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 Une amie...

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MessageSujet: Une amie...    Mer 6 Oct - 5:22

HRP :
Spoiler:
 


Chapitre 1 : Mouvance

Partie 2 : Une amie...



Le cours était à 8 heures du matin tapantes, à l'Académie de Kumo. Il était 7 heures, et je venais de franchir l'entrée du village. Une demi journée suffisait pour rejoindre le village caché de la foudre depuis la demeure des Toshiya. J'étais parti la veille aux aurores, mais je n'aurais jamais imaginé la difficulté du parcours imaginé par Dame Tezuka pour m'initier aux premiers mouvements shinobis. Trempée, les cheveux en bataille, mon sac sur l'épaule gauche, la malette d'herbes médicinales dans la main droite, couverte d'éraflures, j'avais l'air d'une clocharde. Je n'aurais pu reprocher à personne de me considérer de la sorte à ce moment précis. L'un des gardes de la porte principale me toisa de haut en bas, l'air sceptique. Il parut encore plus surpris quand je lui montrai mes papiers d'identité. Une Toshiya, se présenter dans un état pareil, cela n'était jamais arrivé de mémoire de garde. Rencontrer un Toshiya relevait déjà de l'extrêmement rare, alors puante, mouillée, et le regard perdu, il y avait du collector dans l'air.


Etsuko : - La raison de ma venue ? Formation à l'Academie de Kumo.

Ce n'était pas le moment de me demander des précisions, ou de me faire patienter. J'en avais passablement ras le bol, aussi haussai-je le ton.

Etsuko : - J'ai d'ailleurs besoin de m'y rendre de toute urgence. Quelle est la route à prendre ?

Le garde semblait toujours aussi décontenancé, mais il sembla se rappeler au bon moment qu'il parlait à une Toshiya, et qu'il se devait d'éviter un maximum de s'opposer à leurs desseins, pour la sécurité de son emploi notamment. C'est dingue ce qu'un nom de famille peut ouvrir comme portes, tout comme ce que les gens peuvent avaler. Comme si je pouvais menacer quoi que ce soit du haut de mes 16 ans et avec la légitimité que j'avais dans ma propre famille. On le remercierait presque de m'avoir traité comme une vagabonne du côté de mes aieux. Heureusement qu'il n'en savait rien. J'obtins mon information et partit en courant vers le haut de la colline que je pouvais déjà voir depuis l'entrée du village.

7 heures 45. Bien sûr, je me suis perdue plusieurs fois dans les dédales de rues incompréhensibles de ce foutu village. Ca part dans tous les sens, jamais en ligne droite, et vu mon état, personne pour m'aider ou pour répondre à mes questions. Bon, OK, je me fais peur à moi même dans ma tenue de soie et de boue mêlées. Ca peut être une bonne raison pour qu'on ne m'adresse pas la parole. Mais ça y est, j'y suis, devant l'Académie. Première étape, me changer et ressembler à quelque chose avant de me présenter au bureau de Kazuo Toshiya. Le jardin de l'Académie s'étend sur une surface assez impressionante, et j'ai la chance qu'un petit ruisseau le traverse. Ni une ni deux, je repère quelques buissons épais dans le coin pas trop loin de l'eau, et décide d'y aller faire une toilette et me changer en vitesse. L'eau est glaciale, bien entendu, mais je suis un minimum propre, maintenant. Par chance, personne ne m'a vu, ou en tout cas, je n'ai vu personne me voir, ce qui me semble plutôt bon signe !

7 heures 55, direction l'accueil de l'Académie. Je pénètre dans le bâtiment principal, et sans m'absorber dans les détails contemplatifs, je fonce vers ce qui ressemble à un bureau de réception. Une grosse dame à lunettes, perdue dans la lecture de je ne sais quel document administratif, me toise, elle aussi, avant d'engager un sec et plutôt malpoli:


Dame de la réception - Eh bien, que voulez vous, jeune fille ?

Etsuko - Le bureau de Kazuo Toshiya, madame.

Dame de la réception - Et qui êtes vous donc pour demander une telle chose ?

Je tendis à nouveau le bout de papier dur qui prouvait mon identité. Décidément, il s'avérait plutôt utile. Tout d'un coup la dame semblait bien plus encline à exaucer mes désirs.

Dame de la réception - Oh, cela change tout. Vos amis sont passés il y a 5 minutes, vous êtes presque en retard, mademoiselle Toshiya. Tout droit devant vous, puis l'escalier, la salle de réunion numero 1. Ils doivent vous attendre, hâtez vous ! me dit-elle d'un ton bien plus mielleux. Consternant. Comme si la politesse devait changer selon la personne en face de soi.

Bref, pas le temps pour les états d'âme. Foncer vers la salle, c'était le dernier objectif de la matinée. 7 heures 59, je tombe sur la salle, où plusieurs adultes debout, en ligne, regardent deux jeunes hommes assis. Eido et Takeshi. J'ouvris la porte et fus surprise que la discussion soit déjà entammée. De toute évidence, on ne m'avait pas attendue. Le vieil homme qui parlait, vêtu d'une longue toge blanche, sembla outré de mon intrusion. On ne m'avait pas attendue, mais surtout, je n'étais pas attendue.


Vieil homme - Puis-je connaître la raison de votre irruption, demoiselle ?

Le ton n'était pas amical, comme si j'avais commis un outrage. Eido et Takeshi me regardaient en coin, somme toute amusés de la scène. Je m'inclinai, et tentai de jouer la carte de la diplomatie.

Etsuko - Je me nomme Etsuko Toshiya. Je suis la troisième étudiante envoyée cette année par la famille Toshiya pour suivre une formation aux arts shinobis. Je vous prie de pardonner mon retard. J'ai eu le malheur de me perdre dans les ruelles de ce village que je ne connais pas.

