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 Un Nouveau Départ

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MessageSujet: Un Nouveau Départ   Sam 26 Mar - 5:55

~ Un nouveau départ 1
Tome 3 –


Il n'y avait rien de mieux que d'être réveillé par le gazouillis des oiseaux et par le doux réconfort de la chaleur d'un rayon s'infiltrant entre des rideaux de velours blancs. Contrairement au réveille matin, ce mélange de simplicité et d'humanité ne faisant qu'ajouter au réveil une once de courage. Un courage fort utile... Dont plusieurs shinobis ont besoin pour survivre... Le courage d'affronter une journée dressée d'obstacles et de nouveaux défis.

C'est par la sensation de chaleur occasionnée par l'astre de feu qu'Azumi se réveilla ce matin-là. Ses yeux rougis par le sommeil et ses membres engourdis étaient caressés par la douce lueur incandescente dont sa chambre était inondée. Ses rideaux de velours blancs étaient grands ouverts. Était-ce un oubli de la jeune femme ? Non. Azumi adorait cette façon qu'avait le soleil de la tirer des bras de Morphée, de la réveiller en douceur et de l'emmener à profiter du matin à cent pour cent. Car, tout le monde le sait, la future journée qu'une femme devait affronter dépendait des premières minutes qui en découlaient.

Après un long bâillement, Azumi se redressa sur son drap. Ce geste fit tomber sa couverture qui, au bout du lit, était parvenu à maintenir un équilibre parfait toute la nuit entre le sol et le matelas. La jeune femme détestait se couvrir d'un bout de tissu lorsqu'elle dormait. Elle avait l'impression d'étouffer et se réveillait souvent en sueur lorsqu'elle s'enroulait dans ses couvertures. La Konoichi s'en servait seulement pour s'endormir. Ensuite, le tissu volait mystérieusement jusqu'au pied du lit et tombait sur le sol lorsqu'elle se levait.

Lorsqu'elle posa les pieds sur le sol, le plancher frais de l'hiver fit frémir ses orteils. Azumi se dirigea vers la chambre de bain qui permettait d'atterrir dans une autre chambre à l’opposer de la sienne. Elle servait donc de « passage » entre deux parties de l'appartement. Sans se soucier de ce qu'elle pourrait y trouver, elle tourna la poignée et, les yeux mi-clos, crut distinguer un bout de peau très louche.

Azumi - Ah, merde ! s'exclama-t-elle en refermant la porte d'un coup sec. Combien de fois est-ce que je t'ai dit de fermer la porte qui mène à ma chambre à clé lorsque tu prends ta douche, pauvre mec exhibitionniste !

Elle attendit un rire étouffé provenant de la douche de l'autre côté de la porte. Heureusement que cette planche de bois était là pour la cacher d'une vision atroce.

Naoki - Je croyais que t'entendrais l'eau couler... Et puis y'a même pas de verrou sur la poignée.


Azumi - Ouais, bah ce n'est pas une raison. Je savais que ce n'était pas une bonne idée de vivre avec toi.


Elle donna un petit coup de pied sur la porte pour mettre fin à la discussion et s'habilla en vitesse, craignant que Naoki ne jette un coup d'oeil dans l'entrebâillement de la porte. Azumi avait accepté de le choisir en tant que colocataire, car c'était le seul qui voulait bien l'aider à payer l'appartement qu'ils s'étaient loués au centre-ville. La jeune femme avait bien sûr demandé à Sakura d'abord, mais la mère de cette dernière l'interdisait formellement d'emménager dans un quartier aussi miteux que le centre-ville... Comme si Sakura était encore une enfant. Une vraie folle, cette dame.

Naoki et Azumi avait tous les deux besoin d’un logement et, puisque leur salaire n’était pas suffisant pour s’en louer un potable, ils décidèrent de vivre ensemble temporairement. Entre temps, ils parvinrent à régler certains de leurs différents. Même si leur relation était toujours aussi enflammée, ils avaient tous les deux vieilli et parvenait à s’endurer s’en s’arracher la tête.

La jeune femme enfila une robe blanche en se regardant dans la glace. Âgée de maintenant dix-sept ans, Azumi avait un visage parfaitement symétrique et d’une beauté irréelle. Toute trace d’innocence avait quitté ses traits et ses formes généreuses ajoutaient une touche de féminité à sa silhouette déjà si attirante. Ses yeux gardaient toujours leur couleur sombre. Son regard n’en était que plus pénétrant. Puis, un beau jour, elle décida de teindre ses cheveux en blonds. Légèrement plus longue qu’à l’habitude, sa chevelure de blé tombait sur ses épaules et, doux et soyeux, ses cheveux étaient aussi légers que le vent.

La jeune femme était fière de ce qu’elle était devenue. Son style vestimentaire n’était ni trop osée, ni trop réservé. Ce qui faisait d’elle une femme d’une simplicité remarquable qui possédait un charme tout aussi exceptionnel.

Ces dernières années s’étaient écoulées en toute tranquillité. Elle ne s’était fait aucun nouvel ami et vivait paisiblement en effectuant quelques missions de temps en autre. Sa maîtrise du Genjutsu s’améliorait de jours en jours et faisait d’elle l’une des illusionnistes les plus douées du village.

