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 CU003 - Lames Ennemies

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MessageSujet: CU003 - Lames Ennemies    Mer 27 Oct - 22:26

Spoiler:
 



Chapitre 2 : Grandir

Partie 1 : Mission - Rang C
.::Lames Ennemies::.

Se lever aux aurores, habituellement, cela ne me posait absolument pas problème. Mais aujourd'hui, c'était une toute autre affaire. J'avais longtemps veillé hier, incapable de dormir. Mes pensées m'avaient joué un mauvais tour, l'appréhension du lendemain, ma première mission de rang C. Jouer la serveuse, la baby-sitter, ou l'éboueuse, c'était fini. Aujourd'hui, on passait aux choses sérieuses. Et le sérieux m'avait figé dans un stress implacable, dont l'insomnie m'avait semble le meilleur remède. Soit, j'avais alors arpenté les toits de la ville, j'étais partie à l'est, dans le quartier populaire. J'y avais côtoyé les lumières de la place marchande. J'avais rencontré une demoiselle du pays de l'eau. Si magnifique cette nuit sous les étoiles fut-elle, je n'aurais pas dû sortir. Car ce matin, à la sortie Nord du village, un thermos de café à la main, et mon paquetage dans l'autre, accompgnée de mes deux amies baillement et cernes bleues, je n'avais pas l'air de toute première fraîcheur. Le garde prit mon papier de mission d'un air amusé, en me lançant un petit "première mission n'est-ce pas ?". Je hochai la tête sans conviction, puis traversai le poste de surveillance. Le point de rendez vous était juste à la sortie.

Le temps se montrant plutôt clément, j'avais décidé de n'emporter que des vêtements légers, afin d'alléger le poids de mon sac. Je le posai au sol et m'assis dessus, adossée à la muraille de pierre qui protégeait le village caché. Selon le bureau d'affectation, nous serions trois à nous rendre au village d'Obasa, près des gorges de nuages électriques. Je m'imaginais quelque chose de grandiose. Ma vie s'était résumée à la zone Sud de la périphérie de Kumo, près de chez moi, le village de Kido pour acheter divers outils et les forêts alentours afin d'y chercher les plantes nécessaires aux poisons et aux remèdes. Nous en avions pour une journée de marche environ, et n'étions pas attendus à Obasa avant la tombée de la nuit. Autrement dit, j'allais au bout du monde, mes horizons allaient s'élargir d'un coup, comme ça, c'était passionnant. J'espérais que nous passions par une forêt à un moment ou à un autre, afin que je puisse repérer et analyser quelques plantes inconnues pour moi. J'avais d'ailleurs amené quelques tubes à essai afin d'emporter des specimens si jamais j'en croisais sur la route.

Mais pour le moment, l'attente, là, que mes deux prétendus compagnons de route me rejoignent. Je connaissais la première pour l'avoir déjà rencontrée. Seiki Naru, Genin spécialisée dans la médecine. Le troisième m'était toutefois inconnu, même si nous n'aurions pas de mal à nous reconnaître, étant donné le nombre relativement... nul de personnes présentes aux portes du village à cette heure. Pour patienter, je contemplais les nuages, gros morceaux de coton épais, qui cachaient de temps à autre un soleil pas très réchauffant. De petits oiseaux, à l'horizon, avaient pris la voie des airs et parsemaient le ciel de mille points sombres. Les montagnes marquaient la fin de la ligne, abruptes, implacables, inhospitalières. On pouvait distinguer d'ici les vallons empruntés par l'homme, et de minuscules tâches blanches, des moutons paisant tranquillement le long des flancs inhabités. Quelques lacs ça et là apparaissaient à ma vue, comme de petits miroirs posés au sol. Cette combinaison magnifique me semblait un appel irrésistible au voyage. J'étais décidément de bonne humeur aujourd'hui. Pourvu que mon équipe du jour le soit aussi.


Etsuko : " Atchoum !"


Ce n'était pas le moment d'attraper froid. J'attrapai au bord de mon sac un petit gilet que j'enfilai, quand une lettre tomba de la poche. Elle venait d'Aello, la petite dont je m'étais occupée quelques jours plus tôt. Elle m'avait écrit pour donner de ses nouvelles, c'était sa seule possibilité pour me contacter puisqu'il lui était impossible de venir d'elle-même. Et malheureusement, je n'avais pas eu le temps d'aller la voir, trop de missions s'étaient enchaînées en même temps. Je me promis d'aller la voir dès que je rentrerais de cette mission, j'irais lui rendre visite. En attendant, n'ayant rien de mieux à faire, je relis ce qu'elle m'avait écrit.

Citation :
Chère Etsuko,

J'espère que tout se passe bien pour toi, depuis notre petite escapade improvisée. Je te suis vraiment reconnaissante d'avoir exaucé mon souhait. Tout va pour le mieux à la maison, j'ai repris mes cours de calligraphie, père veut que j'entre dans une école spécialisée dans la capitale. Je n'ai pas encore osé lui dire que je ne souhaitais pas faire cela de ma vie. Toutefois, j'ai trouvé une merveilleuse occupation en attendant de pouvoir exercer ma passion comme je le souhaite. J'ai réussi à parler à Akugo, notre livreur de bois, et il a eu la gentillesse d'accepter de me transmettre quelques planches de bois afin que j'essaye de fabriquer mon premier violon par moi-même. J'ai trouvé un vieux livre dans la bibliothèque qui parle de l'art de confectionner des instruments, je pense que ce sera suffisant pour commencer à étudier. Mais je dois tout faire en cachette de père, ce n'est pas évident. Heureusement que mes nourrices sont compréhensives, et qu'elles me laissent un peu de liberté de temps à autre.

Quand viendras-tu me rendre visite ? Je t'attends avec impatience.


Avec toute mon amitié,

Aello Tokugawa


L'écriture était sublime, le tracé précis, les courbes parfaites. Nul doute qu'elle ferait un très bon calligraphe. Dommage que son coeur en ait décidé autrement. Alors que je rangeai la lettre dans ma poche, j'entendis des bruits de pas en provenance de la grande porte... Je tournai la tête sur ma droite, tout en baîllant dans la plus pure des impolitesses...


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.


Dernière édition par Etsuko Toshiya le Mer 10 Nov - 19:53, édité 1 fois

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Jeu 28 Oct - 0:45

.:: Lames Ennemies ::.
Chapitre 4 : Mission
- Prologue -

Pour la première fois de ça vie, Seiki allait partir en mission à l'extérieur du village caché. Un moment qu'elle avait attendu depuis si longtemps ; c'était le premier pas vers un objectif encore plus grand, mais quel pas quand même ! Elle c'était effectivement rendu au centre de mission avec l'idée préconçu d'obtenir une accréditation pour effectuer une mission C. Elle savait pertinemment qu'en temps normal, elle n'aurait jamais pu sortir du village non accompagner et voulait entamer les premières démarches avant de demander de l'aide à son amie Ayame qui n'en n'aurait pas été à sa première. Une fois devant la secrétaire, elle avait apprit que deux personnes voulaient ce lancer dans une mission appelé « Lames Ennemies » et avait fait valoir son désir de partir avec eux. La tâche n'avait pas été facile, car elle devait remplir un tas de paperasserie.

La première personne était une Genin étudiante elle aussi en médecine du nom de Serisawa. Elle n'avait pas eu l'occasion de la rencontrer et ne connaissait que son grade, sa spécialité et son nom. Le point de rendez-vous était très tôt le matin et était situer aux portes. Sans doute n'auraient-elles pas de difficulté à ce reconnaître, il ne devait pas y avoir un attroupement de gens à cette heure là de la journée. La seconde personne à s'être joint à l'équipe était elle aussi une Genin, seulement Seiki l'avait rencontrer quelques jours plutôt. Une fille qu'elle estimait être une bonne personne malgré le peu de temps qu'elles avaient passée ensemble.

***

De très léger pas ce faisait entendre. Il était aisé d'entendre une personne s'approcher de Seiki, logique quand on cogne à une porte. Seiki avait décidée d'aller passer la journée avec son père avant de partir pour une durée indéterminée. Comme elle s'y attendais, c'était son père et non son paresseux de frère qui vint lui ouvrir la porte. Il était vêtu d'un sarrau blanc taché de sang séché et mal lavé. N'ayant jamais décrit le père de Seiki, il serait peut-être temps de le faire. Senji Naru de son prénom d'artiste est une homme dans la cinquantaine élevant ses deux enfants seuls depuis près de 5 ans. Quelques personnes connaissent son vrai nom et il semble accorder une importance particulière à le garder secret. Seiki n'avait jamais compris pourquoi. Senji est assez grand et quelque peu musclé. C'était un shinobi avant d'être un Médecin, mais depuis la mort de la mère de Seiki, il a arrêter les missions pour ce concentrer sur l'éducation de ses enfants et sur la recherche. Senji passe tout son temps dans le sous-sol de la maison et refuse que Seiki ou son frère y entre.

[Père] – Entre, entre. Qu'est-ce qui t'amène ici ?

Depuis son entré à l'académie, Seiki passait la majeure partie de son temps à la bibliothèque, en classe ou en mission et dormait pratiquement toujours dans la chambre qui lui était accordé par son grade. En général, elle allait passer les fins de semaines avec sa famille, mais les relations entre elle et son frère ne l'incitait pas à toujours y aller, et ce, depuis son retour de mission avec Soya.

[Seiki] – Papa, papa

Avait-elle dit en sautant de joie. L'idée de partir en mission rendait Seiki surexcité et elle bondissait partout. Aussi, elle entra en vitesse et sortie de son sac l'ordre de mission qui lui avait été remis par la fonctionnaire prouvant qu'elle était apte à partir en mission.

[Seiki] – Je pars en mission demain !

Le père de Seiki ne partageais pas la joie de sa fille et son visage était inquiet. Le fait de voir sa fille partir en mission l'aurait enchanté si cela n'avait pas été des épisodes traumatisant qu'il avait vécu par le passé ; en autre, la mort de sa femme et mère de ses enfants, Daisu Sasake. Seiki avait remarquée les inquiétudes de son père et n'avait pas penser que cela devait être inquiétant pour un père connaissant les risques du métier de laisse sa fille partir en mission. Bien entendu, il l'avait laisser faire la dernière fois car elle avait été encadré par une supérieur plus que qualifié. Cette fois-ci, il ne savait rien de ce qui se passait.

[Seiki] – Ça ne vas pas ?

Dit-elle innocemment

[Père] – Si si, je suis seulement inquiet pour toi.

Chose plus que normal

[Seiki] – Je comprends cela, mais tu n'as pas à t'inquiète, ce n'est qu'une mission de diplomatie, je n'ai pas l'intention de me battre.

Elle était tout de suite venu au cœur du sujet, car elle savait que c'était ce qui inquiétait le plus son père. En effet, Seiki avait prévu le coup et ne serait pas partie dans une mission qui aurait comporté trop de risque. Bien entendu, deux fabricants d'armes qui font concurrence, cela laisse penser à de l'agressivité, mais elle était certaine que si les gens de son équipe et elle même restait respectueux et calme, il n'y aurait pas d'incident. Peut-être était-elle encore trop naïve et se trompais largement, la suite nous le dira.

[Père] – Intention ou pas, il y a toujours des risques...

Il fit une courte pause et repris

[Père] – Attends moi ici.

Seiki n'avait pas eu le temps d'acquiescer qu'il était déjà repartie dans le sous-sol. Lorsqu'il en ressortie, il avait un Katana à la main.

[Père] – Je sais que je fais un peu père sur protecteur, mais cette fois-ci, ce n'est pas le cas.

Un sourire fit enfin son apparition sur le visage du paternel

[Père] – C'est un cadeau de ta mère, elle voulait que je te le donne lors de ta première mission. Je sais que cela fait un peu trop stéréotype de la famille ninja qui offre des armes à leurs enfant, mais c'était ce qu'elle voulait.

Seiji tendit le Katana à sa fille. Un Katana parfaitement conservé qui n'avait pas subis les vestiges du temps. Le saya de cette arme était de couleur noir. Quelques tâches rouges faisait penser à des éclaboussures de sang, mais ça n'en n'était pas ainsi. Il s'agissait en réalité d'une décoration. Des inscriptions était gravé sur la garde et le manche signifiant ceci : « L'arme est-elle plus condamnable que la main qui la manie ? ».

***

Seiki portait un Kimono blanc et rouge allant en contradiction avec les couleurs du saya de son armes. Elle avait les cheveux attaché par un élastique violet et était enfin prête à partir. L'arme à la main, le sac sur le dos, elle était enfin prête. Quelques minutes lui avait suffi pour arriver au lieu de rencontre. Une seule personne était arrivée et il s'agissait d'Etsuko, la genin qu'elle avait rencontrer plutôt. Elle était assise sur son sac et baillait au corneille, ce qui fit sourire Seiki

[Seiki] – Bien dormi ?

Ajoutait-elle avec une touche d'ironie.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Dim 31 Oct - 19:40

Tit tit. Tit tit. Tit tit.

Une main sorti de la forme enveloppée dans les couvertures pour aller appuyer sur ce foutu réveil. Une tête émergea. Une autre main sortit des draps, pour chercher un être qui devait normalement se trouver là. Une tête émergea, les cheveux en bataille, l'air un peu désappointé. Le bruit dans la cuisine expliquait l'absence préalablement établie. Debout, il enfila un pantalon avant de jeter un oeil au réveil. 5:00. Il était tôt pour qu'elle soit déjà réveillée. Arrivé dans la cuisine, silencieusement, elle ne l'entendit pas, ce qui lui permit de la prendre dans ses bras en l'embrassant. En retour, il reçut une tasse de thé fumante, et ne manqua pas de remarquer que ses rations avaient été préparées avec amour et reposaient sur le buffet. Elle s'installa en face de lui et sourit, inquiète, mais trop prévenante pour le faire remarquer.

[Saki] - Rappelle moi combien de temps tu vas me laisser seul.

Comme d'habitude, elle demandait une estimation qu'il ne pouvait pas lui donner. Elle n'aimait pas son métier. Avant ça allait, mais maintenant, elle appréhendait sa voix, qui pouvait le lui enlever à tout moment. Une forme sortit du couloir sombre, venant sauver Sérisawa de la réprimande de sa femme.

[Kenji] - Qu'est-ce qui se passe, c'est la fin du monde?

Sérisawa prit le petit bonhomme sur ses genoux et le regarda dans les yeux. Il avait des yeux bruns, et on avait l'impression permanente qu'il allait préparer une bêtise. De ses yeux, plein de malice, qu'on peut parfois voir chez certains chats. Les yeux de sa mère. Sa tignasse noire, par contre, était tout son père. Des cheveux qu'il avait essayé de dompté à maintes reprises, puis finalement accepté. Maintenant, c'était à Kenji de continuer le combat.

[Sérisawa] - Nop. C'est juste l'heure pour moi d'aller bosser.

[Kenji] - Tu vas encore tuer des méchants?

Tout n'est pas blanc, et tout n'est pas noir. Même si cette fois, c'était lui qui allait sans doute être le méchant.

[Serisawa] - Ouais. J'espère qu'ils seront moins que la dernière fois, car au bout de la troisième centaine, je commençais vraiment à fatiguer. Heureusement que...

Il saisit le regard réprobateur de Saki. Bien sur, elle n'aimait son métier, et plus particulièrement depuis qu'il risquait de faire un orphelin. Et elle ne souhaitait sans doute pas que son fils emprunte la même voix, même si pour le moment, tout était parti pour. Elle ne l'en empêcherait pas, en bonne mère, mais ce n'était pas une vie qu'elle souhaitait à sa future belle fille. À aucune...

[Sérisawa] - Non, tuer, c'est mal. Va plutôt rejoindre ton lit.

Kenji se leva, et trottina jusqu'à la porte, puis se retourna, attendant visiblement quelque chose de son père. Saki leva les yeux au ciel et se remit à l'ouvrage, tandis que Sérisawa laissait sont thé pour rejoindre son fils. Après un bref regard pour vérifier que sa femme ne risquait pas de l'entendre, il lui chuchota avec un air conspirateur.

[Sérisawa] - Pour chaque méchant dézingués, je te filerai un baignet.

Il lui fit un bisoux après son sourire, et Kenji réintégra le royaume des rêves. En se retournant, c'est le regard de sa femme qu'il dut affronter, et décida de combattre en l'embrassant. Elle posa sa tête sur son torse, espérant qu'il reviendrait, de toutes ses forces. Il le savait, et c'est pour cela qu'il ne dit rien et garda son sérieux. Sa femme et son fils étaient les rares choses avec lesquelles il ne rigolait pas.

[Saki] - Quand est-ce que tu te feras muter dans un endroit plus tranquille?

Un simple regard suffit, pour lui faire comprendre que même s'il pouvait comprendre la mal qu'il pouvait faire à sa femme, il aimait son métier, et qu'il ne voulait pas encore le quitter.

Une des questions, quand on a un foyer et qu'on pratique ce genre d'activité, c'est où cacher ses armes. Sérisawa avait opté pour une solution originale, comme d'habitude. Il ne les cachait pas. Une pièce y était dédiée, et elle n'était jamais fermée. S'il le voulait, Kenji pouvait très bien en prendre. Mais son père pensait qu'à force de les côtoyer, il en serait responsabilisé et éviterait les accidents. Pour l'instant, c'était plus la culte que son fils lui vouait qui l'empêchait de pénétrer dans cette pièce martiale, bien que depuis qu'il était né, il n'avais jamais ressenti ni fascination, ni besoin d'aller voir les différentes armes que contenaient cette pièce.

Sérisawa commença à s'équiper. Il changea de pantalon, passa ses sandales, puis revêtit son "armure" de chuunin, toujours en espérant qu'elle n'aurait pas besoin d'être utile aujourd'hui. Quelques kunaïs, quelques aiguilles, une petite sacoche où étaient enfermés ses poisons. Ceux là, par contre, étaient sous clé. Trop dangereux pour qui ne sait pas s'y prendre. Pour les faire, il utilisait le labo du village.

Après un au-revoir langoureux, il quitta sa femme, son fils, et son foyer pour aller vers la violence d'un métier qu'il aimait. Il se prenait parfois pour un fou, d'aller ainsi vers l'incertain alors que le bonheur l'attendait ici. Mais il ne se voilait pas la face, il aimait ce qu'il faisait, comment il le faisait, et le sentiment de liberté que cela lui procurait. Sentiment qui s'estompait une fois rentré, remplacé par le bonheur d'être père de famille. Un équilibre, dont il ne savait pas s'il était précaire ou fictif.

Il était le dernier arrivé sur les lieux, mais durant son trajet, bien que rapide, il avait pu se remettre au travail. On lui avait donner des bleus. Des bleues, mêmes. Deux filles, qui n'avaient aucune mission de rend C ou plus à leur actif. Il devrait donc les former. Le côté professeur était assez tentant, redresseur de tord, modèle pour la génération future, héros... mais il avait déjà son fils pour ça, aussi il serait comme d'habitude. Non pas de là à les considérer comme des combattantes aguerries, mais sans trop faire son prof'. Pour ça, ils ont l'académie. Pour maintenant, c'est plus d'un bon coéquipier qu'elles on besoin.

Arrivé sur les lieux, par le haut, comme c'était la mode de se déplacer, il se réceptionna dans leur dos. Faut quand même pas négliger l'effet de scène, il était d'ailleurs connue pour ça. C'était un pitre, mais un clown efficace. L'une était dans l'état excité habituel pour une première mission, l'autre dans un état plutôt léthargique. Déjà une équipe qui se complétait. Parfait, tout ça.

[Sérisawa] - Yep. Moi c'est Serisawa, votre coéquipier pour cette mission.

Il savait qu'il avait l'air jeune. Peu de gens arrivaient à deviner ses vingt-neuf sans, et encore moins qu'il avait une famille. Mais là n'était pas la question. Cette qui était excitée pour sa première mission se nommait Seiki. Un joli nom. L'autre s'appelait Etsuko. Une Toshiya. Un des vilains défauts de Sérisawa, c'est qu'il ne réfléchissait pas souvent avant de parler, aussi après la présentation de la Toshiya, il ne put s'en empêcher.

[Sérisawa] - Ha, t'es un tueuse, alors.

Le ton n'était pas méchant, mais complice. C'est surtout le sens de la phrase qui pose problème ici. D'ailleurs, Sérisawa le remarqua assez vite, vu le malaise qui s'ensuivit.

[Sérisawa] - Tâche de pas me voler la vedette.

Bien essayé. À force de se mettre dans ce genre de situation, il arrivait à ne pas trop mal s'en sortir. Sa réponse s'accompagnait d'un clin d'oeil.

Il prit le chemin, et commença à engager la conversation. Il espérait avoir tuer l'autorité de chef d'équipe qui pouvait lui coller à la peau. Cette autorité toute faite, il ne la voulait pas, car il estimait que l'autorité "naturelle", résultat de sa plus grande expérience, était amplement suffisante. D'accord, elles sont nouvelles, ce qui ne veut pas dire qu'elles sont moins compétente que lui, surtout pour la Toshiya.

[Serisawa] - Alors, je suppose qu'on vous a brieffé sur la misison.

Après quelques brèves réponses, il essaya de continuer la conversation sans qu'un blanc puisse venir pourrir l'ambiance qu'il essayait d'installer.

[Serisawa] - À froid, comme ça, juste avec les éléments qu'on a sous la main, comment vous pensez qu'on va pourvoir s'y prendre. Dîtes tout ce que vous voulez, les idées les plus saugrenues sont parfois les meilleures.

C'était rarement le cas, mais c'était pour qu'elles n'aient pas peur de lui dévoiler leur stratégie. Quand on débute dans quelques chose, on a souvent peur de mal faire, ce qui est idiot en soit, puisque quand on ne fait mal, on apprend.


Dernière édition par Jin' le Dim 28 Nov - 16:06, édité 1 fois

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Lun 1 Nov - 0:57

[Seiki] – Bien dormi ?

