Partagez | 
 

 CU006 - Scélérats

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

MessageSujet: CU006 - Scélérats   Sam 26 Fév - 16:41

Spoiler:
 


Chapitre 3 : Noirceur
Partie 1 : Scélérats



.::CU006 : Mission de rang C - Scélérats::.


Le vent soufflait sur les plaines de l'Ouest du village de la Foudre, si bien que le col remonté de ma cape qui m'entourait n'était vraiment pas de trop. Mon regard vide errait le long de la ligne des sapins branlebâlés, vers le soleil qui émergeait plus loin, entre deux montagnes, vers notre destination. Tout du moins, je le supposais parce que je n'avais pas encore idée du lieu de notre mission. Seiki-chan nous avait donné rendez-vous sous cet énorme sapin sous lequel je me tenais en ce moment, et comme d'habitude, j'étais la première arrivée. Autant par le passé, j'aurais pu m'en étonner, autant maintenant, j'avais compris que le propre de l'homme n'est pas d'être à l'heure. Soit, je patienterais, cela ne me dérangeait pas. Après tout, j'avais encore beaucoup à faire. A commencer par mon esprit, morcelé, dont j'essayais de remettre petit à petit les morceaux en place. La tâche ne serait pas aisée, et certainement pas réglée aujourd'hui, et c'est pour cette raison même que l'intitulé de la mission m'avait paru profondément propice au déversoir de haine qui bouillait encore en moi. Puisque je n'étais qu'une machine bonne à tuer ce qui était proche de moi, j'allais vérifier cette hypothèse en faisant honneur à mon statut. Mon toucher mortel allait frotter bien des individus en cette journée sanglante. Un sourire, que je trouvai moi-même malsain, s'allongea sur mon visage. Et pourtant, quel paradoxe... Moi, une fille d'un célèbre clan d'assassins, dont la nature même des enseignements depuis la petite enfance est la capacité à insuffler la mort là où il y a la vie, je me plaignais d'avoir semé ce pourquoi j'étais conçue ? Cet argument ne tenait pas longtemps dans mon esprit, car j'avais tué contre ma volonté, et les mauvaises personnes. Aucune mort n'est juste, mais certaines sont d'une injustice telle qu'on ne peut les accepter. Ma conclusion actuelle me semblait simple et implacable. Puisque la mort était ma compagne, dorénavant, je me jouerais d'elle. C'est moi qui déciderais qui subirait mes foudres. La fiancée de la Faux ne serait plus esclave de son destin inéluctable.

De ma position adossée au tronc qui me soutenait, je me décalai et m'allongeai à même le sol, en regardant les nuages au travers des branchages innombrables qui se dressaient devant mes yeux, comme autant d'obstacles à ma clairvoyance. Peu importe où je plaçais mes yeux, un de ces foutus branchages s'immisçait et m'empêchait de profiter pleinement du spectacle en arrière plan. Mais qu'y avait-il de si important de porter au loin son regard, si ce n'est pour voir de foutus nuages inutiles ? Je m'énervais pour rien, mon esprit passait du coq à l'âne en un instant, sans se fixer. Je n'y parvenais pas, depuis les évènements récents, j'avais l'impression d'être brisée en un millier de morceaux éparpillés ça et là, incapable de retrouver mon unité, une constance qui faisait de moi auparavant une demoiselle équilibrée, stable, simple. Incontestablement, j'étais en miettes, et le pire, c'est que cette sensation de plaisir qui accompagnait ce nouvel état me plaçait dans un état de transe. Libérée de tout carcan, je me sentais capable de tout, de n'importe quoi aussi, hélas. Je récupérai le bout de papier qui détaillait la mission, et le relus dans une délectation toute personnelle. Auparavant, je serais allé motivée sauver ces personnes, dorénavant j'y allais motivée pour faire payer ces insectes qui avaient osé se moquer du village des Nuages. Ces minables choses qui daignaient nous faire passer pour des imbéciles ou des incompétents. Comme Soba... Il allait le payer, je me l'étais jurée, et mon coeur ne trouverait pas le repos tant que ma quête ne serait pas achevée.

Je me levai d'un bond, tapotait mes vêtements, et jettai un regard sur le paysage qui s'étendait devant moi. Sa beauté, je l'avais ressentie plusieurs fois auparavant. La forme élégante de sa ligne d'horizon, la verdure de ses pâturages, les embruns parfumés d'iode, de pins, de roches humides et de lichens grimpants, cette herbe humide qui s'attaquait peu à peu à mes sandales sèches, ces petits animaux qui vadrouillaient à distance respectable, le ciel au loin, chargé de ces couleurs ineffables. De tout cela, je n'avais plus rien. Je contemplais ce spectacle naturel avec l'insensibilité d'un minéral. J'aurais pu me faire roche en l'instant, cela n'aurait pas changé grand chose. Parmi ces fragments de moi-même, dispersés on ne sait où, j'avais probablement égaré celui des sentiments. J'avais l'impression de m'être arraché le coeur, de ne plus être capable de ressentir un jour quoi que ce soit. Peut être était-ce mieux ainsi, au moins ne souffrirais-je plus.

Pendant un temps interminable, je restai ainsi, bras croisés, le regard vide posé au loin. Je ne sentis pas la présence de ceux qui devaient me rejoindre bientôt. Ils ne comptaient pas. Rien ne comptait plus dorénavant que cette sensation, extatique, d'assouvir un jour l'acte libérateur...



J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Dim 27 Fév - 1:50

[Sorajiro] – Riri, j'ai appris que tu repartais en mission

Zut, elle n'avait pas été rapide. En règle général, Sorajiro n'était pas le genre de mec qui aimait se réveiller au petite heure et Seiki comptait bien profiter de ce trait de caractère pour éviter toute tentative de dissuasion de sa part... C'était raté. Il était là, dans le corridors à observer sa soeur, le katana à la main. Seiki haussa un sourcil

[Seiki] – Comment l'as-tu appris ?

Un léger sourire apparu sur les lèvres de son frère

[Sorajiro] – J'ai été shinobi Seiki... Tu ne peux rien me cacher

C'était au tour de Seiki de sourire

[Seiki] – Tu te rappelle, le party de tes 18 ans... Tu ne la jamais su... tu en n'a même pleurer de joie...

Le visage de Sorajiro avait prise une teinte de rouge. Il avait complètement oublié cette événement et espérait que Seiki l'avait aussi oubliée, mais ce n'était pas le cas. Il ferma le poing, ferma les yeux, baissa la tête et monta sa main à la hauteur de son visage... Très cliché

[Sorajiro] – Je te hais soeurette

Un rire éclata de la part de Seiki qui trouvait cette situation particulièrement amusante. Le tout, suivi par quelques minutes de silence

[Seiki] – Je crois que tu ne te serais pas réveillé aussi tôt si c'était pour que je te ridiculise

Le visage de Sorajiro prit un air sérieux. L'air qu'il ne prenait pas souvent.


[Sorajiro] – J'ai aussi appris que tu partais avec Etsuko... Ne vas pas croire que je ne sais pas pourquoi vous avez choisi celle-ci. Je sais très bien que vous ne vous êtes pas encore remis de votre échec de la semaine passé. Je ne sais pas pour elle, mais je sais que cette mission est en train de te changé Seiki et je ne sais pas si c'est si bien que cela.


Seiki serra très fort le katana qu'elle à dans les mains, cadeau offert par sa mère.

[Seiki] – C'est vrai, il y a une semaine je n'aurai jamais tenté cette mission, j'avais trop peur des affrontements. Seulement, tu ma rappeler la première leçon de maman et je n'honorerais pas sa mémoire si je passais outre celle-ci pour ma propre sécurité. Tu ne réussira pas à me faire changer d'idée


[Sorajiro] – Je ne me suis pas réveiller pour te faire changer d'avis. J'ai une arme pour toi, elle pourra t'être utile... plus que ce Katana

Seiki hocha la tête sur le côté. Elle n'en avait rien à faire que l'arme qu'il voulait lui remettre était plus puissante, elle avait modifier son katana, elle l'avait personnalisé...

[Seiki] – Non merci

dit-elle en dégainant Hashoufuu

[Seiki] – Hashoufuu... c'est mon arme et cela le restera pour très longtemps...

Sorajiro fut surprit de voir la laideur de cette arme. Seiki l'avait massacré des jours durant. Elle l'avait frapper contre des arbres et parfois même des pierres l'avait même laisser planter dans le sol pendant l'averse qu'il y avait eu voilà maintenant deux jours. La lame était toute dentelé et avait commencé à rouiller. Pas assez pour que ça qualité soit remise en question, mais assez pour transformer une lame si jolie la semaine d'avant en un monstre répugnant.


[Sorajiro] – Tétanos... je comprends mieux son nom maintenant...

Sorajiro tourna les talons et claqua la porte de sa chambre. Cela voulait tout dire.

***

Etsuko était déjà arrivé. Comme à son habitude. Elle fixait, le regard vide l'horizon qui se dressait devant elle. Seiki n'avait pas vu son amie depuis quelques jours. En effet, elle était aller la voir pour lui proposé cette nouvelle mission. Seiki savait pertinemment que celle-ci allait accepter, la raison était simple. Toutes les deux avaient besoin de se défouler sur quelque chose, histoire de se changer les idées et cette offre était parfaite. Des brigands ayant capturer une équipe de kumo, tout les moyens sont bon pour arriver à leur fin ? Quoi rêver de mieux.

