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 Les cataractes du repos éternel

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MessageSujet: Les cataractes du repos éternel   Sam 26 Juin - 12:54

D'abord rêveuse par son attitude, puis mutine par ses sourires et par ses réponses, Ying plut énormément à son compagnon de tablée. Hayabusa, satisfait par la réponse obtenue, se levait bruyamment en tapant des mains, tout en continuant d'afficher sa dentition nacrée. Ses yeux brillaient d'une intense lueur, malsaine et joyeuse à la fois. Puis, puisque c'était réglé, l'adolescent saisissait délicatement et fermement le poignet de sa nouvelle amie. Sa peau était douce comme la soie et, jouant un peu avec les nerfs de la petite (les testant, même), il prit le soin d'effleurer par la même l'épiderme de la délicieuse Niwa, juste à la base de la paume, où la pellicule protectrice était la plus fine. Il lui volait un autre sourire, comme pour lui dire de lui faire confiance et de le suivre sans avoir peur. Il adoptait un comportement serein et réconfortant pour mettre la jeune demoiselle à la longue chevelure d'ébène. Ils décollèrent ainsi de leur position initiale sous l'impulsion et l'égide de l'aspirant-shinobi.

Ils se frayèrent un chemin parmi les passants qui devenaient de plus en plus nombreux. Les deux adolescents courraient à en perdre le souffle, le garçon étant emmené par un profond sentiment d'exaltation. Il faillit même perdre cette capuche qui protégeait ses yeux du regard réprobateur des konohéens. Hayabusa se dirigeait instinctivement vers un des lieux qu'il fréquentait souvent, pour le risque mais aussi pour le charme et la tranquillité de l'endroit. Peu importait, ils avaient du souffle, du moins était-ce le cas de la grue de Konoha. A en juger aux directions prises et aux brusques changements de rues, les deux shinobis s'orientaient à grandes enjambées vers la falaise qui surplombait la cité. La longue veste noire du jeune Toyome s'envolait à chaque course, la capuche avait du mal à tenir en place. Et puis, finalement, lorsqu'ils arrivèrent à destination au prix de quelques bousculades et d'un peu de grimpette, l'enfant n'avait plus cette étoffe qui barrait tout regard vers ses yeux félins, dévoilant l'espace d'un court instant au moins sa chevelure auburn. Il tendit la main à sa compagnon pour l'aider à gravir le dernier obstacle. Il s'empressa par la suite de remettre en place le tissu noir sur sa tête.

Ils y étaient...Une falaise abrupt, de laquelle coulait un flot discontinu d'eau dans un bruit cacophonique. Quelques gouttelettes de liquide parvenaient au visage fin et délicatement taillé du bonhomme, tandis que proliférait de la mousse sur les rochers aux abords du torrent aqueux. Juste devant eux se jetait le panorama d'un village en pleine expansion, entouré par de hautes murailles. Il y avait peu d'arbre, peu de végétation, peu d'animaux aussi, en dehors des insectes. Au loin, le soleil levant donnait à l'atmosphère quelque chose d'étrange, quelque chose d'onirique. Les mains dans les poches, Hayabusa s'approchait du versant, duquel il n'était séparé de la chute fatale que un pas ou deux. Ils étaient à une centaine de mètre du niveau du village. Il allongeait la main en direction de Ying, comme pour lui demander de venir observer le spectacle qui se tramait en bas, qui ressemblait vu de là-haut à une petite fourmilière.

[Hayabusa] 'Tu n'as pas le vertige, j'espère...'

L'adolescent affectionnait cet endroit, notamment pour le caractère de l'ambiance. Et puis, quand il y avait de l'eau, il se sentait en sécurité. Une réminiscence de son enfance? Peut-être. Était-ce à cause du type de son chakra? Probablement. Un peu des deux? Certainement. Quoi qu'il en fut, la brise était douce ici, caressant la peau claire de l'aspirant-ninja, de son buste nu et finement travaillé en passant par son visage heureux, Eole n'épargnait aucune parcelle d'épiderme, faisant voguer la veste noire à travers l'espace. Hayabusa intima à Ying dans un geste affectueux de s'assoir sur le rebord de la falaise. Puis, discrètement, il s'approchait des chutes. D'un oeil connaisseur, il cueillait délicatement une fleur d'apparence commune, une fleur qui n'était pas une espèce protégée. Puis, il s'approcha de l'eau-qui-tombe, recueillant un peu de liquide au creux des mains. Il fermait les yeux, se concentrant afin de faire jaillir son chakra. Ses sens étaient en excitation à l'idée de savoir comment la kunoichi allait prendre sa surprise, tant et si bien qu'il eut du mal à contrôler son énergie spirituelle. Mais finalement, il parvint à le faire sortir de son corps, modelant par la même un coeur translucide. Reprenant la fleur qu'il eut déposé à côté de lui, il se dirigeait enfin vers la jeune Niwa, un large sourire dominant le tiers visible de son visage.

[Hayabusa] 'Tu dois avoir soif.'

Le coeur liquide lévitait dans les airs sous l'impulsion du chakra d'Hayabusa, un coeur qu'il amena délicatement vers la bouche légèrement pulpeuse de Ying. L'eau était fraiche, ce qui était de parfaite circonstance. Enfin, l'adolescent glissait la fleur ainsi cueillit sur la longue chevelure de la fille, tout en prenant le soin de frôler la joue de la demoiselle. A vrai dire, le végétal n'était pas bien joli, mais bon...C'était une façon de tester et analyser chaque actions et réactions de la kunoichi. Il était un peu trop mielleux aussi, à son goût. Mais après tout, pourquoi il s'en priverait! Tout en la regardant droit dans les yeux, maintenant le coeur aqueux en l'air, il souriait, montrant du doigt la vision qui s'offrait aux deux ninjas.

[Hayabusa] 'Alors? Tu en penses quoi?'




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Seul le savoir anéantira les ténèbres dans ce monde.

MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Sam 26 Juin - 23:45

En moins d'un qu'il faut pour le dire, le jeune homme était près à partir. Celui-ci recula sa chaise de bois très bruyamment. Les quatre pattes avaient grincé sur le sole de céramique d'une façon pour attirer l'attention des gens avoisinant. Cela fit afficher un aire de surprise sur le visage angélique de la jeune femme. Après s'être levé aussi, Hayabusa empoigna son poignait en effleurant doucement la pomme de sa main. La réaction de la genin ne changea pas trop, elle était encore à sa première réaction. Mais surtout, elle se demandait où ils iraient.

En moins de deux minutes les deux shinobis étaient sortis du petit restaurant. La dame à l'accueille les avaient remerciés une dernière fois d'être passé. Son visage démontrait une réelle joie de travailler là. Sa voix douce et mélodieuse reflétait une femme pure et joviale. Une chose est certaine, celle-ci avait bien choisis son emploi et le faisait bien. Elle savait accueillir les clients avec une faciliter et un sourit parfait.

Une fois dans la rue les deux adolescentes passèrent dans la fouille. Ying suivait au mieux qu'elle le pouvait son ami. C'était plus que de la marche rapide, c'était une course. Le souffle rapide de la jeune fille vint rapidement. Le taijutsu n'était pas vraiment son truc alors, les exercice de cardiaux comme celui-là était plutôt difficile. Surtout lorsqu'elle devait suivre quelqu'un qui était un peu plus rapide qu'elle.

Le garçon savait très bien où il allait. Ça ne devait pas être la première fois qu'il si rendait. À se fier à ses paroles d'un peu plus tôt, c'était un endroit dangereux et interdite à la population. Donc, s'il rodait souvent par là sachant tout ça c'est qu'il était le genre de personne qui aimait bien prendre des risques et ce rebeller contre les lois.

Cela prit un bon moment, mais Ying finit par comprendre où il allait. Ils étaient presque arrivées... C'était la haute falaise de Konoha. L'adolescente avait déjà eu la chance d'y aller. Cette journée là elle avait rencontré Taka, qui lui avait apprise le Hagen. Tous ces souvenirs remontent à bien longtemps, mais celle-ci s'en rappelle presqu'aussi facilement que si c'était hier. Par contre, elle avait oublié certain détaille, comme le paysage et la vue d'ensemble sur le village. En fait à ce moment elle ne c'était pas vraiment intéresser aux alentours. En tout cas, pas dans ces souvenirs.

Les grandes enjambés que faisait Hayabusa, donnait du fil à retordre pour sa capuche. Elle semblait vouloir s'envoler, mais de justesse il réussit à la retenir. La jeune fille le regardait, en se disant qu'elle finirait bien par voir son visage, mais en veine. Elle pue seulement voir ses cheveux bruns tirant sur des reflets roux. Il semblait mi-long mi-court, une longueur normal, quoi.

Il y avait plusieurs obstacles à gravir pour atteindre le sommet de cet escarpement rocheux. Il y avait de grand rocheux, des arbres et une pente abrupte qui rendait l'accès assez difficile. C'est aussi pour cela que les autorités avaient interdit cet endroit. Y tomber voulait dire la mort assurer. C'était un bel endroit pour si suicider... Alors, ce ne serait pas étonnant qu'il y aurait déjà eu des gens qui avaient décidé de venir mettre un point final à leur souffrance.

Il ne restait plus qu'une roche à monter pour être rendu en haut de cette falaise. Le garçon lui tendit la main, que Ying prise avec joie. Elle n'était pas très douée à l'escalade. Son point fort était plutôt dans le genjutsu et ninjutsu. Elle avait l'intention de surtout se spécialiser dans les illusions. De plus, elle avait un penchant pour sur domaine de la douleur. La plus utile, d'après elle.

Rendu au sommet, l'adolescente pu constater à quel point la vue était magnifique. Une longue chute d'eau bleue claire et lumineuse était en évidence. L'eau coulait à flot ce qui rendait l'air plus humide et fraiche que dans le village. Une mince brume d'eau froide vint effleurer les deux genins. C'était rafraichissant après une telle course.

Ying - On est bien ici.

Elle lui fit un joli sourire avant de se tourner pour regarder le chemin qu'il avait parcouru. C'était haut tout de même. Beaucoup plus haut que ce qu'elle imaginait. Ils avaient monté par un côté assez rocheux et moins végétaux que les autres. Mais c'était sans soute l'endroit la plus facile à gravir, parce qu'il était plus dégagé et cela permettait de meilleure prise.

La jeune femme se retourna en direction de son interlocuteur. Le sourire délicat qui était affiché sur sa bouche prouvait qu'elle ne regrettait pas du tout d'avoir accepté de venir à son endroit proposé. C'était certainement le plus bel endroit que possédait Konoha. Même les grandes forêts emplit d'arbres de tout genre et d'oiseaux sauvages n'arrivait pas à la cheville de ce lieu.

