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 Renshi Asamon

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MessageSujet: Renshi Asamon   Mar 26 Oct - 19:08

Identité : Renshi Asamon
Grade : Tsuchikage
Âge : 62 ans
Surnom : Fujin Akate, La Dame aux Mains Rouges
Statut : Décédée

Motif de Notoriété : Kage la plus influente de tous les temps.

Histoire : Renshi a toujours su qu’elle était amenée à faire de grandes choses. Elle ignorait alors qu’elles seraient aussi grandes que terribles, mais cela n’aurait pas suffit à décourager la jeune fille qui deviendra la Dame aux Mains Rouges.

Elle a grandi à Iwa, dans une famille modeste mais fidèle au village. Cela faisait maintenant deux générations qu’elle fournissait systématiquement un shinobi aux autorités, des shinobi qui n’avaient rien d’extraordinaire mais qui faisait leur travail avec un grand professionnalisme. Renshi manifesta très tôt sa volonté d’intégrer les rangs de ces shinobi et elle le fit sans trop de bruit. Ses plus jeunes années n’ont pas été marquées par des faits d’armes d’exception, Renshi n’était pas un génie au sens où il commençait à naître, c’est-à-dire sur un plan strictement martial. Mais elle disposait de l’âme d’un chef, s’imposa dans son équipe sans effort, quand bien même n’était-elle pas la plus puissante de son groupe. Elle traversa les différents grades avec une même aisance, parvenant au grade un temps envié de Juunin à dix-huit ans. Renshi était une belle jeune femme, basanée et au sourire facile, elle parlait avec facilité, sans complexe même devant les grands noms du village et son nom s’était répandu dans l’ensemble du village.

Bien plus tard, les très nombreux détracteurs de Renshi assurèrent qu’elle avait fait son nid dans le village à escient, qu’elle avait toujours lorgné sur le statut de Kage et que cela avait été une folie de le lui accorder. Mais l’histoire ne s’accommode pas d’arrangements, elle se manifeste dans toute sa complexité sans souffrir de raccourcis. La vérité, c’est que Renshi était brillante. Elle avait toujours quelques coups d’avance, une énorme intelligence tactique, comportementale et sociale. Si on pouvait la croire douce et aimable en l’observant, la jeune femme ne faisait jamais rien sans raison, elle savait où elle allait, et elle y allait aussi sûrement que le soleil se lève chaque matin. On lui accordait une importance grandissante, et maintenant que l’histoire de Renshi est achevée, on peut admirer la justesse de ses décisions.

Elle accepta ainsi, alors qu’elle venait à peine d’être promue Juunin, une mission d’observation à la frontière est du pays. Elle regarda comment se comportaient les pays adjacents, comme la lumière du Pays de la Terre semblait rejaillir sur eux et on raconte volontiers que cela lui donna des idées sur l’avenir. Au fil des mois, elle tissa quelques relations de confiance avec des membres importants d’Iwa, se faisait reconnaître quand il le fallait et se laissait oublier du grand public quand elle le devait. Renshi savait ménager l’ego de chacun, elle s’attachait à faire les choix les plus judicieux pour ne pas se mettre en difficulté. Elle avait vingt-deux ans quand le Nidaime, Toshiro Manede, choisit de se retirer de la plus haute instance du village. Il laissa à un conseil exceptionnel le soin de choisir son successeur. Renshi n’avait pas intrigué pour obtenir le poste de Sandaime, contrairement à ce qu’on allégua par la suite. Elle s’était contentée d’être excellente, là où beaucoup se contentent de se laisser vivre. C’est la qualité de ses efforts qui lui valurent une reconnaissance complète des sages du village. Mais la décision fut en règle générale mal accueillie. On la jugeait beaucoup trop jeune, pas encore suffisamment mature, on disait qu’un village de l’ampleur naissante d’Iwa ne pouvait se contenter d’une jolie petite fille. Il y eu des mots durs, le daimyo en personne jugea la décision de son village peu judicieuse. Il ne savait pas encore à quel point, en ce qui le concernait, cette décision était catastrophique et absolue. Renshi ne se laissa pas démonter, elle s’entoura d’une équipe de confiance, des hommes et des femmes qu’elle avait connu personnellement et dont elle reconnaissait la valeur. Elle disait qu’il fallait toujours s’attacher à mettre les gens là où ils peuvent être les meilleurs, et que déterminer le potentiel de quelqu’un était la seule qualité vraiment indispensable pour un chef.