Seiki s'approcha d'Etsuko. Celle-ci semblait être en transe et n'avait pas porter d'attention à l'Eisei qui arrivait. Aussi, elle posa sa main droite sur son épaule gauche. La marque bleu dessinant un kanji « porte » au milieu d'un cercle difforme entourer par plusieurs inscription rayonnait des plus belle en cette belle journée ensoleillé.


[Seiki] – Etsuko, es-tu prête ? Tu sais ce qui nous attends... tu sais ce qui les attends ?

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Lun 28 Fév - 4:15

PNJ : ON/OFF

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]

Hatsu Ookami se réveilla lentement, ses paupières s’ouvraient de quelques centimètres, assez pour voir que le matin était déjà avancé et qu’il serait en retard au rendez-vous de sa mission. La main douce et frêle de sa compagne reposait sur son torse nu, le réconfortant et lui rappelant tout le bonheur qu’elle lui a apporté jusqu’à aujourd’hui. Délicatement il retire son bras et s’extirpe du lit. Il prend une douche bien chaude avant d’enfiler sa tenue et s’en va sans un bruit, il ne souhaite pas l’inquiéter, cela serait mauvais pour la future mère. Il ne veut pas perdre ce qui lui est chère et c’est pour cela qu’il est devenu un ninja, pour protéger les siens, et les opprimés.

Il devra mener une équipe de deux genins pour une mission de rang C, d’après le descriptif, ils auront à faire face à des bandits retenant trois shinobis de Kumo. Son équipe est composée de Seiki et Etsuko, deux combattantes talentueuses, qu’il a pris soin de recruter lui-même. Il connaît les capacités de chacune, et ainsi, grâce à ses compétences tactiques, il a déjà pensé à la manière de les diriger.

D’un pas rapide il se faufile dans les rues bondées du village, en direction des portes. Il fait un temps magnifique, de nombreux bourgeons ont fait leur apparition sur les arbres, et le chuunin se laisse emporter par le champ des oiseaux. Ils sont si calmes et pacifiques, tout le contraire des hommes et de leur désir de violence et de pouvoir. Cependant, Hatsu a choisi de vivre paisiblement, bien que la vie de shinobi le contraigne à quelques escarmouches, il n’a encore tué aucun adversaire, et il évite toujours d’employer la manière forte, une méthode de faibles selon lui. Il préfère utiliser son intelligence et sa ruse pour parvenir à ses fins ; plutôt paradoxal pour un spécialiste du Taijustsu comme lui. Il est très respecté des autres chuunin, car il a su résoudre des situations délicates sans utiliser une seule fois ses poings, c’est la force tranquille du village. Une force de persuasion qui lui a valu de nombreuses félicitations de ses supérieurs et l’adoration de ses subordonnés. Mais cette fois, il sera probable que l’utilisation de la force devienne une nécessité. Les brigands n’ont pas pour habitude de relâcher des prisonniers, surtout s’ils savent qu’ils ont une valeur importante pour le village, ce qui permet de penser qu’il y a peu de chance qu’ils les abattent avant d’avoir reçu une réponse du village.
Il s’approche enfin des montagnes, il a bien une heure de retard, les deux kunoichi sont déjà là et sont exaspérées par l’attente qu’il leur a imposé, mais il a l’habitude de ne pas être à l’heure. C’est même devenu l’un des signes caractéristique du chuunin.

[Hatsu] « Bonjour mesdemoiselles, j’espère ne pas vous avoir fait trop attendre. La mission qui nous attend s’annonce compliquée, et je compte sur vous pour être au meilleur de votre forme. J’ai déjà réfléchit à la manière d’aborder la mission, je pense que nous devrions opérer discrètement, car bien qu’il ne s’agisse que de bandits, ils sont une vingtaine, et c’est trop pour notre petite équipe. Mais vous avez peut-être des suggestions ? »



[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Jeu 10 Mar - 17:57

[Seiki] –Etsuko, es-tu prête ? Tu sais ce qui nous attends... tu sais ce qui les attends ?

Cette main posée sur mon épaule stoppa net ma perte dans les méandres de ma tristesse. Car il s'agissait bien de tristesse, et de rien d'autre, une tristesse profonde, entêtante, qui exaltait en moi le malheur comme la haine, le désespoir comme la rage, le doute comme la cruauté. Je la regardai alors, cette paume qui avait connu l'échec, tout comme moi, mais pour qui la symbolique me paraissait différente.

Etsuko - Seiki, as-tu déjà tué quelqu'un ?

J'attendis sa réponse, en vain. Je l'avais trop surprise à lui demander pareille chose, de but en blanc, mais là était tout le schisme entre mon interprétation de notre échec et le sien. Notre incompétence avait valu la mort de notre commanditaire, mais ce n'était qu'une conséquence d'un acte involontaire, si l'on peut le dire ainsi. Moi j'avais déjà tué, directement, de la plus stupide façon qui soit, celui qui était ma cible tout comme celui que j'aimais. J'attendis quelques secondes encore, et lui attrapai finalement la paume de la main, en lui expliquant calmement, d'une voix froide et sans tonalité.

Etsuko - Mes mains ont déjà donné la mort.

Je la regardai droit dans les yeux, elle paraissait si fragile. Je n'étais pas mieux, mais ma fébrilité s'était cristallisée en une sorte de bulle, sombre, à l'intérieur de moi, un écran de noirceur qui se fixait peu à peu à mon âme. Je savais qu'une fois le processus engagé, rien ne permettrait un retour en arrière. Si pour moi la lente course vers les enfers avait déjà commencé depuis bien longtemps, il n'était pas trop tard pour sauver l'innocence de ceux qui m'entourent, et qu'ils m'utilisent comme l'outil de leurs pensées les plus abjectes. Car l'idée de tuer, en soi, n'était que pure ignominie, un incroyable élan de vide, un espace terrifiant qu'on tentait de combler par des choses inutiles. Que signifie la mort d'un être lorsque tout un monde est à refaire ? Seiki était déçue, certainement. Triste aussi, en colère également, mais je pouvais lui épargner de suivre le même chemin que moi. Et je ferais en sorte de tenir ma parole.

Etsuko - Laisse les accomplir ce que tu ne dois pas faire.

Une larme coula le long de ma joue. Plus j'y pensais, et plus cela me faisait du mal de l'admettre. J'étais perdue dans un songe depuis trop longtemps pour me réveiller, et ce grand vide qui me ronge, rien ne pourrait l'effacer. J'allais vivre avec ça toute ma vie, et il était de mon devoir que Seiki ne fasse pas la même erreur. Car elle comptait pour moi. Car elle était mon amie.

Etsuko - Laisse les devenir l'instrument de notre colère, mais ne souille pas ton âme... Sers toi de la mienne.

Nous n'eûmes pas le temps de terminer la conversation que notre nouveau sensei se présenta. Je sentis que Seiki avait quelque chose à répondre, mais ce n'était que partie remise, et je trouvai cela fort opportun. Au moins aurait-elle le temps de méditer ce que je lui ai dit, de comprendre les raisons de mon offre, et d'en accepter les termes, pour son propre bien. Nous nous retournâmes vers Hatsu-sama, qui commença aussitôt à parler. Le temps d'une simple révérence en guise de bonjour, et il débuta sur les chapeaux de roue.

[Hatsu] « Bonjour mesdemoiselles, j’espère ne pas vous avoir fait trop attendre. La mission qui nous attend s’annonce compliquée, et je compte sur vous pour être au meilleur de votre forme. J’ai déjà réfléchit à la manière d’aborder la mission, je pense que nous devrions opérer discrètement, car bien qu’il ne s’agisse que de bandits, ils sont une vingtaine, et c’est trop pour notre petite équipe. Mais vous avez peut-être des suggestions ? »

Notre petite équipe. Hatsu-sama n'avait décidément pas idée de ce que nous avions vécu le temps de notre absence. Nous n'étions plus petites, Seiki et moi. Nous étions peut être encore faibles, ou inexpérimentées, mais nous n'étions clairement plus petites.

Etsuko - Peut-être devrions-nous nous mettre en route ?

Telle était ma suggestion, et elle avait une justification tout à fait logique. Tant que nous ne connaissons pas le terrain de notre opération, il était impossible de savoir si vingt bandits étaient trop ou si l'opération était finalement abordable. Je caressai des doigts In'Ki qui trônait fièrement dans mon dos. Je l'avais préparé pour sa première sortie, il était flamboyant, magnifique, et d'un noir de jais qui envoûtait mes sens à chaque fois que je le contemplais. Je m'étais durement entraînée pour pouvoir m'en servir, et j'espérais bien qu'aujourd'hui, quelques flèches puissent percer le coeur de nos ennemis, pour que je puisse percer à mon tour l'abcès qui étranglait mon âme...


