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 Calme est Synonyme de Drame.

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MessageSujet: Calme est Synonyme de Drame.   Lun 21 Fév - 5:39

~ Calme est synonyme de Drame 1
Tome 2 -

Chaque péripétie d'une histoire se suivent de manière méthodique et l'auteur enchaîne les actions de ses personnages avec le plus de logique possible. Comme toute histoire qui se respecte, le calme, au début d'un récit, est synonyme de drame. D'abord, il y a le jour où la paix règne au sein d'une petite cité. Puis, il y a l'élément déclencheur qui, comme un détonateur, fait exploser chaque péripétie à intervalle régulier. Ensuite, le dénouement s'avance et donne un sens à l'histoire. Finalement, il y a la situation finale, là où la vie du héros est censée reprendre son rythme normal.

Comme toute histoire qui se respecte, c'est quand tout semble aller pour le mieux que la véritable menace éclate.

Et tout semblait aller pour le mieux dans la vie d'Azumi lorsque, le lendemain de son acceptation au grade Chuunin, elle décida d'aller fêter l'événement avec sa meilleure amie. Sakura Akimoto était une jeune fille intelligente. Bien qu'un peu discrète et réservée, elle aimait rire et s'amuser. Elle était née d'une famille qui se débrouillait très bien financièrement et habitait le quartier riche de Konoha. Les deux jeunes filles s'étaient rencontrées au parc Seibutsu, quelques semaines après l'arrivée d'Azumi au pays du feu, et elles ne s'étaient plus quittées de vue depuis près de quatre ans. Leur relation frôlait celle que la Kunoichi avait eu avec Ying quelques années plus tôt, mais celle-ci ne donnait plus de nouvelles depuis très longtemps.

Azumi - Et tout à coup, tu sais ce qu’il me sort ?

Sakura - Non, quoi ?

Azumi - « Elle est en retard ! Je suis certain qu’on devra aller directement chez elle ! Je déteste les gens qui font poiroter les autres ! ». Moi je lui réponds : « Alors tu ne dois pas t’aimer beaucoup… ». Ahah ! T’aurais dû voir sa tête. On aurait dit qu’il venait de découvrir que le Père-Noël n’existait pas.

La jeune Kunoichi était en train de raconter à son amie l’aventure qu’elle avait vécu en dehors du pays du feu, lors de la mission consistant à rapporter de la fleur de Toge et ayant participé à son changement de grade. Azumi avait raconté au détail près les paroles que s’étaient échangés Naoki et elle et lui avait expliqué à quel point ils ne s’entendaient pas et ne s’entendraient jamais.

Elles rigolèrent du jeune garçon encore quelques minutes et arrivèrent enfin à l'endroit qui avait lié leur destin à jamais. Le parc Seibutsu, surnommé « l'Étendue vert de Konoha ». Le parc était en fait un grand espace tapissé de verdure verdoyante et l'air y était toujours bon. Plusieurs fontaines habitaient l'endroit, toutes de couleurs différentes. Une bleue, une rouge et une jaune. L'eau qui s'y déversait emplissait le parc d'une douce mélodie. Lorsqu'on se trouvait près de l'une d'entre elles, on avait l'impression de bercer dans un état de transe pour l'éternité tant on y était bien. Azumi venait souvent s'y recueillir lorsque des gamins mal élevés venaient la déranger à la bibliothèque. Il faut croire que les parents de ce genre d'enfants ne leur apprenaient pas à garder le silence en ce lieu de sérénité.

Elles prirent place sur un banc, près de la fontaine bleue. Azumi sortit de son sac qu'elle gardait toujours bien ancré sur son dos un sac de croustille qu'elle appréciait particulièrement. Les deux amies se le partagèrent en rigolant de tout et de rien.

Sakura - Tu crois que tu lui plais ? demanda subitement Sakura en prenant un air sérieux alarmant

Azumi - Plaire à qui ?

Sakura - À Naoki, voyons. De qui parlons-nous depuis tout à l'heure ?

Azumi déposa une croustille sur sa langue, mâcha et déglutit. Son regard fixait un point invisible, au-delà d'une colline. Le parc était habituellement remplit d'âmes. Aujourd'hui, toutefois, il était presque vide. Il fallait avouer que la température de l'hiver n'était pas très appropriée pour s'amuser dans un endroit pareil.

Azumi - Si je lui plaisais, alors je ne lui plais plus. Si tu avais vu le visage qu'il avait lorsqu'il est venu toquer chez Hakai pour m'annoncer que Reiko me convoquait, tu comprendrais. Il a fait cette mission avec moi, mais n'est pas passé Chuunin avec moi. Son ego doit être blessé à un point inimaginable. Je le comprends, mais il ne méritait pas cette promotion.

Elle mangea une autre croustille, puis une autre. Elle chassa ce qui lui semblait être une mouche, car un bourdonnement vint lui chatouiller les tympans.

Sakura - Et toi, est-ce qu'il te plaît ?

Cette question eut l'effet d'une immense gifle au visage. Lui ? Lui plaire à Elle ? Non. C'était tout simplement une perspective qu'une personne saine d'esprit ne pourrait envisager. Naoki avait un physique avantageux, c'est vrai. Mais son caractère, ses blagues idiotes et ses mauvaises manières lui donnaient la nausée.

Azumi - Bien sûr que non ! Pourquoi est-ce que tu me poses une question pareille ? Après tout ce que je t'ai dis sur lui, tu crois vraiment que quelqu'un peut l'apprécier ? Personne ne pourrait ne serait-ce que l'endurer...

La jeune fille agita une main devant son oreille gauche. Elle ne cessait de faire la grimace, puisque des images dégoûtantes envahissaient son esprit. Celles montrant Azumi et Naoki se blottir l'un contre l'autre. C'était... Trop pour elle, il faut croire, puisqu'elle commença à avoir sérieusement mal à la tête. Et il y avait cette mouche qui ne la lâchait pas.

Sakura - Et bah quoi ? C'est possible qu'il te plaise, tu as passé bzz presque trois jours avec lui.

Azumi - Trois jours pénibles et incroyablement longs, si tu veux mon avis.

Elle se gratta l'oreille. Les deux jeunes filles gardèrent le silence pendant un long moment avant que Sakura ne se décide à lui poser une nouvelle question.

Sakura - Maintenant que tu es Chuunin, qu'est-ce que tu comptes faire ?

Azumi avala une autre croustille et jeta un coup d'oeil en direction de son amie. C'est vrai. Que comptait-elle faire ? Azumi n'y avait pas songé. Les responsabilités la rattrapaient rapidement et la période qui faisait d'elle une enfant naïve était loin derrière elle. Aujourd'hui, elle se devait de faire son devoir de Konoichi comme les livres le lui avaient enseigné. Elle était Chuunin maintenant. Cela voulait dire que le village en entendait encore plus d'elle. Sans doute irait-elle faire des missions de rang C seule hors du village afin de servir Konoha convenablement et voir un peu de pays... Peut-être préférerait-elle enseigner à de jeunes étudiants les arts ninja. Toutefois, la dernière idée était à écarter. Les jeunes n'appréciaient habituellement pas être menés par quelqu'un du même âge qu'eux. Azumi respectait cela et n'irait pas s'imposer. Alors, que ferait-elle ?

Azumi - En fait, je n'y ai pas vraiment songé. Peut-être ferais-je quelques missions de rang C afin de gagner un peu d'argent et me trouver un appartement.

Sakura - Comment ça ? Bzzzzz t'es pas bien chez Hakai ? BZZZZZZZ.

Azumi leva les bras et écrasa cette foutue mouche qui la rendait folle. Celle-ci tomba, légère comme une plume, sur le sol froid de l'hiver. Enfin débarrassée de cet intrus agaçant !

Azumi - C'est plutôt lui qui ne semble pas bien avec moi. Je crois qu'il préférerait rejoindre ses copains Uchiha et me laisser dans la rue comme toutes mes autres familles l'ont fait. Tu te rends compte qu'il ne m'a toujours pas présenté à son clan ? Bon, d'accord, je sais que ce sont des Uchiha et qu'ils n'aiment pas les morveux, mais il ne faut pas exagérer non plus. Je suis quand même la fille adoptive de l'un de leur petit protégé et l'ancienne élève de Kenji.

Sakura - Mais non, ne dit pas ça. Quand je suis allé dîner chez toi, il y a quelques semaines, il t'a dit que ce serait pour bientôt. L'occasion ne s'est simplement pas présentée. Bzz

La relation qu'elle avait avec Hakai n'était pas la même qu'elle avait avec lui au départ, ni comme celle qu'elle avait avec Oyate Itô. L'Uchiha n'était pour elle qu'un hébergeur avec qui elle avait passé quelques bons moments, mais la relation père-fille qu'aurait dû avoir une fille et son père n'était pas là. C'était comme... Un ami qui donnait des ordres. Et plus Azumi vieillissait, plus ça l'agaçait.

Là, tout de suite, elle avait ce mal de chien qui bouillait dans son crâne.

Azumi - Tu sais quoi ? Je veux partir de chez Hakai. Tout de suite. J'en ai marre. Il n'est jamais là. Il me fait chier. Je ne le connais même pas et puis il n'est même pas beau ! Il laisse trainer ses chaussettes partout et ça sent la merde chez lui.

Un long silence s'installa entre elles. Sakura n'était pas certaine si elle rigolait ou si elle était sérieuse. Peu importe, jamais Azumi ne s'était emportée pour si peu et jamais elle n'avait plaisanté aussi vulgairement. Elle demanda donc :

Sakura - Je bi tru bzz compromet por parqua Bzz tu t'emportes de le sorte ?

Azumi, qui jusque là se tenait la tête, leva les yeux sur son amie et la dévisagea un long moment.

Azumi - Pardon ? Je n'ai rien compris, y'a cette foutue mouche qui me siffle dans les oreilles.


Elle se gratta l'intérieur du pavillon de l'oreille. Azumi avait déjà lu quelque part que les mouches pouvaient entrer dans les oreilles et qu'il était très difficile de les débloquer. Peut-être était-ce ce qu'il se produisait. Cela faisait très mal.

Sakura - J'ai dit que je ne comprenais pas pourquoi tu t'emportais de la sorte. Tu as toujours dit que chez Hakai c'était chez toi. Que tu t'y sentais bien. Tu rigoles quand tu dis qu'il t'emmerde, hein ?