A la colère succéda la surprise. Le vieil homme regarda un papier posé derrière lui, puis se retourna vers moi

Vieil homme - Si vous dites vrai, mademoiselle, j'ai bien peur que vous ayez été oubliée par les services administratifs de notre Académie. Auriez vous une preuve quelconque de votre identité ?

Trois fois en une heure. Ne jamais sous estimer un papier d'identité ! Une fois la vérification faite, la surprise laissa place à la confusion.

Vieil homme - Toutes nos excuses, mademoiselle. Vos deux compagnons auraient cependant pu mentionner votre présence prochaine, cependant.

Eido - Nous ne connaissons pas Etsuko, Ganjin-san. Notre clan est grand et les rencontres rares.

Je dévisageai Eido, puis décidai de ne pas prendre en compte cette remarque stupide. Il me semblait si étrange de me dire que le Eido que je voyais aujourd'hui était celui qui m'avait parlé si gentiment la veille. Pendant que je m'installai à droite de Takeshi, le vieil homme reprit

Ganjin - En tout cas vous n'avez encore rien perdu de la discussion. Je venais tout juste de me présenter. Je me nomme donc Ganjin Taodo, et suis l'un des représentants de l'Intendance pour les questions relatives à l'Académie de notre village. Comme je vous le disais, c'est un honneur pour notre village de...

Et blablabla, dans le ton habituel des machins pompeux et pas intéressants. On avait tout de même dépêché un représentant de la grande administration pour nous souhaiter la bienvenue. Le symbole ne me paraissait pas anodin : le village caché de la foudre a tout intérêt à garder de bonnes relations avec notre clan, tout comme notre clan a tout intérêt à trouver un compromis satisfaisant. En soi, rien d'illogique à ce que les nouvelles recrues qui travailleraient pour le village soient accueillis avec un minimum de protocole diplomatique. Je profitai du discours pour observer les deux autres monsieurs devant moi. A la droite de Ganjin Taodo, un deuxième vieillard habillé de bleu nous regardait d'un sourire chaleureux. Plus à droite encore, habillé en tenue de combat, se trouvait le fameux Kazuo Toshiya. Effrayant... Son regard, sa tenue altière, le tout me donnait froid dans le dos. J'allais pourtant devoir compter sur lui pour m'enseigner les arts propres à mon clan...

Spoiler:
 

Le discours terminé, les deux vieillards quittèrent la pièce. L'homme en bleu n'avait pas dit le moindre mot, et tant mieux. J'avais eu peur un moment qu'il parle autant que le premier, surtout si c'était pour ne rien dire... Il ne restait plus que Kazuo-sama face à nous trois. D'un même mouvement de respect, nous nous inclinâmes, alors qu'il prit la parole à son tour. La voix me glaça le sang. Lente, presque figée sur certaines syllabes, elle rendait toute écoute extrêmement inconfortable.

Kazuo - Je me nomme Kazuo Toshiya. Nous ne nous sommes jamais rencontrés auparavant, car je vis depuis bien longtemps à Kumo No Kuni. J'en suis shinobi, même si je reste, tout comme vous, membre de la famille Toshiya avant tout. C'est quelque chose que vous vous devez de garder en tête. L'intérêt de la famille passe avant tout statut que l'on puisse vous octroyer ici. Ce conseil restera valable pour vous trois, jusqu'à votre mort. Est-ce bien compris ?

Nous n'eûmes pas le temps d'acquiscer que Kazuo reprit.

Kazuo - La suite de la discussion ne concerne cependant que mes élèves. Je vais donc vous demander, Etsuko, de quitter la pièce.

Je devais avoir mal entendu. Je restai figée dans ma position, et dus repasser en boucle ce que je venais d'entendre pour en comprendre le sens.

Etsuko - Sensei, je suis pourtant membre des Toshiya...

Kazuo - ... ce qui ne vous donne pas le droit d'office, mademoiselle, d'avoir le privilège d'assister à mes enseignements. Il est une procédure administrative à remplir, des demandes à faire. La famille m'a précisé que votre départ n'a été décidé qu'hier, mais cela ne vous empêchera pas de vous conformer aux formalités administratives.


Je me levai, emportant avec moi le peu de dignité qu'il me restait. Takeshi, à ma droite était aux anges. Eido également, tout du moins je le supposais. Une fois debout, je m'inclinai doucement, puis tournai les talons et sortit de la pièce en prenant mes affaires. Je supposais, par la même occasion, que le logement résevé à Takeshi et Eido, je n'y serais de toute évidence pas la bienvenue. Autrement dit, la prochaine étape était de trouver un endroit où dormir. 9 heures 30, j'avais toute la journée devant moi, une journée ensoleillée qui plus est. J'ouvris la grande porte du hall d'accueil et décidai de prendre l'air dans le jardin. Il fallait que je décide quoi faire avant tout...




J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.


Dernière édition par Etsuko Toshiya le Mar 3 Mai - 22:29, édité 5 fois

MessageSujet: Re: Une amie...    Jeu 21 Oct - 22:46

.:: Balbutiements ::.
Chapitre 1 : Pourparlers
- Prologue -

La journée qu'avait vécu hier notre jeune genin avait été éprouvante et pour la rare fois depuis plusieurs semaines, elle avait décidé d'aller dormir dans sa chambre fournie par l'académie. L'ameublement était des plus simple et elle n'aimait pas rester dans cette endroit trop longtemps, elle en était tout simplement incapable. Une belle journée s'annonçait pour elle, il faisait beau et contrairement aux étudiants, elle n'était pas obligé d'assister au cours. Voilà pourquoi elle avait décidé d'aller prendre une énorme promenade dans les montagnes, cela allait lui changer les idées.