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Jeu 10 Mar - 19:41

Oh Etsuko, comme tes paroles sont noires. Il était aisé de constaté, qu'au plus profond de son être, elle souffrait des échecs de notre mission et cela rongeais sont âme et occupait ses pensés. Tel le parasite qui envahit et affaiblit son hôte, le sentiment d'impuissance nous rongeait de l'intérieur provoquant chez nous une colère viscéral... Elle comme moi. Il était en soi, triste de voir mon amie dans cette situation et il était hors de question que je l'utilise pour apaiser la colère qui me ronge, moins vite qu'elle, mais qui me ronge tout de même. En premier lieu, il n'était pas dans mes habitudes d'utilisées les gens que je considérais comme mes amies pour effectuer la salle besogne et en second lieu, cela n'apaiserait en rien mes désirs - que je n'aurais jamais crut avoir. -

Je ne savais pas trop quoi dire, je me contemplais de regarder mon amie rongée par le désespoirs. Bien que nous étions toutes deux conscientes que la mort faisait partie du quotidiens des Shinobis, elle plus que moi, rien n'aurai pu nous préparer à surmonter et à outrepasser la colère qui nous anime. Je savais au fond de moi qu'elle ruminait elle aussi des désirs de vengeance à l'égard de Soba et je ne voulais pas qu'elle traverse cette étape seule. L'isolement n'était pas la solution, mais j'avais bien l'impression qu'elle ne le comprenais pas.

L'apparition de notre Sensei coupa sec la mélancolie qui s'était installée. Hatsu-sama était doté d'une bonne volonté, mais nous n'étions pas réceptive à la passivité. Non, nous l'avons trop été lors de notre mission et cela à mener à la mort d'une personne qui ne le méritait sans doute pas. C'était triste à dire, mais peut importe ce qu'Hatsu dira, Etsuko et moi avions déjà notre idée préconçu de la suite des événements et j'étais certaine que nous avions la même.

Par contre et je devais l'avoué, Hatsu allait nous être utile. Non pas parce qu'il veut nous freiner, mais parce que nous avions besoin d'une troisième personne pour secourir l'équipe. Le sauvetage de l'équipe restait une priorité, serte oui, mais ce n'est ni Etsuko ni moi qui allons entrer dans la grotte.

[Seiki] – Oui, faisons ce qui est expliqué dans l'ordre de mission. Sensei, vous êtes le plus haut gradé dans notre équipe et êtes sans doute celui qui à le plus d'expérience en mission. Je crois qu'il serait judicieux ce soit vous qui infiltrer la grotte pendant qu'Etsuko et moi, nous faisons diversions. Bien que nous ne sommes que trois, si vous parvenez à secourir l'équipe, il ne seront sans doute pas sans ressource.


Une inquiétude me rongeait. Je ne trouvais pas l'idée bonne parce qu'elle pouvait fonctionner, mais bien parce que cela nous permettrait d'évacuer la colère qui vit en notre sein sans être freiner par Hatsu qui serait occuper à secourir l'équipe. Deux pierre d'un coup. Enfin, si tout se passait sans problème.

[Seiki] – Je suis d'accord avec Etsuko, il serait temps de nous mettre en route. Si mes estimations sont bonne et si l'emplacement indiquer par l'académie sur notre carte est juste, nous sommes à cinq ou six heures de marche

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Dim 13 Mar - 13:49

PNJ : ON/OFF

[Hatsu] « Très bien mettons-nous en route. »

La tension était palpable, leur récent échec devait les avoir marqué. Il savait qu’il vaudrait mieux les laisser tranquilles pour le moment, il attendrait d’arriver sur le lieu de la mission.

Le sentier qui serpentait sur le flanc de la montagne était entouré par une forêt dense et impénétrable. Les quelques rayons lumineux qui arrivaient à franchir cette barrière végétale ne suffisaient pas à rendre l’endroit plus chaleureux, bien au contraire. Malgré tout la route était bien entretenue et la progression était aisée, les trois ninjas atteindraient leur objectif dans l’après-midi.

Hatsu voudrait commencer par interroger la population locale afin d’en savoir plus sur cette bande de criminels, et aussi pour en apprendre plus sur le contexte de l’enlèvement de l’autre équipe. Car bien qu’inexpérimentés, ils n’auraient pas du avoir à craindre d’un simple bande de brigands. Il a du se passer quelque chose de particulier.

Tandis que l’équipe progressait, la pente diminuait, et la forêt était clairsemée à certains endroits, attestant d’une activité forestière dans les environs. Il devait bien encore rester une bonne heure de marche, et le jeune chuunin, décida de briefer davantage les deux kunoichi avant d’arriver à l’exploitation forestière.

[Hatsu] « Nous ne sommes plus très loin, je vais vous donner plus de précisions sur notre manière d’agir. »

Sans aucun doute les deux jeunes femmes étaient impatientes, à la fois à cause de l’importance de cette mission, mais aussi parce qu’elles voulaient se rattraper de leur précédent échec.

[Hatsu] « Nous atteindrons une petite exploitation forestière, c’est là qu’a eu lieu la capture de l’autre équipe comme vous le savez. J’aimerai que nous commencions par interroger tous ceux qui auraient vu quelque chose, et j’aimerai aussi qu’on nous fasse un topo sur ce qui nous attend. Je veux en savoir plus sur ces bandits. Ensuite nous procéderons à une entrée furtive, mais j’attendrai que tout soit plus clair pour réfléchir aux détails. Nous devons y aller tout en douceur. Vous devrez vous montrer perspicaces et vous devrez ne pas brusquer les villageois, sinon nous n’obtiendrons rien d’eux. »


C’est ce que redoutait le plus Hatsu, que les gens du coin aient la langue de bois, car sans informations précises sur les forces ennemies il deviendrait dangereux de les attaquer de front. Leur premier objectif est de recueillir un maximum de données, et ce n’est pas toujours la tâche la plus aisée.

Cependant Hatsu se montrait plutôt confiant, car l’une de ses forces était la persuasion, il avait plutôt le contact facile avec les autres. Mais il était cependant impossible de savoir si les villageois n’étaient pas sous le coup de la menace.

Les premières cabanes en bois apparaissaient sur le bord du chemin, signe de leur arrivée imminente sur le lieu de leur mission, ils pouvaient entendre le bruit des arbres qu’on sciait et qui chutaient lourdement au sol. Hatsu n’aimait pas qu’on touche au forêts, mais sans ça, les gens d’ici n’auraient rien pour vivre, c’était leur seul revenu.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Ven 18 Mar - 4:11

* Passage à une narration à la 3ème personne*

Cinq à six heures de marche firent arriver le petit groupe vers la fin de l'après-midi au village de bûcherons qui consistait leur première réelle étape. Le voyage avait été fait d'une seule traite, et bien que le rythme eut été peu soutenu, les corps un peu tendus profitèrent de l'arrêt pour se délasser en des séries d'étirement bienvenues. Habituellement, Etsuko aurait volontiers parcouru les bordures des sentiers à la recherche de quelques spécimens de plantes inconnues à rapporter à sa tante, Dame Tezuka, mais depuis quelques temps, elle ne se sentait plus d'humeur. Elle se rendait bien compte de cette tension qui naissait en elle et se répandait sur ses camarades comme une vague arrose la plage de son écume tenace. Malheureusement, elle n'y pouvait rien, et quand bien même elle en aurait eu le contrôle, rien n'était moins sur qu'elle aurait pris la balle au bond et tenté de rafraichir l'atmosphère. Ainsi, au lieu d'ajouter des paroles inutiles à une situation déjà préoccupante, elle préféra se taire, suivant simplement, les mains agrippées aux bretelles de son sac de voyage léger, le petit défilé de son équipe le long des chemins sinueux. Pentus, également ! A tel point que la route prenait parfois des allures d'escalade, et les articulations souffraient sur les pierres vagabondes qui osaient se placer en embuscade. Ce signe d'un terrain montagneux ne trompait pas : les compagnons pénétraient maintenant les débuts des contrées escarpées de l'Ouest. Heureusement, le chemin était bientôt fini. Le petit promontoire de bâtisses en bois signifiait l'arrivée à la première étape du périple.

[Hatsu] « Nous atteindrons une petite exploitation forestière, c’est là qu’a eu lieu la capture de l’autre équipe comme vous le savez. J’aimerai que nous commencions par interroger tous ceux qui auraient vu quelque chose, et j’aimerai aussi qu’on nous fasse un topo sur ce qui nous attend. Je veux en savoir plus sur ces bandits. Ensuite nous procéderons à une entrée furtive, mais j’attendrai que tout soit plus clair pour réfléchir aux détails. Nous devons y aller tout en douceur. Vous devrez vous montrer perspicaces et vous devrez ne pas brusquer les villageois, sinon nous n’obtiendrons rien d’eux. »

Et blah blah blah... Etsuko n'écoutait pas, son esprit voguait ailleurs, bien loin des considérations hypothético-stratégiques de son sensei qui pourtant mieux que quiconque incarnait la voie de la sagesse ici. A la fin de la tirade qui lui parut durer des heures, Etsuko regarda Hatsu d'un air un peu fatigué et répondit d'un simple hochement de tête. Puisque le village était petit, mais que leur temps était précieux, l'équipe se dispersa pour toquer aux quelques maisons dans l'espoir de tomber sur quelqu'un. L'heure avancée laissait un espoir, les bûcherons ayant pour habitude de ne pas exercer dans les forêts après le milieur de l'après-midi, le temps de pouvoir amener les troncs jusqu'à la scierie, et surtout en raison de vieilles superstitions plus ou moins probables, composées d'esprits vengeurs, d'Onis maudits de la forêt, et de brigands nocturnes sans pitié. Etsuko s'approcha d'un petit châlet à gauche, un peu plus imposant que les autres. Elle prit le soin sur le chemin d'épousseter ses vêtements, de replacer ses cheveux et de boire quelques gorgées d'eau d'une gourde qui pendait au bas de son sac. S'il fallait faire bonne impression, autant mettre toutes les chances de son côté. D'un coup de poignet énergique, la Toshiya toqua à la porte, dans l'espoir que quelqu'un lui réponde.


