Partagez | 
 

 | CK002 | Plein les poches

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2

MessageSujet: | CK002 | Plein les poches   Ven 25 Juin - 22:04

Rappel du premier message :

[N'hésitez pas à intercaler vos remarques au milieu du discours... Je suis pas à un mot près.]

Elle était allongée dans l'herbe à l'ombre des arbres, loin de la population, de chez elle... de tout. Un calme éternel emplissait comme toujours cet espace confiné au fin fond de la forêt, un endroit où elle se rendait habituellement seule mais que certains proches, si peux nombreux soient-ils, connaissaient. Elle laissait trainer sa main dans le petit ruisseau d'eau fraiche, regardait s'agiter l'eau de la petite marre. De temps à autre, le vent venait délicatement agiter les quelques plantes présentes, ses cheveux, ses vêtements et à l'occasion, il faisait vibrer les quelques feuilles de papier posées au creux de la chemise qui avait élu domicile sur ses cuisses.

Les yeux de la jeune fille parcouraient les quelques lignes du rapport qui se présentait à elle. Elle lisait par ci par là, non sans grand intérêt mais plutôt parce qu'elle affectionnait de moins en moins cette paperasse quasi inutile. Pourquoi « pas totalement » ? Simplement parce qu'elle avait au moins le mérite de lui donner les noms des éléments qu'elle aurait à diriger sur le terrain. Il y avait là trois jeunes personnes qui avait besoin d'un leader le temps d'une mission. Apparemment, il s'agissait d'une équipe déjà formée depuis un moment, le plus intéressant restait quand même... le nom de leur chef habituel.

Taka –
Uchiha... Kenji.

Elle ne savait que trop penser de ces choses là, le hasard ne faisait sans doute pas bien les choses. Y verrait-il une désagréable surprise? Est-ce que Kenji était du genre à l'accuser de lui piquer son travail? Son orgueil l'emporterait-il sur sa pensée tandis qu'il exprimerait une fictive volonté de faire mieux que lui de la part de la jeune fille? Ces questions là n'étaient sans doute que des films qu'elle se faisait, mais elle semblait tout de même ne pas écarter les hypothèses les plus farfelues, simplement parce qu'elle avait longtemps eu tendance à tout remettre en doute. La jeune femme soupira, décollant finalement ses yeux et repassant quelques souvenirs. Il y avait dans son esprit l'image de la falaise du village, une fillette en face d'elle à qui elle enseignait le Henge. Jusqu'à ce jour, elle en avait même oublié l'existence et le prénom, pourtant l'avoir lu sur l'une des fiches avait réveillé d'anciens décors.

Taka demeurait assise, un peu ailleurs, le dos collé à un rocher qui servait à la base de décoration pour le jardin... Elle perdit son regard au loin, le plus loin possible entre les feuilles, oubliant presque la barrière qu'elles représentaient entre elle et le ciel. Les secondes se transformèrent en minutes pour finalement devenir des heures... elle resta là pendant des heures, jusqu'au soir, s'isolant et se concentrant déjà sur son départ que le passage au lendemain annonçait.


****************

Le soleil n'avait pas encore déposé ses rayons sur le village, masqué par les montagnes entourant la zone. Elle était déjà prête depuis quelques minutes. Ses pas la guidèrent jusqu'à son bureau où sa convocation était posée. Ses doigts la saisirent tandis qu'elle portait son autre main à sa ceinture, vérifiant que ses gants soient bien accrochés, puis la jeune femme se tourna vers la sortie. La porte s'ouvrit, laissant la fraîcheur entrer l'espace d'un instant avant de venir masquer la vue du dos de la kunoichi.

Ses premiers pas lui firent quitter le jardin de la maison, puis elle sortit du quartier... Suivant les indication de la petite missive, elle se retrouva rapidement face à un imposant bâtiment d'architecture on ne peut plus classique. Quelque part, elle avait l'impression de voir son propre domicile en plus monumental, avec une sorte d'effet de seigneurie... comme si les lieux avaient appartenu à une noblesse ou une haute bourgeoisie, peut-être même les deux. Elle pénétra dans les jardins où une rivière se dessinait et où des statues faisaient office d'éclairage. Ses pieds bâtirent la terre du petit chemin qu'elle parcourait jusqu'à ce qu'elle arrive à l'entrée. Visiblement, elle était la première. A en croire son courrier, tous les membres mis sur le coup devaient être présents. Ainsi donc, l'on ignorerait le principe de hiérarchie, du moins pour les informations de base. Peut-être n'était-ce pas un mal.

La Chuunin pénétra dans la bâtisse, débarquant immédiatement dans une très grande salle peu meublée dont la taille exagérée à son goût la faisait se sentir bien petite. Seule impression notable... elle était dans un château... en tout cas c'était comme si. Au centre de la pièce, une table basse s'apprêtait à accueillir quatre personnes en plus de la propriétaires des lieux. Vêtue d'un kimono blanc, elle semblait déjà patienter depuis un certain temps. A cet instant, Taka remarqua que la pièce était emplie de l'odeur du thé qu'elle dégustait. Répondant favorablement à l'appel de Kiyoke, elle s'installa, prenant la place qui la mettrait directement en face de son interlocutrice. Les deux femmes se regardèrent, plongeant mutuellement leurs sombres yeux dans ceux de la personne qui leur faisait face. Un long silence servit d'unique discussion tandis que l'on attendait que tous les intéressés soient là. La ponctualité était de mise chez les ninjas, aussi, la patience de chacun n'eut franchement le temps de s'exprimer.