L'académie était normalement si tranquille les journées de cours qu'il était assez rare d'entendre le moindre bruit. Bien entendu, dans la section réservé aux chambres, il arrivait d'entendre des portes s'ouvrir et se fermer. Lorsqu'elle était en train de se préparer, quelque chose attira son attention. Enfin, plutôt deux personnes que quelque chose. En temps normal, elle les aurait ignorées, mais leur voix lui semblait si familière. Comme si elle les avaient déjà croisée par le passé. Curieuse, elle mit en vitesse la broche en forme de papillon qu'Ayame lui avait offert et alla rapidement ouvrir la porte de sa chambre pour voir qui faisait tout ce bruit.

Deux hommes marchaient ici et là dans les corridors. Ils ne semblaient pas savoir où aller ou avoir un endroit ou aller. Comme elle le croyait, Seiki les avait déjà croisée. L'un était tout vêtu de noir avec un tatouage étrange au vendre. Son nom était Shoujo. Le second était assez grande, le regard rouge et percent, les cheveux argent et la peau très blanche. Un albinos du nom de Soru. Seiki les avaient rencontrés voilà de cela une semaine dans la queue du centre de mission. L'homme du nom de Shoujo se demandait si Seiki écoutait ce qu'il disait et il avait fait une scène. Comment pouvait-elle oublié cet homme ?

Le plus excentrique des deux tourna la tête lorsqu'il entendit la porte de la chambre de Seiki s'ouvrir. Lui non plus ne l'avait pas oublié et il tapa sur l'épaule de son ami qui se retourna lui aussi pour voir ce que Shoujo voulait.

[Shoujo] – Tiens tiens, qui nous avons là.

Que pouvait-elle répondre à cela... Jamais elle n'aurait penser les croiser à nouveau. Ou plutôt, dans plusieurs années lorsqu'ils l'auraient oublié, mais non, il fallait qu'elle les revoient une semaine seulement après la situation gênante dans laquelle Shoujo l'avait mise.

Aussi, elle prit la décision de ne rien dire. Elle ne voulait pas provoquer celui qu'elle qualifiait d'abrutie. Contrarier de n'avoir pas faire parler Seiki, Shoujo décida de s'approcher d'elle en entrant vraiment dangereusement dans son espace vital. Seiki se sentait écraser sous la présence du tatoué et cela la stressait d'avantage. Elle ne savait pas comment réagir dans ce genre de situation. En temps normal, elle aurait mis une distance entre elle et lui en se reculant le plus possible, mais ses jambes refusaient tout simplement de bouger. Son interlocuteur l'intimidait au plus haut point.

[Shoujo] – Aller dit quelque chose ?

Que pouvait-elle faire dans cette situation ? Elle ne connaisait pas cet homme et ne savait pas quoi faire pour éviter les problèmes. Plus les secondes passaient et plus son niveau de stress augmentait réduisant sa capacité de résonner et de réagir de façon poser et non impulsive. N'en pouvant plus, elle mit les mains sur le torse de Shoujo et le poussa de toutes ses forces. Comment cela avait-il pu arriver en si peu de temps et pour si peu de chose. Après tout, il n'avait rien fait d'agressif, il était seulement entré dans l'espace vitale de Seiki et elle l'avait mal prise.

[Shoujo] – Si tu le prends comme cela

Shoujo avait mal prit l'action de Seiki qu'il considéra comme une attaque. Contrairement à ce qu'elle pouvait penser, il n'était pas de nature violente et n'avait pas cherché à la frapper, il c'était simplement contenter de prendre très rapidement la broche que Seiki avait dans ses cheveux. Seiki était encore trop inexpérimenté et n'avais jamais vu cela arriver. En plus de cela, elle n'était pas en condition cognitive pour le faire.

[Seiki] – Rends moi ça !

Quel réponse prévisible et dénué d'efficacité. Comme si Shoujo avait l'intention de le lui rendre. Seiki avait du mal à croire que cet homme faisait partie des forces militaires du village. Il avait un si grand manque de discipline qu'il aurait du être renvoyer depuis longtemps.

[Shoujo] – Non

L'autre homme, celui qu'on n'avait tendance à oublié tellement il était calme et silencieux en comparaisons à son ami finit par intervenir.

[Soru] – Shoujo... Rends lui, tu vas encore t'attirer des problèmes.

Il était aisé de constater que l'un représentait la décadence et l'autre la raison.

[Shoujo] – Si jamais on se revoie et que tu as retrouver ta langue, vient me voir et exige moi ta broche. À ce moment-là, je vais te la redonner.

Qu'essayait-il de faire ? Seiki n'avait pas du tout envie de jouer à ce petit jeu qu'elle trouvait complètement ridicule, mais avant qu'elle n'ait pu dire quoi que ce soit, il c'était déjà éclipser en courant au travers des corridors en laissant son ami là. Sans perdre de temps, Seiki se lança à la poursuite de cet hurluberlu en essayant de le suivre des yeux. Il avait beau être rapide, Seiki n'était pas une Kunoichi pour rien.

***

Seiki avait de la misère à suivre cet homme, mais était quand même parvenu à le suivre jusqu'à l'entré de l'académie où elle le perdit de vue dans la foule de gens qui y était. Continuant tant bien que mal à courir, elle prit la direction de l'extérieur où elle entra en collision avec une jeune fille qui c'était retrouver au mauvais endroit, aux mauvais moments. Cela ne servait plus à rien de courir, elle l'avait déjà perdu de vue et les règles de la politesse voulaient qu'elle ne laisse pas quelqu'un qu'elle venait de bousculer sans s'excuser

[Seiki] - Je suis vraiment navré, je ne vous avais pas vu, j'aurai du faire plus attention

Avait-elle dit entre deux soupirs pour reprendre sa respiration.

