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 Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?

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MessageSujet: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Jeu 20 Jan - 20:02

Liori possède une salle noire, quelque part. Une salle dans laquelle rien ni personne ne peut entrer ou sortir, sans qu’il accorde son consentement. Une salle dont il dessine soigneusement les plans, encore maintenant. Une salle dont il a commencé patiemment la lente construction, la bâtissant lui-même, pierre par pierre, afin qu’elle puisse répondre au moindre de ses besoins. Une salle dans laquelle il s’enfermait pour se laisser engloutir par l’obscurité gluante qui y régnait. Une salle dont il éprouve des difficultés à s’extraite au fil du temps passé à y étudier ce que l’on considère comme un art tabou. Une salle promis à un avenir sale. Une pièce de mort.

Une pièce qui n’existe que dans ma tête.

Liori observait, songeur, l’individu allongé sur la table métallique face à lui. Ce dernier lui rendait son regard, et son apparence se mariait bien avec celle de la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Froide. Comme de la chair morte.
La paire d’yeux blancs semblait le fixer sans pouvoir le voir.
Si nous étions à sa place, nous serions tout d’abords mort. Ensuite nous verrions un individu qui inspire un certain malaise. Nous devinerions aussi que ce malaise était provoqué par une sorte d’incohérence dans la logique physique de l’individu. La différence d’épaisseur, et sans doute de muscle, entre ses deux bras croisés était un bon exemple. On se doutait que les manches servaient à camoufler quelque chose. En réalité, le simple fait que son visage soit le seul secteur de peau visible laissait songeur. D’ailleurs ce visage aussi était louche, surtout la ligne rosée, à peine discernable à cette distance pour le spectateur qu’était le corps. Le visage souffrait du coup d’un déséquilibre, un déséquilibre criant qu’une vérité, pire, qu’une réalité physique venait d’être camouflée de façon éhontée.
Le malaise venait aussi des yeux. Deux yeux bleus qui reflétaient la lumière agressive des néons, avec le même éclat terne que le bandeau métallique lui ornant le front. Deux yeux dont le vrai éclat semblait se cacher dans celui de la lumière. Un éclat fugitif, dansant, hésitant. Un éclat qui devait sans nul doute s’embraser au fil des réflexions de l’individu. Une lueur qu’il essayait de dissimuler derrière une paire de lorgnons aux verres noirs. Ils ne disaient pas tout. Ils ne parlaient pas de la voix fantomatique et parasitaire qu’il entendait constamment.
Du reste, ils s’accordaient très bien au visage anguleux, aux traits tirés et aux cernes à moitié dissimulés par les verres noircis. Un visage qui aurait pu laisser sa place à un vent glacial, un blizzard d’humanité, dans lequel les plus candides ou désespérés pouvaient encore chercher une grotte où brûlait la douce flamme des bons sentiments. Le tout croulait sur une couche de cheveux blancs.

Liori – L’ablation des paupières est largement ultérieure à la mort. De même que les scarifications sur les membres supérieurs. Il marque une petite pause. La mort semble avoir été entrainée par traumatisme crânienne, via une série de coup au crâne, avec un objet contondant. Une autre pause. Sans doute un marteau.

Le Chuunin avait le regard tourné vers l’autre bout de la table, légèrement à droite. Un califourchon sur une chaise de bureau se tenait le médecin balafré qui s’occupait du suivi médical du Satsubatsu. Le menton appuyé négligemment sur le dos de ses mains croisées au dessus du dossier de la chaise, il acquiesça.
Kuruu était déjà apparu dans certains événements de la vie de Liori, pourtant il n’avait jamais reçu la description qu’il méritait. Il était toujours tel qu’il avait était aux yeux de Liori. Une blouse de laboratoire blanche par-dessus dans vêtements noirs. Une vilaine cicatrice barrait un visage encadré pas des cheveux tirant sur le gris. Elle lui partait du front et courait le long de son nez avec de s’enfuir sous son œil gauche, vers l’articulation de la mâchoire. Une paire de lunette aux montures fine et au verre large protégeait ses yeux fauves, derrière lesquels se cachait un individu souffrant du malheur d’être né autrement qu’il l’aurait souhaité. Un homme victime d’un destin et de probabilité contre lesquelles il n’avait rien pu faire jusqu’à atteindre un certain stade de son évolution. Un stade qui, si on l’interrogeait dessus, faisait qu’il riait en sortant une blague de son répertoire douteux. Que lorsque l’on récidivait, il enquêtait sur vous. Et s’il y avait une troisième fois, c’était un genin qui trouvait votre cadavre lors de la mission de ramassage d’animaux mort D#0659 un 18 Mai en 68. C’était aussi ce stade qui faisait qu’il pouvait voir les yeux du Chuunin comme le voyait le cadavre sur la table. C’était ce qui faisait qu’il aimait Liori, de bien des façons. Il avait toujours hâte d’être réuni pour leur vrai rencontre. Chaque entrevue comme celle-ci ne rendait la chose que plus dure.

Le cadavre se serait bien passé d’être dans une morgue où deux fous discutaient. D’ailleurs, ça lui rappelait une blague. C’est celle du fou qui…

Kuruu – C’est fini pour aujourd’hui.

La table et son occupant disparurent dans un très léger nuage de fumée. Réintégrant le sceau incrusté sur le mur. Liori, comme à son habitude, prit bonne note du sceau maintenant complet. Mémorisant un morceau supplémentaire avant que l’épaisse porte de d’acier soit claquée par Kuruu, qui donna un tour d’une antique clé dans la serrure, condamnant le casier et les secrets se trouvant derrière. Plusieurs portes similaires s’étalaient sur plusieurs rangées tout le long du mur, ainsi que sur deux autres. Le dernier comprenait de nombreux placard contenant des outils médicaux qu’aucun malade ne souhaiterais voir utilisé sur soit de son vivant, et la porte que les deux hommes empruntèrent. La morgue de Kiri n’était pas un endroit charmant, loin de là. Le lieu était froid, la lumière y agressait les yeux et il y régnait une odeur de médicament et de chair. Liori n’aimait pas y aller. Pourtant, il se faisait la violence de s’y rendre une fois par semaine, depuis maintenant quelques mois, voir un an. Cela n’avait bien évidement qu’un seul et unique but. Poursuivre les recherches qu’il menait avec un succès décevant depuis une nuit maintenant lointaine. Si ses visites avaient été riches en enseignement, il avait apprit à faire parler les corps sur leur passé récent, à les préparer pour lutter contre la nécrose, ou tout simplement à les faire disparaitre proprement.
Malheureusement, c’était moins concluant qu’il ne l’espérait pour lui. Kiri était trop proche de ses cadavres pour qu’ils servent ses intérêts personnels. De plus, chaque visite lui imposait, pour des raisons sanitaires, une pénible séance de soin, visant à refermer chaque plaie « afin de prévenir tout risque d’infection ». Il s’y pliait toujours, et regrettait à chaque fois, lorsque l’heure venait pour la crise. Pourtant il ne s’était jamais plaint.
Il avait bien vite trouvé un nouveau moyen de poursuivre la voie qu’il s’était fixé. Les cadavres se trouvaient ou se produisaient.

Kuruu – J’ai entendu dire que tu voulais rejoindre les rangs des Oï-nin ?

La question était posée sur un ton innocent alors qu’ils embarquaient tout les deux à bords de l’élévateur destiné à les ramener un ou deux étages plus haut. Liori jeta un regard au médecin tranquillement assis sur sa chaise, toujours dans la même position, et observant l’évolution des chiffres au dessus de la porte. Son sourire laissait à penser qu’il avait mit la main sur son dossier.

Liori – Il parait, oui…

Kuruu le regarda du coin de l’œil.

Kuruu – Ton heure viendra.

Puis ce fus le silence jusqu’à l’ouverture des portes. Ils alors furent submergés par les bruits de la vie. La morgue était aux morts, l’hôpital à ceux qui y finiraient tôt ou tard. La voix de Kuruu repris en même temps que le roulement des roulettes.

Kuruu – Tu resteras bien pour prendre des cookies ?

Il s’alluma une cigarette, et prit un air dépité devant le refus du personnage principal.

Pourtant ce sont tes préférés !

Liori – J’ai rendez-vous avez les Genin de ma nouvelle équipe.

Le médecin se tordit le cou, et se gratta l’arrière du crâne en prenant un air songeur.

Kuruu – Tu comptes encore les jeter du toit ?

Liori ignora la remarque.
Ils traversèrent un couloir que le personnel médical traversait en long, large et travers. Tournèrent à droite, puis ne tardèrent pas à arriver dans le hall de l’hôpital et se rendirent à l’accueil. Liori eut un document à signer, pour attester de sa présence, qu’il confia au médecin. Ce dernier le signa à son tour et la feuille disparu dans un tumulte administratif qui ne saurait distraire notre attention plus longtemps. Alors que le Satsubatsu allait sortir, un cri de Kuruu le fit se retourner, pour attraper adroitement un flacon de pilule lancé par ce dernier.

Kuruu – N’oublis pas, une pilule verte dés les premiers symptômes !

Liori passa les portes de l’hôpital en rangeant le flacon dans la sacoche accroché dans le bas de son dos.

L’air de Kiri était frais en ce début d’après midi, légèrement humide suite à une légère averse, mais un soleil timide dardait de ses rayons sur le village. Liori ajusta ses lorgnons et descendit la volée de marche lui permettant d’accéder directement à la rue. Pour lui, c’était une journée comme les autres, à ceci prêt qu’il était nouveau et qu’il lui imposait de nouvelles responsabilités. Il savait que d’ici une trentaine de minute il devrait se rendre à la fontaine de Kiri, là où ses futurs genin et lui devaient se rencontrer pour la première fois.
Ses pas ures tôt fait le guider dans le quartier marchand du village, et plus précisément dans l’une des boutiques d’armes. Il ne s’y attarda pas trop, ayant déjà une idée bien précise de ce qu’il voulait. Il ne lui fallut guère plus d’une poignée de minute pour sélectionner quatre Kunai qu’il jugea d’un équilibre et d’un tranchant suffisant pour l’usage auquel il souhaitait les destiner. (Idéalement, trancher des « méchants »). Il lui fallut encore moins de temps pour les payer.