Après quelques secondes celui-ci demanda à Ying si elle avait le vertige. En fait, même quelqu'un ayant le vertige aurait sans doute aimé cela être ici.

Ying - Bien sûr que non.

La jeune fille n'avait pas le vertige, mais elle trouvait cela quand-même impressionnant. D'un geste tendre il invita Ying à venir s'asseoir sur le rebord de la falaise. Elle y alla, même si elle trouva ça un peu plus vertigineux. Elle n'avait pas peur de regarder en bas, mais avoir les pieds dans le vide à cette hauteur c'était différent. Par contre, Ying ne voulait pas que ça paraisse. On pouvait voir un peu d'angoisse dans c'est geste lorsqu'elle se dirigea vers le bord.

Il y avait autre chose... Un sentiment qui naissait en elle envers Hayabusa. Elle commençait à bien l'aimer et plus que par amitié. Il était si gentil, si souriant, si... En fait c'était le genre de garçon qu'il devrait avoir plus souvent. Lorsqu'il parlait on ne pouvait percevoir aucun signe de froideur. Ying avait plutôt l'impression d'entendre une voie emplit de bonne humeur et de sincérité qui émanait la confiance.

La Niwa se tourna, se demandant où était son ami. Il arrivait avec une fleur et un coeur en eau... Un coeur d'eau ? Ça ne pouvait pas être ça. Mais on dirait bien que oui. Le liquide qu'il tenait en suspension au-dessus de sa main était translucide et le soleil lui donnait une brillance étonnante. C'était vraiment joli, mais comment il avait fait un truc pareil ? Il devait être d'affinité suiton. À l'origine ce sont les habitants de Kiri qui possède ces pouvoirs.

[Hayabusa] 'Tu dois avoir soif.'

Oui, La jeune fille était assoiffée. Normal après un tel exercice. Ying était un peu gêné à ce moment alors, ses joue c'était teint rose très pâle. Le jeune homme approcha doucement le liquide clair près de la bouche de l'adolescente. Elle le bue, l'eau était très froide ce qui la rafraichie grandement. Elle le remercie. Elle ne savait pas trop quoi dire d'autre, puisqu'elle lui était reconnaissante de cette attention, mais aussi très surprise qu'il maîtrise l'eau.

Quelques instants plus tard, Hayabusa lui mit sa fleur dans ses cheveux bruns et long. La fleur n'avait rien de très spéciale. Elle était fade, la couleur lui manquait beaucoup et quelque pétale était dessécher. Mais Ying ne prit pas compte de tout cela. Lui, s'il trouvait cette plante était belle, il avait bien le droit. Chacun ses goûts.

L'aspirant lui montra du doigt le paysage et lui demanda ce qu'elle en pensait. Ying lui donna une réponse après seulement quelques secondes.

Ying - C'est magnifique...

Sa voix était sincère et posé. Elle adorait cette vision. La vue d'ensemble sur tout Konoha faisait un peu étrange à la fois d'être splendide. Les maisons étaient si petites contrairement à l'habitude. Tout comme les personnes. D'ici il ressemblait à des tâches de couleurs. Elle chassa une mouche qui rodait autour de sa tête avant de lui dire tout en regardant la vue qui s'offrait à eux.

Ying - J'étais déjà venue ici. Une fois, mais je n'avais pas réalisé à quel point la vue sur Konoha était impressionnante...

Elle attendit un moment avant de continuer.

Ying - C'est sans doute grâce à ta présence que tout est plus formidable cette fois-ci.

Elle se tourna lui lançant un sourire espiègle. Elle voulait voir sa réaction. Mais elle ne pourrait que la voir à moitié, à cause de cette capuche.

Leurs pieds ballottaient dans le vide. Il suffisait que de trop s'avancer et c'était la fin. Une telle chute ne laisse aucune chance. Même les personnes les plus endurante... À moins d'avoir de bons réflexes et réussir à se rattraper sur une branche ou une roche bien placé. Quoi qu'il en soit, tout cela en valait la peine.

Après quelques minutes Ying se risqua.

Ying - Comment as-tu fait tout à l'heure avec l'eau ? Tu es d'affinité suiton ? Alors, tu dois venir de Kiri ou peut-être ce sont tes parents.



MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Dim 27 Juin - 4:09

[Ying] ‘C’est magnifique…’

Entretemps, la demoiselle s’était abreuvée grâce au cœur aqueux qui lévitait au-dessus de la main de l’étudiant. Elle semblait interloqué par le tour de magie d’Hayabusa, mais peu importait. Elle avait soif, la course et l’escalade avait vidé ses réserve en eau, et c’était avec grand plaisir qu’elle avalait le liquide qui était porté à ses lèvres. Ses pommettes avait rougit sous l’effort et le soleil grandissant…à moins que ce ne fût à cause de l’attention que lui portait le natif des eaux de Kiri. Qui savait? Quoi qu’il en fût, le garçon se satisfaisait de voir sa nouvelle amie comblée, diligent aux moindres attentes de Ying. Elle acceptait par ailleurs le végétal sur son oreille sans ronchonner, malgré l’état pitoyable de la fleur aux allures de marguerite.

C’était dans ce contexte que la kunoichi s’exprimait sur le panorama. Après tout, il n’y avait rien de tel que de profiter un peu du paysage après un effort violent. Souffler, jouir du panorama et de ce que la nature pouvait offrir, c’était bien là des plaisirs à gouter sans aucune modération, et le galant Toyome ne le savait que trop. Il s’asseyait donc à quelques centimètres de la konohéenne, cherchant avant tout à provoquer les sens de cette dernière afin de semer le doute dans son cœur. En effet, sa fragrance, mélange raffinée d’agrume et d’essence boisée, était loin d’être désagréable, loin sans faux. Ou du moins lui avait-on toujours dit cela. Et puis, qu’y avait-il de plus doux pour quelqu’un que de sentir un autre être le frôler les premières fois, cette décharge d’adrénaline qui faisait battre sa poitrine, cette salve augmentant plus encore quand on venait à se demander si ce geste était volontaire ou non, si cet état d’excitation était partagé, tout cela au point de se demander si l’organe n’allait pas exploser sous le rythme ? Ajoutez à cela une voix chaude et envoutante, celle qui fait vibrer chaque fibre de son être, jusqu’aux tréfonds de son âme, vous obtenez un résultat pour le moins surprenant. Le point de vue qui s’offrait à eux ne faisait qu’accentuer cette ambiance électrisante et enivrante. Hayabusa maitrisait ce genre de concept jusqu’au bout des ongles, jusque là pour son seul plaisir. Mais quelque chose changeait…Certes, il éprouvait du plaisir à observer chaque réaction de ce bout de femme, même les plus discrètes, mais il ressentait un autre besoin, indescriptible. Depuis le début de la journée, il avait eu ce sourire béat gravé sur son visage à chacun des regards qu’il eut adressé à son interlocutrice, sans pour autant pouvoir mettre un mot sur son attitude. Tombait-il dans son propre piège ? Probablement. Savait-il ce qui lui arrivait ? Pas vraiment. En tout cas, il était troublé.

[Ying] ‘J'étais déjà venue ici. Une fois, mais je n'avais pas réalisé à quel point la vue sur Konoha était impressionnante...’. Elle fit une courte pause avant de continuer. ‘C'est sans doute grâce à ta présence que tout est plus formidable cette fois-ci.’

Hayabusa conservait difficilement son aplomb devant autant de flatterie. Il ne disait plus un mot, contemplant chaque recoin du visage de la demoiselle aux yeux verts ne pouvant cesser de dévoiler sa dentition nacrée. Le paysage s’arrêtait autour de Ying, les rares animaux qui s’aventuraient par ici, les chutes d’eau, plus rien n’avait réellement d’importance. Même les mots ne voulaient plus sortir de la bouche de l’enfant de Kiri, alors qu’il souhaitait réagir vivement aux dernières paroles de son vis-à-vis. Il dût se forcer à employer ses cordes vocales, un peu à contrecœur et surtout un peu déboussolé. Il rougissait, c’était certain. Heureusement qu’il avait encore l’étoffe noir qui couvrait sa tête, il n’aimait pas être en position de faiblesse. Il voulait réagir, mais quelque chose en lui l’en interdisait. Bizarre, oui, c’était bien un mot approprié.

[Hayabusa] ‘Oh ! Mais peut-être aussi que tu n’y avais pas fait attention la dernière fois…Moi, je n’ai fait que t’emmener ici, rien de plus !’

La demoiselle demeurait curieuse quant au tour de force qu’avait réalisé l’aspirant-ninja. La maitrise de l’eau n’était pas vraiment la spécialité de Konoha, elle avait parfaitement raison. Hayabusa était à présent bel et bien certain que la petite kunoichi était sagace. Cela lui plaisait tout particulièrement, tout comme ces deux magnifiques jambes fuselées qui se balançaient dans un ballet fabuleux, quoiqu’indépendantes l’une de l’autre. Elle fit ainsi part de ses observations et de son intérêt pour son tour de passe-passe, dans un sourire mutin. L’adolescent leva les yeux au ciel, comme pour trouver l’inspiration. Il regardait une large couche nuageuse grisâtre arriver plein fer sur le village caché de la feuille. Il viendra un moment où la colère d’Amaterasu s’abattrait sur Konoha, mais les deux shinobis avaient amplement le temps de flâner avant de devoir se mettre à couvert. Le soleil était encore de mise ici-bas, et le garçon entendait bien profiter encore un peu de sa galante compagnie. En attendant, il avait retrouvé toute la maitrise de sa personne, et tourna sa tête en direction de la jeune femme.

[Hayabusa] ‘Je suis de Kiri, on peut dire ça. En réalité, je suis né sur une jonque, dans une des nombreuses baies que possède le pays. On m’a raconté que le bateau avait jeté l’encre sur l’île de Tanegashima. Mais globalement, oui, disons que je suis kirisien d’origine. C’est pas banal, n’est-ce pas ?’. Il accrut l’emprise de son sourire sur son visage, avant de reprendre. ‘Je pense pas pouvoir être assez fort pour prétendre devenir un maitre en taijutsu, mais il se peux que j’en devienne un en ninjutsu. En tout cas, je vais tout faire pour.’

La grue de Konoha plantait à nouveau son regard dans le lointain horizon, son visage se fermant peu à peu, la faute aux pensées qui l’habitait à ce moment-là, la voix mélancolique. Il se balançait de plus en plus fort sur la corniche, avec pour seul point d’appui ses fesses parfaitement bien dessinées. Ses genoux étaient pliés au maximum, tandis que ses mains les tenaient. Mais il n’y avait aucun risque qu’il tombe, son sens de l’équilibre étant irréprochable grâce à son enfance sur un bateau.