[HRP : Pardons si ce n'est pas super génial, mais je n'avais pas d'idée =/ ]

MessageSujet: Re: Une amie...    Sam 23 Oct - 23:37



Kumo No Kuni était un village de fous furieux. Alors que je fixais le portail de l'Académie d'un oeil passablement fatigué et perdu, un garçon vint me percuter l'épaule de tout son poids. Je parvins à rester debout à renfort d'un grand écart pas très gracieux, et le comble du comble, le temps que je comprenne ce qui venait de se passer, le missile percuteur s'était déjà envolé vers d'autres cieux. Je contins mon irritation passagère, dont seul un petit rictus trahissait la présence, et en revins à mes occupations pragmatiques. Trouver une chambre, comment faire ? Et avec quel argent ? Je n'avais même pas la garantie de l'Académie, car je n'avais pas encore obtenu mon bandeau, comme ils n'avaient été informés de ma présence que depuis quelques minutes. Je savais que sans bandeau, aucune possibilité de demander logement de la part de l'Académie, ce qui me paraissait de toute façon très peu probable, puisque les cours avaient déjà commencé depuis plusieurs semaines, et que la plupart des places se trouveraient occupées de toute façon. Retour à la case départ, donc. Il me fallait contacter de la famille habitant à Kumo, afin de bénéficier de leur aide, mais qui connaissais-je réellement ? Il y avait bien oncle Togari, mais se souviendrait-il de moi ? Il me semble qu'il habitait non loin de la place du marché aux fleurs, dans le centre ville, au dessus d'un apothicaire. Quelle imprudente j'avais pu être. Je m'étais déplacée jusqu'à Kumo sans avoir rien préparé, et je m'en mordais les doigts maintenant.

Je m'apprêtais à placer mon gros baluchon de nouveau sur mon épaule lorsqu'un deuxième missile non identifié me percuta de plein fouet. Cette fois-ci, le choc était trop fort pour s'en sortir indemne, et je m'étalai de tout mon long sur le sol. L'engin de démolition me tint sa main pour me relever, tout en en s'excusant.


[Seiki] - Je suis vraiment navrée, je ne vous avais pas vu, j'aurai du faire plus attention

Je me hissai, dépoussiérant mon torse sali par la poussière du sol. Le nouveau missile semblait plus poli, dommage, j'aurais bien passé ma rage sur elle, alors que là, il faudrait jouer l'hypocrite refrain :

[Etsuko] - Je n'ai rien de cassé, c'est l'essentiel.

Je considérai pour la première fois mon agresseur. A première vue, elle devait avoir le même âge que moi, à peu de choses près. Des cheveux violets ? Bah, après tout, c'était peut-être la mode dans le village. Si c'était une kunoichi, elle me paraissait bien chétive. Du style des brindilles qui se cassent au moindre coup de vent. Et ce regard, d'une innocence pure, comme j'en avais rarement aperçus auparavant. Elle me semblait pareille à un nourisson dans le corps d'une jeune femme, que l'on oserait à peine toucher de peur qu'elle se brise en mille morceaux. Je fus éprise d'une affection immédiate, alors que je ne la connaissais même pas, comme lorsque je m'occupais des cousins et des cousines à la maison.

[Seiki] - A tout hasard, auriez-vous aperçu un garçon sortir de l'Académie en courant ?

[Etsuko] - Du genre brutal, et malpoli ?

Mon allusion l'avait fait sourire. Nous parlions effectivement de la même personne.

[Seiki] - A peu près en effet

[Etsuko] - Il m'a percuté à peu près de la même manière, mais il ne s'en est pas soucié et il est parti en direction de la ville. Je crois que tu arrives un peu trop tard. C'est un ami à toi ? J'aurais deux trois mots à lui dire.

Ma remarque concernant la première percussion la gênait encore plus. Elle n'osait plus vraiment me regarder dans les yeux, mais me répondit tout de même.

[Seiki] - Pas vraiment, en fait, c'est un peu compliqué.

Apparemment, je n'aurais pas le droit à plus d'explications aujourd'hui. Je vérifiai l'état de mon baluchon, que je replaçai sur mon épaule, et m'apprêtais à partir, et puis je me dis qu'il était dommage d'agir ainsi. Après tout, je n'étais pas venue vivre une nouvelle vie pour la vivre seule. Je tendis donc ma main droite, et me forçai à lancer un petit sourire en direction de ma première rencontre Kuméenne.

[Etsuko] - Je m'appelle Etsuko Toshiya. Je suis arrivée aujourd'hui à Kumo No Kuni pour servir le village en tant que Genin. Ravie de faire ta connaissance.



HRP : Je laisse ça court afin que ce soit plus réactif. Tu peux utiliser mon allusion à mon oncle pour continuer la discussion, et pourquoi pas m'aider à trouver l'endroit que je cherche Smile


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: Une amie...    Jeu 4 Nov - 17:39

.:: Balbutiements ::.
Chapitre 1 : Pourparlers
- Nouvelle collège -

Seiki n'ignorait pas la réputation des Toshiya. Cette famille d'assassin portant fièrement une araignée à tête de lion. Elle avait entendu dire qu'il arrivait parfois que quelques Toshiya rejoignent les rangs Shinobi de Kumo. Elle était impressionné d'en avoir rencontrer une, elle avait toujours penser qu'ils auraient changés leurs nom de famille pour ne pas être les victimes de stéréotype ou de préjuger. De ce qu'elle avait pu constater, cela n'en n'était pas le cas. Enfin, pas pour Etsuko qui donnait l'impression de n'avoir rien n'a cacher. Une attitude que Seiki aimait bien. Notre jeune Eisei avait bien l'impression qu'elle et la Toshiya allait bien s'entendre.