L'introduction fut très brève et l'on rentra rapidement le sujet. Evidemment, pour chaque petite personne s'offrant le rôle de commanditaire, la mission était cruciale... plus importante que la vie de chacun. Taka n'aimait pas franchement ce genre de comportement, particulièrement lorsque cela venait d'une femme de la sorte. La bouge pincée, le chignon bien fait, le kimono d'un blanc éclatant... et une vieille peau amorphe l'habitant, pourtant... elle n'avait que quarante ans (une de plus). Quoi qu'il en fut, il était cette fois-ci compréhensible qu'on la dépêche d'aussi bonne heure. Le temps était un ennemi pour cette mission là et si des complications étaient à venir, c'était principalement à cause de lui. Autre point important... il fallait faire preuve de discrétion... Taka fronça légèrement les sourcils et observa chacun des membres présents. Quatre... ils étaient quatre... Elle aurait préféré une équipe de trois, un binôme voire même être seule. Le transport d'un aussi petit colis ne requérait pas autant de personnes, particulièrement lorsque la discrétion était de mise. Les solutions semblaient limitées.

Après quelques minutes d'entretien, on libéra la petite équipe qui quitta les lieux. Une fois assez loin de la demeure de Kiyoke, Taka se retourna vers les trois Genin. Elle leur destina un petit sourire avant d'entamer les présentations, de sa calme et douce voix.

Taka –
Et bien... D'abord bonjour à tous les trois. Je n'ai pas eu l'occasion de vous saluer avant, d'autant que je n'aimais pas trop cette Kiyoke. Elle afficha une moue. Comme on a du vous le dire, je m'appelle Taka, je suis la Chuunin qui sera chargée de vous accompagner pendant cette mission, en remplacement de votre professeur habituel. Je crois connaître l'une d'entre vous, elle adressa un signe de tête à Ying, bien que ça fasse longtemps que ne l'ai revue. Passons... Elle haussa les épaules tout en faisant un petit tour d'horizon. Le temps nous est pas mal compté, aussi, vous vous présenterez en détail pendant le voyage. J'ai déjà pris connaissance de vos prénoms, mais si je les écorche ou si je me manque, n'hésitez pas à me corriger.

Elle posa les mains sur ses hanches, l'air pensive. Avant de mettre le paquet sous les yeux de la petite équipe.

Taka – Pour ce qui est de la mission en elle même.. Nous nous retrouverons aux portes d'ici une heure, une heure et demie grand maximum. Pour l'instant, je garde le paquet, nous déciderons plus tard de qui aura le vrai en sa possession... Pourquoi le vrai? Observez le bien, pesez le bien... parce que lorsque vous irez chercher vos affaires, il faudra arriver à en confectionner de semblables afin que chacun de nous aient un colis. Sur ce point, je ne vous laisse pas le choix, vous n'aurez qu'à le prendre comme une consigne ou un ordre. Elle marqua un petit temps afin de souligner ses dires. Maintenant, quelqu'un a t-il une idée pour que l'on puisse tromper les éventuels désireux?

Elle fit un nouveau tour du groupe avec les yeux, attendant la participation de chacun.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

~ Registre des missions ~
D:0/0 | C:2/0 | B:0/1 | A:0/0

~ Assassinats ~
Aucun

AuteurMessage
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Sam 15 Jan - 19:21

Evidemment, pour couronner le tout, je m'étais levé le dernier. Un rapide passage à la salle de bain m'avait permis de me laver de mes rêves et de me reconnecter avec le réalité. Je me restaure assez rapidement, en rassemblant mes affaires, et je retourne me cramponner à Ying. En repensant aux évènements de la veille, je me dis qu'elle n'a pas été des meilleures, et Taka-senseï a bien fait de lui faire remarquer. Ce sont les genres d'erreurs qui peuvent nous faire tomber, mais ce sont également elles qui nous permettent de ne plus les faire.

En sortant de la bâtisse où nous avons passé la nuit, je sens l'air frais du matin sur mon visage. Je m'emmitoufle comme je peux dans mon Haori. Bientôt la fraîcheur laissera place au dur soleil de Konoha, intrépide, chaud, et sec. C'est un des rares moment d'humidité de la journée. Je me demande comment cela va être le climat à Kiri. Le pays de l'eau, la logique voudrait qu'il y en ait, de l'eau, un peu partout. Sur une carte, c'est un archipel, on doit donc y trouver un climat océanique. Frais, humide. Propice aux cultures du riz. Ils doivent donc normalement être bon dans sa culture. Peut-être que je pourrais en ramener?

Et les gens, le culture, la cuisine y est-elle la même qu'au pays du Feu. Non plus. Tant de choses à découvrir, et pourtant j'en verrai si peu. Normal, je ne vois rien. Une petite boutade spirituelle pour commencer la journée. Espérons qu'elle ne s'équilibrera par un petit combat meurtrier. D'abord, je ne suis pas assez fort, ensuite, l'équipe n'est pas assez soudée à mon goût. Il faudrait encore quelques jours, mais ce n'est pas moi le chef, c'est Taka-senseï. C'est donc elle qui décidera, mais elle pourrait tout de même faire des efforts pour essayer de rassembler l'équipe.
Et elle en a sans doute fait. L'attitude de Ying n'est pas logique, bien qu'elle même ne le soit peu, mais je trouve qu'elle est trop vite passée sur la remarque que Taka-senseï lui a faite hier. Il s'est surement passé quelque chose cette nuit, peut-être qu'en fait elle s'est excusée. Allez-savoir. J'espère ne jamais avoir à gérer une équipe, trop de facteurs. Une chance sur deux pour que ce soit épique de la souder.

On reprend vite le chemin de Tashima. Je sens peu de monde sur la route, mais la flore et la faune au bord des routes n'est pas la même que celle qui entoure Konoha, aussi j'ai de plus en plus à distinguer ce qui m'entoure. Je les sens, les devine à cause de leur aura et l'énergie qu'elles dégagent, mais je ne suis pas en mesure de différencier une aura masquée d'un animal que je ne connais pas. C'est la première fois que je sors du village, et je vois le danger partout. J'ai même du mal à ma détendre, et également du mal à savoir si c'est un avantage ou un inconvénient. Cette épée de Damoclès en permanence au dessus de ma tête me fait rester en permanence sur mes gardes, mais du coup, n'en ai-je pas l'air plus suspect. C'est Azumi qui vient abaisser mes méfiances.