Azumi n'en pouvait plus de ce mal de tête abominable. Jamais des croustilles ne lui avaient fait cet effet là. Le simple fait d'entendre la voix de Sakura la mettait de mauvaises humeurs. Le simple fait de songer à Hakai lui donnait envie d'arracher sa propre tête, de la botter au loin et espérer faire un goal avec. Elle avait envie de s'enfuir loin, loin, loin, là où les mouches n'existaient pas et où on pouvait vivre sans tête. Sakura trouvait d'ailleurs que l'humeur de sa meilleure amie avait changé trop subitement pour être véritable.

Sakura - J'ai Bzzz BzzzBZZZ BZZZZZZZ BZZZZ BZZZZ BZZZ tu BZAAAA

Les yeux d'Azumi étaient ronds comme des billes. Elle regardait les lèvres de sa jeune amie se mouvoir avec frénésie. Elle regardait Sakura esquisser un léger sourire sans qu'elle ne puisse savoir quelle était cette source de plaisir puisqu'elle n'entendait que ce bourdonnement sans fin. Puis, comme il était arrivé, il s'estompa, ne devenant qu'un sifflement lointain au fin fond de ses pensées.

Sakura - Tu es certaine que ça va ?

Azumi - Je crois que je vais rentrer chez Hakai.

Elle se leva, laissa son sac de croustille et son amie derrière elle, puis s'enfuit dans la rue qui jouxtait le parc. La jeune fille s'enfonça lentement dans le centre-ville, là où la foule était dense. Elle sentait le bourdonnement courir vers elle, comme s'il était parti pour ne revenir que plus fort. La douleur était à son comble. La pauvre fillette avait l'impression qu'une centaine d'aiguille lui déchiraient les tympans et faisaient de son cerveau un bouilli de légumes brûlant. Sa vue fut atteinte aussi. Tout était blanc, comme si elle avançait dans un nuage et que rien ne pouvait la guider. Jamais Azumi n'avait ressenti une douleur aussi perçante et elle alla même jusqu'à oublier ses propres pensées. C'est d'ailleurs avec un effort incroyable qu'elle parcourait les rues de Konoha sans pleurer.

Sans trop savoir comment elle avait fait pour y arriver, Azumi ouvrit la porte d'entrée d'Hakai et la referma très fort derrière elle.

Elle voulait que ça cesse et pour ce faire elle fut tentée de s'arracher un bras pour oublier l'autre douleur. Mais quelque chose en elle lui rappela que les douleurs physiques n'étaient riens comparées aux douleurs psychiques, et que cela ne servirait à rien.

Azumi s’écroula sur le sol, devant la porte, et en se tenant les oreilles, se fracassa la tête contre le bois dur du mur en hurlant d’un cri perçant. Un cri qui en aurait glacé plus d’un. Un cri de désespoir. Elle pleura.


Dernière édition par Azumi le Lun 15 Aoû - 1:26, édité 6 fois
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Calme est Synonyme de Drame.   Sam 26 Fév - 3:57

Dure réalité qu'est la vie. Les hommes sont esclaves de leur propre existence, condamné à se porter tel un fardeau jusqu'à la fin de leur misérable vie. Ce même fardeau qui de jour en jour devenait plus lourd, plus insoutenable. Alors que faisait l'homme pour ne pas perdre la raison devant cette vérité? Ils s'inventaient des dieux, comblaient leurs désirs ou bien se fixaient des buts pour faire passer le temps plus vite. Certain mourrait ainsi sans s'être posé cette question: « Que suis-je? » Il y avait toujours eut, depuis le commencement de l'humanité, des forts et des moins forts. L'homme aimait appeler cela « la loi du plus fort »... Et en quoi un homme est-il plus important qu'un autre? Un roi lâche et méprisable valait-il mieux qu'un fermier prêt à donner sa vie pour ses terres? La seule chose qui les différenciait était le pouvoir. Cette entité crée de toute pièce par l'homme pour se donner encore un peu plus en spectacle. Et ceci dans quel but? Les femmes? L'or? L'humanité était pathétique...

Mais un seul, aussi puissant soit-il ne pourrait rien changer. La pourriture s'était niché dans le cœur de beaucoup d'entre eux et il serait beaucoup trop long pour éradiquer le mal... Si cela est possible bien sûr... C'est pour cela qu'une sélection est effectué et qu'une brigade d'élite, les Oi-nin, ont été crée. Ces hommes dont l'identité est assigné à celui d'un masque étaient les chasseurs par excellence . Ils traquaient sans relâche leur cible et les faisait disparaître pour de bon de la surface du globe. Inutile de préciser qu'Hakai était en admiration devant ce masque qui signifiait à la fois le pouvoir et l'enchainement. L'un n'allait pas sans l'autre. Une fois que vous aviez gouté au pouvoir, vous avez toujours quelqu'un au dessus de vous. Soldat, Sergent, Lieutenant, Commandant, Colonel, Général et même le Kage... Tous avaient des responsabilités et étaient esclaves envers quelqu'un ou quelque chose que ce soit d'un quartier, d'une ville ou bien d'un pays.

Hakai avait abandonné sa liberté et probablement sa joie de vivre avec elle. Il avait suivi ses envies comme le simple mortel qu'il était. Devenir shinobi était un but qu'il s'était fixé jadis. Aujourd'hui qu'il l'était devenu, il avait comme un arrière goût au fond de la gorge. Il n'arrivait pas à l'expliquer, peut être toutes ces choses à apprendre, toutes ces obligations envers le village et surtout cette solitude qui le harcelait jour et nuit. La vie ne se résumait pas au femme, mais mon dieu que cela doit être bon d'aimer et d'être aimé... Cela n'est pas qu'une affaire de sexe... non à quoi cela l'amènerait? Certes il pourrait se déchainer, éclater quelque cul et se vider les bourses. Mais après? Rien... Justement, s'était bien ça le problème. L'Uchiha était une personne à s'attacher au gens et non un goujat sautant fille après fille... Il avait aimé Soyate, avait aimé Mina.... et il aimait Taka, mais encore une fois, cela ne le menait nulle part.

Tourner la page? Plus facile à dire qu'à faire. On n'efface pas ainsi une personne qui a occupé une place si importante dans un cœur pendant tant d'année. Même après une claque... Il n'y avait que trois femmes dans sa vie... Taka, Nora et Azumi... L'une le rendez malheureux, une autre le soutenait et la troisième animait sa vie. C'était probablement mieux que rien.

Le fracas d'une porte se fermant inhabituellement vite fit ouvrir les yeux de l'homme. Hakai était allongé sur le lit, habillé, tout semblait indiqué qu'il s'était installé là pour un somme, n'ayant rien d'autre à faire ou tout simplement n'ayant pas la motivation de le faire. Ses yeux onyx fixaient le plafond, mais son esprit était lui concentré sur tout autre chose.

*Mauvaise journée.*

Il n'était pas dans les habitudes d'Azumi de claquer la porte ainsi. Depuis qu'elle habitait ici, cela devait s'être produit qu'une ou deux paires de fois. Un crie de bête venait à présent hanter la maison. Hakai resta immobile, le syeux grands ouverts à essayer de s'imaginer ce qu'il se passait la-bas, de l'autre côté de cette porte. Et puis se bruit... sourd, comme-ci l'on venait de cogner quelque chose de lourd contre le mûr.

*Très mauvaise journée...*

Sans plus attendre, l'homme se précipita dans la pièce de vivre. Le spectacle qui l'y attendait n'était certes pas si grave que ce que l'on aurait pu s'imaginer, mais il avait ses raisons d'être inquiets. Azumi ne criait jamais pour rien, alors ne parlons même pas de hurler... La jeune fille était recroquevillé sur elle même, elle se bouchait les oreilles avec ses mains, comme si elle essayait d'échapper à un son atroce...

*Un Genjutsu? Non pas possible... Azumi est une spécialiste de cet art, elle sait comment s'y défaire.*

Ce n'était pas le moment de se questionner. L'Uchiha se hâta de se rendre prêt de sa pupille. Il était son protecteur, son gardien, il ne pouvait se permettre de la voir souffrir sans réagir. Il la prit dans ses bras et caressa doucement ses cheveux.

[Hakai] « Dit moi ce qui ne va pas. »

Azumi retira ses mains des ses oreilles et posa ses yeux humides sur Hakai. La douleur se faisait toujours sentir, mais depuis qu'elle était entré, les bruits se faisaient plus étouffer. Elle se leva, renifla et repoussa le grand homme d'un geste de la main.

Azumi - Rien, je veux aller dans ma chambre. Lâche-moi.

Une réaction à laquelle Hakai n'était pas habitué. Certes l'homme la lâcha, mais c'était pour mieux la saisir ensuite. Sa main agrippa l'avant-bras de la jeune fille. Le visage de l'homme était sérieux.

[Hakai] « Si tu souffres, tu dois aller à l'hôpital. Ne t'enferme pas dans ta chambre avec ta douleur. »

Azumi - J'ai seulement mal à la tête ! Tu peux le comprendre ça ? J'ai eu une dure journée, j'en peux plus de cette pression. Maintenant fou moi la paix et arrête de me traiter comme si j'étais une gamine !

[Hakai] « Et depuis quand tu hurles et tu te tapes le crâne lorsque tu as un simple mal de tête? Ne te moque pas de moi Azu! »

L'homme avait augmenté le ton, on pouvait rapidement s'apercevoir que bien qu'il ne l'utilisait pas bien souvent, Hakai possédait une puissance vocale assez importante. A la fin de ces paroles, l'homme ouvrit la porte et força la jeune fille à le suivre. Ils marchaient rapidement, résistant au débat de la petite. Il jeta un œil derrière lui pour observer Azumi. Elle était en sueur. Une fièvre peut-être? Mais ce n'est pas la première fois qu'elle en attrape une... Alors pourquoi tant de cinéma?

MessageSujet: Re: Calme est Synonyme de Drame.   Dim 27 Fév - 1:10

~ Calme est synonyme de Drame 2
Tome 2 -

Plus elle concentrait son esprit sur ce bourdonnement, plus elle commençait à croire que ce n'en était pas un. Silencieuses, des voix murmuraient des paroles incompréhensibles. Lorsque la jeune fille arrivait à discerner un certain nombre de mots, elle découvrait un peu plus tard qu'ils n'avaient aucun lien entre eux et que la phrase ainsi formée était inintelligible. Certes, ces paroles étaient douces, mais multipliées par cent, elles formaient un brouhaha épouvantable.

