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 Rencontre au coin de la rue

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MessageSujet: Rencontre au coin de la rue   Mar 29 Juin - 11:26

En général, les gens se respectent entre eux. Mais lorsqu’un pourri en rencontre un autre, la situation dégénère assez vite.

Une table ronde, des chaises occupées disposées tout autour, une musique envoutante. Sur la table, une jeune femme danse sensuellement. Elle n’est que très peu vêtue, et les languettes de cuir se balance au même rythme que les ondulations de son corps. Cette demoiselle porte les cheveux longs. Ils sont blonds, bouclés, et descendent en cascade autour de son joli visage. Sur la table, ses talons battent le rythme. Les hommes qui profitent du spectacle frappent des mains, la plupart boivent de l’alcool, ils sont au nombre de huit. Huit gros pervers qui payent pour voir une jolie fille danser a moitié nue sur une table.
Cette fille, elle portait le nom de Séji Saama. Pourquoi elle était là ? Pour se faire de la thune bien entendu. Et danser chez des pervers rapportait gros. C’était la première fois qu’elle s’y essayait, et elle était satisfaite.
Elle était d’une grâce a vous couper le souffle, et en même temps, elle était terriblement sexy. Sa danse était faite pour en même temps. Elle balançait sa poitrine autant que ses hanche, ses bras souples et légers exécutaient des figures orientales, et lorsqu’elle donnait une petite tape sur le haut de sa croupe, huit hommes en manques de sensations sifflaient aussi fort que cela leur était permit.
Voila, cela faisait à présent un peu plus de deux heures que la jeune femme était dans le bâtiment aux fenêtres closes. Elle n’avait pas fait que danser sur la table ; elle avait aussi servit les boissons, la nourriture et les cigarettes.
Sur les huit hommes, deux étaient allongés dans leur propre vomit, trois dormaient avachis sur les canapés en cuir, deux autres continuaient à chanter des paroles obscènes dans l’espoir d’attirer l’attention de la jeune femme. Le huitième était déjà parti.
Séji avait fini son boulot, elle devait être payée, puis partir. Seulement, celui qui l’avait engagé était un de ceux qui étaient allongés sur le canapé. Donc pas facile de réclamer sa paye dans ces conditions. Que faire alors ? Elle devait se servir toute seule. La prochaine fois elle se ferait payer d’avance.
Par chance, l’argent était dans un petit tiroir du buffet du salon. La jeune femme pu le trouver rapidement. Mais il y avait une erreur. Il manquait de l’argent. Un quart de ce qu’elle devait toucher manquait à l’appel. Soit, elle allait se servir en nature. Pas questions de se faire escroquer par une bande d’abrutis.
Elle prit une feuille de papier, et écrit quelques mots. "J’ai trouvé l’argent, et je suis partie, comme convenu. "
Maintenant, restait qu’a trouver quelques petites choses à emporter. La seule difficulté consistait à ne pas se faire voir des deux guignols du fond, qui braillent de toute leur grosses voix.
Rien de bien difficile en réalité. Voila donc notre Séji en train de fouiller les corps de ceux qui l’avaient embauchée, et de déposer son butin dans une poche en cuir de veau beige qu’elle avait trouvé dans la cuisine. Ce qu’elle récupéra n’était pas trop mal en somme. Quelques montres, des chaines en argent, des ceintures en cuir de qualité, du liquide. La jeune femme avait presque fini sa tourné. Restait plus que les deux braillards, et un homme totalement immergé dans sa gerbe. Elle du se rendre à l’évidence, elle ne récupèrerait rien chez ses trois là. Autant partir se changer immédiatement et filer en vitesse. Mais quand même… Un des deux chanteurs avait un sacré pendentif. L’emblème du village de Konoha en or massif. Non, elle ne pouvait décemment pas se passer de ce bijou. Elle en tirerait le prix fort. Ca se vend facilement ces choses là. Ou alors elle le garderait. Qu’importe, il lui fallait ce pendentif, et à n’importe quel prix, c’était décidé.
C’est parti, Séji se fonce vers sa proie. L’homme du se sentir fier tout d’un coup. La jeune femme commença à danser sensuellement sur son corps, rapprochant sa bouche de son coup pour l’embrasser. Mais fausse note. Le second chanteur, jaloux, ne manqua pas de remarqué la poche de butin a quelques mètres de là. Il cria pour avertir son collègue. Il fallait agir vite. La petite blonde se saisit du bijou avec les dents et tira pour l’arracher, emportant la chaine massive au passage, et se dégagea rapidement de l’étreinte puante du parfait inconnu qui tentait de la retenir. Elle ramassa sa poche en courant, y jeta je pendentif et sa chaîne, prête à quitter les lieux. Seulement… Sur la table de la cuisine, de l’argenterie, qui de plus était parfaitement rangée et facile a saisir. La fuite ou l’argent ? L’argent. En vitesse, elle passa sa main sur la table, histoire de récupérer encore quelque petite chose avant de se tirer. Mais ce qu’elle attrapa avant de l’introduire dans son sac n’avait nullement la consistance de fourchettes ou de couteau. Non, elle avait attrapé un concombre. Il était surement destiné à être servit, mais visiblement on l’avait oublié. Alors demi-tour. Cette argenterie était pour Séji, et pour personne d’autre. Et les deux abrutis qui arrivaient en titubant... Quel spectacle… Après avoir refermé son sac, un peu trop remplit, la jeune femme se dirigea vers son sac à elle. Le sac avec lequel elle était venue et dans lequel se trouvaient des habits plus décents. Mais tant pis, elle n’avait pas le temps de se changer.
Toujours vêtue de son déguisement affriolant, elle se précipita vers la porte. Fermé. Et merde, fallait qu’elle passe par le jardin. Mais elle était à présent entourée par deux gougeas aux reflexes ralentis. Ah euh, précision… La clé était sur la porte. Pas besoin de paniquer alors. Séji tourna la clé, ouvrit rapidement la porte, et se jeta dans la rue. Avec une vitesse époustouflante (merci l’adrénaline), elle referma la porte à clé de l’extérieur. Elle les laissa dans la serrure, puis s’enfuit à toute allure.
Oui, la prochaine fois elle se ferait payer d’avance…