Renshi ne perdit pas une seconde, dans les première semaines de sa prise de fonction, elle déclara ce qui resta l’acte politique le plus fort de l’ère des shinobi, un acte que beaucoup de villages ont rêvé de pouvoir accomplir depuis : celui de centraliser les missions sur Iwa. Si le village absorbait déjà une grande partie des contrats grâce à sa force montante, l’action de Renshi contribua à le renforcer d’une façon extraordinaire en un minimum de temps. On estime que la richesse du village a triplé en moins d’une année, malgré les énormes dépenses qu’autorisait Renshi. Pour prendre la mesure de cette ascension fulgurante, il faut comprendre que le Iwa de Renshi a été la seule réelle superpuissance de l’ère des shinobi, capable, pense-t-on, de rivaliser en terme d’influence et d’éclat à l’antique Kibo des samouraïs fondateurs. Et cette ascension doit être mise en parallèle à celle, personnelle, de Renshi. On acclama la jeune femme, la confiance qu’elle dégageait s’était répandu dans l’ensemble du village, on voulait croire à la force du village et on ne pouvait par ailleurs que l’observer. Renshi prenait les choses calmement, elle savait que les événements se déroulaient comme elle l’avait imaginé.

Et, comme elle l’avait imaginé également, la grogne commença très vite. Les pays frontaliers murmuraient en leur sein, puis entre eux. De faibles protestations fusèrent sans être reprises. Renshi réagit tout de suite, elle calma les ardeurs en disant que l’éclat d’Iwa retomberait sur eux, qu’il fallait lui faire confiance car la maîtrise de l’ouest du monde était une nécessité. Cela ne suffit pas, des sanctions diplomatiques et économiques furent prises à l’encontre d’Iwa, puis du Pays de la Terre tout entier. Mais Renshi maintenait sa politique d’une main d’acier. Le temps lui donna raison : les plus petits villages fermaient leurs portes, faute de moyens, leurs pays ne pouvant assumer les dépenses énormes que cause l’activité d’un village ninja. Mieux, ils rejoignaient Iwa, qui était un village plus riche que les pays frontaliers. On ne pouvait même plus parler de pays frontaliers, Yama, Ishi et Tori devinrent une extension naturelle du Pays de la Terre. Kusa, Ame, Suna et Kawa restent sur leurs positions, mais le ton monte.

Ce fut finalement Kawa qui se dressa contre Iwa, aidé très largement par les pays frontaliers et par certaines personnalités de rapaces. A ce moment-là, Renshi était plus célébre et plus influente que le daimyo du Pays de la Terre. Ce dernier ne fut même pas consulté quand Renshi déclara la guerre au Pays des Rivières, la petite fille immature qu’il avait vu quelques années plus tôt était devenue un redoutable monstre politique, bien trop gros pour lui. La guerre dura épouvantablement longtemps, plus de vingt années pendant lesquelles Renshi demeura à la tête du village, multipliant les attaques, les stratégies et les plans. Ce fut une période grise pour Iwa, qui, s’il ne perdait pas la guerre, ne la gagnait pas plus. Des shinobi mourraient, les dépenses devenaient indécentes, Kawa se battait avec l’énergie du désespoir. Les critiques remontèrent, on se moquait de l’incapacité de Renshi à inverser le cours des choses. Sans Renshi, le village serait tombé, mais cela, beaucoup ne l’admirent jamais même si quelque part au fond d’eux, ils savaient que c’était la vérité.

