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 [Autre] - Au pays des Vertiges

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MessageSujet: [Autre] - Au pays des Vertiges   Jeu 19 Aoû - 16:37

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Chapitre 7 : Ca sonne faux
1. Un miroir déformant

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Que de calme, que de silence, que de beauté...

Le paysage était merveilleux, il n'y avait rien de comparable, la beauté s'était manifestée pour illustrer tous les sens que cache son nom. Il y avait un Eden, il était là, devant les yeux d'Aishuu... Posée sur une dune, elle étendait son bras, comme pour tenir au creux de sa main le monde... Le ciel était colorée d'une manière magique : les nuages rouges dansaient sur un fond violet et rose. Une palette de peintre dans des camaïeux si tendres... L'effet apportait était d'une extrême qualité en terme de l'onirisme... C'était si fantastique...

Les collines se croisaient, et s'entrechoquaient, ondulant comme une Ondine, comme l'écume sur le dos d'une vague. Un dégradé saint s'enfonçait dans la brume la plus fine. Les rayons du soleil s'infiltraient, discrets, au travers des gouttes aqueuses, créant une multitudes de paillettes en suspension, figées pour l'éternité. Les reflets excentriques s'affichaient, fiers de leur différence...

Des arbres encadraient un petit point d'eau dont les vapeurs s'élevaient avec langueur. Ils s'inclinaient, humbles, se tordant pour que leurs branches retournent à la terre créant ainsi une sorte de couloir transpercé ci et là par la lumière timide. Aishuu avançait vers eux, prête à en emprunter un. L'odeur de la sève fraiche l'enivrait avec une caresse qui la touchait en plein cœur. Les feuilles frétillaient avec impatience à pas de la jeune femme, laissant glisser les fines gouttelettes de rosées qu'elles portaient lourdement sur leur dos de papier.

L'eau claire laissait paraitre quelques carpes koï qui nageaient en se dorant les écailles sur les taches du bassin. Ils étaient éblouissants, lançant des traits lumineux au moindre choc entre la lumière et leur surface lisse mais râpeuse. Par moment, ils s'amusaient à sortir de l'eau pour laisser danser leur voilage... Fins et légers, ils étaient rois des eaux...Ils répondaient à la rosée qui perlait dans leur étang, dans un cliquetis qui résonnait...

En même temps que la percée du soleil, se laissait éclore les bourgeons à terre des fleurs toutes plus colorées les unes que les autres. Les pétales frêles ne se montraient qu'en présence du soleil protecteur. Ils l'appelaient en balançant leurs vertes feuilles dentelées et coupantes. Si fragiles, ils leur fallait une ligne de défense, une protection, même si elle restait si rudimentaire.

Des petites maisonnettes de fortune étaient éparpillées, un miette un peu partout, se confondante avec la nature. Toutes de bois et de terre, elles étaient propices à la montée des végétaux. Le lierre montait sur les façades, imperméabilisant la paroi et la camouflant dans le décor vert.

Et puis, il y avait cette sérénité qui coulait avec une mélancolie joyeuse... Comme si ici, il n'y avait que la paix et le calme pour créer une ambiance merveilleuse... C'était fantastique...

Aishuu se lança, s'avançant dans une grotte qui lui était faite sur mesure : ni à l'étroit, ni de place superflue. Tout n'était que perfection alambiquée. Quelque chose enivrait tout son corps et embaumait son âme... Il naissait en elle une sorte d'épanouissement pareil à l'éclosion. Cette beauté lui évoquait plus qu'un souvenir, une réminiscence : comme un voyage dans le temps, elle était baladée aux travers du réel... C'était une magie sublime qui élevait corps et esprit. Elle posait un pied devant l'autre, sa main droite caressait du bout des doigts le feuillage humide qui tintait comme du cristal.

Le décor chantait, bercé par les hanches de la jeune femme. Les feuilles, les fleurs et les épines humides de rosé s'accordaient pour jouer un douce mélopée reposante. L'herbe frêle et tendre se prosternait sous les pieds de la saltimbanque, en signe de soumission et de reconnaissance : elle était là, divine.

Le monde vu d'ici était une harmonie suprême... Même Aishuu s'intégrait à la beauté peinte. C'était comme un miroir, un paysage qui reflétait toute l'intensité de la femme des glaces. La saison n'était pas tellement défini : l'air était agréablement doux, mais tout semblait figé dans une sorte de glace fine.

La jeune femme écarta les feuilles et les épines minces pour se faufiler sur l'herbe qui avait un vert tellement intensif qu'il donnait une incroyable envie de s'y allonger. Elle ne tarda pas pour succomber à la tentation. Au premier contact entre sa peau et le végétal le plus répandu au monde, elle ne pu étouffer le soupir de bien être qui lui glissa des lèvres. En voila un petit coin de bonheur où il faisait bon vivre ! Allongée de tout son long, la saltimbanque savourait un plaisir malin à découvrir chaque détail qui l'entourait, tant les surprises lui étaient agréables. Dans cette position, elle ne pouvait avoir la tête que dans la lune et les yeux braqués sur le lointain, bien au-delà du ciel, cependant, même s'il ne s'agissait que d'une broutille, il manquait quelque chose, dans cette perfection montrée...