[Azumi] - Alors, tu ne nous as toujours pas dis si tu étais réellement aveugle. Vois-tu en dessous de ton bandeau ou non ?

C'est une bonne question. Légitime. Et la réponse entraînera une autre question, celle de savoir pourquoi j'ai mis un bandeau et décidé de me passer de ma vue. Pour Fen. Et sinon, la raison officielle : mes sens. Je crois que je vais leur faire part des deux. C'est mon équipe, une confiance dans les relations entraînera une confiance sur le terrain.

[Jin'] - Non. L'absence de vue décuple mes autres sens, et me permet de "sentir" les choses, au sens spirituel. Mais je le porte aussi par...Je ma gratte la nuque, cherchant les mots adéquats. Il y en a bien un, mais il n'est pas à mon goût. Tant pis. Solidarité pour un ami, réellement aveugle.

Voilà une question élucidée. Reste la mienne, que je vais poser à Taka-senseï, vu que c'est elle qui est censée avoir le plus d'expérience.

[Jin'] - Taka-senseï, quelle aptitude dois-je adopter? C'est la première fois que je sors du village, et je suis constamment sur mes gardes, mais ça nuit à mon personnage, non? Mais d'un autre côté, si je ne le suis pas et qu'il arrive quelque chose, je ne serais pas prêt, et je n'arrive pas à trouver de compromis entre ces deux états.

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Dim 16 Jan - 16:37

Un matin frais, quelque peu humide, une route pavée où le trafic était réduit.

Le petit quatuor avançait selon le schéma de la veille. Rien ne semblait les menacer, rien ne venait perturber leur avancée. En fait, le seul point qui aurait pu s’avérer être un écueil avait été balayé la veille. La veille…

Combien, sur ces quatre-là, pensaient encore à la soirée précédente ? La Chuunin laissa balader ses yeux sur le petit groupe, les arrachant paysage dont le changement se faisait progressivement. Ces trois-là ne constituaient pas encore une équipe… Ou alors, n’en constituaient plus une. Elle n’avait aucun moyen de savoir de quel cas il s’agissait cependant, elle sentait que rien ne les liaient. Etait-ce vraiment le cas ? Là encore, il n’était pas possible de le deviner et poser la question ouvertement n’était pas la meilleure façon d’aborder le sujet.

Sa tête pivota pour la ramener dans son axe premier, laissant l’équipe neuf derrière pour ramener ses pensées au premier plan. Peut-être avaient-ils besoin de découvrir des choses ensemble. L’expérience commune avait, dans le parcours de la kunoichi, créé beaucoup de choses ; sans doute trop. Et bien que des regrets se fussent immiscés dans un tas de bons souvenirs, elle ne pouvait se résoudre à repenser ces instants en gardant sa tristesse au premier plan. Un petit sourire nostalgique vint habiller son visage tandis que son regard se jetait discrètement sur le côté où Azumi semblait ralentir le pas.

- Alors, tu ne nous as toujours pas dit si tu étais réellement aveugle. Vois-tu en dessous de ton bandeau ?

Elle retint un soupir. Pas une équipe…

La Chuunin tendit l’oreille pour écouter l’intervention du Hyuuga. Il pesait ses mots, répondait de façon claire et concise. Dès la veille, il avait fait part, volontairement ou non, de cette caractéristique qui le définissait. Probablement le futur cerveau du groupe.

Sans même se retourner, Taka prit la parole à son attention. La question qu’il posait méritait d’être traitée.


- Être constamment sur ses gardes est la règle de base de notre activité. Essaie simplement de ne pas tomber dans la paranoïa. Ce compromis que tu cherches, il viendra avec le temps. A force de côtoyer ce genre de situations tu sauras les gérer. Pour l’instant, tout ce qu’il faut apprendre, c’est ne pas se trahir avec des attitudes parasites.

Un trop plein de stoïcisme, un geste nerveux, une mimique… Dans certains cas, la moindre action ou non action peut être interprétée. C’est dans la continuité de ce que je disais hier.


Elle se retourna un instant pour leur autoriser un petit sourire.


- Pour ce qui est de ton personnage, je ne vois pas d’erreur majeure. Etre aveugle est un très mauvais handicap. En terre inconnue, prendre ses repères est déjà difficile et même si tes autres sens sont d’une acuité remarquable, il est toujours plus simple d’avoir un visuel des choses. Enfin, ce n’est que mon avis.

J’avais un ami, avant. Lui aussi était passé par ce genre d’entraînement. Pour certains, c’est une très bonne aide pour développer ce sens spirituel dont tu parles. Cette capacité en a d’ailleurs fait un bien meilleur combattant que beaucoup d’autres.


Elle fit quelques pas supplémentaires sans ne rien ajouter, puis reprit finalement la parole

- Pressons un peu le pas. Nous nous arrêterons d’ici trois heures, peut-être quatre. Je ne veux pas arriver en retard ; rater le bateau signifierait devoir rester en alerte quelques jour de plus.

Sans attendre le consentement de quiconque, elle augmenta sensiblement l’allure de sa marche. Un geste insignifiant comme ça mais qui à terme leur ferait gagner un temps précieux, en plus de se ressentir musculairement. C’est d’ailleurs sur ce rythme que, bien des heures plus tard, ils arrivèrent au sommet d’une petite colline donnant sur l’océan.

En contrebas, au bout du chemin qui coupait entre deux reliefs, un petit port se dessinait au contact de l’eau. Une clameur s’élevait de la ville, symbole de son activité florissante. De temps à autres, quelques coups de vents venaient soulever les embruns de la mer pour les porter jusqu’au visage des habitants. Taka s’immobilisa, ouvrit les bras en grand et inspira profondément.

