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 Retrouvailles aux thermes

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MessageSujet: Retrouvailles aux thermes   Lun 19 Juil - 1:25

Les minutes étaient de plus en plus interminable. Chaque seconde qui passaient était comme une heure qui lui faisait imaginer un scénario différent. Celui qui revenait le plus souvent était celle dont il ne viendrait pas. À part tout cela, il y avait ces milliers de questions qui la tracassaient. Comme, par exemple, si le faucon avait vraiment livré le message, s'il ne s'était pas enflammé avant d'arriver, s'il avait réussi à trouver Hayabusa, etc. Tous ce stresse lui donnait envie d'allumer un incendie... Ou deux, pourquoi pas ? Celle-ci secoua la tête cherchant à s'enlever cette idée. Impossible. Elle avait deux pensées, mais l'une ne venait pas sans l'autre. En fait, oui, mais malgré tout, l'un la stressait et lui faisait penser aux flammes et l'autre l'angoissait et ralentissait le temps encore plus. C'était déjà pénible, pourquoi fallait-il qu'il y ait une couche de plus ? La vie pouvait être cruelle parfois.

*peut-être juste le banc de parc là-bas....*

Ce bois d'érable, parfaitement coupé. Il était clair, lise et peinturé d'une simple couche de verni pour le rendre plus luisant. Il parlait aussi... Il ne cessait d'appeler l'adolescente. L'objet avait une voix douce et envoutante, presque hypnotisant. Comment résister ? Il fallait que la jeune fille détourne l'attention. Ça devenait insupportable. Son cas devenait grave, mais elle ne pouvait rien y faire. Une âme de pyromane était née en elle et grandissait à chaque jour venant de plus en plus intensifier son plaisir pour les flammes. Les allumer lui offrait une sensation inconnue. C'est comme si un vide était comblé à l'intérieur d'elle. Puis ensuite, Voir le feu brûler ne venait qu'amplifier ce sentiment étrange.

Après quelques minutes d'attention vers le banc elle finit par tourner la tête vers l'autre côté. Ce n'était pas mieux. Tout lui donnait envie d'utiliser un katon. Comment le jeune Toyome réagirait, si à son arriver, le parc était en feu ? Certainement pas avec autant d'enthousiasme que Ying voyant ses flammes bouger dangereusement dans toutes les directions. C'est pourquoi elle ne devait pas. Mais franchement, elle commençait à virer dingue. Elle entendait des voix et commençait à avoir des hallucinations. Des tisons vint tomber sur l'herbe fraiche de la soirée. C'était un mauvais signe.

Ying - Haya...

Chuchota-t-elle. Elle allait craquer et il ne fallait pas. Comment pouvait-elle vouloir voir quelqu'un à un point tel que ses envies pyromane reprenne surface à cette intensité ? En fait ce n'était pas la seule cause. Il y avait aussi que cela faisait plusieurs jours qu'elle n'avait riens brûlés. Deux idées lui vint à l'esprit pour lorsque son compagnon serait arrivé, s'il vient bien sûr. La première : lui proposer d'aller enflammer un ours dans la forêt. Une chose qu'elle est certaine d'avoir un refus. Il fallait vraiment être sadique pour vouloir tuer un de ces animaux sauvages. Pourtant, une fois qu'on l'ai essayé une fois, c'est totalement différent. Quoi qu'il en soit, il y avait la deuxième option : aller aux sources chaudes. Surtout parce qu'il y a de l'eau. L'eau éteint le feu et donc, si par malheur elle succombait à la tentation, il n'y aurait pas trop de gâchis. Et puis, il y avait aussi le fait qu'elle verrait son ami en maillot de bain. C'était un meilleur point...

Hayabusa - Ainsi donc, la perle de Konoha est revenue de mission…

Cette voix, si douce, si chaude, si merveilleuse... Il était venu. Elle se tourna, un sourire sincère animait son visage. Elle le remerciait au plus profond son âme. Elle n'aurait pas supporté une réalité aussi cruelle que de ne plus le revoir. Puis, en une fraction de secondes le jeune garçon avait réussi à lui enlever ses pensées de feu qui l'animaient. En fait elle ne pensait plus à rien. C'est comme si tout c'était arrêté durant un cour moment. Ying aurait voulu parler, mais quelque chose lui en empêchait. C'était comme si sa joie d'être revenu de mission pour être enfin auprès de cet adolescent la dirigea dans un univers différent. Un endroit qui semblait aussi confortable que les flammes, mais aussi, des plus irrationnelles. En fait toute l'amour qu'elle ressentait à son égard semblait contraire à la raison. Mais quoi qu'il en soit, ce n'ait pas ça qui importait le plus. Elle n'arrivait pas à parler, mais son corps l'écoutait toujours. Elle passa ses bras autour du cou de l'aspirant pour l'enlacer aussi. Elle sentie les lèvres de celui-ci venir déposer un baiser sur elle, suivi du souffle chaud qu'apportait sa respiration. La jeune femme était si bien à ce moment. L'odeur enivrante de son compagnon ne venait qu'embellir cet instant magique.

Après un moment elle finit par arriver à dire quelque chose. Son ton de voix était bas, mais calme tout en démontrant la joie réelle qu'elle ressentait.

Ying - J'suis vraiment contente que tu sois venu...

Ces paroles qu'elle lui avait soufflés à l'oreille, pouvait paraître un peu étrange, mais elle tenait à ce qu'il le sache. C'était un peu mélangé à l'intérieur d'elle. Elle croyait qu'il ne viendrait, mais se fut pas le cas. Serait-il possible qu'il ressente la même chose pour Ying ? En fait ce n'était pas aussi impossible que cela, voir la manière dont il agissait. De plus, s'il ne l'appréciait pas un minimum il ne serait pas venu et encore moins donner ce baiser dans son cou. Cette histoire était à ne plus savoir quoi penser. Tout cela commençait à lui redonner envie d'incendier des trucs... Comme se foutu banc derrière. Heureusement, son attention fut vite retournée vers la réalité lorsqu'elle sentie une main délicate venir se poser sur la sienne. Elle tourna les yeux puis, tomba droit dans le regard pur de son compagnon. Il avait enlevé sa capuche, dévoilant ainsi son visage angélique qui faisait presque rêver la Niwa. Depuis le temps dont elle avait envie de le revoir... D'une agilité plutôt rapide et délicat, celui-ci vint déposer une fleur d'un rouge vif tirant sur le violet derrière son oreille. Le végétal était magnifique. C'était la première fois que la jeune fille en voyait une pareille.

Hayabusa lui expliqua que c'était la fleur dont il lui avait parlé. L'hibiscus. Il repensa qu'elle lui avait dit ne pas aimer les fleurs. En fait, ce n'est pas qu'elle ne l'aime pas, seulement, que c'est un végétaux plutôt ordinaire. Ou plutôt, comme toutes les autres plantes. Mais bon, vue la personne qui lui avait offert, c'était différent pour Ying. Malgré tout, elle ne savait pas trop quoi lui répondre alors, elle le remercia. Il y avait eu la première syllabe de prononcer deux fois démontrant qu'elle était un peu gêné à ce moment, mais elle réussit à se reprendre rapidement.

L'adolescente vit alors les lèvres du jeune garçon se rapprocher des siennes. Elle avança un peu la tête. Un baisé suivi, aussi agréable que la première fois. Suite à cela, le jeune Toyome vint lui chuchoter quelques paroles à l'oreille gauche. Elle lui avait manqué.