Quelque chose...
... sonnait faux.

L'eau, le vent, les arbres... Certes, il y avait quelques bruits naturels qui changeait le silence en mutisme mais, il y avait une lacune... Il manquait la vie.

Dans cette carte postale, il n'y avait pas le moindre oiseau, pas le moindre insecte. Ce vide plus que certain instaura peu à peu une sorte de malaise à l'Améthyste... Elle se redressa d'un bond, se mettant dans une position à la limite de la garde basse. Elle se sentait incroyablement seule mais, paradoxalement, elle avait la sensation d'être observée... Déroulant son corps agilement, elle tourna la tête vers le bassin et repensa aux êtres d'écailles qu'elle avait aperçu... Par instinct, et s'éleva et se précipita vers le point d'eau pour y rechercher une compagnie palpitante, mais elle ne vit aucune réponse à sa demande... Du moins, pas de celle qu'elle espérait...

Un papillon avançait, mais non pas dans les airs... Aishuu ne le lâchait pas des yeux, bien qu'elle espérait que tout cela ne naisse que dans son imaginaire... Les voiles, les reflets, il n'y avait rien d'aquatique pourtant, seulement des papillons, sous la surface de l'eau... La jeune femme tressaillit d'incompréhension et s'agenouilla : elle déposa ensuite son doigt sur la surface aqueuse lorsqu'elle aperçu une masse blanche s'en venir des tréfonds du puis... Une foule compacte d'insectes volants et éphémères se jetèrent sur le doigt accusateur qui le dénonçait. La Satsubatsu se recula d'un bond, s'écartant du bassin. Les papillons passaient au dessus de la surface de l'eau, puis replongeaient, comme des poissons tentant de gober une libellule...

A présent, ce n'était plus la perfection qui attisait la curiosité de la femme candide, mais cette découverte pour le moins étrange. Les poissons étaient remplacés par des papillons...

Impressionnée par la vivacité de cette espèce si fragile dans un milieu si humide, et face à leur esprit de meute qui les rendaient pareils à une rue bondée de gens pépiant, elle se tenait un peu à l'écart, et inspectait de loin cette erreur de Mère Nature.

Aishuu se sentait étrangement possédée... Bien que tout était incroyablement illogique sous cet atmosphère qui n'avait rien de commun avec tous les lieux qu'elle avait parcouru, elle avait quelque chose qui prenait peu à peu contrôle de son âme... Elle respirait les senteurs de l'eau fraîche avec une envie ininterrompue de la savourer... C'était comme si elle l'appelait...

La logique sans dessus-dessous perdait tout son sens lorsqu'elle s'avançait vers ce terrain inondé... Ses pas s'accéléraient vers le bassin, sans que la jeune femme ne soit réellement consciente. Elle répondait à l'appel sans en connaitre le message... Sa marche se stoppa net au dernier morceau de terre avant l'eau...

Il y avait toujours ce silence lourd qui peu à peu s'évadait au faire et à mesure que m'essaim de papillons remontait à la surface... Voyant le corps de la femme fantôme, il s'était jeté sur elle, comme une meute d'énergumènes enragées... Aishuu ne bougeait pas...

En elle débordait l'envie de gravir ce sol aqueux, d'avancer sur un parterre qui ondulait comme pour le contrôler... Il y avait une sorte de connexion entre l'eau et elle qui se fortifiait de plus en plus... Dans sa tête, elle entendait ces mots se répéter... "Marche... Marche..."

Son visage s'éteignit dès lors où ses merveilleux yeux violets se fermèrent... Tout son corps vibrait d'une chaleur qu'elle ignorait. Elle se laissait aller à ses caprices... Et elle avança la pointe de son pieds sur le groupe de papillons qui bourdonnait sous la surface de l'eau. Toute la plante de son pieds vibrait sous les bruissements des ailes énervées. Pour elle, quelque chose ne tournait pas rond dans cet univers... Alors cela ne l'étonna pas de tenir en équilibre sur l'eau. Elle frôlait les ailes bourdonnantes sans les toucher, au dessus de l'eau, et elles en dessous.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle sortit presque instantanément de son état hypnotique... La jeune femme s'étonna à se voir au milieu du bassin, les deux pieds sur l'eau... Elle sentait à nouveau cette chaleur qui venait de ses pieds. Son visage s'illumina d'un sourire. Depuis quand était-elle possible de faire de telle chose ?