- L’air ne trahit jamais… J’envie les Inuzuka. Ils auraient su bien plus tôt que nous étions proches du rivage. Ses bras retombèrent le long de son corps puis elle se retourna vers le reste de l’équipe. Voici Tashima… Dépêchons nous d’y entrer. Par contre, prenez garde une fois dedans. Comme tout espace urbain, les contacts se font plus fréquents et moins discernables. Alors gare à vos poches.

Sur ces quelques mots, elle se remit en route en direction de la cité.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

~ Registre des missions ~
D:0/0 | C:2/0 | B:0/1 | A:0/0

~ Assassinats ~
Aucun

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Dim 20 Fév - 19:00

Ils marchaient toujours sur le sentier de terre battue qui commençait à s'éterniser sérieusement. Cela faisait des heures qu'ils parcouraient le pays du feu sans toutefois atteindre l'océan. Bien que son odeur était présente depuis près de quatre kilomètres, il n'osait se montrait le bout du nez. Azumi ressentait au fond elle un intense sentiment d'anxiété. La jeune fille ne savait point à quoi ressemblait l'étendue bleue. Elle l'avait bien évidemment vu en illustration dans les livres de la bibliothèque, mais quelqu'un lui avait dit que ces images n'étaient rien comparées à la réalité. L'océan était un être à part entière, disait-on. Il soufflait, bougeait, mangeait. C'était une chose tout simplement merveilleuse. La Kunoichi était impatiente de le voir.

Jin' répondit affirmativement à sa question. Il voyait sous son bandeau, ce qui était bien étrange, doit-on avouer, puisque cela ne faisait que l'handicaper. Il est bien vrai que l'absence de vue décuplait les autres sens, mais pourquoi se priver d'un tel cadeau ? La vue était d'ailleurs le sens que les êtres humains chérissaient le plus. Azumi ne pouvait envisager vivre sans ses yeux. Le monde était si merveilleux, si beau, si grand. Elle ne pouvait manquer un tel spectacle.

La jeune fille laissa ses deux compères discuter. De son côté, Azumi en profita pour admirer la faune qui, sans prévenir, changeait peu à peu. Celle-ci semblait légèrement plus exotique et Azumi put en reconnaitre quelques fleurs qu'elle avait repérées dans un livre de médecine. Elle était donc entourée de fleurs ayant des propriétés médicinales extraordinaires et l'envie de s'enivrer de leurs odeurs était à son paroxysme. Toutefois, elle du se résigner et suivre ses coéquipiers sans s'arrêter. Il ne fallait pas être en retard. Taka leur conseilla d'accélérer l'allure. C'est ce qu'ils firent.

Quelques heures plus tard, le petit groupe arriva au sommet d'une colline. En contrebas, Azumi put voir une substance d'un bleu cristallin scintiller sous un rayon de soleil qui s'était maladroitement infiltré parmi cette pelote de cotons blancs qui servait de nuage. La vue était tout simplement magnifique. On pouvait entendre les vagues se fracasser contre les rocher et un vent agréablement doux soufflait dans leurs cheveux, leur faisant faire une danse rocambolesque.

Taka leur demanda de faire attention à leurs poches, sans doute parce que les voleurs étaient bien plus présents qu'à Konoha. Ils descendirent la colline vers le village au loin qui descendait jusqu'à la mer. Un quai embarquait sur les vagues en mouvement et on pouvait voir des bateaux fait en bois flotter au rythme de l'océan. Aucun portail ne séparait le chemin du village, contrairement au village caché de la feuille où d'immenses remparts entouraient la cité. Aucun garde. Les voyageurs étaient libres d'entrer et de sortir comme ils le sentaient. Azumi n'avait jamais rien de connu de tel.


Les rues sentaient le poisson. Ça sentait très mauvais, mais la jeune fille s'y habitua très rapidement. Le petit groupe garda le silence pour éviter d'éveiller les soupçons. Chaque membre se devait de bien jouer son rôle et jusqu'à présent, tous s'étaient bien débrouillés. L'équipe neuf put voir au loin le port et ses bateaux se rapprocher et avant d'avoir pu le dire, ils étaient déjà face à l'homme qui s'occupait des embarcations.

Azumi préféra laisser Taka se débrouiller avec lui, puisque c'était la plus âgée du groupe et qu'il serait étrange qu'une jeune fille de neuf ans prenne les devants. Les trois enfants restèrent en retrait. Puis, lorsque tout fut prêt, ils purent embarquer dans le bateau qui leur était réservé. Une planche en bois séparait le quai du bateau. En bas, l'eau semblait pénétrer dans un trou invisible. Un bruit de succion emplissait la place. Azumi monta sur la planche et traversa rapidement. Elle n'aimerait pas tomber à l'eau et être attirée dans ce trou, aussi petit soit-il.

Une fois sur le bateau, la Kunoichi inspecta les lieux attentivement. Deux immenses voiles permettaient à leur voiture flottante de se mouvoir sur l'océan. Heureusement que le vent permettrait d'avancer à une vitesse convenable. L'espace était suffisante pour permettre à une centaine de personnes de s'y mouvoir. C'était un bien beau bateau et, malgré une crainte habillement camouflée, Azumi était impatiente de partir en mer.

Le petit groupe prit place sur un petit banc et attendirent calmement que le départ soit annoncé. Bien vite, un homme s'écria.

Homme - Levez l'ancre ! Nous partons.