Azumi - C'est quoi cette merde ? murmura la Konoichi, toujours recroquevillée sur elle-même, dos à la porte d'entrée.

Jamais un professeur à l'académie ou un livre de la bibliothèque ne mentionnait une telle maladie. Pourquoi ressentait-elle cette douleur ? Pourquoi entendait-elle ces murmures ? Devenait-elle folle ? La schizophrénie était chose courante chez les shinobis. Surtout parce qu'elle était héréditaire. La jeune fille ne connaissait ni sa mère, ni son père. Peut-être souffraient-ils du même mal qui la rongeait.

Ou peut-être n'était-ce qu'une illusion. Peut-être que Naoki avait décidé de se venger, frustré de ne pas être promu à son tour, et lui avait lancé l'un de ses Genjutsus dévastateurs. Le jeune garçon était suffisamment doué pour créer un trouble aussi grand dans l'esprit d'un humain. Toutefois, Azumi avait étudié dans ce domaine. Elle avait appris à reconnaître un Genjutsu et d'en annuler les effets. Certes, Naoki n'était pas suffisamment doué pour la tromper aussi facilement. Il avait pour habitude de laisser trop d'indices et de points de repère sur lesquelles on pouvait se fier pour se sortir de ses illusions.

Pendant qu'elle tentait désespérément de trouver la cause de son malaise, les voix lui soufflaient toujours des mots doux. Elle crut même entendre Hakai se précipiter vers elle avant même qu'il ne le fasse réellement. Azumi se sentit soulever, mais les voix ne la quittèrent pas. Elle se sentit caresser, mais les voix ne la quittèrent pas. Elle était persuadée qu'elles la poursuivraient jusqu'à la fin de ses jours tant elles s'accrochaient à ses tympans. Des doigts réconfortants se faufilèrent dans ses cheveux, mais les voix ne la quittèrent pas plus. Même qu'elles semblèrent s'intensifier.

« Ne t'en fais pas, je suis là », semblaient-elles dire. « Ne t'en fais pas, Azumi, je serai toujours là ».

Toujours là ?

« Non ! Je veux que vous partiez, qui que vous soyez ! Sortez de ma tête !

La jeune fille ne voulait pas que ces voix restent toujours là. Elle voulait qu'elles partent. Là, maintenant. Malgré ses supplications, les voix répétèrent et répétèrent comme un écho agaçant qu'elles seraient toujours là.

Hakai - Dis-moi ce qui ne va pas.

C'est alors qu'elle réalisa que c'était cette main qui lui transmettait ces pensées. Cette stupide main la faisait souffrir et rester en son contacte une seule seconde de plus la répugnait.

Azumi retira enfin les mains de ses oreilles et posa ses yeux scintillants sur Hakai. La douleur se faisait toujours sentir, mais depuis qu'elle avait pénétré dans la demeure, les voix se faisaient plus étouffées qu'à l'extérieur. La jeune fille parvint à se défaire de l'emprise de l'Uchiha et de poser un pied sur le sol. Elle tenta ensuite de le repousser, car sa tête bouillait suffisamment pour se passer de la chaleur corporelle de cet immense homme.

Azumi - Rien, je veux aller dans ma chambre. Lâche-moi.

Hakai la lâcha et elle allait fuir vers la porte de sa chambre, mais l'Uchiha la rattrapa en entourant l'avant-bras de la jeune fille d'une de ses grosses mains. Ce geste révolta la petite Azumi qui, d'un geste brusque de la tête, se tourna vers son interlocuteur et le regarda avec autant de sérieux qu'il le faisait. Elle était Chuunin maintenant, elle était du même grade que lui, elle avait les mêmes droits que lui et, assurément, elle était aussi forte que lui. Azumi se demanda même ce qu'elle attendait pour lui lancer l'une de ses pires illusions pour qu'il la laisse respirer un peu. Car à sa simple vue, la pauvre fillette étouffait, comme si une chaleur indescriptible ajoutait à sa fièvre plusieurs degrés de plus.

Hakai - Si tu souffres, tu dois aller à l'hôpital. Ne t'enferme pas dans ta chambre avec ta douleur.

Elle souffrait, oui. Mais aller à l'hôpital ne l'aiderait point. C'était dans sa tête. Elle était folle. Elle ne voulait pas se faire enfermer dans un hôpital psychiatrique. Si seulement elle pouvait compter le nombre de livres qu'elle avait lu qui traitaient d'hommes comme vous et moi qui, du jour au lendemain, devenaient fous et étaient envoyés dans un asile. Certaines personnes s'étaient même fait tuer pour quelques choses de moins grave que cela. Azumi ne voulait pas être considérée comme une dingue.

Azumi - J'ai seulement mal à la tête ! Tu peux le comprendre ça ? J'ai eu une dure journée, j'en peux plus de cette pression. Maintenant fou moi la paix et arrête de me traiter comme si j'étais une gamine !

Tel un lion mâle mécontent, Hakai employa un ton de voix agressant qui aurait fait peur à plus d'un enfant. Mais Azumi et son mal de tête réunis ignorèrent la tournure que prenait la situation. Elle se foutait qu'il soit fâché parce qu'elle était aussi fâchée que lui, sinon plus.

Hakai - Et depuis quand tu hurles et tu te tapes le crâne lorsque tu as un simple mal de tête? Ne te moque pas de moi Azu !

Il l'entraîna à l'extérieur en ouvrant la porte de derrière subitement. Les deux shinobis s'engouffrèrent dans l'air frais de la journée. Azumi tenta tant bien que mal de se libérer de cette poignée de fer, mais l'Uchiha était bien plus fort qu'elle. Sa main exerça une pression si forte sur son avant-bras qu'il ne serait pas étonnant qu'une marque rougeâtre apparaisse dès qu'il la retirerait. La fillette sentait quelques gouttes de sueurs couler sur sa joue. Sans doute était-ce dû à l'effort qu'elle faisait pour ne pas éclater en sanglot.

L'arrière de la maison donnait sur un terrain vaste où de hautes herbes bougeaient au gré du vent. Ce dernier n'appartenait pas à Hakai, mais plutôt au village qui n'avait su que faire de ce grand bout de terrain. Peut-être que dans quelques années, cette clairière serait remplacée par des boutiques ou par des appartements. Pour l'instant, les seules personnes qui la fréquentaient était Azumi et l'Uchiha.

Azumi - Où est-ce que tu m'emmènes ? Lâche-moi, tu me fais mal.

Elle avait employé un ton qu'on utilise lorsqu'on donne un ordre. « Lâche-moi. Voilà. Et tu obéis, point final ». Ce n'était plus une enfant. Elle pouvait se déplacer seule même si la seule chose qu'elle voulait à ce moment précis c'était s'endormir pour oublier le mal. Hakai, face à sa réplique, la lâcha de manière à la faire trébucher sur le sol. Azumi roula sur environ deux mètres dans les hautes herbes et arrêta sa course avec de la terre dans la bouche. Elle se releva, les larmes aux yeux, et défia du regard l'homme qui osait poser ses mains sur elle. Il n'avait pas le droit de la toucher. Elle ne lui avait pas donné la permission. Il allait payer.

Hakai - Explique moi ce qu'il t'arrive! Pourquoi tu réagis ainsi? Je t'ai déjà vu malade avec quarante de fièvre et tu étais encore la gentille Azu! Alors pourquoi tu es énervé? Explique moi et peut-être que l'on retournera à la maison.

Elle détestait le « peut-être », comme s'il allait l'en empêcher. Comme si c'était lui qui décidait.

Azumi - Arrête de me dire ce que je dois faire ! Tu n'es pas mon père, tu ne l'as jamais été ! Tu ne peux pas me donner d'ordres !

Le visage de l'homme crispa légèrement, mais la jeune fille était bien trop concentrée sur son mal pour constater les dégâts de ses dires. Lorsqu'elle plongeait ainsi son regard dans celui de l'Uchiha, Azumi ressentit de la tristesse. Mais ce n'était pas comme à l'habitude. C'était sa tristesse. La tristesse de Hakai. Mais elle ne le comprit que plus tard.

Hakai - Je ne suis pas ton père, c'est vrai, mais tu es sous ma protection et s'il t'arrive quelque chose, ce sera par ma faute !

Azumi - S'il m'arrive quelque chose, tu ne seras nullement responsable. Si les autorités m'ont jugé apte à diriger une équipe en mission, je crois être capable de diriger ma vie seule. Merci de t'inquiéter, mais maintenant je crois pouvoir me passer de ta pitié. Je ne suis plus la petite Azumi Itô en pleure qui est venu te demander l'hospitalité. Je suis Azumi. Et cette Azumi là n'a plus besoin de ta protection. Je suis forte, maintenant.

Hakai - Alors prouve le moi... Prouve-moi que tu es capable de vivre dans la solitude. Prouve moi que tu es capable de terrasser un adversaire et de ne pas sourciller devant le cadavre encore chaud de ta victime. Prouve-moi que tu mérites ta promotion. Prouve-moi que tu es une konoichi et non une enfant en crise, Azumi...

Le Sharingan de l'Uchiha s'activa. Azumi n'avait jamais vu Hakai l'utiliser devant elle. Mais rien ne la fit sourciller. Elle continuait de dévisager l'homme comme si c'était un inconnu particulièrement énervant. Ce qui n'était pas loin de la vérité.

Azumi n'avait aucune pupille à activer, mais ses yeux d'ébène étaient suffisants pour envoyer ses ennemis dans un monde cauchemardesque, malgré les voix qui persistaient encore et toujours. Elle recula de quelques pas. Non pas pour fuir. Non pas parce qu'elle craignait le pouvoir de l'Uchiha. Elle voulait seulement avoir une meilleure idée de son environnement.

