... Ils sont très occupés voyez vous? Comprenez moi, les incidents dont vous me parlez sont certes tragiques pour les corporations de pêcheurs, surtout après tout ce qu'ils font pour les moins favorisés d'entre nous, mais ces incidents sont bien minime comparé à ce qu'une grande ville comme la notre peut générer. Et... notre personnel est en sous effectif alors... Il marqua un temps. Ne pouvez vous pas gérer cette affaire seuls?

La jeune femme eut un petit rire qu'elle accompagna d'un sourire sarcastique. Elle cligna des yeux à deux reprises sans délaisser son expression.

- D'accord... J'espère que vous n'avez pas peur pour la réputation de cette ville. Je crains de n'avoir la solution pour résoudre ce problème hors mis... neutraliser les malfaiteurs. Elle s'arrêta là pour soupirer l'espace d'un instant. Des enfants...

- Les enfants.. Oh oui, ce sont les enfants, bien sûr. Je le savais. Oh! Il doit y avoir une solution à ce problème, n'est-ce pas? Certainement, il n'est pas utile de les blesser. Ces petits chapardeurs nous causent beaucoup de soucis, mais nous avons de la pitié pour eux. Ils sont encore bien jeunes après tout. Quelques vols à l'étalage, ce n'est pas si grave. Vous avez essayé de leur parler? De leur faire comprendre que ce qu'ils font est mal?

Il parlait de façon hachée bien que le ton de sa voix parût normal. Néanmoins, un léger malaise semblait habiter l'homme, quelque chose d'infime peut-être, mais quelque chose. La Chuunin perdit son sourire et posa ses deux mains sur le bureau pour approcher son visage de celui du maire, l'air réprobateur.

- Oui, c'est mal... mais n'oublions pas qu'ils n'ont rien, eux. Je ne critique pas la politique... votre politique. Cependant, un bidonville ne se construit pas en un jour et mes hommes ont eu l'occasion de visiter celui de cette cité. Il n'est pas tout neuf... et j'avoue me demander ce que vous faites pour permettre à ses habitant de s'acheter ne serait-ce que ces vêtements bradés du marché...

L'une de ses mains se leva jusqu'au cou de l'homme ou son index effleura le col du maire. Ses yeux plongèrent dans ceux du politicien et, moins d'une seconde après, elle se redressa.

- Ou bien de quoi se nourrir.

L'homme reprit du poil de la bête. Sa réponse fut plus rapide, plus instinctive. Il ne s'exprimait plus par morceaux mais bien par une longue tirade. Il était sur la défensive, il montrait les crocs, se sentait peut-être agressé. Taka le fixait toujours, ses yeux se baladant sur l'ensemble du visage du maire, parfois sur l'ensemble de son corps.

- Les hommes en général ont ce qu'ils méritent, mademoiselle. S'ils travaillaient plus, ils auraient plus d'argent pour se vêtir. Comprenez moi, je ne dis pas qu'ils sont livrés à eux même, bien au contraire. Ces gens là sont aidés, par les pêcheurs eux même d'ailleurs, qui leurs dispensent une part de leur récolte. Les soutenir davantage n'en ferait que des assistés.

Il se leva.

- Mais nous n'allons pas nous disputer, n'est ce pas ? Si vous avez tout ce qu'il vous faut, j'espère que vous pourrez régler cet incident avec brio et subtilité.

Il avait perdu ce mordant qui définissait sa première réplique. Moins en gêne que précédemment, l'homme semblait vouloir en finir là. Taka ne terminait jamais de le regarder. Beaucoup de choses passaient par son regard.

- Je savais que vous étiez comme ça... Elle sourit subitement. Ce sera un bain de sang.

L'homme pâlit. Le sourire de la jeune femme s'aggrandit, découvrant quelque peu des dents d'un blanc quasi nacré.

- Vous êtes sûr de vouloir en rester là? Serait-ce votre... dernier mot?

- Oh, j'ai toute confiance en un shinobi de Konoha.

La jeune femme ne répondit que par un rictus. Alors qu'elle ne bougeait pas, son corps se mis à onduler de nouveau. L'instant d'après, une rouquine était venue remplacer cette brune ténébreuse.

- Évidemment, pas un mot sur ce que vous avez vu.

Elle tourna les talons et s'approcha de la porte avant de laisser passer le maire. Ce dernier ouvrit et la salua d'une façon peu convaincante. Elle l'arrêta net dans sa course, réclamant ce qu'elle était venue chercher. Grand sourire sympathique, elle se tourna ensuite vers le greffier à qui l'on avait marmonné des instruction. Kyuso fit signe de la suivre pendant qu'il désignait le suivant. Elle sourit au barbu en passant et fut menée jusqu'à une salle d'archives. Après quelques minutes, on lui sortit de grand documents. Ils s'agissait de plans de la ville regroupés par zone. Elle déplia soigneusement le papier sur une table vacante et détailla le tout tandis qu'on la laissait tranquillement faire ce qu'elle voulait.

Ses yeux balayèrent la carte de long en large pour s'arrêter sur le quartiers des docks. L'index de sa main droite se tendit pour venir pointer sur les quais. Le matin même, elle se trouvait juste là. Sa main gauche fit de même avec les entrepôts. Ses pupilles relièrent les deux points de multiples façon jusqu'à tomber pile sur une bouche d'égouts intéressante parmi les trois de la zone. Cet endroit là... C'était l'endroit qu'elle cherchait. Elle sortit le carnet qui lui avait servi durant la journée et annota quelques petites choses autour d'un croquis qu'elle dessina. Une réplique rapide du plan, bien mal faite à côté de l'original mais suffisamment précise pour qu'elle ne se perde pas.

Elle referma le calepin et replia les documents, les laissant sur la table pour offrir le loisir de les ranger à Kyuso. Elle quitta les lieux, repassant par le hall. Au passage, elle sourit largement au greffier avant de quitter définitivement les lieux.

Enquête - Nuit 1

La Route du Poisson - Part 1

Ses pas la guidèrent à travers la ville pour la mener jusqu'à l'auberge où elle et Hakai avaient décidé de s'établir. Elle était un peu en retard par rapport aux horaires de rendez vous qu'ils s'étaient fixés. Cependant, Hakai n'était pas là non plus. D'ailleurs, il ne se présenta pas du tout au dîner. A la fin du repas, elle se rendit dans sa chambre, fouilla ses affaires de voyage pour en sortir une gourde qu'elle vida dans le lavabo de la salle de bain. Elle redescendit ensuite, paya dix cafés qu'elle versa dans le récipient.

La jeune femme quitta l'auberge pour se rendre sur ce qu'elle avait appelé « la route du poisson ». Elle tourna et vira dans la zone, suivant le plan qu'elle avait vaguement recopié puis elle s'installa au coin d'un bâtiment d'où elle pouvait aisément voir l'entrée des égouts qui l'intéressait. Sa transformation était retombée depuis qu'elle était rentrée dîner, ainsi, elle se baladait sous sa vraie forme. Sa main se porta à sa ceinture, où elle attrapa ses gants de cuir avant de les enfiler. Puis à nouveau, dans un geste similaire, elle porta la gourde a ses lèvres pour boire une gorgée de café avant de l'attacher de nouveau à son vêtement. Une grimace tordit son visage puis elle entreprit à nouveau de surveiller la zone.

La nuit était tombée de puis peu sur Taka – le port, évidemment – laissant un monde totalement nouveau prendre possession des rues.


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Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Sam 7 Aoû - 14:43

La pénombre... L'homme n'observait rien d'autre que des masses obscures qui baignaient dans un voile obscur et ténébreux, ne laissant guère de place à la lumière. Dame Lune elle m'aime ne pouvait vaincre les engeances maléfiques qui la masquaient de tous. Ainsi donc l'Uchiha se trouvait dans son élément, terrait ici bas, dans le monde des vivants, il attendait patiemment son heure sur le toit d'un taudis dont le propriétaire avait eu la bonne idée de surélevée. Mais malgré tout, il ne voyait rien. Simplement quelque rue annexe dont la noirceur ne faisait que ressortir sur le reste.

