Partagez | 
 

 [Jin']Le fleur de Togé

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: [Jin']Le fleur de Togé   Lun 6 Déc - 0:30

Chapitre 1 : entraînement matinal



Poing droit. Poing gauche. Poing droit. En position de combat, dans la cours du dojo, nous sommes plusieurs à frapper sur des rondins entourés de cordes. Ça forge les poings, le caractère, et l'ordre. Nous sommes plusieurs enfants, et nous tapons tous en rythme. Personne ne doit en sortir. Pas moins d'une seconde entre chaque, jambes fléchies, sans s'interrompre. C'est une idée de Haraguoi, de commencer à entraîner les enfants de la lignée principale et secondaire en même temps. Je le comprends, c'est en nous apprenant à être ensemble maintenant que nous pourrons l'être par la suite.

Poing gauche, poing droit, poing gauche. Combien de temps encore? Quelle importance? Toute façon je suis bon. Je tiens mieux. Mieux qu'il y a quelques mois. J'ai grandi, je me suis endurci, et je me suis repris en main, si l'on peut dire. Je serre les dents. Ce ne sont pas les poings qui me font souffrir, mais les blessure de Kabashi sur mon tronc. Un bâton laisse des traces, et même si je n'ai pas senti les premiers, il s'avèrent que tous m'ont causés des ecchymoses. Des bleus qui me tiraillent à chaque fois que je bouge mon torse pour frapper. À côté de moi, Ceto, toujours au rendez-vous. Elle m'a brièvement adressé la parole, des banalités d'usage, puis on a du commencer. Elle n'a pas cerné ma douleur. Heureusement pour moi, elle commence à être engourdie par l'effort. Un corps à ses limites.

Poing droit, poing gauche, poing droit. Les maîtres nous regardent. Je sens un liquide chaud qui coule sur mon torse. Et merde... Ma peau s'est ouverte. Je ne pensai pas que les bleus pouvaient me saigner. Il n'y a pas de douleur spéciale, je situe la plaie grâce à mon sang qui s'en échappe. Si ça continue, il a bientôt transparaître sur mon kimono. Il est noir, mais quand même. Les maîtres ne regardent plus dans ma direction. Parfait. J'enchaîne une technique de métamorphose pour faire disparaître la tâche de mon kimono. Poing gauche, poing droit, poing gauche. Ils n'ont rien remarqué, pas même Ceto. Seulement maintenant, je ne suis plus limité par mon endurance, mais par mes réserves de chakra. Espérons qu'elles tiennent aussi longtemps.

Toujours frapper. La bonne nouvelle, c'est que je ne me vide plus de mon sang : je ne le sens plus couler. Il doit commencer à coaguler. Une bonne chose pour moi, mais qui ne change rien à mes réserves de chakra. Si les gens activaient leur Byakugan, il verrait une belle fontaine de mon énergie. Le premier entraînement commun de ma vie ou je me rends de plein grès, et voilà ce que la providence m'envoie. Enfin la providence... on dit la chance.

[Higaï] – Maté.

Une bonne chose. Nous nous tournons vers le maître, prêt à saluer quand il nous le dira, ou à continuer l'entraînement. Haraguoi est là, à côté de mon père, et d'autre pères et membres importants. Ils attendent, nous scrutent et nous épie.

[Higaï] - Deux groupes. Ceux qui maîtrise le byakugan, et ceux qui l'ont pas.

Je suis le seul de la lignée principale qui reste dans la ligne de ceux qui ne l'ont pas. Ceto est la seule de la secondaire dans celle qui le possèdent. Moi ça me va, mais c'est aux autres que ça ne va pas. Je ne parle même pas du déshonneur que mon père est en train de subir. Lui est bon, on ne peut pas en dire de la même chose de son fils. Sa place au sein du clan en pâtira. Déjà qu'en tant que non-Hyuuga il n'est pas très apprécié, ce serait un gâchis du talent de ma mère si le Byakugan ne pourrait pas se transmettre à cause de son patrimoine génétique. Bien sur, certains sont relax, et ne penseront jamais à le juger. Il a déjà montré sa valeur. Mais comme partout, il y a des traditionalistes, qui ne l'aiment pas, tout comme ils n'aiment pas les récents agissement de Haraguoi. Heureusement qu'une éducation stricte, où on montre sa valeur dans un dojo contre des adversaires, et non par son sang ou sa rhétorique les empêche d'être trop téméraires.

[Higaï] – Deux par deux. Prêt à combattre. Adjumé!

En plus de saigner, et du sang, et du chakra, je vais devoir me battre contre quelqu'un qui a surement la haine qu'on le croit inférieur, et qui meurt d'envie de prouver qu'au combat, il est tout aussi compétent. Il y a plusieurs style de combat. J'ai passé deux ans à flâner, et regarder les autres s'entraîner en baillant aux corneilles, ce n'est pas pour rien. Même si je ne suivais pas les cours, j'ai appris seul que chaque enfant essayait de trouver un style de combat avec lequel il avait plus d'affinité. Bien sur, il en apprendra d'autres, mais pour l'instant, il est plus facile de devenir bon avec une matière qu'on aime plutôt qu'avec un style dicté.
On peut ainsi classer les combattants Hyuuga en deux classes principales : les combattants rapprochés, qui enchaîne, mais pas très fort, sur une longue durée; et les combattants extérieurs, qui vous attaqueront rapidement, et assez fort pour vous sortir en dehors de leur cercle de risque.
Dans les combattants intérieurs, il y a ceux qui travaillent au corps, et ceux qui donne des coups. Le premier retourne les attaques contre l'agresseur, le second les esquive pour en donner dans les ouvertures. Pour les extérieurs, il y a ceux qui touche peu, mais très précisément, et ceux qui tape fort et bien; ici encore, le premiers esquivent, les seconds parent.

En face de moi, il prend une garde défensive. Je vois... il joue, et veut savoir quel est mon type de combat. Je suis désolé, mais si tu me laisses l'avantage d'ouvrir les hostilités, je ne vais pas me gêner. Pour commencer, j'adopte la posture de Kenji. Une posture Uchiha, histoire de déstabiliser mon adversaire. Il ne la connaît pas. Je suis un combattant d'intérieur, qui retourne les attaques. Je connais donc pas mal de projection, clés, et autres. En raison de ma petite force, je me suis spécialisé dans les clés de bras. Le but de la manœuvre sera donc de lui faire croire que je suis un intérieur qui esquive. Et pour ça, ce serait encore mieux de lui faire croire que je suis un extérieur qui attaque en critique. Deux couvertures. Un subterfuge sur trois degrés. On va voir.

J'attaque bêtement, puis pivote pour me retrouver sans son dos. Je tente de le frapper, toucher au dos, mais pas là je voulais. Forcément, il a bougé. Un coup à l'épaule ne fait pas grand mal, mais maintenant il se méfiera. Lui aussi prend une posture, c'est un intérieur qui tape vite. Il est fait pour moi. À chaque fois qu'il se rapproche, je m'écarte, esquivant les coups. Je le teste, veut connaître ses réflexes, apprendre à danser avec lui. C'est encore sans danger, je n'ai pris aucun coup. J'esquive, comme je peux, et chaque fois que je me plie, la douleur vient, mais je me replie, alors elle cesse durant une fraction de seconde, jusqu'à que je refasse un mouvement. Il n'arrive pas à pénétrer ma défense, et cela fait quelques minutes que ça dure. Je comprends comment il marche, et il commence à comprendre que ma garde gauche est elle aussi à porté : découverte. Sa garde est ouverte à droite, il le sait. Sa prochaine attaque, je l'esquive, et feinte à droite, sur son trou. Il y est tout de suite, découvrant la gauche. Premier coup. Coup de pied latéral, et il le prend de plein fouet. Mais il n'a pas fait autant de dommage qu'un vrai pro du style de combat que je plagie.

Il attaque sur ma tête. Je ne bouge pas, mais lui ne peut pas le voir. Mes mains sont déjà en place quand sa feinte opère, qu'il m'attaque le gauche. Mes bras sont autour du sien. Je l'enroule en le tirant, passe à côté de lui. Sa culbute dans le vide se déroule au ralenti. Je le tiens toujours. Il tombe avec fracas, mais la prise est déjà amorcée, et avant qu'il touche le sol, je suis déjà placé. Cette pris que j'ai refaite et refaite durant des heures, à n'en plus pouvoir, pour avoir la paix du maître qui trouvait toujours quelque chose à y redire. Des jours, des mois, il me l'a faire refaire. Alors je ne vais pas la louper. Son bras, je le tiens des miens, entre les deux jambes, je lui tourne le dos. J'entends son corps qui va bientôt toucher le sol. Je commence la roulade. Son corps tombe. Son rebond facilite mon corps qui tire son bras. Il se retrouve sur le ventre, et moi sur son bras, qui sort d'entre mes jambes. Plus qu'à le pousser pour le casser. Il tape le sol.
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [Jin']Le fleur de Togé   Lun 6 Déc - 0:31

Chapitre 2 : la lettre


Je me relève et ma rhabille. Autour, les gens ont arrêté les combats, les maîtres me regardent. Ha... La pensée me vient qu'utiliser une garde Uchiha n'allait pas passer inaperçu. Le type en face ne savait pas quelle garde s'était, il s'avère que eux, si.

[Higaï] - Tu as fait le cygne, technique Uchiha, pour le déstabiliser (ou le provoquer), tu lui as donné deux coups, et tu l'as vaincu au corps.

Haussement d'épaules. Mais je m'agenouille, en position de salut, prêt à le faire. Mais la douleur ne diminue pas.
[Higaï] - Ce que tu n'arrives pas à conquérir par la force, tu le prends avec l'esprit. Intéressant. D'autant que tu es parti du principe qu'il verrait clair dans ton jeu sur un coup, pas deux.

[Jin'] – Ce qui est le cas pour la plupart des gens.

Il sourit et me regarde, puis me fait signe de la tête d'entrer dans le dojo. Ce n'est pas le principal, et il est assez petit, mais c'est le sien. Higaï est ce qu'on peut appeler un ancien du clan. Il est trop vieux pour continuer à avoir une influence capitale en politique, mais cette vieillesse lui donne tout de même du respect dû à la sagesse qu'il a acquis, c'est donc quelqu'un qu'il vaut mieux avoir de son côté. Mais d'après ce que j'en sais, il s'est plus ou moins retiré de la vie politique, et du clan, et de Konoha, et s'il continue à y être présent, c'est en tant que spectateur, et non en celui d'acteur. De plus, il avait un bon niveau de combat en taïjutsu, donc il n'est pas à négliger non plus dans les forces Hyuuga.

Depuis que je le connais, il est le patriarche de sa branche du clan, et donc du mien. C'est le frère de mon grand père, l'oncle de ma mère, du côté de sa mère. Il faut savoir que mes deux grand-parents sont mort, tous les deux au combat, durant la guerre, mais on m'a dit qu'ils s'y sont illustrés. Je ne sais pas exactement de quoi il en retour, mais Higaï-sama a aussi fait la guerre et ne s'est pas illustré parce qu'il en est revenu. Et puisque c'est du côté de sa mère, nous n'appartenons en quelques sorte pas officiellement à cette caste. Ils sont moins conservateurs, plus laxistes, et jusqu'à présent n'ont rien dit à propos de ma façon d'être. Bien que dans la lignée principale, ils n'ont pas vraiment respecté les différences à adopter vis à vis de la lignée secondaire, et leur famille fait partie des clans qui même s'ils ne soutiennent pas Haraguoi et les unificateurs, partagent leur désire de faire bouger les choses. Le mauvais côté, c'est que même s'ils n'ont jamais été très ségrégationnistes, ils n'ont rien fait pour changer les choses, ce qui laisse penser à certains traditionalistes qu'ils sont finalement derrière eux.