[Hayabusa] ‘Je n’ai pas le choix de toute façon. Il faut que j’y arrive, autrement le monde ne connaitra que souffrance et désolation. Il doit trouver la lumière, qu’il le veuille ou non.’

Il cessa d’osciller immédiatement. Il était délibérément resté vague sur tout cela, craignant d’avoir à répondre sur des questions qu’il n’était pas prêt de partager. Pas encore…Toutefois, conscient de l’impact qu’il eut pu avoir avec Ying, il chassait toutes ces idées noires de son esprit, reprenant une attitude enjouée. Hayabusa parvenait à dissiper toutes ses mauvaises pensées en un éclair, ce qui n’était pas donné à tout le monde. De toute façon, il n’était pas d’un naturel triste, ce n’était pas lui, et encore moins lorsqu’il parlait à une fille aussi mignonne. Pour être honnête, c’était quelqu’un qui gardait en lui tous les tourments, toutes les souffrances, sans en partager une once aux autres. Chacun avait ses problèmes, il était ainsi hors de question de les accabler avec ses propres poids. Il ne dépendait de personne, il n’avait besoin de personne, pas pour l’instant. Et puis, c’était tout à fait supportable. Ainsi donc, il retrouvait cette joie profonde qui l’animait, cette attitude si spontanée et rassurante, rejetant son dévolu sur la petite Niwa.

[Hayabusa] ‘J’en déduis que tu es du feu. Toi aussi, tu te prédestines au ninjutsu ? Ca doit être chouette de pouvoir cracher du feu. Toute mon équipe semble maitriser les flammes. Je dois être exceptionnel ici…’. Il se mit à rire, comme s’il avait dit une bêtise. ‘Remarque, je préfère encore jouer avec l’eau qu’avec le feu…Attends ! Regarde-moi !’

L’adolescent saisissait avec une finesse toute travaillée le bout du menton de la kunoichi de ses doigts fins, jouant une fois de plus avec le domaine du tactile. Il fit en sorte d’effleurer avec une douceur infinie le contour de son visage, tout en faisant en sorte de rester en parfait gentleman. Il s’amusait de nouveau avec les sens de sa nouvelle amie en approchant lentement son visage. Il ne restait que quelques centimètres entre les deux shinobis, la kunoichi ayant cependant la possibilité de voir à travers l'ombre provoqué par la capuche noir juste l'espace de quelques centièmes de seconde. Puis, il recula rapidement, tout en reprenant la fleur qui était fichée entre l'oreille et les longs cheveux de la demoiselle.

[Hayabusa] ‘Désolé, elle était vraiment beaucoup trop moche pour quelqu’un comme toi. Je t’en trouverai une plus belle.’

A la suite de quoi il jetait le végétal dans le vide, dans un nouveau sourire mutin.




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MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Dim 27 Juin - 20:57

La chute d'eau ne cessai de couler, laissant par la même occasion un bruit de fond qui habitait la falaise. Ce son donnait de la vie à cet endroit sans habitant. À part les insectes, il n'y avait que quelques oiseaux. La montée apique ne laissait que peu de chance aux animaux sauvages de pouvoir y venir. Cela rendait la place un peu trop calme, mais idéale pour bien des circonstances.

Un peu plutôt, Ying avait pu remarquer que son ami avait prit plus de temps à répondre à la suite de son compliment. La jeune fille n'avait pas vraiment pu voir sa réaction et encore bien moins qu'elle ait cru. Cette ombre ne lui permettait de voir que son sourire unique, qu'il ne perdait jamais. Malgré tout, après ce court silence il avait fini par réagir. Il dit que c'était sans doute seulement parce que la dernière fois elle n'y avait pas trop fait attention. Lui, il ne l'avait qu'amener en ce lieu. Celui-ci n'avait pas l'air d'avoir vraiment compris ce que l'adolescente voulait dire par là. Elle avait surtout essayé d'lui faire comprendre qu'elle était bien en sa présence... Mais bon, elle préféra ne rien ajouter à cela. Peut-être avait-il compris aussi, mais préférait faire comme si ce n'était pas le cas.

Juste après, le jeune homme leva les yeux vers le ciel. Ying regarda à son tour et vit un énorme nuage noir emplit de pluie qui s'approchait du village. Ce que la Niwa redoutait depuis plus d'une semaine. Il fallait bien qu'elle s'y attendre... Vivre à la rue n'est pas une partie de plaisir. Surtout lors des températures moins agréables. Heureusement, Hayabusa vint la sortir de ses pensées. Elle l'écoutait attentivement. En même temps, cela l'empêchait de s'inquiéter de cette pluie imminente.

Comme elle l'avait deviné, le jeune homme était d'origine Kiréhen. En fait, pas complètement. Il est né sur un bateau au abord des îles du pays de l'eau. Par la suite il était atterrie sur une petite archipel, qui encore, était dans le territoire de Kiri. Un nom assez compliqué... Tenimasima ? Peut importe. Il prit une courte pause avant de continuer sur la voie qu'il aimerait. Il hésitait un peu on dirait. Hayabusa voulait devenir un taijutsuteur, mais ne croyait pas y arriver alors, penchait plutôt vers le ninjutsu.

À force de bouger les jambes dans le vide, la jeune fille avait cogné malencontreusement son talon sur la paroi de la falaise. Elle ne s'était pas fait mal du tout, mais avait faillit perdre sa sandale. Alors, elle jugea bon de s'asseoir d'une autre manière. Ying mit ses genoux devant elle. Mais ce n'était pas très confortable, alors elle se mit de côté avec ses jambes sur le sol. Juste après elle retourna sa tête vers son ami qui avait fini son monologue incompréhensible. De la façon dont il parlait, la jeune femme crue qu'il devait avoir un lourd passé... C'est pourquoi elle ne posa aucune question.

Par chance, il revint vite à lui. Il devina rapidement que Ying était, comme la majorité des habitants de Konoha, d'affinité de feu. Celui-ci se demandait si elle aussi se spécialisait dans le domaine du genjutsu. Elle apprit aussi qu'il faisait partie d'une équipe, qui maîtrisait les flammes. L'équipe neuf aurait alors, bientôt de la concurrence ? Certainement. Peut-être même qu'un jour ils auront à s'affronter.

Après ses dernières paroles, l'adolescent demanda à Ying de le regarder. Elle se tourna alors, laissant l'horizon. Il mit alors, une main, du bout des doigts sous le visage interrogatif de l'adolescente. Il approcha lentement son visage vers la Kunoichi. Lorsqu'il ne restait que quelques centimètres à peine, celle-ci pu percevoir au-delà de l'ombre. Rapidement, elle eue le temps de voir deux pupilles de chat. Le contour semblait être d'un brun d'ébène. Puis, en à peine moins d'une seconde il s'éloigna rapidement. Il avait reprit la fleur et Ying ne s'en était pas aperçu. En fait, cela l'avait un peu déboussolé. Pas à cause des yeux de félin, qu'elle avait pu entre voir, mais surtout pour son approche. Il arrivait à faire bouger les sens de Ying c'est certain. Juste son odeur de fruit et de chêne qui rappelait la douce brise parfumé qu'apportait la forêt, émanait une sensation dans la jeune fille ne comprenait pas elle-même.

[Hayabusa] ‘Désolé, elle était vraiment beaucoup trop moche pour quelqu’un comme toi. Je t’en trouverai une plus belle.

Il jeta la fleur du haut de la falaise. Elle venait de terminer ses jours. De toute façon, elle aurait fané d'ici deux jours. Elle n'était pas très jolie, mais en même temps ce n'était qu'une Margueritte... Même en bon état ces fleurs ne sont pas superbe.

Ying - Non, laisse tomber ce n'est pas grave. De toute façon, je n'aime pas trop les fleurs... Ce n'est qu'un végétaux comme toute autre plante.

Elle fit un petit rire discret. Une fleur est une fleur... Oui, bien sûr, il y en a qui sont splendide. Mais tout comme un arbre ou une autre plante peut l'être.

Le vent soufflait un peu plus fort. C'était à cause du nuage de pluie qui approchait. Quoi qu'il en soit, l'adolescente ni pensait plus. Le moment présent avait un peu arrêté de tourner, pour elle. De plus, il y avait une question qui la tracassait. Mais elle ne pouvait lui poser... Il pourrait réagir de n'importe quelle manière. Elle décida tout de même de se risquer, mais avant elle lui demanda :

Ying - Est-ce que je peux te poser une question ? Sans vouloir être indiscrète...

Elle attendit sa réponse puis, continua :

Ying - Euh... C'est un trait héréditaire de ton clan, ces yeux ? Pour être franche, j'trouve ça beau. Je n'avais jamais vu cela auparavant. Comment c'est déjà ton nom de famille ?



MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Lun 28 Juin - 16:48

Les jambes rétractées et posées à même le sol, la jeune femme écoutait paisiblement son interlocuteur, tantôt interloquée, tantôt troublée par chacune des paroles et des attitudes de l’étudiant. Il fallait bien avouer que certains mots pouvaient très bien mettre mal à l’aise n’importe qui, surtout quand on connaissait un temps soit peu la jovialité d’Hayabusa. Mais finalement, il parvint à reverser la vapeur en agissant comme un séducteur le ferait. D’ailleurs, à en juger à son regard qui se baladait un peu partout sur le corps de Ying, à l’étincelle qui naquit au sein de ses yeux ambrés, on ne pouvait pas vraiment dire qu’il ne se comportait qu’en Don Juan, puisqu’il semblait tomber sous le charme de sa nouvelle amie. Quoi qu’il en fut, l’adolescent répondit à la remarque de sa compère, sourire à l’appui, sagace comme à son habitude et développant le point de vue qui était le sien.

[Hayabusa] ‘Ma mère me disait qu’à chaque personne correspond une fleur, selon son caractère et son physique. Il faudrait que je trouve le bouquin qui en parle mais à vu de nez, ta fleur serait...’. Le jeune Toyome prit le temps de la dévisager une nouvelle fois, un peu moins charmeur cette fois-ci. ’…je dirais l’hibiscus. Une fleur aux couleurs vives, considérée par certains peuples lointains comme ‘la fleur éternelle’, elle représenterait un esprit volontaire et modeste. Elle est aussi particulièrement…’. Ses yeux se détournèrent de ceux de la délicieuse Niwa, probablement gêné par ce que pourrait dire ou faire la demoiselle. ‘…belle.’

Hayabusa laissait voguer son regard pendant quelques secondes dans le ciel dont la grisaille avait d’ors et déjà prit d’assaut le village caché de la feuille. Eux ne tarderaient plus à être la cible de l’averse. Enfin, dans un élan de force, il oscilla la tête de façon à pouvoir observer la kunoichi du feu, un peu sur l’expectative, il fallait l’avouer. Il riait, comme s’il se demandait s’ils pouvaient se revoir dans un avenir proche. Il était une nouvelle fois pris dans son propre piège.