Ying - Moi aussi.

Lui avait-elle répondu sur le même ton de voix. Presque qu'aussitôt, elle se leva. Puis dit un « Ah oui ! » comme si une idée venait de lui traverser l'esprit. Elle venait de repenser aux endroits dont elle voulait lui proposer d'aller. Elle préféra lui parler aussi de l'ours, au cas que cela fasse parti de ses passe-temps. Ce qui serait bien étonnant.

Ying - J'avais pensé qu'on pourrait aller dans la forêt pour faire... Elle s'arrêta. Un sourire malsain apparu sur son visage lorsqu'elle repensa à l'ours de l'autre jour. Malgré tout ça ne se faisait pas vraiment dire cela de cette manière. C'était même un peu sadique pour ces pauvres animaux. Elle tourna le regard, un peu mal à l'aise puis, continua sur un ton de voix qui ne faisaient que prouver se fait encore plus. Mais... Euh... Tu comprendras que c'est pas l'endroit idéal non plus... Elle se gratta la nuque cherchant ses mots. ... Et peut-être que c'est un peu précipité aussi.

Elle retourna les yeux vers ceux de l'adolescent. Le problème qu'il y avait, c'était que dans une forêt, mettre le feu à quelque chose peut faire flamber un arbre. Puis, si un arbre prend feu c'est tous les autres végétaux qui suivent. Donc, c'était un mauvais endroit. Il aurait fallu qu'un ours se perdre en tombant par chance dans une place plutôt vide. Comme le parc. Mais c'était impensable, cela n'était sans doute même jamais arrivé. Après quelques secondes, elle continua :

Ying - Alors, à la place on pourrait aller aux sources chaudes. T'es d'accord ?

De plus, à cette heure, il n'y aurait personne. Alors, l'endroit serait calme. En fait, durant la nuit, pas mal tout le village est tranquille. Puisque qu'évidement la plupart des gens dorment. Pas durant la soirée, mais dans quelques heures à peine se sera la nuit. Quoi qu'il en soit, son ami avait accepté. Par contre, il y avait un truc... Ils avaient besoin de maillot pour y aller. Alors, Ying devrait retourner dans son ancienne maison chercher le sien. Elle n'avait pas vraiment pensée à ce petit détaille. Tant pi. Elle n'aurait qu'à passer par la fenêtre. Cette fois se serait peut-être plus facile à l'aide d'Hayabusa.

Après quelques secondes elle sortie de ses pensées. Elle avait trouvé le bon moyen idéal. Elle prit les deux mains de son vis-à-vis puis lui dit :

Ying - Mais j'vais avoir besoin toi avant.

Elle fit un large sourire démontrant ses dents blanches. Elle lâcha ensuite ses mains puis, regarda autour. Comme si elle cherchait quelque chose. Il y avait deux gamins qui jouaient ensemble au bout du parc, sous un lampadaire. Le soleil n'était pas complètement couché, mais déjà on pouvait apercevoir la lune et quelques étoiles. La température ambiante était parfaite avec un léger vent qui venait agrémenter le tout. Comme bruit de fond, il y avait le bruit des feuilles d'arbres et quelques grillons qui chantaient dans les herbes.

Sur ce, les deux protagoniste partie en direction de l'ancienne demeure de la Niwa. Hayabusa ne savait peut-être pas où, lui, car Ying avait la mauvaise habite de rester souvent flou sur ce qu'elle parlait. Comme plus tôt lorsqu'elle lui avait parlé de brûler un ours. Elle n'avait jamais dit exactement ce qu'elle parlait. Puis, de la façon dont elle en avait mentionné le tout, l'adolescent pouvait s'être imaginé n'importe quoi... Mais quoi qu'il en soit, la genin ne s'en était pas vraiment rendu compte.

Les deux shinobis avancèrent durant quelques minutes. Jusqu'à temps d'être rendu tout près de la forêt, devant une petite entrée en roche. Il y avait une maison à deux étages, bien ordinaire juste au bout du petit chemin. La demeure n'était pas très grande et son état montrait qu'elle avait de nombreuse années. Le toit était plus ou moins en bonne condition. Des planches y étaient clouées pour boucher des trous et la peinture était presque totalement arrachée. Par la fenêtre on pouvait voir l'intérieur. Le propriétaire avait sans doute oublié de fermer les rideaux. La fenêtre de devant montrai la petite cuisine. Son état était étonnant... Ying ne l'avait jamais vue dans un désordre pareil. Il y avait même des assiettes de brisé sur la table au centre de la pièce.

Ying - C'est ici que j'habitais avant. Ma chambre est au deuxième étage.

Elle marche jusque sur le côté de la maison. Arrivant directement dans la cour. La terrasse n'était pas très grande, mais on aurait dit que c'était la seule chose entretenue. Les plantes qui y poussaient était magnifique, leurs couleurs étaient flamboyante et ils étaient tous disposés d'une façon à rentre la cour superbe. Elle lui pointa du doigt une fenêtre avec une toile verte fluo cachant ce qu'il y avait à l'intérieur.

Ying - Juste là. Pour y entrer il faudrait que je passe par la fenêtre du salon, qui est toujours ouverte. Mais le problème, c'est qu'il n'y avait personne dans la cuisine donc, Daiku et Logitomaru sont surement à l'étage.

Elle le regarda cherchant une solution, mais rien ne lui vint à l'esprit. Alors, elle ajouta un « bon bah, tant pis » puis se dirigea vers l'arrière de la maison. La gouttière était toujours arrachée à cause de la dernière fois. C'est bizarre que personne ne l'ait réparé... La genin regarda le hublot. Il était fermé. Et il y avait un rat qui mangeait une espèce d'insecte. En fait c'était plutôt un combat entre les deux êtres, car les deux machins étaient de la même grandeur. Ils étaient à l'intérieur de la maison, agrippé sur le rideau beige. Cela lui rappela que la maison avait toujours été infestée de rongeur et de Kabutomushi.

La jeune femme regarda tout autour d'eux. Puis vit une grosse roche qui lui donna une idée. Elle fit signe à son ami de se tasser un peu. Elle ne voulait pas l'assommer. Puis, suite à cela elle pritla grosse pierre. Celle-ci était d'un gris pâle, d'environ la grandeur d'une poignée de porte et elle pesait au moins un kilogramme. Par après, Ying la lança dans la fenêtre. Un bruit assourdissant se fit entendre. La fenêtre avait éclaté. Ce n'était pas de la vitre très épaisse et donc, cela n'avait pas demandé trop d'effort à caser.

La Niwa avait les yeux rond comme des balles de tennis avec la bouche ouverte, ce demandant quelle connerie elle venait encore de faire. Voilà où était l'utilité de réfléchir avant d'agir... Avec le vacarme qu'elle venait de faire, c'était assuré que quelqu'un viendrait. Mais personne à l'horizon. Elle avait retenu son souffle pendant quelques secondes, de peur d'attirer l'attention encore plus et de voir apparaitre un membre de son ancienne famille. Elle demanda de l'aide à son compagnon pour grimper en haut. Elle ne pouvait plus retourner en arrière et au moins elle n'aurait pas fait tout ça pour rien.