[Higaï] – Rentre donc, on va parler un petit peu.

Le levé fait mal, mais la douleur commence à s'étouffer d'elle-même. À force d'avoir mal, on reste à un niveau de souffrance assez élevé, mais ce niveau ne change plus qu'en mieux. Du coup ça supporte. Par contre, tenir une conversation dans la douleur, je n'ai encore jamais fait, et il va falloir que je m'y mette.

[Higaï] – Bon, va te bander, il y de quoi faire dans la pièce, là-bas, et reviens.

Ce n'est pas qu'il a des dons surnaturels, c'est surtout que mon débit de sang à surpasser mon Henge. Il a rétrogradé, et Higaï-sama a pu le voir. Les bandages ne me feront pas de mal, même si un toubib saurait surement mieux le faire que moi.
J'entre dans une pièce exigüe, et les étagère remplie d'onguents n'arrangent rien à ce sentiment de confinement. Étonnamment, je trouve une sorte de mode d'emploi qui dit quoi faire et quoi mettre pour quel type de blessures, je trouve la mienne, et cherche les produits à utiliser. Un onguent spécial saignement. Un mélange savant orchestré de coagulant, d'antiseptique, et d'anti-douleurs. Que demandé de mieux? Me soigner ne m'a même pas pris plus d'un quart d'heure, et quand je reviens, torse nu et bandé, mon kimono sanguinolent à la main, Higaï m'attend avec un jeu d'échec.

[Higaï] – On m'a dit que tu jouais au shôgi, tu ne devrais avoir aucun mal avec les échecs. Ça nous vient de l'Ouest, un jour, un marchand vendait ça. J'ai mis deux avant de trouver un mode d'emploi en mission, au pays du sable.

[Jin'] – Et vous avez écrit à ce propos, Higaï-sama, un parchemin qui résume vite son histoire, qui explique le déplacement des pièces et la façon de penser à adopter pour jouer à ce jeux. « Il faut penser complétement différemment que pour le shôgi, ce qui est extrêmement difficile pour un citoyen actuel. Il aurait fallu vivre avant l'ère des samouraï », pour donner une idée.

[Higaï] – Si j'avais su que j'avais un petit neveu qui passait son temps à lire au lieu de s'entraîner, je l'aurai rencontré plus tôt.

En fait, je trouve le jeu d'échec comme une formule réduite et réductrice du jeu de shôgi, mais je ne maîtrise pas son jeu pour autant. Je m'assied en face de lui. Les pièces sont déjà dans une disposition particulière. Un problème?

[Higaï] – Oui. On m'a mis devant ce petit casse-tête, et je n'arrive pas à le résoudre. D'ailleurs, si tu y arrives, il se peut que j'aie quelque chose pour toi.

Il y a effectivement un problème. Au premier abord, ce sont les blancs (aux échecs, on n'utilise pas la direction des pièce pour identifier leur camps, mais leur couleur. Ainsi, ce sont les noir et les blancs qui s'affrontent) qui sont en mauvaise posture. Il sont mat en quatre coups. C'est évident, et là où il y a évidence, il y a danger. Le danger est que les noirs doivent se retrouver mat en moins de quatre coups. Je cherche donc les configurations possibles pour ça... gagné!

[Jin'] – Les Blancs, mat en quatre coups.

Higaï-sama sort une lettre de sa poche.

[Higaï] – Tu sais sans doute que Konoha recherche une fleur « spéciale » : la fleur de Toge. À cette occasion, les genin ont l'autorisation de sortir. Je voudrais que tu ailles transporté cette lettre pour moi, à un vieil ami, au temple du châtaigner.

Et moi qui ne comptait pas sortir.

[Jin'] – Hum... c'est à dire que je comptais pas participer à cette mission de groupe. Je ne critique pas la sureté de Konoha et ses alentours, mais disons que si Konoha a un secteur d'informations et de contre-espionnage, il en va de même pour les autres villages cachés qui ont du en entendre parlé. Une cible de choix pour tous ceux qui cherchent à percer le secret du Byakugan... ou du Sharringan.

[Higaï] – La sécurité du clan avant tout? Moi je pense que ça ne te ferait pas de mal de sortir un peu. Tu sais combien de genin il risque d'y avoir au mètre carré, dehors? D'autant que le bruit court qu'on peut passer chuunin après une réussite. Si jamais on t'attaque, l'assaillant sera aux prises avec une dizaine d'adversaires.

Je soupire. Une lettre hein?

[Higaï] – Bien sur, je compte sur toi pour que cela reste entre nous, hein? D'ailleurs, en parlant de ça, j'ai été désigné pour être ton prochain maître. Bien sur, tu pourrais toujours avoir ton chef d'équipe - qui a mon avis va bientôt être reformée – mais considère moi comme ton maître d'apprentissage jusqu'à tes honneurs.

Les honneurs. Dans le monde Ninja, il y a les grades, genin, chuunin.. Et avoir ses honneurs, c'est une particularité des Hyuugas. Ceux qui ne sont pas dans la clan ne sont pas au courant, et le clan ne veut pas que ce soit le cas. Avoir ses honneurs est une distinction qui reste d'actualité, car elle mêle combat et vie politique. C'est quand on se distingue, par une mission, ou par un fait d'arme important que le clan juge assez brave pour l'attribuer. Pour celui qui les reçoit, il se voit passer de simple membre du clan à un membre qui peut maintenant se lancer dans sa politique. Beaucoup n'attendent pas de les avoir, mais ils n'ont que peu de chance face à ceux qui les ont, et le prestige qu'ils en tirent. Le bruit court également que ceux ayant fait leur preuve constitue une sorte de sous conseil, de fraternité qui décide plus ou moins de la marche à suivre. Bref, le gros gratin. Tout ça pour dire que je ne suis pas prêt d'y arriver.
Il est fréquent que des Hyuuga parraine un élève pour qu'il les fasse. Jusqu'à présent, aucun fils de la lignée secondaire n'a pu les faire ou n'y a eu droit. Le jour ou ça arrivera, les novateurs auront fait un énorme pas pour rapprocher les deux lignées. Mais il va falloir que ça se fasse en douceur : même si un schisme est impossible, l'idée en plane comme une ombre au dessus de chacun, à tel point que certains des traditionalistes les plus sévères ont pris sur eux. C'est ça qui joue en faveur de Haraguoi.
Avoir Higaï-sama comme maître est assez flatteur. Enfin pour moi. Il les a, ses honneurs, et il vit en marge des intrigues. Pour moi, il a tout d'un bon atout. Même si avoir un membre un peu plus influent m'aurait pousser sur le devant de la scène, Higaï représente un bon compromis entre la médiocrité dont je fais preuve et la politique. Pas avantager en apparence, mais je pense qu'il peut m'apprendre autant de combats que de stratégies.

[Jin'] – Très bien Hagaï-sama. À qui dois-je la remettre une fois au Temple?

Il bouge une pièce blanche. Le schéma pour le mat en quatre coups. Je bouge le fou noir pour contrer l'échec. Ce qu'il ne sait pas, c'est que du coup, ça libère la tour, qui pourra contrer le prochain échec, et ainsi ouvrir la ligne du second fou pour le mettre lui aussi en échec. Le cavalier finit au prochain tour, ou alors la Dame si celui-ci est mangé. Il avance une autre pièce, toujours dans l'idée, et je ne joue pas.

[Hagaï] – Le moine se nomme Gimata.

Je bouge la tour, et il me fait un large sourire satisfait. Je me lève, le salue, enfile le haut de mon kimono, active la métamorphose pour cacher ma tache de sang comme je le peux. Les anti-douleurs font effet, à merveille. Il n'y a plus qu'un engourdissement. Ceto court vers moi.
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [Jin']Le fleur de Togé   Lun 6 Déc - 0:42

Chapitre 3
destination : temple du Châtaigner


[Ceto] – Jin. On a tous vu ton combat, il a été ingénieux, même si... bref, tu veux m'accompagner hors du village, je vais chercher la fleur de Togé, et j'ai déjà de quoi nous restaurer là-bas.

[Jin'] – Même si...?

Si avant j'avais eu le droit à un magnifique sourire pour ce qui ressemble à n'en point douter à un pic-nique arrangé, là elle paraît gênée.

[Ceto] – Hé bien, ceux de la lignée secondaire ont trouvé ça très sournois... ça l'était un peu, mais bon...

Et ceux de la lignée principale parle peu en leur présence. On leur éduque petit pour leur dire que la lignée secondaire n'a pas lieu d'être, et qu'ils n'ont que le but de nous protéger, et dix ans plus tard qu'il faut également les respecter... normal d'avoir quelques problème après ça.

[Jin'] – Et que pense-t-il que tu sois là, avec moi?

[Ceto] – Quand je leur dis qu'ils se comportent comme des fils de la lignée principale, il semble qu'ils admettent qu'ils ont tord. Sinon, tu sais que je serais censée t'être assignée.

[Jin'] – Je n'ai pas besoin qu'on me dédie sa vie. La seule chose censée qu'on pourrait faire, c'est se marier pour faire avancer les choses.

Elle rougit.

[Ceto] – Bon, on y va?

[Jin'] – Ouais. Higaï-sama est mon maître.

[Ceto] – Ce n'est pas à toi qu'on aurait du l'assigner. T'as moins de problème avec nous que le plupart des autres.

[Jin'] – Tu sous-entendrais qu'il est dans le camps des réformistes? Je veux bien. Mais je crois qu'on me l'a mis car les parents des autres enfants n'auraient peut-être pas apprécié.

[Ceto] – Va savoir pourquoi les gens cool ne font pas de gosse... mise à part tes parents, bien sur.

Elle me regarde, les yeux plein d'ironie. C'est la première fois qu'elle fait un peu d'humour, ou pour dire plus familièrement, qu'elle se lâche. C'est bien, elle se sent plus à l'aise avec moi. Elle me voulait, juste de vue, comme ça. Elle apprend à me connaître, et commence enfin à me faire assez confiance pour ce genre de familiarités. Le courant passe, j'espère qu'elle se rendra compte qu'il faut connaître les gens avant de vouloir sortir avec. P'tet même qu'elle apprendra à m'aimer... comme maman. Reste à savoir si je vais la laisser faire.
Le pari risqué de savoir si voudra toujours de moi, ou qu'elle se rapprochera assez pour être une amie, et ne plus désirer autre chose. Dans les deux cas je suis gagnant tu me diras, mais il y a un domaine que je connais moins que l'autre.

On arrive au poste, et on nous demande gentiment d'attendre. Je sais pourquoi. Après avoir signalé que je revenais tout de suite, je recours au domaine, direction ma maison, et je sors mon kit incognito. Je me passe des lentilles, qui me font avoir de magnifique yeux bleus, et en prend pour Ceto, plus une paire de soleil. En cette période, il y en a, même si ça caille. J'en profite pour changer de kimono, prendre un manteau, genre haori, bien chaud, et un deuxième que je plie et met dans ma besace, des fois que Ceto aurait pas prévu le sien.
Je reviens, et lui tend les lentilles et les lunettes, elle les met. On range également nos bandeaux. Arrive Haraguoi, visiblement prévenu par les gardes.

[Haraguoi] – Salut. Vous sortez? Hoho, pas mal le déguisement. Pour être direct, je vous accompagne.

J'acquiesce, Ceto dit qu'il n'y aucun soucis, mais plutôt fâchée de voir sa petite escapade avec moi gâchée. C'est normal, deux Hyuuga, je savais qu'on allait pas nous laisser sortir seul.

[Haraguoi] – Ce qu'on va faire, c'est que comme vous vous êtes bien déguisé, etc, je vais vous suivre de loin, genre planqué à l'ANBU. Moi je vous protège, et vous, vous avez votre intimité.