Les scènes de première rencontre que l’on trouve dans les livres sont souvent trop mielleuses pour la jeune fille. Il fallait changer la donne, trouver quelque chose d’original, d’un peu moins cucu. Aujourd’hui, elle n’allait pas être déçue alors.

Les petites franges de cuir fouettaient sa peau halée sans relâche, ses talons hauts l’empêchaient de prendre de la vitesse, ses deux sac tambourinaient sans remords dans son dos et sur son flanc. Pas génial pour prendre la fuite. D’autant plus qu’elle attirait tous les regards, vêtue ainsi. C’est noté, il fallait qu’elle s’éloigne de la foule pour éviter les soupçons. Qu’a cela ne tienne, elle connaissait un chemin plus calme, pas loin d’ici. Il fallait tourner à droite un peu plus loin, puis continuer tout droit, et elle y serait. A moins que…
Séji frappa violement le sol, s’écorchant les genoux au passage. La poche du butin s’était renversée, et un élément gisait à présent sur le sol au même titre que la jeune femme. Un concombre. Oui, un concombre. C’est bon, même si sa tenue faisait louche, le garçon qu’elle avait percuté ne se rendrait compte de rien. Alors vite, on refait son sac, on se relève et on reprend la course. Mais se lever alors qu’on s’est violement tordu la cheville en percutant un inconnu n’a rien d’évident. Séji s’écroula sur le sol après sa tentative infructueuse, sous le regard interloqué d’un jeune homme.