L'eau avait un effet étrange sur elle... Pourtant, tout au long de sa vie, elle avait vu les enfants luter avec leurs moyens contre cet élément, privilégiant la terre qui ne se dérobait pas sous les poids. C'était dérisoire, mais elle avait étudié leur intention et leur volonté qui s'exprimait à la mesure de leur âge. Ils s'armaient tous de sable et couraient vers les vagues pour leur lancer leur poignée avant qu'elle ne s'écrase lourdement sur le sol. Mais Aishuu se sentait à l'aise que nul part ailleurs.

Ici, tout était si différent de la réalité qu'elle connaissait, elle ne comprenait pas vraiment tout ce qu'il lui arrivait. La Saltimbanque acheva sa traversée du bassin qui semblait s'être allongée inexorablement, afin de retrouver un pied à terre. Elle se trouva ainsi vers une forêt d'arbres tous plus immenses les uns que les autres... Ils étaient anormalement haut, s'apparentant plus à des montagnes ou à d'infernales tours plus qu'à une création bienfaitrice du monde vert. Aishuu se sentit écrasée, trop petite, et trop à l'étroit dans cette masse compact de dureté et de force. Elle se retourna pour retrouver le réconfort que lui apportait l'élément que personne ne savait capturer, mais elle fut ébahie de voir que derrière elle, c'était le même spectacle... Elle était coincée au beau milieu de ce bois dense.

Dans ce sentiment claustrophobe, Aishuu avança timidement d'un pas, sans avoir autant d'assurance qu'elle en avait eu précédemment... C'était triste : pas un bruit, seulement ce silence morbide. Plus elle s'enfonçait dans cet infini boisé, plus ce silence lui devenait insupportable. Elle était perdue... La jeune femme aurait voulu hurlé de tous ses poumons, mais aucun son ne s'échappait de sa bouche... Elle se sentait de plus en plus mal, subjuguée par une montée de paranoïa... Elle tournait sur elle-même et ne voyait rien, rien de plus que de l'écorce, de l'écorce, elle n'apercevait même pas les feuilles tant ces monuments naturels étaient hauts.

Elle commençait à s'agacer, de plus en plus, se dirigeant vers un tronc pour le marteler de son poing fermé... A partir de la, des bruits stridents commencèrent à venir... Le bruit désagréable des branches qui craquaient... Comme si le bois résistait péniblement contre le vent. Aishuu recommença la même manœuvre... Son poing décolla violement quelques morceaux d'écorces. Son regard se posa sur la plie qu'elle avait infligé à l'arbre... C'était comme du papier déchiré.

Dans l'énervement et la panique, elle se mit à gratter, gratter l'écorce jusqu'à s'en écorcher les doigts, jusqu'au sang s'il le fallait, pour effriter le papier. Peu à peu, l'arbre tomba en lambeau, avec un bout d'un autre, et un bout de terre... Prise d'une frénésie, elle déchiqueta sans fin ce papier, jusqu'à réduire le décor à néant... Elle se retrouva dans un décor totalement blanc.

- Passez-moi la camisole...

Ces mots, elle les pensait d'une force, sans pouvoir les prononcer... Elle tournait, tournoyait sur elle-même, mais rien ne défilait : blanc, blanc, seulement du blanc ! Exténuée, Aishuu se laissa tomber à genoux. Il n'y avait plus rien de matériel...





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Dernière édition par Shiro Kage le Lun 11 Oct - 2:06, édité 2 fois

MessageSujet: Re: [Autre] - Au pays des Vertiges   Dim 22 Aoû - 8:29

2. Au delà du réel




Folle, folle, folle, l'était-elle ?

La beauté de neige s'estompait dans la lumière omniprésente. Son corps baignait entièrement dans ce nuage de pureté : ses cheveux s'estompaient par fil, s'effaçant, ou se mêlant, dans une alchimie malsaine. Sa peau clair se dégradait à l'extrémité de ses membres pour elle aussi disparaitre... Elle s'éparpillait par sa pâleur dans le décor unique... Elle tremblait... Prise par le froid comme la chair d'un homme qui agonise, et dont la mort traine déjà l'âme, Aishuu grelottait, expirant fortement, créant un nuage de buée. Ses yeux se fermèrent d'un coup, comme s'il s'agissait d'un ultime moyen de lutter contre ce gel inattendu.

Mais il y eut un bruit assourdissant qui fit trembler, mais de surprise, tout le corps frêle de la jeune femme. C'était écrasant et fort, mais ce son restait vif et net. C'était le tonnerre qui résonnait, grondant de tout son grade son mécontentement. Par curiosité, elle ouvrit les yeux et constata avec difficulté que le blanc devenait de plus en plus insupportable, comme s'il essayait de se saturer en lumière... Et là, ce fut la déchirure céleste.