Il n'est pas encore sénile, et il comprend vite. Elle rougit, et marmonne que ça lui paraît un bon plan, qu'il aurait pu nous gêner dans nos recherches de la fleur. La seconde lignée se soucie peu des politesses entre eux. Il va falloir que je m'y fasse.
Mais j'ai un petit dilemme. Higaï-sama m'a demandé d'être le plus discret possible, et remettre la lettre au moine ne va pas être facile, sous les yeux attentifs de Haraguoi-san. Soit j'essaie de monter un plan pour que tout se passe bien, ce qui est quasi-impossible, vu que je n'ai aucun moyen de savoir s'il utilise son Byakugan ou non, ou alors je joue franc-jeu et remet la lettre en ne me souciant pas de lui. La deuxième solution est assez tentante. On me demande de faire quelques chose, je le fais, si quelqu'un m'a vu, c'est malheureux.

[Ceto] – On peut commencer à aller chercher où, à ton avis?

[Jin'] – Ce n'est pas en allant la chercher au hasard qu'on va la trouver. Je pensais allait dans un temple, ou un monastère. Les moines sont souvent des érudits, qui savent beaucoup de choses sur la faune et la flore environnante.

C'est un peu gros, mais je compte justement la dessus pour que ça ne transparaisse pas. Surtout que je m'améliore dans le mensonge. Ce n'en est par vraiment un d'ailleurs. Mais j'ai adopté un naturel, c'est assez bluffant pour quelqu'un de mon âge. J'ai connu des adultes qui mentaient moins bien que moi. C'est peut-être une question de personnalité aussi. Certains mentent mal car ils savent que c'est mal et n'aiment pas. De mon point de vue, il n'est pas question d'aimer ou de ne pas aimer, c'est un outil qui sert à tous les niveaux : missions, politiques, combat, jeux, et j'en passe. Tout le monde ment d'ailleurs, quand on y pense, pour repenser un livre qui m'est passé entre les mains, les citadins et les civils mentent par leur accoutrement, en projetant l'image de quelqu'un qu'ils ne sont pas.

[Ceto] – Je vois que tu as déjà réfléchi à la question.Elle fait mine de réfléchir, avec une petite mimique, puis me devance. Ça marche, allons-y alors. Le temple le plus proche est celui du Châtaigner.

C'est facile, à tel point que j'ai en sentiment bizarre qui vient, à la place de la satisfaction que j'éprouve normalement quand un plan marche bien. Que peut bien penser Haraguoi-san? Sait-il quoi que ce soit à propos de la lettre. On m'a donné une mission officieuse, il est tout naturel que je me méfie, mais d'un membre du clan, et d'Haraguoi-san? Je ne devrais pas douter du clan, c'est mal. S'il y a bien une chose que je ne dois pas faire, c'est ne pas avoir confiance dans le clan. C'est la famille, ils sont et seront toujours là en cas de besoin, peut-être même plus que le village.
Quoiqu'il advienne, je remettrai donc cette lettre. Ce n'est pas rationnel, et ça ne me ressemble pas, mais pour une fois, je n'ai rien à cacher au clan, et plus précisément, je ne veux rien cacher à Haraguoi-san.

Ceto s'est mise à courir, façon ninja. Elle exploite au mieux sa formation. C'est elle qui devrait passer chuunin. Non seulement ce serait un bon point pour a lignée secondaire, mais également pour elle. Elle a besoin d'avoir confiance en soi, et pour ça, il lui faut des responsabilités, que peut lui donner le grade de chuunin. Si je trouve la fleur, je la lui donnerai, ou m'arrangerai pour qu'elle croit que c'est elle qui l'a trouvé. Et ça, il ne faudra jamais que je le lui dise, mais le nombre de mes confidents se comptent sur les doigts de la main, et ce ne sont pas des « confidents » à proprement parler.
Je la rattrape, ou plutôt elle ralentit pour me laisser arriver à son niveau. Et on continue, sans dire mot. La parole n'a jamais vraiment été le dogme des Hyuuga... déjà qu'il n'est pas celui des shinobis non plus. Un mur s'élève au loin. Serait-ce déjà le monastère?

[Ceto] – On n'a pas mis trop de temps à y arriver.

Effectivement, il est vraiment proche, et en quelques minutes, on y est. Nous avons suivi une petite route dans la forêt, qui y mène. Sinon, je me demande comment on l'aurait trouvé. Malgré que le temple soit assez conséquent (je dirai qu'il doit abriter une centaines de frères au moins), il paraît ridicule par rapport aux arbres qui l'entourent. Ils sont grand, majestueux, et n'ont pas encore commencé à perdre leurs feuilles, qui se teintent de tout le panel de jaunes, d'oranges et de rouges que la nature peut offrir.
Les portes sont ouvertes et nous passons le porche en marchant sereinement. Personne pour l'instant. La porte, de ce qui semble être le bâtiment principal, et qui ressemble aussi à une salle de combat, s'ouvre et laisse place à un moine. D'après sont collier de perles, il doit occuper une place importante au sein de cette communauté. Il s'avance vers nous et nous salue, le poing dans la main, à la manière des combattants. Je fais de même, Céto se reprend et salue aussi.

[Kihi Nota Ying] – Je suis Kihi Nota Ying. Qu'est-ce qui peut bien amener deux jeunes shinobis dans notre modeste demeure?

C'est l'attaque. Foncer dedans ne risque pas de porter ses fruits. Cet endroit ressemble à une école d'arts martiaux, où on les mélange avec la religion. On va choisir la politesse, mais aussi des vrais-faux prétextes.
Ceto s'apprête à répondre, mais je lui prends le bras et me dépêche de lui couper la parole.

[Jin'] – Je me nomme Shinjin, et voici Ceto, maître. Nous venons voir Gimata-kun.

Encore une fois, c'est pas très subtile. Sur le coup, ça me paraissait une bonne idée : j'allais tout de suite rentrer en contact avec lui, l'identifier, le jauger, lui donner la lettre, et le questionner au sujet de la fleur de Toge. Seulement Ceto comprend vite. Elle devrait comprendre mon petit manège, et les gens n'aiment pas être manipulés. Elle me fait des yeux, d'abord intrigués, puis avec un soupçon de reproche.

[Kihi Nota Ying] – Harato! Va chercher Gimata

Un autre moine, en tenue noire, rouge et blanche, qui s'allie bien avec les couleurs des feuillus qui nous entourent, sort, et part dans un autre bâtiment, qui doit être le temple, conjoint avec toute la bâtisse. Un Hyuuga, dans le même accoutrement, en ressort. Il n'a pas de pupille. Je n'avais encore jamais entendu parler d'un membre du clan qui se serait exilé dans un monastère.
En nous voyant, il nous salue, de la même manière que maître Kihi. Nous le lui rendons. Il va vers son maître, s'entretient quelques minutes, en chuchotant pour pas que nous puissions les entendre, puis reviens vers nous et nous invite de la main.[/color]

[Gimata] – [colo=darkgreen]Marchons, je vous en prie.[/color]

L'état de sérénité dans lequel ses trouve les moines me fascinera toujours. Ils ont le visage apaisé, comme si tout les malheurs du monde ne pouvaient pas les importuner, comme s'il voyait le bien partout autour d'eux. Ils respirent la sagesse, et Gimata Hyuuga ne déroge pas à la règle. Son pas est tranquille, son apparence sage, et il dégage quelque chose de rassurant.
Nous marchons à ses côtés, et il commence.

[Gimata] – Que me vaut l'honneur de votre visite?

[Ceto] – Nous sommes à la recherche de la fleur de Toge, et nous espérions que vous pourriez nous aider.

Cette fois, Ceto ne m'a pas laissé le temps de l'arrêter. Elle compte bien repartir avec ce qu'elle est venue chercher. Mais ça me convient, si elle parle je n'aurais pas à le faire. On se soucie peu de quelqu'un qui fait office de décor durant une conversation. Pourtant il écoute, et cumule les information des deux partis qui échangent, sans savoir à en donner sur son compte.

[Gimata] – La fleur de Toge est beaucoup recherchée en ce moment. Ses propriétés multiple en font une plante très recherchée, cependant elle ne pousse pas n'importe où.

[Ceto] – On espérait que vous pourriez nous en dire plus, comme l'endroit où on a des chances de la trouver, quels sols préfère-t-elle, ce genre de chose.

[Gimata] – Elle aime les sols chauds. Ici, les sols sont gonflés d'humus et d'argile, ce qui permet à beaucoup de végétaux de pousser à cause de la richesse, mais sa température dépend beaucoup de celle de l'eau qui le pénètre. Pour que la fleur de Toge puisse pousser, il est nécessaire qu'il y ait soit une couche de pierre, soit une couche de sable au dessus de cette terre pour la garder au chaud durant. Si vous en trouvez une, il faudra également la cueillir avec la racine. De cette façon, vous pourrez la replanter, et vous n'aurez plus à la rechercher.

Voilà qui répond clairement à la question. Cependant, Ceto ne bouge pas, et n'a pas l'air très satisfaite. Elle mer regarde, et ses yeux cherchent de l'aide. Le sable, ou la pierre? Logiquement, elle devrait avoir plus de facilité à se frayer un chemin à travers le sable qu'en ayant à pousser des caillasses.
Ceto a visiblement compris qu'elle ne pourrait rien tirer de moi. C'est Gimata qu'elle regarde maintenant. En continuant de marcher, nous somme arrivés à l'arrière du temple. Bien que les murs continuent, on pénètre dans les forêt, qui cache le mur de derrière, empêchant de savoir jusqu'où s'étend le domaine. Le jardin est très bien entretenu, et me fait penser aux jardins zen qu'on trouve dans le domaine Hyuuga. On suit le lit d'un petit ruisseau.

[Gimata] – Tous les Hyuugas ne sont pas shinobis.

Il sourit à Ceto, et a visiblement répondu à la question qu'elle se posait.

[Gimata] – Il est légitime de se demander pourquoi je suis ici. Asseyez-vous, j'ai quelque chose à raconter, car je doute qu'on abreuve les jeunes de contes.

C'est maintenant que ça me frappe : nous sommes déguisés, et pourtant il a tout de suite compris que nous étions des Hyuuga. Pour cela, il doit avoir une profonde connaissance des déguisements, ou alors des techniques de reconnaissance. Dans les deux cas, on y accède par un entrainement ninja, cet homme à donc été entraîné pour devenir shinobi. Pourtant, il n'a pas l'air de mentir, ni même de le vouloir. Il doit y avoir une explication, contenue dans ce qui va se dire.

