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 Un as dans sa manche.

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MessageSujet: Un as dans sa manche.   Jeu 16 Sep - 14:52

~Un as dans sa manche~

Les pas du chuunin résonnaient fortement dans les ruelles désertes, si bien qu'on avait l'impression que ce n'étaient pas deux personnes mais bien une petite cohorte qui parcouraient les ruelles du village de Kiri. Les pieds de Kasuo frappaient les dallages humides, descellés par endroits, des rues, tandis que je le suivais, prenant plus de temps à détailler chaque touffe de mousse qui s'insinuait entre les pierres qu'à vérifier où je posais le pied, si bien que ma marche s'avéra très vite chaotique, faisant rire de bon cœur l'individu qui me précédait.

L'homme était venu toquer à ma porte tôt, aux premières lueurs d'un jour qui s'annonçait grisonnant. Il s'était fait offrir le thé, un breuvage fumant et réconfortant, tandis qu'un gel naissant avait couvert les vitres. J'avais tout fait pour réchauffer le salon, puis nous nous étions attablés, l'un en face de l'autre. C'était la première fois que je revoyais Kasuo depuis ma rencontre avec Takeshi. Lui aussi avait pris part au mensonge, mais, désormais, je m'y étais résigné. Aussi l'accueillais-je avec plaisir, puisqu'il était l'une de mes seules fréquentations dans le village.

Tout en plongeant les feuilles d'un thé noir dans une petite théière en fonte, je scrutai les profondeurs insondables du regard de Kasuo. Il faisait de même. Le temps que la boisson infuse, nous scrutâmes chaque petit mouvement de l'autre. Chaque battement de cil était analysé, chaque tremblement ou éclat dans les yeux méthodiquement relevé. Lorsqu'enfin la fumée s'échappant de la théière s'éleva, formant un écran coupant l'intensité de nos deux regards, nous savions que l'épisode était terminé et que nous repartions sur des bases plus saines.

Ekei – Et alors, qu'est ce que tu fais chez moi, ce matin?

La question avait été posée avec une légère impertinence mêlée d'ironie délicate. Un mélange qui, pour mon plus grand plaisir, fit rire jaune le chuunin kiréen.

Kasuo – Eh bien... Je venais te piquer du thé, ça me paraît évident!

Réprimant un juron virulent – je venais d'être battu dans mon propre domaine et sur mon propre terrain – j'attendis que l'homme veuille bien reprendre son sérieux. Une affaire plutôt délicate, soi dit en passant, car son sens de l'humour fonctionnait à sens unique. Malheureusement.

Kasuo – Sérieusement, je ne suis pas venu pour te parler ou pour te tourmenter, non, j'aimerais que tu viennes avec moi aujourd'hui. J'aimerais m'entraîner un peu, et profiter de l'occasion pour t'apprendre quelques trucs.

S'entraîner un peu? Il était tout de même, au même titre que moi, être toujours alerte, actif, et disponible. Certainement un trait marquant de sa personnalité délétère. Nous avions ensuite discuté technique. Il m'avait rappelé certains points importants quant aux techniques qu'il m'avait déjà enseignées, puis me fit cadeau d'un petit quart d'heure de théorie. Mais je l'écoutais sans rechigner. Entendre Kasuo parler du chakra, de sa maîtrise, de ses effets, était bien plus passionnant que je m'y étais attendu: Kasuo aimait ce dont il parlait, et l'intérêt qu'on sentait percer dans ses paroles le montrait, rendant ce petit cours bien plus supportable qu'il ne devrait l'être en temps normal.

Puis nous étions partis. Le soleil se levait à peine et, de toutes façons, il n'aurait pu traverser l'épaisse couche de nuages qui s'était installée sur Kiri durant la nuit. Je le suivais donc dans une semi-obscurité oppressante. Il était dur de croire que le jour était levé depuis une heure, tant la lumière du jour avait de mal à percer. Nous avions marché pendant plus de temps que lorsque nous nous rendions sur notre terrain d'entraînement habituel. Nous y étions passés, et, lorsque j'avais fait mine de m'installer, Kasuo m'avait regardé.