Le corps sans force d'Aishuu heurta violemment le sol. Son épaule s'abattit en première, et se déboita sous le choc. Elle ne put retenir un cri de douleur, qui cette fois, s'échappa réellement de sa bouche, tiraillant le silence d'une voix qui n'avait plus rien d'enjôleuse. Les maux constants qui marquaient son dos furent pris d'une relance de souffrance, tordant la saltimbanque sous ses synapses. Ses yeux fermés jusqu'à en être douloureux plissaient son visage autrefois si lisse d'une crispation éreintante et sa bouche se déformait sous les élans de douleur.

De violentes vibrations agitaient son enveloppe endolorie suivant les tambours battants de Zeus. Elle avait trop mal pour regarder là où elle était, au beau milieu d'une plaine parsemée de pieux de fer pointés vers le ciel. Les caprices électriques tonnaient au dessus d'elle sans qu'aucune volonté de déguerpir n'ébranle un moment sa torture.

Aishuu ne comprenait pas, mais la douleur avec complètement terrasser la jeune femme au point que ni sa curiosité, ni son courage n'avaient envie de se montrer plus insistant que la foudre. Complètement allongée sur le sol, elle arrivait à peine à resserrer ses doigts pour empoigner une main de gravier.

L'atmosphère était électrique, et ce n'était pas peser les mots. S'abattant avec un énervement injustifié, sur la terre, jusqu'à l'effriter sous le corps affaiblit de la jeune femme. Peu à peu, le sol s'échappait sous son poids, s'écrasant d'abord, comme saturer par ces soucis, comme s'il portait le monde sur ses épaules. Puis un "crac" fort brisa la terre, qui éclaboussa les alentours de nuées de poussières brunes.

Aishuu tombait, infiniment, les membres caressés, ou battus, par le vent qui se tordait sous la nouvelle venue. Cette voie verticale qu'empruntait la saltimbanque n'était pas aussi douloureuse que ce qu'elle avait vécu depuis le début de cette aventure étrange. Peu à peu, ses plaies et ses douleurs s'enfuyaient, comme persécutées par les Sylphes qui embaumaient le Rayon de Lune. Le soulagement se lisait sur son visage soudainement apaisé. Son bras se balançait dans le vide pour caresser l'air du bout de ses doigts engourdis. Ouvrant les yeux, elle voyait le point de lumière qui apparaissait comme un flash, là d'où elle provenait, qui s'éloignait...


Flash... Les yeux de la jeune femme furent éblouirent d'une lumière puissante surgit sans prévenir.

Elle ouvrit les yeux d’un coup, comme dans un sursaut, et se retrouva debout, au milieu d’un immense temple majestueux. Aishuu laissa sa main glisser sur son corps, recherchant les blessures et les douleurs, mais sa quête fut vaine. En elle ne régnait plus la moindre peur, elle se sentait totalement apaisée. L’Améthyste ouvrit sa paume devant elle, cherchant les limites de cette prison de soulagement, craignant à nouveau la chute de toutes ses dernières forces. C’était irréel ce confort… Jamais son corps n’avait été si doux, si agréable…

C’était une délectation totale tant elle se sentait entourée d’un climat de bien être. La jeune femme entrait timidement, une fois sa méfiance éreintée, pénétrant dans un univers complètement différent. Tout était redevenu si réel qu’elle en était soulagée. Ce lieu de culte cachait une spiritualité douce qui embaumait avec passion l’âme effrayée de la vagabonde. Les caresses la remettaient sur pieds.

Entièrement de rouge, rehaussé d’un liseré d’or qui la rendait précieuse, l’architecture était resplendissante dans toutes ses formes, dont les dieux semblaient fiers. Les tuiles noires s’empilaient telles les écailles d’un dragon ténébreux sur le dos tourné vers les cieux. La nuit à l’honneur dans ce lieu de silence. Les lanternes rouge vif semblaient flotter dans le ciel comme porter par Zéphyr. Aishuu avait la tête dans les étoiles.

Elle leva la main pour caresser le papier de soie tendu des soleils éphémères, comme pour se rassurer d’un contact réel. Cependant, telle une luciole, le lampion se déplaça légèrement vers la droite. La jeune femme n’en fut même plus surprise, au contraire, ce petit jeu déclencha un sourire amusé, et se mit à la poursuivre, la main vers elle.

Son kimono jouait avec le vent, dansant avec les piliers sculptés de figures emblématiques. Les lions, les dragons et les poissons y siégeaient, conférant puissance, sagesse et richesse à ceux qui venait prier en ce sein. Quelque chose retint son attention, la coupant net dans son petit amusement juvénile qui lui réchauffait le cœur après ce déferlement d’incompréhension. Il y avait un immense autel sur lequel dansaient des renards, avec une garce fourbe.

Les félins couraient autour d’une sphère, créant des courbes de leur corps. La saltimbanque s’amusait à les suivre du regard et à les cibler. Elle ne cherchait que cela, le jeu. La confusion l’amenait à se perdre dans la jeunesse qu’elle avait peu connue. Aishuu s’approcha pour toucher du bout de ses doigts de givre la stèle, soufflant légèrement un air frais sur ses reliefs.