La nature ne faisait vraiment rien pour arranger cette affaire. Et comme si cela ne suffisait pas, l'Uchiha craignait que la pluie s'abatte sur lui. Une légère insulte s'échappa de ses lèvres avant que celui-ci se reconcentre sur ce bidonville. Il avait bien choisi son moment, ici bas, un point légèrement plus lumineux que le reste arpentait les petites rues tel un serpent ce glissant entre les rochers. L'homme ne perdait pas de vue ce qui était pour le moment sa seule piste. Ses yeux sombres, se confondant parfaitement dans la nuit, observait la scène se dérouler devant lui avant que d'un bond puissant, son corps s'échappe de ce qui était son « abris ». Parfaitement souple, rapide et agile, l'Uchiha n'avait aucun mal à suivre ce qui ressemblait à un homme sans se faire repérer. Il allait de mur en mur, poteau à poteau sans attirer un seul regard sur lui. Il avait maintenu son henge, juste au cas ou... Les pas de la proie le menèrent jusqu'à une autre battisse tout aussi délabré que les autres. Quelques coûts secs vinrent percuter la taule qui devait être la porte avant que celle-ci ne s'ouvre dans un léger grincement. La porte se referma aussi sec lorsque le corps de l'homme fut enfermé à l'intérieur. Autant d'empressement surprit l'Uchiha qui s'approchait a pas feutré de cette bicoque. L'avantage de ses maisons délabré était que l'on pouvait entendre et voir ce qu'il s'y passait, il suffisait d'être un minimum curieux pour légèrement faire plier la taule. Le spectacle qui l'y attendait n'avait été programmé dans son agenda. Une femme, un homme, bras dans bras qui trouvait le temps de se parler entre deux baisers.

" Oh tu m'as tellement manquée ! Viens là que je t'embrasse."

"Tu es sûr que ton mari n'est pas là ?"

"Sure de sure, on a toute la nuit !"

Il était inutile de rester plus longtemps. Voici donc qu’Hakai courait après les adultères à présent… De mieux en mieux… Entrevoir pareille relation n’étonnait nullement l’homme. Il était monnaie courante dans les bidons ville que des « couples » se forment. En fait il s’agissait plus de deux personnes partageant le même toit qu’une relation femme mari… Le sexe devait être l’un des loisirs le plus pratiqué ici… Sa gratuité aidait les choses…

Revenant timidement à son point de départ, l’Uchiha n’avait rien relevé de suspect. Il y avait toujours des dormeurs et des absents. Il espérait que Taka avait plus de succès de son côté. Il avait au moins eut la confirmation que du poisson avait bien passé par le bidon ville, cela pourrait confirmé ce que la jeune femme aurait trouvé…

Ca commençait à être long… Les premiers rayons du soleil commençaient à faire leurs apparitions à l’horizon laissant découvrir de belle poche sous les yeux de l’Uchiha. A plusieurs reprise il avait manqué de s’endormir, mais le sens du devoir l’avait à chaque fois remit sur les bons rails. Ne se souciant plus d’être vu ou non, l’homme laissa sa fatigue s’exprimer par un long et bruyant bâillement qui aurait très bien pu réveiller les occupants du taudis sur lequel il se trouvait. A main vint frotter son visage quelque instant avant que des bruits distinctifs ne résonnent. C’était la guerre ou quoi ? Une belle petite troupe d’enfant soldat s’échappait du taudis en direction du port. La hâte qui les animés ne signifiait rien de bon. Le genin ne pouvait laisser passer cela. Il se jeta à leurs poursuites, passant quand à lui sur les toits pour ainsi paraître plus discret.

Les mômes ne s’arrêtaient pas, ils filaient droit devant, sachant pertinemment leurs objectifs. Tels des petits démons, ils déambulaient dans les rues, esquivant ou percutant les passants, peu importe du moment qu’ils arrivaient tous sur le port. Ils réagissaient presque comme un troupeau de bête féroce chassant une proie. Les docks se dessinaient peu à peu devant les coureurs et aucun d’entre eux ne semblaient vouloir s’arrêter.

*Mais ou ils vont ces cons…*

MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Sam 7 Aoû - 20:19

Enquête : Nuit 1

La route du poisson - Part 2

De ce qu'elle avait vu, la route du poisson s'étendait sur près d'un kilomètre; un peu plus même. Depuis la plage où gisaient les entrepots, à l'extrême sud est de la zone, jusqu'à la place du marché. En remontant depuis le bord de mer, elle traversait un quartier plutôt cossu et fait d'un ensemble d'habitation de belle manufacture où les petits bourgeois de Taka devaient résider. Elle serpentait en remontant vers les terres, faisant oublier un sentier escarpé qui suivait la côte dont la physionomie n'était que peu adaptée à la circulation de marchandises; ce malgré qu'il joigne directement le port. Ainsi, cette route pavée, tout à fait appropriée au chariots de poissons, arrivait jusqu'à une fourchette dont une branche s'enfonçait dans l'ouest et les quartiers de moins en moins riches pour finir dans les bidonvilles. Quartiers qui se dessinaient au loin si l'on se trouvait suffisamment en hauteur pour les voir.

La branche droite du carrefour donnait directement sur la position de la Chuunin, contenant la bouche d'égout qui l'intéressait et faisait face à un vieux bâtiment de bois complètement délabré. De là, il y avait encore deux possibilités: continuer vers le port ou bifurquer directement sur la gauche pour rejoindre la place du marché. C'est cette dernière option que prendraient les chariots. Évidemment, chargés de poissons, rien ne les appelait sur les quais.

La jeune femme leva son regard vers ce vieux bâtiment. Elle fit un pas qui la sortit partiellement de son couvert avant de s'immobiliser. Elle regarda de chaque côté de la rue puis elle fonça avec discrétion vers la bâtisse. Sa main poussa la porte avec délicatesse, cependant cette dernière manqua de tomber de ses gonds. Un bref coup d'oeil suffisait à dire que l'équilibre de cet édifice était précaire et que les risques qu'il s'éffondrent était... trop grand. Néanmoins, Taka pris le temps de visiter un peu les lieux. Elle passa de fenetre en fenetre, au rez de chaussée mais aussi à l'étage. De tous ces accès, seule une ouverture du premier donnait vue sur les égouts et la rue. Elle soupira puis quitta l'enceinte vermoulue pour se rendre à la bouche d'égouts.

Fait d'une simple et légère grille, le couvercle était facile à soulever. Sur ce côté de la rue, principalement à cet endroit, le pavé s'affaissait afin de recueillir les eaux coulantes. La jeune femme descendit par l'ouverture où seuls de minces adultes et des enfants pouvaient passer, d'après ses estimations. Une fois sur le sol des égouts, elle se retourna pour voir l'aspect que ça avait. La première chose que l'on remarquait était évidemment l'odeur. Poisseuse, nauséabonde, forte... à vous gagner les poumons en moins d'un millième de seconde et à vous donner l'envie de rendre en moins de deux. La main de la Chuunin s'éleva pour gagner son nez et sa bouche. Tout autour, il n'y avait que le noir. Une épaisse obscurité que la nuit sans lune ne venait pas apaiser. Ses épaules s'affaissèrent puis elle se retourna à nouveau pour grimper vers la surface.

Une fois dehors, elle leva les yeux vers les hauteurs. Dans cette rue, il n'y avait aucun éclairage. D'ailleurs, l'éclairage de la ville n'était pas également réparti. Certains quartiers étaient illuminés, d'autres totalement laissés à la morsure de la nuit. Un sourire se dessina sur le visage de la jeune femme, large comme celui d'un enfant devant son cadeau de Noël. Avec une agilité sauvage, elle gagna les toits de la ville et fonça vers le nord. Sous ses pieds, rues et allées défilaient jusqu'à ce qu'elle surplombe la place du marché. Taka cessa son mouvement, regarda a trois cent soixante degrés. Ses yeux s'immobilisèrent sur une rue éclairée plus loin, celle de l'auberge où elle avait décider qu'ils s'arrêteraient. Elle passa quelques secondes sur place, le regard perdu dans le vide, mais se reprit puis se dirigea calmement vers les sources lumineuse.