Je me levai doucement, le sourire aux lèvres, et m'étirai lentement. Les bras en l'air, mains aggripées, je me tendais droite comme un i, tout en répondant à Seiki.

[Etsuko] - Très bien merci !

Nous nous regardâmes toutes les deux, le rire ne put s'empêcher d'éclater.

[Etsuko] - Je mens très mal, n'est-ce pas ? En fait, je n'ai pas vraiment pu dormir. En échange, j'ai fait une jolie rencontre. Ca valait peut être le coup d'avoir des cernes ce matin.

Je regardai un peu mieux ma coéquipière pour ma première mission importante. Elle s'était habillée d'un kimono blanc écarlate, ponctué de rouge. Etait-ce un choix judicieux, étant donné le voyage, et même tout simplement pour des questions de discrétion ? Après tout, peut-être n'avait-elle pas tord. Dans un sens nous étions en partance pour une mission diplomatique. A priori, nous n'aurions pas à faire de la filature ou quoi que ce soit de ce genre. Petit à petit, je me sentais toutefois mal dans ma peau. Je n'avais encore jamais commencé de mission en équipe, et la dernière fois que j'avais fait équipe avec quelqu'un, ce quelqu'un... Enfin bref. Depuis j'avais repris confiance, j'avais déjà résolu quelques missions de rang D, et le plus important : pour cette mission, je n'aurais pas d'arc entre mes mains, ce qui me semblait une bonne chose pour mes compagnons. Mes divagations se stoppèrent quand j'aperçus un mouvement derrière Seiki. Je me penchai légèrement sur la droite pour observer, très certainement la troisième personne du groupe. Il était habillé selon les standards classiques du village, et ne payait pas vraiment de mine avec son air petitbonhomme. Un Genin également ? En tout cas, il n'avait vraiment pas l'air d'être plus âgé que moi, ou Seiki, dont j'estimais l'âge similaire. Tout ceci me semblait bizarre, le village n'enverrait jamais un groupe de genins jouer un rôle de diplomates, ça ne collait pas en tout cas à l'image surprotectrice que je m'étais faite de Kumo. J'examinai de plus près son gilet, et remarquai qu'il n'était clairement pas comme le mien, ce qui signifiait qu'il devait certainement être de grade moyen.

[Sérisawa] - Yep. Moi c'est Serisawa, votre coéquipier pour cette mission.

Je m'apprêtais à lui rendre la pareille quand il enchaîna aussitôt, en me regardant.

[Sérisawa] - Ha, t'es un tueuse, alors.

Tétanisée. C'était le mot. Mes yeux sortirent de leurs orbites, et une vague intense d'émotions s'enchaînèrent à la vitesse d'un cheval de course. D'abord la surprise. Comment pouvait-il savoir ? Mes exploits d'une enfance maudite avaient-ils été consignés dans mes fichiers d'identification ? Non, impossible, ma famille ne communiquerait pas à propos d'évènements pareils, surtout lorsqu'ils n'ont absolument aucun rapport avec ma vie dans le village de la foudre. A la surprise, donc, succéda la colère. Cet imbécile devait certainement avoir reconnu mon nom de famille sur la fiche, et avoir fait la plus stupide des analogies qui passaient dans son esprit. A la colère succéda la tristesse. Alors que j'avais tant bien que mal, depuis la veille, réussi à l'écarter de mes pensées, Serimawa, ou kawa, ou je sais plus trop et je m'en contrefous me l'avait remis en pleine face. Sokai. A la tristesse succéda le mutisme. Je baissai la tête d'un air neutre, maudissant de n'être pas parti en avance avec Seika pour éviter ce gros lourdaud. Il coupa toutefois le silence qu'il estimait lui aussi un peu trop tendu.

[Sérisawa] - Tâche de pas me voler la vedette.

* Espèce de gros couillon *


Son clin d'oeil me semblait la pire des tentatives de rattrapage qu'il aurait pu essayer. Je le regardai droit dans les yeux, lui et son pseudo regard érotique à deux ryos cinquante, l'air de lui expliquer que son petit manège l'avait plus tourné au ridicule qu'autre chose. S'ensuit une demande d'avis sur la mission, avec la proposition de dire ce que l'on veut. Heureusement que j'avais été élevée dans un univers de politesse et de contrôle de soi, sinon j'aurais pu lui balancer toutes les insultes de mon répertoire. A la place, je lançai, tel un pic à glace.

[Etsuko] - Et si on se servait de la tueuse pour tuer tout le monde ?

J'allais jeter un grand froid, une grande ère glaciaire même. Mais je le ponctuai d'un clin d'oeil.

[Etsuko] - Ah ben non, je vous volerais la vedette.

Et je ponctuai cette ponctuation d'un mouvement vers mon sac, puis le plaçai sur mon épaule tout en écoutant la voix de Seiki...


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Mer 3 Nov - 22:09

.:: Lames Ennemies ::.
Chapitre 4 : Mission
- L'équipe -

Au tout début, lorsque Seiki avait lu le rapport de mission, elle avait cru que Sérisawa allait être de sexe féminin, mais ça n'en n'était pas le cas. De plus, l'arriver de leur coéquipier n'avait pas été une bonne chose pour l'estime qu'à Seiki envers cet homme. L'eisei n'affectionnait pas le genre « immature » des hommes. Le déplacement par les toits et l'arriver surprise dans le dos étaient ce qu'elle appelait : « l'immaturité dans la profession ». Phénomène ne touchant presque que les hommes et qui consistait à prouver leur capacité.

* Même dans une profession militaire, les hommes trouvent le moyen d'être immature *

La suite des événements n'avaient pas aider à l'affection qu'allait avoir Seiki pour son coéquipier masculin. Elle considérait Etsuko comme son ami et n'ignorait pas son appartenance avec la famille Toshiya - chose simple puisqu'elle ne cachait pas son nom de famille et que la réputation des Toshiya n'était pas ignorée dans le village- et l'étiquette « tueuse » qu'avait collé Sérisawa sur Etsuko avait dérangé Seiki. Bien entendu, elle n'était pas concernée par la remarque, mais son caractère empathique dominait sur sa raison.

Avant qu'elle n'eut le temps de répondre, il avait enchaîné sur la « vedette » en lui. Seiki commençait à regretter le choix de cette mission. Avoir su qu'elle allait faire équipe avec une personne dans ce genre, elle n'aurait jamais pensé exécuter quoi que soit de légèrement risquer avec lui. Bien que cette mission soit diplomatique, la petite note en bas de page sur le tempérament borné et violent de Soba l'inquiétait. Elle ne voulait pas mettre sa vie inutilement en danger à cause d'un « abrutie » de première.

La conversation entre Etsuko et Sérisawa avait très rapidement dégénérée et Seiki commençait à craindre la suite de cette mission. Devant les portes, ça peut aller, mais dans une situation plus pointilleuse, ce genre d'attitude pourrait leurs causer plusieurs problèmes. Notre jeune genin avait l'impression que ses coéquipiers n'avaient pas compris le but réel de cette mission et n'était là que pour assouvir un désir de violence refouler. Sans n'étais-ce pas le cas, mais c'était ainsi que Seiki voyait les choses.

[Seiki] – Devrais-je vous rappeler que nous sommes là pour persuader Soba de retirer son offre et non le maltraiter ?

Avait-elle dit sur un ton sec.

[Seiki] – Si vous êtes pour avoir cette attitude sur le terrain, tourner les talons et partez, je ne veux pas être avec vous. Pardonne moi Etsuko d'être aussi directe, mais il faut établir une distance entre amitié et travail. Vos problèmes personnelles n'ont pas à interférer sur vos action au cours de cette mission. Je suis consciente que Sérisawa t'a provoqué, mais il ne fallait pas embarquer dans son jeu.

Seiki avait horreur de faire la discipline et elle était mal placé pour le faire. Ça lui brisait le coeur de devoir parler ainsi, mais elle voulait qu'ils comprennent qu'il n'y avait pas de place pour les conflits personnelles lors d'une mission. Seiki connaissait les risques d'une mission hors du village, probablement plus que ceux-ci. Elle ne savait pas si Sérisawa avait déjà effectué ce genre de mission, mais elle espérait que c'était ça première.

[Seiki] – Ne perdons pas de temps

Elle n'avait pas envie qu'Etsuko la déteste ou qu'un froid s'installe entre eux à cause d'un imbécile dans ce genre, mais si elle devait les ramener à l'ordre, elle le ferait sans hésitation. Elle avait toujours était élever avec l'idée de : « la mission avant tout » et voulait tout faire pour éviter les confrontations.

[Seiki] – Ne m'en voulez pas d'être directe ainsi, mais je met un point d'honneur sur la discipline et le contrôle de soi. En particulier maintenant. Je sais que nous sommes entre nous, mais je préfère faire de la prévention.

***

Ni Estuko, ni Sérisawa n'avaient tournées les talons et étaient parties. Tous deux étaient déterminer et voulait participer à l'accomplissement de cette mission. Seiki avait un doute sur la réussite à long terme de son intervention et elle craignait la capacité de Sérisawa à retenir ses actions. Seiki avait son coéquipier en très basse estime. Elle voyait Sérisawa comme un être immature, imbécile et incapable de se contrôler. Elle n'avait pas l'intention de refaire quoi que soit avec lui après cette mission et ferait même tout pour l'éviter. Bien entendu, ce n'était que des premières impressions.

Sans perdre plus de temps, les trois équipiers prirent la route en direction des gorges de nuages électriques. Ils avaient estimer la distance à moins d'une journée de marche. La distance qu'ils avaient à parcourir allait leur laisser le temps pour réfléchir sur la méthode à adopter. D'ailleurs, Sérisawa fut le première à aborder cette partie de la mission. Seiki avait déjà cogitée sur cette question et avait établie une petite marche à suivre. Elle ne voulait rien laisser au hasard.

[Seiki] – J'ai une petite idée, vous me direz ce que vous en penser. Je propose d'aller chercher le plus d'information possible sur Soba et son groupe. Pour ce faire, nous devrions aller à Obasa I rencontrer Beniko. Elle est probablement la personne connaissant le mieux Soba et qui voudrait nous en dire plus. Plus nous disposerons d'information sur Soba, moins difficile sera la persuasion. Dans le but d'en savoir le plus, je propose d'aller parler au gens d'Obasa I. Peut-être pourront-ils nous aider.

La récolte d'information avait son importance pour Seiki. Seiki était persuader que Soba était un minimum connu à l'intérieur du village dans lequel il à déjà vécu. Il devait bien y avoir quelqu'un dans ce village qui serait en mesure de nous renseigner sur Soba. S'il était si violent, les autorités du village devraient normalement avoir quelque chose sur lui. S'il était bon lorsqu'il travaillait avec le père de Beniko, il devait bien être connu. Ce village était connu pour les armes qu'il créait et Soba en n'avait fait son métier. Quelqu'un quelque part finirait par nous donner une information utile sur lui. Encore fallait-il chercher. Peut-être était-elle dans un champ de patate ?
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Sam 6 Nov - 14:05

Visiblement, Serisawa n'avait pas prduit l'effet qu'il escomptait auprès de ses partenaires. Elle le prenait pour un clown, comme la plupart de ses anciens coéquipiers. Avant, il était seul, pas d'autres personnes à devoir couvrir, ou d'équipe à se préoccuper. C'est également pour ça qu'on lui donner des missions assez dures, à réaliser seul: assassinat, surveillance, persuasion. Il ne voulait pas d'équipe : une équipe prend du temps, et celui dont il bénéficiait, c'est à sa famille qu'il voulait l'accorder.

Les paroles de Seiki le touchèrent plus qu'il ne le laissa paraître. Elle prenait les choses en main. En tant que chuunin, on aurait pu s'attendre à ce que ce soit son rôle, mais là-dedans, il n'avais jamais été très doué. L'autorité était pour les chefs, et il ne voulait pas en être un. La fille appliquait le bon vieux « mieux vaut prévenir que guérir ». Présentant que la situation entre la Toshiya et lui n'était pas très bien partie, elle ne voulait pas laisser ça pourrir, au point que ça puisse déteindre lors de la mission. Il était d'accord, et la réponse de la Toshiya abondait dans le sens de sa coéquipière.

[Serisawa] – Il faudrait que j'apprenne à avoir un peu plus de tact. Désolé de t'avoir posé une qétiquette comme ça, sur le front, je ne pensais que ça allait autant te... que j'étais aussi impoli. Je m'en excuse.

Ses excuses pouvaient paraître légères, mais elles étaient franche. Il n'avait pas de problème de fierté ou d'égaux, dans ce domaine. Quand on lui faisait remarquer une de ses erreurs, il ne s'en offusquait pas, et essayait de la réparer. Cependant, quand il s'agissait de ses partenaires de Kumo, il avait la fâcheuse tendance à croire que les gens pouvaient fonctionner avec autant de légèreté, aussi c'est pourquoi il partit du principe qu'il en était de même pour Etsuko, sans attendre ses excuses, mais resta sage et n'ajouta rien, si ce n'est un sourire gêné de son entrée en scène immature. Même si ce n'était pas le mot qu'il aurait employé.

Immature. On le lui reprochait à l'académie. Ses missions de base, alors qu'il n'avait pas encore le droit de sortir du village, se déroulaient dans le même esprit. Son chuunin instructeur redoutait le moment de sortir. Même si sa bonne humeur et sa bêtise donnait un certaine cohésion à l'équipe, elle n'y avait pas sa place. Et leur première mission échoua, mais pas à cause de Serisawa. Ses frasques avaient été moins importantes, et il s'avéra être un coéquipier plutôt précieux, quand on savait l'accepter. Puis l'équipe avait été dissoute après la mort d'un des genins, Serisawa promu un peu plus tard, et c'est à ce moment qu'on l'envoya seul. Son ancien maître pensait que c'était surement ça qui l'avait fait adopter un foyer aussi tôt dans sa vie.

Serisawa se voyait plutôt comme sevré. On le lui avait dit plusieurs fois, la bonne humeur et la légèreté n'avaient pas leur place en mission. Comment en faire preuve, seul? Au contraire, il avait même tout le temps nécessaire à se consacrer à un plan digne de ce nom, et ses missions se déroulaient, à peu de choses près, comme il l'entendait.

Ils commencèrent enfin à engager la marche, et Seiki reprit là où la discussion que Serisawa avait essayé de lancer. Elle avait un plan, et proposait d'abord d'aller voir Beniko, à Obasa, la commanditaire de la mission. Les arguments pour étaient que de cette façon, les ninjas pourraient avoir une vue d'ensemble de la situation, même si elle serait plus subjective. Les contre-arguments étaient nombreux. D'abord, si Soba ne savait pas encore que sa rivale avait mandaté des shinobis, ce serait fait. Ensuite, il est clair qu'il les verrait comme des ennemis, ce qui ne facilitera pas les négociations.

[Serisawa] – Si on va d'abord rencontrer Beniko, et qu'après on va voir Oba, qu'est-ce qui l'empêchera de penser que nous ne venons pas pour le tuer?

S'il ne parlait plus, ses pensées ne s'arrêtèrent pas pour autant. Critiquer un plan, c'est bien, mais ça ne sert pas à grand chose si on ne propose pas mieux. Il envisageait de scinder l'équipe en deux, ce qui n'allait sans doute pas enchanté ses coéquipières. Mais si les deux équipes faisaient en sorte d'arriver au même moment devant leur principaux interlocuteurs : Beneko et Soba, ils n'auraient pas le temps de se faire des idées. De plus, cela attitre un bout de l'équipe à chaque parti, et donne l'impression que ce bout d'équipe prend parti. On écoute un conseiller ou un représentant.

Ce n'était pas au tour de Sérisawa de parler, aussi il ne dit rien pour le moment, et ne chercha pas plus loin. Etsuko devait probablement prendre la parole, et avec ses pitreries, ce serait sans doute pour défendre la thèse de Seiki. Si ses arguments étaient pertinents, alors il adopterait lui aussi le plan de Seiki. Mais il attendait d'écouter.

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Dim 7 Nov - 19:43


Je ne prêtai qu’une attention limitée aux sermons de Seiki, qui bien que justifiés, m’ennuyaient plus qu’autre chose. Je décidai d’opter pour un regard vide, sans émotion, tout en réajustant mon sac sur mon épaule gauche. Lorsqu’elle eut fini, cependant, je fus surprise par le revirement de comportement dont fit soudainement preuve notre chef de mission. En quelques minutes, il était passé du statut d’imbécile à celui de repentant. Je ne répondis cependant pas à ses excuses, me contentant de le regarder et de hocher la tête, afin de lui faire comprendre que le message était entendu et que je n’en tiendrais plus compte pour la suite. Tout de même, quelque chose clochait dans l’attitude de cet homme ? Comment avait-on pu donner le grade de ninja intermédiaire à un individu dont les agissements sont dignes parfois d’un aspirant ninja ?

Seiki enchaîna par la présentation de ses idées. Beniko était notre commanditaire, aller la voir me semblait également une bonne idée. Mais Serisawa avait également raison. Se présenter d’abord à l’ennemi de notre interlocuteur pour le voir ensuite ne semblait pas la meilleure manière de créer un contact diplomatique efficace.


[Etsuko] - D’un autre côté, nous travaillons pour Beniko, et venir sans information de la part de notre commanditaire va nous rendre la tâche plus difficile. Si nous voulons réussir une négociation, il nous faut des leviers sur lesquels s’appuyer pour la mener à bien. En ce moment même nous n’en avons aucun. Et d’ailleurs, d’un point de vue totalement objectif, Soba peut faire ce qu’il veut, le libre commerce est un des vertus du pays de la foudre. Notre médiation, en somme, n’est pas justifiable par le bon sens, car peu importe ce que nous choisissons pour faire plier notre adversaire, nous aurons tord du point de vue de la logique pure.

Je réfléchissais. Le soleil n’avait pas encore beaucoup progressé dans le ciel et nous avions encore une longue route à faire pour atteindre le village d’Obasa.

[Etsuko] - Ce que je propose, c’est donc que nous allions voir Beniko en premier lieu, mais à la tombée de la nuit, pour éviter d’attirer les regards. D’autres précautions seraient inutiles. Nous travaillons pour Beniko de toute manière, nous serons forcément perçus comme des ennemis de la part de Soba.

Voila une heure à peine que nous avions pris les routes vers les gorges des nuages électriques, le ciel violacé au dessus des montagnes qui composaient l’horizon se rapprochaient par à-coups successifs, à mesure que nous dépassions les collines et traversions les vallées verdoyantes. Le temps était plutôt sec, le soleil tapait fort, nous avions de la chance d’obtenir les grâces de dame Nature dans ce périple serein. Je décidai d’enlever mon manteau, afin de profiter des petites brises de vent qui venaient nous chatouiller le front de temps à autre. Je profitais de chaque nouvelle vue comme d’une découverte merveilleuse. Jamais je n’étais allé aussi loin de chez moi, en seize longues années d’existence. Aussi puéril que cela puisse paraître, j’étais donc totalement excitée par la rencontre d’un papillon diurne inconnu de mes classifications, plus encore par la découverte d’une fleur que je n’avais jamais manipulée auparavant.

Dame Tezuka, l’une des doyennes de ma famille qui s’est occupé de moi plus que personne après le drame de mon enfance, est une spécialiste des plantes et des poisons. Les quelques années d’apprentissage à ses côtés ne m’avaient pas permis d’en savoir beaucoup sur la confection des poisons de la famille, mais j’avais au moins pu apprendre à observer, analyser et à prélever les échantillons des specimens que je trouvais intéressants. Le paysage autour de moi, en ce moment, ressemblait à une caverne aux merveilles. J’avais sorti depuis le départ ma petite sacoche offerte par ma marraine avant mon départ, et je m’étais emparé dès les premières minutes du chemin de la petite sacoche qui me permettrait de conserver mes trésors. Seiki me regardait de temps à autre avec une certaine impatience. La discipline acquise grâce à dame Tezuka m’avait donné de bien mauvaises manies, dont celle de prendre le temps qu’il faut pour emporter et transporter un nouveau specimen de la meilleure façon qui soit. De ce fait, il fallait qu’ils m’attendent de temps à autre, ou qu’à mon tour je les rattrape pour ne pas faiblir trop la cadence.

Mais nous n’étions qu’au début de notre voyage, le soleil arriverait bientôt à son zenith et l’heure de la pause repas s’annonçait imminente, ce qui serait pour moi l’opportunité idéale pour récupérer de nouvelles fleurs aux abords des grands lacs que nous cotoyions depuis déjà plusieurs kilomètres. Kumo décidemment, me semblait un pays magnifique. J’avais vraiment hâte de voir à quoi ressemblaient les gorges de nuages électriques. Je me rappelle avoir lu dans des livres d'enfance à propos de ces vallées enchantées, terres dévastées par une foudre capricieuse qui frappait à tous hasards sur mes héros malchanceux, tandis que d'autres, élus du ciel, se servaient de cette puissance indomptable pour balayer d'une traite une armée entière d'ennemis assoiffés de sang. Je savais pertinemment que le spectacle serait bien moins fantaisiste, peut être banal, mais mon impatience d'enfant avait repris le dessus et ne s'apaiserait pas avant d'avoir vu et contemplé les terres que nous allions traverser d'ici quelques heures.



HRP : J'ai enchainé sur un bout de voyage pour terminer la matinée, mais n'hésitez pas à finir la discussion qu'on avait commencés de la meme manière : réponse à mes paroles puis description d'un bout du chemin. Il faudrait qu'on se voit sur la CBox pour savoir comment on rend ce voyage intéressant ou si on en fait l'ellipse, parce qu'on va pas enchainer 15 posts comme les trois précédents Razz


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.