Une fois agrippée au rebord de la fenêtre elle essaya de se trouver un appui pour l'un de ses pieds. Après plusieurs efforts elle finit par tirer assez fort avec ses bras pour tomber tête la première dans le salon. Elle se leva aussitôt, se secoua la tête. Puis, se dirigea rapidement vers la porte de la pièce. C'était dégoutant il y avait deux fois plus d'insecte et de rat qu'avant. Les mures étaient tous grugé et il y avait de gros insectes écrasés un peu partout. Au moins ils avaient essayé de s'en débarrasser, mais le mieux aurait été de tout nettoyer à la fin. Malgré que ça n'aurait pas servi à grand-chose.. Voir le nombre qui est toujours en vie. Elle se tourna regarda le fond de la pièce plusieurs bestioles partait par l'ouverture d'où elle était entrée.

L'adolescente continua le long du passage avant d'arriver à sa chambre. À bien regarder il semblait avoir personne dans la maison. Quoi qu'il en soit, elle se dépêcha quand-même. Ils pouvaient arriver d'une minute à l'autre. Elle mit dans son sac tout ce qu'elle avait besoin. Elle prit en tout premier lieu sa serviette de bain, qui était blanche et son maillot qui était en deux parties et d'une couleur bleue foncée. Suite à ça, elle parti sur-le-champ. Mais vu qu'il n'y avait personne, celle-ci préféra passer par la porte. Elle fit le tour de la maison pour retourner voir Hayabusa.

Ying - En fait, il n'y avait personne à l'intérieur.

Elle ria nerveusement, repensent qu'elle avait donc, casser une fenêtre pour rien.



MessageSujet: Re: Retrouvailles aux thermes   Jeu 22 Juil - 3:16

Il frétillait de bonheur. Retrouver la demoiselle après ces quelques jours d’absence était une bénédiction. Il était devenu telle une fleur arrosée par de puissants rayons de soleil pendant plus d’une semaine sans avoir d’eau à digérer. Et puis, revoir Ying lui avait fait l’effet d’un nuage grisâtre et agressif que Hayabusa attendait depuis si longtemps pour s’épanouir. La vérité, c’était que notre jeune ami désespérait de la revoir, ce qui se traduisait par une fougue plus ou moins contenue. Mais finalement, ce baiser tant attendu n’eut qu’une saveur encore plus jouissive. En fait, le moindre contact était une ode à la passion, et la seule chose qui empêchait l’étudiant de succomber à l’ivresse du moment était sa propre conscience et surtout son tempérament rationnel…quoique ce fût particulièrement difficile. Même lorsque la peau de la kunoichi vint frôler celle du garçon pour l’étreindre, il y avait ce quelque chose de grisant, d’électrisant. Et le paroxysme fut atteint dès lors que la délicieuse Niwa susurra quelques mots au creux de l’oreille de son compagnon, lourds de sens. Un frisson parcourut l’échine d’un kirisien en peine pour refouler toute cette testostérone qui coulait dans ses veines depuis de nombreuses secondes.

Son cœur battait la chamade, et notre protagoniste tentait tant bien que mal de passer outre ces sensations ‘anormales’. La main qui vint fixer la fleur pourpre sur l’oreille de la jeune fille tremblotait discrètement, assez légèrement pour ne pas alarmer Ying sur ses états d’âme, mais suffisamment pour alerter l’aspirant-ninja sur cette nécessité de se calmer, et vite. Le second baiser n’arrangeait absolument rien du tout, aussi sage soit-il. Il avait comme une envie irrépressible de rester collé à ces douces lèvres, humides et gouteuses à la fois, de les lui mordiller, de déguster une nouvelle fois cette langue qu’il eût en bouche quelques jours plus tôt. Il sortit alors de sa torpeur hormonale par une idée que lui suggéra la kunoichi aux yeux verts après s’être auparavant détaché de son amoureux.

L’enfant ne savait pas trop quoi penser, de part la franche hésitation de son interlocutrice. Et pour tout dire, il y avait tout un tas de non-dits qui pouvait susciter (à tord ou à raison) l’incrédulité de l’étudiant kirisien. D’autant que plus la demoiselle avançait dans ses explications, plus le scepticisme de notre ami se propageait à travers chaque fibre de son cerveau. Fallait-il y voir là une invitation à ce rite de passage vers l’âge adulte, cette manifestation d’amour que deux personnes consentantes exécutaient, pour la procréation ou plus généralement pour le plaisir ? Et puis, sa voix traduisait une timidité flagrante, typique serait-on tentés de dire pour une novice. Enfin…Cela semblait fort étonnant que la demoiselle, aussi mûre puisse-t-elle être, ne fut pas ‘pure’. Il n’empêche que son attitude était pour le moins ambigüe, et il était impossible de savoir réellement le fond de ses pensées. Même lorsqu’elle eut exprimé sa suggestion, il subsistait un fond de double-sens.

Hayabusa accepta d’un hochement de tête, avec un sourire en coin qui n’avait aucune vocation coquine. Non ! En fait, il était surtout heureux de pouvoir profiter de sa chère et tendre moitié dans un endroit aussi reposant que les sources thermales. Néanmoins, il semblait évident pour le natif des eaux de Kiri que cela n’irait pas plus loin. D’une part parce qu’il ne pensait pas réellement à ce genre de choses, ou plutôt pas encore. Et puis aussi qu’il en était de même pour cette princesse à la crinière d’ébène. En tout état de cause, après avoir sollicité l’aide du garçon, ils se mirent en route vers le point d’eau bouillonnant, non sans faire une halte au préalable devant une vieille bicoque que l’on devinait peu entretenu, ou vieille. Les deux, peut-être même…En tout cas, sous la pâle lumière lunaire, les dégâts paraissaient quasiment irrémédiables.

Des murs lézardés sur une bonne longueur, une peinture qui s’écaillait un peu partout, un toit réparé sans vraiment de savoir-faire, sans parler de l’état de la cour intérieure, dont seules des fleurs colorées et en pleine forme rehaussait le niveau de la bâtisse à deux étages…Il n’y avait pas à dire, c’était véritablement un taudis. Hayabusa se demandait vraiment comment une aussi jolie fille avait pu rester saine d’esprit en habitant un lieu aussi insalubre. D’ailleurs, il n’osait à peine imaginer l’intérieur, qui devait être bien pire. Très souvent, la personnalité du locataire se traduisait par l’état de sa résidence. A cet instant précis, l’étudiant réalisait l’ampleur des paroles de Ying quelques jours auparavant, à tel point qu’il eut des remords à la laisser pénétrer dans un endroit pareil. On pouvait entendre résonner au loin le chant des batraciens et des grillons, qui se trouvaient vraisemblablement dans la forêt à deux pas de la demeure. En passant par le chemin qui donnait au jardin, notre protagoniste tenant la main de la genin qui s’enfonçait dans l’intérieur regardait tout autour de lui, aux aguets dans la pénombre. Il fut littéralement effaré par la cuisine qui ressemblait à un champ de bataille. C’était purement et simplement…incroyable. Ses yeux lâchèrent immédiatement la pièce sous l’impulsion de l’adolescente qui voulait en finir au plus vite. Quoi de plus normal, pensait-il alors…