On nait courageux comme on nait peureux. On peut s’améliorer, faire des efforts, mais tout ce travail est vain, la nature d’un homme l’emportera toujours de sa raison.
Encore faut-il pouvoir discerner le courage de la folie...



* Pensées *
" Paroles "

MessageSujet: Re: Rencontre au coin de la rue   Jeu 1 Juil - 0:20

Notre protagoniste se hasardait à déambuler dans les ruelles sombres et mal odorantes de Konoha, sans réel but précis. A vrai dire, il aimait profiter de la fraicheur nocturne, encapuchonné comme à son habitude, et jouant avec une petite sphère aqueuse. Celle-ci était en suspension au dessus du doigt levé d’Hayabusa. En fait, il affectionnait plus que tout l’observation de son environnement, que ce soit l’étude de l’architecture, celle de la nature, ou même tout simplement l’attitude des gens qu’il rencontrait. Certains titubaient par excès d’alcool, d’autres ricanaient outrageusement, prenant à partie les quelques femmes qui osaient s’aventurer dans leur champs de vision. C’était pittoresque, et le kirisien s’étonnait de constater à quel point le monde de la nuit était un tout autre univers. Ses yeux de félin scrutaient les environs, chassant le moindre détail pour délivrer le jugement le plus impartial possible. La lune était pleine, écarlate, régnant sur les cieux noirs comme l’encre, constellé ici ou là de petits points lumineux. Cela n’avait rien à voir avec les nuits étoilées qu’il avait pu contempler par moment. Le quartier était délabré, le bois commençant à pourrir à certains endroits, tandis que les lampions se dégradaient dans l’indifférence la plus totale. Cela étant, ils éclairaient partiellement, suffisamment en tout cas pour savoir où l’on mettait les pieds. Des matous se disputaient une poubelle, les hommes braillaient sans se préoccuper des autres, autant vous dire que l’ambiance était des plus glauques. L’adolescent progressait pourtant tranquillement dans le quartier en gardant un sourire plein de confiance. Il se voyait telle la lumière en pleine obscurité. A peine présomptueux…

Manipulant cette boule d’eau flottante, il photographiait mentalement tout ce qui pouvait lui servir à décrypter autant d’animosité. Après quoi, il consignerait toutes ses notes une fois arrivé chez lui. Ses pas étaient lents et assurés, alors qu’une fine brise venait frapper l’étudiant…jusque là ! Car au détour d’une ruelle, une femme légèrement vêtue, une épaisse crinière dorée, de grands yeux verts, percuta de plein fouet un Hayabusa pensif. Elle s’écrasa furieusement au sol, épluchant du même coup ses genoux, laissant deux blessures béantes. Les deux sacs suivirent le mouvement, l’un d’eux laissant à l’occasion s’échapper un concombre. La demoiselle s’agenouillait afin de récupérer le légume et le ranger furtivement. Elle tenta enfin de se relever, sans résultat. En effet, elle semblait s’être blessée plus sérieusement. Par ailleurs, son attitude était bizarre. C’était comme si elle fuyait quelque chose. Néanmoins, son instinct lui disait de ne pas tenir compte de cet état de fait. En fait, il n’en était tout simplement pas certain. Pour notre ami cartésien, même si ses sens de l’observation et de la déduction étaient acérés, il était hors de question de s’avancer à des hypothèses fumeuses. Aussi, il s’approcha de la blondinette. Son sourire était blanc comme le nacre et occupait tout son visage, la faute à sa capuche qui barrait son regard intégralement, tandis que la bulle aqueuse oscillait toujours dans les airs.

[Hayabusa] ‘Ca va, pas trop de mal ?’