[Gimata] – Il va s'en dire que mes prochaines paroles feront office de fiction, que vous connaissez peut-être, car cela fait longtemps qu'il est conté. Mais ici, nous aimons à croire que c'est la genèse de notre art.
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [Jin']Le fleur de Togé   Lun 6 Déc - 0:44

Chapitre 4
le conte de la Philosophie des Quatre, par Gimata Hyuuga


Vous devez certainement être au courant de l'histoire de notre ère. Et bien notre histoire commence juste après le schisme entre la caste du feu et celle du vent. Il faut un peu se remettre en mémoire les conditions actuelles. Le monde shinobi est en train de faire son apparition, et se présente comme une bonne alternative au monde samouraï, qui est en train d'imploser, les castes s'entretuant. Bien sure, beaucoup d'intrigues ont eu lieu pour essayer de les ressouder, et on dénombre un petit nombre de dojos (sur les milliers existants à ce moment), de castes différentes, qui s'étaient alliés pour essayer de faire perdurer le monde samouraï tel qu'il était.
Parmi ces associations, il en ai une un peu plus célèbre que les autres, l'Alliance du Châtaigner. C'est un homme de la caste du vent, qui a vite compris que s'il devait y avoir une alliance, c'est quelqu'un appartenant à la caste opprimée qui devrait faire le premier pas. Il se nommait Hotaru, et était dans un dojo de la caste du vent, le Dojo du Sang, mais n'en était pas le maître. Ledit maître était un homme puissant, mais avide de sang, nommé Gokan, qui ne souhaitait pas la paix. Il avait exterminé, dit-on, trois dojos de la caste rivale. Hotaru dut le tuer pour accéder au titre de maître, et renomma son patrimoine le Dojo des Cinq Lunes. Dès lors, il s'employa à essayer d'instaurer une trêve avec les concurrents environnants, mais ne fit pas que ça.
Il avait compris, à ses dépends, que l'ombre de Gokan planait encore sur lui, et que d'autres exigeaient réparation pour des crimes qu'il n'avait pas commis. De même, des branches extrémistes s'étaient formées voulant à tout pris éliminer les castes rivales, mais aussi les membres la caste souhaitant une réconciliation, celle des traîtres, ou la caste des menteurs, c'était un beau petit chaos. Il développa alors un art particulier : si la caste du vent était couramment entrainée à lutter contre les autres, on en oubliait de lutter contre son propre camps. C'est cet art qu'il décida de développer. Cela lui attira beaucoup de prestige, ainsi que de nouveaux élèves, mais pas tous animés par de bonnes intentions. Parmi eux, on pouvait bientôt compter des membres d'autres castes, qui souhaitait apprendre à lutter, ou devrais-je dire exterminer la caste du vent.
Sur ce coup, Hotaru ne fut pas très perspicace, trop content de rassembler de nouveaux disciples, et de croire en un nouvel avènement du monde samouraï. Hélas, ce ne fut pas le cas, et les dojos des environs, aidés par des mercenaires, et ces nouveaux hommes, qui maniait l'art démoniaque du ninjutsu, vinrent une nuit à bout du Dojo des Cinq Lunes. Hotaru en réchappa, en mettant un terme au combat par des techniques qui dépassent l'entendement. Dégoûté du cours qu'avait pris les choses, il ferma le dojo des Cinq Lunes et prit la route, mais avait perdu la foi en l'homme.

Arrive maintenant l'histoire singulière de Suan Fang et sa doctrine du saké. C'était, dit-on, un grand disciple de la caste de la terre. On dit de lui qu'il était un des rares disciples de la caste de la terre à avoir élevé le maniement du bâton au rang d'art. Il rejoint l'histoire de Hotaru, car étant différent par sa race du panda, il devait perpétuellement se battre contre ses propres disciples qui ne le prenaient pas au sérieux... et son amour du saké n'aidait pas. Il avait donc mis au point une technique toute particulière, lui aussi, pour lutter contre sa propre caste. Fait intéressant, on dit qu'il avait un sens de l'humour assez développé, et qu'une de ses blagues préférées étaient de se prétendre le meilleur disciple de la terre, puisqu'il en cuvait les bienfaits en permanence.
Avec les guerres, et les brigands et mercenaires en tout genre qui pillaient tout ce qu'il était possible de détruire, il fut également contraint de prendre la route, et encore aujourd'hui, on en parle comme le panda qui a bu le plus se sakés et de vins différents au monde. Des différents sakés, de nombreux, que ce soit de la façon de le distiller à la façon de le cultiver, il retenait chaque chose qu'il buvait, et recherchait toujours la perfection. Il ne la trouva pas, mais aujourd'hui, on dit qu'il le fait son propre vin, et qu'il se place de loin au dessus de tout ce qu'on peut connaître. C'est pour cela que sur d'anciennes gravures, il sera toujours représenté avec un bâton, où est accroché une gourde d'alcool, ainsi que d'une lanterne, avec un large chapeau, dans un kimono noir et blanc qui s'allie avec ses couleurs naturelles.

Pour notre troisième protagoniste, allons voir du côté du Sud. Rangen était issu de la caste de l'eau, et avait suivi une formation dans la cité même de Kobi. Il avait reçu les enseignement de Aoi Kusanagi en personne, mais avait été exilé pour une bien mauvaise passion : les jeux. Il jouait, il trichait, il gagnait, et rejouait. Ainsi allait sa vie dans le sud, au milieu des soldats. À force de combats entre lui et ses créanciers, il s'était forgé une bonne réputation, et peu de gens voulaient encore se faire plumer sans rien pouvoir faire pour l'empêcher, ou même le punir quand il s'avérait qu'il trichait.
Un jour, dans une auberge, alors que ses partenaires se défilaient un à un autour de la table, c'est un panda qui vînt s'assoir, et misa sa gourde de vin. Rangen n'avait d'autre choix que d'accepter, il voulait jouer. Pour ce panda, déjà bien imbibé, il se dit que tricher n'en valait pas la peine. Alors le panda lui dit qu'il mettait en jeu sa gourde, contre une gorgée d'une des meilleures cuvées du daymo de l'eau, qui avait une cave bien connue. Rangen accepta, il perdit, on ne sut jamais de quelle manière, et c'est de cette façon qu'il fut contraint de suivre Suan Fang.

La quatrième héros de notre histoire est un héroïne, du nom d'Arame. Elle appartenait à la dernière caste, celle du feu. Elle était la digne héritière d'un seigneur du pays du feu, et devait donc tenir à son rang... au moins partiellement jusqu'à qu'elle se fut mariée. Durant ce temps, son père, un homme sage, mais qui en connaissait peu de la psychologie féminine, envoya sa fille dans le meilleur dojo qu'il soit, à Kobi, et Arame fut également entraînée par l'une des Quatre : Yui Akebono. Elle s'imposa vite comme une génie dans son style : les chaînes. Les siennes étaient fines, souples, incassables. Elle les forgeait elle-même, et était bonne dans ce domaine.
Un mariage politique lui fut imposée, et malgré toute l'aide qu'elle demanda au dojo, elle n'en reçut pas. On ne lutte pas contre ses fonctions, et il faut rappeler que les femmes ne jouissaient pas d'un des meilleurs statuts de la société. Elle su un an à l'avance à qui elle était promise, et bien qu'il soit gentil, et aurait pu être le plus aimant des époux, elle ne l'aimait pas. Il se nommait Perilias Hadaké, et sa famille était très réputée dans la caste du feu. C'est pour cela qu'elle s'entraîna à les combattre, jour après jour. Quand sa technique fut au point, elle décida de prendre la route. On dit qu'il y eut un combat, et on retrouva beaucoup de blessés, aucun mort, et Arame était partie.
Seulement les jeux de la politique sont bien cruels, et la famille de Perilias entendait bien faire un exemple. Arame leur était due, s'ils ne pourraient posséder les terre dont elle était l'héritière par un mariage, alors il l'auraient par la force. La famille d'Arame fut donc massacrée, sans sommation. Le combat était perdu d'avance, leurs troupes aidant le seigneur du feu à répandre une esquisse d'ordre dans un monde qui sombrait petit à petit vers le chaos.
Quand Arame apprit que sa famille avait été massacrée, elle pleura douze jours. Douze jours durant lesquels, de ces larmes, elle forgea les chaînes qui lui servirent toute sa vie, dans l'espoir de se venger. Sa peine s'était transformée en rage froide. On dit qu'elle revînt simplement dans le palais qui était autrefois le sien, et qu'elle se présenta devant le maître des lieux : Perilias, qui n'y était pour rien dans la décision de ces pairs, mais qui avait toutes la force de frappe de sa famille présente pour assurer sa souveraineté sur sa nouvelle conquête. Elle lui dit qui elle était, et qu'elle venait reprendre ce qui lui appartenait. Perilias rit, et lui demanda si elle voulait toujours l'épouser avant de mourir. Et l'assassinat de Perilias se changea en massacre. Les chaines mordaient tout sur leur passage, et rien de leur résistait. Ce fut la fin de la famille Hadaké. Plus tard, les différents membres furent retrouvés, et liquidés par Arame. Mais il y en avait un, qui subsistait, quelque part. C'était le fils rejeté, dont personne ne voulait, qui s'était exilé lui même. Elle prit donc la route, afin de tuer le dernier représentant Hadaké.
Ainis est l'histoire des Quatre Maîtres de la Philosophie du Châtaigner.

Le pays du thé fut l'antre de nombreuses guerres. L'une d'elle arriva sans crier gare. On dit également que c'est la première fois que les Quatre Grand Maître de la Philosophie du Châtaigner combattirent ensemble. Il y avait un chef de guerre, Edara, qui plus tard, disait-on, serait amené à gouverné le pays du feu. Ce chef était une menace réelle pour les pays alentours, car il entretenait des relations privilégiées avec la faction shinobi qui allait plus tard prendre le nom de Konoha no Sato.
Pour un petit rappelle politique, à cette époque, les faction ninjas et les autorités politiques n'entretenaient pas les relations actuelles. Les ninjas étaient vus comme des mercenaires, et le pays de la terre avait déjà passé une série d'accord avec Iwa pour qu'ils travaillent ensemble. C'étaient les piliers de l'ère actuelle. Vous comprendrez que le pays de la Terre en était fortifié, à telle point qu'il imposait la paix à ses frontières, et avait pas de mal de petites nations sous son joug. Si le pays du Feu devait jouir de la même puissance, on aurait le droit à une guerre, où les petits devraient non plus s'aligner entre Iwa et Kawa, mais aussi avec Konoha. Qui sait ce qu'il serait advenu de Konoha si cela s'était fait. Iwa et Kawa se seraient-elles alliés pour détruire cette nouvelle puissance? Ou est-ce elle qui avait commanditer l'assassinat de Edara pour tuer la menace dans l'œuf?
Quoiqu'il en soit, une centaine de ninjas, et autant de mercenaires furent déployés autour de l'auberge ou se terrait Edara : l'Auberge du Crocodile. Ce qui n'avait pas été prévu, c'est que Hotaru, Suan Fang, Rangen (ce dernier étant justement en train de dépouillé Edara pour payer le saké du panda) étaient dans cette même auberge. Du côté des assaillants, on retrouve Arame, pour une seule raison : le nom d'Edara était Hadaké.
Mais la situation était encore trop simple. Des informations avaient filtrées de toute part. D'abord, rappelez-vous que Rangen avait été exilé. Et bien il était le seul descendant d'une grande famille, très riche mais peu nombreuse. Il était donc impératif que quelqu'un de puissant soit à sa tête pour assurer sa survie. Rajouter cinquante autres mercenaires, pour la plupart de la caste de l'eau, qui devaient retrouver Rangen pour le ramener, de gré ou de force.
Ensuite, dans la région, un mercenaire du nom d'Aburamé Kilahop avait été payé une fortune pour retrouver, vive ou morte, Arame. Celle-ci ne s'étant pas cachée pour l'attaque de l'auberge, il n'avait aucun mal à la tracer, et comptait la liquider dans le fouillis du combat, aidé de ces quatre vingt huit acolytes, tristement célèbres pour leur goût du sang et de la violence.
On retrouve également les deux frères de Gokan, ayant rassemblé une bonne cinquantaine de samouraï de la caste du vent désireux de venger le Dojo du Sang, ou simplement de se mesurer à Hotaru.
Puis un homme, Nikata. Celui-ci, de la caste de la terre, était fou. Samouraï très puissant, il avait auparavant lâché les armes pour tenir une auberge et se consacrer à l'élevage du saké. Suan Fang lui avait juste dit qu'il était mauvais, et la folie avait pris possession de lui. Ne pouvant bonifier son saké, il jura de le retrouver, et de lui faire boire son saké par les boyaux.
Voilà l'équation qui allait se résoudre autour et dans cette auberge. D'autant que chaque groupe, obnubilé par leurs propres désirs, rêves, et objectifs, ne se préoccupaient pas des autres.

Ce sont d'abord les mercenaires, dont encore aujourd'hui on ne sait qui en était le commanditaire, au nombre de deux cents, qui attaquèrent en premier. Il y avait des shinobis dans le tas. Des témoins n'étaient pas souhaités. Voyant cette armée attaquer leur objectif, les mercenaires cherchant Rangen, ainsi qu'Arame attaquèrent. Ils se rencontrèrent avant l'auberge. Il y eut donc deux massacres.

