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 [Mission D] -Accompagnatrice

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MessageSujet: [Mission D] -Accompagnatrice   Sam 10 Juil - 18:27

.:: Accompagnatrice ::.
Chapitre 4 : Missions
- Prologue -

[Père] – Ma chérie, réveille-toi

C'était la douce et mélodieuse voix de mon père qui amorça cette journée accompagnée par le chant des oiseaux qui venait tout juste de débuter. Je lui avais demandé de me réveiller en même temps que lui. La journée allait être longue et je devais être préparée. Hier, j'étais allée rendre visite aux gentilles personnes qui travaillaient pour le « Centre de Missions » et j'avais choisi une affectation bien particulière qui allait prendre en vigueur le lendemain pour la durée d'une journée. La seule information que j'avais pour cette mission c'était mon rôle, une adresse et une heure. La personne qui avait créé cette demande était restée sur le strict minimum et demandait de rencontrer la personne pour qu'elle soit mise au courant de tout en personne. C'était ainsi plus facile pour l'accomplissement de la tâche... L'heure où je devais rencontrer cet humain était assez tôt le matin. Trop tôt pour mes heures de sommeil habituelle, mais juste parfaite pour celles de mon père.

[Seiki] – Merci papa, tu peux y aller

Un léger sourire en coin se dessina sur le visage de mon père, puis il disparut refermant la porte derrière lui. Comme à mon habitude, mes vêtements étaient posés sur le coin d'une table. J'avais décidé d'opter pour des vêtements moins frappants que mon kimono blanc et rouge. Aujourd'hui des « shorts » blancs et une camisole de la même couleur étaient idéaux. Un petit bracelet brun en bois pour accompagner le tout et cette chaude journée n'en serait pas désagréable.

Une fois sortie de ma chambre, il m'était aisé de constater la beauté de cette journée via une vitrine resèment installer par des amis à mon père et qui donnaient le long de notre salon. Un léger soleil commençait tout juste à faire son apparition et le noir de la nuit disparut tranquillement. L'air ambiant se réchauffait de plus en plus au fur et à mesure que l'astre incandescent apparaissait.

Mon père était sur le point de descendre au sous-sol un verre d'eau et un bol de céréales à la main. Incapable de libérer l'une de ses deux mains, il me fit un sourire annonçant un « Bon matin » plus traditionnel que ce qu'il m'avait dit quelques minutes plus tôt. Ce sous-sol était toute sa vie et il ne lui était pas rare d'y rester toute une journée sans remonter pour manger. Il m'était déjà venu à l'esprit d'entrer dans ses lieux, mais une force m'en empêchait. C'était comme un gigantesque aimant qui était irrémédiablement du même pôle que nous. Plus nous avancions mon frère et moi – parce que c'était son idée – moins c'était facile pour au final devenir littéralement impossible. Nous lui avions souvent demandé ce qui nous empêchait d'y entrer et à chaque fois il évitait le sujet avec un « Seiki, tu le sauras bien assez tôt. » Quand c'était mon frère qui lui posait la question, il lui riait au nez en lui disant que ce n'était pas important.

Désireuse d'un déjeuner vite fait, j'eus l'idée d'imiter mon père. Un gros bol de céréales et un bon verre de liquide à boire. Personnellement, je préférais le jus d'orange au déjeuner. À peine avais-je eu le temps de manger que la nuit avait complètement disparu. Plus le temps avançait et plus j'étais fébrile à l'idée d'aller au rendez-vous. L'homme ou la femme qui m'attendait là-bas m'intriguait au plus haut point. Je voulais en savoir plus sur cette mission. Une fois toute la vaisselle faite et rangée, je pouvais partir la tête haute vers le lieu de rendez-vous.

Les cheveux attachés par le même élastique violet que d'habitude permettaient la sensation du vent sur mon visage. Un vent froid et agréable en cette chaude journée en devenir. Espérant de tout mon coeur la préservation de cette brise, j'avançais fièrement vers les cartiers habitables de Kumo.

Devant moi se dressait une maison d'une exquise beauté. Les gens qui vivaient à l'intérieur de celle-ci devaient avoir un capital plus qu'alaise. Trois marches étaient nécessaires avant d'atteindre une porte de vitre. Une sonnette à droite de ladite porte était à ma disposition. Sans perdre un instant de plus, je fis retentir le timbre à l'intérieur de la maison annonçant mon arrivée. Une femme vint m'ouvrir

[Dame] – Que puis-je pour vous ?