La guerre fut finalement gagnée, avec des cicatrices énormes pour le Pays de la Terre. Renshi était elle-même très affaiblie, un fort noyau continuait à la soutenir, mais sa position était fragile. La guerre entre Iwa et Kawa resta dans les mémoires comme le massacre le plus impitoyable des shinobi, un assemblage hétéroclites de monstruosités, de trahisons et de petits secrets oubliés. Renshi était affectée par le cours qu’avaient pris les choses, elle n’arrêta jamais de se questionner sur cette guerre qui aurait dû être l’affaire de quelques mois. Elle n’avait pas prévu l’échec et, malgré ses discours, elle ne pouvait pas se dire que cette guerre était autre chose, tant pour elle que pour le pays. Le daimyo maintint son soutien au village, en partie parce qu’il ne pouvait faire autrement, mais les gens ont beaucoup parlé des rencontres entre lui et Renshi. Elle décida alors de démissionner. Mais elle resta dans le cœur du peuple Fujin Akate, la Dame aux Mains Rouges. Terrible, sans aucun doute, mais efficace et intelligente même dans l’échec. Ainsi, quand le village subit sa deuxième crise majeure après l’assassinat du Yondaime des mains d’un jeune homme du nom de Kikuria, se fut elle qui fut suppliée de revenir aux affaires. Elle accepta, car ses ambitions pour le village, sa volonté de le savoir au firmament, n’avaient jamais disparu.

Renshi ne faillit pas à sa réputation, le village reprenait un droit chemin. Le nom de Renshi suffisait à apaiser les esprits, certains d’être en de bonnes mains, même si elles étaient rougies de sang. Elle entra en contact avec un homme de Konoha du nom de Zakeru, qui l’avertit que l’organisation Asahi s’apprêtait à venir à Iwa. Il désirait quant à lui obtenir une relique du Pays de la Terre, vestige du temps des samouraïs. Renshi feignit d’ignorer ce que représentaient ces reliques, leur vrai pouvoir. Mais la réalité, c’est qu’elle savait que permettre à Zakeru de l’obtenir serait plus utile que de la garder ici. Si Zakeru était ennemi d’Asahi, alors leurs forces étaient amenées à se confronter et à se neutraliser, pour peu que les dirigeants en poste à ce moment-là se tiennent prêts. Car elle savait aussi que son temps s’était terminé quelques années auparavant et qu’Iwa, s’il voulait demeurer, avait besoin de se détacher d’elle.

Elle affronta ainsi le représentant d’Asahi, Toguro, pendant que Zakeru obtenait la relique. Renshi n’essaya jamais de prendre l’ascendant sur son ennemi qui, bien que beaucoup plus féroce qu’elle, ne semblait capable de vaincre par ses seuls moyens, de l’avis des nombreux observateurs assemblés. Renshi fut tuée, et Toguro s’enfonça à grandes enjambées dans le village sans rencontrer de résistance acharnée, les shinobi d’Iwa assommés par le frais cadavre de leur championne intemporelle. Toguro ne trouva pas la relique et, pressé par les shinobi qui s’apprêtaient à se venger, il enclencha un sceau que l’on avait posé sur lui. Ainsi disparut-il d’Iwa, pour un temps seulement. Renshi laissa derrière elle toute une gloire passée, elle est la seule à être parvenue à élever son village au rang d’un pays tout entier.

Role Play où elle apparaît :

- La Fumée sans le Feu : combat mythique et glaçant qui opposa Renshi à Toguro, agent d'Asahi, et explicitations du lien entre Renshi et Zakeru
- Sceaux de Blocage (Rouge) : Renshi était célèbre également pour son utilisation des sceaux de destruction, qui lui ont notamment permis de percer les défenses de Kawa lors de la retentissante guerre qui l'opposa à Iwa.
- BG Iwa : Renshi a inscrit la page la plus impressionnante et la plus décevante de l'histoire d'Iwa. Sa figure y restera toutefois à jamais attachée.
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