Le premier, à l'intérieur de l'auberge, fut orchestré par Rangen. Il ne voulait pas que son nouvel endetté, Edara, se fasse massacré avant de pouvoir payer. Il se battit donc contre les ninjas, tandis que Suan Fang ronflait sur le bar. Une anecdote dit que même endormi, il éviter les projectiles et les coups perdus. Hotaru restait dans l'ombre, peu désireux de faire couler le sang, mais n'en admira pas moins les prouesses de Rangen.
Le deuxième, à l'extérieur, se déroula entre Arame et une armée contre qui elle n'avait rien. Elle les massacra les uns après les autres. On parle d'elle comme d'une reine sanguinaire, qui se retrouva au sommet d'une montagne de cadavres au milieu d'une plaine de sang. Kilahop, de là ou il était, avait assisté au combat, et avait compris que lui et ses hommes ne feraient sans doute pas le poids. Pour des questions d'honneur, il irait tout de même l'affronter, seul à seul, mais attendrait que tout soit décider. Il n'eut pas beaucoup à patienter : Nikata arriva et attaqua, sans sommation, Arame, qui eut beaucoup de mal à lutter, à cause de la fatigue de son récent génocide, ou du talent du maître en face d'elle.
Alors que ce combat de titan faisait rage à l'extérieur, celui de l'auberge du Crocodile touchait à sa fin, et les vainqueurs sortirent : Edara et Rangen. Avant que personne ne put réagir, Arame avait liquidé Edara, au risque de se faire terrasser par son adversaire. C'est le panda qui s'en chargea finalement, en un coup, venu de nulle part. Il s'avéra qu'il était encore saoul, d'ailleurs.
Ce fut ensuite au tour des frères de Gokan de se manifester, lorsque Hotaru sortit de l'auberge, soutenu par les quatre vingt huit : Kilahop avait juger qu'il était bon de combattre au côté de ceux que la fortune avait apporté. Il voulurent supprimer les Quatre, les croyant ensemble, à cause de l'intervention de Suan Fang, et ce sont les Quatre qui les supprimèrent. Dans le silence qui suivit la tempête, les Quatre se rendirent compte de leur faiblesse, et qu'ils vivaient dans la violence, contemplant une terre qui commençait à absorber le sang qui avait coulé.
Arame avait tué le dernier descendant Hataké, ce qui avait été sont but durant de longues années, et ne savait donc plus ce qu'allait devenir sa vie, privée de sens. Rangen avait encore tué à cause du jeu, et n'avait même pas réussi à sauver Edara, avec les nombreuses vies qu'il avait pris cette nuit là. Hotaru, qui se cachait comme il pouvait, avait été rattrapé par son passé : il ne pouvait pas s'en caché. Et Suan Fang... peu savent ce que pensait Suan Fang, mais il est probable qu'il ait très bien reconnu Nikata, qu'il avait rendu fou à cause de son amour de la boisson. Quoiqu'il en soit, il suivit les trois autres, sans pour autant changer son comportement.
La magie du désastre opéra, et ils prirent la route ensemble. On ne sait pas ce qu'il se passa, mais ils créèrent un temple : le temple du Châtaigner, où il ne cultivèrent plus l'art du combat pour combattre, mais afin de s'élever. À eux quatre, ils étaient les ré-introducteurs de cette philosophie oubliée. Les temps de guerre avait fait transformer un art en outil, eux ont fait de cet outil une philosophie. Ils montèrent des bâtisses, vivant en autarcie. Suan Fang leur apprit beaucoup, et il s'avéra un compagnon très sage quand il était sobre, et commença à mettre au point de nouvelles variétés de vignes. Rangen, plus renfermé, était plutôt un bon architecte, c'est lui qui dessina les installations. Arame cultivait ses talents de l'écriture, ainsi que ceux de la métallurgie, et Hotaru s'imposa vite comme un leader spirituel, ayant déjà effectué la tâche de guider des disciples.
Bientôt, ils acceptèrent des disciples, à qui ils apprenaient d'abord leur philosophie, leur manière de voir le combat, avant de combattre. Ils décidaient arbitrairement de qui était digne de leur savoir, et qui ne l'était pas, ainsi, nombreux furent leur disciple à n'avoir jamais combattu.
Puis, au bout d'un certain temps, alors qu'en même temps qu'eux, le monde commençait à se stabiliser, Suan Fang décida de retourner dans sa contrée, parmi les siens, et là bas, de leur apprendre à cultiver le riz, le raisin, et de le distiller. Son aventure allait continuer. On ne sait pas ce que Rangen fit, mais il quitta également le temple. Restèrent Arame, qui n'avait nulle part où aller, et Hotaru, qui se plaisait dans sa nouvelle vie. De leur côté, les samouraïs les considérèrent comme des parias : leur philosophie plutôt pacifiste et plus laxiste allait à l'encontre de celle de l'honneur qu'on leur inculquait. Ils savaient qu'ils existaient, mais ne les trouvèrent que rarement.
Un jour, alors que le nouvel ordre commençait à se dessiner à l'horizon, une shinobi, du nom de Malaké Hyuuga se présenta au temple, et dit que lors d'une de ses missions particulièrement dangereuse, un homme l'avait sauvé. Puis il l'avait soigné, et dit qu'elle avait maintenant une dette envers lui. Pour la payer, elle et ses descendants devraient donner dix ans de leur vie au temple du Châtaigner. L'emplacement de temple ne lui avait pas été communiqué, et un jour qu'elle patrouillait aux alentour du village, Malaké le trouva.
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [Jin']Le fleur de Togé   Sam 25 Déc - 4:24

Chapitre 5
La dette

[Ceto] – Ces arbres sont des châtaigners, nous sommes dans un vieux temple... C'est une belle histoire pour sa création.

Et cela explique également la présence de ce cousin ici. Beaucoup d'histoires courent, et des légendes vivantes se sont démarquées de cette époque de chaos, mais celle là, je n'en avais jamais entendu parlé. C'est assez bizarre que ces quatre personnes n'aient jamais été trouvées, ou qu'aucun village n'ai voulu les annexer. Même Konoha...

[Jin'] – Comment se fait-il que Konoha laisse ce temple sur ses terres?

[Gimata] – Il est probable qu'aujourd'hui, les Hyuuga fassent pression pour que les terres du temple restent au temple. Mais là encore, un fait relate que c'est grâce à Rangen et Suan Fang. Rangen aurait parié avec le premier Kazekage qu'il était en mesure de lui faire goûter le meilleur vin qu'il ne goutera jamais, et Suan Fang aurait fournit le vin. C'était un pari peu avantageux pour Konoha. Le Kazekage s'est mis en tête de trouver un meilleur saké, pour récupérer les terres cédées, Suan Fang n'ayant plus qu'à le suivre, avançant dans sa quête.

Cette histoire doit être vérifiable dans les archives: tout ce qui touche à l'argent bénéficie du meilleur traitement administratif qui soit, et on garde une trace de chaque pièce de monnaie dépensée. Mais les shinobis de mon rang n'ont accès qu'à une infime partie de celle-ci. J'irai voir, et à chaque fois que je passerai un grade, j'irai voir à nouveau si je ne trouve pas. Gimata me regardait attentivement, et je n'aimais pas ce regard qui pénétrait mes pensées. Quant à Ceto, elle était songeuse, et semblait avoir apprécié l'histoire.

[Gimata] – Est-ce ci important de vérifier la véracité de cette histoire Shinjin?

[Jin'] – Dîtes nous plutôt où se trouvent les vignes de Suan Fang, je n'en ai vu nulle part.

Je ne comprends pas du tout comment il fait pour exactement savoir les questions que je me pose. Et ma rhétorique est assez hasardeuse. Mais on peu penser que si l'histoire est vraie, alors les vignes de Suan Fang sont toujours là. De plus, il a du faire certains essais de culture, pour trouver un terroir idéal aux conditions climatiques, et nous avons donc des chances de trouver un terrain qui offrent les avantages qu'attend la fleur de Toge.

[Gimata] – C'est une bonne idée, mais les moines qui sont passés après lui n'avaient pas tous son talent pour le travail de la terre.

Il nous guide à travers le jardin, et nous arrivons finalement sur une partie de terre cultivée. Les vignes sont en rang, espacées de plus d'un mètre, sur un tapis de feuille, comme le veut la saison. On voit qu'une rangée sur deux et herbacée, tandis que l'autre est travaillée. C'est la première fois que j'en vois, et j'ai pas mal de questions à poser : pourquoi seulement une rangée sur deux? Pourquoi en rang? Pourquoi cette hauteur? Comment fonctionne-t-elle? Y a-t-il plusieurs variétés? Donne-t-elle un vin particulier? Comment fait-on le vin?
À côté, on trouve d'autres petites cultures de vignes, mais soit les rangs sont rapprochés, soit la terre est travaillée différemment, on trouve même, sur l'une d'elle, une couche de caillasses dessus.

[Jin'] – Comment travaillez-vous le sol, avec cette couche de pierre?

[Ceto] – Cette couche de pierre doit garder le sol au chaud, n'avez-vous jamais de fleur de Toge qui y pousse?

Gimata me regarde, visiblement troublé par ma question. À mon avis, il avait envisagé la question de Ceto, mais pas la mienne, qui se porte sur le façon de cultiver, et non la mission pour laquelle on est venu. C'est vrai que ça diffère beaucoup de l'esprit shinobi que de se préoccuper de ce genre de choses en mission, et il ne doit pas y être habitué. Je savais que Ceto poserait la question utile, fidèle à sa formation, c'est pour ça que je me suis orienté sur une voie différente, mais Ceto m'a prise de rapidité.

[Gimata] – Et bien je n'ai jamais fait attention... vous devriez regarder si vous en trouvez une.

Ceto part à la recherche de sa fleur. Gimata devait savoir qu'il possédait un sol tel qu'il l'a décrit, mais a préféré garder le secret pour une raison évidente : il ne veut pas qu'une armada de genins vienne dépouiller sa terre, et troubler la sérénité de l'endroit. D'ailleurs c'est assez bien joué de sa part, il nous a simplement caché l'information, sans mentir. Il maîtrise son auditoire, et aussi les règles auxquelles un moine est censé se soumettre. Enfin je crois.

[Jin'] – Ne vous inquiétez pas, on n'ébruitera pas ça. Quand je regarde cette culture...

[Gimata] – On dit « vignoble ».

[Jin'] – Quand je vois ce vignoble, je me dis que vous devez récolter pas mal de raisins, et donc produire beaucoup de vins différents. Vous le vendez?

[Gimata] – Tu as des questions pratiques, pour un shinobi. Et bien je ne peux pas te répondre, ce n'est pas moi qui gère la culture. Tout ce que je sais, c'est que nous en buvons de temps en temps, à la place du saké, que nous n'avons pas les moyens d'acheter, et qu'il y en a qui sont fort bon.

[Jin'] – Comment se transmet le savoir et la connaissance nécessaire pour cultiver la vigne?

[Gimata] – Par une série de parchemins. C'est amusant, d'ailleurs, ils sont signés S.F.

[Ceto] – Jin'! J'ai trouvé la fleur!

J'arrive au niveau de Ceto. Effectivement, la fleur est là. Il y en a même plusieurs, qui poussent toutes sous un rang de vigne plantées avec une couche de pierre. C'est étrange qu'elle pousse ici, la vigne doit monopoliser pas mal de ressources et vider la terre, mais le terroir correspond, et elles ont réussi à se frayer un chemin. Une pour elle et une pour moi. Je sors un parchemin qui le décrit, avec un schéma, une coupe... Elle ressemble au dessin, au niveau de la fleur, mais au niveau de la feuille, les détails sur le contour me font penser que ce n'est pas la bonne. Gimata nous rejoint.