[Hayabusa] ‘Je te montrerai !’

Une grosse rafale s’engouffrait sur la corniche, soufflant avec une vigueur inhabituelle sur tout ce qui avait le malheur de se trouver sur son chemin. Il était frais, trop frais pour ne pas être annonciateur de l’orage. D’un coup d’un seul, les deux shinobis ne recevaient plus les relents de la cascade, ces fines gouttelettes qui formaient plus tôt dans la journée un magnifique arc-en-ciel miniature. Au loin, on pouvait clairement distinguer les cumulonimbus qui arrosaient copieusement le sol en-dessous de lui, tandis qu’ils progressaient inexorablement. C’était précisément ce moment-là que Ying eut choisi pour poser une question qui taraudait dans son esprit depuis quelques minutes. Avait-elle découvert ce secret qu’Hayabusa mettait tant d’ardeur à dissimuler ? Il ne savait pas trop quoi penser, mais il laissait l’adolescente s’exprimer.

Ying savait que son interrogation était des plus indiscrètes, mais elle était résolue à connaitre le fin mot de l’histoire. Elle poursuivait ainsi, pour le moins intéressée par cette singularité qu’elle avait découverte. Ses longs cheveux noirs flottaient au vent, la décoiffant quelque peu. Pour autant, elle ne se démontait pas, pensant à une éventuelle appartenance à un clan. Décidément, la belle Niwa était sans aucun doute une fille vive d’esprit, mais à la mémoire courte. Ce n’était qu’un simple détail, aussi Hayabusa ne lui en tint aucune rigueur. Ce dernier soupira, retirant doucement la capuche qui faisait barrage, dévoilant ainsi une épaisse crinière châtaine hirsute, qui virevoltait en rythme avec ceux de sa compagne. Ses yeux, pareils à de gros fragments d’opales de feu, pourvues de pupilles allongées au possible, rayonnaient sous les derniers dards lumineux de l’astre incandescent. Ils pétillaient, même si un observateur avisé pourrait difficilement découvrir une pointe de mélancolie dans ceux-ci, encore fallait-il vraiment être doué. Toujours fut-il que son visage finement taillé rougissait légèrement suite au compliment de la kunoichi. Sa tête étant à présent découverte, son sourire prenait une toute autre dimension, devenant encore plus hypnotisant.

[Hayabusa] ‘C’est parce que je ne t’ai pas encore dit mon nom.’. Il souriait ostensiblement, riant presque à la remarque faite, non pas parce qu’il se moquait, mais plus parce que c’était amusant. ‘Je suis de la famille Toyome. Mais mes yeux sont surtout le fruit d’une anomalie génétique. Mes parents sont plutôt d’illustres marchants qui n’y connaissent rien aux arts ninjas. Cela dit, il serait bon que je me renseigne, on sait jamais !’

Hayabusa s’étonnait lui-même de ne pas avoir eu la présence d’esprit de consulter les registres. Il faut dire qu’il fallait aller à Kiri, ce qui n’était pas d’actualité au vu de son propre niveau. Le kirisien glissait un clin d’œil à son interlocutrice, lui signifiant à demi-mot qu’il la remerciait. Il continua ensuite, les pommettes un peu roussies par le charme déployé par Ying. Volontaire ou pas, cela faisait mouche.

[Hayabusa] ‘Tu trouves ? Jusque là, mes yeux font plus peur qu’autre chose. Il n’y a que mes parents et deux ou trois personnes qui ne m’en ont pas tenu rigueur. Ce qui est curieux, c’est qu’ils les trouvaient très jolis aussi. Mais tu sais, ils n’ont rien à avoir avec les tiens. A vrai dire, tes yeux sont encore plus charmants que les miens. On aurait dit…’. L’adolescent se tournait son amie, posant ses mains sur le sol et approchant une nouvelle fois son visage lentement à quelques millimètres de la demoiselle. ‘…un océan vert, dans lequel se noyer devient un jeu d’enfant.’

Les deux adolescents pouvaient sentir le souffle de chacun sur leur peau. Les lèvres du garçon tressaillaient, son cœur battait la chamade, son système sanguin bouillonnait dans ses veine, au point que son épiderme devint écarlate, tandis qu’il déglutissait péniblement. Ses yeux étaient rivés sur ceux de la kunoichi. Il n’en fallait plus tellement pour qu’il suive ses envies, son instinct, ses hormones. Finalement, troublé au plus haut point, une goutte de pluie se fracassa sur le front de l’étudiant, comme un signal d’alarme. Celle-ci perlait le long de son nez pointu, le tirant de son doux songe. Il s’écarta rapidement, comme pris par un réflexe inconnu. Son cerveau surchauffait sérieusement, embrumé par l’évènement qui venait de se produire. Il n’était plus très sûr de lui, et il ne savait pas ce que la fille devant lui pouvait penser de tout cela. Y avait-il attirance réciproque ? Ou bien était-ce seulement lui qui était perdu ? Pour notre ami, tout était vague, il n’y avait aucune certitude. Et puis, ce jeu devenait de plus en plus intéressant. Après tout, il n’était pas dans son caractère de suivre ses pulsions. En effet, jusque là, il avait toujours fait en sorte que ce soit l’autre qui cède sous l’envie du moment, non pas par timidité, mais parce que c’était tellement plus satisfaisant, plus flatteur. S’appuyer sur des incertitudes, ce n’était définitivement pas dans sa nature.

L’averse faisait donc son apparition au meilleur des moments, obligeant nos deux camarades à se mettre à couvert sous une pluie devenue battante. Ainsi donc, ils durent quitter leur position et trouver un abri au plus vite. Hayabusa tendit la main à la demoiselle en galant homme afin qu’elle se lève plus rapidement. Il put ainsi constater à nouveau à quel point son membre était doux, un vrai régal tactile. Ils firent quelques mètres, se rapprochant ainsi des cataractes sans un mot. Ying se retrouvait en quelques instants littéralement trempée, ce qui n’échappait pas à l’étudiant de Konoha qui, dans un éclair, se sépara de sa longue veste noire, se retrouvant ainsi torse nu. Ses muscles n’étaient pas saillants, mais ils demeuraient suffisamment taillés. Les gouttes aqueuses ruisselaient le long de ses pectoraux et abdominaux. Elles plaquaient également ses cheveux qui épousaient les forme de son crane. Notre protagoniste tendit ainsi la veste à capuche à la kunoichi afin qu’elle puisse se protéger du déluge, tout en prenant soin de se cacher de son regard, à la fois pudique et soucieux de la réaction que pourrait susciter un tel dénudement. Il laissa ainsi la demoiselle prendre les devants, l’enfant de Kiri restant en retrait, loin des yeux de la fille.

Finalement, l’abri fut trouvé, au cœur des chutes, dans une cavité rocheuse creusée par les forces érosives de l’eau. Hayabusa suivait de quelques mètres derrière Ying, pensif. Cette averse avait au moins eu le mérite de rafraichir son esprit échaudé par l’attirance qu’il éprouvait pour la demoiselle. Pour autant, il voulait éclaircir le mystère qui entourait la jeune Niwa. Après tout, il ne savait pratiquement rien de cette adolescente. Ainsi donc, tout en frôlant les parois glissantes de la petite caverne, il entreprit de poser certaines questions à ce bout de femme qui ouvrait la marche. Sa voix chaude et harmonieuse résonnait dans l’ombre, sous l’effet de l’écho et difficilement audible à cause du bruit de la cascade.

[Hayabusa] ‘Tes parents ne vont pas s’inquiéter ? C’était pas trop dur pour eux d’apprendre que tu risque ta vie pour défendre un idéal ? Tiens, justement, tu en as bien un, d’idéal, non ?’

Bavard ? Oui, certainement. En même temps, il avait la parole facile, notre ami. C’était probablement un de ses nombreux atouts…




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MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Lun 28 Juin - 22:32

Le jeune homme croyait que chaque personne correspondait à une fleur. Ying aussi avait déjà entendu parler d'un truc du genre et avait même essayé de trouver un livre parlant de cela. Elle était surtout curieuse de savoir comment on pouvait distinguer une personne avec une fleur. Mais ses recherche avait rien donné. Elle avait trouvé un livre parlant de fleur, mais n'expliquait pas le même contexte. Celui-ci n'était que de la fantaisie où même les images étaient irréalistes. Ici le pissenlit dévorait les enfants durant la nuit et là une rose blanche décapitait toutes les personnes passant devant elle... Ça s'appelait « l'attaque des fleurs mutant. » Assez étrange, mais plutôt intéressant.

D'après lui, une fleur d'éternelle serait celle correspondant à la Niwa. Celui-ci avait détourné son regard pour prononcer son dernier mot. En entendant ce compliment, la kunoichi avait fait un petit sourire timide et ses joues avait teinté. Mais par chance, cela ne s'était pas fait voir, car il était toujours tourné vers le ciel. Un ciel qui s'assombrissait et que Ying n'osait pas regarder. De toute façon, avant que la pluie se montre elle avait amplement le temps de profiter du moment présent. Même si ce n'était qu'une question de minutes avant qu'une averse survienne.

Dans un futur, le garçon voulait lui montrer cette fleur. Cela lui permettrait sans doute d'en apprendre un peu plus sur ses herbes de couleurs. Elle n'avait d'ailleurs jamais vue d'hibiscus... En fait peut-être, mais celle-ci n'avait pas la moindre idée de ce qu'était ce truc. En même temps cela lui permettrait de revoir Hayabusa.

Suite à l'interrogation trop curieuse de la par de Ying, celui-ci avait enlevé sa capuche. Ses yeux étaient plus pâles qu'elle l'avait cru. Il était d'un jaune orangé, touchant facilement la ressemblance de l'ambre. Sa pupille de félin, au centre de l'oeil, était mystérieuse à la fois d'être impressionnante. Ses deux yeux brillaient quelque peu grâce au bas soleil. Aussi, ses cheveux était semi-long d'un brun châtain. Plutôt elle avait pu entre voir une mèche ce ceux-ci, mais à cause de l'ombre, tout comme ses yeux, elle avait cru qu'il était plus foncé. Il devait avoir environ le même âge que la genin ou un an de plus. C'était assez compliqué à dire. Son visage était taillé très fin, laissant paraitre un air angélique et un peu rebelle à la fois. D'après la Niwa, il était plutôt mignon.