Kasuo – Aujourd'hui, on va un peu plus loin, j'aimerais augmenter la difficulté de tes entraînements. Tu te souviens de ce que j'ai dit à propos du suiton, j'espère...

Tentant de me remémorer ce dont il m'avait parlé lorsque nous prenions le thé, je me souvins. Kasuo m'avait expliqué que la branche du ninjutsu qu'il souhaitait m'enseigner était la branche kiréenne par excellence, le Suiton. Un art ninja qui nécessitait certes un contrôle impeccable du chakra, mais aussi la présence d'eau comme matière première. Mais Kasuo m'éloignait toujours plus du bras de mer abrité où j'avais appris à marcher sur l'eau. Il avait pénétré sous les frondaisons de la forêt luxuriante, dont les arbres arboraient des feuilles d'un vert éclatant, gras, et me faisait signe de le suivre.

Je lui emboitai le pas, et nous suivîmes un petit sentier qui traversait les arbres, passant parfois par dessus de petits ruisseaux ou traversant d'énormes rochers fendus en deux. Nous arrivâmes enfin à une petite clairière, traversée par un ruisseau rapide et encaissé. Il était surplombé d'un énorme rocher plat sur lequel l'homme alla s'asseoir. Cherchant des yeux quelque chose qui pourrait servir d'appui, j'avisai une souche à moitié pourrie, et m'installai.

Ekei – Et maintenant?

Kasuo – Maintenant, on réfléchit deux minutes. Et on se rappelle ensemble de ce qui s'est passé avec Takeshi.

Le regardant d'un air interloqué, je me rappelai tous les conseils que m'avait prodigués le chuunin recruteur alors qu'il me menait de plus en plus près de la défaite. Lorsque j'étais au bord du ravin, il m'avait déclaré qu'il me manquait des atouts indispensables. Évidemment, puisque je n'étais qu'un aspirant ninja! Malgré tout, je tentai de me remémorer rapidement les signes qu'il avait enchaînés avant de lancer sur moi ce dragon fait des embruns et des vagues. Le Dragon Aqueux. Il avait sûrement fait part de ma défaite cuisante à Kasuo, et l'avait encouragé à m'apprendre cette technique, très probablement.

Kasuo – Bon, je crois que tu es arrivé à la conclusion tout seul, et tu sais qu'il te manque un énorme as dans ta manche. Où le prendre?

Le chuunin m'avait coupé l'herbe sous le pied, alors même que j'allais lui dire ce que j'avais déduit. Néanmoins, je ne fis aucune remarque, et continuai de l'écouter.

Kasuo – Je vais donc t'enseigner le Dragon Aqueux. Mais avant, jette un œil autour de toi, et dis moi ce qui cloche.

Interloqué, je promenai un regard inquisiteur tout autour de la clairière. Le détail me sauta rapidement aux yeux: malgré le temps humide, l'eau était plutôt rare dans la clairière, si l'on omettait le ruisseau qui la traversait. Je fis part de mes observations à Kasuo, qui hocha la tête, avant de déclarer d'un ton enjoué:

Kasuo – Eh bien, ce problème, nous allons le surmonter!

[à suivre]

MessageSujet: Re: Un as dans sa manche.   Mer 2 Mar - 16:19

Les arbres biscornus qui entouraient la clairière se dressaient au dessus de nos têtes comme les gardes silencieux des secrets qu'allait m'enseigner Kasuo. Il allait me donner mes premières armes, me permettre de me défendre un peu plus efficacement. La rencontre avec l'ancien forgeron de Hitsume m'avait montré que je n'étais encore qu'un jeune homme bien démuni face aux vagues se brisant sur la coque de mon navire.

Je savais bien que Takeshi avait joué avec moi: il voulait seulement voir à quel point j'étais parvenu, depuis qu'il m'avait abandonné à Hitsume. J'avais suivi ses traces, j'étais devenu un shinobi kiréen – ou du moins aspirais-je à le devenir. Il me fallait désormais profiter au maximum des enseignements dont je pourrais bénéficier, afin de progresser le plus vite et le plus efficacement possible. Mon entraînement prendrait le temps qu'il nécessiterait, mais je parviendrais à le rendre efficient.