*

Un craquement sourd retentit dans la nuit suivi d'un petit rire étouffé. Pourtant dans la rue, il n'y avait rien. Rien à part la tête d'un poteau manquant. Sur les toits, une lumière vacillante filait comme une étoile zèbre le ciel. Le sourire large comme une banane, une jeune fille courrait en veillant à ne pas faire s'éteindre sa lampe à huile, trois fois trop grosse pour avoir l'utilité d'être trimballée de la sorte. Cependant, la taille ne semblait pas la gêner et c'est avec la main fermement serrée dessus qu'elle rejoignit la route du poisson. Elle s'immobilisa devant la bouche dégout ouverte et prête à l'accueillir. La jeune femme descendit une première fois pour déposer la lampe en bas, puis elle remonta fermer la grille au dessus de sa tête. De nouveau à terre elle laissa cette atmosphère horrible l'envahir puis elle se saisit de sa torche de fortune.

Elle distinguait à quelques mètres devant elle. Ses pas ne résonnaient pas et son nombre vacillante grandissait et rapetissait sur les parois des égouts. Le lieu n'avait pas cette particularité d'être complexe. Contrairement à beaucoup d'autres réseaux souterrains, il avait même la caractéristique d'être très bien organisé. Taka avançait le long des conduites, posant son poing de temps à autres sur les murs où des flammes intenses venaient calciner la roche. Elle éclairait convenablement le mur en y jetant un oeil puis elle continuait sa route sans se soucier de ses arrières. A gauche une fois, deux fois, puis à droite... Il y avait là une longue ligne droite dont elle entama l'exploration. Après quelques dizaines de mètres, ses yeux se jetèrent sur le contrebas où une caisse de bois moisi traînait, totalement fracassée. De ci de là, de petites tiges blanches et acérées traînaient. Ses genoux fléchirent pour lui donner le luxe d'observer de plus près. Elle grimaça en s'approchant et constata qu'il s'agissait de restes de poissons. Son chef se redressa subitement... ses yeux plongeaient dans le noir total du bout du couloir.

A droite et à gauche se dessinaient des ouvertures. Les nœuds entre le conduit qu'elle suivait et des routes annexes. Elle poursuivit sa route en les ignorant. Un peu plus loin sur le mure de gauche, des barres horizontales superposées se dressaient jusqu'à une grille. Ce n'était pas la première... Mais c'était la seule qui juxtaposait cette caisse de poisson. Elle déposa la lanterne et entreprit de monter. Manque de chance, la grille était solidement scellée dans le sol. Ce n'était pas là... La kunoichi reprit sa route, lumière en main, et atteignit une sortie toute aussi identique. Par le même manège, elle se retrouva à sortir la tête du sol, inspirant longuement en fermant les yeux. Sans sortir de son trou, elle regarda rapidement autour d'elle. Le coin était désordonné, la taule des bâtiments ne donnait qu'une seule et unique réponse: les taudis. Rien de plus... elle replaça la grille et gagna de nouveau les égouts. Il ne restait qu'à faire le chemin en sens inverse, un chemin facile à retenir, d'autant plus en l'ayant marqué.

Après quelques minutes, elle se retrouva sous la bouche d'égouts de la route du poisson. Elle stoppa son trajet là et s'empressa de détruire cette lanterne qu'elle tenait. Les vêtements recouverts de suie, tout autant que ses mains, elle tenta de s'épousseter un peu puis elle regagna la surface puis referma l'accès derrière elle. Ses yeux se levèrent vers les hauteurs où elle cherchait un perchoir... elle ne trouva pas un endroit qui la convainquit. Taka alla se placer dans l'ombre du coin de la vieille bâtisse, observant les deux côtés de la rue. Elle but une énième lampée de café, comme depuis son arrivée, à un intervalle sensiblement identiques à ceux qui séparaient les précédentes gorgées.

Le temps passa inexorablement. Aucune activité dans la rue si ce n'était elle qui changeait occasionnellement de position ou venait à bailler. Elle essuya une larme qui perlait au coin de son œil, noircissant légèrement son visage. Dans son mouvement, elle perçut un léger relent de fosse sceptique... Ses narines se plissèrent, elle expira presque brutalement. Elle se pencha en avant pour étirer ses jambes, fit de même avec ses bras quand, dans la lumière naissant des premiers rayons du soleil, un bruit vint l'interpeller. La jeune femme, collée au mur, s'approcha de la rue et passa légèrement la tête pour voir de quoi il s'agissait. Au loin, la carriole de poisson s'annonçait. Elle tira une ultime et large fois sur sa gourde et se positionna de façon à ne plus quitter le véhicule des yeux. Elle jeta un rapide coup d'œil à la bouche d'égouts... Un saut de fourmi s'il était nécessaire d'intervenir. Pareil pour le transporteur de marchandise. Dans sa ligne de mire, impossible de rater un déplacement rapide jusqu'à lui.

Ses yeux se plissèrent, elle ajusta ses gants.


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MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Mar 14 Sep - 21:39

Mes yeux inquisiteurs ne quittaient pas le troupeau des yeux. Aucun détail ne devait m'échapper, aucun môme ne devait partir à droite ou à gauche sans que cela ne me saute aux yeux. Mais au fond de moi-même, je priais pour qu'ils n'aient pas cette idée, cela rendrait la poursuite beaucoup plus compliqué.

Leur destination ne faisait à présent plus aucun doute, nous arrivions peu à peu sur la route côtière. Le bruit des vagues pouvait se faire entendre, mais je n'avais nullement le temps de me détendre en écoutant cette douce mélodie. Les gosses commençaient à s'agiter, je ne pourrais bientôt plus les suivre de ma position. Il n'y avait plus le choix, je devais les suivre par la voie terrestre.

D'un bond qui n'était clairement pas celui d'un môme de dix ans, je me retrouvais sur le sol bétonneux à courir derrière les gosses. Pour les passants que nous évitions, je n'étais qu'un garnement parmi tant d'autre. Personne ne pouvait se douter qu'un shinobi de Konoha se cachait sous cette apparence et cela est tout à mon avantage.

Parmi tout ce désordre, je n'avais aucun moyen de savoir ce qu'il cherchait. Tout ce que je pouvais faire était de les suivre, toujours et encore pour finalement les attendre au retour. Je ne pouvais pour l'heure ne compter que sur moi-même, je n'avais plus eu aucun contact avec Taka depuis la veille, aucune idée de sa position. Je priais seulement pour qu'elle ait eu de meilleurs résultats que moi.

Sans même savoir de quoi il était question, tous s'arrêtèrent. Un boucan infernal résonna dans ma tête. Les mômes avaient entouré la carriole et avaient commencé à quémander la marchandise. Légèrement en retrait, je ne pouvais que me faire passer pour l'un d'eux. Je levais les bras et commencer à implorer les hommes comme le faisait n'importe lequel de ses gosses.

Mais de ma position je pouvais entendre ce que les plus âgés et probablement chef du groupe disait. Avec une légère surprise, je l'entendais appeler les hommes par leurs prénoms, comme ci celui-ci le connaissait très bien. J'observais la réaction du conducteur. Sans énervement ni même de mouvement brusque, simplement une touche d'agacement, l'homme répondit aussi brièvement qu'il put. On pouvait bien voir que ces deux hommes avaient l'habitude d'être ainsi imploré.

Je connaissais parfaitement la scène qui allait suivre. Il y avait deux solutions, soit les conducteurs foncer dans la foule, qu'importe les blessés. Soit ils allaient céder quelque poisson pour finalement s'échapper tranquillement. Cependant, je voulais voir ce qu'il se passait derrière tout cela. Je fis un pas en arrière et mon regard scruta l'arrière de la carriole. Il n'y avait rien de suspect, les gosses étaient tout aussi mendiants que ceux de devant... Et la suite était à prévoir, l'un des conducteurs s'empara de quelque poisson et les jeta dans la foule en délire devant lui. Je m'écartais de tout cela, de peur de me faire écraser...