Il lui rappela que son nom n'avait pas été dévoilé. Il ria un peu de l'oubli idiote de Ying. Elle aurait dû réfléchir un peu plus longtemps avant de parler, cela lui aurait évité une telle chose. Un peu humiliant même, mais bon. Elle sut par la suite qu'il était de la famille Toyome de Kiri. En fait, celle-ci était sûr qu'il devait être un Uchiha ou quelque chose comme ça. Pour elle, toutes les personnes ayant les yeux blancs étaient des Hyuuga et ceux avec des particularités différentes ou des yeux noirs signifiait Uchiha... Elle n'avait jamais vraiment sut ce qu'était un clan aussi. Une famille possédant des yeux à faculté de pouvoirs ? Non, ce n'était pas ça du tout... Mais Ying croyait que oui. Enfin, bon. Sa vu de félin était une déviation génétique. Puis, ses parents étaient des marchants. Ça devait être bien d'avoir comme parent des vendeurs routiers. Il pouvait voyager comme bon lui semble.

Suite au compliment de Ying les joues de celui-ci c'était teint d'un rouge pâle. À l'habitude les gens avaient peur de voir cette différence. Il devait sans doute recevoir le châtiment des préjuger chaque jour. Ça devait être aussi pourquoi, il avait préféré attendre avant de montrer son visage en entier à Ying. Il affirmait que celle de la kuinoichi était plus charmant, mais celle-ci n'était pas vraiment de cet avis. Elle avait des yeux comme n'importe qui pouvait avoir...

L'aspirant prit une pause dans ses paroles. Il s'approcha du visage de l'adolescente. Il termina sa phrase et celle-ci lui dit :

Ying - Pourtant, le vert, c'est plutôt ordinaire comme couleur.

Sa voix était calme et douce. Elle pouvait sentir la respiration chaude de son interlocuteur. Elle était si près qu'elle pouvait presque entendre ses battements de cœur, qui était aussi rapide que les siens. En moins de quelques secondes, le vent froid c'était transformé en une chaleur. C'est comme s'il y avait un feu naissant à l'intérieur de la Niwa. Puis, une goutte d'eau vint briser ce moment unique. La première était tombée sur la tête de son compagnon et les autres on vite suivi...

Le jeune garçon tendis une main galante à Ying pour l'aider à se lever plus rapidement. Elle la prise puis, immédiatement ils durent partir à la recherche d'un abri. Les quelques gouttelettes étaient maintenant un déluge. Mais d'habitude quand il pleut beaucoup au tout début ça signifie que la tempête ne durera pas longtemps. Mais y rester, était l'une des meilleures solutions pour attraper un rhume.

Rendu à quelques mètres de la grande chute de Konoha, Hayabusa décida d'enlever sa veste noire pour la prêter à Ying. Sur le coup elle fut plutôt surprise et ensuite gêner. Il en avait bien plus besoin qu'elle... Surtout que celui-ci n'avait pas de chandail en dessous. Alors, elle la pris un peu malgré elle. Celle-ci se sentait égoïste de porter sa veste, mais son ami pris instantanément un peu de distant. Il voulait éviter la réaction de la genin, sans doute.

Peu de temps après, heureusement, l'abri fut trouvé. Juste derrière la chute d'eau il y avait une espèce de trou qui avait été creusé par l'eau durant les années. L'endroit était très facile d'accès. Il y avait un petit chemin de roche qui permettait de passer derrière les cataractes. Lorsqu'il fut arrivé, la Niwa enleva la veste du jeune Toyome pour lui redonner. Il devait avoir froid.

Ying passa une main dans ses cheveux puis ensuite, regarda par le côté de la petite grotte. Il pleuvait encore autant. Elle soupira puis se tourna vers son ami. Il lui demanda si ses parents pourraient s'inquiéter et le reste elle ne le comprit pas. Le liquide tombant de la chute faisait du bruit et Ying était un peu trop près. Alors, elle s'approcha plus du fond. Elle n'avait pas répondu tout de suite, cherchant quoi dire. Mais après environ une minute elle lui dit :

Ying - Non, personne de ma famille ne s'inquiéter... Elle attendit un peu avant de continuer. Mes parents sont décédés et j'ai quitté ma famille adoptive il y a près d'une semaine. Alors, maintenant je vis à la rue... Et la nuit dans la forêt. Hum... Ou les bancs parcs, ils sont bien aussi.

Elle lui sourit, montrant ses dents blanches avant de continuer :

Ying - Et toi, tu as encore de la famille ?

Elle s'assied sur le sol, invitant son compagnon à faire pareil.



MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Mar 29 Juin - 10:24

Ying n’en démordait pas, ses yeux ne valaient pas ceux de l’adolescent. Il était vrai que ses pupilles en amande étaient plus originales, la couleur claire de l’iris leurs conféraient un charme tout particulier à ceux qui ne les voyaient pas comme l’œuvre d’un démon. Hayabusa ne répondait pas, mais son regard en disait long sur ce que pensait l’étudiant. Nous passerons donc les évènements qui suivirent, à savoir le déluge et leur quête d’un abri contre la colère du ciel. La demoiselle eut rendu la veste de son nouvel ami dès lors qu’ils pénétraient dans l’abri au creux de la cascade. C’est vrai qu’il grelottait, mais à vrai dire, il aurait pu s’en passer encore quelques temps. De toute façon, mouillé comme l’était l’étoffe noire, cela ne faisait pas trop de différence. Au moins, il pouvait s’afficher plus sereinement vis-à-vis de la kunoichi, sans craindre pour sa pudeur. Par ailleurs, les difficultés auditives amenèrent les deux enfants à s’installer au fond de la cavité rocheuse. D’un geste gracieux de la main, elle invitait son compère à s’assoir auprès d’elle. C’était nettement mieux, même si ce n’était pas le meilleur endroit où discuter. Néanmoins, ils étaient protégés, au moins le temps que le déluge s’apaise. Il était à noter la promiscuité de la caverne, qui conférait à cette dernière un certain manque de confort mêlé à une sensation d’être dans un cocon décrispant. A moins que ce ne soit dû à la présence de ce bout de femme…Qui pouvait réellement savoir ? Quoi qu’il en fût, la shinobi répondait à son interlocuteur, du moins en partie, dans un sourire provocateur.

Ses mots avaient mis Hayabusa mal à l’aise. Il ne savait pas trop quoi dire. En fait, la seule chose qui le rassurait vraiment, c’était qu’elle semblait bien vivre cette situation pour le moins…incongrue. Ne pas avoir de toit ne devait pas être de tout repos, surtout quand les intempéries menaçaient, comme aujourd’hui, par exemple. Cela était, perdre ses parents devait être encore plus pénible. Aussi, il n’y avait rien d’étonnant à ce que dormir à la belle étoile tous les jours de la semaine l’indifférait autant. Tout cela avait légèrement chamboulé notre kirisien, qui n’eut pas remarqué du même coup que Ying n’avait que partiellement répondu, pas de suite. Il se rendait compte à quel point ses propres problèmes n’étaient que broutilles par rapport à ceux qu’auraient d’autres personnes. Quelque part, cela le confortait dans l’idée que sa bonne humeur n’était pas si déplacée que cela au vu de son propre vécu. Il avait parfaitement raison d’être jovial, par rapport à son expérience. Et peut-être même que partout où il passait, il apportait sa joie de vivre aux autres, un réconfort pour ceux qui appréciaient sa compagnie. De nombreuses gouttelettes glissaient le long de son visage, s’écrasant violemment sur le sol dans une douce mélodie, tandis que l’étudiant détaillait le sourire de son interlocutrice.

[Ying] ‘Et toi, tu as encore de la famille ?’

L’adolescent était interloqué. Sa compagne d’un jour avait vraiment passé sous silence son idéal. Etait-ce parce qu’elle n’avait pas entendu ? Ou peut-être n’en n’avait-elle pas ? Ou simplement était-il trop lourd à porter ? Tout un tas d’interrogations traversèrent l’esprit du bonhomme aux yeux de félin en l’espace d’un instant. Ainsi donc, il se passa une seconde ou deux avant qu’il ne puisse répondre à la demoiselle. Il croisait les bras, comme pour se réchauffer tout seul. Il ne pouvait décemment pas demander à la genin de venir se blottir contre lui…Puis, il planta son regard sur l’eau qui s’effondrait de façon torrentielle et dans un vacarme assez désagréable. Il semblait compter machinalement dans sa tête.

[Hayabusa] ‘Oui, bien sûr ! Mon père et ma mère sont sûrement en train de naviguer quelque part. Il y a aussi mon grand-père, sa nouvelle femme. Voyons…Ma cousine chérie aussi. Ses parents, qui sont à Kiri. Oh ! Il parait que j’ai un cousin, mais je l’ai jamais vu. A moins qu’il soit à Konoha, je pense pas l’avoir croisé un jour. Hmmm…Je dois aussi avoir de la famille à Kumo. On est issu d’une longue lignée de marchands, tu sais !’

L’aspirant-shinobi énumérait les membres de sa famille toujours en vie, avec une joie non-dissimulée, sans se rendre compte de sa maladresse vis-à-vis de la kunoichi. Il ne s’en rendit compte que quelques minutes plus tard, alors qu’il continuait inlassablement à citer un à un les membres de sa lignée, avec ses caractéristiques physiques, les anecdotes, et tous les faits croustillants intéressants à savoir. Finalement, dans un sourire extrêmement gêné, Hayabusa fit l’impasse de tout ceci, glissant un discret ‘désolé’ à l’attention de Ying. Ainsi, en habile politicien qu’il pouvait devenir, il retournait la situation en évoquant la question à laquelle la genin n’avait pas répondu. Il ne supportait pas d’être en position de faiblesse, c’était un fait.

[Hayabusa] ‘Mais au fait ! Tu m’as pas répondu ! Tu n’as pas un idéal ?’

Le ton employé n’était pas du tout condescendant, il était même clair et apaisé, presque teinté d’une sorte de fascination pour la jeune SDF. Après tout, elle avait du courage pour vivre dehors sans même rechigner. En tant que ninja de Konoha, elle avait la possibilité de réclamer un toit à l’institution. Après tout, c’est ce qu’Hayabusa avait fait. Réclamer était certes un grand mot, il y avait des façons plus diplomates de demander un appartement, aussi lugubre soit-il. A cet instant précis, il lui vint une idée. Elle pouvait sembler saugrenue de prime abord, et il va sans dire que cela pouvait être mal interprété par la demoiselle, mais il voulait s’y risquer. Cela lui faisait malgré tout de la peine de savoir qu’après l’avoir quitté, sans doute lorsque la pluie aurait cessé son office, elle s’en retournerait dans la forêt. Comment faisait-elle sans douche, sans vêtements garde-robe digne de ce nom, sans le confort que pouvait procurer une vie de ninja sédentaire…Et puis, le jeune Toyome sentait un besoin toujours plus croissant de faire les magasins, par coquetterie ou par pure nécessité. C’était agréable de se sentir désiré et désirable.