Une fine pluie s’éleva au dehors, mais le vent s’amusa à la faire entrer doucement sous le préau du temple. Des flaques se formèrent à des endroits éparses, jusqu’à former une véritable tranchée qui fermait le chemin du lieu. Bercée par la fraîcheur du vent, la Porcelaine se retourna, intriguée, arrêtant subitement l’étude de la gravure qui lui semblait si intriguant à l’instant. Passant près de la flaque sans réellement y porter attention, elle ne remarqua pas que le reflet ne fût pas le sien, mais celui d’une créature joueuse qui dansait.

Aishuu dégageait une telle joie qu’elle en avait envie de jouer, de tournoyer sur elle-même. Sifflant comme le vent à l’extérieur, qui faisait teinter les carillons qui éloignaient les mauvais esprits. Ses doigts se dégourdirent et vinrent valser au dessus de sa tête, s’improvisant quelques pas chorégraphiés.

Elle portait un certain intérêt non mitigé pour tout ce qui pouvait l’entourer, mais son reflet, n’en faisait pas parti. Dès que quelque chose la touchait de près ou de loin, Aishuu s’en détournait avec style. Cependant l’image dans la flaque ne l’avait pas lâchée de son regard espiègle… Il y avait une lueur malicieuse qui glissait dans ses orbites et qui dévorait la silhouette de la femme blanche.

Un ricanement s’échappa du lieu de culte du silence, dans laquelle la saltimbanque épanouissait sa folie frénétique.

La voyageuse se mit instantanément en garde, prise par surprise. Elle tourna la tête de tous les côtés, recherchant la seconde personne présente ici. Mais elle ne voyait rien.


[Aishuu] : « Qui est là ? »

Comme elle s’y attendait, bien évidemment, il n’y eut aucune réponse. Seulement un rire qui se mêlait au vent, dans une alchimie sonore des plus angoissantes. Un frisson parcourut l’échine de la jeune femme, quand un vent glacé toucha son épaule, comme matériel…

[?] : « C’est au inconnu de se présenter ! »



[Pause narative - demande de validation intermédiaire + technique du suimen]


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MessageSujet: Re: [Autre] - Au pays des Vertiges   Jeu 16 Sep - 23:41


    Shiro ( Niveau 6 )
    : +0% Bonus Inclus
    : + 21 XP - Technique Validée

    : On se croirait nager en plein Genjutsu =) hâte de découvrir la suite des évènements.



MessageSujet: Re: [Autre] - Au pays des Vertiges   Lun 11 Oct - 23:34




La jeune femme frissonna de tout son être lorsque les quelques mots sylphides fuirent rapide comme le vent. Son épiderme s’habilla d’une chair de poule de surprise, vallonnant les plaines de dunes blanches. Il y avait quelqu’un dans cet univers si distordu de la réalité ? Comment ce faisait-il ? Comment était-il lui aussi arrivé dans son monde si étrange ? Les questions se mirent à se bousculer brusquement dans sa tête, tandis qu’une certaine timidité et une angoisse l’envahissaient. Elle avait une certaine réticence à se retourner, car elle craignait l’image de ce qui pouvait se trouver derrière elle.

Elle recula son pied, pour s’en servir comme un pivot, tout en resserrant lentement ses doigts sur sa paume. Ses ongles vinrent se loger dans sa chair, crispant légèrement son visage fin. Alors qu’elle s’apprêtait peureusement à se retourner, une lumière blanche vint tourner autour d’elle, avec un rire fugitif moqueur. Aishuu tourna sur elle-même, suivant cette apparition de ses yeux prune, médusée. Ca lueur vint s’écraser souplement sur le sol, dans une attitude féline. Le ricanement continuait, alors que la saltimbanque restait muette devant la boule de poils qui venait de lui apparaître. Elle était totalement hypnotisée par la grâce animale et la beauté du pelage de la petite créature. Leurs regards améthyste se croisèrent, et le noble animal se mit à rire, ce qui fit reculer la musicienne.

Le renard la regardait, la fixait même, avec une attitude perfide et un sourire hautain. Intimidée, Aishuu se pencha légèrement en avant, le nez vers le sol, tandis que l’animal levé le sien vers elle.


[ ?] : « L’inconnue est malpolie en plus d’être inconnu, hihi… »

Voir un animal parler ne choqua même plus la Blanche, tant elle s’habituait à ce monde parallèle. Elle sembla même gênée de recevoir une remarque blâmant d’un renard au semblant si noble. Elle s’inclina, par politesse et pour demander des excuses.