Devais-je dire à mon grand malheur ? Sans doute pas... mais rien de plus intéressant ne se passa. Quelques gosses demandèrent quelque poisson de plus, mais les adultes probablement las les repoussèrent. C'était une courte victoire pour cette bande... Quatre poissons pour plus d'une dizaine d'individu... Il n'allait pas avoir le ventre vide, c'était certain, mais en connaissance de cause, je pouvais infirmer que s'ils avaient cela tous les jours, leurs vies seraient plus belles.

Etant convaincu que ces mômes ne feraient plus rien, je sautais sur mon toit avant d'annuler la métamorphose. Il était tant de faire de l'escorte discrète et les toits me fourniront le camouflage parfait pour cela. J'observais une dernière fois les mômes avant de partir, la carriole n'attendait pas elle....

Le point noir s'agrandissait à vitesse grand v, la carriole avançait à petit rythme, prenant son temps. Je marchais discrètement sur les rebords des demeures, prenant soin de n'attirer l'attention. Les stands du marché se dessinaient.

Finalement, aucun problème ne survint pendant le trajet. Coïncidence ou mauvais renseignement, je n'en avais aucune idée. Une chose était sûre, la cargaison n'était jamais à l'abri avec toutes ses mains baladeuses. Voici donc ma motivation pour rester campé sur mes positions pendant au moins quelques heures... L'idée de passer encore une journée sur place ne me réjouissait guère, mais la mission l'obligé. Comme on le disait souvent, tout ce passait dans la tête, il me suffisait de penser à de bons moments... de belle vision...

*C'est vrai qu'elle était courte cette serviette.... Oh... tiens, un petit voleur... et hop le poisson...*

MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Jeu 11 Nov - 12:53

Accrochée à son coin de bâtiment, elle serra le poing comme pour vérifier une ultime fois que ses muscles étaient encore capables d'efforts. Son épaule roula légèrement de bas en haut puis elle se risqua enfin à quitter sa position.

Un pas, deux pas... elle se retrouvait sous un porche.

Une clameur commença à s'élever de la rue perpendiculaire. Sans qu'elle ne quitte la charrette des yeux, elle prit le temps de s'attarder sur ces sons qui parvenaient jusqu'à son oreille. Ce fut sans surprise qu'elle vit débouler une troupe affamée d'enfants, au moment où le transport de marchandises passait au bas de la rue. Un timing parfait, témoin d'un quotidien d'une redondance indiscutable.

Son pas se pressa pendant que les mômes s'amassaient devant les deux hommes convoyant le poisson. Elle ralentit lorsqu'elle fut sûre que sa vitesse ne serait plus cachée par le pré-haut qui la couvrait et la maintenait singulièrement dans l'ombre. Et, de toute façon, il n'était plus nécessaire d'agir vite. La carriole était arrêtée et la seule chose intéressante à voir était une distribution de vivres... D'ailleurs, ces gamins connaissaient le nom de leur deux bienfaiteurs.

Quatre poissons. Voilà tout ce qu'ils eurent ce jour là. Elle regagna la pénombre des masures, s'adossant momentanément au mur, le temps que la foule se disperse. Un petit sourire se dessina sur son visage. Ce gamin là ne lui échappa pas; suffisamment agile pour se retirer sur les toits en un claquement de doigts. Elle ne l'avait pas remarqué dans la foule, mais pris isolément, Hakai restait repérable.

Les deux hommes se remirent en route, leur gagne pain intacte et avec eux. Ils tournèrent à l'embranchement suivant, direction le marché où l'on répartit le poisson entre les étals et un lieu de stockage local avant de ranger le chariot non loin.

La place était calme, les premiers marchand étaient à peine arrivés pour disposer leur produits mais personne ne s'était encore présenté pour les acquérir. Retirée dans un coin de place, Taka leva les yeux vers les toits à la recherche de son équipier suffisamment précautionneux pour qu'on ne le remarque pas au premier coup d’œil. Elle haussa les épaules puis entama de suivre les deux livreurs de poissons qui se retiraient déjà.

Ils entrèrent dans une auberge proche, filés comme s'il s'agissait de voleurs. Une fois le cadre de l'entrée passé, la jeune femme se risqua à les interpeller. Les deux hommes se retournèrent, visiblement contrariés de ne pouvoir rejoindre leur couche dans l'immédiat.

- Bonjour messieurs, pardon de vous déranger. J'ai juste un ou deux renseignements à vous demander.

Le plus vieux renâcla légèrement.

- Bien sûr... mais vite, s'il vous plait. Notre voyage a été fatiguant.

- Les... L'entrepôt de la place où vous avez déposé votre marchandise, en êtes vous les seuls en charge?

Elle se tenait droite, parlait clairement et visiblement sans craindre de s’immiscer dans les affaires des autres. L'homme fronça les sourcils, ne masquant pas sa perplexité. Sans lui décocher un sourire, ni quoi que ce soit de rassurant, elle poursuivit.

- J'ai été engagée pour régler les problèmes actuels, si vous voyez ce que je veux dire.

Ils se regardèrent et, sans un mot, convinrent que répondre était la meilleure solution; donner ce que voulait cette jeune femme restait synonyme d'un repos fort mérité.

- Non... la ville a sa propre équipe. Trois types, je crois. C'est eux qui s'occupent de l'entrepôt. Moi j'ai la clef pour quand je veux entrer, mais eux ils ont la leur. Pour le stockage, c'est nous, enfin... c'est celui qui veut stocker quoi, qui s'en occupe.

- Ils ne sont donc pas en libre accès...

- Ben non, y a les crèves la dalle qui se rueraient dessus. Scandale ça, de laisser les choses comme ça... y a que l'équipe de la ville qui a les clefs, et les marchands agréés... comme nous. Le reste, y doit passer par l'équipe de la ville pour récupérer les clefs et pour déclarer son activité.

- Évidemment. Autre chose, concernant les larcins... Auriez vous été témoins? Auriez vous entendu quelque chose de particulier à ce sujet?

- Si j'en ai entendu parler ? Vous imaginez pas ce que cette foutue ville m'a déjà coûté. Alors oui, y a les gamins qui nous demandent du poisson et tout, mais ça, c'est trois quatre poissons. Mais y a aussi des types qui ont trouvé le moyen de s'infiltrer dans cet entrepôt. C'est moi qui ai demandé à ce que les clefs soient surveillé, bon dieu, pour éviter que je me retrouve avec une cargaison divisée par deux pendant que je pionce tranquille. Mais rien à faire ! Ça continue ! Moi ce que je pense, c'est que soit d'autres marchands agréés essayent d'escroquer les autres, soit quelqu'un en possession de ces foutues clefs organise son propre petit commerce. Et j'aime pas ça du tout...

Elle plissa les yeux tout en les baissant un instant. En face, les deux marchands s'impatientaient, tant et si bien que leur soutirer autre chose fut impossible. Il s'offrirent ce dont ils avaient besoin tandis qu'elle quittait l'auberge. Son pas se stoppa sur le parvis du bâtiment puis elle leva la tête vers le ciel qui s'éclaircissait de minute en minute. Une brusque inspiration vint briser son rythme respiratoire tandis qu'une grimace déformait son visage.

Son pied gauche passa devant, la guidant jusqu'au milieu du marché où elle progressa totalement à découvert, clairement en évidence. Elle poursuivit jusque de l'autre côté de la place où une rue filait vers l'Est. Cette même rue où un lampadaire, brisé au sommet, gisait au milieu de ses camarades. Un rire lui échappa puis elle entra dans l'auberge, juste à côté.

A l'intérieur, les lèves tôt quittaient déjà leur table, petit déjeuner terminé. Ceux qui aimaient profiter du lit devait encore être aux chambres et, enfin, le reste était se restaurait encore. Malgré tout, seules quelques tables étaient prises.