Ekei – Tu veux dire... Il faut parvenir à créer de l'eau, comme ça, à partir de rien?

L'objectif à atteindre me paraissait insurmontable. Les capacités des shinobis avaient beau être étonnantes et très efficaces, je doutais tout de même de leur qualité de démiurge. Créer quelque chose à partir de rien me paraissait tout bonnement impossible, et j'en fis part à Kasuo. Qui rit, comme à son habitude.

Levant la main devant lui, il recourut à ses capacités, et un halo légèrement bleuté se forma autour de sa main. Petit à petit, des goutelettes d'eau apparurent, flottant à quelques centimètres au dessus de sa paume. Enfin, une sphère de liquide de la taille d'une orange – mais une orange bleue – se mit à voleter doucement dans les airs. Je la suivis des yeux un instant, interloqué.

Ekei – Comment tu...

Puis, je commençai à comprendre. Le chakra n'était rien d'autre qu'un flux d'énergie, qui était à même d'agir sur son environnement. S'il pouvait détruire, en agissant sur des molécules, il pouvait donc très bien créer. Dans l'air, il y avait des molécules d'eau. Il suffisait donc, en théorie, de les rassembler à l'aide du chakra, pour pouvoir obtenir de l'eau. Mais en obtenir une grande quantité devait demander un effort certain. Ou alors, une grande maîtrise de la technique.

J'expliquai ma théorie à Kasuo, qui me regarda un instant en souriant, avant de prendre la parole:

Kasuo – Presque, Ekei, presque. Mais tu oublies une autre source d'eau potentielle. Délicate à utiliser, mais bien plus pratique que l'air!

Il tendit son doigt en direction de ma poitrine avant de reprendre:

Kasuo – Ton corps, tout simplement. N'oublie pas que le corps humain est composé à plus de 70% d'eau! En prendre un peu n'est donc pas dramatique. Et c'est d'autant plus vrai si tu te spécialises dans le suiton!

Je n'avais pas envisagé la technique de cette manière, mais cet aspect me paraissait un peu limitatif. Comment recourir à de grandes quantités d'eau sans s'affaiblir de manière gênante? Cette question trouverait une réponse plus tard. Pour l'instant, il me fallait essayer d'atteindre le résultat que Kasuo attendait de moi. C'était la première étape à franchir avant d'apprendre le Dragon Aqueux. Comme s'il avait deviné mes pensées, Kasuo prit à nouveau la parole.

Kasuo – Considère ça comme la première marche à gravir pour rattraper Takeshi. Et maintenant, au boulot!

Il sortit d'un geste rapide quelques verres de son sac. Le premier était relativement petit, et le dernier avait la taille d'une de ces choppes que vidaient par dizaines les marins de passage dans les tavernes chaudes et bruyantes du port kiréen. J'estimais sa contenance à environ un demi-litre, ce qui me parut relativement peu.

Kasuo – Essaie d'en remplir un petit, puis augmente. Ah, au fait! Commence par user de l'eau de ton corps, c'est bien plus facile. Et expulse l'eau par ta bouche.

Génial. Le programme de la journée commençait bien. Me concentrant une minute, je tentai de prendre conscience de l'ensemble de mon corps. Chaque membre, chaque organe, répondit à mon appel avec une vigueur qui me surprit. Cette construction de chair et de sang manquait apparemment d'action et d'entraînement, et voulait se mettre au travail aussi vite que possible. Le contrôle que j'exerçais sur mon corps me donna la motivation nécessaire pour commencer à travailler.

Fermant les yeux, je fis appel à ce que les livres appellent chakra, tout en écoutant d'une oreille attentive les conseils techniques de Kasuo.