[Hayabusa] ‘Ne le prends pas mal, mais j’aimerai te faire une proposition. Je devrais faire quelques emplettes avant de te le demander mais…’

L’adolescent se tournait vers la demoiselle à la longue chevelure noire, tandis qu’il pouvait encore sentir les effluves corporels de celle qui porta sa veste pendant quelques minutes. Les molécules odorantes s’étaient déjà fixées sur la longue étoffe noire. Puis, d’une main assurée, il posa une main sur la joue de Ying, sur laquelle perlait une dernière goutte d’humidité. Il lui souriait, à la fois sûr de lui et un peu perdu.

[Hayabusa] ‘…j’aimerai te demander de venir habiter chez moi, au moins le temps que tu puisses trouver un logement. C’est un peu le bordel, avec tous ces parchemins et ces bouquins qui trainent sur le sol, sans compter mes fringues, mais ce sera toujours mieux que dormir dehors, surtout avec ce temps. Ne t’inquiète pas, je dormirai dans le salon. Non pas que mon futon est petit, mais un garçon ne dort pas dans le même lit qu’une fille, sauf si…enfin, bref. Tu auras tout le nécessaire pour ranger tes affaires. Après tout, tu n’aimerais pas avoir tout un tas de vêtements et de…euh…Tu sais…Ces trucs que les filles portent ? Et puis, je suis pas chiant, ou si peu !’




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MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Mar 29 Juin - 20:15

Au plafond, au-dessus d'eux, il y avait plusieurs fentes. Des craquelures qui s'étaient créés avec le temps et dans quelques années l'eau allait sans doute se mettre à couler. Cette pauvre pierre était la depuis des siècles et une simple chute lui dévorait les entrailles pour en faire une grotte. Reste toujours à savoir qui est arrivé le premier... L'eau ou le dur calcaire de cet abri ? Malgré tout c'était un très bel endroit et Ying y viendrait surement plus souvent à présent. En tout cas c'était quand-même mieux que le parc qui était souvent remplit de gens bizarres.

Après le court instant qui s'était écoulé, le jeune Toyome avait croisé les bras. C'était comme s'il cherchait l'inspiration ou qu'il essaya de se rappeler. D'un ton de voix heureux il finit par commencer. Il avait une très grande famille et de partout. Ses parents étaient toujours en vie, mais eux, voyageait. Ils avaient donc, laissé Hayabusa à Konoha et était repartie. Peut-être seulement pour quelques temps ou tout simplement parce qu'il préférait être shinobi plutôt que marchant. Il est vrai qu'être ninja est bien plus palpitant.

Ying l'écoutait avec attention durant qu'il nommait tous les membres de sa famille. Il en décrivait quelques-uns, racontait une péripétie d'un autre. En fait, ça devenait plutôt mélangeant. La jeune femme commençait à avoir du mal à bien le suivre. Mais c'était tout de même intéressant. La genin aurait pu l'écouter encore longtemps, mais il s'arrêta net. Gêner puis, désolé. Pourtant, il n'avait pas à s'en vouloir. La Niwa avait un peu de mal à comprendre pourquoi il avait fait cette aire, elle n'avait jamais dit, être malheureuse d'avoir perdu ses parents. Il est vrai que normalement, quand un membre de sa famille meurt la moindre des choses c'est d'avoir un minimum de peine.

Suite à cela, le jeune garçon retourna sur un autre sujet. Certainement ce qu'elle avait loupé un peu plutôt.

Ying - Et bien, j'espère juste devenir une spécialiste du genjutsu. Je préfère ne pas viser trop haut... Comme ça, il y a moins chance que je sois déçu.

Elle fit un petit rire à sa plaisanterie. En fait, elle y croyait un peu et ce parce qu'elle n'était assez forte pour savoir si elle arriverait à de venir spécialiste dans ce domaine. Quoi qu'il en soit, tout ça serait à voir en temps et lieu. De plus, à son âge celle-ci avait amplement le temps de changer d'avis, de rêve et d'ambition.

Elle ouvrit la bouche, s'apprêtant à parler, mais l'aspirant fut plus rapide qu'elle. Il avait une proposition à lui faire ? Et elle ne devait pas le prendre mal... Ying referma la bouche. Elle se demandait surtout qu'elle genre de proposions il pouvait bien vouloir lui faire ? Surtout qu'elle ne devait pas le prendre mal. Il posa alors une main sur sa joue, froide et humide. Il lui offrit d'aller rester chez lui le temps qu'elle se trouve un appartement. Cela la mit mal à l'aise... Et lui fit surtout regretter d'avoir pas du fait qu'elle était à la rue. Le jeune homme lui parla de ce qui traînait sur son planché de maison pour en revenir que ce serait surement mieux que de dormir dehors pas une telle température.

Lorsqu'il eut terminé de parler la genin attendit un moment. Elle cherchait qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui dire... Elle aurait bien voulu, mais c'était s'imposer et cela ne se faisait tout simplement pas.

Ying - Tu n'as pas à me prendre par pitié, tu sais. Et puis, c'est de ma faute si je n'ai plus de foyer... Alors, je dois endurer.

Elle afficha une moue déçue avant de continuer :

Ying - Pour tout expliquer : ça faisait sept ans je vivais avec un fou et son fils qui m'avait adopté. Il y a une semaine, Logitomaru a su que mon oncle était toujours en vie alors, il voulait m'envoyer vivre là-bas. Il en avait marre de moi... Puis, je n'avais aucune envie d'aller habiter avec se psychopathe donc, j'ai pris la première solution qui m'est venu à l'esprit : partir. Mais la plupart du temps, le matin, j'y retourne pour prendre une douche et changer de vêtement. Le seul inconvénient c'est que je dois passer par la fenêtre et éviter de me faire voir.

Elle se tassa de quelques centimètres puis, accota sa tête sur l'épaule du jeune homme. Peut-être était-il exagérer comme comportement fasse à quelqu'un qu'elle ne connaissait que depuis deux heures ? Mais c'était son instinct qui l'avait poussé à faire ça.



MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Mer 30 Juin - 3:56

La jeune Niwa était pour le moins attentive, buvant presque chaque mot que prononçait son compère de fortune. En fait, elle agissait et pensait de façon tout à fait surprenante, imprévisible au possible, du moins l’était-ce aux yeux de l’adolescent. D’une part, son rêve semblait être purement trivial. Elle ne paraissait avoir aucun but particulier, si ce n’est peut-être se dépasser soi-même pour devenir la meilleure manipulatrice. Peut-être était-ce lui qui était trop terre-à-terre pour comprendre de tels concepts. Fallait-il y voir une des différences entre l’homme et la femme ? Ou bien était-ce seulement son génie qui l’empêchait d’appréhender cette vision des choses ? Hayabusa se le demandait sincèrement. En plus de tout cela, Ying ne semblait éprouver aucune tristesse, ni remord vis-à-vis de sa famille adoptive. Quoi de plus normal quand il apparaissait que ce père et ce frère était de vraie plaies, dirons-nous. N’empêche que toute cette mascarade matinale laissait perplexe notre protagoniste, même s’il pouvait comprendre que son offre ressemblait fortement à de la pitié plus qu’à un acte désintéressé.

Il s’empressait alors de rectifier le tir, alors que la genin vint apposer sa tête sur l’épaule du Kirisien. Il en rougissait, perdant légèrement ses moyens. Pour sa défense, la douce odeur de ses cheveux qui parvenait à son organe olfactif était enivrante. Il aurait dit sentir une mosaïque de fruit et de miel. C’était sucré et agréable, et cela le relaxait terriblement. Il ne laissait néanmoins aucunement transpirer ce sentiment d’égarement en passant son bras derrière le dos du bout de femme et en l’enroulant, accroissant ainsi son emprise sur le corps de cette dernière. Les pommettes roussies par l’alchimie qui s’était créée entre les deux adolescents, il continuait la discussion. Pour tout dire, cela lui permettait de ne pas laisser un blanc qui pourrait être lourd de sens.

[Hayabusa] ‘C’était pas vraiment de la pitié…Je me dis simplement qu’à ta place, je préfèrerai avoir mon coin à moi plutôt que de tout faire en catimini. Je te force pas la main, et si tu as besoin de temps pour réfléchir, pas de problème. Mais je voulais juste que tu saches ce qui est à ta disposition. Personne ne devrait endurer ce genre un tel traitement, et surtout pas toi.’

Instinctivement, il prit le parti de caresser avec une douceur toute maitrisée la longue crinière brune de la kunoichi avec sa main libre. Le contact était soyeux, même si cette chevelure demeurait encore éminemment humide. Par moment, ses doigts frôlaient le front, les joues, le cou, les oreilles, enfin tout ce qui était sur son chemin. C’était grisant, voire électrisant par moment. Il eut voulu que cet instant s’éternise, que le temps s’arrête, bien que jusque là, il n’y ait rien de bien sérieux pour l’instant. En réalité, il se demandait à cet instant si le geste de Ying était innocent, ou s’il y avait ce désir réciproque. Quoi qu’il en fût, il appréciait ce moment d’intimité qui, malgré le bruit assourdissant de la source qui s’abattait à quelques mètres à peine, prenait des allures romantiques.

Ses perles d’ambre voguaient indifféremment dans chaque direction, tandis que la chaleur corporelle de la konohéenne réchauffait petit à petit le corps d’Hayabusa. Il était difficile de constater si la fureur du ciel s’était calmée, mais à en juger à l’image floue venue de l’extérieur qui parvenait au regard des deux compagnons via la fenêtre traversée par le liquide translucide, l’averse avait cessé, au moins temporairement. L’adolescent fermait les paupières, comme pour mieux savourer l’instant présent. Puis, il oscillait la tête vers la demoiselle à ses côtés, cherchant à trouver ses yeux. Dormait-elle ? Ou bien faisait-elle de même que son ami ? C’était ce que l’étudiant voulait savoir. A l’occasion, il eut pu voir la naissance de sa poitrine au niveau du col de son chandail. Il détourna les yeux aussitôt, manifestement peu à l’aise avec les attributs féminins. Sa peau prenait des nuances rouge pivoine, troublé au plus haut point par cette vision. Il se secouait la tête violemment, comme pour ôter cette image de gré ou de force. Ne croyez pas qu’il n’était pas familier avec cela, car bien de ses ouvrages traitaient de l’anatomie, qu’elle soit masculine ou féminine. Cela étant, cela restait purement et simplement théorique. Finalement, usant une voix chaude mais emplie de trémolos traduisant son état de stress, il entreprit de parler après ces quelques minutes à profiter l’un de l’autre.