Quelques minutes plus tard, Azumi sentit le bateau se soulever légèrement plus haut qu'à l'habitude. L'ancre fut hissé sur le pont ainsi que les voiles. Le bateau tourna lentement vers la gauche, puis prit de la vitesse en s'enfonçant vers l'infinie.
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Mar 5 Avr - 21:52

Taka-senseï répond comme elle peut à ma question. Mais elle me met en garde contre la paranoïa, est c'est en ça que se trouve le compromis. Il ne faut pas que cela devienne chronique, mais que ça reste naturel, sans pour autant être discernable. Beaucoup de facteurs.... sur ce point, elle a raison, cela viendra avec le temps, et l'expérience. Je manque des deux, donc je vais continuer de faire comme j'ai commencé, en jouant mon rôle, quitte à abaisser un peu trop ma garde. À long terme, cela ne peut pas me nuire, puisque nous ne sommes pas censés être shinobi. Mais quel est le personnage que je joue. Un aveugle ingénu, naïf, ou quelqu'un qui se sent par un monde qu'il ne voit pas. Je vais prendre la deuxième. Un aveugle à toutes les raisons du monde d'être sur ses gardes. Au pire, je passerai pour un garçon un peu plus mature que la moyenne.

Elle continue de me conseiller, sur mon bandeau. Elle a connu un cas similaire, en tout point au mien. Si ce n'est la raison pour laquelle il s'est ôté la vue. Je ne dis pas que je ne fais pas ça pour augmenter ma sensibilité, au contraire, mais la raison de départ, c'est le handicap de Fen et le désir de se mettre sur un pied d'égalité devant la formation qui nous attendait. Ce qui me permet d'ailleurs d'être à l'aise maintenant, « et meilleur combattant plus tard »... Enfin on l'espère.
Taka-senseï met un terme à la discussion, elle ne veut pas manquer le navire. Je n'en ai jamais vu, tant pis, ce n'est pas non plus durant cette mission que j'en verrai un. Par contre, je vais monter, et voguer sur la mer, et ça, c'est une sensation qui n'a peut-être pas besoin de la vue. Elle marche un peu plus rapidement, mais je suis. Étonnamment, je ne m'entraîne pas tant que ça et j'arrive à tenir le rythme. Soit je suis en plus grande forme que je pensai, soit c'est Taka-senseï qui nous ménage derrière ses aires de dur à cuir.

On arrive à un moment, ou l'atmosphère. L'air ambiant sent le sel, avec une once très légère de poisson, tout en étant humide et frais. Au loin, on entend un chuchotement, en continue, un peu comme une scierie. Genjutsu? Mes coéquipières continuent de marcher, et je sens bien leur présence, même le parfum de Taka, ce que l'adversaire ne peut pas connaître... ce n'est donc pas un genjutsu, alors c'est une caractéristique climatique du pays.
Elles se sont arrêtées, et pour être sur que je ne suis pas victime d'une illusion, je pose la main sur l'épaule d'Azumi. Elle chauffe, à cause de la marche, et maintenant qu'on est arrêté, je sens mes cuisses, comme après avoir fait un effort. Le rythme était donc bien soutenu. Mais je sens également son pouls... ce qui me dissuade de la théorie de l'illusion, c'est Taka qui se met à parler.

[Taka] – L’air ne trahit jamais… J’envie les Inuzuka. Ils auraient su bien plus tôt que nous étions proches du rivage. Voici Tashima… Dépêchons nous d’y entrer. Par contre, prenez garde une fois dedans. Comme tout espace urbain, les contacts se font plus fréquents et moins discernables. Alors gare à vos poches

Le rivage... c'est donc l'atmosphère océanique qui est en train de ma caresser la visage. Les gens se font faire les poches car ils sont distraits par une action, ou un spectacle qu'ils sont en train de voir. Ils sont distraits par la vue, or je ne l'ai pas, donc théoriquement, je suis apte à déceler un main essayant de ma voler. Mais je suis également bien placé pour savoir qu'une odeur ou qu'un bruit peut également distraire une personne. Seulement, dans la foule, l'absence d'informations collectées par la vue m'avantage, c'est autant d'information que mon cerveau n'a pas besoin de traiter, et il accorde donc plus de place aux autres sens, et donc celui du toucher. Si on réussi à me faire les poches, je vais l'avoir très mauvaise.

À tel point que lorsque nous traversons le village portuaire, je suis concentré, à la fois pour essayer de ne pas en avoir l'air (ce n'est pas difficile, il suffit de baisser la tête en me cramponnant à Ying qui me guide) et en me concentrant sur tous les récepteurs sensitifs de mon corps. J'ai mis mon sac devant, entre moi et Ying, ma tête et la main qui me rattache à Ying par dessus, ce qui ne laisse pas trop de place pour un membre qui voudrait s'incruster, quel qu'il soit. La seule chose qui me dérange, c'est que je dois en plus faire des efforts considérables pour faire abstraction de l'odeur de poisson (pas très frais) omniprésente, et beaucoup trop intense. Je me dis que c'est une odeur comme les autres, pas plus mauvaise, mais ça gêne. Et au fur et à mesure qu'on avançais, l'odeur devenait de plus présente, mais elle n'était pas seule. La présence de l'océan se faisait également plus présent, et ce par le biais du bruit des vagues, que j'avais pris pour un bourdonnement. Le bruit, à un moment donné, se fait plus net, et l'odeur se complexifie entre celle désagréable, et celle de qu'on appelle embrun.

On s'arrête, Taka négocie, et je comprends qu'on doit monter à bord. Je mets le pied sur une planche, et j'arrive vite à capter sa taille et sa direction. Mais pour éviter d'éveiller les soupçon, je demande à Ying de venir m'aider, et je monde sur le bateau. C'est une sensation bizarre, j'ai les pieds sur du solide, et pourtant je ne me sens pas aussi sur que sur terre. Ça bouge même un peu, et je mets quelques minutes à m'habituer pour trouver l'équilibre. Ying s'en aperçoit et m'assois sur un banc. L'équipe me rejoint. Puis un ordre est crié, intelligible, et la bateau se met en branle, mais pas comme une charrette. Il avance au grès des vagues... c'est doux, avec quelques accoups, et il tangue, aussi.