[Gimata] – Mmmh... je vois que Shinjin s'est aperçu que ce n'était pas la bonne. Celle là est une fleur d'Horime. Beaucoup moins pratique et utilisable. On en fait du parfum, quand on sait comment la détoxifier. Pour nous, c'est simplement une mauvaise herbe.

S'il en connait autant sur les plantes, il doit forcément connaître un endroit où on peut cueillir la fleur de Toge. Ceto me regarde, elle a aussi compris, mais elle me fait aussi remarquer qu'on en a beaucoup dit, beaucoup demander, et énormément reçu, et qu'il ne faudrait peut-être pas pousser trop loin.

[Ceto] – Bon... on ne voudrait pas trop vous importuner.

Elle se dirige vers la sortie, mais je ne l'accompagne pas, lui faisant signe que je la rejoindrai plus tard. Elle me regarde, fâché que je ne suive pas ces directives, au risque de paraître impoli envers nos hôtes. Je la laisse prendre ses distanes. Qui Haraguoi va-t-il surveiller? Avec de la chance, Ceto, sinon tant pis. S'il me demande ce qu'était la lettre, je ne pourrais que lui répondre qui me l'a donné, pas ce que qu'elle contenait, vu que je ne le sais pas. Je sors la lettre et la tend à Gimata-kun.

[Jin'] – C'est mon maître, Higaï-sama, qui m'a chargé de vous la remettre.

Il la déplie et la lit, puis la range dans sa manche.

[Gimata] – Alors comme ça tu es le nouvel élève de Higaï... intéressant. Dans cette lettre, il pense que tu seras le prochain à faire tes dix ans au temple.

[Jin'] – Vous en êtes à combien d'années?

[Gimata] – Neuf ans, bientôt dix. C'est rapide... Higaï va devoir te former très rapidement, et il se peut même qu'il demande que tu es tes honneurs durant cette période.

Moins d'un an? C'est une blague? Je suis pas devenue chuunin en quatorze ans, alors comment veut-il que j'en atteigne le niveau, même plus, en une seule année? C'est techniquement impossible, à moins de trouver un moyen de ralentir le temps de mon esprit (il me semble que j'ai lu que certains ninjutsus, ou même genjutsus, peuvent y arriver). Gimata me regarde, encore une fois, je pense qu'il sait ce qui se passe dans ma tête, sans pour autant que moi je sache ce qu'il pense. Ce moine est énigmatique, mais il connaît beaucoup de choses sur les gens.

[Gimata] – Normalement, mon successeur aurait du déjà avoir un certain âge... je ne sais pas pourquoi il a voulu que ce soit toi. Le clan s'y opposera peut-être, à moins que tu ne sois vraiment médiocre sur le plan martial. Mais s'il te croit apte à remplir ce rôle... Techniquement parlant, tu n'as pas encore le droit de sortir du village, non? Tu dois donc passer chuunin durant cette période, et c'est ici que tu vivras quand tu ne seras pas en mission. Mais je t'éclairerai sur ton éducation le moment venu. On t'attend, il me semble.

Il reste sur place, et me salut comme à notre arrivée, le poing dans la paume. Le salut d'un combattant. Je le lui rend, et me dirige vers la sortie. Qu'est-ce qu'il se passerait si je n'arrivais pas à passer chuunin durant cette période? D'un côté, je ne pourrais pas payer une dette – qui sait si elle existe vraiment – mais de l'autre, j'aurais la temps de finir mon éducation. Si maintenant, par un miracle d'acharnement, j'arrivai à devenir chuunin, je devrais passer dix ans de ma vie en marge du clan? Ça a ses avantages et ses inconvénients, comme qui dirait.
Ceto m'attend, et quand nous quittons les portes du temple après avoir salué Kihi Nota Ying-sama, elle se retourne vers moi, avec un sourire réprobateur.

[Ceto] – Tu ne peux vraiment pas t'empêcher de toujours poser des question? … Allez, viens, on va déjeuner.

Elle nous trouve un rocher, à côté de la route. Sorti de nulle part, Haraguoi vient se poser à côté de nous et sort à manger, lui aussi, en comparant ses victuailles avec celles de Ceto. C'est vrai que ce sera assez étrange s'il nous regardait manger... on est une famille, on doit pouvoir manger ensemble. Mais d'un autre côté, ça lui permet de se restaurer sans pour autant baisser son attention à notre égard.
Le repas n'en sera que plus convivial, mais il a oublié que Ceto espérait beaucoup de ce petit pic-nique en tête à tête. Quoique quand je la regarde, elle est plutôt passée en mode très professionnel, sa tenue est plus martial, et il se dégage quelque chose d'autoritaire d'elle, qu'elle n'a pas du tout d'habitude.

[Haraguoi] – J'ai une de ces dalles! Bon, alors les jeunes, ça avance cette recherche de la fleur de Toge?

[Ceto] – On a réussi a identifier le type de sol préféré de la fleur, reste plus qu'à le trouver.

[Haraguoi] – Ok. Et Jin', c'était quoi le lettre pour Gimata-san?

Pourquoi ça m'étonnerait? Haraguoi n'est pas dupe, et n'est pas réputé pour cacher des choses : il en vient droit au but, et en général, c'est assez risqué de ne pas lui répondre.

[Jin'] – Ils m'ont fait le coup de la dette.

[Ceto] – Comment ça le coup de la dette?

[Jin'] – Ben dans un an, je suis censé partir vivre au Temple et recevoir ses enseignements pendant dix années de suite.

[Haraguoi] (la bouche pleine)Alors d'abord, il n'est dit nulle part que c'était dix ans d'affilée. Ensuite, faut que tu sois chuunin pour quitter le village.

[Jin'] – Vous avez donc cerner tout la subtilité du problème.

[Ceto] – Ben tu n'as cas devenir chuunin dans plus d'un an, ils mettront quelqu'un d'autre à ta place.

[Haraguoi] – Et comme ça, Ceto passera chuunin avant toi. C'est une bonne chose.

Un petit silence s'en suit. Ceto et moi avons compris que ça ferait avancer les choses entre les lignées si elle passait effectivement chuunin avant moi. Mais premièrement, en général, on essaie d'éviter le sujet, et on n'en parle pas ouvertement. Cela fait parti des sujets du clan qui sont particulièrement susceptibles. Deuxièmement, si c'est bon pour rapprocher les lignées, c'est très mauvais pour moi que la fille de la lignée secondaire, censée me seconder, passe devant.
C'est quand même assez précaire comme situation. Ce qu'il faudrait, si Ceto recevait sa promotion avant moi, c'est une solution de repli, pour me sortir quelques temps, et la retraite du temple me paraît tout indiquée. Il faudrait donc que Ceto et moi passions chuunin la même année, et elle avant moi. Car il est assez inenvisageable qu'elle n'obtienne pas le grade, elle le mérite trop.
Le reste du repas se passe dans le silence, avec quelques banalités sans importances : qui va bien, est-ce que un tel va mieux, que devient-il, etc. entre Ceto et Haraguoi. Je reste songeur, ma décision n'est pas encore prise... d'ailleurs, est-ce que j'ai vraiment le choix, entre être médiocre ou ne pas l'être, mais du coup sortir du jeu.

Si je bouge ma tour, les noirs font mat le prochain coup! Ça me vient, comme ça, mais ça me paraît évident. Je me suis trompé, j'ai complétement zappé une donnée. Attend... je me rappelle de la disposition des pièces : oui, c'est bien ça. Lorsque j'ai bougé ma tour, la partie était finie. Est-ce que ça veut dire qu'il n'y avait aucune échappatoire, ou alors que je me suis trompé? S'il n'y avait pas de solution, Higaï a du croire que je l'avais compris, alors qu'en fait je croyais que c'était lui qui avait perdu. Et s'il veut que je sois dans ce temple, c'est peut-être parce qu'il me croît plus malin que je ne le suis. Dans le cas contraire, c'est parce que je ne réponds pas à ses attentes qu'il m'a envoyé là-bas? Il faudra le lui demander... ça peut changer la donne, cette histoire là.

Mais une autre chose me frappe. Un élève doit quand même partir au temple, et si ce n'est pas moi, alors ils en enverront un qu'ils ont sous la main. Je regarde Ceto. Évidemment, comme si la situation n'étais pas assez compliquée. En fait, il ne faut pas qu'elle me batte à ce jeu. Elle mange tranquillement en discutant avec Haraguoi. Si elle est compétente dans certains domaines, elle reste assez banale en politique et dans la compréhension des intrigues du clan. Dans son désir de se surpasser, c'est sa promotion contre la possibilité de briller. Du court terme face à la durée. Choix difficile.
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [Jin']Le fleur de Togé   Mar 28 Déc - 22:01

Chapitre 6
Fleur de Toge, où es-tu?

[Haraguoi] – Bon les jeunes, c'était sympa. Je vais reprendre mon poste. Amusez-vous bien pour la suite.

Ceto remballe, et je l'aide, on range notre paquetage : en quelques instant, plus une trace de notre pic-nique en famille. Qu'est-ce qu'on va faire maintenant? Parce que de terrains caillouteux, en pleine forêt, je ne sais pas où on pet en trouver. Au bord des rivières? L'eau a plutôt tendance à refroidir qu'à réchauffer, est-ce que ça a une influence sur les berges? Ou alors dans une grotte. Mais peu de lumière, donc peu propice à la végétation, et en général, on tombe directement sur de la pierre, en dessous, sans accès à la terre. Ceto me regarde et sourit.

[Ceto] – Grottes et rivières?

[Jin'] – Une village en ruine serait parfait.

[Ceto] – Désolé, Konoha est toujours debout. Mais à nous deux, on le détruit à l'aise.

Sourire et pouce levé viennent accompagner cette blague modeste.

[Ceto] – On se sépare pour couvrir plus de terrain.

[Jin'] – Non. Je crois pas que Haraguoi en soit enchanté.

[Ceto] – Ah oui, tiens!

On n'a même pas besoin de se parler. Elle fait trois clones, je n'en ai que deux, et n'ai même pas l'assurance que les siens ne sont pas des kage bunshin. Ils partent et savent très bien ce qu'ils ont à faire, en attendant, je m'assois, adossé au cailloux. J'aurais bien mangé encore quelque chose.
Je regarde devant moi, Ceto semble faire un truc avec ses mains, après des taos, mais de là ou je suis,je n'arrive pas à voir quoi. J'enlève mes lunettes de soleil. Je ne vois toujours pas. Je me lève et ma rapproche, il y une lumière bleue pâle dans sa paume. Rasengan? C'est une technique de haut niveau.

[Ceto] – [color=blue]Je n'arrive pas à retenir mon chakra dans ma main.[/colo]

[Jin'] – Comment ça?

[Ceto] – Pour le rasengan, je dois canaliser mon chakra dans ma main, mais c'est beaucoup plus difficile que dans le corps. Je n'ai aucun contour.

[Jin'] – [color=royalblue]T'e essayé le coup du typhon?[/colo]

[Ceto] – C'est quoi?

[Jin'] – En faisant tourner le chakra dans l'intérieur de ta paume, ils doit être expulsé vers l'extérieur. Il faut que tu réussisses à mettre ça en trois dimensions, pour qu'il revienne vers le centre à chaque fois.

[Ceto] – C'est ce que j'essaie de faire, mais il s'évapore et se consume trop vite.

[Jin'] – Sinon, à chaque fois qu'il veut se barrer, tu lui envoie une dose de chakra en plaine face pour qu'il face volte-face... ça donne une sorte de tempète dans ta main, donc je te dirais de faire gaffe.