Il avait encore un bon quart d’heure avant l’heure du rendez-vous, et il savait qu’il arriverait sans doute en avance sur ses nouveaux élèves. Il fendait la foule d’une démarche assurée, il avait de nombreuse fois parcouru ces rues et connaissait donc bien le chemin. Il laissa l’habitude le guider et orienta ses pensées vers un autre sujet. L’équipe qu’il allait avoir. Cette fois, on l’avait mis au courant des effectifs qui allaient être sous ses ordres.
Hayashi Koda, Nao Akihiko et Yasuki Ekei. Parmi ces trois là, le dernier n’était pas genin, et même s’il n’était pas connu du village, le rapport qui en était fait sembler plutôt flatteur… Pour un débutant. Les deux autres étaient des genin récemment promu. Liori se souvenait de Hayashi pour avoir assisté à sa prestation lors de son examen. Il maitrisait les bases du Ninjutsu, mais était encore hésitant quand à l’exécution de ses techniques. Pour l’instant, c’était plutôt un gamin qu’un vrai Shinobi. Akihiko quant à lui était issu d’une famille d’artiste, qui n’avait rien de shinobi. En revanche il avait reçus l’enseignement d’Hayate, et pour ce qu’en savais le Satsubatsu, cela était bon signe.
Tout trois étaient extérieur à Kiri.

Il était arrivé à la fontaine et alla s’asseoir au bord du bassin. Comme il s’y attendait, aucun des membres de sa nouvelle équipe n’était encore arrivé. Il jeta un œil à la place autour de lui. Large et pavé, plusieurs personnes traversaient la zone, ou restait simple à converser. La zone n’avait pas tant changé depuis la Guerre Civile. Liori avait faillit tuer un gamin à cette époque.
Ah, jeunesse.

Pour tuer le temps, il entreprit d’apporter quelques petites modifications aux manches de ses Kunais. Il pensait avoir le temps de finir avant l’arriver du premier de ses disciples.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Ven 21 Jan - 3:28

Peu de temps avait passé depuis la « missions » avec Hayate.

À peine quelque jour, ce n’était pas assez pour digérer tout ça.

Mais, une vie entière serait-elle assez?

J’en doutais.

J’étais afféré à m’entrainer sur la rive de mon terrain privé. Trois jour que j’avais vécu, que j’avais vu, la vrai vie ninja, et comme un vrai ninja, je fis la seule chose que je trouvai pour oublier tous ça : m’entrainer jour et nuit.

J’étais d’ailleurs entrain de tenter par moi même d’apprendre une nouvelle technique, Mizurappa, quand Hayate vint m’annoncer la nouvelle. Je savais bien que c’était peine perdu, mais, au moins, ça avait le mérite de me demander une grande concentration.

Mon présent sensei me trouva donc, les deux pieds dans l’eau, sur une « plage » de galet, à quelque mètre d’un arbre mort qui flottait, les yeux fermés. Oui… le décor était aussi fade que moi en cette journée, sans mentionner les nuages grisâtre qui formait une couche uniforme dans le ciel.

Bien que ce ne fût pas son habitude, il courrait vers moi. Le bruit me fit ouvrir l’œil et je le vis, transporté de joie.

-Akihko! On à réussit!

Je sorti lentement de l’eau, faiblement intrigué.

-On a réussit! D’ici une semaine, tu feras parti d’une équipe!

En temps normal, ces seules paroles auraient suffit à consoler n’importe qu’elle de mes peines, et à me donner le même air stupidement joyeux que Hayate, mais, ces derniers jours, rien ne semblait avoir d’importance à mes yeux.

Mon oncle le vit, surement, il n’était quand même pas si bête. Cependant, il fit comme si de rien n’était. Hayate était loin d’être un confident, et était bien incapable de consolé qui que ce soit.

-Dans une semaine, seulement, tu feras partie d’une équipe! Tu auras ton nouveau sensei! Voilà, j’ai écrit des notes sur les informations que j’ai pu trouver sur tes prochains coéquipiers...

En me lançant de façon incohérente, dû à l’excitation, ces phrases, il me donna un maigre parchemin, sur lequel je me contentai de lire « Koda Hayashi » et « Ekei Yasuki ».

-Celui en charge de l’équipe sera Liori Satsubatsu…


Soudainement….son entrain fût stoppé.

-Ouais… je suis d’accord que ce n’est pas l’idéal de te coller un type pareil après ta rencontre avec Osamu…mais je me suis dit qu’il fallait saisir l’occasion… on attend ça depuis si longtemps…

Mon oncle semblait bien mal à l’aise. Il semblait dire que Liori était quelqu’un d’assez spécial, et semblait penser aussi que je le connaissais. Ce n’était pas le cas.

Je ne connais presque qu’aucun ninja et ça m’a toujours été égal.

Il y avait juste son nom de famille, Satsubatsu, que je connaissais pour en avoir plusieurs fois entendu parler. Je vais donc être entrainer par un malade? Ça promet d’être original.

Et s’en suivit un fameux silence dont je commençais à avoir l’habitude avec Hayate. Seule différence : cette fois, j’étais l’unique auteur du malaise. Il se décida à commencer un nouveau sujet, comme si de rien n’était. Comme toujours, sa maladresse était criante.

-Avant de te laisser partir seul avec cette équipe, j’aimerais bien superviser ton entrainement avant ton départ. On commencerait maintenant.

Pourquoi pas? S’entrainer tout seul ou à deux… J’hochai donc lentement de la tête comme toute réponse.

Et l’instant d’après Hayate commença son programme.

On s’entraina ainsi tout la semaine, comme prévu, dans un silence presque parfait. La semaine passa assez rapidement. Elle me permit de me changer les idées. Lentement, mes cauchemars furent de moins en moins présents, et je recommençais à prendre goût à la vie. C’est durant ce retour à la normale que je réalisai l’entrainement étrange que mon sensei me faisait faire : il me montait en haut d’un rocher et me poussait en bas, me disant de m’accrocher à tout ce que je pouvais trouver pour amortir ma chute. Je n’avais pas vraiment compris l’utilité de faire ça… mais Hayate me disait que cet exercice pourrait prochainement me sauver la vie…

Son regard fuyant en disait long, mais j’aimais mieux ne pas comprendre.

Donc il me laissa une journée de repos avant la rencontre, me quittant pour, on le savait tout les deux, plusieurs mois, si ce n’était plus

Et le jour fatidique tomba. Malheureusement pour moi, ce fut aussi le jour où je réalisai pleinement la nouvelle de mon oncle. Jamais un stress ne fut aussi fort.

Je ne sais pas combien de temps je restai là à fixer le vide devant moi, assis sur mon lit. la même phrase tournant dans ma tête : « Je vais, aujourd’hui, faire partir d’une nouvelle équipe. Je vais, aujourd’hui, faire partir d’une nouvelle équipe. Je vais… »

J’étais rarement stressé. J’avais l’habitude d’avoir la situation bien en mains. Cependant, quand je ne l’avais pas, c’était l’enfer sur Terre.

J’avais de la difficulté à comprendre d’où venait ce stress. La seule réponse logique qui me venait à l’esprit était « l’inconnu ». Je n’avais pas rencontré beaucoup de ninja dans ma vie, et l’impression que j’allais donné sur ceux que j’allais rencontrer aujourd’hui allait me suivre un bon moment, selon moi. J’allais quand même rencontrer mon prochain sensei ainsi que mes futurs camarades.

Mais il y avait autre chose, un obstacle à notre relation: ils étaient des ninjas et j'étais un Nao.

J'espérait que mon charisme contrebalancerait les préjugés qu'ils allaient surement avoir...

J'avais un goût de bile dans la bouche.

Me disant que je ne pouvais rester ainsi, je tentai de me calmer. Faute de trouver une meilleure idée, je me consolant en modifiant ma façon de voir les choses. Je me disais que j’allais m’amuser, aller rencontrer de nouveaux amis, que c’était pour le plaisir. J’étais pathétique…

Tout de même, m’accrochant à cette vision naïve et enfantine, je me précipitai dans la salle de musique. Tout joyeux, j’en sorti un harmonica. C’est amusant, l’harmonica, devant un feu! Ils allaient surement tous aimer ça! Je faisais pitié à voir…

Ensuite, me préparant, comme toujours, du mieux que je pouvais à l’événement, je cherchai dans l’immense garde-robe familiale le meilleur accoutrement. Je trouvai finalement un habit ninja assez sobre, qui avait servit à mon père, du temps qu’il se faisait humilier à l’académie. Le vêtement n’était fait que d’un seul tissu, un très beau bleu, et privilégiait le confort à l’apparence. C’était le vêtement idéal. Pouvant être utilisé par les riches comme les pauvres, aucune distance ne serait créée entre moi et mes futurs partenaires. Avoir l’air moins ou plus riche que quelqu’un ne privilégie jamais une bonne relation. Je l’avais appris à mes dépends, avec le temps…

Je regardai l’heure sur l’horloge de ma chambre. Hum, encore une heure avant le rendez-vous…je pourrais toujours partir tout de suite, j’étais habituer d’arriver à l’avance…

Et c’est là que j’eu le flash. Les notes de Hayate, je ne les avais pas encore lus!

Lorsqu’on calme notre stress avec quelque chose d’aussi pathétique que « tu t’en vas t’amuser », il ne prend pas grand chose pour nous refaire perdre le contrôle. Je me précipitai dans ma chambre pour trouver le parchemin, je me contentai de lire l’âge des deux personnes dont il était question avant de mettre le long papier dans mes poches. Bon, je ne savais pas leur niveau, ni leur passé, mais je savais aux moins ça :

Koda Hayashi : 11 ans.

Ekei Yasuki : 18 ans.

Un aîné et un jeunot. Parfait, j’étais en plein milieu!

Je m’apprêtai donc à partir… quand une envie pressante se fit sentir…

Je soupirai. Finalement, je n’allais pas avoir une si grande avance…

En effet, quarante-cinq minutes plus tard, j’étais finalement devant le point de rencontre : la fontaine de Kiri.

Il y avait déjà un homme, assurément trop vieux pour être un Ekei ou un Koda. C’était surement notre futur sensei, car même de loin, ça se voyait : sa mâchoire…. une mâchoire de Satsubatsu à coup sûr. J’étais encore loin pour que l’homme puisse m’apercevoir…surtout qu’il était occupé à…peaufiner ses kunaïs ou je ne sais trop. À vrai dire je m’en foutais pas mal. Seule chose qui occupait mon esprit : il avait l’air bien concentré. Je ne voulais pas le déranger…. mais d’un autre coté j’étais là pour le voir…

Mais qu’est-ce que j’avais? Lui aussi était là pour me voir! Il ne m’avait surement pas donné le rendez-vous pour que je le regarde faire du bricolage!

Je pris une profonde inspiration… examinant l’homme de fond en comble pendant que je le pouvais encore. Je le regrettai assez vite : un simple examen approfondit de sa joue me ramena les terribles souvenirs que j’avais tenté de me débarrasser durant les derniers jours. J’aurais dû m’y préparer en entendant « Satsubatsu » : un corps digne d’un mort-vivant ramenait aisément les souvenirs d’un caveau…

Je secouai ma tête, exercice stupide que je ne fais jamais, mais qui me permit de me rentrer dans un autre état d’esprit : redevenir le diplomate que j’étais.