Azumi - Très bien...
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Azumi VS Hakai "Prouve-moi"


Dernière édition par Azumi le Jeu 3 Mar - 0:44, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Calme est Synonyme de Drame.   Mar 1 Mar - 5:16

Azumi - Très bien…

Deux mots qui avaient son lot de conséquences, deux mots qui changeaient les sentiments de l'homme, deux mots qui changeaient le monde. Le visage de l'homme se crispa, ses yeux se plièrent, ses poings se refermèrent laissant par la même occasion échapper le bruit si significatif des os broyaient. Ce n'était plus la petite Azumi, la gentille fille à papa qui faisait tout sans qu'on lui demande. Aux yeux d'Hakai, ce n'était qu'une sale gamine, un microbe, une erreur de la vie qui se dressait devant lui. Elle avait accepté de lui prouver le contraire, de se libérer de son emprise, de prouver qu'elle était meilleure en tout point. Soit, ce n'était plus qu'un ennemi. D'une main assuré, l'homme releva le voile qui masquait à présent son visage. Seuls ses yeux transperçaient encore le corps frêle de la jeune fille. Ses yeux qui avaient perdu toute trace d'humanité, ils étaient empreignaient de sang, empli de haine, de soif de sang. Il était redevenu la bête qu'il avait toujours été, le tueur que l'on avait toujours entrainé, il était un shinobi de Konoha.

Son buste pivota quelque peu, son épaule droite se rapprocha de quelque centimètre de son adversaire tandis que son opposante affaissée un peu pour permettre à ce poing de se préparer. Il était en position, tel un fauve attendant que la cage se libère, il attendait un signe, une expression ou peut-être laissait-il simplement le temps à son adversaire de se préparer. Le sharingan de l'homme lui donnait un avantage, il le savait. Son adversaire maîtrisait les illusions en tout genre, il ne pourrait pas savoir à quoi se fier, mais ses yeux, eux, verraient toujours le vrai du faux, ils seront toujours capable de guider ses poings. Mais ce n'était pas la seule chose que l'homme analysait, le terrain pouvait également être un facteur décisif lors d'un combat. Il n'y avait ici, aucun élément susceptible de pouvoir aider ou bien même gêner l'Uchiha. C'était affrontement égal, aucun des deux n'auraient d'excuse.

Doucement, Hakai commença à se déplacer, il pivotait autour de la gamine, ses yeux rubis ne la quittaient pas des yeux. Il essayait de trouver un point faible dans la défense de la jeune fille, mais comment trouver une faille dans une défense aussi pathétique? Pensait-elle que l'Uchiha jouait? Il était sans doute temps de lui prouver le contraire.

Sans prévenir, le pied gauche de l'Uchiha prit une impulsion qui le propulsa droit vers son adversaire. Pied en avant, il comptait refaire le visage de celle qui était encore il y a quelque minute sa protégeait. Miracle des choses, elle avait anticipé. Hasard? Bien sûr que non, tout le monde esquivé le premier coup, un vieux réflexe qui retardait l'échéance. Entre deux, la petite n'avait pas chaumé en balançant l'une de ses altérations. Si cela devait un effet particulier, Hakai n'en ressentait qu'une soudaine migraine. Il y avait bien quelque flash qui venait le gêner par-ci par la, mais rien qui ne l'empêcherait pas d'abattre ses cartes.

Et les morsures continuaient. Hakai se caressait le crane un instant, mais ce mal qui le rongeait n'était pas naturel. Il lança un regard si noir à la jeune fille qu'on aurait pu croire qu'il comptait la tuer. Mais il n'en était rien, il venait simplement d'user de la faculté de son sharingan. C'était l'une des premières fois qu'il tentait de copier des taos et à sa grande surprise, il y était arrivé parfaitement. Au ralenti, comme ci la jeune fille s'appliquait pour lui montrer un à un les signes, il analysait, tout cela était un flot de donné qui était directement imprimé dans son cerveau. On ne pouvait le voir sous son tissu, mais il souriait, un sourire mauvais qui sonnait le glas de son adversaire.

Son poing s'écrasa sur la joue de la jeune femme. Celle-ci rougit instantanément. Comme prévu, elle n'avait aucune condition physique et comptait uniquement sur ses petites piqures du cerveau. Cela ne suffirait pas, pas contre le sharingan.

[Hakai] « Tu me fais rire... »

Esquivé, encore et encore, elle ne savait faire que cela, mais à un moment ou un autre tu seras bien déplumé petit canari. Le moment viendra où il faudra en finir et qu'enfin l'homme sortira ses techniques les plus dévastatrices.

Ils croisèrent leurs regards. Un éclair se passa, éclair pendant lesquelles quelque chose d'étrange se passa. Des taos avaient été composé, cela même qu'Hakai venait de comprendre, mais c'est l'effet inverse désirait qu'il se passa... Il avait comme... oublier quelque chose. Il n'arrivait pas à s'en souvenir et pourtant, il l'avait sur le bout de la langue. Que devait-il faire? Que pouvait-il bien faire à présent. Il n'avait plus que cela, plus que ce qui fait un homme, deux bras et deux jambes suivit de cet instinct primaire, celui qui poussait chaque jour des hommes à tuer. Une nouvelle fois, il frappa la jeune fille au visage, à croire que cela l'amusé. Étrangement, il ne ressentait rien. Lui qui se sentait trop proche des gens ne bronchait pas devant le calvaire qu'il faisait endurer à sa pupille. Pire encore, il aimait la torturé en lui faisant subir le même traitement qu'il subissait. Exécutant parfaitement les taos, il relâcha sur la jeune fille les morsures cérébrales qui causaient se terrible mal de crâne. Il aimait jouer avec elle, la terrasser physiquement et mentalement pour mieux la contrôler. Après cela, elle ne rechignerait plus devant l'autorité de l'homme qui au final, faisait tout cela pour son bien. Le comprendrait elle? Il en doutait... Elle était si jeune, si naïf. Elle portait le grade de chuunin, mais aux yeux de l'homme, elle n'en restait pas moins une...

[Hakai] « Amatrice... Tu veux bien arrêter de jouer et enfin commencer ce combat? »

MessageSujet: Re: Calme est Synonyme de Drame.   Mar 1 Mar - 19:28

~ Calme est synonyme de Drame 3
Tome 2 -


Le vent soufflait sur la petite clairière. L'herbe qui la recouvrait formait des vagues au rythme de son souffle. Aucun obstacle ne pouvait les gêner lors de ce combat. Azumi observait l'Uchiha qui, sous l'effet de ses deux derniers mots, changea de visage en un rien de temps. Ses traits formaient un rictus de rage et de haine. Ses yeux étaient pires. Hakai était devenu un animal et bien qu'elle ne trouva pas cela étonnant qu'il réagisse ainsi - c'était un Uchiha, il était bien trop fier pour ne pas en faire trop - Azumi fut un peu surprise de voir à quel point il avait changé vis-à-vis d'elle. Ce n'était plus l'homme qui la serrait dans ses bras lorsque tout n'allait pas. Ce n'était plus l'homme avec qui elle avait ri à s'en briser les côtes. Ce n'était plus son héros. Ce n'était plus Shinobi-Man. Ce n'était qu'un Uchiha trop fier, trop haineux et trop assoiffé de sang. La jeune fille pensa qu'elle était bien conne de ne pas l'avoir cerné plus tôt.

Ils se défièrent ainsi du regard une longue minute qui sembla en durer cent. L'Uchiha tournait autour de la fillette tel un lion qui savoure la peur émanant de sa proie. Il savait qu'il gagnerait. Il en était si persuadé, s'en était presque désolant. Azumi n'avait jamais perdu un seul combat. Elle était certaine de gagner celui-ci depuis qu'elle avait appris que les muscles ne signifiaient rien. Hakai avait de bien beaux abdominaux, mais Azumi avait de bien belles dents pour croquer savoureusement dans l'esprit de l'homme.

Sans crier gare, le Chuunin fondit sur sa protéger tel un fauve affamé. Il allait abattre son poing en fusion sur le visage de la konoichi, mais cette-dernière parvint à éviter l'attaque. Un magnifique déplacement ! Elle en était fière, mais elle savait que le combat n'était pas gagné. Elle puisa dans ses réserves d'énergie. Elle ne voulait pas que le combat s'éternise. Elle avait mal à la tête et tout ce qu'elle voulait c'était qu'on lui foute la paix. Elle lança donc à l'homme la pire des altérations qu'elle connaissait. La morsure de l'âme. Rapidement, Azumi se souvint du jour où elle l'avait testé sur son ami Jin'. Il était resté debout environ deux minutes avant de se mettre à gerber à côté de Kenji.

Malheureusement, alors qu'elle avait multiplié les dommages par trois, Hakai ne sembla pas souffrir de son illusion. Elle doubla donc la mise sans se poser de questions, puisant encore et toujours dans ses réserves d'énergie qui baissaient dangereusement. Il fallait que le combat se termine rapidement, car elle ne tiendrait pas plus de dix minutes à ce rythme-là.

Le poing d'Hakai vint percuter la fillette de pleins fouets. Sa tête fut propulsée vers l'arrière et elle dut faire un bien grand effort pour ne pas basculer et s'écraser dans les hautes herbes.

Le seul moyen de gagner ce combat, c'était d'avoir une réserve de chakra supplémentaire. Elle fouilla dans sa poche et en sortit une pilule conçue par le pharmacien du village. Azumi la déposa sur sa langue et déglutit. Elle se sentit soudain revigorée, comme si un nouveau jour se levait. Elle poursuivit ses tortures mentales sans se soucier du mal que pouvait causer son illusion.

Hakai - Tu me fais rire.

Azumi leva un sourcil. Elle trouvait son intervention ridicule, puisqu'elle donnait tout ce qu'elle avait pour lui montrer qu'elle était capable de se défendre seule. Si elle le faisait rire, tant mieux, mais se moquer d'elle ainsi en plein combat la foutait dans un état de rage encore plus grand qu'avant. Hakai, sans son sharingan et son petit clan bien aimé, n'était qu'un vagabond incapable de survivre sans voler. Azumi connaissait tout de son passé puisqu'il lui avait lui-même raconter. C'étaient les Uchiha qui l'avaient sorti de la misère.

C'est après avoir évité un coup bien placé qu'elle décida de l'en priver. Elle utilisa ses yeux pour pénétrer au plus profond de son esprit afin d'y trouver un souvenir. Un souvenir si... lointain, qu'il croyait peut-être ne pas s'en souvenir. Mais Azumi allait lui montrer ce qu'était qu'oublier. Elle déchira tout l'entraînement qu'il avait fait sur un des effets de son Sharingan et pour foutre le bordel dans sa tête, décida de déchirer un autre souvenir au hasard. Tout à coup, ses morsures semblèrent plus dévastatrices. Parfait !