Elle essaie un coup. Ce qui en ressort n'est pas si mal, mais aussi pas très maîtrisé. Il y a bien une tempête dans sa main, un rasengan dont on a l'impression qu'il va éclater à chaque instant mais qui n'explose pas. Elle prend mon rocher pour cible, et ce n'est pas le gros impact attendu qui se dégage du la poussière, mais une série de petits impacts très dense au même niveau. C'est pas encore ça Ceto, mais il y a de l'idée.
Mes clones se dispersent : j'ai une grotte et une rivière. Au moins on aura de quoi fouiller. Ceto me regarde, et je lis sur son visage que les siens aussi viennent de revenir.

[Jin'] – J'ai un grotte et un cours d'eau.

[Ceto] – Moi un village qui sent bon, une scierie et deux grottes.

[Jin'] – Bon, on va au village.

[Ceto] – Mais les grottes, le cours d'eau?

[Jin'] – J'ai pas envie de ma salir dans une grotte ou les pieds dans l'eau. On va au village chercher des informations.

[Ceto] – T'es pas sérieux là?

[Jin'] – Non. Mais c'est pas dit qu'on la trouve dans une grotte ou sur ne berge. « qui sent bon ». Tu as dit un village qui sent bon, si on trouve une parfumerie, on demande où on peut trouver des fleurs d'Horime : on a vu qu'elle vit dans les mêmes conditions que la fleur de Toge. Les chances sont plus grande du côté du village, et c'est vrai que vraiment pas envie de crapahuter en pleine cambrousse.

Je prends la direction dans laquelle j'ai vue ses clones partir.

[Ceto] – Jin', le village est de l'autre côté.
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [Jin']Le fleur de Togé   Dim 2 Jan - 2:56

Chapitre 7
Honoko, village de parfum

Il nous a fallu un peu plus d'une heure pour arriver au village, calés sur le rythme effréné de Ceto. On s'est demandé à un moment si on avait le droit d'aller aussi loin, mais on s'est dit qu'avec Haraguoi derrière nous, on ne risquait pas grand chose. Je me demandai comment elle avait fait pour que ces clones aillent aussi vite et couvrent autant de terrain, et elle m'a répondu que je m'étais endormi sur mon rocher avant de m'apercevoir qu'elle s'entraînait. Je veux bien le croire, mais tout de même, m'endormir en pleine mission, c'est pas à refaire.
Le village, je le sens avant de le voir. Mes sens sont peut-être plus développés suite à mon « entraînement », ou alors Ceto est déjà habitué à l'odeur, mais ça prend le nez. Ce n'est pas une odeur naturelle, qui pourrait émaner d'une plante ou de l'environnement. On sent qu'elle a été travaillée, qu'elle est synthétique, sans pour autant être désagréable.

Arrivé dans le village, les gens ne font pas attention à nous. La rue n'est pas bondée, mais quelques âmes, d'ici de là, qui font toutes quelque chose, sauf un vieux monsieur qui se balance sur son rocking-chair, en regardant ce qui se passe, c'est à dire pas grand chose. Il a de long cheveux blancs avec un début de barbe, et fume doucement sur ce qui semble être une cigarette à opium, vu la satisfaction qui se lit sur son visage et le volutes de fumée intenses qui s'en échappent.
Beaucoup de fleurs sont transportées et stockées autour de nous, des parfums qui viennent se rajouter à ces arômes de synthèse. Peu de gens sont disposés à venir nous demander ce qu'on veut. On s'avance, à deux, synchronisés et sur nos gardes, sait-on jamais.

[Ceto] en demandant à une passanteExcusez moi...

[Passante] Lui coupant la parole, visiblement gênéeVous prenez la première à droite et la parfumerie est à cent mètres.

Ceto attend que la passante soit repartie pour retourner vers moi et me signaler qu'elle trouve les gens du coin charmant. Avant même qu'on ait pu faire quoi que ce soit, un autre villageois, qui nous signifie que nous nous trouvons dans le passage et que non, il ne sait pas où se trouve la fleur de Toge. Cela nous apprend que nous ne sommes pas les seuls à être venu par ici, j'espère que ceux là sont aussi surveillées de près. Des genins en liberté, ça peut vite devenir problématique si l'un ou l'autre ne rentre pas.
Ceto prend les devants, direction la parfumerie. Je lui fait signe que je la rejoindrai. Une fois qu'elle est partie, je n'ai aucun mal à trouver une boutique qui fait office de bric à brac pour le village, allant de la vente d'opium à celle d'objets ménagers, en passant par la case apothicaire. J'achète une orange, et me sert dans le bocal de pochettes d'allumettes, gratuites. Elles sont toutes aussi hétéroclites les unes que les autres, sans doute récupérées au quatre coin du monde. Sur celle que je tire, je peux voir un panda avec une barrique de saké. Amusante coïncidence. En m'y attardant, la boîte d'allumette vient de Taki, un village qui porte le nom de Jira.

Je sors, et m'adosse à côté du vieux monsieur qui se balance, en épluchant mon orange. J'avais faim, et je n'ai plus qu'à attendre que son bout de tabac imprégné d'opium s'éteigne pour le rallumer avec mes allumettes, et ainsi engager la conversation avec l'érudit du village. Les vieux sont souvent pris pour des fous, moi je pense qu'il possède la connaissance du village, c'est également ceux qui ont le plus d'expérience, et rien que pour cela, on leur doit respect et admiration. Mon stratagème ne manque pas, et sa cigarette s'éteint alors que le dernier quartier de mon orange vient d'être engloutie.

Je m'avance et la lui rallume en craquant une allumette. Il tire sur sa cigarette.

[L'ancêtre] – Tu veux quoi pour rester là et guetter ma chique? Une stratégie pour essayer de trouver cette fleur de Toge? Beaucoup de gens sont passés, des jeunes, mais plus vieux que toi et ta sœur. Et à tous, je leur ai dit d'aller voir ailleurs si j'y suis. Non mais! A-t-on pas idée de déranger les honnêtes gens? Et toi, tu la veux aussi, mais tu m'as l'air un peu plus fin... avec un peu plus de culot, puisque tu m'as pris pour un con, mais je t'en veux pas. Les vieux, aujourd'hui, ils sont vite gâteux, et une fois qu'ils le sont, on ne prend plus leur avis en considération, et du coup, j'intègre le décor. Tu trouve ça bien, toi, d'intégrer le décor? Eh ben tâche de mourir jeune, parce qu'être vieux, c'est sacrément chiant... et ingrat, ouais, même, surtout ingrat!Tu vois ce que je veux dire hein?

[Jin'] – La fleur de Toge est rare, donc si les gens savent où elle se trouve, il la prenne pour la revendre, ou alors c'est qu'ils croient savoir où elle se trouve. Moi je cherche la fleur d'Horime.

[L'ancêtre] – Ben mon p'tit gars, t'as vraiment l'air plus futé que la plupart des clanpins que j'ai croisé. Ici, à Honoko, c'est le village de la parfumerie d'Etsabente, une grand créateur de parfum. Moi je dis que c'est un fumiste riremais il cultive la fleur d'Horime, l'en a quelques ares. Les gens d'ici y vont pour chercher des fleur de Toge et les revendre, ça pousse pareil, et ça se ressemble. C'est là bas que vous avez le plus de chances d'en trouver moi j'dis!

Un homme qui passait par là s'arrête et d'adresse au vieux fumeur.

[passant] – Et le vieux, faudrait voir à pas tout dire aux premiers venus dis donc! Ton opium de monte à la tête!

[L'ancêtre] – C'pas le premier v'nu, c'est mon p'tit fils, alors va t'en t'occuper de tes affaires, tu veux! Il s'adresse à nouveau à moi : Tous des sales xénophobes ici, comprendront jamais que Konoha a triplé le chiffre d'affaires de la région. Et si c'est bon pour les affaire, ça peut pas être mauvais pour les générations futures nan? Il n'y a qu'moi pour m'en préoccuper, pensent tous qu'à leur gueule en ce moment... mon opium qui me monte à la tête, je lui en foutrai, c'est c'te fichue odeur d'Estebante qui les rend tous comme ça, ou le fric qu'il ramène. Mais l'argent n'a pas odeur petit, et quand elle en a, c'qu'y faut pas le prendre mon gars.

Il se sort une pochette à tabac et entreprend de rouler du tabac mélanger à je ne sais quelle herbe considérée comme stupéfiante. Une fois roulée, je lui rallume. Une autre allumette de craquée, je regarde le paquet, il ne m'en reste plus que six. Les bouffées suivantes ont l'air de l'apaiser au mieux, et il regarde maintenant dans le vide, les yeux vitreux. Je luis passe la main devant le visage : aucune réaction. Il est retourné dans son monde, m'ayant oublié, ou ne voulant plus me parler. Il faut que j'aille voir ce que Ceto a trouvé, de son côté

Ce n'est pas moi qui vais la revoir, mais elle qui revient. Elle a maintenant l'air de s'habituer à moi, à ma façon d'être, et n'attend même pas de savoir ce que j'ai bien pu aller faire ou même si j'ai trouvé des informations. C'est vrai que la dernière image qu'elle a pu avoir, c'est moi rentrant dans le bazar après avoir regardé les étales extérieures, dans l'idée de faire des emplettes.

[Ceto] – Il y a effectivement une parfumerie, qui fait aussi apothicaire... on est dans le village j'ai l'impression... bref, la parfumerie est tenue par un certain Etsabente, on m'a dit qu'il était réputé. À part ça, pas grand chose...

[Jin'] – Etsabente travaille à partir de la fleur d'Horime, et la cultive donc... de temps en temps, une fleur de Toge pousse, et ils la vendent. « Money is money ». On aurait des chances d'en trouver là bas.

[Ceto] – Attend?. Tu as trouvé ces infos dans ton magasin?

[Jin'] – À peu de choses près.

Je regarde l'ancêtre qui se bascule lentement, dans son monde d'opiacées. Une source d'informations, comme je l'avais prévu, mais Ceto n'a pas besoin de connaître mes méthodes dans les détails, ça contribue à renforcer le caractère énigmatique, compétent et surprenant de mon personnage.
Je ne sais pas où Etsabente dispose ses cultures, mais ça ne doit pas être en plein centre du village. Au contraire, plutôt à la périphérie, autour, sur les terres, contrairement à la parfumerie qui ne doit pas être loin au vue de l'odeur omniprésente. Ceto semble penser comme moi, et monte sur une bâtisse. Je la suis, mais les onguents de maître Higaï commencent à cesser leur effet. La douleur revient. Une esquisse de douleur, mais qui n'augure rien de bon.
Sur le toit, on a une belle vue globale du village. Le village est lui-même entouré de la forêt, d'arbres monstrueux qui le dominent. Sauf au Nord, où il semble y avoir une clairière, sans habitation : le terrain de culture. Il ne reste plus qu'à y aller, et à espérer trouver une fleur de Toge.

[Ceto] – Tu te sens bien Jin'? Déjà fatigué?

Je ne peux pas tout le temps cacher mes blessures, en voilà la preuve. Ce ne sont pas de grandes cultures : les fleurs poussent nombreuses. On va devoir prospecter. C'est comme chercher un trèfle à quatre feuilles, avec à peu près autant de chance, je dirai. Ce qui m'étonne quand même, c'est qu'aucun autre genin ne soit arrivé jusqu'ici, et ai confondu la fleur d'Horime et celle de Toge.
On cherche, et Ceto est plus rapide que moi. Ça ne me fait même plus tiquer. Elle est meilleure pour certains domaines, et je m'en accommode. Mais sans ces blessures qui choisissent un bien mauvais moment pour se réveiller, je serais un peu plus productif. La douleur est supportable, ne reste plus qu'à espérer qu'elle ne s'intensifie pas, mais elle n'en a pas l'air. On le sent, d'habitude.

[Jin'] – Ce sont ces odeurs, j'ai un peu de mal.