Etsuko - Bonjour ! Je me permets de vous importuner car j'aurais besoin de votre aide. Auriez-vous simplement quelques minutes à me consacrer ?

Bucheron - Ouais ?

Une énorme masse de muscle machouillant encore le reste d'un repas de viande ouvrit la porte, l'air ébahi par la personne qu'il venait de rencontrer. Sa barbe épaisse et brune, emplie de miettes de pain, trahissait une hygiène quelque peu rebutante pour la kunoichi, qui choisit néanmoins la carte de la séduction pour approcher ce témoin potentiel.

Etsuko - Je travaille pour le village de Kumo, et nous sommes à la recherche d'amis qui ont subi une embuscade pas loin de votre village. Est-ce que cela vous dit quelque chose ?


Bucherons - Euuuuuh... *Il leva alors un peu la tête et remarqua le bandeau d'Etsuko * Y a des gens de chez vous qui sont passés ouais. Mais ils ont traité qu'avec le patron.

Etsuko enchaîna, d'une moue toute mignone et innocente :

Etsuko - D'accord... Mais vous n'avez rien vu de vos propres yeux ? Sur les bandits notamment ? Je suppose qu'ils sont habitués à parcourir cette zone ?

Voyant que sa phrase ne serait peut être pas assez, entreprenante disons, elle rajouta, galbant son torse qui mettait clairement en avant sa poitrine généreuse...

Etsuko - Vous savez, n'importe quel détail peut nous être utile, alors surtout n'hésitez pas...


Etsuko n'était pas ravie de faire de l'effet à un ours humain, mais si ça pouvait l'aider à obtenir des informations sans être obligée de lui fracasser la tête... Le bûcheron eut l'air hypnotisé par le petit numéro, mais il n'ajouta rien de plus.

Bucheron - Il faut aller voir le patron, comme je vous ai dit, made... mademoiselle.

Il agita vaguement la main dans la direction de la forêt, vers une zone où le déboisement avait commencé et où la Genin pouvait voir quelques silhouette s'agiter. Etsuko fut quelque peu dégoûtée de n'avoir rien obtenu de plus...

Etsuko - Mmm, bien ce n'est pas grave, merci beaucoup pour votre aide.

Elle se pencha dans une langoureuse révérence.

Etsuko - Mais si jamais j'apprends que vous ne m'avez pas tout dit, je reviendrai, et je serai beaucoup plus vilaine...

L'homme n'ajouta rien d'audible, hésitant certainement à prendre la dernière réplique pour une cochonerie ou une menace. Etsuko l'avait pourtant dit comme une menace, et elle s'exécuterait sans faille si jamais l'homme ne lui avait pas tout dit. Le temps où elle se faisait prendre pour une poire était terminé, et s'il fallait être impitoyable pour obtenir des réponses, elle n'hésiterait plus.


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.


Dernière édition par Etsuko Toshiya le Dim 8 Mai - 16:24, édité 1 fois

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Mar 22 Mar - 0:33

Direction, le tas de mec en sueur là-bas... Comme cette idée n'enchantait guerre Seiki. Non pas qu'elle craignait d'avoir à faire avec de rustre bêtes malpolies et assoiffés de femme, mais rien qu'à imaginer l'odeur qui pouvait émaner d'eux la dégoutaient. Enfin, elle n'était pas là pour jouer les sentimentales... Pas pendant une mission et encore moins quand des vies de Kuméens étaient en jeu. Et puis, cette odeur était toujours moins pire que la chair un putréfaction.

Seiki était en tête de file, elle voulait se rendre utile... Faute d'avoir toquer à la bonne porte. Lorsque la proximité entre elle et un bucheron quelqu'onque fut suffisant pour entamer une discutions sans se crier dessus, elle se présenta à la manière cliché des extra-terrestre qu'elle lit dans les livres de fiction à deux sous.


[Seiki] – Bonjour, pourrais-je parler avec votre chef ?


Son esprit s'égara quelques instants pour aller l'imaginer toute grisâtre et avec de gros yeux globuleux en train de pointer du doigt le bucheron qui s'apprêtait à répondre. La lourdeur de la voix de son interlocuteur eut l'effet d'une claque mentale qui ramena Seiki les deux pierres sur terre.

[Bucheron] – Un instant dit-il en appelant l'un de ses compatriotes


Un bucheron encore plus bucheron que les autres fit son apparition. Il devait faire au moins deux têtes de plus que Seiki et six fois sa largeur. Une tuque noir ornait le dessus de sa tête. Il avait des sourcils plus obèse que le mot lui même. Un seul regard sur la barbe mal rasé longeant la carrure de sa mâchoire suffisait pour vous piquer la joue. Le poil qu'il avait sur son torse mal caché par une veste carotté noir et rouge entrouverte étaient suffisant pour ligoter un homme. Ses pantelons, aussi usé que les vestiges d'une civilisation disparu renfermait des trésors, dieu soit loué, encore inexplorés. Ses bottes habitait en leur sein, une plaque de métal si dure qu'on espérait ne pas voir cet homme donner un coup de pied à quelqu'un. Bref, c'était un mâle.

[Bucheron Alfa] – Vous venez pour vos compagnons ?


Dit-il en fixant droit dans les yeux la pauvre Seiki qui avait mal choisi le moment pour faire la capricieuse. Si jamais, vous aviez l'occasion de lui demander ce qu'elle avait ressentie à ce moment-là, elle vous jetterais dehors avant d'aller se morfondre dans un coin en position fœtale. Être face a cette homme était impressionnant, mais elle devait passer outre les apparences. Chose bien difficile à faire une fois nez à nez avec le principal concerné. Néanmoins, elle parvint quand même a aligner bout à bout des mots pour former une phrase.

[Seiki] - C'est cela, vous connaissez les bandits qui s'en sont pris à eux ?

Il passa sa main sur sa barbe avant de répondre


[Bucheron Alfa] - Pas vraiment. On sait juste qu'ils se baladent dans les montagnes, à tendre des embuscades... C'est d'ailleurs pour ça qu'on avait fait appel à vous. Le chemin qui borde les montagnes et l'accès le plus rapide à Doraifuudo

Seiki fit une petite pause en levant les yeux vers le haut de sa tête. Signe qu'elle cherchait quelque chose dans sa mémoire.

[Seiki] - Quel était la mission de l'autre équipe ? Le village à bien reçu le paiement, mais il ne nous ont pas informé de ce que l'autre équipe à fait.


[Bucheron Alfa] - On les a engagé pour escorter un convoie de bois. J'avais déjà perdu deux gars à cause d'eux...

Etsuko coupa Seiki avant même qu'elle ne pose une autre question


[Etsuko] - Savez-vous au moins s'ils ont un chef et combien ils sont ?


La réponse du barbu fut accompagné d'un regard agressif à l'égard de deux bucheront plus loin. Par suggestion cognitive, l'équipe se retourna pour voir ce que l'autre regardait avant de reprendre leur position initiale

[Bucheron Alfa] - J'sais pas trop. D'après les gars qui ont réussit à s'enfuir des premières embuscades, c'était carrément la montagne qui leur est tombé dessus. Après, s'ils sont organisés, ils doivent avoir un chef...

[Seiki] - Pardonnez-moi de vous poser beaucoup de questions, mais je veux seulement savoir ce qui nous attends. Savez-vous comment ils s'y prennent pour balancer la montagne à la figure des gens ? Explosive, jus de coude ?

Il haussa les épaules


[Bucheron Alfa] - J'en sais rien. Avec la trouille qu'ils ont eut j'ai jamais rien pu tirer d'eux. Je peux juste vous dire qu'ils doivent se planquer dans les montagnes. C'est un vrai gruillère

[Seiki] – Avez-vous une idée de l'état de l'autre équipe lorsqu'ils ont été capturé ? Blessé, saoul, complètement défoncé ?


[Bucheron Alfa] - J'en sais foutrement rien

Seiki hausse un sourcil. Pourquoi une telle réaction ? Trop de testostérone peut-être ?

[Seiki] - Avez-vous une idée de leur équipement et de leur planque dans les montagnes ? Si c'est plein de trou, la moindre information peut être utile

Cette fois-ci, le bucheron croisa les bras avant de dévisager purement et simplement Seiki.