Azumi encaissa les coups de l'Uchiha sans broncher. Elle voulait retrouver un peu d'énergie pour exercer de nouvelles morsures mentales. Seulement, les coups de Hakai devenaient de plus en plus puissants et commençaient à faire réellement mal à la pauvre fillette. Azumi jugea bon d'éviter les coups, mais l'homme était plus rapide qu'elle. La jeune fille s'effondra. Elle n'avait plus de force. Ses jambes étaient molles et Hakai n'arrêtait pas pour autant de la ruer de coups. Il voyait bien que le combat était terminé. Pourquoi s'acharnait-il sur elle ?

Azumi - Lâche-moi ! C'est fini, tu le vois bien !

Elle était bien déçue de ne pas avoir vaincu Hakai et de ne pas lui avoir montré qu'elle était capable de se débrouiller seule en situation de combat. Mais elle était persuadée qu'elle aurait été capable de le battre si elle avait déchiré ses souvenirs un peu plus tôt. Il ne semblait pas du même avis qu'elle, toutefois.

Hakai - Oui, c'est fini... Tu serais morte en situation réelle. L'avantage, c'est qu'au moins tu n'aurais eut besoin de personne.

Azumi baissa la tête. Hakai la regardait de haut, mais elle ne pouvait rien dire. Elle ne savait pas quoi dire. Il avait gagné. Elle aurait pu gagner, mais elle avait encore plein de choses à apprendre. Elle aurait aimé que Hakai le reconnaisse.

Hakai - Tu dois encore t'améliorer, mais pour le moment tu dois te soigner.

Il se baissa pour la relever. La jeune fille ne résista pas et se laissa entraîner sans rechigner et sans se débattre. Ils empruntèrent un sentier qui, selon les dires de l'Uchiha, était un raccourcis vers l'hôpital. Durant le trajet, Azumi dit d'une petite voix :

Azumi - Si tu m'emmènes à l'hôpital, alors plus jamais tu ne me reverras. Je vais me faire caser à l'asile.

Pendant le combat, les voix s'étaient tues subitement. Mais elle savait que ce n'était qu'une question de temps avant qu'elles ne recommencent pour ne revenir que plus fortes.

Hakai - Arrête de dire n'importe quoi. Si on devait envoyer chaque Shinobi qui commençait à avoir un mal de crâne inexpliqué à l'asile, la population de Konoha serait divisée par deux.

Décidément, Hakai ne comprenait pas. Azumi entendait des voix. Parfois, il lui semblait entendre pas moins de cent hommes lui chuchoter à l'oreille. Ce n'était pas une simple migraine que la moitié du village peut avoir au moins cinquante fois dans sa vie. Cette maladie, Azumi l'aurait toujours. Elle en était persuadée.
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: Calme est Synonyme de Drame.   Jeu 3 Mar - 16:27

Ils marchaient, encore et encore. Aucun d'eux ne souhaitaient lancer la discutions, que ce soit au sujet de cette étrange maladie ou du combat. Le regard sur chacun avait changé, Hakai n'était plus le père si adorable qu'elle avait sans doute pensé pendant tout ce temps. Il n'avait pas été à la hauteur des attentes de « princesse ». Il fallait dire qu'Hakai n'avait jamais prit réellement le rôle de « père », en tout cas dans sa tête. Il s'était plus vu comme un gardien, un protecteur ou l'éducateur de cette jeune fille. Il avait semble t-il faillit à sa tâche? Peut-être... Depuis quelque jour Azumi se montrait distante, elle changeait de comportement comme elle changeait de lingette hygiène... Qu'allait-on lui diagnostiquer? Serait-ce grave? On ne pouvait le savoir. Peut-être n'était-ce qu'une simple fièvre, ou un caprice de jeune adolescente. Aucune idée... Il fallait éclaircir cette histoire...

A leur arrivée à l'hôpital, il ne fallut guère plus de dix minutes pour que la jeune fille soit prit en charge. Un médecin et deux infirmières lui demandèrent de les suivre. Hakai la regardait disparaître non sans un pincement au cœur. Il ne savait pas quel traitement celle-ci allait devoir subir. Peut-être que demain elle serait de retour, ou bien cela prendrait plus de temps, beaucoup plus de temps... On ne pouvait le savoir, mais l'Uchiha ferait ce qu'il peut pour aider les médecins à la soigner. Alors lorsque le médecin chargeait de son dossier vint à sa rencontre, il ne cacha aucun passage de la vie de la jeune fille.

[Hakai] « On ne peut connaître ses origines. Elle même ne connait ses parents. Elle pourrait très bien porter une maladie génétique qu'on ne le saurait pas... Une chose est sûr, elle n'est pas une Uchiha, inutile de chercher de ce côté la. »

[Médecin] « Est-elle parti en mission il y a peu? »

[Hakai] « Il me semble, oui... Je crois qu'elle devait partir à la recherche d'une plante dans le pays du feu... Je ne peux vous dire laquelle exactement. Vous pensez qu'elle aurait pu attraper quelque chose la-bas? »

[Médecin] « Ce n'est qu'une hypothése. Nous ne savons pas ce qu'elle a. Il est possible qu'elle perde tout simplement la tête. Nous essayons d'éliminer toutes les causes maladives avant d'envisager son passage à la section spécialisé. »

[Hakai] « A l'asile vous voulez dire... Il n'est pas question qu'elle y soit interné. Une enfant de treize ans ne peu perdre la boule ainsi... Même une kunoichi. Elle n'a d'ailleurs encore rien vu, pas un cadavre, pas un blessé, rien. Il n'y a vraiment aucune raison qu'elle perde la tête. Essayé d'en parler avec vos collègues, peut-être ont-ils déjà vu un cas similaire, peut-être un clan, je ne sais pas, mais il ne faut pas l'interner. »

[Médecin] « Je ne vous promets rien, mais je vais faire tout mon possible. Au revoir. »

La blouse blanche s'en allait, déposant par la même occasion le dossier sur une pile de ces autres congénères. Hakai ne savait plus ou se mettre, c'était tout un monde qui s'écroulait. Rien ne se passait comme il le fallait. Le petit monde qu'il s'était crée avec Azumi n'existait plus, détruit à coup de poing et d'illusion. Il ne pouvait aller la voir, pas après ce qu'il avait fait... De plus, le médecin avait du l'endormir pour la calmer... Hakai n'avait d'autre choix que de faire marche arrière, de rentrer chez lui et d'attendre des nouvelles.

MessageSujet: Re: Calme est Synonyme de Drame.   Dim 6 Mar - 9:11

~ Calme est synonyme de Drame 4
Tome 2 -


Lorsqu'elle entra à l'hôpital, elle fut immédiatement prise en charge. Des infirmières vinrent à sa rencontre et inspectèrent avec une minutie particulière les écorchures qu'elle avait sur les bras et les genoux. Toutefois, ce n'était pas ce genre de blessures qu'elle venait soigner. Tout se passait dans sa tête. Les voix. La douleur. Incontrôlables. Celles-ci venaient tout comme elles partaient subitement. Parfois et pendant seulement quelques minutes, le calme revenait, laissant croire à Azumi que tout était bel et bien terminé. Une fois que la conviction d'être guérie s'emparait de la fillette, quelque chose ouvrait son esprit au brouhaha insoutenable.

Les infirmières lui dirent que dans quelques minutes, elle pourrait se rendre au cabinet du docteur Gary enfin de lui expliquer son malaise en détail. Tel que prévu, l'une d'entre elles l'accompagna jusqu'à cette pièce blanche... Cet endroit qui allait mettre un terme à sa vie de konoichi. Azumi serait sans doute interner à l'asile sans que les médecins n'aient à se poser de questions. Une jeune fille entendant des voix n'étaient bon signe en aucune façon. Souvent, c'était ce genre de personne qui finissait par déserter et à foutre la merde un peu partout à travers le monde.

L'infirmière la tenait par le poignet afin de l'entraîner plus facilement vers le cabinet. Azumi jeta un dernier coup d'oeil en direction de Hakai avant de le voir disparaître derrière un mur de béton. Ce fut sans doute le dernier regard qu'ils partagèrent avant qu'Azumi ne sombre dans une nouvelle vie.

***

Gary lui fit un examen complet. En excluant le tibia fragilisé par le combat qui avait opposé Azumi et Hakai, le docteur ne trouva rien de bien inquiétant. Il lui sembla que les maux de la fillette n'étaient pas dans ses cordes et qu'elle devrait consulter un spécialiste en maladie mentale. Avant d'entreprendre les dispositions nécessaires, il ne lui restait que deux options. La première était celle du Genjutsu. La possibilité que la fillette soit victime d'une illusion n'était pas à écarter. La dernière était qu'elle avait tout inventé. À son âge, les enfants ne tardaient pas à s'inventer des maladies rocambolesques pour attirer la pitié ou l'amour. Et puis, d'après les dires de l'homme qui l'avait ramené à l'hôpital, la relation qui les liait n'était pas très rose.

Gary - Bon. Tu es un Konoichi si j'ai bien compris ?

Azumi, étendue sur l'un des deux lits de la pièce, hocha la tête affirmativement. Elle avait toujours détesté l'odeur des hôpitaux. Cette odeur de désinfectant et cette odeur de patates en poudre répugnantes mélangées à celle du vomi des vieux lui étaient tout simplement insupportables. Et puis, il y avait ces murs. Ces murs d'un blanc immaculé lui donnaient l'impression que le monde avait privé l'endroit de toutes couleurs. Que jamais elle ne reverrait le bleu du ciel, le vert de l'herbe, le jaune des rayons du soleil et le rouge des roses. Lorsqu'elle sortirait d'ici, ces murs lui feraient oublier toute beauté existante et elle ne verrait qu'en blanc. Un blanc infini comme celui d'une tempête de neige. La tempête du siècle.

Gary - Bien. Tu es spécialisé en Genjutsu si j'ai bien compris ?

Azumi hocha à nouveau la tête. Le mal ne lui donnait aucunement envie de répondre à ce médecin qu'elle ne connaissait que trop bien. C'était un viel homme moche qui n'avait aucune compassion pour ses patients. Tout ce qu'il l'intéressait, c'était son petit-déjeuner qui l'attendait patiemment dans son bureau. « Au diable la vie des malades, au diable la mort, moi, j'ai faim et je reviendrais faire mon boulot lorsque j'aurais bouffé toutes vos économies ! » Voilà ce qu'il avait dit aux Ito lorsqu'il leur annonça le cancer de Benihime. Bien sûr, la jeune fille n'était pas présente à ce moment-là. Mais c'était Haruna qui lui avait raconté toute l'histoire.