Il fallait donc jouer la carte de l’hypocrisie. Quelque chose que, sans me venter, je maîtrisais à merveille. Oublions que je déteste les ninjas, l’espace d’un instant, et soyons agréable avec mon interlocuteur…

Je m’avançai donc d’un pas assuré et, rendu devant l’homme en question, je dis :

-Vous devez être monsieur Satsubatsu. Mon nom est Akihiko Nao. Je suis ravit de faire partie de votre équipe.

Un sourire aimable, je lui tendis la main. Parfais, malgré mon stress, j’étais toujours un aussi bon parleur. Mes talents me permettaient toujours d’être rapidement aimé par les gens. Du moins, les gens normaux, et à ce que j’ai pu comprendre… ce n’étais pas le cas de ce Liori…

J’attendis sa réaction avec appréhension. Une appréhension intériorisée, indétectable par l’homme, mais tout de même bien présente.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Sam 22 Jan - 13:37

[Kasuo] Ekei, espèce de loque, réveille toi!

Un poing frappait violemment au panneau de bois qui me servait de porte. Tout allait pourtant pour le mieux. J'étais à l'aise, bien installé sous une couverture de coton doux. Je me promenais dans les grandes étendues hivernales de mon village d'origine, pourchassant un tanuki juché sur des échasses impressionnantes, avec pour seule arme un bol de riz. Le tanuki avait chuté, puis j'avais entendu, enfin, les coups qui ébranlaient ma porte.

[Ekei] J'arrive, j'arrive...

Descendant avec hésitation l'escalier, j'attrapai au vol un vêtement sobre, m'en vêtis, et mis à chauffer de l'eau pour mon thé matinal. Tout ça en moins de temps qu'il n'en fallait pour dire « kunai ». Ou peut être, plutôt, « anticonstitutionnellement ». Lorsque j'ouvris la porte, je me trouvai nez à nez avec Kasuo, tout sourire. Comme d'habitude, depuis que nos relations étaient passées d'un profond antagonisme à une amitié teinté de doutes et d'humour noir.

[Ekei] J'ai bien fait de pas me presser, tiens.

Kasuo grimaça, mais ne dit mot. Il entra dans la pièce, entouré d'un nimbe de lumière tamisée. Le soleil s'était levé, mais il restait bas, et sa face se voilait de nuages. Il évoquait les mouvements de la troupe à la nuit tombée. Malgré les éclairs lancés par la lueur de la lune qui se reflétait sur les sabres, les hommes demeuraient partenaires de la brume, enlacés tendrement et attendant l'effusion prochaine. Le soleil masqué me serrait le cœur. J'avais peur des masques.

Me servant le thé, j'invitai Kasuo à s'asseoir devant la table, sur des nattes que j'avais changées depuis peu. L'ameublement était plus souriant, et s'améliorait au fur et à mesure que je me posais davantage de questions sur le pourquoi et le comment de ma vie de ninja.

[Kasuo] Bon, tu sais sûrement que ta précédente équipe a été dissoute. Mais j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que je t'ai trouvé une nouvelle équipe.

Mon visage s'éclaira. J'allais enfin pouvoir ancrer ma vie à un repère fixe. Malgré toute sa sympathie, Kasuo n'était qu'un port d'attache passager. Il resterait pour moi un ami, mais ne pouvait être un sensei efficace. Il m'avait trop transformé. Les traces de ses opérations avec Takeshi couturaient mon âme marquée. Elle cicatrisait sans problème, mais ces marques demeuraient. Il faudrait que je parte un jour à la rencontre de mon père, pour mettre les choses au clair avec lui. Et retrouver Takeshi, si cela s'avérait nécessaire.

[Ekei] Et la mauvaise, c'est que je ne pourrai plus supporter aussi souvent ton humour douteux, je suppose?

L'homme acquiesça, tout en laissant parler son sourire à nouveau. C'était un être anodin, je m'en rendais compte de plus en plus. Mais comme tout un chacun, il avait ses spécialités, qui en faisaient un homme de qualité. Se levant, il me tendit un rouleau encore tout imprégné de l'odeur de l'encre fraîche apposée sur du papier neuf. Une odeur si annonciatrice de nouvelles que ma main trembla quelque peu en saisissant la missive. Je la déroulai d'un geste assuré cette fois, puis y jetai un rapide coup d'oeil.

[Kasuo] Ton nouveau sensei est Liori Satsubatsu. Un shinobi assez étrange avec le visage à moitié ouvert. Tu verras, c'est quelqu'un d'étrange, qui aime balancer ses élèves des rambardes, mais il est talentueux. Les autres …

Coupant Kasuo, je me levai d'un bond. Il fallait que je me vêtisse rapidement, puis que je parte. L'heure indiquée me laissait juste le temps d'aller au centre du village à pied, en prenant mon temps. Pour respirer. Purifier mes poumons. Faire jouer mes articulations avant d'avoir à les mettre à l'épreuve. Depuis quelque temps, mes genoux commençaient à coincer. Je m'inquiétais un peu pour eux.

[Ekei] Je verrai bien pour les autres, sur place. Il faut que je file!

***
Les craquements de mes articulations se répercutaient dans toute la ruelle que j'étais en train de traverser. Il faut croire que le stress les rendait encore plus dures à échauffer. Ma jambe droite avait souffert quand j'avais commencé à marcher, mais elle allait mieux, désormais. Elle s'était raffermie, réchauffée par l'effort qu'elle avait dû fournir pour pénétrer dans le froid humide. J'avais revêtu un vêtement relativement voyant, un ensemble noir couvert de lanières rouges-orangées sur le torse notamment. Excentrique? Jamais. Seulement un peu fou. L'écharpe de soie était coincée entre les bandes rouges et la saya du sabre attaché à l'horizontale dans mon dos.

Les couleurs vives que je portais aujourd'hui contrastaient profondément avec le gris des pierres et le vert de la mousse qui s'insinuait entre les pavés. Pas à pas, j'avançais vers l'avant. Allant de l'avant vers le futur. Progressant vers le progrès.
Faisant jouer mes doigts dans l'air, je saisis le manche invisible d'un katana. Avant, coupe, recul, garde, retour au calme. Les mouvements, je les connaissais presque par coeur. Presque à la perfection. Mais je ne l'atteignais pas encore. Il fallait que je tende les doigts un peu plus loin pour la caresser. Pour atteindre cet objectif.

J'étais presque arrivé sur la place indiquée dans le plan fourni avec le rouleau. Je me retenais de jeter un oeil à la composition de l'équipe. J'aimais la surprise. En fait, j'entretenais une étrange relation avec elle. Elle m'avait desservie, et je l'accueillais encore à mes côtés comme une amante estimée.
Perdu dans ces considérations amoureuses d'un ordre extraordinaire, je faillis presque m'égarer. J'émergeai à temps pour apercevoir deux personnes autour de la fontaine que je distinguais plus loin. J'entendais couler l'eau de là où je me trouvais. Le doux bruit me calmait, et il le fit ce jour là avec mon stress. Quelques pas, et j'étais sur place. J'avais entendu les derniers mots évoqués par mon futur partenaire, qui venait de se présenter.

[Ekei] Yasuki Ekei, aspirant kiréen.

Aspirant kiréen, oui. J'aspirais à devenir un shinobi. Mais j'aspirais surtout à devenir un kiréen.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Sam 22 Jan - 16:12

« Ring ! Ring ! »

Au son alarmant du réveil matin mécanique, le jeune Koda se réveilla. Il chercha empressement la pièce d’horlogerie, tâtant dans le vide la position voulu de l’objet infernal. Une fois la main posée sur l’instrument sonore, le jeune Kiréen se leva, posa à terre un pied, puis le second. Il chaussa d’un geste les plus furtifs ses chaussons, baillant et se frottant les yeux simultanément. Commençant sa routine matinale, le jeune garçon se dirigea vers la cuisine, ouvrant prestement le réfrigérateur, pour en sortir quelques onigiri ; des boulettes de riz farcies à la cerise de marasquin. Il en prit deux, une dans chaque main, et sans plus donner attention à la salle à manger, se dirigea vers le bain.

Savourant sa friandise préférée, Koda tourna le robinet du bain pour y laisser l’eau tiède s’y échapper. Comme tout gamin entendant le bruit des flots couler, une forte envie d’uriner le pris, et il se rua vers les toilettes.

Revenant quelques instants plus tard, le Shinobi promus de pas plus d’une semaine éteignit l’eau, pour ne pas que le bassin ne reborde. Attrapant la deuxième boulette de riz, il rentra dans l’eau à parfaite température, s’allongeant ainsi dans son bain, les yeux fixés au plafond. Pensif, il continuait de savourer son petit déjeuner.

Une fois fini, il se détacha les cheveux, les laissant trempés dans l’eau. Se munissant de shampoing, il commença par se frotter les cheveux ; une tache bien difficile de par les nœuds et la longueur de sa chevelure. Il entreprit le reste avec du savon, n’oubliant surtout pas le derrière des oreilles et les ongles, comme lui disait souvent sa grand-mère.

Une fois séché, le garçon finit alors ses soins par se brosser les dents. Il entreprit d’écrire quelques messages sur la buée formée contre la vitre, mais ayant loupé un dessin, il préféra tout effacer, laissant une surface claire. Se regardant dans le miroir, il ne put s’empêcher d’y laisser quelques grimaces, avant de reformer son chignon.

Debout devant son armoire, Koda ne réfléchit pas longtemps avant de savoir ce qu’il allait porter ; un prêt au corps bleu marine et kimono de soie fine bleu roi. Sans plus attendre, il enfila sa tenue intelligemment choisie, qu’il peaufina par l’apport de quelques accessoires. Des mitaines, des bandelettes pour les poignées, ainsi que des bottes de cuir de phoque, remontante jusqu’aux genoux.

Il se dirigea vers la salle à manger, et y découvrit un paquet sur la table. Une note avait été posée dessus, sans aucun doute par sa grand-mère. Elle disait :
Citation :
« Koda, j’espère que ce cadeau t’aidera dans tes périples à venir. Je te soutiens de tout mon cœur,
Ta tendre Grand-Mère. »


Il ouvrit d’un geste singulier le papier blanc qui couvrait le présent, et fut à la fois surprit et déçut. Lui qui s’attendait à trouver le boomerang de son grand-père, il sortit d’une petite boite une ceinture de ninja, aux multiples poches. Laissant sa déception pour un léger sourire, il enfila la lanière de cuir autour de sa taille, se regardant dans le miroir du salon. Cette dernière addition lui allait plutôt bien.

Il déposa sa bourse dans l’un de ses poches, qui ne comptait pas plus d’une dizaine de Ryos, et sortit enfin de son appartement. Il était pour le moment en avance d’une heure et demie, et ne voulant pas attendre ses camarades et nouveau leader, le jeune Shinobi décida d’emprunter le chemin qui allait le mener par le Marché.