La silhouette de la jeune fille se faufila le long de l'allée centrale puis jusqu'aux escaliers. Elle disparut au premier étage dans le couloir qui accueillait sa chambre parmi tant d'autres. Elle s'immobilisa un instant, le temps que le tintement des clés eût laissé place au cliquetis du verrou et, avec une prudence extrême, elle poussa la porte afin qu'elle dévoile l'intérieur de la chambre.

Rien... En tout cas rien d'anormal. Son sac et ses affaires étaient posés sur le lit, au niveau des pieds et n'avaient bougé d'un millimètre. Par la fenêtre, le soleil du matin venait effleurer les minces rideaux blanc qui tamisaient encore sa faible intensité. Un oiseau brailla au dessus, surement perché sur une barrière ou une gouttière. Taka referma derrière elle et verrouilla à nouveau puis, d'un pas lent et souple qui oubliait ses chaussures sur le devant la porte, elle s'approcha de son sac.

Bien sombre, cette chambre du petit matin.

Des bruissements s'élevèrent dans la pièce, symbole caractéristique d'étoffe que l'on frotte les une aux autres, parfois agrémentés de petites notes métallique.. Une lumière s'alluma dans la salle de bain, lumière dans laquelle une fine silhouette nue disparut avant que l'on entende couler de l'eau.

Flot ruisselants depuis les cheveux jusqu'au bas du corps, tiède comme la bise estivale, l'eau coulait s'échappant partiellement dans l'atmosphère toujours plus humide. Elle poussa un soupire. Fatigue ou lassitude, sûrement une part de chaque. Peu importait, le but final était de retrouver un semblant de sérénité.

Mission de merde...

A nouveau, quelques minutes plus tard, elle se retrouva dans la chambre. Une serviette autour du corps, comme ce soir là. Ce soir...

Le souvenir restait vague dans sa mémoire, mais elle se rappelait certaines choses. Elle se surprit à sourire, en s'imaginant exulter ainsi de désir. Depuis combien de temps n'avait-elle pas eu à nouveau l'occasion d'y goûter? Longtemps, bien trop longtemps... Mais Hakai n'était pas la personne à qui faire faire subir ces choses là. Elle acheva d'essuyer ses cheveux, traits tirés de fatigue mais sourire aux lèvres.

Sur le lit gisait une nouvelle combinaison. Neuve, n'ayant réellement jamais servi, au cuir étincelant et surtout... à l'odeur autre que celle d'égouts. Elle se vêtit calmement et soigneusement avant de vérifier que l'autre ensemble était effectivement à tremper. Puis elle quitta les lieux en s'assurant que tout était soigneusement rangé.

L'escalier arrivait parallèlement au comptoir. Sur la droite, un champ de table précédait l'allée centrale à laquelle succédait un deuxième champ. Dans le fond, une déclinaison de la pièce aurait pu donner un coin un peu plus privé s'il n'avait fallu le traverser à chaque fois pour se rendre aux sanitaires et en revenir. Mais tout ceci n'intéressait guère la jeune femme, ni son ventre d'ailleurs qui ne tarda pas se manifester. Elle descendit les quelques marches qui la séparaient du rez de chaussée.

Au comptoir, un homme fort, apparemment grand, verre d'un étrange liquide ambré à la main, dégustait tranquillement sa consommation, lunettes de soleil sur les yeux. Elle retint un petit rire, se rappelant le nombre de fois où son ami s'était cherché un style vestimentaire approprié. Puis elle s'approcha dans son dos, avant de presque lui sauter dessus, grand sourire accroché aux lèvres.


- Alors, alcoolique... on se prend un déjeuner?

Elle se détacha ensuite de lui pour regarder son visage.


- Tu as des cernes si épaisses, que tu les caches?


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Dernière édition par Uchiha Taka le Sam 13 Nov - 13:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Sam 13 Nov - 2:00

Hakai ballait de toutes ses forces. De mémoire, il n'avait jamais ressenti pareille fatigue depuis fort longtemps. Depuis les longs trajets du renard et des passages tortueux dans lesquelles il fallait rester sur ses gardes sans cesses en cas d'attaque. Mais aujourd'hui la fatigue était tout autre... Fatigué à rien foutre comme dit le dicton. Il en avait marre et cela pouvait se lire sur son visage. Jamais il n'aurait pu imaginer que cette mission pouvait être aussi emmerdante, même si la présence de Taka à ses côtés relevait un peu son intérêt. Il aurait rêvé mieux pour leur première quête. Un sauvetage d'une personnalité, ou bien le démantèlement pure et dure d'un cartel dans une grande ville... Enfin un truc avec plus d'action que cela, car à part ce petit sprint Hakai n'avait remué aucun de ses orteils.

Alors que cette fois un voleur venait d'être pris la main dans le sac, Hakai portait sa chemise à son nez, on ne pouvait pas dire que cela sentait la rose... Et ses paupières commençaient peu à peu à descendre sans que l'ordre ne leur ai été donné. Il ne pouvait plus tenir, il avait besoin de dormir. Il se laissa tomber avec lassitude sur le sol pavé de la rue principale. Peut-être que quelque patient laissèrent un cri percer, mais il n'y fit pas plus attention. Les mains dans les poches, la tête baissée, on pouvait croire par moment qu'il dormait en marchant. Dans cet état léthargique, il lui fit plusieurs longues minutes pour réfléchir et de retrouver le chemin de l'auberge.

La porte se referma dans un long fracas derrière lui. Sans doute ne l'avait-il pas fait volontairement, mais cela suffit pour faire grommeler certain. Sans même leur adresser un regard, Hakai se rendit au bar et esquiva rapidement les interrogations du barman sur sa mine affreuse.

[Hakai] « Contentez-vous de faire en sorte que mon whisky soit prêt lorsque je descendrais. »

Que pouvait rajouter un pauvre type condamné à essuyer des verres le reste de sa vie ? Rien... Et il valait mieux pour lui. On ne pouvait savoir comment réagissait Hakai lorsqu'il était dans cet état.

Il monta une à une les marches dans un rythme lent. La pénombre de sa chambre l'accueillit à bras ouvert. Il aurait donné chère pour pouvoir s'écrouler tout de suite sur ce matelas qui lui semblait d'un coup plus moelleux qu'auparavant. Mais il devait d'abord se laver et attendre Taka, la mission primait. Hakai glissa sa main dans son sac, l'avantage d'être spécialisé dans le corps à corps était le peu d'arme à transporter, ainsi il avait pu glisser rapidement quelque vêtement, certes ranger en boule, mais cela pouvait être vite arrangé. Mais avant toutes choses il avait besoin d'un bain. Pouvait-on dire qu'il puait ? Encore quelque heure et le terme seraient correctement employés. Il se laissa plonger dans l'eau chaude, se permettant une petite pause de quelques minutes. A son réveil, il constata sans grande surprise que les quelques minutes furent transformées en presque une heure. Mais rien ne pressait. Il savait ou trouer Taka si elle n'était pas en bas, elle serait alors dans sa chambre ou encore sur le terrain. Dans le dernier cas, Hakai n'aurait rien d'autre à faire que de demander au personnel de l'auberge de faire passer un message à la jeune femme pendant son repos, mais il espérait la croiser... Simplement pour revoir un visage amical après tout ce temps à courir dans les rues sombres. Il déplia le linge propre tout en regardant les quelques accessoires qui trônaient sur le lit. Il ne se souvenait même plus du jour où il avait acheté tout cela, mais finalement cela lui sera utile.

Il referma la fermeture et se regardait à travers la glace. Comme à son habitude, il ne savait jamais donner un avis sur son apparence, mais après tout un shinobi ce souciait très peu de cela. Il plaça tout de même les lunettes noires sur son nez dans le but de cacher ses yeux... Peut-être qu'on le laisserait tranquille après cela ?