Gary - Alors, si j'ai bien compris, tu maîtrises le Kai, n'est-ce pas ?

Malgré le mal qui la rongeait, elle parvint à répliquer froidement.

Azumi - Oui, monsieur, vous avez bien compris l'histoire je vous assure. Je tiens à vous dire que ce n'est pas une illusion, j'ai déjà tenté de la dissiper et cela n'a pas fonctionné. Arrêtez de chercher, je suis folle et c'est tout.

Elle n'avait pas tenté de dissiper quoi que ce soit. Elle disait cela simplement parce qu'elle n'avait pas la force de réaliser une technique devant le médecin alors que le combat avec Hakai l'avait complètement épuisé. Ses réserves de chakra étaient amoindries et le docteur Gary le savait parfaitement. C'est pourquoi il n'insista pas et continua à prendre des notes sur l'une des pages de son dossier. Il tenterait de trouver une autre raison à ces voix et si rien de particulièrement convaincant ne sortait du lot, il l'obligerait à réaliser un Kai. Et si ce Kai ne fonctionnait pas, il contacterait un médecin spécialisé.

Gary - Pardon. Docteur Sien. Venez par ici.

L'homme en interpella un autre qui passait devant la porte. Le docteur Sien s'arrêta et s'approcha de Gary, intrigué.

Sien -Oui, Gary ?

Gary - J'aimerais que vous demandiez à l'homme qui accompagne mademoiselle Itô s'il n'a pas une idée de ce qui pourrait être la cause de sa folie... Pardon. De son malaise.

Azumi se redressa sur son oreiller. Elle regarda les deux docteurs avec un air désinvolte.

Azumi - Je suis capable de vous raconter ma vie moi-même si c'est ce que vous voulez dire pas « demander ce qui pourrait être la cause de sa folie ». Hakai ne connait rien sur moi.

Gary - Azumi, Azumi, Azumi... Vous pouvez raconter n'importe quoi. Vous êtes une fillette en manque d'attention, vous ne pouvez le nier, et vous pouvez fort bien avoir tout inventé. Il vaut mieux savoir la vérité et la vérité sort de la bouche des adultes. Docteur Sien...Allez-y.

Azumi - C'est faux ! Je n'ai rien inventé, vous êtes fou ou quoi ?

Gary - Non. Et vous ?.

Azumi le regarda méchamment. Il était encore plus énervant que Haruna l'avait dit.

Il déposa sa main contre le front de la fillette et la força à déposer sa tête sur son oreiller.

Gary - Bon. Maintenant, étendez-vous. La colère obscurcit votre jugement. À votre réveille, vous comprendrez que ce que je fais, je le fais pour votre bien. Allez. Dormez. Pas de discussion.

Avant même d'avoir pu répliquer, elle sentit ses paupières s'alourdirent et sa vision se brouiller. Avant même d'avoir compris ce qu'il se produisait, Azumi sombra dans un sommeil profond, là où tout était calme. Là où tout semblait si merveilleux. Le docteur l'avait sans doute mis sous sédatif sans qu'elle ne s'en aperçoive. Toutefois, elle ne lui en voulait pas. Le docteur Gary l'avait enfin libérer de son mal et c'était tout ce qui comptait à présent.

***


« Je... reverrais un jour... Azumi. Je savais que je te reverrais un jour. Je le savais. »

« Laissez-moi. Vous n'avez pas le droit de venir me chercher dans mes rêves... Vous n'avez pas le droit. Ce n'est pas juste. Vous me harcelez quand je suis réveillée, le rêve est la seule chose qu'il me reste. Pourquoi vous restez là ? Pourquoi vous me parlez ? Je suis fatiguée. Arrêtez. »

« Tout va bien aller, à présent. Ne t'inquiète pas. »

La voix semblait venir de loin. Apaisante, mais elle était là. Dans son esprit. Elle lui parlait, mais Azumi ne voulait rien entendre. Elle voulait poursuivre le rêve qu'elle était en train de faire, mais quelqu'un la tirait de ses songes. Quelqu'un tentait de la dérober à son moment de calme et de repos. Elle était si bien. Elle ne voulait pas se réveiller. Elle voulait dormir pour toujours. Au moins, là, les voix y étaient apaisantes. Mais on la tirait et bientôt elle fut incapable de s'accrocher. Elle ouvrit les yeux. Les voix s'étaient tues. C'était comme si tout n'avait été qu'un mauvais rêve. Mais le plafond blanc lui rappela le contraire. Tout était bien réel.

La jeune fille releva la tête et inspecta la pièce dans laquelle elle était. Tout était morne, blanc et sans vie. Rien n'avait changé depuis qu'elle s'était endormie. À l'exception d'une chaise qui était soudainement apparue. Et sur cette chaise était assise une femme blonde aux yeux d'un bleu magique. Elle était si belle. Peut-être était-ce une déesse qui venait la soulager de son existence. Sa vie était donc terminée ? Dieu avait donc jugé bon de revenir la chercher ?

Rino - Bonjour.

Azumi avait du mal à bien discerner ses traits à cause de la lumière vive qui s'infiltrait par la fenêtre de la chambre. Toutefois, elle constata que la dame semblait occupé à tricoter des bas de laine. Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'elle vit Azumi, découvrant des dents d'une symétrie et d'une blancheur exceptionnelle.

Azumi - Qui êtes-vous ? parvint à demander la fillette.

La jeune femme détourna le regard, sans toutefois perdre le sourire qu'elle arborait. Il y avait quelque chose de rassurant dans ce visage. Elle ne pouvait être autre chose qu'un ange. À moins que... Cette dame lui rappelait quelqu'un.

Azumi - Vous êtes la mère de Ryu Yamanaka ? C'est mon coéquipier. Enfin... C'était mon coéquipier. Vous lui ressemblez énormément.

Le regard de la dame se posa une fois encore sur la fillette. De si beaux yeux...

Rino - Non. Mais disons que nous sommes de la même famille, lui et moi. Je me nomme Rino Yamanaka.

Rino inclina légèrement la tête en guise de salutation. Azumi l'imita sans pouvoir lever les yeux de cette beauté hallucinante. La dame déposa son tricot sur une petite table de chevet et s'approcha pour mieux distinguer les traits d'Azumi. De cet angle, les rayons du soleil n'aveuglèrent plus la fillette et elle put profiter pleinement de la splendeur de l'étrangère.

Rino - Tu dois te poser des questions sur la raison de ma venue.

Azumi - Vous êtes venu pour me guérir ? C'est le docteur Gary qui vous a demandé de venir ?

Rino - Je ne t'ai pas tout à fait guéri. Mais c'est grâce à moi si tu n'entends plus ces vilaines voix. Les Yamanaka ont le pouvoir d'accéder à l'esprit des êtres humains et d'en bloquer l'accès aux intrusions télépathiques. On nomme cette technique la Dissimulation de l'Esprit. Seuls les plus aguerris d'entre nous la maîtrise et en font usage sur les gens qui sont victime d'un problème semblable au tient. Mais la plupart du temps, ces gens-là se retrouvent dans notre maison, là où on peut les soigner sans se déplacer inutilement.

La dame avait sans doute tenté de l'éclaircir à propos de son malaise, mais elle n'avait fait que susciter encore plus de questions en elle.

Azumi - Attendez. Je ne suis pas certaine de bien comprendre. C'est vous qui empêchez ces voix de me parler ? Pourquoi ne suis-je pas entièrement guéri ?

Rino - En effet. C'est bien moi qui empêche ces voix de te parler et si tu n'es pas entièrement guéri, c'est parce que personne d'entre nous ne le sommes. Et je suis désolé de t'apprendre que jamais tu ne le seras.

Elle arbora un visage qui exprimait une sincère tristesse. Un visage qui semblait annoncer la mort d'un proche, ou sa propre mort. « Et je suis désolé de t'apprendre que tu es morte ». Voilà ce qui semblait sortir de la bouche de cette Yamanaka au magnifique visage. Magnifique même déformé par la pitié.

Azumi - Et de quoi je souffre, vous voulez bien me le dire ?

Sa voix était tremblante et insistante. Elle ne voulait pas manquer de politesse à cet ange, mais la crainte de vivre ainsi pour le reste de son existence lui faisait dire des choses qu'elle n'aurait voulues dire. Mais Rino ne sourcilla pas. Elle semblait comprendre très bien ce que ressentait Azumi et c'était cela que la fillette trouvait le plus surprenant. Elle n'était pas comme Hakai. Elle la respectait.

Rino - Tu souffres de ce que nous appelons le Nagametengai. Certains croient que c'est un don, mais la plupart d'entre nous pensons que c'est le cadeau le plus mortel que l'on puise offrir. Les voix que tu entends, ce n'est rien de plus que les pensées des gens qui t'entourent. Bien sûr, tu ne peux saisir le sens de ces pensées puisqu'il y en a tellement que ton cerveau ne peut traiter tous les renseignements que ton esprit lui envoie simultanément. C'est une sorte de télépathie, mais à sens unique. Nous, les Yamanaka, arrivons à bloquer certains échanges télépathiques. Dont ceux du Nagametengai. Mais je ne peux maintenir ce blocage éternellement, Azumi. C'est pourquoi tu n'es pas totalement guéri. Les voix reviendront dès que je ne serais plus là.

Tout s'entremêlait dans la tête de la jeune fille. Pourquoi la dame employait-elle le « nous », comme s'ils étaient plusieurs dans la pièce ? Tout était trop étrange pour qu'elle puisse se concentrer sérieusement sur les dires de Rino. Il y avait trop de choses à mémoriser. Pourtant, Azumi avait de la facilité à retenir les renseignements qui lui étaient offerts lorsqu'elle suivait un cours à l'académie. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle arrivait à maîtriser des techniques si facilement. Pourquoi cette fois-ci son cerveau ne se concentrait pas ? Était-ce parce qu'elle était si paniquée d'être ainsi réduite à la souffrance pour l'éternité ? Peu importe, une vague d'apaisement lui envahit le corps. Elle se sentit soudain bien plus détendue et put enfin reprendre la parole.

Azumi - Et où est-ce que j'ai choppé cette maladie ? Je le savais que je n'aurais pas dû faire confiance à cette fleur de Toge ! Elle m'a pourrit l'esprit. J'arrive même plus à me concentrer !