En passant devant la boutique de sa Grand-Mère, il ne put s’empêcher de s’arrêter pour la remercier de la ceinture, et en profita pour acheter quatre fruits de kaki, dont la couleur flamboyante signalait le délice qu’allait procurer le fruit qui ressemblait étrangement à une tomate orange.

Munit de son sac plastique, il finit alors son voyage jusqu'à la fontaine du village, et bien que n’étant pas en retard, il semblait être le dernier arrivé. Il couru alors jusqu'à Liori, qui, malgré une apparence quelque peu effrayante, semblait attirer le Genin.

[Koda] : Koda Hayashi ! Au rapport !

Fier de son apparition, il ouvrit alors son sac plastique, laissant les fruits juteux apparaitre aux yeux de ses coéquipiers.


MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Mar 25 Jan - 0:41

Liori finissait patiemment de réajuster les bandelettes autours des manches de ses Kunais récemment acquis. Les dîtes bandes étaient en cuir, et elles étaient là dans un souci pratique plutôt qu’esthétique. Il aurait était en effet fâcheux de voir l’une de ces armes lui glisser des mains pour l’usage qu’il comptait en faire, c’est pour cela qu’il les avait choisit avec soin. Deux d’entre elles avaient déjà subit son traitement, et avaient donc vu leur manche entièrement dénudé, avant d’être rhabillé par des mains qui, si elles n’étaient pas experte, ne manquaient pas de dextérité. Ainsi, il était en train de s’affairer sur la troisième arme quand des pieds martelèrent le sol prêt de lui, qu’ils apparurent dans son champ de vision, et qu’une voix se fit entendre.

Akihiko - Vous devez être monsieur Satsubatsu. Mon nom est Akihiko Nao. Je suis ravit de faire partie de votre équipe.

Le Satsubatsu sus nommé ne releva pas les yeux vers celui qui d’après ses dires était l’un de ses genin. Il se contenta de donner un tour de plus à la bande. Rapidement d’autres pieds rejoignirent l’arrière plan du champ de vision du chuunin et une nouvelle voix prit la peine de se présenter. Encore un nouveau membre de l’équipe. L’aspirant cette fois. Ne manquait plus que le dernier membre de son équipe.

Le temps d’écoulait avec sa lenteur si coutumière. Les deux membres présents attendaient devant celui qui devait être leur professeur, qui ne leur avait toujours pas jeté un seul regard. Le Satsubatsu en avait terminé avec le troisième Kunai, et le déposa aux côtés des deux autres, sur le rebord de la fontaine où il était lui-même assis. Contrairement à ce que pourrait penser un observateur peu avisé, il était au fait de la présence des deux jeunes gens planté devant lui. Il se contentait juste de les ignorer pour le moment. Il ne les snobait pas. Peut-être qu’à son sens, ils n’avaient aucune raison de se parler tant qu’ils n’étaient que trois. Peut-être cherchait-il aussi à tester quelque chose. Peut-être leur patience.

Lui, il la connaissait depuis maintenant bien longtemps. Il était même pour ainsi dire génétiquement programmé pour ça. Il avait d’abords apprit à supporter le temps qui passe. Attendant que le tic-tac de son horloge biologique l’entraine toujours plus profond dans les affres de la maladie. Son corps partait en lambeau au rythme d’une horloge impitoyable et incorruptible, dont les aiguilles ne pouvait être arrêtés qu’en étant brisé. La vie.
Il avait ensuite apprit la patience. Il l’avait apprit auprès des morts. Les morts sont des gens patients. Perdre leur horloge leurs avaient apprit à ne plus s’en inquiéter. Ils avaient le temps devant eux. Liori les aimait bien pour cette raison. Il les aimait aussi parce qu’il s’agissait de ses parents.

Mais Liori utilisait son silence dans un autre but. Il comptait. Lentement, gardant un rythme précis. Il finit de compter et s’essaya au maniement de sa nouvelle arme, vérifiant la prise en main qu’il avait sur le dard métallique à l’éclat terne. De sa main droite, il dessina quelques arabesque dans les airs et fit tourner la lame autour de son doigt à l’aide de l’anneau fixé à l’extrémité opposée de la lame, avant de stopper la rotation et de la reprendre en main. Satisfait il le rangea dans la sacoche fixé au bas de son dos, et sorti d’une poche sur le devant de sa chemise noir une petite montre à gousset argentée. Elle fonctionnait parfaitement, le mécanisme émettait un petit bruit régulier et reposant, à peine audible une fois ouverte. L’aiguille la plus élancée et fine suivait une course folle. Liori ne guettait pas le mouvement des aiguilles, seulement la position qu’elles allaient atteindre.

A seulement quelques secondes prêt…

Le dernier membre de l’équipe arriva en trombe.

La patience de Liori avait quelques limites. Celle qu’il fixait. La patience, ce n’était que la capacité à endurer une attente, ou même une épreuve, jusqu’à la limite définit. Qu’il s’agisse d’une durée, d’une date, ou d’une heure. Souvent le ninja était amené à se retenir d’agir, à patienter jusqu’à cette limite. Pour son bien, celui de ses équipiers, de sa mission et donc de son village. La patience devait aussi entrainer la ponctualité. Ne pas la respecter, c’était aussi un risque d’échec pour un ninja. Le Satsubatsu ne tolérait pas l’échec. C’était mettre en danger les valeurs qu’ils devaient défendre. Il se devait alors de le corriger…

Il fixa de ses yeux bleus ses élèves. Tous avaient l’air différent. Ils se démarquaient des autres. Ils étaient ses élèves. Il se devait donc de corriger les erreurs commises, même par les plus jeunes. Et pour cela, il avait sa propre façon de faire.

Lentement, il se leva de son support de pierre et tandis le bras gauche, intégralement enveloppé de tissus et cuir noir, vers le plus petit des apprentis shinobis qui lui faisaient face. Un observateur attentif aurait sans doute remarqué que les muscles de son bras faisaient preuve d’une légère raideur. Il y eut un bruit, et Liori retira ce qui aurait pu sembler à un cœur parfaitement sec, rouge, et visiblement mou.
Sa voix claqua dans l’air, avec une sonorité semblable à une scie émoussée sciant une arme… D’où l’occupant n’aurait pas encore été extrait.

Liori – Bienvenu dans l’équipe 3.

Il mordit à belle dent dans le fruit qu’avait ramené le jeunot. Certes, il avait eut un léger retard, mais il avait su se rattraper. Le Satsubatsu savoura le goût sucré (et riche en potassium –et en fer !- ajouteront les plus fines bouches, du genre à donner du goût à l’air), tentant d’oublier la peau de sa joue gauche qui le tirait quelque peu. Il observa ses élèves tout en mâchant son fruit et l’avalant, il reprit la parole.

Liori – Il n’y a que trois choses que vous devez savoir.

Il leva un doigt, l’index droit.

Liori - Vous servez Kiri.

Il leva aussi le majeur droit.

Liori - Nous sommes maintenant une équipe.

Il se retourna vers la fontaine et se saisit des trois kunais qu’il y avait laissés. D’un seul mouvement de pivot sur les talons, il lança les trois projectiles sur ses élèves. Plus exactement, il prit vaguement soin de viser entre leur pied. Les armes vinrent s’y planter… Avec peut être un écart un peu grand pour l’un d’entre eux. Si personne ne criait, c’était gagné.

Liori – Cadeau pour votre entrée dans la vie active.

Il jeta encore un regard vers ses élèves.

Liori – Moi, je n’ai besoin que d’une seule chose. En savoir plus sur les ninjas que vous êtes.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Mar 25 Jan - 3:49

Il m'ignora.

De toutes les réponses que j'aurais pu m'attendre, celle là, elle était bonne. J'avais parlé assez fort pourtant, j'en étais sûr. J'avais dis son nom, donc il ne pouvait se méprendre. Non, il m'ignorait volontairement.

Il se disait surement que SES kunaï étaient plus important que moi. Mon professeur était non seulement un handicapé, mais il possédait en plus un égo démesuré.

Un égo de ninja.

Que pouvais-je faire? Répétez? Non, cela ne servirait à rien. Cette décision était volontaire, c'était certain. Je le regardai donc finir son travail comme un imbécile.

Puis vint un autre abruti.

[Ekei] Yasuki Ekei, aspirant kiréen.

Même pas de bonjour? De protocole de politesse? Il ne lui avait pas appris ça, ses parents? Non, s'il l'avait laissé risquer sa vie dans la voie stupide des ninjas, ils ne devraient pas l'aimer beaucoup.

Mais tout de même, génial, comme entrée!

Quel con

En parlant de ça, maintenant, on était deux à attendre comme des cons. Au moins, cela prouvait que l’absence de réplique de l’homme n'avait aucun rapport avec moi...

Car il faut dire que j'avais eu peur que ça soit une réaction "anti-Nao".

Mais bon... au moins rien de tel n'était arrivé jusqu'ici.

C'est en pensant à cela que je fixais l'affreux amas de chair difforme que l'on aime appeler un Satsubatsu. Je gardai un visage impassible, calme, cachant mes arrières pensés avec facilité. Puis l'autre arriva...

[Koda] : Koda Hayashi ! Au rapport !

Pire que le premier.

Mais bon, il fallait être réaliste, lui, au moins, avait l'excuse de l'âge…

C'est alors que je me rendis compte de mon emportement. Ce Liori m'avait tellement pompé que j'avais insulté mentalement tout les gens présents... je devais me calmer, et vite.

Au moins ça n'avait pas sorti.

Je regardai le dernier arrivé. Il nous présenta des fruits. J’allais lui répondre quand je vis une main prendre l'une des offrandes. Et bah tiens, quand il y a de la bouffe, il se réveille, le vieux déchet. D’ailleurs, comme s’il avait soudainement pris vit, il se mit à parler :

[Liori] Bienvenu dans l’équipe 3.



Non mais je n'y croyais pas, il se mettait soudainement à être poli…

Ah! D'accord! Vous êtes bien gentil sensei! Cela va me faire oublier l'affront sans retenu que vous viens de faire à deux de vos nouveaux élèves!

Je ne pouvais sentir ce Liori.

J’étais parti… et je ne pouvais m’arrêter.

[Liori] Il n’y a que trois choses que vous devez savoir.

Que tu es misanthrope, retardé et affreusement laid?

[Liori ]Vous servez Kiri.

Nooon! Sérieusement?

[Liori] Nous sommes maintenant une équipe.

De surprise en surprise aujourd’hui…

J’avais malheureusement visé dans le mille…

Nous faisant dos, il venait de lâcher sur chacun d’entre nous ses kunaïs, délibérément. La surprise me fit reculer quelque peu, et mes yeux s’écarquillèrent. En sommes, j’eu la même réaction que j’avais eue lorsque Hayate m’avait lancé son kunaï lors d’un entrainement.