Mes coéquipières quittent le banc, pour aller voir, sans doute, la totalité du bateau. Je me lèvre, sans pour autant me déplacer, et trouve mon équilibre en quelques minutes. J'arrive à identifier Azumi, et je m'approche d'elle. Nous somme sur un bord du bateau, je le sais car je sens le vent de côté.

[Jin'] – Qu'est-ce que tu vois?

Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Mar 10 Mai - 13:11

La réponse qui sortit était quelque chose de très grand, de très vaste, et pourquoi pas d'infini. Taka vient nous voir, elle s'était renseignée, et on en avait pour tout au plus, une journée en bateau... c'est la que Ying demande si le « gros truc noir droit devant » était au programme. Un homme, qui devait sans doute être un marin, passa à côté de nous, en nous disant qu'on devrait, ou, au minimum moi, s'abriter (les autres pouvaient éventuellement être utiles en cas de tempête). De temps en temps, il y avait une tempête qui secouait le pays du feu. Enfin, c'était un violent orage, le terme tempête s'emploie pour la vitesse extraordinaire du vent, et le déchaînement des éléments. Une vague transposition d'un orage de Konoha sur une étendue d'eau, non solide, donne une idée assez précise, pour ne pas dire terrifiante, ce qui va nous attendre. Les marins s'activent, mais pas de façon désordonnée. Ils n'ont pas peur, ce qui veut dire qu'ils sont coutumier de ce genre d'accidents climatiques. Dans un livre, il est écrit que la pays de l'eau a toujours été une nation presquqe impossible à envahir, en raison, non seulement de la multitude de petites îles qu'il faut occuper, mais également des conditions de navigations exécrables pour y arriver.

Pour une fois, Ying, fidèle à son poste, me met à l'abri dans ce que je pense être la cale du bateau, puisque nous avons descendu des marches. Elle me pose contre une paroi arrondie et humide (la coque?) pour remonter. Contre toute attente, la tempête, qui semblait assez loin, selon la description de Ying, arrive en une dizaine de minutes. Je le sais, car j'entends le bruit des vagues se heurtant contre le coque, le bateau se met à tanguer dangereusement, et bientôt, le bruit de la pluie et du vent raisonne dans la cale. Fléchir les genoux m'empêchent de tomber, et je prends ça comme un passe-temps : essayer de tenir debout. Alors que je m'y emploie, je met un pied dans une flaque, qui ne se trouvait pas là avant... le bateau prend l'eau. Un peu. Pas assez pour que ce soit signifiant, et les cales sont souvent mouillées, avec un fond d'eau (un autre livre...). Comme je suis seul, je tâtonne mon sac : le paquet s'y trouve toujours. Les vagues sont de plus en violentes, et ça devient herculéen d'essayer de rester debout, alors je m'assoie. Ne sachant pas ce que je transporte, et n'ayant aucun indice sur sa fragilité, autant le stabiliser, sur moi, au sec. Si mon kimono commence à prendre l'eau, tant pis.

En haut, depuis quelques minutes, dans le brouhaha provoqué par l'océan en furie, on distingue clairement les cris des marins, hurlant leurs ordres ou leur rapport. Absolument tout est en furie : le vent, l'océan, la pluie, le bateau, l'équipage. Sauf peut-être moi. Ont-ils besoin d'aide là haut? Petit dilemme : Shizaké m'en a parlé, une fois. La mission est-elle plus important que la survie de l'équipe, et on ne m'a jamais donnée de solution. Elle, m'a dit que je devais être assez intelligent pour orienter mon choix en fonction des conditions, alors faisons ça. Depuis le début de la mission, je me fais passer pour un aveugle, qui va se faire soigner au pays de l'eau, escorté par une équipe de Konoha; apparemment, jusque là, la couverture à tenue bon. Si je sors pour aller aider, cela implique de faire tomber mon masque, et donc nuit à la mission.
Si je sors « sur le pont », que puis-je faire? Je suis moins fort que la plupart des marins, ce qui implique que je ne vais pas pouvoir servir, ou tout au plus à écoper. Donc on a deux choix : sortir, risquer de mettre en échec la mission, et ne pas faire avancer la situation, ou rester ici, en sauvegardant nos couvertures respectives (parce que si je sors, celle de mes coéquipières tombe aussi), et en ne faisant rien avancer. Pour cette fois, c'est tout vu : je reste ici et j'attends sagement qu'on vienne me chercher. Par contre, si on coule, je sors avec le Waza et rejoins l'île la plus proche. C'est un bon compromis, pour cette fois, c'était assez facile. De même, la réponse à la question initiale m'avait déjà été donnée sans que je m'en sois aperçu : la réponse dépend de chaque situation.

Le tangage se fait de moins en moins violent, et c'est ce qui me réveille... étonnant : j'ai réussi à m'endormir en pleine tempête, bercée par le dieu de la mer. Je tâtonne : le paquet est toujours là.. Nous sortons de la tempête, ou bien c'est elle qui ne nous attend pas pour se déplacer. Les cris s'arrêtent, remplacés par des voies qui tiennent plus du rapport, que du coup, je ne cerne plus, le bruit de la pluie sur le point se fait moins dense, les vagues déferlantes sont remplacés par des clapotis. En quelques minutes, de même que pour son arrivée, la tempête est passée, et bientôt, c'est le calme. « Le calme après la tempête », qui est une expression idiote au premier abord, mais qui illustre l'équilibre de monde.
Ying, qui ne sort plus de son rôle suite à la remontrance de Taka, vient me chercher pour me sortir de mon trou. Dehors, le soleil se fait sentir sur mon visage, la mer est lisse, le bateau ne bouge presque pas. L'odeur du sel, de l'embrun, et du bois mouillé. La tempête a effectivement été aussi rude que rapide.