[Bucheron Alfa] - Écoute petite, j'ignore s'que t'ont dit tes chefs, mais je ne sais rien de l'état de tes amis ou des affaires des bandits ! J'ai juste envoyé un message à ton village parce que je m'inquiétais de ne pas les avoir vu revenir l'équipe. Et, vous êtes ici, ça prouve que j'avais raison. Mais ça s'arrête là.

Seiki marmonnant quelques mots incompréhensibles. Cette chose n'était plus apte à répondre aux questions, néanmoins, elle devait quand même essayer quelques choses.

[Seiki] - Seriez-vous intéresser à nous aider ? J'ai cru comprendre qu'ils vous posait un problème directement. Bien entendu, le village vous serait reconnaissant et cela ne veut pas dire que vous aller devoir vous battre nécessairement. Le but est seulement d'attirer leur attention le temps qu'un de nous trois s'infiltre et fait sortir l'équipe. Plus ils ont peurs, plus la manœuvre sera efficace. Votre présence plus du tape à l'oeil propre à Kumo serait beaucoup plus efficace que deux trois éclair par-ci, par-là.

La réponse du bucheron confirmait ce que croyait Seiki. Même ici c'était la loi du "me, myself and I"

[Bucheron Alfa] - Je croyais que votre Kumo vous avait envoyé ici parce que vous étiez capable de faire votre boulot.
Je refuse d'intervenir dans l'histoire. Les bandits n'ont jamais attaqué ce camp, et je n'ai pas envie que ça arrive parce qu'un ninja ne sait pas ce qu'il fait !


Le visage se fige dans une grimace indescriptible. Etsuko, connaissant son amie, savait que ni le bucheron, ni Seiki était réceptive à continuer cette conversation. Aussi, elle prit la manche de l'Eisei et la tira vers elle, signe que leur discutions était terminé. Tout les trois décidèrent de s'écarter du groupe, histoire de résumer et de clarifier la suite des événements.

[Hatsu] - Bon, résumons...

Seiki, folle de rage de la réaction surdimentioner de l'homme, coupa son Sensei

[Seiki] - On sait qu'on ne sait rien. On ne sait pas exactement où ils sont, on ne sait pas comment ils sont équipé et on ne sait surtout pas comment ils ont capturés les membres de l'autre équipe.

Lorsqu'elle était en colère, Seiki avait beaucoup de difficulté à positivité. Par chance qu'elle n'était pas seule dans cette mission.


[Hatsu] - Au moins, on sait à peu près où ils sont

[Etsuko] - Ouais, et aussi qu'ils balance des pierres aux gens

L'Eisei-nin détourna le regard en direction de la montagne. Elle inspira et expira à plusieurs reprise avant de reprendre la discution

[Seiki] - Si on se fit aux dires du machin, la montagne doit être pleine de trou. Va falloir fouiller et surveiller le ciel.

Seiki dénoua le nœud de son bandeau avant de le ranger dans son sac

[Seiki] - Bien que j'ai très envie de bousiller du bandit, s'ils voient que nous sommes du même village qu'eux, ils vont sans doute abattre l'équipe... si elle est encore en vie.

[Hatsu] - Elle l'est surement

Seiki hocha la tête négativement

[Seiki] - Cela reste à voir. À première vu, c'est plus de la vengeance qui les motives... plus que de la luxure. L'autre équipe à aider un convoie à passer, donc ils ne pouvaient pas intervenir sans craindre des représailles.

Cette fois-ci, elle porta sa main à sa nuque avant de plier la tête vers le ciel. Etsuko reconnu son tic et comprit que Seiki était persuader d'être devant une impasse.

[Etsuko] - Seiki, tu penses trop... rappelons-nous la dernière fois où nous avons eu cette attitude...

Le dire avait sans doute été aussi difficile que l'entendre. En quelque sort, Etsuko n'avait pas tord...

[Seiki] - Je sais... mais il faut sauver l'équipe, pas la mener à l'abattoir.

Seiki ne pouvait s'empêcher de penser au conséquence. Même après avoir causé la mort du dernier commanditaire. C'était dans sa nature de penser, elle était inexpérimenté dans les comportements humains et elle était un peu naïve. Même si elle avait changé depuis leur dernière mission, il y avait certain partie de son être qui refusait de partir... malheureusement.

[Seiki] - Dernière chose à dire et je me tais. Il ne faut pas écarter le fait qu'ils sont blessé. Dans le cas où nous trouvons la bonne grotte, s'ils ne se sont pas éparpillés dans plusieurs, je vais devoir infiltrer pendant que vous vous occuper d'abattre ses chiens. Bien que j'aurai aimer le contraire...

Seiki n'avait pas eu à justifier le choix de la personne. Etsuko et Hatsu comprirent facilement pourquoi. Dans la mesure où l'autre équipe était blessé, seule Seiki était la seule en mesure de promulguer les soins nécessaires à l'autre équipe, même si Etsuko et Hatsu savait comment réaliser une atèle et tout le tralala, l'équipe n'avait pas le matériel nécessaire pour le faire. Seul le chakra pouvait leur donner les soins minimum requis à l'équipe pour sortir de la grotte. Dans la mesure où ils ne peuvent pas bouger.


Dernière édition par Seiki Naru le Mar 5 Avr - 15:49, édité 3 fois

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Mer 30 Mar - 3:39

PNJ: ON/OFF


[Seiki] - Dernière chose à dire et je me tais. Il ne faut pas écarter le fait qu'ils sont blessé. Dans le cas où nous trouvons la bonne grotte, s'ils ne se sont pas éparpillés dans plusieurs, je vais devoir infiltrer pendant que vous vous occuper d'abattre ses chiens. Bien que j'aurai aimer le contraire...

[Hatsu] - Seiki, souviens-toi que notre objectif principal est de sauver nos camarades, tuer les brigands est secondaire, et nous ne le ferons qu'en cas de nécessité. Je ne veux pas d'un massacre, mais d'une mission accomplie proprement et dans les règles de l'art.


Le chef Alfa n’avait aucune information consistante sur les brigands, il leur avait seulement appris que la montagne était pleine de grottes et de cavernes, et que les fourbes lâchaient des pierres sur leurs cibles.

Lors de leur discussion le ton était monté, et la jeune Seiki semblait désemparé par l’absence totale d’éléments utiles à leur mission. Comme à son habitude elle s’était mit à envisager toutes les possibilités, même les plus terribles. Hatsu de son côté prit le temps de bien analyser la situation, pour ne pas commettre d’erreur. La seule solution était d’agir, car ils n’apprendraient rien de plus sur ces bandits, et l’autre équipe étaient en danger de mort. Pour cela Hatsu comptait profiter de la nuit pour mieux repérer les torches, et pour ne pas se faire repérer. Puis, une fois leur position localisée, il faudrait sortir leurs camarades de là, sans oublier d’envisager qu’ils soient blesser, dans lequel cas il faudrait que Seiki leur procure les premiers soins afin de pouvoir se déplacer.

Mais avant toute chose, Hatsu désirait que son équipe se calme un peu, et puisse être au mieux de ses capacités. Ainsi, ils établirent un petit campement, non loin des cabanes des bucherons, afin de se restaurer et de se détendre un peu. Tous les trois étaient assis autour du feu, chacun était pensif et silencieux, se préparant à sa mission. Hatsu décida de donner ses dernières consignes avant leur départ.

[Hatsu] « Bon, cette nuit nous allons tenter de découvrir où se cache les ravisseurs. Pour cela nous allons nous servir de l’obscurité pour nous camoufler et repérer les torches sur le flanc de la montagne. La paroi est abrupte et pleine d’obstacles naturels, nous devrons progresser à pas feutrés. »


Leur tâche s’annonçait éreintante, et s’ils devaient être pris en embuscade, ils périraient sans doute sous les gravats. Pourtant, Hatsu gardait son sourire ineffaçable, et continuait de garder espoir en son équipe et en leurs chances de retrouver les prisonniers sain et sauf. Le plus important était la discrétion, c’était la clé de cette mission, et pour cela il avait déjà pensé à la bonne manière d’agir.

[Hatsu] « Comme il s’agit d’une mission furtive, je vous demanderais de retirer tous vos objets voyants ou clairs, nous devons être tels des ombres dans la nuit. Nous devrons récolter un maximum d’informations sur les lieux, mais aussi sur la manière dont ils sont organisés. Il faudra à tout prix éviter de tomber dans une embuscade, sinon nous sommes perdus. »

C’était un problème majeur, en effet, ils ne connaissaient pas du tout la montagne, contrairement à leurs ennemis, et ils pourraient rapidement se retrouver piégés comme l’autre équipe, mais s’ils n’agissent pas, l’autre équipe risque de périr.
Hatsu décida d’attendre que la nuit soit bien avancée afin d’avoir moins de chances d’être vu, mais aussi car la vigilance des gardes seraient moins élevées à cette heure. Puis, s’ils trouvaient l’endroit il faudrait qu’ils sécurisent la zone et évitent d’attirer l’attention.