Azumi s’arma de son équipement ninja, se préparant à faire un tour en ville pour profiter de cette magnifique journée, mais aussi pour éviter ce Naoki qui lui avait montré son fruit interdit quelques minutes plus tôt. Elle allait donc déjeuner ailleurs que dans l’appartement.

La jeune femme pressa le pas pour aboutir à l'air frais plus rapidement. Elle laissa l'odeur des feuilles nouvelles enivrer tout son être et la douce caresse du vent effleurer sa peau soyeuse. L'appartement où elle habitait était situé au deuxième étage. Elle dut donc emprunter les escaliers pour aboutir dans une rue presque déserte. Le soleil venait tout juste de se lever et seuls les marchands se préparant pour une journée bien animée s'affairaient sur leurs marchandises. Azumi profita de ce moment de répits pour fermer les yeux - chose qu'elle n'aurait fait en présence de foule, car elle avait l'air dingue - puis marcha en longeant les boutiques. Sa démarche donnait l'impression qu'elle volait, qu'elle glissait sur le sol comme l'aurait fait une patineuse expérimentée sur une glace miroitante. La jeune femme savoura chaque sensation que ses sens lui accordaient, chaque atome d'oxygène que lui offraient la terre et tous les petits détails que de nombreux hommes considéraient comme inutiles. Elle savait reconnaître la beauté de la vie et les bienfaits du monde.

En peu de temps, elle arriva à un restaurant qu'elle appréciait particulièrement pour leur yaourt savoureux. Et rien de mieux qu'un yaourt à la vanille pour commencer une journée ensoleillée et stimuler son esprit ! Elle en commandant un et, dans un gros verre rempli de cette savoureuse substance laitière étaient déposés plein de petits fruits, ajoutant ainsi au déjeuner une once de couleur et de joyeuseté. Azumi alla savourer son yaourt à l'extérieur et, assise sur un banc, s'amusa à se remémorer mentalement les signes d'une technique qu'elle avait apprise la veille. La jeune femme savait pertinemment que l'esprit était bien plus stimulé le matin que le soir. Elle profitait donc de chaque déjeuner pour se remémorer les nouvelles choses apprises.

Soudain, une impression de déjà vu lui traversa la tête. D'abord, elle croqua dans une framboise et laissa ses papilles gustatives savourer ce délicieux fruit. Puis, un homme, de l'autre côté de la rue, fit tomber malencontreusement sa montre sur le sol. Il la ramassa sans dire un mot et l'attacha à son poignet. Finalement, un autre homme, bien plus musclée et d'une chevelure sombre, bifurqua sur la gauche et s'arrêta quelques instants pour attacher son soulier. Azumi le regarda longuement, son rythme cardiaque accélérant à chaque seconde. Elle cessa toute mastication et concentra son attention sur la contemplation de cet homme qu'elle pensait connaître.

Et elle le connaissait.
Et elle le détestait.
Du moins, elle semblait le détester.
Peut-être qu'elle ne le détestait pas.
Peut-être que si.
Mais une chose était certaine : elle voulait passer inaperçu.
Elle ne voulait pas qu'il la voit, qu'il pose ce regard sur elle une autre fois. Elle aurait préféré mourir plutôt que de lui adresser la moindre parole. Malheureusement, ces pupilles noires, dangereuses, tueuses, se tournèrent lentement vers Azumi avant de se poser sur son visage pendant un moment indéterminé.
Indéterminé parce que, pour elle, ce moment sembla durée toute une vie.


Dernière édition par Azumi le Lun 15 Aoû - 1:29, édité 2 fois
Hakai Toshiya
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ   Sam 26 Mar - 22:54

Cela faisait combien de temps que cette appartement était plongé dans le noir? Vide de toute âme, de toute joie de vie? Hakai n'y était plus venu depuis bien des années, depuis ce jour où une ado rebelle c'était échappé de son « emprise ». Ce jour là, il était passé du tout au tout, du somptueux héros au pire des monstres, mais finalement, il n'avait fait qu'agir comme sa conscience lui avait ordonné. Il avait recueillit et éduquer une petite fille de la même façon que le clan avait fait pour lui. Il avait espéré en tirer les mêmes résultat, mais sans les liens du sang, cette méthode d'éducation n'avait guère d'avenir.

Peu à peu, le bonheur et la guetté qu'avait amené la jeune fille dans ce foyer c'était transformé en malêtre. Souvent en désaccord, ils ne s'engueulaient pas plus que cela, mais ne discutait pas non plus. Sans parler de la profession qu'ils exerçaient. Ce sont tout ces éléments qui conduisirent à la rupture de l'élève et de son éducateur.