Dernière édition par Etsuko Toshiya le Sam 20 Nov - 19:51, édité 1 fois

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Jeu 11 Nov - 2:20

.:: Lames Ennemies ::.
Chapitre 4 : Mission
- La mâtiné -

[Etsuko] - D’un autre côté, nous travaillons pour Beniko, et venir sans information de la part de notre commanditaire va nous rendre la tâche plus difficile. Si nous voulons réussir une négociation, il nous faut des leviers sur lesquels s’appuyer pour la mener à bien. En ce moment même nous n’en avons aucun. Et d’ailleurs, d’un point de vue totalement objectif, Soba peut faire ce qu’il veut, le libre commerce est un des vertus du pays de la foudre. Notre médiation, en somme, n’est pas justifiable par le bon sens, car peu importe ce que nous choisissons pour faire plier notre adversaire, nous aurons tord du point de vue de la logique pure.

Seiki n'était pas d'accord avec cette affirmation. Enfaite, elle était persuadée qu'ils avaient un pilier. Avait-il du poids ou de l'importance ? Probablement pas, mais il en avait un. Elle prit la feuille que la secrétaire lui avant d'expliquer son point de vue. Histoire de ne pas passer pour une folle.

[Seiki] – Selon les informations dont nous disposons, nous avons un pilier sur lequel jouer. Peut-être n'aura-t-il aucun effet, mais il est bien existant. Il est inscrit que les armes sont de mauvaise qualité et qu'ils risquent de se briser à la première entaille. Nous pourrions développer cette facette. Si par malheur une personne moindrement puissante venait à utiliser une arme à Soba et que celle-ci se fracture au premier coup. Ne pensez-vous pas que cette personne n'exigerait pas un dédommagement ? C'est peut-être chercher le problème un peu profondément, mais c'est exploitable.

Enfaite, elle espérait que c'était exploitable. Les chances qu'une personne moindrement puissante achète une arme à un vendeur de pacotille étaient tellement minces qu'il ne fallait pas compter la-dessus, mais qui ne tente rien n'a rien.

***

La suite de la journée n'avait pas été des plus passionnantes. Les discussions entre eux était assez rare, en particulier entre Etsuko et Sérisawa. Seiki n'avait pas cru bon d'ouvrir une discussion puisqu'elle profitait du silence pour cogité sur diverse moyen et argument pour convaincre Soba de retirer son offre. Il fallait s'attendre à une résistance voir une fermeture de la part du concerner. Après tout, c'est probablement l'une des seuls sources de revenue du village. La résistance n'allait probablement pas émaner que de Soba, mais aussi de ses employer.


* Peut-être entendra-t-il raison *

Elle chassa les pensés irrationnelle qu'elle venait d'avoir. Comme si un homme comme Soba allait entendre raison aussi facilement. Elle ne savait pas beaucoup de chose du vendeur, mais croyait cerner un peu sa personnalité. Bien entendu, elle basait ses suspicions sur une vulgaire phrase : « Soba est borné et violent ». D'un point vu stéréo-typique, Soba serait quelqu'un de violent, d'orgueilleux, de têtue, de fier de lui, d'imprévisible, de grossier et hautain. Une chose était certaine, elle le saurait après l'avoir rencontrer.

C'était Etsuko qui avait sortie Seiki de son état lunatique. Cette dernière commençait à avoir faim et voulait prendre une pause pour manger. L'eisei ne l'avait pas encore remarquer, mais elle reconnaissait l'endroit. En effet, la première fois qu'elle était sortie du village, son groupe devait emprunter cette route pour atteindre la cabane dans laquelle ils avaient passés trois mois. Elle se souvenait qu'un peu plus loin se trouvais une petite croisé. Quelques souvenirs commençaient à revenir à la surface, mais elle les chasse d'une baffe mentale. Elle avait gardée un mauvais souvenir de son expérience. Seiki sortie de son sac un bento qu'elle avait préparer avant de partir. Un peu de riz et du poisson, rien de mieux pour satisfaire une faim.

[Seiki] – Installons-nous là

Dit-elle en pointant un espace assez grand entre deux arbres pour accueillir trois personne.

[Seiki] – À ce rythme, nous allons arriver au village avant la tombé de la nuit.

Seiki croyait qu'arriver à la tombé de la nuit était inutile. Premièrement, ils n'étaient même pas certain d'avoir une rencontre avec Beniko avant le lendemain matin. Bien entendu, elle avait poster une mission, mais ce n'était pas une question de vie ou de mort. Elle n'apprécia sans doute pas qu'on la réveille. L'Eisei n'avait pas l'intention d'en parler à ses coéquipiers. Pour une fois qu'Etsuko et Sérisawa s'entendait sur un point, elle n'allait pas donner son avis. En plus de cela, elle n'allait pas être de poids contre deux personnes.

[Seiki] – Qu'allons-nous faire en attendent la tombé de la nuit ?


Faute de donner son avis, elle pouvait au moins savoir ce qu'ils avaient prévu pour passer le temps.

[Seiki] – J'opte pour une approche plus subtile. Au lieu d'aller voir Beniko, promenons-nous dans la ville et observons les quartiers. Nous pourrions nous faire passer pour des voyageurs désireux d'acheter des armes. Bien entendu, nous serrions en quête de réponse à nos interrogation. Soit : « Pourquoi les armes du village voisin sont-ils si peu couteuse ? N'a-t-il pas une perte d'argent ? Qu'est-ce qui rends les armes vendu ici si spéciale pour que leur prix ne soit pas ou peu affecter par la concurrence ? » ou quelque chose dans le genre

Elle pris une bouché de poisson avant de poursuivre

[Seiki] – En gros, nous avons besoin d'information
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MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Ven 12 Nov - 15:27

Etsuko était toujours froide avec lui. Elle pensait qu'il fallait plus d'informations. Serisawa était d'accord, mais pas très enchanté d'aller en glaner. Il ne s'estimait pas très à l'aise dans la recherche d'informations. Le bon point, c'est qu'elle préférait le chantage à l'assassinat. Assez étonnant pour une Toshiya d'ailleurs. Elle voulait trouver quelque chose pour le faire chanter et ainsi le stopper. Ce n'était pas prêt d'arriver.

[Serisawa] - Je ne pense pas qu'on puisse faire chanter Soba. Cet homme a quand même pris la décision de partir de son village, créer le sien et directement concurrencer la légataire de son maître. Si on pouvait le faire chanter, quelqu'un l'aurait déjà fait.

Serisawa avait les pensées occupées maintenant. Ce qu'il avait dit l'avait amené à une certaine réflexion : si Soba était vraiment un disciple du maître défunt, c'est qui devait se maintenir à un certain niveau dans la métallurgie. Alors pourquoi ses armes sont-elles plus cassantes et moins coûteuses? Il pensait qu'il avait fait un choix : réduire la qualité pour réduire le coût, et s'offrir la clientèle qui n'a pas forcément les moyens de s'acheter les armes de Beniko. Ou alors, il était forcé de faire ce type d'armes. Par qui, par quoi, c'est ça qu'il restait déterminer.
Il se rendit soudain compte (une fois n'est pas coutume), qu'il avait tout de même répondu assez sèchement à Etsuko. Déjà que leur relation n'était pas parti d'un bon point, si en plus il n'y mettait pas du sien... il fit un effort pour se rattraper du mieux qu'il put.

[Serisawa] - Par contre, on peut toujours voir si Soba agit comme ça à cause de quelque chose d'officieux, non mentionné. S'il a perdu quelque chose qu'il tient à récupérer, ce genre de choses, qui pourrait lui faire arrêter son entreprise.

Les mission de Serisawa étaient plus simple d'habitude. L'ordre parlait d'une petite mésentente et émanait de l'un des deux partis. Arrivé, Serisawa n'avait aucun mal, par le biais d'une joute psychologique et verbale, à faire dire au commanditaire qu'il souhaitait voir son concurrent mort, et le tour était joué. On éliminait quelqu'un, tout le monde était content (commanditaire, village, Serisawa) et on rentrait chez soi. Là, c'était différent. D'abord, il y a avait deux coéquipières, à qui il fausserait bien compagnie pour aller liquider Soba, ensuite, mais elle ne semblait pas du tout d'accord pour tenter de supprimer qui que ce soit, mais résoudre ça gentiment et diplomatiquement.
Seiki, particulièrement, tournait le problème dans toute sa tête pour trouver une solution avec le peu de données qu'offrait l'ordre de mission. On pourrait croire que c'est une bonne chose. Ce qui l'est, quand après, on sait rester rationnel. Au début, ça ne pose pas de problème c'est après que ça se corse au niveau du mental. Il se disait que Kumo préparait mal ses élèves. Autant on leur donnait tous les outils techniques nécessaires pour mener une mission à bien, autant on ne leur indiquait pas quoi faire, quand le faire et comment le faire. Il ne voulait pas que son fils devienne shinobi. Et s'il voulait l'être, alors Serisawa devrait l'entraîner, et c'est ce qu'il redoutait.


Il commençait à avoir faim, mais ça ne le dérangeait pas plus que ça. Les jeunes genins sont surement encore en croissance, c'est important qu'ils se nourrissent bien. Seiki prit l'initiative, et les amena jusqu'à une place propice à s'installer pour la pause de midi. Elle semblait connaître la région. Serisawa n'y avait jamais fait particulièrement attention.
Ils se préparèrent donc à y passer un petit moment, et Seiki se demandait ce qu'ils pouvaient faire avant de reprendre. Pour Serisawa, chaque chose en sont temps. Premièrement, se restaurer quand on le peut encore. Il sortit les rations que lui avait préparé sa femme. Si elles n'étaient pas bonnes, elles n'en avaient pas l'air. Le riz était luisant, parfaitement compact dans sa boule, entouré d'une algue. Une petite boîte contenait un assortiment de makis, avec un petit pot se sauce de soja, du gingembre et une pâte d'épices forte. Sa femme le connaissait bien, et elle était prévoyante. Elle savait sans doute qu'il allait se planter d'emblée avec ses coéquipière et qu'il aurait besoin d'un petit remontant. Il sortit aune petite outre, pleine d'eau, et en but quelque gorgées avant d'attaquer son repas avec des baguettes.

[Seiki] – J'opte pour une approche plus subtile. Au lieu d'aller voir Beniko, promenons-nous dans la ville et observons les quartiers. Nous pourrions nous faire passer pour des voyageurs désireux d'acheter des armes. Bien entendu, nous serrions en quête de réponse à nos interrogation. Soit : « Pourquoi les armes du village voisin sont-ils si peu couteuse ? N'a-t-il pas une perte d'argent ? Qu'est-ce qui rends les armes vendu ici si spéciale pour que leur prix ne soit pas ou peu affecter par la concurrence ? » ou quelque chose dans le genre

Évidemment, Serisawa ne prit pas la peine de vider sa bouche avant de parler.

[Serisawa] - Peut-être qu'elles coûtent moins chères, parce qu'elles sont de moins bonnes qualité, parce qu'elles sont moins chères aussi à la fabrication.

Il ne remarqua pas Etsuko, mais Seiki ne semblait pas trop indignée. Sa remarque était un peu bête, tout le monde le savait, et pourtant c'est ce qui était le plus logique et ce qui avait le plus de chance de répondre à la question de Seiki.

[Seiki] - En gros, nous avons besoin d'informations.

Cette fois, il finit son maki avant de parler.

[Serisawa] - J'aime bien ton idée Seiki. Cela permettrait de débloquer des informations que Beneko ne voudrait peut-être pas nous communiquer. D'un autre côté, il faudrait compléter le tableau en en obtenant d'elles. Pourquoi ne pas nous séparer? J'irai voir Beniko en tant que shinobi, et vous le village en tant qu'acheteuses potentielles.

Il ne savait pas comment Seiki allait réagir. Etsuko serait sans doute ravi de ne plus l'avoir dans les pattes, et lui également. Mais Seiki prônait la cohésion de l'équipe depuis le début, et avait mis les choses au clair entre la Toshiya et lui, donc elle ne serait peut-être pas enchantée de scinder l'équipe.
De son côté, Serisawa espérait arriver à faire dire à Beniko qu'elle souhaitait la mort de Soba, pour que la mission rentre dans son schéma. De cette façon, il irait le liquider, reviendrait voir les filles, en leur disant que c'était réglé. Ou alors ferait-il participer les filles?




Dernière édition par Jin' le Dim 14 Nov - 1:17, édité 2 fois (Raison : corections de fautes abomminables + mise au point)

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Mar 16 Nov - 2:03

[Serisawa] - Je ne pense pas qu'on puisse faire chanter Soba. Cet homme a quand même pris la décision de partir de son village, créer le sien et directement concurrencer la légataire de son maître. Si on pouvait le faire chanter, quelqu'un l'aurait déjà fait.

J'avais beau retourner le problème dans tous les sens, Serisawa n'avait pas tord. Beniko n'aurait pas besoin de nous si un simple chantage pouvait simplement mettre fin à la querelle. J'acquiesçai, l'air pensive.


[Serisawa] - Par contre, on peut toujours voir si Soba agit comme ça à cause de quelque chose d'officieux, non mentionné. S'il a perdu quelque chose qu'il tient à récupérer, ce genre de choses, qui pourrait lui faire arrêter son entreprise.

Petit à petit, je me sentais rassurée. Finalement, nous avançions dans la même direction. Tout du moins, nous avions à peu près la même logique sur la façon d'aborder le problème. Vint ensuite l'idée de la séparation. Je sentis d'emblée que c'était une mauvaise idée. La perspective de m'éloigner de ce gros lourdaud de Serisawa me paraissait idéale. Mais la composition des équipes était une toute autre affaire. Il fallait quelqu'un pour garder un oeil sur Serisawa.

[Etsuko] - Je préfère aller avec vous, Seri-sama, voir Beniko.

A vrai dire, la formulation de ma phrase, et le ton que je lui avais donné ne laissait pas de place à la contestation. Après tout, c'est lui qui avait délibéremment sapé dès le départ son autorité de chef de mission que lui accordait son grade, à grands renforts de blagues pourries puis de décisions prises en groupe sans réelle décision de sa part. Il ne pouvait définitivement pas faire marche arrière en jouant d'un coup les leaders charismatiques et dirigistes, et je comptais là dessus pour l'obliger à me prendre avec lui. Tant pis pour ma quiétude loin de cet ahuri, l'intérêt de la mission passait avant tout.



[Etsuko] - Et si nous voulons pouvoir nous balader dans le village, il va falloir arriver plus tôt que prévu, afin d'espérer voir des échoppes ouvertes et la place commerçante grouillante de monde.


* Eh non mon coco, tu ne te baladeras pas comme tu le souhaites, à ta guise. Tu es quelqu'un de dangereux pour une mission diplomatique, je le sens, et je garderai un oeil sur toi.*

Plus le temps passait en la présence de Serisawa, et plus je trouvais notre compagnon de mission instable. Je décidai de ne pas lui accorder ma confiance, malgré toutes ses preuves de bonne volonté. La raison était simple : il empestait cette odeur indescriptible que je connaissais si bien pour l'avoir sentie, ou plutôt ressentie sur presque tous les membres de la famille, celle de la mort. Cet homme que j'avais face à moi avait certainement déjà tué, et tuerait de nouveau, sans aucun scrupule, peut être même sans aucune raison. Hors de question qu'il agisse ainsi en ma présence en tout cas. Si jamais Serisawa tentait de trouver une justification à l'assassinat de notre adversaire, il pourrait être sur de me trouver derrière lui, prête à lui mettre des bâtons dans les roues.



*** Parenthèse libre : Bento ***

J'ouvris à mon tour le panier repas qui constituerait mon carburant de la journée. Un repas extraordinaire, découverte d'une journée précédente remplie de surprises pour le moins agréables. Le gout du cru, je le connais, pour l'expérimenter depuis ma plus petite enfance. Mais peu de gens le perçoivent tel qu'il devrait être. Comme il est vain de croire qu'il se résume à la dévoration brute d'un produit non préparé ! Tailler dans le poisson cru, c'est comme tailler dans la pierre. Au novice, le bloc de marbre semble monolithique. Qu'il tente d'y apposer son burin au hasard et d'y porter u coup, c'est l'outil qui lui saute des mains tandis que la pierre inentamée conserve son intégrité. Un bon marbrier connaît la matière. Il pressent où l'entaille, déjà présente mais attendant que quelqu'un la révèle, cédera sous son assaut et, au milimètre près, il a déjà deviné comment se dessinera la figure que seuls les ignorant imputent à la volonté du sculpteur. Celui-ci, au contraire, ne fait que la dévoiler, car son talent ne consiste pas à inventer des formes mais à en faire surgir qui étaient invisibles

Les cuisiniers du pays des nuages que je connais ne sont passés maîtres dans l'art du poisson cru qu'après de longues années d'apprentissage, où la cartographie de la chair, peu à peu, se dévoile dans l'évidence. Certains, il est vrai, ont déjà le talent de sentir, sous leurs doigts, les lignes de faille par où la bête offerte peut se transformer en ces sashimis délectables que les experts parviennent à exhumer des entrailles sans goût du poisson. Mais ils ne deviennent tout de même des artistes qu'après avoir dompté ce don inné et appris que l'instinct seul ne suffit pas : encore faut-il de l'habileté pour trancher, du discernement pour viser le meilleur et du caractère pour récuser le médiocre. Au plus grand de tous, le chef Harikawa, de la place marchande du village caché, il arrivait de n'extraire d'un gigantesque saumon qu'un seul petit morceau, en apparence dérisoire. En la matière, de fait, la prolixité ne signifie rien, la perfection ordonne tout. Une petite parcelle de matière fraîche, seule, nue, crue, parfaite.

Je l'ai découvert dans son grand âge, hier même, alors qu'il avait déserté ses propres cuisines et, derrière le bar, observait les clients sans plus toucher aux plats. une fois de temps en temps, cependant, en l'honneur d'un regars qui lui plaisait ou d'une occasion particulière, il reprenait son ouvrage. Je n'étais venue que pour acheter un Bento pour ce repas de voyage, et mon oncle m'avait conseillé cet endroit. il n'avait pas tord. Rien dans ma vie gustative ne m'avait préparé à cela. Je n'avais à la bouche, sans en comprendre la signification, que le mot "terroir", mais je sais aujourd'hui qu'il n'y a de terroir que par la mythologie qu'est notre enfance, et que si nous inventons ce monde de traditions enracinées dans la terre et l'identité d'une contrée, c'est parce que nous voulons solidifier, objectiver ces années magiques et à jamais révolues qui ont précédé l'horreur de devenir adulte, du moins de perdre l'innocence de la petite enfance. Seule la volonté forcenée qu'un monde disparu perdure malgré le temps qui passe peut expliquer cette croyance en l'existence d'un terroir. C'est tout une vie enfuie, agrégat de saveurs, d'ofdeurs, de senteurs éparses qui se sédimente dans les rites ancestraux, dans les mets locaux, creusets d'une mémoire illusoire qui veut faire de l'or avec du sable, de l'éternité avec le temps. Il n'y a pas de grande cuisine, tout au contraire, sans érosion ni oubli.
Dans le restaurant exempt de toute décoration, à la salle spartiate et aux chaises sommaires, régnait un joyeux brouhaha, celui des lieux où les couvives sont satisfaits de la table et du service. Rien d'étonnant. Rien de particulier. Pourquoi le chef se leva-t-il pour me préparer lui meme mon plateau ? Qu'est ce qui sfait qu'un homme mur, revenu de toutes ses émotions, réveille tout de meme en lui la flamme qui vacille, et , pour une ultime parade, brule sa force vive ? Abimes du mystère, pas une fois il n'a posé ses yeux sur moi, sauf à la fin : des yeux vides, dévastés, qui ne signifiaient rien.

Quand il s'était levé de son siège minable, un silence de marbre avait fondu d'abord sur les cuisiniers, pétrifiés de stupeur, et ensuite, comme si une onde invisible se propageait rapidement dans l'assistance, sur les clients du bar, puis de la salle, jusqu'à ceux qui venaient d'entrer et qui, interdits, contemplaient la scène. Il s'était levé sans dire un mot et dirigé vers le plan de travail, face à moi. Celui dont j'avais supposé qu'il dirigeait l'équipe s'inclina brièvement, avec ce geste emprunt d'une absolue déférence, et recula lentement, religieusement. Je crus être tombé dans une quelconque farce. Le chef élabora sa composition devant moi avec des gestes doux et parcimonieux, d'une économie qui courtisait l'indigence, mais je voyais sous sa paume naître et s'épanouir dans la nacre et la moire, des éclats de chair rose, blanche et grise, et , fasciné, j'assistais au prodige.

Merveille des yeux, merveille des papilles. Ce que je mangeais à l'instant était un éblouissement. Ce qui franchissait ainsi la barrière de mes dents, ce n'était ni matière ni eau, seulement une substance intermédiaire, qui de l'une avait gardé la présence, la consistance qui résiste au néant, et à l'autre avait emprunté la fluidité et la tendresse miraculeuses. Le vrai sashimi ne se croque pas plus qu'il ne fond sous la langue. Il invite à une mastication souple et lente, qui n'a pas pour fin de faire changer l'aliment de nature mais seulement d'en savourer l'aérienne moellesse. Oui, la moellesse : ni mollesse, ni moelleux. Le sashimi, poussière de velours aux confins de la soie, emporte un peu des deux et, dans l'alchimie extraordinaire de son essence vaporeuse, conserve une densité laiteuse que les nuages n'ont pas. La première bouchée rose qui avait provoqué en moi un tel émoi, c'était du saumon, mais il me fallut encore faire la rencontre du carrelet, de la noix de coquille Saint-Jacques, et du poulpe. Le saumon est gras et sucré en dépit de sa maigreur essentielle, le poulpe est strict et rigoureux, tenace en ses liaisons secrètes qui ne se déchirent sous la dent qu'après une longue résistance. Je regardais avant de le happer le curieux morceau dentelé, marbré de rose et de mauve mais presque noir à la pointe de ses excroissances crénelées, je le saisissais maladroitement de mes baguettes qui s'aguerrissaient à peine, je le recevais sur la langue saisie d'une telle compacité et je frémissais de plaisir. Entre les deux, entre le saumon et le poulpe, toute la palette des sensations de la bouche, mais toujours cette fluidité compacte qui met le ciel sur la langue et rend inutile toute liqueur supplémentaire. La noix de Saint Jacques, quant à elle, s'éclipse dès son arrivée tant elle est légère et évanescente, mais longtemps après, les joues se souviennent de son effleurement profond. Le carrelet enfin, qui apparaît à tort comme le plus rustique de tous, est une délicatesse citronnée dont la constitution d'exception s'affirme sous la dent d'une manière stupéfiante.