Pathétique…Tout bonnement désolant…La gouttière était arrachée, et l’aspirant-shinobi du village caché de la feuille ne pouvait réprimer un frisson de dégout. Il était résolu seconde après seconde passé ici que la meilleure chose était de convaincre la belle brune de se joindre à lui dans son appartement. Quoi qu’il en fût, après de brèves explications sur la position des personnes à éviter, Ying invita à courber le dos de son ami afin de lui faire une sorte de courte-échelle, non sans avoir brisé au préalable la vitre sale qui faisait office de barrière dans un raffut monstrueux. Hayabusa eut un fabuleux rictus nerveux. Une vitre cassée dans un palace pareil, ca ne fait aucune différence. Et puis, si la famille de la kunoichi venait à entendre le bruit, ils viendraient. Aussi, c’eût été une occasion formidable de leur dire quelques mots…d’homme à homme. Mais il n’en fut rien. Alors le bout de femme posa un pied, puis l’autre sur le dos bombé de son compagnon, qui dût détourner le regard en catastrophe tout en rougissant. Les mains posées sur ses genoux pliés, il venait d’apercevoir les dessous de sa copine, ce qui était particulièrement gênant. Son point de vue était parfaitement privilégié, mais il ne souhaitait pas en profiter. De toute façon, avec une lune éclairant faiblement les environs, il était très difficile de pouvoir observer correctement, même si ses yeux s’étaient habitués à l’obscurité. Toujours était-il que la fille en courte jupe bleue avait du mal à grimper, ce qui encouragea notre héros à pousser sa moitié vers le haut en soutenant ses pieds à l’aide de ses mains. Là encore, le panorama l’obligea à tourner la tête vers la gauche, tout en raclant maladivement sa gorge.

[Hayabusa] ‘Alors ! T’y arrive ?’

L’adolescent hurlait sans se soucier de la présence des deux résidents, lorsque la demoiselle disparue d’un seul coup à l’interieur de l’ouverture. Hayabusa demandait sur le même volume si tout allait bien, qui lui répondit d’un signe de la main. Après quoi, quelques minutes plus tard, Ying se retrouva à côté d’un garçon légèrement médusé de la voir apparaitre de ce côté-ci. Sourire nerveux à l’appui, la demoiselle armée d’un sac à dos s’expliquait face à l’étudiant qui, toujours avec les pommettes roussis par cette vision un peu inattendue, arbora un air faussement déçu.

[Ying] ‘En fait, il n’y avait personne à l’intérieur.’
[Hayabusa] ‘Dommage…’

S’en suivit une promenade tranquille au clair de lune avec sa voute parsemée de millions de diamants scintillants. La route pour les sources chaudes n’était pas bien longue, quinze minutes suffisant aux deux tourtereaux depuis leur position initiale. Le jeune garçon aux pupilles en amande profita malgré tout du trajet pour lui faire part d’un projet qui avait murit depuis la dernière fois. Ce passage dans le taudis où elle vivait ne fut que l’impulsion qu’il lui manquait. Et puis, l’occasion faisait le larron, n’est-ce pas ? Main dans la main, son regard délaissa la route de terre pour fixer sa compagne, un mince filet d’air s’engouffrant dans la longue veste du futur ninja.

[Hayabusa] ‘Tu as pris le temps de penser à ma proposition quand t’étais en mission ? Venir habiter chez moi, je veux dire…Et ne viens pas me dire que tu vas retourner là-bas alors que c’est bien mieux en ville. Et puis…’

Il décroisa ses doigts de la main de Ying, puis les posa sur sa taille, rapprochant ainsi sa personne de celle du garçon. La position n’était pas particulièrement confortable pour la marche, mais c’était une façon plus ou moins subtile (pour lui, en tout cas) de faire référence à un état de fait bien clair : Ils étaient ensemble…Ce geste s’accompagna d’un bisou sur la joue. Les fragrances des deux adolescents se mêlèrent dans une symphonie agréable. L’une était fruitée et sucrée, l’autre était boisée avec une pointe d’agrume.

Une forme de complicité était déjà née entre les deux compagnons, qui arrivèrent les mains soudées l’une l’autre vers les sources thermales, dont les volutes de chaleur survolaient les environs. L’endroit était cerné par de hautes barrières en bambous, tandis que de hautes pousses ombrageaient le lieu, tel un toit. Il était évident qu’elles ne protégeaient en rien d’une éventuelle colère céleste, mais elles conféraient en tout état de cause une beauté toute particulière à cette fontaine naturelle. Par ailleurs, de gros rochers bordaient les eaux tranquilles, comme des rigoles naturelles. Pour y pénétrer, il n’y avait rien d’autre qu’une mince ouverture qui abritait malgré tout les baigneurs des yeux indiscrets. Les bains avaient été construits de telle sorte qu’une longue barrière végétale séparait les sources en deux bains bien distincts. Visiblement, ils n’avaient rien de mixtes…mais à cette heure-ci, qui s’en souciait ? Des oiseaux venaient se poser de temps à autres sur ces rideaux naturels, piaillant comme s’ils étaient impatients de devenir les témoins de ce qui allait se passer ici-bas.

Les deux shinobis entraient ainsi dans la rivière baignée d’une chaleur bienveillante. Après furent-ils entrés que Hayabusa transpirait déjà à grosses gouttes. Debout sur un énorme rocher qui servirait quelques secondes plus tard de vestiaire, le jovial Toyome se tourna vers sa compagne en enserrant vigoureusement ses hanches pour la rapprocher d’elle. Puis, son regard noyé dans le jade de sa vis-à-vis, il approcha son visage. Il fermait les yeux, comme pour savourer cet instant au maximum. Les lèvres se posèrent alors sur les siennes. Leurs douceurs étaient vraiment sans commune mesure, l’une des raisons pour laquelle il tombait presque dans l’addiction. Il commença alors à plonger sa langue dans la cavité buccale de la kunoichi, sans pour autant la rentrer entièrement. Un véritable ballet engagea alors, dont lèvres et langues jouaient de concert. Tout en profitant de ce moment où tous deux se délassaient après autant de jours de frustration, l’étudiant enlevait sa veste noire, se trouvant alors torse nu. Puis, il retira furtivement son pantalon, toujours à l’insu de la demoiselle, finissant alors en shorty blanc comme la neige. Ce sous-vêtement avait la particularité d’agir telle une seconde peau, suggestif au possible sans pour autant en dévoiler le contenu. Puis, il lâcha l’emprise qu’il avait sur sa moitié, se laissant alors tomber dans l’eau. Il éclaboussa alors la pétillante Niwa et, lorsque la tête de l’adolescent remonta à la surface, il poussa un long soupire d’extase.

[Hayabusa] ‘Viens ! Elle est excellente !’

La vérité, c’était que ce moment de plaisir qui s’était éternisé avait rendu ses synapses complètement hors d’usage pour une réflexion claire et logique. Aussi, ce plongeon avait eu l’avantage de remettre ses idées en place. Tout en agitant les bras à la surface pour flotter, il invita Ying à en faire de même, lui jetant même quelques puissantes gerbes d’eau. Puis, il cessa de la regarder, souhaitant avant tout qu’elle se prépare sans qu’un œil espiègle vienne observer son corps dénudé. Et le sien était hors de propos…Il profita alors pour se retourner et faire quelques longueurs. Ses gestes demeuraient ceux d’un nageur professionnel, tant il en émanait de la grâce et de l’assurance. L’eau était un peu trop chaude pour faire de l’exercice, mais cela lui faisait tellement de bien. Toujours le visage opposé au corps de sa moitié, il s’amusait dans le liquide translucide, tel un enfant avec son nouveau jouet. Son corps finement musclé flottait sur l’élément aqueux avec une facilité déconcertante, et de là où elle était, la belle Niwa ne pouvait qu’observer ces muscles dorsaux qui travaillaient de concert avec les cuisses, les abdominaux et les pectoraux du garçon.