A ce moment, Hakai ne la considérait pas prête pour vivre sa vie seule. Mais il l'avait abandonné derrière lui, l'ayant laissé seule avec ses problèmes dans cette chambre d'hôpital. Qu'était-elle devenu? Il n'en avait aucune idée. Bien sûr, il aurait pu prendre des nouvelles, une spécialiste du genjutsu ce nomment Azumi, ça ne trainé pas la rue à Konoha, mais pour une raison qu'il n'expliquait pas, il n'avait rien fait... Sans doute égoïste, il avait voulu se préserver de cette vie en communauté à laquelle il s'était trop longtemps habitué. Sa vie n'était pas rose et la solitude était sa seule compagnie depuis tout ce temps. Il voyait les choses évoluer de son côté, laissant les autres prendre les premiers rôle dans les changements à venir. Lui agissait dans l'ombre, ce qui était la fonction primaire des shinobi. Il continuait son bout de chemin seul, continuant à améliorer sa panoplie de technique en tout genre. Par moment, il acceptait des missions où il rejoignait la plupart du temps Kenji, mais cela était une autre histoire car ils avaient tous deux ce goût pour le silence, alors être seul ou avec lui... cela n'était pas une grande différence.

Une ombre dans l'obscurité ce déplaçait, elle évitait soigneusement les obstacles qui se dressaient devant elle et d'un geste vif, elle fit jaillir la lumière dans la pièce. Les rideaux s'écartèrent et laissèrent pénétrer la lumière du soleil dans la chambre. Rien n'avait bougé, les draps étaient toujours défait sur le lit qui avait jadis appartenu à une jeune fille. Des affaires personnel y était encore présent. Il fallut quatre ans pour que l'Uchiha ce décide enfin de récupérer son bien et d'effacer toute trace de la jeune fille.

Il souffla, il avait comme un point au cœur, il ne l'avouerait jamais, mais la gamine lui avait manqué pendant tout ce temps et devoir aujourd'hui l'effacer à tout jamais de cette maison lui paraissait de plus en plus infaisable. L'homme ouvrit les fenêtres pour aérer la pièce. Il resta de longue minute sur place, observant la ville de ses pupilles onyx. Il ne savait plus quoi faire, son assurance habituel semblait avoir disparu simplement face à des souvenirs. C'était toujours le même problème pour lui, ses sentiments étaient beaucoup trop prononcé. Sans doute son pire ennemie, Hakai s'attachait beaucoup trop au gens, à tel point qu'il n'arrivait plus à s'en séparer. Bien que la jeune fille n'était plus à ses côtés, il revivait chaque jour le temps passé avec elle... Il n'était pas son père et ne se voyait pas ainsi, mais il avait aimé l'éduquer et la protéger...

Il n'en avait pas la force, pas encore. Il referma la fenêtre, replongea la pièce dans l'obscurité et quitta l'appartement. Tout cela ne rimait à rien et il le savait, mais il ne pouvait se résoudre à tout effacer d'un seul coup de main. Il n'avait pas pour habitude de laisser des personne derrière lui et pourtant, il l'avait fait avec elle...

Les rues du village était bondé, l'homme marchait naturellement, ce mélangeant à la foule bien qu'il aurait été facile de le reconnaître de loin. En effet, seuls quelques shinobis gardaient en permanence leurs visages caché, c'était le cas d'Hakai qui ne jugeait pas nécessaire de se montrer à la foule. Un homme devant lui fit tomber quelque chose, les yeux de l'Uchiha déscendèrent vers le sol pour vérifier de plus prêt de quoi il s'agissait, c'est ainsi qu'il remarqua que son soulier était défait. Il s'abaissa alors pour le refaire. Une seconde passa, puis une autre et encore une autre. Sans vraiment savoir pourquoi, il avait l'impression que l'on l'observait. Ses doigts ne bougeaient plus et c'était arrêté a mis chemin du travail accompli. Ses yeux scrutaient les lieux à la recherche de quelque chose ou bien de quelqu'un. Rien à gauche... ni devant... Sa tête pivota légèrement vers sa droite et ses yeux suivirent le mouvement. Un peu plus loin, il était difficile de l'apercevoir à cause de la foule, mais l'homme fixait cette jeune femme. Il croisa son regard et pour une raison totalement folle, il pensait le connaître. Il avait une idée derrière la tête, mais pour la vérifier il devrait bouger.

Ses doigts se remirent en marche, en une seconde les souliers furent refixé et il pourrait se déplacer vers cette femme aux aires si familier. Il n'avait toujours pas bougé, avait conservé toujours la même position replié et il disparu lorsqu'un passant le camoufla au regard indiscret.

Il se tenait droit à l'angle mort de celle-ci. A environ cinq mètres derrière elle, il observait sa silhouette fine et ses cheveux d'un blond éclatant, sans doute un peu trop pour être naturel. Il fit un pas vers elle, puis un second. Son cœur gardait toujours ce même rythme, il était entrainé à cela, un assassinat... cela y ressemblait. Il aurait pu lever la main vers elle, ce saisir de quelque mèche pour le sentir avant de les maculer de sang, mais tout cela n'était qu'une fiction. L'homme n'était pas quelqu'un de sanguinaire, il éliminait proprement et si possible, sans souffrance... Il était curieux de penser à un assassinat lorsque ce nom sortait de sa bouche...

[Hakai] « Azumi? »

La jeune femme sursauta quelque peu tout en ce levant. Ce petit relâchement créa chez Hakai un sentiment d'amusement qu'il laissa apparaître sur son visage. Mais l'homme n'avait pas encore la réponse à sa question. Cette jeune femme pouvait très bien être n'importe qui et sa façon de disparaître et de réapparaitre aurait tôt fait de faire peur à n'importe quel civile.