Rino - Oh... Non, ce n'est pas à cause de la fleur de Toge si tu es victime de ce don, Azumi. La fleur de Toge a un effet toxique, c'est vrai, mais la toxine n'a d'effet qu'au contacte de la peau. En aucun cas elle ne s'attaque à l'esprit.

Azumi la regarda un instant. Elle savait que les Yamanaka connaissaient les fleurs bien mieux qu'elle. Alors, elle oublia très vite l'idée que ce puisse être cette fleur qui l'ai rendu ainsi.

Rino - Écoutes bien. Le Nagametengai est un don, et non une maladie. Tu ne guériras pas. C'est un don. C'est une capacité héréditaire et les enfants Yamanaka ont souvent du mal à le contrôler. Mais avec de la pratique et de la...

Azumi - Attendez, la coupa Azumi, vous êtes en train de me dire que...

Rino - Je suis persuadée que tu es une descendante de la famille Yamanaka, oui...

Il lui fallut quelques instants pour comprendre le sens de ces quelques mots. Azumi regarda par la fenêtre. Malgré la magnifique vue sur le village, l'attention de la fillette était concentrée sur autre chose. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux. Était-ce vrai ? Et si c'était vrai ? Mais si ce ne l'était pas ? Son père le lui aurait dit. Son père ne lui avait jamais rien dit. Elle ne se souvenait pas de lui. Elle ne se souvenait de rien.

Azumi - Alors, vous êtes...

Rino - Je suis ta mère...

Les derniers mots de Rino se firent étouffer. Comme si elle aussi retenait une peine longuement contenue.

Azumi - Ma mère, répéta Azumi, les yeux toujours rivé sur la vue du village.

La jeune fille ne put retenir ses larmes plus longtemps. Sa mère.

Azumi - Ma mère ? Comment le... Comment le savez-vous ?

Rino - Les... Les Yamanaka réussissent à remonter le fil des pensées des autres êtres vivants. Lorsque le docteur Gary nous a contactés pour nous annoncer qu'il était possible que... ma fille soit de retour, je me suis rendue sur place pour sonder ton esprit. Lorsque tu dormais, j'y ai vu, en rêve, le visage de ton père.

Azumi - Mon père ? Mais je n'ai aucun souvenir de lui. Comment pourrais-je rêver à son visage ?

Rino - Vois-tu, Azumi, le cerveau est quelque chose de bien complexe. Il se peut que ton cerveau ait activé un moyen de défense particulièrement intéressant. Lorsqu'un souvenir est trop douloureux et qu'il nuit à l'organisme, le cerveau empêche l'esprit de se souvenir, afin d'éviter une puissante douleur psychologique. Lorsque l'on dort, le cerveau réorganise l'information stocké dans ta mémoire. À cet instant, les souvenirs, même ceux que tu ne veux te rappeler, remonte à la surface et sont visibles par nous, Yamanaka. J'ai donc perçut le visage de ton père et c'est ainsi que je t'ai reconnu.

C'était si étrange. Azumi avait eu de nombreux parents, mais jamais elle ne se souvenait avoir ressentit l'effet que ça faisait d'être face à celle qui l'avait porté près de neuf mois. L'effet que ça faisait de discuter avec la femme qui l'avait pris dans ses bras alors qu'elle n'était encore qu'un poupon fraîchement conçu. Mais... Rino l'avait abandonné.

Azumi - Je comprends pourquoi mon cerveau a oublié tous ces souvenirs. Aucune personne en ce monde n'aimerait se rappeler du jour où elle a été injustement abandonnée, laissée seule à elle-même dans la forêt de Konoha et condamnée à rester, pour le restant de ses jours, orpheline et sans famille. Et vous, vous arrivez avec vos maladies héréditaires et vous foutez le bordel dans ma nouvelle vie. Hakai ne veut plus de moi à cause de votre bordel de Nagamentogarce !

La colère qu'elle avait refoulée depuis trop longtemps refaisait subitement surface. Azumi avait toujours espéré retrouver sa mère et enfin pouvoir la serrer dans ses bras. Mais elle comprenait aujourd'hui qu'elle voulait la revoir pour lui faire comprendre à quel point elle se sentait abandonnée. Seule. Humiliée. Il fallait n'être qu'un monstre pour avoir fait vivre une telle chose à un être innocent.

Elle sortit de ses couvertures et allait s'enfuir dans le couloir, mais Rino la retint en l'attrapant par le poignet.

Rino - Azumi, ce n'est pas ce que tu crois, je n'ai pas...

Azumi - La ferme. Je ne veux pas connaître vos excuses bidons ! Maintenant, lâchez-moi ! Qu'est-ce que vous avez tous à essayer de me contrôler ?

Rino - Si tu changes d'avis, je serai à la falaise de Konoha à dix-huit heures, ce soir.

Azumi - C'est ça, vivez bien avec votre Nagamentogarce !

Elle s'arracha de l'emprise de la Yamanaka et s'enfuit dans le couloir, en larme.

***

Le docteur Sien ferma enfin le dossier d'un jeune garçon qui s'était enfoncé un crayon de cire dans la narine gauche. Il n'y avait donc aucun cas intéressant à s'occuper dans cet hôpital ? Bien sûr, il y avait cette Azumi qui lui avait semblé intrigante, mais le docteur Gary avait enfin levé le voile sur son mystérieux malaise mentale. Suite aux indications que Hakai Uchiha leur avait données, ils avaient pu faire le lien entre la jeune fille et les Yamanaka. La fillette n'avait aucune idée de qui pouvaient bien être ses parents. Ils avaient donc contacté Kinoko afin de lui annoncer la possibilité qu'ils aient une descendante de la famille et, étrangement, Rino s'était présentée comme étant la mère de la patiente. Comment le savait-elle ? Ces Yamanaka étaient des êtres bien étranges. Ils savaient toujours tout sur tout.

Maintenant, voilà que les deux Yamanaka se retrouvaient enfin. C'était d'un cliché ennuyeux...

Sien était en route vers le laboratoire afin de faire un test sanguin à l'un de ses patients, lorsqu'une jeune fille en larme passa devant lui. Il tenta de la rattraper, mais Azumi le repoussa violemment et continua sa course jusqu'au hall de l'hôpital.

Sien -Attend ! Ne t'enfuis pas, tu n'es pas guéri !

« Laissez la, docteur Sien. Elle reviendra. »

Le médecin, surpris de ce message télépathique, continua sa marcha vers le laboratoire. Il n'appréciait pas que Rino ait ainsi accès à son esprit. De toute manière, il détestait le monde de fous dans lequel il vivait.

MessageSujet: Re: Calme est Synonyme de Drame.   Dim 13 Mar - 6:59

~ Calme est synonyme de Drame 5
Tome 2 -

Une goutte d’eau.
Une deuxième.
Une troisième.
Puis une autre.
Et elles donnèrent l’impression que ce torrent de larme ne cesserait jamais.

Un coup de vent.
Un deuxième.
Un troisième.
Puis un autre.
Et ils donnèrent l’impression que ce torrent de larme ne s’effacerait jamais.

Azumi était assise sous un arbre. Elle caressait l’herbe fraîche de l’après-midi. Une sensation si douce et si agréable à ressentir malgré la banalité du geste. La fillette ne savait pas combien de temps elle avait été mise sous sédatif. Elle ne savait combien de temps elle avait quitté Hakai non plus. Quoi qu’il en fût, elle ne pouvait retourner chez lui sans avouer qu’il avait raison sur tout. La konoichi n’était rien. Elle était faible. Elle ne méritait pas le grade qui lui avait été octroyé ni les mérites que Reiko lui avait accordés. Au premier jour… Non. À la première seconde elle aurait dû se douter que la voie des ninjas et de la violence n’avait pas été créée à son image. Jamais elle ne serait capable de faire du mal à un être vivant. Hakai le lui avait démontré. Tous les efforts qu’elle avait faits pour oublier son ancienne vie et en partir un neuve avaient été piétinés par son ancienne vie elle-même. Sa mère était revenue. Son petit monde tel qu’elle le connaissait s’effondrait.

Les voix lui tenaient compagnie. À cette heure de la journée, les gens étaient pour la plupart au travail. Et puisqu’elle était étendue sous l’un des arbres du parc Seibutsu, le brouhaha était moins pénible qu’au centre-ville. De là où elle se tenait, les pensés de ceux qui l’entouraient l’atteignirent avec douceur et légèreté

Mais malgré tout, jamais il n’est confortable de capter des paroles qu’on ne veut entendre et qu’on ne peut faire taire. Azumi voulait du calme. La calme absolu. Elle avait besoin de cette chose immatérielle afin de réfléchir à son avenir. Il était absolument hors de question de retourner chez l’Uchiha. Elle détestait perdre et elle n’allait pas se soumettre à l’autorité de l’homme qui l’avait humilié. Il y avait aussi la possibilité d’aller vivre chez sa mère si seulement cette dernière voulait bien d’elle. Mais, encore une fois, cela reviendrait à se soumettre à l’autorité d’une femme qui l’avait abandonné. La dernière option qui s’offrait à elle était de prendre un petit appartement dans le centre du village. Toutefois, elle ne pouvait s’imaginer vivre avec les pensées des autres pour l’éternité…

La pauvre Azumi devait faire face à un dilemme très difficile. Les trois alternatives ne lui amenaient que des ennuis. Elle choisit celui qui était le plus évident et décida de pardonner. De pardonner les erreurs de jeunesse. De pardonner l’inévitable. Elle allait retrouver sa mère.

Ce n’est que lorsque le soleil disparaissait derrière les très hautes montagnes de l’ouest qu’elle prit son courage à deux mains et décida de se rendre au rendez-vous. La jeune fille parcourut les rues ombragées du village sans quitter des yeux l’immense falaise de Konoha. Le visage des anciens Hokage y était gravé. Des personnalités célèbres que la fillette n’avait jamais vu en chair et en os. Le village n’avait pas eut de dirigeant depuis bien longtemps et elle se demanda si un jour cette situation changerait. Quoi qu’il en fût, il n’y avait pas que ces têtes qu’elle examinait avec minutie. Elle fixait aussi cette ombre sur la tête de l’un des hommes. Ce devait être sa mère qui l’attendait au sommet. Et la seule idée de la voir pour une deuxième fois la faisait bouillir d’anxiété.