[Seiki] – Ravie de faire ta connaissance aussi, même si j'ai été un peu brutale

Elle accompagna ses dires d'une main sur ses vertèbres cervicale et de l'autre en direction d'Estuko. La nouvelle venue comprit très rapidement que Seiki voulait lui serrer la main -un simple signe de politesse- et la lui serra en retour.

[Seiki] – Si tu as besoin de quelque chose, ne te gêne surtout pas.

Les souvenirs qu'elle avait de sa première journée à l'académie n'étaient pas les plus gaies de son existence. Elle c'était perdu un nombre incalculable de fois avant de trouver le bon cours et elle manquait d'assurance et cela amusait les élèves qui se moquaient d'elle.

Elle chasse les vilains souvenir qui commençait à refaire surface en repensant aux étudiants moqueur qu'elle avait remis à leur place lors d'évaluations en tout genre. Seiki avait la chance d'être née avec un tempérament facile, ce qui faisait d'elle quelqu'un de studieuse et déterminée. Tout le contraire des gamins qui lui avaient torturés ses premières années.

[Etsuko] – Connaîtrais-tu un endroit où dormir ?

Seiki pu remarquer qu'Etsuko était avait de l'insécurité à ce sujet. Elle n'avait probablement jamais visité le village, ce n'était pas les places ou dormir qui manquait au quartier marchant. L'eisei se doutait bien qu'elle ne devait pas rouler sur l'or, en particulier si elle venait d'arriver. Toshiya ou pas, elle avait les mêmes besoins que nous. Seiki lui fit un sourire avant de poursuivre, elle voulait lui faire comprendre qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter.

[Seiki] – Si tu as terminée toutes les formalités administratives, l'académie te fournira une place où dormir. Si tu ne peux pas les terminer aujourd'hui, je peux te laisser ma chambre et aller dormir dans ma famille, j'avais déjà prévu d'aller passer la nuit là-bas.

Seiki mentait, elle n'avait rien prévu pour la nuit. Les événements avaient dégénérer si rapidement qu'elle allait devoir improviser. Elle avait mentie à Estuko pour qu'elle se sente pas mal d'accepter l'idée de Seiki. Cela ne la mettait pas en mauvaise posture, si la Toshiya acceptait la proposition, Seiki irait simplement dormir chez son père et en profiterait pour passer un peu de temps avec celui-ci.

[Etsuko] – Et bien, je n'ai pas encore terminé les formalités administratives


Seiki s'attendait à cette réponse et indiqua à Etsuko l'endroit où aller. N'ayant plus la possibilité de rattraper le voleur, elle avait décidé d'accompagner Etsuko. Elle était persuadée qu'elle finirait pas retrouver Shoujo tôt où tard, Kumo n'était pas le village le plus grand.


***

Quelques minutes avaient suffis pour rejoindre les inscriptions. C'était là le premier pas vers sa vie de Shinobi. Une fois la première porte passé, on pouvait constater que la pièce était spacieuse et que quelques chaises étaient adossées au mur. C'était sans aucun doute la salle d'attente. Les gens osant s'aventurer un peu plus loin rencontrerait la dame à la réception. Une femme dans la fleur de l'âge, souriante et accueillante. D'un geste de la main, elle nous invita à la rejoindre

[Dame] – Que puis-je pour vous ?

Seiki pointa Estuko avant de se reculer d'un pas. Elle voulait faire comprendre, qu'elle n'était là que pour accompagner sa nouvelle amie.

MessageSujet: Re: Une amie...    Ven 5 Nov - 16:01




Dire "je n'avais pas encore terminé les formalités administratives" était un bien joli euphémisme. En réalité, je ne les avais même pas commencées. La décision de mon départ à Kumo s'étant faite la veille, j'étais à peu près sur que la moitié de la famille se serait encore attendu à me voir ce matin à la maison. J'expliquai la situation à la dame, et ce qui devait être un exercice de routine devint subitement un calvaire interminable. Au bout de 30 minutes de pourparlers, d'explications saupoudrées d'une pointe de crise de nerfs bilatérale, je repartis du bureau une pile de dossiers dans les mains...

Dame excédée : " Revenez lorsque vous aurez les papiers, et rempli ces formulaires !"

Je me rapprochai de Seika, l'air dépité.

Etsuko : - Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je vais détester l'administration de ce village...

Je soupirai d'une longue traite, puis repris l'explication :

Etsuko : - Apparemment, il me manque des documents, et ma famille aurait dû remplir tout... ben tout ça avant que je ne vienne. Bref, il va falloir que je patiente pour le logement en attendant. Et n'étant pas encore administrativement shinobi, je ne peux loger dans le bâtiment de l'Académie. Mais j'ai un oncle en ville, si tu peux m'aider à trouver son appartement, je n'aurai pas de soucis.

Seiki : - Oui bien sûr, où habite-t-il ?

Je rangeai les documents dans une poche de mon sac de voyage, puis relevai la tête, l'air perplexe

Etsuko : - En fait, je sais simplement qu'il habite près de la place du marché aux fleurs, près d'un apothicaire. Ca te dit quelque chose ?

Seiki avait l'air de bien connaître le village, car elle réagit presque aussitôt à ma question par un petit sourire

Seiki : - Oui, la place Sakurabana, elle est très connue ici. Il y a des cerisiers plantés en son centre, et des marchands de fleurs sont là presque tous les jours. Ce n'est pas très loin, allons-y.