Comme prévu son verre était sur le comptoir. Hakai s'assit sur le tabouret et profita de la première gorgée qu'il espérait pouvoir le réveiller. C'était peut-être peine perdue d'espérer trouver remède auprès de l'alcool. A peine avait-il bu la moitié de son verra qu'il sentait déjà sa tête tourner et le sommeil le harceler. Sans doute était-ce une mauvaise idée. Pour dire vrai, il songeait sérieusement à retourner dans sa chambre. Bien sûr cela était avant qu'une masse ne vienne s'appuyer contre lui dans une étreinte amicale. Sur le coup, Hakai fut d'abord surpris, il ne s'attendait pas à se faire en quelque sorte sauter dessus et puis par derrière... Mais très vite, il comprit qui était cette personne qui venait vite s'installer à ses côtés. Il la regardait à travers ses vitres teintées, un fin sourire aux lèvres ne pouvait être observé que par la jeune femme.

Elle lâcha une blague qui ne manqua pas de faire rire l'homme. A cette heure, il était rare de voir un homme boire un alcool aussi fort, sauf si bien sûr celui-ci éprouvé une quelconque dépendance... Encore faudrait-il qu'Hakai sache l'heure qu'il était. Après près de trente heures sans dormir on se souciait peu des petits détails de la journée.

- Tu as des cernes si épaisses, que tu les caches?

[Hakai]"Tu ne peux pas t'imaginer à quel point... Enfin si, peut-être en te regardant dans un miroir."

Il aurait ri s'il en avait le coeur, mais rien ne sortait alors il se contenta de la regarder tout en buvant une nouvelle gorgée. Bien qu'il supportait habituellement l'alcool, cette fois-ci c'était différent et il ne put s'empêcher de grimacer. Bien vite arrivé, bien vite parti. Après un bref sourire, la jeune femme passa sa commande avant de disparaître du champ de vision d'Hakai. Ses pas résonnaient encore, mais peu à peu, le bruit environnant le surpasser et l'homme dû alors pivoter sur son tabouret. Taka était là... quelque mètre plus loin assis à une table pour deux faisant signe à l'Uchiha d'approcher. Il dégobilla les quelques gouttes du liquide brûlant avant de la rejoindre. Ils étaient à présent plus en retrait, loin des regards indiscret. Hakai enleva ses lunettes et se passa plusieurs secondes la main sur le visage comme pour détendre la peau de celui-ci. Son visage était marqué par la fatigue, mais il trouvait encore la force de tenir debout pour cet instant passé avec Taka. Le premier depuis plusieurs heures.

[Hakai]"Je viens de passer les deux journées les plus longues de ma vie... et les plus ennuyantes ."

Taka réagit comme ci ces mots lui étaient familiers. Pour combattre ce fléau qu’était l’ennuie, elle se plaça plus confortablement dans son fauteuil en ce faisant glisser. Ses pieds prirent la majeure partie du sol, mais cela ne dérangea pas l’homme.

- Continue...

[Hakai]"J'ai dû passer une journée entière dans les taudis... Comme tu t'en doutes, c'est la misère qui y règne. J'ai cependant eu la confirmation que du poisson a été cuisiné dans certaine cahute... Mais cela ne prouve en rien leur implication dans les vols, surtout après la livraison qu'a fait les deux conducteurs..."

Elle posa son regard sur ce qui se trouvait en dehors, au-delà de la fenêtre. Hakai connaissait cette femme et savait que c'était généralement sa posture lorsque sa tête fonctionnait à cent pour cent.

- Probablement des caisses... J'ai pu en croiser sur le chemin entre le centre et les bidonvilles.. Une caisse, du poisson pourri flottant au milieu des égouts... C'était magnifique.

Un mince sourire venait se graver sur les lèvres de l'homme. Il imaginait la scène d'un décor répugnant et d'une lumière venant transformer se tas de détritus en palais... Mais bien sûr la réalité était tout autre et il regrettait presque d'avoir laissé Taka seul pendant cette journée.

[Hakai]"C'est certain que ce n'est pas la première destination que je choisirais pour mes vacances... Mais c'est une piste que tu as trouvé là... Je vois mal les commerçants jeter des caisses dans les égouts pour ameuter les rats."

- Ca n'a pas plus de poids qu'une maison qui sent le poisson. Ca pourrait être un vol isolé. Pas improbable.

Elle s'était remise dans une position un peu plus correct. Sa tête reposait à présent sur sa main. Tout cela devenait gênant. Malgré les heures passaient dehors, les indices étaient infime.

[Hakai]"Correct... Tu as trouvé autre chose?"

- Et bien... Les rapports disaient que les quantités volées étaient croissantes. Et d'après les deux marchands qui s'occupaient du poisson de ce matin... La source du problème n'est pas là. Elle se trouve... sur le marché lui même.

Sa voix s'était abaissé au fur et à mesure qu'elle avait avancé dans ses explications. Cela ne faisait aucun doute pour Hakai, elle avait trouvé quelque chose et probablement quelque chose qui pourrait mettre cette ville en cause ou l'un de ses habitants.

[Hakai]"Tu ne t'es certainement pas arrêté la comme je te connais..."

A présent, seul le boulot avait sa place autour de cette table. Il n'y était plus question de Taka ou d'Hakai ou bien de quelconque discutions tous les plus communes les unes que les autres. Ici, c'était bien deux shinobi du feu qui s'entretenaient qui mettaient les choses aux points avant de repartir accomplir leur tâche. Hakai admirait le professionnalisme de la jeune femme.

- Voilà ma journée d'hier... D'abord, je suis allée m'entretenir avec un marchand se la place qui m'a aiguillé vers les docks. Là, il y avait une sorte de... comptable. Un type qui faisait les inventaires. Chacun d'eux parlait des enfants... Mais le type des docks m'a dit que les vols se déroulaient sur le chemin, là où nous étions, et c'est lui qui a mentionné les égouts qui mènent aux taudis.

Hakai commençait à voir ou voulait en venir la jeune femme. Des idées de complot et d'autre plan malveillant germait dans la tête de l'Uchiha, mais il ne pouvait en tirer des conclusions hâtives.

- Après ça, je suis allée à la mairie, histoire de m'informer un peu plus sur les actions de la ville. Je n'y ai trouvé qu'une bande d'incompétents, le maire compris. Il n'a pas l'air très impliqué dans l'affaire, et il soupçonne aussi les enfants. Ceci dit... il pourrait encore nous servir. Les deux marchands de tout à l'heure... Ils ont parlé de l'entrepôt de la place où le poisson est stocké. Apparemment, les vols sont commis directement dedans. Et même s'il a demandé à la mairie de le faire verrouiller et d'en sécuriser l'accès, rien n'y fait.

Cet index qui venait pointer le ciel était théâtral... Mais Hakai souriait bien que la scéne était importante.

- Ce qui veut dire....

[Hakai]"Que l'on pense à la même chose... et que l'on va devoir rendre une petite visite à monsieur le maire... Mais cette fois à deux. Je ne te laisserais plus patauger dans les égouts."


Deux plateaux furent alors posé sur la table, juste à temps pensa Hakai.

[Hakai]"A table."
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Mer 8 Déc - 16:40

Contrairement à ce qu'avait montré précédemment son estomac, Hakai n'avait pas un grand appétit, sans doute le sommeil se faisait trop oppressant et l'empêchait de déguster comme il le fallait ce plateau. Il eut du mal à poursuivre la discussion avec Taka sachant que celle-ci était tournée vers les doutes qu'ils avaient sur le nom du ou des coupables. Cela l'agaçait un peu, surtout maintenant alors qu'il manquait cruellement de sommeil. Il n'avala que la moitié de ce qu'on lui avait présenté avant de s'éclipser à l'étage suivi de prêt par Taka qui devait elle aussi se reposer. Ils fixèrent une heure de rendez-vous puis s'engouffrèrent chacun dans leur chambre respective afin de reposer leurs organismes.

Il fut cruel pour Hakai de quitter les draps chauds de son lit, mais le devoir était le devoir. Il avait dormi en tout huit heures, probablement trop court pour les deux journées passées sans fermer l'oeil... L'après-midi était bien entamé, mais Hakai avait l'impression de se lever top après une soirée bien arrosée. Il attacha ses chaussures, enfila sa veste puis sorti de sa chambre. Taka l'attendait déjà au rez-de-chaussée, tout indiquait qu'elle était pressée d'en finir.