Je sortis de ma poche l'affectation et la lui présentai

[Seiki] – Je suis venue pour cette demande

Elle jeta un regard-espions sur ma personne avant de lever des mains vers moi. Main qui s'agita pour former quelques signes. Cela devait faire plusieurs mois que j'avais débuté l'apprentissage du langage des signes et reconnaître sa phrase ne fut d'aucune difficulté. C'était même l'une des premières que l'on nous enseignait. Elle me demandait mon nom. Dans le même langage, j'épelai les lettres de Seiki. Avant que je n'eusse commencé ceux de mon nom de famille, elle me fit signe d'entrer.

[Dame] – Vous êtes attendu au fond de la première pièce à votre gauche.

L'intérieur de cette maison brillait dans son immensité et sa beauté. La décoration était assez vieille et une table de Go était posée au milieu de ce que je pouvais appeler le Salon. Je ne savais pas que d'autres personnes dans ce village étaient capables de jouer. Cette journée s'annonçait de mieux en mieux.

Au bout de cette salle, un homme n'ayant plus toute sa jeunesse me fixait. Il était assis derrière un bureau de bois sur une chaise roulante. Dès qu'il m'eut aperçue, il m'avait fait signe de le rejoindre. Un peu gênée, j'avançais tête baissée vers ce que je croyais être le propriétaire de ses lieux. Une fois arriver devant lui, il fumât une bouffée de sa pipe en me dévisagent.

[Homme] – Tu es là pour l'emploi ?

La voix de cet homme imposait le respect. Elle était à la fois forte et portante.

[Seiki] – Si vous considérez un ordre de mission comme étant un emploi, alors oui.

Il me recracha la fumée âcre au visage

[Homme] – Et sais-tu à quoi t'attendre ?

[Seiki] – Je vais devoir accompagner quelqu'un dans ses déplacements, enfin c'est ce qui était marqué

[Homme] – Et sais-tu quel type de personne tu devras accompagner ?

Un léger doute s'installait dans mon esprit. Était-il trop tard pour tourner les talons et espérer ne plus jamais croiser cette infirme ?

[Seiki] – Non, pas vraiment

[Homme] – Tu devras intégrer socialement mon neveu. C'est-à-dire que tu devras passer la journée avec lui pour l'adapter à ses besoins sans pour autant brimer son autonomie. En d'autres mots, tu seras accompagnatrice pour une personne en déficience intellectuelle.

Le désire de tout lâcher était de plus en plus fort dans mon esprit, accompagner une personne en déficience intellectuelle me sembla trop difficile à comparer à ce que je devais faire habituellement. Bien que l'expérience devait être intéressante, je n'avais pas envie de mettre le « bordel » dans la journée de cette personne avec mon inexpérience.

[Seiki] – Engagez-vous souvent des personnes pour cela ?

L'homme eut un petit sourire en coin

[Homme] – Habituellement, quelqu'un s'occupe de mon neveu lors des activités extérieures, mais depuis quelques jours, il est introuvable.

Cet homme commençait à me faire de plus en plus peur.

[Seiki] – Et pourquoi avoir dit sur l'annonce pour une journée si vous n'avez plus personne ?

[Homme] – C'est simple, je fais passer des entrevues aujourd'hui et j'ai besoin de quelqu'un pour tenir à distance mon neveu. Dès qu'il entend des étrangers dans sa maison, il se désorganise et commence à gravir les échelons de la panique.

[Seiki] – Si ce n'est qu'une journée, je veux bien essayer.

Qu'est-ce que j'avais à perdre finalement. Même si je faisais mal cet emploi, la personne après moi elle saurait comment s'en occuper. Je servais plus comme un bouche-trou que comme une accompagnatrice.