Cette pensé me fit réfléchir. Même lors de la mission à Aso, je n’avais jamais crié. Je m’étais contenté d’avoir peur. J’avais beau être loin d’être le ninja le plus courageux, je n’extériorisais jamais ma peur. Je réagissais à peu près tout le temps de la même façon.

Sauf cette fois-ci.

À contre cœur, je le réalisai aussitôt. Le kunaï m’avait surpris, mais, une fois la surprise passé, je n’avais aucune peur, mon cœur s’était instantanément calmé.

Cette fameuse mission à Aso m’avait vraiment changé.

Ce n’est qu’en voyant l’extrême qu’on réussit à banalisé le moins pire. Mon barème de danger avait radicalement changé. Tout était une question de relativité.

Je fixais avec une certaine tristesse le kunaï à mes pieds. La dernière « mission » m’avait changé, et j’avais de la difficulté à le digérer.

Je ne contenais aucunement ce sentiment. Si un des trois me regardai à cet instant, il pouvait clairement voir ma désolation, et qu’elle découlait d’une souffrance qui remontait de loin. La dernière « mission » était bien l’un des rares sujets qui me faisait perdre mon contrôle de moi même. En ce moment, sans m’en rendre compte, on pouvait presque lire en moi comme dans un livre ouvert.

Je repris tout de même contrôle lorsque le fou à lié enchaina :

[Liori ] Cadeau pour votre entrée dans la vie active.

Il ne savait pas que, pour moi, j’étais déjà passé par cette porte.

[Liori ] Moi, je n’ai besoin que d’une seule chose. En savoir plus sur les ninjas que vous êtes.

Bon…c’était le signal je pense bien.

Remettons mon masque.

[Akihiko] Dois-je comprendre que vous nous invitez à nous présenter? Bien, je me nomme Akihko Nao. Je fais partie, comme mon nom l’indique, de la famille Nao, une famille reconnu par ses talents musicaux. Très rare sont les Nao qui ne savent jouer d’aucuns instruments. Pour ma part, je fus plongé dans cet univers dès mon plus jeune âge. En dehors de mon héritage familial, je suis, selon moi et, à ce que j’ai pu voir, les gens autour de moi, un élève discipliné, et j’assimile très vite la théorie. Sinon, si on parle de moi en tant que ninja, je dirais que j’ai été promus genin voilà peu de temps. Si j’ai suivis la voie des shinobi, c’est par une incompréhensible soif d’aventure. J’ai été, jusqu’ici, formé par Hayate Sayori, un chunin bien connu pour son sens du devoir, sa loyauté envers le village, qui agit plutôt hors terrain depuis quelque année. Il a enseigné avec brios à plusieurs apprentis et c’était avec une grande joie que je fus pris sous son aile. Ensuite je peux dire que, jusqu’à maintenant, je n’ai aucune mission à mon actif, ayant quitté depuis peu l’entrainement intensif. Au combat, je maîtrise plusieurs techniques de ninjutsu, spécialité suton, comme vous vous en attendiez surement. Finalement, j’attendais avec une grande hâte le moment d’être pris dans une équipe, pour pouvoir mieux m’intégrer dans le monde des ninjas, et je suis bien heureux de vous rencontrer tous aujourd’hui.

Voilà. J’attendais donc avec un certain intérêt le tour de mes coéquipiers. En revanche, je me foutais désormais complètement de la réaction du sensei devant moi.

Il n’en valait pas la peine.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Jeu 27 Jan - 21:09

C'est peut-être pour ça que j'avais souvent du mal à intégrer un groupe, un milieu. Ce n'était pas l'envie qui manquait, loin de là. Elle était présente, et tenaillait chacun de mes moments en présence d'autres êtres humains. Mais j'avais besoin de pouvoir, d'entrée de jeu, accorder ma confiance aux personnes avec qui je m'entretenais. Je pensais, en prenant la route ce matin, avoir progressé sur ce chemin. J'avais mis mes angoisses de côté, et mes articulations ne me perturbaient pas plus que de raison – ce qui est déjà assez conséquent, soi-dit en passant. Il faut avouer que notre nouveau sensei n'était pas forcément engageant. Cultivant son style avec intensité et justesse, il avait, devant nous, composé un personnage relativement impressionnant.

D'autant plus qu'il savait déjà tout ce qu'il était possible de savoir sur chacun d'entre nous. Le pied d'égalité, ça n'était pas envisagé. Même pas en rêve, en fait. Quant à nous, que savions-nous de lui? Kasuo ne m'avait révélé que le nécessaire. C'est à dire presque rien. Outre, bien évidemment, le fait qu'il affectionnait particulièrement les entrées en matière assez... Brutales. Toute une mise en scène, dont le point d'orgue était sûrement le fameux lancer de kunais. Une introduction surprenante. J'avais à peine eu le temps de percevoir le mouvement, mais avais pu déduire de sa vitesse apparemment volontairement faible son intention de viser les pieds. Je tentai donc de ne pas ciller. A mon grand désarroi, l'effet en fut plus pénible que je m'y attendais.

Un trou noir, puis des couleurs froides, des flocons de neige, une rivière. Un vent frais, courant dans les feuilles, s'insinuant au plus profond des vêtements et glaçant les chairs. Pénétrant tel un insidieux poison au plus profond des os, entaillant l'individu comme s'il n'était qu'un corps ouvragé par un scalpel. Puis un homme, assez grand, à la musculature impressionnante, sabre d'entraînement en main. Des mouvements sans cesse répétés, les peurs du début, l'assurance gagnée petit à petit, la destruction des connaissances, puis la reconstitution d'un nouveau monde en mon être.

Je ne cillai pas, mais fermai les yeux, bien malgré moi. Sur mes paupières closes se déroulèrent ces images, aussi éthérées qu'une représentation kabuki à la pleine lune. Un souvenir éclairé de la lune. M'inclinant légèrement, je dégageai l'arme du coin de terre où elle s'était fichée, et en détaillai rapidement le manche. L'acier semblait de bonne qualité. Comme cela sied à une arme ninja, il était terne et sans éclat, pour éviter les traîtrises de la nuit, le jeu des éclairs nocturnes, le meilleur ennemi de l'assassin discret.

Ekei – Merci.

Un merci discret, soufflé dans le vent afin qu'il se répande à son aise et atteigne les oreilles du destinataire selon son bon vouloir. Je n'aimais pas contraindre les mots, je préférais cent fois mieux jouer avec eux dans une valse à trois temps endiablée.
Puis je jetai un oeil à mes coéquipiers. Aucun d'entre eux n'avait l'air d'avoir été troublé par le geste surprenant de Liori outre mesure. L'aspirant qui était arrivé en premier avait bien affecté un air troublé. Comme moi, ce geste devait lui rappeler des mauvais souvenirs. Mais quels gestes de rappellent rien? Il n'y a guère de moyen de se débarrasser du fardeau de la mémoire, à plus forte raison pour les humbles. Puis vint l'injonction du sensei. Découvrir les ninjas que nous sommes. Quel message?

Le premier tenta une présentation en règle. Nous aprîmes la vie du jeune Nao – puisque c'est ainsi qu'il se présenta – en un résumé rapide, qui parvint toutefois à me toucher. Malgré une présentation apparemment sobre, il avait laissé transparaître quelques indices d'une volonté de se faire reconnaître assez touchante. Je ne fis pas de remarques. Toutefois, je n'étais pas persuadé que cette présentation collait parfaitement aux attentes du Satsubatsu. Un homme peut-il se résumer à des mots, un CV, quand bien même il saurait jongler avec eux à l'instar d'un grand artiste?

Un léger silence plana sur la grande place de Kiri. Enfin, une bulle de silence au milieu d'un tourbillon de vie, bien entendu. Cela devait être à moi. Je fléchis imperceptiblement les genoux, et calai discrètement mes talons dans la terre. Ma prise se resserra sur le manche retravaillé de l'arme.

Ekei – Qu'entendez vous par « les ninjas que vous êtes? » Quel moi pour chacun d'entre nous?

Kasuo m'avait averti de la brutalité occasionnelle du Satsubatsu avec les jeunes étudiants, et je préférais parer à toute éventualité. Mes neurones travaillaient à plein régime, tentant d'établir des ponts entre mes différentes lectures, mes apprentissages et mes entraînements. Mon corps avait été forgé par des années de doutes et d'errance. Il était puissant, résistant. Mais j'avais l'impression de n'être rien face au sensei. J'avais bien trop lu pour apprécier les rapports de force inégaux. Et je n'avais aucun intérêt pour les grades, seulement pour les compétences. Mon corps et mon esprit devaient devenir une lame faite d'un acier mêlé et résistant. Rapide et sans efforts superflus, pesant le pour et le contre. Et pour cela, je me devais de passer les premières étapes de cette hiérarchie militaire.

Ekei – Notre vie? La mienne est simple et faite d'errances. Nos capacités? Je suis là pour apprendre. Ou bien nos réactions face aux mots dissimulés?

Levant le bras de quelques centimètres, je jetai un oeil au troisième membre de l'équipe, qui allait sûrement intervenir lui aussi.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Dim 6 Fév - 20:11

Une fois sur place, Koda entrouvrit son sac en plastic, présentant les figues caques à ses compagnons. En livrant ainsi ces fruits le jeune garçon laissa filer un léger sourire. Son nouveau maitre ne prit pas longtemps pour se servir, et ne laissa pas non-plus assez de temps pour que ses camarades n’ai prit du fruit bien mure.

En effet, il ne fallut pas plus de quelques mots, des mots sobres pour en plus dire, avant que le Sensei ne se retourne, et dans un mouvement d’extrême rapidité et de finesse, projeta les trois lames qu’il bidouillait quelques minutes auparavant. Bien sur, le jeune shinobi ne put s’empêcher de paniquer. Il fit tomber à terre le sac de fruits, laissant ces derniers rouler sur la route briqué.

Tout en imitant les mouvements de son professeur, Koda, prit d’un flot d’adrénaline, utilisa de son chakra pour saisir quelques centilitres d’eau, venant de la fontaine, pour s’abattre contre l’arme tranchante. Au son produit, on eut crut entendre l’acier se fendre contre une substance similaire ; une brique, voir autre métal. Le liquide s’en va à s’éclater contre la lame sombre, qui fut projeté pas plus de deux mètres plus loin, et le jeune Kiréen, bien plus surprit que son entourage, fit une grimace bête, suivit d’une sourire bien niait.

Il lui fut impossible de ne pas voir les regards, aussi discrets qu’ils eussent put être, de ses compagnons. Eux n’avaient point dérobés, même pas le moindre cil… Du moins, c’est ce que Koda avait pu remarquer. Il laissa ses nouveaux camarades se présenter, en ramassant les fruits maintenant souillés, qu’il remit dans leur sac. Aussi, il ramassa le kunai, cadeau de Liori, et l’observa un petit peu. Celui-ci avait été amélioré au manche, sans doute pour pouvoir s’en agripper plus fermement.