Sentant intensément le halo bleu, je l'envoyai solliciter quelques molécules de H2O en mon sein. D'abord récalcitrant à donner ce qui m'appartenait, il courba l'échine. L'accomplissement de la technique me prit au dépourvu, si bien que je gâchai un verre d'eau. Il fallait être prêt, mais, dans l'ensemble, cela me paraissait plutôt simple. Dans quelques jours, j'en aurais fini avec cette première étape.

La choppe, posée près de Kasuo, en était la promesse.

[à suivre]

MessageSujet: Re: Un as dans sa manche.   Ven 3 Juin - 19:32

Je regardai un instant, d'une douce paire d'yeux vides comme un ciel sans nuages, mes doigts crispés par la fatigue. La difficulté de la technique rejoignait à peu près mes estimations, si ce n'est qu'au lieu de trois jours d'entraînement, j'en étais à deux, et je parvenais presque à la maîtriser, cette technique de la création d'eau. Mes vêtements étaient trempés, mes membres fatigués, et mon chakra filait de mon corps aussi rapidement que l'eau s'échappant d'une écluse dont les portes auraient volé en éclats à la suite d'une tempête.

Plus je progressais dans cette technique, plus je commençais à remettre en question son nom. Création était un bien grand mot. J'aurais plutôt parlé de recyclage. J'usais principalement de l'eau de mon propre corps, si bien que je parvins assez vite à percevoir les limites de cette technique. Près ce cette rivière, en plein coeur du Pays de l'Eau, dans cette atmosphère humide dans laquelle je vivais depuis quelques temps, la déshydratation n'était pas très rapide. Mais dans une zone plus tempérée ou plus sèche, il en serait certainement autrement. Je me promis d'en faire part à Kasuo, lorsqu'il reviendrait avec le repas de midi.

Croisant une fois de plus les doigts et fermant les yeux, je me préparai à « créer » de l'eau, une fois de plus. J'en étais à la choppe. Je ferais sûrement rire le chuunin lorsqu'il viendrait voir où j'en étais. J'essayai de me détendre un maximum, puis exécutai rapidement les signes nécessaires. J'avais appris à maîtriser cet afflux soudain, si bien que je parvins à créer cette fois suffisamment d'eau pour remplir l'objectif que m'avait fixé l'homme.

Kasuo – Eh bien, t'en as mis, du temps !

Je sursautai et me retournai rapidement, cherchant d'où provenait la voix du chuunin. Celui-ci était juché sur une large branche, en plein repas, et souriait de toutes ses dents. Il devait être là depuis quelques temps, je ne l'avais pas entendu arriver.

Kasuo – Rejoins-moi donc.

Je me dirigeai rapidement vers l'arbre, et tentai d'y grimper sans user de trop de prises. Toutefois, j'étais un peu trop fatigué pour utiliser correctement mes ressources et ma force vitale. Mon exercice autoimposé fut un échec, qui déclencha un nouvel éclat de rire de la part de mon « ami », et sensei occasionnel.

Ekei – La ferme, et passe moi de quoi manger !

Mon impertinence me valut une tape derrière la tête, chargée d'une légère pincée de chakra, de quoi m'ébouriffer pour la journée. Encore ce côté facétieux que Kasuo aimait à revêtir. Cette attitude était très étrange. Même lorsque je ne prenais pas mes précautions, lorsque je laissais parler les résidus de rage qui collaient à mon corps comme une seconde peau, et dont je ne parvenais pas à me défaire, la réponse de Kasuo était toujours tempérée. Comme s'il avait eu peur de se brûler si jamais il posait trop longtemps sa main sur moi.

Le fantôme de Takeshi planait au dessus de nos vies respectives. Même si nos rapports s'étaient clarifiés, il restait quelque chose de profondément enfoui. Une sorte de maladie incurable, un virus qui me rongeait progressivement, rendant toujours plus ardent mon désir de retrouver Sui et de lui prêter main forte. Nos relations étaient l'avatar scintillant de cette profonde et sombre ambivalence : une entente cordiale, presque amicale, des liens forts, mais en même temps, tout un côté sombre plein de ses errances, de ses erreurs et de ses horreurs. Nos relations hésitaient donc entre la vie et la mort, la joie et les affres.