[Homme] – Très bien. Il y a certaines choses que vous devez savoir. Premièrement, Osame est un garçon âgé de 18 ans qui souffre d'un trouble envahissant du comportement (TED), l'autisme. Il a ressemant perdu l'ouïe lors d'un accident. Il lit quelque peu sur les lèvres et parle très bien le langage des signes. D'où la demande de votre nom dans ce langage. Nous ne demandons pas à ce que l'accompagnatrice parle couramment cette langue, mais des bases sont nécessaires. Nous complémenterons le tout en fournissant des pictogrammes utiles pour la journée. Osame est autonome au niveau de l'hygiène sauf pour la douche, vous n'aurez donc aucun soin à lui apporter puisque nous nous chargerons de le doucher. Deuxièmement, vous devrez trouver une façon d'occuper Osame toute une journée, vous aurez bien entendu accès à quelques fonds qui serviront uniquement pour cela et nous vérifions les achats. Si cela peut vous aider, Osame est peu passé des heures à fixer des choses que ne changerons jamais. La routine est quelque chose de vital à sa survie. Comme la majorité des TED d'ailleurs.

[Seiki] – Vous avez un exemple ?

Plus la conversation avançait, plus mes inquiétudes disparurent pour au final ne laisser qu'une boule de stress.

[Homme] – S'il devient anxieux et commence à se désorganiser où si vous avez encore quelques heures à occuper. Faite-lui lire un bottin téléphonique†. Comme je l'ai dit il y à de cela quelques secondes, la routine est quelques de rassurent pour un TED. Lire un bottin téléphonique qui ne change pas de pages à pages est sécurisant pour Osame.

[Seiki] – Autre chose ?

[Homme] – Vous ne devez en aucun cas le laisser seul, sauf pour les toilettes. Il est aventureux et vous aurez rapidement fait de le perdre, c'est arrivé par le passé que certaine personne le perde de vue et je n'étais pas très content

avait-il dit en haussant le ton

[Seiki] – Tout ira bien, ne vous en faites pas.

[Homme] – Maintenant, je vous demanderais de quitter les lieux, Osame va bientôt se réveiller et s'il croit qu'il y a quelqu'un d'inhabituel dans la maison, nous aurons droit à une crise. Revenez dans deux heures, il sera prêt. Oh et, pas quelque chose de trop physique, il à subit une opération à coeur ouvert jeune et il n'est pas capable de faire longtemps une activité plus difficile physiquement.

Je penchais mon dos vers l'avant en guise de salutation avant de me retirer. Plusieurs questions envahissaient mon esprit. Comment allais-je passer cette journée avec lui ? S'il fait une crise, que faire ? Qu'est-il arrivé aux gens qui l'ont perdu ? Est-ce là une méthode d'intimidation pour que je ne quitte jamais son neveu des yeux ? Et surtout, comment allais-je passer cette journée ? Je devais trouver des endroits où la routine était mot d'ordre, de cette façon, la journée passerait rapidement pour lui et je n'aurais peut-être pas à gérer de crise ?

Qu'est qui était routinier dans un village caché ? Voir un forgeron faire les armes avec une méthode bien précise. Regarder des médecins créer des pilules avec une bonne quantité d'ingrédients et tout ce tralala. Je n'en n'avais pas la moindre idée. Tout cela était bien routinier, mais fort peu intéressant. J'étais assise devant la maison à me demander ce que je pouvais bien faire de cette journée lorsque je mis mes deux mains sur mon visage pour retenir ma tête tombante de désespoirs. J'eus accroché le bandeau qui me servait de collier et l'idée de visiter l'académie me parut assez intelligente. Les salles de classe sont toutes numérotées selon une méthode bien précise, les cours débutaient et se terminaient tous à la même heure tous les jours. Voilà une routine qui pourrait être intéressante à exploiter.

MessageSujet: Re: [Mission D] -Accompagnatrice   Sam 10 Juil - 18:38

.:: Accompagnatrice ::.
Chapitre 4 : Missions
- Osame -

J'avais passé les deux heures assise devant la maison d'Osame à me demander ce que l'on pourrait bien faire à l'académie. Nous pouvons tout de suite rayer assister à un cours en amphithéâtre, il était sourd et à moins d'être à l'avant, Osame n'arriverait pas à lire sur les lèvres. L'idée de faire la traduction avec le langage des signes m'était venue, mais malheureusement, je n'avais pas encore assez poussé mon apprentissage. J'en savais suffisamment pour traduire le plus important des phrases à Osame dans une discussion normale, mais lors d'un cours où les informations allaient assez rapidement, je n'aurais pas été capable de tout bien placé. Je m'étais dit que nous aurions plus regardé les chiffres des classes, le laisser-aller a sa vitesse. Comme son oncle me l'avait dit, la routine est réconfortante pour lui et la numérotation des classes pourrait l'occuper quelques instants. Par la suite, un petit tour a la cafétéria pour aider les cuisinières à faire le diner, si elles le veulent bien. La fabrication de nourriture est un concept qui devait suivre des normes à la lettre pour une production de masse et je m'étais dit qu'Osame pourrait aimer cela, voir être assez bon. Après tout, il fallait faire ce que le livre de recettes nous disait et s'il ne savait pas lire, je lui ferais la traduction. Lait, farine, eau, température étaient tous des mots que j'avais appris. Une fois cela fait, nous pourrions aider les cuisinières à servir le repas et peut-être nous offriront-elles un repas gratuit. Malheureusement, je ne savais pas comment passer l'après-midi. Sans doute une idée allait-elle germer dans mon esprit une fois rendu au dîner.