[Hayabusa] ‘Tu te fais désirer, mademoiselle…’, fit-il d’une voix mélodieuse, souriante et pleine de malices.




oOo Thème musical oOo

Le savoir est la clef du pouvoir.
Le savoir est la clef du salut des Hommes.
Seul le savoir anéantira les ténèbres dans ce monde.

MessageSujet: Re: Retrouvailles aux thermes   Ven 23 Juil - 6:37

Hayabusa - Dommage...

Oui, dommage... Ying aussi aurait bien voulu croiser une personne de son ancienne famille. Ça faisait longtemps qu'elle ne les avait pas vues. L'adolescente ne les avait jamais vraiment apprécié, mais pas vraiment détesté non plus. C'était un peu compliqué. Celle-ci aurait voulu reparler à son père adoptif. Pourtant, s'il aurait été là, ça n'aurait fait qu'une longue et ennuyeuse dispute. Puis, son faux-frère lui aurait sans doute fait des reproches... Ce qui aurait mal tourné aussi. Alors, c'était bien mieux ainsi. Malgré que la vitre cassée n'était pas nécessaire. Mais bon, aucune chance que quelqu'un sache que c'est Ying qui la coupable. Simplement deux personnes étaient au courant : Hayabusa et elle. De toute façon, tout était en mauvais état... Donc, un bris de plus ou de moins ça ne faisait qu'ajouter une goutte d'eau dans l'océan. Même si bon, avoir pris la clef cacher sous le tapis de porte n'aurait pas pris beaucoup plus d'effort. Surtout, cela aurait été un minimum plus subtile.

À bien y réfléchir, ce n'était pas aussi pire que cela. Il y avait plus d'insecte et de rat, certes, mais pour le reste ce n'était pas tellement différent. D'un côté, ce phénomène n'est pas très difficile à comprendre. Pour les rats, une femelle produit une dizaine de bébés par porter... Sachant qu'au départ il devait en avoir au moins une trentaine. Pareil pour les insectes. Alors, ça monte plutôt vite. En comptant cela de cette manière, ils deviennent rapidement envahissant. Ensuite, ceux-ci, comme toute être vivant, on besoin de se nourrir et donc, ils renforcent les dégât dans la demeure. Quoi qu'il en soit, c'est le propriétaire qui a été un peu stupide sur ce coup. Il n'avait qu'à s'en débarrasser dès le début. Il est vrai que l'argent à souvent manquer, mais une bouteille de poison de coute pas aussi cher. Au pire des pires, prendre un ballet pour s'en débarrasser à la main... Sans oublier de nettoyer à la fin, par contre.

Les deux adolescents étaient parties, dans la direction opposée d'où ils étaient. Pour aller aux sources thermales ou chez le jeune Toyome. Ce n'était pas encore tout à fait clair. Les deux endroits étaient dans la même direction et tout près de l'un de l'autre. Mais bon, la Niwa ne posa pas de question à son compagnon à ce sujet. Elle le saurait en temps et lieu. Si rendu au quartier populaire il tournait vers les bâtiments c'était qu'il passait chez lui avant. Sinon ils continueraient pour aller vers les bains chauffants. La jeune fille leva les têtes vers le ciel. Le soleil était complètement disparu de l'horizon. Celui-ci avait laissé place à une lune étincelante et des étoiles tout aussi illuminant dans un ciel noir. À travers la sombre voute céleste on pouvait y apercevoir de nombreux nuages qui paraissaient grisâtre sans soleil. Il passait devant la lune et les étoiles, cachant par moment la seule clarté qui était offerte au village de la feuille à cette heure. Mais en plein cœur de la ville, de nombreux lampadaire illuminer d'une façon bien spéciale les rues de Konoha. Ça ne faisait qu'améliorer le magnifique endroit, qu'il était déjà au départ.

Au début du trajet, la marche était tranquille et un peu trop silencieuse, mais après que quelques minutes Hayabusa avait décidé d'engendrer une conversation. Il voulait toujours que Ying est vivre chez lui. Celui-ci lui demanda si elle y avait pensé lorsqu'elle était en mission. Ensuite, il semblait ne pas avoir trouvé son ancienne maison très accueillante, car il ne voulait pas l'entendre dire qu'elle avait l'intention d'y retourner. L'aspirant avait bien fait de dire cela puisque c'est sans doute la réponse qu'elle lui aurait donné. Ying tourna le regard vers lui, elle cherchait quoi lui dire en fait... Elle avait envie d'accepter, mais en même temps elle ne voulait pas le déranger. Elle retourna ensuite ses yeux vers la route. Se connaissant, la Niwa savait quant avançant sans regarder devant elle, la ferait s'enfarger dans quelque chose. Suite à cela elle sentie la main délicate de son ami venir se poser sur sa taille pour se rapprocher et pour ensuite, lui donner un léger baiser sur la joue. Est-ce là une façon de montrer qu'ils étaient maintenant un couple ? Assez difficile à savoir pour Ying. La jeune femme était encore perplexe sur ce point. Si celui-ci lui aurait dit avec des mots, ça aurait été un peu mieux. Mais de cette façon c'était différent. La Niwa fit un petit sourire en coin, regardant le sol, au cas où il n'y aurait pas de roche.

Ying - Dis-moi, elle attendit quelques secondes avant de continuer. Tu serais réellement près à me supporter durant plus d'une journée ?

Elle se tourna vers lui, avec un petit air taquin avant d'ajouter :

Ying - Attend avant de répondre, prend bien le temps de réfléchir.

Elle fit un petit rire discret et retourna sa tête vers le chemin. Il était presque arrivé à destination. Alors, l'adolescent n'était pas passé par chez lui. Avec quoi allait-il se baigner ? Peut-être simplement toute habiller ou le contraire. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas très grave. S'il n'avait pas passé chez lui, c'est qu'il en avait pas besoin.

En moins de deux minutes ils arrivèrent devant de gros rochers. De la fumée blanche voguait tranquillement au-dessus. C'était la chaleur des eaux qui étaient juste derrière. De hauts murs de bambous les cachaient. La thermes était séparée en deux. Puis, en diagonale des sources il y avait les vestiaires. La genin plissa les yeux pour mieux voir. C'était fermé, rien de plus normal vue l'heure. La vision était plutôt floue par ici. Mais, au loin, on pouvait voir un petit pond juste l'autre coter de la petite maison. C'était l'entrée directe pour atteindre les eaux chaudes des sources naturelles. Par chance, il y avait un autre ouverture pour y aller. Elle était plus étroite à cause des roches et des barrières d'herbes, mais tout de même là. Les deux adolescents pénétrèrent dans la première entrer qu'ils virent. C'était soit le bain pour femme ou celui pour homme, mais les deux étaient vide alors, ils s'en fichaient pas mal. De toute façon, personne ne viendrait les avertir... Qui se promène dans ces endroits durant la nuit ? Bah, évidemment qu'il doit en voir d'autre, car si deux adolescent peut avoir voulu y aller il est probable que d'autre peuvent avoir cette idée. Mais bon, pour l'instant il n'y avait personne. C'était l'importance.