[Hatsu] « Très bien, c’est l’heure du départ. Une dernière chose, si nous retrouvons l’équipe je veux un maximum de calme, car je ne pense pas que tout les bandits dorment au même endroit, nous devons rester très discrets et agir tout en douceur. Nous devons sauver tous les membres de l’autre équipe. Ne vous inquiétez pas tout se passera bien. »


Hatsu avait lancé cette réplique avec un grand sourire aux lèvres comme pour rassurer ses élèves, mais aussi parce que c’était sa manière de voir les choses positivement afin de rester concentré sur sa mission et ne pas penser à tous les dangers qui les attendaient dans cette montagne.

De nombreux nuages passent dans le ciel nocturne, dissimulant les étoiles et la lune, réduisant ainsi encore davantage la luminosité, et permettant aux trois ninjas de disparaître dans la forêt épaisse couvrant les flancs de la montagne, les rendant complètements invisibles. Au loin, le petit groupe aperçoit les lumières du campement forestier, leur progression va devoir se faire plus lente maintenant, car ils s’approchent de leur objectif.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Sam 2 Avr - 14:09

* Passage à la troisième personne *


[Hatsu] - Seiki, souviens-toi que notre objectif principal est de sauver nos camarades, tuer les brigands est secondaire, et nous ne le ferons qu'en cas de nécessité. Je ne veux pas d'un massacre, mais d'une mission accomplie proprement et dans les règles de l'art.

Etsuko - C'est ce que nous voulons tous, interrompit aussitôt la Toshiya, dont le regard froid ne cessait de harceler la mine paisible d'Hatsu qui n'en tenait pas compte. Elle pencha de nouveau sa tête vers la multitude de petites aspérités rocheuses que le trio allait devoir bientôt explorer pour trouver son bonheur. Les mains dans les poches, elle réfléchissait de choses et d'autres, mais rien ne parvint à la satisfaire. Le constat était simple :

Etsuko - De toute manière, rien ne sert de faire des plans sur la comète. On ne connait ni la configuration du terrain, ni la composition et les ressources de nos ennemis. Tout ce qu'on peut faire, c'est être prudentes et espérer de réagir comme il le faudra au moment opportun.

Hatsu acquiesça, Seiki fit une moue dubitative. Elle n'aimait pas, de toute évidence, qu'on puisse laisser le futur de cette mission au petit bonheur la chance. Seulement, aucun élément concret ne permettrait d'en savoir plus avant de jouer les éclaireurs. Soit, elle devrait faire avec. Les bras croisés, l'Eisei semblait bouder comme si on lui avait piqué ses ramens. Le chef d'équipe coupa court aux délibérations et prit la décision de poser un camp pour cette soirée. A l'aide de quelques bûches offertes par les cabanes voisines, Seiki s'occupa de faire un feu. A priori, il n'y avait aucun danger de se faire repérer par leurs cibles, étant donné leur proximité des maisonnettes. L'atmosphère n'était clairement pas à la causette. Chacune des demoiselles passait en revue ses équipements, aiguisait ses lames, et puis, mentalement, se préparait à vivre une nuit longue et tendue, risquée surtout. Le chuunin, lui, regardait les étoiles, allongé paisiblement, apaisé par le crépitement du bois humide sous l'effet des flammes gourmandes.


[Hatsu] -« Bon, cette nuit nous allons tenter de découvrir où se cache les ravisseurs. Pour cela nous allons nous servir de l’obscurité pour nous camoufler et repérer les torches sur le flanc de la montagne. La paroi est abrupte et pleine d’obstacles naturels, nous devrons progresser à pas feutrés. »

Occupée à caresser son arc à l'aide d'une peau veloutée, Etsuko s'interrompit et fixa Hatsu-sama, un demi sourire aux lèvres. Les parois abruptes, les obstacles naturels, elle en avait traversés pendant des nuits entières, au cours de ses entraînements avec Sokai. La formation d'un Toshiya se passait essentiellement, dans les premières années, à apprendre à se déplacer furtivement, et ce dans n'importe quelle configuration. Les bois des environs de sa demeure, Etsuko les avait parcourus des centaines de fois, de journée, la nuit, sous la pluie, sous la neige, sous un soleil de plomb. Le mont Kido avait été son terrain de jeu, le temps d'une enfance trop vite arrachée. Autrement dit, ce relief qui s'élevait devant elle ne lui faisait absolument pas peur. L'araignée n'a pas peur du noir. Elle en joue, elle en fait son amie pour attraper ses proies. Dame araignée aime la noirceur, celle qui cache les tréfonds de son âme et la rend invisible aux yeux du monde.

[Hatsu] « Comme il s’agit d’une mission furtive, je vous demanderais de retirer tous vos objets voyants ou clairs, nous devons être tels des ombres dans la nuit. Nous devrons récolter un maximum d’informations sur les lieux, mais aussi sur la manière dont ils sont organisés. Il faudra à tout prix éviter de tomber dans une embuscade, sinon nous sommes perdus. »

Seiki hocha tout simplement la tête, et sa coéquipière en fit de même, ne sachant quoi répondre de pertinent. Elles étaient d'accord avec la logique de leur chef, et cela leur suffisait.

[Hatsu] « Très bien, c’est l’heure du départ. Une dernière chose, si nous retrouvons l’équipe je veux un maximum de calme, car je ne pense pas que tout les bandits dorment au même endroit, nous devons rester très discrets et agir tout en douceur. Nous devons sauver tous les membres de l’autre équipe. Ne vous inquiétez pas tout se passera bien. »

Etsuko impulsa un bond pour se relever, et fit quelques étirements pour s'échauffer les muscles. Elle agrippa sa cape, de couleur gris foncé qu'elle noua par dessus son arc au niveau de la ceinture, afin qu'elle ne vienne pas s'accrocher dans les branchages lors de leurs déplacements. Comme on dit, la nuit tous les chats sont gris. Et le terrain sur lequel ils allaient évoluer était principalement composé de roches grises, assombries par la noirceur de la nuit. Choisir cette couleur de vêtements avait été longuement réfléchi et accepté par tout le groupe.

Etsuko - Hatsu-sama, juste une chose.

Hatsu - Oui ?

Etsuko - Nous ne sommes plus des gamines, et nous connaissons le métier d'un shinobi. Donc oui nous nous inquiétons, et tout ne se passera peut être pas bien. Mais ce n'est rien, nous sommes prêtes.

Après tout, à quoi bon se cacher la vérité. Rien n'allait se passer comme ils le souhaiteraient, et ils le savaient déjà. Autant s'y préparer sans artifice, avec la seule conviction qu'ils auraient la lucidité nécessaire pour affronter les obstacles. Hatsu afficha un grand sourire de satisfaction, avant de souffler le feu d'un saut d'eau. Apparemment, c'était la réaction qu'il attendait de la part de son équipe, et il ne cachait pas son plaisir. Peut être qu'après tout, cette mission se finirait bien.

Hatsu - Très bien, allons-y.

Et le trio fondit dans les ombres, le long des sapins qui les camoufleraient le temps d'arriver aux alvéoles rocheuses. Bientôt, ils devraient ouvrir l'oeil, et espérer répérer une source de lumière quelconque, ou des traces d'activité humaine qui indiqueraient où se diriger. Dans tous les cas, chercher dans chacune des grottes était complètement hors de propos, aussi fallait-il compter sur un coup du sort, ou une intuition, pour déclencher la découverte. Dès les premiers cailloux frôlés, les trois shinobis s'écartèrent les uns des autres, en forme de triangle, à cinq ou six mètres d'écart, afin de couvrir plus de terrain et de découvrir des indices plus facilement. Malgré l'obscurité, ils pouvaient toujours se voir et ressentir leurs présences. Seiki et Etsuko, particulièrement, avaient à force de se cotoyer, développé une conscience involontaire de la présence de l'autre. Sans se voir, elles continuaient de repérer de minuscules signaux faibles de l'état d'autrui. Il était temps d'observer, de la meilleure manière qui soit, d'épier les moindres mouvements, les moindres éléments suspects, et d'espérer que la balade puisse être prolifique. Et s'ils rentraient bredouille, ils n'auraient qu'à tenter l'expédition de jour, malgré les risques supplémentaires.
Hatsu ordonna par signes d'essayer de se déplacer dès que possible vers les hauteurs de la montagne. Etre en contrebas signifiait se placer à la merci de l'ennemi. C'était d'autant plus important que l'une des seules informations utiles obtenues jusqu'alors parlait de la méthode d'attaque des brigands : provoquer des éboulements. En outre, repérer une source de lumière serait bien plus facile à faire depuis les hauteurs. Les choses sérieuses pouvaient commencer...