Nous sortîmes de cet enfer administratif, passâmes de nouveau la grande porte du hall de l'Académie, et nous engouffrâmes dans les ruelles qui menaient au centre-ville. D'elles non plus, je n'avais pas un souvenir extraordinaire... Quelques heures plus tôt, elles avaient été les coupables de mon retard, à m'emmener dans de mauvaises directions quand bien même le début de la rue semblait se diriger au bon endroit. A chaque fois, ou presque, le chemin divergeait sournoisement au bout de cinquante mètres, et je devais emprunter un itineraire différent. De déviations en déviations, j'avais du faire des détours gigantesques. Cette fois-ci cependant, j'avais un guide, et elle avait l'air de savoir exactement où se diriger. Après une demi douzaine de ruelles, je m'osai à lui demander :

Etsuko : - Mais comment fais-tu pour te diriger aussi facilement ?

Elle tourna la tête vers moi, l'air amusée :

Seiki : - Tu verras, tu t'habitueras très vite. Il y a plein d'astuces. Par exemple, je sais que la place du marché aux fleurs est un des points les plus bas du village, avec le parc Yumekuteka. Ca signifie que tant qu'on prend des pentes descendantes, on a peu de chance de se perdre. Et puis j'ai vécu toute mon enfance ici, à force, on reconnait les bâtiments, les échoppes. Tiens, le café là bas est super sympa par exemple, et pas loin après, je sais qu'il y a un maraîcher qui vend des oranges excellentes... C'est ta première fois ici, à Kumo ?

Je hochai la tête.

Etsuko : - Oui. Je n'ai jamais rien vu de tel. Notre demeure est au Sud de Kumo, près du petit village de Kido. Je ne connais que les alentours, la forêt, les chemins montagnards, le lac Kansei qui longe Kido, et c'est tout.

Seiki semblait troublée. Quelque chose la dérangeait, je le sentais. Elle hésita quelques instants, puis osa finalement poser sa question :

Seiki : - Les Toshiya sont une famille d'assassins pourtant. Tu m'as l'air en forme, tu devrais déjà avoir rempli des contrats, et donc avoir voyagé, non ?

Cela allait arriver sur le tapis tôt ou tard, je le savais. Autant que ce soir clair d'emblée, afin qu'il n'y ait pas d'ambiguité

Etsuko : - Je n'ai jamais rempli le moindre contrat. Il s'est passé... quelque chose, et j'ai décidé d'aider ma famille en m'occupant d'autres choses, à l'intérieur de la demeure.

Seiki n'en saurait pas plus, mais je sentis que j'avais accentué la confusion, ou peut-être pire, la curiosité. Avec le temps, peut-être pourrais-je en parler librement. Aujourd'hui je n'étais pas encore prête à l'admettre moi-même parfois, alors en discuter avec une inconnue de but en blanc me paraissait trop difficile.

Etsuko : Mais c'est aussi la raison de ma venue à Kumo. J'avais besoin d'air, de changer d'objectifs, et de prendre un nouveau départ.

Ma compagnonne de route se contenta d'acquiescer, puis un petit silence s'installa. Il n'était pas de ceux qui symbolisent une tension, ceux qu'on appelle "blancs", ou "vents". Il faisait plutôt partie de ceux sur lesquels on se pose pour réfléchir. Nous venions d'en dire beaucoup sur nous-mêmes en l'espace de quelques instants, et toutes deux estimions que c'était bien suffisant pour un premier pas.

Quelques minutes plus tard, la place du marché aux fleurs apparut à ma vue, lumineuse, et splendide. Les bourgeons des cerisiers n'avaient pas encore éclos, mais les multitudes de plantes et de fleurs présentes sur les étals des marchands rendait le spectacle tout bonnement fabuleux. Au délice des yeux succéda celui des narines. Un plaisir pour les sens, dans un cadre idyllique, je sentis d'emblée que je passerais pas mal de temps ici entre deux missions. Autour de ces étals, de grands bâtiments anciens abritaient en leur rez-de-chaussé des boutiques aux devantures sophistiquées.


Etsuko : - Si nous allions voir les étals avant de chercher l'appartement de mon oncle ?





HRP : Je te laisse rédiger la suite, pourquoi pas une discussion avec un marchand. Etsuko s'y connait assez bien en plantes et fleurs, donc elle peut te montrer des petites choses par exemple. Ensuite, on peut enchainer sur la recherche de l'appartement de l'oncle. Il s'appelle Togari et habite au dessus de l'apothicaire. Je te laisse gérer la façon dont on le trouve (toquer à sa porte, le croiser dans la rue, etc). PS : Etsuko n'a vu son oncle que quelques fois, et n'est donc pas très proche de lui, mais ils s'apprécient mutuellement.


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: Une amie...    Mar 16 Nov - 3:17

.:: Une amie ::.
Chapitre 1 : Pourparlers
- Les étales -

Cette journée qui avait si mal débutée commençait à prendre une tournure plus agréable. Bien que la majorité des pensées de Seiki tournaient autours de l'abrutie qui lui avait voler sa broche, elle n'avait pas de difficulté à contempler la beauté qui s'offrait à ses yeux. Ici régnait en harmonie des étales de fleurs au mille et une couleur. L'odeur émanant de cet endroit pourrait facilement être qualifié « d'orgie olfactive » - du moins, c'était ainsi que l'Eisei voyait la chose-.

Seiki n'avait jamais vraiment eu l'occasion d'aller dans ce coin de la ville et le peu de fois qu'elle y allait, c'était en hiver. Enfaite, elle n'était pas particulièrement intéresser aux fleurs, mais ne pouvait dire du mal de cette endroit. Qui le pourrait ?

[Seiki] – Oui pourquoi pas !

Une réponse décaler dans le temps. Son attention était ailleurs et n'avait pas pris le temps d'analyser instantanément la question d'Etsuko – non pas qu'elle ne l'avait pas entendu, mais le décodage de l'information n'avait pas été instantané. - Cette simple réponse avait fait sourire sa nouvelle amie et elle était partie très rapidement contempler de plus près la beauté qu'elles avaient devant les yeux. Seiki ne put s'empêcher d'esquisser un sourire avant lui emboiter le pas.