Une fois entrée ils montèrent sur un rocher juste sur le bord de l'eau bouillante. Juste étant au-dessus, on pouvait parfaitement sentir que le liquide était d'une chaleur bien haute. Logique... Sinon ça ne s'appellerait pas des sources thermales. Ying se tourna vers son ami. Celui-ci vint poser ses mains sur les hanches de celle-ci, se rapprochant. La Niwa regardait les yeux de félin, un sourire à la bouche. Elle vit le visage de son vis-à-vis se rapprocher doucement. L'adolescent ferma les yeux en premier ensuite vint le tour de Ying. Cela laissa place à un langoureux baisé remplit de passion. Les langues se touchèrent à plusieurs reprises, laissant dans la bouche de l'adolescente un délicieux gout de menthe sucré. La jeune fille avait enroulé ses bras autour de son cou. Tout cela accompagné de son parfum à senteur de boisés d'agrumes. C'était un moment des plus envoutants... Un peu trop même, car lorsque la genin ouvrit les yeux elle remarqua que son compagnon c'était déshabiller. Pas entièrement bien sûr, mais assez pour qu'il saute à l'eau. Celui-ci avait décidé de se baigner en shorty. C'est vrai que c'était comme un maillot. Avec ses mains il lança un peu d'eau à la jeune fille. Celle-ci n'eut pas une grande réaction... Elle lui fit un joli sourire avec les dents, qui était un peu figé. Elle se demandait surtout où elle allait se changer... Aucune autre solution possible : Le même endroit qu'Hayabusa. Alors, elle attendit qu'il se retourne. Il alla un peu plus loin, restant dos à elle le temps qu'elle se change. Elle déposa son sac sur la roche fouillant au fond de ses trucs. Elle mit son maillot rapidement, pas parce qu'elle avait peur que Hayabusa l'observe, puisqu'elle lui faisait entièrement confiance. C'est surtout qu'elle savait que ce lieu était publique alors, elle avait peur de voir quelqu'un surgir durant qu'elle était dénudée. C'était peut-être un peu paranoïaque de penser cela, mais c'était un peu instinctif comme peur en même temps.

Par la suite elle commença par s'asseoir sur le rebord de la pierre pour y tremper que ses pieds. Elle voulait savoir comment était l'eau avant d'y entrer. Mais elle ne resta pas longtemps comme cela. Malgré la chaleur que l'eau dégageait, il avait des courants d'air plutôt frisquet qui réussissait à traverser. Et avec le peu de vêtements qu'elle avait ça paraissait pire. La jeune fille était descendue plus ou moins lentement. Les plongeons ce n'était pas vraiment son truc et en même temps cela lui permettait de déterminer la profondeur du rigole. Le fond était plus creux qu'elle n'aurait pu le penser. Une fois complètement dans l'eau elle arrivait à peine à le toucher sur la pointe des pieds. La partie vers la droite semblait avoir une montée et donc, c'était beaucoup moins profond à cet endroit. Mais bon se devait être une partie pour ceux qui voulaient s'asseoir. Juste après elle entendit la voix de l'aspirant qui était toujours de dos.

Ying - Ah oui ? Par qui ?

Dit-elle d'un ton surpris. En fait elle savait... De qui pouvait-il bien parler, il n'était que deux. Elle nagea vers son compagnon. Ses bras faisait des vagues autour d'elle, l'aidant à rester à la surface. Rendu près du jeune Toyome, elle passa une main sur ses biceps pour se rendre vers son épaule gauche. Faisant attention d'effleurer la peau délicatement n'atteignant que la pellicule protectrice la plus fine. Elle s'avança encore un peu pour arriver face-à-face avec Hayabusa. Elle lui fit un sourire jovial et angélique avant de lui demander :

Ying - Toi, c'est quoi ton rêve ? Et quel genre d'ambition tu as pour le futur ?

Elle s'était souvenue que la dernière fois, elle n'avait malheureusement pas eu la chance de lui demander. Puis, pour le futur, Ying avait déjà lu dans un livre que le simple fait d'apprendre les ambitions de quelqu'un pour son avenir pouvait en dire beaucoup sur sa personnalité.



MessageSujet: Re: Retrouvailles aux thermes   Sam 24 Juil - 17:54

[Hayabusa] ‘Mes ambitions ?’

L’étudiant du village caché de la feuille demeurait perplexe devant une telle question, mais il ne manqua pas de lancer un sourire à la questionneuse. Rien ne demeurait aussi incertain que le futur, mais des projets, il en avait. De son épaisse crinière châtaine ruisselaient quelques gouttes d’eau, tandis que des perles aqueuses perlaient le long de ses épaules qui trainaient hors du liquide. Une main glissait sur la joue de la kunoichi, ses yeux de félin plongeant dans ceux de Ying, sous la bénédiction divine des astres nocturnes.

Cela lui faisait drôle de parler de tout cela. A vrai dire, il ne l’avait que rarement évoqué. La dernière fois, c’était avec Taka et les membres de sa propre équipe, encore qu’il fût quelque peu évasif. En réalité, il n’en avait réellement discuté qu’avec ses parents et cela s’était pour ainsi dire mal fini. Aussi, il prit le temps de la réflexion pour ne pas casser la beauté de l’instant présent. Avec pour seule lumière celle d’une lune pâlichonne et de ses acolytes les étoiles, ce moment avait de quoi faire rêver n’importe quel couple en mal de romantisme. Et puis, accompagné par une aussi belle femme, il y avait matière à rêver…Finalement, sa voix se fit entendre, légère et douce. Il chuchota, comme pour ne pas troubler le silence les sources et accompagner le lointain hululement du hibou et le son délicat de l’eau agité par les gesticulations de bras des deux amoureux.

[Hayabusa] ‘Mes ambitions…Prendre le pouvoir pour définir un nouvel ordre mondial pour dissiper toute peur du vocabulaire de l’Homme. Ca passera forcément par la connaissance, et plus précisément celle de l’autre. De cette manière, plus personne n’aurait peur de moi à cause de mes yeux.’

L’adolescent vola un baiser à son interlocutrice, avant de se glisser derrière elle et d’enlacer son ventre avec ses bras. Dans le mouvement, les doigts du bonhomme frôlèrent malencontreusement la poitrine de Ying. Il rougissait alors à cause de ce geste malheureux, même si le contact eût duré quelques millisecondes tout au plus. Il put constater une certaine rondeur et une fermeté impeccable. Néanmoins, il se sentait gêné par ce faux pas, et il s’empressa de s’excuser en bafouillant. Seuls les battements de ses jambes lui permettaient ainsi de flotter à la surface et ainsi de garder la tête hors de l’eau. De temps à autre, ses pieds vinrent percuter ceux de la kunoichi. De cette position, il ressentait une forme de possession pas si désagréable que cela, d’où probablement ce comportement qu’ont certains hommes vis-à-vis de leur compagne. Lui en ferait certainement partie, même si les motivations pouvaient sembler multiples. En effet, il se sentait l’âme d’un protecteur, celle d’un prince par rapport à sa belle, mais il fallait avouer que sur un plan purement physique, il pouvait constater à quel point sa peau était satinée, telle l’enveloppe d’une pêche savoureuse. Il pouvait également sentir ces fesses rebondies à la perfection, des cuisses menues sans être grosses. Et comment oublier ce ventre parfaitement plat ? Il n’y avait pas à dire, la demoiselle était un véritable joyau…

Doucement, il déposa un bisou, puis un deuxième sur ce cou fin duquel subsistaient encore quelques filaments de cheveux mouillés et plaqués sur la peau par l’eau chaude. Il soupirait d’aise, et en profita pour mordiller délicatement un lobe de l’oreille de la demoiselle avant de lui glisser quelques mots, suite d’une discussion qu’ils avaient entamé un peu plus tôt dans la soirée, sur le chemin qui les amenèrent sur ce lieu de détente. Au ton utilisé, il semblait particulièrement amusé. Il s’était en effet tût, non pas parce que Ying lui avait demandé de prendre le temps de la réflexion, mais plus parce qu’il avait déjà pris sa décision et qu’il voulait insister dans un endroit comme celui-ci dans lequel les deux amants se délasseraient à en perdre haleine.