[Hayabusa] ‘Il faudrait peut-être y aller, la pluie s’est calmé. Il vaudrait mieux saisir notre chance, qui sait combien de temps durera l’accalmie…Tu as réfléchi à ma proposition ? Rien ne t’empêche de me donner une réponse définitive maintenant, puisqu’on devrait se voir à l’académie. Cela dit, n’hésite pas…’

Son sourire était bienveillant, même s’il ne voulait pas regarder Ying à cet instant, craintif à l’idée de devoir croiser à nouveau cette part de féminité qu’il eut vu précédemment. Il continuait malgré tout à masser ce cuir chevelu de façon terriblement douce. De son membre supérieur libre, il saisissait celle de la genin ? Il vint caresser ses doigts longs et fins, rehaussés d’ongles entretenu comme il le fallait. Il hésitait un moment, avant d’y déposer un doux baiser. C’était court, très court même, mais Hayabusa trouvait cette façon d’avertir la kunoichi de leur départ imminent nettement plus intéressant. Ce n’était pas grand-chose, mais il continuait à insister sur les ressentis de sa compagne, même si lui-même commençait à en sentir les effets sur sa propre personne. C’était, à bien y réfléchir, peut-être sa manière d’évaluer ses limites, et celles de la demoiselle. Elle était probablement sur le point de craquer, mais rien n’était moins sûr. Elle seule était capable de définir ce qu’elle commençait à penser envers le jeune Toyome. Ce dernier se leva, tendant une nouvelle fois une main charitable, usa d’ailleurs d’une force excessive, au point que les deux compères trouvèrent leur visage à quelques millimètres. Le froid n’était plus vraiment un problème, tant le corps de notre protagoniste était brulant. Il n’en fallait pas grand-chose pour que les mains de sa camarade se posent sur son torse. L’instant était touchant, ardant. Fallait-il, oui ou non, craquer, ici et maintenant ? Lui était à deux doigts de poser ses lèvres légèrement pulpeuses sur celles de son amie, mais il ne céderait pas à la tentation. Pas encore…




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MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Jeu 1 Juil - 5:38

Pour répondre à l'approche de Ying, l'aspirant avait mis un bras derrière elle. Celle-ci profitait de ce moment, toute en écoutant la voie lénifiante de Hayabusa. Il disait de ne pas l'avoir prise par pitié. Son geste avait seulement été proposé par aide. Une preuve qu'il était bien généreux, mais avait-il vraiment envie d'avoir quelqu'un dans ses pattes quelques jours ? Sur ce, la genin en doutait. Elle lui fit un sourire qui voulait dire " merci ", mais celui-ci ne pu le voir puisqu'ils n'étaient pas face-à -face.

La Niwa tomba vite dans ses pensées. Ce laissant porter par le doux instant que lui suscitait son ami. La jeune femme se demandait surtout si elle devait accepter. Juste pour une nuit. Depuis une semaine, elle n'avait pas pu dormir pendant plus de six heures de la filer. Même lorsqu'elle était complètement épuisée... Il y avait toujours une quelconque imprévu. Une fois, lorsque qu'elle était perdue dans les bois avec sa coéquipière, un ours était venu les attaquer. À cet instant c'était simplement sa deuxième journée de fugue. La fatigue l'avait envahi. Heureusement, la bête n'était apparue que vers le lever du jour. Tout ça lui fit repenser à quel point cette petite aventure avait été un bel évènement. Elle avait pu brûler cet énorme truc poilu durant que la fillette lui dévorait l'âme grâce à son genjutsu. Le meilleur souvenir qu'elle avait gardé de cette nuit inconfortable. Malgré les tristes crient que l'ours avait fait durant qu'elles le tuaient et l'horrible odeur que cela avait provoqué à la toute fin, ça n'avait pas été si pire.

À cet instant Ying ne se rendait plus trop conte de ce qui se passait au tourd. Elle en avait oublié la pluie. Tout ce qu'il l'importait c'est d'être encore avec Hayabusa et une courte pensée pour sa famille adoptive. Aurait-elle dû les écouter et aller vivre avec son oncle. Et puis, c'est Loraz qui l'avait voulu... Raison de plus pour douter de ce type. Sa famille avait toujours eu des tendances un peu meurtrière. À ce qu'elle avait pu constater. Son paternel qui avait sauté les plomb et décider de payer des brigands pour qu'ils assassinent sa femme et lui-même devant sa propre fille. Alors, qui sait, peut-être est-il aussi malade ? Ça ne serait pas très surprenant.

Quelques minutes plus tard elle entendit le jeune homme parler. La pluie avait cessé de battre, mais simplement pour quelques temps. La température était plutôt mauvaise. Le kirisien demanda à Ying si elle avait réfléchi à sa proposition, mais aussi, que rien ne l'empêchait d'attendre.

Celui-ci lui fit un sourire dont elle ne pouvait déceler la nature. Il n'osait pas la regarder, pour une raison inconnue. Par la suite, le garçon pris sa main prenant soin d'effleurer doucement chaque doigt de la Niwa. Il caressa sa main aussi mielleusement qu'il l'avait fait plutôt avec ses cheveux. Il vint alors poser un court baiser. Il fut bref, mais Ying avait l'impression de l'avoir ressentit de partout. Puis, un peu brusquement, il l'aida à se relever. Ils étaient maintenant à quelques millimètres l'un de l'autre. La genin posa ses mains sur son torse. Elle, elle allait craquer. C'est assuré. Son cœur battait à une vitesse qu'elle ne croyait pas possible et avait perdu un peu les moyens. Elle ne pouvait faire ce qui lui passait par la tête. Ce qui la retenait principalement était la gêne et qu'elle n'était pas certaine qu'Hayabusa ressentait lui aussi quelques choses pour elle. Est-ce même possible à l'imaginer ? La jeune fille voulue tout de même déposer se tendre baiser sur ses lèvres, mais... Juste avant, elle entendit les battements d'aile d'un oiseau qui vint se poser près de la chute. À entendre ses cris, c'était un faucon.

Elle tourna la tête instantanément. Se fut comme un réflexe. Les seuls faucon voyageant dans Konoha son porteur de message alors, celui-ci avait une missive pour l'un des deux shinobis, mais lequel ? Ying se retourna la tête en direction de son compagnon lui lançant un regard interrogatoire. Puis, elle osa les épaules et lui sourit.

Ying - Qu'est-ce que tu crois qu'il veut ?

Les deux ninjas sortir de la grotte. Une fois à l'extérieur ils purent remarquer l'humidité qui régnait en cette journée. Pourtant, le soleil était fort et une longue et magnifique arc-en-ciel se tenait au-dessus de leur tête. Le vent c'était un peu calmé, mais gardant une mince brise d'après-midi d'été.

Lorsque l'oiseau les vit sortir, celui-ci se dirigea vers Ying. Il se posa sur son bras puis, elle décrocha le petit parchemin. L'animal ne prit pas le temps de rester plus longtemps... Il partit instantanément. Il était bien content d'avoir livré son message et maintenant il devait être impatient de rentrer chez lui. La genin lu donc le bout de papier qui était bien à son nom. Elle remonta les yeux vers son ami, un sourire au lèvre pour ensuite dire :

Ying - Mon équipe et moi sommes convoqués en mission de rang C demain à la première heure. Je n'arrive pas à le croire... Par contre, il n'y a aucun autre renseignement. J'me demande quelle sorte de mission on aura à faire.

Elle prit quelques secondes pour reprendre son calme. Elle était heureuse d'enfin pouvoir sortir du village. Se serait la première fois depuis qu'elle résidait à Konoha. De plus, cela faisait un bon moment que l'équipe ne s'était pas retrouvée. Bien sûr il manquerait malheureusement Kenji, mais Taka était aussi l'une de ses connaissances.

Ying monta les yeux au ciel. Il aurait un autre averse... Pourquoi avait-il fallu qu'il fasse mauvais la veille de sa première mission qui se passerait hors du village ? Dormir sous la pluie n'était pas vraiment l'idéal. En fait, ce ne devait même pas être possible. D'une voie timide elle dit alors :

Ying - Je me sens un peu mal d'accepter ton offre, mais est-ce que, seulement pour cette nuit, tu pourrais m'héberger ? Dormir sous la pluie ne doit pas être super... C'est surement pire que les bancs de parc.

Elle attendit quelques secondes puis continua :

Ying - Tu crois que j'aurais dû aller vivre chez mon oncle ? Même en sachant qu'il y avait des risques qu'il soit comme mon père... Ou peut-être même pire.

En fait ce qu'elle voulait c'était seulement un peu de réconfort et la certitude d'avoir pris la bonne décision. Elle, elle le croyait que c'était la meilleure chose à faire, même si la vie était beaucoup plus difficile maintenant qu'elle était livrée à soi-même.



MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Jeu 1 Juil - 16:43

Le temps sétait arrêté durant cette étreinte. Les mains de Ying étaient venues se poser sur le torse du kirisien, au niveau des pectoraux. Les deux enfants semblaient se regarder comme deux chiens de faïence, dans une atmosphère palpable tant elle était lourde de sens. La bouche pulpeuse de la kunoichi amorçait son déplacement vers celle de son compagnon, lente, frémissante, réclamant un baiser. Hayabusa, lui appréhendait cet instant depuis que la pluie était subitement apparue. Dépendre des sentiments étaient l’unes des seules choses qu’il ne supportait pas, tout simplement parce qu’il ne maitrisait rien. Le monde du cœur était purement incontrôlable, mais dieu qu’il avait envie de sentir ces lèvres sur les siennes ! Sa poitrine battait à tout rompre, sa peau s’humidifiait, sa respiration se faisait plus haletante au fur à et mesure que les millimètres disparaissaient entre eux. Mais finalement, un cri d’oiseau vint troubler ce moment d’intimité, provoquant la surprise chez la belle Niwa. Toujours blottie contre le corps de l’étudiant, elle lui souriait et lui demandait ce que l’oiseau de proie pouvait vouloir, et surtout à qui. Lui n’avait jamais eu la visite d’un faucon, tant et si bien qu’il avait déjà un début de réponse. En tant qu’aspirant-ninja, il n’avait tout simplement pas le niveau de ses camarades de l’équipe, malgré un talent indéniable. Ainsi donc, silencieux et encore sous le choc des derniers évènements, il se contentait de hausser les épaules en affichant un franc sourire, ses yeux imitant cette malice qu’avait ce geste de gaieté.