Pur moment, parenthèse intemporelle dans cette matinée harassante. Moment partagé de plénitude béate.


******

Le repas s'acheva rapidement, à la lumière de notre dernière réflexion qui exigeait finalement une arrivée plus tôt dans le village d'Obasa. Nos sacs sur le dos à nouveau, nous reprîmes la route tracée par les sabots des chevaux, les roues des charettes, et les sandales des hommes, vers les gorges de nuages électriques. Le paysage prenait peu à peu des teintes violacées, sur des collines de plus en plus escarpées et ravagées par endroits. Je supposais, en toute innocence, que le nom de ces gorges venait de là. Par endroits, le terrain donnait l'impression d'avoir été frappé d'une foudre céleste, meurtrière, rasant tout sur son passage. Tout compte fait, cependant, rien de bien extraordinaire. Mes rêves et fantasmes d'enfant m'avaient bien joué des tours. Tant pis, la mission avant tout, les souvenirs de gosse, au placard.

Après plusieurs heures de marche, il ne restait plus que quelques kilomètres avant d'atteindre Obasa. Nous étions au milieu de l'après-midi, ayant accéléré le pas pour nous permettre de discuter avec les villageois avant que la nuit ne tombe. Restait les derniers préparatifs à accorder, et la mission pourrait commencer sous peu.


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Mar 23 Nov - 19:10

.:: Lames Ennemies ::.
Chapitre 4 : Mission
- L'arrivé -


Spoiler:
 

Les trois jeunes gens pouvaient maintenant distinguer la splendeur du village d'Obasa. Seiki n'en croyait pas ses yeux. Elle ne s'attendait pas à retrouver un village aussi magnifique dans un lieu légèrement perdu comme les gorges du nuage électrique. En effet, le village avait bénéficier d'une prospérité sans égale du à la vente des armes de la famille de Beniko. Aujourd'hui, le village fait foi d'oeuvre d'art, voir même de carte postale. Sa situation géographique l'aide énormément, peu de village oserait s'installer dans les gorges du nuage électrique, la foudre y était fréquente. Ce risque « calculer » donnait encore plus de valeur au village.

Avant de poursuivre leur chemin, Seiki arrêta ses coéquipier en leur bloquant le chemin.

[Seiki] – Voici la suite des événements. Je vais prendre l'apparence d'un voyageur. J'ai choisi une personne que je n'ai croiser que deux fois, vous pourrez sans doute le reconnaître. En particulier toi, Etsuko avait-elle dit en la fixant

Seiki exécuta quelques taos et un jet de fumé l'entoura. Une fois celle-ci disparu, elle n'était plus reconnaissable. Des cheveux noirs jais attaché vers l'arrière, mais en laissant un espèce de toupet. Des vêtements aussi noir que ses cheveux et quasi inexistant, le tout recouvert d'une cape de voyage brune. Un tatouage sur le bas d'un ventre décoré par des abdos. Un piercing à la lèvre inférieur et un bon nombre sur les oreilles. Voilà ce qu'elle était devenu. Elle avait pris l'apparence de l'homme qui lui avait volé sa broche et qui avait bousculer son amie.

La voix de Seiki était maintenant plus grave et moins sage. Elle avait choisi de modifier son apparence et sa voix vu qu'elle allait devoir interroger des vendeurs et des villageois.

[Seiki] – J'ai choisi cette acre personne, car elle à le profil physique du parfait acheteur. Pour plus de crédibilité, je vous laisse mon Katana

Avait-elle dit en le tendant à Estuko qui le pris sans hésitation.

[Seiki] – Voilà le plan. Nous entrerons ensemble dans le village et je me ferais passer pour quelqu'un que vous avez croiser en chemin. Inutile d'attendre que vous soyez arriver avant moi, nous sommes presque à porter de vue. Pour ne pas se chercher inutilement dans le village, donnons-nous un point de rencontre. Pourquoi pas la porte à la tomber de la nuit ?

Les deux genins acceptèrent d'un signe de tête. Sans raison apparente, Seiki pris ses joues entre ses pousses et ses index et tira de toutes ses forces.

[Seiki] – Ce que c'est étrange d'être dans ça peau.

***

Imaginez-vous à la place de l'équipe. Il y a devant vous une pente descende munie, au premier abord, d'arbre de toutes sortes qui finissent par disparaître pour laisser place aux roches d'une couleur électrisante. Continuer sur le chemin et vous finirez par arriver aux abord des portes du village. Bien qu'elles ne soient pas gargantuesque comme celle des villages cachés, elles imposent la fierté par leur détail travailler. Avant de passer les portes, vous constaterez que personne n'est là pour vous interdire le passage. Choc pour Seiki qui était habituer aux rencontres corsés avec les autorités. Une fois les portes passés, vous constaterez qu'il y a une foule de gens marchant ici et là. Des dizaines de commerce était accessible à quelques pas de l'entré. Ce village roulait sur le commerce et il était aisé de le constater.

Seiki se tourna vers ses deux coéquipiers

[Seiki] – C'est ici que nos chemins se sépare, c'était sympa comme balade

dit-elle en leur faisant un clin d'oeil. Elle était à fond dans le personnage et ne voulait rien laisser au hasard. Sans perdre de temps, elle tourna les talons et partie vers la gauche. Elle voulait que les gens croient qu'elle n'était pas avec eux, mais qu'elle les avait probablement croisés en chemin. Enfin, qu'il les avait probablement croisés en chemin.
***

Seiki était craintive au sujet de Sérisawa. Elle connaissait son penchant pour la violence et il n'avait sans doute pas omis de lire la petite close : « Bonus si Soba est mit hors circuit ». Bien que c'était une mission diplomatique, il y avait des risques d'affrontement vu le caractère de son coéquipier et celui de Soba. Non pas qu'elle n'était pas prête à intervenir, mais elle voulait simplement éviter toutes formes d'affrontement physique.

Elle chasse ses pensés de son esprit lorsqu'elle se jugea assez loin d'Etsuko et de Serisawa qui n'était plus à porter de vue. Elle décida de s'approcher d'un étale pour poser sa première question. L'homme qui la tenait était assez âgé et souriant. Il semblait aimer son travail ou aimer la vie. Lorsqu'elle s'approcha de lui, il lui fit un signe de la main en lui souhaitant la bienvenue.

[Vendeur 1] – Que puis-je pour vous ?

Elle s'attendait à entendre cette phrase assez fréquemment.

[Seiki] – Bonjour, je suis à la recherche d'arme et je crois que vous pouvez m'aider.

Le vieil homme esquissa un sourire


[Vendeur 1] – C'est ma spécialité


Seiki tourna le prix d'une étiquette pour y voir le prix.


[Seiki] – Je viens de visiter le village voisin et j'y ai vu des armes à très bas pris. Qu'est-ce qui fait en sorte que les armes de ce village coute plus chère ? Qu'ont-ils de plus que ceux du village voisin ?

Si l'homme n'avait pas les yeux brider par la vieillesse, on n'aurait pu voir des étoiles y apparaitre.

[Vieil homme] - Oh, mais jeune homme, leur qualité est sans égal. Elles sont les meilleurs du pays et leur prix doivent refléter la hauteur du talent des armuriers.


Seiki pris un air pensif et poursuivi


[Seiki] - Cette rivalité n'occasionne-t-elle pas des conflits violents ? Où c'est un conflits pacifique.

Des éclats de rire se firent entendre de la part du vieil homme est des personnes écoutant leur conversation.

[Vieil homme] – Comme la jeunesse est sot. La réponse est évidente.

Frustrer d'une telle réponse, Seiki remercia l'homme et tourna les talons. N'avait-elle pas le droit de poser des questions sans qu'on la traite d'imbécile ? Enfin, qu'on la traite poliment d'imbécile. Elle pris ce qui semblait être la rue principale et aborda plusieurs personnes, tous lui répondirent la même chose que l'homme qu'elle venait de rencontrer. Désespérer, elle décida de changer ses questions et aborda une femme d'une vingtaine d'année.

[Seiki] – Je désire acheter des arm...


Elle n'avait même pas eu le temps de terminer sa question.


[Femme] – Je ne suis pas vendeuse, adieu


Plus le temps passait, plus elle détestait cette endroit. Où du moins, les gens qui peuplait cette endroit. Est-ce que son approche était trop pacifique ? Seiki commençait à douter sur ses capacités à interroger les gens. Elle n'avait pas envie d'être impolie, mais ne faisait probablement pas crédible au vu de son apparence. Elle décida donc d'adopter la même attitude que le propriétaire de ce corps. Coup de chance, un vendeur lui fit signe de venir le voir.

[Vendeur] – Que désirez-vous acheter ? Que puis-je pour vous ?

[Seiki] - C'est quoi cette rivalité entre vos deux villages ? C'est lourd, ça fait longtemps que ça dure ?

Le vendeur surpris de la demande directe son client potentiel « gela » sur place. Seiki passa sa main devant son visage, comme pour le réveiller

[Vendeur] – Depuis la mort du père de Beniko

Seiki pris un katana qui était sur l'étale et fit semblant de l'osculter.

[Seiki] – J'ai visiter le village voisin. Ils ont de très bas prix... Pas comme les votres

Seiki n'avait pas poser de question à proprement parlé, elle n'en n'avait pas de besoin.

[Vendeur] – Les armes de Soba ne valent pas plus que de la poussière

Sur un ton arrogant, la genin reprit :

[Seiki] – C'est quoi, elles se brisent rapidement ?

[Vendeur] – C'est ça... autre chose ?


Le ton du vendeur avait changer, sans doute en avait-il assez de parler à une personne aussi désagréable.

[Seiki] – Une dernière chose. Les gens que je viens de croiser m'ont parler d'une rivalité entre Soba et Beniko. Elle est du à quoi ?


Le vendeur repris de force l'arme que Seiki avait dans ses mains et la chassa en lui répondant d'aller demander à Beniko.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Mar 30 Nov - 18:27

Seiki partit de son côté, sans demander son reste. Elle avait quand même activé sa métamorphose : pratique, elle ne serait pas reconnue. Les gens n'aiment pas qu'on essaie de les manipuler. Il ne restait donc plu qu'à espérer que sa recherche d'informations serait fructueuse.
Les rues étaient assez animées, et on ne ressentait pas du tout la guerre économique qui faisait rage. Peut-être que le prestige du père retombait sur la fille, et que les acheteurs n'avaient jamais entendu de Obasa II. Ce qui n'étonnerait pas beaucoup Serisawa, dans une telle concurrence, il ne faut pas oublier de faire tomber l'adversaire dans l'inconnu.

Il marchait maintenant à côté de la Toshiya. Ils n'avaient visiblement ni le besoin, ni l'envie de se parler. Alors Serisawa laissait son regard fureter sur les étales, abaissant momentanément le niveau de sa garde. Dans les rues passantes, les artères principales, peu de chance de se faire attaquer. Quoiqu'une fois... non, plusieurs fois, Serisawa avait été témoins de petits assassinats. Cela demander une rapidité et une dextérité monstrueuse, ainsi qu'une arme cachée : le Shin'Kahn, ou un Seibon faisaientt très bien l'affaire. C'était une technique pour approcher quelqu'un de protéger, qui consistait à se rapprocher de lui en pleine foule, l'égorger sur place, le plus rapidement et imperceptiblement possible. Puis retourner dans l'océan d'inconnus de la foule. Serisawa n'avait pas encore l'expérience nécessaire, mais il savait qu'il avait le cran et la capacité de ne pas paniquer, et donc de ne pas se démarquer parmi les visages.
Quand Serisawa tuait, il le faisait de façon à ce que sa cible n'aie aucune chance, et la plupart du temps, s'arrangeait pour que quelqu'un d'un peu plus costaud que lui commence le travail.
Il attrapa une passante dans la rue.

[Serisawa] – Excusez moi. Pourriez vous m'indiquer la demeure de Mlle Beniko.

La passante indiqua une direction. La Toshiya ne s'était pas aperçue tout de suite, dans la foule, que Serisawa n'était plus là, et l'attendait plutôt que de le rejoindre. Il revînt vers elle, tout fier et fringant de ce qu'il estimait être enfin un bon acte pour l'équipe. Il indiqua une grande bâtisse qui se démarquait des autres par sa hauteur, au bout de la rue.

[Serisawa] – C'est là bas qu'on pourra trouver Dame Beniko. Et je me disais, que comme on a tous vu que j'étais plutôt mal barré à l'oral, tu pourrais peut-être parler à Beniko. Je resterai à côté, t'en fais pas, mais c'est juste pour éviter que je fasse encore une connerie.

C'était mieux qu'il ne parle pas, en effet. En règle générale, on accorde peu d'importance à quelqu'un qui fait plus office de décor qu'autre chose, et on est pris au dépourvu s'il se met soudainement à parler. Mais c'est un avantage dont on ne bénéficie qu'une fois. Quelqu'un qui parle peu, mais justement, a tout de suite plus d'importance.
Arrivé devant la bâtisse, Serisawa remarqua qu'elle était bien gardée, pour une bâtisse. À tel point que Serisawa se demandait si la guerre économique n'avait pas un peu empiété sur un terrain militaire. C'est à ce moment précis que l'idée qu'il se retrouve en face d'une autre équipe de shinobis lui effleura l'esprit. Si c'était la cas, il faudra trouver un moyen rapide et efficace de disparaître dans Obasa I, le temps de réfléchir, de faire le point.

Un garde était devant la bâtisse, et leur demanda ce qu'il comptait faire. Il lu fut répondu qu'ils avaient été envoyés par Kumo, pour régler le problème de Obasa II. Alors on leur demanda d'ôter leurs armes. Serisawa s'exécuta. C'était un fort garder par des hommes qui avaient l'air compétent. Plus fort que lui, en tout cas, donc il n'essaya même pas d'en garder une, en espérant qu'Etsuko ferait de même. Commencer un dialogue en tentant de gruger, c'est pas le top.
Ils furent ensuite introduit dans un large bureau. Les affaires avaient l'air de plutôt bien marcher.

Une femme jeune, et plutôt décomplexée arriva devant eux, et se présenta en tant que Beniko. Elle avait les cheveux roses, les yeux bleus, et portait une tenue légère qui lui saillait à merveille. Serisawa se demandait si ce genre de vêtements iraient tout aussi bien à sa femme... Trait remarquable, les tatouages qu'elle portait. Signes tribales, peut-être avaient-ils une significations? Un autre caractéristique, plus dangereuse, était la lame recourbée qu'elle gardait à portée. Avait-on déjà attaquer physiquement pour qu'un tel niveau de sécurité soit maintenu?

Qu'importe, il laissa Etsuko les annoncer, les présenter, et entamer le début des festivités. Il passa un rapide coup d'œil sur la pièce, histoire de voir si rien n'était digne d'attirer son attention, puis repassa sur Beniko, qu'il observa attentivement. Ses différents mimiques, tressaillements, etc... Il n'était pas aussi fort qu'il le voulait dans le travail d'un mentaliste, mais si des choses pouvaient se repérer de cette manière, qu'est-ce que ça coûtait d'essayer?

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Mar 30 Nov - 20:47


Le trajet restant n'était qu'une petite formalité, et bientôt nous rejoignîmes le village d'Obasa, une petite bourgade ma foi très jolie, témoin d'un commerce florissant. Apparemment, les lames de Dame Beniko semblaient se vendre comme des petits pains, et bien souvent, lorsqu'une place marchande devient renommée, d'autres activités annexes se développent également : hotels, restaurants, ainsi que d'autres produits vendus sur les places commerciales proches. D'ici quelques temps, si tout se passait bien, le village d'Obasa deviendrait une plateforme incontournable, à la prospérité assurée par le talent d'une femme. Joli projet. Rien qu'en observant cet endroit, ses habitants, leur vie paisible, je comprenais mieux les motivations de Dame Beniko, même si nous ne l'avions pas encore rencontrée. En tant qu'héritière d'un tel village, et maîtresse de sa destinée, elle se sentait surement responsable du bonheur et de l'avenir de ses habitants. En ce sens, Soba et ses lames émoussées représentaient plus qu'un souci d'honneur et de succession, il s'agissait aussi de la survie et du développement d'une communauté.

Seiki décida de prendre une autre morphologie, puis me confia son katana. Une jolie pièce d'arme. Je n'avais jamais réellement manié de tels engins, l'arc étant pour moi le seul outil de mort convenable à notre art familial. Toutefois, je savais reconnaître le potentiel meurtrier de ce que j'avais entre les doigts, et nul doute qu'il y avait à redouter d'un tel outil si bien aiguisé. Je le calai dans mon dos, à la manière d'un arc, derrière ma cape de telle sorte de ne pas le laisser à portée de vue de n'importe qui, et nous saluâmes la nouvelle Seiki, qui ressemblait maintenant au crétin qui m'avait bousculé à ma sortie de l'Académie, le jour où nous nous étions rencontrés. Je souris du résultat tout en emboîtant le pas de Serisawa qui déjà se dirigeait vers l'artère principale.

Pour un petit village, je trouvais qu'il y avait beaucoup de monde à déambuler autour de nous. Soit le travail de Dame Beniko remportait un succès extraordinaire, soit un évènement particulier avait lieu en ce moment même. J'aimais cette sensation d'être perdue dans la foule, inconnue, un petit point dans cet essaim de cloportes occupés à aller ça et là, aux quatre coins du village. Je pris soin de vérifier que mon bandeau, accroché habituellement à ma ceinture, reste caché. Aucun intérêt de clamer haut et fort notre appartenance. Après tout, dans cette masse compacte, des compagnons de Soba, notre cible, pouvaient se fondre de la même manière que ce que nous faisions en ce moment. Probabilité également que celle qu'il ait aussi engagé quelques mercenaires pour se charger des éventuels ennemis. Bref, aucun avantage, beaucoup d'inconvénients, la question ne se posait même pas.

A partir de ce moment, Serisawa s'effaça complètement, si bien même que je m'aperçus pas qu'il s'était éloigné pour demander notre chemin. A son retour quelques secondes plus tard, nous avions une direction, plutôt logique : une grande demeure qui suplombait la rue dans laquelle nous nous trouvions, en haut d'une petite colline, point culminant d'Obasa la grouillante.



[Serisawa] - Et je me disais, que comme on a tous vu que j'étais plutôt mal barré à l'oral, tu pourrais peut-être parler à Beniko.


Pourquoi pas. De toute manière, il était inutile de parler tous les deux, et s'il avait quelque chose à rajouter, il ne se gênerait pas. Néanmoins, je commençais vraiment à douter de la fiabilité de ce Chuunin. D'abord idiot et arrogant, puis repentant et silencieux, et maintenant qui délègue et laisse faire. N'était-il pas censé être notre supérieur hierarchique ? Comment le village pouvait-il promouvoir de telles personnes ? Il devait forcément avoir certaines qualités, sans quoi je ne comprenais pas la logique de l'Académie. Espérons qu'il les révèlera le moment venu. En un sens, c'était probablement sa force : passer pour un tocard et se dévoiler à l'opportunité idéale. J'essayai de me convaincre à cette idée tandis que nous grimpions le chemin qui petit à petit se rétrécissait, pour atteindre tout juste la largeur d'une cariole. Le dispositif de protection me parut démesuré : un portail de bois assez élevé, gardé par un homme affublé d'une tenue rutilante, bien plus luxueuse que son comparse adossé de l'autre côté. C'est lui qui vint à notre rencontre, certainement le chef. A droite et à gauche, une ronde également de gardes éduqués de façon militaire, étant donné leur comportement, leur tenue, et leur façon de marcher. En d'autres termes, dame Beniko n'avait pas engagé trois clampins pour assurer sa protection, mais un petit bout d'armée, entraînée et capable. De cette observation, on pouvait en tirer deux déductions : soit notre commanditaire surévaluait le problème et jouait d'une petite crise de paranoïa ou d'orgueil, voire les deux, soit la menace qu'elle encourait était réelle, ce qui n'était pas bon signe pour la poursuite de cette mission.

Nous le saurions d'ici quelques minutes, le temps de déposer au poste nos armes et de montrer patte blanche. Je dus donc me séparer du katana de Seiki ainsi que de mon Tegaki que j'avais laissé dans mon sac, ne m'attendant pas à rencontrer un quelconque problème lors du voyage, ce qui n'avait effectivement pas été le cas. Une fois nos intentions clairement énoncées, et nos bandeaux shinobis vérifiés, la haute porte s'ouvrit, laissant la perspective à un joli jardin aménagé, orné d'une petite fontaine en son centre, que nous dûmes contourner. Aucun doute, le commerce des armes d'Obasa semblait au combien rémunérateur, à voir la sophistication du cadre de vie et l'esthétisme des salles que nous traversions à présent, décorées avec un soin méticuleux, et un goût indéniable. L'intérieur qui me rappelait celui du manoir des Tokugawa, où j'avais rencontré Aello, la petite luthière, me provoqua un petit sourire de nostalgie. Quelle jolie journée nous avions passés toutes les deux, pour une mission de rang D qui s'était avérée bien plus facile que ce à quoi je m'attendais. Au fond de moi, j'espérais qu'il en serait de même pour celle que nous suivions en ce moment. D'autant plus qu'il était important de paraître compétente aux yeux du village. Je n'avais clairement pas envie de moisir des années entières au rang de Genin, mais j'étais rassurée : si Serisawa avait pu atteindre le palier suivant, je n'avais aucune raison d'en être incapable.