Homme – C'est sur cette île là, bas, que nous allons accoster.

Taka acquiesce, et Ying demande laquelle. J'en déduis qu'il y a plusieurs îles à l'horizon, mais ne prend pas le risque de demander si c'est sur celle là que se trouve la village caché de la pluie. Si la couverture a tenue à la tempête, autant qu'elle tienne également devant quelques petits imprévus.
On change de cap... je le sais, car je nous sent légèrement tourné, et le vent, qui venait avant de face, arrive sur tribord (côté droit du navire quand on regarde devant – déduction des discussions et ordres des marins autour de moi). Après quelques heures passé à ne rien faire, des voies, n'émanant pas du bateau, se font entendre, puis mes bruits habituels de la civilisation, puis des gréements : nous arrivons dans un bord, plutôt important, si je me base sur la complexité des sons. Une secousse se fait ressentir, et un marin à côté de moi envoie quelque chose par dessus de la bastingage. Une amarre, héhé. Une plaque en bois tombe, et heurte la terre, Ying s'empresse de me guider sur la terre ferme. Elle n'a pas du apprécier la mer, alors que moi, j'y ai trouvé quelque chose de magique. Mais j'ai oublié un petit élément, auquel mon bandeau m'a partiellement immunisé : le mal de mer, qui est provoqué par le tangage : une discordance entre la vue et l'ouïe, le cerveau n'est pas habitué à ce que ça tangue comme ça. Je n'avais pas la vue, et l'ouïe ne m'a pas enfoncé, je n'ai même pas eu le temps d'y penser.

Taka arrive derrière moi, et s'étire, également contente de se retrouver sur la terre ferme. Le capitaine la remercie, elle et les deux autres, puis nous souhaite bonne chance pour la suite. Elle a du faire des exploits dans la tempête, quand on sait de quoi sont capables les Uchiha. J'attends que nous ayons avancés un peu plus dans la ville, ou le village portuaire, pour éviter les oreilles indiscrètes.

[Jin] – Où sommes nous? Et que faisons nous maintenant?
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Mar 10 Mai - 20:06

Selon la réponse de Taka, nous ne sommes pas encore arrivés au village caché. Elle nous explique cela : le village caché de l'eau est situé sur l'île principale de archipel qu'est le pays de l'eau. À l'heure actuelle, nous ne somme que sur une des îles périphériques. Aussi, il va nous falloir trouver une embarcation pour nous rendre sur l'île principale. C'est assez clair. Elle ne prend pas gants, et donne les ordres : elle reste avec moi, et donc, avec le paquet, tandis que Ying et Azumi partent chercher des informations. Yind doit essayer de passer « inaperçue », et éviter le genre d'incidents qu'on a pu rencontrer précédemment. Azumi, elle, doit retourner au port, ou Taka s'était vue conseiller par les marins une embarcation qui s'occuper de faire passer les habitants d'île en île. C'est, semble-t-il, ce jour exact où elle est sur cette île, pour rejoindre l'île principale. Pendant que Ying et Azumi rassemble les informations, Taka m'emmène dans un restaurant, sur une place. Je prends un coca, et elle de l'eau, gazeuse. La conversation n'est pas très ponctuée, et j'ai l'impression que Taka profite de l'air marin de la région. Pour ma part, j'ai un peu de mal : je dois d'abord poser mes mains sur la table, puis avancer lentement chacune d'elle pour attraper, et le coca, et le verre, puis estimer la capacité du verre, celle de la bouteille, l'éventuel débit, et ensuite me servir.

Ce n'est qu'après une bonne heure que mes deux coéquipières reviennent avec les informations demandées : Ying n'a rien trouvé, si ce n'est un chien qui parle, et qui l'a insulté, ainsi qu'un marin qui s'est moqué d'elle en ayant vu la scène. Azumi, elle, confirme bien les informations de Taka. Il y a plusieurs embarcations pour l'île principale, dont celle donnée par les marins, qui rallie les autres îles avec l'île principale. Elle a même eu l'occasion de discuter avec l'homme qui la dirige.. attends?

[Jin'] – Il n'y a qu'un homme pour un bateau?

Oui. Ce sont des barques, pouvant accueillir six personnes, tout au plus, ainsi que le bagages. Enlever deux personnes si on veut transporter un animal. Pour le temps, l'homme a eu vent de la tempête (je préfère ne pas faire remarquer aux autres le jeu de mots), mais elles ne passent pas à l'intérieur de l'archipel : les îles y font obstacle. Ils partent dans deux heures, et demande 20£ par personne, pour le trajet. Selon Azumi, vue qu'on voir l'île principale de là ou elle était (l'homme lui a montré), ça ne devrait pas prendre plus d'une demi-journée, mais elle précise qu'avec toute cette eau, ça fausse les distances. Les rapports sont donc faits. Taka règle l'addition, et nous repartons vers le port. Là, elle avance nos places, et paie également les deux autres places. De cette façon, nous ne serons pas accompagnées, et pouvons partir tout de suite.

C'est beaucoup moins éprouvant, et la marin nous raconte des anecdotes sur ces eaux.

[Passeur] – Il y a longtemps, un grand combat a agité ces eaux... c'est un des plus prestigieux combats de notre nation, héhé. Il y avait une terrible créature, immense, puissance, qui habitait les eaux, et terrorisait les populations. Et vous savez quoi? C'est notre Shodaime Mizukage qui nous en a débarassé. Vous en avez, vous, des Hokage qui ont fait ça... héhé, nan, il n'y a que nous. Et vous savez ce que l'océan murmure? Il baisse le ton, chuchotatn. La créature serait de retour, pour se venger.