Tous deux marchaient dans les rues du village portuaire. Hakai se laissait guider par la jeune femme qui connaissait le chemin. Son visage était grave, comme si elle se préparait à une bataille éprouvante. Elle en avait déjà parlé et Hakai savait à quoi s’attendre à présent : une bande d’incompétent qui n’hésitait pas à ralentir la progression de shinobi de Konoha dans leur enquête. Mais on ne pouvait juger quand regardant soi-même…

La mairie du village n’avait rien d’exceptionnelle, c’était un bâtiment parmi tant d’autre ou une simple pancarte désignait sa fonction. L’intérieur n’était autre qu’un long couloir ou dans un coin gisait un bureau et de l’autre un long banc qui servait d’accueil. Hakai observa le visage de l’homme chargeait de l’accueil qui regardait avec intérêt le bandeau d’Hakai.

[Hakai] « Nous devons voir le maire, c'est urgent... »

Taka semblait tendu, comme ci elle venait de vivre un moment déjà vécu. Sans doute s'attendait-elle a recevoir la même réponse.

[ ???] « Le maire est occupé, mais le banc est vide alors attendez votre tour... »

Les gants de la jeune femme émirent un bruit de cuir pressé, mais elle ne dit rien. Ils étaient les suivants, cela ne serait qu'une affaire de quelques minutes... La porte s'ouvrit et laissa passer un homme fort et robuste avec des affaires en lambeaux, un paysan en somme... C'était notre tour et l'hôte ne s'opposa pas.

Cette pièce était plus spacieuse, un bureau en chêne se trouvait dans un coin, l'homme qui si trouvait était honorablement habillé. Sans jeter un oeil sur ses nouveaux interlocuteurs, il les invita à s'asseoir tout en terminant d'écrire sa note. Chose faite, il fut surpris de revoir un visage qu'il avait eut l'occasion de voir il y a de cela quelques jours.

-Bonjour à vous deux... Je peux une nouvelle fois vous aider mademoiselle ?

Cette fois ce n'était pas Taka qui prendrait la discussion en main, mais Hakai. Sa précédente mission lui permettait de dialoguer calmement avec les hommes politiques, mais trop tard, Taka le narguait déjà avec son sourire narquois et des paroles qui ressemblaient à des menaces... Bien que l'homme était terrifié, il n'en perdait cependant pas son franc parlé. Avant que la situation ne dérape et qu'un mort était à regretter, Hakai intervint, demandant gentiment à Taka de se calmer.

[Hakai] « Je vous prie... de l'excuser. Je vais être franc, nous suspectons des employés de la mairie de voler dans les docks. Nous sommes ici pour avoir une liste des employés ayant accès de loin ou de prêt à ces docks. Leur nom, adresse, lieu de travail et autre information qui pourrait nous être utile si vous en possédez... »

Il suffisait de demander gentiment... Le maire sortit un parchemin de son bureau et le présenta à l'homme. Il y avait dessus quatre noms avec leurs sexes, leurs âges, leurs adresses et leurs lieux de travail, tout ce don ils avaient besoin. Il remercia brièvement le maire avant de quitter le bâtiment Taka sur ses talons. Il ne restait plus qu'à interroger les suspects.
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MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Dim 9 Jan - 0:30

Les deux shinobi se pressaient dans les rues étroites du petit village. Pour la première fois depuis le début de cette enquête, ils avaient une piste avec des noms concrets. Ils étaient bien décidés à exploiter cette piste à fond quitte à perdre du temps. C’est ainsi qu’on les retrouvait tournant au coin de la rue pour rejoindre l’artère principale du village. Leur destination était toute tracée, ils se dirigeaient vers le bâtiment qui servait de bureau aux agents chargeaient de la sécurité des entrepôts. Comme des anguilles, ils se faufilaient entre la foule, se frayant un chemin jusqu’une petite porte en bois d’allure miteuse. Hakai empoigna la poignée, sa main fut recouverte de pellicules de rouille. Visiblement, la mairie n’avait pas les moyens d’entretenir ses bâtiments, pas plus que d’offrir un peu de dignité à tous ses pauvres gens… L’homme pénétra le premier dans le vieux bâtiment. Celui-ci était constitué de deux pièces, une principale qui était entièrement recouvert de bureaux qui étaient eux même sous une tonne de paperasse, à croire que le ménage n’avait jamais était fait. Et pourtant au centre de tout cela se trouvait une jeune femme d’une allure plus qu’alléchante. Difficile de croire qu’elle pouvait fermer les yeux sur tout ce bordel. Prenant garde de ne pas marcher sur un quelconque document important, l’Uchiha s’avança vers la jeune femme aux cheveux cramoisis, au visage fin et aux yeux d’un bleu satin qui n’allait curieusement pas avec le reste…

[Hakai] « Bonjour. Vous êtes Etsuko Midori je présume ? »

Comme surprit, la jeune femme lâcha son crayon avant de lancer des gros yeux en direction du jeune homme. Alternativement, elle regarda Hakai puis Taka, comme surprise de leur présence. Il semblerait que personne ne l’a mise au courant.

[Etsuko] « Exact. Je peux faire quelque chose pour vous aider ? »

[Hakai] « En effet. Nous sommes des shinobi de Konoha et nous venons enquêter sur les vols de poissons. Auriez vous vu quelque chose d’étrange ? Des rôdeurs peut-être ? »

La jeune femme prit une pose réfléchit, son regard était vague, elle semblait plongé dans ses pensées à la recherche d’un souvenir bien particulier.

[Etsuko] « J’ai vu de bien belle chose curieuse, mais rien qui pourrait me faire penser à des voleurs. Ecoutez, il existe au total cinq paires de clefs, quatre pour les membres chargeaient de la surveillance des entrepôts et une pour la mairie. Ce qui est étrange, c’est que je n’ai jamais remarqué d’effraction à proprement parler des locaux. Jamais je n’ai relevé de porte ou de fenêtre défoncée. Il n’y avait tout simplement rien indiquant un vol. D’ailleurs, je remarque les vols uniquement lors d’un inventaire… C’était tout d’abord quelque poisson, puis une caisse, une seconde et à présent c’est presque une cargaison complète qui disparaît sans que personne ne s’en aperçoive. »

[Hakai] « Vos paroles sont lourdes de conséquences… Ceci m’oblige à vous demander si il y aurait quelqu’un dont vous vous méfiez parmi vos collègues. »

La jeune femme se leva si précipitamment qu’elle en fit tomber sa chaise. Son regard avait changé, elle paraissait moins douce, moins « attirante ».

[Etsuko] « Non. Je ne vois personne de qui me méfier en particulier. D’ailleurs je crois rarement mes collègues. Nous travaillons de relaie. Je connais Akane qui à débuter se métier en même temps que moi, j’ai confiance en elle. Hidan et Kitori sont arrivés un peu plus tard. Hedan est le dernier à avoir rejoins l’équipe, il y a environ un an. Mais… je les voie mal tous les deux faire une chose pareil, ils ne sont pas les plus à plaindre. »

Bien qu’Etsuko défendait farouchement ses collègues, Hakai restait persuadé qu’il y avait un lien entre l’arrivée de ces deux hommes et les vols.

[Hakai] « Pourriez-vous me faire visiter les docks ? »

[Etsuko] « Bien sûr, suivez moi. »

Les docks étaient en bons états. La porte était farouchement attachée aux murs et seuls plusieurs hommes auraient pu la détacher, mais cela aurait été remarqué. Hakai regardait attentivement le sol à la recherche de trappe, les murs à la recherche de mécanisme, mais rien de tout cela. Il était persuadé que la seule entrée était cette porte. Après une série de questions qu’Etsuko s’empressa de répondre négativement au grand désespoir des Uchiha, ils étaient convaincus de ne rien en tirer de plus. La seule chose d’utile qu’ils avaient appris était que les vols étaient probablement commit le week-end étant donné qu’Etsuko les remarquaient le Lundi. C’était déjà cela de prit…

[Hakai] « Une dernière chose… Nous allons inspecter tous les soirs les entrepots. Nous aimerions que tous les matins nous vérifiions ensemble les stocks pour vérifier que nous n’avons rien oublié. »

[Etsuko] « Très bien. »

C’est ainsi que tous les soirs, Taka et Hakai passait des nuits blanches à scruter l’obscurité espérant qu’enfin le ou les voleurs ne se montrent. Mais chaque matin c’était le même constat. Aucun vol n’avait été commis.