Koda remarqua que tant le premier de ses compagnons, le jeune Nao, semblait paranoïde et anxieux, tant l’autre, Yasuki, se montrait fort en caractère, et son vocabulaire se fondait de peu de mots. Pour sa part, le plus jeune ne sut quoi dire. Un bref délai se passa entre le moment où l’ainé finit, et il commença. Un silence quelque peu gênant, mais pas pour autant impardonnable.

[Koda] : Je suis Koda Hayashi, et je vais devenir le prochain Mizukage !

Il s’attendait aux fourires de ses camarades, et sans doute à l’indifférence du Satsubatsu.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Mer 9 Fév - 1:47

Le Satsubatsu restait une statue de marbre noir et blanc, bras croisés et le regard dur englobant ses trois élèves. Il écoutait ce qu’ils lui disaient, enregistrant chaque morceau d’information qu’ils voulaient bien lui laisser entendre. Pour le reste, il s’occupait de le déduire de lui-même.
Par exemple, concernant le premier à avoir répondu. Le dénommé Akihiko. De toute évidence, il était un beau parleur. Son débit, son vocabulaire, sa façon de parler. Il n’était sans doute pas dénué d’intelligence. Il devait donc être aussi un menteur. Restait à savoir s’il était suffisamment bon pour être utile.

Le second se montra… Intéressant. Malgré un débit moindre que celui du Genin le précédent, il avait attisé l’intérêt de l’eisei. Il répondait par des questions. Cela entrainait bien sur une certaine contrariété pour l’enseignant. Les questions, il les posait pour avoir des réponses. Pas pour engager un pseudo débat philosophique. Cependant, ces questions avaient des tournures assez étranges. Liori n’en déterminait pas exactement le but. A vrai dire, il s’en moquait. Soit il était paranoïaque, soit il pratiquait couramment la branlette mentale, soit il avait un esprit retord. L’un de ces trois éléments aurait pu s’avérer utile.

Les subtils changements dans la position de son élève l’intriguèrent. Il semblait s’attendre à un acte de sa part. Un geste brusque, une attaque ? Il avait décidé de d’adopter une attitude en vue d’autre surprise comme le kunai ? Peut être était-ce de la paranoïa…
Quoi qu’il en soit, l’étudiant semblait vouloir connaitre le fond de la pensée de son supérieur. Ce dernier allé s’apprêter à lui donner quand la fougueuse jeunesse se rappela à son bon souvenir.

Koda - Je suis Koda Hayashi, et je vais devenir le prochain Mizukage !

Liori le fixa un moment. Et il fit quelque chose d’inattendu. Un acte qui allait sans doute marquer à vie les esprits des trois apprentis shinobis innocents. Un léger mouvement. Il n’avait pas changé de place. Il n’avait pas sorti une nouvelle arme. Il n’avait rien fait qui puisse atteindre l’intégrité physique des personnes présentes durant ce beau début d’après midi.
Il avait relevé les coins de ses lèvres.
Et c’était un sourire.
Un vrai. Fait de peau ferme et de muscle. Le genre de sourire qu’il n’avait pas sorti depuis des années. Le genre de sourire chaleureux qui rappelait combien celui créé par la maladie était factice.

Un mouvement du bras droit suivit bientôt. Et sa main gantée de noir s’abattit, avec douceur, sur le crâne du plus jeune de ses élèves. Et de son poing fermé, il lui ébouriffa les cheveux.

Liori – Je vois qu’on a de l’ambition. (Il retira sa main) Je n’aurais peut être pas à en venir au troisième point.

Il recroisa les bras et s’adressa à l’ensemble de ses élèves.

Liori – Je suis Liori Satsubatsu et je serais votre chef d’équipe, ainsi que votre responsable. Je vais devoir vous enseigner, vous encadrer et au besoin, vous protéger et vous aider.

Son visage se durcit à nouveau. Les traces de l’unique sourire qu’il fit à ses élèves disparaissaient peu à peu, tandis que ses yeux reprenaient l’éclat propre à l’image sinistre qu’il avait finit par cultiver.

Liori – Vous, vous avez le devoir de devenir des vrais Shinobis, et d’accepter tout ce que cette vie exigera de vous. Et elle exige énormément…

Une pause.

Liori – Vous allez sans doute regretter énormément de choses une fois que vous aurez totalement abordée cette voie. Quelque soit votre âge ou vos expériences passées, vous allez en baver. Être ninja est grisant. Vous aurez de l’aventure. Vous aurez sans doute des histoires à raconter.

Une nouvelle pause.

Liori – Mais peut être que vous n’aurez personne à qui raconter ces histoires. Peut être mourrez vous avant d’avoir la fin de ces histoires…

Encore une pause.

Liori –Ceux qui parmi vous on encore des doute sur leur avenir peuvent très bien retourner chez eux. Par contre, vous serez prié de déposer immédiatement vos bandeaux… Si vous en possédez un.
Les autres, suivez moi…

Liori parti d’un pas tranquille dans une des rues à laquelle la place permettait d’accéder.
Ce discours n’était qu’un bête test de volonté. Une idée d’Hokkinin. Liori le trouvait vide de sens. De même qu’Hokkinin. Ceux qui y prêteraient vraiment attention n’était peut être pas fait pour devenir ninja. Ceux qui l’écoutaient et renonçaient n’avaient pas à être ninja.
Quant aux autres.
Leur vie, aussi courte soient-elles, le montreraient.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Sam 12 Fév - 4:45

(je veux juste préciser que, malgré ses pensée très forte, Akihiko est un maitre du bluff. Il ne semble pas paranoïaque. sa force, c’est sont charisme et l’art de manipuler comment les autres le voit)
Je m’attendais donc à avoir la description de mes confrères. Ayant moi même fait de mon mieux pour me décrire, je m’attendais à en apprendre moi aussi sur eu.

Ekei – Qu'entendez vous par « les ninjas que vous êtes? » Quel moi pour chacun d'entre nous?

Ekei – Notre vie? La mienne est simple et faite d'errances. Nos capacités? Je suis là pour apprendre. Ou bien nos réactions face aux mots dissimulés?

Ouille… ça, je ne m’en étais pas attendu.

Maintenant, je semblais un peu tache avec ma description…

Mais, pour être franc, cela me fit sourire.

Un sourire intérieur, mais tout de même…

Les ninjas sont des êtres de peu de mots. Je pensais cela en tout objectivité. J’étais habitué aux bourgeois, à l’ « élite kiréenne», rencontrée grâce à mon père, durant des soupers, des bals, des spectacles. C’était là que j’avais appris l’art de la rhétorique. Il y avait du bon comme du mauvais. À trop parler on n’a plus rien à dire. Mais trop se taire n’est pas mieux. Ça apporte l’incompréhension, l’isolement…

Mais bon, il fallait s’adapter…

[Koda] - Je suis Koda Hayashi, et je vais devenir le prochain Mizukage !Le classique. La première stupidité ninja. Elle était encore toute jeune, trop jeune pour réellement s’appeler stupidité. Non, à se stade embryonnaire, c’était encore de la naïveté.

C’est beau les rêves. Il faut rêver, même quand ça semble impossible. La seule chose, c’est qu’il faut aussi faire les bons vœux. La vie de mizukage est moins rose qu’il le croyait. Je doutais qu’en devenant Mizukage, il trouverait réellement ce qu’il y cherchait…

Pas vrai, cher Liori?



Il souriait.

Il ne se moquait pas. C’était un sourire sincère. Était-ce parce que sa stupidité ninja était passée par ce même stade? Était-ce parce qu’il venait d’y trouver une « vrai qualité ninja », allant dans la même corbeille que l’honneur, la fraternité, la docilité, la l’absence de pensé, l’absence d’émotion, la colère refouler et toute les autres merde qu’on recherche chez un ninja?

Bon, au moins, par ce sourire, on voyait finalement qu’il était doté d’émotions…

Un petit geste d’affection, suivit d’un « Je vois qu’on a de l’ambition. Je n’aurais peut être pas à en venir au troisième point. », finis de me convaincre de sa bonne volonté envers le jeune.

La statue de marbre venait de craquer.

Et elle enchaina, comme emportée dans un élan d’humanité :

Liori – Je suis Liori Satsubatsu et je serais votre chef d’équipe, ainsi que votre responsable. Je vais devoir vous enseigner, vous encadrer et au besoin, vous protéger et vous aider.

Ça prenait une tournure…correcte…

Par contre, son expression regagna progressivement ses traits impénétrables.

Liori – Vous, vous avez le devoir de devenir des vrais Shinobis, et d’accepter tout ce que cette vie exigera de vous. Et elle exige énormément…

Hum, le discours gardait une certaine logique, une certaine pertinence. Ces mots, lourds de sens, transportaient une information totalement de circonstance, et même, je dirais, nécessaire. Mais ça, je le savais. Et, depuis quelque temps… je le réalisais…


Liori – Vous allez sans doute regretter énormément de choses une fois que vous aurez totalement abordée cette voie. Quelque soit votre âge ou vos expériences passées, vous allez en baver. Être ninja est grisant. Vous aurez de l’aventure. Vous aurez sans doute des histoires à raconter.

Oui, tout à fait d’accord. Cependant, je n’étais pas naïf. Je n’étais pas non plus impulsif. J’étais un faux ninja. Je n’avais pas pris ce choix à la légère.

Liori – Mais peut être que vous n’aurez personne à qui raconter ces histoires. Peut être mourrez vous avant d’avoir la fin de ces histoires…

Oh, là, on s’enfonçait… on allait bientôt quitter le « pédagogique ».

Liori –Ceux qui parmi vous on encore des doute sur leur avenir peuvent très bien retourner chez eux. Par contre, vous serez prié de déposer immédiatement vos bandeaux… Si vous en possédez un.
Les autres, suivez moi…


Pour être franc, j’y ai longtemps pensé. Surtout depuis quelques jours. Mais pas question de lâcher. Ça serait leur donner raison. Donner raison aux ninjas. Donner raison à nos persécuteurs. J’étais un Nao, et j’allais tout de même être un ninja. J’étais entrain de le prouver. Je n’avais pas le droit d’arrêter. Même si chaque pas me donnait l’impression de m’enfoncer dans les ténèbres que je voyais déjà de loin, même si je sentais peu à peu ce désir d’aventure quitter mon corps sous l’impact de la réalité du monde des shinobis, comme bien d’autre de cette caste, j’avais quelque chose à prouver.

Je le suivis, sans aucune hésitation, d’un pas assuré.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Mar 15 Fév - 21:38

[réponse en cata pour pas bloquer!]