Nous mangions en silence, comme si mes réflexions s'étaient échappées de mon cerveau, avaient rampé hors de moi et répandu leur insidieux poison dans l'ensemble de la clairière, réduisant en esclavage la canopée et faisant taire les oiseaux qui l'occupaient. Les nuages avaient couvert un soleil encore timide et qui ne réchauffaient que peu cette ambiance.

Kasuo – Bon, eh bien … On va passer à la deuxième étape. Je vais te donner quelques conseils, te montrer, puis, ce sera à toi. Cela te permettra d'acquérir pleinement cette technique de création d'eau, et d'avoir de quoi te défendre grâce au dragon aqueux.

J'acquiesçai d'un discret signe de tête. Comme je le redoutais, Kasuo avait perçu ma gêne et mes angoisses, et avait instantanément compris le sujet de mes réflexions. Il était habile dans l'art de deviner les pensées en observant la danse du visage. Me construisant à la hâte un masque plutôt bancal, je m'efforçai d'être pleinement attentif aux conseils qu'il me donnerait.

La technique, lorsqu'il en parlait, paraissait relativement simple. Il suffisait de visualiser la création. Les crocs du dragon seraient la fureur du combat. Son corps serait la volonté de survivre. Il serait, tout entier, une sorte d'incarnation de l'art du combat. En usant d'assez de chakra, il serait possible d'encourager l'eau à revêtir cet aspect, et à se battre aux côtés du shinobi. Plus il m'en disait, et plus je m'enthousiasmais. Le Dragon, non content de mordre l'adversaire, l'entravait en plus. Il pouvait même l'abrutir, si vous étiez assez talentueux. Puis il me fit une démonstration.

Son corps se gonfla, alors même qu'il créait suffisamment d'eau pour pouvoir lancer sa technique. Puis, il fit apparaître le Dragon aqueux, qui alla se fracasser contre le rocher surplombant la rivière.

Kasuo – Tu as tout compris, tout suivi ? Je ne te cache pas que cette technique n'est pas la plus puissante que tu puisse acquérir, mais elle te fournira ta première arme. Par la suite, nous nous occuperons de ta première protection.

Dans un éclair, cela m'apparut. Kasuo se sentait coupable. C'était évident. Il prenait donc soin de me former, pour rattraper ses erreurs – ou ce qu'il estimait être ses erreurs – allant même jusqu'à tolérer mes incartades. S'il souhaitait fonctionner ainsi, grand bien lui en fasse. Je ne demandais de lui que les savoirs techniques qu'il serait capable de m'inculquer. Tout témoignage d'humanité de sa part me paraissait totalement dénué d'intérêt.

Ekei – Okay, je m'y mets.

Fermant les yeux, j'essayai de visualiser la bête. Je tentai de ressentir cette volonté de combattre, qui devait donner naissance au dragon. Mais je n'y parvenais pas. Je n'arrivais pas à me calmer suffisamment. Me rapprochant alors de la rivière, je m'assis, en tailleur, joignis mes mains, la gauche sous la droite, puis méditai.

Les yeux fermés, je faisais le tri parmi mes pensées. Les plus gênantes, je les écartais. Je tentais de ne conserver que celles qui pourraient m'aider à accomplir mon but. Toutefois, dans ce maelström blanc puis multicolore, les pensées les plus gênantes n'hésitaient pas à m'assaillir, troublant cette concentration que j'essayais d'assembler, petit bout par petit bout. Le visage honni de Takeshi. Je ne parvenais pas à l'écarter, alors, je focalisai mon attention sur lui. Si Kasuo me regardait faire, il devait s'interroger.

Lorsque j'ouvris les yeux, il était parti. Il, Takeshi, mais aussi il, Kasuo. J'étais donc seul, et tranquille. Me levant, je me préparai à créer l'eau qu'il faudrait, lorsqu'une pensée me traversa l'esprit.

* Pas plus d'une fois, sinon, tu vas t'écrouler. *

Aucun problème, je n'étais pas pressé.

[à suivre]
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