Dès qu’elle fut au pied de la falaise, les voix se turent. Rino l’avait sans doute aperçu du haut de l’immense rocher et avait interrompu toutes les communications télépathiques dans la tête de la jeune fille. Soulagée, Azumi soupira longuement et entreprit l’escalade de la falaise. Sur la droite, il y avait un petit sentier abrupt qui menait sur le crâne des Hokage. Elle y fut en cinq minutes, alors qu’elle aurait put y arriver en deux minutes si sa mère biologique ne l’attendait pas au sommet.

Le vent y était plus frisquet là-haut. Azumi reserra l'étreinte de sa veste et chercha sa mère en balayant l'endroit du regard. Elle trouva sa position que lorsqu'elle entendit une voix douce danser jusqu'à son oreille. On aurait presque dit un murmure...

Rino - C’est magnifique, n’est-ce pas.

Azumi s’approcha lentement. Une barrière métallique séparait le vide de la terre ferme. L’horizon était magnifique, en effet. On pouvait voir le soleil au loin disparaître derrière d’immenses montagnes et, au-delà des remparts, des forêts et des arbres par millier. Mais l’attention d’Azumi n’était pas attirée par la beauté du paysage, mais plutôt par les traits de sa mère. Elle ne lui ressemblait en rien et était complètement l’opposé de ce en quoi elle était. La jeune fille avait des yeux noirs et les cheveux bruns. Sa mère avait les yeux bleus claires et une tignasse blonde et soyeuse. Il était difficile de faire un lien de parenté entre les deux filles.

Azumi - Ouais… Assez.

Une bourrasque de vent effleura quelques mèches blondes, dégageant un visage si… Parfait. On ne pouvait regarder autre chose que cette femme à la beauté envoûtante.

Rino - J’ai rencontré ton père au bar que tu peux voir juste en face de l’armurerie. C’était un endroit charmant ou plutôt un repère de marchands qui venaient y faire le plein avant de reprendre la route.

Azumi - Vous vous aimiez ?

Cette question suscita un long silence. C’était une question pourtant si simple qu’Azumi jugeait importante. Elle voulait savoir si elle avait été créée dans l’amour ou dans la haine.

Rino - Disons que ton père est une erreur de jeunesse…

Azumi - C'est-à-dire ? Vous ne vouliez pas de moi ?

Rino - Il me semble avoir précisé que c’était ton père l’erreur. Pas toi.

Un sourire apparut au coin des lèvres de Rino. La fillette sentait une boule de tristesse se former en elle.

Azumi - Pourquoi ? dit-elle d’une petite voix étouffée.

Rino - Et bien, tu sais… Quand les adultes sont victimes d’une soirée bien arrosée, leur perception des choses n’est plus la même qu’à l’état normale. Disons que nous avons un peu dérapé cette nuit là et quelques semaines plus tard, j’ai apprise que j’étais enceinte. Bien sûr, rien n’empêchait ton père de quitter Konoha avec sa famille de marchands, mais il décida de rester à mes côtés afin de m’aider à élevé l’enfant. J’avais trouvé ce côté de lui charmant… Bien que j’ai cruellement manqué de sagesse cette année là.

La fillette baissa les yeux, inspectant le bout de ses pieds sans toutefois lui accorder un réelle attention. Azumi craignait ne pas être prête à attendre la vérité. Elle avait passer tant d'années à tout oublier que se remémorer le visage de son père lui semblait maintenant impossible. Impossible, oui, puisqu'elle ne le désirait pas. Elle ne voulait voir le visage de l'homme qui l'avait cruellement laisser derrière sans même lui dire au revoir.

Azumi - Vous ne vouliez pas de moi.

Ce n'était pas une question. C'étaient les paroles d'une gamine qui venait d'apprendre une mauvaise nouvelle et qui répétait les dires de sa mère. Si son père était une erreur, alors elle en était une aussi.

Rino - Il est vrai qu'au départ nous ne désirions pas concevoir d'enfant... Mais si nous t'avons garder, c'est qu'à quelque part nous avons décider d'en élever un.

Le regard de Rino croisa le sien. Un regard qu'Azumi s'empressa de fuir. Ses yeux fixèrent un arbre sur la gauche, le nez et les joues empourprés.

Rino - Toutefois, même si je ne connaissais pas très bien ton père cette soirée-là, j'ai appris à le connaître au file des mois. Il venait me voir chaque soir. Il m'aidait à faire quelques tâches ménagères et me conseillait sur la meilleure alimentation à avoir pour le bon développement du bébé. Il vint un temps où je tomba amoureuse de lui. Et il tomba amoureux de ma pauvre personne également.

La jeune femme prit une courte pause. Il semblait évident que son amour n'était pas complètement éteint, puisqu'elle parlait avec une teinte de regret dans la voix. Mais Rino savait contrôler ses émotions et aucune larme ne coula sur ses joues douces et parfaites. De son côté, Azumi l'écoutait avec une attention particulière. Une attention bien plus grande que celle qu'elle accordait à ses anciens professeurs de l'académie. Le passé de ses parents l'intéressaient.

Rino prit presque une minute pour trouver les mots justes et poursuivit son récit.

Rino - Seulement, il gardait en lui une rancune inexpliquée envers les Shinobis et ne savait pas que je possédais moi-même les savoirs des Yamanaka même si je n'exerçais pas le métier de Ninja. Peu de temps après ta naissance, il apprit que j'avais le pouvoir de rendre quiconque éperdument amoureux de moi et il s'est cru envoûté. Ton père s'est enfui avec toi en disant aux Yamanaka que nous n'étions que des monstres. Le lendemain, lui et sa famille quittèrent Konoha avec toi dans leurs bras sans en glisser un mot à quiconque. Bien sûr, nous t'avons chercher bien longtemps. Le village nous a aider à te retrouver, mais jamais nous ne réussîmes. Il est d'ailleurs étrange qu'il soit parvenu à revenir à Konoha sans que personne ne s'en rende compte. J'ignore également quels étaient ses buts. Tout ce que nous savons, c'est qu'il t'a laissé derrière lui... La suite de l'histoire c'est toi qui la connais.

Ces révélations étonnèrent grandement la fillette. C'était donc l'homme qui l'avait vu grandir qui était la cause de tout ce drame ? Azumi sentit soudainement un sentiment de haine naître dans ses entrailles et elle n'avait qu'une envie : retrouver l'homme et le lui faire payer. Lui faire payer le mal qu'il lui avait fait. À elle et à sa mère. Lui faire payer l'insulte qu'il avait dit au Yamanaka et lui faire payer sa rancune envers les shinobis. Il n'y avait donc aucune justice ?

Lorsque Rino reprit la parole, l'âme de la jeune fille sembla se détendre. Sa mère avait sans doute ressentit son malaise intérieur et était parvenue à le soulager grâce à ses mystérieux pouvoirs.

Rino - Je comprends ta haine. Je l'ai longuement ressentit aussi. Mais ce désire qui naîtra bientôt en toi, tu devras le maîtriser.

Azumi - De quel désire parlez-vous ?

Rino - De ton désire de vengeance.

Le visage de la Yamanaka se détacha enfin de l'horizon pour ne fixer qu'Azumi. Ses cheveux d'un blonds dorés volaient au rythme de la brise de la soirée et ses yeux étincelants l'observaient avec tendresse. Cette femme que la Chuunin connaissait à peine semblait prête à tout pour l'aider et faire en sorte qu'elle se sente bien. C'était donc cela l'attention si intime que pouvait porter une mère à sa fille ? La sensation était étrange.

Azumi - Mon père m'a abandonné. Il vous a abandonné aussi. Il m'a kidnappé. Il m'a volé ma vie... Mes rêves. Il hante mon esprit et ce même si je ne parviens à me remémorer ses traits. Tous mes cauchemars son directement liés à lui. Je le sais, aujourd'hui. Et vous me dites de ne pas me venger ? Vous me dites de ne pas le lui faire payer ? Comment pourrais-je le laisser vivre sans sourciller ?

Sa voix étaient étouffée par la colère et la tristesse. La pauvre fillette était exténuée. Toute l'émotion qu'elle avait ressentit aujourd'hui était bien trop lourde pour qu'elle puise la supporter. Par chance, Rino, sa mère, était là pour la protéger de toutes ces pensées qui tentaient de la faire sombrer dans la folie. Elle ne pouvait plus la quitter désormais. Il était trop tard. Azumi ne la quitterait plus jamais.

Rino - C'est ce que nous allons apprendre à maîtriser. Cette colère qui nous ronge... Ce désire de vengeance que nous avons besoin de satisfaire... Toute la haine qui nous hante depuis treize ans et que nous avons besoin de libérer... Nous devons la maîtriser...

Rino s'approcha de sa fille et prit sa tête entre ses mains. Le contacte de ses doigts eut l'effet d'une décharge qui parcourue tout le corps d'Azumi à la vitesse de la lumière. Elle la regarda dans les yeux. Des yeux hypnotisants que la fillette ne pouvait plus quitter de vue. Puis, elle dit d'une voix douce :

Rino - Non, ma fille, nous ne pouvons le laisser vivre sans sourciller. Mais, jusqu'à ce qu'on le retrouve, il faudra nous maîtriser. Quand justice sera faite, nous serons libérés.

Un sourire inexplicable se dessina sur les lèvres de Rino. Elle enlaça sa fille tendrement, scellant ainsi leurs retrouvailles pour l'éternité.

Rino - Rejoins ma famille et nous pourrons enfin vivre ensemble. Plus rien ne pourra nous séparer à présent...

Session Terminée
Chapitre Terminé
Demande de validation de Vue sur l'horizon.
Demande l'intégration dans la KG Yamanaka. (Si oui, alors je fais la suite dans un autre sujet.)

MessageSujet: Re: Calme est Synonyme de Drame.   Mar 22 Mar - 16:30

    Azumi ( Niveau 23 )
    : +40% Bonus Inclus
    : +79 XP

    Hakai ( Niveau 28 )
    : +50% Bonus Inclus
    : +26 XP

    : Excusez-moi pour le temps de réponse. J'avais quelques petites choses à boucler avant =) au-delà de l'intérêt premier du topic, c'était plaisant de vous lire =) pour Azumi, la suite est par MP comme convenu au départ.
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MessageSujet: Re: Calme est Synonyme de Drame.   

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