Il convient de noter que ces brefs instants au cours desquels leur corps ne faisaient plus qu’un avaient eu le mérite d’instaurer ce que l’on pouvait qualifier de relation ambigüe dans l’esprit des deux adolescents. Hayabusa était plus particulièrement affecté par tout cela, lui qui ne voulait pas céder à ce que son cœur lui implorait. C’était donc dans ce contexte qu’il se dirigeait vers la sortie de la cavité sombre, une main tenant celle de la kunoichi à la manière de deux amoureux, les doigts étant délicieusement entrelacés les uns sur les autres. Arrivés dehors, ils constatèrent à quel point le soleil était présent, pendant qu’une longue trainée colorée s’était formée au-dessus de leur tête. L’air était lourd, saturé d’humidité, tandis que le ciel se vidait progressivement des nuages agressifs. L’astre incandescent redevenait le maitre de la voute stellaire, mais disons ce qui était, il y avait de grands risques que cela ne fût qu’une accalmie. Et les deux shinobis semblaient s’en douter…Quoi qu’il en fût, un faucon quitta sa position en amont. Ying, présentant le coup déliait ses doigts de la main du garçon afin de laisser son corps libre de toute interférence pour le rapace roux, qui vint stationner sur son avant-bras, un message enroulé autour d’un de ses pattes. Celle-ci s’en saisissait, avant de donner une brève impulsion à l’oiseau, qui décolla immédiatement. Après quoi lança-t-elle un sourire à son interlocuteur, le prévenant des ordres qu’elle avait reçu.

Ying semblait coutumière de ce genre d’arrivée impromptue, généralement annonciatrice de mission à venir. Ou bien cachait-elle son jeu assez facilement…A bien y songer, Hayabusa n’avait jamais reçu la moindre visite de faucon-facteur, en dépit des quelques mission qu’il eut à effectuer. C’était probablement à cause de son rang. Il ne s’en offusquait pas, mettant même ce passage de côté. Après tout, tant qu’il recevait ses ordres, c’était tout ce qui comptait. Et puis, la jeune Niwa s’interrogeait en scrutant un ciel annonciateur de nouvelles intempéries, mettant à contribution son compagnon. Sa voix dénotait quelque timidité, ce qui ne lui échappait pas. Celle du délicieux Toyome était suave, souriante, quoique faussement boudeuse. Ses yeux vinrent créer ce dernier paradoxe en pétillant comme jamais ils ne purent le faire.

[Hayabusa] ‘A la bonne heure. Mais pas la peine d’être timide, il n’y a vraiment pas de quoi…’

Mais finalement, un peu confuse, Ying commença à se poser des questions, notamment sur ses choix, ceux-là qui lui avaient fait prendre la décision de vivre à la belle étoile. Il était vraiment étrange pour notre ami étudiant d’avoir choisi de vivre telle une saltimbanque, alors même qu’elle avait les moyens au vu de sa position de shinobi du village de la feuille, voire parfaitement inconcevable. D’autant qu’elle méritait mieux, cette belle femme...Voilà ce que pensait Hayabusa. Aussi, vous comprendrez aisément la raison pour laquelle il était heureux de sa décision, hormis bien sûr l’attirance profonde qu’il éprouvait pour la genin. Elle n’en avait cependant pas fini, se demandant si son choix était le meilleur, à défaut d’être rationnel. Les facultés d’analyse de l’étudiant étaient mises à l’épreuve sur ce coup. Il dirigeait ses pupilles de félin vers les émeraudes de la kunoichi, dont se dégageait une douceur sans nom. Une main vint par la suite se poser sur les joues fraiches de son interlocutrice, se fichant dans sa chevelure humide.

[Hayabusa] ‘Un sage disait qu’il n’y a ni de bon ni de mauvais choix. Il n’y a que les décisions que l’on assume pleinement qui sont meilleures. Et puis tu sais, il faut du temps et du recul pour dire si telle ou telle alternative n’est pas une bonne ou une mauvaise chose. Ce que je veux dire…’

L’adolescent caressait les lèvres de sa vis-à-vis avec son pouce, comme pour tester leur texture, leur saveur. Une goutte perlait en effet sur sa bouche, qu’il essuyait avec envie. Il avait une envie irrépressible d’être cette fine gouttelette d’eau, mais son cerveau lui ordonnait le contraire. De ce paradoxe naquit un sourire à la fois mutin et sage, un regard à la fois amoureux et objectif.

[Hayabusa] ‘...Nous serions-nous rencontré si tu n’avais pas fugué ? Aurions-nous passé autant de temps tous les deux ?’

Ses pommettes devenaient écarlates, mais il demeurait maitre de lui, malgré la proximité une fois encore propice à un baiser. Il voulait se mettre en route avant que l’averse ne les surprenne encore, mais ses pieds refusaient de l’écouter. Et dire qu’il n’avait pas fait attention au temps qui passait, dire qu’il avaient passé une matinée quasi-entière en contact de Ying. Cela l’échappait ! Comment ce genre de sentiment aussi irrationnel pouvait-il naitre entre deux entités pensantes ? Voilà une question à laquelle il souhaitait répondre, mais aucune solution valable ne s’offrait à lui. Toujours était-il qu’il était littéralement paralysé. Aussi s’exprima-t-il, seul organe fonctionnant encore plus ou moins correctement, sa main toujours collée à la joue de la genin.

[Hayabusa] ‘Il faudrait peut-être y aller…Tu as l’air fatigué, je vais te montrer où j’habite. Enfin, si je parviens à m’échapper de ton emprise.’. Pour la première fois depuis leur rencontre, il osait parler à demi-mot de ce qu’il ressentait. ‘Tu n’utiliserais pas ton genjutsu sur moi, par hasard ?’

Il riait en prononçant ces derniers mots. C’était naturellement une petite blague pour essayer de rompre le charme. Encore que cela aurait expliqué pourquoi il agissait aussi curieusement depuis quelques heures…




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MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Sam 3 Juil - 3:59

Les faucons pouvaient retrouver une personne vraiment comme des pros. Celui-ci l'avait retrouvé, et pourtant, Ying n'était pas chez elle. Alors, le pauvre animal avait dû chercher longtemps avant d'y arriver, mais aussi surprenant que ce soit, il avait réussi. À quelques reprises déjà la genin avait pu voir un de ces oiseux venir lui porter une lettre. Sauf que les autres fois précédente, c'était pour ses rencontres d'équipes. Alors, ce coup si c'était différent. Elle sortirait de Konoha, ce qui veut dire qu'elle n'avait aucune certitude d'un jour y revenir... La mort peut frapper à n'importe quel instant. Alors, Peut-être serait-ce la dernière fois qu'elle voyait son village d'adoption dont elle avait passé la moitié de sa vie ? Cette pensée était sans doute exagéré, surtout que ce n'était qu'une mission de rang C... Mais qui sait, tout peut arriver. La forêt n'est pas sûre et encore moins en dehors du village.

Plus tôt, un sourire à la bouche et d'une voix emplit de plusieurs sens le jeune garçon avait accepté que Ying dorme chez-lui pour la nuit. Celle-ci n'était pas très doué pour reconnaître toutes les sortes de sons aux significations diverses, mais elle avait pu percevoir qu'il n'y avait aucune grande déception dans ses paroles. Alors, cela était sans doute un signe que ce n'était réellement pas de la pitié. Cela fut rassurant à savoir. Ensuite, vint le questionnement un peu flou de la jeune Niwa. Bien sûr l'aspirant ne devait pas tout comprendre, il n'avait jamais connu le père de cette dernière... donc, il ne pouvait pas comprendre exactement pourquoi la genin avait si peur de rencontrer cet homme. Elle avait préféré toute abandonner plutôt que d'y aller. Pourtant, elle aurait pu le rencontrer et par la suite, si nécessaire, fuguer.

Le jeune homme mit une main sur la joue encore froide de Ying. Puis, il lui parla d'un sage qui disait que seul le temps pouvait vraiment dire si oui ou non son choix était le mieux. Mais il n'y en avait ni bon ni mauvais. Hayabusa pris une courte pose avant de continuer. Durant ce bref moment il passa son pouce sur la bouche de la jeune fille, essuyant une goutte de pluie qui venait juste de tomber. L'averse recommençait-elle déjà ? Non, c'était la chute d'eau qui faisait quelques éclaboussures.

[Hayabusa] ‘...Nous serions-nous rencontré si tu n’avais pas fugué ? Aurions-nous passé autant de temps tous les deux ?’

Il avait entièrement raison. Ying n'aurais sans doute jamais mit les pieds dans cette crêperie bizarre si elle eut décidé de rester chez sa famille adoptive. Qui sait, peut-être même qu'aujourd'hui elle n'aurait plus fait partie de ce monde, car son instinct lui disait que son oncle était un psychopathe. Puis, vue de cet angle, la jeune femme réalisa à quel point sa fugue avait été une bonne chose. Aussi, il y avait eu presque que seulement des hauts depuis son départ. Alors, elle n'avait pas vraiment de raison pour regretter ce choix.

Ying - oui, tu as raison. Vue comme ça, c'est moins regrettable aussi.

Elle lui sourit. Puis s'approcha un peu. Elle écoutait avec attention ce que son interlocuteur racontait. Elle ria avec lui de sa blague, un peu étrange il faut l'admettre. Il voulait partir lui montrer sa demeure, mais il croyait être sous l'emprise d'un genjutsu. Est-ce un message subtile qu'il essaya de faire comprendre à la jeune genin ? Celle-ci n'en était pas certaine. Alors, elle lui répondit avec un petit sourire à la fois espiègle et un peu perdu :

Ying - Euh... Bah, j'crois pas que ce genre de genjutsu existe.

Juste au cas où la blague n'en était pas vraiment une, mais il n'aurait sans soute pas rit si ce n'était pas le cas. La Niwa tourna la tête : il n'y avait ni faucon ni goutte d'eau à l'horizon. Une idée lui traversa la tête, mais elle hésitait. Devait-elle ou non craquer ? Elle allait peut-être mourir durant cette mission... Ou non. Il est vrai que son niveau était plutôt faible comparer ses coéquipiers.

Elle s'approcha encore un peu. Ses joues étaient presque aussi rosés que celle de son compagnon. La jeune fille posa une main sur son torse au niveau des pectoraux. Puis l'autre. Ses mains tremblaient un peu. Par un stress qu'elle ne comprenait pas trop. En fait, tout le sentiment qu'elle ressentait à l'égard du jeune Toyome était étrange. C'était la première fois qu'elle le ressentait et pourtant elle savait c'était quoi. Ying était tombé amoureuse... Pourtant, en si peu de temps. Cela la mélangeait un peu. Elle voulait écouter son cœur, mais quelque chose lui disait que peut-être valait mieux que non. C'était surtout parce qu'elle ne croyait pas trop qu'un garçon comme Hayabusa pouvait aimer une fille comme Ying. Il méritait bien mieux, c'est certain. La mauvaise confiance en sois de la Niwa commençait à revenir. Alors, avant que ce côté d'elle ne reprenne le dessus elle avança sa tête vers celle du jeune homme. Puis, colla doucement ses lèvres légèrement pulpeuse sur les siennes...



MessageSujet: Re: Les cataractes du repos éternel   Dim 4 Juil - 17:24





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