Ils se scrutèrent mutuellement, comme cherchant un indice sur l'identité de son opposant. Pour Azumi, la tâche devait être des plus faciles, Hakai n'avait pas changé d'un pouce ou presque depuis ces quatre années écoulés...

Azumi - Oh ! Bonjour, Hakai. Ça fait longtemps...

Alors c'était bien elle... Toutes les images de petites filles innocente ayant besoin d'être materné s'effacèrent de la tête du chuunin. C'était une toute nouvelle personne qui se trouvait en face de lui, rien avoir avec la précédente Azumi. Il devrait la redécouvrir, si elle le souhaitait...

Bien qu'il fut heureux de la revoir, l'homme ne bougeait pas. Il aurait pu la saluer, la prendre dans ses bras, mais il n'en fit rien. Il se contentait d'un bref signe de tête pour affirmer les dire de la jeune femme. Cela faisait bien longtemps effectivement... Mais tous deux ne devaient pas avoir oublié le petit accident...

[Hakai] « Je vois... que tu as bien évolué. Tellement de chose ont du changer pour toi... Trop pour être résumé en une seule phrase je suppose. »

Azumi - Ah... Je te remercie. J'imagine que pour toi aussi tout n'est pas pareil.

Les choses n'avançaient pas et cela n'avait rien d'étonnant. Hakai était mal à l'aise et Azumi l'était également... Pour une raison qu'il ignorait, l'Uchiha n'avait pas encore prit ses jambes à son cou et ne s'était pas encore tiré d'ici.

[Hakai]”Euh... Je peux t'inviter à boire quelque chose? On pourra discuter comme cela...”

Azumi - C'est d'accord. Un jus d'orange serait le bienvenue à cette heure de la journée.

Jamais l'homme ne se serait douté qu'Azumi aurait accepté aussi facilement. Après tout ce qu'il lui avait fait... Cela en devenait même étrange.

MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ   Sam 2 Avr - 22:07

À corriger

~ Un nouveau départ 2
Tome 3 –


Ce n’était pas la terreur d’être confronté au passé ou aux souvenirs d’autrefois qui avaient fait de sa vie une pure tristesse qui la faisait trembler à un point tel que ses poils se redressaient tels des soldats bien entraînés, au garde-à-vous devant son chef, une main en visière. C’était plutôt la sensation que cela procurait de faire ainsi face à ses pires songes, ceux qui la confrontait à son ancienne vie… À leur ancienne vie. Mélancolie, culpabilité et peur. Mélangez les ingrédients et vous obtenez un cocktail terrorisant, semblable à un poison mortel qui vous inonde les veines jusqu’à ce que la pression soit à son paroxysme et qu’avant même que vous ne le disiez, les fait exploser dans une gicler de sang indélébile.

Azumi avait vécu par le passé des moments de terreur et d’angoissante très forts. Elle se souvenait des nuits où elle craignait les dévoreurs d’âme. Où elle craignait qu’ils ne viennent lui dévorer cette substance immatérielle à s’en régaler jusqu’à plus faim. C’était une histoire pour le moins frivole, mais à cet âge, on croit tout et n’importe quoi. La première histoire qui vous vient sous la dent, vous vous en régalez également et vous construisez un tout nouveau monde à l’intérieur de votre être qui devient si réel que vous n’arrivez plus à faire la différence entre la fantaisie et la réalité. C’était ça, être un enfant. Perdu dans vos pensées, à se créer des scénarios et à y croire à un point tel que cela vous donne la chair de poule.

Azumi, à neuf ans, avait une peur noire de ces êtres hirsutes aux dents sanguinolentes. On les décrivait comme étant d’immenses masses sombres dont les jambes donnaient l’impression de se fondent dans l’atmosphère. Ils flottaient, en fait. Et sous une capuche d’un noir profond se cachait un visage que personne n’aimerait voir à son réveil, dans la torpeur de la nuit. Le visage de la mort. Car personne ne survivait à leurs regards.

Et aujourd’hui, la jeune femme avait l’impression de se confronter une seconde fois à cette terreur qui l’avait hanté toute sa jeunesse. Cette terreur qu’occasionnait le retour d’une chose oubliée, enfouie au plus profond de son esprit. Quelque chose qu’elle avait cachée, très, très profondément dans sa tête et qu’elle n’aurait jamais déterré si cette chose ne l’avait pas fait elle-même. Son passé.

Son passé était en train d’attacher sa chaussure. Ses doigts habiles créaient un nœud et la Chuunin sentit une sorte de vœux naître au plus profond de ses entrailles. « Et s’il ne me voyait pas ? Et s’il continuait son chemin sans même m’adresser le moindre regard ? Faites que ce nœud se termine, que cette infinité de lacets crée un nœud parfait pour qu’enfin il parte et ne revienne jamais. » pensa Azumi avec une espérance illusoire. Elle ne savait pas pourquoi elle redoutait tant le moment où Hakai et elle se retrouverait. Pour la jeune femme, leur histoire était maintenant chose du passé et le point final de ce récit avait été précédé par une dispute qui les avait séparés pour toujours. En fait, au plus profond d’elle, Azumi savait qu’un jour elle devrait partir de chez cet homme et de trouver enfin une intimité qu’elle ne ressentait pas là-bas. Elle savait aussi que lorsque ce jour arriverait, rien ne serait fait avec joie et larmichette. Leur ancienne relation était si complexe qu’il était difficile de la décrire. Jamais Azumi n’avait considéré l’Uchiha comme son père. Jamais elle ne l’avait considéré comme son protecteur non plus. Dans sa tête, elle avait les mêmes droits que lui et n’acceptait pas de vivre sous une autorité autre que celle qui lui était propre. Peut-être aurait-on put mettre cela sous les délires de l’adolescence, ce qui était une explication forte probable, mais tout cela était chose du passé. Chose qu’elle avait tenté d’oublier, encore une fois…