On nous fit attendre dans une petite antichambre, précédant un cabinet d'accueil destiné, comme je le supposais, aux clients importants. Serisawa n'avait pas l'air particulièrement stressé. Il parcourait les tableaux d'un oeil distrait, silencieux tout comme moi. Nous ne patientîmes que quelques minutes, heureusement. C'était bon signe : nous avions suffisamment attiré l'attention de Dame Beniko, pourtant vraisemblablement occupée à bien d'autres sujets, ce qui présageait qu'elle serait la plus coopérative possible. Le cabinet se composait d'une simple pièce ornée de quelques tableaux et fresques guerrières, symboliques de l'esprit de celle qui nous recevait. Aussitôt rentrés, nous fûmes rejoints par la fameuse Beniko, dépositaire du destin de ce village florissant. Elle était accompagnée de deux gardes robustes et peu amicaux, à la tenue similaire à celle de leurs confrères, qui restèrent à ses côtés tout le long de l'entretien, nous épiant scrupuleusement, de sorte que nous ne pouvions bouger un petit doigt sans qu'ils ne le repèrent aussitôt. Autrement dit, si jamais nous avions eu des intentions belliqueuses vis à vis de Beniko, nous n'aurions pu de toute façon sortir de cette pièce indemne. D'autant plus que la dame elle même ne semblait pas fragile. Une beauté pure, franche, directe, de celles qui percent les âmes et brisent les coeurs. Elle me plut aussitôt. Et cette lame à sa ceinture, l'une des plus belles qui m'ait été donné de voir dans ma courte existence, et dont la beauté, certainement, n'avait d'égal que le tranchant de son fil et l'adresse de sa maîtresse. Ses yeux d'un bleu intense, pénétrant, nous scrutèrent alors que nous nous inclinâmes légèrement pour la saluer.


[Etsuko] - Dame Beniko, nous sommes membres du corps shinobi du village des nuages, et nous venons à vous suite à la requête que vous nous avez transmise. Je me nomme Etsuko Toshiya, et voici Serisawa.

Elle s'inclina de même rapidement, et nous nous assîmes afin de commencer la discussion. Je me sentis bête de ne pas connaître le nom de famille de mon coéquipier, et de ne pas avoir été capable de le donner. Mais mon compagnon ne semblait pas réagir pour finir ma phrase, aussi en restions nous là. Volontairement, Serisawa avait décidé de décaler son coussin vers l'arrière, très légèrement, de sorte que je me trouvais en première ligne, et donc avec la charge d'alimenter la discussion... Comme le temps de Dame Beniko semblait compté, et que nous n'allions pas passer notre soirée en sa compagnie, je me décidai à prendre la parole pour commencer notre enquête.

[Etsuko] - Vous disposez d'un dispositif de sécurité impressionnant. Doit-on en déduire que la menace que représente Soba est importante ?

[Beniko] - Pourquoi appeler Kumo, si elle ne l'était pas ?

Incisive, et condescendante. Peut-être était-ce le fardeau des personnes d'importance. A force de se l'entendre dire, elles finissent par y croire elles-mêmes et leurs relations sociales aboutissent généralement à des tirades de mépris ou à des joutes de suffisance sans intérêt. Toutefois, il n'était pas question de nous vexer ou de nous arrêter à ce genre de considérations. Nous étions les exécuteurs, elle était la cliente, j'allais devoir ravaler ma fierté et répondre le plus simplement possible.

[Etsuko] - En effet.

Je repris après un tout petit silence. Je sentais la présence de Serisawa derrière moi, toujours figé, et muet comme une carpe.

[Etsuko] - Notre ordre de mission explique l'origine du conflit, mais reste très évasif sur le contexte actuel. Pourriez-vous nous détailler l'histoire du différend qui vous oppose, et les actions déjà entreprises ?

Si la première réaction de notre commanditaire m'avait justé étonné par son acidité, la seconde me laissa pantoise. Son air las, fixé sur mes yeux, symbolisait à lui même tout son agacement. Ses deux conseillets, ou gardes, ou je ne sais quoi exactement, gesticulèrent d'une manière gênée, ajoutant à la scène une tension supplémentaire dont nous nous serions passés volontiers.


[Beniko] - Si on m'avait dit plus tôt que les kuméens posaient autant de questions, je me serais probablement adressée à un autre village.

Elle tourna son regard vers la fenêtre et tapota machinalement la garde de son épée.

[Beniko] - Sauf erreur de ma part, il me semble que votre objectif est de convaincre Soba, je n'ai pas proposé une somme d'argent à Kumo pour me faire harceler de questions. Mais parce que je suis magnanime, sachez simplement que Soba espérait hériter l'empire de mon père à sa mort. Seulement, mon père avait décidé que le marcher me reviendrait intégralement. L'ego de Soba a été blessé dès ce moment là et il n'a pas supporté longtemps cette situation. Il a donc fondé un simili village en face du miens. Par une seule fois nous avons essayé de négocier, mais Soba a refusé que notre émissaire entre dans son village. L'histoire s'arrête à ça.

C'était laborieux, récalcitrant, mais nous finissions par avoir quelques détails supplémentaires, tirés au forceps, grâce à sa magnanimité légendaire... Je ne pouvais me permettre, cependant, de la laisser l'affront sans réponse. Après tout, certains fonctionnent sur le mode de la lutte, et si l'on oppose aucune résistance, on est dès lors considéré comme des moins que rien. Mon statut de moins que rien aux yeux d'une dirigeante de bourgade ne me tracassait pas tant, mais la capacité de cette dirigeante à nous répondre m'importait. Armée d'une pointe de fermeté, et de résolution, mais sans agressivité, je répliquai :

[Etsuko] - Nous avons au moins en commun le souhait que ce travail soit fait efficacement, rapidement, et sans trace. Le temps que nous perdons maintenant nous en fera gagner bien plus dans un avenir proche, aussi nous vous demandons encore quelques minutes de votre temps...
A supposer que nous parvenions à entrer en négociation, il faut être réaliste, Soba n'acceptera aucune décision s'il n'y a rien en retour de votre côté. Y a t-il à votre connaissance quelque chose, quelqu'un, quoi que ce soit, qui susciterait l'intérêt de Soba, un levier sur lequel nous pourrions bâtir un échange et qui vous importe peu, ou en tout cas moins que ce que vous lui demandez ?


Un troisième homme entra alors discrètement dans la pièce et se pencha à l'oreille de Beniko pour lui murmurer quelque chose d'inaudible. Dame Beniko tourna brusquement son regard vers nous en congédiant l'homme d'un mouvement de tête. Elle sourit légèrement avant de reprendre la parole


[Beniko] - Soba n'est intéressé que par deux choses : le profit et voir ma tête rouler à ses pieds. Débrouillez-vous pour que la deuxième option n'en soit pas une.

Comme si nous l'avions considérée comme valable... Quoique, en ce moment même, m'était avis que si on me proposait le deal, j'y aurais réfléchi à deux fois... Elle enchaîna :

[Beniko] - Vous me demandez d'être réaliste et je le suis, pouvez-vous en dire autant de votre équipe ?

J'arquai un sourcil de surprise, et l'un des conseillers prit subitement la parole :

[Conseiller] - Kumo nous a fait savoir qu'une équipe de trois shinobi était en route, mais je ne vois que deux personnes ici, où est la troisième ?

Ah ce n'était que ça... Calmement, j'expliquai la situation :

[Etsuko] - En effet nous sommes trois. Le troisième membre est en ce moment dans le village, afin de préparer notre départ demain matin pour Obasa II, et pourquoi pas acheter l'une de vos lames pour son usage personnel. Si vous souhaitez la rencontrer nous pouvons tout à fait aller la chercher, mais il nous semblait, à raison apparamment, que la présence de deux d'entre nous serait suffisante.

Le conseiller émit alors un petit rire, accompagné d'un sourire de la part de la femme d'acier.

[Beniko] - A vrai dire, votre seule présence aurait suffit, dit-elle avant de tourner son regard vers Serisawa. Votre ami faisant preuve d'un mutisme remarquable et remarqué.

[Etsuko] - C'est votre opinion. M'est avis que le silence ne signifie pas forcément l'inaction.

Je ponctuai ma remarque, me remettant debout, puis m'inclinai tout en remerciant Beniko pour sa patience légendaire et ses réponses claires et concises. Elle ajouta en toute fin :

[Beniko] - Faites savoir à votre amie qu'elle devra se montrer plus discrète la prochaine fois qu'elle voudra changer d'apparence. Elle pose beaucoup trop de questions pour un voyageur déguisé, et vous êtes tous bien naïfs de croire que les alentours du village ne sont pas surveillés.

Aucun de nous ne répondit à sa dernière remarque acide. Elle se contenta de hocher la tête en guise d'au revoir et replaça son regard vers sa direction favorite : celle de la fenêtre, tandis que nous quitions les lieux. Je ne sus qu'en penser. A la fois Beniko m'insipirait un profond mépris, et autant je sentais en elle une profonde solitude, une félure qu'elle comblait par une suffisance sans limites. Mais ce regard, vide, vers le seul espace libre du cabinet, la fenêtre, l'extérieur, signifiait beaucoup de choses. Prisonnière de sa position, de ses obligations, nous venions de discuter avec un bel oiseau dans sa cage dorée. Quand bien même elle nous cracherait au visage, cela resterait vain, car nous, nous sommes libres à notre façon, anonymes dans la foule, indifférents aux aléas de la politique et des affaires économiques. Où est la puissance, après tout ? Est-ce être puissant que d'être possédée par la chose que l'on possède, devenant du coup un simple simulacre des oeuvres auxquelles nous avons oeuvrées. Je n'étais pas de cet avis : je venais de quitter la présence d'une femme, profondément seule, et désespérément faible, et tous ces remparts d'indifférence, de mépris, d'impatience, ces barrières de richesse, de luxe, de sophistication, n'y feraient rien, absolument rien...


Nous sortîmes du fort surprotégé sans dire un mot. Au loin, le soleil couchant nous inondait d'une lumière orangée, apaisante. Ma première journée hors de Kumo, en tant que Shinobi, allait s'achever ainsi. Ce n'était pas si mal finalement. Nous avions appris quelques petites choses très intéressantes, au milieu de ce tas d'insultes et de provocations, et la priorité était de les faire partager à Seiki que nous devions retrouver dès que possible.




J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Sam 4 Déc - 4:16

.:: Lames Ennemies ::.
Chapitre 4 : Mission
- Perte de temps -

La nuit était tombé et il était maintenant temps pour Seiki d'aller retrouver ses deux coéquipiers. Elle espérait qu'eux avaient eu plus d'information que ce qu'elle avait trouvé. Cette recherche infructueuse n'avait été qu'une simple perte de temps. L'avoir su, elle aurait été rencontrer Beniko. Elle ne savait pas quel genre de personne elle était et attendais avec impatience le rapport d'Etsuko et de Serisawa sur leur entrevue. C'était peut-être une bonne chose qu'elle n'ait pu assister à son entrevu. Bien que la jeune genin était de nature calme et enjoué, elle avait beaucoup de difficulté à supporter les gens amer. Shoujo et Serisawa lui mettait déjà les nerfs à vif. Était-ce naïf de sa part ? Bien entendu, les gens vivants dans la luxure sont tous amer, mais elle ne l'avait pas encore compris. Rare sont les gens qui donne pour le simple plaisir de donner. Enfaite, c'est plus de l'altruisme intéresser que de la générosité, mais on s'égare du sujet.

Seiki tenait de se frayer un chemin au travers de la foule de gens. Préalablement, elle avait été dans les toilettes d'un restaurant quelconque pour retirer l'identité qu'elle avait emprunter. Enfaite, elle n'avait pas eu le choix, elle était sur le point de perdre la métamorphose par « manque de force ». Perdu dans sa recherche, elle finit par porter le regard sur une fille qui faisait des gestes des bras dans sa direction. Il n'avait pas fallu lui dire que l'entretient avait été amer qu'elle l'avait deviner. La colère pouvait se lire sur le visage de Serisawa. Si tout avait bien été, il aurait un petit air hautin et d'une voix assuré, il demanderait à Seiki si la recherche avait été fructueuse. À la négation, un sourire se dessinerait sur son visage et avec fierté, il annoncerait point par point les informations qu'eux avait reçu. Mais cela n'avait pas été le cas. C'était avec dédain qu'il expliquait à Seiki l'attitude que Beniko avait eu et avec qu'elle froideur ils avaient été repoussés.

[Seiki] – J'aime bien l'égocentrisme de notre cliente. Comme si tout tournait autours de son petit nombril.

Etsuko fronça les sourcils

[Seiki] – C'est vrai que je ne m'attendais pas à ce que les alentours du village soit surveiller de si près, mais de là à penser que je me suis métamorphosée pour elle, c'est croire que seule nous existe. Ce n'est pas elle que je voulais tromper, mais les gens à l'intérieur du village

Elle bouillait de colère et c'était sa façon de l'exprimer. Elle ne pouvait pas s'expliquer devant l'intéresser, mais elle se doutait que si les alentours était surveillé, eux qui étaient maintenant à l'intérieur était probablement espionner. Enfaite, elle espérait qu'ils l'étaient pour que les espions rapportent mots pour mots ce qu'elle disait.

[Etsuko] – Calmes-toi. Ça ne sert à rien de t'énerver, cela ne ferait qu'aggraver le cas

Seiki laissa s'échapper un soupir avant de poursuivre

[Seiki] – Espérons ne pas devoir la revoir sauf pour lui annoncer la réussite de la mission. J'ai bien peur de la réaction qu'elle aurait si nous revenions bredouille, ce qui sera probablement le cas vu le peu d'information que nous avons.

Elle ferma les yeux et se mordit la lèvre inférieur. Une toute petite phrase voulait sortir, mais elle savait que s'ils étaient espionner, Kumo perdrait sans aucun doute le contrat et c'est pourquoi elle ne l'exprima pas. Elle allait la laisser germer dans son esprit et si elle en avait l'occasion, elle la lui sortirait à la dernière minute, une fois la mission accomplie et l'argent versé.

[Seiki] – Bon oublions ses caprices et pensons à Soba. Nous n'avons aucune carte en main, aucune information qui pourrait nous êtres utiles. On peut essayer de jouer avec la pauvre qualité des armes et les possibles répréhensions auxquelles il pourrait être victime. Monsieur tout le monde ne pourrait pas faire grand chose, mais n'importe qu'elle nukenin de rang B pourrait sans doute abattre celui qui lui à vendu de la merde. Enfin, les probabilités sont quasi inexistantes, mais c'est le mieux que nous avons... a moins que vous ayez une quelconque idée
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Sam 4 Déc - 14:09

QUand ils furent sortis de la pièce, Serisawa se retînt. Il était un peu émoustillé de la façon dont ils avaient été traité, mais quand on est shinobi, on n'est parfois pas très appréciés. Et quand il était fâché, il s'en prenait aux autres. C'est en ça qu'il dut se retenir, de ne pas applaudir froidement Etsuko quand ils furent sortis du bâtiment. Dans la rue, il ne faisait quasi plus attention à ce qui se passait autour,e t c'est de cette façon que son état se calma. S'il n'était plus opérationnel à cause d'une petite frustration, c'était même pas la peine de continuer.
Passablement énervé, mais aussi songeur, un plan, peut-être, commençait à se dessiner dans le fond, restait à savoir s'il serait possible de le réaliser... et ledit plan se basait sur une mission d'infiltration qui serait dur et risquée à leurs niveaux. Mais il la proposerait tout de même. La possibilité de supprimer Soba restait dans un coin pour le moment. S'il était aussi surveillé que Beniko, ça devenait de moins en moins envisageable.

Seiki n'eut aucun mal à les retrouver, et elle remarqua que les choses ne s'étaient pas bien passées, et Serisawa, voyant qu'Etsuko ne disait mot, dut faire le rapport. Il se demandait comment le prenait Etsuko. C'était sa première mission sur le terrain, et si elle avait le même tempérament que Serisawa pour certaine chose, elle n'en avait pas moins d'expérience, et elle pouvait maintenant être très blessée dans son amour propre. Pourtant, d'un côté, on ne pouvait rien le reprocher : elle avait été polie, patiente, et mise à part quelques petites piques, n'avait en rien manquer de respect. D'un autre côté, elle avait mal jugé la personne , et n'avait pas su la manipuler à son avantage en la faisant pénétrer dans son jeu. Elle aurait du mentir sur certains points, c'était indéniable. Mais cela s'acquiert avec l'expérience, et c'est pour ça qu'elles étaient là.

[Serisawa] - L'entretien s'est assez mal passé. Dame Beniko n'est pas très facile en affaire, mais Etsuko...Il sourit, car il allait lui faire un compliment,a tout de même récolter quelques informations. Soba espérait hériter du domaine à la mort du maître, et ça 'na pas été le cas, du coup, il l'a mal digéré. Jusque là, rien de nouveau. Mais elle nous a aussi dit qu'il espérait voir Beniko morte, et elle, nous a plus ou moins fait comprendre la même chose de lui. Et tu t'es faîte grillée aussi, ça n'a pas trop aidé.

Le récit était fini, et tout était dit. Il s'attendait déjà à recevoir les remontrances d'Etsuko pour avoir insinuer qu'il fallait buter Soba. Pourtant, ce n'était qu'une possibilité, pas quelque chose d'impératif. Et Serisawa commençait à le comprendre. Les filles commençaient à l'influencer dans ses choix, ce qui ne se passait quand il travaillait avec d'autres équipes, silencieuses et efficaces.


[Seiki] – J'aime bien l'égocentrisme de notre cliente. Comme si tout tournait autours de son petit nombril. C'est vrai que je ne m'attendais pas à ce que les alentours du village soit surveiller de si près, mais de là à penser que je me suis métamorphosée pour elle, c'est croire que seule nous existe. Ce n'est pas elle que je voulais tromper, mais les gens à l'intérieur du village

Sauf qu'à ce stade, Serisawa estimait que tromper un village, c'était trompé son maître, et grâce aux paroles de Seiki, il fit le rapprochement avec un village caché. Ils se trouvaient dans le même situation, à peu de choses près, mais la politique se ressemblait. Et les villages cachés, c'étaient leur domaine.
Seiki espérait de pas avoir à la voir, et c'était compréhensible. Puis elle proposa un plan, un peu faible. Soba ne risquait pas de se rétracter à la moindre petite menace.
Serisawa se dirigea dans un restaurant, et s'assit à une table, leur faisant signe de venir. Il commanda à déjeuner.

[Serisawa] - De mon point de vue, si j'étais un nuke-nin de rang B, je n'aurais pas trop le choix, Seiki. Imagine deux villages : d'un côté, Obasa I, dans lequel nous nous trouvons, qui est à même de me fournir les armes dont j'ai réellement besoin, et de l'autre Obasa II, qui fournit des armes de merde. Un nukie-nin n'a pas forcément les moyens, et en plus, les oï-nin ne prendront pas la peine de surveiller Obasa II, leurs armes n'étant pas dans les critères de shinobis et nuke nin de haut rang. Donc quoique il advienne, je serais obligé d'acheter à Obasa II, en connaissant très bien les risques.
J'ai également quelque chose à proposer. C'est un peu mieux que toi, Seiki, mais beaucoup plus risqué. Ce n'est pas Soba que je vise, mais tout Obasa II. Je ne pense pas qu'il arrivera à changer d'avis, aussi déduisant simplement sa force, jusqu'à qu'il cède, ou qu'on soit en moyen de lutter. Le plan se déroule en deux missions : choper la liste des clients de Soba, et faire en sorte qu'ils ne soient plus des clients.
Beniko ne pourrait pas faire ça pour deux raisons : d'abord, l'éthique de la maison, ça tient à cœur pas mal de clients, et de l'autre, le conflit d'intérêt. Ses hommes sont avec elle car elle les paie, mais les gens d'Obasa II ont été des frères, autrefois. Elle ne peut pas donc compter à 100% sur eux. Il faut chercher à faire ce que Dame Beniko ne peut pas faire, quant à sa position ou celle de son village. C'est un plan risqué, si vous avez des meilleures idées, ou même le perfectionner, je suis preneur.



MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Sam 4 Déc - 17:21


Nous nous retrouvâmes sur la place centrale, près d'une fontaine aux motifs semblables que celle que nous avions aperçue chez Beniko. Je tenais dans mes mains le Katana de Seiki, que je rendis aussitôt après l'avoir retrouvée dans la rue qui n'avait pas désempli malgré l'heure tardive. Je pris le soin de ranger également mon Tegaki dans mon sac, j'étais persuadée qu'il ne me serait d'aucune utilité dans cette mission. Nous décidâmes d'entrer dans un restaurant non loin, où nous pourrions fondre notre discussion dans le brouhaha général des clients inconnus.

J'écoutai patiemment les idées de Seiki et de Serisawa, alors que nos plats fumants arrivaient à notre table. De simples Ramen au poulet, agrémentés d'une sauce piquante caractéristique du pays des nuages. Rien de bien folichon, mais nous n'étions pas là pour jouer les fines bouches. Le plan de Serisawa me semblait prometteur... si nous étions espions, de rang Juunin et spécialisés dans l'infiltration...


[Etsuko] - Seiki, nous ne pouvons nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas, et rien, absolument rien ne dit que Soba ne dispose pas d'une force militaire. Serisawa, de même, ton plan est bien trop complexe pour nos capacités actuelles, sans compter qu'il est profondément belliqueux, et que nous serions incapables de prédire les conséquences de ce genre d'actions. Imagine que Soba décide d'attaquer de front Obasa I en réponse à nos actes, que ferions-nous ?

J'attrapai la coupole de thé fumant qui venait d'atterir près de mon bol encore bien trop chaud pour oser y tremper mes lèvres. Je soufflai lentement, prenant mon temps. Oui, prendre son temps, là était le plus important. Après tout, le situation entre Soba et Beniko durait depuis plusieurs mois déjà, une semaine de plus ou de moins ne changerait pas grand chose. Autrement dit, nous pressions le pas pour tenter de ramasser des clopinettes.