Alors que Ying s'intéressait à la conversation, mon imagination prenait la relève pour imaginer un tel combat, alors qu'une partie rationnelle de mon cerveau se demandait s'il était possible que de telle créatures existaient. Un combat d'une telle ampleur aurait du faire le tour du monde, et pourtant, je ne suis pas au courant, malgré les heures passées dans la bibliothèque. Une créature marine... c'est vrai que quand on navigue sur les océans, il doit être légitime de se poser la question de ce qui peut bien vivre sous les eaux calmes, et surtout, sur quelle profondeur elles s'étendent. Lutter contre une telle créature est également un acte de puissance incommensurable. Ce Mizuakge devait être un homme aux pouvoir étonnant.

[Passeur] – D'ailleurs, regardez, c'est lui, le Shodaime Mizukage , qu'on voit. À travers cette statut, il est immortel... Espérons qu'il continuera de nous protéger.

La conversation prit fin, et la suite du trajet se passa en silence. On entendait les clapotis des vagues sur la barque, mais également le bruit des mouettes, qui criaient au dessus de nous. Cet air, toujours plein d'embrun, me revigorai. Je ne sentais plus la fatigue (ce qui était normal, étant donné que s'il en croit Ying, j'avais dormi la plupart du trajet).
Arrivé sur terre, le passeur annonça qu'il repartait dans deux heures, si ça nous intéressait. Je lui réponds que je doute que cela nous prenne aussi peu de temps, mais qu'on essaierait de faire au mieux, sans lui préciser le pourquoi du comment. Taka nous guida à travers ce qui semblait être une plaine, après le village où nous avions accosté, vue qu'aucun dénivelé ne se présenta sous mes pieds. Nous étions toujours au niveau de la mer. Me reviens en mémoire que personne ne nous a adressé la parole depuis notre arrivée sur l'île principale, et que deux seulement nous ont croisé. Nous éviterait-on?

[Jin'] – Nous ne serons pas les bienvenue...

Effectivement. Si mes connaissances historiques de Kiri restent aléatoires, la situations actuelle, et les fait qui l'ont établie, je les connais. Kiri est dirigé par Shinji Azechi, mais n'a pas, officieusement, les pleins pouvoirs. Quand on y pense, beaucoup de villages ont opté pour un pouvoir partagé. Quoi qu'il en soit, le précédent Mizukage, Zabuza, est mort suite à une attaque de Konoha. C'est pour cela qu'on – ou, plus directement, mes coéquipières, puisqu'ils n'ont pour le moment aucun moyen de me rattacher à Konoha – ne seront pas les bienvenues. D'autant que dans un soucis de politique étrangère, et suite aux événements de l'attaque de Konoha, Kiri a pas mal aidé à sa reconstruction. Je doute que tous les Kiréens aient l'altruisme de Shinji Azechi.

On arrive enfin devant un mur, le soleil est déjà caché derrière ce qui doit être Kiri, et des gardes nous demandent le but de notre visite. Taka s'explique, et tend l'ordre de mission. En vue de la conjoncture actuelle, je ne pense pas que retirer mon bandeau sera possible. Mes pupilles attirent la convoitise, et je ne veux pas être un prétexte pour que Konoha et Kiri mettent fin à leur relations. Les gardes nous laissent rentrer. Taka lit les panneaux, et nous demande de tous se diriger vers le bâtiment de la police de Kiri. Après quelques minutes de marche, un homme vient à notre rencontre.

? - Bonjour. Je sais qui vous êtes, et vous prie de bien vouloir me donner le paquet qu'on vous a confié.

[Jin'] – Comment peut-on savoir si c'est bien à vous qu'on doit le donner?

? - Hé bien c'est simple, vous devez le remettre aux autorités de Kiri, et je fais partie de la police. Je vous facilite les choses, là bas, il vous faudra attendre avant de pouvoir voir qulqu'un.

Ce qui n'est en rien une preuve, mais une justification. C'est non, et je crois que Taka pense de même.

[Jin'] – Je vous prie de nous excuser pour notre impolitesse, mais je ne pense pas qu'un vice de procédure puisse servir nos villages respectifs d'un quelconque intérêt. J'espère que vous comprendrez qu'attendre quelques temps de plus servira les intérêts de nos deux villages.

? - Je comprends ce que vous voulez dire. Laissez mois néanmoins vous guider au poste.

C'est à Taka que je laisse cette décision : je ne vois rien, et elle est à même d'identifier la bonne direction, et donc de déjouer toutes tentatives de pièges, bien qu'elles soient minimes, dans Kiri. Arrivés au poste, nous somme priés d'attendre. Je vérifie, sans doute une dernière fois, que le paquet se trouve bien dans mon sac : c'est le cas. Quelqu'un nous prends, au bout d'une heure, et montre son ordre de mission à Taka, elle lui montre le notre, et je lui donne le paquet. L'échange est réalisée, cependant, on va devoir attendre avant de repartir... les deux heures sont écoulées depuis bien longtemps...

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Lun 16 Mai - 18:32

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Mission de Rang C : Courrier - SUCCES

    : Et une mission de rang C bouclée pour Konoha, une ! Félicitation à toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette mission, et particulièrement à ceux qui sont restés jusqu'au bout. L'heure est venue d'empocher les gains ^^' profitez-en bien ! Beau travail =)

    KONOHA
    : +3 Prestige
    : +300£

    Jin ( Niveau 13 )
    : +20% Bonus Inclus & Bonus Mission
    : +97 XP - 150£
    : +2 Réputation
    : +20 XP - 20£ (Prime Difficulté 2)

    Azumi ( Niveau 23 )
    : +40% Bonus Inclus & Bonus Mission
    : +87 XP - 150£
    : +2 Réputation
    : +20 XP - 20£ (Prime Difficulté 2)

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   

Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» | CK002 | Plein les poches
» Proverbe du Jour: Les hommes ont 4 poches, les femmes n'ont 1 poche
» Plein le cul de palpatine et de son sénat de mes deux
» Ouvrir la porte d'un avion en plein vol pour fumer...
» En avoir plein le slip...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0-