[Aishuu] : « Mes excuses ! Shiro Kage pour vous servir. »

[ ?] : « Moi qui croyais que tu étais Aishuu ! »

La jeune femme sursauta à l’appel de son nom, tandis que le renard se mit à rire avec une lueur démoniaque…

[Aishuu] : « Les nouvelles vont vites… Comment le savez-vous ? »

L’animal s’esquiva, sautant dans son dos pour disparaître derrière l’autel du temple. La jeune femme, surprise se retourna, affolée, pour le chercher du regard. En se retournant, elle se heurta contre le torse froid d’un homme. Elle manqua de tomber, et leva la tête vers cet inconnu. Il était grand, avec une musculature fine, des yeux améthyste et une chevelure blanche en bataille saillant sur son visage. La jeune femme resta bouché bée…

[ ?] : « Parce que je m’appelle également Aishuu ! »

La jeune femme sombra, tombant inerte sur le sol. Bien qu’elle se soit habituée à une certaine bizarrerie, cette fois était de trop…
L’homme s’avança vers elle dans un pas agile et la rattrapa, riant d’amusement suite à cette réaction excessive. Il la souleva et l’amena contre lui, prenant place du l’autel, assit et calme. Il ne s’attendait pas à lui faire un tel effet. Il posait ses yeux d’améthyste sur son corps blanc, la regardant, comme la princesse au bois dormant dans ses bras. Il ne pu s’empêcher de rire.

Ce rire envahissait la tête d’Aishuu qui ne comprenait, à nouveau, plus rien. Perdue une fois de plus, dans un rêve agité, elle ne se rendait pas compte du théâtre dans le théâtre qu’elle réalisait… Elle se releva en sursaut, manquant de tomber des bras de l’homme qui dû l’empoigner avec un peu plus de ferveur. La saltimbanque resta muette devant cet homme… La bouche entrouverte, elle fixait sans détour cette personne…


[Doppelganger] : « Et bien ? Je suis horrible ? Sans mes bandages, peut-être, et encore… »

Il porta sa main à son front, pour repousser une mèche de cheveux qui tombait. Il sourit d’une lueur sans égal, et ajouta à la jeune femme en lui faisant un clin d’œil.

[Doppelganger] : « Je te fais tant d’effet ? »

Aishuu se révolta, se relevant d’un coup pour se dresser face à lui en agitant son index d’un air menaçant. Fusillant du regard, elle lui annonça avec une voix prête à soulever des montagnes.

[Aishuu] : « Mais pour qui tu te prends ? Pour qui tu me prends ? Et comment peux-tu affirmer de pareille ignominie ? Et où sommes-nous ?! »

Elle s’énervait sur place, ce qui lançait avec un peu plus de force les rires de l’homme en face. Il s’amusait vraiment beaucoup en sa présence, le témoignant de ses quenottes blanches et bien visibles. Il se releva, il était légèrement plus grand que la demoiselle. Il se pencha vers son oreille et ajouta…

[Doppelganger] : « Je suis toi, tu es moi… Et nous sommes dans tes rêves, chérie. »

Aussitôt, Aishuu croisa ses bras sous sa poitrine, et elle fit une moue boudeuse.

[Aishuu] : « Je m’attendais à ce genre de bêtise… »

[Doppelganger] : « Tu vois mieux ? Explique-moi alors le quart de la moitié du pourquoi de cet univers ? »


Aishuu afficha une mine encore plus boudeuse, recherchant au fond d’elle ce que pouvait être la vérité. La jeune femme avait beau se creuser la tête, elle ne voyait aucune véritable possibilité, puisque, de toute manière, il n’y avait rien de logique…

[Aishuu] : « Une illusion ? »

[Doppelganger] : « Tu les maîtrises ? Ne répond pas, je sais que non… »

La jeune femme se tut essayant de digérer le flux d’informations que son cerveau devait traiter simultanément. Il fallait avouer qu’elle avait un peu de mal à retrouver un ordre de réflexion dans un monde si peu enclin à la logique. La Blanche, silencieuse, se tourna vers lui et s’approcha lentement pour venir caresser sa joue pâle et fraîche. Elle regardait ses yeux améthyste, aussi profonds que les siens, et fixait l’éclat que renvoyaient ses cheveux, aussi lumineux que les siens. Le bout de ses doigts touchait le velours de son épiderme avec une consternation particulière… Elle regardait son sourire naître sur ses joues.

[Doppelganger] : « Je te plais, hein ? »

Aishuu fit un bond et se redressa le regard râleur. Visiblement, elle était choquée par ce qu’il avançait. Elle le fixa, mais n’eut le temps de dire ce qu’elle avait à dire. L’homme descendit de son perchoir pour se mettre face à elle, et attraper ses mains fines. Il lui arracha la question d’entre ses lèvres d’un regard, et répondit d’un air tout naturel.

[Doppelganger] : « Il est connu, ma chère, que l’homme est attiré par son reflet du sexe opposé… »

La saltimbanque fixa le jeune homme, et lui sourit…

[Aishuu] : « J’avoue… qu’il te manque des couleurs pour me plaire. On dirait un coloriage inachevé. »

L’homme si imposant se mit à faire une grimace enfantine pour répondre à l’offense qui lui était faite.