[Seiki] – Tu t'y connais en fleur ?

Affirma-t-elle une main sur la nuque. Seiki avait déjà une petite idée sur la réponse, mais que pouvait-elle dire d'autre ? Elle n'y connaissait rien et était persuader qu'Etsuko se ferait un malin plaisir à tout lui expliquer en détail.

[Etsuko] – Un peu oui, regarde là par exemple dit-elle en pointant une fleur couleur azure. Cette fleure était jadis utilisée pour soigner différentes infections, car lors de la photosynthèse, elle s'écrête une substance haute en oxygène. Je ne sais pas trop pourquoi
Les plantes étaient le domaine d'Etsuko, mais la médecine, c'était celui de Seiki. Le léger sourire qu'elle avait l'instant d'avant venait de prendre de l'expansion.

[Seiki] – Enfaite, les agents infectieux déteste l'oxygène et la lumière, c'est d'ailleurs pourquoi ils se cachent le plus souvent dans le corps humain qui est humide et noir. L'eau oxygéné est utilisé assez couramment. Tu devais sans doute en avoir chez toi. C'est l'espèce de bouteille brune qu'il faut garder aux frais et dans un endroit sombre. C'est comme si nous respirions de l'eau. Ça nous tuerai

Seiki n'en savait pas plus sur ce sujet. Dans les cours de premier soin, on ne lui avait mentionné cette information qu'a titre de connaissance personnelle. Le pourcentage de chance pour qu'on aille une bouteille d'eau oxygéné en mission est quasi inexistant et il existe toutes sortes d'onguents plus transportable et concervable ayant le même effet.

***

Durant l'heure qui suivi, Etsuko s'amusait à montrer toutes sortes de plantes et de fleur à Seiki qui commençait à ressentir les effets d'une « overdose » d'information. C'était un marchand qui avait mit fin à leur conversation d'une façon très directe.

[Marchand] – C'est pas bientôt fini ?


Avait-il dit d'une voix grave et menaçante. Bien que l'homme oeuvre dans les plantes, il était d'une grosseur imposante. Il n'était pas obèse, mais assez gros pour que Seiki se sente petite dans ses souliers.

[Marchand] – Ça fait une heure que vous poirotez à passer toutes mes plantes et fleurs une à une.

Il était « écoeurer » d'entendre et de voir Etsuko et Seiki discuter des fleurs et parfois même, de les palpers. Au tout début, il devait être content de voir un client potentiel, mais il avait sans doute rapidement compris qu'elles n'étaient pas là pour acheter.

Sans un mot, Seiki fit dos à l'homme et pointa à Etsuko un apothicaire.

[Seiki] – C'est le seul apothicaire dans cette place, tu ne peux pas te tromper.

MessageSujet: Re: Une amie...    Ven 19 Nov - 4:11

En effet, aucun doute possible, un seule, grand et imposant apothicaire trônait sur cette place comme le nez au milieu de la figure. Oncle Togari avait bien fait de me donner ce point de repère pour trouver son appartement, qui était supposé se trouver juste au dessus. J'envisageai les fenêtres du premier étage, derrière un balcon rempli de fleurs et de plantes grimpantes ou tombantes, et tentai de voir quelque chose derrière la végétation, sans succès. Mais c'était très probablement le bon endroit, à en voir la multitude de plantes qui avaient pris possession d'un balcon qui vraisemblablement ne servait qu'à ça. Oncle Togari est un botaniste de renom, élève de Dame Tezuka, spécialiste des poisons et shinobi du village de Kumo depuis déjà une bonne décénie. Mes yeux redescendirent de quelques mètres, et j'aperçus celui que je cherchais sortir à l'instant d'une grosse porte en bois massif qui devait être l'entrée du bâtiment. Connaissant son pas pressé et sa tête étourdie, je pris les devants, et m'avançai vers lui tout en le hélant de vive voix.

[Etsuko] - Oncle Togari !

L'homme se retourna, je n'eus plus aucun doute. Ces cheveux noirs, mi-longs, cette mine un peu triste, ou en tout cas pas spécialement accueillante, et cette manie pour les cols qui montent très haut même quand il fait très chaud, ça ne pouvait décidemment pas être quelqu'un d'autre.

Spoiler:
 


A mesure que nous nous approchions de mon oncle, Seiki semblait de plus en plus surprise. Elle profita que nous soyons encore un peu éloigné de lui, qui venait à peine de me voir, pour poser quelques questions...

[Seiki]- Dis-moi, il est pas un peu jeune pour être ton oncle ?

[Etsuko]- Si, il n'a que 5 ans de plus que moi. Son frère, qui est mon père, et lui ont douze ans de différence, et en plus, mon père m'a eu très jeune. Mais ça reste mon oncle.

A vrai dire, nous n'étions pas très proches, faute d'avoir pu nous croiser souvent. Il aurait pu être comme un frère pour moi, peut être, mais la distance, et ses fonctions de shinobi en avaient décidé autrement. Je jetai un coup d'oeil sur Seiki, qui avait l'air de le trouver à son goût. Ou peut-être était-ce une impression. Un petit sourire narquois ne put s'empêcher de s'esquisser sur mon visage, toutefois. Nous arrivâmes enfin devant la cible de mes recherches.

[Togari] - Etsuko ! Alors comme ça la rumeur était vraie ? dit-il, tout en me prenant rapidement dans ses bras

[Etsuko] - Oui, me voila shinobi de Kumo. Je te présente Seiki. Elle a eu la gentillesse de m'accompagner jusqu'ici pour te trouver.