Toujours être paré à quelque éventualité que ce soit, un credo sympathique, mais qui avait le malheur de vous faire passer pour un parano en puissance. Ce qui, au vu des réactions de mes camarades d'équipe, était devenu une réalité. Mais qu'importe. Je préférais me prémunir de toute mauvaise surprise.

Le Satsubatsu m'avait, à première vue, inquiété. Les premiers gestes qu'il avait eus n'étaient pas spécialement rassurants, et le lancer de kunai n'avait pas le but de rassurer. Un peu à la manière d'un bois épais et touffu, au feuillage vert et attirant, mais dont les profondeurs inextricables recèlent toute la lie d'une société de l'ombre qui serait capable d'étendre ses bras, de les glisser le long de votre dos, insidieusement, puis, sans prévenir... De porter le coup final.

Mais non.

Rien de tout cela, je devais me faire une raison. J'avais paniqué pour rien. Je me sentais gêné en écoutant les mots de Liori. Je m'étais fait une idée fausse de ce qu'il avait envisagé. J'avais montré qui j'étais réellement, un peu trop cependant, trop de choses avaient filtré. J'essayais de les rattraper, mais c'était peine perdue.

Les petites gouttes de pluie qui tombent des nues sont insidieuses: elles se fracassent sur vos mains, les humidifient en les rendant glissantes, vous affaiblissent. Puis coulent entre vos doigts, et finissent leur course au sol. Avant de repartir dans les airs. En un mot, elles vous échappent. En un deuxième, elles peuvent être réutilisées contre vous.

Mince.

En me penchant sur ma réaction, je m'aperçus bien vite de l'origine du problème. L'angoisse, à partir du moment où Kasuo m'avait fait son annonce, m'avait étreint le coeur. J'envisageais probablement l'intégration à cette équipe avec bien trop d'angoisse et de sérieux. Désormais, je me détendais petit à petit, au fur et à mesure que les mots du chuunin s'écoulaient de sa bouche – étrange, soi dit en passant.

Puis, un mot attira mon attention, qui ferait de moi un défenseur de cette idée qui émergeait en mon esprit: le Satsubatsu avait évoqué les bandeaux. Moi qui n'étais qu'un aspirant, je n'avais pas encore accès à cette distinction.
Mais cet après midi là, je compris que je n'étais pas ici pour les grades. Je pouvais très bien rester aspirant toute ma vie, du moment que je progressais. Du moment que j'étais capable de délier les écheveaux de mon futur et des actions de Takeshi.

C'était décidé. J'allais profiter au maximum de l'enseignement qui me serait dispensé, sans me soucier de la progression.

L'équipe commença à partir, suivant le chuunin qui s'éloignait après nous avoir gratifiés de son grand discours. Il savait parler, c'était sûr. Il avait dû voir une foule d'évènements impressionnants, aussi.

Ekei – J'en suis.

J'avais murmuré à voix basse ma détermination, et marchai à mon tour.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Lun 21 Fév - 0:05

Ses camarades étaient étrangement calmes pour une bande d’adolescents. Leurs réflexions d’une sobriété profonde laissait Koda se demandait si tout approche serai prise comme acte de stupidité, et c’est pour quoi le plus jeune du groupe se décida de se calmer quelque peu. Biensur, dans ce monde de ninja, où la naïveté et l’innocence nourrit la chaire à canon, il fallait quelques jeunots pour fournir les grands villages, tel Kiri ou Konoha, des armes dont le tranchant devait toujours être aiguisé.

Lentement, le jeune Kiréen déposa au côté de son pied gauche le sac de fruit, comme fatigué de par un si lourd fardeau. La vérité en était bien autre ; le sac ne pesant que 500 grammes pour le mieux n’était autre que l’avatar de son ignorance enfantine. Etant le plus jeune du groupe le rendait sans aucun doute le plus vulnérable des attaques soit psychologiques, soit même physiques. La moindre touche d’affection était pour lui le plus grand des remèdes, et c’est en ce moment de doute de soit, que Liori, son nouveau maitre, vint lui donner ce qu’il recherchait.

Sous la forme d’un simple petit ébouriffement de cheveux, le Satsubatsu avait redonné confiance au gamin de onze ans, qui fut aussi surpris que content de par le geste de son patron.

En imitant le rictus bien trop unique du Chuunin, Koda sourit d’une façon très ‘pictural’ ; montrant bien les dents, ses joues formèrent un parfait croissant de lune. Ses yeux se fermèrent pour en donner un certain ridicule à la grimace.

Une fois la marque d’affection terminée, Koda garda un léger sourire. Il rangea le kunai dans sa ceinture de cuire nouveau, et écouta les dires de Liori, qui vinrent le marquer au plus profond de son âme. Des mots qui, ensemble, allaient former le tout premier nindo de ce jeune Kiréen. Dans sa tête, il se forma une phrase à partir des mots de son mentor, bien que quelque peu travesti par le vocabulaire restreint de Koda. Ca ressemblait vaguement à ceci :
« Quelle que soit l’obstacle que la vie met à tes pieds, je n’abandonnerai jamais ! »

Quand le Satsubatsu parla de mort et autres sombres destinées, Koda ne put s’empêcher d’avoir la chaire de poule. Bien que comprenant la totalité des mots de son tuteur, il ne pouvait penser qu’à l’histoire de son grand-père, qui après deux générations, n’avait toujours pas été oublié. Il voulait intervenir, dire ses deux centimes, mais sa timidité l’en empêcha.

Comme expliquer auparavant, être le plus jeune à toujours ses défauts. Mais dans certain cas, il se peut en retirer de bon événement. Le chouchoutage est souvent commun, ainsi qu’une certaine habilitée à donner le pardon, pour une raison ou une autre. Mais le plus grand avantage sera sans doute cette capacité d’avoir une vue beaucoup plus infantile. Comme un arc-en-ciel, le gamin voyait le bon partout, et ces sans doute ce qu’il lui donnera motif, dans le future, de se battre pour ses principes.

Sans hasard, on vit Koda partir après son groupe le dernier, s’engouffrant dans une ruelle adjacente, qui se dirigeait tout droit vers les quartiers résidentiels. Le pas semblable à une fanfare militaire, il avait du mal à rester aux côtés de ses camarades, mais ne voulait pas montrer la moindre faiblesse.

En trottinant, il alla rejoindre Liori au premier rang, et se décida enfin à hausser la voix, sans pour autant sembler insolent ou voir même arrogant.

[Koda] : Mais maitre, si l’un de nous venait à périr, les autres raconterai son histoire, non ?

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Mer 23 Fév - 23:08

Ainsi, aucuns de ses trois élèves ne semblaient renoncer. Tous avaient emboîtés le pas au Chuunin. Cela n’avait rien d’étonnant. Non pas parce que Liori décelait une grandeur d’âme et un courage à l’image des grands héros du monde Shinobi, mais bien parce qu’il savait que seul des lâches arrêteraient une carrière jamais commencé. Et ne pas être lâche n’indiquait pas que l’on n’était pas incompétent, stupide ou inutile. Il ne restait plus qu’à vérifier à quelle catégorie appartenait vraiment ses élèves. Et cela se verrait sur le terrain.

Le Satsubatsu savait déjà comment il allait procéder. D’ici quelques jours il pourrait se faire une idée de l’utilité de son équipe.

Le plus jeune des trois, le gamin aux envies de grandeur, se porta à sa hauteur et lui posa une question en rapport avec le discours qu’avait eut l’instructeur quelques courts instants plus tôt.

Koda - Mais maitre, si l’un de nous venait à périr, les autres raconterai son histoire, non ?

Liori ne répondit pas tout de suite. Il prit le paquet de cigarette de sa poche droite, l’ouvrit avec son pouce, et en extirpa une cigarette du bout des lèvres. Sa main gauche ramena un briquet argenté, terni par les années, qui au bout d’une ou deux secondes parvint à transformer un innocent rouleau de papier rempli de matière nocive en une terrible machine à cancer. Une bonne blague ça, un cancer.

Cette manœuvre visant à récupérer une dose de nicotine dument mérité avait aussi un but caché avec une habilité rare. Se donner de la contenance le temps de trouver une répartie efficace. Après tout, ce discours n’était pas de lui, et il n’y croyait guère. En temps normal, il aurait bien voulu dire la vérité sur ces paroles, un banal test prépréliminaire tellement il était aisé à déjouer. Mais s’ils y avaient cru, il voulait voir si ces paroles finiraient par faire effet avant qu’il se soit fixé.
Aussi après les quelques secondes nécessaires à l’allumage de la cigarette, et à l’indispensable première bouffée de fumée, le Satsubatsu lui lança sa réponse.

Liori – Et à qui iraient-ils la raconter ?

Simple, sobre, efficace. Il mit fin à la conversation en accélérant le pas, pour prendre la première rue à gauche. Veillant discrètement à ce que son équipe le suive, il arpentait les rues de Kiri, tirant de plus en plus sur sa cigarette. Il pu jeter le mégot quelques cinq minutes plus tard, quand il s’arrêta devant un bâtiment administratif bien connu des shinobi en activités.
Le soleil commençait à vraiment faire parler de lui, et annonçait une après midi radieuse.

Liori – C’est ici que vous allez accomplir vos premiers devoirs.

Il désigna la plaque de bâtiment. C’était la centre des missions du village.

Liori – Je veux que d’ici trois jours vous ayez tous accomplis une mission de rang D pour village. Seul ou tous ensemble, cela importe peu.
Aussi, je veux que vous réfléchissiez tous à vos lacunes, vos points forts, et votre façon de vous battre en équipe.

Il sorti sa montre et y jeta un coup d’œil avant de reprendre.

Liori – Rendez-vous dans trois jours, à la même heure, dans la zone d’entrainement.
Ne soyez surtout pas en retard.

Et il les laissa en plan. Partant d’un pas pressé vers la demeure Satsubatsu.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Sam 26 Fév - 7:01

Comme je mis attendais, la plus vieux suivit lui aussi notre sensei. J'étais en effet peu surpris, car il aurait été stupide de faire tant de démarche, se rendres jusque là, pour lâcher après cette question qui, bien que précédé de phrase assez dissuasives, n'apprenait rien de nouveau à tout jeune adulte moindrement intelligent.

Le jeune aussi suivit. Là, il y aurait eu une possibilité qu'il ne le fasse pas. À cet âge on ne réalise pas vraiment par nous même tous ce que le Satsubatsu avait dit. Même en faisant toutes les démarches nécéssaire, il ne fallait que beaucoup de volonté, mais aucun courage jusque là. Cependant, pour prendre volontairement, en toute connaissance de cause, cette voie dangereuse, il en fallait, du courage.

Donc, le petit réalisais dans quoi il s'embarquais. Une bonne chose de faite.

Le groupe suivait le vieux, donc. Celui prénomé Yasuki à mes coté et le jeune Koda avec le meneur.