Et puis il y avait ces lacets qui n’en finissaient plus. Comment il y avait-il ? Un mètre ? Deux mètres peut-être ? « Non, impossible ». N’empêche, ce laps de temps interminable sembla durée une éternité dans la tête de la jeune femme, comme si on avait gelé le temps pour torturer Azumi de ces retrouvailles choquantes. Puis, les yeux de l’homme se tournèrent lentement vers les siens. Ces yeux d’un noir profond. Ces pupilles perçantes et meurtrières. Il y avait tant de choses dans cet homme qu’elle redoutait et qu’elle n’aurait jamais voulu revoir. C’était comme si elle regardait un mort, mais que ce mort était bel et bien vivant. Que ce mort allait bientôt lui adresser la parole. Et oui, pas de bol, il l’avait vu. Il l’avait vu. Il allait lui adresser la parole, ça, c’est certain. Il ne pouvait s’en empêcher. C’était plus fort que lui. Elle le savait. Une évidence si particulière que la chair de poule revint comme un boomerang qu’on a lancé dans le vent.

Et telle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle se rendit compte qu’il avait disparu. Envolé. Comme un oiseau qui bat des ailes et qu’avant même qu’on ne puise le remarquer, se fond dans les nuages pour ne devenir qu’un être invisible parmi tant d’autre. Mais où était-il ? Comment avait-il put échapper à l’attention de la jeune femme sans qu’elle ne s’en aperçoive ? La rue, pourtant bien empruntée à cette heure de la journée, semblait déserte. Tout être ne possédant pas une chevelure noire et des pupilles perçantes disparaissaient aux yeux d’Azumi. Bientôt, tout le monde avait disparu. Personne n’avait les particularités qu’avait son ancien ami. Personne. Hakai demeurait introuvable. Elle crut bientôt qu’il s’était peut-être envoler au ciel pour rejoindre les autres oiseaux dans leur migration. C’était peut-être possible. Mais c’était bête.

Hakai - Azumi ?

Ce nom eut l’effet de l’écho dans une cour d’école sans vie. Celle qui rebondit sur l’asphalte et sur les murs de brique pour revenir à son destinataire une dizaine de fois. « Azumi ? Azumi ? Azumi ? Azumi… Est-ce bien toi, Azumi ? Est-ce bien toi qui m’as regardé tout à l’heure ? Est-ce bien toi, dis-moi ? Azumi ? » Semblait dire l’écho d’un ton susurrant, presque pervers.

Un frisson parcouru l’échine de la jeune femme lorsqu’elle comprit que cette voix ne sortait pas de l’imaginaire. Elle était bien réelle. Dans son dos, l’homme qu’elle craignait revoir l’interpelait. « Azumi ? ». « Oui ? Allo ? Qui est à l’appareil ? Azumi n’est pas disponible pour l’instant, veuillez rappeler plus tard », aurait-elle voulu dire. Et, alors, elle courrait changer de numéro de téléphone, d’adresse, de nom, de courriel. Dommage que tout cela n’existait pas en ce temps, et que la seule façon de s’enfuir était de faire face.

Sans s’en rendre compte, la jeune femme s’était levée. Sans doute avait-elle sursauté. Un geste peut-être sans importance, compréhensible. Mais à l’intérieur de son être, le flux nerveux s’agitait tel un bateau dans un ouragan. Un arc réflexe presque parfait ordonnait à son corps de se redresser. Puis, lentement, elle se tourna en redoutant ce face à face. Lorsque leurs regards se croisèrent pour la deuxième fois en ce jour ensoleillé où les doux rayons incandescents caressaient les être vivants qui peuplaient cette cité, aucune anxiété ne se lisait sur le visage d’Azumi. Elle avait appris pendant des années d’entraînement à cacher ce qu’elle ressentait vraiment. Mais elle doutait que son stratagème allait berner un Uchiha.

Dans les iris de la jeune femme, une once de mélancolie, peut-être. Dans ceux de l’homme vêtu de noir, on y lisait l’interrogation. « Azumi ? » avait peut-être le sens de « es-tu bien Azumi ? » que « Azumi ? Comme ça fait longtemps ! »

Il était vrai que la jeune femme avait bien changé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient quittés. Depuis le jour où, en un regard, à l’hôpital, tout devint clair : c’était terminé, ils ne se reverraient plus. Aujourd’hui, la Chuunin était resplendissante. Ses cheveux, nouvellement colorés, donnaient un aspect nouveau à son visage. Elle ne savait pas encore très bien ce qui l’avait poussé à effectuer un aussi grand changement à son apparence. Quoi qu’il en fût, c’était sans doute un choc pour l’homme de retrouver la jeune et innocente Azumi en une fleur resplendissante.