Les yeux du garçon se dirigèrent vers les gouttes de sang qui perlaient le long des tibias, puis vers la cheville qui semblait touchée. Toujours aussi amusé par l’effet qu’il provoquait chez la gente féminine, il entreprit de causer le même trouble chez la demoiselle, même s’ils semblaient être séparés de plusieurs années. Et pourquoi pas ? Après tout Hakufu devait avoir plus ou moins le même âge qu’elle, et elle éprouvait de l’attirance envers le jeune étudiant. En plus, ce n’était rien d’autre qu’un jeu, alors que pouvait-il risquer ? Doucement, il s’accroupissait afin de toucher suavement l’articulation de la fille dont il ne connaissait pas encore le nom. Il oscillait la tête tantôt vers les bijoux d’émeraude de sa vis-à-vis, tantôt vers la jambe lisse comme de la soie. La demoiselle grimaçait selon les massages que lui procurait l’étudiant.

[Hayabusa] ‘Et là, ça va mieux ?’

Le natif des eaux de Kiri se mit à rire discrètement, comme s’il avait trouvé la raison pour laquelle elle s’était écroulée une seconde fois. Il connaissait sur le bout des doigts l’anatomie humain, sans pour autant avoir les capacités d’un médecin. Il était néanmoins capable de délivrer un diagnostic clair et précis. Son verdict tombait tel un couperet pendant que le globe aqueux continuait de flotter au-dessus des deux protagonistes, telle une seconde lune.

[Hayabusa] ‘Tu t’es foulé la cheville. Rien de bien sérieux, t’en fais pas. En même temps, qu’est-ce que tu fichais à courir comme ça, en talon ?’. Il rigolait, taquin. ‘Surtout avec ces sacs…’

Il prit sur son épaule les deux sacs, au poids relativement lourd. Puis, il tint la main à la demoiselle, l’invitant à prendre appui sur l’articulation laissée libre. Son parfum emplissait l’air ambiant, un mélange sucré et âcre assez mal dosé, tandis que celui de l’adolescent parvenait aisément au nez de sa compagne d’un soir. C’était si elle s’était frottée à quelque chose de malodorant, alors que l’on pouvait facilement deviner que le bonhomme était fraichement douché et pomponné. Il guida la blondinette vers un banc vide, et surtout prenant la direction d’un quartier bien moins malfamé. Après quoi, une fois l’endroit trouvé, la paix retrouvée, hors des bourdonnements indécents des habitants, il s’occupait à nouveau de la demoiselle. Avec un geste d’une infinie douceur, il amena la cuisse presque dénudée vers son corps. Hayabusa sortit ensuite des herbes d’une poche en cuir. Il les passa à la bouche, déchirant une bandelette de sa veste noire. Puis, il recracha le mélange de végétaux et de salive broyés sur la cheville, recouvrant la mixture avec l’étoffe. Toujours vêtu de sa capuche, et alors qu’il continuait son ouvrage, il prit la parole, veillant d’un œil vif les deux sacs qui étaient posés à côté d’eux.

[Hayabusa] ‘Il ne faudra pas forcer sur ta cheville. Qu’est-ce qu’une fille aussi peu vêtu faisait dans ce genre de quartier à cette heure de la nuit ? C’est pas vraiment prudent, tu sais…’

Sa voix était claire, chaude et voluptueuse, envoutante au possible, même si l’on pouvait deviner que ce n’était qu’un bout d’homme. Elle demeurait toutefois éminemment rassurante, comme il savait y faire. Il maitrisait sourire et intonation sensuelle. Un vrai plaisir pour les oreilles…Avant d'achever son travail, il tendait à la demoiselle ce qu'il restait du tissu noir afin qu'elle soigne les plaies qu'elle avait aux genoux.




oOo Thème musical oOo

Le savoir est la clef du pouvoir.
Le savoir est la clef du salut des Hommes.
Seul le savoir anéantira les ténèbres dans ce monde.

MessageSujet: Re: Rencontre au coin de la rue   Mer 22 Sep - 12:46

Hayabusa : + 7 XP
Seiji : + 7 XP

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MessageSujet: Re: Rencontre au coin de la rue   

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