Alors qu’Hakai essayait de trouver le sommeil dans son lit, une idée lui vint. Si le voleur faisait bel et bien parti de l’équipe de surveillance, il ne bougera plus le temps qu’ils étaient en ville. Etsuko confirma cette hypothése le lendemain alors qu’ils vérifiaient encore les stocks. Décider à ne pas passer à travers leur homme, les deux Uchiha mirent en place un stratagème. Bagage sur le dos, ils se rendirent une dernières fois au dock faire un dernier constat.

[Etsuko] « Rien. »

[Hakai] « Très bien alors se sont les enfants. Nous allons faire notre rapport et nous quittons la ville. Je vous remercie de votre aide. »

Deux heures plus tard, ils quittaient la ville, un sentiment d’amertume aux tripes. Tous deux avaient le sentiment d’avoir perdu leur temps. Peut-être même qui le perdaient également en ce moment. Mais il fallait faire le tout pour le tout.

Une heure plus tard, un curieux vieil homme accompagné d’une blonde pulpeuse franchissaient les barrières du petit village cotie. Ils prirent leurs quartiers dans un petit hôtel au bord de mer. Le vieillard passait ces journées au bar à siroter du whisky tandis que la blonde restait enfermé dans sa chambre. L’homme disait à qui le veut que sa femme avait le mal de mer, mais cela ne l’empêchait pas de boire et de boire encore et toujours…
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MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Dim 9 Jan - 18:20

Les nuits étaient froides et l'air marin n'arrangeait rien aux courbatures d'Hakai. Perché sur le toit d'une maison en ruine, il se camouflait dans l'ombre d'un vieux clochait dont la cloche avait disparu depuis des années. De sa position, l'homme avait une vue imprenable sur l'entrepôt et la rue sur laquelle il jonchait. Des lampadaires éclairaient timidement la rue, à vrai dire, ils ne servaient pas grand-chose. De nombreuses poches d'ombres étaient présentes un peu partout, un homme malveillant n'aurait aucun mal à s'y dissimuler tout comme le faisait l'Uchiha.

Cela faisait plusieurs jours qu'ils étaient revenus en ville dissimulée sous des métamorphoses les unes plus débiles que les autres. L'Uchiha s'était même fait un début de torticolis en imitant toute une journée un vieillard. Il gardait également un mauvais souvenir de cette journée où il n'avait vu qu'une seule fois Taka restait enfermé dans sa chambre à réfléchir probablement. Décidément cette mission prenait un tournent que les Uchiha détestaient. S'ils avaient su que retrouver du poisson volé s'annonçait aussi casse bonbon... Mais comme pour le contredire, un bruit de métal venait raisonner dans la ruelle déserte. Dans l'obscurité la plus total, Hakai discerner deux silhouettes qui immergeaient des égouts. Ainsi donc ils avaient vu juste, les égouts servaient de chemin sûr pour les voleurs, en les empruntant, ils étaient certains de ne tomber sur aucun garde. Taka ne s'était pas mouillé pour rien.

L'Uchiha restait cependant immobile. Ses yeux obscurs prirent une teinte rougeâtre, une bête scrutait sa proie dans la nuit. Il n'attendait qu'une seule chose, que l'un des hommes insère la clef et ouvre la porte. C'était fait, tel un renard bondissant sur un lièvre, Hakai bondissait de son toit. A ce moment, l'obscurité était encore son allié, il flottait dans les airs sans bruit, mais lorsque son corps atterrit sur le sol pierreux, c'est tous les hommes qui se trouvaient devant lui qui prirent peur et s'échappèrent la queue entre les jambes. Un léger sourire se dessinait sur les lèvres de l'Uchiha. Ses yeux rubis étaient braqués sur sa cible qui n'avait encore bougée d'un pouce, paralyser par la peur probablement. En trois foulées l'Uchiha était au contact, sa main empoigna la gorge du type et le claqua contre la surface métallique de l'entrepôt. Il avait resserré ses griffes sur sa proie, il ne lui restait plus qu'à donner le coup de grâce. Avec sa main libre, l'homme commença une série d'incantation qui fit trembler le pauvre gars.

[Kitori] « Ne me tuez pas ! »

Trop tard, la déflagration s'envolait dans les airs à plus de trente mètres du sol et fini par exploser. Une déflagration qui eut sans doute l'effet de réveiller la populace, mais qu'importe, Taka devait le rejoindre au plus vite. L'homme se débattait, sans doute Hakai serrait trop sa gorge, mais s'était pour lui la garantie qu'il ne s'échapperait pas. Taka arrivait, son visage était couvert de sueur et son souffle était court, il ne faisait aucun doute qu'elle avait mis toutes ses tripes dans cette course, mais à présent ses yeux étaient calmes, elle prit quelque seconde pour reprendre une inspiration normale avant de s'approcher. Hakai avait retrouvé son état normal, les yeux de démon qui faisaient si peur à l'homme avait disparu, mais cela ne l'empêchait pas de trembler de tout son corps lorsqu'il aperçut Taka.

[Hakai] « Tu vas nous donner des noms, tout de suite ! »

Les Uchiha aurait cru l'opération beaucoup plus difficile, mais l'homme se mit rapidement à table. Un nom venait intéresser tout particulièrement les shinobis : Hedan. C'était avec Kitori l'homme chargeait de surveiller les docks et que Taka et Hakai n'avait que brièvement croisé. Ils savaient à présent pourquoi l'homme mettait tous ces vols sur le dos des enfants... Hakai balança en arrière le corps de l'homme qui s'écroula misérablement sur le sol.

[Hakai] « Debout on vous conduit au poste. »

Ils passèrent la nuit au poste, posant toujours les mêmes questions à leurs prisonniers. Celui-ci terrifié à l'idée d'être passé à tabac, balança tous ses complices qu'il s'empressa à écrire sur une liste. Hakai ne connaissait aucun de ces types, mais le maire prendrait les choses en main. Ils avaient trouvé les coupables, en avaient livré une partie aux forces de l'ordre, leur mission était terminée. Le lendemain, liste ne main, il se dirigeait vers la mairie. Curieusement, cela ne les dérangeait pas d'attendre cette fois-ci. Lorsque vint leur tour, c'est dans une ambiance beaucoup plus décontractée qu'Hakai donna la liste au maire.

[Maire] « Ma ville vous remercie pour l'acharnement que vous avez mis à la tâche. J'enverrais un rapport au Daimyo pour savoir s'il compte prendre des mesures contre les coupables. »

[Hakai] « Ce n'est rien... Je vous prie de nous excuser pour les petits accidents et nous allons vous quitter. »

Les deux amis étaient à l'hôtel préparant leur sac chacun dans leur coin. Aucun mot ne venait troubler le calme de cet instant, mais on pouvait lire la satisfaction sur leurs visages. Le sentiment du devoir accompli était bien là, inscrit sur les petites rides elles-même causaient par la fatigue. Mais pour Hakai c'était différent, il avait sauvé les plus démunies d'une nouvelle injustice et cela n'avait pas de prix.

[Mission Terminée (Rp de retour à Konoha à venir)]
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MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   Sam 29 Jan - 15:57



    Hakai : +140 XP # +30 XP - Mission # +2 Réputation
    Taka :
    +180 XP # +30 XP - Mission # +2 Réputation

    Konoha :
    +300 Ryos # +3 Prestige






Ai Sekigan : +10 XP




Va falloir commencer à faire des missions un petit peu plus ... périlleuses, les gars konoha
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MessageSujet: Re: | CK006 | Du poisson...   

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