Azumi - Oh ! Bonjours, Hakai. Ça fait longtemps.

Elle déposa son verre de yaourt vide sur le banc sans lâcher l’Uchiha des yeux une seule seconde. Elle aurait eu avait de détourner le regard, honteuse de l’incident de la dernière fois, mais tint bon.

Les yeux de l’Uchiha l’analysèrent un instant. Hakai découvrait la femme qu’elle était devenue et ainsi sondée, la jeune femme ressentit un léger malaise. Et elle n’était sans doute pas la seule. L’homme aussi ne semblait pas à l’aise.

Hakai - Je vois... que tu as bien évolué. Tellement de chose ont du changer pour toi... Trop pour être résumé en une seule phrase je suppose.

Ces mots eurent l’effet de la faire réfléchir en avance rapide à tout ce qui c’était produit depuis leur séparation. En effet, beaucoup de choses avaient changé et c’était normal. En quatre ans, beaucoup de choses changent autant physiquement, moralement, psychologiquement que socialement. C’était un cycle normal de la vie. Il serait étrange de quitter une personne, de la revoir quelques années plus tard et de la retrouver exactement comme on l’avait laissé. Cela révélerait de l’égoïsme si on approfondissait la question.

Azumi - Ah... Je te remercie. J'imagine que pour toi aussi tout n'est pas pareil.

Habituellement, la jeune femme n’aurait sans doute pas accepté qu’un homme lui dise qu’elle avait « bien évolué ». Ces mots semblaient avoir une consonance sexuelle et elle n’aimait pas cela. Mais Azumi savait pertinemment que les propos de l’Uchiha n’avaient pas ce but. Elle le remercia donc.

Hakai - Euh... Je peux t'inviter à boire quelque chose? On pourra discuter comme cela...

Azumi eut un léger sourire. « Boire quelque chose ». Il disait cela comme si Azumi pouvait se permettre de boire de l’alcool à une heure pareille. Cela révélerait de la folie. Un esprit en santé ne pouvait absorber une seule goutte d’alcool. Surtout pas le matin ! Même si l’offre n’était pas particulièrement alléchante, puisque le petit incident les rendait mal à l’aise, Azumi accepta. Elle se voyait mal refuser une offre pareille, même si l’homme qui la lui proposait avait causé en elle une terrible peine et que, peut-être qu’au fond, tout n’était pas digéré.

Azumi - C'est d'accord. Un jus d'orange serait la bienvenue à cette heure de la journée.

Un léger sourire éclaira le visage de Hakai. Peut-être était-il surprit ou même content. Azumi ne put mettre le grappin sur ce qu’il ressentit vraiment à cet instant. Toutefois, elle accueillit son petit sourire comme une marque de réjouissance. Une sorte de joie non camouflé. Ce qui la rendit encore plus mal à l’aise qu’elle ne l’était avant.
D’un geste de la main, l’homme lui fit signe de le suivre. Ce qu’Azumi ne se fit pas prier. Marcher l’aiderait sans doute à se calmer. Sa respiration était, en effet, plus haletante qu’à l’habitude. Elle ne savait pas quoi dire et se sentait prise dans une impasse comme le serait une souris, dos à un mur, face à un chat, sans trou et sans rien pour se camoufler. Le malaise perdurait et perdura tout le trajet. Environ cinq minutes séparaient le banc de l’auberge dans laquelle Hakai la menait.

Cette dernière était située juste en haut d’une côte, à l’intérieur même du centre-ville. La rue, légèrement inclinée, accueillait de nombreuses échoppes en tout genre qu’Azumi avait visité il y a de cela plusieurs années. À l’époque où Konoha n’était pour elle qu’un terrain de jeu qu’il fallait visiter le plus rapidement possible. Une fois devant l’auberge, Azumi put admirer son architecture. Construit en pierre brut et s’étalant sur deux étages, le bâtiment était majestueux, imposant son ombre sur les autres magasins qui l’entouraient. Si elle aurait été une voyageuse en visite au village caché de la feuille, sans doute aurait-elle choisit cette auberge plutôt qu’une autre. Son aspect était si réconfortant et familier qu’on ne pouvait être qu’attirer par la beauté d’un tel chef d’œuvre. Chapeau bas à l’architecte.

Les deux shinobis pénétrèrent dans l’auberge sans dire un mot. L’ambiance était plutôt calme malgré la proportion de la clientèle. Azumi était bien trop occuper à songer à ce qu’elle pourrait bien dire à Hakai pour apprécier pleinement de l’endroit. Elle s’en alla donc tout en entendant les pas traînants de Hakai la suivre jusqu’à la terrasse. Ils s’assirent au soleil, parce que Azumi le voulait et pour aucune autre raison. Une fois bien installé, Hakai osa enfin s’emparer de la parole.

Hakai - Tu as... bien grandi depuis la dernière fois. J'ai même du mal à te reconnaitre.

Elle nota que cela faisait deux fois en moins de dix minutes qu’il lui disait qu’elle avait changé, grandit et « bien évolué ». Elle ne lui en fit pas la remarque, mais détourna le regard.