[Doppelganger] : « L’hôpital se ficherait-il de la charité ? »






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MessageSujet: Re: [Autre] - Au pays des Vertiges   Mer 3 Nov - 0:41




Un silence fourbe vint s’installer. Sur le visage de l’homme vint se dessiner un sourire muet, qui trahissait une sorte de sournoiserie. Le clair de sa peau semblait s’approchait de plus en plus à de la poudre de farine. Les améthystes en guise d’iris se mirent à luire plus qu’elles ne les auraient dû. Il y avait soudainement une autre donne à la scène, Aishuu sentait l’atmosphère se mettre à peser de tout son poids sur ses épaules. L’air frais vint souffler lentement dans son dos, laissant parcourir un frisson dans son échine. Les cheveux de nacre se déformèrent avec douceur, comme contorsionnées par une force supérieure. Tout prenait en souplesse, une souplesse qui semblait fondue, qui n’évoquait rien de vrai.

La saltimbanque se mordilla la lèvre inférieure en regardant l’homme se déformer sous ses yeux. Quelque chose sonnait faut dans ce décor. Elle s’approcha lentement, bras tendu, pour venir toucher du bout des doigts le pâle. Alors qu’elle venait toucher le grain de sa peau, il y eut un petit nuage de poussière, et une pile de sable tomba sur le sol dans un bruit qui rappelait les sonorités du désert.


[Aishuu] : « Ah… »

Elle fit un pas en arrière, désagréablement surprise, en regardant au milieu du tas de cendres deux pierres sphériques roulées le long des dunes. La jeune femme retint son souffle regardant le résultat de ce qui venait de se passer avec un air terrifié. La musicienne avança timidement, se baissant vers le petit monticule au sol… Elle s’agenouilla et glissa sa main dans le sable. Les petites poussières glissaient entre ses doigts, filant comme les semences des étoiles mourantes. Soudainement, le bout de ses doigts vint glisser sur les pierreries lisses et pourpres. Elles étaient si froides…

Dehors, le vent s’était levé, et il semblait agité, réveillé de mauvais poil. Une à une, les tuiles du toit dansaient dans des tourbillons, pour venir s’éclater sur le sol, dans une violence de dispute conjugale. Tout changeait dans une brutalité soudaine, la toiture volait en éclat en éclaboussant le loin ou de près de miettes d’ardoise et de poussières grises. Les lanternes qui flottaient avec magie tombèrent brusquement, se brisant de part en part avant d’enflammer le chemin d’entrée. Et la terre se mit à trembler…

Aishuu ne se sentait plus très à l’aise.

L’enjôleuse ivresse s’enfuit dans la panique la plus noire, laissant la saltimbanque seule au milieu de tout, de tout ce monde qui s’effritait comme du plâtre frotté. Tendrement, toute la magie du lieu vint s’évader, suivant les pas chassés discret du vent voleur. Le temple, encore si beau tout à l’heure, était devenu fade et à l’éclat terne qui sentait la poussière d’encens. La vie s’évaporait comme les toxines au travers des pores. Un paysage mourant s’écoeurerait devant ce spectacle tragique.

Aishuu était paralysée dans un état inerte, voyant choir les morceaux de rêve dans les flaques. Le ciel venait lui tomber sur la tête. L’effondrement était si proche de son abolition, et pourtant, la jeune femme ne bougeait pas, comme rattachée à cette espace. Les roches venaient mourir à ses pieds sans qu’elle ne puisse se permettre la réaction.

Dans l’orage qui grondait avec une rage vaillante, les éclairs crachaient sur le sol alentour. Certains venaient s’égarer sur la toiture en lambeau, parfois passant au travers pour marteler d’une poigne de fer le support sur laquelle se tenait la saltimbanque.

Transpirant, la jeune femme se réveilla. Elle était debout, au milieu du bois de Cha no kuni… Sa vue lui était floue, les silhouettes des arbres dansaient sous ses yeux dans une souplesse amorphe. Elle était prise d’un vertige, tombant un genou sur le sol. Aishuu était fatiguée, inexorablement. Dans sa main, il y avait deux petites sphères froides qui s’entrechoquaient entre ses doigts.

Une silhouette noire s’évada devant elle, elle pouvait distinguer ses cheveux d’ébène voler au vent. Rien ne lui était compréhensible.

Ses paupières lui pesaient, lourdement, et elle tomba… Et quelques heures découlèrent avec une langueur sourde.




[?] : « Elle est là ! »

Quelqu’un s’approchait, enroulé dans des mètres de tissu blanc, rougit par la terre et la poussière. La voix était féminine, bien que quelque peu sèche et froide.