L'heure arrivait finalement et je gravis les trois marches nécessaires avant d'atteindre la sonnette. Une fois cela fait, j'eus attendu quelques longues secondes. J'avais si hâte de rencontrer en vrai un TED. J'avais entendu parler de ce genre de personne pendant mes cours de médecine sur le cerveau humain. Si ma mémoire était exacte, les TED regroupent plusieurs sous-catégories. Les TED spécifique et non-spécifique que nous n'avons pas abordés puisqu'ils sont si rares qu'en rencontrer un tiendra de l'exploit. Il y avait aussi les autistes et ceux souffrant du syndrome d'asperger. Tous avaient plusieurs points en communs, ils voyaient la vie d'un œil totalement différent et détestaient le contacte avec les gens. D'où mon idée de cuisine, mise à part moi, ils n'auraient pas à parler avec d'autres personnes. Servir le repas ne demandais aucun contact avec la personne, si ce n'est que le visuel pour voir ou déposer la nourriture.

La porte vint à s'ouvrir pour laisser apparaître la femme de tout-à-l'heure accompagnée d'un garçon un peu plus vieux que moi fuyant le regard des gens. Il n'avait aucun doute, c'était bien la personne que je cherchais. Contrairement au déficient intellectuel (DI), les TED n'ont pas de caractéristiques physiques qui leur étaient propres. Un trisomique à la face plus ronde, les plus plus près entre eux, une langue capable de toucher le bout de leur nez et un espace entre leur gros orteil et leur autre orteil assez important. Si j'avais croisé Osame dans la rue, je n'aurais jamais su à l'oeil qu'il avait une déficience et elle était là la beauté de la chose. Enfin, de mon avis.

[Dame] – Si jamais tu veux parler avec Osame, tape lui sur l'épaule, tu remarqueras qu'il regardera tes mains avant tes lèvres. Ce n'est pas bien grave, si tu veux lui parler normalement, tu n'as qu'à garder tes mains le long de ton corps.

Sans perdre un instant, je lui tapotai l'épaule et levais ma main en direction de mon front. Une fois qu'il la regardait, je lui fis en signe : « Bonjour, je m'appelle Seiki. » Il me répondit de la même façon en épelant son nom.

[Dame] – Je vais vous laisser, bonne journée

Je fis un sourire en coin à la dame ne lui portant pas plus d'attention que cela. Osame voulait me demander quelques choses et si je n'avais pas toute ma concentration sur ses gestes, je ne serais pas apte à déchiffre ce qu'il voulait dire. Je n'étais pas encore assez expérimenter pour lire le langage et le déchiffre aussi tôt, cela prenait un peu de temps.

[Osame] – Qu...qu...qu...quoi faire ?

Osame n'était pas sourd de naissance, il était donc capable de s'exprimer même s'il ne savait plus comment calibrer le son de sa voix. Je lui répondis en accentuant le mouvement de mes lèvres pour que le déchiffrage soit plus facile pour lui

[Seiki] – Nous allons visiter l'académie. Le reste, c'est une surprise.


Bien qu'Osame eut la tête baisée, je pouvais distinguer le sourire qui venait de se dessiner sur son visage. L'idée de visiter l'académie lui plaisait bien et c'était une bonne chose, je n'avais pas pensé à un plan B. La journée avait débuté pour chaude pour nous, alors que nous devions marcher une bonne distance pour nous rendre à l'académie. Osame avait quelques difficultés avec cette marche sous cette chaleur. L'opération qu'Osame avait subie et la chaleur qu'il faisait l'empêchaient de marcher trop longtemps. Voilà pourquoi nous nous étions arrêtés assez souvent pour prendre quelques pauses et boire de l'eau. Le premier danger de cette journée était assez grand, je devais faire ne sorte qu'Osame était assez hydraté pour éviter une isolation ou un coup de chaleur. Je n'avais pas pensé à apporter de l'eau avec moi et j'avais donc dû arrêter à la première boutique qui en vendait pour en acheter une grosse quantité.