Il fallut une bonne heure pour atteindre le point souhaité et pouvoir enfin commencer l'exploration du terrain de recherche. Cela faisait maintenant pas mal de temps qu'ils avaient évolué dans l'obscurité, mais la lumière de la lune leur permettait tout de même d'observer assez facilement à une dizaine de mètres autour d'eux, et de voir la géographie générale des alentours, comme les flancs de la montagne, ou l'espace en contrebas à partir duquel on pouvait commencer à cerner les sapins que le trio avait traversé pour se déplacer jusqu'ici. Le paysage n'aidait pas à une évolution en toute sécurité. De gros rochers coupaient parfois la visibilité, et rien ne garantissait qu'on ne tomberait pas sur un bandit en patrouille au détour d'une formation imposante. Autrement dit, il fallait rester sur ses gardes à tout moment. Une bonne demi heure de crapahutages silencieux plus tard, à l'intersection d'un énorme rocher bloquant, alors qu'Hatsu avait entammé le passage d'une corniche et que Seiki traînait derrière on ne sait trop pour quelle raison, Etsuko aperçut soudainement une silhouette très clair, d'un être humain, entre deux rochers, visiblement occupé à surveiller la vallée en contrebas. Bingo ! Mais plusieurs interrogations se posèrent aussitôt. Tout d'abord, Hatsu n'avait absolument rien vu, et poursuivait sa route, et Seiki n'avait pas encore pu voir l'homme comme la kunoichi le pouvait actuellement. Et rien ne disait que le bandit ne se retournerait pas bientôt et qu'il pourrait agir en premier. Autrement dit, Etsuko se devait d'agir. Et elle espéra que sa décision était la bonne. Elle ne prévint pas Hatsu, qui continua son chemin le long de la corniche. Seiki allait comprendre très vite les mouvements d'Etsuko et serait capable d'agir de son côté si jamais sa coéquipière se trouvait en mauvaise posture. Hatsu quant à lui, pourrait neutraliser un quelconque complice qui s'avancerait en direction de l'homme, et se rendrait compte de toute façon au bout de quelques instants qu'Etsuko ne la suivait plus.

La Toshiya appliqua donc son plan comme prévu. Trois mètres la séparait de sa cible, et la pente à descendre n'était pas trop abrupte. Autrement dit, rien ne rendait la tâche trop difficile, et Etsuko vérifia bien que le sol ne pourrait se dérober sous ses pieds pour la seule impulsion qu'elle s'autoriserait. Elle enfila son Tegaki, respira un grand coup, et d'un bond furtif, atteignit sa cible. L'objectif était simple : se faufiler entre les deux rochers afin de rester cachée à d'autres probables complices, attraper de sa main droite la bouche de sa cible et d'encercler son coup de sa main gauche. Ainsi, les lames meurtrières de ses griffes se feraient suffisamment menaçantes pour éviter que l'homme ne se débatte. C'est ainsi qu'elle espérait que ça se passe, et que le choix capricieux du destin jouerait enfin en sa faveur...






J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.


Dernière édition par Etsuko Toshiya le Sam 24 Sep - 3:24, édité 2 fois

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Lun 25 Avr - 20:07

Hatsu et les deux kunoichis qui l’accompagnaient marchaient maintenant depuis près de deux heures, le terrain était difficile, et la visibilité très mauvaise, pourtant la nuit leur permettait de rester dissimulé. Si une sentinelle se présentait devant eux, il devrait la neutraliser rapidement et essayer de lui soutirer un maximum d’informations, et peut-être connaître la position des prisonniers.

Les trois ninjas se perdaient souvent de vue à cause des gros rochers qui pullulaient sur les flancs de la montagne. Au détour de l’un d’eux, Hatsu distingua une faible lueur en face de lui, mais soudain il entendit un fracas de rochers, visiblement quelque chose ou quelqu’un dégringolait de la pente. Etant donné d’où venait le bruit Haut se douta qu’il s’agissait d’Etsuko, qui avait peut-être trébuché ou c’était fait attaqué par une sentinelle. Il ne tarda pas à se retourner à descendre pour aller voir ce qu’il se passait.

Seiki était devant lui et descendait elle aussi la pente abrupte. Ils ne tardèrent pas de rejoindre Etsuko. Elle avait utilisé astucieusement sa toile aux cents reflets pour stopper sa chute. Dans sa chute elle avait entraîné l’homme face auquel elle était tombée nez à nez de l’autre côté du rocher.

Celui-ci était gravement blessé au crâne, et il semblait que pas même Seiki ne puisse le guérir d’une telle blessure. Une forte odeur d’urine se dégageait de lui, la peur avait du l’emporter sur sa raison.
Hatsu inspecta les environs, histoire de voir si leurs exploits n’avaient attiré personne. Il ne distinguait rien, ils avaient de la chance. Maintenant il fallait s’occuper du blessé, mais vu sa blessure s’était peine perdue.

[Hatsu] « Il ne va pas s’en sortir, nous devrions dissimuler son corps et reprendre notre exploration. Non, attendez, nous pourrions nous servir de lui pour nous approcher de la lueur que j’ai vu sans nous faire repérer. Je vais m’en occuper, vous deux vous allez m’attendre ici. C’est compris ? »


MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Lun 2 Mai - 20:16

Etsuko -Non, laissez moi m'en charger.

La Genin interrompit son sensei dans son explication. Dans les grandes lignes, elle était d'accord avec le plan, mais le choix de Hatsu ne lui convenait pas pour utiliser au mieux le Henge.

Etsuko - J'ai étudié son anatomie, je maîtrise parfaitement le Henge, et je manipule le Raiton, ce qui fait que si je suis découverte, je peux facilement infliger de lourds dégats à plusieurs personnes à la fois. Faites moi confiance, Hatsu-sama.

Le ninja réfléchit quelques instants. Les arguments d'Etsuko paraissaient cohérents, et s'ils songeaient à la même chose, alors l'état un peu poussiéreux et sale d'Etsuko pouvait jouer en leur faveur.

Hatsu - Bien, si tu veux. Occupons-nous des préparatifs.

Le trio tracta le bandit sonné vers un recoin rocailleux en retrait. Un gros rocher qui touchait presque le sol laissait tout juste l'espace pour y insérer un corps. Etsuko mémorisa avant tout le visage et les caractères principaux de la personne qu'elle devait singer, et démarra sa préparation mentale, pendant que Seiki tirait le corps dans son caveau et plaçait des broussailles devant pour éviter tout repérage.

Hatsu - Avant que nous ne fassions quoi que ce soit...

Etsuko - Oui ?

Hatsu - Ne refais plus jamais ça Etsuko, est-ce bien compris ? Tu t'es mise en danger de façon inconsidérée et en prime, tu t'es complètement plantée. A cause de ça, on a perdu une aide précieuse en la personne de ce monsieur, qu'en plus tu as certainement tué car nous n'avons pas le temps de nous en occuper.

Etsuko hocha la tête sans aucune vanité. Elle savait qu'elle avait fait une erreur de jugement, mais au fond d'elle, une petite pointe d'adrénaline s'était enflammée et elle appréciait grandement cette sensation.

Seiki - Bah, sensei, je crois qu'elle a déjà eu une punition amère... et malodorante...

La Toshiya regarda sa camarade d'un air blasé. Elle avait tenté, en vain, de cacher l'odeur d'urine que cet imbécile avait répandu sur elle quand l'autre bandit était tombé avec elle. Mais finalement, elle comptait en jouer dans la suite de ses idées :

Etsuko - Je vais copier le bandit en mode mal en point, qui a glissé dans la falaise au moment où il a uriné. Dans ma chute, je me suis pris un coup dans la gorge, ce qui expliquera la voix rocailleuse que je vais prendre. On a pas entendu le son de sa voix, c'est la seule manière de s'en sortir. Il vous suffira de me suivre discrètement et on tombera certainement sur la cache.

L'idée parut acceptable aux deux autres compagnons. Il fallut faire vite, car si le bandit faisait un tour de garde, il aurait déjà dû repartir à son poste. Etsuko malaxa une quantité raisonnable de chakra et débuta la métamorphose. Le brigand avait un aspect quelconque, un peu sale, aux cheveux bruns hirsutes et à la barbe de trois jours. Des yeux sombres, presque noirs ornaient un nez plutôt grossier, à la forme d'une patate. Etsuko faisait la même taille que son modèle, aussi n'eut-elle pas besoin de modifier cet aspect, mais il fallait également vérifier la carrure et la musculature, qu'elle copia au mieux. Pour les vêtements, rien de plus simple, il suffisait de les voler sur le corps de l'homme évanoui. Ils avaient en plus déjà l'aspect sale et plus ou moins déchiré qui rendait la chute probable et cohérente. Une fois la tenue enfilée, la kunoichi vérifia les derniers détails, reproduit un petit grain de beauté sur la joue droite qu'elle n'avait pas vu aux premiers abords, et donna son petit paquetage à Seiki. Il était temps de se mettre en route.

Dans la posture d'un homme blessé, Etsuko revint à l'endroit de la chute, et débuta son jeu d'acteur en première ligne, sans plus chercher à se cacher. Seiki et Hatsu la filèrent dorénavant, choisissant les endroits les plus discrêts pour observer tout autour et garder un oeil sur l'appât humain dont ils disposaient...


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Jeu 29 Sep - 0:30

(HRP / Je passe en ellipse une première étape perdue sur msn avec Lio. Dans celle-ci, Etsuko jouant donc le rôle du patrouilleur mort avance et se fait happer à l'intérieur d'une fissure dans la falaise par quelqu'un qui la prend pour son coéquipier. L'équipe se débarrasse de lui ainsi que du garde de la première porte qu'ils viennent de découvrir par la même occasion. La porte mène à un couloir puis à une jonction. A gauche, une deuxième entrée, gardée par un troisième brigand, qui connait le sort de ses compagnons.)