Azumi - On change en quatre ans. Dommage que tu n’aie pas suivit mon évolution.

Hakai - Parfois, dans la vie, il arrive qu'on n’ait pas la force de courir après les choses.

La jeune femme fut légèrement interloquée devant cette réponse. Toujours en train de lui enseigner la vie, ce Hakai, malgré le laps de temps qu’ils ne s’étaient vus, comme si elle ne la connaissait pas alors que ça faisait dix-sept ans qu’elle la côtoyait de près. « Dans la vie »

Elle ne comprit pas très bien la raison de son invitation. Il voulait parler, mais se contentait de dire qu’elle avait changé et que la raison pour laquelle il ne l’avait pas retrouvé lorsqu’elle s’était enfuie, c’était parce qu’il n’en avait pas la force.

Azumi - Bien sûr…

Son regard vint se poser sur Hakai. Un regard qui ne trahissait pas un léger dégoût.

Azumi - J’aimerais savoir, Hakai, pourquoi tu m’as invité à boire quelque chose. Qu’est-ce que tu veux, quel est ton but, exactement ? J’avoue ne pas comprendre ta proposition. Tu n’as rien d’autre à me dire à part bien sûr que la raison pour laquelle on en est là, c’est parce que tu n’en avais pas la force ?

La jeune femme détestait perdre ainsi son sang-froid. Elle tenta donc de se contenir avant d’exploser.

Azumi - Car oh combien nous savons comme tu es fort au combat, avec la petite démonstration que tu m’as joliment fournis cette hiver là, dans ton grand jardin. Mais qu’en fais-tu des sentiments. Hakai Uchiha n’aurait donc pas la force de les affronter malgré tous les dangers qu’il brave chaque jour ?
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ   Dim 3 Avr - 0:45

Pouvait on réellement appeler cette chose Azumi? Elle n'avait plus rien d'une fillette... C'était une jeune femme qui resplendissait sous la douce lumière du soleil. Tous les souvenirs, bon ou mauvais, qu'Hakai possédait n'avait plus lieu d'être. Pourtant une crainte semblait subsister entre les deux. C'est cette crainte qui les avait empêché d'ouvrir la bouche pendant ces cinq minutes de trajet et c'est cette même crainte qui l'empêchait de parler concrètement. Il se contentait d'être assis, d'observer et de répéter son étonnement. Ce con aurait été capable de la draguer s'il ne l'avait pas reconnu... C'est pour vous dire le choc. Mais comment devrait-il réagir? Devait-il être heureux, outré? Il ne savait pas comment réagir devant le fruit de la nature. Ce n'était que quatre petite année qui s'était déroulé. Elle n'avait eut aucun effet sur lui, il était toujours resté le même con, le même gars jouant les ignorants et ne souhaitant s'élever à la place qu'on lui tendait. Alors qu'elle... elle était devenu une femme, elle était devenu cette chose pour laquelle Hakai n'aurait rien pu faire. En fait, qu'auraient-ils gagnaient en restant ensemble? Rien... Simplement des souvenirs douloureux à enfuir un peu plus en eux. Ils avaient le même tempérament et c'est précisément pour cela qu'ils n'avaient pu vivre jadis sous le même toit, pas avec cette relation de tuteur pupille... Au fond d'eux hurlait une voix qui faisait naitre la révolte contre le système carcéral. Ils leurs suffisaient de se croire emprisonné, sous l'étreinte étouffante d'un autre pour réclamer leurs libération et se sortir de ce merdier. Azumi l'avait jadis réclamait et l'avait obtenu...

Et puis il sortit certaine quelque chose qui n'était pas au goût de la jeune femme. Sa voix se durci, ses yeux se plissèrent quelque peu et son visage se crispa légèrement. Il reconnu la les traits de la fillette qui l'avait par le passé défié et qui était reparti vaincu, le morale à zéro, parlant de suicide et d'emprisonnement... Au final, ce ne fut qu'une poussé de fièvre, comme il l'avait prévu... Mais elle était probablement trop fière pour l'avouer. Malgré son échec, l'homme avait su forger quelque peu son caractère, elle possédait à quelque chose prêt les caractéristiques des Uchiha. Fière, arrogant, majestueux... c'était comme cela qu'on les décrivaient. Hakai ne s'y reconnaissait qu'a moitié, comme il n'en était qu'à moitié originaire.

Azumi - J’aimerais savoir, Hakai, pourquoi tu m’as invité à boire quelque chose. Qu’est-ce que tu veux, quel est ton but, exactement ? J’avoue ne pas comprendre ta proposition. Tu n’as rien d’autre à me dire à part bien sûr que la raison pour laquelle on en est là, c’est parce que tu n’en avais pas la force ? 

Bien sûr, il fallait s'en douter. Après toutes ces années, le fait de le revoir resurgir ne pouvait la laisser indifférente sur les actions passés de l'homme. Il le savait, il avait faits des conneries, il l'avait attaqué alors que celle-ci était faible et hurler à l'aide. Mais au final, il pensait avoir fait ce qu'il devait faire... Rien qu'en regardant la jeune femme en face de lui, il savait que ses choix n'avait pas été si idiot que cela. Alors il encaissa, attendant que celle-ci avait fini avant d'argumenter de plus belle pour lui donner les réponses qu'elle méritait d'entendre.