Les cultures, elles sont gardées. Enfin gardées, c'est un bien grand mot, il y a trois personnes qui sont là, surement pour tous les travaux au vert nécessaires à la fleur d'Horime. Ceto va les voir, je pense qu'elle va naïvement leur demander si on peut chercher une fleur de Toge, sans entacher les cultures de maître Etsabante. Elle revient et dit qu'on peut chercher. Étonnant.
Et donc nous cherchons, trouver une aiguille dans une botte de foin. Je ma rappelle l'épisode du temple : les bordures de la feuille sont différentes, je me concentre donc là dessus. Au bout de quelques minutes, j'en vois une différente. Je sors le papier qu'on nous a donné. C'est bien une fleur de Toge. Mais c'est tellement rapide que je prends soin de vérifier une deuxième fois. Si, c'est bien elle. C'est ce qu'on peut appeler jouir d'une certaine chance. Ceto a vu que j'avais trouvé quelque chose, et je ne pense pas qu'il soit nécessaire que je gueule haut et fort qu'on en a maintenant une. Je sort un petit flacon en plexiglas, en entreprend de déraciner la fleur, en la cueillant le plus à la base. En tirant doucement, la racine vient effectivement avec, et je la dispose dans la flacon. À combien de temps sommes-nous du village? Deux heures? Une heure et demi? Elle devrait tenir d'ici là; j'aurais du demander quand j'en avais l'occasion. En fait, tout dépend du temps qu'on mettra à trouver la deuxième. Je range la flacon dans mon sac. C'est parti pour chercher la deuxième.

Au bout de quinze minutes, je tombe encore sur une fleur de Toge. J'ai juste passé la main entre un monceau de fleurs particulièrement dense, et elle se cachait en dessous. Ceto vient, et elle a l'air frustré que j'aie tout trouver à moi tout seul. C'est le hasard. Je sors un deuxième flacon, et je la mets dedans, de la même façon que la première. Mais c'est le moment d'user de subtilité.

[Jin'] – Tu as combien de flacons sur toi?

[Ceto] – Deux, comme toi, pourquoi?

[Jin'] – Donne les moi.

Je cueille deux fleur d'Horime que je mets également chacune dans un flacon, aux cas où on ne serait pas en mesure de se défendre face à l'adversité et l'entêtement de certains genins. Tous les moyens sont bons, et la façon dont on doit la trouver n'a pas été précisée.
Une fois fait, on prend chacun un exemplaire différent, et on prend la route. Maintenant qu'on l'a, je ne vois pas pourquoi on s'attarderait dans ces odeurs obséquieuses.
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [Jin']Le fleur de Togé   Ven 21 Jan - 21:47

Chapitre 8
retour à la maison

C'est seulement une fois que nous étions arrivés au village que nous purent vraiment baisser notre garde. Étonnamment, aucune attaque n'était à signaler et nous n'avons vu personne en rentrant. Les autres genins devaient encore être dehors à la recherche de leur propre fleur de Toge. C'est vrai que nous n'avions mi qu'une journée, en encore, il reste une petite partie de l'après midi à passer tranquillement.
Sans escale, Ceto et moi somme directement allés remettre la fleur, puis on s'est séparé au domaine, rentrant chacun dans notre demeure respective, se changer.

Arrivé chez moi, j'enlevais tout de suite le haut de mon kimono, puis les bandages. Les plaie étaient toujours fermées, les onguent faisant leur effet. Ça ressemblait déjà plus à des ecchymoses qu'à de plaies ouvertes. En testant quelques assouplissement, les poussant progressivement, je m'aperçus que ça faisait mal, mais que ça ne se rouvrait pas, et sans doute plus. J'enfile vite un tee-shirt blanc et jette le haut de mon kimono. Me fait penser que si mes parents de reviennent pas bientôt, c'est moi qui vais devoir m'en occuper, de ce linge. Mais ça attendra, là j'ai envie de faire une sieste, et le hamac du jardin en est une bonne alternative. Je me pose tranquillement dedans, en minimisant les chances qu'ils se retournent, puis je regarde le ciel rougeoyant... le soleil sera coucher d'ici une heure tout au plus, ce qui me laisse donc un heure de sieste...

Mes yeux s'ouvrent dans et n'ont pas besoin de rectifier l'ouverture de mon iris dans cette pénombre. Je déserte le hamac pour rentrer : huit heures. Ça va, je croyais qu'il était déjà un peu plus tard. J'ouvre le frigo : pas grand chose de faisable. Tant pis, je vais chercher de la farine, de l'eau, des œufs et de quoi faire mes propres ramens et je m'attèle à la tâche. Avec les bons outils, cela va assez rapidement, et je ne m'arrête pas au bout d'un kilo, histoire que j'aie encore à manger jusqu'à la fin de la semaine. Pendant que je finis les derniers, l'eau est déjà en train de chauffer, n'attendant plus que les différents ingrédients. Je les ajoute vite fais. Pas grand chose d'excepionnel : herbe, viande, œufs, algues. Un truc bien vitaminé pour finir la journée. Ça toque à la porte. Surement Ceto (Kanzaki ou Fen ne se serait pas donné la peine de frapper, et si c'était un autre Hyuuga, il ne m'aurait pas dérangé à cette heure-ci. Sur le chemin de la porte, il me vient néanmoins qu'il a pu arriver malheur à l'un de mes deux parents. J'ouvre la porte, et c'est effectivement Ceto.

[Ceto] – Hey, salut. J'avais pensé qu'on aurait pu faire un debriefing...

[Jin'] – Tu as mangé?

[Ceto] – Non, pourquoi?

[Jin'] En m'effaçant pour la laisser passer Entre, et installe toi.

[Ceto] un peu gênée -Je ne peux pas...

[Jin'] – De toute façon j'en ai fait beaucoup trop.

Je retourne dans la partie cuisine, ou plutôt de ce qui fait office de cuisine dans la pièce principale, derrière le buffet, et pose deux bols sur la buffet, l'un en face de l'autre. Je prend un tabouret haut, un peu comme on en voit dans les bars, Ceto fait de même et s'installe.

[Ceto] – C'est quoi? Ça sent bon? Des ramens?

[Jin'] Sans me retourner, continuant de touiller dans ma casserole. C'est bientôt bon. Oui, faits maison.

[Ceto] – Je ne savais pas que tu savais cuisiner.

[Jin'] – C'est le genre de détails qu'on apprend en allant voir les choses au moment de manger. Je lui rempli sont bol, puis lui donne une paire de baguettes. Alors, qu'est-ce que tu veux débriefer?

Normalement, quand on se remet à parler « travail », elle récupère ses moyens, et ça ne manque pas. Je commence à la connaître un peu plus personnellement... je ne sais pas si c'est un avantage ou un inconvénient pour le moment, ce qui est clair, c'est que je l'encourage, puisque je viens de l'inviter à manger chez moi.

[Ceto] – Et, bien, pour commencer, comment on va réagir si l'un de nous à la promotion ou pas... et aussi, lequel de nous risque de se faire muter au temple du Châtaigner.

[Jin'] – Si je suis promu, j'irai. Si on l'est tous les deux, j'irai aussi. Si je ne le suis pas, t'y vas. Statistiquement, ça...

[Ceto] [i]En m'interrompant
Mais as-tu envie d'y aller?

S'ensuit un de ces blancs qu'on trouve gênant. Ma réponse va être lourde de conséquences. J'ai eu une dure journée, j'ai fait pas mal de chemin, et je suis fatigué. Pas le temps d'élaborer une stratégie ou d'analyser à tue tête, je vais être franc.

[Jin'] – Je ne suis pas spécialement à ma place ici, en le sachant, ça ne me plaît pas forcément. Je me dis que ça peut difficilement être pire là bas.

[Ceto] – Mais c'est une mise à l'écart, un cession avec le clan...

[Jin'] [i]Cette fois, c'est moi qui l'interrompt[/color] – Je n'y serais pas tout le temps. Il y a des missions à faire, et pour le clan, personne n'a dit que je devrais le quitter. De toute façon, Higaï-sama ne m'a pas choisi au hasard pour ça. Pourquoi crois-tu que c'est mon maître? Je ne suis pas très performant, je gêne dans la lignée principale, autant qu'on m'écarte.

[Ceto] – J'ai deux ans de plus que toi Shinjin, et on ne me demande pas d'être aussi mature, alors ne le sois pas.

[Jin'] – Oui, mais toi tu n'es pas dans la lignée principale, Ceto.

C'est seulement après l'avoir dit que je m'aperçois qu'il faut tout de même savoir juger ses mots dans une conversation, en particulier quand ils peuvent toucher la personne en face de soi. Rien que le fait qu'elle ait utiliser mon prénom au lieu de mon diminutif aurait du m'avertir que la conversation était devenue un peu plus sérieusement personnelle qu'elle ne l'aurait due. Dans cette situation, il faut que je copie ce que je connais, c'est à dire qu'est-ce que ferait Fen dans la même scène.

[Ceto] – Tu...

[Jin'] – Tu penses vraiment que je suis si mature?

Quand Fen fait ça, il prend un air supérieur, de quelqu'un qu'on vient de flatter et qui découvre qu'il est parfaitement d'accord avec le complément. Bien sure, c'est un critique de soi à un degré un peu plus élevé d'humour, et là, je ne sais pas si ça va prendre. D'autant que quand on y réfléchis, ce n'est pas mon habitude de faire dans ce registre. Elle se sert en ramens et me regarde amusée.

[Jin] – Ce n'était pas orgueilleux, ni réducteur.

[Ceto] – Je passe mes journées à essayer ce genre de remarque de la part de tout le monde, qui sont parfois bien pire, et toi tu te sens mal quand tu m'en fais une. T'inquiètes, je sais que tu ne penses pas à mal... enfin j'espère.

Sauvé.

[Ceto] – Si je peux, je viendrai te voir. En tout cas, ces ramens sont délicieux, mais il manque le gingembre.

Elle a raison, mais c'est ce que j'étais en train de faire quand elle a toqué d'où mon oubli. Ça ne se reproduira plus. Elle se lève et prend la direction de la porte.

[Ceto] – Merci beaucoup pour le repas, en tout cas. Et au fait, on m'a fait savoir que la directrice de l'académie de ninjutsu veut te voir demain, alors au taquet à la première heure.

Merci Ceto, de ma materner quand ma mère ne peut pas le faire. Et elle s'en sort bien. Je referme la porte derrière elle. La vaisselle maintenant. L'inconvénient de la cuisine, son yang. Désagréable, mais ça contribue à faire de la cuisine ce qu'elle est, et donc on peut l'apprécier en tant que telle.
La vaisselle finie, je ferme les portes fenêtres du jardin, et vais prendre une douche en vitesse. Dans la salle de bains, il n'y a presque aucune douleur quand j'enlève mes bandages. Du gâteau. En fait, ce n'était pas des blessures franchement grave, et même ce matin, ça suintait plus que ça ne saignait, je m'en suis vraiment fait pour rien. Après la douche, la sensation agréable de se glisser dans son lit, propre, après une journée bien remplie.

MessageSujet: Re: [Jin']Le fleur de Togé   Lun 7 Fév - 12:09

    Jin ( Niveau 10 )
    : +20% Bonus Inclus
    : +125 XP
    : +1 Réputation

    : Aborder différents points historiques des maîtres du Kido était passablement risqué, mais tu t'en sors très bien et arrive à nous emporter dans un petite fleuve historique et mystique. Tu allies l'évolution personnelle de ton personnage à la traque de la Fleur de Toge, et tu t'en sors bien encore une fois. C'est une bonne session, un plaisir également de te lire =)
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: [Jin']Le fleur de Togé   

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Jin']Le fleur de Togé
» Reflexion sur la saga Michelet Casimir - Jean Saint-Fleur
» 2 éme entraînement de Nuage de la mort et de fleur enflammée finished
» FLEUR canichette croisée abricot 6 ans (89) Yonne
» Fleur d'Aphélandra du Clan du Vent

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0-