[Etsuko] - Mon sentiment, c'est que nous allons trop vite, et que nous voulons partir sur des sentiers que nous ne maîtrisons pas. N'oublions pas l'ordre de mission, qui est de type diplomatique. Notre objectif est avant tout que cela se termine dans une voie pacifique.

Je m'arrêtai quelques secondes, le temps de consolider mes paroles dans ma tête. La journée s'était fait longue, nous avions marché beaucoup, subi une lourde joute verbale, suivi des protocoles, et s'ajoutait le poids de ma déception face à mon commanditaire. Mon regard se perdit quelques instants dans la valse des bols de nouilles allant ça et là, aux quatre coins du restaurant rempli de clients, de rires, de bruits de cuillères. Je plaçai mes doigts sur mes tempes, et fermai les yeux un court moment. Il fallait que je me reconcentre, que j'arrête de laisser ma frustration prendre le dessus sur ma réflexion.

Il fallait Grandir.


[Etsuko] - Beniko a dit qu'il voulait la voir morte, mais elle n'a pas spécialement demandé à ce qu'on le tue. Réservons donc cette option en tout dernier recours. Serisawa, tu as dit une chose très pertinente : nous devons essayer de faire ce que Beniko n'a pas été capable, du fait de sa position sociale ou de ses relations avec Soba. Et si nous essayions tout simplement de négocier, chose impossible pour notre cliente ? On lui a claqué la porte, mais pensez-vous que Soba oserait faire de même à des représentants d'une puissance extérieure, et qui plus est d'un village shinobi, sachant qu'il pourrait en subir les conséquences ? Nous trois n'avons aucun pouvoir de dissuasion, mais le village que nous représentons oui. Il faut jouer sur ce terrain fertile pour continuer de récolter des informations, et comprendre ce que Soba cherche réellement. Sa haine pour Beniko est profonde, mais peut-être que lui faire comprendre que ses souhaits sont irréalisables lui donnera envie d'autre chose. Et cet autre chose, que nous ne connaissons pas encore, pourrait devenir la clé de la résolution du conflit.

Il fallait prendre du recul, percevoir les intentions, la face cachée de la lune, ne pas s'arrêter sur les préjugés et les apparences. Grandir

[Etsuko] - J'irais même plus loin. Pourquoi Beniko est-elle si en colère ? Croyez-vous sincèrement que ce soit parce que Soba est parti et a fondé un autre village de forgerons ? A mon avis non, elle devait même être très contente qu'il aille mener sa vie ailleurs. Ce qui la dérange, c'est qu'il lui pique des clients. Je parie que si nous arrivions à détourner Soba de la concurrence directe avec Beniko, nous atteindrions notre but.

Se fier à son intuition, aller de l'avant, en restant réflechi, au fait du contexte, sans prendre de risques, comme un joueur de Go, ou de Shoji. Prendre son temps. Grandir.

[Etsuko] - Je vous propose de rencontrer Soba avant tout. Nous avons besoin de savoir son point de vue, de savoir ce que nous pouvons également faire pour lui, afin que cela s'arrête. Ne le voyons pas comme un ennemi, mais comme un second client à servir, tant que ses souhaits ne compromettent pas l'intégrité de notre commanditaire originel. Rédigeons un courrier officiel, très formel, dans lequel nous l'invitons à une table ronde, juste pour poser le problème et discuter des issues possibles. Ce ne sera certainement pas suffisant, mais nous aurons fait un grand pas en avant.

Et nous aurons grandi.

La soupe se faisait déjà plus tiède. J'espérais au fond de moi qu'elle pourrait égaler la puissance gustative du Bento mangé au déjeuner, mais je savais déjà que je serais déçue. Tant pis, grandir, c'est aussi se contenter de moins bien. Je m'attelais à jouer avec les morceaux de soja et de poulet qui flottaient à la surface, les attrapant non sans mal à l'aide de mes baguettes. Puis je remuais le liquide, réassociant ainsi tous les arômes entre eux dans un tango olfactif sensuel. Vint le moment de la première gorgée : en effet, il y avait du moins bien, mais aussi du différent. Concentrons nous sur l'autre, et non sur le connu, voilà qui devrait faire l'affaire. Pour la mission, tout comme pour mes Ramens !



J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Ven 24 Déc - 20:26

Seiki n’était pas entièrement en accord avec que l’idée de son amie Etsuko, mais ne s’y opposa pas. Sur papier, c’était une bonne idée d’envoyer une lettre sommant une rencontre avec Soba en lui expliquant de façon très formel leurs intentions. De sorte qu’il ne les voit pas comme des ennemies qui ne mérite que d’avoir leurs têtes décapitées sur une pique. Par contre, au niveau de la pratique, ce n’était probablement pas la meilleure des options. En admettant qu’il n’ait pas envie de voir le problème réglé par des gens engagés par Beniko, il pourrait tout simplement ordonner à ses hommes de nous barrer le passage et de son point de vue, il avait raison.

[Seiki] – Je suis d’accord pour la lettre, mais si nous pouvions omettre de mentionner que nous sommes envoyés par Beniko cela pourrait nous éviter un refus. Nous pourrions dire que nous sommes envoyés par le village de Kumo pour régler le problème entre Obasa et Obasa II. Problème qui devient gênant.

Une seule chose déranger Seiki dans tous ce qu’Etsuko avait dit et il fallait qu’elle le mette au clair

[Seiki] – Je veux mettre une chose au clair tout de suite, la mort de soba n’est même pas une option envisageable. Si nous sommes attaqués, c’est différent, ne soyons pas dupe, mais il est hors de question d’opter volontairement pour sa mort. Dans le mesure où c’est vraiment ce que vous voulez, je me retirerais simplement de la mission, c’est contre le principe premier de la mission et je refuse catégoriquement qu’on change le diplomatie pour meutre. Si cela avait été notre objectif premier, je ne serais pas en désaccord, mais ce n’est pas le cas. Je dois probablement vous énerver à toujours vous le dire, excusez-moi, mais c’est mes valeurs et je compte bien les respecter.
Enfaite, Seiki s’énervait elle-même à toujours répéter qu’elle ne voulait pas que leur mission tourne vers la boucherie, mais de la façon qu’Etsuko avait abordée le sujet, elle le mettait dans la case : « Peut-être » et cela dérangeait Seiki. Il était évident qu’elle allait devoir éliminer quelqu’un au cours de sa carrière de Kunoichi et elle le savait déjà. Tout ce qu’elle voulait, c’était de régler le problème entre Obasa et Obasa II de façon diplomatique et sans problème.

[Seiki] – Nous avons été bien naïfs aujourd’hui et faisons en sorte que cela ne se reproduise plus. Surveillons nos faits et gestes… ainsi que nos coéquipier dit-elle en fixant Sérisawa et tout devrait aller pour le mieux. Je m’occupe de la lettre
Sans attendre la réponse de ses coéquipiers, Seiki partie acheter quelques feuilles, une plume et de l’encre avant que les étales ne ferment. Elle finit par trouver un marchand vendant ce genre de fourniture, mais celui-ci était en pleine fermeture. Par chance, il accepta de lui vendre l’équipement moyennant quelques ryos de plus. N’ayant pas d’autre choix, elle accepta et reprit la direction du campement qu’ils avaient installé.


Citation :
À qui de droit,
Nous sommes envoyés par le village caché de Kumo, grande puissance militaire du pays de la foudre, pour régler le différent que vous vivez avec votre opposant commercial, Dame Beniko. Nous agissons dans le but de trouver une solution non-violente favorisant un gain mutuelle, tant sur le niveau financier que relationnelle. Nous vous demandons donc d’accepter de nous recevoir chez vous, selon vos conditions d’admission – sans armes par exemple – et dans un climat favorisant la discutions et la négociation. Par la présente, je sous signé, Seiki Naru Sérisawa, m’engage à faire respecter vos condition par les membres de mon équipe Sérisawa Seiki Naru et Etsuko Toshiya.
Cordialement, Seiki NaruSérisawa

Un problème venait d’émerger dans l’esprit de Seiki. L’écriture qu’elle avait était loin de ressembler à celle d’un homme et elle venait de signer Sérisawa. Elle allait donc devoir le réveiller pour qu’il retranscrive la lettre avec son écriture et elle allait devoir lui expliqué pourquoi elle n’a pas signé son nom. Aussi, elle s’approcha de son coéquipier et remarqua que l’armure que portait normalement Etsuko. Armure déposée sur le sol. Cette petite chose avait donnée une idée qu’elle devait absolument dire à ses collègues. De son choix, elle réveilla les deux endormies et attendit que ceux-ci soient aptes à recevoir de l’information.

[Seiki] – Excusez-moi de vous déranger, mais j’ai eu une petite idée qui pourrait bien nous être utile. Écoutez-moi bien, parce que le raisonnement saute du coq à l’âne… je crois. Vous m’avez dit plus tôt que Soba n’était intéressé que par deux choses, la tête de Beniko et le profit. Par la suite, Etsuko, tu m’as dit que si nous pouvions le détourner d’une concurrence directe, cela avantagerais Beniko et finalement, j’ai vu ton armure. Voilà ce que je me suis dis. Pourquoi ne pas proposer à Soba de faire affaire avec Beniko en tant que partenaire commerciale. Bien entendu, celui-ci n’aime pas être diriger par une fille, dans le cas des partenaires, s’il voit qu’elle prends trop de place, il peut tout simplement quitter leur partenariat. Ensuite, pourquoi ne pas lui proposer de se lancer dans la fabrication d’armure ? Bien entendu, il ne sera pas tout à fait d’accord avec cette idée puisqu’il à fait des armes toute sa vie, mais je suis persuadée que nous pouvons jouer sur la corde du profit. Par exemple, nous pourrions lui dire qu’en ce moment, Beniko est une gène au profit de son village vu que celui-ci doit baisser les prix de ses armes, donc son profit, pour concurrencer la réputation de Beniko. S’il faisait affaire dans les armures, cette réduction du profit serait inexistante vue que la concurrence dans le coin n’existerait pas vraiment, mais en plus, s’il faisait affaire avec Beniko, la réputation qu’elle à déteindrait sur Soba. Les gens se diraient que si Béniko fait affaire avec Soba, c’est qu’il a du talent.

Seiki marqua une pose, le temps que ses coéquipiers assimilent tout ce qu’elle venait de dire et poursuivit en fixant Sérisawa

[Seiki] – Sérisawa, nous aurons vivement besoin de toi pour la suite des événements. Soba n’est pas quelqu’un qui semble apprécier les femmes dans un métier d’homme, hors les corps militaires sont ce que nous pourrons appeler un métier d’homme, voilà pourquoi c’est toi qui prendra la parole. Si l’idée vient d’un homme et non d’une femme, il sera probablement plus disposé à accepter. Il faut tenter le coup. Aussi, j’ai écrite une lettre que tu devra recopier avec ton écriture, je n’ai pensée qu’a l’aversion de Soba après l’avoir écrite voilà pourquoi ton nom est écrit au dessus du miens tout gribouiller
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Sam 25 Déc - 4:18

Quelqu'un remue dans la chambre, c'était la petite Seiki. En se remémorant vite les événements et les discussions de la veille, Serisawa sortit de sa léthargie un peu plus vite qu'à l'accoutumée. D'habitude, il dormait dehors, plus par moyen que par envie. D'ailleurs, ont ne pouvait pas vraiment appeler ça dormir, mais plutôt somnoler, en étant à l'affut d'un quelconque bruit suspect. Et là, c'étaient les habitudes qui revenaient.
Les discussions de la veille n'avaient pas fait avancer les choses, et il avait décidé de suivre un adage vieux comme le monde : la nuit porte conseil. Il fallait croire que ça marchait mieux pour les uns que pour les autres, car Seiki avait vraiment l'air de vouloir lui parler à lui, et non à Etsuko. Estusko... après réflexion, elle était aussi réveillée. Bravo la veille nocturne. Il se redressa, ses yeux s'habituant au fur et à mesure à la lumière de la lampe. Quelle heure il pouvait bien être? Avant qu'il ait pu répondre à cette question, Seiki se mit à parler, et Serisawa ne suivit pas l'intégralité de la conversation - qui s'avérait être plus un monologue - mais en capta l'idée principale sous deux angles :
- D'abord, la lettre, qu'il devait écrire pour solliciter un entretien avec Soba.
- Ensuite, le coup de l'armure.

Le coup de l'armure était assez bien trouvé. Cependant, un mec qui construit des armes qui cassent à beaucoup de chances de construire des armures qui cassent. Et une armure qui casse, c'est pas franchement pratique. Quoique pour les vêtements d'apparat ça peut se faire. Il voyait déjà les contre arguments de Soba : pourquoi ne serait-ce pas Beniko qui feraient les armures? Ce à quoi il répondrait qu'elle excelle dans les armes, et lui non. Paf. Deuxième argument : le savoir faire pour les armes, pas pour les armures. Il y a un début à tout, et le savoir faire en matière d'armes est quasi-inexistant. Paf. Sortez de chez moi! Si on y va, la prochaine équipe sera composée d'Anbu, et ce sera pour vous buter. Paf. Décidément, il était en forme ce soir... cette nuit? ce matin? Allez savoir?

Avant qu'il ait pu répondre à cette question - une vague impression de déjà vu - Seiki renchérit. Elles avaient besoin de lui face au machisme probable de Soba. Il se leva et enfila une tunique sur son torse frêle, puis se massa la nuque. Quelle idée d'écrire à cette heure-ci, mais bon, c'était ça l'esprit d'équipe. Entre temps, il avait complétement perdu le fil de ce qui se passait autour de lui. Etsuko exposait ses idées, tandis que lui cherchait vainement des repères. Il devait dormir profondément, et au vu de l'attitude de ses coéquipières, ça se voyait.
Il se mit au bureau, et ne parla pas. Il n'avait pas envie de parler, il faisait nuit, et Seiki et Etsuko parlaient assez pour trois. Aussi il ne crut pas bon de leur préciser que s'il écrivait une lettre, il y ajouterait sa petite touche personnelle : c'est sans doute aussi ça l'esprit d'équipe.
Bon, une plume : il n'avait pas envie de s'emmerder à faire de la calligraphie avec un pinceau. Ensuite, le contenu. Soba devait comprendre plusieurs choses : ils n'étaient pas là pour rigoler, étaient envoyés par Kumo, etc. Mmmh... ne pas préciser le commanditaire, avait dit les filles. Il préciserait qu'ils étaient envoyés par Beniko pour une simple raison : il avait tenté de la prendre pour une conne et s'étaient bien fait baiser, il ne tenterait pas la même chose avec Soba. Ensuite, bien préciser qu'ils étaient là pour la diplomatie, pas pour le faire fermer, un bon point pour eux, et laisser entendre qu'ils avaient peut-être une solution. Pour que la lettre ait plus d'impact, il soulignerait, implicitement, cela va de soi, la médiocrité des armes d'Obasa II, et pourquoi pas surenchérir sur les problèmes que ça pouvait poser. Tout serait dit en fait... nan, il fallait enlever des choses, comme les armes. On l'attaque pas sous cet angle, on verra ça après, en tête à tête, les yeux dans les yeux.

Citation :


Maître Soba,
C'est en tant qu'émissaire de Kumo, dépêché par Dame Beniko, que je m'adresse à vous, dans le cadre des litiges qui opposent vos deux villages respectifs. Bien que ce soit Dame Beniko qui nous ai mandé, vous devez sans doute savoir que les différents qui vous opposent, s'ils ne sont pas réglés au plus vite, risquent de perturber la paix, qu'elle soit économique, ou plus tard, militaire, du pays de la Foudre. C'est pour cela que je vous demande une audience afin de discuter des différents tenants et aboutissants que peuvent prendre ce conflit, afin, éventuellement, à force de discussions, de trouver une solution pouvant convenir aux deux partis.
Il est inutile d'ajouter qu'en cas d'échec de notre part, notre mission se verra confier à des personnes plus aptes à régler ces mêmes différents.

C'est donc pour ces raisons que je vous demande une audience. Nous passerons, moi et mon équipe, au village d'Obasa II dans les temps à venir et espérons ne pas être accueillis en ennemis.

Serisawa, genin de Kumo.



Pour un premier jet, Serisawa s'estimait être assez fier de lui. Durant la rédaction de la lettre, il avait penser acheter un livre à Seiki, qui pourrait surement aussi servir Etsuko, sur la politique et ses mécanismes. Pour l'auteur, la sécurité et la stabilité de l'État prime devant tout, comme le mensonge, le meurtre, l'hypocrisie... un bon petit livre qui fait travailler les méninges, montrant que tout n'est pas noir ou blanc, et que c'est beaucoup plus opaque qu'il n'y paraît. Pour garder un monde sain et merveilleux, il faut être méchant et machiavélique. C'est ça le monde, et on l'apprend trop vite à ses dépends, dixit l'équipe qui essaya de berner et qui n'y parvint pas. Il sourit de l'ironie de ses pensées.

[Serisawa] - Voilà un premier jet. J'ai soigné mon écriture, vous avez vu? Pourquoi est-ce qu'il n'aurait plus le droit de sortir une blagounette de temps en temps? J'ai essayé de trouver un compromis entre une lettre de menace et le fait qu'il est nécessaire qu'il nous rencontre. Petit pos. Ah, et aussi. On a essayé de prendre Beniko pour une conne, et ça n'a pas trop marché, donc je me suis dit que c'était malvenue de retenter le coup. Si on est là, qu'on le dise ou non, Soba saura qui nous a appelé.

Sur la table trônait un autre parchemin. Il le prit et le lut. C'était ça, en fait, le premier jet, made in Seiki. Oups. Il s'en était carrément pas inspiré, mais bon, des idées se rejoignaient, et le contenue, finalement, était à peu de choses près, le même.

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Mer 12 Jan - 17:10

La lettre finalisée, signée de la main de Serisawa, fut placée dans une belle enveloppe neutre et formelle à souhait, avant que le sommeil ne s'empare de nous, enfin. Au lendemain, au petit matin, j'entrepris de chercher un moyen de faire parvenir la lettre à bon port. Je pensais à première vue trouver un brave petit bonhomme en quête d'un peu d'argent de poche dans les rues commerçantes, mais je laissai rapidement tomber cette idée. D'une part, le message contenu dans l'enveloppe était bien trop important, et surtout bien trop formel, pour le confier à un inconnu, qui plus est un enfant. D'autre part, si la tête des deux villages se vouaient une haine mutuelle, il y avait fort à parier que cela avait déteint sur la population par la même occasion. Seule solution, donc, l'apporter par moi-même. D'habitude placé sous ma cape, à hauteur de mon épaule gauche, je décidai d'accrocher mon bandeau shinobi de façon plus ostentatoire, afin de clarfifier toute ambiguité et toute crise diplomatique envisageable. Je m'informai rapidement du chemin à prendre pour rejoindre Obasa II, sous le regard désapprobateur du commerçant qui avait eu la gentillesse de me répondre, et pris la route, qui m'emmènerait quelques centaines de mètres plus loin au premier poste de garde du village d'Obasa II. Voilà de gentils messagers tout trouvés pour mes petits pieds paresseux. Il est d'opinion commune que tous les gardes sont des gens imbéciles et rustres. Ces personnes ont tord : la plupart d'entre eux sont non seulement assez intelligents pour comprendre que vous essayez de les berner, mais en plus suffisamment entraînés pour vous le faire payer très cher si jamais vous vous obstinez à mentir. Je décidai donc d'être claire, et simple, dans ma demande.

Garde - Qui va là, étrangère ?

Etsuko - Bonjour messieurs, je représente le village shinobi de Kumo No Sato, et je viens vous soumettre une requête.

L'homme, bientôt accompagné par un autre, tous deux solidement armés, arqua un sourcil avant de poser la banale question à laquelle je m'attendais.

Garde - Vous venez d'Obasa I ? Qui nous dit que vous n'êtes pas l'une des leurs ?

Etsuko - Si vous ne croyez pas ma parole, croyez en mon bandeau.

Je plaçai mon doigt sur la plaque métallique, dont les gravures minutieuses et presque inimitables achèveraient le moindre doute de leur part.

Garde - Hum... Je pense que c'est en règle... J'ai besoin de noter votre identité dans les registres malgré tout.

Etsuko - Je me nomme Etsuko, du village de la foudre.

Garde - Nom de famille ?

Le sourire aux lèvres, je m'approchai du garde, l'air coquine, en lui susurrant de doux mots à l'oreille :

Etsuko - Voyons, ce n'est pas très poli de demander pareilles choses à une demoiselle...

D'un regard glacial par sa neutralité, il ponctua simplement :

Garde - C'est la procédure si vous souhaitez passer.

Etsuko - Ah mais je ne le souhaite pas. J'ai simplement besoin de votre service.

Garde - Mmm ?

Je sortis la lettre de ma poche, et tout en allongeant mon sourire de plus belle, je continuai l'explication.

Etsuko - J'ai besoin de remettre ce courrier officiel du village caché des nuages à votre dirigeant, maître Soba. Pourriez-vous faire cela pour moi ?

Garde - Je suis garde, mademoiselle, pas facteur.

Je décidai de hausser le ton, afin de faire comprendre le sérieux de ma requête.

Etsuko - Et je suis shinobi, en mission diplomatique, monsieur, et donc moyennement d'humeur à accepter vos refus. Cette lettre est de première importance, contient une missive officielle de notre village, et il est essentiel que maître Soba la reçoive dans les plus brefs délais. Etes-vous capable de vous occuper de cela pour moi ?

Le garde hésita quelques secondes. D'un côté, je lui imposais une tâche supplémentaire dont il n'avait certainement pas envie, de l'autre, il commençait à comprendre le sérieux de ma démarche. Après quelques mots échangés avec son collègue, il tourna la tête de nouveau vers moi.