[Hayabusa] ‘Qui a dit qu’on se verrait 24 heures sur 24 ?’, blaguait-il d’une voix suave et doucereuse. ‘Sérieusement…Entre mes cours et les entrainements, on pourrait certainement se voir que le soir. Sans compter les missions…’

Il prit un air plus grave, parfaitement conscient de tous les tenants et aboutissants de la situation de la ravissante Niwa aux cheveux ébène après leur bref passage dans la demeure ‘familiale’. La vérité, c’était qu’au-delà du fait de la vouloir près de lui, il ne supportait pas l’idée de la voir dormir dans la nature, et encore moins dans ce taudis minable qui l’avait vu grandir. Il y avait de la place pour quelqu’un chez lui, et plus encore pour sa moitié.

[Hayabusa] ‘La question ne se pose même pas…Tu peux pas retourner dans ce trou à rat ! Et je veux même pas entendre de ta bouche que tu serais insupportable, ou je ne sais quoi d’autre. Rien à voir avec de la pitié ou de la compassion…Je veux que tu accepte, c’est tout. Il y a de la place, et je peux même m’aménager un second lit au besoin si c’est que ça qui te dérange. Mais par pitié, ne retourne pas là-bas.’

D’un coup d’un seul, le natif des eaux de Kiri comprit la raison de ce manque de confiance qu’il crut déceler chez la belle kunoichi de Konoha. Après mûre réflexion, il y avait là une sorte de logique là-dedans. Etre rabaissé par des personnes avec qui l’on vivait, même si l’on n’y prêtait pas attention, finissait par rentrer dans n’importe quel esprit. D’ailleurs, Hayabusa lui-même n’était même pas certain de pouvoir résister à pareil traitement, même avec cette volonté d’acier qu’il possédait. Et pour lui, le fait d’habiter dans une bicoque aussi pathétique que celle qu’il vit quelques minutes plus tôt n’arrangeait en rien les choses. Besoin d’analyser, de tout comprendre…c’était tout lui ! Il était même capable d’oublier tout ce qui existait à côté pourvu que le puzzle fût complété. Et c’était ce qu’il se passa à cet instant même, alors que Ying était prisonnière de sa douce étreinte. De temps à autre, il déposait ses lèvres sur ses épaules et sur son cou, mais tout cela était plus machinal qu’autre chose. Mais finalement, le jeune Toyome sortit de sa torpeur spirituelle, clignant des yeux comme pour l’aider à réaliser qu’une nymphe était juste en face de lui. Et, afin de s’assurer de la viabilité de sa théorie, et surtout du pilier de ses réflexions, il entreprit de questionner sa moitié, toujours avec la même voix délicieusement faible.

[Hayabusa] ‘Le prend pas mal, mais…’

Il marqua une longue pause, comme s’il sentait que ce n’était pas vraiment le genre de phrase à dire à une femme. Son instinct de séducteur lui signalait la bévue naissante, c’était parfaitement clair dans sa tête. Mais son esprit conquérant et avide de savoir prit le dessus une nouvelle fois et continua sa phrase, non sans avoir retourné la kunoichi de telle façon à pouvoir la regarder dans le blanc des yeux, avec une affection non-voilée. Puis, il soutint le menton de Ying avec un doigt, la douceur et la bienveillance accompagnant le moindre de ses gestes.

[Hayabusa] ‘Te sens-tu si complexée par rapport à moi ? Je l’ai remarqué dans ta lettre, et dans certaines autres de tes attitudes…’

L’adolescent craignait la réponse de Ying. Il avait appris à la connaitre, au moins un minimum. Il savait pertinemment qu’il n’avait pas à craindre une gifle, mais sa réaction à la question suscitait malgré tout une crainte. Et puis, il y avait ce risque qu’elle cache délibérément la vérité. En tout état de cause, il avait fait le nécessaire pour la mettre en confiance. Il convient par ailleurs de noter que cette position le gênait véritablement. La proximité des deux garnements faisait que leurs chairs se touchaient dans un contact prolongé, et plus particulièrement la poitrine de la kunoichi qui venait à se frotter sur le torse du garçon, tandis que sa virilité venait à caresser le corps quasiment nu de la demoiselle. Il rougissait à vue d’œil. Alors, il racla sa gorge maladivement, tournant sa tête de telle façon à ne plus avoir le bout de femme dans son champ de vision, et poussa cette dernière délicatement afin que leur corps ne se touche plus…




oOo Thème musical oOo

Le savoir est la clef du pouvoir.
Le savoir est la clef du salut des Hommes.
Seul le savoir anéantira les ténèbres dans ce monde.

MessageSujet: Re: Retrouvailles aux thermes   Sam 31 Juil - 5:50

Ses ambitions étaient beaucoup plus complexes que celle de Ying. Lui, avait un but précis dans la vie. Il voulait apprendre aux gens que la différence n'était pas à craindre. À cause de ses yeux, celui-ci avait sans doute été critiqué et même rejeter par plusieurs. C'est souvent fréquent. Pourtant, tout le monde est différent. Mais certain n'arrive pas à le reconnaître et dès qu'il voit une personne avec un trait particulier ils se permettent de juger. Peut-être par jalousie ? Qui n'aimerait pas avoir des yeux de félins pareils ? Mais bon, comme disait un vieux sage voyageur : « Toute les raisons son bonne pour emmerder un pur et innocent inconnu. » C'est cruel comme réalité, mais la vie est faite ainsi. Quoi qu'il en soit, grâce au plan d'Hayabusa, dans quelques années cette aire sera révolue ! Il deviendra un puissant ninja et ajoutera des mots au dictionnaire pour que la connaissance s'agrandisse de tout son large. Plus personne n'aura peur de prononcer des mots comme « jubiler ». Tout cela grâce à lui. Après, les gens auront reconnu sa vraie valeur et ses pupilles en amande ne seront plus considérés comme une erreur, mais plutôt comme un don dérivés des cieux.

Suite à plusieurs années d'entraînement, celui-ci aura appris plusieurs techniques et sans doute monté en grade. Puis, à voir tous les bouquins qui traînent chez lui, il doit prendre son métier bien à coeur. Ceci dit, ça ne lui prendra pas mille ans avant de devenir un combattant hors paire. S'il se sert de ses talents seulement pour Konoha et atteindre son but premier, se serait une grande dévolution. Malgré qu'il y aurait un peu de gâchis... S'il le voudrait, plus tard il pourrait exterminer toute injustice. Par contre, de cette manière, le monde ne craindrait plus ses yeux, mais bien le lui tout court. C'est de cette manière qu'est née les premiers déserteurs. Mais bon, d'une façon ou d'une autre, le jeune Toyome sera sans doute respecté par toutes les contrées pour avoir effacé les peurs du vocabulaire enrichi. Pour ce simple exploit, il aura de quoi être fier ! De plus, après des siècles passés, les gens se rappelleront de son nom, car il faut dire que c'est quelque chose d'assez grand.