Une fois arrivé à l'académie, la majorité de l'avant-midi était passé, mais il nous restait assez de temps pour faire ce que j'avais prévu au tout début. Avant cela, je devais aller prévenir la direction que nous allions visiter l'académie. Par chance, il avait accepté cette fois. La dernière fois avec les Ayame nous n'avions pas plus venir. Pourquoi aujourd'hui plus que l'autre fois ? Sans doute parce que la déficience intellectuelle était une bonne raison pour avoir certains privilèges et que si l'académie avait refusé, cela aurait eu des enjeux politiques. Enfin, moi et la politique cela faisait deux personnes totalement distinctes.

Les classes de l'académie suivaient un ordre bien défini et comme je l'avais prévu Osame en était admirateur. Il ne pouvait pas s'empêcher de passer et de repasser en regardant lesdits chiffres. Lorsque quelque chose passionne un TED, c'était un phénomène vraiment impressionnant. C'était comme si votre corps vous forçait à aller voir ce qui se passait, l'esprit lui, il oubliait tout ce qu'ils y avaient autour pour se concentrer sur la passion. Les gens sans déficiences étaient capables de contrôler cela, moi par exemple, je ne ressens pas le besoin de manipuler un os dès que j'en vois un. Un TED lui l'examinera de toutes les façons possible et inimaginable. Voilà ce qui faisait leur charme.

Les classes de l'académie de Kumo étaient simplement notées, il y avait quatre parties et plusieurs étages. Chaque coin de l'académie était identifié par une lettre allant de A à D et le numéro de l'étage était le premier chiffre suivi du numéro de la classe. En ce moment, nous sommes dans la section B au premier étage devant la classe numéro 06. L'annotation est donc B-106. Comment un truc aussi simple pouvait-il passionner quelqu'un autant que cela ? C'était impressionnant.

[Souryo] - Que faites-vous ici ?

Une voix avait retenti dans mon dos. Osame lui n'avait logiquement rien entendu puisqu'il était sourd. Dans un sursaut, je m'étais retournée pour fixer l'inconnue qui nous avait interpellés.


[Seiki] – Oh, Souryo-Sama


Ce professeur de médecine n'était vraiment pas difficile à manquer, tout le monde le connaissait ne serai-ce parce qu'il était un peu corpulent et toujours en orange.

[
Souryo] - Bonjour Seiki, je ne t'avais pas reconnue de dos habiller comme cela.

[Seiki] – Ce n'est pas grave.


Je tapotai l'épaule d'Osame pour lui dire que je voulais lui parler. Il se retourna aussi tôt et aperçut
Souryo. Il avait peur et c'était un peu reculé. Je lui fit signe de ne pas s'inquité que le professeur Souryo était quelqu'un de très gentil et qu'il n'avait pas à s'inquiéter.

[Seiki] -
Souryo-Sama, je vous présente Osame, c'est un autiste sourd et je dois m'occuper de lui pour aujourd'hui. Comme il aimait tout ce qui suivait un ordre bien précis, j'ai stupidement pensé que de regarder les numéros des classes pourrait être intéressant. C'est peu commun, je dois avouer. Après j'avais pensé aller voir les cuisinières pour leur offrir notre aide, mais je ne suis pas quel accepte

Souryo me fit un sourire

[
Souryo] - Je suis persuadée qu'avec les bons mots cela peut fonctionner. Au revoir

Souryo partie aussi vite qu'il était arriver. Il voulait vérifier si nous avions affaire à être. C'est assez compréhensible. Cette intervention m'avait rappelé que nous devions aller voir les cuisinières pour leur demander si elle voudrait bien de notre aide. Dans le cas contraire, nous attendrions seulement le repas.

La cafétéria était une des places les plus fréquentées de cet établissement. Chose assez logique puis que lors que midi sonne où vont les jeunes étudiants ? À la bibliothèque ? Non, ils viennent manger un repas préparé par des dames vêtues d'une chemise blanche. Dame qui m'avait, remarquer en entrant à la cafétéria et me fixai du coin de l'oeil. Qu'est-qu'une supposée étudiante à l'académie vient faire dans ses heures-si ? L'un eut le courage de m'interpeller. C'était la plus petite de toutes et probablement l'une des plus jeunes aussi. J'estimais son âge dans la fourchette 20-25 ans.