Garde - Hum... Je suppose que je peux la donner dès ce midi, au moment de la relève de la garde. Cela vous va ?

Etsuko - C'est parfait, merci beaucoup. Je ne manquerai pas de souligner votre aide dans le bon déroulement de nos relations avec Obasa II. Comment vous appelez vous d'ailleurs ?

Garde - Tetsuo mademoiselle. Tetsuo Damaika.

Etsuko - C'est noté. Merci beaucoup pour votre aide, monsieur Damaika.

Je m'inclinai lentement, puis tournai les talons en direction d'Obasa I. Je savais avec certitude que la lettre serait transmise, ne serait-ce que pour s'éviter des problèmes, mais surtout parce que le garde songeait aux avantages possibles en comparaison au peu d'efforts supplémentaires demandés pour parvenir à ses fins...

De retour à l'auberge, je retrouvai Seiki et Serisawa enfin réveillés, et nous nous mîmes d'accord sur la suite des évènements. A supposer que notre destinataire ait lu la lettre en fin de journée, nous nous accordâmes pour aller à Obasa II le matin du 3ème jour si jamais Soba ne nous avait pas envoyé de réponse. Etant donné l'aperçu que nous avions du caractère de Soba à travers les yeux, partiaux certes, de Dame Beniko, nous ne nous attendîmes à ne rien recevoir du tout. Nous eûmes raison : le soir du deuxième jour, toujours rien. Il ne fallait pas se décourager pour autant. Un processus diplomatique est toujours quelque chose de long, avec des hauts à faire perdurer, et des bas à gérer comme on le peut.

Que faire pendant cette attente ? A vrai dire pas grand chose. Nous visitâmes plus longuement le village, j'avais fait un petit tour des magasins d'armes avec une certaine curiosité, mêlée à de l'incompréhension. Je n'arrivais décidément pas à comprendre la passion des gens pour les katanas. Ces longs machins ne me semblaient d'une forme tellement inappropriée à une gestuelle souple que je ne pouvais décidément pas m'imaginer en porter un. D'aucuns diront que c'est parce que je n'ai jamais contemplé un véritable maître d'armes au sabre que je dis de telles choses. Et ils n'auraient pas tord. Chez moi, la palette est un arc et le pinceau une flèche. Alors ces gros machins métalliques et lourds, qu'en dire ? Toutefois, dans les confections de Dame Beniko, si je ne pouvais pas me voir comme manipulatrice, j'avais toutefois la possibilité d'en être spectatrice. Et sur ce point, je ne pouvais qu'admettre la force intérieure des lames que j'avais pu effleurer du doigt. Il émanait d'elles une lueur lancinante, hypnotique, d'un seul regard, on ne doutait plus du potentiel meurtrier de ce qu'on avait dans les mains. Nous nous reposâmes également, beaucoup, afin d'être prêts à parer à toute éventualité, et à mener l'entretien dans la maîtrise la plus totale.

Troisième jour donc, celui du départ pour Obasa II. Je retrouvai Tetsuo au poste avancé, que je saluai tout en m'enquerrant de la réussite de sa tâche.


Tetsuo - Oui, tout est réglé. Je suppose que c'est le jour de votre visite ?

Etsuko - En effet. Merci pour votre aide. Comme promis, je ne manquerai pas de louer vos compétences.

Il nous fit passer, sans même demander nos identités. Un peu plus loin, les portes de notre destination s'agrandissaient à mesure que nous avalions les centaines de mètres. Lorsque nous arrivâmes devant, elles étaient encore fermées, et sans trace de la moindre présence humaine. Planté là comme un piquet, Serisawa s'interrogea :

Serisawa - Tu es sure que Soba a bien reçu la lettre ?

Etsuko - Certaine, Tetsuo savait ce qu'il pouvait gagner à donner une simple lettre. Je te parie qu'on va nous ouvrir d'ici quelques minutes.

Seiki ajouta - C'est typique des êtres prétentieux, ils te font toujours attendre avant de te présenter leurs respects, histoire de montrer qui est le patron.

A peine la phrase fut-elle finie qu'un cliquetis sourd marqua l'ouverture de l'immense porte en bois.

Serisawa - En effet. Et nous avons le droit à un joli comité d'accueil.

Dans l'interstice, un homme se faufila. Que dis-je, un homme : un colosse plutôt. Deux bons mètres et un tas de muscles et d'os d'une bonne centaine de kilos. L'air patibulaire, le regard froid, autant dire qu'il n'allait pas s'attarder sur les formalités diplomatiques. Si cela était destiné à nous apeurer, alors Soba faisait fausse route. En tout cas, je ne ressentis rien qui ressemblât à la peur à la vue de cette montagne de chair. De l'amusement du côté de Serisawa, une certaine curiosité du côté de Seiki. Quant à moi, je ne sais pas. Il ne m'intéressait pas, tout simplement.


Monsieur muscle - Bienvenue à Obasa II, shinobis de Kumo. Je me nomme Shinzu, je suis de la garde personnelle de maître Soba. Suivez-moi, il vous attend.

Comme prévu, pas de chichis, juste ce qu'il faut de directives pour aller plus loin. Personne n'en tint rigueur, tant nous étions tous curieux de voir ce que nous allions trouver derrière la palissade de bois. Hélas, à l'excitation de l'inconnu succéda bientôt la déception du spectacle. Alors qu'Obasa la première rayonnait par sa modernité, son agitation, et sa douceur de vivre, Obasa la seconde se démarquait par son impression de morosité ambiante. Autour de nous, sur la rue principale, des méandres de taudis biscornus s'étendaient aléatoirement, en une sorte de paysage surnaturel. Tout semblait bancal, fragile, disparaître en un souffle de vent. Si les affaires menaient vraiment bon train pour Soba, il n'avait apparemment pas la générosité d'en faire profiter ses sujets.

Shinzu - Vous verrez, nos armes sont d'une qualité exceptionnelle.

A voix basse, Serisawa se permit une petite moquerie - Si elles ressemblent aux maisons, on a une conception différente du terme exceptionnel.

Shinzu - Que disiez vous ?

Serisawa - Je disais que j'étais curieux de voir de telles armes.

Shinzu - Nous vous en montrerons, si maître Soba est d'accord. Elles sont parmi les meilleures, et surtout, elles sont bien moins chères qu'ailleurs. Et si vous avez l'âme d'un marchand, vous pourrez faire de très bonnes affaires ici.

Seiki - Mais comment arrivez vous à produire de la qualité pour aussi peu cher ?

Shinzu - Nous sommes altruistes, mademoiselle. Nous n'exigeons pas de marges extraordinaires, juste ce qu'il nous faut pour vivre convenablement. Nous n'avons pas les mêmes impératifs qu'Obasa la Prétentieuse.


Serisawa - Architecturalement, non, c'est sur.

Shinzu tourna les yeux en direction de notre coéquipier.

Shinzu - La modestie est le prix à payer pour faire perdurer notre activité. Et nous en sommes fiers.

Serisawa - Et c'est tout à votre honneur.

Serisawa n'en pensait pas un mot, mais cela avait eu le mérite de clore la discussion sans tomber dans une dispute puérile. Au bout de la rue centrale, à l'Est, un portail se dressa devant nous. Au devant, un quatuor d'hommes endimanchés comme des samouraïs, katana à la ceinture, nous accueillirent avec un regard digne de celui de psychopathes en manque.

Seiki - (Tout bas) C'est joyeux par ici dis donc... (Plus fort) Bonjour messieurs !


Aucun d'entre eux ne répondit. Shinzu, d'un mouvement de tête ordonna l'ouverture des portes et soudain, ce fut le jour et la nuit.

Serisawa - La modestie n'est pas pour tout le monde à ce que je vois.

Notre accompagnateur sembla s'agacer légèrement.

Shinzu - Notre clientèle est rarement humble. Pour négocier, il lui faut un cadre qui lui ressemble.

Toujours à reporter sur les autres le poids de leurs paradoxes. Jolie méthode de défense pour cacher l'inégalité flagrante de niveau de vie entre Soba et les villageois qui ont décidé de le suivre. Beniko aussi, me direz-vous, vivait dans un luxe bien plus important que ses sujets. Mais le reste du village ne souffrait pas d'une comparaison aussi forte, toutefois. Devant nos yeux, la demeure paraissait ma foi fort jolie, et fort luxueuse. Une grande pagode que je devinai notre destination devait certainement servir aux accords commerciaux. A sa droite une petite maison ronde, gardée par six soldats, me fit automatiquement penser à l'entrepôt d'armes, sans en être sure cependant. Pour placer autant de protection sur une simple construction, c'est qu'à tous les coups, quelque chose se cachait dedans. A gauche enfin, une autre maison détachée en arrière plan complétait la liste. Direction le centre, comme deviné. Je ne pus m'empêcher de lancer une demande à Shinzu.

Etsuko - Shinzu-sama, pourriez-vous nous dire ce qu'il y a dans cette pagode à droite ?

Shinzu - La curiosité est un vilain défaut mademoiselle...



J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Lun 17 Jan - 19:41

Ce changement de perceptive aussi rapide avait choqué Seiki au plus haut point. Elle ne pouvait pas admettre qu'une personne vive aussi aisément alors que le reste du village a tout juste ce qu'il faut pour ne pas être mouillé lors des journées plus grisâtre. Enfin, elle n'était pas là pour faire valoir ses convictions, mais pour rencontrer Soba et essayer de le convaincre de changer de branche. Chose qui n'allait sans doute pas être des plus aisés.

Accompagné de l'armoire à glace, les trois coéquipier entrèrent dans une salle où un homme d'un âge plus avancé nous attendais agenouillé sur un coussin. Il était lui même sur une petit estrade, histoire de leur faire rappeler qui peut se permettre de regarder les gens de haut ici. Seiki s'avance de deux pas et s'incline légèrement. Ses amis firent de même peu après


[Seiki] – Merci de nous recevoir Soba-sama


Soba porte en lui tout les clichés des hommes de son âge. Plus particulièrement, ceux qui ont fait leur forturne par le commerce. Il à un regard neutre et des yeux persant, une barbe noir parfaitement taillé, et un habit conventionnelle. Au mêment moment où il répond à Seiki, il fait signe à l'équipe de s'assoir là où il avait disposé trois coussins.

[Soba] - Tout le plaisir est pour moi. Il sourit. Dites-moi, jeune maîtresse kunoichi, quel est donc votre projet en vous présentant à moi ? Votre lettre laissait entendre que vous étiez employé par Beniko d'Obasa. Je suis curieux de savoir comment vous et vos amis comptiez rester en territoire neutre dans cette affaire, sachant votre alliance avec l'un des deux parties.

Cette fois-ci, c'est au tour de Seiki d'esquisser un léger sourire. Il était évident qu'il allait lui posé une question dans le genre et elle avait prévu d'avance la réponse. Soit, une fois que Soba eut terminer de parler, elle ne laissa pas le silence s'installée et répliqua presque instantanément

[Seiki] - Je comprends vos interrogations et elles sont justifiées, Soba-sama. Il sera aisé pour nous de rester dans un territoire neutre puisque nous ne sommes pas directement impliqués dans votre conflit. Il est vrai que nous avons été engagé par Beniko, mais pas en tant que représentant de sa personne. Nous avons été engagé en tant que «diplomate», si vous me permettez l'expression. Notre but est de résoudre le conflit et je crois que nous ne pouvons pas y arriver si nous avons un partie prit.

Le regard neutre qu'avait Soba venait de disparaître pour laisser place à un regard étincelant.

[Soba] - Dans ce cas, en bons diplomates, qu'avez-vous à me proposer ?

[Seiki] - Tout d'abord, nous aimerions connaître votre point de vue de la situation qui pourrait s'avérer très utile. Nous ne savons que ce que Beniko à bien voulu nous dire. Il nous faut avoir l'avis des deux parties avant de pouvoir proposer une idée

Le sourire qui s'était greffer sur ses lèvres légèrement ridé par l'âge s'accentuait. Comme s'il ne souriait déjà pas assez. Pour une raison inconnu, il s'était mis à se frotter les mains.


[Soba] - Beniko est jalouse de ma réussite. A la mort de son père, qui était mon grand ami, nos avis ont divergé sur la manière de faire de l'argent à Obasa. Elle m'a gentiment envoyé promener, alors je me suis établit dans ce village, que j'ai renommé Obasa II. J'y mène mes affaires dans un calme relatif. Et on peut dire que les affaires sont plutôt juteuses ces temps-ci. Ça ne doit pas beaucoup plaire à Beniko.. la pauvre, elle n'a pas le talent de son père je le crains.

Un léger frisson parcourait tout le corps de Seiki. Elle avait un mauvais pressentiment qui s'était fixé quelques secondes plus tard. Elle commençait à connaître sa nouvelle amie et savait pertinemment qu'elle n'aurait pas plus s'empêcher de répliquer. C'était un comportement qu'elle aimait beaucoup chez les autres, même si cela pouvait les mettre dans une situation plus délicate.

[Etsuko] - Et selon nos informations, vous n'auriez apparemment pas hérité de son talent non plus.


Après une petite pause.

[Etsuko] - Comprenez que si notre but est la résolution diplomatique de la situation, l'intérêt majeur que nous défendons est celui du pays des nuages, autrement dit de son daimyo, ainsi que du village caché de la foudre que nous représentons. Nos informateurs nous ont prévenu de plusieurs plaintes concernant la qualité des lames achetées dans votre village. Le pays de la foudre commençait enfin à être reconnu sur le marché des forges. Vous conviendrez que nous ne pouvons laisser de pareilles rumeurs s'étendre, et ceci, pour le bien de notre pays...


Seiki arrivait à imaginer la réaction qu'allait avoir Soba face à cette déclaration. Au moins, son intervention avait fait effacer le sourire qu'avait Soba et qui commençait à gêner Seiki.

Soba frappe le sol du plat du poing droit et les fusille du regard.

[Soba] - Vous osez venir m'insulter sous mon toit, maudits shinobi ! Vous osez venir m'insulter en vous basant sur des rumeurs !

Il plie son genou et se redresse en brandissant un bras vers vous.

[Soba] - Vous vous croyez important hein ! Mais qui êtes-vous de plus que moi ! Je suis un citoyen de ce pays autant que vous l'êtes ! Ni plus ni moins ! Vous ne répondez qu'aux jérémiades d'une pauvre fille, ne venez pas me parler du daimyo, car cette histoire ne le concerne en rien !

Un homme de main entre dans la salle, la main appuyée sur la garde de son katana, probablement interpellé par le haussement de ton de son maître. Il regarde son maître puis vous regarde


[Soba] - Vous feriez mieux de partir sur le champ si vous n'avez rien de mieux à proposer que de vagues menaces proférées en bien mauvais sol. Seul l'argent nous motive, moi et Beniko.

Il ne fallait pas partir, pas tout de suite. Ils n'avaient même pas eu le temps de proposer leur idée


[Seiki] - Pardonnez mon amie, je crois qu'elle voulais seulement démentir les rumeurs, même si elle ne la pas dit de la bonne façon. Accordez-nous encore quelques minutes de votre temps, nous avons effectivement une proposition pouvant satisfaire vos attentes au niveau monétaire.

Soba se calme et se rassit. Son garde se détend mais reste à portée.

[Soba] - Je vous écoute

[Seiki] - Votre réputation dans le domaine de la fabrication d'armes n'est plus à faire, vous êtes l'un des plus réputés dans ledit domaine. Pourquoi ne pas tenter un autre domaine tel que les armures ? À première vue, cela peut vous sembler être une idée naïve, mais elle pourra vous permettre de faire encore plus d'argent que maintenant. Premièrement, vous êtes extrêmement connu pour vos armes, cette réputation détiendra sur la valeur de vos armures. Deuxièmement, les armures touches une plus vaste clientèle que celle des armes. Les armes représente le danger et la mort, seul les personnes sachant les manier en achète, car cela demande une certaine adresse. Par contre, les armures représentes la sécurité et le confort et peuvent être porter par tout le monde puisqu'elle ne demande pas de talent pour être portée et qu'elle procure la sécurité souvant rechercher chez les gens plus faibles, voir même les plus forts. Par exemple les shinobi. Mon père ma toujours appris que cela ne sert à rien de porter une arme si tu meure au premier coup puisque tu es dépourvu d'une bonne armure. Troisièmement, vous n'aurez plus la compétition de Béniko dans les pattes et pourrez mettre les prix que vous voudrez. Bien qu'il existe d'autre vendeur d'armure, ils ne possèdent pas une réputation de créateur d'armes hors pairs comme vous. Chose qui va vous aider énormément. Il existe aussi certain avantage au niveau de la réalisation personnelle. Premièrement, les armures sont probablement plus difficile à faire. Pardonnez-moi si je me trompe, ce n'est pas mon champ d'action, mais c'est une supposition. Deuxièmement, vous ne serrez pas connu comme celui qui à exceller dans le domaine des armes, mais bien comme celui qui manipule l'acier à sa guise.


Soba écouta avec une grande attention, et hoche mystérieusement la tête en prenant un air songeur dans certains virages du discours de Seiki. Bien après la fin de son discours, il reste encore silencieux, le regard fixé sur l'Eisei bien qu'il ne semble pas la regarder. Après quelques minutes d'un lourd silence, il le rompt et dit :

[Soba] - C'est une idée plaisante, en effet. Peut-être même qu'elle pourrait m'intéresser. Mais changer mes étales d'armes pour des armures demande un investissement que je ne peux assurer seul. D'après mes calculs, il manque 2000£ à ma trésorerie pour effectuer ce virage. Si vous me les rapportez, je réfléchirai un peu plus sérieusement à votre offre.

Seiki se relève et le salut. Ses amis font de même


[Seiki] - Merci pour votre hospitalité et pardonnez la situation de la dernière fois. Pour les 2000£, je verrais ce que je peux faire. Nous vous recontacterons prochainement.


En se retournant, le garde qui nous avait fait venir nous fit signe de le suivre. Juste avant de quitter le domaine de Soba, Seiki jetta un regard à la pagode de droite avant de quitter, triste de ne pas pouvoir savoir ce qu'elle pouvait contenir.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Ven 4 Fév - 21:49

Il y a des moments où on sait ce qu’il ne faut pas faire. Et ce qui s’imposer à Sérisawa, tout de suite, sur le moment présent, c’était qu’il ne fallait pas accepter cette proposition. Beaucoup de petites choses, que le cerveau enregistre inconsciemment abondait en ce sens : la pauvreté du dehors face à la richesse insultante de la demeure, le portrait de l’homme qu’on lui avait fait, qui ne collait pas du tout avec l’homme qu’il avait en face de lui, son soudain changement d’attitude face aux propos d’Etsuko… des petits riens qui forment un tout. Et puis au cours d’une infime fraction de temps, l’inconscient pervertit le subconscient, et on se dit que l’argent contribuera à la luxure de la maison plutôt qu’à la ville. L’imagination s’occupe du reste : il ne tiendra pas forcément sa promesse, que se passera-t-il s’il ne la tient pas. Cet homme n’inspirait pas du tout confiance.

Il y a des moments où on sait ce qu’il ne faut pas faire, mais ça ne veut pas non plus dire qu’on sait ce qu’il faut faire. Serisawa ne les aimait pas vraiment, ces moments là. Il avait laissé Seiki mener les négociations, il ne pouvait donc pas s’y immiscer. En plus, elle avait plutôt bien fait ça… sérieusement, sans trop se tromper.

Elle avait d’abord su lancer la conversation, et y rester, sans pour autant en perdre la maîtrise devant les attaques de Soba sur leur impartialité. L’homme n’avait pas cherché à argumenter plus profondément. Serisawa, à sa place, l’aurait fait. On n’abandonne pas une position de force aussi facilement. Restait à savoir si c’était à mettre de le compte de son manque total de discernement (ce qui, aux vues de sa fonction et sa place au sein de cette société était assez hasardeux comme hypothèse), ou bien qu’il ait voulu mieux faire passer la suite de la conversation. Mais Seiki avait subtilement fait en sorte que Soba nous expose sont point de vue des choses. Bonne transition, soit dite en passant, et Soba ne s’y était pas dérobé.
Et cela donna lieu à une erreur d’Etsuko. On n’est pas insolent avec la parti en face de soi, en général, c’est le meilleur moyen que la discussion dégénère, et Serisawa n’avait pas envie de mourir pour le moment. Jalousie qu’une autre qu’elle mène la danse, ou simple bêtise ? Ah, cette jeunesse pleine d’idée et d’illusion. L’éducation des Toshiya n’est pas aussi bonne que la laisse présager la réputation du clan. Après l’avoir clairement insultée, elle continua dans son élan : chez les Toshiya, on ne fait pas les choses à moitié. Mais c’est une de ces situations où il est mal vu de rire en plein débat. Elle fixait les règles, la partie martiale est pas très marrante pour Soba. Le hic, c’est qu’au poker, il vaut mieux avoir de bonnes cartes dans son jeu, et ne pas toutes les dévoiler. Tant pis.

Et l’homme se révéla enfin. Violent, il devait l’être. En tant que bon commerçant, on aurait tout de même pu penser qu’il savait se contrôler – c’est important de savoir se contrôler face à un riche client. C’est peut-être également pour ça qu’il ne s’entendait pas très bien avec Beniko. Elle était plus posée, plus abrupte et sèche, on savait que c’était elle la chef, mais plus calme. Lui, il passait par différents stades d’énervements. Mauvais commercial, ajoutez ça à la mauvaise facture des armes, et la solution de l’équation ne fait pas de doute : la fermeture d’Obasa II. Mais on en apprend également : déjà, il considère Beniko comme une fillette, peu de respect, ça avait donc peu de chance de fonctionner, effectivement. Et la peut de Daymo, qui est plutôt une bonne chose. Une bonne carte vient d’être piochée, assez bonne pour la mettre dans un coin de sa main, mais pas assez pour fonder son jeu dessus. Et l’attrait de l’argent… ce qui n’est pas normal, quand on aime l’argent à ce point, on ne va généralement pas le crier sous tous les toits. Encore une façon de justifier l’offre ?