Azumi - Car oh combien nous savons comme tu es fort au combat, avec la petite démonstration que tu m’as joliment fournis cette hiver là, dans ton grand jardin. Mais qu’en fais-tu des sentiments. Hakai Uchiha n’aurait donc pas la force de les affronter malgré tous les dangers qu’il brave chaque jour ? 

Un petit rictus ce forma sur ses lèvres. Il aurait rit si cela lui aurait été permis, mais cela aurait probablement chassé la jeune femme de sa vie pour toujours. Alors il resta ainsi, quelque seconde à le regarder, admirant la femme de caractère qu'elle semblait être devenu. Il avait le sentiment qu'il n'avait encore rien vu... et c'était peu dire. Si une Azumi ado était capable de le rendre fou furieux, il n'imaginait pas une Azumi adulte.

[Hakai] « Les sentiments... Parlons donc de sentiment... T'attaquer fut certainement l'acte le plus con et le plus dure que j'ai eus à faire de toute ma vie. Mais il était nécessaire... Lorsqu'un cygne réclame son indépendance, il faut la lui donner ou bien s'attendre à un combat à mort... Que crois tu qu'il serait arrivé si je serais revenu te voir? Que serait-il arrivé si tu étais retourné vivre chez nous... La vie n'aurait été que dispute et sermon. Ta vie aurait été insupportable. Alors oui, je n'ai pas eut le courage de venir te dire tout cela, mais je n'ai agis au final... que pour ton bien. »

Ils restaient là à s'observer. Les yeux de l'Uchiha n'avait pas cette lueur de folie, de soif de sang comme auparavant, mais était bien plus chaleureux.

[Hakai] « A tu réfléchis à ma façon d'agir? A tu essayais d'analyser cet événement d'un autre point de vue? »

Azumi - J'ai eu quatre ans pour y réfléchir, quatre ans pour observer la question de tous les côtés et de tous les angles possible. Pardonne-moi d'être aussi franche mais un homme qui fuit ainsi, membre du cygne ou de ton cercle d'ami Uchiha, est un lâche.

Son ton était strict et cassant, mais elle parlait avec retenu probablement pour ne pas attirer l'attention sur leur table.

Azumi - J'avais treize ans, cette journée là. Je voulais être libre et ne plus avoir à t'obéir. Mais j'étais conne. Et tu le savais. Tu m'as tout de même laisser partir en sachant pertinemment que je n'étais pas capable de prendre mes responsabilités. Tu m'as laisser partir et tu n'as même pas essayer de me retrouver. Voilà comment je vois l'événement et je ne vois pas quel autre sens il peut y avoir à cette dispute.

Un sens? Pourquoi devait-il y avoir un sens à tout cela? Non, il avait laissé faire les choses et avait respecté les décisions de la jeune fille. Il n'était pas son père et cela, elle lui avait formidablement bien démontré. De quel droit avait-il pu prendre une quelconque autorité sur sa personne alors? Ce jour là, il avait décidé de faire table rase, de tout recommencer même si cela leur avait fait perdre quatre années.

Azumi - Tu crois que laisser une enfant à soi-même est pour son bien ? Seulement pour lui éviter un sermon ? Je crois surtout que cela révèle de la folie. Je n'avais personne, Hakai, je n'ai pas de famille. Où croyais-tu que je pouvais aller ? Vers qui voulais-tu que je me tourne ? Essai un peu de te mettre à ma place.

[Hakai]”Il n'y a aucune logique, aucun clan ou aucune leçon dans tout cela. Tu m'as demandé quelque chose, je l'ai réalisé. Comme tu me l'avais dis, je ne suis pas ton père. Pour moi, tu étais ma pupille, la fille que je devais éduquer et protéger, mais une fois que le lien est cassé, que cette personne ne souhaite plus rien recevoir de votre part, il ne sert à rien de continuer. Certes tu étais conne, je l'étais aussi... Mais jamais je ne t'ai dit que tu serais incapable de te débrouiller seule. La preuve est la... tu te trouves resplendissante devant moi...”

Il marqua une pause pendant laquelle il en profita pour jeter un oeil autour de lui à la recherche du chef.

[Hakai]”Maintenant je reconnais avoir fait des conneries. Nous en avons tous fait... Et ne te méprend pas, vivre seul je connais cela et je ne t'ai pas non plus laché dans la nature... J'ai demandé régulièrement de tes nouvelles, d'abord à l'hopital, puis à l'académie. Je sais que tu as emménagé avec quelqu'un, un de tes vieux camarades je crois... Je ne voulais pas resurgir dans ta vie, je suis coupable de beaucoup de chose et tu étais occupé de constuire quelque chose de ton côté... Aujourd'hui je t'ai remarqué, je n'ai pas pu m'empêché de venir te voir, entendre ta voix et te demander en personne comment ça allait... mais nous sommes assis autour d'une table, alors autant en profiter et commander quelque chose.”

MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ   Ven 5 Aoû - 3:30

Azumi : (Niveau 23)
: +40% bonus inclus
: + 35XP

Hakai : (Niveau 28)
: +50% bonus inclus
: + 27XP

À cause du reroll d'Hakai, il n'y aura jamais de suite.
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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ   

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