Suite à l'explication d'un avenir bien remplit et tournant sur un horizon plutôt intellectuelle à plusieurs sens, l'adolescente lui répondit :

Ying - Ça fait beaucoup, mais j'suis certaine que tu y arriveras.

Après lui avoir donné un baiser, le jeune homme ce glissa derrière la genin. Il voulut passer ses mains autour de son ventre puis, accrocha sa poitrine sans faire exprès. À peine la Niwa eu le temps de s'en rendre compte que celui-ci s'empressa de s'excuser un peu maladroitement. Quoi qu'il en soit, voyant à quel point il avait l'air mal, Ying ne dit rien... il est sûr que la réaction n'aurait certainement pas été pareil si le geste aurait été voulu. Et encore pire de la par d'un parfait inconnu...

Après quelques minutes, laissant comme seul bruit les feuilles d'arbre et les vagues d'eau provoquée par les deux adolescents, le futur genin reprit la conversation d'un peu plus tôt. C'est vrai qu'il ne se verrait pas 24 heures par jour et ce n'est pas vraiment ce que Ying avait voulu dire plus tôt. En fait c'était plus une image qu'autre chose. Une façon de refléter qu'il se verrait plusieurs jours de filer, même si ce n'est qu'une heure chaque soir, le temps qu'elle se trouve son propre logement. Qui risquerait de ne pas être très compliqué. Un village ne laisserait surement pas l'un de ses ninja sans appartement. Mais ce qui la rendait perplexe, c'est qu'à son âge, n'est-elle pas obliger de vivre avec sa famille d'adoption ? Peut-être lorsqu'elle avait sept ans, mais maintenant elle était presque une adulte. Puis, Hayabusa vivait seul et devait avoir environ la même âge donc, cela voulait dire qu'elle n'était pas obligée d'être avec un tuteur rendu à cette période de sa vie. Tant mieux. Ça sera moins difficile de cette manière.

Quoi qu'il en soit, le jeune Toyome continua sur une voix plus sérieuse. Ce n'était pas de la pitié, tout ce qu'il voulait c'était que Ying vienne avec lui et surtout qu'elle ne retourne pas chez Logitomaru. En fait, une fois habitué ce n'est pas aussi horrible comme endroit. Il suffit de ne pas y rester trop longtemps... Parce que là, ça peut devenir plus difficile à supporter. Mais bon, la genin n'avait pas l'intention d'y retourner. De toute façon, elle ne pouvait pas. Sinon elle se ferait transférer chez son oncle parce qu'ils étaient certainement fatigué de l'avoir dans les pattes.

Lorsque son compagnon eut terminé de parler elle lui répondit presque tout de suite après. Seulement quelques secondes de décalage. Elle prit la même tonalité qu'avait l'aspirant, mais avec un peu d'incertitude qu'elle tentait de voiler.

Ying - Euh, d'accord... Mais j'ai jamais vraiment eu l'intention de retourner là-bas... Bah si, mais non. M'enfin, tout à l'heure, c'est pas vraiment ce que j'ai voulu dire...

Ce n'était pas le plus clair message qu'elle pouvait dire, mais bon. Elle, elle s'était comprise alors, Hayabusa avait des chances de savoir ce qu'elle avait voulu dire par là. Ying avait l'impression d'avoir dit n'importe quoi, mais avec un minimum de sens. C'était une bizarre d'intuition qu'elle ressentait sur ces dernières paroles. L'adolescent, lui, semblait dans la lune à ce moment. Puis, après quelques minutes il revint à la terre. Commençant pas une petite phrase inquiétante. Quand quelqu'un disait qu'il ne fallait pas le prendre mal, c'est que ce quelque chose pouvait être choquant. Elle s'attendait surtout à avoir un quelconque commentaire inopportun sur quelque chose sur elle, comme ses cheveux, ses oreilles ou peut-être son teint... Peut importe, si c'était quelque chose comme ça, il pouvait s'attendre à ce qu'elle le prenne mal. Évidemment...

Le temps passa, il avait une longue pose, comme s'il voulait être certain qu'elle le prenne comme il le voulait. Un suspens intriguant, mais aussi redouté. Il prit fin. Haya' sentait Ying complexé par rapport à lui. Son attitude en démontrai et quelque chose dans sa lettre. Le poème peut-être ? Ou la fin ? Rien était sûre. Elle haussa un sourcil. Ensuite, une fois les deux corps séparés elle répondit :

Ying - Non, bien sûre que non.

Oui c’était un mensonge, parce qu’elle l’était un peu. Son ton de voix pouvait faire savoir facilement qu’elle ne disait pas la vérité. Celle-ci n’avait jamais été très bonne pour les mensonges encore moins sur un sujet aussi imprévisible. Quelques secondes passèrent puis elle ajouta cette fois montrant un peu plus son agacement à son début.

Ying - Mais merci de me dire que j’écris et agis comme une complexée...

Évidemment, c'était sarcastique. Elle soupira, comme pour dire « en tout cas ». Ying savait bien qu'il n'avait pas dit ça pour être méchant ou quoi que ce soit. C'est donc pourquoi elle ne dit rien d'autre. La Niwa avança plutôt vers le mure à environ deux mètres des deux shinobis. Juste à côté il y avait une des grosses roches qui descendait jusqu'à l'eau. Elle alla s'asseoir dessus. Sur la pierre l'eau lui arrivait jusqu'au-dessus du nombril. Elle passa une main dans ses cheveux bruns puis senti la fleur qui était toujours sur sa tête. Elle la prit entre ses doigts et la fit tourner entre son pouce et son index. Un peu sans le vouloir, c'était plutôt un réflexe. Ying la regardait tourner, chaque pétale était pratiquement identique. Elle sourie, avant de se retourner vers Hayabusa. Elle déposa la fleur sur la roche. De cette manière, elle aurait moins de risque d'être détruite par l'eau. Suite à cela, elle décida de lui donner une explication. Bien sûre elle n'avait nullement l'intention de lui dire carrément qu'elle trouvait cela impensable qu'un gars comme lui veuille tout simplement être avec une fille comme elle... Mais elle pouvait contourner se fait, avec quelque chose d'autre, qui n'est pas un mensonge pour autant.

Ying - En fait, j'ai juste peur de tes réactions... C'est comme tout à l'heure avec ce que j'avais voulu te demander au début. T'aurais pu mal réagir, parce que c'est pas vraiment des trucs qui se demandent... Elle attendit quelques secondes. La première fois je l'ai fait c'était plus pour survivre. Il voulait nous tuer, tu t'imagines ? Mais bon, en fin conte c'était bien. Elle replongea à l'eau et nagea vers son compagnon, mais encore environ un mètre les séparait. Mais les ours c'est mignon alors, il ne devrait pas en avoir d'autre qui meurt. T'en pense quoi, toi ?



MessageSujet: Re: Retrouvailles aux thermes   Jeu 12 Aoû - 0:34

Petite pause :

Hayabusa - 22
XP

Ying - 24 XP
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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux thermes   

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