Seiki fit ensuite ce qu’il y avait à faire : s’excuser, le caresser dans le sens du poil, pour exposer leur proposition. Très bien exposée d’ailleurs, si Soba était un mauvais commercial, il en avait un bon en face de lui. Et il semblait captiver. Serisawa ne savait pas trop quoi en penser sur le moment. Mettons, que comme il le dise, il prenne Beniko pour une petite fille. Seiki est encore plus jeune de Beniko, et, disons le franchement, ça se voit. Il accepterait cette
Proposition d’une gamine… les gamines n’ont pas franchement toute son estime. Du point de vue de Serisawa, il veut de l’argent, et ne s’en servira pas forcément pour changer ses étales. Mais la somme est trop petite pour ça. Elle doit valoir plus. Un acompte sur des crédits ? Qui sait, il faudra se renseigner, et le plus discrètement possible, de préférence.

La séance fut ajournée. Serisawa salua et attendit d’être à l’extérieur pour enfin parler, assez loin pour n’être qu’entendu que de ses coéquipières, en applaudissant.

[Serisawa] – Bravo Seiki. C’est ce que j’appelle une conversation rondement menée. Tu devrais p’tet te lancer dans le commerce. Par contre, Etsuko… Etsuko, tu as cherché à faire quelque chose, ou tu as simplement voulu être désagréable ? Ah, non, je crois savoir. Il fit un mimique, le doigt sur son menton. Tu en as marre et tu veux rentrer chez toi, alors tu fais tout pour planter la mission le plus vite possible. Après une petite pause, pour essayer d'atténuer la pique, ô conséquente, qu'il venait de lancer à Etsuko. Quoi qu’il en soit, c’est moi qui paie le resto.





MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Ven 11 Fév - 18:19

Dans ce genre d'agression verbale, il y a bien des manières de réagir. Tout d'abord, on peut être colérique, s'emporter, dire des mots encore plus virulents pour finalement ne mener à rien. On peut se vouloir pédagogue, expliquer de façon raisonnée et mesurée le pourquoi de son intervention, et l'apprentissage de ce qui en résultait. A cette occasion, d'ailleurs, j'en avais appris beaucoup de notre ami Soba. Fier de lui, hautain, nous le savions déjà, mais son penchant manipulateur ne faisait plus aucun doute lorsqu'il passa du coq à l'âne à la proposition de Seiki. Sa colère, comme son intérêt pour notre proposition avait été feinte, cela sautait aux yeux, en tout cas aux miens, et j'étais tout bonnement abasourdie que Serisawa et Seiki se félicitent de la tenue du dialogue. Tout ce que nous venions de vivre n'était qu'une immense farce dans laquelle nous avions des solutions appropriées à trouver pour le contraindre à suivre notre voie et non jouer les passagers clandestins tout en encaissant 2000 ryos dans la foulée. Tout cela, j'aurais pu le dire, l'expliquer, défendre mon point de vue, admettre certains points et en réfuter d'autres. Mais non, j'étais lasse. Marre de me battre contre des moulins à vent pour des blablas de territoire à deux balles. Et la remarque à 3 ryos cinquante de Serisawa venait tout simplement de me sortir de mes gonds. Je le regardai donc droit dans les yeux, après avoir lentement tourné la tête dans son sens.

Etsuko - C'est affligeant, à quel point vous pouvez être naïfs tous les deux. Si vous considérez que le spectacle d'humour qui a été joué il y a cinq minutes est une conversation rondement menée, alors nous allons droit au mur.

J'accélérai le pas, les distançant peu à peu, sans prêter attention à leur voix, je n'ajoutai qu'une réplique, qui arriva aléatoirement dans le flot de réponses derrière moi.

Etsuko - Ne m'attendez pas pour manger, je n'ai pas faim.

Et j'augmentai la cadence aussitôt. Apparemment on ne me suivit pas, ou alors de loin. Je n'avais de toute façon pas la tête à savoir si oui ou non l'un des deux zigotos avaient décidé à rattraper mon allure pour me parler. Je passai le poste de garde où mon chevalier servant avait disparu, remplacé par je ne sais quel inconnu, et arrivai rapidement à Obasa. C'était fou comme l'ambiance des deux villages se différenciait. Après une courte visite d'Obasa II, le charme, simple mais sophistiqué du village premier ressortait d'autant plus. Nous étions déjà en soirée, mais je tentai malgré tout d'essayer de croiser l'un des forgerons en train de fermer son magasin. J'avais une idée en tête, mais il me fallait plus d'informations pour savoir si elle était applicable ou non... Je considérai une armurerie sur le point de clore et m'engouffrai au moment même où le vieil homme allait éteindre les lampions intérieurs. Déjà passablement irrité par cette intrusion inattendue, il exprima une moue de dépit supplémentaire à la vue de mon bandeau de shinobi. Qu'à cela ne tienne, je n'en tins pas rigueur et décidai de continuer coûte que coûte. Un petit jeu de séduction se développa, dont je vous passerai les détails, passablement ennuyeux et probablement peu racontables... Finalement, tant d'efforts consentis ne me menèrent pas bien loin. Mon petit jeu de charme fonctionna comme prévu, mais les résultats me parurent en deça de ce que je cherchais. Autant dire que j'étais même bien déçue comme il le fallait. Le vieillard ne me dit absolument rien sur les étapes de la fabrication d'un katana, mais cela ne m'avait pas surprise. J'avouais qu'il s'agissait, concernant ce point, plus d'une question de curiosité que de réel besoin pour le bien de la mission. Ma seconde question trouva sa réponse. J'appris que le métal utilisé pour confectionner les armes, et les futures armures par extension, trouvait son approvisionnement au sein d'une même mine de métal à quelques kilomètres au Sud. L'information me paraissait vitale, car si nous avions besoin d'un levier de dissuasion pour forcer l'une des deux parties à respecter son contrat, nous pourrions utiliser cette mine. Je n'avais pas encore idée de la manière dont nous pourrions utiliser cette information, mais au cas où c'était toujours ça.

...

Bon ok, mon petit voyage n'avait quasiment servi à rien, si ce n'est à m'éloigner de l'autre machin silencieux. Enfin silencieux, sauf lorsqu'il s'agit de faire des critiques. Il était encore tôt, je n'avais pas envie de les revoir ce soir, je décidai donc de continuer mon périple et de visiter Obasa le soir. Les ruelles de la ville s'engorgeaient d'une tout autre atmosphère une fois la luminosité descendue. Les acteurs de cette nouvelle scène s'étaient également renouvelées. En journée, la rue est propriété des enfants, des mendiants et des potentiels clients venus pour observer les produits et négocier les prix. En soirée, le village devenait le repère de ses vrais habitants, forgerons, armuriers, décorateurs, qui après une dure journée de labeur, prenaient possession des échoppes, des restaurants, ou rentraient chez eux à la lumière de la bougie. Je restai un bon moment à divaguer dans les méandres des ruelles assombries, puis commençant à fatiguer moi même, je me redirigeai vers l'auberge, où je trouvai les deux autres déjà endormis, en tout cas allongés. Demain, direction Beniko, et j'avais une mauvaise impression, que la mission n'allait certainement pas se terminer comme ça...


L'aube à peine apparue au travers de nos persiennes, nous nous levâmes, et c'est sans un mot que je m'habillai, et partai vers la demeure de Dame Beniko. Seiki et Serisawa marchaient à mes côtés en silence. L'altercation de la veille n'avait toujours pas été réglée, et apparemment, personne n'avait envie de prendre les devants, et de décanter la situation. Aussi, la petite côte que nous grimpâmes ne fut pas le théâtre de notre réconciliation, pas plus que la dépose des armes, la marche dans le jardin, puis les longs couloirs et enfin dans une nouvelle salle jouxtant celle de la rencontre précédente. Nous y retrouvâmes Dame Beniko, dans ce même port altier, armée de ce même regard vide et hautain. On aurait pu penser à un étrange phénomène de déjà-vu en comparant les deux scènes que nous avions vécues jusque là, si ce n'est que cette fois, notre hôte était occupée à polir la lame de son katana. Si auparavant nous avions eu le privilège d'observer ce chef d'oeuvre dans son fourreau, nous avions cette fois l'honneur de contempler la face cachée, secrète, meurtrière de ce jouet sanguinaire, qui étincelait sous l'action des frottements subis avec la pierre. Le tout, d'une rare élégance, transportait Beniko sous un statut presque divin, intouchable du moins. Nous la saluâmes brièvement, et restâmes debout, absorbés par les mouvements limpides, souples, les gestes précis de notre commanditaire qui nous écoutait maintenant d'une oreille attentive, tout en continuant son oeuvre. Comme j'avais été la première interlocutrice il y a quelques jours, j'entrepris de parler de nouveau. Nous avions beaucoup à raconter, aussi me lançai-je dans un monologue quelque peu longuet, mais nécessaire pour exposer la situation dans son ensemble :

Etsuko - Nous avons obtenu une audience de la part de Soba hier dans la journée, et lui avons proposé l'idée suivante. Soba déshonore votre travail et votre héritage parce qu'il se place en concurrent commercial sur des produits de même nature, bien que de qualité différente. La situation à Obasa II est claire. Soba est très bien implanté, et parvient, bon gré mal gré, à faire tourner son commerce. Autrement dit, le déloger par la force ou par la menace serait coûteux en temps, en argent, et probablement en vies humaines.

Je m'interrompis pour m'assurer que Beniko suivait toujours. Elle ne broncha pas une seconde, fixant comme jamais l'éclat de sa lame dont elle s'occupait.

Toutefois, Soba ne vous poserait plus de problèmes s'il s'alignait sur une offre
de produits complètement différente. Encore mieux, le dynamisme de son propre commerce pourrait créer une synergie avec le votre, et de fait, mieux que de simplement cohabiter, vous vous développeriez mutuellement sans vous marcher sur les pieds.
Nous avons proposé à Soba de se spécialiser dans le commerce d'armures et d'équipements de protection, et d'abandonner la confection de katanas.


Je me raclai la gorge avant de terminer.

En contrepartie cependant, Soba a demandé la somme de deux milles Ryos, afin de procéder à la transformation de ses infrastructures, et c'est là que les problèmes se posent. Nous n'avons aucun moyen de s'assurer de sa bonne foi, aussi nous avons deux points sur lesquels discuter. Premièrement, seriez-vous prête à débourser une telle somme pour vous libérer du problème, et deuxièmement, auriez-vous une idée d'un moyen possible pour contrainde Soba à tenir sa parole ?


J'en terminai et ponctuai mon discours d'un silence afin de lui laisser le champ libre. Beniko répliquai presque aussitôt, après un regard balayant :

[Beniko] - Je refuse de payer l'intégralité de cette somme.

Elle reprit alors son travail sans même regarder le début de ses gestes. Je ne savais que penser de cette première réponse. En un sens elle me semblait soulageante, car cela signifiait qu'un compromis financier était possible. De l'autre, le refus de débourser la somme entière, bien que prévisible, viendrait inéluctablement compliquer l'équation. Une servante entra soudain dans la pièce, des coupelles et une théière à la main, et nous pria de nous asseoir dans une révérence respectueuse. Beniko profita de cet instant pour ajouter :

[Beniko] - Soba berce dans la malsainité depuis toujours, mais s'il y a bien une chose sur laquelle on ne peut cracher, c'est bien sur sa parole. S'il vous a donné sa parole qu'il se retirerait pour cette somme, croyez bien qu'il le fera. Tout son commerce repose sur ce principe.

Je restai bouche bée par la réponse que je venais d'entendre. Soba, cet homme que nous avions vu la veille, tenir sa parole ? Aurais-je été trop méfiante ? La contradiction de mes émotions me fit faire un looping cérébral. D'un côté, j'étais presque rassurée et profondément satisfaite de voir que nous allions avoir beaucoup moins de difficultés à parvenir à un accord honnête. En revanche, je n'en revenais toujours pas de m'être trompée de la sorte dans mon jugement envers Soba. Avais-je été trop méfiante, trop sure de moi, présomptueuse à souhait ? Avais-je eu raison d'essayer de prendre autant de précautions ? Ce n'était pas le moment de répondre à ces questions, mais le tout me laissait complètement chamboulée intérieurement, et il me fallut quelques secondes, qui me parurent des siècles, pour reprendre le fil.

Etsuko - Bien, nous allons voir ce que nous pouvons faire en accord avec vos souhaits. Nous retournons voir Soba de ce pas, et espérons que nous nous verrons une dernière fois afin d'enteriner l'accord pour de bon.

Nous finîmes, par politesse, le contenu de nos coupelles, avant de prendre congé selon les protocoles habituels de politesse. Je décidai d'en terminer immédiatement, car j'avais déjà quelques idées sur la façon de combler le manque, et que j'avais bien compris que parlementer sur des détails, surtout d'ordre financiers, ne mèneraient à rien avec notre commanditaire.

Une fois dehors, de nouveau, je fis le premier pas vers la pente de la colline. La tête vers le bas, boudant comme une gamine, ce que je n'avais pas fait depuis une éternité, je lançai immédiatement :


Etsuko - Oui, ça va, je sais, je me suis trompée sur toute la ligne. Si on finissait la mission maintenant ?

J'avais l'air d'une enfant, frêle et émotive, et je détestais ça. En moi bouillonnait le vent d'une révolte que je ne contenais qu'à la force de mes poings serrés, tant j'avais envie de partir en courant pour éviter d'avoir à entendre ce qu'allaient me dire mes compagnons de mission. Je n'en laissai rien transparaître, du moins je l'espérais, et je le saurais bientôt.



J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Mer 23 Fév - 18:47

[Seiki] – TsuTsu, t'es mignonne quand t'es fâché

Dit-elle en la serrant dans ses bras. Seiki savait bien qu'elle allait s'attirer les foudres de son amie, mais elle aimait bien provoquer un peu les gens et puis, avec Ayame comme amie, elle c'était habitué au retour de flamme... ou de foudre dans ses moments là. Etsuko en boullait de rage

[Etsuko] – Kiki...

Lui chuchota-elle avec la voix la plus malsaine qu'elle pouvait produire. Cela avait fait émerger un léger stress chez Seiki qui commençait à redouter les représailles.

[Seiki] – C'est hideux comme surnom


C'est tout ce qu'elle avait trouvée à dire...

[Etsuko] – Je vais te tuer...

Seiki lâcha aussi tôt son amie. La froideur avec laquelle elle venait de parler avait fait sursauter Seiki qui, devait-on l'avouer, ne s'attendait pas à une telle intonation... Elle était bien une fille des Toshiya...

[Seiki] – C'est bon, c'est bon, je m'excuse. Ne le prends pas comme ça...

Serisawa, exaspérer par cette situation ne put s'empêcher de ramener les filles à l'ordre

[Serisawa] – Les filles... concentration, on fait quoi là ?

Seiki, qui avait déjà une idée en tête, ne put s'empêcher de sourire... un grand sourire que tous pouvait voir.

[Seiki] – Et si, on allait voir les marchands pour leur demander un peu d'aide financier... Si nous disons que c'est pour retirer Soba du marché et que Beniko nous a aidé, peut-être seront-ils plus apte à nous aider.

La magie vola en des milliers de petit miroirs scintillant... Cette idée n'était pas la bonne et ses deux coéquipiers n'ont pas attendu une seconde de plus pour la discréditer.

[Etsuko] – C'est mauvais

[Serisawa] – Très mauvais

[Etsuko] – Exécrable même...


[Serisawa] – nu....


[Seiki] – C'est bon... n'en rajouter pas, j'ai compris le message

Dit-elle la tête basse

[Etsuko] – Comprends que ce que les marchands gagnent, c'est aussi ce que Beniko gagne. Elle n'a voulu que nous donner que 1,200 Ryo dit-elle en jouant avec la bourse donné par Beniko et en demander à ses marchands serait lui en demander plus.

Elle n'avait pas à en dire plus, Seiki avait compris l'essentielle. Elle était là l'utilité d'avoir une technique. Cependant, ses coéquipiers pouvaient facilement voir dans le langage non-verbale qu'elle était vexé.

[Seiki] – Une meilleure idée ?

Si Etsuko avait été une homme, elle aurait probablement bombé le torse...

[Etsuko] – Et si, on faisait un spectacle et qu'on chargeais l'entré 10ryo ? 80 personnes et le tour est joué.

Un fou rire s'empara de Serisawa et de Seiki... cela voulait tout dire

[Seiki] – Nous sommes des shinobi... pas des clown...

Etsuko répliqua


[Etsuko] – Et on n'est des mendiant peut-être ?

[Seiki] – Ça va, j'ai compris..

[Serisawa] – Les filles... et si on allait voir Soba et qu'on lui disait que nous n'avons que 1,200 ryo... peut-être acceptera-t-il 1,600 ? Si oui, nous pouvons facilement revenir ici et négocier un 400 ryo de plus auprès de Beniko...

L'idée n'était pas mauvaise, bien que très cliché.

[Seiki] – Autant essayer...

***

L'arriver à Obasa II fut simple et rapide. L'équipe rencontra les gardes à l'entré, différent cette fois-ci. Seiki s'avança et demanda à voir Soba


[Seiki] – Bonjour, nous aimerions rencontrer Soba !

Le garde leur fit signe d'attendre et alla chercher Shinzu, qui les reconnus assez rapidement.

[Shinzu] - Je suppose que vous revenez avec la somme que maître Soba vous a demandé. Entrez.

Contrairement à la dernière fois, il n'était pas aussi bavard. Voir même muet, sans doute ne voulait-il plus rien savoir d'eux... Soba reçu de la même façon les trois membres de l'équipe et comme la dernière fois, Seiki s'avança pour prendre parole.

Avant toute chose, elle s'inclina, par politesse.


[Seiki] - Bonjour Soba-sama. Nous venons au rapport. Nous avons un problème et nous venons vous en faire part. Nous n'avons pas réussis à accumuler les 2,000 demandé. Nous n'avons réussis qu'à obtenir 1,200 de la part de Beniko. Nous venons vous voir car nous croyons qu'avec votre accord, nous serions en mesure de faire monter le montant à 1,600, mais nous ne croyons pas pouvoir atteindre 2,000.

Soba haussa un sourcil en écoutant le discout de Seiki, puis mit un main sur son menton, l'air réfléchit.

[Soba] - 1200£.. hm, je crois que c'est déjà une somme bien rondelette de la part de Beniko. Je me contenterais de ça. Scellons donc cet accord !


On pouvait distinguer un léger sourire naître sur le visage de Seiki. Elle ne pensait sérieusement pas qu'il accepterait 1200 ryo, mais tel était le cas...

[Seiki] - Pas de problème, comment voulez-vous procéder ?

Soba applaudit et une servante fit son apparition, un service de thé dans les bras.

[Soba] - Ici, nous scellons toujours nos accords autour d'une tasse de thé. L'accord est échangé verbalement par les deux représentants et les deux parties se séparent. Laissez-moi vous montrer.


La servant donna une tasse de thé à Soba, puis à chaque membres de l'équipe. Il en but une gorgé et exclama haut et fort

[Soba] - Moi, Soba Nogumo, assure sur mon honneur accepter l'accord des émissaires kuméens et me retire du marché des armes pour m'investir pleinement dans celui des armures.

Seiki était un peu géner, c'était à son tour d'intervenir et elle ne savait pas trop quoi dire.


[Seiki] - Moi, Seiki Naru, représentante des avoirs de Beniko, assure la remise des 1,200 Ryos utilisé pour la transition entre les deux marchés.

Dit-elle en tendant la bourse comportent les 1,200 ryo à Soba. Après les avoir accepter, il fit signe à l'équipe de quitter les lieux, chose que ceux-ci exécuta sans attendre.

***

La mission était terminé, l'argent avait été remis a Soba et Beniko avertie de la transaction. Tout c'était terminé si rapidement que le retour n'avait pas été des plus enjoué. Tous était encore sous le choc de la fin si rapide des événements. Tous doutait même... ils doutaient de la parole de soba. Enfin, peut-être étaient-ils trop dans les préjugés du gros méchant loup qui devait absolument avoir une personnalité déjà bien défini. La vrai n'était peut-être pas comme cela.


[Seiki] – Merci pour la mission ! Au plaisir de vous revoir.

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Mer 23 Fév - 20:12

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Mission de Rang C : Lames Ennemies - ÉCHEC

    : La mission est un échec. Soba a bien accepté l'argent, mais ce n'était pas la somme nécessaire au changement de ses infrastructures. Il vous a trompé, ou pour être tout à fait exact, vous lui avez vous-même livré votre faiblesse sur un plateau d'argent au cours du dernier échange. Il en a tiré profit. Les 1200£ tombent donc directement dans sa poche.

    A votre retour au centre de missions de Kumo, vous apprenez la triste mort de Beniko, assassinée peu après votre départ par Soba. Obasa est désormais sous le contrôle de Soba. Une mission d'assassinat apparaîtra prochainement pour abattre Soba et ses acolytes.

    RP parlant, c'était une bonne mission, vous avez fait preuve d'inventivité et votre RP était intéressant à suivre. Vous avez quelques fois appuyé la relation qui liait vos personnages et c'était une bonne idée. Dommage que vous n'ayez pas atteint votre objectif toutefois.

    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].


    KUMO
    : -3 Prestige

    Etsuko ( Niveau 8 )
    : +0% Bonus Inclus
    : +89 XP
    : -3 Réputation

    Seiki ( Niveau 10 )
    : +20% Bonus Inclus
    : +74 XP
    : -3 Réputation

    Serisawa (as Jin') ( Niveau 12 )
    : +20% Bonus Inclus
    : +60 XP

MessageSujet: Re: CU003 - Lames Ennemies    Mer 23 Fév - 21:10

PS : Réaction d'Etsuko à l'échec de la mission dans la suite de son RP personnel ici : [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.
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