Les présentations faites et les politesses échangées, Togari nous invita à monter chez lui, afin de prendre le thé. Il avait un petit appartement au premier étage, douillet, mais sans plus, typiquement masculin, avec un gout pour la décoration proche du néant. Toutefois, sa collection de thés, de plantes médicinales et de graines en tout genre avait de quoi faire pâlir bon nombre de ménagères ou de médecins. Installés dans le salon, nous pouvions contempler à tout loisir la bibliothèque incroyable de boîtes en métal renfermant des thés de tous les horizons sur lesquels de petites étiquettes donnaient des noms mystérieux ou évocateurs, comme la "Berceuse des Oasis", ou la "Mélopée du Crépuscule" que je devinais être une tisane pour le sommeil. Dans cette valse de jeux de mots, j'avais une préférence nette pour "Orgasme diluvien", dont j'imaginais cependant avec difficulté l'effet sur le corps humain. Togari revint finalement avec l'eau chaude dans une théière, et nous invita à choisir notre thé. Je sautai sur l'occasion pour tenter ma découverte, mais je fus déçue du résultat : une essence de rose relevée d'agrumes choisis, mais rien de bien passionnant. Seiki, quant à elle, semblait ravie de son "Nirvana des îles" au parfum enivrant de mangue et de jasmin.

[Togari] - Bon que puis-je faire pour toi, Etsuko-chan ?

J'expliquai ma situation, à laquelle il répondit en sortant une paire de clés de sa poche et en me la lançant immédiatement. Interloquée, j'allais lui demander des explications, mais il reprit la parole aussitôt.

[Togari] - Quand j'ai appris que tu arrivais à l'improviste ce matin, je me suis chargé de vider mon ancien appartement des quelques affaires qui restait, pour te le proposer. Il est à moi, mais il est vide pour le moment, et je pourrai toujours le louer lorsque tu auras trouvé plus grand. En attendant, il est à toi.

Première bonne nouvelle de la journée. Après avoir sauté dans les bras de mon sauveur, je m'encquéris des détails : dans les Quartiers Ouest de la ville, à quelques rues du parc Yumekuteka, dans une petite ruelle, un petit appartement avec tout ce qu'il faut. Absolument parfait, je ne pouvais rêver mieux.

Je n'avais jamais compris pourquoi Togari avait gardé cette si mauvaise réputation dans la famille, alors qu'il m'avait toujours traité avec égard et gentillesse. Il était parti très jeune pour devenir shinobi, et les quelques fois que je l'avais revu, j'avais senti comme une lourde atmosphère peser dans la demeure du mont Kido. Peut-être était-ce une sensation que seule moi éprouvais, mais j'ai toujours senti que quelque chose clochait dans le comportement des autres Toshiya vis à vis de Togari. Apparemment, ça ne l'avait pas empêché de devenir un shinobi respectable de ce village, et plutôt épanoui de ce que je pouvais voir. J'aurais certainement l'occasion de discuter plus longuement avec lui, mais en privé, et peut-être à l'occasion d'un entraînement, si le coeur lui en disait.

Malheureusement, il ne pouvait pas m'accompagner jusqu'à ma nouvelle demeure, à cause d'une réunion imminente à l'Académie, mais il suffisait apparemment de suivre la longue route centrale qui partait de cette place pour remonter la colline, puis la redescendre en direction du parc Yumekuteka. Et apparemment, je n'avais qu'à demander aux passants qui pourraient me renseigner sans problème. Soit. Nous finîmes nos "Paradis des îles" et autres "Orgasme diluvien" rapidement, et quitâmes le petit niz douillet pour le tumulte du marché aux fleurs.


[Togari] - Je pars en mission ce soir, mais repasse me voir la semaine prochaine, à la même heure. Nous rattraperons le temps perdu, d'accord ?

J'acquiesçai, puis il nous quitta hâtivement, disparaissant en quelques secondes parmi les autres silhouettes des passants aux bras chargés de fleurs. Je décidai également de mettre un terme au travail d'intérêt général de mademoiselle Seiki, qui devait en avoir marre de m'accompagner dans les rues de Kumo. Nous nous accordâmes sur une prochaine rencontre, quelques jours plus tard, afin de mieux faire connaissance, et dans des circonstances moins chaotiques. Malgré la rapidité de cette rencontre, j'avais néanmoins l'impression que cette fille, Seiki, allait devenir une amie pour moi. Ce concept me paraissait réellement bizarre. J'avais passé toute ma vie jusqu'alors auprès de ma famille, n'ayant comme seul contact extérieur que celui des visiteurs et de temps en temps des villageois de la bourgade de Kido. L'idée même de l'Autre, cette foule, ces passants, habitants d'un même village, me semblait très étrange, et je sentis que je mettrais du temps à m'y adapter. Mais j'étais ici dans une optique positive, découvrir, ne pas de renfermer, ouvrir ses portes et y laisser les autres s'engouffrer. J'espérais que Seiki serait de celles qui bientôt pourraient faire ainsi. Alors qu'elle partit dans la même direction que mon oncle après un petit signe de mains rapide suivi d'un sourire discret, je me tournais vers la rue qui m'amènerait chez moi. Ce qu'on ne m'avait pas dit, c'est que la rue en question faisait deux kilomètres de long, en zig-zag, avec cette délicieuse impression de se perdre encore plus à chauqe pas... Mais ceci est une autre histoire...

To be continued...


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: Une amie...    Dim 28 Nov - 13:28


    Etsuko ( Niveau 6 )
    : +0% Bonus Inclus
    : + 30 XP

    Seiki ( Niveau 10 )
    : +20% Bonus Inclus
    : + 20 XP
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MessageSujet: Re: Une amie...    

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