[Cuisinière] – Excusez-moi ! Que faites-vous ici ?

Osame n'ayant pas compris ce que la dame voulait me tirait le chandail pour attirer mon attention. Je lui répondis en signe que cette dame se demandait ce que nous faisions. Ne parlant pas couramment ce langage, mes signes étaient plus ou moins bien faits et j'étais assez lente de leur réalisation, mais l'important était qu'il comprenait le message que je voulais lui faire passer. Lorsque je m'eus retournée pour répondre à la cuisinière, Osame refit la même chose. Avec sa main, il me demandait ce que nous faisions ici. Je lui dis d'attendre quelques secondes.

[Seiki] – J'accompagne pour une journée Osame, qui est un autiste sourd et j'aimerai savoir si nous pouvions vous donner un coup de main pour préparer la nourriture. Et j'aimerais savoir si cela dérangerait ?

La cuisinière me fit signe d'attendre puis retourna en arrière. Je profitais de cet instant d'inaction pour répondre à Osame. Je ne pouvais pas vraiment savoir s'il était enjoué ou non à l'idée de faire de la nourriture, mais cela nous ferait toujours quelque chose à faire. Quelques minutes passèrent avant que la faiseuse de nourriture revienne accompagnée d'un homme beaucoup plus âgé que nous qui nous aborda en nous présentant sa main en guise de salutation. Histoire de poursuivre le geste, je lui répondis de la même manière.

[Boss] – Si vous voulez bien me suivre

J'avais pris cette réponse pour quelque chose de positif et je fis signe à Osame de venir avec nous. Perdu dans son monde il arrivait difficilement à nous suivre, cette idée n'était pas aussi bonne que la précédente, mais avait le mérite d'occuper plus de temps. Cet homme nous emmena à l'arrière de la cuisine là où des tonnes de sarraus blancs étaient accrochées.

[Boss] – Mettez-cela et je vous expliquerais vos tâches

Osame était parvenu à lire sur les lèvres de cet homme et prit le sarrau le plus court qu'il pouvait bien trouver. Par la suite, le boss nous installa à une table avec des planches à découper.

[Boss] – Vous allez couper des légumes pour la soupe et une fois le repas terminé, vous ferez la vaisselle. Ensuite de quoi vous pourrez manger. Est-ce que cela vous va ?

Avec un sourire, je lui répondis

[Seiki] – Bien entendu


***
Nous venions tout juste de terminer notre repas. Cela devait bien faire une bonne heure que nous avions terminé de laver la vaisselle – qui était la partie la moins intéressante du lot. - Comme je l'entendais, le boss ne nous avais pas faire charger ce repas qui n'était pas si bon que cela, mais au moins, nous avions pu manger. Il devait être dans les trois heures et demie et il me restait à peu près 1heure30 avant de ramener Osame chez lui. Avec tout cela, je n'avais pas eu le temps de penser à ce que nous pouvions faire pour cette fin de journée. Je m'étais donc tournée vers l'option la plus facile

[Seiki] – Osame, que veux-tu faire maintenant ?

Lui avais-je dit en accentuant comme la dernière fois la prononciation de mes lèvres. Il me répondit avec ses mains qu'il commençait à être fatigué et qu'il voulait rentrer chez lui. Chose assez compréhensible, la journée avait dû être épuisante pour lui. L'idée de retourner chez lui ne me tentait guère et s'il advenait qu'en arrivant, son oncle n'eut pas terminé toutes les entrevues, que penserait-il de moi ? Par contre, d'une autre façon, j'avais reçu comme mot d'ordre pour la journée : « Le plaisir d'Osame » et il ne commençait plus du tout à en avoir. Sans doute était-il rare les fois où Osame quittait la maison. Je croyais fermement que si Osame voulait rentrer, c'est que c'était le temps.

[Seiki] – Allez vient, la journée est fini

† : Si cela n'existe pas, ce n'est qu'un exemple de ce qu'un autiste aime (Du moins, en règle général et selon ce que j'ai vu en formation)

MessageSujet: Re: [Mission D] -Accompagnatrice   Mar 13 Juil - 13:52



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