[?] : « Hasu, occupe-toi d’elle, si elle est encore en vie. »

Son visage avait un air sévère, tant dans ses traits que dans les expressions de ses yeux châtaigne. Tout chez elle tendait vers cette dureté et cette autorité respectée. En effet, sa chevelure ponctuait son visage en une mèche rude, puis l’encadrait de deux longues bandes de cheveux qui tombaient sur sa poitrine. Le reste de sa coiffure était électrique, descendant en un carré explosif au niveau de sa nuque. Sur sa tête trônait un couvre-chef imposant, de blanc et de rouge, qui s’ornaient de petites ailes. Elle lança un regard si noir à l’autre femme qui l’accompagnait, que cette dernière répondit d’un soupir.

[Hasu] : « Continue à être méprisante et je t’assure, je m’empare de ton esprit. »

Hasu était une femme qui avait une voix toute aussi tranchante, mais dans laquelle régnait une certaine mélodie agréable à l’oreille. Sa longue chevelure brune ondulait dans son dos, tandis que ses yeux, d’azur pur, glissaient sur le corps inerte de la saltimbanque.

[Hasu] : « Elle respire encore. »

En effet, elle regardait sa poitrine s’élevé et s’affaissait lentement. Ses pas étaient légers sous son ample et volumineuse jupe qui s’arrêtait au niveau de ses genoux. Elle était singulière cette jupe, comme cousue de plumes noires et rouges, d’une longueur unique à chacune. La jeune femme glissait aux côtés de la saltimbanque.

[?] : « Tant mieux pour elle, écoute. Assis-la contre l’arbre, et laisse-la reprendre conscience. Nous avons autres choses à faire. »

[Hasu] : « Parfois, on se demanderait qui est qualifiée de manipulatrice. »

[?] : « Revoilà que tu parles de tes jouets. Tu sais, le monde a besoin de force et de rigueur, pas de ta prétention. »

[Hasu] : « Elle nécessite aussi du rêve, chose que tu aimes briser chez les gens. »

[?] : « Allons-nous-en ! »

La jeune femme tourna les talons, faisant virevolter ses cheveux raides, prenant la marche vers un ailleurs non déterminé. Cependant, Hasu ne semblait guère être décidée à la suivre. On pouvait sentir l’agacement devenir palpable

[?] : « Qu’attends-tu ? »

La seule réponse qu’elle pu avoir l’honneur d’avoir, ce fut un regard noir, qui aurait fait pâlir les montagnes. Avec une dignité et une arrogance farouche, l’inconnue se retira abandonnant Hasu aux pieds de la colombe endormie.

La jeune femme ne disait rien, observant les cheveux de nacre de la saltimbanque. Elle suivit un instant du regard sa partenaire qui commençait à se fondre dans le décor, à la poursuite de la femme qu’Aishuu avait aperçu un peu plus tôt. Hasu était une personne indescriptible. Elle se partageait entre une éternelle froideur sans sentiment, et une douceur de cœur invisible à l’œil. De tout son être, elle dégageait une sorte d’arrogance bourgeoise fictive, qui n’illustrait pas réellement un reflet d’elle. Cette inconnue brune regardait la manière de se tenir de la pâle qui était si immobile mais paisible. Sa main serrée l’interpella, et elle se pencha sur elle pour ouvrir délicatement ses doigts afin de libérer sa paume. Sous ses yeux, elle vit deux petites sphères améthyste glisser. Absorbée, elle en subtilisa une, et glissa aux creux de ses doigts un petit morceau de parchemin. La sensation de froid la fit soudainement frissonner, révélant dans son masque la brèche d’un sourire.

Aishuu tourna lentement la tête vers la jeune femme qui sursauta en le remarquant. Avant qu’elle n’eu le temps d’ouvrir les yeux, Hasu s’éclipsa. La blanche avait la tête lourde et se sentait étrangement remuée. Prise de vertiges alors qu’elle jonchait le sol, elle ne se réveilla pas réellement avant un bon moment. Le temps se déclinait, posant son manteau de rayons pour se revêtir d’un voile noir, amenant avec lui la fraîcheur et l’humidité de perles.

Timidement, un petit être de plumes vint se poser sur l’épaule fraîche de la voyageuse, laissant tomber ses longues plumes sur sa peau. Il s’approcha, avec retenue, pour venir caresser son bec noir sur le velouté de la joue de la musicienne, avant de lui susurrer au creux de l’oreille qu’il était de retour. Le petit son qui lâcha embauma le corps de la Satsubatsu dans des bras de chaleur qui l’enlaçaient avec une tendresse calme. Le visage de la jeune femme s’anima d’un sourire frêle, sous les appels de son pauvre ami.

Alors que la nuit défila, glissant ses doigts d’ombre sur la peau blanche de son hôte inattendu, la saltimbanque prit peu à peu conscience. Ses yeux s’entrouvrirent, appréhendant la trop forte luminosité, cependant, ils furent soulagés de constater que l’heure était au règne obscur. Elle posa sa main sur son front, lâchant un soupir, lorsqu’elle réagit la présence de quelques objets entre ses cinq doigts.


[Aishuu] : « Hm… ? »







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