Le plan ne fut pas long à mettre en place. Quatre morts, trois shinobis. Ils allaient pouvoir opérer en toute discrétion, à l'aide de l'arme absolue de la furtivité shinobi : la métamorphose. Aussi simple et économique, une telle technique n'en était pas inutile pour autant, et bien des nigauds s'étaient fait avoir, sans jamais avoir eu le temps de réagir en comprenant l'ampleur de la supercherie. Hatsu rejoignit le duo dans la salle de la seconde entrée. Les délibérations ne prirent pas longtemps. Chacun se transformerait en brigand. Tandis qu'Hatsu jouerait le rôle du garde de la première porte, Etsuko jouerait le rôle du brigand de la seconde, et finallement Seiki prendrait la place du deuxième brigand qu'ils avaient rencontré, celui qui leur avait fait découvrir la grotte. Avant tout il s'agissait, faute d'endroit où le cacher, d'extirper le corps du second garde vers l'extérieur du repère, afin d'éviter toute alerte. Seiki monta la garde à la jonction pendant qu'Etsuko et Hatsu déplacèrent le corps et le jettèrent en contrebas de l'entrée de la fissure. De retour, la discussion aboutit rapidement à un plan, simple lui aussi, mais cohérent.



Hatsu - Surtout prudence. On ne sait pas combien ils sont, ni si nous allons trouver l'équipe ici. Donc repérez d'abord les lieux. Je vous fais confiance pour élaborer un plan.

Seiki - Compris.

Etsuko partit la première vers le couloir non exploré, tandis qu'Hatsu et Seiki reprirent les rôles de leurs ascendants décédés. Le boyau n'avait pas subi beaucoup de changements dans son aspect naturel. Les parois n'avaient pas été forées ou creusées de la main de l'homme, seules de petites torches disséminées ça et là permettaient de déceler le passage d'autre chose que des rats ou des chauve-souris. Le chemin se sépara en deux sorties. Etsuko vit une lumière plus vive que la normale s'échapper de la droite, aussi décida-t-elle d'explorer avant tout cette portion. La tâche fut rapide. Un éboulis bloquant le passage, et la noirceur l'empêchant de discerner quoi que ce soit, elle abandonna l'idée d'une fouille plus poussée. De retour au croisement, le seul choix restait de se diriger vers la lumière, le long d'une lente courbe sur la droite. A pas de loup, la Toshiya s'approcha doucement de la pièce qui se dessinait au bout du voyage. Des bruits de pas, une présence humaine, une légère odeur de bois brûlé, rien de clairement discernable. Fallait-il avancer plus loin ou rebrousser chemin ? Un pas de plus, et elle devrait jouer un rôle, car il aurait de grandes chances qu'elle soit aperçue. Un pas en arrière, et elle se retrouvait dans l'impasse, et il ne restait plus qu'à rentrer au bercail, un nouvel échec dans l'escarcelle. Elle respira longuement, se rappelant du mieux possible la voix de celui dont elle empruntait l'enveloppe corporelle, puis elle prit son courage à deux mains. L’infiltration commençait pour de bon. De son côté, Seiki décida de laisser la seconde porte fermée à clef, mais surtout de récupérer la clé qui pendouillait là sur un clou. De cette manière, en cas d'extraction rapide, la seconde entrée serait inutilisable par quelqu'un d'autre qu'eux, ce qui pourrait retarder la sortie des potentiels brigands à leurs trousses. Hatsu laissa la porte dévérouillée, mais la ferma également, afin de n'éveiller aucun soupçon de la part d'un ennemi.

Il suffit de quelques pas à la Toshiya pour tout découvrir. La pièce ronde, éclairée, une table, une chaise, un garde adossé à un mur qui la remarqua aussitôt, mais surtout, très probablement l'un des Genins de l'équipe dont ils étaient partis à la recherche, là menotté au mur. Est-ce que cela signifiait qu'il était le seul survivant ? Peut-être pas, car derrière la table, un peu au delà de son premier coup d'oeil, se dévoilait doucement une trappe qui menait certainement à un étage inférieur. Tel était l'objectif maintenant. Le garde ne comprit absolument pas le subterfuge, et engagea la discussion de bon coeur, pensant parler à son compère de malhonnêtetés.


Etsuko (avec la voix du bandit copié) - Comment ça va en bas ?

Banal, mais avec cela, impossible de faire un faux pas. Il y avait forcément d'autres personnes à l'intérieur de cette trappe, et même si rien ne permettait de le vérifier, de toute manière les paroles avaient été prononcées et il semblait impossible de revenir en arrière.

Garde 1 - Ca tambouille... j'attends la relève.

Premier lot d'informations essentielles : il y avait une relève, et cette relève arriverait certainement du bas. Il fallait absolument qu'Etsuko parvienne à en savoir plus, afin que la couverture du trio ne soit pas compromise par un manque de détails qui aboutirait fatalement sur un faux pas.

Etsuko - J'ai failli m'endormir une bonne dizaine de fois... C'est dans combien de temps déjà ?

Garde : Toujours d'apétit hein? Ce doit être la digestion. Je mange dans trois bonnes heures, après la relève quoi.

Trois heures. Voilà le temps dont ils disposaient apparemment. La personne copiée par Etsuko venait juste de prendre sa garde à la porte deux, mais celle de Seiki devait rentrer aussitôt que possible pour venir manger apparemment. Seiki écoutait attentivement dans le couloir les échos de la discussion, et en déduit aussitôt qu'elle pourrait facilement s'infiltrer elle aussi. Pendant qu'elle alla prévenir Hatsu, Etsuko continua sa discussion. Elle commençait à avoir mal au crâne. Quoi de plus normal après tout ? Qu'est-ce qui est plus difficile que de simuler des actes normaux et naturels après tout ? La nature ne semble pas si simple qu'elle ne le parait. Adopter un comportement selon son caractère et ses habitudes est immédiat, mais jouer le rôle de quelqu'un d'autre et prendre en compte ce flux si immense d'informations pour en faire un tout cohérent consistait en un incroyable jeu d'équilibriste. Et malheureusement, l'acrobate finit toujours pas chuter. L'essentiel semblait alors de tomber le plus tard possible.

Garde 1 : T'as oublié un truc?

Etsuko - Ouais, enfin pas moi. Y a l'autre crétin qui s'est pissé dessus en glissant, du coup il veut que je lui rapporte un pantalon.

Ce qu'il ne savait pas, c'est que le crétin en question était finalement mort en pissant, bousculé par la maladresse de la kunoichi quelques minutes plus tôt.

Etsuko - Tu sais où il fout ses affaires d'ailleurs ? J'ai oublié de lui demander

Premier risque réel. Si jamais son interlocuteur trouvait bizarre de demander où son coéquipier dormait, elle hausserait grandement ses risques que le garde comprenne la bizarrerie de la situation.

Garde 1 : Qui est-ce qui s'est pissé dessus?

Second risque réel, mais également bonne information. Il semblerait qu'il y ait pas mal de soldats, pour que le garde en vienne à demander de qui parlait Etsuko. Mais il fallait qu'elle se souvienne rapidement du nom de l'homme qu'elle avait tué, et dont elle avait premièrement copié l'apparence, nom qui lui avait été donné par sa seconde victime. Qu'est-ce que c'était déjà... Vite, trouver une solution, se rappeler, ne rien laisser transparaître. Oui, c'est ça !

Etsuko - Ben Kazuo, quoi. Tu le fais exprès ?

Oublier une chose pareille... Etsuko s'en serait voulue toute sa vie. Le nom ne pouvait être que celui là, car c'était lors de la tromperie que le brigand leur avait donné.


Garde : Couchette du milieu, celle du dessus. Et pique pas, c'est pas ton tour de bouffer.

Il pouffa de rire. Extérieurement, Etsuko sourit, intérieurement aussi d'ailleurs. Le sésame s'était ouvert, il n'y avait plus qu'à pousser la porte grande ouverte.


Etsuko - Ca marche. Enfin pour la bouffe, on verra. Héhé. Je te rapporte quelque chose en passant ?

Il s'agissait ici de s'accorder une porte de sortie, de justifier une remontée sans trop de peine.

Garde - Ma foi, un p'tit bol de riz, ça me remonterait bien. Histoire de pas s'endormir, parce que ce livre est pas très folichon.

(A suivre...)


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.
Daiisu Aisu
Aspirant de Konoha
Aspirant de Konoha
avatar
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   Ven 3 Fév - 18:56

Etsuko Toshiya (Niveau 14)
: +20% Bonus Inclus
: +128 XP, +160Ryos, +2 réputations


Seiki Naru (Niveau 12)
: +20% Bonus Inclus
: +116 XP, +160Ryos, +2réputations


Hatsu Ookami (as Kabashi)
: +50% Bonus Inclus
: +18XP
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: CU006 - Scélérats   

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Bandes SKAVENS] Les Rats de Solth
» Quand le bâteau coule, les rats quittent le navire!!!!
» [Bande] Clan des rats ogres...
» [Skaven] Du forge "wolf rats" pour faire du rat géant
» 02.03/??.C.Afrique du Sud - Rats grillés et virus

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0-