Parfais.

J'étais seul avec Yasuki, sans l'autre pour démonter toute tentative sociale. C'était le moment ou jamais.

Akihko- Il est assez rude le sensei, tu ne trouve pas? Nous balancer la laideur de la vie de ninja toute à la fois dès la première rencontre...

S'ensuivit un rire amical et, malgré le réel dessein qui y était caché, naturel. S'il me répondait manière Liori, et bah il ne me resterait plus qu'une dernière chance.

Et si l'autre échouait... je pourrais m'attendre à une expérience atroce remplis d'humiliations et de regards hautains. Il fallait les conquir hors terrain... et garder ce lien malgré mes déficiences flagrantes...

J'attendais sa réponse avec une certaine angoisse... puis elle arriva...

Mais, finalement arrivé, je n'eu malheureusement pas le temps de répliqué à sa réaction, le "chef" prenant la parole:


Liori – C’est ici que vous allez accomplir vos premiers devoirs.


Observant ce qu'il pointait, je vis que le batiment qui nous faisais fasse servait de "centre des mission". Hum, j'avais au moins appris quelque chose aujourd'hui...

Liori – Je veux que d’ici trois jours vous ayez tous accomplis une mission de rang D pour le village. Seul ou tous ensemble, cela importe peu.

D'accord mais v...

Liori – Rendez-vous dans trois jours, à la même heure, dans la zone d’entrainement.
Ne soyez surtout pas en retard.


Quoi?

Alors, c'est tout?

Bonjours, je tente de vous embrocher, parler moi un peu de vous, suivez moi, puis paf mon travail est finis à dans trois jours?

Wow, et c'est ça qu'on appele un sensei?

Mais...mais il a rien fait là! Même un déficient mental aurait pu faire ce boulot! Je comprends qu'il soit handicapé, qu'il soit malade, mais il y a des limites! Il l'a eu comment, son titre?

Refoulant mes pensées, je m'attardai plutôt sur le "devoir" qu'il nous avait laissé. Faire une mission de rang D...

Aller, c'est une bonne occasion pour former l'esprit d'équipe!

Akihko- J'opte pour une mission à trois, histoire de se connaitre. Qu'est-ce que vous en pensez?

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Mer 2 Mar - 15:36

Je devais bien avouer que les plans du Satsubatsu m'avaient un peu pris de court. Il avait donc une méthode bien à lui de lancer ses élèves dans la vie de shinobi, en les laissant se débrouiller en première main, avant de voir s'ils méritaient de suivre son enseignement – du moins le supposais-je.

Cela n'avait rien à voir avec le lancer du haut d'un toit qu'avait évoqué Kasuo lorsqu'il m'avait parlé de celui qui deviendrait mon sensei, mais cela en affectait malgré tout la brutalité: nous étions mis au pied du mur. Certes, il n'était pas très haut, un muret de terre, plutôt. Toujours est-il qu'il nous fallait désormais nous activer quelque peu.

Trois jours. Cela laissait assez de temps pour accomplir une tâche relativement simple. Il faudrait les occuper, mais le village ne devait pas manquer de tâches à accomplir. Dans mon village d'origine, Hitsume, c'était ainsi. Entre les moissons, les semis, il y avait toujours une personne qui avait besoin d'assistance. Et quand la caravane de mon père revenait de voyage, il fallait décharger, distribuer, répartir, rendre, et vendre les biens qui en débordaient. Une période de travail presque aussi intense que celle des moissons.

En outre, le temps que j'avais passé à côté du forgeron – cette pensée me fit froncer les sourcils – m'avait appris à toujours être sur le qui-vive : il fallait apporter de l'eau, du bois, tel ou tel outil, éviter que les braises fugitives n'aillent communiquer leur ardent amour aux pailles de la grange.

Le jeune Koda et son enthousiasme débordant s'étaient écartés, allant marcher aux côtés du sensei avant qu'il nous abandonne. Sa jeunesse et sa bonne humeur seraient un avantage non négligeable pour notre travail d'équipe: chaque groupe d'êtres humains a besoin d'une personne qui soit heureuse d'être en vie et le communique à ses proches. Il se rapprocha de nous lorsque le Satsubatsu partit vivre sa vie plus loin.

Le monde multinodal de ma réflexion me laissait toujours pantois. A chaque fois que je me penchais sur un sujet, je sautais vers un autre aussitôt, puis on me tirait de ma torpeur et de mes pensées. Je n'avais jamais le temps d'aller loin, de fouiller les méandres truffés de déchets d'un cerveau qui fonctionnait bien trop souvent.

Quelle plaie que l'intelligence humaine. Pas de possibilité d'oublier, ni d'arrêter de réfléchir. Je comprenais le besoin intrinsèque des écrivains d'agir comme ils le faisaient: vider son esprit à même le papier en y déversant les taches de ses pensées devait être appaisant au plus haut point.

Et une divagation de plus. Tout ça en partant de l'esprit d'équipe qu'invoquait à mi-mots notre sensei. Et que mes compagnons avaient su percevoir ainsi que moi, puisque la phrase qui me tira cette fois de mes réflexions fut celle du Nao, qui évoquait la possibilité d'accomplir une mission à trois.

L'idée était bonne. J'avais pensé un instant courir les rues seul à la recherche d'une tâche à accomplir, comme je le faisais à Hitsume. Mais je n'étais plus dans ce petit village, je devais m'intégrer.

Ekei – Entièrement d'accord avec toi … Akihiko.

J'avais fait un effort pour me rappeler son nom. Ma mère me disait toujours que les rapports humains commençaient toujours par des politesses. En appelant le kiréen par son prénom, je tentais de bâtir un pont. Bien qu'étant maladroit architecte, s'entend.

Ekei – J'ai eu vent d'une tâche à accomplir.

Je marquai une pause. Décidément, m'adresser à des personnes que je ne connaissais pas encore intimement était bien plus difficile que ce à quoi je m'étais attendu. Je tremblais d'impatience de raconter cela à ma mère. Rassemblant mes souvenirs, j'essayai de leur répéter ce que j'avais entendu quelques jours auparavant, en me promenant dans les ruelles tortueuses du centre ville.

Ekei – La tempête de la semaine dernière a été assez violente sur la côte, et je crois que tout n'est pas encore remis en état. Koda, tu es de quel avis?

Voilà, la deuxième pile du pont avait été lancée, et j'avais commencé à y ajouter quelques planches. Pas du mauvais bois vermoulu, non. Des planches de bon bambou laqué.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Jeu 3 Mar - 14:31

Devant eux, le bâtiment central de Kirigakure, insigne de respect et de grande convoitise pour mainte jeunes shinobis. Koda regardait l’insigne, scrupuleusement sculpté dans du bois de cerisier, marquant d’un seul kanji le mot « Eau ». Voila son rêve, voila son future, s’il en avait la force. Il deviendra Mizukage, et travaillera dans ce manoir même, ayant une vue surplombante sur toute la citée portuaire.

Là, Liori leur donna leur tache, leur mission. Ils allèrent devoir faire une mission de rang D, et cela en moins de trois jours. Ce n’était pas, selon le cadet, une façon des plus éducatives, mais un test de volonté et de force pour les trois jeunes hommes. Le Satsubatsu voulait sans doute, en les envoyant en quête aussi vite, déterminer leur capacité à travailler indépendamment, sans tutelle.

Biensur, ce n’était pas un défi des plus demandant en talent. Une mission de rang D n’était franchement pas bien compliquée, et en plus de cela, leur Sensei avait laissé en suspension une éventuelle camaraderie ; il voulait sans doute que ses trois apprentis se mettent au travail ensemble. Du moins, c’est ce que Koda en avait jugé.

Le plus jeune se rapprocha alors des deux autres, laissant Liori s’évader dans quelque ruelle adjacente, sans doute pour se rendre chez lui. Il était bien difficile pour son esprit d’enfant de ne pas imaginer la demeure de son maitre, vis-à-vis de son caractère.

Selon le gamin, le Satsubatsu habitait sans aucun doute dans un appartement au rez-de-chaussée, dont les stores de couleurs foncés empêchaient toute sorte de lumière à pénétrer les chambres. Les murs seraient sans doute peints en blanc, avec quelques craquelures au plafond. Des meubles en bois simple, ornée de rien d’autre que du nécessaire. Aucunes décorations, seulement des livres sur une bibliothèque en chêne. Dans une salle de bain, tout aussi mal éclairée, on trouvera un évier et bain en fonte, quelque peu abimé et parcellé de taches noirâtres, semblable à de la suie. Sa garde robe serait sobre ; des tuniques tout le temps similaires, aux cotons noirs et aux brodures rouges sangs, de l’insigne de son clan. Une vie à quoi en être malade.

Enfin bon, après ces quelques songes, Koda porta mains à l’une des poches de sa ceinture, pour en sortir une très petite bouteille d’eau, d’approximativement la centaine de millilitres. Il porta le récipient jusqu'à ses lèvres, et en pris une gorgée avant de la rebouchée, et de la remettre à sa place, étroitement dans une pochette de cuire.

Il regarda par derrière lui une dernière fois, regardant Liori s’effacer du paysage lentement. Il porta alors une manche de son kimono à sa bouche, pour ainsi essuyer le peu d’eau qui s’y était échappé. Quand on s’adressa à lui, il se retourna, confus. Il n’avait pas entendu la question, et s’était alors immobilisé pour essayer de se souvenir de quelque chose d’inconnu. La meilleure façon de s’intégrer dans la discutions, serait alors de demander poliment à Ekei de bien vouloir se répéter.

[Koda] : Pardon, j’avais la tête ailleurs. Tu peux me répéter ça s’il te plait ?

[Ekei] : Veux-tu participer à une mission avec nous ? Sur la côte ?

Koda se mit à sourire, fier d’avoir enfin intégrer un groupe pour de bon. Il hocha la tête comme pour inciter une réponse positive.

[Koda] : Ok !

Les trois aventuriers avaient donc une nouvelle mission et Koda fut alors tout excité. Sa première vraie aventure sera l’une de ses meilleurs, car il venait tout juste de former un lien avec ses camarades, un lien qui, on l’espère, les rendra plus fort. Une unité vraisemblablement incroyable ; l’artiste, l’outsider et le gamin.

MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   Sam 5 Mar - 18:40

Liori Satsubatsu (NIVEAU 25)
    Bonus 50 %
    +44 XP

Akihiko Nao (NIVEAU 3)
    Bonus 0 %
    +27 XP

Yasuki Ekei (NIVEAU 6)
    Bonus 0 %
    +22 XP

Koda Hayashi (NIVEAU 2)
    Bonus 0 %
    +16 XP


Bonne petite session RP. Espérons que cela continue et que Liori ne vous balance pas d'un toit. kiri


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MessageSujet: Re: Equipe 3 | Tu jeunes après la mort ?   

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